Le devoir, 22 août 1928, mercredi 22 août 1928
Volume XIX - No 197 Abonnements'par la poste; Edition quotidienne CANADA.« ft.ee Eut«*Uni( et Empire Drttaaaiqee .ft.ee UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Montréal,mercredi 22 août 1920 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONT UAL TELEPHONE: SERVICE DE NUIT: Administration: Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE OUE DOIS! Rédaction: Gérant: - H Arbour 1241* HArbour 12i3 HArbour 3679 HArbour 4697 Paix et Désarmement “Contra- Butler vs Hoover — Vraie et fausse paix diction et hypocrisie” L’intervention de M.Nicholas Murray Butler dans le débat électoral, aux Etats-Unis, apporte un élément nouveau et intéressant à l’appréciation du pacte Kellogg et de la politique de Washington.M.Butler, président de l’Université Columbia, est fun des chefs de la pensée américaine.Etranger au monde politique proprement dit, ses antécédents et ses convictions le rattachent au parti républicain.Cependant, il n’hésite pas à s’en séparer nettement; et il explique son attitude avec un brio qui n'a rien du professeur."Je veux", dit-il dans une lettre au Times (de New-York), “me dissocier promptement, publiquement et complètement de l’attitude prise par M.Hoover, dans son discours d’acceptation, sur deux des trois plus importantes questions actuellement soumises au verdict de la nation américaine.” Ces deux questions sont la prohibition et le désarmement.La seconde seule nous intéresse, pqur le moment.Le candidat républicain à la présidence a incorporé dans son discours-programme les déclarations antérieures de M.Kellogg et de M.Coolidge sur les exigences de la défense nationale ^t la “préparation adéquate”.C’est là, prétend-il avec tous les militaristes, un facteur de paix.(Toujours le vieil axiome romain, si vis pacem para bellum): Argument fallacieux, riposte M.Butler, et démenti par les sanglantes expériences des vingt dernières années."Nous ne devons pas seulement être justes; nous devons nous faire respecter”, poursuit M.Hoover.“Le fond de votre pensée”, reprend M.Butler, ‘‘n’est-il pas que vous vou-lex vous faire craindre?” Autrement dit, "c’est dans la force et non dans la iustice que vous cherchez à établir la base du res-Pfct".- “A ^ virement, la réitération de cette doctrine désuète n’agréera pas à la masse du parti républicain ou du peuple (américain).’’ M.Butler rappelle la tentative récente du ministre de la Marine de lancer un programme de construction navale “qui affrontait l’intelligence et le sens moral, non seulement du peuple américain, mais du monde entier”.Cette proposition s’appuyait sur les mêmes arguments de “sécurité nationale” qu’invoque aujourd’hui M.Hoover.“Heureusement, l’opinion publique se souleva avec force et tua le monstre.La Chambre des Représentants commença par le taillader, puis le Sénat le jeta à la voirie, où il gît ignominieusement.” “Un nombre immense (a whole host) de Républicains sont absolument opposés aux idées de M.Hoover à cet égard, et ils manifesteront leur opposition par tous les moyens dont ils disposent.” Mais voici le passage topique de ce manifeste: “Quand la nation américaine s’engage à renoncer à la guerre, elle pense ce qu’elle dit, et elle prend pour acquis que les autres nations pensent Ce qu’elles disent.Nous n’appuierons pas un programme nouveau et agrandi de construction navale, sous prétexte de nous défendre contre telle ou telle nation qui vient précisément de s’engager à ne pas nous attaquer.La contradiction et l’hypocrisie de cette attitude seraient comiques si elles n'étaient inénarrablement tragiques (unspeakably tragic)." Ce savant, cet intellectuel, ne déguise pas sa pensée et ne mâche pas ses mots.Sur ses lèvres, ou plutôt, sous sa plume, cette dénonciation indignée acquiert une force particulière.Personne, aux Etats-Unis ou ailleurs, n’y verra le calcul d’un politicien en lutte contre un adversaire, ou le dépit d’un invalide des batailles électorales.C’est, ce ne peut être que l’expression sincère d’une conviction réfléchie, qui s’appuie sur une connaissance approfondie de l’histoire et du monde contemporain.Quel effet l'attitude de M.Butler produira sur le scrutin de novembre, je l’ignore.Mais la pensée qu'il exprime ici ne restera pas en l’air.Les universités exercent, sur la politique américaine.une influence beaucoup plus considérable qu’on ne le soupçonne, même aux Etats-Unis.Dans le monde universitaire, le nrésident de Columbia est l’un des mandarins haut gradés.A 1 importance de ses fonctions.M.Butler ajoute sa valeur personnelle, la multiplicité de ses relations, en Amérique et à l’étranger.Son intervention ne peut que fortifier l’influence des vrais pacifistes, de ceux qui veulent que les actes répondent aux paroles, les politiques aux programmes, et qui croient