Le devoir, 10 mars 1928, Section 2
'VoInmeXlX-NoSS.TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTRE AI, TELEPHONE: .Main 7460 larviee de mit: Rédaction, Main 5121 Administration, Main 6153 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal, samedi 10 mars 1928 DEUXIEME SECTION 20 PAGES IH» E iii l \ m s a k l/Mt rME —aîTSlfcL rmr r N.ALBErcr-DUPUIS -U/ce-P^cs/Dt/ir \ KARMAMD-OÜPUIS $EC-T#CSOXI£f} i A maison "Dupuis Frères" prend un peu figure de synlhk.M A-J OOOAC B ( Qmc revit Cirm r vj f ‘T ._________ sc commerciale.C’en scruifasser pour retenir l’atten- •Mm*' tion d’un économiste ou d’un tenant de la géographie humaine”, disait M.Emile Benoist, du "Devoir”, en ouvrant sa série de “monographies économiques” par une enquête sur cette grande maison canadien ne-française de l’est de Montréal, qui fête cette année sou soixantième anniversaire de fondatiou."Par sa formidable organisation de distribution nu détail, cette maison est en contact avec le grand public et partant elle est plus à même de retenir l’attention de tous”, poursuivait notre collaborateur.# Une belle page d'histoire "Cette maison est en même temps l’un des principaux débouchés domestiques pour un grand nombre de producteurs proprement dits, puisqu’elle se livre H la vente au détail d’à peu près toutes les choses nécessaires à la vie.Son commerce porte un peu, comme qui dirait, sur les trois besoins primaires de l’homme: le vêtement, le logement et l’habitation (l’ameublement),” ajoutait M.Benoist Paire l’historique même abrégé de la maison Dupuis c’est écrire l une des pages les mieux remplies de l’histoire du Canada fronçais dans le commerce.Le nom Dupuis s’identifie avec notre progrès commercial.Tous les mouvements d'affranchissement économique dans ce domaine ont été suscités, provoqués, appuyés et prolongés inlassablement par cette institution.L’histoire do ces soixante années pour Dupuis Frères c est la glorification de l’énergie aux prises avec tous les ohsta-clés, 1 ascension constante et admirable de Jeunes gens sans fortune, partis d’en bas pour monter vers les sommets; une démonstration consolante de ce que peuvent faire l’honnêteté et J© travail.Les faits sont les faits et il convient de rendre hommage aux homme, avisé, dont l’intelligence, la claire vue et la con- fiance dans l’avenir économique du Canada français ont assuré la fondation de “Dupuis Frères”, scs progrès rapides et constants et un avenir prometteur de réalisations encore plus brillantes.L’est un démenti à ceux qui voudraient encore soutenir que les Canadiens français n’ont pas la bosse des affaires.C'est un coup de fouet aux indécis, aux inquiets, aux sonneurs de glas ou de fausses alarmes.C’est une leçon pour notre jeunesse et un stimulant pour tous ceux que préoccupe l’avenir économique des Canadiens français.Montréal en 1868 \ La maison Dupuis s’est développée avec la m MîPPRffONTAINf m métropole.En 1868 la rue Sainte-Catherine était un faubourg éloigné et constituait la limite extrême-nord de ia ville.Au delà s’étendaient les champs en culture, les vergers, les paisibles pâturages.Plus nu nord, au pied du Mont-Royal, s’élevait i’Hdtel-Dieu où l’on avait accès par le “chemin du roi”.La basse ville comprenait les quartiers d'habitation et le commerce de détail sn faisait presque exclusivement sur la ruo Notre-Dame qui portait alors trois noms, empruntés des faubourgs qu’elle traversait.Montréal comptait environ 90,000 habitants.l,a population totale du Canada n’atteignait pas les trois millions.Les Importations de nouveautés sc chiffraient à 12 millions pour notre ville et 21 millions pour tout le Canada.La valeur immobilière de ia métropole était cotée à 4â millions de dollars.Mais revenons à la maison Dupuis et racontons brièvement sa naissance, ses humilies débuts, sa progression constante et inin-terrompue vers d’éclntants succès.Au printemps de 1868 un tout Jeune homme, arrivé depuis peu à Montréal, établissait sur la rue Ste-Catherlne, deux portes & l’ouest de la rue Montcalm, une modeste maison, pompeusement baptisée: “magasin de nouveautés”.C’était le premier du genre établi sur la rue Ste-Catherlne est Le fondateur, Joseph-Naxalre Dupuis, né à Salpt-Jac-ques de l'Achigan, venait de perdre son père .NARCISSE J p«CôiOeh,r qui lui avait confié à lui, l’aîné, le soin de ses sept frères et une soeur.II avait peu de capital, mais courageux, tenace, conscient de ses responsabilités, doué d’une activité inlassable et d’un sens des affaires exceptionnel, il vit bientôt son commerce progresser rapidement.Le développement prit mémo une telle allure que deux ans plus tard, en 1870, il lui fallut chercher un nouveau local plus vaste situé à deux portes à l’est de la rue Amherst.Confiant dans l’avenir Pendant ce temps la métropole n’était pas restée stationnaire.La population s'étendait vers le nord gagnant graduellement In ville haute vers la rue Sherbrooke et abandonnant la basse ville au commerce.La maison Dupuis devenait ainsi plus cen-(.Suttc a la page S) VOLUME XIX — No 58 :^ .Aujourd’hui, l’est de MontréaLest prospère et animé: il a sü vie propre, ses théâtres, ses cafés, ses cinémas, ses magasins élégants.Une clientèle nombreuse et fort à l’aise y trouve en abondance tous les produits nécessaires à la vie, èt ceux plus appréciés encore qui font mieux que la soutenir, -— qui l’embellissent et la font joyeuse.Nos marchands de l’est, groupés en leurs intérêts communs, ont obtenu par leurs représentants qu’un système amélioré de nos transports puisse mettre ce quartier en communication avec tous les points de la ville.Des magasins de premier ordre sollicitent mhintenant la clientèle.L’est de Montréal a un cachet français moins prétentieux sans doute que notre ouest fastueux, mais qui respire l’aisance, la bonne humeur, ce trait particulier qui distingue notre race et mêle un brin de sentimentalité aimable aux considérations les plus pratiques.Député de Saint-Jacques depuis une dizaine d'années, — un tdre que je prise au-dessus de tout parce qu’il est l’expression dune sympathie populaire que je veux m’efforcer de mériter sans cesse, —- j’ai parcouru en tous sens les rues qui composent tout ce quartier; et la population m’en est familière.