Le devoir, 27 février 1928, lundi 27 février 1928
VolumeXIX.-No47.Abonnements par la poste: Edition quotidienne canada.$ e.H Etata-Unia «t Empire BriUnniqne .8.0* L'NION POSTALE.10.0 Edition hebdomadaire CANADA.1.0 BTATS-UFIS ET UNION POSTALE à.00 LE DEVOIE Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal, lundi 27 fév.1928.1 R O IS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TELEPHONE: .- Main 7460 tserxire de nuit: Rédaction.Main 5121 Administration, Main 5153 Nouvelles dénonciations de la presse iaune dans les paroisses de " ' ' Ces noms Pourquoi ne les donne-t-on pas?L’argent continue de couler à flots.Partout où se trouve un journal qui veut le publier se trouve pareillement un, quand ce n est point des placards, invitant le public à protester contre 1 application au cinéma de la loi du dimanche.Des circulaires bilingues portant le plus gros de ces placards ont été distribués a travers toute la ville et jusque dans les municipalités voisines.Des milliers de piastres ont déjà été de la sorte dépensés, et il est evident que pour les meneurs de la campagne l'argent, suivant la formule populaire, ne compte point.Et c est une raison nouvelle de demander à ces messieurs qui ds sont, de les inviter une fois de plus à arracher leurs masques.à montrer au public leurs vraies figures.Jusqu ici un seul nom a été livré au public, celui de IMsso-• lalton des Marchands-Détaillants du Canada, qu’on s’attendait assez peu a voir prendre dans cette affaire la plus voyante responsabilité et dont 1 intervention se présente d’ailleurs sous une forme étrange.\ tiens dont parlait un hygiéniste gui avaient de forts préjugés contre la pasteurisation du lait.La pasteurisation ne donne pus c’est entendu le lait idéal, mais elle donne un lait moyen sans danger.Or comme cet hygiéniste exposait sa thèse devant un groupe de profanes quelgnes-uns d’entre eux lui dirent: “Le lait pasteurisé perd son ijoùt.Il n’a pas ce bouquet indéfinissable du lait naturel”, Grâce ù de puissants filtres mécaniques, on extrait du lait toutes les impuretés dans les usines de pasteurisation.Il faut voir les filtres après l’opération pour se convaincre de son utilité.Cette opérer lion n'est pas la pasteurisation, mais une étape indispensable pour atteindre ù des résultats sérieux.Xotre homme ne dit mot.Quelques heures après il présentait èi ses interlocuteurs un lait qu’ils déclaraient excellent.Us g retrouvaient re bouquet absent du lait pasteurisé Evidemment, dirent-ils, il s’agit là d’un lait naturel.Car l Association, qui, d’après Je préambule de son placard, pasteurisé!* mais ^savezlvnus'com-preienn a gu* en laveur du commerce et pour le bénéfice parti- ment >e lui ai rendu ce bouquet qui cuuer des petits établissements de commerce”, dont nersonne ' f!at{e ,ant votre i,alllill‘’ K" y ajou-"Lpa.rle 4.Vh'ure.M!u=Ile, Huit pal- recommander au public la ' "te écoles de Montréal, de Québec et les écoles dissidentes dans les districts ruraux et il les déclare confessionnelles, de l’antre il place l’école de la majorité dans les districts ruraux à laquelle 11 refuse le caractère de con-fessionalité.Citons quelques-unes des remarques du lord chancelier, lord Cave : “The effect of the statute of 1861 was to establish two somewhat different educational systems, namely, one system for Lower Canada outside the cities of Quebec and Montreal (which may be referred to as the rural area) and another system for those two cities.In the rural area there were set up two classes of school for the elementary instruction of youth, that is to say, (a) in each municipality, one or more common schools managed by School Commissioners elected by all the landholders and denominational school; and same is equally true of a dissentient school under Roman Catholic control.It is plain also that the dissentient supporters of such a school, who are bound together by a common religious faith, form a “class of persons” having special rights and privileges with respect to the school, including the right to appoint the managing Trustees and through those Trustees to select the teachers at the school, to control the course of study and to exclude children of another faith.But the same cannot (their Lordships think) be said of a common school in the I rural area not being a separate or dissentient school.Such a school, if in a single school district, is under the management of Commissioners appointed by the whole body of landholders and householders in the district without regard to their religious faith; and even in a district where a minority has established its own separate school, the electors who remain need not be all of the same religious persuasion.