que, pour établir la paix dans le monde, il ne suffit pas de l’imposer aux autres par la force mais qu’il faut commencer par la mettre en honneur chez soi.De ce* sincères partisans de la paix et du désarmement, il *>n trouve, aux Etats-Unis, et en nombre.Aucun pays n’a plus d’intérêt, ni même autant, que le Canada à faire connaître leurs efforts et à les prolonger par une coopération sympathique.Aidons, dans la faible mesure de nos forces, à établir la paix en Europe ou ailleurs; mais commençons par la fortifier chez nous et à nos portes.Henri BOURASSA coup d'Etat était révolu, réussi.M.Taschereau se tient bien mieur en selle que le prince de Galles.Il n eut pas beaucoup de peine à dompter une monture qui a les oreilles plus longues que celles d'un cheval.Un seul moment on craignit que la sauce ne pût se gâter et cela comme toujours fut amené par le plus fortuit des incidents.Les grands hommes d'Etat enlèvent, comme Cromwell, au hasard tout ce qu'ils peuvent lui enlever; mais ce malencontreux garde pour lui bien des choses.Un jeune conférencier disert, spirituel, fut invité de Montréal à parler devant une association de Québec.Présidait le premier ministre, le nouveau ministre.Le jeune conférencier en fut flatté comme de raison et lui fit ses compliments: mais au cours de la conference (il parlait des traits qui distinguent les conservateurs des libéraux) il en vint à parler du choix du chef.M.Meighen, dit-il, a été imposé par une clique.C'est la méthode tory.M.King a été choisi par une convention à laquelle assistaient des délégués de toutes les parties du pays, tenue ouvertement devant les représentants de journaux.La lumière de ta publicité, la confiance au public, la droiture, — c’est-à-dire la méthode libérale.M.Taschereau assis à la table d'honneur était plutôt pensif, ce pendpnt, que dans les yeux des rebelles passaient des éclairs mauvais.Mais il n’y eut pas le plus petit coup de tonnerre.TESTIS Bloc-notes ne ta.Vactucditê M.Taschereau veut bien rester A ton tour M.Taschereau doe» not chôo»* to run — to run out.A l'opposé de Coolidge qui veut s'en alter quand tout le monde souhaite qu'il retie.M.Taschereau veuf rester quand tout le monde ne désire pas qu'il demeure.H ne faut pas conclure de là que •out le monde souhaite qu'tl s'en tille.Ce serait excessif; mats il y a évidemment un certain groupe qui tient à ce que le contrôle du pouvoir passe de Quebec à Montréal.Il y a toujours eu des politiciens qui pensaient ainsi; il y en a encore et il y en aura toujours.Toiler* les déclarations du premier ministre ne pourront rien taire là contre.Wish is father to tnuaht.mais thought is not father to facU.Le ton de Tentrevuc de M.Tas-thereau est révélateur de sa personnalité, qui est forte.De rela ses ennemis comme ses amis conviennent.fl y a cher lut du Mussolini, un Mussolini étiré, plus flexible, plus ductile, au front et il Thnrltnn plus étroits, mais d asset bon teint voue qu'il ne déleste pas a i'orea-don ce plat préféré des dictateurs — fe coup d'Etat —• et que comme toutes les gens arbitraire» et trna-ett II ali une phobie maladive de foule critique et de toute opposition.Comme le sybarite souffrait sur son Ut de rose d'un pli dans un pétale.M.Taschereau pâtit de la moindre dissidence.rt ît !u^ ° constamment sou- t f .™rn n est plus fait pour gâ- StïtâZ!"1"" » »„ QaJlS,!e communiqué que public vv.o^fute Pant qu'ils renient que le qouver-nement agit bien ou mal.C’est l'esprit de ta ronstltiiUon; ce sont les principes si la réalité reste bien différente.Mats M.Taschereau n'a pas le I gont de s’embarrasser d'InutUes simagrées, de farder rt de camoufter la réalité vivante.Quand il devint premier ministre, la députation l'apprit par tes /our* naur comme le dernier des électeurs de la province.Elle ne fut ni consultée, ni pressentie, ni prévenue.,4 a début de la première session.quelques fêtes chaudes menacèrent de fates du potin.Mats te Le fait Le Devoir a publié hier les explications d’un haut fonctionnaire de la Compagnie des Tramways, au sujet du travail fait dimanche matin vis-à:vis l’église de l’Immaculée-Conception.Celui-ci déclarait que l’ouvrier dont le travail a provoqué les protestations des citoyens et l’intervention de M.l’échevin Mercure n’avait fait qu’arroser le béton entre les interstices des pierres pour l’empêcher de se craqueler au soleil et le rendre sans valeur.