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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 15 février 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1910-02-15, Collections de BAnQ.

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«* PREMIERE ANNEE—No.32 ABONNEMENTS MONTREAL, MARDI, 15 FEVRIER 1910 i DEVOIR Edition Quotidienne : Canada et Etats-Unis .53.00 Union Postale .* * * jg.oo Edition Hebdomadaire ; Canada $1.00 Etats-Unis et Union Postale .$1.50 Directeur : HENRI BOURASSA.ti, J JJN SOÜ LE NUMERO *1 ** RédadkfflSet Admin:i j RUE SAINT-J ACQr^\ MONTREAL.'**&*%.7IA telephone: s REDACTION : Main 7460.ADMINISTRATION: Main7461 FA/5 C£ QUE DOIS ! M.LAURIER, DOUBLE MARTYR Et voilà comme se discutent les problèmes nationaux et s’apai-les “querelles de race” sous l’égide et, la direction de notre de tontes les races”.Le mot d’ordre est donné.Depuis M.Lemieux jusqu'à JI.Dansereau, tous les adorateurs sincères, tous les thuriféraires à gages, de “notre idole nationale’’ ont entonné la même cantate et la psalmodient sur tous les tons et dans toutes les langues : en bon anglais, dans le Herald, le plus respectable des organes ministériels ; en quasi-français dans le petit Canada; en français traduit de l’anglais de sir Hugh Graham, dans la Varie ; en tartare mandchou dans le dépotoir de toutes les opinions: tout le monde a reconnu la Presse.Cette cantate on nous l’a clamée en maintes occasions, mais surtout dans deux circonstances mémorables où elle servit à masquer les plus extraordinaires des nombreuses sautes de vent de M.Laurier: en 18Ù!), pour l’envoi des troupesen Afrique; en 100f>, pour l’aban-don des droite de la minorité catholique dans l'Ouest.Les mots de ce chant peuvent se résumer ainsi : “Sir Wilfrid Laurier est attaqué par les conservateurs et les nationalistes de Québec comme traître à sa race et à sa religion, par les tories d’Ontario comme traître à l’Angleterre et au protestantisme ; — donc, il a raison : Canadiens-français, rallions-nous autour du plus illustre de nos compatriotes, du seul Canadien-français qui puisse jamais être premier ministre du Canada !” Et sent le grand 11 constructeur national”, “conciliateur “pacificateur de tous les conflits!” Grâce à l’attitude inexplicable de sir Charles Tupper en 1899, à celle plus étrange encore de M.Borden, en 1905 et aujourd’hui, de nombreux Canadiens, de toutes races, ont cru à la vérité de cette théorie.Je m’y suis laissé prendre longtemps.Le moment est venu de détruire cette légende et d’en démontrer la subtile et dangereuse fausseté.* * * Je reviendrai, un autre jour, sur les motifs particuliers de quelques-uns tics choristes et sur l’ensemble du concert.Aujourd’hui, bornons-nous à étudier le rôle du soliste principal, qui est en même temps le maître de chapelle.Voici le texte du solo d’ouverture, chanté par M.Laurier en personne, le 3 février: ‘ ‘Nous avons été assaillis en Québec par ceux qui disent que, dans aucune “circonstance, le Canada ne devrait prendre part à une guerre quelconque “de l’Angleterre ; nous avons été assaillis en Ontario par ceux qui affirment “qu’en toute circonstance, le Canada doit prendre part à toutes les guerres “de l’Angleterre.La position que nous prenons c’est de laisser au parlement “du Canada, qui aura créé cette flotte, de décider quand et où elle doit aller ‘ ' en guerre ’ ?“J’ai été accusé de trahison.Les accusations de trahison me sont fami-"lières.Je les ai entendues maintes fois dans Québec, je les ai entendues aussi “dans Ontario.’’ (1) Lt c’est ainsi que .M.Laurier prélude à son rôle de double martyr.Double, c’est possible: martyr, c’est moins apparent.Le supplice de notre premier-ministre diffère, sur quelques points, de celui que subissaient les confesseurs de la foi : eux sacrifiaient les honneurs, la fortune, le bien-être, la gloire humaine, et enduraient les pires tortures plutôt que de brûler quelques grains d’encens sur l’autel des faux dieux.Lui a brûlé et adoré tour à tour ioutes les idoles de la théogonie politique.11 a élevé, renversé, reconstruit tous les autels.Tl a fait mieux encore: il a trouvé le moyen de sacrifier, au même moment, à Jéhovah et a Baal.Jusqu a quel point sa conscience intime a souffert des manifestations successives ou simultanées de sa foi à des dieux si variés, je l’ignore.Mais ce que je constate c’est qu’à s’infliger ces tourments il a gagné quelques avantages extérieurs: la longue jouissance du pou-voir, des émoluments convenables, une maison spacieuse et bien meublée, une automobile de choix, une rente viagère contre les intempé-ies de la défaite toujours possible —- et par-dessus le marché quel- ¦ ™ qu’il appelait lui-même, ^ ^ i)-Yl/ïi: f j ?vi» & * * c est de laisser chacun des associés; régler lui-même les détails de sa * vie.Ils croient qu’à vouloir res-1 Lorsque M.Laurier affirme que les attaques nationalistes par- Irelatious de cordiale amitié oui tent toutes de Quebec et que les attaques impérialistes viennent tou- subsistent depuis un demi siècle tes d Ontario, il fausse encore sciemment la vérité.1 ’ - P demi-siècle Il sait qu'il y a plus de journaux qui attaquent sa politique — même au point de vue nationaliste — dans les provinces anglaises que dans le Québec.11 sait également qu'il a à sa dévotion et à ses gages une plus forte proportion de journaux français que de journaux anglais qui prônent sa politique et encensent sa personne.Et ses sosies ou ses comparses — les Lemieux, les Dausereau.les T arte, les Barthe, etc., etc.—- qui vont clamant que nous voulons isoler la province de Québec de la Confédération savent qu’à l’exemple du maître, mais avec moins d'art, ils violent également la vérité : ils savent que pas un moment les nationalistes n ’ont placé la question sur le terrain de la race ou de la province — où eux seuls la ramènent sans cesse comme ils ont fait de toutes les questions nationales afin de mieux aveugler les Canadiens-Français et de les faire voter en bloc pour un premier-ministre français et catholique.Et si à ce jeu dangereux, Sir Wilfrid Laurier, G.C.M.G., K.C., D.C.L., L.L.D., P .C., finit par perdre quelques plumes de sou panache, s'il y succombe même, ce ne sera pas parce qu’il est “l’homme du juste’ milieu”; ee ne sera pas nonplus comme ‘le martyr de sa rare et de sa religion”.11 périra dans ses propres trames, victime du soin et de l’art, constants qu'il a mis à tromper successivement et simultanément toutes les races, toutes les religions, tous les partis.Les adeptes sincères de tous les systèmes politiques, de toutes les aspirations nationales ont tour à tour cru en lui; mais, ouvrant enfin les yeux sur sa duplicité, ils commencent à s’apercevoir que cet homme " éminent que la Providence a si bien doué, que les circonstances ont si bien servi, n'a eu, au fonds et toute sa vie, qu’un principe: se laisser vivre; culte: sa gloire et son avantage.LETTRE D’OTTAWA qu un HENRI BOURASSA.SINISTRES FARCEURS Le dernier article de la “Patrie” CA MANQUE DE TRADUCTEURS Comme cynisme, la Presse n'a point de rivale.C’est en faisant ses plus malpropres besognes qu’elle crie le plus fort : Je suis une honnête .feuille! Quand on a lu, dans les bureaux du Devoir, l’article de la Patrie sur 1 état politique du Canada, tout le monde s’est écrié- “Mais , c’est de l’Anglaisf” Et l’iin de nos JJans Je numéro meme (celui ! rédacteurs, prenant au hasard d hier) où elle tente le plus caute-1 quelques phrases, a séance tenante leusement, le plus effrontément rétabli comme ci-dessous le texte aussi, de justifier le refus du plé- anglais : biscite,.elle s’écrie: “La Presse ,,T .n’a jamais eu la prétention d’être f,„i nous'’ünit Y*!?K** ro,mïï1« Ie )ien un journal doctrinaire.Elle ne nous sommes et no,,; serons, encore une cherche pas a pétrir 1 esprit popu- lois, une colonie ave.tous droits sujets laire dans le inonde de son ^ l’autorité impériale souveraine.’’ —.with all rights subject te the I,n- JET DISCUTE.— PLACEMENT EXCELLENT.— LE PROJET S’IMPO-SE.— SA GRANDEUR.— LA NATURE Y DONNE MAIN-FORTE.—.UN AVANTAGE.— TOUT EST PRET.— UN ATERMOIEMENT DE PLUS — IL Y A URGENCE.— POURQUOI RETARDER?— LA NE CESSITE PROBLEMATIQUE D’UNE MARINE DE GUERRE.serrer indûment certains liens, ou j LE canal DE LA baie GEORGIENNE.— UNE COMMISSION._____fro-* risque tout simplement d les briser.( ombien de fois avons-nous dit que le chef d’oeuvre de la politique anglaise, c'est précisément d’avoir institué un régime colonial tel que les grandes possessions d’outremer ne songent même pas à secouer uu joug qui leur pèse si peu ?En combattant le mouvement impérialiste dont la Patrie se fait actuellement le champion — sous quelle inspiration, tout le monde le devine — nous défendons sans doute et, d'abord les intérêts du Canada, mais nous défendons aussi, et avec infiniment plus de clairvoyance que les impérialistes du type Tarte-Graham.les véritables intérêts de la métropole et de l’Empire.OMER HEROUX.Ottawa, 15 Février, f rivière dep Français '(French River L Va-t o|, bieulôt construire le cmml '¦ Sur ce parcours de 440 milles, il s’as la Haie Géorgienne”?a demandé de creuser une trentaine de milles Win- i de tranchées, dans le sol, et do drague» hier au gouvernement, 51.Gérai te, député de lientrew-\ord.— “ Nous no le savons point au juste, mais ca se fera quand nous le pourrons ”, ont répondu t| M.Pugsley et Fislding, de.In part du cabinet, .Mais ça ne sera toutefois pas avant qu’on ait nommé une commission de gens d’affaires qni verront jusqu’où ce serait avantageux et praticable pour le paye.” L’Appel au Peuple Le mouvement de protestation s’accentue.-, ,, perlai authority.meme d une “La choix.” Et c’est au coeur ,,,viuc u une “t~ , ,, ,.campagne où elle s’efforce par tous| droit de s’opposer" fis Ta mesure* Je les moyens d etoutfer la voix du suu influence dans l'Empire, à l'impé-peuple en le trompant sur le senti-j ria!iB.lne comme à toute autre doctrine ment des autres provinces, en l’i- ! P°htique.L’n soi, il n 'y a pas plus de ____i .» v .ramon nu’oila .x.¦ (lues babioles, médailles, rubans, etc.: ce aux jours de la démocratie outrancière, les “tin-pot decorations , 11 y a surtout gagné d’avoir toujours de son côté les gens qui n ont pas d’opinions trop tranchées les gens qui n’ont pas d’opinion du tout, les gens qui ont des appétits à tous les degrés.Or, ces trois sortes de gens constituent généralement la majorité — aujourd’hui comme au temps des Césars — et moitié par nonchalance, moitié par egoïsme, ils sont du côté de Néron contre “Paul de Tarse”, et en général pour les gens pratiques et bien rentés contre les fous'de Vidée.Bien, dans cette situation intérieure ou extérieure, ne ressemble aux affres du martyre.