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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 29 mars 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1910-03-29, Collections de BAnQ.

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PREMIERE ANNEE—No, 67 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : Canada et Etats-Unis .$3.00 Union Postale .$e.OO Edition Hebdomadaire ! c*na(U .Etats-Unis et Union Postale.$1.50 MONTREAL» MARDI, 29 MARS iviu LE DEVOIR UN SC U LF NUMERO Rédaction et / V tration : 71A RUE SAIN JES, MONTRE i > ^ TELRPHONI ^ REDACTION : Main 7460.ADMINISTRATION: Main7461 Directeur : HENRI BOURA! S V.FAIS CE QUE DOIS ! Le projet de loi sur la marine CE QUE LE SENAT NE FERA PAS.De la Chambre, le projet de loi passera au sénat.On rencontre encore, par ci par là, quelques demeurants d’una’i-tre âge qui croient que la chambre haute, fidèle à sa mission pourrait s’aviser de repousser cette mesure ou au moins d’en suspendre l’exécution jusqu’à ce que la volonté populaire consultée loyalement, te soit prononcée.Inutile de dire que ces illusions sont vaines, aussi vaines que les multiples professions de foi de M.Laurier qui domine la chambre haute aussi complètement que la basse.Il y a aussi quelques politiciens, trop naïfs ou trop fins, qui, sans croire à l’indépendance des sénateurs ministériels, pensent que le premier-ministre, embarrassé de sa mesure, la ferait étrangler par ses fidèles inamovibles.Assurément, ce n’est ni le scrupule constitutionnel ni le souci de ses esclaves élus qui empêcherait M.Laurier d’en agir ainsi.Lorsqu’il présenta sa loi sur le repos dominical, oeuvre draconienne de quelques méthodistes en mal de péchés légaux, M.Laurier la fit passer par la force du poignet à la Chambre des communes.Il tordit ses Bruneau, ses Fiché, ses Rivet, ses Demers, ses Ethier, ses Gauvreau, ses Gervais, — tous aspirants-juges ou autres choses— jusqu’à ce qu’ils aient avalé la médecine, déclaré qu’ils la trouvaient bonne, et finalement rendu quelques discours à la gloire du Grand Canadien-Français.Puis il envoya la mesure au sénat, où ses partisans en toge, à sa demande et sur ses ordres, la démantibulèrent de fond en comble, en lui faisant subir presque toutes les amputations que nous, les révoltés, avions proposées, au grand scandale des esclaves fidèles.Puis il la fit revenir, toute émasculée, à la Chambre.Et ses Rivet, et ses Gauvreau, et ses Gervais, et ses Ethier, et ses Bruneau, et ses Deniers ravalèrent leurs votes, leurs discours et leurs professions de foi et déclarèrent, la main sur l’estomac, que la seconde ingurgitation était encore plus savoureuse que la première.# # * Nul doute que si M.Laurier trouvait bon de faire subir la même opération au projet de loi sur la marine, elle réussirait à merveille._ Les sénateurs rouges sont plus nombreux et plus dociles que jamais.Leur chef aguerri, l’honorable Raoul Dandurand, referait vi-brrrerrr “les vingt siècles d’atavisme frraneais” dont il menaça M.Laurier tout le temps de la guerre d’Afrique.Il y eut alors, dit-on, entre le premier-ministre et son fidèle sénateur des dialogues épiques où les gens du midi auraient reconnu les plus nobles accents Se l’immortel Tartarin donnant la réplique à Madame Bézuquet, dans le duo de Robert le Diable.Raoul, toi que j’aime.gémissait le premier-ministre, Grâce pour toi-même Et grâce pour moi Et Raoul inflexible, le poing sur la hanche, l’étoile flamboyante à la boutonnière, répondait N an! .nan!^.nan! Il est juste de reconnaître que Raoul, plus discret que son glorieux émule, ne fit jamais retentir les échos de la chambre rouge du fracas de ses nan! nan! protestataires.Tout de même, si M.Laurier ordonnait à M.Dandurand de faire semblant de se révolter, il ferait très-semblant de se révolter.Et s'il disait aux autres sénateurs ministériels qu’il faut, dans l’intérêt du ministère, repousser le projet de loi ou l’amender radicalement, les sénateurs obéiraient.Et si M.Laurier disait aux esclaves de la Chambre qu ’il faut avoir l’air de se fâcher contre le sénat et en appeler au peuple, ils se fâcheraient et en appelleraient au peuple, — excepté, bien entendu, ceux qui se feraient placer avant l’appel.Et si M.Laurier leur disait q u ’il faut au contraire se soumettre, contents, aux volontés d’une Chambre inamovible, ils se soumettraient, contents.M.Brodeur enclouerait ses canons, coulerait ses navires à pie, et rééditerait contre Edouard VII et la maison de Hanovre ses ancien-nes'philippiques contre les Romanof et les sténographes officiels.Saint-Denis-Lemieux renierait l’Angleterre et le Japon, fourrerait son chapeau d’amiral dans sa culotte de général, reprendrait la bonne vieille carmagnole d’autrefois, et crierait de sa plus belle voix: “Vive Papineau et l’indépendance!” Renonçant à écrire les discours français de Son Excellence le gouverneur-général — ou au moins cessant de s’en vanter — il redirait comme la première fois que je l’entendis.et après qui, donc?.“Charles 1er mort, Monsieur, c’était y^ne.tête de moins mais une liberté de plus!” Brrrou! j’en frissonne encore.# * f* Que M.Laurier puisse faire de ses partisans québécois de la Chambre et du sénat — sauf quelques rarissimes unités — tout ce qu’il veut, comme il le veut et quand il le veut, on ne saurait avoir le moindre doute.Mais le premier-ministre ne répétera pas la comédie du “bill du ’dimanche”.Il veut que la loi passe et il ne veut ni plébiscite ni élections générales.Une consultation populaire ré ••ne d'instinct à M.Laurier.De tous les principes dont M.Laurier a proclamé l’excellence et auxquels il ne croit pas, de toutes les opinions qu’il a émises et qui ne sont pas les siennes, de toutes les convictions qu’il a exprimées et dont il se moque intérieurement, il n’en est pas qui soient aussi peu sincères que sa parole fameuse: “Je suis démocrate jusqu’à la mo'èl-le” — sauf peut-être cette autre, également célèbre et non moins fausse: “Je suis britannique jusqu’au coeur”.Et de même qu’il déchirerait le drapeau britannique demain, si le vent tournait au sud, de même M.Laurier est-il aristocrate d’instinct.Il a pour le peuple — et surtout pour le peuple canadien-fran-çais — un mépris doux, une sorte de pitié dédaigneuse.Il ne croit ni à son intelligence, ni à ses nobles instincts.Il ne le voit qu’à travers ses députés qu’il méprise franchement — après, du reste, les avoir faits ce qu’ils sont.U hait — je me trompe : M.Laurier a trop de bonté et pas assez de passion pour haïr — il éprouve une répugnance instinctive, comme on a peur de quelque chose de sale ou de brutal, pour les foules populaires.Il ne faut rien moins que son amour immense de la gloire — et la crainte de la défaite, — car pour lui gloire et succès sont presque toujours synonymes — pour lui imposer des corvées comme sa campagne de 1908.Il ne dit pas, comme Disraeli: “Le peuple est notre maître; — instruisons notre maître”.Mais il pense et pratique cet axiome: “ Elus on endort le peu-plus, mieux on h gouverne”.