(/est sur elle, qu’on doit compter pour assurer les procrès de l'est.Que celte population continue d’être fidèle et loyale aux intérêts du quartier qu’elle habite! Qu'elle ne sc laisse pas séduire par les lointaines attirances, parce snobisme qui en gagne quelques-uns defcvouloir chercher ailleurs ce qu’on peut trouver près de soi.Les magasins de l’est sont parfaitement outillés, offrent à des conditions avantageuses un choix parfait de tous les produits.Qu’on ait à coeur de conserver dans ce quartier la belle activité qui l'a animé dans ces dernières années.Non que nous voulions que Montréal soit fractionnée en différents quartiers qui demeurent étrangers les uns aux autres: il est nécessairement des intérêts communs à la ville entière et dont on ne devra pas se dissocier.Mais nous parlons des habitudes courantes, de la clientèle quotidienne, de la vie de chaque jour.Qu’on soit fier de l'est avec sès vas miques.Ce sont les souhaits que forme, en celte occasion, celui qui, ne dans lest montréalais il y a.un certain nombre d’an- nees, 1 a vu grandir avec joie, ressent vivement la reconnaissance qu il doit à sa population de l'avoir désigne comme un de *es interprétés dans la vie publique, et veut que cette partie de Montréal reste aux premiers rangs de notre vie commerciale.Fernand RINFRET député de Saint-Jacques, Secrétaire d’Etat.Les Pères Oblats apôtres du Faubourg Québec En pays de mission — Une bicoque transformée en chapelle devient l’église Saint-Pierre — avec l’“argent du bon Dieu” — d’où rayonne un ministère des plus féconds — Les Pères amis de l'ouvrier DEUX GRANDES OEUVRES: LA TEMPERANCE ET LA ST-VINCENT-DE-PAUL 11 serait bien difficile, pour ne pas dire injuste, -de parler de l’est de Montréal sans faire une mention spéciale des Oblats de Marie-Im-maculée.La Congrégation des Oblats a été fondée en 1816 par Mgr Charles-Jo-seph-Eugcne de Mazenod, évêque de Marseille.En présence des ruines amoncelées sur la France par la Révolution ce saint évêque fut pris d’une émotion toute sainte et toute apostolique: les Ordres religieux ont été bannis de la France, il faut, ttans la mesure du possible, les y remplacer; les âmes se perdent, il faut les sauver; l’Eglise est désolée, il faut la consoler.De ces saintes pensées naissait la Congrégation des Oblats de Marie-lmma-cidée et, sans tarder, elle se mettait, avec un esprit apostolique qui confinait à l’audace, à l’oeuvre immense et ardue de la régénération de notre ancienne mère-,patrie.Durant dix ans ses quelques apôtres évangélisent villes et campagnes.Sous l’impulsion et à l’exemple de leur fondateur ils déploient une activité qui ne connaît pas le repos, et Dieu.manifeste son approbation en bénissant abondamment leurs prédications.Dix ans se .sont écoulés depuis 1816 et l’on en est â l’année 1826.Le vénéré fondateur se rend âRo-mie pour solliciter l’approbation de ses règles et constitutions.11 prie avec ferveur et confiance pendant que le Saint-Siège délibère.M'empêche pas qu’il est lui-même heureusement surpris lorsqu'on suent l’informer que le Pape Léon XII ne s est pas contenté de donner à la jeune congrégation un décret laudatif mais qu’il a bien voulu lui accorder une approbation juridique et définitive.IL Y A 60 ANS aussi grand nombre que possible et l’on pourra affirmer, sans même asoir à le prous'cr.que les églises paroissiales ont été Te salut de la race et de l’Eglise canadienne.En “pays de mission” “Le faubourg Québec” est donc, en 1848, c’est-à-dire à l’arrivée des Oblats à Montréal, ce que l’on peut appeler “pays de mission’’.Les missionnaires ne s’effraient pas pour si peu: In prière et la prédication sur les lèvres, la confiance dans le coeur et la croix sur la poitrine, ils se mettent résolument à l’oeuvre.Une pauvre bicoque est transformée en une pauvre chapelle et les gens du faubourg semblent surpris eux-mêmes de ne pouvoir pas résister aux appels des Pères qui prient, prêchent, confessent, célèbrent, visitent et témoignent à tous une sympathie et une affection qui-touchent et gagnent tous les coeurs.De tout t’est, c’est-à-dire, (te Saint-Jacques à Hochela-ga, territoire immense sur lequel ne se trouvent que quelques chapelles desservies par les Messieurs de Saint-Sutpico, ils accourent vers la pauvre chapelle des Pères.La Providence manifestait donc sa volonté: il faut construire une église.Mgr Bourget ne pouvait juger à l’encontre de Dieu pt II voulait lui aussi une église sur la rue Visitation.Ce que voyant, les Pères ne croient pouvoir hésiter.R n’y a pas d’argept dans la caisse mais Dieu en fera descendre par ses moyens à Lui.L'église Saint-Pierre est donc bâtie et payée avec l’argent du bon Dieu.Par exemple, il serait peut-[ être osé de dire que les Pères n’y ont pas mis de l’argent de leur Congrégation, puisque avant l’année 1900.l’église Saint-Pierre n’était pas paroissiale et, par conséquent, ne jouissait d’aucun revenu paroissial tels que ceux des mariages et des sépultures.Les Pères ont-ils eu tort d’escompter ainsi les largesses du bon Dieu?Non, et leurs successeurs les bénissent d’avoir ainsi élevé à la gloire de Notre Seigneur, et au salut des âmes, un temple dont disait un évêque de Frante, lors du Congrès eucharistique de Montréal: “Voici une église".S’il y a comparaison dans cette parole, comme il y a de l’odieux dans toute comparaison, (pie le bon évêque en porte la responsabilité.Foyer de chaleur et de vie L’église est un foyer qui projette autour de lui lumière, chaleur et vie.Les Oblats l'allument et l’attisent dans le “Faubourg Québec”, bien y est négligé: on enveloppe dans un inlassable zèle tous les âges et tous les sexes.Des associations et des confréries pieuses, des congrégation