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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 11 décembre 1928
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1928-12-11, Collections de BAnQ.

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Volume XIX - No 289 Abonnements parla poste : Edition quotidienne CANADA'.I «.00 Etats>Unii et Empire Britannique .• 8.00 UNION POSTALE .t« 00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Montréal, mardi 11 déc.1928 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTRBAI.Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: -SEBV1CE DE NUIT: Administration: Rédaction : Gérant : HArbour 124U HArbour 1243 -HArbour 3678 HArbour 4897 L’état de 5.M.George V est plus grave Encore et toujours les terrains de jeux L'American Road Builders’ Association vient de publier un rapport qui nous fournil l’occasion de revenir sur la question des terrains de jeux.Nous la considérons l’une des plus importantes de toutes celles qui sont soumises à l’attention des autorités municipales.Elle est liée intimement à la sécurité matérieUe des enfants, elle est liée à leur bien-être, elle constitue une sorte de prophylaxie morale et physique à la fois.Les cinq cent mille dollars que l’on se propose de dépenser à cette fin pourraient être inscrits à bon droit dans le budget d’hygiène, sous la rubrique de la lutte contre la mortalité infantile.Le conseil municipal, à la séance d’hier, a discuté le Montreal Health Survey fait par un comité d’experts.On craint que si les conclusions du rapport étaient mises en pratique, la ville y laisse une partie de son autonomie.Nous ne sommes pas inquiet de cette conséquence et nous trouvons que le conseil a bien tort de s’en scandaliser.Il n’a pas le moindre contrôle sur la compagnie des tramways qui assure, à elle seule, le transport de 80 pour cent de la population et, cependant, il ne songe pas et il n’a jamais songé à se plaindre de la'bouchée considérable que le gouvernement provincial a prise dans son autonomie en nommant la Commission des tramways.• Quoi qu’il en soit, nous croyons que le conseil et l’exécutif, pour défendre ce qu’il leur reste d’autonomie et pour amener l’opinion publique à partager leurs vues, doivent se hâter de montrer qu’ils sont capables de résoudre les problèmes qui réclament une solution immédiate; et, encore une fois, parmi ces problèmes, la création d’une centaine de terrains de jeux est l’un des plus importants.M.Chas.M.Upham, directeur-secrétaire de la Road Builders' Association, l’une des plus influentes des Etats-Unis, apporte, sur plus d’un point, une confirmation à ce que nous avons dit ici.“Le massacre injustifiable des enfants par les auto-camions et les voitures de promenade est étroitement lié au problème de la sauvegarde du piéton, dit-il.Les statistiques démontrent que 7,400 enfants d’âge scolaire ont été tués sur les grandes routes des Etats-Unis, en 1927, et sur ce nombre 3,638, pendant qu ils jouaient dans la rue.Plus de deux fois autant d’enfants entre les âges de cinq et dix ans furent tués que de toute autre categorie d’âge.“Les terrains de jeux, continue M.Upham, sont beaucoup trop rares et les enfants, dans un grand nombre de villes, sont forcés de jouer dans la rue.On devrait décourager le patinage et les glissades sur la chaussée.