Le devoir, 24 octobre 1950, mardi 24 octobre 1950
S.Raphael, archange PARTIELLEMENT BEAU Minimum .3S Maximum .45 Director i Gérant FILION VOL.XLI No 246 FAIS CE QUE POIS Rédacteur el chef : Oi HEROUX "Verni tTa une double mittion i premièrement U mission de conserver intact votre heritage religieux et national : deuxièmement, la mission de répandre cet héritage, l'ajoute que c’est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le répandre." Son Esc.Mgr Udebraodo Antoniotti, delegué apostolique au Canada MONTREAL.MARDI, 24 OCTOBRE 1950 Cinq sous le numéro M.CINQUIEME ANNIVERSAIRE DE L'O.N.U.Truman propose Pour Nnsfanf, les Etals-Unis continueront d'accroître leur puissance militaire ou monde de désarmer Le président américain énumère les conditions drun désarmement général — Il souhaite une guerre totale à la misère Personne ne peut défier l'O.N.U.Lake Succeas, 24 (A.P) — Le président Truman a tendu aujourd’hui une branche d'olivier à- la Russie.Il a proposé le désarmement général, afin de permettre aux Nations Unies de déclarer une guerre mondiale “contre la misère”.Mais les Etats-Unis, a-t-il ajouté, et les autres nations libres continueront d’accroître leur puissance militaire tant qu’un accord unanime n’aura pas été réalisé sur le contrôle international de l’énergie atomique et sur la réduction des armements comme des forces vmées.M.Truman a fait ces déclarations ce matin, dans un discours prononcé devant les_ membres de l’As-semblée générale des Nations Unies, à l’occasion du cinquième anniversaire du jour où la charte de l’O.N.U.est entrée en vigueur.“Les Etats-Unis, a-t-il dit, sont •n train de se réarmer.Us continueront de le faire aussi longtemps que la chose sera néces-¦aire.Les nations libres ont appris à leurs dépens que les négociations, à elles seules, ne suffisent pas à maintenir la paix.Celle-ci a encore besoin de la force militaire pour résister aux agressions”.Les délégués de la Russie ont écouté attentivement le discours de M.Truman.Celui-ci n’a pas mentionné les Soviets par leur nom, mais sa condamnation de la politique communiste n’a laissé planer aucun doute sur ses intentions.Le président a laissé la porte ouverte, à de futures négociations “au sein des Nations Unies ou ailleurs”.Il n’a pas élaboré cette dernière idée.La grande partie du discours de M.Truman a été vouée à la question du désarmement.II estime que le problème pourrait être repris par l’O.N.U.Voici les trois principes de base sur lesquels ie président voudrait que les nations acceptent de désarmer: 1) Le plan de désarmement doit inclure tous les genres d’armes possibles.2) Ce plan doit rallier l’accord unanime de tonies les nations.Une simple majorité d’entre elles ne serait pas suffisante.Le dé- Les communistes américains défient Washington et ne s’enregistrenl pas Washington, 24 (A.P.) — Le parti communiste américain et tous ses groupements affiliés continuent aujourd’hui, mardi, 24, ic ne tenir aucun compte de la nouvelle loi qui les oblige à s’enregistrer comme tels et qui est entrée en vigueur hier matin.On peut donc prévoir que Washington va bientôt prendre les procédures nécessaires pour faire enregistrer ces groupements par force.Mais il faut également s’attendre à ce que les intéressés se pourvoient de leur côté en justice , it contestent la légalité des nou-* eaux règlements.» Entre temps, le secrétariat de la justice poursuit la série de recherches et d’arrestations qu’il a entreprise hier contre 86 des principaux chefs communistes américains qui sont d’origine étrangère.Le but en est soit de les déporter ensuite, soit de les forcer à quitter d’eux-mêmes les Etats-Unis.Par ailleurs, lé président de la république voisine, M- Harry Truman, a enfin désigné les cinq •membres de la nouvelle commission de surveillance des groupes subversifs, qui aura charge d’appliquer l’enregistrement de force aux réfractaires.Le président en sera M.Seth Richardson, un républicain.sarmement unilatéral constitue une invitation certaine à l’agression.3) Le plan ne doit permettre aucune échappatoire- Des promesses sur papier ne >ont plus adéquates.Le désarmement doit être appuyé sur tfcs garanties qui assurent son exécution par tous les pays.On devra surveiller constamment la manière dont on l’applique dans fous les coins du monde.M.Truman admet que la possibilité de réaliser jamais un tel plan semble aujourd’hui assez éloignée.“Mais nous ne devons pas cesser de tendre vers sa réalisation, a-t-il ajouté, car celle-ci permettrait aux peuples de dévouer toutes leurs énergies à faire disparaître du monde la pauvreté, la faim et l’injustice.” Le discours du président était radiodiffusé dans le monde entier par la “Voix de l’Amérique.” M.Truman a dit encore que la crainte d’une autre guerre mondiale assombrit l’esprit de tout le genre humain.Cette crainte est née de la tension qui existe en certains pays, comme aussi de la guerre en Corée.“Aux Etats-Unis, a-t-il précisé, nous croyons qu’un tel conflit mondial peut être évité.Nous ne croyons pas que la guerre soit inévitable.La défaite des forces communistes qui ont envahi le sud de la Corée donne la preuve évidente que l’organisation des Nations Unies est effective.Voilà pourquoi, aujourd’hui.l’O.N.U.est plus puissante qu’elle ne l’a jamais été-” M.Truman n’a fait aucune allusion à l’attitude de la Russie rela tivement à la guerre de Corée, ni aux accusations que les Soviets ont portées à ce sujet contre les Etats Unis.Le discours du président, était ie deuxième qu’il prononçait, sur la politique international:., depuis-son entrevue avec le général Mac-Arthur.Il avait prononcé le premier discours à San-Francisco, où il avait déclaré que la Russie et ses satellites à travers le monde posaient une menace continuelle à la paix.M.Hugues Lopointe fait l'éloge de l'attitude des Nations Unies envers la Corée Ottawa, 24 (C.P-) Lapointe, ministre M.Hugues L'O.N.U.célèbre aujourd'hui le 5e anniversaire de sa fondation New-York, 24 (C.P.) — D’un point à l’autre de l’univers, on célèbre aujourd’hui le 5e anni- combattants, disait hier que la Russie ne pouvait plus raisonnablement mettre à défi les Nations Unies.Celles-ci, a-t-il ajouté, ont adopté finalement la meilleure politique d’assurer la paix dans le monde en résistant par les armes à l’agression de Corée.Si nous continuons d’agir de la sorte, les nations, même les plus obstinées, finiront par comprendre que la collaboration est essentielle à la paix.elles comprendront aussi, en dépit de leur imposition systématique, qu'une société internationale s’est ralliée autour du drapeau des Nations Unies.il s’agit d’une société que personne ne peut plus défier.” des anciens! versaire de fondation de l’Orga- nisme des Nations Unies.Le président Truman est de retour à New-York où il doit prononcer un important discours devant l'assemblée générale des délégués des Nations Unies.Les cloches des églises ont carillonné et dans plusieurs écoles et communautés des fêtes spéciales marqueront la célébration de ce 5e anniversaire.Au sujet de “cet anniversaire, le premier ministre Saint-Laurent a dit à Ottawa qu’il venait au moment où les Nations Unies traversaient “une épreuve de force” mais que la tournure de la guerre de Corée constitue un encourage- ment pour les nations qui désirent la paix et la sécurité.11 dit aussi qu'il était “décevant de constater que certaines nations avaient refusé de participer à cet effort commun entrepris dans l’espoir d'édifier un monde meilleur’-.Le prapeau des Nations Unies flotte aujourd'hui sur un grand nombre d’édifices à travers tout le Canada.M.R.G.Riddell, délégué canadien à l'O.N.U., parlera ce soir à Toronto à une assemblée conjointe du Club Canadien et de la section locale de l’Association des Nations Unies.Le ministre canadien des Affaires extérieures, M.Pearson, fera de même à New-York lorsqu’il portera la parole au forum du New York Herald Tribune.mmmm Les étudiants de l'Université de Montréal contre l'aide fédérale à l'éducation Ils se dissocient de lo campagne menée par la "National Federation of Cano dion University Students" Les étudiants de l’Université de Montréal viennent de 'se prononcer contre l’aide fédérale à l’éducation, plus précisément contre l’aide fédérale aux universités.Ils ont pris position au cours d’une réunion du conseil de l’Association générale des étudiants de l’Université de Montréal tenue hier soir sous la présidence de M.Denis Lazure.La question est venue sur le tapis à la suite d’une campagne entreprise par la National Federation of Canadian University Students pour obtenir des octrois fédéraux aux universités.La fédération, qui groupe les c udiants de Montréal comme ceux des autres universités du pays, avait pris cette décision à s» réunion annuelle de l’été dernier Elle avait en outre décidé de hausser la contribution des associations fédérées de 6 à 20 cents par membres pour défrayer le coût d’une vigoureuse campagne de propagande en ce sens.La question s’>est discutée en ces dernières semaines au sein des diverses facultés de l’Université de Montréal ainsi que dans les colonnes du Quartier latin.Et c’est pour la trancher que le conseil de l’A.G.E.U.M.s’est réuni hier soir en assemblée extraordinaire .Les dirigeants de l’A.G.E.U.M.ont d’abord adopté une résolution de principe condamnant l’aide fédérale à l’éducation.Ils ont ensuite adopté une seconde résolution pour se désolidariser de la campagne menée par la N.F.C.U.S.Cette résolution se lit comme suit: “Que l’A.G.E.U.M.augmente sa cotisation à la N.F.C.U.S.de 6 à 20 sous à la condition que cet argent ne sera donné à la N.F.C.U.S.que si elle annonce officiellement et publiquement qu’elle cesse immédiatement de demander l’aide fédérale à l’éducation et retire de la circulation tous ses documents demandant l’aide fédérale à l’éducation”.L'ENQUETE SUR LA MORALITE Le juge Caron s’indigne du indélicat de l’ex-recorder procédé Plante Témoin condamné à la prison : il persiste dans son ignorance "Me Léonce Plante ne sera entendu que lorsqu'il sera jugé nécessaire" déclare le président du tribunal d un ton sec et sans appel"-Procédé "très indélicat" - Kariakos Harris, condamné hier à la prison, persiste, ce matin, dans son ignorance Intervention du ministre Barrette Ce dernier demande que l'audition de la demande d'injection interlocutoire de {'Association- des chauffeurs d'autobus soit retardée de 30 jours A la demande de l’hon.Antonio Barrette, ministre provincial du Travail, l’audition de la demande l/enquête chez les ouvriers du textile Elle serait justifiée par les règlements approuvés par l'assemblée générale, précise M.Lloyd Klenert Le secrétaire-trésorier de l’Union internationale des ouvriers du textile, M.Lloyd Klenert, a déclaré hier soir que l’enquête qu’il conduit présentement ici ne signifie en aucune manière l’établissement d’un certain contrôle sur les activités politiques des syndicats canadiens affiliés à l’union internationale.“Nous appliquons simplement les règlements approuvés par l’assemblée générale des membres”, a précisé M.Klenert.L’enquête, conduite par M.Klenert et deux autres représentants de Washington, a débuté hier, à l’hôtel Mont-Royal.Elle aura pour UN GRAND REPORTAGE DE JACQUES HEBERT (Ecrit spécialement pour “Le Devoir’ par Jacques Hébert, auteur de “Autour de* trois Amériques” et "Autour de l'Afrique”, qui fait le tcür du inonde en aura accompagné de son camarade Jean Phaneuf) ARTICLE 98 DERNIERES IMAGES DE SAIGON L’“Alouette” parmi les milliers de poussa* pousse.— L’attrait de Saigon en quelques images — Mon “frère aîné”, l'abbé Llewellyn — Les Français d’Indochine veulent bien accueillir les modestes représentants du Cana.da français que nous sommes — Foule saigonaisè du % dimanche Les pousse-pousse de Saigon ont cette particularité qu'ils ne sont pas tirés par un homme à pied, comme ceux de Hong-Kong et de la plupart des villes d’Orient.On a jugé que cette pratique était inhumaine et on a combiné pousse-pousst et bicyclette.Le résultat s’appelle, naturellement, cyclo-pousse.On dirait qu'il y en a des millions dans cette ville et la pauvre “Alouette'' a bien du mal à circuler sans trop les bousculer.Et nous ne parlons pas des.millions d'audacieuses.bicyclettes, de charrettes tirées par de petits chevaux et qu’on appelle des boites d'allumettes, de nerveuses autos françaises que les Vietnamiens conduisent en affichant un mépris de la mort tout 1 fait édifiant.Et nous ne dirons rien de toutes Iss brouettes, charrettes et étalages ambulants, ni des piétons chargés comme des mules qui foncent au milieu de la circulation, on dirait les yeux fermés.Visage da Saigon Ici, la vie a quelque chose de frénétique et de séduisant.On ne sait pas quoi.Cette foule bigarrée, ces moines bouddhistes qui nous parlent de siècles lointains, cette exotique rue Catinat, ces cafés où, en sirotant un apéritif, on risque de recevoir une grenade par la tête, ces administrateurs inquiets, ces hommes d’affaires qui “se dépêchent” et ne font plus d'ooérations à longue échéance, ces missionnaires sereins qui restent en marge des inquiétudes de l'heure et qui bâtissent pour l’ave, nir, ces militaires qui boivent dans les cafés en causant joyeusement ou simplement plongés dans la lecture de revues pornographiques, ces Américains qui sont ici comme à la foire et regardent tout avec de grands yeux, ces Vietnamiens en complets blancs qui prennent conscience de leur indépendance (aussi limitée soit-elle), ces élégantes Vietnamiennes, magnifiques Le témoin, Kariakos Harris, que le juge Caron avait condam-mé hier à une nuit de prison pour mépris de cour, est revenu dans la boîte ce matin quelque peu dépeigné mais toujours calme et dans la même ignorance.Le juge lui dit: “Ne riez pas du tribunal, cette fois!” Kariakos de répondre d’un air piteux: "Mais, Votre Honneur, je n’ai jamais ri du tribunal!” Et le témoignage commence-Kariakos persiste toujours à affirmer qu’il ne sava;t pas ce qui *e passait chez son locataire du 1213 St-Laurent, où Théodore Christophe, de 1922 à 1945, tenait Une maison de jeu Le juge: Vous av;ez un magasin au premier étage (1211 St-Laurent), vous v etiez constamment, la îolice a effectué plu-'eurs descentes chez votre loca-ire et vous ne saviez pas qu’il } avait là une maison de jeu?Le témoin: je ne l’ai jamais su.J’avais loué ce local pour le billard! Le juge.