sont fondées: congrégation de dames de Sainte-Anne par les mères et les épouses; Congrégation de la Sainte-Vierge nom- les Quand vous recevez ECOUREZ aux glus habiles chefs de Montréal pour Nos succursale» Succursale de l’oueat 364-6 Ste-Catherine ouest Tel.: Lancaster 1809 Succursale d’Outremont 5718 avenue du Parc Tél.: Crescent 2631 Succursale de Weslmonnt 4901 Sherbrooke oneat Tél.: West.7909 Drax Restaurants français authentiques vous aider à obtenir un plus grand succès.Quelle que soit la circonstance: NOCES, RÉCEPTION, THÉ, BANQUET, ou simplement PETIT DÎNER, notre personnel vous arrangera tout cela, avec ce doigté artistique qui est sî essentiel.La plupart de nos employés ont acquis une vaste expérience dans les capitales de l’Europe, Leurs connaissances sont à votre service.Des milliers de nos clients qu’il nous a fait plaisir de servir nous ont exprimé leur confiance et leur satis-faction absolue du service que nous leurs avons donné.M%ti 364 12M rue 8alnt-D«iU ro« Sainte-Catherin* UMlfÉÈ J 284 rue Saint-Denis - Montréal Département de» commandes: Ksi 2H0* m SKSS! SsÿKîSS .S"'*****.«il La Compagnie PERRIN GLOVES of Canada Limited co PRESENTE SES NOMMA CES à la rnaimn LIMITEE à Voccasion de son S.G.Mgr IGNACE BOURGET — Sa Grandeur était évêque de Montréal en 1868 depuis 28 ans.La ville comptait alors dix paroisses.La congrégation des Oblats reçoit donc l'estampille de l’Eglise le 17 février 1826, et avec elle les bénédictions d’en haut qui lui donnent une fécondité toute divine.Bientôt elle essaimera par le mo’nde entier et elle couvrira les cinq continents de l’univers.C’est fait, la congrégation des Oblats n’est plus seulement en Europe, mais on la trouve en Amérique, en Asie, en Afrique et en Océanie.L’arrivée des Oblaia En Amérique c’est le Canada, c’est le diocèse de Montréal, qui reçut les prémices de la congrégation naissante.En 184t Mgr Ignace Bourget, de sainte mémoire, rencontre à Marseille Mgr de Mazenod! 8'H1 encore dans trop de foyers.1) .i'rge pour les nommes mariés; Congrégation également (te la Sainte-Vierge pour les jeunes gens; Congrégation de Marie pour les jeunes filles; exercices du premier vendredi du mois; arehi-confrérie du Saint-Rosaire; conférences de Saint-Vincent de Paul.Oui avec tout cela et par tout cela le feu est réellement dans le “Fmi-, l>°urg Québec” qui se bonifie à vue j d’oeil.Pourtant le “Faubourg Québec” est un centre ouvrier et, il fai,t bien le reeonnaitre.il court les dangers de sa condition, voire même il en commet le mal et en subit tes désordres.I/intempérance s’y est Quelque peu atténuée, mais elle rè- JUBILE de DIAMANT JNous avons le privilège de compter parmi nos [dus anciens clients la maison Dupuis Frères, où vous trouverez toujours un assortiment complet des gants “Perrin’U wastes possibilités écono- a .xi es»! VUE jDE MONTREAL 1868.efttamp* de l’époque.priée dS'U rivé «ad, d’après une ri* h malmn Dutntla FrTrN) et l’entente est conclue entre eux deux: cinq Oblats se rendront sans retard à Montréal.C’était le 3 décembre 1841 que Mgr Bourget bénissait ces cinq religieux et leur mettait au coeur l’espoir de voir leur congrégation sc recruter rapidement dans son diocèse, espoir qui s’est si bien réalisé.Il lui donnait sur l’heure le jeune abbé Dan-durand, décédé en 1921 à l’âge de cent deux ans et le diocèse de Montréal est dans le monde entier celui qui a fourni à la congrégation le plus grand nombre d’Omatx: bénis soient Monseigneur Bourget et ses généreux successeurs! En 1848, Mgr Bourget regardait d un coeur angoissé la partie de sa viile épiscopale que l'on appelait déjà le “faubourg Québec”.La population y était dense et pauvre de toutes les manières.Les Obhits ont pour devise “Il m’a envoyé évangéliser les pauvres”.Ils seront donc sur le terrain à eux marqué par l’Eglise au milieu de ces pauvres gens.Mgr Bourget passait tout de suite à la réalisation de son projet: les Oblats étaient localisés au centre du champ à cultiver, sur la petite rue de la Visitation.Quelle est à cette époque la situation de la ville de Montréal quant à l’organisation paroissiale?pays tout entier est neuf: c’est à peine si son peuple n’est pas encore simple peuple de rotons; les colleges classiques sont rares et très peu fondés; sont assez clairseihés les parents rjui ont les moyens de faire ¦donner à leurs enfants les avantages d’un cours d’étude qui conduit au sacerdoce.Résultat inéluctable de tout cela: l’organisation paroissiale n’est (tu’à l’état embryonnaire.De fait, l’église Notre-Dame est la seule église paroissiale qui existe dans la ville déjà assez populeuse de Montréal.Les Messieurs de Saint-Sulpice se livrent au saint ministère avec tout leur zèle et tout leur dévouement, mais il est évident que oe dévouement et ee zèle ne peuvent pas faire face aux nécessités qui s’imposent et qui ont trait au salut des âmes.Dès que les rInconstances le permettront, Mgr Bourget fondera des paroisses en faut la détrôner et c’est ce que font les Pères par leur admirable société de tempérance, restée modèle des sociétés de cette espèce et qui en core aujourd’hui étend ses ramifi-calions dans te grand tout Montreal: qui ne connnit la société de tempérance de Saint-Pierre et qui ne sait le bien qu’elle a fqit dans notre ville?Qui ne sait les larmes qiiVIle a essuyées et le bonheur qu’elle a replacé dans maints foyers désolés! N’hésitons pas à croire et à proclamer que la Société de tempérance et les Conférences de Snint-Vineent de Paul ont été dans le "Faubourg Québec” les deux organisations les plus efficaces dans la régénération sociale et religieuse de nos concitoyens.Dieu en soit béni! Les gens du Faubourg savent, (inns l’élan d’une juste reconnaissance.dire que les Oblats de Saint-Pierre ont été les amis dévoués et généreux de leurs chers ouvriers.Des écoles pour les petits L’enfance ne pouvait pas n’être pas l’objet de l’affection des Pères.! A leur arrivée dans le Faubourg et sur le territoire