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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 21 mai 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1910-05-21, Collections de BAnQ.

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PREMIEREANNEE-No.112______ ______ _____________ MONTREAL, SAMEDI, 21 MAI, 1910 LE NUMERO^ ABONNEMENTS : Tir TF Rédacflion e ;ni&ratiorw Edition Quotidienne: m B JE| Bh ^9 71A RUE SA.\ ^UEâ et .H M trnlon Postais .¦¦ ^9 ' HH ^ SH B ^9 ^9 BR - ¦ I ¦ j m m m m ma ¦ ¦ ¦ telephone.canada .M M W iff JMJÊF B J| ¦¦ hË JH H HJ REDACTION : Main 7460.Euu-unu St Union Portais HHHi HHHH BHBHH 99 B9b 9^9 Br ADMINISTRATION: Mau7461 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS l L’AVÈNEMENT DE BOTHA ET LE RÊVE DE KRUGER Tl paraît certain que Botha sera d’iei quelques jours premier-miuis-tre de la Confédération sud-africaine.il n’y a pas dix ans.Botha tenait campagne contre les troupes britanniques et dirigeait la suprême résistance des Boers.Et la Couronne anglaise se dispose à lui remettre la direction politique, non-seulement de son pays du Transvaal, mais de toutes les colonies anglaises de l’Afrique-Sud : le Transvaal, l’Orange, le Cap et le Natal.Quelque opinion que l’on entretienne sur la guerre du Transvaal —et nous croyons qu’elle fût profondément déplorable— il faut reconnaître que seul, le gouvernement britannique s’est montré jusqu’ici capable de pareils actes.Et c’est à cette politique de liberté, de respect des vaincus, à cette politique de large et intelligente décentralisation, qu’il doit la conservation de son immense empire colonial.C’est en faisant aussi léger que possible le joug, qu’il le rend à peu près supportable.C’est(en le voulant appesantir, en essayant de resserrer les liens qui unissent les colonies et la métropole, que l’on préparerait la révolte et la rupture.A l’heure actuelle, Botha et ses compagnons de lutte peuvent accepter sans honte de servir la Couronne britannique, parce qu’elle leur a garanti un régime d’autonomie et de liberté — supérieur, en ce qui concerne la langue et l’école, à ce qui existe dans les provinces de l’Ouest canadien.Si le gouvernement de Londres, en eut agi autrement, Botha serait contraint de lutter, de préparer la revanche, et l’Angleterre porterait au flanc une blessure par où s’écoulerait une partie de ses forces.Tandis que sa politique de tolérance et de liberté lui assure pour des années, pour un siècle et plus peut-être, la possession indiscutée de l’Afrique-Sud.* # * Mais si nous constatons que le gouvernement anglais, par un coup de haute et saine stratégie, s’est acquis la fidélité et la coopération de ses anciens adversaires, il faut bien ajouter que son erreur de 1899 a toute chance de préparer à la race hollandaise un triomphe inatten-'du.Que reprochait-on à Kruger ?L’ambition, réelle ou supposée, de soumettre toute l’Afrique-Sud à l’influence de sa race.Quel sera le résultat définitif de la guerre ?Celui de donner aux Hollandais — sous l’autorité de la Couronne britannique, il est vrai_ cette hégémonie réelle.Indirectement et sans le vouloir, les hommes d’Etat britanniques ont préparé la réalisation du rêve caressé par les plus ambitieux prophètes de la grandeur hollandaise.Avant 1899, les Hollandais du Cap et ceux du Transvaal, par exemple, n’avaient que d’assez lointaines relations.Il existait même entre les deux groupes un certain sentiment d’hostilité.La guerre est venue éveiller chez tous le sentiment de race et leur donner une plus nette conscience de leur commune origine.La soumission au même drapeau, puis la fédération politique leur ont permis de nouer des relations plus intimes et de former des plans communs.Sous le régime nouveau, ils exerceront une maîtrise effective sur toute l’Afrique-Sud; ils pourront librement se développer, suivant leur race et leur génie.Il n’est pas probable que leur suprématie soit jamais mise en danger.Ils possèdent la terre et l’émigration britannique ne semble pas devoir être assez forte pour leur enlever la balance du pouvoir.L’Angleterre ne saurait non plus, en cas de crise, exercer là-bas une répression sérieuse.Le pays est trop grand et trop lointain.Aussi longtemps que le gouvernement britannique restera fidèle à sa politique d’autonomie et de décentralisation, la Confédération sud-africaine restera volontiers loyale à la Couronne.Les Hollandais se trouveront exactement dans la situation où nous serions nous-mêmes, si nous disposions dans ce pays de la supériorité numérique.Ils auront sur nous l’avantage de n’avoir pas de voisins gênants; ils se fortifieront tranquillement au point de, vue matériel, tout en conservant leurs traditions.Vienne une crise, ils proclameront leur indépendance et que pourra faire la métropole devant cette révolte qui s’étendra à la moitié d’un continent ?De la chambre de malade où, impuissant mais lucide, il suit les contrecoups de sa politique et les développements de son oeuvre, M.Chamberlain doit se sentir parfois secoué d’étranges émotions.Il voit le Canada s’acheminer vers les routes que nous traça son néfaste génie, sous la direction de celui-là même qui qualifiait de crime et de suicide cette politique insensée.Mais il voit aussi les hommes qu’il croyait avoir écrasés, siéger, entourés du respect de tous, au milieu des conseillers de la Couronne; il peut deviner l’aube du jour où se réalisera le rêve de son vieil antagoniste, Kruger; où la race hollandaise dominera sans conteste