“Cela, ajoutait-il, se pratique toujours lorsqu’il fait très chaud afin que le ciment garde une certaine quantité d’humidité pendant les premiers jours afin d'assurer une meilleure formation et par conséquent un meilleur pavage.On reconnaîtra que ce n’est pas là un travail ordinaire de construction et que cet arrosage ne pouvait être remis au lendemain au risque d’avoir dès le début un pavage défectueux.” L'un de nos lecteurs, homme de très haute valeur et qui a sur le fonctionnaire de la Compagnie des Tramways l'avantage d'avoir vu les choses de ses yeux, nous écrivait dès hier soir, aussitôt après avoir pris connaissance de la déclaration que nous venons de citer: Voici ce que j'ai vu: un ouvrier, muni d’une pelle, chargeait du ciment fraichcment délayé dans une brouette, le transportait au croisement des voies et l’étendait sur des pierres apparemment disjointes.St c'est cela qui s’a/t-pelle “arroser le béton”, j'avoue ne nous devrons réformer notre anqage; mais alors nous ne voyons pas la nécessité de pratiquer un tel arrosaqe le dimanche.Autre point I v • .i voici pour le fait de dimanche, j Mais, puisque la question revient , sur le tapis, nous en profiterons P°ur citer de nouveau ce texte, émanant de bonne source, que nous publiions le mardi 31 juillet et qui n’a point, à notre connaissance, suscité de dénégation: ¦le me fais un devoir de vous rendre compte qu’hier hier, c était le dimanche 29 juillet une cinquantaine d'ouvriers travaillaient à poser des rails temporaires et à différents autres travaux à l'endroit où passera la vole des tramways sur la montagne.Nous faisions observer, en produisant ce texte et ce fait: Qu'est-ce gut pouvait bien justifier de pareils travaux?Et de qui relèvent-ils?Vous signalons le cas aux autorités compétentes.L’occasion nous parait excellente de le signaler de nouveau, ce cas, et de demander pomment et pourquoi il a pu se produire.cinéma Il semble birn, si l'on s’en rapporte aux commentaires de plusieurs de nos confrères, que les propriétaires de cinéma aient trouvé le moyen de rendre pratiquement Inopérante d’ici une roupie d'années la loi provinciale quf vient d'interdire aux enfants de moins de seize ans l'entrée au cinéma.Ils ont obtenu un bref de prohibition qui interdit aux tribunaux compétents d'adjuger sur les causes pendantes, et l’on dit que l’application de la loi restera de la sorte pratiquement suspendue tant que le Conseil privé, auquel l’on en référera en définitive, ii’aura point disposé de la question de constitutionnalité posée par 1rs propriétai* des de cinéma.(Ceux-ci.on ne l'igtioie pôlnt.soutiennf ni p«i leurs procureurs que la loi excède la compétence de la législature provinciale).Cette manoeuvre, ou une autre du même genre, devait être attendue.Mais elle n’interdit point la riposte dont nous avons tant de fois signalé la nécessité.Elle la rend même plus 'urgente que jamais.Cette riposte Cette riposte, c’est l’organisation d’une campagne qui fera comprendre à la foule le pourquoi de la loi, qui en fera sentir à tous la nécessité.Quand les parents seront au courant des témoignages produits devant la Commission d’enquête Boyer, quand ils se rendront bien compte des dangers d’ordre moral, intellectuel et physique que courent leurs enfants, quand ils seront familiers avec les déclarations de M.le juge Lacroix, des médecins, etc, l’existence ou la non-existence d’un texte de loi n’importeront que secondairement.Les gens de coeur, intelligents et renseignés, interdiront à leurs enfants la fréquentation des cinémas.Et, pour ce qui les concerne, la question sera réglée.Mais.Mais, pour produire cette conviction générale et efficace, il faudra s’organiser.Ainsi que nous le disions lundi, Mgr Tarchevêque-coadjuteur a prié ses prêtres de donner aux parents des conseils en ce sens.Mais convient-il de laisser au clergé seul ce travail salutaire?N’est-il nas de la plus haute importance d’appuyer par une campagne de réunions publiques les conseils qui tomberont du haut de la chaire?Nous avons des sociétés qui font profession de défendre l’enfance.Laquelle prendra l’initiative de cette campagne?J).H- Vers le LaoSaint-Jean Jonquières, Kénogami, la Cnute-à-Caron Le soir, vers huit heures, nous sommes à Jonquières et Kcnogami, car ces deux villes, bien que possédant une administration différente, n’en forment qu'une seule et sont liées ensemble comme des soeurs siamoises.Le maire Gauthier nous offre gracieusement une promenade en auto et, en notre honneur, M.le chanoine C.H.Tremblay fait illuminer son beau temple qui domine les deux municipalités de ses hauts clochers en pierre grise.Cependant, la température se gâte et il nous faut rester à l’abri dans le train.J’en profite pour noter certaines impressions et la substance de quelques conversations avec les premiers citoyens de la municipalité.Jonquières a actuellement une population de 9,600 habitants.C’est le prototype de la petite ville industrielle américanisée.On y vit très vite et, emporté par le mouvement, on veut y vivre luxueusement, trop même pour ses revenus.Un de mes interlocuteurs considère l'industrialisation de sa ville comme une peste, en raison de la population étrangère qui y est attirée.A côté de la population ca-nadicnne-française