• • • Demain, j’essaierai de trouver le véritable motif, celui de derrière la tête, pour lequel M.Laurier ne permettra pas au sénat de rejeter ou d'amender son projet de loi.HENRI BOURABBA.Les héros de 1660 Le Herald a publié samedi un article splendide et dont les Canadiens-Français se doivent de le féliciter tout particulièrement.Il y évoquait, en termes enthousiastes et précis à la fois, le souvenir de Dollard Désormeaux et de ses compagnons, morts au Oong Sault pour le salut de la Nouvelle-France.11 rappelait, avec une évidente émotion, que l’histoire ne contient pas de plus magnifique exemple de courage et d’héroïsme que celui de ces dix-sept colons français qui, librement, en pleine conscience du sort qui les attendait, se vouèrent à la mort pour le salut de leurs compatriotes.Le souvenir des Thermopy-les revient forcément à la mémoire devant le spectacle dont voici deux cent cinquante ans bientôt.notre pays fut le théâtre, et si le dévouement des héros grecs tient dans l’histoire une place où ne sont point parvenus Dollard et ses compagnons, c ’est uniquement parce que l'art et la poésie les ont drapés d’un rayonnement unique.Considéré dans la réalité des faits, le sacrifice des Canadiens de 1660 est aussi grand, aussi beau que celui des Grecs d’il y a trois mille ans.* * * Nous ne sommes pas assez fiers de notre histoire et nous n’en savons pas apprécier la splendide magnificence.L’an dernier, à la clôture du congrès des catholiques de la région parisienne, devant un auditoire de huit ou dix mille personnes, M.Pierre Gerlier, évoquait précisément ce souvenir des martyrs du Long Sault : la dernière communion, les testaments, la sublime agonie.Ce fut, dans l’immense auditoire, un frisson d’enthousiasme et beaucoup sentirent leurs paupières se mouiller.Nous n’avons point cependant commémoré cet acte héroïque.Nul monument ne redit la gloire des martyrs et le deux eent-einquantiè-me anniversaire de leur mort serait peut-être passé inaperçu, si un journal anglai.s n’avait rappelé les Canadiens au respect de leur propre histoire.Il est temps de réparer ce demi-'^''tli et de témoigner, par une manifestation éclatante, de notre culte pour ces grands morts.Ou a parlé de répéter la scène des fêtes du troisième centenaire consacrée, à Dollard.D’autres ont proposé une visite au théâtre de sa mort.Tout cela est bien, mais nous pourrions peut-être faire plus et mieux encore.Nous suggérons l’i-dée en toute simplicité et respect.Pourquoi ne pas organiser une grande cérémonie funèbre pour le repos de l 'âme des martyrs de la Patrie?Un orateur sacré pourrait y rappeler la beauté et la leçon de leur vie, et ce serait le meilleur hommage, semble-t-il, que nous puissions donner à ceux qui furent d’abord des héros chrétiens.Nous nous devons en tout cas, comme nous devons à la mémoire des martyrs de 1660, de ne pas laisser passer inaperçu le deux-cent-cinquantième anniversaire de leur mort.OMEE HEEOUX.Conte amusant UNE CANNE A 50c, ET UN COMPLET A $20.^ Notre voisin, pris d'une gaité folâtre, par ces premiers rayons d’un soleil printanier, ne nous parle, ce matin, que de l'achat d’une canne à 50c.et d’un habillement complet à $20! Voilà ce que c’est que d’être l’enfant gâté du parti ministériel, le protégé du sénateur républicain M.Dandurand, de recevoir la haute direction “spirituelle” (?) d’un Saint-Denis, de percevoir des fonds volés aux sociétés d’agriculture, aux cercles agricoles, aux syndicats d’élevage, etc.par des amis complaisants.Ça vous donne des envies de vous payer la tête des gens: c’est ce que fait le Canada.Pour démontrer à “quel degré d insouciance” nous sommes rendus, quand nous demandons “d’écarter le projet de la marine de guerre qui va coûter $15,000,000 à repartir sur cinq ans, soit $3,000,-000 par année, pour lui substituer l’entreprise du canal de la Baie Géorgienne, qui coûtera $100,000,-000”, — il s’écrie: “Un de vos amis, que ses affaires obligent à sortir le soir, parle de s’acheter une canne pour se défendre, au besoin, .d une attaque nocturne.Que penserait-il de vous si vous lui disiez: Ecarte donc ce projet de canne qui va te coûter 50c, pour lui substituer l’achat d’un habillement complet de $201 “C’est pourtant exactement la proposition du “Devoir”.“Votre ami vous rénondrait, n’est-ce pas: Pourquoi ne pas acheter l’une et l’autre?Crois-tu que les 50c de ma canne paieraient mon complet, ou ou parce que j aurai dépensé 50c pour une canne, je n aurai plus les moyens de m’habiller convenablement?’’ Avouons que l’ami qui répond: “Crois-tu que les 50c.de ma canne paieraient mon complet”, est un loustic digne de s’amuser avec l’enfant gâté d’à côté! Non.cher confrère, vous n’êtes pas mieux! Votre digestion, croyez-moi, vous jouera de mauvais tours.Actuellement vous en êtes rendu à raisonner sur cette question de la mutine comme votre ami intime M.Turgeon sur sa vente des lots de grèves, ce qui démontre chez vous, non seulement un degré prononcé d’inconscience, mais un manque appréciable de saine logique.sans parier d’autres caractéristiques.Ce que nous demandons au gouvernement, ce que nous avons demandé et ce que nous demanderons encore, c’est l’abandon du bill Laurier qui pourvoit à la création d’une marine de guerre — qui correspond bien à votre canne de 50c ?