Le devoir, 1 mars 1928, jeudi 1 mars 1928
T VoImneXEC.-No 50.\ * Abonnements par la poste: Edition qaotidipnno CANADA.f «.0* Eu U-Unis at Enptra Brltannlqna .• 8.00 CNION POSTALE.» 10.00 Edition hebdomadaire CANADA.8.00 ETATH-ÜNÏS ET UNION POSTALE 8.00 T Ï^Ï?T17ÏÏTD iiüi mjJla V UIav Montreal, jeudi 1er mars 1928, TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTUUl, Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: .Main TMt Sarrlea de naît: Rédaction, Main 51X1 Administration.Main 5153 La plaie de l’escalier extérieur L’assemblée législative réitère un principe important — Ce qui en doit découler Les amendements à la charte de Montréal viennent d’être adoptés en troisième lecture avec une seule modification.Cette modification ji’est pas sans importance.Elle consacre un principe, le respect des conditions d’annexion.Quand le village de la Côte-des-Neiges a été annexé à Montréal, celle-ci a pris rengagement ou, plutôt, on lui a imposé l’engagement de payer le coût entier du pavage du chemin de la Côte-des-Neiges.L’amendement a été proposé par M.Bercovitch.Au cours des observations qu’il a faites pour l’appuyer, M.Sauvé, chef de l’oppositiou, a demandé au Conseil législatif de cesser de tuer des clauses qui impliquent le respect des conditions d’annexion.Sa prière sera-t-elle exaucée?Il est impossible de ne pas admettre qu’en cette affaire la Chambre basse a pris une attitude logique.Un contrat est un contrat, qu’il soit passé entre des particuliers ou entre des municipalités, la différence est nulle.Cette réaffirmation de principe est d’autant plus intéressante qu’elle a une répercussion directe sur une autre clause du hill de Montréal abrogeant toutes les lois spéciales concernant la construction dans l’ancienne cité de Maisonneuve.Cette clause, à la demande du premier ministre, a été biffée du bill.Mais il est possible qu’on la ramène au Conseil législatif.Nous comptons que, fort du précédent créé à propos de la Côte-des-Neiges, celui s’y opposera.Nous croyons que M.Desroches lui-même n’insistera pas pour qu’elle soit adoptée.Ce qui nous incite surtout ù la conibattre, c’est moins le principe du respect des conditions d’annexion que le fait qu’elle exposerait tout un quartier de la ville à la multiplication d’inconvénients sérieux dont il a souffert, peut-être, plus que tout autre.Il n’y a pas, en effet, de localité dans les limites de Montréal où l’on compte aujourd’hui plus qu’à Viauvilile ou à Maisonneuve d’escaliers extérieurs tourmentés, fantastiques.Or tout le monde s’élève désormais contre ce mode de construction dénoncé depuis 18 ans par le Devoir.Un gros constructeur de Viauville confessait hier à notre représentant son horreur de néophyte pour ce mode de construction.M.Desroches, privément, est du même avis.On se rappelle la dénonciation du secrétaire provincial, d’autant plus importante, celle-là, que renseignement de l’esthétique est de son ressort et que ses amis se plaisent ù l’appeler le ministre des Beaux-arts.Hier,' M.Mercure, échevin de de Lorimier et pro-maire, demandait à l’Association des agents d’immeubles de s’opposer à cette manie pernicieuse.Bref, le sentiment général parait indisposé contre ce mode Lfi session de Quebec l ¦ .M.Bouchard attaque la loi des accidents du travail Lne bombe dans le camp ministériel — Je ne veux pas de ficelle à la patte, «lit en substance le député de Saint-Hyacinthe — Vive critifjue de la loi nouvelles «le M.Galipeault — M.Duplessis et l'influence américaine - Etrange théorie «le M.Del is le - M.Blain et les précédents dangereux — La carte électorale et la crainte du gouvernement, d’après M.Sauvé 5” LA SESSION D’OTTAWA LA CHAMBRE VOTE LE BILL DE MONTREAL (Par Georges LEVEILLE) Québec, le 29 février 1928.