“Then, were, the common schools in the cities of Montreal and Quebec denominational schools in which any class of persons had by law a right or privileges at the Union”.In their Lordships’ opinion they were.” Ainsi donc, sur ce point important, les dix juges canadiens qui entendirent cette cause sont d’un côté, et les cinq lords du Conseil privé de l’autre.Les premiers décidèrent que notre loi antérieure à 1867 fit de toutes nos écoles des écoles confessionnelles; les seconds refusent ce caractère à celles qui étaient dirigées par la majorité des contribuables dans les districts ruraux.La raison qu’en donne le Conseil privé c’est que dans les districts ruraux tous les contribuables avaient le droit de voter aux élections des commissaires, avaient même le droit d’être élus commissaires et que par conséquent la direction de l’école n’ayant pas été accordée par la loi soit aux catholiques soit aux protestants, l’on ne peut pas dire que cette école était confessionnelle.La Cour d’appel et la Cour suprême pour reconnaître le caractère de confcssionalité même à l’école commune hors de Québec et de Montréal s’étaient, en partie, basées sur le fait que renseignement et la direction à l’intérieur de l’école étaient d’un caractère j the rent adoptées par la législature de like ! Québec at epuis'1867.Avis aux intéressés.Si des modifications sont demandées à la législature québécoise, c’est aux catholiques et Canadiens français surtout qu’il appartient de surveiller cette législation nouvelle afin qu'une brèche ne soit pas ouverte dans la muraille de leurs droits.Est-il irrespectueux de rappeler que cette tâche incombe en tout premier lieu au comité catholique du Conseil de l’instruction publique?A lui de monter la garde, à lui de faire entendre les opportunes revendications.Antonio PERRAULT.LA COMPTABILITE DE LA GUERRE (SuFte de ia 1ère page) li est vrai que i'on peut faire mentir les chiffres, que l’art de la statistique n’est souvent qu’une forme savante du mensonge.Mais il est aussi des chiffres dont l'énoncé tout simple est déjà une démonstration.En réponse à une interpellation, le Dr James-fl.King, ministre de la Santé et du rétablissement civil des soldats, a donné à la Chambre, la semaine dernière, des chiffres qui sont particulièrement éloquents.11 s’agit d’une partie des charges financières que nous vaut encore la dernière guerre.Les pensions militaires que paie le ministère du Dr King ont représenté pour le pays, au cours du dernier exercice, 1926-27, un déboursé de 137,394,120.En 1924-25.les mêmes pensions nous avaient coûté $34,360,845 et, en 1925-26, $36,554,-709.C’est évidemment la dernière guerre qui nous coûte le plus cher en pensions: $33,630,189 pour 1924-25; $35.822,629 pour 1925-26; $36,614,989, pour 1926-27.Trente-six millions de dollars, rien que pour les pensions à ceux que nous avions envoyés à la bataille.Un tiers environ de cette somme aurait suffi, eu 1914, pour rencontrer tous les intérêts sur la dette publique qui se totalisaient alors à $12,893,600.En 1914 encore, le budget q« prévoyait pour les pensions qu’un déboursé de $311,000.M.Robb a inscrit les pensions dans son dernier budget, celui de l’exercice qui s’ouvre le premier avril, pour une somme de $38,140,000.Cela représente 10.46 pour cent de la dépense totale du pays.Déduction faite de quelques milliers de dollars que nous payons encore aux rares survivants de l’expédition du Nord-Ouest et de l’expédition contre l’invasion des Féniens, c’est la dernière guerre qui grève notre budget à ce^ieul chapitre.Il n'y a ,pas que le* pensions.Aux principaux chapitres du budget de nos dépenses publiques c’est encore la guerre qui est la cause des augmentations.De $12.893>00() en 1914, les intérêts