l’Afrique-Sud; il peut se dire qu’il aura été le principal artisan de cette oeuvre.Ah! s’il pouvait, parler .OMER HEROUX- La poste océanique T.e transport rapide des matières postales, d’un continent à l’autre, est le gros problème de l’époque.b® Lloyd allemand et la compagnie t unard se font depuis des années une guerre acharnée sur ce point.L® capital anglais a temporairement triomphé en donnant aux paquebots “Lusitania” et "Mauretania” une vitesse moyenne de vingt-cinq nœuds entre Liverpool et New-York.Cela réduisait à six jours et quelques heures le voyage possible d’une lettre adressée de Londres à Montréal, dans les circonstances les plus favorables.On croyait que cet horaire ne serait pas changé avant une dizaine d’années.Mais l’inauguration de la ligne Royal vient d’enlever la palme aux cunardiers.Le Canadien Nord peut gagner dix-huit heures sur ses concurrents les plus dangereux des Etats-Unis.Le port d’attache de ses bateaux.Bristol, est à cent dix-huit milles de Londres, et le Great Western Railway couvre cette distance en deux heures, régulièrement.L’Avon est de beaucoup plus rapprochée de Montréal que la Mersey, ce qui donne une traversée moins longue.De nos jours, après expérimentation conteuse, les compagnies maritimes constatent que la vitesse pratique d’un Paquebot est rie vingt ou vingt et un nœuds, quant an transport payant.Les passagers et le fret constituent la source de revenus la plus importante.et il ne faut pas leur ménager l'espace si l'on veut retirer des bénéfices du voyage.Ives machines à grand développement empiètent nécessairement sur la capacité des cales et des cabines, comme on l'a vu pour les deux turbiniers de la ligne ('unard, et le système coûte considérablement plus qu’il ne rapporte, même si l’on lait entrer en ligne de compte les subventions officielles.Avec une vitesse de vingt ou vingt-et un' nœuds, la route laurentienue sera toujours plus avantageuse que toute autre pour le service des malles entre l’Europe et l’Amérique septentrionale.l’ouï' lui faire une concurrence raisonnable.les paquebots de New-York seront forcés d’atteindre une vitesse de trente nœuds, ce qui ne sera jamais entrepris pour des bateaux à passagers ou à fret.Il faud rait assigner à ee service les croiseurs à grande force motrice si l’on desirait enlever a la ligne canadienne tous les avantages qu’elle offre au commerce, à la finance et à l’industrie par la distance relativement faible de son itinéraire, ce qui ne fera pas.Il n’est pas impossible de faire comprendre cela aux gouvernements intéressés, et dès le moment où les Rtats-de l’Amérique du Nord et de l’Europe voudront se donner lu peine d’étudier froidement ]a question, la route lau-rentienne.aura pris la place qu’elle mérite que la progression des grandes voies de transport.Et, ce sera bientôt.JULES TREMBLAY.L’expulsion des Juifs en Russie LES ETATS-UNIS ET LE CANADA PEUVENT COMPTER SUR UNE RECRUDESCENCE D’IMMIGRATION JUIVE, CETTE ANNEE.New-York, I mai.— La Commission juive américaine a reçu avis de ce que l’expulsion îles tliiiiê est commencée à Kiow, à Moscou et dans toutes les provinces centrales.On peut donc s’attendre à voir Israël envahir de plus belle l’Amériqiue, d'autant qu'on menace d’étendre la loi d'expulsion à la Russie entière.-4.- Cours de solfège Le professeur .1.G.Goulet, désire informer les élèves que dimanche, à deux heures et demie, do l'après-midi, dans la salle numéro six, , du Monument National, il y aura une répétition générale de l’oeuvre qui sera chantée à la séance publique de la distribution de prix du ‘J juin prochain.Dernier hommâge au roi Edouard Oraison funèbre du feu Roi, par Mgr l’Archevêque de Montréal.— Imposant défilé des régiments montréalais.— Cérémonies religieuses dans un grand nombre d’églises.Hier matin, à dix heures, les trois ou quatre mille hommes des régiments montréalais, commandés par le colonel Gordon, entouré de son état-major dans lequel se trouvaient le colonel Roy et le capitaine Archambault, inspecteur des cadets de la province, quittaient le Ghamp-de-Mars pour se rendre aux églises, où avaient lieu des cérémonies religieuses à la mémoire du roi Edouard VIL Ils étaient divisés en trois brigades.La première qui se rendait à la Christ Church Cathedral était commandée par le lieutenant-colonel Wilson.La seconde brigade, qui se rendait à la cathédrale S.-Jacques, était coin mandée par le lieutenant-colonel La-belle, assisté des majors Bisaillon et Roy.La troisième brigade, qui se rendait à l’église St-André, était sous le commandement du lieutenant-colonel Cole.Au Champ de Mars plications” Les députés tous entrés dans la le 17, et, il devrait les faire consigner Chambre, le président met la résolu-j nu procès-verbal, ce soir.” M.Tnsche-tion Sauvé aux voix: il la lit, en fran- renu soulève un jxiint d’ordre contre ministre, ajirès avoir fait une déclaration, puisse renier ses paroles?Lai force du nombre peut bien nous écraser: mais nous avons droit, sous forme de motions, d’exprimer notre opi-nion sur la jiolitique du ministère, et le droit, quand un ministre veut retirer ses dires, de faire remarquer que eu n’est pas la manière de faire dignement le débat parlementaire.Agir autrement serait absurde,'' M.Plante propose que M.Caron fasse inscrire au procès verbal les explications qu'il prétend avoir données lo 17.