“Le personnel des écoles publiques, les associations d’instituteurs.les organisations civiques, les églises et les parents en particulier, sont instamment priés de pousser à la création de terrains de jeux publics et privés dans les centres urbains, dans ’e but d’assurer aux enfants un plus grand nombre d’endroits silrs où ils puissent prendre leurs ébats.” M.Upham montre ensuite que les accidents se produisent surtout le samedi et le dimanche et les autres jours de la semaine après quatre heures de l’après-midi, c’est-à-dire après l’heure où les enfants ont quitté la classe.Je souhaite que ces quelques statistiques et ces quelques constations amènent les gens chez nous, tous ceux que la sécurité de l’enfant intéresse, les gouvernants, les directeurs de paroisse et d'école, les professeurs, la Ligue de sécurité et, surtout, la grande foule des parents, à réfléchir à l'importance du problème et.bien mieux, à s’efforcer de le résoudre.Il n’y a pour cela qu’un seul moyen — nous l’avons déjà maintes fois indiqué c’est de créer l’opinion favorable.Les administrateurs ne résistent pas, en effet, à la poussée de l’opinion dès lors qu’elle se précise, qu'elle se manifeste de façon évidente.Et pour modeler cette opinion, il n’est que de multiplier les démarches, les •equêles, les sollicitations auprès des autorités municipales jus-ju’à ce que le but soit atteint.Ce but, c’est au moins un terrain de jeux pur paroisse (il v a cent sept paroisses à Montréal et une vingtaine de terrains de jeux).Ce n’est pus de trop, vu notre mode de construction qui supprime les cours privées, quand, à cause de nos familles nombreuses.il n’y a pas de ville où on devrait davantage les conserver.Ottawa, Toronto ont encore une très grande proportion de c ottages; Montréal, sauf dans les quartiers ultra fashionables, u'en compte presque pas.Et c’est à Montréal que l’on constate la plus haute densité de population infantile.Cotte population infantile s’épanche forcément dans les ruelles et sur la chaussée.Dans la plupart «les quartiers, c’cst le seul terrain de jeux accessible.Et il est providentiel que le nombre des accidents ne soit pas plus grand.Nos chauffeurs d’automobiles doivent sûrement figurer parmi 1rs plus prudents et les plus habiles au monde.Louis DUPIRE Chroniijuea LiiHtucru &e convertit au radio Mise au point .4 un correspondant qui upprè-< tait la récente conférence de M.Unurasm d'après les commentaires du Soleil (rfc (Juèbee), le directeur du Devoir a répondu par la lettre suivante.Elle s’adresse d Ions les dénicheurs dt scandales imaginai’ res: Monsieur.Je réponds il votre letlre du 7, afin dr dissiper l'impression erronée qu" vous auriet pu (tarder de l’eiprii et du ton dr ma conférence dv.27 novembre.Si vous n’a-'ei lu que les appreciations du $o-leil.voire erreur s'explique.Loin de* justifier vos conclusions.tout mon travail et toute mon argumentation tendaient à accroître It confiance de mes auditeurs dans le magistère suprême de CK-«lise, dans l'intégrité de sa doctrine et de sa murale, et dans la direction de* scs ctiefs autorisés.Les dangers que J’ai signalés sont crus qui.i mut! avis, nous éloignent du catholicisme et de l'esprit dr l'L-vangtte.l’anni ces dangers, l'ai Indiqué l'affaiblissement de l’autorl-lé dans In famille, l'élimination graduelle de renseignement religieux à l'école, raMloméralion des «/•«•"de» fortunes par des moyens illicites et le chauvinisme de race.(Juc ces tendances dangereuses entraînent un certain nombre de prêtres, comme le reste «le la société.«’est tout naturel.Ainsi que le l’nl formellement Indiqué, c’eat le cdté humain dans l'Eglise: il n'affecte en rien, non seulement le divin, mais In bienfaisance de l’action générale de l'Eglise, de sa hiérarchie et de son clcrg«'.JVn al conclu très nettement que, loin de nous scandaliser des erreurs et des faiblesses humaines, même chei le» prèfres, il fnut nous rattacher de plus en plus à l’esprit même du estholicisme et soutenir l'autorité légitime de rF.glIac.Ce devoir s'impose tout particulièrement au peuple canadien-frsnçnis: c'est l'Eglise qui l'a sauvé; s'il s'en éloigne.il se perdra.Quant A souhaiter pour le Canada quelque chose d'analogue au radicalisme français ou à In sauvagerie mexicaine.Je veux croire que vous voule* plaisanter.L'Impiété méthodique mène la France su suicide: et le régime de Callès et consorts conduit le pauvre Mexique à la plus dégradante barbarie.Veuille* agréer.Monsieur, l'expression de ma parfaite