Le devoir, 25 mai 1928, vendredi 25 mai 1928
Volume XIX.-TSo 121.Abonnemenls par la poster Edition quotidienn* CANADA.9 ft.M F.iaU'Unia at Empira Britanntqaa .• I’MON POSTALE.Edition hebdomadaire CANADA.1.09 r.TATM.UNIS et UNION POSTALE 3.09 LE DEVOIR Montréal, vendredi 25 mai 1928.TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTftKAL Directeur: HENRI BOURASSA TELEPHONE: - - Main 7460 _ _ I Servira da »«lt: Rédactioa, Main 5121 fc'AlS CE QUlt DOIS * Admloiatratlon.Main 5153 La croix de Nobile Ce général l'inlierto Nobile a laissé tomber au Pôle Nord la croix do chêne que lui avait confiée le Souverain Pontife.Elle s‘e«*t fixée dans les glaces éternelles.Elle y affirmera, comme jadis la croix de Cartier aux côtes de (iaspé, la foi chrétienne des explorateurs et la royauté du Christ.Ainsi, de siècle en siècle, se répètent les gestes «le foi et de courage.Quel émouvant démenti aux lamentables faux prophètes qui s’en vont répétant que la science et le progrès tueront l'Eglise.Mais l'aviation représente l’un des sommets de la science et du progrès, et l’aviation sert a porter aux extrémités mêmes de l'univers le symbole de notre foi.Les générations se succèdent avec leur terrible poids d'ignorance et de faiblesses; mais à toutes l’Eglise apporte la même lumière, les mêmes promesses de vie.I.es conditions matérielles de l'univers changent, des peuples nouveaux, sortis de la barbarie ou héritiers de vieilles civilisations, prennent leur place dans le cortège du progrès, A tous, jaunes, blancs ou noirs, l’Eglise tend les bras avec U< même et maternelle sollicitude.Tous dans ses bras trouvent appui et consolation.Demain, à l'autre bout du monde, dans un pays oit voisinent les fils des immigrants d’Europe et les derniers représentants des races indigènes, les évêques de la Chine et du Japon, ceux des Philippines et des Indes, groupés autour du représentant du Pape, se joindront à ceux de l’Europe, de l’Afrique et des deux Amériques pour confesser, avec leurs fidèles, la foi ancienne.Après-demain, les évêques d’Asie seront au milieu des ruines de l’antique Carthage pour répéter, avec leurs frères et des fidèles du monde entier, le même acte de foi.Le vieil Empire romain et sa terrible ennemie ne sonl plus que des souvenirs, mais sur les territoires où vécurent les tragiques combattants la Croix domine encore.La Rome ancienne a pu abattre Carthage, elle a dû céder devant la religion du Christ, qui l’a couronnée d’une auréole éternelle.Si nous avions plus le temps de réfléchir, si nous n’étions pas tellement absorbés par tant de besognes secondaires ou de pauvres futilités, quelles réflexions feraient lever dans nos esprits de tels spectacles! Sous nos yeux, dans le déroulement des faits quotidiens, se poursuit avec un éclat presque unique la démonstration de la catholicité, de l'unité dans i’espace et dans le temps, de l’immor-Inlité de l'Eglise et de son éternelle fécondité.Nous n'avons, pour la voir, cette démonstration, pour en saisir la bienfaisante portée, qu'à lever un peu le front et, peut-élre.à secouer les bandeaux (pii, trop souvent, nous cachent les plus fécondes vérités.Omsr HEROUX Hucetle.cnrr clo „ „„ l ru‘ entente se- Maurtce, et le modeste mais si fle/(7 î ,n,'n,c^ * om lue entre les diflé curé de St-Uerménégilde, M.Joseph .*.Cloutier; AI.Bernard Bissonnette cl M.Armand Beauregard gèrent en t changée et le gouvernement de Washington, par son ministre a Ottawa, s’adresse tout droit au gouvernement de Sa Majesté au C.a-nada.S'il n’a pas encore atteint sa pleine majorité internationale notre pavs est tout de même en bonne voie.Il est aussi de bon augure que.pour notre début dans la carrière diplomatique carrière qui n’est pas sans offrir de multiples dangers , nous soyons invités à participer à un traité par lequel les pays contractants s’engageront à ne pas avoir recours à la guerre pour le règlement de leurs différends.L.I).rents partis pour qu'elle se pro duise dé« la semaine prochaine, le samedi.3 juin peut-être.D’ici là l'opposition conservatrice laisse- : ., , , rait voter les crédits ministériels et ! ''A' ^ d.plomat.que n a rien ne soulèverait pins de débat sur les ' Particulièrement intéressant Avec ’ 1 ses formules ampoulées, ses phrases LH STYI.lv DIPLOMATIQUE Le style diplomatique n’a rien de Embarrassé h'1 actualité Le* anciens de T Assomption L'Amicale des anciens élèves du collège de l'Assomption a subi victorieusement, hier, une rude épreuve —- la plus rude qu elle ait connue depuis sa fondation : comme chacun le sail la pluie n'a cessé du matin au soir, tandis que les années passées le bran temps avait enchanté ces réunions.Cependant l'entrain des Assomptionnistes est de trop bonne substance pour qu'une pluie, fût-elle diluvienne, le puisse dissoudre.Ce qui est plus notable encore, le nombre des anciens était sensiblement égal à celui de l’année dernière.Tout près de trois cents membres de l'amicale ont pris place.en effet, dans la grande et claire salle à manger ou un repas exquis — tout à Véloge de l'ingéniosité et de l'esprit d’organisation de M.le procureur et de ses aides (soit dit en passant, il nous a confié qu’il est le lecteur et observant des conseils du Manuel de diététique des bonnes Soeurs grises) — s'esl terminé par le plus exquis des desserts: la suppression des discours.l.a journée n débuté par une visile à la chapelle que peu d anciens voudraient manquer; car c'est dans ccttr blanche nef.sous le regard maternel de la vierge de marbre, que bon nombre ont scruté l'avenir rl s’y sont tracé une voie.Celte année ra réunion passait l'intérêt de bon nombre des précédentes.Deux événements, l'un plus ancien, l’autre tout récent, devaient être célébrés par l’Amicale: l'élévation an canonical de M.l'abbé FAi-sée Hébert, supérieur du collège, rrrur île l’Amicale, et l'obtention du titre de docteur ès sciences pédagogiques par M.l’abbé Oscar Maurice qui est le cerveau île l’Amicale.Par ailleurs, les bases du comité du centenaire ont été jetées, et solidement ietées! Dans auatre ans, rn effet, f Abna Mater célébrera ce louchant anniversaire au milieu de fêtes que l'on rêne splendides et gui, de foules les parties de.l'Amérique.ramèneront sons son aile les anciens gui n’ont pas.comme ceur de Montreal et des environs, le bénéfice de la visite annuelle.Très élire, très mince, la figure allongée d'une barbe suraiguë, M, le docteur (ioyeltr.le président sortant.évoque In figure classique de dan Quichotte; mais quel contraste entre le réalisme du docteur et les chimères du bon chevalier! M.