— De tout la journée, nous n’avons pas eu une seule minute de répit.Ce matin, le comité des bills privés a siésé durant plus de (leux heures avant d’adopter le bill de la Bcau-harnois Light H eut and Power.Cet après-midi, Je gouvernement a fait adopter, en troisième lecture, sur division, le bill de Montréal et le bill de Racine (Shipshow); et ce soir, une délégation très nombreuse, représentant tous les ouvriers syndiqués, catholiques ou internationaux, a rencontré le premier ministre et le ministre des travaux publics pour discuter la loi des accidents du travail.La séance a duré plus de deux heures, dans une salle trop étroite et surchauffée.De plus, à dix heures et demie, la Chambre a siégé de nouveau.Pourtant, a beau milieu de toute cette besogne, ,M.T.-D.Bouchard, député de Saint-Hyacinthe, a lancé une bombe qui a sûrement atteint le ministère dans ses oeuvres vives.11 s'est prononcé carrément contre la loi du travail, et il a dit que cette législation que Ton prétend supérieure ne vaut pas celle de l'Ontario.M.Bouchard n’a pas été tendre pour le ministère, “.l’appartiens au parti libérai, a-t-il dit, mais je ne connais pas de règle de discipline qui empêche un député de voter sur des questions dont l’ampleur dépasse de beaucoup l’intérêt pur et simple de parti, suivant ce qu'il croit être l’intérêt supérieur du pays”.Il a ajouté:“L'attachement qui me lie à la classe ouvrière dépasse la résistance de toutes les ficelles qui pourraient hie lier aux conven- (Sufte a la page deux) M.Forke, M.Meighen et la crise parlementaire de 1926 L ancien chef progressintc nie avoir pris un engagement envers le gouverneur, en 1926 — Le gtmvernement «le groupes est une abomination, «lit M.Dunning — Interruptions et «liscours de 40 minutes — “This budget «loes not suit me”, dit M.Cantley M.DUNNING ET LES FINANCES DU CANADIEN NATIONAL drais savoir pourquoi un s à la fin de chaque mot.A ceèf, je comprends; à volant, je ne comprends pas.— Avez-vous un dictionnnaire, Monsieur?— Oui, mais.— Alors, si vous le consultiez et vous vous débattiez avec lui, Monsieur?” Je reprends mon travail.L’inspiration vient.11 sonne de nouveau.Voilà.Doit-on dire patate ou pomme de terre?L’igname, n’est-ce pas une pomme de terre sucrée?Comment s’épelle Marseille?avec ou sans s, Lyon, avec ou sans s, — j’ai affaire à un bilingue, il confond Fépellation française avec l'anglaise, —?En quelle année mourut Chopin?Quel fut le nombre des cons- cités et villes.En altendanl, l’important est de conserver ce que l’on a, de , ne pas, selon le conseil de la fable, lâcher la proie pour l’ombre, se.Or parmi les lois spéciales que l’on propose d’abroger, s’en P" trouve une qui interdit les escaliers extérieurs au boulevard ^d*Janp™ française Pie IX.Accrochons-nous-j% en déplorant que cette interdiction de 1917 à 191-¦ Qf1*!-0- été le t(>-tal ne porte que sur une rue.Fort heureusement, elle vise la plus importante, celle qui, dans quelques mois, sera une artère sans seconde dans la ville de Montréal — puisque, grâce à la construction du pont de Longueuil et de celui de Montréal-Nord, elle sera un tronçon de la grande route reliant avec le Nord les Etats-Unis.M.Perron, leader du Conseil, sera d’autant plus enclin à conserver cette sauvegarde que, lui-même, au cours de cette ïa'citaïion“latine Sic^tür^ad"astra session, présente un bill pour protéger l’esthétique et l’ordre sur veut-elle dire: Les astres s’en vont, la grande route.Or, encore une fois, le boulevard Pic IX s’in- ^ 11 s’1'11 VH o'1* astres?Et sinon, rire d»n» k rtywu des grandes, routes provinciales et nulle 1^“'-;',Ou't artère, nul boulevard, nulle route, nulle, rue ne seront plus que J - - - lui, dans toute File de Montréal et dans toute la province, parcourus par les touristes.Ces lois spéciales comportent aussi deux autres garanties importantes et qui doivent être maintenues.Elles pourvoient à un certain zoning, à une certaine localisation des industries.C’est un minuscule et chétif embryon d’urbanisme — mais c’est mieux que rien.Secondement, elles prescrivent des servitudes de retrait qui doivent, coûte que coûte, être observées, d’autant plus qu’on a déjà foreé certains propriétaires, à leur grand dam particulier si c’était au arand djctionnajre.je l’entends me traiter bien de la communauté, de s’y conformer.Permettre que des d Impertinent, me cingler de son: maisons excèdent la liçne de construction aux coins de rue, e est folie pure.Elles étaient, de la sorte, leur derrière en excédent de la façade des autres maisons et elles rétrécissent le trottoir et, conséquemment, les possibilités futures de l’élargisse- Blulcr l>virc ment de la chaussée.En somme, le débit d une bouteille, quelle Je voudrais lut demander: ’’Mais que soit la grosseur du corps, est conditionnée par le diamètre#reus.Monsieur, quelle sorte de bonde son goulot.expression?Quel Age avait Disraeli quand il devint lord Beacopsfleld?F!st-ce en 1911 ou en 1.925 que M.Dourassa a parlé au congrès eucharistique de Lourdes?Il veut savoir font ccia, tout de suite, sans que je souffle; il s’impatiente.il va trépigner, encore un peu, il dirait que je.suis lambin, ignorant, malcommode, grognon, malappris.Si je le prie de me donner quelque répit, de consulter un Mor une Ah! vous ne savez donc pas cela?” méprisant.Encore un peu, il ajouterait: "Mais, Monsieur, pottriiuol êtes-vous donc journaliste, si vous ne pouvez répondre à rien sans consulter votre dictionnaire?” (Par EMILE BENOIST) Ottawa, 29.— Les dessous de la session tronquée et mouvementée de 1926 finiront-ils par se savoir?Ça ne manquerait pas d’intérêt pour ceux qui écriront l’histoire politique de notre époque.A ce propos.M.Robert Forke, ministre de l’immipralion, a fait, cet après-midi, une déclaration qui mérite d’être notée.C’était pour répondre à une accusation du bouillant Dr Edwards, qui parle toujours à coups d’affirmations cutéRoriques.Dans son discours d’hier, qui n’était d’ailleurs pas plus intéressant que cela, le Dr Edwards avait dit que M.Forke, aux derniers jours de juin 1926, s’était solennellement engagé par écrit envers le gouverneur général — alors lord Byng — à appuyer le gouvernement Meighen jusqu’à ce que les crédits fussent votés.Le bon docteur ajoutait évidemment que M.Forke avait manqué à son engagement.Au début de lu séance d'aujourd’hui.question de privilège, M.Forke a fait une mise au point: “C’est un rapport absolument inexact des faits, a-t-il dit, et si les règlements parlementaires me le permettaient, j’emploierais un terme bien plus fort que cela.On ne m’a jamais demandé de prendre aucun tée desquels, tous les intéressés et]f M.Meighen a prêté serment corfime j premier ministre de ce pays avant tous les spécialistes devraient avoir le temps de se ferrer et d’exprimer Que jamais vu le gouverneur ’ntüUu m Rénérul.Et le gouverneur-général ne fi’n e!nva pas demandé de prendre d’en- d,une fin ou d’une quasi-fin de sçs-; ln(,n1 Je nVn ai £ris aucun.U siqn, alors que les quelques