qui y a fait souche, il y a maintenant toutes sortes de races qui n’ont pas les mêmes habitudes de vie.et ce sont ccs habitudes, qui cadrent mal avec nos moeurs, que les Canadiens français, malheureusement, imitent trop volontiers.Les pasteurs se plaignent de la disparition de l’esprit de famille.de l'esprit paroissial, de la dissipation.Il parait que c’est la rançon de l’industrialisation rapide du pays.Le lendemain matin, nous sommes reçus par les autorités municipales.Le maire nous souhaite la b envenue; M.le curé attend les plus grands résultats de notre voyage autour du lac pour mieux le faire connaître dans le reste de la province.Le Dr Horion répond par quelques paroles choisies et nous partons pour la Chute-â-Caron dans les automobiles que la ville a mises à notre disposition, après avoir admiré l'Eglise et le couvent de Kénogami.Nous passons près des pul-penes de la Cle Price Brothers, qui produisent 500 tonnes de papier à Journal par jour et nous mettons pied à terre quelques minutes à I endroit ou s'élèvera le monument è la mémoire de sir William Price, mort tragiquement il v a deux ana.D’où nous somme», on se rend aux travaux de la Chute-à-Caron nar une descente vertigineuse.Le fond de la vallée donne l'impression de l'enfer: 1.500 hommes v grouillent, perdus dans l’immensité des creusages, semblables A des mouches sur les bras géants des grues mécaniques; "j locomotives grincent sur les rails temporaires ri crachent par saccades une fumée noire; de fortes charges de mine détonnent A tou» instant; les feux des forges grondenj sourdement sous Tsctlon des soufflets et les marteaux-pilons frappent sur les foreuses en acier qu’ils faut retremper souvent ear elles s’émoussent vite contre 1r granit solide qui compose le sous-sot oft l'on creuse le canal temporaire dans lequel le Saguenay sera détourné, La Chiite-à-Caron.A mil l’nn fera donner bientôt pltu d’un mlltloi> de chevaux-vapeur d’énergie électrique.est située A cinq milles en amont d'Arvida sur le Sagurnav et A environ un mille et demi nu nord de Kénogami.A eet endroit.In rivière s’incline un neu vers le sud puis, après avoir fait une courbe vers le nord, penche encore un peu à Test au pied du barrage projetée.Les travaux actuels ont été commencés à la fin de l’automne de 1927.Un camp complet fut bâti, plusieurs maisons furent construites pour les officiers de la compagnie, un chemin de fer aux nulle ramifications fut tracé et 400 hommes se mirent à t’oeuvre afin d’installer un concasseur, des malaxeurs A ciment et des courroies sans fin pour le transporter.On entreprit presque aussitôt le creusage du canal par où s’écouleront les eaux du Saguenay pendant que les travaux de barrage seront exécutés.Durant les mois d’hiver, l’équipe fut augmentée et, depuis Je printemps dernier, on travaille activement au barrage lui-même.Des formes en bois ont été placées vers le milieu de juin au fond de la rivière pour recevoir le ciment des fondations de la digue.Le barrage entier consistera en deux unités distinctes.La première.à la Chute-à-Caron.produira 260.000 chevaux-vapeur d’éner- ?ie; la deuxième, à ville Racine, Shipshaw), en produira 800,000, ce qui portera la capacité de Tusi-ne à un million de chevaux-vapeur.On commencera d’abord par construire un caisson qui s'étendra de la rive sud du Saguenay jusqu’à une petite Ue au milieu de la rivière afin de permettre le creusage du canal.Aussitôt que l’usine proprement dite et la digue seront construites sur les rives, une masse de ciment sera jetée dans le lit de la rivière pour détourner les eaux dans le canal qui deviendra son lit temporaire.Lorsque le flot sera détourné et la rivière asséchée, la partie de la digue en travers de la rivière sera terminée et les deux tronçons en seront joints au tuvau-écluse qui passera par l’usine génératrice.Ôn inondera le terrain avoisinant et un lac sc formera au-dessus du barrage.Cette masse que Ton jettera dans la rivière, pour Tcntraver, contiendra 8,000,000 de livres de ciment.On la construira suivant un plan d'inclinaison vertical, de sorte que lorsque le canal sera terminé, on n'aura qu'à la faire basculer dans le Saguenay pour le détourner.Cependant, avant de détourner la rivière, on construira une digue de terre A travers le canal de la rivière Shipshaw.Dès que ce canal sera prêt â recevoir les eaux de la Shapshaw, on fera sauter la digue et Tusinc sera prête à fonctionner.Pour cette partie de l’usine, la tête d’eau sera de 150 pieds et quatre turbines développeront chacune 65,000 chevaux-vapeur.Ce seront les plus grosses du monde.On sait que la Chuie-à-Caron porte le nom d'un des premiers pionniers de la région, Michel Caron, un contremaître à l’emploie de la Cie Price firothers, A Chicoutimi, qui acheta, en 1863, du ministère des terres québécois, le lot no 24 