(in-yette s'est défendu assez longuement de loule prétention à l'éloquence et.cette formalité accomplie, il n tracé d l'Amicale un programme nef, clair, rn g uriques phrases dépourvues dr recherche et de prétention.Son discours reste l'un des meilleurs qu'on ail entendus n de telles reunions, car.pour parodier un vers célèbre, jamais on n'avaif vu si peu dr chair sur tant d'os.Il n'y a rien à retrancher.Le cadeau de fête qur l’on fera a l'Alma Mater, sur la suggestion dn docteur, sera une souscription.Il est coutume, m de telles circonstances.de faire une surprise, mais l'élément de surprise subsistera dans le montant de ce cadeau.M.Goyelte formule le voeu qur crtte «omnir soit employée à remodeler l'inferieur dr l'ancien collège pour te conformer davantage aux don nées de l'hygiène.(“Vous êtes médecin.docteur ", comme dirait [eu ü.A.) Ixt déclaration est applaudie, ce qui n'a rien d'étonnant puisque dé-ju les autorités du collège marchent avec allégresse dans cette voie de la transformation du college du fxiint de vue sanitaire.Il faudrait être a\>cugle pour ne point le constater.Restent évidemment des choses à accomplir rf l’argent, l>anacée moderne, y pourvoira.La salle de récréation, notamment, n est p a eu un ration du terme d’offire de notre ! mouvement en ce sens, de la part présent gouverneur, non seulement j de plusieurs feuilles quotidiennes; le cabinet canadien choisira son ! W> .Vies e» le Times de Detroit ont remplaçant sans la coopération du porté leur pris de deux sous a trois ministère britannique, mais qu’il le' choisira aussi sans l’intervention 1 d’aucun des services des différents; bureaux de Londres.“Maintenant La fête du Souvenir aux bords du Long-Sault LY\piii|)1 la patrie.Il est des défaites qu’aucune victoire n’égale, puisqu’etles immortalisent l'accomplissement du devoir le plus généreusement compris.Aujourd’hui, l'essentiel n’ent pas (Suite à la page trois) titre «le e- «le dre la jiarlicipation contractants.Je saisis l’occasion pour ions nouveler, monsieur, l’assurance nia jilus haute considération.(Signé) William PHILIPS ' ' F K' C'A N* AD A ACQ U11 SC K R A En réponse à une interpellation.lm*r, en Chambre, le jiremier ministre a annoncé que notre gouv«*r-nrmrnt ne pourrait qu’arquiesrer à un traité avant pour Imt d'empè-cher la guerre.Emile BENOIST.SS Vérité»' Une malheureuse répétition a pu i donner à nos lecteurs une idée par i trop modeste «lu format «le Vérités • (Presse de parti et presse catholi-.que Indépendante), la brochure DEMAIN: que vient de publier M I abbé O.l Bélanger, «le Hull.Il s'agit, en réalité.d'un ouvrage de 350 nages, de six jiouces |>ar trois et tr«iis «fiiarts.C»1 volume, sur jinpier fort, se vend 50 sous rhez Fauteur (qui csf au-nuànlrr du couvent des Si-rvantes de Jésus «•( de Marie, à Hull.Qué.) et an Service «le Librairie du De-J voir.La parole du Pape L’AI,LOCUTION DE SA SAINTETE AUX PELERINS EMANCAIS DK NOTHI.-DAML DI SAU T Voi« i.d'après la Croix, le substance de l’allocution adressée par le souverain Pontife, «lans les pro-, miers jours de mai.aux pèlerins français de Notre-Dame «lu Salut: C’était toujours avec une consolation très particulière.et Je Pape sr hâtait de «lire que le bon Dieu lui procurait souvent dr trIRs consolations, grâce au zèle, notamment, des excellents Pères de FAs-j soniption et sous l'invocation «le Notre-Dame «le Salut, une invocation «jui est.a elle seule, un»1 assurance «le succès.C'était toujours avec une eonsolation très particulière qu’il voyait ses bons fils de Franc*1 venir à lui.I ne consolation très particulière, insista le Saint-Père.Sans «Ionie.dr quelque pavs «lu monde qu'ils lui arrivent, ses fils «le la grande famille catholique étaient toujours les bienvenus dans la maison «lu Pore commun."Mais tout le monde sait que la France Nous «¦si particuliérement chère, il est «loue bien naturel que votre visite Nous apporte une consolation toute spéciale, et surtout aujourd’hui, à l'heure qu'il est".Les pèlerins s«- présentaient à lui sous le patronage «le Notre-Dame «le Salut, mais aussi, sous «Fau-lres invocations encore, tout à fait heureuses.Ils venaient le voir a la tombée «lu jour ou l’on fête l’apparition de l’archange Suint Michel, et dans la première huitaine du mois consacré à Marie.C’était donc sous la conduite du grand prince «le la cours réleste, c'était sous la protection tonte spéciale «le la Sainte Vierge qu'ils venaient a lui.Ils n'auraient pu s»1 réclamer «le plus précieuses recommandations."Soyez donc 1res particulièrement les bienvenus «lans la maison de votre Père commun, continua-1-11.Que votre pèlerinage enlrrpris sous des auspices remplis de si sainles promesses soit, jiour vous, non seulement un agréable voyage, mais de jilus, comme il convient ù un jièlerinagr «le foi de jiiété et de devotion, qu'il vous procure tout un trésor de fruits sjiirituels pour votre âme, pour votre vie rhré- licnne, pour votre vie catholique" Le Saint-Père souhaitait que celle richesse fût si débordante qu’ils y (lussent faire participer, chez eux tous ceux «jui leur étaient chers.Puisque d’ailleurs, ils avaien visité les saints apôtres, r'csl ri apôtres -— le Pape en formait It voeu qu’ils rentrrrairnl dans leur jiatrie; apôtres de la bonne parole d'abord, chose aisée jiour tous, quel que fût leur état ou leur condition, apôtres, en tout ras, par ret apostolat que jiersonne ne jiourrait les enijiêcher d'exercer, qu’ils avaient déjà exercé largement «tans leurs pieuses visiles aux sanctuaires de la A’ille Eternelle, et qui est le plus efficace de tous, parce qu’il puise sa force dans la puissance même d»1 Dieu : l'apostu lat de la prière; apôlrcs enfin, par cet apostolat qu’ils avaient pratiqué toul le long de ce pèlerinage si complètement animé d'espril surnaturel, l'apostolat «pu constituerait leur présence à elle seule.I apostolat de l'exemple, relui qui jaillirait de leur maintien, «le leur tenue, «le leur piété, de toute leur vie en un mol.Tels riaient les «le-sirs que le Saint-Père avait conçus à leur sujet, Telles étaient les consolations «{lie les pèlerins de Notre-Dame «te Salut lui avaient, en effet, ajrjior-tées; telles, les prévisions qui, en ce moment, réjouissaient son c«rui\ L'est dans eet esprit que le Pape allait leur «ionner la liénédirtion apostolique, toute paternelle, qu’ils étaient venus chercher.Il voulait «ju'elle descendit avec loule l'abondance possible «les faveurs divines sur eux tous et sur chacun d’eux, sur les guides et les organisateurs de rr beau pèlerinage, sur leurs fa milles, sur leurs maisons, on un mot sur tout ce que chacun d’eux portait «lans son ca-ur et dans ses intentions.Loin me le Saint-Père avait débuté par le nom et le souvenir du saint archange Michel, jiar le nom et l'invocation «le la Sainte Vierge Marie.Heine «ie ce beau mois que les pèlerins avaient si bien commencé, — il souhaitait, en terminant.que cette double protection les accompagnât encore tous les jours de leur voyage, et le rendit ainsi, de toutes façons, un bon.saint, fructueux pèlerinage."Et la bénédiction que Nous allons vous donner, acheva-t-il, vous la porterez avec vous, non seulement dans vos maisons, à vos parents, à vos amis, mais aussi à toute la France." Le “Devoir” publiera une “lettre d'Europe’’ de M-Alcide Ebray, ancien ministre résident de France; “Le* élections française»: Partie gagnée, partie nulle, ou partie confuse?