Le devoir, 28 juillet 1928, samedi 28 juillet 1928
Volume XDL - No 176.% Abonnements par la poste?Edition quotidienne CANADA.$6.0® Etau-Unii et Empire Britannique .O-®0 UNION POSTALE.Edition hebdomadaire LE DEVOIR Montréal, samedi 28 joil.1928.TROIS S OU S L E NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTBAAL btats^unis et union ' post ai.Ê Uirecteur.HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: • SERVICE DE NUIT: Administration: Rédaction: Gérant: H Arbour 1241* .HArbonr 1243 .HArbour *679 .HArbonr 4M7 Le projet Kellogg et le “Commonwealth” britannique Noua tenons enfin le texte des réponses envoyées au Secretaire d’Etat américain par les divers gouvernements associes au soi-disant Commonwealth britannique.Us ne renferment rien d'extraordinaire ou d’imprévu; mais leur confrontation csi intéressante au point de vue du développement graduel mais inégal de l’idée d’indépendance dans chacun de ces pays.En tête vient naturellement l’Irlande.Sa réponse, la première, est datée du 11 juillet.Faut-il y voir un symbole.' Les Irlandais, par réaction contre la tyrannie anglaise, avaient mordu à l’appât du jacobinisme.11 leur en reste quelque chose.Quoi qu’il en soit, ils acceptent la proposition américaine sans autre réserve que le droit de défense et les engagements pris par l’Etat Libre envers la Société des Nations.Ils expriment 1 espou que le pacte devienne universel, seule garantie de son efficacité.C’est un peu une vérité de La Palice; mais en nos jours de sophisme et de supercherie — j’allais dire, de blague ce sont les vérités élémentaires qu’il faut répéter le plus souvent.Vient ensuite le Canada, deux jours plus tard.Sa réponse (publiée le 20 juillet) est un modèle de brièveté.C’est une acceptation pure et simple de la formule revisée du pacte.11 est à souhaiter que notre ministère des Affaires extérieures prenne l’habitude de ce stvle laconique.Mais pour comprendre qu’en dépit des ronflantes formules de solidarité et d’unité impériale, à la Bennett — la force des situations, des intérêts et des sentiments vrais prend le dessus, comme en toute circonstance où une politique arbitraire, favorisée par l’indifférence ou l’affolement de lu foule, ne substitue pas le mensonge à la réalité.Sans y attacher une importance exagérée, il était utile de signaler cette nouvelle manifestation des instincts de liberté qui finissent toujours par l’emporter, chez les peuples de tradition britannique.La valeur principale dç celle-ci, c’est de souligner davantage aux yeux de l’étranger (et des Canadiens distraits) la marche de l’évolution qui s’opère dans l’Empire.Naturellement, cette évolution tournera bien ou mal, elle accroîtra ou diminuera les chances de la paix et l’équilibre du monde, elle nous rapprochera nous-méme ou nous éloignera du jour de l’affranchissement définitif, selon l’impulsion et la direction qu’elle recevra dans chacun des pays qui y coopèrent.A nous, Canadiens, d’y voir pour notre part.Henri BOURASSA Les dessous de la persécution mexicaine Méfaitt* et mésaventures d’une bande de policiers voleurs.L’une et l’autre ne font qu’un tout et serviront, tôt ou tard, a interpréter la nature et la portée des engagements pris par le Canada.Dans la note du 30 mai, M.Mackenzie King faisait bon accueil aux propositions du gouvernement américain en faveur de ‘‘la renonciation à la guerre”.Il ajoutait qu’en ceci "le gouvernement du Canada est heureux de constater que son attitude est en accord avec celle de tous les autres gouvernements de Sa Majesté”.C’était là, du reste, la seule trace de solidarité impériale.Le premier ministre faisait observer qu’en raison de l'immensité de son territoire et du caractère composite de sa population, le Canada est moins exposé que beaucoup d autres aux attaques de l’extérieur et peu porté lui-même aux agressions contre l’étranger.Note juste et opportune.Il réservait les engagements souscrits envers la Société des Nations; mais il insistait tout particulièrement sur l’attitude prise dès le début par le Canada à Genève, et ratifié par tous les