-M.Tellier ajoute: “Ce serait juste, et j’invoque le “fair play” britannique.Dans quelle Chambre sommes-nous, si l’on nous refuse cela?” M.Caron s’oppose d’abord il cela ; il y n conciliabule à voix basse entre MM.Gouin, Taschereau et Caron.M.Caron se déclare alors prêt à mettra dès la prochaine séance ses exjiliratinns par écrit et à les faire insérer au procès-verbal.Lavergne dit: “Mais, l’an dernier, dans l'affaire Provost-Kelly, vous n’avez pas voulu donner une heure de délai ù M.Prévost pour faire ses déclarations! Faites donc les vôtres tout de suite.” M.Caron refuse, et la Chambre jiar un vote de (1 à 34, approuve ce refus.M.Caron ne répétera pas ses déclarations du 17.C'est donc qu’il craint de donner raison à M.Sauvé?Lavergne,, tenace, voudrait que, l’on inscrivît le vote de M.Caron en faveur de l’amendement Sauvé, vu que le ministre s’est levé pendant que l'opposition votait.Le président de la Chambre dit : “Vous eussiez dû faire cette demande dès le vote pris, et non jias maintenant.Il est trop tard".Ceci clot l’incident.Il résulte ne tout ceci que M.Caron a admis le paiement die .$500 au “Canada” ù même les fonds de lu Société d Industrie Laitière, mais prétend que ee n est jin-s là un détournement île fonds.Si l’on tient compte dp ceci, et surtout du fait que M.Caron a refusé de dicter, jeudi soir, ses remarques du 17 au greffier de la Chambre, il est clair que, tacitement, il admet avoir détourné les $500 ne leur destination originaire.Autrement, jiourquoi aurait-il refusé île repéter ses déclarations ?GEORGE PELLETIER.ça is.Il “pose la question”.M.Tellier se lève pour enregistrer son vote, — le greffier a déjà prononcé son nom, — quand M.Caron, le ministre de l’Agriculture, se lève lui aussi.“Je soulève une question de privilège’.’* dit-ilj Xout.de suite, io jjrôsi- ces paroles, M.Plante en amène un nouveau, et le président de la Chambre décide de tout ceci tant bien que mal.M.Bourassa intervient encore.Avec vigueur, il demande: “Sommes-nous ici dans un parlement libre ?En som-mes-nous rendus à ce point qu’unjhoure^de 15 degrés, Nouveaux bureaux à Ottawa Ottawa, LM.- La congestion existant dans Jes édifices du Gouverment est cause que l’on vient de demander des soumissions pour réreotion d'une ailo à I edifice de T list, dans le but d accommoder le Département des affaires intérieures.la Police Kédérrtle et et le Bureau du Trésorier.Bien que les plans soient prêts, les soumissions pour I érection clés nouveaux bureaux du Gouvernement sur la rue Sussex, n’ont pas encore été demandées.L Association de-t Architectes sue-gère que les plans soient soumis à une compétition entre 1rs architectes.La réciprocité avec les Etats-Unis L’EXECUTIF DE L'ASSOCIATION DES MANUFACTURIERS CANADIENS PREPARE EN CE MOMENT UN MEMORANDUM QUI SERA ENVOYE AU GOUVERNEMENT FEDERAL, La question de réciprocité antre lu Canada mal Il va falloir chasser par mon chant matinal, Du haut des vieux olichers, ots vieilles citadelles, Seul, faisant resplendir tous les sommets fidèles, Profond comme un tambour, perçant comme un clairon, •le chante, et chaque fois on voit, sur l’horizon, Obéissant aux cris de ma poitrine claire.Monter comme un soleil le héros populaire.Et vaincu par l’effort j’écoute les échos Que la lumière fait â mes cocoricos.Or, un jour, et ce fut, Faisane, un coup de maître.On voyait lentement la France disparaître; Rois, princes et, bourgeois, ayant perdu l’espoir, Il n’y, avait que moi pour chasser tant de noir.Pourtant je me taisais, ne sachant pas encore Sous quel aspect français faire naître l’aurore.Le bon peuple attendait nn nouveau saint, Louis, Mais moi qui veux toujours chanter de l’inoui Je laissais là Paris, Chu.les Vil et les princes Et j’allais retremper mon gosier en province.Je rencontrais des Bourguignons.Chemin faisant Les oiseaux me disaient l’âme du paysan.Je vivais avec les petits qui s’agenouillent.T’écoutais les désirs qui montent des quenouilles; Le pays était plein de tristesse et, de maux.Mais l’on croyait encore en moi dans les hameaux, Et, joyeux, j’entendais, en picorant, des graines, Les murmures pensifs des chaumières lorraines Et—déjà possédant mo„ chef d’oeuvre à demi— C’est ainsi qu’un matin je vins à Domrémy.Comme toujours j’allais dans la forêt prochaine Me recueillir aux pieds de la Vierge d’un chêne.Tout à coup je devins, moi le coq triomphant, Simple, spirituel ef bon comme un enfant; Et me sentant, monter quelque chose à la gorge De tendre comme un lys, ile blond comme un Saint-George i N’ayant jamais été si sûr de mon succès, Ni si sûr d’incarner l’âme et l’esprit, français, J’ai — vois, ma crête encore en garde une étincelle— D’un seul cocorico fait lever la Pueolle! J.GIRAUD.(Le Peuple Français.) POUR VOUS, MESDAMES POUR LES MENAGERES Le choix du veau Iple*, les petits “soleils”; ces fantal-! sies ont beaucoup oe succès ; on les _ ., j exécute en soie assortie à la paille Le veau doit cire age au moins de, sans se soucier de copier les coloris na-six semâmes ou deux mois pour que saiturels.cha.r ait acquis les bonnes qualités! côté de ces fleurs “tourrlies”, on qui la font rechercher; elle est fine et! ne met pas d’autres fleurs; les fruits devient blanche en cuisant.Le veau à; tels que les pêches, les prunes, les poni-chair foncée est beaucoup moins est!