— La cause de la confusion: dégénérescence du parlementarisme — Poincaré et poincaristes — Les élections et les catholiques — La nouvelle “protestation" en; Alsace-Lorraine — La _ " qu® extérieure, _ .- v 8 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 25 MAT 192S VOLUME XIX — No 121 Un précédent de LaurierLE JUB1LESS ^MG^^AnilEU ^ A propos de quelque» objection» — Une insulte à province de Québec — Arbitraire intolérable la F est i val de Québec Exposition des Metiers du Terroir Statistiques instructives — l'n sophisme grossier M, l'abbr Bilodeau nous écrit: La principale objection (ju'on met en avant pour refuser aux coffins de Québec les mêmes avanta-ges qu’aux colons étrangers, c’est i que notre province se dépeuplerait.; Or.c’est une insulte à Québec que cette prétention.- Quoi, la vie serait tellement pé-1 "rtible dans notre province qu’on la quitterait en masse pour s’en aller aussi loin que dans l’Ouest ?L’est là non seulement une insulte à la vie'üe province, mais c’est encore une insulte au gouvernement de cette province.Lelui-ci proclame continuellement sa prospérité dur a sa bonne administration.Alors quel avantage v aurait-il à quitter Québec pour les Prairies?On reste où l'on est bien.Il n'y a pas d’émigration en masse dans les pays bien ‘administrés, et pour cette raison, l’on ne devrait pas s’accrocher à ce fantôme d'argument pour refuser justice a nor compatriotes désireux de proclamer leur droit de vivre dans les limites entières du Lana-da.Et s'il en était ainsi, (je ne fats qu une supposition) au nom de qui, en vertu de quel principe interdi-j rait-on aux nôtres d’aller aniébo-rer leur vie dans une autre province de notre pays?Quelle puissance sibles pour enrayer l’émigration aux Ktats-l nis, Nous serons toujours en droit de se dire: "LES LAWMENS?MAIS VOLS LES EX IM LSEZ!" Sous le regime Laurier, surtout à partir de 11100, l'on constata une forte diminution dans l’exode aux Etats-i nis.L'est ce qu'on peut déduire par la comparaison entre l'augmentation de la population de Québec pour les diverses décades.De Dttil à 1871 l'augmentation pour notre province avait été de /.t!l pour cent.1871 1881 18!H litltl 1881 18!l I.l'.mi KM I (régime Lau- l)c rier) .Kill a KLM •Jl.lit'.17.72'.O'r durunt la décade l!)0l-KMI, et un peu après, les colons de l'Est bénéficiaient d une réduction qui leur permettait d'aller à Edmonton et d'en revenir pour la somme de $42.'t(l (aller et retour).Québec s'est-il dépeuplé?Au contraire, sa population augmenta proportionnellement plus que dans les décades qui prccéuci eiii et cede qui suivit.Bien plus, le rapatriement s'effectua alors dans une bonne mesure, et l’on vit se former au Manito-ou quel potentat a jamais décrcie ( p;l> (|iins |(, SU(| ,.| |(.,)on| ,|(.|;, Sas-que les Canadiens de l’Est devaient.katchcwan.autour d’Edmonton, demeure)' (tans l'Esl.même s'ils i aux environs de Morinville, dans étaient incapables d'y établir leurs la région de Saint-Paul des Métis enfants à leur gré, même si la misère devait être leur partage?Interdire.directement ou indirectement aux nôtres l’établissement dans les provinces des prairies, c'est un arbitraire qu’un peuple libre ne saurait tolérer.Pourquoi favoriser le point de vue de ceux qui par fanatisme voudraient faire de nous ilotes dans un co'.n du Canada?L’étonnant, c’est qu’on craint l’émigration dans l’Ouest, émigration qui ne pourrait que nous être fi.vorable au point de vue général, et que l'on ne semble pas déplorer outre mesure l'émigration aux Etats-Unis, “phénomène naturel, incontrôlwblf".ose-t-on dire.Mais; la porte est toute grande ouverte sur les Etats-Unis et relie de l’Ouest est pratiquement fermée.' Commençons par ouvrir des issues à notre population avant que de nous enfermer dans un béat fatalisme.L’on crierait à la violation de la liberté si l’on établissait un droit de sortie du Canada aux Etats-Unis, droit capable de fermer les portes a l'émigration.C’est cependant ce qu’on fait pour l’Ouest.Il est pratiquement interdit à nos compctriotes d’y aller chercher un établissement.Le Canadien qui voit passer les immigrants se dit: “Je paie moi-mèmr pour le transport de ees immigrants; j'ai paye pour le développement du pays qu’ils vont habiter.est-ce que je pourrais recevoir an moins la même protection si j’y allais?" Non, impossible, restez dans l'Est.Mais, mes nombreux enfants.Qu'ils s'établissent dans Québec.Mais s'ils ne veulent pas de la forêt car ils ne connaissent pas le métier de la hache.Eh bien, si vous voulez aller dans l'Ouest, il vous en coûtera 10(10 piastres.Mais cette famille d'immi-grgnts Il lui en coûte moins de cent piastres et encore on lui a prêté ce qu'il fallait pour son passage.Iten-due là-has elle aura un prêt de $1.r>0ll pour s’établir.Peut-on s'étonner qu'on parte pour 1rs Etats-Unis?Et c'est là le cas de nombre de familles, la chose est absolument certaine.Tant qu’on n'aura pas rectifié ce tarif des transports et ce traitement fait au colon canadien, ne disons pas qu’on a fait tous les efforts pos et jusque dans la vallée de la Ki-viére de la Paix, ces groupes de nos compatriotes formés en gran de partie d'éléments rapatriés auxquels s'adjoignent une certaine proportion de eoions de notre province.Laurier d'ailleurs ne se gênai! pas pour conseiller aux jeunes desjgcns d’aller dans l’Ouest.Et pourquoi donc fit-il construire ce Transcontinental si ce n’est pour ouvrir tout d'abord aux habitants du pays les rovaumes fermés jusqu’alors du nord des provinces de Québec, d’Ontario et des Prairies?Pourquoi, en même temps qu’on se reclaim* de son école, met-on tant d'hésitation a marcher dans ses voies?On a déjà écrit pour établir la distinction entre la colonisation et l’immigration.Qu'on fasse une saine immigration, nous n'avons rien à dire.Mais qu’on lie vienne pas prôner un sophisme comme celui-ci.sophisme grossier dans l’application