dans le canton Simard et plus tard le lot no 25 qui avait été concédé à M.David E.Price, la même année.En 1890, Michel Caron céda son bien à M.Basile Villeneuve.M.l'abbé Maltais venait souvent pécher dans les remous de la Shipshaw, qui sont très poissonneux et il désignait l'endroit sous le nom de "rcmous-à-Caron".On parlait couramment dans la région, de T“Etang-à-Caron” et de l"‘Ile-à-Ca-ron", et plus tard, tout le monde ne le connaissait plus que sous ce nom que Ton appliqua bientôt à la rhute elle-même.Vinrent ensuite les arpenteurs et les ingénieurs du gouvernement qui la désignèrent de la même façon et l’inscrivirent dans leurs documents officiels sous le nom Chule-à-Caron.C'est en 1912 que M.James U.Duke, le roi du tabac aux Etats-Unis, qui visitait In région, eut l’idée d'acquérir cette chute grosse d'énergie électrique en puissance 11 entama aussitôt des négociations avec le gouvernement et s’en rendit propriétaire.Il vendit plus tard ses droits sur la chute et sur les forces hydrauliques de la Shipshaw à VAluminum Company of America quand celle-ci décida de construire son usine d'Arvida.Aujourd’hui, comme je Tai déjà noté ailleurs.Tusine de Tlle Maligne, le développement de la Chute-â-Ca-ron, appartiennent à \ \luminum Company of America.L’usine de Tlle Maligne est cependant enregistrée sous la raison sociale Duke-Price et les travaux à ta Chutc-à-Caron et a Racine sont faits par VAicoa Power.On constatera que Je mot Alcoa est formé des premières lettres du nom Aluminum Company of America.On estime que les travaux seront terminés en juillet 1930 et toute l’énergie électrique qui sera «lors produite sera transmise A Tusine de ('Aluminum Company A Arvida.La Chute-A-Cnron convertie sera devenue le siège de la plus grande exploitation électrique du monde entier.Actuellement, on a déjà enlevé aux entrailles de la terre, pour le creusage du canal temporaire qui recevra les eaux du Sa-guenav et plus tard celles de la Shipshaw 500,000 verges cubes de terre meuble et 500,000 verges cubes de roc solide.Le canal aura environ un mille de longueur par 50 pieds de largeur et 100 pieds de profondeur.Comme nous revenons vers nos automobiles en compagnie dp gérant des travaux, M.I.G.Cahier-wood, une sirène huhulc longuement.M.Calderwood nous explique que ce cri de détresse est lancé pour avertir les employés qu'une mine considérable éclatera dans qustre minutes.On voit le» ouvriers courir autour de nous en quête d'un abri rt soudain un coup sourd, comme un grondement de tonnerre lointain, déplace la près sioo.atmosphérique el U terre tremble sous nos pieds.Six mille livres de dynamite viennent de creuser un trou affreux au coeur do rocher, et des myriades de petits cailloux retombent en orage près de Tendroit où nous sommes à T abri.Georges LEVEILLE La faillite du protestantisme aux Etats-Unis UN VIGOUREUX ARTICLE DE JOHN ERSKINE APPELE A UN GRAND RETENTISSEMENT EN CE MOMENT DE LUTTE POLITIQUE Dans un article qui parait cette semaine dans la Liberty, l’écrivain John Erskine, professeur à l’Université de Columbia, demande si la prohibition et le fondamentalisme américains ne sont pas des symptômes de la banqueroute du protestantisme — et l'auteur conclut par l’affirmative.On s'attend à ce que cet article crée une grande sensation aux Etats-Unis en raison de la réputation de l’écrivain et du fait de la lutte à la présidence dans laquelle certains fanatiques tentent d’introduire la question religieuse au détriment du candidat démocrate, M.Alfred Smith.En montrant que le fondamentalisme adopte de la Hible seulement ce qui peut convenir à scs doctrines, Erskine écrit: “Pour le fondamentalisme comme pour la prohibition, le Christ n’est plus à la mode.L’Eglise (protestante) avait pour mission, entre autres choses, d’enseigner et de cultiver la tempérance et si elle avait réussi la prohibition ne serait pas nécessaire.De cette faillite est né Tappel au bras de l’autorité, à la contrainte, à des méthodes qui ne relèvent pas de la prédication, et de la La contribution de Rockefeller aux misaionfi protefttantei (Agence Fides) New-York, (Par courrier) — Cette année-ci encore la contribution de John D.Rockefeller, fils, aux sociétés missionnaires des Baptistes du Nord s'élèvera à 100,000 livres.Une moitié de cette somme sera donnée à la condition que ces sociétés surpassent leur revenu dé Tannée dernière.L’an dernier, outre un don de 50,000 livres, M.Rockefeller fit don, dollar pour dollar, du montant du gain des sociétés établi par leurs contributions, la somme s’élevant à 50,000 livres.Cette année-ci, il fit un don indépendant de 50,000 livres, et répéta son offre, dollar pour dollar, d’une somme égale aux gains remportés sur l’année dernière, jusqu’à 50,000 livres.(Missionary Review of the World) En Chine mais de lu politique police.