- mes, les abricots, sont là tout exprès m('- .t pour les remplacer ; on les dispose en J.a cuisse de veau est la partie la petites branches : deux fruits, quelques plus essentielle dans le travail journa- feuilles, un rameau de bois qui les sup-lier de la cuisine pour les jus, les sau- porte comme si on venait de les cueil-ces.les glaces et gelées de viande.J .es Ji,- morceaux qui paraissent avec le plus Ceux qu’on faisait l’année dernière d’honneur sur la table sont la longe, avaient l’inconvénient d'être lourds ; le carré, la noix, le quasi, les ris, la ; ils augmentaient beaucoup le poids du tête, les noisettes tirées des épaules ; ; chapeau ; les fabricants ont trouvé le la langue et la cervelle sont aussi fré- ; moyen de les alléger ; ils les bourrent quemment employées.La rouelle du veau femelle est généralement préférée à celle du veau mâle.Quand les yeux paraissent renflés, la tête enfoncés et ridés, elle ne l’est pas.— Dans l’épaule, si les veines ne sont pas d’un rouge brillant, la viande n est pas fraîche ; et s’il y a tics taches vertes ou jaunes, vous pouvez conclure que le veau est très mauvais.— Le col et lapoitrine, pour être bons, doivent être blancs et secs ; s’ils sont visqueux, verdâtres ou jaunes en dessus, ils ne valent absolument rien.— Dans la longe, le rognon est sujet à être promptement gâté, et s’il est vieux, il sera mou et visqueux.— Quand la cuisse est blanche et ferme, elle est bonne; quand elle est molle, elle ne vaut rien.La chair du veau est gélatineuse, tout à la fois nourrissante et rafraîchissante et de facile digestion ; elle convient à tous les âg^£t^j^.,tous les tempéraments.Quand le veau est très jeune, il faut s’abstenir d’en manger, c’est une viande flasque qui est malsaine.de coton soufflé, et leur enveloppe, si joliment colorée qu’on la dirait dorée par le soleil, est molle au lieu d’être rigide ; le doigt enfonce à la pression, est fraîche ; mais s ils paraissent, comme dans un fruit mûr.Les groseil Le centenaire du régiment des Zouaves pontificaux La gén éral de Charette convie tous ües anciens zouaves pontificaux, de toute nationalité et les volontaires des l’ouest, le 2 juin prochain, à Montmartre, pour y célébrer le cinquantième au tiivemire do la fondation du bataillon des Franco-Belges créé par Mgr Médore, ministre de la guerre de Ha Hainteté Pie IX, et le général Lamor-e ière.Le décret d’organisation de ce corps qui, sous les ordres du général de Pi-modan, prit uno part si glorieuse au combat de Castelfidardo.le 18'septembre I860, et permit au chef de l'armée pontificale de gagner la place forte d'Anefine et de s’y défendre contre l’armée piémontaise et l’escadre de l'a mirai Persano, date en effet du mois de juin.Il devint plus tard le régiment des zouaves pontificaux, à Rome, et en France la légion des volontaires do l’ouest, en 18*0.Sa Grandeur Mgr de Cabrières, évê que de Montpellier, a bien voulu accepter de présider la cérémonie qui sera célébrée à Paris à 10 h.30 dans la basilique du Voeu National, et à laquelle sont invités, par leurs camarades, les zouaves tous les membres survivants de l’ancienne armée pontificale» le» guides du général Laiiioricière, les dragons pontificaux, les artilleurs, l'infanterie, tous ceux en un mot, qui Je 3860 au 20 septembre 1870 ont ou l'imu-neur et le bonheur de compter dans l"S jangs des soldats de Ha Sainteté Pic JN de glorieuse et regrettée mémoire.Toutes Its familles qui ont envoyé des volontaires à Rome et en France, ont appartenu au comité d’enrôlement, ou pris part à l’organisation du Denier du 8.-Pierre, sont invitées à se joindre le 2 juin à Montmartre aux anciens sol dats pontificaux Avec eux ils prieront pour 1?triomphe de l’Eglise et le salut de la France en fille aînée et d'une façon toute particulière pour 8a Sainteté Pie X à qui la Providence dans des t"Pmps par-tieulièrement difficiles a confié la di- rection de la barque de S.-Pierre.Général do CHARETTE.1er mai 1010.Cette communication était accompagnée de la lettre suivante; “Basse Motte, Cbâteauneuf, “Ule et Vilaine, 6 mai 1910.“Mon cher Bussicres, “Vous savez que nous fêtons le cinquantenaire du régiment à Montmartre le J juin.Je vous invite personnellement à cette fête et vous charge d’inviter tous les camarades; j’espère que malgré la distance vous viendrez aussi nombreux que possible, nous serions si heureux de revoir nos camarades ••n-nadiens.Je vous charge de faire publier dans vos journaux l’avis ei-inelus.Au v voir dune, j’espère.Votre vieux gé uéral qui vous embrasse de tout son coeur, CHARETTE.” Concours original AU CONCERT D’ELEVES DE Mlle MARIER A l'audition des élèves de Mlle C.Marier, professeur de chant, qui aura lieu mercredi soir à l'Auditorium rue Uertlielet, les spectateurs seront appelés à enregistrer leur vote en faveur de ] ’é-lèvp qui les aura le plus charmés parmi les débutantes, au moyen d'un coupon attaché nu programme.Le clou de la soirée sera le chant de r“Air des Bijoux" de “Faust” avec mise en scène appropriée par Mlle Chevalier.La grande variété dans Je choix des numéros du programme assure un succès de plus à Mlle Marier.Contradictions; —Les chiens détestent tous la musique.