pratique qu’on en fait.Le pays, dit-on, n’a rien à gagner au déplacement de la population.dans la limitp de ses frontières.Voilà un principe tout à fait faux quand rc déplacement devient un moyen de garder notre population chez nous.Or des faits que nous avons donnés prouvent qu’il en est ainsi.Un grand nombre de nos families s'en vont aux Etats-Unis, parce qu’on leur refti se pour leur établissement sur la terre canadienne, les avantages «jtic ees mêmes familles ont contribué à donner aux étrangers.S’il n'v avait pas de colons chez nous, il n’y aurait pas lien de réclamer ce que nous réclamons.Mais tout le monde admet qu’il y en a et que c'est chez nous que se trouvent les meilleurs colons.Alors nourquoi les laisser partir vers les Etats-Unis?Prenons les moyens de les garder, c'est le simple bon sens qui l’exige.L’on concède que la chose puisse se faire pour l'envoi des colons dans le Nord-Ontario et le Nouveau-Brunswick.En fait il y a des diminutions de tarif sur les transports, dans ees régions, diminutions trop faibles, mais il v en a.Le nrinrinp est donc admis, il v a un précédent.Pourquoi l’Ouest seul est-il exclu?Serait-ce pour le malin plaisir de contredire l'ancien chef libéral oui répétait, on doit s’en souveni": "Young men.go West, Jeunes gens allez dans l’Ouest.” (ieorges-M.Bilodeau, pire, Missionnaire-colonisateur.Un comité s'est forme a 1 dernièrement, pour préparer la célébration du itibilc sacerdotal de Mgr O.-E.Mathieu, archevêque de Begina, dont ee sera le 2 juin prochain le adénie anniversaire d'ordination à la prêtrise.Ce comité vient d’adresser à tous les anciens élèves de Mgr Mathieu une lettre les invitant à transmettre leur offrande à Mgr Marnis,.vicaire général à Begina, mi a M.l'abbé Alexandre Yachon, au séminaire de Québec.Voici le Icxle de «'elle lettre: Québec, le 20 mai l!)28- Les journaiix vous ont déjà appris que le 20 juin prochain Monseigneur O.-E.Mathieu, archevêque de Begina, célébrera le cinqiiantiè-, me anniversaire de son ordination à la prêtrise.Un grand nombre d'anciens élèves H d’amis de Mgr Mathieu ont manifesté le désir d’offrir à cet éminent archevêque, à l'occasion de son jubilé d'or, un témoignage tangible de leur admiration et de leur fidèle amitié.Afin de centraliser ou de coordonner ces offrandes, on nous a priés de vouloir bien rappeler à tous ceux-là qui furent les confrères, les anciens élèves de Mgr Mathieu au Séminaire de Québec ou à l'Université Laval, et à ceux uni ont avec lui d'autres relations de particulier attachement ce jubilé sacerdotal qui leur permettra de faire un très délicat plaisir au vénérable et si sympathique nrche-vêtiue de Begina.Mgr Mathieu a des œuvres nombreuses qui épuisent sou budget comme sa sollicitude et il lui sera sans doute infiniment agréable à l'occasion de ses noces d'or de recevoir de l'amitié un concours bienveillant.On se rappelle comment s'est dévoué à Québec Mgr Mathieu dans l'œuvre de l’éducation, et quel bien il a fait à tous.On sait avec Quebec.] quel héroïque dévouement il s'est ., -, —¦ attaché à l'Eglise de Begina, quel , U'iiebee, le 2a.Le Festival de bien il fait dans tout l'Ouest eann-; •'han!,on ,'t llt’s Métiers du Ter-dieu, par son prestige, sa bonté, par ,,,,r.11 .débuté officiellement hier toute l’influence de son grand \ f.1' , -midi par la visite de Leurs cœur.; Excellences lord et lady Willingdon On sait aussi comment ee véné- 1 ruble prélat est resté attaché, malgré les années et la distance à ses: amis de Quebec et de* sa province I assurément une que de recevoir i à l’occasion de i anniversaire de1 preuve nouvelle , du Château Eronte- a l’exposition nac.Malgré la température maussade, 1 immense hôtel du Pacifique Canu-natule.Ce lui sera assurément une dieu est rempli a sa capacité de mu-grande consolation que de recevoir i su’*c,?s* de touristes et de journalis-de tous ees amis, à l’occasion de *,'S- Ceux-ci ne sont pas en aussi son cinquantième anniversaire «It* »rand nombre que les premiers, son sacerdoce, une preuve nouvelle m!MS ‘*s semblent legion: on en rende leur sympathie.; contre dans toutes les salles, tou» Mgr Mathieu sort d'une longue et les corridors à l'affût de nouvelles douloureuse maladie.La l’roviden-! lB*i soient de nature à intéresser ee semble vouloir le laisser encore 'curs lecteurs.longtemps à la direction «le sa , Ea partie musicale du Festival, chère Eglise de Begina pour le c’est-à-dire la plus importante, ne plus grand bien des œuvres diffi-j commence que dans la soirée à ciles «pi'il a fondées.Si nous pou- l’Auditorium mais en attendant on vions joindre quelque offrande à lH'i)t passer le temps agréablement à nos félicitations jubilaires, nul don 'isiter les salles consacrées aux proie que ee sera un grand réconfort duits «le fabrication canadienne.On pour l«* cœur du vénérable :u,«*he- venue.Quelle que soif l’offrande, modest»*.même très modeste, ou abondante, elle sera précieuse et reçue avec reconnaissance.On est nrié de Eailresseï* d’ici nu premier inin à Mgr /.Marois, vicaire général, archevêché «le Begina.Be’ina.Saskatchewan, «ni si on le préfère à M.Vachon.Séminal- l’abbé Mexandre re «le Québec.Si on veut bien x- ajouter une petite lettre à Mgr Mathieu lui-même, on devine avec quelle joie ce cher! bien disposées qu’on iiibilaire dépouillera «*e courrier de Tamitie.Ces lettres lui seront remises le 2 juin prochain avec le radeau iubib»ire.Vos bien dévoués, (Signé) Camille BOY.P.A.Thomas CM M’AIS, aénnteur.Jacques rUTU-'AU, sénateur.L.-A.CANNON.Juge «lu Banc «lu Boi.: LETTRE»_Aü DEVOIR Nous ne puTUTons que des lettres signé«s, ou «les communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de lui parait sous cette rubrique.Pour que survive lu (,as peste ce I n cri désespéré venant de la (iaspésie s'est fait entendre ees inuis derniers sous forme d'une lettre ouverte publier dans le Star de Montréal, sous le litre: Conditions in (iaspe, et signée Win.It.Uuckley.Hridifcuille.comté de Haspé.Que.Ce cri tie détresse est-il exagéré?La conclusion l’esl peut-être, et c'est excusable: mais les faits sont indéniables, et routeur se fait fort de prouver tous ses avancés, h'st-il vrai que la Gnspésie est mourante?Il serait indiscret de l'affirmer: mais il est certain qu'elle souffre, et qu'il y a moqen de la quérir, si nos gouvernants veulent qu’elle survive.Voici le texte de la lettre de M.Buckley: A l’éditeur du Montreal Daily Star, Monsieur.Si M.Frank J.I).Barn juin descendait dans (iaspe et Bonaventure aujourd’hui, il verserait des larmes.Voici < un débat acadc confédération i-t-elle apporté plus de bienfaits que Je pacte lui-même ! en