députés donné aueiques informations qui travaillent sont surcharges de confj(jen{jej]cs tq je n>a| janiajs vi0.besogne et que les gens du dehors!u sa confiance” n’ont guère le temps de se faire ou de donner un avis.C’est un état de choses, on en conviendra, qui n’est guère favorable à la fabrication des bonnes lois.Quand se décfSfêrant-on à présenter de pareils projets au début des sessions, afin de profiter de la sagesse et de l’expérience de tous les gens de bonne volonté! tt Respectons les conditions d'annexion, à plus forte raison en Iti homme êtes-vous, qui ne connaissez ni te dictionnaire ni la grammaire., , , _ , , ., pas même de nom?” mats il ne m’en ce qu elles onf de bon sens.Et nul, aujourd hui, n osera contes- laisse, pas le temps, s’en va, — et re-ter que ce qui tend à restreindre la plaie de l’escalier extérieur vient dix minutes plus tard, dégul- n’est pas un bienfait réel.ilclle*0 imllon?tlorri,n er < e nou' Quand la ville aura modifié tous ses règlemems de cons- V‘ A^qnand le téléphone automalt-truction, quand elle aura, enfin, partout interdit l’cscalier exté- que, — automatique dans ses répondeur, la principale objection contre l’abolition de ces restric- comme dans ses appels, qui sau- wVÆSi?“ur° di'p,ru- ,Vrsonne ¦>lors "e s'opposera à leur abrogation.[l'encyclopédie des connaissances Pour le moment, louons la Chambre de son action si, comme utiles, agréables, inutiles et fasti-tout semble l’indiquer, elle n laissé choir cette clause, et louons dteuses qu’ils ne sont pas et ne se M.Taschereau d’avoir pris l’initiative de la faire biffer.Louis DUPIRE Chronique L’ennemi J’ai un ennemi.C’est le plus constant de tous les ennemis.Il ne me hait pas, il me.poursuit et m’obsède.A toute heure du jour, souvent le soir, Il me guette, me rejoint, me garde à sa merci.Je ne puis l'éloigner, l’éviter, le fuir.Il m'attend, il patiente, il me trouve et me fient.J’at cru, tantàt, le dépister.Son nas.Comme je vais écrire, le voilà.Il est anonyme, n’a ni tête, ni bras, ni jambes, mais II a une voix; et cela suffit.Son nom?Je.ne sais; il en u plusieurs et il est anonyme.Contradiction?Non.Il a une voix, at-je dit.Erreur: N en a cent.Au moment où il me parle, je ne sais gai il esl.même s'il se nomme.U est loin et près.Tantôt il m’atteint de Verdun, tantôt de la Pointe-anx-Trrmbles, tantôt (TOutremonl et tantôt de la rue Bleury.Il va, court, se préctplte, tôt, Il est tout à côté de mot, sur ma table de travail, debout sur un pied.Et si je le crois endormi enfin, paisible, il s'agite, parle, n'a de cesse qu'il ait fini de me dire ce qu’il veut, de savoir ce qu’il voulait savoir, même si je l’ignore.Multiple et seul, anx cents noms et anonyme.Il se moque de tout, A commencer par moi: c'est le Téléphone.S’il n’est pas IA, ou reste muet, je peste, je maugrée.S’il est là et parle, je maugrée et je peste.C’est mon ennemi et mon confident, mon domestique et mon maître; il est indiscret et raisonneur, curieux et brutal, bruynnt et agité, serviable et embarrassant, impatientant s’il ftarle et Impatienté st je ne lui réponds pas.Le.Mais il résonne et parle à l’instant.Que dit-il?— “Ah! c’est vous.Je vous tiens.Comment épelez-vous ce mot-ci?.,.Vous dite»?.,.Je vous entends.f!-e-r-f-v-o-l-a-n-t ?Mais non, je veux le pluriel.— Mettez un % à la fin de chaque mot.— C’est un ronf jamais?A quand.Mais voilà derechef mon ennemi qui sonne, resonne et raisonne! Paul POIRIER rue nicury.n va, coure, se prenptrc, s a la [in ae enaque mot.