# * # Non, martyr, M.Laurier ne l’a jamais été.Double et même multiforme, il l’a été souvent mais jamais avec une telle dextérité.Talleyrand, que M.Laurier aime à citer, disait que la vraie diplomatie ne consiste pas à dire bêtement le contraire de la vérité mais à mêler le mensonge et la vérité de telle sorte qu’il soit impossible de les distinguer.Dans les paroles que je viens de citer, M.Laurier a presque at-teint ce degré de perfection.Jc_ dis presque : que les ministériels fervents ne m'accusent point de méconnaître ici l'immense talent du premier-ministre- s’il n’est pas arrivé à la perfection absolue, la faute en est aux circonstances., ., i j Plus grav.f nombre sur tou- que le peuple canadicn-français j autre mesure aWiifiistrative,’’ — sent le besoin de clamer sa colère “TllBrB iR nn - ou d’exhaler une plainte, la Presse est toujours là pour lui prêter voix” sa There is no more reason for her to speak of secession if the majority differs from lier on this matter, than when she does not CONCUR with the majority in any other administrative measure.’ ’ “Nous avons Jit et nous maintenons que, vienne un Jauger ou l'appréhension d’un Jauger, nous sommes, au lion plaisir du .Roi participants Jes guerres Je i 'Empire, où que le hasard fixe sur la carte Ju monde le théâtre des hostilités.’’—“We have said and we main-tain that, in case of actual or ap- Ln nos jours où la discussion publique a remplacé, dans une lar ge mesure, le doux empoisonnement des salons et des cabinets Tallev rand lui-même n’arriverait pas à dissimuler complètement’les Ira-ees du mensonge, “Je suis assailli des deux, côtés”, s’écrie M.Laurier, d’un ton angoissé qui paraît sincère.Et il a raison.Il est attaqué à la fois par les impérialistes et par les nationalistes.C est vrai.Les nationalistes l’accusent de sacrifier à l’impérialisme l’auto-nomie du Canada, qu il s était engagé à défendre; et les impérialistes 1m reprochent de ne pas donner à l’Empire tout ce qu'il lui avoit promis.1 u Et les deux camps ont également raison puisqu'ils trouvent leurs armes dans les promesses et les professions de foi que M.Laurier a formulées à tour do rôle, à l’appui de leurs doctrines respectives et de tous les systèmes qui en découlent.Il est encore vrai, mais dans une moindre mesure et à des degrés res varies, que les impérialistes veulent lancer le Canada dans toutes les guerres de 1 Empire — et M.Laurier le voulait avec eux en 1897 et encore le 12 janvier 1910, Mais que les nationalistes demandent que le Canada se dérobe à toutes les guerres de l’Empire, c’est absolument faux; et M Laurier le sait a merveille.’ " Les nationalistes veulent que le Canada reste fidèle aux principes de defense militaire poses eu 1863, en Angleterre et au Canada ol acceptés par tous les hommes d’Etat anglais et canadiens- — Ghul •stone Disraeli Salisbury, Sandfield MacDonald, Cartier, John-A^ i)noTDonald’ B ake' .Macko,neie ft M.Laurier lui-même en 1902 et en UOt — jusqu aux jours de Chamberlain et du I 1899 et de 1910, Comme si son histoire depuis dix ans n’était celle de ses trahisons, habiles autant que cyniques! Et croit-elle vraiment que ses lecteurs sont assez gagas pour oublier l’impudeur avec laquelle elle servit en 1908, contre le voeu unanime du peuple canadien-francais,.- __ je ne dis pas l’intérêt, mais bien pret\endfd danser> we aie participants compagnies.world’s map fate places the seat of ( roit-elle quits out oublie sa hostilities.’’ honteuse campagne de 1905, lors-, ‘‘Un député, le représentant Ju corn-(pi elle étouffait sous un déluge de t v«uh,t protester contre la sang et de boue les cris de la miuo- ^ nu* catholique et française de| 1 Ouest, qu’on étranglait avec sa Ceux de nos lecteurs qui savent haute complicité.l'anglais sont invités à relire cet Comme le héros de la légende na- • article en entier, et à nous dire en-poléonienne, elle aime la boue,¦ suite s’ils ne croient pas qu’il a été elle l’aime d'amour, et plus cette rédigé au iïtar.La Patrie devrait boue est gluante et fétide, plus elle an moins se procurer des traduc-s y roule avec délices.teurs compétents.Sous la pression d'intérêts exté- —-+________— rieurs, elle a pu songer un moment ft .i à défendre, dans la bataille actuel-11.0 SClTcUt lâ le, les vrais intérêts du pays, mais ' sa nature, ses iùstincts, ses vieil-; ! les habitudes ne pouvaient point no UlcIllC CllOSC pas l’emporter ; elle devait rouler _____ au fossé.Le journaliste «pii fait Elle s y vautre avec passion, i temps-ci les premiers-Montréal que avec volupté.Elle ne lève la tête ! traduit la Patrie écrivait hier: que pour clamer d’une bouche tout j11 Si au lieu de s’appliquer à la embrenée encore un hymne à la!Grande-Bretagne, l’impérialisme candeur, au patriotisme et à la ver- j visait à resserrer les liens qui unis-tu.