comportait?" el qui rut lieu entre M- Georges Potvin, «le Ghicou-timi, et Boger Humais, «le Montréal.! M.Itaoiilt Grothé termina la série des discours en offrant un prix I d'honneur au gagnant du débat académique, M.Georges Potvin.M.Gulipruiilt, dirretrur du Canailiaif Anglo Ins.Nous apprenons que M.Galipuult.ministre provincial, vient d'étr«' nommé «lireeteur «le la nouvelle compagnie d’assurances “Anglo-Ca-nadjun Insurance (Corporation Limited dont M.le notaire Henri Schc- ; tagne est le president.L'Anglo-Gahjtlian Insurance Cor-, Iteration Limited a été incorporée mhis la Inj «) l'•nchclier' M.C().nie H Detroit des Seigneurs, a été électrocuté mercredi, en touchant un fil électrique chargé de 12.500 volts, à son travail nu no 121.rue Shearer.MrColl était â faire l'inspection des fils et il avait négligé «l'enlever le courant.Mort de M.John Harry â Paris Paris.25, (S.P.A.) Le lieutenant-colonel John Harrs, de la mi-lire canadienne, en retraite, est mort dans un hôpital parisien aujourd’hui des blessures renies hier alors qu’il a été frappé par un taxi.Le «'(Minci Rnrrs élail officier île la Gour «le police à Montréal Amyol.r.r.du denartrm nrociireur général, est à Ah I au bureau «le la police provi Interrogé au sujet du voy AI.Amvnl, M.Taschereau a « ; qu’il était allé dans la nié! pour vérifier une audition fa (un s derniers.Il a ajoute .R.Kennedy, acent penéral.201 eue 8t-Jarque» ouest, Ul.M»ln 77M.Pacifique Canadien LA PLUS GRANDE ORGANISATION DE TRANSPORT AU MONDB^ Avez-vou* hcsoln oe bon* _ RHUMEdtCERVIAU.CATARRHE ¦ livr„, nazaune * Adressez-vous nu Sendee «!e “ du D?CHRÊTItN Z AUOO fl likmlpio tin ••Devoir” 136 nu» •PWESC»tTC DEPUIS 20ANS-1 l'brn‘r‘p ™ |,e'0,r ’ ’‘b rU# PREVIENT LA Grippe I Nolre-Onme eal, Montréal.(Té- ; léphone Main 7460.) t 4 il Page féminine fe S OTIüTVV C^VvTJbXv 25 mal 192*.Un professeur de l'hôpital de Léningrad, Russie, vient d'avoir une idée singulière, dit-on, touchant le traitement de la tuberculose.11 ne songe à rien moins qu'à suspendre une vaste plate-forme lambrissée de verre à quatre aérostats qui la maintiendraient à une grande altitude.Partant de ce principe que l'air est aussi pur à deux mille mètres au-dessus d'une grande ville que sur n’importe quel sommet, il prétend qu’une clinique installée de cette façon coûterait moins cher que tel sanatorium édifié sur une montagne lointaine.Si jamais un professeur de Montréal imagine de mettre cette idée à exécution, avis sera donné aux gens qui aspirent à voir les choses de haut.POUR LES JOURS ENSOLEILLES On parle beaucoup pour les beaus jours de nous rendre In rnpeline aus ailes gracieuses.La choisirons-nous en paille exotique: bakou.bang-kok ou bengale, ou bien encore en léger crin transparent?La préférerons-nous en paille dentelle de teinte naturelle?Grave question, n est-ce pas, mais combien intéressante à résoudre! C0MPTABILI1É DE LA MAITRESSE DE MAISON) L’ordre aide puissamment à l'économie et au bonheur.C’est d’après ce principe que je résolus, en devenant maîtresse de maison, de tenir en règle les comptes de la ferme.Mon mari avail bien, avant mon arrivée, un livre de comptes, dans lequel il inscrivait les ventes et les achats importants, à mesure qu’il les faisait.Mais, tout bas, je vous dirai que son livre n’était pas très commode à consulter: tout y était entré sans méthode, pêle-mêle.Seulement, par hasard ou par une vertueuse patience, arrivait-on a trouver dans ce fouillis le prix de tel article, vendu à une date perdue.Pour connaître l’état des finances de l'année, il fallait un long travail, mettre en une colonne les recettes, en une autre les dépenses, avant de pouvoir faire l'addition.Et encore n’obtenait-on qu’un résultat approximatif, Car il manquait à la liste toutes les petites dépenses journalières, dont une femme seule peut suivre le roulement incessant.le ne voudrais pourtant pas que vous croyiez que mon mari manque d'ordre.Au contraire, sa maison, scs animaux et ses champs sont beaux.Mais il trouve tout naturel de me laisser le soin de ranger scs chiffres comme ses tiroirs, ses grosses mains sont faites pour diriger des machines agricoles, me dit-il et non pour tenir une fine plume.J’ai donc un registre dans lequel j'inscris régulièrement les recettes et les dépenses, même les plus minimes, puisque les plus petites sommes multipliées forment un bon total.Une partie de mon livre est consacrée aux ventes.Chaque article a su place dans une page classifiée: animaux, laitages, œufs, récoltes des champs, legumes, fruits, etc.Dans l’autre partie du livre entrent les dépenses, sous des titres différents comme les recettes, entretien de la maison et des dépendances, éducation des enfants, gages des domestiques, éclairage, chauffage, impôts, lingerie de maison, habillement.Sous le titre frais divers sont réunies les mille et une petites dépenses variées et imprévues que chacun connaît.Il y a aussi la page des aumônes, car si mince que soit le revenu, il es! juste d'en soustraire ,une part proportionnelle pour ceux de nos frères qui manquent de l'essentiel.('cite comptabilité est un travail facile si elle est faite régulièrement, chaque jour, lit elle a son importance.Elle permet de voir à la fin de l’année, en chiffres nets, ce qu’on n réalisé et ce qu’on a dépensé.ce qui a bien rapporté et ce qui a trop coûté, ('.'est par cet examen annuel que l’on peut détermi- ner le train de vie qu’il conviendra de mener pendant les douze prochains mois.Mais avant de puiser à belles mains dans le revenu, il serait prudent de prélever une épargne, pour ne pas “se trouver dépourvu quand la bise sera venue’’.Pas plus que la fourmi, personne ne peut se vanter d’être à l’abri des mauvais jours.Je comprends qu’il est parfois très difficile île prélever une épargne en commençant, quand on a juste de quoi nouer les deux bouts.Mais soyons courageuses, économisons le trentième, puis le vingtième.Dès la deuxième année, il se sera formé un mince capital et ce sera le commencement d'une petite fortune.Vous ne pouvez mieux vous habituer à l'économie, croyez-moi, qu’en tenant strictement vos comptes.A examiner les chiffres, combien de fois ne direz-vous pas: ‘M’attendrai encore un peu pour faire cet achat'’.Dépense retardée, dépense évitée.Ou bien: “Ceci n’est pas indispensable.je m’en passerai’’.Etes-vous triste de sacrifier une soie rose, un ruban bleu qui vous tentent?Pensez à la poupée que vous vouliez un jour, quand vous étiez petite fille, et qu’on vous refusait parce que vous en aviez d’autres ou ; qu'elle était trop dispendieuse.Vo-! tre gros chagrin d’alors vous parait insignifiant maintenant.Eh bien! je vous certifie que dans | un mois, à la prochaine saison sûrement.vous trouverez aussi pué-j rile votre tentation d'aujourd’hui.Mais qu'on ne s’y méprenne pas.je ne m'engage nullement à éviter j les dépenses utiles, ni toutes celles qui ne sont qu’agréables, mais seulement à prendre garde de gaspiller sottement.L’homme est fait pour gagner l’argent: la femme pour le dépenser.avec discernement.Et sa surveillance fait des merveilles.