— Personne ne vous a nais dit qu’on s’y livrait au i ?— Non, personne ! Le juge.— Je ne vous crois pas.•st une chose impossible à igno-pour un homme qui a passé ans près d’une maison de jeux, out le monde le savait.Les té-mins qui ont comparu au cours de ette enquête savaient ce qui se tassait dans les locaux dont ils talent propriétaires.Le juge demande à Me Plante s’il a l’intention d’obliger encore ce témoin à répéter ses mensonges d’hier.Me Plante pose encore quelques questions, mais le témoin demeure d’une ignorance déconcertante.Il n’a jamais vu dç policiers pénétrer au 1213, il n’a jamais vu de cadenas.II n’en a jamais même entendu parler A bout de patience, Me Plante déclare qu’il n’a plus de questions à lui poser.Le juge dit donc au témoin d’un ton qu’il veut le moins indigné possible: “Vous pouvez vous en aller”.Et la séance continue avec le témoignage de Mlle Paulette, une “housekeeper”, de maisons de prostitution de 20 ans d’expérience.L'incident Léonce Plante Me Léonce Plante, ancien recorder de Montréal, voulait être entendu immédiatement à l’enquête sur la moralité, hier après-midi, mais le président du tribunal ne l’a pas entendu de cette oreille.— Me Léonce Plante, a statué le juge Caron, d une voix sèche et impérative, sera appelé lorsqu’il sera que peuvent entretenir les avocats entre eux, cela ne regarde aucunement la Cour.Le juge Caron déclare alors: Quant à Me Léonce Plante, il ne sera entendu que lorsqu’il sera , • , .-Jugé nécessaire.Et le président nécessaire.Au surplus, le juge-en- du tribunal demande qua cette quêteur a déclaré “très indélicat” dernière décision soit consignée au dialogue assez vif entre le juge Caron et l’ancien recorder; quant à Me Pacifique Plante et aux autres procureurs, ils se sont contentés d’être les témoins muets de la courte scène.La séance s’ouvre et le juge Caron demande: —Me Léonce Plante est-il ici?Personne ne répond.—Alors, j’ai une observation à faire, déclare le juge.Je viens de prendre connaissance d’une lettre que Me Léonce Plante m’a adressée.me demandant de rendre témoignage immédiatement.— Je tiens à noter, poursuit Son Honneur, le procédé très indélicat employé par le signataire de cette lettre, puisqu’il a jugé à propos de on, ferait les démarches nécessaires pour régler ce litige en dehors de la Cour.L’injonction a été demandée par 1 Association des chauffeurs d’autobus afin de prévenir le transport de 64 conducteurs de tramways £ur la ligne Frontenac comme chauffeurs d’autobus.Une décision rendue en 1949 ne permet pas aux conducteurs de tramways de t ., passer aux services des autobus Le juge reproche à Me Plante le sans perdre leur droit de séniorité procédé dont il s’est servi, en corn- à moins que ces derniers aient plus muniquant aux journaux, avant de de 10 ans de service, la faire parvenir au tribunal, sa L’audition de la demande d’in- d injonction interlocutoire présen- vail.sont dominés par les commutée par les chauffeurs d’autobus nistes.Plusieurs membres de ces a la Cour Supérieure a été retar- syndicats devront se présenter au-dée à 30 jpurs.Le ministre, croit- jourd’hui à l’hôtel Mont-Roval pour but de déterminer si réellement dans leur beau costume tradition certains syndicats canadiens des ' uulon ouvriers unis du textile, affiliés à la Fédération américaine du tra- répondre à l’accusation portée con tre eux et justifier leur conduite.nel.Ah! quel monde étrange! quel monde séduisant! Mais aussi, quel monde artificiel.On sent qu’il ne peut durer longtemps comme ça.Dans un avenir prochain, Saigon aura un autre visage.Mais personne ne saurait dire à quoi il ressemblera.Rencontres saïgonalses Parmi les personnes que nous avons rencontrées à Saigon, il serait intéressant de noter M.Llewellyn, frère rie M.l’abbé Llewellyn, de Montréal, que nous avions bien connu à l’université.Ce fut un vrai plaisir de donner à M.Llewellyn des nouvelles du “frère aîné", comme il dit en parlant du “père” des étudiants.Nouvelles qui, hélas! n’étaient pas très fraîches mais que nous avons données avec coeur au cours d’excellents dîners avec la famille Llewellyn.Et que le bon abbé sache que ses nièces, qu’il ne connaît pas, sont adorables.Et pour vous prouver une fois de plus qu'il y a des Canadiens français partout, on nous a présenté à M.et à Mme Lafontaine., de Thetford Mines, tout simplement! Et il serait presque fastidieux de mentionner tous les gens charmants que nous a fait rencontrer M.de la Fournière, directeur du Service français d’information, qui a été pour nous d’un dévouement et d'une gentillesse exquise.Grâce à ses bons soins et à toutes ses délicates attentions, notre séjour à Saigon a été un véritable charme.Et nous pardonnons même à M.de la Fournière toute la publicité (suite à la page 2) EN COREE ra necessaire.prière de déposer immédiatement.Me Léonce Plante soutient qu’il n’a fait que j,nrier de la chose à un journaliste, et que ce n’est pas sa faute si ce dernier a amplifié la nouvelle.—La lettre que j’ai reçue représente à peu près le même texte que j’ai lu dans le Standard, réplique le juge.Me Léonce Plante explique qu'il demande à être entendu tout de suite, si l’enquête doit durer longtemps, afin de mettre fin à des ^jonction devait avoir lieu hier, mais elle a été retardé à la suite de l’intervention du ministre Ba- la publier dans les journaux, avant remarques venant de la part de de me la faire tenir.| quelques-uns de ses confrères du Le juge ajoute: En ce qui re- ! barreau et qui sont du type dé cel-garde les antipathies personnelles les-ci: “Ça va être drôle, lorsque Léonce Plante va comparaître!” et “On va voir comment Plante va être arrangé!” "Rien à cacher" rette.Les Sudistes jusqu’à la s avanceront frontière le procédé qu’avait employé Me Léonce Plante à l’endroit du tribunal, pour avoir publié dans les journaux sa lettre au juge à ce sujet avant que Sa Seigneurie l’ait reçue.L'incident Léonce Plante s’est déroulé au début de la séance de l'après-midi et a donné lieu à un EN 4« PAGE, PREMIER-MONTREAL LE FRANÇAIS AU TERMINUS AERIEN DE DORVAL par Pierre VICEANT procès-verbal que le greffier tient des séances de l’enquête.Me Léonce Plante arrive Quelques minutes plus tard, l’ancien recorder Plante se présente devant la Cour, revêtu de sa toge et de son rabat, puisque le président de l'enquête exige, depuis le début des auditions, que les avocats intéressés aux témoignages portent le costume réglementaire du prétoire.En apercevant Me Léonce Plante, le juge s’adresse à lui en ces termes: —Me Plante, je vous ai répondu tout à l’heure! Le président du tribunal fait alors lire au greffier ce qui vient d’être consigné au procès-verbal, à savoir que Me Plante ne sera entendu que lorsque la Cour le juge- La liberté de la presse Québec, 24 (D.N.C.) — Le gou vernement de la province de Québec ne craint pas la presse, a dé claré hier soir l’hor Antonio Talbot, ministre de la voirie, qui por tait la parole devant environ 250 représentants de l’Association des hebdomadaires du Canada, réunis au Château Frontenac pour leur 31e congrès annuel.âT Talbot re présentait i’hon .Maurice Duplessis, à un banquet donné par la province aux congressistes.“En dépit de ce que des adver saires politiques peuvent prétendre.a déclaré le ministre, le gou- Me Léonce Plante déclare qu’il i craiiU^pas* la^ Dresse- ^est^en n’a rien à cacher et qu’il s'offre à veurdelalihertfol » L*ancientér£rnfdêge d s"r‘1?'chaJnP-' mais cette liberté nt doit pas être L ancien recorder doute toutefois confondue avec la licence Bien au’! entfndu’ P8rc! ^ Ie gouvernement soTt en fa ag.,ralt.de P°y.*,er Jugement veur de la liberté de la presse, il sur des decisions quil a déjà ren n’autorisera jamais h diffusion de dues en qualité de magistrat de la journaux communistes ” Cour du recorder Présenté par M.Ray Wilson, dé Le juge: Cette question de votre immunité comme magistrat pourra peut-être être soulevée, loriqua vous serez appelé à rendre témoignage à l’enquête.Le juge: De toute façon, je décide que voùs ne serez pas entendu tout de suite.Le juge: “Quant aux antipathies personnelles entre avocats, je répète que cela ne concerne nullement le tribunal.par î Shawinigan-Falls Standard, M.Tal- bot fut remercié par M Albert Wallot, du Progrès de Valleyfield N n est plus question de bisser de terroin-tampon entre eux et b Chine communiste-Avions américains mitraillés en Corée par les Chinois —— Le chef ennemi Kim II Soung serait un imposteur Seoul, 24.(AP.) — 2 pilotes sait que les bombardiers alliés ont leros ou civils) ont été blessés coutume d opérer à 20 milles en tués ou capturés » avant des troupes de terre, pour éviter de les frapper par mé-garde comme la chose s’est déjà produite.Chute fatale dé 40 pieds Un homme de 45 ans, M.Roland Poissant, domicilié à 4842 rue St-Denis, a succombé hier soir, à l’hôpital St-Luc, aux blessures graves Me Léonce Plante, désignant Me 2u d s'était infligées, vers Sh.20, Pacifique Plante: Quant à ce monsieur, ce n’est pas seulement de (Suite à la page huit.Voir : A l’enquête sur la moralité) hier après-midi, en faisant une chute d'une quarantaine de pieds.La victime est tombée d'un monte-charge, au garage Turgeon, 1301 est, rue Demontigny.d’hydravions américains rapportent avoir essuyé le feu de batteries communistes chinoises tirant d’au delà de la frontière pendant qu’ils survolaient le territoire proprement coréen.L’incident est survenu à Man-pojin, à 20 milles au nord-ouest de Kanggyc, près du fleuve Yalou, qui fait frontière entre la Corée et la province chinoise de Mandchourie.Aucun des 2 appareils, qui étaient en mission de reconnaissance, n’a été endommagé, malgré les 40 salves ''’artillerie antiaérienne lourde qu’on leur a tiré avec des pièces apparemment dirigées par radar.Entre temps, les derniers soldats communistes non encore capturés se hâtent de gagner le réduit montagneux de Kanggye où le premier ministre communiste Kim Il Soung a établi son quartier général.Les sudistes lancés à leur poursuite ne sont plus maintenant qu’à moins de 35 milles de la frontière mandchoue.Ces succès marquent aujourd’hui e 5e anniversaire de fondation de 10.N.U., responsable de la conduite de la guerre en Corée, ainsi que la fin du 4e mois de ce conflit qui a débuté le 25 juin dernier par l’invasion inattendue des communistes en Corée du Sud.frontière.Au cours des dsrnières 48 heures, les sudistes ont capturé 23 chars d’assaut communistes de modèle T-34 et de labrication russe qui n’étaient presque pas endommagés, ainsi que 50 wagons de munitions.Il ne reste plus devant eux que 25,000 soldats communistes éparpillés Mais le quartier général de MaeArthur signale qu’au, moins 16 divisions nordistes conservent des états-majors réguliers et peuvent être regardées comme des unités encore organisées.Les détachements de l’ennemi continuent de se rendre en bloc t » su i ¦ ., ,, i 1 ici et là au* troupes alliées en ., 5® armée américaine de lair train de les encercler progressivement de porter sa ligne d’assaut I ment.On fîtime que, depuis le dans un nouveau bond à seule- début de la guerre, environ 323.000 ment 12 milles de la frontière.On Coréens du nord (soldats, guérll- Par ailleurs, le quartier général du 10e corps d’armée allié, à Wonsan, assure que les sudistes coréens vont poursuivre leur avance jusqu’à la frontière de 1s Mandchourie chinoise et qu’on ne lais-subsister L’aviation alliée s’occupe aujour d’hui à répandre partout des feuillets affirmant que le chef communiste ennemi se fait faussement appeler Kim II Soung et n’est en réalité qu'un imposteur du nom réel de Kim Soung Chou.On ajoute que le vrai Kim, un héros de la résistance coréenne à l’occupation japonaise, est mort autrefois en Mandchourie et que Moscou a envoyé à sa place un faux Kim 1 iae™™ub^steri a,icun territ°ire: .