considération.Henri BOWASSA Lustucru, furieux d’avoir sacrifié pour un radio tumultueux les économies qu’il comptait affecter à un automobile et à un fusil de chasse perfectionné, ne pouvait entendre / appareil sans ressentir une sourde irritation.Chaque fois que le radio lançait un crépitement, Lustucru, d un ton arinchcux, le faisait remarquer ù son épouse.Il trouvait la rJJPr°dnçtion mauvaise, la musique détestable; les artistes ne valaient rJetl: petite Madame Lustucru haufsait les épaules avec une joyeuse Insouciance ou répondait qu'au concert on entend des bruits de chaises, des conversations, les aboiements rauques des enrhumés, sans ejuc te concert soit mauvais.Un soir que la petite madame s ê-tait attardée à explorer le continent nord américain, les sifflements avaient exaspéré Lustucru.Le lendemain, il partit en maugréant et ce fut alors qu'il rencontra un journaliste avisé qui recueillit avec malice les propos désobligeants sur le radio.Lustucru savoura avec une joie rancunière le billet où ses malheurs étaient relatés, et, le soir.U présenta avec un sourire de triomphe cette douce vengeance à son épouse.Celle-ci fit une niche à l’époux jubilant, mais elle lut jusqu’au bout l’article.Quand Lustucru rentra le lendemain soir, le radio était disparu et le chèque de remboursement était placé en évidence sur la table.Cette décision brusque émut te brave homme qui gronda sa moitié d’une voix attendrie.Mme Lustucru répondit souriante que le radin ne l’amusait plus et que d’ailleurs, elle préférait sortir pour visiter ses amies.Lustucru passa une soirée paisible.Le silence complet lui fit une drôle de sensation; il lui semblait qu’un vide s’étalt produit.Comme il n’avait plus de radio, il s'amusa à consulter la colonne des programmes et pour la première fois remarqua que des artistes de grande valeur donnaient durant la veillée un récital à un poste new-yorkais.Il songea qu'il eût été intéressant de tes entendre et que sa femme aurait bien pu attendre quelques jours de plus avant de retourner te radio.Il n’était nas st mal après tout, et il valait bien le gramophone que jadis U avait Imposé A sa femme.Les jours qui suivirent, ta petite Madame Lustucru se montra extraordinairement affairée.On la priait d'assister à une partie de.cartes, ri un thé, ri une causerie sur l'économie domestique.Lustucru hasarda quelques observations, mais Madame répondit que toute la journée elle restait à fa matson à ne rien voir, ne rien entendre, et que Lus-tuern ne lut disant jamais un mot de la sotrée, elle devait tout de même se désennuyer ri quelque chose.Lustucru ne sut que répondre.Les longues soirées solitaires, dans la seule eomnagnte de son journal, étalent remplies d'un vague ennui.Il téléphonait A des amts, mats Ils se hâtaient de le laisser tomber, car Ils écoutaient tel ou tel artiste.Lustucru voulut sortir, mats les sports t’ennuyaient, et ces sorties nocturnes le fatiguaient.Un soir, comme son épouse lui narrait les menus incidents de ta partie de cartes dr la veille, Lustucru, après avoir toussoté légèrement.dit d’un air détaché: — A propos, tu sots qu’on vient dr lancer un nouveau radio sur te marché.Tout ce qiYil y a de mieux, A rr qu’on dit, de beaucoup supérieur nu nôtre.SI en t'amusr d'aller l'entendre.— \h! rèpomni madame I.usinent, d'un air Indifférent.Mats tu sais, ça ne m'intéresse quére maintenant.Va l'entendre st reta ne t'ennuie i>as trop.Tu comprends, maintenant que je sors tous les soiés.Et puts mes andes en ont de splendides, et j'écoute tout comme st j'avats encore te mfen.Du moment que ça t'évite une eorvér^ j'irat l'entendre.Et puts, je lisais qu’il n'y a rien comme tr radio pour apprendre à fond 1rs questions dèleclrieitè.Iles fois c'est utile, quand, par exempte, les fusibles brident. - Bloc-notes Se» chance» de rétablissement sont légères — Le bulletin officiel de ce matin dit: “Sa Majesté a pris plusieurs