Le devoir, 19 avril 1910, mardi 19 avril 1910
REMIERE ANNEE—No, 85 MONTREAL, MARDI, 19 AVRIL, 1910 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne: Canada et Etats-Unis .«.«•••» $3.00 Union Postale .** « «.$6.00 Edition Hebdomadaire : Canada .$1.00 Etats-Unis «s Union Postale $1.50 Rédaction et Acbmr’étration: v/i ' 71A RUE SA, Ï MONf - TELEPHONE V \ % REDACTION: i ADMINISTRATE.^ : Mam746l Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! LE “ CANADA ” ET LE “JOURNAL D’AGRICULTURE” Le “Canada” est décidément sur la défensive.Il sent que le prestige des journaux de parti, grassement subventionnés par le pays, est en baisse.Il se plaignait l’autre jour de ce que les feuilles nationalistes battent en brèche ce prestige; il s’efforce ce matin de justifier par avance ses relations avec le “Journal d’Agriculture”, où la commission des comptes publics de la Chambre se dispose à porter la lumière.Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, s’écrie-t-il.Nous possédons un atelier d’imprimerie, nous imprimions le “Journal d’Agriculture” à un prix de.pour tant de pages, nous n’avons rien à voir avec la rédaction et nous sommes libres d’ajouter au texte un certain nombre de pages d’annoncs, dont les bénéfices nous reviennent.“Le bénéfice ainsi réalisé”, ajoute-t-il, entre en ligne de compte, naturellement, dans la fraction du prix que le gouvernement paie pour la publication du “Journal d’Agriculture” et “grâce à cet arrangement, le gouvernement peut faire publier le “Journal d'Agriculture” à bien milleur marché que s’il entreprenait lui-même de monter un atelier pour cette publication.-” “C’est d’ailleurs—ajoute encore le “Canada”—sous le régime d’un contrat du même genre que le “Journal d’Agriculture” a toujours été publié depuis sa fondation, il y a une trentaine d’années.” Et cet argument nous fait rire.Le contrat est justifiable ou il ne l’est pas.S’il est justifiable, qu’avez-vous besoin d’invoquer l’exemple des gouvernements maudits par vous et par vos maîtresî S’il ne l’est pas, en quoi les errements passés du régime conservateur peuvent-ils excuser vos propres fautes?# # 4 Dans son article de ce matin, le “Canada” ne donne pas l’ombre d’un chiffre, et ce sont les chiffres pourtant qui comptent en cette matière.Tout le monde sait que le “Canada” eat payé pour l’impression du “Journal d’Agriculture”, que les frais de port même sont soldés par le gouvernement et que le “Canada” met dans sa caisse le produit intégral des annonces du “Journal”.Mais l’intéressant serait de connaître ce produit des annonces, le prix de revient du “Journal” et les sommes encaissées par le “Canada”, afin d’apprécier les bénéfices que réalise, aux dépens de la province, la “Compagnie de Publication du “Canada”.Afin d’apprécier aussi les économies que la province aurait réalisées si, au lieu de donner cette entreprise sans soumissions — à l’encontre de la raison et du bon sens — le gouvernement avait fait appel à tous les imprimeurs, bleus, rouges ou même nationalistes.Car le “Canada” nous dit bien ce matin que la compagnie qui le publie “est sur le marché pour tous les contrats de publication qu’elle pourra obtenir”, mais il n’ajoute pas que, dans ce cas, on a eu soin d’éloigner tous ses concurrents, afin de lui éviter des rivaux gênants.* * * w C’est le régime du reste, et le “Soleil” a obtenu dans les mêmes conditions le contrat d’impression des statuts refondus.Que voulez-vous, il faut bien que ces feuilles vivent et cela coûte cher de chanter indéfiniment les louanges de M.Gouin, de M.Taschereau et de M.Jerry Décarie.Mais le gouvernement a bon coeur et il n’oublie pas ses fidèles.Du 1er novembre 1907 au 1er mars 1910, le “Canada” a reçu, pour la simple impression et la distribution du “Journal d’Agriculture”, la bagatelle de $57,788.80.Songez qu’il n’a pas dépensé un sou pour les frais de rédaction et qu’il a encaissé tout le bénéfice des annonces; et vous aurez quelque idée des profits qu’il a dû réaliser.Vous comprendrez aussi que, dès le début de l’enquête, il éprouve le besoin de crier que tout s’est passé très régulièrement et que le gouvernement a fait avec lui une affaire d’or.La vérité, celle qui saute aux yeux, c’est que le gouvernement se sert de ces contrats—impression des statuts refondus, impression du “Journal d’Agriculture” — po'r alimenter, aux frais des contribuables, de tous les contribuables, les journaux qui chantent ses louanges.Ce sont les ministres qui respirent l’odorante fumée, c’est le “Canada” et c’est le “Soleil” qui tiennent l’encensoir, mais c’est nous qui payons l’arcan-Bon.Le “Canada” paraît chagrin qu’un pareil métier ne lui rapporte pas à la fois honneur et profit.Il est vraiment trop exigeant! i: .?, OMER HEROUX.U Les Phases ” DU LE DANGER DES MAUVAISES FREQUENTATIONS Je pose: Premièrement: M.Delahaye est une charmant garçon.Deuxièmement: Il a du talent.Troisièmement: Tout le monde en conviendra, s’il consent à sortir de l’ombre.— Tryptique sincère.Je voudrais pouvoir admirer les vers | de M.Guy Delahaye, mais je ne les comprends pas.Je pénètre assez bien la pensie de Viélé-Griflin quand elle s’exprime en français.Mais je ne saisis pas du tout le sens de la majorité des poèmes contenus dans les "Phases”.C’est peut-être de ma part faiblesse ou infirmité d’esprit.Quoiqu’il en soit, l’auteur me parait volontairement obs cur, obscur en vertu d’un principe, et avec persévérance.Tl violente la syntaxe d’un cœur angoissé et méconnaît ainsi le génie de sa langue maternelle.Son vocabulaire est artificiel et spécial, sa phrase tordue; il semble qu’on en.ait extrait toute la poésie qu elle devait contenir avant certaine manipulation occulte, puisque l’auteur, mal gré tout, donne l’impression qu'il est un poète.Comme il n’est pas maître de son art, son art, le trahit parfois,— à son avantage.M.Delahaye a tort de croire qu’il suffit de créer des vocables nouveaux — ou de les emprunter tout fabriqués aux; symbolistes — pour enrichir le monde d’Une beauté nouvelle.C’est une illusion que ies chefs do file, tel ce délicieux Moréas., ont vite perdue au soir de leur œuvre.Les mots usuels sont encore les meilleurs, pourvu] qu’on sache leur insuffler une âme point banale.Espérons que M.Delà-: haye, qui est intelligent, libérera sa; pensée des théories malfaisantes qui i l’enténèbrent et se débarrassera des influences funestes qui l’entraînent loin ! de sa véritable voie.Trois fois trois font neuf: c’est à quoi se résume, jusqu’ici, la doctrine poétique de M.Delahaye.Le triangle, en est le signe, et je m’étonne de n’en I pas trouver la figure à la page des1 "Phases".