— Ç est un il est partout et nulle part.Ou plu- nom composé, Monsieur, et je vou- Bloc -noies Une preuve nouvelle L’Assemblée législative de la province de Québec siège depuis le 10 janvier.Ce n’est qu’à la fin de la semaine dernière qu’a été distribué le projet de loi portant modification de la loi sur les accidents du travail.D’autres projets Importants sont dans le même cas ou même attendent encore l’impression.Le débat qui «’est engagé hier à l’Assemblée, les représentations faites au gouvernement par les deux groupes d’ouvriers organisés, suffisent à marquer, pour ne parler que de celui-ci, l’Importance et la complexité du problème posé pur le projet de loi sur les accidents du travail.Ces projets divers qui exigeraient tant d étude, sur le sen.% et la pui'- Val-J albert ' Le Progrès du Sagucnag public, a propos de Val-Jalbert, une lettre qui, tenant compte des rectifications de M.McNicholls, précise des faits intéressants.L’usine de Val-Jalberl est fermée, dit ce correspondant, depuis le 13 août; qu’elle ait été fermée par la Quebec Pulp & Paper Corporation ou par la Quebec Pulp & Paper Mills Limited, ça ne change pas grand’chose ù la situation.( Au lieu de 200 ou 225 ouvriers I usine n'en emploie fdus qu’une douzaine.Au lieu de 1,000 âmes que comprenait le village il n’y en a plus guère que MO.Et cela a tout l'air que les moulins ne rouvriront plus.Des officiers de la Compagnie l’ont dit; et d’ailleurs M.Me\'(chois le laisse entendre: il n’y a à peu près plus de bois et le marché de la pôle mécanique décroit et tend ù disparaître.Ixi compagnie n'expulsera pas les gens, c'est sûr; mais st l ou-vrage ne reprend pas, les gens qui restent encore seront bien obligés de jtarlir.Et comme résultat pratique ça ne change guère.il reste sur l’église une dette de $15,000.00.Im aussi milliers de piastres.Il n’y a là qu'une dizaine de propriétaires.Voilà les faits.Sans avoir l’imagination portée au tragique, ni le goût de jouer, suivant l’élégante formule du Soleil, au “Longfellow national’’, on admettra que ces faits ne sont pas gais.Mais nous attendrons pour formuler certaines des réflexions qui peuvent naître de cette situation la décision qui fixera définitivement le sort de Val-Jalbert.Comme .nous l’avons déjà dit, il ne s'agira ni de faire le procès du gouvernement, ni de se quereller On avait assez parlé dans le temps de cette visite de M.Forke à lord Byng.On allait même jusqu’à dire que te chef progressiste avait engagé tous les députés de son groupe.Sa déclaration d’aujourd'hui mettra-t-elle fin à ces racontars?LES QUARANTE MINUTES REGLEMENTAIRES Depuis un mois à peine qu’ils s’appliquent, les nouveaux règlements de la Chambre donnent déjà lieu à des complications.Un orateur qui est interrompu fréquemment, qui se voit couper à tout propos le fil de son discours, a-t-il droit à plus de quarante minutes?Le président de ta Chambre, M.Rodolphe Lemieux, opine dans ce sens.Il en appelle ù l’autorité de Bourinot.Il avait cité cet auteur, hier, en permettant à M.Malcolm de dépasser ses quarante minutes pour finir une phrase commencée.M.Malcolm avait été interrompu ù plusieurs reprises par des conservateurs et par des progressistes de l’extrême gauche.Aujourd’hui, pendant le discours de M.Dunning, comme les interruptions plenvaient et que M.Dunning s'en plaignait, M.Lemieux a rouvert Bnnrinot.en a cité quelques extraits; puis il a annoncé que st les mêmes tactiques continuaient, il ne pourrait refuser à l’orateur de parler pendant plus de quarante minutes.Conservateurs et progressistes oppositionnistes se sont tenus à peu près cois par lu suite.SYSTEME ETABLI qui a modifié lu constitution du temlskamlny