heures de sommeil — La fièvre reate élevée” LE PRINCE DE GALLES ARRIVERA A LONDRES GE SOIR Lne délicieuse commission Nous trouvons ce matin dans notre courrier une lourtic enveloppe qui se révèle messagère de joie et de la plus délicate charité.L’expéditeur est l'un de nos fidèles lecteurs.Ontarien de langue anglaise, qui ne manque jamais, du reste, de nous écrire en français.Sous sa f«)rte enveloppe de panier ordinaire, il a inséré, serrées «tans un papier de soie, Peinturées de faveurs roses, huit petites enveloppes «le fantaisie qui contiennent ses offrandes pour autant d'institutions d’enfants de notre région.Nous tenons à dire publiquement notre reconnaissance à ce fidèle lecteur et ù le citer en exemple.11 nous a prié «le transmettre ses offrandes: on nous a rarement chargé d’une plus aimable commission.Petites industries Nous avons plus d’une fois parlé des petites industries, dit l’intérêt Su’elles offriraient pour l’utilisation e certaines rie nos ressources naturelles, pour l'utiJlsation aussi de forces et d'heures qui ne peuvent autrement donner leur plein rendement, pour ia conservation sur le sol et à ia maison d’énergies qui cherchent autrement leur emploi au dehors.Nous avons exprimé le souhait qu’une société se forme pour favoriser, stimuler, augmenter les j louables initiatives actuelles.Nous nous réjouissons de tout ce qui se peut fnirç dans ce sens, et nous sommes donc particulièrement heureux de signaler le mouvement qui s’annonce du côté de Hall.Nos lecteurs connaissent depuis longtemps le nom de M.Amcdée Buteau.M.Uuteau «?st présentement directeur de l’Ecole icchnuiue de Hull.Il s’intéresse fort naturellement au développement de cette région si importante et, voici qucl-«iucs semaines, il donnait, sous les auspices de la Chambre de Commerce locale, une conférence sur ce sujet des petites industries.C’était déjà bien, mais ce qui parait mieux encore, c’est qumas «l'Aquin du Séminain* «les Trois-Rivières a consacré hier soir toute une séance ù la commémoration «lu centenaire de Napoléon Hourassa.Le vieil artlxte eut été un peu surpris de res hommages, mais peu d'hommes les ont *1 bien mérité».O.H.Londres, 11 (S.P.A.i - L’état du roi est plus grave.On déclare de j source non officielle que ses chances de rétablissement sont minces.On craint que le prince de Galles, qui doit arriver ce soir à lOh.30.n’arrive trop tord.Les médecins du roi ont publié le bulletin suivant à 11 heures lîi cet avant-midi: “Sa Majesté le roi a eu plusieurs heures de sommeil.La fièvre reste élevée mais il n’y a pas de diminution de résistance”.LE TRQCH ATTEND LE PRINCE Douvres, 11 (S.P.A.) — Le destroyer Troeh, qui doit amener le prince de Galles de Boulogne, est arrivé à Douvres ce matin.11 est ancré dans le port, sous pression, attendant les instructions pour se rendre à Boulogne, à une heure d'ici.LEGER ACCIDENT Londres, 11 (S.P.A.) - Lu leger accident à une roue d’un des wagons du train spécial du prince de Galles l’a retardé de quatre minutes ce matin tnn Suisse.Quand le train repartit pour Boulogne, l’ingénieur espérait regagner le temps perdu.Lorsque le train passa à travers la ville de Mélide, à quatre milles de Lugano, l’agent s’aperçut qu’une des roues chauffait.II signala au mécanicien d’arrêter à Lugano pour la réparer.Le train, tiré par une locomotive électrique, prit le pont à Mélide, sur le lac «h* Lugano, très lentement, longea le bord «lu lac appelé Lugano Aradistm, banlieue «le Lugano qui était spécialement illuminée en l’honneur de la réunion du conseil «le la Société des Nations.Le train atteignit Lugano à àh.37 a.m.et les ouvriers se mirent en frais de réparer la roue.Quatre minutes plus tard le train repartait pour Bellinzona et Olten.Ce léger accident est dft au mauvais fonctionnement de l’appareil de chauffage.AussihM que le conducteur déclara que tout était en onlre, on repartit.Le train ne devait pas arrêter