- - On n'a pas vu dans notre histoire de plus sinistres farceurs.OMER HEROUX.be mouvement en faveur Je l’appel au peuple, bien qu’il soit absolument spontané et qu’aucun groupe politique ne s en soit iusqu'ici occupé sérieusement, prend des proportions qui démontrent ù 1 évidence la profondeur et la sincérité de l’indignation populaire, un nous dit qu’une foule de gens ont déjà découpé les formules de pétition que nous avons données dans le journal, et qu’elles se couvrent rapidement do signatures.Nous donnons de nouveau aujour-d hui cette pétition, en répétant qu'il suffit de la découper, puis fie la coller sur une feuille de papier blanc et de la faire signer.On devra se rappeler qu’il est prudent, de faire recommander les Hit res qui contiendront les pétitions signées, afin de pouvoir les retracer dans le cas où certains députés ‘‘oublieraient”, par distraction ou autrement, de les présenter à la Chambre.De plusieurs endroits de la province déjà On nous écrit que l’on se propose d organiser des réunions publiques pour demander des explications aux députés.Des corps indépendants de la politique, tels que les conseils municipaux et les cercles agricoles, protestent, de leur côté.Nous enregistrems cj-dessous quelques-unes de» protestation# qui nous viennent d’un peu partout.A SAINTE MARIE DE SAYABEC A une séance du Conseil municipal de Sainte-Marie de Sayabec, comté de Rimouski, tenue le 7 février I0J0, j| a été résolu ce qui suit, savoir: Proposé par M.le conseiller A.Rioux, secondé par M.le conseiller bélanger, lo.Que ce Council a suivi attentivement les débats dans les journaux et, a la t hambre des Communes ,ivl Canada sur la question de la création d une marine de guerre, depuis Je vote de la motion Foster, le -Jd mars dernier, jusqu’à ce jour ; •Jn.Que ce Conseil, sans distinction de parti politique, condamne et ladite motion Foster, et le projet de loi de 1 bon.M.H rôdeur qui a donné suite à cette motion ; V>.Que les obligations contractées par notre pays pour la construction de nos canaux et de nos chemins tie fer ne permettent pas de nous engager dm,s aucune dépense nouvelle de cette nature ; 4o.Qu’une loi entraînant des consequences aussi sérieuses ne saurait 'tre sanctionnée pur la Chambre sans consulter préalablement le peuple qui paie les impôts ; f onsidérant les raisons données ci-dessus, ee Conseil est ,l'avis que la ligne de conduite tracée et tenue par .1 ¦ n' M°al'.député de dacques-< artier, représente fidèlement les vues de notre paroisse sur cette question et.quatre-vingts milles de chenal déjà) existant.A ceci, l’on ajoutera vingt-sept, écluses, — ce sera un canal iU écluses, — afin de pourvoir à la différence de niveau entre les eaux du Lea Huron et celles du Saint-],aurent, A Montréal.f eci fait, — ce canal aura - pied» de profondeur, — le trajet de Fort Wil-i Ham, port du Lac Supérieur où abou-a F,t la Chambre a donné eon assent! ment à cette réponse, comme elle a , tissent tons les chemine de fer du tout, d’abord approuvé ce projet d'un 1 Ouest canadien, sera de 2R2 millet canal, du Lae Huron jusqu’à Montréal.On s'imagine aisément que tout ceci ne fut pas aussi bref que nous l'écrivons.On y a, de fait, dépensé