— dont nous n’avons pas besoin et qui coûtera plus cher que vous ne voulez le dire et l’admettre; c’est le creusement du canal de la Baie Géorgienne, si utile pour le développement de l’Ouest et de notre commerce en général.Nous prétendons, et nous ne som-ues pas seuls, que l’argent que vous voulez dépenser immédiatement pour la construction de navires et d’engins de guerre suffirait à payer l’intérêt du capital à placer dans une entreprise capitale comme celle du canal projeté.Cependant, depuis nombre d’années déjà, M.Laurier a pris l’habitude de répondre que les revenus du Dominion n’étaient pas suffisants, qu’il n’avait pas assez d’argent pour assumer le coût d’une entreprise si considérable.Vous-même, confrère, vous vous écriez qu’il faudra avoir recours “au moyen d’emprunts” pour exécuter ces travaux et que du reste le Transcontinental prend une grande partie de nos revenus et qu’il faut vous laisser “l’achever”.Dites, confrère, dites à votre ami, s’il n’est pas trop poltron, de conserver son 50c, de se couper sur la route un gourdin s’il ne sait se défendre autrement, mais qu’il u’oublie pas son complet à $20, surtout si celui qu’il porte en allant chez vous, fait défaut quelque part.TA,NCFEDE MAESIL.- murs lûiu, déclarait, ae l air tu-rouche et solennel que xi.Roumpne Lemieux n eut pus trouve a aarnt-Dems: “Où ont-ils aune les yeux, ces gens-la (ces gens-la, c est flous; pour ne pas voir que le maintien du STATU QUO h ST IMPOSSIBLE, dans Us nouvelles conditions de la politique mondiale et dans la position qu occupe aujourd’hui le Canada dans l’Empire et dans iS monde!” Rapprochez les deux textes et dites-flous si jamais gamin a plus maladroitement lancé vers le ciel son jet de salive?* # # Au fond, la situation est toute simple.Le Canuuu aooimne aujourd’hui le statu quo, u en declare le maintien imposai me avec tuui juste la même dose do sincérité qui nu faisait s’écrier en juu3; Conservons le statu quo.C’est notre salut! Dans l'un et dans l’autre cas, il fait simplement la besogne de ses aiaîtres, la besogne qui lui est commandée et pour laquelle on le paye.Si demain, M.Laurier obéissant à une nouvelle saute de vent, reprenait ses positions de 19U2 et déclarait qu ’il faut à tout prix éviter ce tourbillon du militarisme qui menace d’engloutir les nations européennes, (vous voyez d’ici le geste 1), le Canada ressortirait tousses vieux articles et les resservirait à son public avec une aussi apparente conviction.Les “nouvelles conditions de la politique mondiale” et la “position qu’occupe aujourd’hui le Canada tans l'Empire et dans le monde” le laisseraient aussi froid que M.Rivet devant un fauteuil de juge.Il saurait même à l’occasion reprendre, avec un brio égal, l’un des thèmes favoris du M.Lemieux d’autrefois et réclamer avec lui “par tous les moyens constitutionnels, l’indépendance de notre pays et l’émancipation complète de toutes les attaches européennes”.Car c’est ainsi que s’exprimait M.Rodolphe Lemieux, le 21 février 1890, dans les salles du Club National.Mais il n’emporte pas ce petit papier avec lui, quand il va dîner à Windsor.# # * Avec la manie pontifiante qui le tourmente depuis quelque temps, le Canada s’écriait dans cet artiri i du 28 mars: “Sont-ils donc réellement aveuglés, (ils, c’est toujours nous) ; n’ont-ils pas l’esprit assez développé pour comprendre cette vérité élémentaire, que: dans un empire en marche, si l’une des parties veut rester sur place, elle doit nécessairement sc detacher du reste?” Les autonomistes n’ont pas l’intention de s’ankyloser dans une ridicule et dangereuse inertie.Ils veulent marcher, ils marchent eu fait, mais dans la voie qu ’indiquent à ce pays scs traditions et ses véritables intérêts.Ils ne veulent pas se jeter, ils l’entendent pas jeter leurs enfants dans la route fatale dont M.Laurier a marqué d’une façon tragique l’inévitable aboutissement; ils ne veulent point se charger d’un crime, ils ne sont pas mûrs encore pour le suicide.Les Japonais pratiquent volontiers, paraît-il, le hara-kiri, ou l’art de s’ouvrir savamment les entrailles; mais c’est une coutume que M.Lemieux, malgré toute sa finesse et sa diplomatie orientales, aura quelque peine encore à implanter dans les milieux où l’on conserve quelque bon sens et quelque indépendance d’esprit.OMEE HEEOUX.UN RACOOUECI.La vente d’Ann Arbor à Newman Erb fait dire que dans le Wisconsin que le Pacifique est le véritable acquéreur de la propriété.On se rarmello que le Wisconsin Central fut vendu à la lig-ne du Sault Sainte-Marie subsidiaire du Canadien-Pueifique, par l’en tremise d’Erb.Cette vente donna l’entrée nu C.P., à Chicneo.La construction d’une "are terminus à Milwaukee avec les traverses do Ann Arbor, donne accès au Canadien-Pacifique sur le lac Michigan.Cette li—ne raccourcira de beuucouo le traiet transcontinental.mises aux jeunes et jolies demoiselles de compagnie qui pourraient ¦être traduites en justice.Le maire, sur recommandation unanime plus une voix de son conseil, a formé une “société pour l’acheminement vers le présent des jeunes filles qui en sont momentanément éloignées par un désir trop violent de connaître l’avenir”.Le titre est long, mais le but est noble.JULES TEEMBLAY.Hands off Montreal Le Herald a publié hier, sous ce titre, un article auquel nous faisons écho de tout coeur.11 est certain que les circonstances imposeront plus t rd voies souterraine.A l’I '.lire actuelle, des financiers a-biles cherchent à obtenir de la législature des chartes qui leur permettront, le cas échéant, de traiter avec la ville dans des conditions particulièrement avantageuses pour eux-mêmes.Le Herald demande que la ville de Montréal ne soit pas contrainte de traiter cette question comme celles de l’éclairage et de la force motrice; qu’elle ne soit pas liée longtemps à l’avance par des chartes dont le besoin ne se fait pas sentir, et qu elle reste libre de solutionner au mieux de ses intérêts, un problème qui résulte de sa propre croissance.Le Herald a parfaitement raison.-—- — Petites Dépêches LE TARIF FRANCO-AMERICAIN.Paris, 29.— La Chambre des dépu-t'-s a approuvé, ce malin, A.l’unani-mite, In tarif franco-américain.PERTU*.BATIONS 30LAIBES.( hicago, 29.