membres de la Ligue, sauf un (la Perse, si je ne me trompe): c’est que chaque Etat devienne maître de décider, selon les règles de sa propre constitution, s’il doit prendre une part active aux opérations militaires autorisées ou sanctionnées par le Conseil de la Société.C’est donc avec une réserve restrictive du droit de faire la guerre que le Canada adhère au pacte.La réponse du gouvernement britannique, qui suit de deux iours celle du Canada, va tout au contraire.Elle réitère les reserves antérieurement formulées par sir Austen Chamberlain.,pour menacer et> & défaut de pré- Mais.contrairement à la version de la plupart des journaux (notamment, la Gazette du 20 juillet), ce n’est pas au nom de l’Empire que parle le ministre anglais, mais comme représentant du seul gouvernement de la Grande-Bretagne.L’expres-siort revient à quatre reprises.De l’Empire, il n’est question nulle part.C’est le gouvernement de la Grande-Bretagne, seul, qui réserve les engagements pris par lui à Genève et à Locarno.C’est pour la Grande-Bretagne exclusivement que sir Austen réclame ‘‘toute liberté d’action (lisez, le droit de faire la guerre à volonté) dans certaines régions dont le bien-être (!) et l’intégrité constituent un intérêt spécial et vital pour la paix et la sécurité” de l’Angleterre.Les journaux disent que cela vise le canal de Suez, l'Egypte et l’Inde.En fait, cela veut dire que l’Angleterre prétend au droit de faire n’importe quoi, n’importe Primo nominor leo! Bénissons le ciel de n’ètrc pas signa- Vne correspondance particulière du Mexique nous donne ces détails précis sur un incident récemment signalé par les dépêches et qui ouvre d'intéressantes perspectives sur certains dessous de la persécution mexicaine: Kn maintes occasions nous avons fait ressortir l’exploitation inique, effrénée, à laquelle, sous prétexte de veiller au respect des lois, la police se livre à l’égard des catholiques.Les journaux viennent de nous fournir à ce sujet des détails très intéressants.Alvaro Basai!, l’un des agents du service secret de l’Inspection de Police, qui par son activité et son zèle ù rechercher les catholiques, jouissait de l’entière confiance de ses supérieurs, a été arrêté, ainsi que son frère et plusieurs autres policiers, sous l'inculpation de n’ètre que de vulgaires chevaliers d'industrie.Ledit agent a pour lui le triste mérite d’avoir arrêté le Père Miguel Augustin Pro, son frère Humberto, Luis Segura et Juan N.Tirado, les ouatre martyrs fusillés à Mexico le 23 novembre dernier.Son stratagème habitue], depuis quelque temps, consistait à donner à ses complices l’ordre d’envahir un domicile déterminé, d’y chercher un prétexte ou.texte, d'accuser de conspiration quelque membre de la famille et cela avec tout l’aplomb que donnerait la certitude du grief.Dès qu’ils avaient inspiré une crainte suffisante, crainte bien naturelle chez ceux qui savent qu’une simple accusation équivaut presque toujours à une condamnation sans appel possible, ils insinuaient que.quoique les ordres reçus fussent formels, il y aurait peut-être moyen de s’arranger à l’amiable.Si les victimes acquiesçaient à rentrer dans cette voie, l’un des escrocs prenait le téléphone demandant à haute voix tel ou tel numéro.La communication obtenue, il proposait à son chef (c'était toujours Basai! qui, ayant monté le coup, se tenait à l’autre extrémité du fil prêt à jouer son rôle) d’accepter une transaction, et passait l’appareil à sa victime pour bien la convaincre qu’il s’agissait véritablement d’une poursuite ordonnée en haut lieu.Quelques piastres de plus ou de moins, l’affaire se concluait toujours et, comme le dit la presse, celui que l’on avait joué de la sorte remerciait souvent de s’en être tiré sans passer par les cachots.Mais de tels agissements étaient périlleux; et apres de nombreuses plaintes, on s’est décidé à faire des investigations qui ont abouti à la capture des principaux coupables.Que leur entreprise fût lucrative, on ne peut en douter; voyez les simples données suivantes.Basai!, qui ne gagnait que six piastres par