- - F— u„ ial tampon entre les deux pays.Ceci Soung en Corée en 1915.contredit une précédente rumeur | que les Alliés devaient arrêter { Trois Coréens du nord récem leurs troupes à 50 milles de cette mept capturés affirftie que le Kin qu’ils ont connu à Pyongyang, l’an cicnne capitale nordiste, était un véritable automate aux mains de Ho Kai Li, un citoyen russe d’ascendance coréenne.Ce dernier pre nait à son tour ses ordres du vrai maître du pays, le colonel général Terenty Chtikoff.Officiellement, ce dernier était le représentant de la Russie dans la Commission russo-américaine autrefois chargée de chercher à unifier les deux Corées.Les Alliés, absorbés dans le nettoyage général de la Corée, doivent faire face à l’occasion à des contre-attaques de détachements communistes qu’ils avaient négligé au passage dans leur récente poussée d’ensemble et qu’on doit maintenant s’occuper de réduire.C’est ainsi qu’il a fallu reprendre Iri, sur la côte nord-est, où les communistes s’étaient réinstallés.\ DEUX LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 24 OCTOBRE 1950 L'Assomption fêtée dons toutes les églises catholiques Cité du Vatican, 24 (A.P.).— Samedi, au Vatican, la Sacrée Congrégation des Rites a décrété qu’une messe solennelle devra être célébrée le 1er novembre dans toutes les églises catholiques afin de marquer la promulgation du dogme de l’Assomption de la Vierge Marie.Le décret précise toutefois que les oraisons rituelles de la Toussaint devront être dites comme à l’ordinaire.Ch» les Artisan» Installation des officiers de deux conseils de locales St-Louis de France et St-Jean-Baptiste — M.Charles-A.Vallerand, directeur général, préside à la cérémonie salle des loisirs de la Avis de deces BLOUIN — A St-Jacques de Montcalm, le 22 octobre 1950, à l’âge de 75 ans, est décédé Lionel Blouin, époux de Albertine Ga-reau, et père de l’abbé Fernando Blouin, vicaire à Lanoraie.Les funérailles auront lieu mercredi, le 25 courant.Le convoi funèbre partira du salon Landreville, à St-Jacques, à 9 h.15, pour se rendre à l’église paroissiale, où le service sera célébré à 9 h.30 (heure solaire).Et de là au cimetière de l’endroit, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.LABELLE.— A Montréal, le 23 octobre 1950, à l’âge de 76 ans, est décédée Mme Rodrigue Label-le, née Potvin (Petronile), et mère de M.l’abbé Paul Labelle, vicaire à St-Jérôme.Les funérailles auront lieu jeudi le 26 courant.Le convoi funèbre partira des salons Adolphe Lemay Enrg., numéro 25 rue Laurier est, à 8h.45, pour se rendre à l’église St-Enfant-Jésus, où le service sera célébré à 9h., et de là au cimetière de St-Jérôme, lieu de la sépulture.Parents -t amis sont priés d’y assister sans autre invitation.En la SdUC UCO luioiio «JC ia paroisse Saint-Jean-Baptiste, on a procédé, hier soir, à l’installation des membres des nouveaux conseils des locales Saint-Jean-Baptiste et Saint-Louis-de-France, de la Société des Artisans.L’installation des nouveaux membres se fit selon le cérémoniaire coutumier, établi par les fondateurs, il y a quelque cinquante ans.M.Charles-A.Vallerand,, directeur général de la Société, présidait l’assemblée.Les nouveaux M.André Gariépy adressa quelques mots aux gens de l’auditoire pour leur rappeler que cette même cérémonie dont ils venaient d’être témoins, s’était déroulée il y a environ 51 ans, dans la même paroisse, lorsque furent fondées les deux locales ' Saint-Louis-de-France’et Saint-Jean-Baptiste.“La cérémonie d’installation est la même, disait M.Gariépy, mais notre Société a évolué dans ses méthodes de traiter les affaires.” Mgr P.-E.Coursol, pour sa part, a félicité les nouveaux conseils et a déclaré que le chiffre d’affaires Prévention de lo fumée élus, présentés par les maîtres de fa5uleux de \a société des Arti ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste cérémonie respectifs à chacune des locales, en l’occurrence, M.Gaston Vaillancourt, pour Saint-Louis-de-France, et M.E.Fournier, pour Saint-Jean-Baptiste, s’avançaient, tour à tour, pour recevoir l’insigne de leur fonction.Voici la liste des nouveaux officiers pour 1950.sans démontrait que les Canadiens français réalisent de plus en plus l’importance de s’assurer dans des compagnies à capitaux canadiens-français.L’assemblée s’est terminée par une partie récréative.Il y eut des danses, des numéros de chant, le tout accompagné par un orchestre Conseil de la locale Saint-Louis- de cinq musiciens sous la direc-de-France: MM.J.-W.Rousseau, tion de M.J.-B.Cloutier.président; A.Paradis, vice prési- ;-¦¦ • » - dent; C.Labrèche, secrétaire; A.I _ Ç|»rÎA*A #l>i Tessier, trésorier; A.Beaulieu, cen-l uu seur; Mme J Dupont-Hébert, 1ère cérémoniaire; M.L.Roy,i 2e céré- *ur: Mme J D.pmMébejt, II,.^ par|e|.Fran?{|js 168 est, Ste-Catherin» Livraison partout directement de notre serre-chaude.PL.1786-1787 Ecoutez le Jeudi C.H.L.P.12 h.25 12 h.30 10% d'escompte aux communautés religieuses.momaire.Conseil de la locale Saint-Jean-Baptiste: MM.A.Rouisse (représenté par M.Dozois), président; G.Vandelac, vice-président; G.Pilon, secrétaire; L.Pilon, trésorier; T.Bates, censeur; J.-B.Cloutier, 1er cérémoniaire, et Mme H Laporte, 2e cérémoniaire.Egalement, fut installé le propagandiste officiel pour les deux locales, M Jacques Dupont-Hébert, organisateur de la soirée, en collaboration avec les deux conseils.Parmi les invités d’honneur, en plus de M.Charles-A.Vallerand, directeur général de la Société des Artisans, on remarquait la présence de Mgr P.-E.Coursol, représentant Mgr l’archevêque de Montréal; M.G.Godin, conseiller à St-Hilaire Dimanche après-midi, en la salle de l’hôtel de ville de Beloeil, M.l’abbé Adélard Desrosiers, prés, honoraire, décernait à M.J.-É.-M.Desrochers, notaire de St-Hilaire, le titre et la médaille de Chevalier de l’Ordre académique du B.P.F.Au cours de la même cérémonie, l’insigne de Sociétaire d’honneur fut conféré à M.J.-Armand Cardinal, historien, et à Mme Suzette-D.Cardinal, poète, par le Dr Alcide Martel, directeur de l’exécutif central de la Société.Parmi les invités groupés autour des récipiendaires, nous remarquions les personnalités suivantes: Mgr Olivier Maurault, rec Instructions à observer La fumée n'est pas seulement inutile, elle démontre un manque de civisme A l’occasion de la Semaine de la prévention de la fumée, on demande aux citoyens de se conformer aux instructions qui suivent, afin de faire preuve de civisme et d’air der à garder plus pur l’air de la ville, durant toute l’année: Premièrement, utilisez de façon appropriée vos appareils de chauffage.La fumée n’est pas seulement inutile, mais elle démontre un manque de civisme.Sa présence indique de plus, la plupart du temps, que vous n’obtenez pas plein rendement de votre combustible.Tout combustible — huile, charbon, gaz naturel ou bois — émettra de la fumée ou de la suie s’il n’y a pas assez d’air pour assurer une bonne combustion, ou s’il n’est pa’s brûlé parfaitement.Les combustibles doivent être brûlés dans des appareils bien ajustés et qui fonctionnent bien, des appareils qui sont aussi installés et entretenus de la bonne manière.Les méthodes de prévention de la fumée sont généralement bien connues, mias le facteur humain y a grande importance et le problème principal est de convaincre les personnes responsables d’observer les instructions reçues.Tout appareil de combustion sera cause de fumée s’il n’est pas bien ajusté, ou si le mécanicien n’ebserve pas dans son fonctionnement les instructions reçues et les règles conformées par la pratique.Deuxièmement, éliminez de l’atmosphère les autres poussières.Balayez vos entrées de maison et de garage.Enlevez la poussière qui s’est accumulée sur vos toits.Manipulez les cendres quand elles sont humides seulement.Evitez de brûler des déchets à l’extérieur.Maintenez en parfait état d’ajustement vos automobiles et vos camions.municipal, représentant M.le i leur de l’Uniyersité de Montréal, maire de Montréal; M.Tabbé L.Gauchet, aumônier de la locale de Saint-Louis-de-France, représentant ! aussi M.le curé T.Paquette,_ de : cette paroisse, et M.A.Gariépy, : adjoint du secrétaire générale de I la Société.L'hon.A.Rivard chez les Anciens de Ste-Marie "Les sourires de la justice" Hier soir, Thon.Antoine Rivard était le conférencier invité du club des Anciens de Sainte-Marie à l’occasion de leur dîner-causerie hebdomadaire au Ritz - Carlton.Comme on pouvait s’y attendre, le solliciteur de la province parla de la justice, mais il l’a fait avec beaucoup d’humour et d’ironie, dans une langue vive et imagée.Sa conférence, intitulée “Les sourires de la justice”, s’efforçait de mettre en lumières, avec une extraordinaire malice, les situations baroques ou comiques, les incidents “tendrement” ridicules ou simplement amusants auxquels donne lieu l’exercice de la justice.Ainsi, c’est tout le monde du palais de justice qui a défilé devant nous avec ses juges, ses avocats, ses témoins et ses “experts”.De la Cour, Me Rivard a dit que “c’est le lieu où sans pudeur s’étalent toutes les laideurs de la pauvre humanité et dont les avocats sont les corbeaux noirs”.Mais, par ailleurs, “chaque jour, des rires francs, pleins de santé, irrésistibles, éclatent à la Cour, jaillissant de la variété des problèmes, de la disposition des judiciables, de l’esprit sans cesse en éveil des juges et des avocats dont les réparties et les bons mots jettent la lumière et la gaieté’*: Le conférencier a illustré ses avancés de nombreuses anecdotes, dont certaines sont d’une incomparable bouffonnerie.L’hon.Rivard termina sa causerie, fort goûtée de l’auditoire, en citant ce mot de Voltaire: “J’aurais voulu être avocat car c’est le plus bel état qui soit.” Le conférencier fut présenté par Me Jacques Forget et remercié par le juge Auguste Boyer.AUTOUR DU MONDE À ROME PAR AVION pour U proclamation du DOGME DE L'ASSOMPTION et la Béatification da la VEN.MARGUERITE BOURGEOYS Sous le patronage de S.Exc.Mgr Léger ROME 545.00 ALLER et RETOUR 25-30 oct.7-13-19-25 nov.PARIS 445.00 AVION "DOUGLAS" 4 MOTEURS Le seul transport aérien canadien volant directement de : MONTREAL à PARIS et ROME CURTISS-REID AIRTOURS LTD.EDIFICE DE L'AVIATION INTERNATIONALE RUE DORCHESTER OUEST, MONTREAL — HA.3119 M.Victor Morin, notaire, le brigadier A.Hamilton Gault, le sénateur T.-D.Bouchard et Mlle Cécile Bouchard, M.le curé Louis Forest de St-Hilaire, M.Maurice Breton, député de Joliette-l’Assomptlon-Montcalm, M.Robert Valois, C.S.V., du séminaire de Joliette, MM.Maurice Desrochers et Malo, de Joliette également, MM.T.Gaboury et Jean-Luc Cardinal, respectivement maires du village et de Mont-St-Hilaire, ainsi que M.François Boulais, agronome.Il y eut d’abord présentation des médaillés, suivie des remerciements émus du notaire Desrochers.Vint ensuite un poème de Mme Cardinal dit par l’auteur.M.Cardinal nous présenta une tranche de l’histoire de St-Hilaire actutlle-ment en préparation.Mlle Lise Cardinal termina la cérémonie en nous offrant, d’une voix délicieuse, un poème de Marie Sylvia sur la montagne.Après la réception, Mgr Maurault se rendit à l’atelier du peintre Ozias Leduc, retenu chez lui par la maladie, pour lui remettre personnellement la médaille de Sociétaire d’honneur de l’Ordre du Bon Parler français.Il y eut également distribution, par la gracieuse Souveraine de la Pomme, Mlle Fernande Grenier, d’un de ces fruits succulents pat-ticuliers à notre région.Dans la salle, on pouvait admirer de jolies toiles dues au pinceau d’une artiste locale, Mlle Rose Birs-Des Marteaux.Cette fête avait lieu sous les auspices d’une filiale du B.P.F., la Société d’art chrétien éducation- Voeux du premier ministre à M.Lie Ottawa, 24 (C.P.) — Le premier ministre du pays, Thon.Louis St-Laurent, a déclaré hier qu’il reste toujours possible d’obtenir une paix mondiale solide jointe à une grande prospérité pourvu qpe les nations soient disposées à collaborer {>lus efficacement entre elles.Dans un télégramme Envoyé à M.Ti^gve Lie, le premier ministre a indiqué que notre pays accordait toujours son appui le plus entier aux Nations Unies.“Je profite de - -__.cette occasion, a noté M.Saint- la prevention du communisme, en Laurent p0ur rendre hommage au aidant les peuples a.se connaître travajj accomp|j par ie secrétaire et par suite a moins se suspecter.des iç-ayons Unies, qui a tant fait Au Canodion Club De l'importance de mieux connaître notre géographie “L’enseignement de diverses matières comme la géographie est certainement un des facteurs que nous pourrions corriger le plus aisément et le plus promptement et qui nous aideraient le plus dans (suite de la première page) qu’on nous a faite et qui nous a valu de pénibles interviews à la radio, des conférences de presse et même des séances de cinéma pour le service des nouvelles.Accueil inoubliable Vendredi, le 6.Pour donner un caractère plus officiel à cet accueil vraiment chaleureux, l’Alliance française et le Club de la Presse ont offert un coquetel en notre honneur.