— Le professeur Edwin R.Krost, directeur de RObservatoire I crises, à William Pay, W’is., signale des éruptions étranges dans lo soleil.LA TEA VE! 1E DE PRESCOTT.L ancienne compagnie de traverse, entre Prescott et Ogdensburg, a vendu son fonds à une compagnie comprenant trois financiers de Prescott et autant d Ogdensburg.Lu compagnie nouvelle réduira de moitié les taux anciens et traversera les passagers "our cinq contins l’été et dix centins l’hiver.L'IMMIGRATION.Mille immigrants, la plupart étrangers aux pays britanniques, sont arrivés fl Winnipeg hier après-midi par train spécial divisé en trois sections.Us avaient fait la traversée sur lo “Victorian’’, de la ligne Allan.Ces immigrants étaient allemands, hongrois, ou Scandinaves.SAULT SAINTE-MARIE.L’nn dernier, le premier paquebot a passé les écluses du canal du Suult-Hainle Marie le 20 avril, ce qui était considéré comme époque prématurée.Il est plus que probable quo l’ouverture du canal se fera le 8 ou le 10 cette année.Les vapeurs “J.,L II.Brown” et “Win.IL Truesdalo”, chargés de charbon sont prêts à partir de Windsor pour Chicago et Milwaukee.SUICIDE PEU BANAL.South-Norwalk, Conn.— Un vétéran de la guerre civile, William E.Harris, figé de 73 ans, s'est donné la mort aujourd'hui d'une façon qui dénote une décision bien arrêtée do quitter cette vallée de larmes.U a déposé sur le plancher un bassin ordinaire plein d’eau et s'est couché, la figure dans l’eau jusqu’à ce que la mort survienne.I! jouissait de la réputation d’avoir assisté à plus do batailles qu’aucun autre soldat, dans le Connecticut.— —4- L’Exposition Industrielle ON PROCEDE CE MATIN A L’ELECTION DU BUREAU DE DIRECTION.L’Association de l’exposition indus-triellr s’est réunie ce matin, dans la salle du Conseil municipal, que la ville avait gracieusement mise à sa disposition.On a seulement procédé à l’élection du Bureau de direction, qui a donné le résultat suivant : MM.Béïque, sénateur, H.Laporte, ancien maire, H.Miles, J.-D.Rolland, Th.Gautlier, Robt.Piickordike, C.-H.Catelli, H.-A.Ekers, W.Harris, Dr Lalomle, W.-J.Ross, H.Elliott, le colonel Labelle, lo colonel Borland, renrésentant l’Association des manufacturiers canadiens; F.Robertson, lo Board of Trade; O.-iS.Perrault, la chambre de commerce, et Nap.Lachapelle, des sociétés d’a grieulture.I.e conseil municipal a délégué le Maire et les échevins L.-A.Lapointe, Le-claire, Turcot, Monahan, Ward et Gau-vin.La séance s'est ajourné* au lundi matin 1 avril, à 11 heures.Le sénateur Béîaue présidait rassemblée.Remarqué dans la salle : S.H.lo Maire, IL Laporte, R.-Wilson Smith, anciens maires; colonel Labelle, le Dr E.Lalonde, les échevins Gauvin.Leclaire.L.-A.Lu no In te, Dandurand, N.Lapointe, Lamoureux, Resther, Du-beau.Brodeur, .' i'tn!l Thomas Gauthier.Jos.Contant.H.Harris, représentant le Canadien-Pacifique, J.Elliott, représentant le Grand-Tronc.II.Price, représentant 1’Intercolonial, W.Ross, le—et disgracieux—qm cl ez le lut boxe, encore que soumise à des qui en disciplinent la brutalité, vise à faire des combattants d’abord des hommes capables d’attaquer et de se défendre.Et de savoir qu'un pugiliste de poids moyen, maître de son poids, peut tomber, d’un coup administré “the right place” (au bon endroit) un des mastodontes de la lutte; ou par une série de pointes, de feintes, de parades, l'essouffler, le démonter, le détruire en détail, cela n'est pas fait pour relever le prestige comparatif du lutteur dans l'esprit d’un peuple positif, soucieux avant tout du résultat.Soucieux aussi de la forme: et la boxe est plus eethétique, sinon en soi toujours—il est des poses de lutte dignes du statuaire—du moins pour les me.dans la mesure du possible.L'autonomie, s'ils l’obtiennent, ne les éloignera pas de la France: “leurs sentiments profonds” resteront ce ON CRAINT QUE LES REVELA T ION S DU PROCES STEINHBIL NE FASSENT PERDRE LA RAISON A LA VEUVE DU PRESIDENT.M.Brown dit que les plans de la nouvelle université sont très élaborés.I.es contrats ne seront pas donnés avant la fin du mois.VI.Brown croit que les bâtiments coûteront pour le moment, à peu près 8250,000 et que les plans, en entier, demanderont de cinq à douze millions, l.n 'collège dggrioulture, un édifice conte : riant les forces motrices nécessaires à —— - ¦l’agriculture, un pavillon pour le be-, ' " .tail et un collège pour l'église anglica- i ine font partie des plans qu’on loit | |yiontrea| Reduction 300 immédiatement exécuter.Drouin, Drouin & Drouin F.X.Drouin F.O.Drouin faut Drouin AVOCATS Bureaux 116, Cote de la Montagne,!.3348 181, Rue St-Josepb, T.2518.QUKtAHC;.EXCURSIONS DE COLONS DfR billot# d’allor en seconde classe pour colons allant dans l’Ouest canadien ou am^vi* tain fieront en vente jusqu’au 15 avril 19lfts i Grande réductiou de prix pour colons.EXCURSIONS DL COLONS Billeta d’excursion de colons aller et retour ! 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Et c'est pourquoi sans doute.le champion de la boxe ne dépasse guère, la trentaine.] 11 ne peut, pas vieillir, et dès que la graisse l’envahit, il doit quitter F.arène.où le lutteur s’attarde.Et je sais bien qu’on rencontre des académies par faites dans le monde du caleçon, niais les Hackenschmidt et les Pytlasinski n'y sont pourtant, que des exceptions magnifiques.Oui la boxe! même chez nous, tend à supplanter la lutte.D'aucuns s'en chagrineront paire que la lutte est latine et que la boxe est anglaise.Qu'v puis-je ?Et vraiment en seraient-ils encore à découvrir one — nardonnez-moi le barbarisme pour désigner ceete chose barbare — nous nous anglosaxo-nisons ?TANCREDE MARSIL.Paris, 28 mars.— L'affaire Stein-lieil pourrait avoir un épilogue inatteu-qu’ils n’ont jamais cessé d’être depuis j du et vraiment pathétique.1?"*L j cours du procès qui s'est dérou -4- I lé devant la cour d’assises cle la Seine, le nom de Mme Félix Faure fut prononcé clans des circonstances qui sont encore présentes à toutes les mémoires.De cruelles révélations furent faites qui affectèrent sérieusement la santé de la veuve de l'ancien président de In république: sa raison même en fut troublée.La famille de Mme Faure, qui l’entoure d’une tendre affection, prit à son égard de grandes mesures de précaution et l‘emmena dans le sud de la France espérant qu’une amélioration se produi rajt.Mais Mme Faure est retombée dans un tel état de nervosité, qu’il a fallu, de route nécessité, la ramener dans une | villa des environs de Paris, où elle est l’objet d'une étroite surveillance.Monte Carlo, 29.