\ oici un cas curieux d’envoûtement ’ par le nombre fatidique.Presque tout y est réglé d’après la prescription de ; Verlaine: Et pour pela, préfère l’impair”, prescription que le génial symboliste, tout en l’ayant formulée, ne s’est pas cru obligé de particulièrement éprouver lui-même.11 a laissé ce soin n ses edeptes.M.Delahaye est un disciple qui dépasse le maître.La trinité le hante jusqu a 1 obsession extatiqu vers de neuf syllabes, (3-3-3) à sures mobiles, est celui qu’il a élu.“ Tryptiques ” sont groupés par sous l’égide de titres appropriés, vent plus obscurs que les pièces q prétendent expliquer.T,es épigrn vont aussi généralement par t Trois fois trois font neuf: c’est b re comme un début d’aliénation taie.La seule disposition de la tière — point nouvelle, d’ailleurs suggestive, et les pages à moitié 1 ches ne sont pas celles qui pr< sent la moindre impression.Pour le fond, une névrose factio tj,ui semble ajoutée après coup, co un placage, métamorphose les s ments les plus simples.La psycho relève du bric-à-brac.Nelligan était un grand artiste c sombré dans la folie; ses pensée son art sont conformes à son état prit, c est-a-dire naturelles oar rap à -sa destinée.M.Delahaye est un liste de bien moins grande enver dont tout 1 effort consiste à in 1 anormal, et qui, sain d’esprit e corps, n obtient que du “chiqué”.En effet, dans ce livre baroque, i a aucune trace d’originalité.A ch page, apparaît un talent qui se traint pour ne pas marcher selon h naturelle, une personnalité qui se i tyrise et se déforme; rien n’v est ni libre.Or, 1 original est le nature! excellence.Quand on a lu les “Plia on se sent triste d’avoir vu couler de larmes qui ne sont que ries “ph précieuses” dures et froides."Qui faut-il imiter pour être o nal?” a dit Coppée.Parmi les i vais, l’auteur de "Phases” a pris modèles les plus mauvais.1 Verli quand il est clair, est presque cl que.Mais ce n’est pas du côté le limpide de Verlaine que s’est éprii Delahaye.Viélé-Griffin, René Gill, Hnnt, d’autres, ont projeté sui Phases leurs rebets jaunes” vt très et violacés.Le mélange prr une teinte plutôt sombre.La technique me semble inha nieuse et tâtonnante, exçepté peut dans quelques sonnets où M.Delà a abandonné le vers de neuf avili irrégulièrement césure, et particul ment rocailleux sous sa plume.La sée.celle que l’on peut saisir, es( vée.M.Delahaye a un idéal, c’est ceri il vise un but.mais nous ne cro pas qu’il l’atteigne jamais avec moyens qu’il emploie.C’est tout ce que nous avons à des “Phases”, dont les défauts viennent en grande partie de la mil pratique de théories fausses, trop didement reçues par l’auteur.M.Delahaye écrira des vers dou intelligibles quand il le voudra bie ALBERT LOZEA Avril 1010.Ceintures et bouées de sauvetage Nous parlions hier de la négligence des compagnies maritimes quant à l’entretien des chantiers d’embarcation sur les vapeurs océaniques et fluviaux.La.peu d’attention accordée aux ceintures et aux bouées de sauvetage, à bord, nous permettrait d'aller plus loin encore, dans l’exposition des imprudences coupables qu’il est si facile de constater en ouvrant ies yeux au bon moment et au bon endroit.Les bouées sont à la vue de tout lo monde sur les ponts et dans les coursives.De prime abord, leur emploi parait très aisé.Mais essayez de les enlever, et vous serez convaincus du contraire.Soit pour éviter leur oscillation pendant la traversée, soit dans le but d’empêcher un curieux de les prendre inutilement de leur armature, ces bouées sont fixées aux murailles par do forts écrous à oreilles qu’il faut dévisser plus souvent avec un levier ou une clef qu’à force de main.Les ceintures, dans les cabines, sobt poussées vigoureusement entre le plafond et la cloison à clairevoie, au dessus des cadres supérieurs.Elles sont parfois attachées sous les couchettes, ou encore refoulées sur les tablettes des garde-robes.Il faut une vigueur peu ordinaire pour les tirer de là.Une femme s’épuiserait en vains efforts avant d’y parvenir, de même qu’un homme qui aurait négligé de préparer ses muscles au travail forcé avant d'entreprendre son voyage.Quelle est l’utilité de ces appareils si le danger est imminent?Il est permis de supposer, et avec assez de raison, que la plupart des passagers auront le temps d’être engloutis avant d’avoir dégagé ceinture ou bouée.L’équipage n’aura pas toujours le loisir de voir à ce détail quand il sera occupé à débarrasser les drômes de la peinture séchée et durcie qui les immobilise.Quelle garantie a-t-on touchant la qualité du liège employé dans la fabrication des ceintures et des bouées?Ces appareils passent des années à sécher au soleil ou dans la chaleur t humide des cabines; les bouées sont exposées à toutes les intempéries, et malgré leur couche de grosse toile, le liège pourrit et s’effrite, comme on l’a vu dans le cas du “ General Slocum ", pour ne citer qu’un seul exemple probant.La désagrégation lente des cellules, la pulvérisation du liège enlève toute qualité de flottabilité à la ceinture et à la bouée.Il n’est pas besoin d’insister sur ce qui peut s'ensuivre pour les malheureux qui confient leur salut à ces objets de simple parade.Des orphelins et les veuves le disent assez.Que penser, aussi des portes de cabines qui s’ouvrent à l’intérieur, emprisonnant ainsi leurs quatre ou huit passagers, si la panique surgit des clameurs de la collision.Quelle vertu d'utilité trouver à des tuyaux à incendie dont la corde est brûlée par les rayons solaires et les sels marins, dont le caoutchouc est fendu et craquelé par les changements de température, et dont l’eau s’échappe par mille alvéoles avant même d’atteindre la lance! 