jour, possède trois automobiles; l'un de ses compagnons avait pu récemment acheter et meubler une maison dans l’un des quartiers les plus aristocratiques de la ville.On a trouvé chez les escrocs plusieurs ostensoirs, calices, ciboires et autres objets de valeur.Par deux fois ils ont extorqué cinq cents piastre» à un prêtre, le menaçant de le tuer s’il dévoilait leur méfait; aussi fait-on remarquer qu'il sera difficile de connaître toutes les victimes de la bande, car beaucoup se taisent par crainte de futures représailles.l'actualité Democratia ancilla ploutocratiae Selon le Times, de New-York, les comités d'organisation des deux candidats à la présidence des Etats-Unis dépenseront $8,000.000.Il faut ajouter à ce chiffre la somme d'un million pour les élections des congressmen.De sorte qu'on peut I esf/mer très modérément que le to-! tal des sommes dépensées lors des taires ni endosseurs de ce blanc-seing impérial; et souhaitons que notre gouvernement ne commette jamais la sottise d’y prêter la main, même sous prétexte d'aménité, comme pour Locarno.A ce programme de guerre impériale en “certaines régions” indéfinies, non seulement l’Irlande et le Canada ne sont liés en aucune façon; mais les autres Dominions en sont également exempts, s’ils le veulent.C’est ici que l’examen de leurs réponses devient intéressant.Contrairement encore à ce qu’en disait la Gazette du juillet, la note britannique n'inclut la réponse d aucun des Da- fjrocfiaines élections atteindra dix minions ni celle de l’Inde.Chacune de ces réponses forme une mutions.note distincte, signée, il est vrai, par sir Austen Chamberlain, jiC Sun, également de New-York, mais au nom de chacun des gouvernements et comme l’expres- estime que c’est un assez joli sion de leur pensée particulière.Fous adhèrent au pacte, mais ,trnier; mais il ne s'en scandalise avec des distinctions marquées.L’Union sud-africaine note “avec une grande satisfaction”: (a) que le droit de défense reste intact; (h) que les nations qui s'étonner outre mesure.Il g a plu ont recours à la guerre dans leur seul intérêt national sont tôl progrès dans l'économie qut exclues des bénéfices du pacte (Hertzog se souvient de Milner); (c) que tous les pays du monde sont invités à souscrire au pacte.M.Hertzog ajoute qu’a son avis le traité, loin de nuire à la Société des Nations, ne peut que fortifier son influence.(Il a, depuis, accentué cette opinion dans un discours public.) La réponse de l’Australie offre un contraste rafraîchissant posait de $150,000, en 1868, les Dé avec les effluves impérialistes qui viennent d’ordinaire de ce mocrates avaient $75,000,000 pour pays.Comme tout le monde l’Australie souligne la reconnais- j rn^fÏ872, sance du droit de defense, hile met en relief le paragraphe du,^'^ ue (irant avait cinq fois préambule qui dégage les parties restées fidèles au pacte de ; autant.La campagne de lions coû-tout engagement envers ses violaleurs.Comme le Canada et fa aux Itépublicains $950.000; pour l’Irlande, elle ne voil aucune incompalibilM entre le Irailé pro- £Xi' jeté et le pacte de la bocieté des Nations.Détail caractéristique, muii0n cent mille dollars; e-lle ajoute que “telles sont les seules questions qui l'intéressent” trois fois plus que celle de Han-en tout ceci.! cock.Blaine avait dans ses coffres [mis autrement: c'esl aussi, dit-il, un grand pays que le nôtre.Il n g a du reste pas lieu de H a t que dans la dépense comme le prouvent les chiffres cités par ce journal.Ce qui est neuf et mérite une mention spéciale c’est que cette fois les Démocrates seront aussi bien pourvus que les Républicains.Contre Grant dont le comité dis- tu bien qu'il passât pour l’un des plus forts orateurs des Etats-Unis.