sur la dette apres avoir déjà atteint, en 1921.presqueJes $140,000,(Km, restent tout de meme dans les $130,000,000.Si heureuses que puissent être les conversions qu'il projette, M.Robb ne pourra tout de même en effacer qu’une infime partie.La guerre nous coûte encore cher, même si les impérialistes ne veulent pas le comprendre, eux qui trouvent que le pays ne va pas vite sur la voie du rétablissement économique.Notons en passant que cette charge de $130,000,000 en intérêts ne tient pas compte des obligations que nous a valu l’étatisation ferroviaire.Les conservateurs l’ont-ils assez dit à M.Robb depuis que le débat sur le budget est commencé?NOTRE COMPTABILITE DE GUERRE 11 ne serait pas mauvais que l’on connaisse d’état financier exact du pays.Ne serait-il pas aussi intéressant de (savoir ce que nous a coûté, ce que nous coûte encore la guerre?C’est justement ce que M.B.W.Fansher (progressiste de Lambton-Est) a demandé au gouvernement avant de présenter le sous-amendement de son parti à l'amendement conservateur de M.Cahan: “J’ai toujours été d’avis — et je ne suis pas le seul à penser ainsi puisque la même suggestion a déjà été faite en Chambre — que le pays devrait avoir sa comptabilité de guerre, indiquant exactement ce que rapportent les taxes et les impôts de guerre.Le même état devrait indiquer avec précision ce que nous a coûté la guerre.” M.Fansher remarque qu’une seule fois, en 1927.le ministre des finances a présenté- ses comptes en donnant des renseignements de cette sorte.Il était lacile de voir alors que des taxes de guerre ne suffisaient pas, pour cette année-là, à rencontrer le* dépenses résultant de la guer,re.11 s’en fallait d’une vingtaine de millions qu’on allait prendre dans le revenu ordinaire des douanes et de l’accise.M.Fansher estime que pour le prochain exercice les taxes de guerre ne rapporteront que $146,UOU,ÜOO alors qu’edies devraient produire $164,-060,000 pour rencontrer les dépenses correspondantes.Au point de vue comptable, il serait plus satisfaisant çjue nos comptes de guerre sojent séparés des autres.Et puis, conclut M.Fansher, il serait bon que le contribuable canadien se rende compte exactement, a mesure’ que les années passent, de ce que lui coûte la guerre.En examinant bien les comptes publics, il est évident que la dette publique du Canada est essentiellement une dette de guerre.Les grands hommes d’affaires, les hommes éminemment pratiques que sont la plupart de nos ftnpéria-listes l’ont-iis jamais compris?Emile BEMOIST Mort de William O’Brien Londres, 27.— Le fameux chef nationaliste irlandais, William O’Brien, membre depuis plusieurs années du parlement anglais, est décédé samedi d’une embolie au coeur, à l’àge de 75 ans.Comme il était à lire un journal tout en parlant à sa femme dans leur chambre privée d’un hôtel de Londres, U poussa un profond soupir et mourut immédiatement.Le corps sera transporté en Irlande et inhumé à Mallow.La Minute Gaie ENTRE YOUPLNS Salomon et Jacob, au cours d’une promenade près du canal, aperçurent un écriteau annonçant qu’une somme de dix dollars serait payée à toute personne qui en sauverait une autre en train de se noyer.Sans -rdre une minute, les deux amis décidèrent que l’un d’eux se jetterait à l’eau, que l’autre irait le repêcher et qu’ils partageraient la récomnense.Salomon piqua une tête dans le ranal qui était plus profond qu’il ne le croyait, et aussitôt se mit à relire l’annonce et elle dit “Vingt dollars pour un cadavre”.Voyons, sois raisonnable.Jacob hésitait,.— Salomon, dit-H, ja viens de gigoter en criant: — Viens donc, Jacob! lauve-moi! LE POST-SCRIPUJM Narcisse est valet de chambre chez un membre de l’Académie française.Il entre dans la chambre de son maître.— Monsieur serait bien bon, lui dit-il, si monsieur voulait me faire une lettre pour ma tante; je ne sais pas écrire.— Bien volontiers, répond l’académicien.Quand la lettre est terminée: — C’est très bien, dit Narcisse.Seulement, une lettre sans post-i scriptum, ce n’est pas une lettre.! Monsieur serait bien bon d’en ajouter un.