— l.e prince Albert-Honoré-Charles.qui jusqu’ici était le maître absolu du gouvernement de Monaco.le plus petit Etat de l’Europe, n hier décrété que les élections du parlement et du conseil municipal se feraient par le suffrage universel.Cependant il se réserve le droit de choisir le maire, mais en plus il laisse à la presse toute sa liberté d’action.Ce décret est une concession du prince vis-à-vis de ses 1200 sujets qui ont demandé récemment un gouvernement constitutionnel.A F Alliance Française L’Alliance Française de Montréal an nonce pour le mardi, 5 avril, et le jeudi suivant deux conférences dont la première sera donnée au Koval Y irto- j ria College, par Yl.Charles UeY errier.I professeur agrégé de l'Université de France.Sujet: "l.e réde de l’homme d'argent dans le théâtre contemporain”.Cette conférence sera suivie d’une représentation rie “•le vais m'en aller”, comédie en un acte de Tristan Bernard, interprétée par M.et Mme Charles LcVerrior.I.a seconde conférence sera donnée dans la grande salle de l'Union McGill.328 ouest, rue Sherbrooke, par Ylmo Charles LoVerrier.Sujet: “Féminisme et femme de lettres’’.Arrestation en masse à Chicago Les mécaniciens de nos chemins de fer Cet incendie en Hongrie LE NOMBRE DES MORTS EST DE PLUS DE 300.Ottaw a.29.— Le comité législatif de l'Association internationale des mécaniciens de chemins de fer.section du Canada, se réunira aujourd'hui ici.pour examiner le texte des lois votées par le Parlement nendant ces dernières années et qui intéressent l'association et scs membres.Chaque district provincial du Dominion sera représenté, mais, naturellement, comme il ne s’agit que des mesures concernant le Canada, les Etats-Unis n’enverront pas de délégués.Nale-S/alka.Hongrie, 29.— L'incendie de la salle do bal que nous rap-aeortions hier a été plus désastreux que l’on ne disait d'abord.Le nombre des morts, d’après la liste officielle est de 290.mais on croit que plusieurs cadavres sont encore sous les décombres car on signale d'autres personnes qui n'ont pas reparu.Il est certain que le chiffre total dépassera 300.I.a troupe n été réquisitionnée pour aider au débaiement des débris et enlever les corps.Chicago, 29 mars.-Des détectives ont opéré hier l'arrestation de sept femmes et de 172 hommes dans un é tablissement louche où dr\ait avoir lieu une représentation obscène.Ces détectives, grâce à leur déguisement avaient réussi n pénétrer dans la salle où le spectacle se donnait.Y peine ce lui-ci venait il de commencer qu'à un signal convenu toutes les portes furent j fermées à clé et les détectives annon-! cèrcnt que toutes les personnes présen tes étaient mises en état d’arresta-tion.Une panique s'en suivit.Les femmes tentèrent de sc cacher sous la scène.Des groupes d'hommes escaladèrent les fenêtres et s’enfuirent par les toits voisins.D’autres réussirent à s’échapper par les échelles de sauvetage.Les fenêtres furent enfin closes et tous les prisonniers forcés de se rendre au poste.Smelting Company of Canada Limited Smelter DES SOI MISSIONS rachetées ad res sées au Secrétaire de la Compagnie, numéro 2fi rue S.-Jacques, Montréal, seront reçues jusqu'à vendredi le 8 a' iil prochain, à midi, pour l'achat en bloc du Concentrateur et de la Fonderie Me tallurgique, rlu Boulant, accessoires et autres propriétés de la Compagnie, si tués à Trout Mills, Ont.Cet établissement est ries plus moderne et en opération depuis quelques mois seulement.Chaque soumission devra être aecom pagnée d’un chèque accepté pour la somme de 85.000.00.l.n.Compagnie ne s'engne-p cas à accepter la plus haute ni aucune des soumissions.Pour plus amples informations s’adresser au soussigné ou sur les lieux mêmes, à ’I rout Mills, Ont.Par ordre.T.-J.CARTIER.Secrétaire.65-67 Edouard Colonne CE GRAND MUSICIEN EST MORT HIER A PARIS.le PACIFIQUE Canadien TAUX REDUITS En vigueur jusqu’au 15 avril 1914 iuelusi veillent.Billets de seconde classe peur colom de Montréal.VANCOUY EK, VICTORIA, SKATLK, l’OKTLAND, «47 7f\ Oré., NELSON, ROSS ' ¦ * * LAND, SPOKANE .SAN FRANCISCO, LOS Ç^Q Ail ANGELES, SAN DIEGO.M EN 1 CO CI T Y, Mox .Prix bas pour plusieurs autres en droits.LES WAGONS POUR TOURISTES Quittent Montréal tons les .leurs, le dimanche, compris, à 16,30 p.m., pour Winnipeg, Calgary, Y'aneouvpi1 et Seattle.Prix du lit: Winnipeg, $4.00; Calgary, $6.50: Vancouver et Seattle, $9.00.i',\( tusioNH m: COLONS Avril 5,19 Mai 3,17, 31 Juin 14, 28 juillet 12,26 Août 9, 23 Sept.6, 20, 1910 UONS l'OCli .lOl.'KS Manitoba, SaskaU chcwan et Alberta.itii.i.i i Paris, 29, - Edouard Colonne, chef d’orchestre et compositeur, est mort ici hier.\f.Colonne était né n Bordeaux le 23 juillet 1838.C'était un violoniste de renom et avait été premier violon à l’Opéra de 1863 à 1871.En 1892 il avait été nommé chef d’orchestre.BUREAUX DES BILLETS EN VILLE : ] è9 nie S.-Jacipie.s, près le Bureau de ponte I TOI.Main UTUZ 373S ou uux gur«* Winilao et Viger.Ce journal est imprimé r,u numéro 71a, rue Saint-Jacques, à Montréal par "lift Publicité" ( à responsabilité limitée).Henri Bournssa, directeur général.PBrn-I.KTC» Pf “ DK VOIR »’ Contre par Pierre LE ROHU 21 fiancé, qui l'atteignaient avec lui.les sourires satisfaits de ses amies jalouses, tout ce qui pouvait la blesser plus profondément, la froisser plus cruellement.Hier encore, son bonheur, son amour peut-être p'étaient-ils pas faits de fierté?N'épousait-elle pa* le plus brave, celui qu'une légende auréolait et qui.parmi les autres, l’avait distinguée et choisie?Et voilà que, par une aventure qui la faisait frissonner.car elle redoutait aussi le danger pour lui.la menace de mort que le mot duel représentait à son imagination, tout cela s'effondrait, sombrait dans la moquerie et le ridicule! 