à Lugano, et sir Austen Ghamherluin, ministre des affaires étrangères d’Angleterre, avait décidé de ne lias se rendre à la gare pour sa-lu«*r le prince.Il n’y avait que d(‘iix hommes à lu gare lorsque le train arriva, l’un d’eux était le correspondant de lu Presse Associée.Le voyage «lepuis Brindisi s’est fait si rapidement «|ue le prince arrivera à Londres ce soir au lieu de demain matin.Boulogne est A une heure de l’Angleterre, et lr trajet de la Manche à Londres est de 95 minutes.Le prince voyage dans un wagon privé appartenant au prince Humbert, héritier présomptif du trône «l’Italie.Le trajet de Brindisi à Boulogne est de 1.322 mil les.Le transport du prince de (‘Enterprise au train prit sept minutes, et le train s’ébranla pour arrêter 125 milles plus loin pour changer «le locomotive.Râle, 11.(S.P.A.) — Le tram spécial transportant le prince de Galles est arrivé à Râle A lOh.20 a.ni.Après un arrêt de dix mi mites il est reparti pour Boulogne, Londres.11.(S.P.A.) - Le prince de Galles est attendu à Londres ce soir à 10h.30, (temps de Londres, 5h.30 nu Canada).Belfort.11.(S.P.A.) — Le nrinco de Galles est arrivé à Belfort à lOh.43 ce matin; 12 minu tes plus tard il repartait.Pendant «file le train était arrêté le prince descendit sur le quai de la gare fut salué par le préfet Léon et plusieurs autres personnages officiels.Nos enquêtes Quelques-uns des rouages de l’engrenage Holt Corporation, s'associant à une autre entreprise de sir Herbert Holt, lu Saint-,Maurice Valley Corporation, ainsi qu’à la Wayagamack, entre-prenait l’exploitation de Plie d’An ticosti.Vers la fin de 1927, la Port At fred Corpongion, conjointement ' avec la compagnie Price Bros—»ir Herbert Holt possède encore de» ; intérêts duns cette dernière et R i fait partie de son conseil d’administration—se portait acquéreur.La Port-Alfred Pulp and Pa/wr (corporation et ses ,n payant avec de l’argent, de tou- i .-e- •- .st ’ • tes les actions ordinaires d’une nombreuses parentes financières ei autres — lien-1 compagnie, iu Quebec Pulp and tière «l'entreprise* au royaume «lu *Saguenay - Sir | Herbert Holt se retrouve partout — tin pr«»voir trust à Prise et tout l’avoir de la Quebec i Palp und Paper Mills, Limited.Il s’agissait de deux usines A Chicoutimi et d’une autre à Val-Jal nada Paper and Paper Corporation, i,erb "yu,,t ensemble un rende- .11 i si ment m i«vt i < i i on < I "still Irxrx n am ,1, ment quotidien de 500 tonnes «k* pulpe mécanique; une réserve d«* 5,000,000 de cordes de bois dgnics hydro-électriques qu’ils «li getit sont .si bien prises les unes dans les autres qu’il leur serait tout à fait impossible «U* les démêler.Le cas n’est pas unique.Celui de la Port-Alfred Pulp und Paper Corp.est typique du genre.Apres l’avoir examiné, quant à la Port-Alfred d’abord et puis quant a ses filiales, on ne sait vraiment plus comm«-nt il faut s’y prendre pour en parjer.La compagnie-mère se trouve être la sœur «1«* ses filiale».Toutes ont le même père, sir Herbert Holt, le pré- _ _______________ __ sident de la Banque Royale.Elles Hay Sulphite fut organisée pour lui | papier a journal.Quatre machiné-.doivent avoir les mêmes banquiers.: succéder.C’était une affaire «k* , ont été installées à son usine d«- .oulpe simplement qui avait reçu ; Port-Alfred, sur le Saguennv Le l’encouragement du gouvernement i rendement possible est de lÏ5 0ün I britannique et «Uns laquelle se | tonnes de papier à Journal annuel trouvaient intéressé» des journaux : lenient et «ic 45,000 tonnes de p&k i.Port.Aii,',i p * p i K;.j;,°‘Krrnild A'"nu une autre organisation de sir Herbert Holt et de son groupe.Ce sont encore les mêmes que l’on trouve à la direction de la Port-Alfred Pulp and Paper: président, du conseil d’administration, sir ment; de pouvoirs hydrauliquos re Herbert Holt; président de la coin- présentant environ .