- Les deux modestes voyageurs (dans les discours, on nous appelle “explorateurs") que nous sommes étaient bien un peu dépaysés au milieu de cette foule élégante.On a réuni pour nous, ou, plus précisément, en témoignage d’amitié pour le Canada français que nous représentons le moins officiellement possible, les principaux personnages français et vietnamiens du pays.Le haut commissaire de France en Indochine était représenté par sa femme, Mme Pignon, qui se montra passionnée par nos projets de voyage.De même que toutes ces dames qui voulaient, un instant, nous considérer comme des héros.Et ainsi nous avons rencontré, d’un seul coup, le gouverneur vietnamien, des ministres et, tant chez les Vietnamiens que chez les Français, de très sincères admirateurs et amis du Canada.Et, comme il se Moit, un petit discours bien senti, par un monsieur doué d’une éloquence presque inquiétante.Il est question de ce bon Jacques Cartier, du Père Marquette, de l’esprit d’aventure que nous avons hérité de la France, du miracle de la survivance française dans ce Canada ami fidèle de la France.:, et orgueil de l’Empire britannique, s’empressa d’ajouter l’orateur.(Le très noble et très flegmatique ministre d’Angleterre était présent.) Et tout cela fut magnifique, et le champagne délicieux! Le dernier dimanche Dimanche, le 9.Messe à la cathédrale.Comme il est émouvant de retrouver, ici encore, des hommes de toutes races et de toutes couleurs, agenouillés ensemble devant le même Dieu.P.-Emile Legault écope de deux ans Paul-Emile Legault, âgé de 26 Ici, on oublierait vite les graves anï et gans adresse au dossier, a problèmes qui secouent et troublent admjs s-en tirer à compte avec ce pays Et l’on croirait, comme au seulement 2 ans de pénitencier.Il début de 1 Eglise, que la religion comparaissait samedi matin devant réunit les hommes sans tenir le juge c ,E Guérin, de la Cour compte de leurs différences, qu un des sessions de la paix, sdus douze chrétien n’est plus Romain ou « accusations de vols avec effrac-Juif, Français ou Vietnamien.Par- j tion n a aussitôt plaidé coupable ce qu’un chrétien devrait avoir p,jur se recommander à la clémen- trouvé sa vraie patrie.On dirait que Saigon est plus attachant le dimanche.La clameur des commerçants s’est atténuée, la rue Catinat n’a plus que des promeneurs insouciants et flâneurs, sur la place de la cathédrale flotte des odeurs d’encens et le parfum confus de ces élégantes.Il y a les Indiennes en saris somptueux, qui causent entre elles dans un français châtié: elles sont de Pondichéry, possession française de l’Hin-doustan.Et les Chinoises en robe de soie, et les Vietnamiennes en pantalon de soie blanche et en chemise légère, recouvert d’une longue robe noire ou de couleur qui, à partir de la ceinture, forme une sorte de scapulaire léger qui donne sans doute beaucoup d’aisance.Les beaux dimanches de Saigon! Mais celui-ci est le dernier.L’“Alouette” est près de s’envoler! N.B.— On rejoint les deux voyageurs par lettre-avion à: Poste restante, Bénarès, Indes, Asie.ce de la Cour.Legault a admis avoir commis un vol de $1,930 dans un magasin de la rue Dorchester, le 21 juin dernier; il a aussi plaidé coupable à 11 autres accusations de vol dans des conciergeries de Côte-des-Nei-ges et de Snowdon.Arrivée du 'Lady Nelson' Le “Lady Nelson”, des Canadian National Steamships, s’est amarré en notre port ce matin, terminant son 181e voyage aux Antilles et à la Guyane anglaise.Commandé par le capitaine N.J.Roach, O.B.E., il transportait, en plus de ses passagers, une forte cargaison de mélasse, de sucre, de rhum et de fruits venant des Antilles anglaises.• Le “Lady Nelson” quittera notre port le 1er novembre à destination des mers du Sud.Ce sera son dernier voyage du port de Montréal cette année.Minime.amenei peintre ^et* ierl ^ 065 MarteaUX’ expliquent l’âp^é ’deh p peintre et ecnvain.hitte entre Est et Ouest ] _ _ _ ^ _______ i * _ 1 r.S Les lois visent à la réhabilitation de la jeunesse délinquente M.Paul Sauvé, ministre du bien-être social et de la jeunesse, déclarait hier que les nouvelles lois provinciales avaient pour but d’humaniser l’attitude de la société envers la jeunesse délinquente.Le ministre présidait la première des deux journées d’étude qui réunissent les dirigeants des diverses institutions vouées à la réhabilitation de l’enfance.M.Sauvé a rappelé qu’à la dernière session, le Parlement provincial avait changé le nom des écoles de correction ou de réhabilitation.Elles s’appellent maintenant : “Ecoles de protection de la jeunesse”.Cette modification n’est pas un leurre : elle reflète surtout, dit le ministre, l’intention du gouvernement de faire en sorte que toutes les lois relatives aux jeunes délinquants visent à leur réhabilitation dans une atmosphère plus humaine qu’elle l’était auparavant.M.Sauvé admet que ces lois E cuvent présenter certaines fai-lesses.Il ne demande pas mieux que d’y remédier.Il souligne que l’un des buts de ces journées d’étude est de considérer la valeur de ces lois, ainsi que leur application.La réunion d’hier s’est déroulée au Mont Saint-Antoine.Aujourd'hui, les congressistes se rendront à Shawbridge, étudier le fonctionnement du “Boy's Farm”.On doit voir dans ces paroles l’une des nombreuses remarques frappantes faites hier, devant le Canadian Club de Montréal, par le conférencier de la semaine, M.Thomas Beck.Ce dernier est une figure connue du journalisme américain, comme président de la maison Cromwell-Collier, éditrice du célèbre magazine Collier's.Pour mieux lutter contre le progrès du communisme dans le monde, M.Beck recommande encore le plus grand effort* possible de propagande personnelle et collective.Il voudrait enrôler dans cette dernière des institutions de caractères aussi variés et de buts aussi différents que l’Eglise catholique, dont les missions l'intéressent au monde entier et les associations commerciales telles que les Chambres nationales de commerce, sociétés des manufacturiers, etc.Renseigné par ses nombreux voyages autant que par les informations qui se centralisent en sa maison d’édition, M.Beck se plaît à souligner les faits économiques et industriels assez peu connus qui présente pour la conquête ou la conservation des territoires coloniaux asiatiques et africains.Sait-on couramment, par exemple, que la Corée nord renferme, en plus de divers métaux d’impôt; tance essentielle comme le manganèse, la 3e plus importante source connue au monde de graphite?Or ce même graphite ne sert pas seulement à fabriquer nos crayons mais à affiner le métal en fusion dans les hauts fourneaux et à contrôler l’action des piles atomiques.Madagascar en est yne autre source copieuse.Et, pour s’en tenir à l’Afrique, on se doit de signaler que l’Ethiopie présente probablement le plus grand amas “par mille carré” de ressources naturelles encore pratiquement inexploitées.Fait frappant, c’est Formose qui se classe immédiatement au second rang du globe à ce point de vue.• PERSONNES SUR 4 PREFERENT* LA BIÈRE BLACK HORSE * Résultat de récentes épreuves avec d'autres marques connues.Frais de justice soustraits de l’impôt Ottawa, 24 (C.P.) — La Commission d’appel du revenu fédéral vient de décider que trois compa gnies de Toronto, accusées en 1947 d’avoir participé à une combine industrielle, pouvaient déduire de , leurs impôts les frais légaux cn-i courus pour se défendre en justi- ce- ., Les Compagnies avaient toutes été acquittées de l'accusation, portée en vertu de la Loi d’enquête sur les Combines.Les accusées: la S.S.White of Canada, la Dominion Dental Company et la Goldsmith Brothers, étaient impli- pour que les buts de la charte de cet organisme si important soient atteints”.Les Nations Unies fêteront demain leur 5e anniversaire de fondation.Petites Annonces COURS A DOMICILE Professeur Albert, bachelier pédagogie, enseignera chez vous toutes matières cours élémentaire, supérieur et classique.Appelez : LA.1952.25-10-50 CHAMBRE A LOUER A 4143 St-Hubert salon double, chambres propres, gens honnêtes travaillant Jour.AM, 0783.23-10-50 FORD 1949 A VENDRE Ford Coach de Luxe 1949, Radio, air conditionné, pneus blancs, 14,000 milles, conduit strictement par particulier.S’adresser A B.Gagnon.1204, Berrl, app.14, LA.7610.entre 4 h.et 7 h.p.m.J'n'o S.E.Mgr J* Cabana est reparti pour l'Afrique Il est accompagné des Pères A.Laberge et R.Bernier Son Exc.Mgr Joseph Cabana, vicaire apostolique de l’Ouganda, est reparti pour l’Afrique équatoriale, vendredi dernier.Il était accompagné des RR.PP.Adrien Laberge et Raymond Bernier, Pères Blancs.De nombreux parents, amis et confrères de ces missionnaires ont assisté à leur départ de Montréal.Le R.P.Adrien Laberge a déjà passé trente-sept ans au milieu des Noirs d’Afrique; il y retourne pour la troisième fois.Le R.P.Raymond Bernier retourne au grand séminaire de Kacébéré, dans le Nyasaland; il y a onze ans qu’il y enseigne la théologie.En cours de route, les missionnaires représenteront la province canadienne des Pères Blancs aux fêtes qui se dérouleront à Rome lors de la définition du dogme de l’Assomption et la béatification de Mère Marguerite Bourgeoys.BANDE HERNIAIRE "DEUX DANS UNE" “SPORTER” Une exclusivité de la Pharmacie Montréal FOUR LE CONTROLE DE LA HERNIE—Le tampon ajustable ne se déplace pas, maintient fermement la hernie; lavable et hygiénique, ne glisse pas.IN MANIERI Dt MOTICTION — U tampon it se poser les questions sui-' ar.tes: De quel droit le comité exécir- ACCORDENT LEUR SUPPORT LOYAL ET SANS RESERVE à la défense de l’intégrité de la République de Corée et A TOUTE MO BILISATION SUBSEQUENTE DES j tif de New-Haven peut-il dicter à RESSOURCES qu’il serait jugé né-ses membres canadiens l’attitude ; cessaire pour enrayer et détruire à prendre en cette circonstance?! la puissance du gouvernement so-Ne sommes-nous pas capables viétique de harasser et de bruta-d'agir de notre plein gré ?Qu’en | User les citoyens russes captifs et pensent les K.of C.canadiens- de faire la guerre à la paix et à la français?sécurité des peuples libres du Bien à vous, monde.André LARPENTY.__________________._ ___________ Le jour n'est plus où Bossuet tonneit contre le théâtre, et où les comédiens viveient à l'écart de la communauté chrétienne.Recevant à Cestel-Gendolfo, mardi le 19 septembre dernier, plus de deux cents membres de l'Union catholique du théâtre de France, venus en pèlerinage jubilaire à Rome, Sa Sainteté Pie XII leur a adressé en français un discours dont on lira le texte plus bas.¦le rète page 2.SUPPORT SANS RESERVE Siégeant à New-York, le 22 juillet 1950, le comité exécutif du Conseil suprême d’administration adopta la résolution suivante, dont copies ont été adressées au président des Etats-Unis, au premier ministre du Canada, au président de la République du Mexique, au président de la République des Philippines, au président de le République de Cuba, et au secrétaire La gare qui sert aux lignes qui desservent le Canada et les Etats-Unis est un «bel immeuble neuf, fort bien aménagé.Le souci de français n’avait sûrement pas présidé à sa construction.Toutes les inscriptions qui sont gravées dans la pierre ou peintes sur les murs sont unilingues, anglaises.Les amis qui nous accompagnaient nous ont affirmé que la seule bribe de français que l’on pouvait découvrir dans tout l’immeuble il y a un an était le mot “télégrammes” qui apparaît sur une pancarte qu’ils nous ont montrée.Depuis lors, on a installé un bon nombre d’affiches mobiles qui sont bilingues.Il semble évident qu’elles ont été surajoutées à la suite des protestations qui sont venues.Cela représente un progrès considérable, mais ce n’est pas encore la perfection.Il faut espérer que le ministère des transports et les autres services fédéraux qu’il loge feront encore plus et mieux.La gare qui sert aux lignes qui relient le Canada aux divers pays de l’Europe est une grande baraque de bois construite au temps de la guerre.Elle offre une physionomie et une atmosphère totalement anglaises.Les étrangers qui y descendent ne pourraient ja- vigoureuse gouvernement des Etats-Unis et suivie par les gouvernements libres associés dans les Nations Unies, pour venir en aide à la République de Corée afin qu’elle puisse se défendre contre l’invasion communiste de la Corée du Nord, est reconnue par tous les peuples libres du monde comme une position strictement nécessaire contre l’agression communiste multiforme, et Atteudti que la Russie communiste qui organisa, dirigea et sup- rement révélée, même aux yeux de ceux qui veulent le moins voir, comme l’ennemie de la paix et de la sécurité parmi les nations, et Attendu que cet acte de froide \ ment les bagatelles.agression soviétique est une conti I Quant aux compagnies aériennes qui utili- général des Nations Unies sent l’aéroport de Dorval, le service qu’elles T gouverleme donnent au public voyageur est assez varia- — ble du point de vue linguistique.Accordons tout de suite une mention honorable au Pacifique Canadien.Le bilinguisme est fort raisonnablement observé au bureau de ses lignes aériennes comme à ses gares ferroviaires.Les affiches sont bilingues, les employés parlent les deux langues.Le Pacifique Canadien est la seule compagnie qui annonce le départ et l’arrivée de ses avions dans les deux langues à la gare continentale._ invasion non provoquée de Le Pacifique Canadien distribue un horai-, fa République de Corée, s’est claire bilingue.C’est le seul que nous avons pu ’ nous procurer au cours de notre visite.A la Colonial Airlines, compagnie américaine, on nous a répondu en français, mais on n’avait pas d’horaire bilingue.A la Northeast Airlines, autre compagnie américaine, on ne parlait pas français.Par contre, à la British Overseas Airways Corporation, le grand réseau anglais, on parlait français et on nous a remis un horaire imprimé en excellent français.Les bureaux de la ligne hollandaise : —KLM—étaient fermés de même que ceux i, , „ .,, .; Chambres de commerce du Quebec d Air-France, aussi ne sommes-nous V&s .a Toronto, nos membres ont eu l’oc-fixés sur le service que l’on peut y obtenir.