“LE PAYSAN” Planlos parfumée* Lorsque vous serez à la campagne, faites une provision de plantes odoriférantes pour parfumer vos armoires à linges et glisser parmi les piles de draps et d'oreillers.Voici la recette; On cueille en gros bouquets de la menthe, de la lavande et de l'absinthe; on les fait sécher à l'ombre sur des journaux dans un grenier; puis on les éplu-I che; on ne garde que la fleur bien séchée.Fixez ces parfums en mé-i langeant de la poudre d'ambre.Mettez dans de pelits sacs ou sa-| diets et parfumez vos armoires et ! tiroirs de lingerie.On peut aussi préparer un parfum très pénétrant pour les lingeries en mélangeant 100 parties d’esprit de vin rectifié, ô parties d'essence de cèdre et une partie d'esprit de roses triple.ÉDUCATION FAMILIALE TENUE DE L’ENFANT A TABLE L'enfant de deux à sept ans prend aisément ses repas avec les grandes personnes, à la table de famille.Il arrive quand on l'appelle, les mains bien lavées.N’ayant rien mangé entre les repas, il a probablement faim et il vient avec contentement.Il réussit peu à peu mettre seul sa serviette et à la plier soigneusement, le repas fini.11 mange lentement, en mâchant bien.Il ne demande pas les mets que mangent les grandes personnes et qui ne lui sont pas destinés.Ceci est essentiel.LES BONNES MANIERES Faut-il prétendre davantage de sa part?Exigera-t-on qu'il ne mette jamais un coude sur la table; qu’il tienne ses poings posés de chaque côté de son assiette, bien symétriquement; qu'il tienne sa cuiller, sa fourchette et son couteau (car vers cinq ans lorsqu’il mangera régulièrement de la viande, on lui fera l'honneur de lui confier un couteau), de la manière consacrée en France; qu'il n’écarte pas ses coudes de son corps; qu’il ait toujours dans sa main gauche le petit morceau de pain si pratique pour aider la cuiller à se remplir?Eh! oui.on peut lui demander tout cela, il faut tâcher d’obtenir tout cela.Si l’on peut le dresser tout jeune à ces excellentes habitudes, ce sera heureux pour lui et pour son entourage.Mais .il ne faut pas être trop tyrannique, ne pas le lasser par les observations à jet continu, qui transformeraient les repas en périodes de gronderies et de scènes.Evitons systématiquement de gronder l’enfant à table au sujel de sa tenue; ce serait fort ennuyeux pour le père et pour les aines.C'est en dehors des repas qu’il convient de dire à l’enfant comment il doit se tenir, en sorte qu’un geste seul suffise à lui rappeler, au moment voulu, la règle à laquelle il manquerait.On aura grand soin, d’ailleurs.de lui faire bien sentir que ces questions de bonne tenue à table, si elles ont de l'importance, en ont pourtant bien moins que in bonne tenue morale sous le regard de Dieu; que les manquements aux bonnes manières ne sauraient être comparés aux vraies fautes telles qu’un mensonge, un acte de colère ou de cruauté.N’usons pas notre autorité en donnant, a propos de choses d’importance secondaire, des ordres qui peul-êlre ne seront pas suivis.Quand l’enfant aura grandi, si les circonstances autour de lui sont favorables, il cherchera probablement de lui-même à sc bien tenir et alors il y parviendra facilement cl sans beaucoup de leçons.(Comment j'élève mon enfant' $1.50 au comptoir, $1.65 par poste, La prière des oiseaux Lorsque du soleil .auréolé d’or Parait dans les cieux la beauté royale, Lorsque sur la plaine endormie encor Le manteau du jour éclatant s'étale, A ce jeune instant, si vers les grands bois Vous êtes partis, cherchant le myS' tère.Avez-vous, rêveurs, entendu parfois Les petits oiseaux qui font leur prière' Plus senses que l’homme, à peine éveillés, Ils ont vers le ciel lancé leur cantique, Et, dans la forêt leurs chants variés Forment un concert joyeux et mystique L'office champêtre, hymne original, Vient de commencer, l.a nature entière A mêlé sa voix au choeur matinal Des petits oiseaux qui fonl leur i prière.Au l>ord des chemins, sur les verls * buissons.Partout où leur voix chante, forte et libre, Chrétiens sans accents, lorsque nous passons, Notre âme s'émeut et notre coeur vibre; Car, dans leurs refrains, les hôtes des nids, Louant le Seigneur dès l'aube pre- p rentière.Pour nous ont parlé.Qu’ils en soienWbênis.Les pelits oiseaux qui font leur prière! Aussi le bon Dieu les aime, et tandis Que des séraphins les accords sublimes Exaltent sa gloire en son paradis, Des chantres ailés, sur les vertes cimes, Il entend la voix dans l’azur monter; El d'un coeur clément, penché sur la terre, Comme un long murmure, il semble écouler Les petits oiseaux qui font leur prière.Les petits oiseaux sont gens sans raison.Qui suivent en tou! la loi naturelle; Kl soir et matin, leur douce chanson Porte une prière aux cieux sous son aile.O libre penseurs, n'allez point penser, Au soleil levant, près d'une clairière; Vos rêves d’orgueil pourraient offenser Les petits oiseaux qui font leur prière! Charles VIENNET CHEZ EATON ’ Un ftranà spécial du matin., samedi ROBES D’ETE FRANÇAISES POUR JEUNES FILLES "‘¦A wV *J.• «.e-fV-; ELLES chantent la gaieté de la Jeu-nessc et de l’été, ces robes françaises — en toile si durable et pratique pour le sport en voile léger et gracieux ¦— en coton de fantaisie aux jolis dessins Imprimés - en modèles charmants et différents avec manches longues on courtes.Délits plis faits à la main, brins tirés, plis et motifs brodés les ornent d’une manière ravissante.Claires nuances de rose, mauve, vert, bleu, pèche, orange, blanc, naturel et jaune.Ce» robes sont d’une qualité, qui vaut la peine d'en acheter deux ou trois à ce prix.Tailles 1 t à 20, Troisième étage Rue Ste-Catherine EXPOSITION D’ART MODERNE Simplicités cl excentricités géométriques exprimées en nouvelles couleurs harmonisantes ou discordantes, i n superbe étalage d'un genre qui s’empare des classes cultivées du monde entier.Deuxième étage Angle Ste-Catherine el Université ^T.EATON Cî MITtD DE MONTREAL LETTRES DE FADcTTK Toutes Tes series, 3e, 4e, 5e, 55c franco chacune.Remise spéciale pour les commandes à la douzaine.En vente N la librairie du “Devoir”.GAI ! FRICOTONS ! Manière de rôtir le rochon de lait.