(Je me rappelle l'avoir entendu tout jeune dans un discours de dix minutes: c'était plus un acrobate qu un rhéteur: toute révérence gardée.son action oratoire rappelait assez celle de Mgr Ireland.) Il dé-Pensa la jolie somme de $650.000 en 189G, puis de $425,000, quatre ans plus tard; en 1908.ses frais se montèrent à $900,000.Parker pour en arriver au même résultat négatif que Bryan, dépensa la somme de $700.000 en 1904.Mieux pourvu en 1912, M.Wilson eut gain de cause grâce à la division chez les Républicains et grâce sans doute aussi au $1,130,000 qu’ff put aligner.En 1910, même avec I auréole dont la guerre commençait tie le ceindre, il cnit prudent de dépenser tout près de deux millions.La campagne de Cox coûta en pure perte, $l,318,000t- pour Davis, dont personne ne se souvient plus hors des Etats-Unis, les Démo-dépensèrent la somme de $903,000.Ces chiffres sont pour une cam- Sagne s'étendant à tout le pays.rais dans de simples primaires les Républicains de la Pennsglva-l}Ler/S0"v/rent d'engloutir $-,500,000.Pour mettre en nomination seulement Leonard Wood, à convention républicaine, ses la Bloc-notes Rue Saint-Jacques La Banque Provinciale du Canada annonce aujourd’hui qu'elle prendra possession lundi de son nouvel hotel de la rue Saint-Jacques.Elle occupera désormais les locaux, restaurés et embellis, où la Banque Hogale eut longtemps ses bureaux et ses comptoirs, avant de s'en aller dans son gratte-ciel cubique.Fondée il y a quelque vingt-huit ans pur des capitalistes et des banquiers qui s’intéressèrent à l'ancienne Banque Jacques-Cartier pour en sauver l’actif et protéger ! les déposants et les actionnaires de j celle-ci.la Banque Provinciale a pris depuis lors, sous ia direction de financiers prudents et tenaces un développement continu que n’a marqué aucun revers sérieux.A l’heure présente, cette institution canadienne-française est au tout premiers rangs des banques canadiennes qui ont la plus forte proportion d'actif liquide et immé-diatemept réalisable.L'épargne et le capital eanadiens-français peuvent compter sur deux banques bien à nous, dont la situation financière s’améliore et dont l'actif global s’accroît, d'un exercice à l'autre.L'arrivée de la Banque Provinciale rue Saint-Jacques, ù quelques pas de la Banque Canadienne Nationale installée à l’ouest de la Place d’Armes ces années-ci.dans un hôtel à elle, marque une nouvelle étape du développement de celle-là, comme l’achat par la seconde de l’ancien immeuble de la Liverpool, London A- Globe Insurance Co.a signalé un progrès considérable de la Banque Canadienne Nationale.Les élients de la Banque Provinciale du Canada, à travers tout le pavs ainsi que le public en général, lui souhaiteront de nouveaux progrès et une belle marche en avant dans le domaine économique et financier, sous sa direction présente, qui compte plusieurs des hommes de notre race les plus en vedette dans le monde des affaires canadien.Grande opération Un pair d’Angleterre, lord Sydenham, vient de dire: “Nous approchons rapidement du point où il deviendra impossible de trouver des hommes capables de diriger les énormes affaires modernes que nous montons”.Cela n’est pas du pessimisme, mais le l>on sens même.Il surgit de temps à autre, dans ce domaine connue ailleurs, des génies d'organisation, des hommes d’une puissance exécutive remarquable.C’est le tout petit nombre.Et la vie d’intensité extraordinaire qu’ils doivent mener ne leur laisse pas de répit, ils s’usent très vite, disparaissent rie la scène, passant ia main à des collaborateurs qu’ils ont formés pour les remplacer, mais qui souvent sont loin d|héri-ter des remarquables facultés de leurs prédécesseurs.A l’heure présente.on entend un peu partout, aux Etats-Unis comme en Europe, les grands chefs d’industries, de vastes établissements financiers ou commerciaux déclarer avec quelle difficulté, de plus en plus grande, Ils trouvent des jeunes jtens ambitieux ét fort bien doues pour renouveler leur personnel.Les hommes s'usent vite au terrible jeu de ia concurrence contemporaine, ou ils abusent de leurs forces physiques et intellectuelles.Et ce qui pourra faire obstacle après-demain à la réussite des formidables concentrations de capitaux et d'industries que nous voyons aujourd’hui, ce sera sans doute le facteur humain, de recrutement pénible et qui est impuissant à résister très longtemps à une tension d esprit continue et ruineuse.L’on a