'Il lui semblait qu'elle n’était plus fiancée, qu’on lui avait enlevé eclui dont clic se parait, au bras redouté de qui clic était prête à marcher dans la vie.Elle se disait, surtout, que le» ebose* ne pouvaient être ainsi, qu’elle ne *e résoudrait pus à l'humiliation ; et la seule idée de la pitié moqueuse ; du inonde la bouleversait.Elle éprouvait aussi un étonnement douloureux à la fois et rageur: c’était lui.lui! qui refusait de demander réparation d'une injure! Elle ne se doutait pas qu’un homme pût agir ainsi, un homme qu’elle devait épouser.Celui qu'ai niaient ses rêves dp jeune fille aurait aussitôt souffleté l’insolent, l’aurait : tué le lendemain, serait revenu vainqueur auprès d’elle, et la rumeur do la foule les aurait enveloppés, tous deux, dans une même admiration, une i même crainte.Mme d’Aubourg continuait: : —Tu entends, Louise, il n'y n pas de quoi te désoler, tu arrives à temps, Dieu merci.Ce garçon-là doit être capricieux.car c’est un caprice, fias au-tre chose, un entêtement.Tu lui diras que.pour toi-même, il n’a pas le droit d'agir ainsi, qu'il n'est plus libre.Yh' Seigneur! il me semble qu'a ta place je le mènerais comme je voudrais.C’est plus facile axant qu'après, va! ; n'est-ce pas ma chère amie?Elle s'adressait à Mme Dateuil qui, ! aussi consternée que Louise, ne trouvait pas la force d'une parole.Ce fut M.Dateuil qui répondit: .Oui.sans doute, c’est incroyable.; il faut le raisonner, lui dire qu’il joue sa.chose.carrière.Enfin.vous voilà prévenus, reprit reprit Mme d’Aubourg.Il est grand temps d’imposer silence aux malveiL liants et aux jaloux : faitcs-le lui com-| prendre.J’enrage autant que vous, alliez! une affaire qui marchait si bien! i Je vous quitte.YL Beniove viendra sans doute ce soir, comme d'habitude; je m'étonne même qu’il ne soit pas allé à votre rencontre ; après tout , son | service l’a peut-être retenu, et puis, il , ne doit pas être pressé de recevoir vos 'Compliments : il n’y a pas de quoi être fier, en somme.Elle serra la main de Mine Dateuil, embrassa Louise qui, renfermée et le y cœur gros, semblait ne plus entendre et.en sen allant, jeta à la jeune fille une dernière recommandation.Réfléchis bien, surtout, et tâche de ] savoir le fin mot cle ITiistoire.J ’ai ! bâte d’être à demain ; ja viendrai en sortant de la messe ; au revoir! Y l'heure habituelle de ses tendres rendezvous.Bcrnave entrait, en effet, dans le salon dont il ne fnanchissnit jamais le seuil sans un battement de occur.Ce soir-là.plus que de coutume une émotion l'étreignait, celle que nous apporte, dans une épreuve,, la présence d’un être cher qui.mieux qIIf les Huîtres, et avec plus de tendresse, xa lire en nous.Il éprouvait aussi une détente bâte de retrouver notre chez, nous et à so retrouver dans la famille qu’il , tout ce qui nous manquait.Nous avait choisie et à se départir de 1 atti- avons été plus heureuses que vous tude hautaine et indifférente qu’il s'im- ; Monsieur, car nous venons d'apprendre posait pour braver la désapprobation ! vos grands ennuis.Y’ous jugez avec ou les curiosités.Le tableau tout inti- quelle impatience nous vous amendions me, si paieil à celui qu’il connaissait ! ce soir, Louise surtout comptait les bien, qui s'offrit à lui.dès que la por- minutes ; la pauvre enfant en est mate sc fut ouverte, accentua encore cet- i lade.te impression.La iampe haute, dont j I ne ombre douloureuse passa sur le un abat-jour rose adoucissait la lumiè- visage de Bernave.Il avait espéré ouïe.répandait, dans la pièce close, une blier, quelques instants au moins, dans lueur discrète.M.Dateud s’était levé, ! l'effusion de la réunion, l'amertume de accueillant comme de coutume: sur Fé- sa peine : et voilà qu’on l’y ramenait : roi te causeuse, sa place à côté de aussitôt, Comme sil ne pouvait être Louise l’attendait.Il s’y assit, après question d'autre chose et, que son avoir baisé longuement la petite main i chagrin s'augmentait de celui de la qu’on lui tendait, comme s’il voulait y femme qu il aurait voulu au prix de graver l’empreinte de ses lèvres, effa- sa vie, défendre contre toutes les an-cée par les heures d'absence.goisses, 11 regarda longuement Mlle Il parla le premier et.sur un ton de Dateuil et, s'adressant à elle, répondit gaieté et de doux reproche : du ton affectueux avec lequel on cache.Le long voyage, chère 1.nuise, je nus enfants les soucis que l'on veut croyais qu’il ne finirait pas.Y'ous ne supporter seul: saurez jamais avec quelle impatience ( est vrai que vous vous êtes tant je vous attendais, et combien ai senti inquiétée et pour si peu de chose?que, désormais, j’avais besoin de vous.L'est fini, ceu vilains départs ?Etes il s'efforcait de sourire mais il ne s'agissait que d'un incident désagréa- vous satisfaite, nu moins, n'avez-vous rien oublié?Tant pis pour vous, Ma- irie, presque oublié déjà.tenez, je n'y pense plus, moi.et je suis tout à la demoiselle, je v ous tiens, je vous garde, joie de voire retour.Je suis sûr que vous rapportez des merveilles.Contcz-moi cela bien vile!.Scs yen.'; souriaient, un peu mélancoliques enrore.mais tout remplis d'n moitr confiant.Ce fut Mme Dateuil nui répondit Nous axons fait un excellent voyn I ge, et nous avions, nous aussi, grande Nn figure s'était effarée, à la fois in- Ylmc Dateuil eut un geste étonné et i veinent : vous vous êtes battu'.' vous êtes brave, xé.an moins'1 se rapprochant v i v**i ("est fini !.von Je savais bien fjim Y , ms n’rtos pa w b|, (1 faut tout me dire in comme votïv me i quiète et heureuse.Un peu de sang monta aux joues de Bernave qui, humilié et déçu, dit froidement : —Je ne crois pas que l’on puisse soupçonner mon courage.Un silence gêné suivit ces paroles.Bernave s’était tourné vers Louise, de qui il attendait un mot qu’il lui paraissait impossible qu’elle ne prononçât pas.Mais elle se taisait et restait les yeux baissés comme pour cacher sa pensée ou son impression : et ce fut M.Dateuil qui, au bout de quelques secondes.dit de sa voix bégayante: Sans doute, votre.chose.courage., il faudrait pourtant savoir., il serait bon pour le public.D’ailleurs, interrompit Mme Da- | teuil, ce n’est que notre affection pour j vous qui s’inquiète.Un sont vos affaires, en somme, et un peu celles de Louise.Vous en parlerez tous deux, si cela vous convient, et vous nous direz ensuite votre décision.Y’ous savez mieux que nous ce que vous devez n votre fiancée et à vous-même.Comme je vous le disais.nous nous sommes ‘ occupées a Paris du côté confortable qui entre bien pour quelque chose dans le bonheur.Et se retournant vers Louise: Fais donc voir à M.Bernave le dessin de tes meubles.Oh! Dieu oui.nous comprenons que cette affaire est très désagréable pour vous, pour nous tous du reste, et qu'il vous soit pénible H'en parler.Peut -être avec notre [experience, M.Dateuil «k tuoi, aurions- nous pu vous donner un bon conseil.Vous savez, mon cher Jean, que vous nous trouverez toujours prêts à écouter vos confidences.Flic passait avec agitation la main sur les bandeaux gris de scs cheveux, froissée, au fond, du silence du jeune homme qu’clle qualifiait tout bas rie dissimulation, déçue aussi, de ne pas entendre le récit d'un incident émouvant.