— Plongez le cochon de lait dans une chaudière d’eau bien chaude; frottez avec la main, si les soies s'en vont, retirez-le de l’eau; quand il n’en reste plus, ôtez-lui les sabots et vldez-le; faites-lui quatre incisions sur le dos pour lui trousser la queue; troussez-lui 1rs pattes de devant et de derrière à l’aide de deux broches que vous lui passerez, l'une dans les cuisses et l'autre à travers la poitrine; ensuite faites-Ir dégorger Hans l’eau frai-che; asséchez-le et farcissez-le de la manière suivante: Hachez la fressure avec un peu de lard, du boeuf e» de l’oignon bien fin; faites cuire avec du saindoux, ajoutant du poivre, sel, persil, sarriette et marjolaine; quand vous retirerez du feu ce qui précède, balle/, un jaune d'oeuf dans la crème avec de la mie de pain, puis brassez cela avec le reste; ayant mêlé le tout ensemble, insérez-le dans le corps du cochon, ayant soin de coudre l’ouverture.Placez ensuite le cochon frotte avec de la graisse dans la lèchefrite, où vous mettez une rho-pine d’eau avec poivre et sel, pour arroser la pièce, de dix minutes en dix minutes.Un gros cochon de lait devra cuire trois heures et lentement.Après l'avoir débroebé, vous inciserez la peau autour du cou.* * * Manière de préparer un pétri agneau.- 11 se prepare à peu près comme un cochon de lait, quand à la manière de lui ôter les entrailles.La peau «loi! être enlevée de la queue a la tête.Il ne doit pas avoir les pieds coupés, non plus que la létc et la queue.Faites une farce de patates préparées nu goût, mot-tez-ln dans le corn du mouton, que vous cousez.Faites rôtir dans un four ou fourneau, ayant soin de lui donner sa forme naturelle.Avant ! de le porter sur la table, garnissez j le cou de l'agneau avec ou persil ! bien vert.POUR LES JEUNES JEU DES DEUX AVEUGLES BON A SAVOIR POUR EMPECHER I.ES CHEMINEES DE FU Ml.H l.a fumée ne moule pas dans les cheminée quand le conduit de cheminée ou le tuyau d'évacuation est d'une section trop faible ou engorgée de suie, surtout dans les coudes.Dans ce cas, le ramonage, ou la réfection s'impose.Le tuyau d’évacuation peut avoir une trop grande section et présenter une trop grande surface de refroidissement a la fumée; il faut rétrécir le conduit.En principe, pour qu'une cheminée ne fume pas, la partie supérieure doit être rétrécie au moins sur trente centimètres de longueur, afin d’augmenter la vitesse deroulement de la fumée à Pair libre.Des poteries ou mitrons sont fabriquées dans ce but.l.a tête de ebe-niinée doit dépasser le niveau du failage de la maison, pour que la fumée ne soit pas refoulée par des vents.POUR ORTKNIR UNE BONNE CI-j RE A CACHETER I.ES BOUTEILLES On fail fondre ensemble 100 parties de résine et 50 de paraffine; puis on ajoute du noir de fumée en quantité suffisante pour obtenir une cire bien noire (30 parties pour cent).On remplace le noir «le fumée par rinq parties «!«• jaune de chrome si l’on désire une rire jaune.ou par sept parties «le bleu d'aidremer si l'on veut «le la rire bleue.Deux joueurs ont les yeux bandés.On fait cercle à distance, autour d’eux, pour les empêcher du se heurter aux murailles.L’un deux a une sonnette qu’il agite, ou une trompe d’auto «lont il joue par In* lei valles.L'autre essaie de l’altru-per en se guidant au son.Autre forme.F.es «leux aveu- | gles son! attaehés à l'extrémité de deux cordes inégales dont l’autre boni est fixé à un même piquet een-tral.Ils tournent donc en manège; mais ils ne peuvent tourner dans un sens ou dans l’autre; ils peuvent aussi se rapprocher du centre en faisant flotter la corde, mais non la lâcher.Quand on peut avoir de grandes •êtes grotesques en carton, où la tête s'ensevelit tout entière, on en affuble les aveugles.Le spectacle est plus réjouissant (et les yeux mieux aveuglés).Antre manière (chat el ral).— i Un seul est aveugle (le chat).Mai?il est lié au rat par une ficelle de quinze à vingt pieds.Il peut tirer l sur toute la longueur «le la corde ! pour deviner où est le rai, mais 1 non rembobiner pour la raccour-| cir.ROMANS BIJOU Volumes «le plus «le «leux cents pages, couverture de couleurs.Au comptoir et par la poste .20s.De l'Or, de l'Encens, de la Mgr-1 rhc.par André Bruyère.Lu Victoire de Micheline, par Hene Duverne.L'Invisible Union, par Victor Féli.J'ni découvert la France, par Pierre Gourdon.Jean Larocque, par L.Oliviéro.u au .^ Service «le Librairie du Dcvoh .’131), Notre-Dame est, Montréal.î» Feuilleton du "Devoir” j§5 1 La Fleur de Kilmore-Castle par la Baronne de BoÜard quand le bateau les emporia vers la rive.Elle sourit et roula ses doigts menus dans la main d'Olivier.Elle m’a dit ce que je savais déià que tu m’aimes bien, oncle 16 (Suite) Ses yeux et ses lèvres riaient à Brice; elle avail hâte de jouir de la surprise d'Olivier.En «lébouchant de l'allée, sur le petit lac, le jeune lord ne put retenir une exclamation et l’enfant battit des mains.A la place de la yole étroite et I périlleuse, une sorte de bac.reposai! sur l'eau, immobile au milieu t di'à cygnes nullement troublés dans i leurs ébats.Une passerelle, munie «le fortes agrafes en fer, fut établie par Archie.reliant le ra«loau au petit ap-ponlemenl de la rive.Puis le vieux domestique V roula avec precaution le fauteuil arti- culé.f'ior, légère rninmc une plume.sauta près de lui.fa passerelle fut retirée, et Noll, avec une sensation délicieuse, vit fuir rapidement le gazon, les arbres, la horxlu-re de roseaux de l'étang.On traversa bientôt l’endroit fleuri de nénuphar».Il en passait un superbe à portée de la main; Flor s'en saisit et.pour le mieux faire admirer, elle parsema le ves-Ion de Noll d’une pluie de perles liquides.Ils rirent comme deux enfants.I.e débarquement s’effertira sans encombre, une saine rwfeur de foins mûrissants.De grande* pâquerettes samt «uttl Ou*.Il Alljrd 4 hrmir4tl .Vnirr can M «gnetn r.K% 40 4.an .74 MiirtMn» .ni’t m Sumatra Tobacco .'»4*4 Ttl.ami TfI.Woolen .’-'ï 20 Ferrov.155.16 152.99 155.78 I 14.59 157.93 I 58.56 parts.Cours movrns lr 25 mai 1928: \nglrlrrrp, lix.si.4.86 2-3 >4.88 4 F'i’am’C’, franc .13.9c.0397 Belgique, franc .X .1401 Unlit*, lire .19.3e.0530 4 Suisse, franc.19.3c.19274 Hollande, florin .40.2e.1032 Kspngnc, peseln .19.3e.1674 1 Suède, couronne .26.8e.2683 4 , \orvcgc.courtiniic .26.8c.2679 Diinemark, cour.26.8e.2683 4 Brésil, milrei.x .32c.,1265 Klals l uis, tlollar 9 64 4 prime [ ' Allemagne, mark .23.8c.23.94 Vuirricoii Vine r'ran Van rlCMii Aux r Ica 11 Vm< r 1.1111 Vmirno.L V( li ««m I «n,l s I'.tWUHnftrf .lut «Niln .Hellirhmi strel .' an.xl an Par (ir ,, i otlilii.rr al S,nv ni.Il Uhtraao Rock toland lir» tli r MhIim .1 nu».f Ni« Vnrk I irn Prisluol.I'annul.Pin)) r» .