and Northern Ontario Bailway afin de pouvoir comptabiliser à la façon du gouvernement fédéral.Pourquoi l'opposition exprime-t-elle ce blâme?Pour enlever un ministre des finances le mérite d’avoir réduit la dette nette de $106,000,-000.Mais le fait n’en reste pas moins que les contribuables canadiens ne paient plus d’intérêts sur une somme de $106,000,000 et cet autre fait que le Canadtcn-Nallonal rencontre lui-même les intérêts de ses obligations envers le public.Le ministre des finances n’a pas dû débourser un sou, cette année, pour , , .P° payer les intérêts sur ces obligU' lions.A tous les maux dont ils voient le pays affligé, les conservateurs proposent un seul et unique remède.C’est la panacée merveilleuse de la haute protection.Haute protection par ci et haute protection par là, haute protection pour remédier au chômage, haute protection pour attirer les immigrants, haute protection pour activer le commerce, l’industrie, les affaires.Tous les discours conservateurs sont pleins de la haute protection.Mais comment sc fait-il alors que le mot protection ait été si soigneusement évité duns l'amendement de M.Caban?C’est que cet amendement doit circuler dans les provinces de l’Ouest où l’on voudrait faire croire nu public que les conservateurs ont abandonné leurs idées protectionnistes.En tous cas les protestations conservatrices contre les réductions tarifaires de M.Robb devraient convaincre tous les progressistes que le gouvernement, apres tout, favorise un tarif bas.D'une façon générale les discours conservateurs sont de l’excellente publicité pour les Etats-Unis mais aux dépens du Canada.11 n’y aurait pas tant de Canadiens qui s'en iraient aux Etats-Unis si les conservateurs ne décrivaient ce pays sous des couleurs aussi favorables.Comme question de fait, le chômage augmente aux Etats-Unis alors qu’il diminue chez nous.iM.Dunning cite des chiffres pour l’établir.Quiconque a voyagé et observé admettra que la cultivateur des Etats-Unis ne se trouve pas dans une situation meilleure que le cultivateur canadien.Les progressistes réclame ut le maintien de l’impôt direct, l'impôt sur le revenu.Ils disent que cela réussit très bien en Angleterre.Il faut tenir compte tout de même qu’en Grande-Bretagne il n'y a •qu’un seul gouvernement pour tout le pays.Au Canada c'est le système fédératif et d’après le pacte constitutionnel, les provinces n’ont d’antre source de revenu que celle de l’impôt direct.Le gouvernement fédéral ne doit donc pas trop empiéter sur ce domaine.Cep end a ni il convient sic conserver l’impôt sur le revenu des compagnies.Cet impôt rapporte gros et Je trésor fédéral en a besoin.Toute la fin de sou discours, M.Dunning l’a consacrée à Mlle Mac* Phail.Celle-ci espère voir le jour où le Canada aura un gouvernement de groupes.M.Dunning considère que ce serait l’abomination de l'abomination.C'est pour se débarrasser d’un gouvernement de groupes que l’Italie s’est laissé imposer une dictature.Si l’on encourage ce système de gouvernement n'aurons-nous pas un groupe de manufacturiers, un groupe de fermiers, un groupe de catholiques, un groupe de presbytériens, un autre de méthodistes, etc.?II n’y aurait lias de fin à la série des groupes.Le système des partis pout présenter des désavantages niais ils sont Insignifiants en com- C’ETAIT UN M.Dunning, ministre des chemins de fer, a prononcé le principal discours de l’après-midi.M.Dunning est agréable à entendre parce qu’il y met de l’animation et même du feu.11 a la répartie facile et heureuse.Si ce n’était des quarante mi-coinmittion scolaire doit