toute In séance d’hier.Des députés ont baillé, d autres ont fait leur correspondance, et fort peu ont écouté ce qui se disait.H y a déjà longtemps que ee projet du canal de Ja Haie Géorgienne tient, I affiche.Kt.depuis cinq ou six ans plus courtes, et.de F’ort William à Londres, la distance, sera de 4123 milles, c est-ù-dire que les Ingénieurs l'auront abrégée de huit cents milles.Naturellement, ceci serait d'un praml avantage pour le Canada, auquel il assurerait d’une manière définitive I» transport du grain de l’Ouest canadien.et, dans une large mesure, celui des F.tats américains voisins de notre-frontière, dans le "Far West”, ITT Le gouvernement surtout, on en parle partout où l’ont j,e gouvernement a reconnu, et re» cause des problèmes de transportation, j connaît l’urgence de cette vaste entre Tout récemment, M.Laurier disait, à ! prise.Depuis plusieurs années, ses jn.'oronto.sans se compromettre, toute- génieurg ont, exploré le tracé fois, selon sa vieille et pn,dente habitude.que peut-être le pays en commencerait, sous peu la construction.F.t ce ne serait certes pas un mauvais placement que ,1e jeter plusieurs millions, — une centaine, pour être précis.— dans l'exécution rie cette gigantesque entreprise.Depuis 1807, lo Canaria a dépensé des sommes énormes pour doter le pays j canal à une i du nouveau canal, levé des plans, et préparé u ce sujet un volumineux rapport, fort bien fait, disent les connaisseurs, où ils exposent tous les moindres détail* rie ce projet gigantesque.Le printemps dernier, un grand entrepreneur de Londres.sir William J erkins, venait à Ottawa demander an cabinet de confier le creusage do en d'un réseau île chemins île fer tel qu’il n y en a pas.si l'on tient, compte de la population du pays, le plus considérable dans l'univers.Hier, il décidait d’ajouter nu Canadien-Pacifique et nu Canadien Nord, le Grand-1 ronc-Pacifique, d’une longueur de 35(10 milles: mais ees trois trame 1 res de guerre, continentaux, une fois terminés, ne | Tout, de même, suffiront point, disent les experts, à voitnrer, vers l’est tout le trafic du grain de I ouest canadien.A un douzième du teriitoire mnnitohain, de 1 Alberta et de la Saskatchewan, est-il ouvert à la culture, et déjà, les chemins de fer ne savent où donner la tête, quand arrive l'époque île la moisson et de l’expédition du blé vers I bu rope.|| faut, construire un canal qui permette aux plus gros vaisseaux qui naviguent sur les Grands Lacs de se rendre directement de Fort W'il missante compagnie glaise.Le cabinet a refusé, a cause d» la pénurie financière où se trouvait! alors le pays.Depuis, nos finances ont repris d\| ton.dit M.Fielding, Au moins, if faut le croire puisque nous voici prêts à commencer la construction de navi- Montréal, bord des bat,,* à bi tête du Lac Supérieur, où ils prennent leur cargaison.jusqu’à où ils la transborderont à vapeurs océaniques; et le plus tôt ce sera fait, | pour le pays.Il Aussi bien I, gienne u est-il pas un projet de troisième ordre.Il faudra dix f mieux ce sera ennui de la Haie G ce Pas de secret au Laurier d» 1897.de Les nationalistes veulent que le Canada développe son territoire et en organise la defense militaire, en proportion do ses ressour-ees et conformement à ses besoins.ce 9'îe Jr- Laurier avait promis en 1902.C’est le contrai re qu’il fait aujourd’hui.»onrrai- * # # La fausseté absolue tie l'affirmation que le projet réserve nn parlement le droit de “décider quand, et où la flotte 'ira en guerre” je «i amplement démontrée par les paroles mêmes du premier-mi! nistre.1 •"t'18'’- "°" r»vl«#,üo)i déluM du II N.H.—L ue erreur de trnimcription dan# mon arti .1 février, piiftr.Il0(2 et nfl44
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