remplacé dans les ateliers une partie de la main d’œuvre de jadis par «les machines d’un«- ingéniosité et d uiu-' productivité étonnantes; mais >i l’on a trouvé la formule de l'automate mécanique, le développement industriel et financier présent reste tout à fait à la merci du cerveau 1 qui conçoit et qui exécute, et il S se trouve que ces cerveaux s usent ! vite, sont rares et «le remplacement tout à fait incertain.L’agriculture et les problèmes qui s’y rattachent L'agriculture est intimement liée à tou» no» problème» Rooiaux — Son influence »ur la question ouvrière — La production intensive, source de bien-être et de eonfort — Faux principes et hérésie sociale.La Nouvelle-Zélande, elle, ne sort pas du giron maternel.;, mnn nnr „ .,.t , “s’associe sans réserve à la note du gouvernement impè- tombé au-dessous du million.Il at- nM- rarc.e ou " insurgé amis républicains dépensèrent la somme rondelette d’un million sept cent mille dollars; la même année, dans la même course pour la même fin, les amis de Lowden avalent dépensé $414,000.En 1917.les fu-sionniste* qui appuyaient John Purroy Mitchell dans sa campagne à la mairie de New-York déboursé- ! rent $589.000.Mttchelt fut battu h C0utulr/{j ^ T?rnmany liait , Depuis ce temps le appuyait Nylon.l e même Hg- _>.w ?-1.tan a été battu, ensuite, par Tarn nany, parce gu'it s'était insurgé «.500.000 -mp»- ! le parti démocrate.H ressort de ces chiffres un fait capital: les Républicains ont tou- : Elle _____ rial”.C’est dans sa tradition, et cela s'explique.Par son isole-j/eignif ment géographique, par sa population par tous ses interets.^ ^ *\ - petite colonie du Pacifique est le satellite oblige autant quCjgoo.ooO: ceux de Taft volontaire de la “mère patrie’.i en 1908 et $1,070,000 aux jours Le gouvernement de l'Inde répond dans le même sens que Rooseveli°qui^obi/n^de'ses la Nouvelle-Zélande, on ajoutant qu il s associe de tout coeur, somme de s67(),ü(io.Le et avec une grande joie" (whole-heartedly and most gladly).\ fonds de Hughes était de $3,829,0001 Pour comprendre ce cri du coeur, il faut se rappeler que le gou- et il fallut $5,319,000 pour assurer blirains re qnl afiute /rnror(?"( vernenxenl de l’Inde est à peu près ce qu’était le %n\\\erneinen(\]a u^jaire de Harding, ces r - [eurx cbancrx ye succès.du Canada avant 1841.(.est le camp retranche de 1 oligarchie ; que l’on allait ache- anglaise et des intérêts mercantiles de la Grande-Bretagne.Sa | fer /'élection.Les pauvres organi-prcoccupation dominante, c’est d'endiguer le flot montant des sateurs de Coolidge, après le rérevendications indiennes et de gouverner cet immense empire, | suivant la brutale mais sincère expression de Joynson-Hicks, “dans rintérèt et au profit du Lancashire”.Il est donc tout naturel que ce gouvernement accepte "de tout coeur et avec joie” la réserve de principe qui permet à l’Angleterre d’écraser par la force toute tentative des peuples de l’Inde de se libérer des ‘‘intérêts du Lancashire".Nul doute que l’Inde est l’une des "certaines” régions où l’Angleterre entend se réserver "toute liberté d’action”.Bref, ce qui se dégage de toute cette correspondance, c’est «r s# i4#*r leur c » ¦¦ «*.-%«« plus que quelque trois maigres millions A leur disposition.Voyons maintenant, toujours avec le secours du Sun, le coût des campagnes démocratiques.Cleveland dépense $1.400,000 pour sa première élection; $8a5,000 pour la deuxième, $2,350.000 pour la trot- j tlème.Ce n'était vraiment pas ta peine de faire tant de (rats pour se faire assassiner! Bryan fut toujours bat-i Un malin politicien de chez nous disait que les élections ne se font pas avec des prières, ce qui laissait entendre clairement qu'elles se faisaient surtout avec de l’argent Mats les Américains sont pim, forts que nous.St vous prenez un dollar américain vous y lirez l'exergue ‘ In God we trust”.C'est un acte de fol.Sits font leurs élections avec de l'argent leur monnaie est de toutes la plus sanctifiée: ils y ont mis une prière.Ht combinent les deux moyens.Cela s'appelle, en leur langage, efficiency.Paul ANGLR