“Dans la chaleur de la discussion, continue Erskine, on peut être tenté de taxer le Fondamentalisme prohibitionniste d’hypocrisie: s’il est illogique, c’est contre sa volonté — il n’en peut mais, — son monde de désagrégé; sa philosophie s’enlise et la jeunesse refuse de le suivre.“L'alliance du fondamentalisme et de la prohibition est illustrée par le nombre des ministres (protestants) activement engagés dans la propagande prohibitionniste.Ils nous diront que leurs activités sont de la religion pratique, du christianisme moderne, valant cent fois mieux que les cérémonies (du culte) et les prières.D’une certaine façon cet accouplement de la religion avec ce qui est d’ordre pratique est, tolls les laïques le sentent, une forme de scepticisme.Venant d'un incroyant nous soupçonnerions aussitôt une attaque au coeur même de l'Eglise, Mais venant d’un ministre, on se demande si ce pasteur se rend bien compte de l'aveu public qu'il fait de la faillite de sa mission.“A première vue on peut être surpris de constater que Tavène-ment du Fondamentalisme et de la prohibition ait d’une renaissance Wnhu, Ahnwei.Chine (Agença Fides, par courrier) — L’occupation des propriétés de l’Eglise catholique se poursuit au Vicariat de Wuhu, Anhwei, Chine, bien que le gouvernement de Nanking ait donné ordre d’évacuation.A Peng-pu, où se trouve la maison-mère de la mission, le grand immeuble est encore occupé depuis décembre 1927, et les soldats ne font pas mine de le quitter.De même aux missions «le Pochow, Hwolin, Yingshang et Singchowfu.Aux missions «jui possèdent plusieurs immeubles, ou encore, qui ont un grand bâtiment, les soldats permettent aux missionnaires d’occuper quelques petites pièces.Les prêtres n’osent rien dire de crainte d’en être chassés.Cependant pareille occupation paralyse naturellement toute activité missionnaire.L’on peut dire que les troupes s’adonnent malicieusement A la destruction des propriétés quelles occupent mais l’état dans lequel se trouve un immeuble après qu’il a été longtemps occupé par ces sol-«ials mal disciplinés n'est pas difficile A imaginer.Pendant les mois d’hiver par exemple, Ton attisait les feux des maisons en brûlant les meubles, les portes et le« boiseries.Anhwei est une province inté- provn du Ys rieure de N Vallée du Yantze sur les bords de Liangsu, province dans laquelle se trouve Shanghai.La mission qui s’y trouve est dirigée par les Jésuites.Le divorce pour trente tdiillingA (Agence Fides) Une bombe explose au eonaulat italien de Lièffe Iles Fidji, Océanie.(Par cour-r.,er.!AT A Rotuma, Tune des lies été arcomnoimé ‘k.1 0céan d,u Sud, le prix que Ton • d, fsssssîîiîïSHü nxfî'Sïiir s ?¦ tMtanta” * l'n',ro1' ll'’ non‘Pro’ miiiionn.ire, r.thollqu'/i .ii-.voient dans ce fait un encourage- On suppose les Ktats-l ms en ment au divorce, qui exerce une très forte majorité urohibitionnis- ; influence déprimante sur l'effort tes.Notre pays est sûrement en très missionnaire.En effet, fixer un forte majorité protestant.prix si bas dans une contrée de "Pourquoi les protestants en ce i prospérité marquée, parait encou-moment transforment-ils en article rager cette vile coutume qui mine de foi politique leur crainte de voir les bases de toute société, une religion autre que la leur les Rotuma a donné de grandes pro-ilomitu'i Se peut-ij que leur crain- messes pour l'évangélisation de sa te soit I indice dune conscience région.Sur les 2,300 habitants de mal a Ihisc.! cette petite Ile, le tiers est catbo- Sûreraent, les hondamentalistcs hque et Tétai de l’Eglise v est fleet les Prohibitionnistes ont fait j rlssan».Rotuma se trouve A 300 plus que quiconque pour détruire j nillle» au nord des Iles Fidji, bien la religion ci la liberté intellec-j Qu’elle ne fasse pas partie de l'ar- tuelle en ce pays.chipel de Fidji, son administration "II n’est pas de geste moins ras-' en dépend, surant du protestantisme de nos L’annonce que le divorce v est jours que cette propagande contre; obtenu pour le prix de 3ft shillings.Q'1 Prétendu péri) politique venant a paru dans le F/djt Times, une Tes de I Eglise de Rome.Si c'était feuilles importantes qui se oublient vrai ce serait un péril.Mais, il en Océanie, reste encore assez de gens qui, —| comme l’auteur de cet article, —I Ll '¦ ' n’appartiennent pas A cette Eglise.) e» peuvent ressentir toute l’ironie j — devrait-on dire l’impudence?— d’une telle accusation de la part des protestants.Nous n’avons pas! H tous perdu le sourire ni le sens Bruxelles.22 (S.P.A.) — Une du "fair play’*.bombe a fait explosion hier soir au "Quel est Tavenir du protestan- consulat italien A Liège.Seul le lisme dans ce pays?Les Eglises concierge a été légèrement blesse, «•t les religions qui oublient leur consul était absent au ictéal et leur raison d’être sont ha- de l’explosion.Les dommages au bituellcment vouées A lu mort, consulat ne sont pas «'onsiu».» .