| casion de visiter le site des princi-Il faut espérer qu’Air-France ne négligera ! paux travaux en cours dans cette rien pour rehausser le prestige de la langue française dans un pays où elle compte déjà tant d’adeptes et de défenseurs.De toutes les compagnies qui utilisent l’aéroport de Dorval, notre grand réseau canadien d’Etat, Air-Canada, qui affecte de ne se présenter que sous son nom anglais de Trans-Canada Air Lines, est sûrement le plus mal disposé à l’égard du français.Pas d’affiches ou d’indications françaises.Pas d’annonces de départ ou d’arrivée en français.Pas d’horaire bilingue.Et il est difficile de se faire servir aux bureaux ou aux guichets de la compagnie lorsque l’on s’adresse en français.C’est le réseau qui appartient en propre à tous les citoyens français du Canada qui les traite le plus mal et qui donne le mauvais exemple aux compagnies étrangères.Il faut absolument que cela change.A moins d’une nouvelle déclaration de politique de la part des dirigeants d’Air-Cana Les sciences et la religion Votre visite, chers fils et chères filles de rUnion catholique du théâtre.Nous cause une joie profonde: celle, en vous bénissant, de vous donner le témoignage de Notre estime et de Notre affection envers une institution qui s’est assigné pour fin la sanctification de ses membres et l’exercice d’un apostolat de très haute importance et de puissante efficacité.Plus bruyant et plus voyant que Le Souverain Pontife multiplie le Zl s’affiche uartout ses messages: encycliques, dis- Te __ 'll131 ^ amené partout, i Jamais on ne déplorera autant cours, allocutions à la radio.Ou’il j j 111 qu’il conviendrait l’etendue des s'adresse à des groupes particuliers ou au monde entier, chacun de ses messages contient des directives dont tous peuvent profiter.C’est ainsi que dans une récente allocution aux membres des universités catholiques de France.au cours d’un exposé sur leur rôle, il déclarait: “Toutes les sciences ont, directement ou indirectement, quelque rapport avec la religion, non seulement la théologie, la philosophie, l’histoire, la littérature, mais encore les autres sciences: juridiques, médicales, physiques, naturelles, cosmologie ques, paléontologiques.philologiques.” Voici des paroles d’une grande importance et qui pourront être utiles à tous les catholiques de quelque culture, au Canada comme ailleurs.On trouvera le texte complet de ce discours dans les Actes pontificaux.(l.S.P.) CITATION Ceux qui se moquent des penchants sérieux, aiment sérieuse- ravages qu’il cause dans les âmes et dans la société: jamais non plus on ne flétrira avec trop de rigueur le scandale qui en procure la diffusion dans tous les pays, dans tou» les milieux, à tous les âges, même au plus tendre, envers lequel le poète païen réclamait la plus respectueuse délicatesse.Il serait fâcheux pourtant que la juste dénonciation du spectacle pervertisseur ou dangereux fit méconnaître l’existence et la belle histoire du spectacle élevant et bienfaisant.De plus, l’énergie dépensée à réagir directement contre le mal serait toujours d’une médiocre efficacité si on ne lui opposait l’influence prépondérante du bien.Celle-ci ne doit pas être seulement l’objet d’un souhait plus ou moins platonique, mais la conquête d’une conviction de l’intelligence et d’une résolution de la volonté que ne sauraient intimider ni les difficultés ni les contradictions.Or, cette victoire peut™ être' remportée, et avec votre concours — Dieu en soit loué! — elle le sera! Vauvenargues Quels sont, en effet, les facteurs Chapeau bas devant Toronto Lors du mais'se douter qu’ils viennent d’entrer dans da, la question devra se vider au Parlement.1- ?1 * _ i.4- -J — — ^ 1 XT ,1 ^ - 4- A + /~1 /-i 1 «rai T» T Qû T'W’Û t* un pays bilingue et précisément dans la région la plus française de ce pays.Les deux seules inscriptions françaises que nous avons pu découvrir se trouvaient sur les portes des latrines pour indiquer qu’elles sont réservées aux seuls voyageurs.Cette gare sera recons- Nos députés montréalais doivent se préparer à poser des questions et à obtenir des assurances touchant le respect du bilinguisme quand les crédits d’Air-Canada sehont soumis à la Chambre.Fiarr* VIGEANT récent congrès des I fut dans l’obligation de coucher à la belle étoile.Le processus est très simple: on exproprie les ter rains, on démolit les maisons qui s’y trouvent et l’on construit.Les grandes lignes de ce plan qui, de toute évidence, comporte certainement des inconvénients peuvent s'établir ainsi: 1" Une série de vingt maisons, chacune de cinquante logements, peut recevoir plus de 1,000 familles.Ces logis comptent de trois à sept pièces.2° La priorité d’occupation revient aux familles habitant les taudis qui furent démolis pour faire place à ces nouvelles construe ville.C'est ainsi qu’ils furent particulièrement intéressés par la magnifique initiative lancée pour solutionner le transport en commun.Leur réaction générale en fut une d’envîe à l’égard de la population de la Ville-Reine.Par surcroît, nos membres purent constater que l'élimination des taudis à Toronto est ¦ une réalité.Le plus bel exemple leur »n fut donné à Regent Park.La région de Regent Park est un _ quartier où résidaient des familles lions.Ces dernières sont à l’épreu-à revenu très modeste.Il faisait pi- ve du feu et possèdent un chauf-tié de voir les mansardes et caba- fage central.Chaque logement est nés où vivaient des familles entiè- équipé d’une cuisinière et d’un ré- de $9.à $13.par mois.Si le père n’avait pas d’enfant en âge de travailler, il paierait $40.00 par mois pour occuper le même logement.Fait intéressant, les allocations familiales ne s’ajoutent pas au revenu du père.La ville de Toronto percevait en taxes $36,000 selon l’évaludtion de ce quartier.Avec les nouvelles constructions, cette taxe s’élève à plus de $200,000.Comme l’administration de ces locaux accuse un déficit de $130,000 payable par la cité, Toronto reçoit quand même un revenu net additionnel de $34,-000.ce qui n’est pas si mal après tout.Le district où s’effectuent ces travaux étant infesté de rongeurs, du succès?L’existence d’un théâtre honnête et même bienfaisant: elle est possible; la faveui1 du public: il est aisé de l’obtenir; la puissance physologique des interprètes: vous saurez la prouver par l’union étroite de votre foi et de votre talent.L'axistencn d'un théâtrn biinfaisant L’expérience du passé est le fondement de l’espérance pour l’avenir.Sans remonter à l’antiquité classique, où les tragédies d’Eschyle, d’Euripide, celles surtout de Sophocle portent le cachet d’un esprit religieux, transparent à travers les superstitions du paganisme; dans l’ère chrétienne, le théâtre est né, il a évolué à l’ombre de la cathédrale.Tout d’abord il y est un simple et naïf, mais lumineux, émouvant et souvent sublime commentaire de la liturgie, avec les “oratorios” composés de textes sacrés à la façon de mosaïques; puis il en est le complément plus large, illustrant la liturgie d’exemples tirés de la vie de Jésus, de.jfarie, des saints, de faits historiques ou légendaires, plus ou moins rigoureusement contrôlés sans doute, mais dont la poésie confirme la doctrine et la morale religieuse par des traits édifiants représentés sur le vif.Petit à petit, alors que le théâtre aura encore élargi son cadre et mis sur la scène des fables pro fanes; alors même qu’il s’abaisse ra malheureusement jusqu’à l’abus de la satire mordante et grivoise, le théâtre d’inspiration re ligieuse ne disparaîtra pourtant pas tout à fait et, en plein grand siècle classique, c’est avec PO' lyeucte, Esther, Athalie, que l’art dramatique français atteint son apogée.Dans le même temps, et déjà dès la fin du XVIe siècle, les drames de Lope de Vega, et surtout de Calderon de la Barca, soulevant d’enthousiasme toute l’Espagne, témoignent du haut degré de la culture religieuse et de la vie spirituelle du peuple espagnol.Ni la possibilité d’un théâtre sain et — dans le sens le plus élevé du terme — édifiant, ni la faveur du public ne manquent.On dira peut-être, et Nous n’y contredisons point, que l’art des acteurs est pour beaucoup dans ce succès.C’est justement là que ! Nous voulions en venir, et que i Nous faisions de la puissance psychologique des interprètes la troisième condition de l’apostolat théâtral.Ce qui assure, en effet, au théâtre sa forte influence, c’est la communication directe,- personnelle, entre l’interprète et le spectateur; elle agit par l’oreille et les yeux, sur l’intelligence et sur le coeur.Les nuances et les intonations (de la voix, d’une délicatesse et d’une variété illimi- res de cinq, six, sept et huit enfants.Oui, huit enfants dans une famille et, à Toronto! Les conditions d’hygiène étaient déplorables et l’atmosphère familiale n’était pas.des plus propice à l'éclosion de vocations d’hommes d’affaires.Bref, la situation était tragique.La province d’Ontario a voté une loi autorisant le conseil de ville de frigérateur.Les planchers sont re couverts de linoléum.L’eau chaude est à la disposition des locataires.De plus, on peut indistinctement utiliser un lavoir commun .ou posséder .sa propre lessiveuse'électrique.Un séchoir perfectionné est installé au sous-sol avec compartiment pour chaque locataire.3° Un centre récréatif est amé- BLOCS-NOTES Pas de bâche plus urgente C’est MacLeans.le grand magazine torontois, qui signale au parlement sa tâche la plus urgente.II le fait dans son éditorial d'octobre, avec une certaine solennité.certainement — comme tl a déjà échoué deux fois —, et ne ren contrera pas les demandes en hom me des Services armés canadiens Il faut en décider tout de suite au moment où la liberté de discus sion existe, quand on ne nous fer me pas la bouche avec des histoi res de secret militaire ougij’unité nationale.Et en conclusion Nous De quelle tâche s agit-i) ?De ré-, croyons que ie Parlement n'a pas soudre la crise du logement ’’ De tâche plus urgente que celle de disposer de nos surplus de blé ?prendre une décision sur la cons-D’organiser une vaste industrie sidérurgique, canadienne, centrée Et Québec ?Mais M.Blair Fraser explore un sur les mines de fer du nouveau Québec ?S'agit-il de la cherté de la vie ?De politique démographique ?Non, mais de conscription.MacLeans n’est pas satisfait de la façon dont on a recruté des volontaires : M.Blair Fraser le dit quelque pages plus loin, Et là-dessus, M.Fraser a raison.Fut-il rien rie plus ridicule que certains slogans publicitaires radiophonés l'hi-.ver et le printemps derniers - La change depuis 1939, commente propagande publicitaire se mettait B1** Fraser' 11 examine d abor‘1 aux goûts du jour, elle conviait les | l’opinion de notre presse ; a quel-jeunes .à plus de sécurité! 19^ exceptions près ¦' “ Soyez marin, disait l'une de ces salne Ce cheval mort.La conscription est un sujet qu'on n’aborde pas sans lassitude, ni même sans dégoût.Les libéraux du Québec l’ont exploité un quart de siècle, avant d’en faire un article de leur programme.Les conservateurs l’ont utilisé comme un instrument de haine pour soulever les autres provinces contre le Québec, qui n’acceptait pas “l’égalité de sacrifice”, equality of sacrifice.Et malgré tout on nous a imposé le service obligatoire deux fois, en 1917 avec brutalité, en 1940-45 avec une astuce proprement écoeurante.Deux fois la réaction canadien-autre domaine.Quand on parle de ne-française s'est mobilisée contre conscription à Ottawa, une ques- [a conscription — conséquence lotion se pose tout de suite à l’es- gjqUe d’une politique qu’elle n’a-prit : Qu’en pensent les Canadiens , vajt réprouvée que mollement, français?On peut compter sur M.Fraser pour rassurer les inquiets.vre tangible qui s’élève à Regent Park.Mettant à profit les privilèges conférés par la loi nationale de l’habitation, ce comité a réussi à faire construire des maisons modernes à l’endroit même où des taudis s’entassaient les uns sur les autres.Cette ré ovation s’est accomplie de la façon suivante: Sur un terrain vacant, on a construit une première série de logements qui furent occupés par des familles dont les propriétés devaient être expropriées.Sur ces derniers emplacements, de nouvelles constructions s’élevèrent et les gens résidant sur les terrains voisins démê- la faveur du public L'époque contemporaine, loin d’amener, comme on le pronostiquait trop facilement, la complète disparition du théâtre proprement chrétien, a fait au contraire resplendir son triomphe.Un fait évident et frappant est la faveur dont jouit actuellement ce renouveau de la scène.Quel préjugé tenace il faut avoir pour donner au théâtre immoral, irréligieux ou vulgaire l’excuse d’obéir aux exigences du public! C’est calomnier le public, son bon goût son bon jugement, ses bonnes moeurs.De- Toronto à former une commission nagé pour