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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 31 octobre 1950
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1950-10-31, Collections de BAnQ.

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t(« Lucin* NUAGEUX ET PLUS FRAIS Minimum .35 Maximum .55 LED VOIR Directeur ; Cérerd F IL.ION FAIS CI QUE DOIS Rédacteur tu cha» : Orner HEROUX "Vour un« double miHion i p< cmtèrenuùt U cnittion de conserver muet eotre bctitafie reiijttcui et national i deuxièmement, U miaaioa de répandre cet héritas*, l'ajout* que c'es?entre droit de Rarder eotre héritage, et eotre deewr de te répandre** Son Exc.Mgr Ildehrando Antoivutti, délégué apoatolique au Canada VOL XLI No 252 MONTREAL MARDI.31 OCTOBRE 1950 Cinq sous le numéro EN COREE A NEW-YORK Les Alliés hâtent leur poussée ft par crainte de l’hiver La campagne risquerait de durer une année encore, si le froid retardait les opérations — Les nordistes semblent beaucoup mieux armés — Ils ont 'même repris Houichon Séoul, 31 (AP.) — Une armée «lliée bien équipée de 100,000 hommes mène actuellement une dure lutte sur un front de 250 milles en travers de la Corée du nord, dans un effort pour devancer aussi bien le temps qae l’en-n|mi et pour empêcher que le conflit coréen ne se prolonge four jme année encore jusqu’en 951.L’hiver, en effet, menace de •urvenir bientôt là-bas Entre temps, le grand quartier général de Tokyo refuse toujours d’admettre une intervention en force des rommunistes chinois en Corée.Son porte-parole reconnaît que les nordistes reçoivent une aide puissante d’outre - frontière, «n chars .d’assaut aussi bien qu'en hommes; mais il se peut, d’après lui, que cette aide consiste dans les divisions que les nordistes auraient tenues en réserve au début de la eontre-inva-•ion en Corée du nord.Ce même porte-parole fait remarquer que si la Chine communiste avait réellement tenu à aider les nordistes coréens par un fort envoi de troupes proprement chinoises, elle aurait dû logiquement le faire dès la mi-septembre, quand les Alliés se trouvaient encore au sud du 38e parallèle.Les seuls succès importants des Alliés depuis hier sont la capture de Changj ou par la brigade du Commonwealth après un dur combat de rues, et celle de Sonchon, à 17 milles au nord-ouest de ce centre routier et ferro’daire par la 24e division américaine.Les Américains poussent maintenant vers Sinouijnu, à l’extrémité nord-ouest de la Corée et qui fait face au grand centre industriel d’Antoung, de l’autre côté du fleuve-frontière Yalou, en Mandchourie chinoise.A droite de la 24e, la 1ère de Cr.valerie presse ses colonnes pour sauver les survivants des 6e et 8e divisions sudistes coréennes écrasées l’autre jour à Onjong.Ces deux unités tentent maintenant de se regrouper à une vingtaine de milles plus à l’est Le quartier général de la 8e armée américaine avoue qu’un régiment communiste a réussi à reprendre Houichon.Toutes les dépêches du front comme de Tokio confirment que l’ennemi fait intervenir un nombre sans cesse croiss.nt de chars d’assaut et de pièces d’artillerie lourde dans la bataille.Les Alliés disent avoir détruit 24 chars de- teint par les Alliés sur ta côte est puis hier sur le secteur nord- ) de la péninsule coréenne.De cet publics, ouest, de Chongjou à Ounsan.endroit partent des routes et dei Au début des révélations sen Dans le secteur nord-est, la si-1 voies ferrées vers la frontière sationnelles du témoin, le prési On dévoile les noms de 9 policiers qui protégeaient les "bookies" Une seule maison leur donnait $2,500 par mois — Descentes fantômes — Le patron faisait $3,000 de profit par semaine Newport, 31 (A.P.) — Un témoin à l'enquête sur le pari, M Charles Tomack, 22 ans.qui a travaillé dans les ‘‘bookies’' depuis Tâgc de 16 ans a dévoilé hier au juge Samuel S.Leibowitz les noms de neuf policiers qui auraient accepté V l’argent pour effectuer des descentes fantômes dans les maisons de paris.Cependant on n'a pas encore rendu ces noms & tuation parait aussi confuse que sur un échiquier, d'après l'expression d’un informateur allié.Un régiment sudiste continue de résister & un essai nordiste d'eifcercle-ment, à Sinhoung, 25 milles au Toutes ces troupes hfttent leur avance, car la température a déjà nord-ouest" dü^grand TentrëTnduT I mandchoue, à 75 milles au nord- dent du tribunal a fait évacuer ouest, et la frontière de la Sibérie ; & «aile- » a même déclaré qu’il russe, à 110 milles au nord-est.fait .surpris des sectateurs faire des signes de menaces de mort à triel coréen re Hamhoung.La 1ère division de fusiliers ma rins américains débarqués l'autre semaine à Wonsan s'occupe à nettoyer ce terrain, à 50 milles au sud de Hamhoung.Et la 7e d’infanterie en fait autant autour d’Iwon, à 60 milles au nord de la même ville de Hamhoung.Plus au nord, la division sudiste de la capitale a pénétré dans Kii-chou, à 22 milles de Songjin et le point le plus avancé encore at- Washington assure qu'il n'existe encore aucune bombe à l'hydrogène Washington, 31 (A.P.)