antes, il ferait probablement comme une somme de auelaucs autrefois, il susciterait les interrup-v lions pour le plaisir d'y répondre.M.Caban et presque tous les conservateurs qui ont parlé après lui ont reproché au gouvernement de ne pas ajouter la dette du Canadien-National à la dette du pays.M.Dunning leur répond que cette pratique n’est pas nouvelle.Ce n’est pas M.Bobo qui l’a établie.On a dit que M.Fielding inscrivait dans ses comptes les avances en argent faites au Canarlicn-National.M.Robb a fait ia même chose.Toute la dette'du Canadien-National envers le-Dominion fait partie de la dette nette du Canada mais la dette du chemin de fer en avec telle ou telle compagnie, mais 'ers le public n’« jamais été ronsi-de tirer d’une série de phénomènes dérée comme faisant partie de In économiques des leçons utiles.Les centenaires Seront, s’ils ne l’ont déjà été, célébrés, cette année, les centenaires de naissance de Monsabré, de Lasserre, du cardinal Perraud.Monsabré fut un quart de siècle durant le prédicateur de Notre-Dame de Paris, le cardinal Perraud siégea à l’Académie française, comme nu Sénat de l’Eglise, le nom d’Henri Lasserre restera à jamais lié à l’histoire de Lourdes.Il n’apparait point qu’aucun des directeurs de journaux qui ont paru si vivement s'intéresser au centenaire de Berthelot s’intéressent beaucoup nu rcntcnfdro de Monsabré ou de Perraud, ou même à celui de Lasserre.O.H.dette nette C’est le gouvernement conservateur de 1921 qui a pris l'initiative de cette pratique.En un seul trimestre de 1921, le gouvernement Meighen a garanti des emprunts du Canndien-Naiional au total de $61,-000,000, sans inscrire un seul dollar nu compte de la dette publique.Qu’elle soit suivie par un gouvernement conservateur ou bien pur un gouvernement libéral, cette pratique est-elle bonne?M, Dunning opine qu’elle est bonne puisque tous les régimes s’en sont accommodés.Et les gouvernements provinciaux suivent l’exemple du gouvernement fédéral.I,e gouvernement ontarien a In même comptabilité relativement à la dette de VUy-dm-Eltetrlc qui n’est pas ajoutée à la dette de la province.C’est encore le gouvernement ontarien paraison des désavantages qu’offr* / rail un gouvernement de groupe- / Un gouvernement do group/ c’est la négation même de la déirfo-cratie.Ce système donnerait nécessairement lieu ù des marchandages odieux et qui répugneraient a la population du Canada.ONT AUSSI PARLE M.Thomas Cantley, conservateur de Pictou, N.-E., n’a rien de militaire dans sa mine, li est pourtant colonel.H est industriel aussi, métallurgiste, fabricant d’acier, li parie donc des industries de l’acier et du charbon, exprimant le regret que le budget de M.Robb ne tienne pas compte davantage de leurs besoins.Il cite des chiffres, énumère Jcs haut-fourneaux éteints.Il suggère que l’on établisse un droit spécifique de $1.50 par tonne sur l'acier des Etats-Unis.La première phrase de son discours était une belle synthèse de l’ensemble; “This budget does not suit me.”.Le suave M.Hocken a versé quelques pleurs sur le sort de la famille McConachie.Il adjure le gouvernement de faire venir nu pays, par centaines de mille, des enfants des lies britanniques.Le Dr Bernardo fait une oeuvre méritoire et on de vrait l’encourager.Le gouvernement devrait aussi rétablir la subvention à lu Salvation Army.M.1L-E.Siiencer, fermier-uni de l’Alberta, a commencé son discours seulement.II le terminera demain.On ne peut voir encore s'il est pour ou contre le budget.Il b fait tout de même deux recommandations intéressantes.D’après des statistiques établies par