—-Alors, pourquoi ont-ils si souvent la queue en troanxttaf CAUSERIE Jadis vivaient dans un petit village de Hollande deux femmes, l’une charitable et pieuse, l’autre méchante et avare.Un soir, par un temps orageux, un vieillard étranger, vêtu comme un mendiant, glacé par la pluie, tourmenté par la faim, se présenta chez la méchante femme, lui demandant un gîte pour la nuit et un morceau de pain.Mais c’est en vain qu’il invoqua la pitié do !a villageoise, elle le repoussa durement et le chassa hors dé chez elle comme un vagabond.L’étranger s'ên alla chercher un refuge chez l'autre femme qui l’accueillit avec bonté et partagea avec lui son dernier morceau do pain, car elle était pauvre.Le bon vieillard soupa gaiement et s’endormit en oaix : nuis, le lendemain, il remercia chaleureusement son hôtesse et lui dit en partant que la première chose qu’elle entreprendrait ce matin-là lui réussirait tout le jour.La pieuse femme, heureuse d'avoir fait une bonne action, sourit de sa promesse, car elle ne le regardait que comme un malheureux mendiant.Un instant après son départ, elle s’en alla prendre dans son armoire un rouleau de toile dont elle voulait faire une chemise à son enfant.Il lui en fallait trois aunes et c’était juste à peu près ce qui lui restait.Mais quand elle eût mesuré ses trois aunes, quelle ne fut pas sa surprise rie voir que le rouleau s’allongeait entre ses mains ! Elle en mesura trois aunes encore,puis trois autres, puis toujours et toujours tanf, qu’à la fin la toile interminable s’entassa en des milliers de replis dans sa cabane.Jusqu’au soir qlle la mesura, jusqu'au soir le rouleau s’agrandit, et, comme la maison était trop petite pour le contenir, la bonne femme le déploya sur son seuil et l’étendit dans les champs.Puis, la nuit venue, elle se reposa en rendant grâce au ciel d’un tel miracle, Elle était riche ! Bientôt les voisins connurent cette merveilleuse histoire.La femme avare se repentit alors amèrement de la faute qu’elle avait commise, et résolut do la réparer.Elle se mit à la recherche du vieillard, le découvrit, lui demanda pardon d’un ton hypocrite et Je pria de venir le soir chez elle.L’étranger consentit à la suivre, elle lui prépara avec soin un bon lit et lui donna tout ce qu’elle avait de meilleur.E.n s'occupant ainsi de lui, elle songeait au moyen qu'elle prendrait pour devenir la plus riche femme du monde.Le lendemain, le vieillard la remercia et lui dit que la première chose qu’elle entreprendrait ce matin-là lui rédssirait tout 1e jour.Au lieu de donner à manger à ses poules.Comme d’habitude, elle réaalut de commencer la journée par compter son argent pour le multiplier à l’infini.Pour être plus tranquille, elle sortit de sa demeure et alla s’asseoir à l’é"; -.•t dans un endroit où personne ne pourrait la troubler dans son occupation.Quelques-uns de ses vieux ecus étant tout noirs, elle voulut d’abord les laver ; mais dès qu’elle eut commencé cette opération, sa main ne put s'arrêter et l'eau ne cessa de couler de tout le jour.Il se forma alors autour d’elle un lac qui s étendit de telle sorte que l’eau envahit sa maison, ses champs, ravageant tout son mobilier et gâtant toutes ses récoltes, si bien qu’à la nuit tombante, lorsqu’elle put enfin s’arrêter, elle était complètement ruinée.Ueci est une.légende, Mademoiselle, mais une légende qui peut vous inspi-' les^ plus salutaires réflexions si vous n’y voyez pas seulement .un conte inventé à plaisir pour distraire les enfants, mais une petite leçon de morale, agréablement présentée.Je ne m’étendrai pas longtemps sur la conclusion à tirer de ce récit, car ce serait presque vous faire injure.Comment ne pus comprendre, en effet, qu’il a été composé dans le but de mettre en lumière la vraie charité, le mouvement spontané et s’incère qui! porte les âmes compatissantes à.secourir leur prochain, tandis qu’il flétrit le srnfi-ment qui prétend tirer un bénéfice du moindre bienfait ?A qui fait le bien une seule récompense doit suffire : le plaisir de l’avoir fait, ANNE DE MARLY.LES ENFANTS ET LA MODE Les chapeaux d'été pour les petites filles On aime à croire que la vogue durable des chapeaux cloches pour les petites filles fient à leurs qualités pratiques.En effet, ils coiffent gentiment, tiennent bien sur la tête, ne sont ni fragiles, ni encombrants, et ils ont de plus, en été, Davantage de bien abriter lu soleil les petits visages délicats.Beaucoup sont garnis, ce printemps, d'un bandeau do calotte, large d'une main, en cretonne plissée à plis plats où en soie fleurie coulissée.Sur le côté, à droite ou à gauche, on pique dans ce bandeau une gro'sse cocarde de paille en forme d’étoile à 6 ou à 7 pointes, et dans cette cocarde on drape, ou on plisse, un largo bouton ou un nouet en étoffe paroi I le à celle du bandeau de calotte.En écru.en gris taupe, en rouge cerise, ln faille et la garniture fleurie s'harmonisent avec toutes les robes.Les chapeaux-cloches habillés sont d'assez grande dimension ; pour le« garnir on préfère aux plumes les fleurs et les rubans, ceux-ci employés de façon nouvelle en fleurs, dont les péta I les sont aiguës comma las tijikUiis sim* les rouges et blanches, les cassis mariés au velours noir, garnissent toujours joliment les chapeaux de paille rouge qui siéent à toutes les fillettes.A cette garniture de velours, on allie volontiers aussi des fleurettes légères : myosotis blanc, bleu et mauve rosé, ou bien le “désespoir du peintre” ; ces fleurs mignonnes conviennent mieux que toute autre aux petites filles.LES TOUT PETITS I.es bébés de 18 mois à trois ans ont une amusante silhouette dans les robes à taille courte ; on leur fait de minuscules corsages qui rappellent les brassières des robes Empire ces corsages sont garnis de menus dessins de sou taches et décolletés pour découvrir une guimpe à petits plis, dont les manches unies ou les manches plissées s’échappent des emmanchures de la brassière.Hi vous aimez les guimpes blanches, les plus pratiques au point de vue lu lavage, ne faites pas la robe en lainage blanc : le blanc crème et le blanc de Huge ne sont pus d'un heureux voisinage.Choisissez du bleu ou ou rose.11 est commode de tailler les guimpes dans un tissu dont les plis sont faits d’avance ; on trouve ces étoffes au rayon des rideaux des magasins de nouveautés.Fédération Nationale S.