— Rienl fait en souriant l’immortel; mais que veux-tu mettre dans ce post-scriptum?Narcisse réfléchit, puis tout à coup: — Eh bien, mettez tout simplement: “Excusez les fautes d’orthographe”.PETIT AGENDA DU MONDE PROFESSIONNEL “On as ouotnt besoin soi”-dirait Notaire TéUahoot: Main 323S Horace Lippe Placements d'argent— Règlement» de «uccentotM— AdminUtratlon de propriété», etc.11.PLACE D'ARMES - MONTBF.AL d’un plus “ferré”que Lafontaine householders of the municipality j chrétien.Ainsi, l’on apporta corn-other than the dissentient inhabit- ine argument que les examinateurs ants b** hereafter referred étaient composés de catholiques et nnd (b) in any municipality m é-remptoirement l’affirmation.Et le prédicateur de citer saint Eaul, saint Jean, saint Barnabé, etc.Ce changement, pour deux raisons de circonstance ou mystiques, l’Eglise crut opportun de l’effectuer: les coïncidences des fêtes de Pâques et de la Pentecôte en l’année de la Rédemption du monde.C'est une question de calendrier et de date.Ces deux fêtes tombant un lendemain de sabbat, un dimanche, la piété des apôtres et des premiers disciples retint ce jour de préférence au samedi en honneur et souvenir de ces «leux grandes fêtes religieuses qui condensent toutes les merveilles de la nature et de la grâce.s’iRablir la preuve sont connus: les Livres Saints.Nous prenons pour admises leur authenticité, et leur historicité, les négations brutales de l’impiété prétendue scientifique, celles sournoisi's.plus dangereuses, de la critique rationaliste ayant laissé intact leur caractèfe révélé, divin.En termes â la fois sobres et gi an-dioses.les premières pages de la Genèse nous font assister à la naissance de l’univers, nous révèlent le détail de l’activité créatrice.Le texte sacré nous enseigne que Jéhovah, ayant achevé l’oeuvre des six jours, voulut couronner celle-ci d’un jour de repos qu’il bénit et sanctifia: “FA benedixit diei septimo et sanctificavit ilium” (Gen.2-IlIt.Cette attitude de l’Eternel aurait, d’après l’exégèse biblique, la valeur d’un précepte positif.Celui-ci se trouve implicitement contenu dans le geste divin, dans l’exemple qui équivaudrait à un ordre tacite._ Ce n’est encore qu’un simple indice, mais un indice qui manifeste clairement une volonté, «fui contient en principe ou en substance toute la loi comme le bouton contient «léja la fleur avec son éclat et P14^' fums.“Si vous me demandez, disait Mgr Pie, de quand date la loi du dimanche, je vous répondrai: elle date «lu jour où naquirent les jours; eltc fut enfantée dans l’enfantement même du monde.Le premier observateur de ce jour saint fut Dieu lui-même qui le consacra par son exemple en même temps qu 11 l institua par son autorité." Le peuple d’Israël le comprit ainsi et commença, aussi loin «iu il est possible de remonter dans son histoire, à sanctifier le jour du Seigneur.S’il se laissait aller à des négligences, l’Eternel longtemps avant d’avoir gravé sur ks tables unurc muni par les nininuoraïuic» ., - ¦y , v;««nn choses réduites k l’unité la P,us ! ^ ’rappekU à ses enfants par ses prophètes, les menaçant au besoin des plus rudes châtiments, sa volonté sainte.Jusque à quand refuserez-vous de garder mes corn ne âge, la place qui lui revenait, la J personnes, à certains hommes.La première.Cette demeure sainte, loi naturelle existe depuis le com-c’est la sienne.Cette science des | mencement du inonde.La loi posl-cfcosis divines, il la possède émi-; five date du Sinaï.Première «lans nomment.Aussi s’installe-t-il à son i i’or«lr«* chronologique, la loi natu-iiise sur le siège «l’un des maîtres | relie est restée ce qu’elle était.La «le la Loi qui sc taisent bientôt «le-1 (ni positive, elle, a eu des t.hases vant lui.h est leur Maître à tous.[et «les étapes.Lu loi naturelle est !