**,**.* "Plus de monde que nous aimons 1 - - à l’admettre a été banni de la religion en ce pays par les ocll-1 vllés des Prohibitionnistes et des Fondamentalistes.Quelques - unes de ces âmes découragées peuvent être classées comme sceptiques.Un plus grand nombre, nous le croyons, vont sc fabriquer une religion personnelle une sorte de paganisme éclairé, ne retenant plus «me les piétés de In famille e| de TElaT e» cette sorte d’honnêteté qui monte de Tâmc «te chacun.U’csi actuellement Ccnsembir d«> la fol d’un gruml nombre dont le mnn reste Inscrit nus registres des Kgll-ses.Ou se produirait-il une renaissance du protestantisme vers lu vie spirituelle un abandon «les méthodes de salut par In politique?"SI cette heureuse renaissance sc produit, Tinsplrnlion en viendra peut-être de celte m«vmc branche de la chrétienté contre laquelle le protestantisme s’est jadis révolté -de l’Eglise Iruditionneile qui a pu errer mais n’a Jamais oublié les Tâtne h ! besoins d«*, ¦¦ A lumalue.Ives taxes en France Paris, 22 (S.P.A.) — Le premier ministre Poincaré a dit que les taxes en France avaient atteint leur point culminant et qu’elles ne seraient plus élevées.II a fait connaître celte décision dans le rapport préliminaire sur le budget tie 1929 qui doit être présenté au parlement cet automne.inondation* en Angleterre Londres.22 (S.P.A.) — Les inondations causent des dommages considérables aux propriétés et aux routes dans le Cumberland et la Westmoreland.Les moissons ont souffert de Teau dans le Cheshire.Les récoltes A plusieurs endrotti isnofrvnotDC«uaftiuesl I « .— ms TT LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 22 AOUT 1928 M.BALDWIN ET LES SANS TRAVAIL ON A BEAUCOUP FOI DANS LA RECENTE INITIATIVE DU PRE MIER MINISTRE ANGLAIS POUR DONNER DU TRAVAIL AUX MINEURS QUI CHOMENT Londres, 22 (S.P.A.) — Bien qu'on accueille avec sympathie 1 appel personnel que le premier ministre M.Baldwin a fait auprès de 150,00(1 chefs d'industries en faveur des mineurs sans travail, c’est l’opinion générale qu’en dépit de la meilleure foi du monde cette intervention n’avancera guère la solution du problème du chômage force.Le premier ministre a annoncé ¦bier soir son intention d’envoyer une lettre personnelle à chaque patron pour demander de l’emploi fiour un ou deux mineurs.Les parons des entreprises les plus considérables ont déjà souligné la ditll-culté que présenterait l'embauchage de mineurs qui n’ont aucun entrainement pour les emplois qu’ils pourraient leur offrir.D’ailleurs, ces patrons font observer que vraisemblablement loin de pouvoir augmenter leur main-d’œuvre, ils devront plutôt songer à congédier quelques-uns de leurs employes.Le transport des sans-travail d’un endroit à un autre est une des plus grandes dilUcultés du problème.D’aucuns soutiennent que si l’on parvenait à éparpiller les sans-travail on ne ferait qu'étendre le fléau du chômage forcé.Dans les milieux libéraux on-reproche au premier ministre de ne pas appliquer la mesure de soula- ?ement partiel souvent préconisée: LE “MONTROSE” , PRESQUE PRÊT CE PAQUEBOT DU C.P.R.SORTIRA DES CHANTIERS VICKERS VERS LA FIN DE CETTE SEMAINE Le Montrose, du Pacifique Canadien, qui dut être touè au bassin de rabouh de la Lie Vickers après son abordage avec le Hose-Castle, le 27 juillet dernier, est presque fini de réparer et il sortira des chantiers vers la fin de cette semaine.UN TRAVERSIER POUR LE LAC KOOTENAY La Cir Canadian Vickers termine actuellement un traversier en acier qui servira au transport des trains du Pacifique Canadien sur le lac Kootenay, entre Kootenay Landing et Nelson.Le traversier pourra être mis en service dans une quinzaine de ^ours.11 sera alors défait et expédie là-bas par chemin de fer pour être remonté.Le traversier mesure 23tl pieds île longcur par 43 pieds de largeur et 3 pieds et six pouces de profondeur.LE MEGASTIC Le Mégantic, de la White-Star, appareillera demain matin pour Southampton, Le Havre et Londres, avec une bonne listes de passagers i dont M.et Mme N.Gendreau.POUR FORT-CHURCHILL Un remorqueur, une drague et un bac à vapeur ont appareillé ce matin des chantiers de la Cie Vickers Fort-Churchill «xer à plus I aut qu'il n’est actuel-1 P°lir rort-Churchill où ils seront ement l’âge auquel les enfants peu- employés au trayau?de creusage pio miitter l'école ‘*u l>« porteur* étalent: SIM Arthur Vulve, Slfrrd Duranleau, ,1.11 lalng, S 1 abr-r.otir.O t bevalirr.Adolphe td'may.J.-L.Lamothe, J -F.Bourbon r.itdui*alciil te deuil: lr* fl!