actuel de la paroisse Saint-Pierre, il n’y avait comme maison d’éducation que l’externat des Dames de la Congrégation aujourd’hui Académie Visitation! (>t externat n’était que pour les petites filles et, donc, les petits garçons étaient privés, ou à peu près complètement privés, de maisons d instruction et d’éducation.C’était sérieux et les Pères ne pouvaient manquer d’y voir et d’y aller avec tout leur dévouement.Ils ouvrirent tout d’abord une petite école à l’angle des rues Visitation et Sainte-Bose; un peu plus tard cette petite école s'agrandissait et devenait "La maîtrise de Saint-Pierre.Encore plus tard cette "maîtrise” est devenue trop exiguë pour héberger les nombreux enfants qui se présentent: violenti rappiens tllud.Que vont faire les Père* en présence de ce flot envahisseur et envahissant?il n'y » pas à hésiter.Felicitations et succès à Dupuis Frères à Voccasion du Memo anniversaire d'existence de leurs grands magasins.Le Soulier Elégant LE SOULIER pour damp?spulrinenfc —répond bien aux exigences de la mode du jour et, à cause de cela, 11 est recherché par les personnes Que pénètre la secrète intuition du beau (et du bon) et Qui éprou vent une véritable jouissance à être bien et élégamment chaussées.EXIfl-EZ-LE CHEZ GAGNON & LACHAPELLE MANUFACTURIERS DE CHAUSSURES 55, RUE KENT - - - MONTREAL I i I * • .¦% ! Ai m ¥- * .' pÉifitU V habitée par une population essentiellement canadienne - française, d’où lui est venu le nom de “faubourg Québec” qui subsiste encore de nos jours, — portaient cependant des noms anglais; ainsi la rue Maisonneuve nit primitivement la rue Sydenham, la rue Plessis s’appelait Durham, etc.Bien avant que ces noms fussent changés, nos pères les avaient cependant francisés et on entendait dire couramment: rue Sittonne, Sldlamme, Daromme, etc.Plus tard quand il s’est agi de corriger cette anomalie et de choisir des noms nouveaux, est-ce intentionnellement ou simple caprice du sort — îe hasard a parfois de ces ironies, — le nom du chemin Col-borne fut changé pour celui de De-lorimier, substituant ainsi au nom du bourreau, celui de sa victime.* Ÿ * A l’époque où la famille Cusson vint y demeurer, la rue Sainte-Catherine est était tout à fait résidentielle et formait pour ainsi dire, l’extrémité nord de la ville; ce n’était presque pas bâti en haut de Sainte-Catherine; la rue Sherbrooke même n’allait guère au delà de la rue Amherst; au nord, s’étendaient des prés verts à perte de vu.C’était la même chose entre la rue Parthenais et le chemin Papineau, devenu rue depuis, mais qui était alors simplement ce qu’on appelle aujourd’hui une “descente” ou une “montée” suivant les circonstances et la situation des lieux.Plus loin cependant, toujours rue Sainte-Catherine, existait un autre groupement d’hahitations à partir IL Y A 60 ANS t o uT îc f truc s* D 0*11 r vida H r'v 'Z f ' "'oc poVr 8e tprnuner dans l’ouest, A chnndise nniir fnir.« r ilirr.SV"!| ' * ,i'rup ^bomedey, près du Forurn ac-chnndise.d™ Kll, rompu» rim.ltt* .m méros.En 1880, le rue Sainte-Ca therine s’était sensiblement peuplée et comptait 1822 numéros.A.G.L’HON.P.-J.CHAUVEAU, premier ministre de in province de Québec de 1867 à 1878.de Fullum Jusqu’aux bureaux de la Montreal Tramway qui s’appelait la Cita Passengers Co., lors de l’inauguration du premier tramway électrique à Montréal en 1891 et même auparavant du temps des'premiers petits chars à chevaux.M.L.-A.Cusson se rappelle avoir été à une école, rue Fulium, dont le directeur était M.H.-O.Doré, père de M.Victor Doré, .professeur à l’université de Montreal et contrôleur des finances de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal; cette école était la dernière à l’extrême Est du Montréal du temps; c’est aujourd’hui l’école Meilleur.Il y avait bien encore plus à l’est le village distinct d’Hochelaga; mais ce n’était plus Montréal.La rue Sainte-Catherine est fut le berceau du grand commerce de détail canadien-français: en 1878 on y comptait quelques maisons canadiennes dont la plupart sont ou disparues ou transportées ailleurs, à l’exception de la Maison Dupuis qui avait alors déjà dix ans d’existence; c est dire que lors de l’ouverture du premier magasin Dupuis, un manquaient, 4peu à !’.oues{ d?la Amherst, cet-suppléait.Partie n était encore qu'un fau-bourg éloigné.C’est cependant dans ce bout de quartier, alors peu fréquenté et jouissant encore moins de la faveur des gens aisés que la plupart de nos grandes entreprises commerciales canadiennes-françaises ont débuté, il y a 30, 40 ou 50 ans.La Maison Charles Desjardins, transférée depuis 1908, rue Saint-Denis, près Sainte-Catherine, a eu ses modestes débuts aux envi-rons de chez Dupuis en 1877.La Maison N.-G.Valiquette, établie en 18J_ occupait à sa fondation l'immeuble même du présent magasin Dupuis.Autrefois, à l’extrémité de la rue Papineau, aujourd’hui transformée en place publique, s’élevait le marche Papineau, qui fut comme le marché Saint-Jacques, encore exis-tan», un endroit de grandes assemblées populaires.Les grands ora-teurs du temps, les Mercier, les Paillon, les Chapleau, les David, et autres, y portèrent la parole en plusieurs circonstances.L’Est de Montréal peut s’honorer de nos jours d’une figure bien connue dans la métropole et à I étranger; en effet, le premier ma-gistrat de notre ville, M.Médéric Martin, a vécu ses premières années rue Sainte-Catherine, entre Champlain et Papineau.Bien avant de fouler |e parquet de l’hôtel de ville, le jeune Médéric fut d’abord messager au magasin Dupuis Frères.