>3,000 C.V.el pagnic, M.George M.McKee; vices-1 en partie exploités, présidents, MM.Arthur Cross, H.O.l ,i-.Sweexey; secrétaire, M.Alfred \Va- * * DOMAINL FOREhlIEH giicr; directeurs, MM.J.H.Cundy, L'achat d’Anticosti est encore L.A.McNutt et C.-E.Taschereau.venue ajouter cette réserve de ma UNE DOUBLE SUCCESSION ,,è1rc première.Des ingénieurs qui on» examiné le domaine forestier Pour rcn«lr«- les choses aussi iim- de la Port Alfred Corporation, ce phies, aussi simples que possible, qu'elle détient ellr-memc ou indi-pour en donner comme une rectement par ses filiales, l’éva synthèse, disons tout «le suite «jue luent à plus de 20,000,000 de cor la Port Alfred Pulp and Paper Car- «les de bois.Su superficie est.pa poration se trouve être l’héritière rait-il, «le 2,401) milles carrés, de Tune des entreprises canadien- , loués de la province, et 49,00o nés de sir Frederick Becker, la acre» de forêts privées.De plus la Boy Sulphite Company, tdmited, et ; Corporation détient, en vertu de héritière aussi d’une partie des en- ; son contrat avec la Chicoutimi treprises de M.J.-K.-A.Dubuc, à Freehold Estâtes, Limited, contrat Chicoutimi et ailli-urs.Chrottologi-«luemcnt c’cst l'affaire de la Buy sulphite qui «-st venue d’abord, puis ’entreprise d’Anticosti et puis l’achat, conjointement avec la compagnie Prier Bros., «le la (Jur-brr Pulp and Paper Corporation.«pii remonte à l'ancienne Bay Sul phite, un droit de coupe sur 400,000 acres de forêts vierge» «laits la vallée «le lu rivière Péri bonku.I| faut ajouter que la Chi coutlmt Freehold Estates, Limited ver ruip ami râper i.orporanon, Ulu.ru(a|e 1h Quebec Pulp and qui avait succédé à In Saguenay ,, m„ Uinl^i sc mroner TERROUX - Lé 8.est décédé* Hortéll sé Murphy, épouaé dé Lout* Terroux.Naissance hépltal cord*.1* 7 dêéèmbr*.A M et Mme Idola O Trémblây.née EUané Pépin, une fill» baptisée Hermlnle-Thérése-Msrtél Parrain i et marraine.s«* (rands-parenta.M et Mme 1 ou leur paiement.I.c premier jugement de In Coin-j mission dans cette affaire a été cas- ' j sé par la Cour supérieure, et le li- j lige renvoyé devant lu Commission, i Celle-ci maintient le amrché conclu Horaire de la semaine du 10 dé entre la ville et le tramway, mais cembre 1928: oblige la ville à payer $11,686 à la I.Cours régulier, 7h.30 et 8h.30 Si.Denis l.aml Co.Uitiveraité Hr Montréal FACULTE DK PHILOSOPHIE A -, Oustavé Pépin merit* Porteus*.sa tante Mar Ln Société Cooperative DE FRAIS FUNERAIRES Entrépr»néur» dr Pomp*» l'unèbrct rl Asiursncra Kunéralrrs HARBOUR 555S K».RUE BAINTE-CATHF.RINE EST a3BB*==== houkc;ik La CoRspagnle d’Aaauranr» Funéraire URGKL BOUKGIK LIMITEE Eotrrprriiosirs d» Pomprs funétiris cl A»»nranr* funéralr* YORK un Xympethl** Vrvlcé 1429.Notra-Dama Oueat -* Théodicée, Prof.Lamarche.Futurs libres, f.- Psy-i rhologie.Prof.Pinennlt.Espèces, Jeudi et vendredi.8h.3o n.m.Salie Saint-Sulpice.Cour» Gilson.Entrée libre.IL Cours spécial.8h.30 et 9h.15 a.ni, Samedi: Droit naturel réel.Prof.Jasmin.Propriété.HL Histoire, Prof.Forest.En Amérique, Avis — A lOh.30 a.m„ salle St-Stilpicc, Cours Gilson, Entrée libre.Le chef Raoul Gauthier î.a ville n’auru rien à débourser pour la Compagnie des Tramways, nuiia devra payer In Sl.Denis Land.M.Ihinitl Gauthier, chef du service de» incendies à Montréal, a été élu président du Club des chefs de police et de pompiers, de lu ré-gy>n de Montréal.DEMANDEZ, LE CALENDRIER DE ST-JOSEPH I* Roi d** Calrndrtén tl éat sup*rbé?L'itnaa* *n couléurs r«préa*nt« 8 Joseph tenant l'Enfant-Jésus dans »e* bras On pourrait dlffl-cllément trouver une plus belle Image pour orner son foyer.C'est un pur rhef-d'oeuvr# L# calendrier mesure 11 a 32 pouce*.Les chiffre* sont très Le* page* fourmillent de tensel- ma gnement* précieux et de pieuse* pensée* C'ert vraiment le plu* beau, le plu* complet, le Roi des Calendriers.Prix 30 sou*, franco.En vent* au Couv«nt 81-Joseph 98.Chemin 8te-Foy.Québec.OPTIQUE Noire service d'oplique comprend lous les derniers