11 est urgent de signaler ces choses à l’autorité si l’on veut éviter la répétition des sacrifices humains offerts à l’Engloutisseuse.Si l'on jnet tant de soin à désinfecter un navire à chaque voyage, ne pourrait-on pas donner un coup d’œil aux chaloupes, aux bossoirs, aux ceintures et aux bouées de sauvetage ?Ne croit-on pas que le surcroît de travail et de dépenses entraîné par l’inspection rationnelle et le renouvellement de ces appareils serait do beaucoup compensé par la diminution des dommages-intérêts réclamés à la suite des accidents du voyage ?La responsabilité des compagnies serait réduite d’autant si elles prenaient toutes les précautions contre les malheurs possibles, et les transatlantiques où la surveillance serait la plus rigoureuse,, auraient le plus grand nombre de voyageurs et les meilleures cargaisons.Ce serait là la récompense d’une tâche utile et simplement honnête.JULES TREMBLAY.- i^j » i» - Un déraillement au Mississipi QUATRE MORTS ET CINQ BLESSES ENTRE LA NOUVELLE-ORLEANS ET CHICAGO.Memphis, Tennessee, 19 avril.— Le train faisant le service entre la Nouvelle Orléans et Chicago a déraillé à cinq milles au nord de Jackson, Mississipi.Quatre commis du wagon poste ont été tués; un autre de leurs confrère a été blessé mortellement ainsi que quatre employés du train.La locomotive a abandonné la voie et est tombée du haut d’un remblai d'une hauteur de quinze pieds, entraînant dans sa chiite le fourgon aux bagages, le wagon de la malle et deux wagons-d ortoi rs.Le reste du train est demeuré sur la voie ferrée.Les wagons ont été détruits par le feu et les corps des victimes ont été incinérés.Aucun des passagers n ’a été blessé.Le Procureur-Géné-néral et les U a yy nommes Le “Canada” veut bien admettre que le procureur-général de la province est tenu, de par ses fonctions, de veiller à la répression des délits et de protéger les intérêts do la justice.Mais il soutient (voir-son numéro du vendredi 15 avril ) qu’il ne peut rien faire, à, moins que ces délits ne lui soient “dénoncés par une plainte, dont la forme est fixée par la loi”.Il s’agit naturellement des poursuites contre les éehevins désignés par M.le juge Cannon, et 1 argumentation du “Canada” a pour but de prouver que, même en face du rapport, deM.Cannon, le procureur général est légalement impuissant à atteindre les “nommés”, à moins qu’un tiers n'intervienne pour les lui dénoncer dans une forme spéciale.C’est-à-dire que le procureur général, ayant lui-même désigné un magistrat pour faire enquête sur l’administration de la ville de Montréal, et ce magistrat lui ayant fait rapport que des actes délictueux ont été commis par un certain nombre d’individus nommément désignés, ce même procureur général serait contraint de se croiser les bras et de laisser les coupables présumés jouir eu paix de leur pleine impunité.L’absurdité d’une telle proposition saute aux yeux, car si étrange que semblent parfois nôs codes, ils ne doivent pas aller aussi directement contre la raison et le bon sens.Et si le rédacteur du “Canada’’ veut bien ouvrir le code criminel à l’article 873, il y trouvera un paragraphe, le premier, qui dit en toutes lettres: 873.Le procureur général, ou qui que ce soit, par son ordre, ou qui que ce soit avec le consentement écrit d’un juge d’une cour de juridiction criminelle ou du procureur général, peut porter pour toute infraction une accusation devant le grand jury de la cour désignée dans ce consentement.Nous n’appartenons pas à.la confrérie légale, mais ce texte nous parait d’une extrême clarté.Et si le procureur général peut ainsi porter ou faire porter une accusation devant le grand jury, pourquoi n’a-t-il pas pris l’initiative de poursuites qui étaient absolument de sa compétence et de son ressort?0.H.Petites Nouvelles Canadiennes LA CONSTRUCTION A TORONTO.Toronto, 19.— Au cours de l’année dernière on a accordé 7184 permis de construction.On estime à -18,139,247 la valeur de ces bâtisses.LE DUC DE CONNAUGHT.Londres, 19.- La rumeur dit que le duc de Connaught n'a pas accepté l’invif ation de visiter l’exposition de Toronto.A RIDEAU HALL.Lord Lascelles, depuis deux ans aide-de-camp du gouverneur général, a quitté Ottawa, pour l’Angleterre, hier, l.e lieutenant Shnckleton, qui était l’hôte de lord Grey est parti pour New York.LA RETRAITE DE M.FOY.I ne dépêche de Toronto dit nue sir James Whitney, premier ministre de la province voisine, a déclaré formellement que M.Foy n’abandonnerait pas le cabinet.Ces rumeurs ressuscitées de temps à autre n’ont aucun fondement.LES DRAMES DES CHAMPS.Le vétérinaire Rudd, de Woodstuck, n été grièvement blessé par un taureau sur une ferme de Currie’s Crossing, Ontario.On n constaté une double fracture des côtes et des contusions graves à la tête.800 MOUTONS BRULES.Lethbridge, Altn., 19.—G.Green, un éleveur de moutons dans le canton de Chin Coulee, n perdu 80(1 moutons dans un feu de prairie.Ses pertes s’élèvent à 810,000.Wm.Taylor un autre éleveur, a aussi des uertes considérables.SUS AUX USURIERS.Toronto, 19.—La police a fait une descente aux bureaux de prêt Bernard &.Co., édifice Temple.Deux employées qui s’y trouvaient à titre d’agents ont été arrêtées et accusées de prêt à taux usuraire.QUERELLE FATALE.S.