les ébats des enfants pour étudier le problème des tau- U les soustrait aux influences né-dis.Cette commission, composée fastes qui se manifestent dans tes de gens compétents, a su mener à ; milieux où la paresse et la pau-bonne fin le travail qui lui était | vreté côtoient le mécontentement confié.Elle a réussi le chef-d’oeu- 4° Le loyer mensuel minimum est de $29.99 et ne doit pas dépasser $85.00.Le prix du loyer - -il est intéressant de le noter — est basé sur le revenu familial et varie selon la capacité de payer de chaque famille.Il est fixé à 20% du revenu du père.Si les enfants travaillent, quel que soit le montant de leur salaire, chacun est censé accroître le revenu paternel de $10.00 par semaine.Le 20% est calculé sur le total des revenus paternel et filiaux.Ainsi, un ouvrier dont le salaire est de $200.00 par mois et dont les trois enfants gagnent chacun $200.00 mensuellement paiera un loyer de $62.00 par mois, puisque le total des revenus de la famille s’établit à dans le but d’assurer la sécurité P11'5 longtemps ne vient-il pas de toutes les parties du monde, périodiquement, à Oberammergau, dans un coin perdu de la Bavière, uniquement pour s’émouvoir saintement et applaudir de tout son coeur à la représentation du drame sacré?Au cours de ce demi-siècle écoulé, quelle attraction ont exercée, sur les auditoires les plus divers par la culture et par l’esprit, les “mystères”, les ‘‘jeux”, qui font revire les faits évangéliques, ou qui en transportent l’application dans la vie moderne?Le parvis de Notre-Dame n’a-t-il pas fourni un cadre merveilleux à la reprise des vieux “miracles” du moyen âge?Et ne voit-on pas encore surgir de nouveaux dramaturges, encouragés par la faveur sanitaire, tous les mobiliers, vêtements, etc., sont soumis à la fumigation avant d’être transportés dans les nouvelles demeures.Et tout cela s’accomplit à dix minutes de marche du centre de la ville.Un tel souci du bien-être familial chez des gens de langue anglaise et ne partageant pas nos croyances religieuses, mérite d’être souligné.Quels seront les pionniers d’un tel programme de rénovation sociale et économique dans nos quartiers les moins favorisés?La réponse est aux âmes de bonne volonté.U doit encore s’en trouver à Montréal.(¦Commerce-Montréal, 9 oct.50) tées; le geste, le mouvement, l’attitude de toute la personne, le regard surtout et les plus imperceptibles frémissements des traits font passer l’émotion d’une âme à une âme.Et c’est où le théâtre diffère essentiellement du cinéma; celui-ci a ses ressources, elles sont grandes, très grandes; elles sont autres.Sur la scène l’acteur est là, et tandis que son âme se communique ainsi à toute la salle ou, plus vraiment, à chacun de ceux qui la composent, il peut lui aussi lire dans la leur les sentiments qu’il a fait naître ou vibrer; il en est ému à son tour et, par un effet d’action et de réaction, la communication réciproque se fait de plus en plus intime et puissante.Tout ceci, qui est très beau, suppose évidemment que l’interprète “vit” le personnage qu’il représente.Oh! il y a des degrés.Au plus bas, le simple procédé qui, parce qu’il consiste à feindre par des artifices de métier des sentiments que l’on n’éprouve pas au coeur, a tant fait décrier une profession de soi-même très honorable.Pas de sincérité! Qn est monté un peu plus haut déjà lorsqu'on s’efforce de mettre réellement en soi les sentiments qu’on cherche à traduire dans son jeu; mais c’est bien pêu de progrès encore si l’on y tend par des moyens factices, par une sorte d’excitation nerveuse qui n’a rien à voir avec le coeur et l’esprit.Et pour cela aussi il y a des procédés, comme celui de certains orateurs qui réussissent à s’installer pour un temps dans une ambiance répondant aux dispositions psychologiques dans lesquelles ils.ont besoin de se trouver.On suit ainsi le vieux conseil d’Horace: Si vis me flere, dolen-dum est — primum ipsi tibi : “Si vous voulez que je pleure, commencez par ressentir vous-mêmes de la douleur.” Mais, au fond, il est une seule manière de joindre dignement la sincérité et l’efficacité: vivre de telle sorte que les beaux et purs sentiments auxquels applaudit le public jaillissent comme spontanément du coeur de celui dont la voix et le geste les expriment sur la scène.Or c’est bien là, chers fils et chères filles de l’Union catholique du théâtre, votre idéal- C’est à quoi vous tendez, et par la sanctification de votre vie personnelle intérieure, et par votre zèle apostolique.Nous savons l’édification que vous donnez aux fidèles, témoins, à Saint-Roch, de votre piété à la messe dominicale; Nous savons votre assiduité à recevoir les sacrements, à promouvoir votre vie spirituelle par les saints exercices de la retraite; Nous savons la ferveur de l’esprit de foi qui vous a fait concevoir et réaliser, au prix de sacrifices, le désir de venir, en cette Année sainte, gagner votre jubilé et Nous apporter le témoignage de votre amour filial.Aussi est-ce d’un coeur très paternel que Nous vous donnons, à vous tous ici présents, à vos familles, à vos camarades empêchés de se joindre à vous, à tous ceux qui, dans la profession dramatique et par elle, s’efforcent de hausser les âmes et de les du public à promouvoir le renou- j porter à Dieu, Notre Bénédiction veau du théâtre religieux?! apostolique.cription, — maintenant.L’éditorial s'arrête là.nagèrent dans ces habitations mo-1 $320.00 Au prix du loyer, il faut dernes.De telle sorte, personne ne ajouter les frais de service variant D’Ernest’ Lapointe à Louis Saint-Laurent L'opinion du Canada français a mâles annonces, el avant votre quarantième année vous obtien- il la trouve on sait ce que cela veut dire.M.Fraser explique, en s’appuyant sur le témoignage d'un cor- drez une pension pour voire vie ; respondant outaouais, que nous durant.Ceci est textuel.On ! détestons le communisme.La guer-fixait donc aux recrues un idéal1 rc dui s’*" vient, this is a uxir they de rond de cuir.Et l'on a eu, jcan Puî their hearts into, nous disent des militaires, beaucoup de pourrons y mettre notre coeur, ronds de cuir ; mais il faut autre i vrai ?se demande le jour- chose à une armée ! MacLeans va plus loin, Il met en cause le volontariat lui-même.Si une autre guerre éclate, écrit-il, ou une augmentation perceptible du danger de guerre, le système 4u volontariat échouera à peu près Des journaux participationistes en 1939, des associations “loyales” ou indifférentes au moment de la déclaration de guerre, se soulevaient trois ans plus tard quand éclatait le plébiscite.Trop tard.La politique de 1942 était inscrite dans les décisions de 1939.Aussi le vote du Québec en avril 1942 put-il seulement retarder l’inévitable.On mesure par là l'importance de ce qui se dit et se fait aujourd’hui dans Québec.Les articles des quotidiens et des hebdomadaires sont scrutés à la loupe.Les voeux ou résolutions des congrès ¦ tend mobiliser les hommes au rythme de 750,000 par année, sans qu'il soit question de conscription Au surplus, on n’est pas sans | chez soi aussi ! remarquer les différences politiques qui marquent notre époque, par rapport à la précédente.Les chefs libéraux canadiens-français de 1939 avaient un passé anticonscriptionniste : Lapointe et Cardin s’étaient formellement engagés cent fois, deux cents fois sur les tribunes publiques.M.King avait dû leur consentir des gages.Et Dieu sait ce que valurent les gages, quand les “nécessi- L‘ACTUAL IT E Les malentendus de Lucknow Guerre à la guerre L’option n’est pas pour demain.Elle doit se manifester aujourd’hui contre la politique de puissance à laquelle nous obéissons peureusement.Si nous acceptons de laisser poser les causes, demain viendront les conséquences.Si nous entendons refuser les conséquences — que deux guerres ont montrées inéluctables —, repous- tés militaires” commencèrent à gons dès maintenant les causes.naliste en terminant.Il préfère demeurer dans l'expectative, et sont pareillement examinés.Le note que d'ici peu, le Canada aura moindre signe de défaillance est à prendre des mesures (sans au- [ enregistré.On note ' les silcn-cun doute, la conscription) qui ; ces qui semblent complices, les montreront ou siègent les Cana- approbations, qu’on prend pour de diens français.I l’argent comptant.peser.Mais au moins il y en avait.Aujourd'hui, rien de tel.M.Louis Saint-Laurent s'est fait élire fen 1942 sans cacher ses couleurs.Il n’a jamais reculé depuis.Scs convictions sont d’autant plus dangereuses qu’elles sont plus honnêtes et généralement plus franches.M.Saint-Laurent ne résistera à une mesure conscriptionniste que dans la mesure où il la croira inopportune ou inefficace.Il n’a contre elle aucune objection de principe.Et sa politique y mène droit.On ne s’associe pas étroitement, comme il le fait, à un pays qui cn- il ne s’agit pas de rééditer des bobards libéraux morts et enterrés depuis quinze ans.Contre l’atroce guerre qui vient, il existe d’autres motifs de refus autrement profonds, qui dépassent le point de vue national et s'enracinent dans ce que l’homme a de plus humain, le chrétien, de plus chrétien.Car si jamais, a dit Pie XII, cité dans “Pour gagner la Paix”, si jamais une génération a dû entendre s'élever au fond de sa conscience le cri : GUERRE LA GUERRE, c’est certainement la présente.André L.Autrefois, quand un voyageur allait à l’étranger, il trouvait partout des moeurs fort différentes de celles de son pays, et ces usages étranges le disposaient à un effort de compréhension.Quand il avait échangé des salutations avec un chef nègre en frottant son nez contre celui de son interlocuteur, ou lorsqu’un hôte chinois lui avait offert tout ce qui se trouvait dans sa maison alors qu’il s’agissait d’une simple formule de politesse qui ne signifiait rien de plus, le voyageur s’attendait bien à des différences analogues dans la manière de penser et il était prêt à faire largement la part de la couleur locale.Les délicates relations internationales étaient confiées à des diplomates rompus à ces subtilités.La réunion récente à l'Université de Lucknow, de l’Institut des Relations du Pacifique est une indication entre bien d’autres que le problème n’a pas tellement changé.Les délégués élatsuniens sont arrivés là dans des dispositions amicales, et ont été fort surpris des attaques lancées contre les Etats-Unis par les représentants de l’Inde et du Pakistan.L’on mettait plus de nuances et d’atténuations dans les conversations privées, mais jusqu'à la fin les discours en séance ont été assez durs.Aux plaintes exprimées à ce sujet, des Indiens et Pakistani ont répondu que leurs discours ne comportaient rien d’hostile, ni même d’inamical.Ils ont expliqué que si les Russes avaient été là 'on leur aurait servi quelque chose d’autrement dur ; mais ils n’y étaient pas et alors il.était sans objet de parler à des absents.D’autre part, a dit un délégué: "Nous ne critiquons que nos amis”, ce qui voudrait dire qu’on traite les adversaires par le mépris et le silence, tandis qu’on juge bon de mettre les choses au clair avec les amis pour dissiper tout malentendu.Et c’est un point de vue qui n’est pas si bête, même s’il est peu américain.Même chose dans l’ordre financier.Les délégués asiatiques ont bien montré les besoins de leurs pays ; sans aide économique ils seront incapables d’opérer les réformes sociales essentielles, et ne pourront faire face au danger communiste.Mais ils ont dit d'autre part que plusieurs de ces pays, notamment l’Inde, jugeraient incompatible avec leur fierté nationale le fait de demander de l’aide.Comme seuls les Etats-Unis peuvent fournir ces secours, et qu’il est de leur intérêt politique de le faire, ils devront les offrir eux-mêmes et non pas attendre des demandes.Donc une autre attitude asiatique qui n’a rien d’occidental.Dimanche dernier.M.Nehrou a jugé à propos de sc dissocier pri-vémrnt des critiques les plus vives formulées A Lucknow par ses délégués ; il pouvait d'autant mieux le faire que la délégation n’avait aucun caractère officiel.Mais cela ne veut pas dire que M.Nehrou ne pense pas comme eux ; il a plutôt estimé que, les délégués de Washington n’ayant pas compris la nature exacte de ces criti-“ques, il valait mieux les retirer dans l’intérêt de la paix.M.Nehrou, ancien élève d’Oxford, a d’ailleurs la supériorité de “comprendre” les deux points de vue.Le progrès des communications et la superficielle uniformisation qui en résulte peuvent donner l’illusion ; mais il serait bien dangereux de croire que la traduction des paroles suffit à se comprendre d’une civilisation à l’autre.Cette simplification a déjà coûté bien cher au monde quand Roosevelt a cru pouvoir conclure des pactes avec Staline.Le problème le plus important de l’heure c’est que les Asiens aient de l’Occident une opinion' exacte, afin de constater que malgré des déficiences leur intérêt est plutôt de notre côté que de celui des Soviets.Pour cela, les discours et les actes doivent tenir compte du point de vue asiatique.Il serait stupide et ridicule de s'enferrer dans des malentendue comme ceux de Lucknow.