-Jean-Baptiste DEUXIEME FETE ANNUELLE DE LA FEDERATION NATIONALE.— GRANDE SEANCE AU MONUMENT NATIONAL.Demain soir aura lieu au Monument National la deuxième fête annuelle de la I idération.fête qui devait avoir lieu le dimanche 8 mai.et que la direction, pur respect pour la mémoire de Ha Majesté Edouard VII, a remise à demain, le 22, après les funérailles du grand monarque dont nous déplorons la perte.Rien de changé au programme déjà publié.En 1 absence de Son Honneur le maire.Mademoiselle Guérin, notre mairesse, présidera la séance.M.Orner Hé-roux, nous dira ses impressions sur le Congrès Eucharistique de Londres, auquel il assista, puis Madame MacMillan, la charmante artiste, fera exécuter le programme musical qu’elle a préparé avec toute son attention et sqn_ souci de l’art.I.es membres des différentes sociétés affiliées à 1R Fédération Nationale, sont instamment priés d’assister à cette fête qui ranimera dans tous les cœurs, une ardeur nouvelle, et démontrera plus encore combien nous devons être heureux de recevoir cet automne chez nous, les membres distingués du clergé de tous les pays, pour les grandes fêtes eucharistiques qui vaudront à la ville.,eî ^ ses habitants, les plus abondantes bénédictions.Propriétés à Vendre Pigeon Realty Ce 1457 Bvl’d S.=Laurent, Tél S.-Louis 1429 Près Ave.Mont-Royal.7 Le Nationaliste LES MALADES IMAGINAIRES Les malades imaginaires n’ont pas de chance ; ils ont à subir, à In fois, les sévérités des bien-portants et les mépris des malades qui se glorifient de l’authenticité de maux bien et dûment reconnus par la Faculté, et en quelque sorte brevetés par les factures des pharmaciens.Malade imaginaire ! Depuis Molière, cette définition évoque des idées plutôt comiques : les souffrances dont on fait un étalage bruyant, les médecins entourés d’un respect superstitieux, les remèdes de toute nature pris avec os tentation, il y là une mine abondante de plaisanteries faciles.Malade imaginaire ! Cela est vite dit et l’égoïsme inconscient quelquefois s’accommode à merveille de cette explication ; pourquoi se tourmenterait on de misères chimériques, de souffrances qui n’ont pas une existence réelle V Eh bien, je voudrais plaider ici la cause des malades dits imaginaires, réclamer pour eux un peu de la sympathie dont ils sont peut-être plus affa més que d’autres auxquels on prodigue l’attention et les soins.Et mon premier argument sera celui-ci : du moment qu’il ÿ a souffrance, quelle que soit la cause de cette souffrance, lésion organique ou perversion de l’imagination, le résultat est le même pour la personne atteinte.Et en second lieu, je demanderai : Existe-t il vraiment des malades imaginaires ?Au cours d’une vio déjà Ion gue, j’ai pu observer bien des cas spéciaux, dont le souvenir m’est resté par tieulièrement pénible : Un homme ayant tous les dehoi-s de la santé, teint coloré, embonpoint suffisant, mais se plaignant de malaises persistants.“C’est parce qn'il n’a plus d’occupations, disaient ses amis : sa maladie est une maladie de millionnaire ; s'il perdait sa fortune, s’il se remettait au travail, il serait vite guéri.” Cet homme mourut tout à coup, et sans que l’on pût donner un nom au mal qui l’avait emporté prématurément.Une femme, encore jeune, depuis la naissance malheureuse d’un enfant qui n'avait pas vécu, souffrait continuellement de désordres nerveux, mais elle était belle, fraîche, aussi vigoureuse, semblait-il qu’avant cet accident.Personne dans sa famille n’attachait d'importance à ses plaintes.“Si elle avait une demi-douzaine d’enfants autour d’elle, certainement elle se porterait aussi bien que n’importe qui.disait-on parmi les siens ; mais elle n’a jamais su "prendre le dessus".Hé non ! elle ne pouvait, pas "prendre le dessus !” c’est là qu’était l’explication : ses nerfs malades n'obéissaient plus.Un jour elle me prit pour confidente : “Vaus croyez qu’on peut souffrir réellement des nerfs ?Oh ! que cela me console ! C’est un supplice de vivre avec des gens qui sans cesse se mo quent de vous et vous traitent de ma lade îmaginnire !” Huit jours après cet entretien, la malheureuse se noyait volontairement Ces exemples remontent à une époque déjà lointaine.Aujourd’hui la neurasthénie est connue, soignée ; guérie pourtant la croyance aux maladies imaginaires n’est pas rl'-t mite partout et de pauvres êtres, tourmentes à la fois par leurs misères et par le scepticisme de leur milieu, peuvent se rencontrer encore.Mais il ne faudrait pas que la crainte de méconnaître un mal réel fît s’é garer la sympathie sur les malaises vraiment imaginaires.Je, pense aux migraines des jeunes filles, à leur apparition soudaine lorsqu’il s’agit de que' que corvée : travail ennuyeux dont on cherche à se dispenser, leçon difficile pour laquelle on est insuffisamment préparée, et à leur disparition miraculeuse devant la perspective d’un plaisir quelconque.Isis mères, trop promptes iu s’alarmer, feront bien d'étudier avec soin les symptômes de ces maladies foudroyantes, dont une partie de tennis ou un tour de valse ont si vite rai- $3 OHO ~H,uc Suzanne, près S-Laurent, , ’ maison 2 étapes, 2 logements 1 magasin.Hevenu : $321.00.Kcurie à 2 stages, lionise.Aussi un terrain il S.-Laurent, indu dans ie prix ci-hnut.Comptant; $500, Balance facile.$3,400.