-.fean, N.B., 19.William et Charles Cooke, vivant avec leur vieille mère, près de Naekville, s’étant querellés, William a frappé son frère d’un coup de bâton, lui a fracturé le crâne.Le blessé a été transporté à l’hôpital où on tentera de lui sauver la vie, tandis que son frère a été arrêté.INCENDIE D’UN HOTEL.Wearton, Ont., 19.-Le Commercial Hotel de cette ville, a été complètement détruit par le feu, hier.M.A.Davis, le propriétaire, venait -ustement ve le vendre au capitaine Corbett, de Owen Sound, qui devait en prendre possession le premier de mai.L’origine du feu reste inconnue.Les assurances sont de 81,500.A SHERBROOKE.Le conseil municipal a référé à la com mission des finances une demande de l’Association de l’exposition des Cantons de l’Est, touchant une subvention supplémentaire de deux mille piastres.T.n législature a promis une pareille subvention si le budget des prix était porté de dix à quinze mille piastres.LE COUT DE LA VIE.Ottawa, 19 avril.— On admet généralement que le coût de la vie est très élevé, mais il faut d’ordinaire des cas spé-'iaux jour qu’on réalise parfaitement la vérité de cette proposition.Le prix du beurre est si élpvé ici qu’on ne peut donner que du pore et de la graisse de boeuf aux enfants qui sont nourris par l’Armée du Salut.IL ABANDONNE LA MAGISTRATURE.Toronto, 19 avril.— Le juge Osler, de la cour d’appel, a fait hier ses adieux à Osgoode Hall, après y avoir siégé pendant 31 ans.Des adresses lui ont été présentées par des représentants de la magistrature et du barreau.Le juge Osler a accepté la présidence de la Toronto Général Trusts Corporation.FEUX DE FORETS.Sherbrooke, 19 avril.— Des feux de forêts ont causé un émoi considérable ‘sur la rive est de la rivière S.-François.L’incendie a atteint la clôture du club de golf de S.-François et en a brûlé 200 pieds environ.Des fourrés ont été aussi brûlés sur les propriétés Terrill, ar-niitage et Hovey.A certains moments on a ou de sérieuses craintes au sujet des proportions que prendrait cet incendie.La pluie qui a éclaté durant la nuit a contribué puissamment à ce que l’élément destructeur ne fasse pas plus de ravages.TERRIBLE ACCIDENT.Sherbrooke, 19.— Jim Sheridan, un contremaître à la mine de cuivre Mc-Caw, sur la route de Oapelton, a été enseveli hier après-midi, sous un amas de roc et de terre.Cette mine était inexjdoitée depuis quelque temps et on était à y reprendre les opérations.Sheridan s’apprêtait à doseendro dans la mine quand les étais cédèrent et il fut précipité au fond d’un jmits (le 90 pieds.Il se produisit ensuite un ébou-lement qui enterra son cadavre.IL SE SUICIDE.Sarnia, Ont., 19.— James Connell, âgé de 78 ans s’est suicidé dans la fo-fêt qui borde le cimetière catholique.11 s’est tiré une balle dans le coeur au moyen d’un justolet du calibre 38.Il souffrait d’asthme depuis quelque temps.Le coroner Logic qui a examiné le cadavre a déclaré qu’il s’agissait d’un suicide et qu’il n’y avait pas lieu de tenir d’enquête.LES LICENCES DANS L’ONTARIO.Toronto, 19.— Il appert que le gouvernement ontarien n’a émis en .1909-10 que 1863 licences d’hôtel et 244 licences de restaurant.On avait en 1908 supprimé 112 licences, on en biffa 141 l’année suivante.11 se trouve en conséquence qu’il y a dans l’Ontario jiré-sentomont 261 licences de moins qu ’en 1907.Cette réduction doit être attribuée au fait qu’un grand nombre de municipalités se sont prévalu du droit que leur confère la loi d’opter pour la prohibition.EN FACE DES LOUPS.Ottawa, 19.f.a nouvelle vient d’arriver ici qu’un nommé James A.McDonald n été attaqué jmr une bande (le loups, près do la Tuque, où il est employé sur une section de chemin de fer.McDonald revenait au C'amp No.2, lorsqu’il entendit ries hurlements; croyant qu’il avait affnire à des chiens, il n’y porta aucune attention.Tout à coiiji, cependant, il aperçut quatre loups^cpii venaient de soncôté.I! monta aussitôt dans un arbre et tirant dans le tas, il tua deux des loups qui tentaient de l’atteindre en bondissant.l,es deux autres découragés sans doute de leur insuccès contre McDonald, dévorèrent l’un de leurs compagnons morts et se retirèrent.McDonald arriva au camp de la corn pagnie, vers une heure du matin, très excité, et est reparti de bonne heure le lendemain cherrher le dernier loup mort afin d’obtenir la prime.-4- L’Académie Française et le féminisme Paris, 19 avril.— L’Académie française va-t-elle enfin admettre les femmes dans son sein?Cett.e question, souvent agitée, a été [josée nettement cette fois au cours même d’une séance de l’illustre eomjja-gnie j)ar M.Emile Kaguet à l’occasion de la récejdion de M.René Doumic.Parlant dans son adresse au récipiendaire de l'œuvre de Mme de Sévigny, a exprimé le regret que l’illustre femme de lettres n’eût jias été admise dans l’Académie: d’après lui.la règle qui exclut les femmes est déplorable.Cette déclaration a produit une jiro-fonde impression sur les Académiciens, mais il ne semble pas que ce soit une impression favorable.Beaucoup d’entre eux déclarent que toucher à l’une des règles fondamentales de l’Académie serait commettre un sacrilège et jirépa-rer la dissolution de cette société.11 faut remarquer que le cardinal de Richelieu, lorsqu’il fonda l’Académie française, ne désira nullement y voir entrer des femmes ; il y avait pourtant à cette époque, en France, beaucoup de femmes de talent.D’autres ’.’immortels" toutefois se rangent à l’avis de M.Emile Faguet; tels sont, j)ar oxemjile, M.Bricux et M.Jules Claretie, directeur de la Comédie Française.Enfin, M.Paul TTervieu propose une solution qui jjourrait bien être aecej)-tée.Il demande tout simplement qu’il soit créé dans l’Institut de France une section réservée aux ffmmes.On pourrait satisfaire ainsi les ambitions féminines tout en respectant, l’ordre établi.