Isolé Un évêque anglican de l’ouest canadien, le Dr Lloyd, a fait ces mois derniers des déclarations insultantes pour les immigrés d'origine non-saxonne, au point que tous les groupes non britanniques dis provinces nouvelles ont pro-Usté vivement contre d'aussi stu*.pides propos.Cela n’a pas empêché l'évêque Lloyd de les répéter, envenimant ainsi le différend né de scs attaques injurieuses.Un correspondant anglican de la Manitoba Free Press vient d’écrire à ci propos une lettre à ce quotidien, dans laquelle il dénonce la condui-ip du Dr Lloyd."Les Anglicans n'approuvent pas les propos insul-isnts et les descriptions injustes qu'il a faites des immigrés qui ne: ;.,nt pas des Britanniques", écrit ce correspondant.Il rappelle, pour démontrer l’exactitude de ce qu'il dit lui-même là-dessus, qu'il y ai quelques années, dans une réunion: df pasteurs anglicans de tout| l’Ouest, sauf la Colombie Anglaise,.Ievêque Lloyd proposa une réao-l lution dans le sens de scs déclara-i lions récentes.mais couchée i en termes moins vifs.Les membres! lu svnode déclarèrent presque àl l’unanimitc que cette résolution manquai» à la fois d’esprit chrétien ei d’esprit britannique.F.t c’est tout juste si l'évèque Uoyd put, dans ce milieu intelligent et éclairé, trou ver un seul pasteur pour l’appuyer.Notre époque est, ou du moins on la croirait, toute à l'aviation et au radio; celui-ci est maintenant considéré presque indispensable à celle-là: la malheureuse expédition Nobile an pôle nord l’a prouvé.Sans un minuscule poste «le T.S.F.les prisonniers des glaces, introuvables jusque là, n'auraient jamais nu indiquer à leurs sauveteurs leur position exacle.Mien d’é-tonnant que les deux, ainsi liés par une triste actualité, captivent l'attention publique.Les chroniqueurs d'aviation pullulent tous les journaux de In métropole ont le leur, depuis la semaine d'aviation à Montréal et s'en donnent à ctrur joie.Les idées premières qui ont précédé l’invention, les tâtonnements, les progrès, inconcevables au début, nous ont amenés au perfectionnement actuel, encore ouvert au mieux; re-pendant, tout est mis à jour et les lecteurs s’y intéressent.D'aucuns, probablement, rêvent déjà d’un ‘‘Moth” pour leurs voyages de fins de semaine à la campagne.On pourrait être porté à croire que rien autre ne peut intéresser le public que cos deux choses qui nous passionnent, surtout quand, à ces deux choses, on peut en rattacher une troisième: le tourisme.Quelqu’un récemment n'a-t-il pas même proclamé le tourisme une industrie plus importante que l’agriculture! Et c’est précisément «l’agriculture qu’il nous faut parler aujourd’hui; mais nous ne craignons pas qu'il se trouve beaucoup de lecteurs chez qui l’intérêt porté aux choses ci-dessus énumérées, ait eu pour effet d’embrumer ta conception de la nécessité et «le l’importance de la terre tout de même encore plus solide et surtout plus sûre que l’espace.IMPORTANCE DE L’AGRICULTURE L'agriculture qui.de tou» temps et toujours, fut ii la base «i«* la prospérité des peuples, a une histoire trop ancienne pour qu’on prétende en expliquer les débuts; il y a actuellement besogne plus utile et plus nécessaire.Quant à son origine primitive, rien n'esl plus connu.F.lle a subi des hausses et des baisses, mais purlout elle a eu, elle aussi.ses perfectionnements, moins apparents peut-être parce que moins rapides et d’une marche qui date de plus loin.Là comme ailleurs.dans toutes tes recherches qui concernent le sol et sa culture, la science et le génie de l'homme ont eu un aussi vaste champ d'action où se développer et s’exercer librement.A un autre point de vue bien supérieur a celui-là, la place qu'occupe l’agriculture dans l'économie des nations, son rôle social, son influence sur l'enfant, la famille, la race, sont autant «le vastes sujets d’études, dignes «le fixer notre attention.Choses déjà dites sous des formes différentes, on pourrait dire; peut-être.Mais cependant ce sont des sujets d’études qui, pour avoir le désavantage «le n’ètre pas du nouveau, n’en rivalisent pas moins d’importance avec les découvertes merveilleuses et captivantes qui permettent aujourd'hui à l’homme de voler dans «les appareils cent fois plus lourds «pie l'air, «le communiquer au moyen de la T.S.F.