la Child Welfare.Association.In mortalité chez les enfants de moins de cinq ans et la mortalité pour cause de materniié sont telles, que lo gouvernement devraif, sans retard, prendre des mesures remé-diatriees.La préservation de notre capital humain est la première chose qui importe.M.Spencer demande au gouvernement d’accorder aux Canadiens des provinces de l’Est et du Centre qui veulent aller s’établir dans l’Ouest les mêmes avantages qu’aux étrangers.NOS RELATIONS AVEC LES SOVIETS Saurons-nous jamais pour quelles raisons au juste nous avons rompu nos relations avec la Russie sovié tique?M.Heaps a rappelé un premier ministre que le 16 février il u fait adopter une résolution pour ia production de tous les documents se rapportant à cette affaire diplomatique.Le gouvernement a-t-il reçu une réponse du gouvernement impérial à ce sujet?M.King a répondu qu’il est très désireux de recevoir une réponse.Il regrette de n’en avoir pas encore Il enverra une nouvelle communication nu gouvernement impérial.M.IL IT.STEVENS Au premier rang des banquettes conservatrices, il y n deux places vides depuis le commencement de la session, celle de sir Hcnrv Drayton et celle de M.H.H.Stevens, celui qui déclencha l’enquête des douanes et qui fut ensuite pendant trois mois, ministre de M.Meighen.Sir Henry se remet, parait-il, de ses émotions de Winnipeg, sur quelque plage des mers tropicales.M.Stevens vogue actuellement sur l'Atlantique, en route vers Halifax ou Saint-Jean, il n passé quelques mois en Angleterre, à recueillir des informations, à faire des constatations relatives à notre im- ( S ni te à la page 2) VERS LES 30,000 ! » * déclarations «le Mgr Gauthier sur la prcsac à sen gation Les vingt premiers mille exemplaires de la feuille volante reproduisant, d’après le Devoir du 16 février, la substance des déclarations sur la presse jaune faites le dimanche précédent, à Sainte-Cécile de Montréal, par S.G.Mgr Gauthier, sont enlevés, el les commandes entament déjà un nouveau bloc de dix mille, dont nous avons ordonné l’impression.Mais que ceux qui veulent répandre cette feuille ne s’inquiètent point.Us auront à leur disposition autant «le feuilles qu’ils voudront.Qu’ils nous adressent leurs commandes: clics seront exécutées aussi tôt que possible et dans l’ordre même de leur réception.Cette feuille, de six pouces p«tr neuf, se vend .?3.00 les 5(H), •%').(K) le mille.820.00 les 5,000.Conditions spéciales pour les quantités plus grandes.Adresser toutes les commandes au Devoir (Service de Propagande), 336.rue Notre-Dame est, Montréal (Téléphone, Main 7460). LE DEVOIR, MONTRE A T TEMPI 1er MARS ?ULIJMK XIX Wo vu La session de Québec (suite de la 1ère page) tiens ordinaire* de la pratique des groupements de parti*'.Selon M.Bouchard, l’ouvrier de Québec ne recevra que 50% de ce que son camarade d’ôntario reçoit en indemnité.Nos lecteurs trouveront plus loin un résumé substantiel du discours de M.Bouchard et aussi de ceux de MM.Duplessis, Délisle, Blaln et T.-D.Boucnard sur le bill de Bacine, ainsi que du débat soulevé autour de certains amendements nu bill de Montréal proposés par MM.Plain, Tremblay et Bercovitch.Nous voudrions que le temps nous permît d’analyser tous ces discours très importants, mais malheureusement, il nous manque et il nous faut clore cette lettre si nous voulons qu’elle parte ce soir.M.T.-D.Boucnard a continué ses remarques à la reprise de la séance à dix heures et 80 et il a pane jus-au’à minuit et cinq.Cesi M.J.-E.Perrault qui a demandé l’ajournement du
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