«ANSOUCY / t LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 24 OCTOBRE 1950 CINQ CUNIOUi PARENTS de l'Ecole des DU QUEBEC Les études avancées rendent-elles les entants ingrats ?Q- — "Je suis restée veuve avec trois garçons dont l’ainé serait d'àae à entrer au collège.En acceptant certaines privations, je serais capable de leur donner des études classiques mais je prévois certains inconvénients.Mon mari, qui pouvait nous faire vivre convenablement mais sans aucun luxe, n’avait pas poussé très loin ses études.De mon côté, le bagage d’instruction est assez mince.Il me semble qu'en poussant mes fils vers les études, je pourrais les détourner de moi.J’ai peur qu’un jour ils n’aient honte de moi et ne m'abandonnent à mes propres ressources, qui seront minces si i cn utilise une grande partie pour leur instruction."JE SUIS TRES HESITANTE’’ R.— Il peut certes y avoir quelque danger à sortir un enfant de son milieu social par des études classiques.De part et d’autre il peut y avoir un certain malaise : les parents se trouvant intellectuellement inférieurs à leurs fils, ces derniers éprouvant leurs déficiences sociales et financières à l’endroit de leurs compagnons.Remarquons toutefois que les études classiques se généralisent et que l'on voit dans un même collège côtoyejp des jeunes gens de milieux très différents.Au moment de risquer une mésadaptation légère ou profonde, les parents doivent d’abord se demander si l’enfant a les capacités intellectuelles pour réussir dans les professions libérales.S’il ne les a pas, il vaut mieux alors lui donner une formation solide dans un corps de métier ou en vue d’un travail lucratif.D’un autre côté, il faut aussi prévoir la possibilité pécuniaire de mener ces études jusqu’à leur terme.Une certaine stabilité financière est donc nécessaire même si l’on compte sur le généreux concours des bourses universitaires.A condition, toutefois, de ne pas trop mettre les parents dans la gêne, il vaut la peine de faire entreprendre des études classiques à un enfant Elles donnent une formation de base qui, même si elle n’a pas d’utilité immédiate, marque toute la vie et vaut toutes les peines qu’elle a coûtées aux uns et aux autres.Cependant lorsque les études sortent un enfant de son milieu naturel, il est important de veillee à ce qu’une formation solide du coeur et de l’âme vienne soutenir la formation intellectuelle.Les connaissances doivent enrichir l’esprit, certes, mais leur premier but est d’humaniser, de rendre meilleur l’homme tout entier.Plus on est instruit, plus on doit être grand, généreux, sociable et chrétien.Vous ne devriez pas craindre, chère madame, que vos enfants se détournent de vous par l'instruction.Ils devraient se rapprocher de leur mère, au contraire, parce qu’ils comprendront mieux sa générosité.Il serait bon, toutefois, de surveiller votre attitude envers eux pour garder votre première place à la tête de la famille.Ne pourriez-vous, pqr le raisonnement, vaincre ce sentiment d’infériorité qui vous domaine ?Votre dévouement envers les enfants vous place bien haut au-dessus d’eux, car dans la vie les valeurs humaines doivent prendre le pas sur les valeurs intellectuelles.Ces dernières, sans la générosité du coeur, sont sèches et sans mérite.Il ne faudrait donc pas, plus tard, que vous vous effaciez devant vos fils à cause de leurs études.Vous devrez continuer à vous affirmer en restant ce que vous êtes : une mère généreuse dont le statut social est aussi noble et aussi digne que celui des autres et dont la grandeur d’âme atteint peut-être à des sommets plus élevés.N’ayez donc pas de craintes prématurées envers l’avenir.Aujourd'hui vous aidez vos fils, demain ils vous aideront, heureux de vous rendre ce que vous leur donnez aujourd’hui.Vos risques devant l'avenir ne seront pas plus grands parce que vos enfants auront fait des études : ils sont, au contraire, un peu moins grands, parce que vous faites un placement raisonnable, tout en vous confiant à la Providence.D’ici là, exercez sagement vos droits de direction sur les enfants en raison de votre expérience et de votre rôle de chef de famille.Surtout, ne vous laissez pas intimider par eux mais rapprochez-vous d’eux en vous mêlant à leurs conversations, en recevant leurs confidences, en les conseillant sagement et adroitement.Sachez, par votre pondération et votre maintien, vous faire admirer par eux, aujourd’hui et demain.\ Docteur et Madame JUSTIN Toutes communications à co courritr doivent êtro adrtsséts comme suit : Clinique dé l’Ecolo dos Paronts, 434 ait, rua Notro-Deme, Montréal.L'Ecole des Paronts du Québec a son siège social à Montréal, possède un* charte provinciale et son nom est légalement enregistré.Démonstration culinaire Il y aura démonstration culinaire à l’Ecole d’éducation familiale et sociale, 1215 est, boulevard St-Joseph, mercredi, le 25 octobre, à 2 h.et à 7 h.30 du soir.On présentera un menu de lunch pour fête de jeunes filles.Simplicité, élégance et bon goût caractériseront le menu lui-même et la décoration de la table.MENU DE LUNCH Velouté d’asperges Coquilles de crevettes Vol-au-vent au poulet Purée de topinambour au gratin Les “quatre-hors-d’oeuvre’’ Salade en rosace Sandwiches au lys.Sandwiches dorés Sandwiches roses Charlotte neige en couronne Doigts de dame Gâteau “Rose de Marie” Coquet0', au melon Villa Notre-Dame-dil-Rosaire Prochaines retraites fermées prtchées par le Père G.-R.Méthot, O.P., à la Villa Notre-Dame du Rosaire, 12435 rue Ste-Croix, Cartier-ville.Tél.: BY.1776.27 au 29 octobre : employées de bureau ; 3 au 5 novembre : jeunes filles ; 10 au 12 : employées de bureau ; 17 au 19 : vie intérieure ; 24 au 26 : employées de bureau ; 1er au 3 décembre : jeunes filles ; 7 au 10 décembre : vie intérieure ; 15 au 17 : retraite d’orientation.Aux anciens de St-François-Xavier Les anciens de Saint-François-Xavier sont invités avec leur épouse ou leur amie, mardi prochain, à 8 h.30, à la salle Immaculée-Con-ception, coin Rachel et Bordeaux, à la partie de cartes annuelle organisée par le conseil de l’amicale.Un magnifique prix de table et de nombreux prix de présence seront distribués.Renseignements et billes: FRon-tenac 0025 et CHerrier 2231.Marguerite Bourgeoys, première institutrice et assistante sociale ¦ Premier thé-causerie de la saison de l’Amicale Notre-Dame au Collège Marguerite-Bourgeoys .________ L’Amicale Notre-Dame du Collé- •¦religion" que les ordres à voeux ce française aura lieu le jeudi soir j ge Marguerite-Bourgeoys a repris solennels, et, pour les femmes, 26 octobre, à huit heures et quart, : ses réunions publiques, dimanche, rigoureusement cloîtrées.Margue-au Ritz-Carlton.L'hôte d’honneur, avec un premier thé-causerie.Mlle rite Bourgeoys devait rester toute M.René Grousset, de l'Académie Louise Lefebvre était la confé-: sa vie fidèle à l’idéal que M.Geri-française, a intitulé la conférence rencière invitée et elle a parlé de dret lui avait fait entrevoir, et c'est Carnet mondain ALLIANCE FRANÇAISE La deuxième réunion de l’Allian- Marguerite Bourgeoys, première institutrice, premiere religieuse et ' première assistante sociale de Vil-! le-Marie.Avaient pris place à la table d'honneur: Mmes Eugène Lafontaine, Jacques Beaudoin, J.Millet qu'il prononcera à cette occasion “Les échanges spirituels entre l’Europe et l'Asie.” FIANÇAILLES On annonce les fiançailles de «üi YA°,ll^e I Laurent4 Tul ienT Tlarcel * Gagnon; Mme Arthur Paul, de Montréal, a M.Gilles Forest fils de M.et Mme Joseph Forest, de Coteau du Lac.PROCHAINS MARIAGES Le mariage de Mlle Yvette Forget fille de M.et de Mme L.-Georges Forget, de Montréal, avec M.Pierre L’Eveillé, fils de M.J.-E.Alexandre L’Eveillé, décédé, et de Mme Bertha Neault-L’Eveillé, de Montréal, sera célébré en l’oratoire du Sacré-Coeur de l’église Saint-Stanislas, lundi 30 octobre, à dix heures.Mlle Jeannine Landry, fille de M.Emile Landry, de Québec, autrefois de Montréal, et de Mme Jacques Rousseau, Maurice Hudon et Mlles Germaine Pepin, Marguerite Gauthier, Léa Grenier, Irène Falardeau, Lydia Landry, Françoise Gagnon, Fortunate Gaudreau, Marie-Paul Charest, Thérèse Labrè-che, Georgette Lemoyne, Marie Girard, Irène Lesage, Gabrielle Lab-bé et Yvette Vanier.Une vie aussi pleine que celle de Marguerite Bourgeoys, dit en résumé Mlle Lefebvre, ne peut guère tenir dans les cadres d’un article.Il faut se borner à relever les épisodes caractéristiques de son existence.Le plus important, celui qui a contribué à fixer sa mystique et sa spiritualité propres, __ est la rencontre que Marguerite fit Landry, décédée, avec M.Camilie d’un prêtre obscur, M.Gendret.Côté, fils de M.et de Mme Philip- ! Celui-ci avait eu la pensée que la pe Côté, de Château-Richer célébré le 30 octobre.PARTIE DE CARTES AU SACRE-COEUR La partie de cartes des Enfants de Marie, du Sacré-Coeur, aura lieu au couvent de la rue Atwater, mercredi, le 25 octobre prochain.Ont assuré leur concours aux animatrices de cette fête de charité: Mmes M.-G.Ballantyne, C.-A.Barnard, Marcel Beullac, Louis Boyer, Pierre Charton, H.Collette, Wilfrid Denis, J.-V.Desaulniers, Jean-M.Fortier, Edmond Garneau, C.-E.Gravel, René Hardy, Maurice Ja-nin, C.-J.Laframboise, Jean-Paul Lalonde, G.Leroux, Roger Maillet, Honoré Mercier, Arthur Mignault, Marcel Ouimet, W: J.Ryan, N.A.Timmins, Hector Trudeau, Paul Turgeon, Mlles Hortense Asselin, Helen Brennan, Adrienne Dussault, Thérèse Hay, Rita Hémond, Marthe Martineau, Hazel McDonnell, Juliette Narbonne, Juliette Pla-mondon, Marguerite Terroux.SAUTERIE L’organisation de la grande soirée-dansante qui sera tenue samedi, le 28 octobre, à l’arsenal des Fusiliers Mont-Royal, 3721, rue Henri-Julien, sous les auspices de la succursale Mont-Royal de la Légion canadienne, bat son plein.Les différents comités qui assureront le succès de cet événement social se composent des personnes suivantes: comité social: MM.Lucien Trempe, L.-G.Roy et Marcel Gagnon; comité de réception: MM.Ephrem Bertrand, Eugène La Rocque, Aurélien Chénier, capt.E.-T.Simard, A.-S.Benoit, J.-A.Lefebvre; Mme Alphonse Laferrière, présidente de l’Auxiliaire féminine, assistée de Mmes H.Charbon-neau, F.Corbeil, J.Sauvé, V.Gra- Sainte Vierge trouvait des imitatrices dans l’Eglise chez les Ordres voués à la vie contemplative ou à la vie active, mais qu’aucun ordre ne s’était donné pour fin d’imiter la “vie voyagère” de la Sainte Vierge.Ces “filles séculières”, sans guimpe ni voile, seraient hors du cloître, de vraies religieuses, libres d’aller où la charité les appellerait.L’idée n’était pas nouvelle, mais le code canonique d’alors n’admettait au rang de Cours de cuir incisé Dm cours de cuir incisé seront donnés sous peu par un artiste suisse au couvant d'Ho-chelaga, 3587 est, rue Notre-Dame.Les intéressées^ sont priées de communiquer avec Soeur Etienne-Marie, à AMherst 3324, avant le 30 octobre.velle et Y.Desrochers; vestiaire: M.Alphonse Laferrière; tirage au sort: M.Henri Lecours, assisté de Mmes L.-G.Roy, A.Corbeil, A.Monarque, A.Martel et Mlle J.Jacques; cantine: M.Ephrem Bertrand; finance: M.Jos.Bélisle, assisté du capitaine Aimé Drapeau; direction générale: Marcel Gagnon, président de la succursale.La soirée est sous la présidence d’honneur du lieutenant-colonel J.-A.Boivin, E.D., et de Mme Boivin.Orchestre des Fusiliers, sous la direction du sergent G.Lebrun.Artiste invitée: Mlle Huguette Morand, soprano lyrique, accompagnée au piano par Mlle Gisèle Sal-mé.Le public est cordialement invité.Pour informations: HA.3729 ou DO.9675.J' LA LICIE CUNARD # y • L’EUROPE Feuilleton du “Devoir” Michel-Ange JABOULEY SENS DESSUS DESSOUS Roman couronné par l’Académie française sur l’imitation de la vie de la Sainte Vierge "conversant avec le prochain” qu’eUe devait baser l’esprit propre de sa Congrégation.Ce n’est qu'au printemps de 1658 que Soeur Bourgeoys inaugura les classes à Montréal.Elles n’y ont cessé depuis.Maisonneuve lui avait donné comme maison d’école, une étable désaffectée, avec un terrain de 48 perçhes pour servir aux récréations des mai-tresses et des élèves.Soeur Bour-geoys chérissait cette habitation misérable parce qu’elle lui rappelait l’étable de Bethléem.“Petitesse.simplicité, pauvreté, abandon à la divine Providence”, tel est son esprit, sa règle de conduite quotidienne.Le nombre des écolières augmentant, Soeur Bourgeoys alla chercher du renfort en France.Elle offrait à ses compagnes le logement — et quel logement! — le pain et le potage.Le jour, les institutrices faisaient la classe gratuitement.Le soir, elles causaient à la chandelle.C’est à ce moment que Marguerite Bourgeoys développait pour elles en des entretiens familiers, les thèmes de ses méditations.De même que la Sainte Vierge avait “pris le parti de Dieu” dans l’économie de notre salut, de même, les Congréganistes doivent prendre “le parti de Dieu dans l’éducation des filles." L’école étant la “maison de la très Sainte Vierge” dont les institutrices se proposent d’imiter “la vie voyagé » ”, les soeurs ne seront pas cloîtrées.La Sainte Vierge n’a pas eu d’église à elle.Soeur Bourgeoys voulait ses institutrices “filles de paroisse” et conduites par les séminaires, “à cause que la Sainte Vierge a soutenu l’Eglise dans son commencement et qu’elle a participé à tous les fruits que (les Apôtres) ont faits dans la primitive Eglise.” Notre-Dame est “première supérieure, institutrice, fondatrice et Mère de la Congrégation.” A cette Mère toute-puissante, on ne demande “ni richesse, ni plaisir, ni honneurs pour la vie présente dans cette maison (qui était la sienne), mais que Dieu y fut aimé, servi et obéi.” On ne pouvait parler de communauté, mais de petite société.Ce ne fut qu’en 1696 qu’eut lieu la première profession à la Congrégation, Mère Bourgeoys venant au quatrième rang.Montréal doit à la piété de Marguerite Bourgeoys l’érection de la vénérable chapelle de Bonsecours, que tous les Montréalais connaissent bien.Pendant toute sa vie, Mère Bourgeoys a été la mère de la colonie, la conseillère écoutée de M.de Maisonneuve, l’amie de Jeanne Mance, la tutrice, le guide de tant de jeunes filles venues au Canada pour y fonder un foyer.On peut dire qu’elle a été non seulement la première institutrice de Ville-Marie, mais aussi sa première assistante sociale, sa première infirmière bénévole, sa première maîtresse d’enseignement ménager.Toutes les oeuvres de Mère Bourgeoys témoignent de son grand coeur et de sa piété, mais aussi de son bon sens et d’un grand esprit d’organisation pratique.Une invasion de sansonnets Bridlington, Angleterre.