* * # Ayant résidé plus tard rue Saint-André, puis Saint-Hubert, dans la paroisse Saint-Jacques, âl.Cusson, continuant l’évocation de souvenirs plus anciens, mentionne incidemment que le premier mariage qui eut lieu après l’érection canonique de cette paroisse, en 18G6, fut celui de M.Jean Thompson, premier sténographe français à Montréal, à Marie-Louise Mailhot, nièce du notaire Denis Papineau, fondateur du bureau qui est aujourd’hui le bureau Morin & Morin.Mme Thompson était une parente de la famille Cusson.Revenant à des souvenirs plus récents.remontons maintenant vers la rue Sherbrooke, rue des clubs et des résidences les plus sélects, rue du parc Lafontaine, etc.Nous avons dit précédemment qu'il y a un demi-siècle, toute cette partie au nord de la rue Sainte-Catherine n était qu’un terrain vaste, M.Cus-son lui-même, dans son enfance, est allé bien des fois mener paître les vaches à l’endroit précis où se trouve maintenant le Cercle unlversttai-rc,.Il n’y a pas trente-cinq ans, à I emplacement du porc Lafontaine se trouvait une grande ferme, ia ferme Logan.La ville acheta ensuite ces terrains et plus tard fit faire les travaux d'embellissement que nous voyons aujourd’hui: les environs du parc sont maintenant l’un des plus beaux sites d’habitation et aussi des plus recherchés.L’ouverture de la rue Sherbrooke dans le quartier Hochelagn, reliant ainsi 1 extrême est, est cependant plutôt relativement récente.La négligen-ce ou le retard dans l’exécution de ces travaux, pour des raisons quelconques ou supposées raisons ont beaucoup paralyser le développement de toute cette partie Est.Il y eut autrefois à proximité de la rue Sherbrooke actuelle, du côté sud entre les rues Delorimicr et Parthenais, des fourneaux à chaux, des briquades”, une fabrique de câbles de chanvre, et de pipes de plâ-tro; do nos jours, tout cela est disparu.Suf la rue Sherbrooke est m dres-sent maintenant un grand nombre d’édif ce.Important,; mentionnons 1 hôpital Notre-Dame, transférée là depuis 3 ans â peine; la Maison des étudiants, l’Ecole normale Jecoi ¦*>>>>>> >>>>>>>>>>»>>>>>>>>¦¦>>> ^ t Cartier, la Fédération ^ nationale Saint-Jean-Baptiste, le National, à lieux pas, sur la rue Cherrier, la bibliothèque municipale, fondée en 1913, et de date plus récente, le Cercle universitaire, qui occupe un site remarquable.Le Cercle universitaire fut fondé en 1918 rue Saint-Denis, déménagea en 1921 rue Saint-Hubert, à l’endroit où vécut auparavant sir Alexandre Lacoste; en 1925 le Cercle devenait propriétaire de l’immeuble actuel autrefois propriété de sir Rodolphe Forget; il se portait acquéreur, vers le môme temps d’une petite maison voisine ayant appartenu à une famille Dupuy depuis près de cent ans.Le site du Cercle et tous les terrains environnants faisaient partie d’une grande ferme s’étendant au nord jusqu’aux voies du C.P.R., dont le propriétaire aimait, parait-il, à lever le coude plus souvent qu’à son tour — il n’y avait pas dans ces temps arriérés de Commission des liqueurs pour inciter les gens à la tempérance.Chaque fois que notre homme avait trop soif, c’était une parcelle de la terre qui y passait, souvent à un prix ridicule.Souhaitons la continuation et l’accélération du progrès de la partie eanadienne-française de Montréal; ajoutons que le Devoir, qui s’est toujours appliqué à réclamer justice pour cette partie de Montréal qui n’est pas précisément gavée par les administrateurs municipaux et autres, peut h l’occasion du présent numéro spécial de notre journal, mettre quelque fierté à passer en revue les progrès auxquels depuis sa fondation, il n pu contribuer pour sa part et de la façon la plus désintéressée.D.C.N.IL SOIXANTE ANS Voeux de prospérité à la maison Pour dames et fillettes, les" plus beaux et les meilleurs chapeaux — FEUTRE, SOIE, PAILLE, VELOURS, ETC* SONT FABRIQUES PAR CANADIAN HAT M'NUFAC U ING COA'PANY LTD haurnlsseurs de la Maison Dupuis Frère», 1006, Côte du Beaver Hall _ Montréal Succursales à St-Jean, N.-H., Québec, Ottawa, Toronto, London, Ont,, Winnipeg et Vancouver Cravates-Mouchoirs-Robes de chambre de Etablis?Haute Fantaisie Félicitations et voeux de tuccès à la maison qrrf célèbre son Jubilé de dto> mont.Paul Olmer & Cie PARI S-FRANCE Fournisseurs de Dupuis Frères Costume du matin avec veste flottante.Jupe en toile noire à rayures blanches.Veste en (lanellc blanche, avec bande# et revers en velours.-¦ .^ LE JOUR DE LA NOTE Le mari.— Chaque fol# que Je te vol» avec une de tea nouvelles robes stupide».Je me tords! La femme.— Tant mieuxI Je lea mettrai dorénavant le Jour où la couturière enverra sa note.•KALI-KOLA” 1er prix DEMANDEZ PARTOUT ET BUVEZ TOUJOURS Exposition Rome 1924 "VDIY” Médaille V>>-> »> > >>»->-»»¦>¦> >)>»>>>>» »-> > >> »»» >»» » >-> >>»» >.>»»>» >>»>>>»>>>>>»>>>>>>>>>>>¦>> >»> > > ?»-»>»»> >>*>>>>, VOLUME XDC — IfP n 2ième SECTION PAGE 6 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 10 MARS 1928 Embellissons l’Est Lfcciriaxne des représentants publics — Emparons-nous 'fflène et la construction — La question de l'exposition.tiTl&me flea représentants ; de la propriété — L'hy* Plantons des arbres —* L IL Y A 60 ANS Mo somit-11 permis* dès le début, d’offrir mes félicitations au gemmai “Le Devoir” pour l’excellente initiative qu’il a prise de préparer un numéro consacré nu progrès de l’est de Montréal?Une telle initiative lui appartenait de façon toute partieuliè-roî car les gens qui lisent ne peuvent s'empêcher de constater la défense soutenue des intérêts de l’est, du commutateur des affaires municipales.M.Louis Dupire comme les suggestions opportunes du curonfqueur municipal, M.Clarence Hogue.Bien des choses sont nécessaires au développemeut et au ' progrès do l’est de Montréal; mais il y en a d’essentielles comme par exemple le civisme des représentants publics de cette in té- ; rossante partie de la métropole et la diffusion intense des jour-Aaux qui font campagne pour l’amélioration des conditions gé-iiémln» de l’est* afin de secouer l'aiNitlüe fort explicable d’une po-AMilation dont pas môme vingt pour cent n’est propriétaire du logis mi’elle habite.L’est de Montréal ayant existé bien avant la codification dtes règlements de construction, un trop grand nombre d’imhi-tations ne rencontrent plus les exigences de l’hygiène pour faire U H SOULIERS ET BOTTUSES DE NOS ELEGANTES.Souvenirs d’un ouvrier du “petit banc” Huand M.Bernier