* du défiinl, i Baaarlo.Lenrat, Albert.Rmé.Sldérlr, I u rient ae« neveux, r hartea slaver, 44«o F.I Outmel' F -A.LgmhfH.F.I.ghell», Km"trn libelle, C.Franrneur, f,h*-A Ouimet.Pu- Sènr Mayer.Paul Oulmel, Chat s Mavir I Ouimet, Romeo Ou'inn.Pugene Ma**-Aldérlr Altard, Henri Allard, Eugène AI tard, Raymond Alla-d, Leopold Ouimet, ^ROF.RENE^ SavoiF ic IE.B.A.B.s-> f BREVETS: Droit, médecine, pharmacie, art dentaire, optique, génie civil, etc.COURS CLASSIQUE ET COMMERCIAL Leçon* particulières RENTREE.LE 7 SEPTEMBRE Ecrire ou appeler pour entrevue 1441 ontst.rue Fherhrnefce.près Gov T41.UP.4**5 »4 rlèvpg C’EST CE QUE LA CORPORATION SCOLAIRE EXIGERA POUR LE MAINTIEN DES CLASSES DK 9e.10e ET Ile On sait que la Corporation scolaire a annoncé à diverses reprises sa dérision «le lai.vser .subsister les La pose d’un câble sous-marin entre Terre-Neuve et les Açores ST-JEAN, Terre-Neuve, 22 (S.P.A.) — Le navire “Dominia” affecté à la pose dea câbles sous-marins, vient de terminer un-, voyage de 1,264 milles des Açores à Terre-Neuve, pour se pré-; parer à poser le câble double le plus rapide au monde.I* “Dominia" est.la propriété de la ”Tele|rraph Construction & Maintenance Co." une compagnie anglaise; c’est le plus gros navire du genre au monde.Les officiers de la “Western Union Telegraph” espèrent avoir ce câble vers le 2 septembre.Le bout du câble arrivera à la baie Roberts, Terre-Neuve et l’autre extrémité à Horta.Açores.Le “Dominia” a fait des sondages au cours de son voyage.Pourquoi le roi Fouad a renvoyé le cabinet Nahas LE CAIRE, Egypte- 22 (S.P.A.) — La presse nationaliste a déclaré aujourd’hui qu’à l’arrlère-plan du renvoi du cabinet Nahas Pacha par le roi Fouad se cache l’ouverture de négociations entre l’Egypte et les Etats-Unis pour un traité d’arbitrage.La presse prétend que c’est Nahas Pacha qui eut l’idée d’un traité d’arbitrage et qui en informa le secrétaire d’Etat Kellogg à Washington.C’est là la cause de son renvoi.Le présent cabinet égyptien ne reprendrait pas les négociations, d’après la presse nationaliste.T.S.K.car rettr fnis-là, 11 resta érh«iué de* heure* snn* pouvoir donner de se* nouvelle*.Le capitaine du navire grec e*t au*st blâmé parer qu’il ne se trouvait pas Mir le pont nu moment de l’accident.Les plpnipolrntinires signeront en habit »ie rue Paris.22.(S.P.C.) Le gouvernement francai» fait actuellement de* préparatif* élaboré* pour la signature du traité tinn à la guerre qui ri» lundi prochain.de renom’ia-n- fera à Pa- nons avons appris quo 'a Corpora tion a déridé d’exi».< r une Likcrlp lion minimum «le 23 et une fréquentation moyenu * de 20 pour « hacune d«n clas»c» du mur» p:-*-maire supérieur.On ne saura donc qu'à la fin de la période d’inscription scolaire quelle* écoles garderont leurs classe» de 9e, 10e et lie.Prévisions almosphrriqtiP» Le budget italien accuse un surplus de $ 700,000 ROME, 22 (S.P.A.) — Le ministre dos finances M.osconi,-dans son premier rapport au premier ministre Mussolini sur l’état du trésor, a fait remarquer que le budget se terminant le 31 juillet 1928 accusait un surplus de 11 millions de lires ($700,* onn).Les revenus se chiffrent à 1,163,000,000 lires et les dépenses à 1,449,000,000.' ' Toronto, 22.— Grands l.aes Inférieurs et baie Géorgienne ¦— modéré, beau et chaud, aujourd’hui Le gouvernement enverra un;rj demain, train spécial au Havre pour ta-, Ontario-Nord — beau et chaud, mener le premier ministre du C" Lujourd'hui p, puis, averse» nnda, M.Mackenxie King.w-Votk, |« Or dkrmhrr.t hor P M.WENR.1840-288 3, l.hlruKn.Hdirr ilr muxlqur rln»'>lqnr.WH K, 1130-M.V3, Clfvcland.Hralth l»1k.WIHO.P8u-:i0tt, r.hlmgo.chutixon»; Musique String WLS, 8T0-34S.ChlrntOT.LAngelu»; IJit AF, WTAM, WG Y WH.V 700 334.0.New-York.Orch.NRC Ss stem.Opérette "Knchanterexs" à WJ Z.WBZ, WDKA.WPG, 1100-272.0, Atlantic City.Orch.8 H.30 P M.! NRC System.Heure Palmolive k WF.YK, WG Y.WTAM W BAL.lfl.>0-285.5, Baltimore.Molon, Planiste ,, WRZ, 900-3.33, Springfield Nouvelle.Orchestre Newcomb’s.» H.30 P.M.NRC.System.Opéra "Patience" k WEAK, WG Y.WPG, 1100-272.6.Atlantic City.Musique de danse.(2 heures).10 H.P.M.CKGW, 960-312, Toronto.Orch.10 H.It P.M.WEEI, 820-30.-».6, Boston.Orgue.10 H.30 P.M.NBC System.Waldorf Astoria Orch.à WEAK, WHO.WOW WON, 720-410, Chicago.Ténor; Orch.WGR, 990-303, Buffalo.Orch.WHN.700-394.5, New-York.Orch.11 H PM.CNRW, 780-384 1, Winnipeg Trio.WOA, 920-32*, Denver.Novelty Shop KMBC, 1110-270, Kansas Cit»-.Musique de danse.Programme de jeudi Postes locaux HEVRK AVANCEE CFC F.411m.Montréal I 12.30 Orchestre.CK AC.411m Montréal 4.1.) Bourse.8.00 Orchestre.Postes extérieurs HfcXRE POLAIRE « H.P.M.NRC.System.Hymn Sing k VVEAF.WRC.MO System.I .S.Navy Band k WJZ, WRZ.WOR, 710-422.3.Newark.Musique.ti H.30 P M NRC Sistem.Heure Comfort k WEAF.7 H.P.M.NRC System The River Choristers à WEAF, WG Y.WOR, 710-422.3.Newark.Modern Symphony.7 H.30 P.M.WBAL, t0.">0-28.V>, Baltimore.Baryton; Planiste., , , \R( System.Hoover Sentinels il MK'F.WG Y, WTAM , \HC System, Alhln’s Orch.k W1Z, M R
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