-1- Tragédie de Fonde DEUX JEUNES- GENS DE COATI-COOK TROUVENT UN LINCEUL GLACE DANS LE LAC MASSA WIPPI.Ayers Cliff.19— t’no double noyade s'est produite au lac Massawippi durant la nuit de samedi.Deux jeunes gens.Arthur Tomkins, fils de M.E.F.Tomkins, ancien maire de Coati-cooke et Hubert Moyle, fils de M.D.Moyle, de la même ville se rendirent au cottage de M.Tomkins, au parc Elmwood, situé à l’extrémité du lac.Après avoir jmis leur souper chez M Hibbard, sur In rive du Inc,, ils revinrent nu cottage et décidèrent, croit-on.de se jiromener en canot, car la température était douce et la nuit magnifique.Entre minuit et une heure deux femmes résidant sur le bord du lac perçurent des cris et le lendemain on informèrent M.Hibbard qui faite se ra|i|>elnnt In visite que lui avaient les jeunes gens la veille, devint alarmé.11 se rendit nu cottage Tomkins et constata que les deux jeunes visiteurs n’y avaient i>as couche.Après quelques recherches, on trouva un canot que la vague avait poussé vers la rive.11 contenait l’habit d’un des jeunes gens.Tout jmrte à croire que ce sont eux qui poussaient les cris perçus par les deux femmes durant la nuit.On a commencé des recherches en vue de retrouver les cadavres, mais on a peu d’espoir qu’elles soient fructueuses.Depuis nombre d’années il ne s'est pas produit de noyade nu lac Massawippi.LETTRE D’OTTAWA M.LAFORTUNE PARLE.— LE BILL DE LA MARINE, AUJOURD’HUI-DES CAUSES DE RETARD.— ILS SAUVENT LEURS QUINZE PIASTRES.— LA FAUTE DES DEUX.— DEUX POIDS ET DEUX MESURES.— POURQUOI?—LE TARIF POSTAL ET M.HENDERSON.— UN BAQUET D’EAU DE ROSE.—SAVEUR “SUI GENERIS”.— LES TETES SUPERBES.— “L’ESPECE QU’ON A DEJA”.— CHIENS ET MOUTONS.— M.LAFORTUNE ET L'ENGRAIS.— DES “BEAUX OIES.” — M.FISHER CONNAIT ÇA.Ottawa, 19 avril.La Chambre, depuis une semaine, s’occupe d’affaires de routine.Elle ex-jrédie toutes sortes de résolutions et de projets de loi d’importance secondaire.L’énumération de ces' divers travaux est aride; à peine, de-ci, de-là, peut-on relever un point qu'il importe do mettre en lumière.Hier, le programme de la Chambre eût été d’un terne déconcertant, sans l’intervention de M.Lafortune, le député de Montcalm.Il a jrarlê agriculture on termes ébouriffants; et la Chambre s’est ébaudie, pendant un bon quart d’heure.M.Lafortune, sa harangue finie, avait l’air réjoui d'un homme qui a fait un bijou de discours.Personne, n’a voulu lui enlever cotte illusion.C'en est pourtant une de première grandeur.I.On devait tout d’abord discuter le bill do la marine en comité général; on ne l’a point fait.Co retard,— assez fréquent à l’endroit de cette mesure, puisque voilà trois ou quatre fois qu'on ajourne l’étude de co projet de loi,— a fini par devenir périodique.On a remis ce débat à ce matin, et il est pro-bable qu’on en viendra là, aujourd’hui.Voici comment le retard d'hier s’explique; le vendredi soir ou lo samedi matin, un certain nombre de députés,— la plupart de ceux de Québec et d’Ontario,— s’en vont passer le dimanche, et une partie du lundi dans leur famille.Pourvu qu’ils soient de retour à Ottawa avant la fin do la séance du lun di soir,— elle se clôt d’habitude vers les onze heures et demie,— ils peuvent, d’après la coutume établie, dire qu'ils ont passé co jour-là à Ottawa.Et on ne déduit pas de leur indemnité la somme do quinze piastres qu’ils perdent pour chaque jour d’absence aux séances.Le lundi, il y a donc, à la Chambre, fort j)ru de députes.Seuls ceux de l’Ouest et des Provinces Maritimes, ainsi que les divers ministres, sont à leur fauteuil, co jour là.Hier, on pouvait compter, à la Chambre, une quarantaine de députés.A la séance du soir, il y en avait une soixantaine, sur 221.Vers onze heures et demie, les retardaires mettaient le nez dans la Chambre verte, afin de pouvoir certifier qu’ils étaient ici, ce jour-là, et, pour parler comme eux, “ afin de sauver leurs quinze piastres”.On comjmcml donc que, le lundi, c’est la mauvaise heure pour entreprendre une discussion sérieuse.Aussi la remet-on d’habitude aux mardi, mercredi' et jeudi.I.e vendredi, à trois heures, tous ceux qui peuvent s'absenter s'en vont, et la Chambre, ce jour-là, redevient aussi paisible que le lundi matin.Voilà pourquoi le bill rie la marine no s'est jamais imposé à l’attention de la Chambre, aucun de ces deux jours.Au reste, si l’on a retardé ce dèlX jusqu’à ces jours-ci, c’est un peu de la faute des deux parties: quand la droite était prête, la gauche ne l’était j)oint, et vice-versa.Aujourd’hui, toutes les deux le seront jirohablement : toutefois, on ne prévoit jms que ce soit bien long: deux jours, peut-être trois, mais pas davantage.II L’an dernier, le gouvernement nug mentait ies salaires des emjiloyés du service civil intérieur, dont la plupart demeurent à Ottawa: l’opposition réclamait un traitement semblable |)our les employés du service civil extérieur, et la droite lui disait: “A plus tard”.Cette année, elle n fait un jias dans ce chemin: elle s’est contentée toutefois, hier, de fixer à l’endroit des percepteurs de douanes, de divers employés du Revenu de l’Intérieur et de certains employés des Postes un mini-mun et un maximum de traitement: elle ne leur assure point une augmentation annuelle do 850, comme elle le fait pour les fonctionnaires du service civil intérieur.Des malins insinuent que ceux-ci, pour la plujiart électeurs dans la ville d Ottawa, y sont une puissance, car ils disposent, à eux seuls, du sort.des deux députés de cette ville ; ils recevraient, à cause de ceci, un traitement de faveur.Quant aux employés de l’extérieur, noyés par la masse des électeurs.dans chaque comté, le ministère n’a rien à craindre de leur vote isolé, et on les traite haut la main ; il en est plusieurs qui, depuis une dizaine ri’nnnees, ont touché une cinquantaine de piastres d’augmentation de traitement, en tout et jtartout.Ce sont pourtant d’excellents serviteurs de l’Etat.Y aurait-il donc deux poids et deux mesures?III Au cour de la discussion sur ce bill.M.Lemieux a parlé de l’administration postale du Canada ; notre pays, dit-il, a un tarif jmstal plus économique, pour le public, que ceux de France, d’Angleterre et d'Allemagne.Il multiplie, dans un bref exposé de son administration, les statistiques et les chiffres.