— Elle continua, pendant que Louise cherchait dans la chambre voisine le croquis des meubles de son futur salon: Nous allons, comme d'habitude, vous laisser avec votre fiancée.Nous comprenons que vous devez avoir mille choses à vous dire après tant d’évènements imprévue.Elle fit un signe à son mari, et tous deux sortirent au moment où Louise revenait, les mains encombrées de photographies et de dessins.A peine la porte sc fut-elle refermée que Bernave.d’un mouvement plein de jeunesse, enleva les minces cartons des mains de la jeune fille, les jeta sur un fauteuil, et l’attirant à l'angle de la cheminée, dans le coin familier de la ( A Suivre) ia M LK DEVOIR, mardi.mars ITnn COURROIES EN CUIR Faites de matérieux de première qualité à points courts.0.K.MCLAREN, Limitée, 309-311 EUE CBAIG OUEST.Mais 4804-4905.CALENDRIER MERCREDI, 30 MARS Octave de Pâques.Fête de S.Amé-dée.Lever du soleil: 5 h.47 ; coucher du soleil: 6 h.-4.Lever de la lune: Il h.34 (»•); coucher de la lune: 8 h.01 fm.).Pleine lune.TEMPERATURE Bulletin d'après le thermomètre de Hearn & Harrison, 10-12 rue Notre-Dame Est.R.de MESLE, Gérant.Aujourd'hui Maximum .0- Même date l’an dernier .3!) Aujourd’hui Minimum .42 Méine date l’an dernier f .» , .g .27 BAROMETRE S h.matin 30.10; 11 h.matin, 30.10; midi, 30.10.LE TEMPS QU’IL FERA Beau et un peu plus chaud.L’EXPOSITION INTERNATIONALE DU CANADA WINNIPEG, 29.— La grande exposition internationale du Canada aura lieu en 1914.Cette date a été finalement annoncée à une assemblée enthousiaste des directeurs, tenue hier à Winnipeg.L’année 1914 convient à tous les grands intéressés du Canada qui contri hueront au succès financier.Les arrangements financiers et la date étant fixée, les directeurs ne comptent plus que sur l’appui cordial du gouvernement du Canada, pour faire de cette exposition un succès complet.UN VOL DE DEUX MILLE MONTRES BOSTON, 29 mars.— La Compagnie des montres Waltham vient de se faire voler 2,000 de ses chronomètres, d’une valeur totale de $20,000.Le rapt a été commis mercredi dernier, au quai, à New-York, où l’envoi était déposé en attendant d’étre embarqué pour Londres, sur le vapeur “Campania”.On a tenu la nouvelle secrète pendant quelques jours, croyant que l’on mettrait la main sur les voleurs.Ceux-ci ont dérobé, en même temps, un cheval et une voiture appartenant à la Compagnie Nationale d’express.Comme chaque montre est numérotée, il sera difficile, pour ces messieurs, de s’en débarrasser.CE SOIR COURS ET CONFERENCES:— Monument National.A 8 h., conférence sur l’électricité par M.de G.Beaubien.Personnel Le notaire -f.A.Lemire, accompagné de Mme Lemire, des Trois-Rivières, est venu passer la fête de Pâques riiez son frère le Pr H.Lemire, de la rue Ontario.Les débardeurs de Montréal ?veulent taxer les étrangers Les débardeurs de Montréal, obligés à payer une taxe de sept ou huit | piastres par saison d’hiver dans les ports r.tlautiques, pour avoir droit de gagner leur vie, réclament l’imposition d’une pareille taxe à tout débardeur étranger qui viondra travailler au port pendant la saison d’été.M.Georges Poliquin, secrétaire-trésorier de l’Union des débardeurs de Montréal et M.Sandilands, représentaient les travailleurs du port auprès de M.J.M.Walsh, député de la division Sainte-Anne à la Législature.Le député leur a promis son appui et doit demander l’amendement de la mesure touchant la ville de Montréal, de façon à donner satisfaction aux débardeurs.Saint-Jean, Halifax, Portland, Boston, New-York, imposent .cette .taxe aux étrangers et surtout aux travailleurs de Montréal qu’ils ne semblent pas aimer d’amour tendre parce qu’on travaille ici à meilleur marché que là-bas.Il est donc juste que les débardeurs de Montréal soient aussi protégés contre la concurrence des étrangers puisqu’ils doivent payer eux-mêmes une taxe quand ils vont passer la saison d’hiver dans un port océanique ouvert.L’inspecteur O’Keefe L inspecteur O’Keefe, inspecteur delà p'ilice des mœurs souffre d une attaque de grippe et il devra garder la chambra toute la semaine.- - -4——- Mauvaise chûte William A.Wenlv, contremaître au garage du ('auadien Pacifique, à Outremont, s’est fracturé deux côtes et le bras gauche eu tombant du haut d’un wagon do fret hier soir.Le blessé a été transporté à l’hôpital Royal-Vietoria.Le dernier des Sauteux Sault Sainte-Marie, Michigan, 29.— Le chef Shawano, dernier représentant de la fameuse tribu fies Indiens Sauteux, est mort aujourd’hui à Pilo-au-Snore, ù.l’âge de 84 ans.Il fut longtemps a la tête du mouvement indien dans le district et prit une part active à l’élaboration dos t raités avec les Etats-Unis.Le boulevard Strathcona M.J.R.ROY, INGENIEUR CIVIL, EN ESTIME LE COUT A $15,000,000 ET SE DECLARE FAVORABLE A L'ENTREPRISE.M.,1.K.Uoy, ingénieur civil, estime à $16,000,000 le coût aiinroximatif du boulevard Strathconn, projeté par M.William Lyall, et qui traverserait toute la ville de Montréal.Malgré l’énorme dépense que rendrait nécessaire la mise à exécution de ce projet, M.Roy y est tout à fait favorable, parce qu’il contribuerait dans une large mesure à l'embellissement de la ville et serait un facteur puissant pour faciliter la circulation, devenue, en certains quartiers.d'une densité alarmante et cpii tendra à s’accroître de plus en plus.Le Canadien-Pacifique a étudié ne puis nombre d’années la question fie communication par voie élevée entre ies gares N iger et Windsor, le Grand-I roue a obtenu l'année dernière une charte lui permettant do traverser la partie est de l’îlede Canadien-Nord veut aujourd’hui pénétrer au centre de Mont réai; bi Compagnie des trammays,comme du reste d'autres compagnies pr-jette lu constructions de voies souterraines.Dans l'occurrence, il semble certain que le Comité exécutif sera appelé a entier en pourparlers avec do puissantes compagnies, au sujet du percement de voies souterraines à travers la ville.T.e Canadien-Pacifique pénétrait dans son tunnel, à TToohclaga puis, passant par la gare Windsor, se ren lirait à ses remises de Wcstmount sur dos voies d'une largeur tie plusieurs centaines de pieds.Le tunnel du Grand-Tronc partirait rie i’extrémité est de la ville, passerait à la gare Bonaventufe puis, bifurquant vers le nord, aboutirait aux hangars de la Compagnie, à Notre-Dnme-do-Grftces.Un tunnel percé sous le boulevard Strathcona fournirait un espace suffisant pour six.huit ou même dix voies ferrées, et pourrait contenir les conduites d’eau, de gru et d’électricité et les égoftts.DECES A MONTREAL Adeline Gaeand, 69 a, femme d’Alexandre TURNER, tanneur, r.Nicole!, 440; Camille, lin.anf.de Victor CHAMPAGNE, journalier, r.Wolfe, 450; F.