fabriquait des chaussures à la main — Apprentissage sérieux — Un gros salaire! — La grève — Cliente distinguée — Les fabricants renommés — L’apparition de la “Goodyear” \ous fuites un numéro spécial sur l’Est, nous dit un vieil ami; j’espère que vous n’oublierez point Bernier, le vieux marchand de chaussures.Vous n’avez probablement connu que (le Bernier à cheveux grisonnants, qui achevait sa carrière en fournissant de bottines et de claques avocats et Juges, et que la construction du nouveau Palais de Justice devait chasser vers le haut de la ville.Mais 11 y a quarante et quelques années, Bernier était le fournisseur de toutes les belles dames du Montréal canadien-françals.Il vendait la chaussure française Importée, il fabriquait à la main, avec le cuir importé, veau ou chevreau, avec les meilleurs le» logis insalubres, il faudrait d’abord des représen üblics sachant ce qu’ils veulent et où ils vont et mie colla-Iboration généreuse des autorités provinciales pour dédommager, !par des octrois conjointement avec la ville, les propriétaires de «m logis, octrois échelonnés en diminution graduelle pendant un ijaotnbre déterminé d'années, pour en arriver ensuite à la démoli-itfon pure et simple des habitations impropres ù leur destination, «t dont les propriétaires n’auraient pas jugé ù propos de se pré-’Vfiloir des octrois pour démolir.Cette méthode a été employée pur le gouvernement provincial fl y a quelques armées pour faire disparaître un certain nom-Tbtc de bars et il me paraît le seul équitable et propre à donner des résultats.Les montants dépenses par les autorités provinciales et municipales pour supprimer les logis malsains seraient récupérés au centuple par la diminution des frais d’hospitalisation et du e et par la conservation, ù la société, de vies précieuses t la perte émeut les dirigeants.Je me demande même si nous n’obtiendrions une contribution matérielle importante, dans une campagne bien menée, des compagnies d’assurance-vic qui, toutes, ont intérêt à voir diminuer la mortalité.Un autre aspect du même problème consiste dans le nombre restreint de propriétaires ù Montréal.Pas même 20% des residents habitent un logis leur appartenant; et cette situation est une des causes de cette apathie déplorable (pie l’on constate trop souvent lorsque les questions d’ordre public se discutent.Les résultats désastreux de certaines entreprises publiques et privées do logements dits logements ouvriers vendus ù tempérament nous engagent ù être prudents.Mais il devrait y avoir une formule économique à trouver qui permettrait ù un plus grand nombre ; cuirs de chez nous, les plus éiègàn-de contribuubles de devenir propriétaires, suscitant par le fait tes chaussures.Il n'était guère de même un esprit civique plus agissant en créant plus d’intérêt à mariage ou de fête mondaine qui la chose municipale, chez un plus grand nombre.Certaines compagnies d’utilité publique semblent par trop négliger l’est de Montreal.On nous promet avec la construction du Pont et du Stad,—deux importants facteurs de progrès pour l’est, — d’augmenter ie nombre des lignes de tramway et d’en prolonger plusieurs, telles Delorimier, Rachel, et.: Attendons ces amélioration^ avant de nous montrer trop sévères; au besoin faisons les pressions nécessaires pour que les promesses deviennent des réalités le plus tôt possible.Après avoir parlé d’hygiène et de transport parlons maintenant d’embelliascmeut.La plantation d’arbres ornementaux devrait être entreprise de façon systématique à commencer par les rues où les trottoirs ne sont pas encore permanents, pour n’avoir pas à les démolir ù peine construits.Les abords du nouveau pont à la rue Delorimier pourraient être enjolivés en y semant de la verdure, des plantes grimpantes comme celles (pii ornent j la chaussure à Montréal.Mais je ne Vancienne.prison autour des entrepôts monies et gris qui s’y i ÎHJ?.de Montréal.Je suis né à trouvent et en faisant disparaître les bicoques inhabitées que aLcD0I’o l’on y voit et qui serviront, si nous n’y prenons garde, de boîtes à “hot dogs”, à patates frites et à gomme ù mâcher.II faut que l’étranger qui pénétrera dans un quartier essentiellement cana- ‘ fleure et on finissait tard; et si Je U ordre et de propreté et qu il soit convaincu de notre respe ct paraissais lambiner un peu, mon pour un endroit ou s est écrite une page de notre histoire dont ; patron me criait: Tu nos manger témoigne le monument aux patriotes qui s'y élève.Ce n'est pas | de la chandelle, à soir! Ce qui voir en pénétrant dans notre du Grand-Tronc que nos favorable.Depuis nombre d’années il est question d’une exposition pour Montréal.La chose est à l'étal ]>erpétuel de projet.Toronto a son exposition et Québec a la sienne.Toutes deux réussissent.Pourquoi Montréal n’utiliserait-elle pas le parc coûteux de Maisonneuve, dont l'Université de Montréal n'a pas voulu, pour y tenir une exposition digne de ce nom et digne de la métropole du pays?Pas un cirque; une exposition.Non pas organisée par des spéculateurs ù leur bénéfice mais par des citoyens à l’avantage général de la population; non pas en y construisant des édifices en carton-pâte mais en y faisant surgir des édifices permanents, d’apparence artistique, avec le concours d’architectes et de constructeurs de chez nous.Il faudrait passer une fois pour!bois ans.C’était le temps où on toutes des paroles aux actes sur cette question et profiter de j ^PPrenait son métier d'un bout à r^istonçe v— ,.4V- ^ ^ ^ ' œà&f' *|,:'U.A*11 *' '* ’' /\t,r '\ 'r“‘ / K y '; ' vî • •- t>i 0 ¦••* bjL vv • • v v \ ’>»>>>>»¦»>>>>>>>>>>>>>>>>>>>»•>•>>•>>>>- huissier se présenta tremblnnt; 1 inconvénients aux heures de foule, mais Beaudry le Diahle le laissa alors que le conducteur arrêtait à poser ses papiers timbrés, écouta ; chaque maison.Durant la mauvaise fa déclaration solennelle.Le matin saison les chevaux n’allaient qu’au de la vente, une foule énorme s’é- pas par suite de l’état pitoyable