«irncral VMnr» .tiemral I iclnr .lirutrnl llali«uj Sicnal ., r r N.N.Un.'.on Vlolor.tllU ruai mi.i I \IC» I inlernaliiuiul Paiw r ,,, Ma.» 4 ru, Kl.MU-Anr» I entrai < Xor nern Pacific .Ve» -Hav II .Pa.'Kaisl \|nt„ra .Pan-Ainrr run M .I’ fr.-e Vitu» Ha l:o I «rporalion .Hea,l n* .R ourla r I amt S.! N ne a r (III « i*nx I Soulier* P.e f e j slaml.Il 1 of Ae» Jersey 1 Mu •• r>hi r .I n'-in 1.S ln«1i;**r'»l Slcohni I s P.ihP— 1 f.«1 V'e, .Wara R.K'n* .W •.linghou»» W p.Over a 11 il j Wooinorlh and Co.HOURSK DES MINKS eat.sa'.11.1*4 Vbans • s Ut*1* ITilK.| \ni(i < 1 .11*4 \»on .T»*, sn\ Yrg'naut t .* 14 U*', H.C» II, :*•*« lw *4% rr rjt.s t nitMLliAn 19.1 , 191 * 411* ' t»11 n’2 IM’, \ iMktlr #2 1 t un».Wi .’iT', K 4 Uru^n lit «tst Puni: M »* »»'* 1 Ai*il Hn||> TSS Dupral î»11»4 «!» 1 .L ISIS 1 ,x;i ' (.ni.Ut,U ml 191 U i/4%.mai 1929-T3.$10» 5.25 Diocèse St-Jean de Terreneuve, 5%.novembre 1930-17 .100 5.00 Hôpital Ste-Jeanne d’Arc, Montréal, mai 1918.100 Québec.Saguenay & Chibougamau Railway Company, 6%, avril 1943 .Matthew.Moody & Sons Co,, Limited, 6!/;%.novembre 1942.100 6.50 Tou* renseignements sur demande.COTÉ, PÉRUSSE, LIMITÉE RAXQUIFRS F.X VALEVRS 215.rue St-Jacques, Ouest, Montréal.HArbi»ue 22*1* Prix mrnt $100 5.25 100 5.00 100 5.25 100 6.00 1Ô0 6.50 Insurance Holding investment LIMITED Actions de priorité rachetables 6% cumulatif, avec fonds d’amortissement.Prix par unité: $100 (3 actions privilégiées et 2 ordinaires) Prospectus et renseignements sur demande.CHARLES C.BEAUBIEN & CIE, Inc.Banquiers et Courtiers Tel : Harbour 9979 — 180 St-Jaeques, Suite 216 MONTREAL Toute une bibliothèque pour quelques dollars ! 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«le la rue et se rendra au faite de cette partie en r«*cul en touchant au faite de la partie «le base.On dit assurer ainsi un éclairage raisonnable aux immeubles vo'sins et à la rue et un ensoleillement suffisant.Enfin, pour assurer une belle ap-i parence à la ville, ions les côtes de ! immeuble de la ou des parties! en recul devront être finis comme la façade.En soumettant ce projet, eiation des architectes dit •e considère lam dans les lions actuelles mais qu’il ètr«' changé lorsque l’on aura assure un plan d’ensemble à la ville.personnes présentes j nu pied du monument et toutes délégués ou représentants officiels d«.s diverses associations et sociétés nationales, on remarquait: M.le maire lloude, MM.Hruneau Lhar-bonneau.J.-A.Bernier.A.Couture.Alphonse «le Laroeludle, J.-Roger I oiru-r.Roméo Gaudet, J.-S.Dupé-rc.Dr J.Gauthier.M.l'abbé Adé-nul Desrosiers, principal de l'Ero le .Normale Jacques-Cartier, le ser-gcnl major Robitnille.MM.Edouard Gernaoy.D.-D.Montplaisir, J.-\ Roi vin, H.Bell isle, Lucien Danis ; Hercule lestevede.L.Lannix, Gé-jiard I remblay.C.Paquette.M ! rauteux, N.Marion.Il et autres.Dumrsnil, Sans rivale félicitation au nouveau prélat et se sont excusés de ne pouvoir être présents.On remarque parmi ceux-ci S.G.Mgr Murra>.évêque de Portland, M.Ernest Lapointe, ministre de la justice, M.Rodolphe Lemieux, orateur des Communes, sir Eugène Kiset et M.J.-M.Descoteaux, députés aux Communes.Son Eminence le cardinal Rouleau.«lans une belle allocution, a adressé ses félicitations et offert ses hommages au nouvel évêque.On trouvrea plus bas le texte du discours «)u’il a prononcé.Les autres orateurs qui se sont succédé ensuite sont S.G.Mgr Bru-nault.évêque de Nicolet.diocèsi) de Mgr Courchesne avant son éléva- j tion.et le premier ministre de la province, M.Alexandre Taschereau.Le premier a insisté sur les qualités d'âme du nouvel évêque tandis que le premier ministre a parlé du rôle de l’Eglise et de tout ce que le clergé a fait pour organiser notre province telle qu’elle est.S.G.Mgr Courch«\sne a ensuite remercié tous les convives.Il a in- j sisté sur le rôle qu’il est appelé à remplir dans le diocèse de Rimouski et il a exprimé l’espoir qu’avant peu de temps, tous scs diocésains ne formeront plus qu'une même famille avec le pasteur qui vient au milieu d’eux.S.E.LE CARDINAL ROULEAU i t!: V pour garçons Achetez un complet à 2 culottes à 9.95 el vous aurez droit à un autre complet de 9.95 pour 1.00 En un mot vous obtenez deux complets de même qualité pour le prix d’un seul cl 1.00 en plus.Ces complets sont en tweed de laine, dans un choix «le 12 nuances différentes.des plus nouvelles pour l’été, ainsi qu’en bonne cheviote bleue; bonne confection et doublure en alpaga.Mo-«téle à veston croisé.1 culotte bouffante et I culotte équitation.Achetez l'un de ces complets a 9.95 et vous pourrez en choisir un autre de même qualité, valant 9.95 Pour le prix de 1.00 seulement.Alors vous aurez 2 complets de 9.95 chacun, qui ne vous coûteront que 10.95 pour les deux.Si vous ne pouvez acheter 2 complets, joignez-vous à une de vos parentes ou amies et divisez le coût à vous deux.Profitez de cette occasion unique pour habiller vos garçons en neuf.Dupuis Frires—Rayon dt> la ronfrclion garçons—au premier.pour Ta» de commandas Voyez Ages Tailles poatalee, tèléphoniqac.no* 8 » 15 26 à ni C.O.D.vitrines.ans 33 et les beauté est ceux qui ont merveilleuse ville l'asso- qu’elle eondi- pourra De* iitMir* «*1 tint* roloinhr Ottawa peut être à bon droit appeler la belle ville un centre industriel, un endroit d'amusement pour vous vôtres.L'est à cause de la .l'h‘v ‘‘"virons que le site sur lequel la capital*1 du Dominion bâtie a été choisi et déjà visité cetti ne peuvent qu’a«tmettre In sagesse «le son choix.Ceux qui n'ont pas en-| eore visité Ottawa trouveront une ' Rie qui n ext pas égalée en beautés naturelles el qui a été l’objet du développement le plus habile de I homme.Ils trouveront aussi que jsmi développement commercial n’a ipas diminué sa beauté.A cette épo-: qim-ci de l'année la capitule est un endroit «pii peut convenir aux «lieux: elle est ronniie pour son mcrvellrux climat.De tous les points de la ville l’on peut voir la tour du Parlement, lequel offre | lui aussi beaucoup d'attrait aux sileurs.U .i.#-., .viMictirs.l'ourquoi ne seriez-vous A I occasion de la fete de I Eut- pas de la foule?L'est si «dm-pirr.line couronne de fleurs n «Me pie- vous n'avez qu'à aller voir tel«-c dans le fleuve hier à midi à ; M.F.L.L> don, agent des voyageurs a mémoire «les morts pour la pa- en sille, 207.rue St-Jaciiues ouest R ie el une colombe a etc mise en : telephone Harbour «211.ou tout au-libcrte pour symboliser la mémoire 1 Ire agent du Pacifique Canadien et «te ceux qui sont morts dans l'avia- faire les retenues necessaires ,,on• vous amuserez bien.Mrheura regaranl leuz ean«H «an* te «letrlrt un Ur H
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