—Rue .loliette.maison à 2 étages, 1 ioe-ements, H appartements.itevenu, $300.00.Comptant : 600.00.Balance facile.tt DROIT AU BUT 99 Le plus vivant.Le plus autorisé.Le mieux rédigé.Le plus intéressant.Le mieux renseigné.Le plus désintéressé.Des Journaux du Dimanche.ARTICLES SIGNES PAR LES MEILLEURES PLU- MES CANADIENNES ET FRANÇAISES.Critique littétaire.Critique d’art.Actualités piquantes.Silhouettes amusantes.Poésies et contes.Pages oubliées.Informations sportives corn- | Toutes les dernières nouvel- plètes et soignées.les politiques et autres.Il y a de tout dans “Le " ' " 1> DANS TOUS LES DEPOTS DE MONTREAL, LE SAMEDI SOIR, VERS 9 HEURES.$3,500.—Hue Huntley, maison A.2 étages, 2 logements et un maga-sin, et 5 appartements.Avec un stock d épiceries compris dans le prix ci-dessus.Comptant: $500.00.On échangerait avec un ou deux terrains.$3,500.—Hue Cowan, prés Beaubien, maison à 2 étages, 2 logements.6 appartements.Intension.ru-naux payés.Bon revenu.Comptant: $500.00.Balance facile.$3,500.¦—Rue Cowan, près Beaubien, maison A 2 étages, 2 loRè-ments.6 appartement s.Bon revenu.Echangerait avec terrain ou $500.00 comptant et balance facile.$3,700.—Rue Hôtel-de-Ville, maison il 2 étages, 2 logements.(î appartements.Très moderne.Canaux payés.Bon revenu.Tout le comptant possible.€4 0(H) Huntley, maison à 2 éta- •jrt.uw ges 3 logements de *3, 1 et appartements.Extension.Fournaise nu bas.Canaux payés.Echangerait contre un ou deux terrains.Balance comptant.L’Eau de Vichy St-Yorre “ Source Régente ” pat la meilleure au goût, la plua richement minéralisée, la plus gazeuse des Eaux Minérales NATURELLES du Bassin do Vichy.Indispensable aux dyspeptiques, elle est recommandée dans toutes les Maladies de l’Estomac, du Foie, do la Rate, de la Vessie.COMPAGNIE D’IMPORTATION ANGLO-FRANÇAISE Phone Main 6985 232 Rue Lemoine.Montréal.$4,300.—Rue Rivnrd, près Mont-Royal.Maison 3 étages, 3 logements, fi et 7 appartements.Revenu: $444.00.Tout le comptant possible.«IM ÎAJI —Rue Gilford, maison 3 étages, 3 logements.4 et fi appartements.Remise, cour et écurie, échangerait contre terrain et une partie comptant.$5,200.Mab ne Ch sa lie, près Mont-Royal, Maison 3 étages, 3 logements de 7 appartements.Comptant, $800.00.Balance facile.000 —Rue S.-Urbain, maison 3 éta- ges,^ fi logements.Kxtension.Cave de fi pieds.Bon revenu.Echangerait contre terrain et balance comptant.$6,000.—Rue S .-Urbain, près Fair-mount.Maison 3 étages, 3 logements, fi appartements.Extension.Bon revenu.Echangerait contre terrain et une partie comptant.$6,000.—Ave.du Parc, maison à 3 étages, 3 logements.Extension, fi et 7 appartements.Echangerait contre terrain et uno partie comptant.$0 000 ““Nue Mance, près Bld flnint-«Pv’Vi/v* Joseph, Maison 8 étages, 3 logements, 3 appartements.Avec extension.Fournaises.Terrain de 25 x 114.Revenu: $900.00.Echangerait contre terrain et une partie comptant.$9,500.—Rues Boyer et Mentana.4 maisons, 2 étages, B logements, un magasin.Hevenu: $900.00.Tout le comptant possible.$10,000.—Rue Label le, un coin.Maison fl 3 étages, 5 logements et 2 magasins, 5 et 6 pièces.Echangerait contre terrain et une partie comptant.$10,500.-A —Ave, Mont-Royal, près Man-nmison 3 (Hhri'h, 3 logement», 8 appartement».Extension.Fournaise».Très moderne.Tout le comptant possible.$11 nnn-Waver,V lm c (\ I l I I l' i il , pousse les ohosi's plus loin.Selon lui.; accoururent au galop e malheureux était très proprement ' êtu , clans ses poches d’hanity on retrouva un mandat poste de 85.adressé a Aime Mulford, 53 Ealmy road, Ri ant ford, Middlesex, Angleterre et venant de Arthur Hayward, Nappan(N.-h.) Près du cadavre on a ramassé un revolver du calibre 3‘J., chargé de 4 cartouches pleines.La dépouillé a L*tc déposée à la Morgue.Pèlerinage à Sainte-Thérèse IHMANCHK PROCHAIN, 02 mai, nuni.lieu lo pèlerinage annuel de la Congrégation des hommes ot dos jeu.nos gens do la paroisse S.-Jean-Baptis-t e.Lo départ aura lion de la gare Vigor, à 7 hrs.a.in., précises et à.7.15 da la gare du Milc-Knd.Los congréganistes et les messieurs do la paroisse ot dos autres paroisses do la ville sont invités à oc pèlerinage.Los billets sont bons pour revenir par les trains du soir, DECES A MONTREAL Victorine Normnndin, .¦.il femmo Ho François .1AKUKT, commis, r.r.nffau-¦ ici 1ère .11,1 est : Alain, a (lo Hynri I FSSIFIM.A V IC NF, Inspecteur.•nÏLv>'V; ,T;*- Villa l'mnnl : Itoanlio i iiviUN.»u h.dnjncMtIque.r.V isita- ,-18 • .Henri; M m.en.', (lo .lot V s '.,1 : Journalier, r.linrnlor, H ; Au-oro'v, 17 j, caf.do .Iniaos McCAItli journalier, r.Chaplnnu, insu ¦ Kmllo { a, onf.do dos.qt KSNKi., wnltimia,' r V roui Pline, MO: Loo, I m.onf.d'Alliort l'Ii'WP, inspecteur, r.Lntnntnmo, iaiir,: (iérald, U n.eaf.do Pnniot POWl'.ll.gordien, r.Cartier, sa?; Miirguorpo Uois-vcii, 71 u., femme de Pierro DUOFF.T, cordonnier, r.Nolro-Hnuie.SOI ouest •lulio Fantin, 17 n., femme do Vitnlieii ( I.KHOL'X.médecin, r.Ontario, 70H osi •lube Pominvillo, TH a., femme do Louis l’LAMOMiON.aaont d’immeubles.\ve do ntiHel-de-Ville, 73» : Pluddo, I u onf- (L \rtluir (IHAMOL, iournaller.r l’rovenre.U.'l .Iiolphino.gô «.fille do Fordinand IIAULIN, hrUiuoteur, r.Slr-Klisabeth.Il Alley, 8 m.enf.do .John Mll.l.lAMH.plombier, r.dos Hoifinears i.’iU .doseph TUFMIIFAV.Il) n.jourmi lier.r.Murray, 118; Abdo Lefebvre, IH n .femme d'IOucliiie rllHISTIN.aaont, r Plo-Etlsnlieth, 900 ; odile Charboniiena 70 a., femme do lloari LF.IIPC raltlvn-loar.r Pafforia.'IIK: .leaanp, 11 ni , onf.do lia muse HKLAMiKII.mncliinlsl o! \\o.Paplaeaii.