“Le pays a à l’heure actuelle, près de treize mille bureaux de poste, dépense ù re sujet plus de neuf millions de piastres, et touche davan- tage.en recettes.Nous ne modifierons point pour le présent le tarif postal.Et , ceci était pour M.Henderson, un vieux député d’Ontario qui voudrait la réduction du tarif postal sur les lettres écrites et délivrées d’un mê'-nie bureau, à la campagne, — “il nous est impossible jjour le moment de réduire à un demi-sou les frais de ])ort sur les lettres écrites et délivrées à un même bureau de j)oste rural.” La Chambre s’occupe ensuite des crédits à voter pour lo département de 1 Agriculture; M.Lafortune en profite pour déverser tout un baquet d’eau do rose sur M.Fisher, lo ministre actuel.Citons deux ou trois échantillons de son éloquence, elle a une saveur “ sui generis”.( ommo il n fait, ces jours-ci, une tourner a la ferme d'expérimentation, il nous dit : |,es vaches sont pro pres par extraordinaire, un stock très bien monté,des têtes superbes”.M.Lafortune a une basse-cour, et il sen flatte."On fait venir des œufs d'Ottawa,— moi-même j'ai commandé trois couvées de Brahmas,— pour améliorer l’espèce qu'on n déjà.Le député de Montcalm constate qu’on n’élève |)ltis de moutons dans Québec.“Pourquoi ?Parce que les chiens les dévorent.Quand les moutons sont égorges, c est bien le temps de courir nj>rès les chiens Grâce à M.Fisher “nous avons ap-jjris comment traiter nos fumiers, nos engrais domestiques, ce que c’est qu’un fumier chaud, froid et medium”, l'.t puis autrefois, on avait un ministre d'agriculture, un médecin, qui connaissait pas grand chose en agriculture.Pu jour, qu’il visitait une ferme dans la province de Québec, y dit au propriétaire: “ Monsieur, vous avez avez de “beaux” oies’’.“ C’est pus des oies, c est des canards”.“ Avec AI.Fisher, y a pas de soin.A peut jms se tromper, iui.y prendra jamais des canards jiour des oies, y connaît ça, y a passé toute sa vie a\ec eux (sic) y a vécu là-dedans.C’est un cultivateur pratique”.Voue devinez la mine qu'a faite M.Fisher, en s'entendant dire qu’il a jtassé toute sa vie avec des oies et des canards ! GEORGES PELLETIER.Lord Kitchener et les Américains New ) ork, 19 t n tirant! dîner a été offert au héros d’Ondurnmu et de Blœmfontein, à l'hôtel Woldorf Astoria, par les “Pilgrims”.Plus de 150 convices appartenant à la haute société new yorkaise sont venus rendre hommage à Lord Kitchener et ont n|>plaii(li au discours de Joseph H.( hoate.qui déclara que leur hôte était, certainement le plus grand général existant.Dans sa réponse, Lord Kitchener, fit T'Jüge de l'Académie militaire de Westpoint et ajouta (pie le voyage autour du monde, de la flotte amé ricaine, l'année dernière était un bon appoint j)our le maintien de la paix universelle.l.e Président Taft s'était fait excuser et deux des membres du cabinet, le représentaient.Ces timbres du Congrès Eucharistique Des timbres spéciaux ont été émis h.P occasion du Congrès International Eucharistique qui pe tiendra à Montreal du (> au 11 septembre prochain.Le comité du Congrès n’a rien eu à faire avec l’impression de ces timbres.Certaines personnes s’en servent au lieu des timbres légaux pour affranchir leurs lettres.Le maître de poste à Montréal fait observer dans une circulaire que ces timbres n’ont aucune valeur létrale, qu’il faut les placer au verso de l’enveloppe et mettre au recto le montant de timbres légaux nécessaires pour affranchir la lettre.Les Étudiants de Paris ILS CONSPUENT LE DOYEN DE LA FACULTE DE MEDECINE.Paris, 19 avril.— Le doyen de la Faculté de Médecins a tenté d’inaugurer, hier, un nouveau cours d’anatomie chirurgicale niais il a dû abandonner son projet, devant.l’hostilité des étudiants.Ils ont hué le nouveau jirofes.seur et le doyen qui ont dû se retirer au milieu d’un tumulte épouvantable.-» - Rectification La “Presse” annonçait hier que le départ de la délégation de la ligue anti-alcoolique, qui doit se rendre à Québec jiour obtenir l’adoption de certains amendements à la loi des licences, s’effectuerait jeudi soir.Nous tenons à informer nos lecteurs que ce départ aura Heu mercredi soir à 7 h., au quai Victoria où les voyageurs s'embarqueront à bord du “S.-Irénée”.-1- Une distinction à Rostand Paris, 19.— Edmond Rostand vient de recevoir un diplôme de la Société protectrice des animaux, pour la publication de son “Chanteclcr”.A quand le mérite fU!'ricol•, « » » LE 'D'EYOî'R, rnardi.19 avril 1910 LETTRE DE QUEBEC ïi’ETUDE D’UN CERTAIN BiLL PRIVE MET AUX PRISES MM.GOUIN ET LAVERGNE.— LA PIERRE A BATIR NE SERA PLUS CONSIDEREE LEGALEMENT COMME MINERAI.— MODIFICATIONS APPORTEES AU BILL CREANT LA VILLE 1 i MONTREAL EST.— LE PREMIER MINISTRE ET LE PALAIS DE JUSTICE DE MONTREAL.— LA FACULTE D'EMPRUNT DES MUNICIPALITES PORTEE DE 20 A 30 POUR CENT.Québec, 18 avril.M.Devlin a présenté, hier après-midi, un projet en vertu duquel la pierre ne sera plus considérée légalement comme minerai, et ce sera tant mieux Montréal-Est, par exemple, la petite municipalité qu’on veut ériger aux portes de Montréal, aurait pu, d'après son projet d'incorporation, être diri-| gée par un maire et des échevins ré s i - pour les propriétaires de carrières.M.