des tait amassée chez Beaudry.Per-I rues.Quand un voyageur était pres-sonne ne comprenait pourquoi le sé, il descendait et partait résolu-maire de la ville pouvait se laisser nient à pied.Aussi lorsqu’un grand saisir, car il était fort à l’aise et ne j événement attirait la population au manquait pas d’amis dévoués.centre do la ville, les gens de la L’huissier arriva à 1 heurt fixée , banlieue, trop sages pour se leurrer bannières portaient des motifs in- et comme il se préparait à instru- d>un vajn espoir, partaient à pied, suit a nts, par exemple un cochon mi' menter, Beaudry pour la première ^ arrivaient généralement bon »re-tré avec des inscriptions dûment fois intervint, pour faire remarquer ! nijers conditionnées.On comprend facile- que l’huissier avait saisi toute la En 189^, les tramways à chevaux ment les représailles.En 1877, un ! maison pour une dette de sj.l.d.l.et (jiSparurPn( devant le tramway ornngiste avait été occis dans une ; qu’ainsi il v en avait beaucoup ; .]eclri ]p boîte Rri pe sur u„ bagarre et les autorités avaient dé-.trop pour le montant de la dette., ., , mij Pt cidé de supprimer ces parades afin L’huissier opina dans le meme sens.| A .J d«arrjxgrc tout de mettre un terme à ces attentats.Beaudry lui fit alors remarquer i ^n«ca t ^ Too.En 1878, comme les orangistes ! qu’il avait le droit d’indiquer lui- nervüfe Mahles vovTceurs étalent avaient annoncé leur détermination meme les objets qui devaient etre xi f^s-iient ms ¦I» 10 •»«!" .¦a»*» >' ¦P'*.,» venu.Neuve.Sson„,,1,|,1 h b tnc, n >«/««««.< MONSIEUR PEUT LES PORTER Madame inspecte la garde-robe de monsieur et met de coté les vê-tenvenls usages.La bonne Interroge; Dois-Je jeter ces vieux vête-monts?Et madame de répondre; Non, Julie, 1! peut encore les très allèrent camper sur le Ghnmp | mettre, quand il sort sans mol UN DESASTRE A MONTREAL LA MlKIRVK t» Jl'tl.l.KT t«49* TABUUV t»ï finCKJ'DlE DU 8 JUU.l.KT IW*.A MOIVTIUUU PAVMriOfT LAC1BTT eU(r s ice* QUARTIER ENTIEREMENT DETRUIT LE l’article plus loin nur cette conflagration déclaraient héroïquement qu s’opposeraient par tous les moyens à la parade.Le 11 juillet, il consulta les avocats de la ville qui le confirmèrent dans l’opinion qu’il avait de se.s prérogatives, et il lança de nouveau un ordre pour prohiber la parade, annonçant qu'il se rendrait lui-même pour l’empêcher si l’on osait outrepasser ses ordres.Les Mievins, animés d’un mâle courage, promirent d’appuyer le maire de leurs personnes.Le lendemain, comme les orangistes s’étaient réunis avec fanfares et bannières, à leur salle de la ente Reaver Tlall.le maire décida d’agir.IPar une -suite curieuse d’empêchements divers, il ne se trouva aucun j ééhevin pour escorter le maire.Mais ce dernier, qui ne démordait pas facilement de ses décisions, nssormen-ta plusieurs agents de police et, dûment escorté, s’en fut à la salle des orangistes.Une foule énorme s’y était massée, curieuse de la tournure que prendraient les événements.Le maire Beaudry arriva avec scs hommes, fit emprisonner sur-le-champ les chefs de parade.Ces précautions préliminaires assurées.1] se fit np-| porter une chaise, s’assit paisiblo-imont devant la porte et annonça que |la parade n’aurait pas lieu et que si les orangistes le tentaient, il ne reculerait pas devant l’effusion du sang pour faire respecter l’autorité.La parade n’eut pas lieu et ce fut la fin des rixes sanglantes nui chaque année désolaient la ville, nu jour du 12 juillet.Cet acte de courage valut à Beau-dry le Diable une énorme popularité et durant les années qui suivirent.il n’était pas un Canadien français qui ne se fit un point d'honneur de voter pour Beaudry, en reconnaissance de son action d’éclat.Par ailleurs, l'élément anglais le détestait tout auvsi cordialement et lue manquait pas une occasion de lui marquer son dédain.Ainsi 11 arriva due Renudry le Diable avant signé 8 JUILLET tK.*>2 ' «b i dPs Ch è nu es, une banque les retour- qui réduisit en cendre» ! n„ dédaigneusement avec l’apostille a couvercle pour usage nocturne, pliquée en hiver pour le tramway L’huissier dut s’emparer de la po- électrique et les esprits ingénieux tiche et d’une main tutélaire la te- de l’époque donnèrent le jour à des nir en vue des acheteurs.Les as- patentes théoriquement infaillibles sistants mis en gaieté misèrent avec mais qui finissaient par bloquer entrain sur le vase; ü fut adjugé au tout comme les voitures de voya-prix de $33,33.A.G.geurs.A, G.60 ANS Un Fournisseur en Optique et Lunetterie — présente, à la maison M OU PZUVLf ci à son Service (TOptique Scientifique ses meilleurs voeux de succès à l’occasion de son JUBILE DE DIAMANT 60ème ANNIVERSAIRE 1868 - 1928 n DS LA ME STE.CATHERINE, JOCRKAL UTTl.RAtRE.AGRICOLE, COMMERCIAL ET D ANNONCES, nwé le ter «t !» V> ¦ Oo Journal oot gr*t)o • rataM mé «¦•«m , ^ 4 "* T wood r«*r ««ut 1« «hmk!» .a» n.t\ 4» **n»u*M t»abxM t\ qoat^Ma'i wlaw 4 q d m» btifaer \ •rhet#»* pem tl m ixm»* pu ,« tl M tel r™ • «(m Miieia A» trouver Si?»'*"*!"” de iMpe*M TIMftte *¥'»• •n* •* m *T4jrm t960 FTH7B8 D’ALPACAS H0TP8 A'eod’e (¦•nMie^anil^edeterltiNe kit» »» Mb* Mleet e»rteiâ fj éu#ew 1« m .: : : 8?*?»: Y»»* »»e A pMM H-i Te» «et* ifwUe» IN» n«> •néf" « v* ***' UutM a«a peitqnMè «r.» le> «ett^—mÇHhte elUwfc de nombreux édifie»» important» y compris la Cathédrale et 1» onlai» ,“pa* connu”.Reaudrv regarda éplacopal, rue Bainte-Catherinew ¦instant le chèque et dit simplement: Dupuis mtRg oupü^ ¦dmpygmrJID Le Jubilé de Diamant de la maison —Nous saisissons cette oo cation pour lui offrir» avec hos félicitations très sincères, nos voeux de succès toujours plus grcmds.Gordon Manufacturing LIMITED CONFECTIONS POUR DAMES 2B2 Sainte-Catherine Ouest MONTREAL LE VIEIL AVARE Un vieil avare est accosté un A NOS PRATIPS ET AU PUBLIC EN GENERAL ! , FAC-SIMIIR irtl JOURNAL PUBLIE PAR LA MAISON DUPUIS FRERES ! Jour par un pauvre.quelque temps «prè» w» fondation - On > voit le maga»in occupé | "An/.l'.Vltll votre TÜleJ par'îtupu^le'deuxièin* de son existence, au coin dea ruea 8te-Cathk jl’evare^Allex mendier aidleur» dans riaa et Amherat.