à (les milles et des milles «le «listance.LA QUESTION OUVRIERE Notre attention est captivée plus facilement par tout ce nui a un cachet de nouveauté; c’est naturel.Bien ne doit cependant nous faire perdre de vue qu’à l’agriculture, à In question agricole, si l'on veut, se rattachent toutes les autres questions sociales.On ne réglera jamais, par exemple.la question ouvrière par 1 augmentation, même illimitée «tes salaires.Le seul résultat immédiate» le plus apparent serait d attirer a la ville, par l’aPÇÛ' «“j"' "n nombre plus considérable d l10»’-mes des champs.L argument sonnant restera toujours malheureusement le plus convaincant; inutile ,je prêcher au cultivateur 1 amour de la terre et l’attachement au sol.si on ne commence pas par lui procurer ou au moins lui concéder des avantages tels, qu’il »0‘{, r®n]'nLaison d’un bon équilibre social, il peut sc procurer à bon compte les choses nécessaires à son exploitation, comme celles susceptible* d'améliorer ses conditions de vie.d’enjoliver son existence, de garder à la campagne s«*s fils et ses filles.Qu’importe également à l’ouvrier que son salaire soit moindre, s’il a du travail continuellement, si avec une piastre, il peut se procurer le «louble de produits agricoles et toutes choses necessaires à sa subsistance.MANQUE D’EQUILIBRE C'est le manque «l'équilibre qui est mauvais aujourd'hui; l'équilibre «st défavorable à l'agriculture.En raison de ses revenus minimes, tl y a une foule de choses que le culti-vateur n'a pas Je loisir de se procurer, mais que scs parents ou amis, r«*ndiis à la ville que depuis un an «iu deux, jiossédenl habituellement.Les communications faciles.les relations plus fréquentes entre citadins et campagnards, lui permettent de fréquentes constatations de ce genre; de là naît le désir des choses qui lui manquent, désir qu’on peut difficilement trouver illégitime chez lui.mais qui devient, sans effort, un attrait vers la i gran«ie ville.On nous objectera qu’il y a aussi, tout à côté, beaucoup de désavantages.D’accord, mais à distance ils paraissent moins et ie mal fait son oeuvre; nos campagnes se dépeuplent, le nombre des citadins sans travail augmente, et cela au détriment des uns comme des autres, de ceux qui partent pour la ville comme de ceux qui y sont déjà.Le remède, le seul efficace, c’est la considération de l’agriculture et de l a-griculteur, avant tout et toujours, hi on veut une mesure pour savoir jusqu'ou cela peut aller, en voici une: qu’on favorise davantage l'agriculture jusqu’au jour où elle deviendra suffisamment rémunératrice pour que la majorité de ceux qui l'ont quittée pour la ville soient prêts à y retourner; on constatera qu'il y a de la marge.VIE PLUS ATTRAYANTE A LA CAMPAGNE Au risque même de scandaliser quelques prédicants qui ont déjà cru à propos de contester à l'habitant des campagnes le droit d’avoir un gramophone ou un piano— article de luxe, disait-on, — l'usage plus répandu à la campagne de •’électricité, du téléphone, «lu radio, aiderait à y rendre la vie plus attrayante, meilleure à vivre.Si le cultivateur pouvait trouve: ment ces choses utiles, agréa généralisées à la ville, l’attrait fascinateur qui opère surtout sur 1s jeunesse serait nul et sans effet.Ce (Suite d fa page deux} égal- ables. LE DEVOIR» MONTREAL.SAMEDI 28 JUILLET 1928 VOLUME XIX — No 17t Let publications françaises du ministère de rAgriculture Une liste utile à consulter Sous empruntons au Bulletin de» Agriculteurs cette liste des puMt-rations françaises à Ottawa, hiles sont gratuites, il n'est pas ntcrssat* re d'affranchir les lettres de demande : aviculture Alimentation des volaille».Ru'-I.N.S., (voir abréviations ci-dea-sous) ; Basse-cour, lu.Clr.d f*p.«2, (’annrd, elcvaiie du, Lir.d exn.- .Chaponncr, commnet.reuil.¦ S.; Dindon, l'élevage du, Bul.46, N.S.; Dindons, élevage des.
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