-X.ClfARTRANP, 22, couturier, r.Gamier, 97; Noël, 1 a, enf.d’Hormisdas RACKTTE.charretier, av.Laval, 1911; Emilie St Amant, 59 a.femme de Basilique DEPAT1E, plâtrier; r.St-Hubert, 2719; Rosina I,e-clerc, 29 a, femme d’Edmond ROBERGE, caerier, r.Carrières.300; Alcime 13 a, fils d'Alcime VACHON, charretier.r.Aylwin, 654; Francis DON-NELLY, 34 a, journalier r.Smith, 17; Alexandre, 11 mi enf.d’Alexandre CINQ-MARS avocat, r.St-Denis, 496; Marguerite, 5 ml eut.de Rénom DE.X-TRÀZE, électricien, r.Label le, 1898-Oliva, 21 j.enf.de Michel CAP1STRAN plombier, r.S.-Hubert, 1569; Délina Auger, 67 a, femme de J eau BELLEAU LARÜSE, boucher, Parc Terminal; Jérémie ROY, 36 a, peintre, r.Chambord, 32; Ernest VI0LAND, 74 n.r.Fortifications, 37; Gérard, 3 m, enf.d’Ephrem LEGAULT, contremajtro, r.Notre-Dame, 1429 ouest; Philo mène Le- œS4 a, femme de Clément LAMOU-.coiHurier, r.Berri, 857; W’il-trid BROUILLET, 29 a, journalier r.Frontenac, 451; Ann Corbett, 73 air, Papineau, 1359; Dominioue, 1 a.enf.d’Ignace LEFEBVRE, menuisier, r.Ni-colet 3C9; Reina, 12 j, eaf.de Louis DAVID, laitier, r.S.-Germain, 51; François LABELLE, 69 a, journalier, r.Payette, 32; Georgina O’Neil, 41 a.femme de Michaël J.McGRAIL, marchand.r.Villeneuve, 160; J.-B.COR-RIVEAU, 29 a, comptable, r.Sanguine t, 622, Une terrible congestion du trafic par voie ferrée CHICAGO, 29 mars.— James J.Hill, est passé hier par Chicago, en route pour New-York.Il appréhende pour l’automne et l'hiver 1910, une terrible congestion du trafic, et déclare qu’il ne volt aucun moyeu préventif à employer.Suivant toute apparence dit-il, lee compagnies de chemin de fer seront absolument incapables de fournir des moyens do transport pour suffire à la demande.Ce n’est pas, ajoute-t-il, que je croie les compagnies blâmables de ce fait; il faudrait dépenser annuellement, $1,800,090,00'), pendant plusieurs années pour pouvoir suffire a assurer le trafic toujours croissant, mais on sait qu’il leur est impossible de se procurer cet argent dans les conditions actuelles.Tant que le crédit des chemins de fer ne sera pas rétabli, tant que le public américain n’aura pas une plus grands confiance dans la situation financière des compagnies de transport, il souffrira du manque de matériel.La ville demandera l’autorisation de construire un grand boulevard La Commission de législation a arrêté, ce matin, le texte d’un projet d’amendement qui, s’il est approuvé par le Conseil municipal, sera immédiatement soumis à la Législature.Il demande que la Ville soit autorisée à créer un giand boulevard, qui traverserait toute la ville, de l’est à l’ouest.Le maire assistait à la séance, et s’est déclaré fortement en faveur du projet.Après avoir démontré, en peu de mots, les avantages, la nécessité d’un grand boulevard, 11 a fait observer qu’il serait bon de mettre à exécution ce projet le plus tôt possible, car la valeur de la propriété ne fera que monter; et que plus ou en différera, plus cette inauguration coûtera cher à la Ville.“Qu’une résolution soit passée, quelle qu’elle soit, a-t-il ajouté, et que, s’il y a lieu, on puisse se présenter devant la Législature au cours de la présente session.’ ’ Après quelque discussion, i ’échevin Dandurand a fait adopter unanimement la résolution suivante: “Que la Ville de Montréal soit autorisée à créer un grand boulevard s’étendant de l’est à l’ouest de la ville; à exproprier pour ces fins, d’après les listes d’évaluation municipale des trois dernières années plus 25 à 30 p.c., le terrain nécessaire, et d’une largeur suffisante pour lui permettre de revendre ensuite les propriétés faisant face eu nouveau boulevard; et aussi à négocier, pour ces fins, un emprunt ne dépassant pas $10,000,000.NOTES DE L’HOTEL DE VILLE DELEGATION La Ligue du progrès civique a demandé au Comité exécutif du bien vouloir recevoir le jeudi matin 31 , à 11 heures ses délégués.STATISTIQUES MUNICIPALES -Voici la liste dos maladies contagieuses déclarées au Bureau d’hygiène, à l’Hôtel do Ville, durant le cours do la semaine dernière: diphtérie, 13 cas; scarlatine, 21; typhoïde, 3; rougeole, 24; roséole, 2; coqueluche.2; tuberculose, 37; érisypèle, 2; varicèlc, 7.Naissance : 219 dont 116 -arçons et 103 filles.Décès : 170, attribués principalement aux maladies suivantes : tuberculose, 29; diarrhée (enfants) 11; pneumonie, 12; scarlatine, 5; typhoïde, 1; diphtérie, 2; coqueluche, 3.LES COMMERCANTS DANS LES MARCHES II n’y aura plus, à partir du 1er mai, de commerçants faisant affaires dans les marchés publics.La Commission do législation a résolu unanimement, à sa séance de ce matin, de recommander au conseil municipal de ne pas renouveler les licences de cette nature, qui expirent au 1er mai prochain.Et il n’y a pas de doute que le Conseil se rendra à cette recommandation.11 est avéré que l’existence de ce commerce est contraire à l’intérêt général.De fait, ces commerçants act étant du cultivateur apportera ses produits au vent souvent longtemps et, ainsi défraîchies, les revendent avec un benefice au consommateur.Désormais, le eultivaeeur apportera scs produit» au marché et les vendra lui-même au public; ce qui permettra ù ce dernier de sc procurer des aliments plus frais, et à meilleur compte,.L’INTERET PUBLIC PRIME TTUT .Dos représentants de salles de cinématographie se sont présentés devant le Comité eâécutif eftécutif, ù la séance de ce maein, et ont proteste contre la présence d’agents de la paix dans leurs établissements.La ville s’est opposée à ce que le public se tienne debout eo arrière de la salle, obstruant les sorties; mais ces messieurs déclarent qu’ils ne peuvent permettra nu publie de prendre des places iHuidant que dure une représentation.Le Dr Lachapelle répond à leurs pro-testaeions en disant que le Comité exécutif, dans toutes les mesures qu'il arrête, n'a pour objet nue la sécurité du public, ee qu'il a cru bon agir comme il l’a fait.L’échevin Clément (Duvemav) dont le quartier est approvisionné d’eau par la Montreal Work
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