— D’où snvet-vons que ja ne suis pes d’ici?— Si vous étiea d’ict, voua «au* riez que je ne donne jamai* rien A personne, et vou» ma < rien rtta» .- è TOLUME XIX — No 58 v\,UW/ LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 10 MARS 1928 ursn-immitm EE DE i LUNDI-nous offrons meubles à qui feront Wttpuîs epoque Mobiliers de chambre à coucher DE 5 MORCEAUX, en véritable noyer français.Construction et fini supérieurs.Quatre gros morceaux, tel qu’illustré: bureau de 42 pcs.Chiffonnier, lit à pied arqué ainsi qu'une élégante table Vanity à 5 tiroirs et J.-N.DUPUIS Lorsque la maison Dupuis Frères s’est établie, la rue Ste-Catheri-ne était bien différente d’aujourd’hui.En fait, elle, n’était qu’à demie construite, ù l’est de la rue St-Denis et les champs étaient encore nombreux dans cette partie de la ville» Ici, nous dit M.J.-N.Dupuis, le président de la maison Dupuis Frères, à qui flous demandons quelques souvenirs sur la rue Ste-Ca-therine de jadis, où s’élève maintenant notre maison, c’était un champ de blé qui appartenait à M.King.A coté était le cios de bois de Latreil-le que tout,le monde a connu ù l'époque.A l’angle de la rue Wolfe, il y avait un autre champ dans lequel on faisait paître quelques vaches.La rue St-Timothée portait alors le nom de St-Nicolas Talen-tin.Plus tard elle est devenue la rue Jacques-Cartier.Ce n’est qu’as-sez récemment qu’elle est devenue rue St-Timothée à la demande des IL Y A 60 ANS imi Sir NARCISSE-F.BELLEAU, lien-tenant gouverneur de la province de Québec — le premier en titre à la Confédération — 1867-73, Cyr.Sept ou huit sténos pianotent gens qui l’habitaient.Les rues Ples- un boulevard coupé à chaque rayon ^ apporter un souffle du d’artères transversales.Chaque i "NTous venons d’en ex rayon comprend une section où ! 2ôU,> »¦> >>>>>>>>>> »¦>-»»>»¦»•»»'> »> y>> >» >>>»»»>>>>*>>>»»>»>>»»>>»>>»>»»»» H nous fait plaisir de nous joindre aux amis et fournisseurs de la maison / / M.George Stallings, le gérant d’équipe, et M.Walter H.Hapgood, gérant d’affaires du Montréal, ne négligent rien pour doter notre ville d’une puissante, équipe et déjà ils ont sous contrat les joueurs suivants: receveurs, Daly, Hyde et Smith; lanceurs.Bishop.Bucka-lew, Carlton, Chaplin.Dunagan, Ellis, Falk, Grodv, McCormick, Miller.Sbawley, Frank Smith, Rufus Smith cl Knowlton; joueurs d’intérieur.Fabre, Kewster, Fowler, Holt, Lehman, Radwan.Stapleton, Vick, Allen: loueurs de champ, Gaudette, Gulley, Haines, Newell, Shannon et Whitman.Os joueurs ainsi que de nouvelles acquisitions se rapportent air-joiird’hui au camp d'entrainement à Jackson, Miss., cl les pratiques commenceront officiellement demain sous la direction personnelle du gérant Stallings.L’équipe restera à Jackson jusqu’au fi avril alors que le club se rendra à Birmingham.Chattanooga.Asheville, Winston-Salem, Richmond et Albany porrr y donner des parties d’exhibition puis le 18 avril l’ouverture officielle de la Ligue Internationale aura lieu alors que le Montréal débutera rontre le Reading.Notre équipe nous arrivera ici le 1er mai et le lendemain la saison sera inaugurée au nouveau stade alors que nos fervents du sport national américain et nos amateurs de sport pourront voir nos porfe-couleurs à l’oeuvre et juger de leur voleur.Espérons que notre équipe nous représentera dignement dans la Ligue Internationale et pour peu que le Montréal fasse bonne figure nous sommes convaincu que les adeptes du sport de la métropole ne refuseront pas d’encourager les promoteurs de cette nouvelle entreprise cl qu'il y aura foule nu Stade Montréal que nous serons fiers de faire voir aux visiteurs.X.-E.NARBONNE pour lui présenter no» bon» souhait» à I'occa»ion de «on Jubilé de Diamant Lundi, le 12 Mars Vou» trouverez les deux modèle» de nouvelle Chez DUPUIS FRERES à termes facile» si désiré.THE HOOVER CO.HAMILTON, ONT.* j\J OUS somme» hotrrswt d’avoir coopéré au succès do la grand© maison commerciale Dupuis Frères, limitée, et à recension de son Jnbilé de Diamant, nous désirons féliciter ses administrateurs et son personnel d© l’augmentation phénoménal© du chiffre des affaire».Nous formons 1© voeu qu© 1© public continu© de bénéficier largement de cette institution commerciale que Montréal a l’avantage de posséder.VERSAILLES-VIDRICAIRE-BOULAÎS tmmmM» Vmaflln MONTUtAt.71.hk Bt-Ptarv» QUÉBEC t 2ième SECTION PAGE 20 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 10 WARS 192» VOLUME XIX — No 5* rv râlüfcl Wxipuîs mm EXOEPTIOXNELLES POUR ET I UNE VALEUR PREDOMINANTE 8 300 NOUVEAÜX COMPLETS A 2 PANTALONS POUR HOMMES VOYEZ NOS 3 AUTRES PAGES VENTE de 3600 CHEMI POUR HOMMES LUNDI 12 MARS VOYEZ NOS 3 AUTRES PAGES A l'occasion de notre "Jubilé de diamant”, la meilleure valeur jamais offerte.— Tous ces complets sont de haute nualité, en bon worsted, tweed anglais ou écossais, tweed provenant des meilleurs manufacturiers, aussi serge bleu murine de laine de premiere qualité.Grand choix de jolies nuances bleu ou brun à fines rayures gris ou brun uni Toutes sortes de nouveaux dessins.Ce qu’il y a de plus nouveau pour le printemps.Confection de première qualité.Veston doublé en soie rayon.Tous les modèles pour toutes les tailles.Prix ordinaire 4f>.00, Prix “.Jubilé de diamant”.—DupuU Frères—au rez-ds-chausséo 150 Complets à 2 Pantalons POUR HOIVIMES Une occasion du “Jubilé de diamant”.Ne jugez pas ces complets par le prix, car vous serez surpris de la qualité.Ils sont en tweed anglais bleu à rayures, gris, beige, brun, etc.Tous bien faits, avec bonne doublure.Devant simple ou croisé.Très chics complets pour le printemps et l’été.Tailles: 34 à 44.Prix “Jubilé de diamant” —Oupuim Fr«re*—ot de nouveaux PALETOTS DE PRINTEMPS.Assortiment des plus jolies nuances pour le printemps.Brun mélangé pâle, beige, etc.Tous bien finis; 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