¦ dant et même tenant leurs séances au Tourigny I Arthabaslta ) soumet un dehors, (lisez k Montréal).Devant la protestation de MM.Bon rassa et Tellier ces clauses ont été retranchées.Québec veut apporter à sa charte des modification assez importantes.Elle projet permettant aux municipalités rurales d’emprunter pour 30 pour cent de leur évaluation au lieu de 20 pour cent «t régulariser les emprunts temporaires l.es deux séances ont été consacrées ; demande l'autorisation d’emprunter aux projets d’intérêt privé.Le» bills' 8350,000 pour divers travaux d’ordre modifiant la loi en vertu de laquelle permanent, une somme n’excédant pas 8500,000 pour l’établissement d’un système municipal d’éclairage, de chauffage et de force motrice, C’est une menace à l’adresse du Merger.I.e projet donne à la ville de plus amples pouvoirs pour la construction méthodique de trottoirs.En règlement municipal pourra contraindre, dans un délai d’au moins trois ans, les compagnies de téléphone, de télégraphe, ou d’éclairage à enfouir leurs fils.Ce bill, présente par M.Létourneau, a subi sa première lecture hier soir.M.Langlois apprend que depuis 1900, 3,158 diplômes avaient été accordés dans les écoles normales de filles, et que, de ces dernières, 735 enseignaient.INTERPELLATIONS M.Sauvé pose au premier-ministre les questions suivantes: 1.Est-il vrai que l’honorable premier ministre de la province de Québec a fait, en janvier 1909, la déclaration dans le journal le la ( Commission des écoles catholiques de Montréal peut émettre des obligations et délimitant les pouvoirs du Comité exécutif et du conseil municipal ont subi leur deuxième lecture.Il en est de même des projets par lesquels Québec et les Trois-Rivières veulent modifier leur charte.Plusieurs projets de moindre importance ont été adoptés en troisième lecture.I L’Opposition n’était pas en force, à la séance d'hier après-midi.Dans le premier quart-d’heure, elle ne fut représentée que par MM.Tellier, Laver-gne et Sylvestre.Peu après, MM.Lafontaine, Pennington et D’Auteuil vinrent.grossir ce modeste effectif.l.es banquettes ministérielles étaient, mieux garnies, niais journaux et paperasses sollicitaient bien plus l’atten tion des honorables "membres” que le bill 63 ratifiant et confirmant le règlement No 48 du Conseil munic-m,* de la ville d’Aylmer.dont M.Mercier-, ! suivante, publiée en l’absenee de M.Delâge, faisait la 1 “Canada” j-lecture.! “Quant à ce qui Regarde la ronstruc- SIR LOMER GOUIN ! t-'on d'un nouveau palais de justice je T, intervention de M.Gouin excite, un instant d'intérêt.Il s’agit de la loi concernant un acte de donation faite par feu Dame Anne Barn, veuve de j crois que cette réclamation est parfai- tement juste “Lorsqu’on a demandé d’agrandir le palais de justice, le gouvernement l’a r U-vlo.r .accordé; lorsque l’on a demandé une ' lianes Philipps, en faveur de feu Pa- , i», i, , .i nouvelle prison, le gouvernement s est tnck 51 aller.I.e premier ministre est | , .ni,,» ,;i k • • , i encore rendu aux sollicitations du pu- plus plausible que jamais.Il proteste i , „ , , .„ *- ., blic.En effet, la prison nouvelle est eu contre une insinuation supposée rie M ., ' l' oie de construction.logeons bien les pri- ¦avergne.Le député de Mnntnmgnv i ' T.o il obtint aisément des princi-boulevard à exécuter dans la partie pcix proprietaires de la Plaine MM.Est de File de Montréal.j J’creire, Deguingand, de Chazelles, dernier tracé qui m’a été sdbmis 'ladin et d!0ffémont l’abandon gra- ” ' ' ' .i.:.j- i- -jjg terrain dont it - — .- fait se renouvela lors du percement de la seconde partie du Boulevard Malesher» bos.au-dessous de l’église Saint-Au- Le ucxiiicl Liane qui ma eie soumis t ”.- : ' dont l’origine se trouve à droite des ; ll.“e la partie Iles “BonFoin” et “Bourdon” et legavait besoin.Le.même point d'accès à la hauteur de la rue Sherbrooke, à.l’entrée de Maisonneu-est bien certainement dans ve, est bien certainement dans son ensemble le plus logique et le plus ra-tionel.Il laisse en état toutes les constructions de quelque importance, disséminées dans les communes tra versées et les difficultés d’expropriation se trouveront réduites ainsi au minimum Ipuisqu’elles ne s’attaqueront qu’à des terres nues.Il est bien certain qu’une telle artère est appelée A donner une extension rapide A cette partie de l’Ile qui n a encore que des moyens limités de communication avec la Métropole.Ce serait le commencement de la mise en pratique du projet d’organisation de gustin.L’expropriation des parcelle» n appartenant pas aux propriétaires ci-dessus désignés ne souleva aucuns difficulté.Hans aller jusqu’à prétendre que l’on peut, dans le cas absolument identique qui nous occupe, espérer l’abandon pur et simple de certaines parties, on peut cependant affirmer que les transactions seront considérablement facilitées, en raison des bénéfices certains eue les pro priêtaires des communes traversées entreverront dans un avenir assez rapproché.Et enfin lorsque j’aurai ajouté que le Sur la Passerelle REMONTANT LE FLEUVE.Ue “W (ibun’ a été signalé hier 0 voiel soir très tard, à Martin River MOUVEMENTS DES VAISSEAUX.Le Manchester Trader” de la ligne Manchester, est parti de Manchester pour Montréal samedi.Le “Niurndian”, de la ligne Allan, yemint de Glasgow, est arrivé hier à Halifax avec 6-1 f# passagers.Le ‘‘Sicilian’’ de Glasgow, en des-tin.ition de Québec et Montréal, est parti de Moville, dimanche dernier avec 1040 passagers.POUR MONTREAL,.Vaisseaux de Freinouti Naples loua Middlesborough Athcnia Glasgow Brin?, Oskar Bremen Manches! er I roder Manchester partis Avril 8 Avril 12 Avril 16 Avril 16 Avril 16 12^ A ORILLA.Le Canadien-Nord et le Canadien Pacifique auront une gare centrale A Grilla, Ontario, l’entreprise devant être adjugée la semaine prochaine.A WINNIPEG.Les machinistes du Canadien-Pacifi que ont signé un engagement pour l’année, comme en 1909.fl n’y a donc pas de troubles ouvriers à craindre dans cette partie du pays.MARCHE AUX BESTIAUX.Le Canadien-Pacifique doit commencer le mois prochain l’aménagement de nouvelles cours et d’un nouveau marché A