perfeetionnements.Les ordonnances des médecins sont exécutées avec les soins les plus méticuleux.Nos verres sont Irréprochables.Si vous désirez faire un cadeau qui 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ce sujet LUGANO, 11 S.I*.A.).Lorsque le conseil «le la Société des Nations s’esl réuni ce matin, le secrétaire a dit aux journalistes que le conflit entre la Holivic et le Paraguay serait sans aucun doute étudié dans une réunion à huis clos.A l’ouverture de la réunion, M.Hriand prit l’agenda préparé.Cette dispute soulevait un vif intérêt à cause de la réunion de la conférence panaméricaine d’arbitrage à Washington, et à cause de la récente interprétation, par le conseil, de la doctrine Monroe, déclarant que cette doctrine n’enlève aucune «les prérogatives des Ktats comme membres de la Société des Nations.In membre du conseil a exprimé aux journalistes que toute action amicale de la société dans le présent conflit ne pourrait pus être interprétée comme une violation de la doctrine Monroe, telle qu’interprétée par les Etats-Unis.Le conseil s’est ajourné à 12 h.45 sans avoir pris aucune décision.Il doit sc réunir de nouveau cet après-midi.LA BOLIVIE REJETTE UNE OFFRE DE MEDIATION MONTEVIDEO.Uruguay, 11 (S.P.A.).La Rolivie a rejeté une offre de médiation de la commission permanente d’arbitrage, instituée en vertu de la convention Gondra.dans le but de prévenir les conflits armés en Amérique.LE CHILI RESTERA NEUTRE EN CAS DE GUERRE BUENOS-AYRES, 11 (S.P.A.).- Le Chili a aussi offert sa mediation pour régler le conflit entre la Bolivie /1 le Paraguay.Le Chdi a aussi promis de rester neutre en cas de guerre Le parlement bolivien a exprimé toute sa confiance dans le gouvernement.Le Dr Wilfrid Derome médecin légiste de la police municipale Le l)r Wilfrid Derome, médecin-légiste de lu police provinciale, deviendra bientôt médecin-légiste de la police municipale si les pourparlers entamés entre les autorités municipales et provinciales aboutissent.M.Desroches et les autres membres du comité considèrent qu'un La grippe à Montréal ON A RAPPORTE 75 CAS DE ORIPPE ET 4 DECES, LA SEMAINE DERNIERE, A L'HOTEL DK VILLE Soixante-tpiinze cas de grippe et qunlre décès causés par cette maladie ont été rappariés au service municipal «te santé la semaine médecin légiste rendrait 6c«iucoup | dernière, alors que la semaine pré-de services a la police municipale.eédente seulement 4 cas et 3 décès dans les recherches des criminels.! avaient été enregistrés.Derome remplirait ses fonc- Le Dr S.Boucher attribue celte lions médico-légales pour la ville et pour la province et son entrée en service indiquerait probablement une coopération plus étroite cidre les deux polices pour la poursuite des enquêtes criminelles.M.Desroches aura une entrevue aujourd'hui avec les représentants du gouvernement provincial à ce sujet.Le banquet de» Pilgrims New-Yorlc, 11 (S.P.G.).- La Pilgrims Society of (he United States a reçu un groupe de Canadiens éminents à la tête duquel se trouvait M.Vincent Massey, ministre canadien à Washington, à augmentation apparente dans le nombre des cas au fait que les médecins ont répondu à son appel «te la semaine dernière et qu’ils ont mieux rapporté les nouveaux cas qu’ils ont été appelés à traiter, lui vérité, dit-il, il y a beaucoup plus de cas de grippe que ces chiffres peuvent le faire croire, à Montréal, mais le fait qu’il n’y a eu que quatre décès prouve que- lu grippe n’est pas virulente et que ce n’est pas la véritable grippe épidémique.J’appellerai cette maladie la grippe saisonnière, se traduisant par «les rhumes, des corysas, «les maux de gorge, etc.La population peut se garantir contre les sautes brus-ques de la température en se vê-a liant chaudement, en se chaussant l’occasion du centenaire de la paix 1 • ctnauc,en’enl: Sn se chaussant dans l’Amérique du Nord.en.evi‘1,nt
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