(A.P.) — Tout le monde, dam cette ville sur la mer du Nord de 20,000 habitants, a été reveillé l’autre matin par la masse bruyante de centaines de mille—d’aucuns disent un million — de sansonnets.Il y en avait partout: sous les lits, dans les âtres des foyers et sur les bouées qui se la’lancent dans le port.Bridlington a un numéro normal comme sanctuaire de sansonnets mais ce qui vient d’arriver était une véritable invasion.Les hommes de sciences, qui ont admis qu’ils sont quelque peu per plexes, ont assuré que les oiseaux venaient de traverser la mer.pro-' ’.de la Scandinavie et POUPEE D’UN GÉNRE UNIVERSEL.— Mme J.M.Hughes de New- qU'Is sont P°sés ic| «>urs Litkeerd, Onterio, présente une partie de sa collection do poupées, ••ns sont* 'arrivés considérée comme une des plus belles dans son genre.Dans ce groupe d’ur Irani on trouve l’effigie d'un dieu de le Mer du Sud, avec les bras croisés, Hardins monriéuire H hAtiï nî dans l'attituda du contaur.A l'extrême droite on volt uno poupée de 1 ^ ^ d hotêl.As Corée portée per les enfants certains jour pour obtenir la bénédlc- (,e*cen4j’e sur la ville tien du dieu du riz.Les autres poupées viennent de l'Inde, de l'Espagne gprès ]¦’ tr nlonoèrênt^'.n.m» .d.II.Canari**.C.F.) Klné"'',', «îfi, T «il -tout autour de la chambre à coucher.” Les bébés grecs sont enveloppés dans des journaux Ottawa, (C.F.) — Le Dr Lotta Hitschmanova vient d’entrepren -dre une tournée dans l’Ouest canadien en vue de recueillir U,000 j ftSt Tae^nTignê'drsuccessiôn aü co^ ,es- , , , , - .trône d’Angleterre.Elle est la fervente direetnee du La naiSsance a eu lieu à la rési.comité des services umtariens du dence du romte à Londres La Canada et elle est a la recherche de couches pour les bébés grecs.Le Dr Hitschmanova était en Grèce il y a quelques mois et elle a vu les mères envelopper leurs petits dans des journaux et des guenilles, La comtesse de Horewood donne naissance à un fils Londres.( A.P.) — La comtesse de Harewood, née à Vienne et pianiste de concert qui a marié un membre de lignée royale, a donné naissance samedi soir à un mère — fille d une réfugiée autri-chinenne — ot l’enfant se portent bien.Le bébé pesait de sept livres à sa naissance.Le mariage du nouveau du roi, âgé de 27 ans avec l'artiste autri; ., ¦ _ chienne, âgée de 23 ans, a été par- Ayant rapporte le fait a son mi les plus romanesques de 1949.retour a Ottawa elle a immediate- : lp roj e( ]a rejnc ont assisté à ment recueilli des fonds pour lé-ice n,ariaRe ie 30 septembre 1949, quivalent d un millier de couches ^ ]a fashionable église Saint-Marc, qui seront expediees la semaine 1 ij0rd Harewood a dû obtenir î’au-prochainc.D après son enquete, torjsatjon du roi avant de pouvoir il y a besoin urgent pour 11,000 marjer [a séduisante pianiste aux *u“es- ., j .cheveux de iais, parce qu’elle Le Comité s’occupe de toutes étajt du peupie sortes d’aides outre-mer mais présentement son travail porte sur l’approvisionnement en couches.Le Dr Hitschmanova prononcera des allocutions à Winnipeg.Régi-na, Calgary, Vancouver, Saskatoon et autres endroits qui seront désignés plus tard.“A l'extérieur on pouvait entendre le plus étrange des bruits comme si des machines avaient versé de l’eau sur un brasier pendant que des centaines d’enfants auraient babillé tous en même temps.La masse bruyante semblait tout de même obéir à un certain ordre, un certain programme.Au bout de deux heures, comme en répon se à un ordre de quelque directeur du transport, la troupe s'envola à tire d’ailes et Bridlington redevint poli et tranquille.Il y eut peu de traînards.Quelques-uns ont pensé que les oiseaux, après avoir bataillé au-dessus de la mer contre le vent du large, avaient senti venir l’é-puissement et s'étaient alors approchés.dans le ciel, comme un nuage immense et noir.Sur la rue principale il y avait plus d'oiseaux que d'espace disponible.Les clôtures croûlaient sous le poids des oiseaux au repos, les plates-bandes étaient écr*.sées et l'air était épais de traits et de bousculades.A T Ecole des Parents FORUM ET FILMS Mercredi, le 25 octobre, à 8h.30 du soir, aura lieu à la salle St-Sta-nislas, rue Laurier est.un forum sur les méthodes actives en éducation.Mme Thérèse-G.Décarie et Mlle Jeannine Dalpé en seront les protagonistes.Un film sur les Ma: ternelles sera également projeté.Le sujet du forum sera : “Pourquoi l’école avant 7 ans ?” Le goût fait foi de tout! ?* • A tout autre marque, les Canadiens préfèrent le ¦PII é* SALADA r 25 (Suite) QUÉBEC-LIVERPOOL “FRANCONIA” lor MOV., 29 nov.MONTRÉAL-LIVERPOOL “ASCANIA” 18 bet., 15 nov.QUÉBEC - LE HAVRE - LONDRES “SCYTHIA” 24 oct.r 21 nov.HALIFAX-LE HAVRE-LONDRES “SCYTHIA” 22 déc.VOYAOE DIRIGÉ “FRANCONIA” 29 »”• prison qu’une seule fois.Loin de la surprendre, cette sentence lui sembla injuste.“Il me semble que nous avions assez de l’amende”.Me Plante: Mais ce n'est pas vous qui payiez 1‘amende?Pierrette: Non, mais.C’est alors qu’elle déclare que la police l'avait arrêtée cinq fois en trois semaines.Me Plante: Je vois dans les registres que vous avez été arrêtée cinq fois en six mois et non en trois semaines.Pierrette: Vous ne trouvez pas que c’est assez! —Où avez-vous été arrêtée de cette façon?—A la même place.—Dans la même maison?—Non, dans la même rue! Le juge: Vous auriez dû changer de rue! Le centenaire de Nérée Beauchemin Yamachiche, 24 (D.N.C.) — “Nérée Beauchemin est entré définitivement dans la voie royale de la poésie canadienne d'expression française”, déclarait, dimanche après-midi, M.Roger Duhamel, vice-président de la Société des Ecrivains canadiens et membre de l’Académie canadienne-française, lors d’une simple mais touchante manifestation en l’honneur du centenaire de naissance de l’illustre poète d’Yamachiche.Le monde littéraire du Canada français était représenté à cette cérémonie qui a réuni la plupart de nos sociétés de lettres pour le dévoilement d'une plaque commémorative sur la maison natale du Dr Nérée Beauchemin, à quelques pas du clocher de l’humble viPage qu’il a décrit en termes si touchants dans ses deux recueils de vers.M.Hervé Biron, président de la Société trifluvienne* d histoire régionale, avait organisé cette petite fête intime, destinée à souligner la naissance de celui que Mgr Albert Tessier décrivait comme l’un des plus grands poètes du Canada.Pour sa part, l’honorable Antoine Rivard, c.r., solliciteur général de la province, a apporté le salu4- du Québec, et a décrit en termes vibrants le triple chant de Beauche min: hymne à la terre, au clocher et à la race.Le midi, un banquet offert par la ville des Trois-Rivières t.groupé les délégués de nos divers mouvements littéraires.Lors du dévoilement de la plaque commémorative, Mgr Albert Tessier, P.D* était entouré des quatre enfants du poète qui vivent encore à Yamachiche.Le Canada pourra se classer au rang de grande puissance Nous arriverons rapidement à ce résultat si nous savons mettre en valeur nos richesses naturelles, déclare M.John A.Marsh au dîner de la section des jeunes du Board of Trade de la métropole Notre pays, qui joue déjà un rèle important dans la politique et les échanges internationaux, pourra se classer rapidement au rang de grande puissance mondiale si nous savons développer habilement nos nombreuses richesses naturelles et attirer chez nous un nombre assez grand d’immigrants pour peupler nos immenses territoires et consommer une plus grande partie de notre production.Voilà les principales idées émises hiêr soir au dîner donné par la section des jeunes du Board of Trade de Montréal par M.John A.Marsh, gérant général de la Canadian Exporters' Association.M.Marsh, qui est un conférencier aussi bien connu à l’étranger qu’au pays, a décrit avec enthousiasme les nombreuses richesses que nous possédons d’un océan à l’autre.“Bien que les Américains et les Anglais aient déjà investi ici des capitaux considérables pour mettre en valeur ces nombreuses ressources, on peut dire, a présicé M.Marsh, que la plus grande partie de ces richesses est encore à nous.C’est notre devoir de les exploiter et nous le ferons avec succès si nous ne craignons pas la concurrence sur les marchés étrangers.M.Marsh a rappelé ici la tâche considérable accomplie par le gouvernement depuis quelques années pour libérer les échanges internationaux et nous donner des marchés plus diversifiés.Nous avons pu augmenter considérablement notre commerce avec les Etats-Unis et trop de Canadiens, dè l’avis de M.Marsh, craignent encore de ne pouvoir vendre leurs produits sur le marché américain.“Nous pouvons faire aussi bien et dans certains domaines même mieux que les Américains”, a expliqué le conférencier.Nous avons pu au cours de la dernière guerre et depuis faire l’épreuve de nos talents et de nos méthodes et nous avons constaté que nous n’avions rien à envier à personne.M.Marsh a aussi fait allusion aux mesures prises dernièrement par Ottawa concernant notre dollar.Il a indiqué que le Fonds monétaire international n'avait trouvé aucun argument sérieux pour combattre une telle mesure qui indique bien que le dollar canadien occupe une position enviable sur tous les marchés internationaux.M.Marsh a enfin rappelé que la valeur d’une nation ne se mesure pas par sa capâcité de production, par les capitaux qu’elle détient, mais par les gestes qu’elle pose dans le domaine de l’acquisition et de la conservation des valeurs humaines.Le conférencier avait été présenté par M.Jack Chemin, président de la section des jeunes du Board of Trade, et remercié par M.F.H.Peters, vice-président.La formation professionnelle Symposium par MM.Irenes Lussier, Esdras Minville, Hérard Chariebois, Florent Forget et Mlle A.Martineau Jeudi, le 26 octobre, à 8 h.p.m., à l’Ecole Cherrier, 811, rue Cher-rier, l’Association des orienteurs professionnels tiendra son deuxième symposium mensuel où l'on décrira la formation professionnelle des groupes suivants: L’homme d’affaires, par M.Esdras Minville, directeur de l’Ecole des hautes études commerciales.L'architecte, par M.Hérard Chariebois, directeur de l’Ecole des Béaux-Arts.P» des Florent Forget, directeur des programmes de télévision à la Société Radio-Canada.L’infirmière, par Mlle A.Martineau, présidente de l’Association des Infirmières de la province de Québec.Parents, éducateurs, professionnels, administrateurs seront les hôtes de l’AOP.L’exécutif de l’association étend également son invitation à tout le public montréalais en général.La soirée sera des plus agréables en raison de la valeur des conférenciers de sorte que tous les auditeurs retireront du symposium des avantages culturels d’une très grande valeur.M.l’abbé Irênée Lussier, visiteur ecclésiastique en chef à la Commission des écoles catholiques de Montréal, présidera l’assemblée.Le symposium sera dirigé par Florian Tessier, orienteur.OUVERTS DE 9 H.30 A 5 H.30 SAMEDI COMPRIS OUVERTS JUSQU'A 0 H.LE VENDREDI SOIR Portez cet automner mesdames, ces GANTS i Ils sont très pratiques, populaires, parce que LAVABLES A—Gants Simplex, cousus main, avec appliques aux poignets.Teintes : 2.75 blanc, brun, gris, noir et beige, ^ D-Gants Simplex, cousus main, aux doigts et au dos.Teintes : rose, beige, 1.95 brun, noir, blanc ou taupe.B—Gants Simplex, cousus main, avec poignets, genre "ruché".Teintés : 2.S0 blanc, cmnatan.E Gants Simplex Anglais; couture surjetée; modèles courts.,Teintes : blanc, noir, biscuit, chamois, gris, vert foncé, rose ou 1.49 brun.C—Gants Simplex de Négret, de Paris, France.Couture surjetée; genre saxe, 4 boutons.Teintes : beige, chamois, blanc 2.S0 ou gris.F—Gants de laine en plaid écossais authentique, Royal Stewart, Dress Stew- 2.7S ort ou Elizabeth Stewart.G —Gants Simplex, garnis de velours au dos; en : 2.S0 H—Gants de tissu Simplex, couture main.1.95 noir, vert foncé, brun ou rouge vin.Poignets a volant plissé.Teintes : rose, blanc, gris, cinnaton.#Onpuîs ¦ rwrrn xj POINTURES : 6 à DUPUIS - REZ-DE-CHAUSSEE, CENTRI mjirnn 10MD r.bCun p \ idr—t 37
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