«.sagesse de ses réponses les dé concerte, la beauté di' son enseignement émerveille la foule.Ce Témoin venu du ciel qui connaît ia charité infinie de son Père, annonce déjà à mots couverts quels rapports affectueux Dieu veut désormais nouer nv«*c les fils d«> notre humanité dont il fera ses enfants d’adoption.Jamais le vieux Temple n’avait entendu ce langage.Un y adorait «loue incluse «lans la nature humai ne.La loi positive est ajoutée.L’une suppose aucune révélation, l’autre l’exige.PREMIERE PARTIE La loi et la religion naturelle qui est sa conséquence ont pour terrain d’action l’esprit humain non la matière, pour agent la lumière de la h vu u v mu » * *m., t limitée en activité.j Mon Père, c’est une expression Au temps meme du «iéluge, déjà neuve, formule (le tendresse et pro- toute chair avait corrompu su voie, gramme «l’espérance qu’il fautlrait D’où vient «nie l’homme se soit uin-vecueüllr à g*noux.Le Christ n’au-jsi trompé?Pourquoi ce paganisme rait-ll rien «lit d'autre pendant sa I universel en dehors du peuple juif?ie enîièrc, ce seu; mot eût mérité Comment les Egyptiens, les Grecs, les Romains, peuples intelligents, ont-ils pu errer de la sorte?Pour comprendre ces aberrations, il faut sc jdacer «lans le cadre des faits, réaliser l’exacte condition de la vie humaine.Si l’homme n'avait _______________ _________________ eu d’autre fin que la connaissance n dehors d'elle au problème for- et I amour naturels «te son Uréa-inidablc de notre destinée.leur, la loi naturelle aurait suffi et Qu’est-elle k puissance qui nous k loi positive révélée n'eût pas été a tirés du néant et que veut-elle ! nécessaire.La raison aurait connu faire de nous?Est-ce une c*Usr P«r elle-même ce qu’elle avait à hautaine et contraire «mi se désin- croire.Dans cet état de pure natu-téresse de ses oeuvres?Une force : re, elle aurait vu et compris «l«* fu-inconsciente à laquelle aucune gra- çon intérieure ce qu'elle devait ac-litude n'est due?Quelqu’un de bon i complir extérieurement.Dieu qui «jui nous veut du bien; LVsprit de se devait à lui-même de lut four-Thomme s’effare devant cette énig-lnir ks moyens nécessaires à la fin.ne à l’obesslon de laquelle il ne!l’aurait éclairée, illuminée, de fa-l>eut cependant échapper.Pour icon a ce qu'elle opère sans erreur, avoir voulu la résoudre pleinement M«ds !o péché originel a été com-sans le secours de la foi.il finit mis.La révélation devenait né-par perdre l’espoir d’une solution j cessa ire pour subvenir à l’impuis-certaine et renonce même à la cher- sauce morale et relative de l’huma-cher.De négation en négation, il nité.Elle devait compléter la loi de le faire entrer dans l’histoire et de rendre sa mémoire à jamais brine.Pour apprécier le bienfait de cette révélation chrétienne, il suffit de mettre en regard ia pauvreté et l’incertitude des réponses données aboutit à l’agnosticisme.Et cette raison orgueilleuse, «pii avait prétendu tout savoir par elle seule, est aujourd’hui une raison humiliée à l’excès, qui déclare, en ces hauts sujets, ne pouvoir être certaine de rien.Soucieuse de nous arracher à ce naturelk.Celle-ci enseignait les [irincipaks vérités; k révélation es entait,, a toutes, le genre humain n’était pas suffisamment organisé pour donner à chacun un système complet de dogme et de morale; la révélation prçscrit tout ce qu’il faut croire et tout ce qu’il Kceptisme maladif.l’Eglise corn- L»ut pratiquer.Tel individu pou-mence par rendre à l'intelligence ; vait être philosophe et théologien humaine confiance dans les forces jk masse m* le pouvait pas.Grâce à que Dieu lui a données pour le la révélation, tous, sans exception.connaître.Puis elie nous conduit au Christ «fin que nous en recevions ie bienfait d'un enseignement ulus complet, venu de plus haut, Revenons donc écouter au Temple cette voix dont aucun siècle ne j coup, peut se passer.Notre civilisation, qui s’en est détournée souffre de «’être enftrmée dans le souci exclusif des choses de la terro: elle peuvent être sommairement phi iosophes et théologiens, au moins dans les choses essentielles au salut.Lu vie est courte; la révélation instruit sans tarder et d’un seul Il y a des obstacles: la loi n'a que lu rnk«>n pour Sic orabltis: “Pater noster qui es in coelis, sanctiftcetur nomen ttium., Voici comme vous prierez: “Notre Père du ciel, que votre nom soit sanctifié.” Notre Seigneur, entouré de ses disciples, les avait exhortés encore une fois à prier Dieu, son Père.Mais savaient-ils comment prier bien?Savaient-ils que demander avant tout?Us le pressaient donc «le leur enseigner à prier et la réplique du Maître ne se fit pas attendre: “Voici ce que vous direz en priant: “Notre Père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié.”11 daigna leur dicter les paroles mêmes de ia prière dominicale.Que