—Le pré-1 de produire une bombe atomique sident de la Commission atomique à l’hydrogène, nationale aux Etats-Unis, M.Gor- don Dean, révèle que les savants de son pays n’ont pas encore entièrement déterminé s’il est possible Des inspecteurs ('application des règlements sur les ventes à crédit certaines régions de la Corée du Nord, où l’ennemi pratique la politique inverse à celle des Alliés d’échanger l’espace pour le temps.Tomack.On avait donné.l’ordre à 13 policiers d’assister au témoignage de Tomack et c>sl parmi eux que le témoin en reconnut neuf qui avaient accepté de l’argent pour protéger les maisons de pari.Tomack a travaillé particulière ment dans le “bookie” de Mike Hackmeyer.Ce dernier, bien que son nom apparaisse une cinquan laine de fins dans le registre des arrestations, n’a jamais été con damné à la prison.Tomack a déclaré que son pa Iron lui donnait $25 chaque fois qu’il consentait à se faire arrêter à sa place.D’après le même témoin, le bookie payait $2,500 par mois pour obtenir la protection des policiers.De plus, certains officiers malhonnêtes exigeaient $750 par mois pour chaque téléphone en opération dans le “bookie”.Tomack connaîtrait même deux policiers qui ont délaissé leur métier pour se livrer au pari.Malgré ces sommes d’argent que le patron devait donner à la police, Hackmeyer faisait un profit de $2,000 à $3,000 par semaine.Une révolte nationaliste contre le joug américain éclate subitement à Potio-Rico Les insurgés encore maîtres de deux villes — Avions et chars dissout mis en oeuvre contre eux —- La rebellion ne devait survenir que îe 3 novembre Ottawa, 31 (C.P.) nement fédéral nommera bientôt des inspecteurs qui seront chargés de vérifier l’application des nouveaux règlements sur îe crédit aux consommateurs.** .Ces règlements entrent en vigueur dès demain.Plusieurs maisons de commerce ont déjà signifié leur satisfaction au sujet de l’imposition de tels règlements.Pendant la dernière guerre, lors- dans un conflit.M.Dean fait remarquer que les principaux constituants de ces ' armes, l’uranium et le plutonium, ne peuvent subir aucune détérioration par une rouille quelconque.“II sera donc toujours possible, dit-il, de les convertir à une fabrication d’énergie motrice pour | usage de paix qui se montrera plus Le gouver-, verser dans cet organisme les ins- : précieuse que toutes les réserves Dans une entrevue sous droits d’auteur accordée à la revue U.S.News and World Report, il ajoute que les bombes atomiques à l’uranium présentement entreposées chez nos voisins — et les matériaux qu'oiies renferment — peuvent être utiles au monde même si elles ne sont jamais employées mière, mais la plus violente qu’ait Jeudi, le 12.| i Hier, nous roulions sur une rou-I te poussiéreuse, nous étions des I vagabonds heureux mais crottés.San-Juan, Porto-Rico, 31.(A.P.l Juan, et d'Utuado, 8 milles au laine de rebelles cantonnés à ! Ce soir, avec nos vestons des — L’aviation et l’infanterie de la j n^rd-ouest de Jayuya.Huit avions J Jayuya, ville de 1,800 âmes: mais ' Brands jours, nous voilà traiisfor-Garde nationale locale ont déclen- ont mitraillé ces’deux endroits à! ils ont bloqué les routes d’accès ! n>és en hommes du monde.“En ché, ce matin, une attaque combi-1 l’aube, aujourd'hui, en préparation : en.abattant des arbres et au : effet.Excellence, le Canada est un née contre les deux villes que les de l'attaque terrestre, pour laquel- raient aussi incendié une large pays froid, mats.nationalistes de Porto-Rico ont le la Garde nationale utilise des : Partie !a mealité.Parmi les invités du commissai- réussi à conserver après avoir dé-1 “bazookas” et des chars d’assaut.A San Juan, la police et la gar- i rc.nous rencontrons un ministre clenché, hier matin, une révolte ! Les communications sont natu de ont promptement entouré le i cambodgien qui connaît le Canada contre les Américains dans 10 lo- ! Tellement rompues ent e San-Juan i lo8is de Campos mais attendu plu-1 Rt mnsqu il est diplômé des H.E.C.calités de cette grande ile des An-1 et ces deux villes; mais un dernier i sieurs heures un mandat d’arres- ! de Pans, nous sommes un peu con-tiiîes.Les nationalistes réclament i message par radie d'Utuado a fait' lâtion contre ce personnage de 63 {reres.ht en plein Uambodge, nous l’indépendance absolue.i savoir que le détachement local1 flul a pur8ejV?, p*,,n® de ' Cette rébellion n’est pas la pre-; de la Garde demeure maître du / \/'¦ UN GRAND REPORTAGE DE JACQUES HEBERT lEerit sp^ctfticmont pour "L* Devoir* par Jacques Hébert, auteur
de

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