bestiaux à l’Ouest de Winnipeg.UN VIEUX SERVITEUR.B.R.Dalton, l’un des plus vieux conducteurs du Canadien Pacifique est mort samedi après une forte attaque d’érysipèle, A Winnipeg.LES COMMIS.Les commis de chemin de fer du Canada, du Mexique et des Etats-Unis ont ouvert leur convention annuelle A la Nouvelle-Orléans, hier.Ils délibéreront cinq jours.CONTRE LA POUSSIERE.Le Canadien-Pacifique, dit une dépêche de Winnipeg, doit dépenser un quart de million pour remblayer 'os voies en gravier afin de détruire la poussière de la route entre Winnipeg et les lacs.Deux bills sont actuellement devant la législature, qui sont diamétralement opposés l’un à l’autre, et dont l’objet est le même: définir les'pouvoirs et les attributions du Comité exécutif de .Montréal.L’un émane du conseil municipal même, l’autre est l’œuvre du Comité civique.Le premier, non seulement essaie de faire sanctionner le manque d’autorité qui a jusqu’ici entravé le bon fonctionnement du Comité exécutif, mais il cherche encore A restreindre davantage sa compétence, en lui enlevant le droit de discuter de l’allocation des contrats ou des franchises et de la négociation des emprunts.Le bill du Comité civique, présenté par M.Mousseau, tend au contraire à étendre les pouvoirs du Comité exécutif.Il accorde à ce dernier le droit de négocier tous les contrats et toutes les franchises, quitte à soumettre à l'approbation du Conseil municipal, ses décisions.Au cas où le Conseil n’approuverait pas tel quel un rapport du Comité, le bill prescrit que ce rapport devra être remis au Comité avec recommandation à celui-ci do l’amender et de le soumettre de nouveau au Conseil.Il recommande do porter A 810.000 le traitement des commissaires, et permettre à ceux-ci, quand le Conseil le jugera à propos, de faire partie des commissions municipales déléguées par lui.Parmi les amendements que la villa demande l’autorisation de faire à sa charte, se trouvent les suivants, relatifs au Comité exécutif.“La clause prescrivant que les membres du Comité exécutif seront élus pour une période de quatre années est amendée de manière A ce que deux des quatre premiers commissaires élus, désignés par le sort, sortent de charge au lissement de la ville.“4.—De demander et d’accepter ou de rejeter toutes soumissions pour l’exécution de travaux publics dans les limites de la ville, et d’en faire rapport au Conseil.“5.—De faire l’acquisition des matériaux, fournitures, machines et.gÀié-ralement, de tous les articles nécessaires pour la mise à exécution des contrats et d’en faire rapport au Conseil.” .Ces paragraphes amendés seraient rédiges comme ci-dessous: 3.—Les Commissaire:' auront le pouvoir d’accorder par règlement, résolution ou contrat, suivant le cas, des franchises et privilèges, d’émettre des débentures et de négocier des emprunts.“4.—Les commissaires auront le droit de faire préparer les plans et devis relatifs aux contrats ; de demander et de recevoir toutes les soumissions nécessaires, et devront soumettre le tout à l’approbation du Conseil, tel que prescrit par la loi.”5.—Les Commissaires auront le pouvoir de faire l’acquisition des matériaux, fournitures, machines, chevaux, voitures et autres articles dont la ville aurait un besoin pressant, pourvu que le coût ne dépasse pas 81,500.” Comme on le voit, les amendements présentés par la ville sont de nature à restreindre les pouvoirs du Comité exécutif.Le Conseil municipal a seul autorité, d après la loi actuelle, pour accorder des contrats de longue durée, et il demande que l’allocation de tous les contrats soit de sa compétence, parce que les mots “de longue durée” ont été biffes du projet d’amendement du paragraphe 3.En vertu de ce même paragraphe, les Commissaires ont qua- ÎTIe do Montréal, préconisé par M.j Compagnie du Boulevard dé Montréal-Nantel dans “La Métropole de de-lHst a prévu que.dans les négociations main .j les plus difficultueuses qui pourraient L'accroissement si rapide, et il faut ; surgir, elle lèverait toutes entraves le reconnaître inattendu de la ville j particulières, eu accordant aux intéres la plus importante du Canada, oblige ’ POUR LES LACS.Eu nouveau bateau qui tera employé par la Canada Shipping Company, pour e transport du grain entre Montréal et les grands lacs, est parti de Newport -Mau., samedi dernier et est attendu ici’ vers le 80 d'avril.Le vaisseau, construit è Glasgow au cours de l’année dernière, a été baptisé du nom de n.A.Gordon”.C’est un grand vaisseau de canal et il apporte, à son pre-mier voyage, une cargaison complète ne iil ae fer.LE “TARTONA”.Fn fait assez remarquable aux bureaux d’immigration, c ’est quo des nombreux passagers que lo “Tortoim” a dé parqués A Portland, samedi, aucun a'a clé refusé pour défauts physiques Deux cependant, ont été déportés, parce qu'ils n’avaient pas en poche les vingt cinq dollars qu’exigent les autorités.Les autres sont arrivés ici samedi soir et les officiers de la compagnie Reford déclarent qu'ils sont d’une classe tout à-fait désirable.PAS DE GREVE.On nous informe que la Commission d'arbitrage chargée de régler le diffé rend entre les débardeurs et les armateurs, en est venue A une entente et.que le rapport sera envoyé aujourd’hui-mê-mo au ministère du travail.Le bonus est accordé ainsi qu’une nugn.entat.ion raisonnée des salaires.Par conséquent il n'y a aucune grève A craindre, cette saison du moins.LE ‘‘GENERAL WOLFE”.Les commissaires du Hâvre de Québec ont.pris, samedi dernier, une saisie contre le steamer ‘‘Général Wolfe” pour droits de mouillage et de quainge qu ou refieait de payer.A l'avenir tous les vaisseaux devront paver tous leurs droits avnnt de quitter'le port, comme cela se pratique d’ailleurs dans les autres ports du monde.On dit que MM.Holliday, propriétaires du steamer, ont dû pnrer
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