de richesses cachées, sans aucun doute dans ces paroles divines! Qu’il me soit donné, au cours des instructions do ce carême de vous aider à découvrir ces richcs-s«is, à les savourer et que la prière dominicale en sorte désormais plus chaude de vos lèvres, de vos coeurs.Mes frères, pour prier Dieu, ne craignez pas de dire avec assurance: “Notre Père du ciel” et prenez garde d’attacher au mot de Père un sens figuré.En le prononçant ce mot, convainquez-vous que ie Dieu de Majesté est votre Père en réalité.Gomme fait le père de famille pour les siens, Dieu ne pourvoit-il pas à tous vos besoins, bien mieux encore ut avec plus du sollicitude?A tous ses enfants de lu terre il a donné l'être et il l'entretient à tous les instants.U faut lever xuh soleil sur les méchants comme sur les bons et U fait gerim*r partout la vie.C’est lui qui donne aux âmes humaines les lumières et les énergies nécessaires à k vie morale selon la droite raison et la «ligniti- de notre nature.Et le concours divin ne se lasse jamais.En véritt': Nemo (am Pater.Il est le Père par excellence.Pourvoit-il aussi aux exigences de l’avenir pour tous les humains?Eh! Que prétend donc sa Providence vigilente sur eux, sinon les mettre sur le chemin de k maison paternelle, c’est le ciel, les faire avancer vers la propre demeure de Dieu, qui est la maison où nous sommes attendus comme- des enfants longtemps expatriés?Y a-t-il «les obstacles dans cette route?Le travai’ assidu du Père céleste est de tes vaincre en animant et soutenant le* pas de ses enfants.A vous, catholiques, il est pour cela trop prodigue de son acte, mais à toute âme il fournil les moyens essentiels «le salut.Dites donc ces mots “Notre Père” avec conviction et amour, et nommez Dieu ainsi au nom de tous vos semblables.Cependant, que lui demandez-vous en disant: “Votre nom soit sanctifié.''?Vous demandez le hante! Ordre admirable inconvpara ble dans les vouloirs et les opérations de Dieu.O Sainteté d’où l'ombre de dé«sor-dre est exclue à jamais, comment vous admirer assez?Par quels transports vous célébrer?Ah! Il y a un hommage à lui vendre encore et que vous souhaiterez que lui rendent tous les hommes.Le plus délicat des hommages à la perfection n’est-il pas de l’imiter?Demandez donc encore pour tous, à la gloire du Dieu de Majesté, k sainteté dans leur vie.Priez pour que tous vos semblables apprennent à devenir parfaits de la perfection du Père céleste et donc à ne plus vivre pour d’autre fin dernière que Dieu! Si, mes frères, vous adorez les plaisirs, les honneurs, les richesses, voyez le désordre horrible qui s’est glissé dans votre vie: car Dieu setil est adorable et non les idoles que vous érigez dans votre coeur.Si vous dédaignez et méprisez le soin de la gloire divine d'abord.l’outnige à Dieu est infini.En même temps vos âmes ne sont-elles pas sous le joug, prisonnières, sous le joug d’un esclavage avilissant?O Père, que tous les hommes redressent les voies perverses de leur coeurl Que toute âme humaine se dégage du joug pour exister et vivre totalement à votre gloire! N’est-elle pas trop bien partagée d’être appelée à vivre de la vie meme de Dieu, elle qui est faite à votre image, elle dont votre apôtre a dit: Vo-luntas Dei, sanetifleatio vestro .Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification?Que toutes les âmes sc sanctifient: Qui Saur tus est, sanctiftcetur adhne.Celui qui est saint, qu’il s«: sanctifie encore! Quand donc, Mes Frères, vous direz: “Que votre nom s«ùt sanctifié”, demandez consciemment, explicitement.pour tous les nommes, la louange d’amoui et l'imitation de la Sainteté divine; priez pour «jue tous adorent, admirent et aiment son éclat immortel et qu’ils en portent le reflet dans leur vie ici-bas! Ainsi soit-il.La semaine chrétienne nous apparaît dans son organisation définitive calquée sur celle qui marque les origines premières de l'humanité: «vix jours de travail sont suivis d’un jour de repos et ce_ jour de repos, c’est 3e dimanche.Chez tons les peuples, cette durée de la semaine a quelque chose de mystérieux, de sacré, d’antérieur aux lois des hommes, de supérieur aux calculs «le ia science.Pourquoi, se demande 1 orateur, Dieu a-t-U voulu reproduire partout le nombre sept, dans l’ordre naturel comme dans l’ordre révélé, sous la loi .ancienne comme sous la loi nouvelle.Ce nombre, il revient sans cesse, il est écrit partout._________________„ .La Bible ne cesse de faire allu- mandements et mes lois?Considé-'sjOH au septénaire sacré qui reluit HUIT MOIS AU LIT, MALADE Après «.voir pri* le Composé Végét*ldeLycu*E.Pmkh»n»1ell* fait tout «on travail et engraiw* Melfort, Sa.sk.—“Je «onffrau à» maux internes, maux de tête et for tes douleur# dmn* la dos et les cô tés.J’étais si nu lade qus Je ns pouvais m'asseoir et, durant huit mois, j’ai été presque constamment couchée.Une tente vint m,e voir pour m’aider, car je ce pouvais soigner mon bébé ni faire mon ouvrage.Elle me dit d’essayer le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham, et après en avoir pris deux bouteilles, je pouvais me lever et m’habiller seule.J’ai aussi pris le Remède de Lydia E.Pinkham.rur le sang.Quand j’ai commence prendre le remède, je ne pesais que 78 livres, et Je pèse deux fois autant maintenant.Lorsque je m« sens indisposée ou fatiguée, je pwwk une autre bouteille du Compose Végétal.Je le trouve excellent pour les affections féminines, et l'ai recommandé à mes voisines.Je serai heureuse de répondre aux lettres demandant des détails sur votre remède.” — Mme William Ritchie, Camée 486, Melfort.Saskatchewan.rez que j’ai établi parmi vous mon sabbat; c’est pourquoi, le septième jour, que chacun demeure en son Heu, que nul ne sorte”.(Ex.XM-28) A l'occasion de la marche dans le désert vers la Terre promise.Dieu nourrit son peuple, de cette mystérieuse nourriture: k marine.Celle-ci tombait du ciel tous les jours de la semaine, le sabbat excepté; elle sc conservait durant vingt-quatre heures, excepté encore celle de la veille du sabbat qui, elle, se conservait durant quarante-huit heures.C’est à cet épisode de la vie du peuple élu que ce passage biblique fait allusion.Dieu n’impose pas un commandement nouveau: Il rappelle simplement sa volonté: “Jusque à quand refuserez-vous de garder mes commandements et mes lois”.La loi sc précise donc; elle ne procède plus simplement de l’exemple de l’Eternel mais bien de son précepte verbal; elle indique même le jour à sanctifier.Désormais il ne sera plus question de repos hebdomadaire, mais sabbatique.Devant l’ingratitude et la dureté de son peuple, Jéhovah veut affirmer sa volonté de façon plus impérieuse et solennelle.Sur le Sinaï, au roulement du tonnerre, dans éclairs, dans à l’aurore des mondes dans le repos saint de Jéhovah; le déjuge commence sept jours après le dernier avertissement, l’arche sainte s’arrête sept mois après l’ouverture des cataractes du ciel; la colombe portant le rameau d’olivier revient le septième jour, ks fêtes mosaïques devaient durer sept jours: la Pentecôte revenait sept semaines après Pâques; k terre jouissait tous les sept ans d’une année de repos et après sept fois sept ans les Juifs célébraient deur jubilé par des fêtes grandioses.Pourauoi les purifications se répétaient-elles jusqu’à sept fois?Le chandelier à sept branches qui brûlait dans le temple de Jérusalem?Pourquoi David chantait-il sept fois devant l’arche d’alliance?Pourquoi l’avénement du Christ est-il fixé après septante semaines?A ce pourquoi mystérieux les Pères et les Docteurs, résumant la tradition chrétienne répondent que Dieu voulait ainsi perpétuer sous toutes ses formes, sur tous les monuments, dans tous les symboles le souvenir de l’ordre qu’il avait mis dans l’univers et du repos hebtiomadaire dont il avait donné à l'humanité et l'exemple et le précepte.Et le nombre figuratif revient constamment sous la loi nouvelle.Pourquoi les sept sceaux qui ferment le Livre des révélations, les VOUS ne manquerez pad de plaire à vos invités si vous servez the rams si délicieux \; et .rafraîchissant W \ tar l'éblouissement des toute sa puissance de roi «les cieux et de la terre.Il remet lui-meme à; scpt demandes de l’oraison domini-Moïse ses lois et ses PrecePl£S-.Les | cnje^ jes SCp^ heures canoniales qui tables de pierre contiennent, écrit j composent k grande prière litur-de la main divine, le Décalogue.gi de i’Kgijse
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