«SB : Marcello, I n onf.do Ilorinus IIKLLF-IHLE, préposé aux b«Sages.r.Fabre 957 ; daliolio.J a onf.de Paaiase IIF\ K.iniltear do pler ro.r.Itichmoml.878 : 'I'Iio^m.17 ni fils do .loba FONDoN, laariialier, r.(M Innn, 00; Iternnrd l’FLI FTIKl{ 78 a roalier, r.Holislo, 811 ; Kagéido |/.tourbeux.HI a., femme de Michel HoriloN boucher, r.Visitation, SOI ; I.ucelte, 0 m .onf.do llonri TFIH’OT, briqueteur.r.Notre-liHine, 578 : Mainnnneuvo ; Joseph HLAIS.Il a,, bouclier.Carré (Iha-boillo/.8 .tlose-Mda 10 a., fille d'K* rbrr dOIIOLV employé civil, r Moal calm.80,"i ; Na/aire HOtLF.Alt, 23 a , opérateur nu lêlêplione, r.Albert, 701 Selonié VabipioHo.58 a .femme de Maxime AIRILAÎR, journalier, Ave.Mlier-brooke.02, Le maire Georges Marcil et l’cchcvin Ihigald .MacDonald, de Notre-Dame de Grâces, arrivés hier de Québec, où ils se sont opposés à l'annexion à Montréal, ont exprimé leur surprise et leur indignation de ee que la Législature ait décrété l’annexion â l’encontre du désir formulé par la majorité des contribuables.“de suis heureux, n dit M.Marcil, que nos journaux, commissaires et é-ehevins ainsi que les contribuables de Montréal commencent à se rendre compte que l'annexion proposée est lo fait d’un certain nombre de spéculateurs en immeubles, qui aspirent à une exemption de taxes sous prétexte de I terres en culture.' l’ai préparé un tableau, qui a été présenté à la Législature par le Dr Finnic, accusant que la dette actuelle de Notre Dame de Grâces est de plus de 1 ÿl ,200,000.En ajoutant à ce chiffre, les SI,170,000 que Montréal a promis de dépenser en travaux publics, et les 822,200 votés à l’avocat de la municipalité, ainsi que l’indemnité de $1,000 accordée au recorder,, le montant de la dette sera porté à 82,406,200, soit 60 p.c.de la valeur de la propriété foncière, laquelle sera réduite à $4,000,000 à cause de la réduction à 25 cents de la taxe sur la propriété soi-disant en culture, qui forme près de la moitié de la propriété imposable.” LA PURIFICATION DES EAUX Un expert anglais déclare que la ville réaliserait une économie considérable en utilisant pour ces fins Télectricité M.-l.Howard Bridge, un ingénieur anglais, l’inventeur de l’appareil de purification des eaux qui porto son nom, est actuellement au Windsor.H a bien voulu, hier après-midi, noils accorder une interview au sujet de la filtration des eaux.» “Nous sommes au siècle de l’électricité, dit en substance M.Bridge, et Montréal est un centre de production d’énergie électrique.Il serait donc tout naturel que, pour ce qui est du filtrage dns eaux, les autorités municipales songeassent à l'électricité, d’autant plus que la Ville, par ce système, économiserait des centaines de mille dollars dans les dépenses premières de 1 installation, et des sommes appréciables dans le coût du fonctionnement ; sans compter qu’elle obtiendrait de meilleurs résultats qu’avec n’importe quel autre appareil.“Lu purification des eaux par l’ozone n’est pas un système nouveau.Il a été mis en pratique en F.iirope depuis près de dix ans, et, depuis les dix-huit derniers mois, trois capitales européennes l'ont adopté.Paris, après plusieurs essais du filtre au sable, est ens train d’installer un appareil de filtrage à l'ozone.S.-l’étersbourg en installe un si- milaire, au coût d'un million de dollars, pour donner plus d’efficacité à scs filtres au sable, lesquels, l’année dernière, ont protégé imparfaitement du choléra ses habitants, lit Madrid a aussi décidé de pourvoir ses sources d’approvisionnement d’eau d’un filtre à.l’ozone.L'ne douzaine d’autres ville européennes de moindre importance ont ; fait installer, ces dernières années, un appareil semblable.“Aucun autre système ne saurait s’adapter aussi bien que celui-là, aux besoins de Montréal, continue M.Bridge.Les eaux du S.-Laurent pourraient être j facilement et économiquement purifiées à l’aide de l’ozone.Cet appareil fait disparaître complètement les germes de maladie.“Ce procédé est tout à fait naturel, c'est une modification de l’oxygène de l’air, tel que cela se produit au bord île la mer et au sommet d’une montagne.Il est provoqué par le passage de l’air à travers un courant électrique, et il serait trop long d’expliquer techni-qmement le phénomène.En deux mots, l’ozone est tout simplement l’oxygène de l’air électricisé, et le phénomène se produit par l’aspiration de cet air dans l’eau qu’on veut purifier.Les impressions de Conan Doyle sur les funérailles d’Edouard VII Londres, 21 mai.— Sir Arthur Comm Doyle a publié dans le “ lla’ly Mnir' les impressions que lui ont eau secs les funérailles du roi : “Qui pourrait” dit-il “décrire exactement le cortège ?"l’eutun évoquer re spectacle par la simple (‘numération des régiments, des monarques et des nations qui s’\ trouvaient représentées ?("était si varié et si majestueux que la mémoire n on peut garder tous les détails.Lord Roberts, le général Kitchener et sir Evelyn Wood, ces trois vétérans chevauchaient de front .! H-las ! pourquoi Wolseley n'était-il pas là ; le groupe été complet.Qui pourrait oublier le chien courant près du cercueil de son niait re 7 et la foule de rois, dont le Kaiser, escortant leur pair décédé.Voici le roi d’Kspngne, à la mine ascétique.le roi de Portugal nu teint bruni, h' roi de Belgique à la figure pleine de bonté.Puis on sc rappelle les traits énergiques du grand Américain passant en voiture.Mais ce qui m’a le plus fortement impressionné, c’est la vue de l'exquise reine douairière, si gracieuse et si douce.Puis j’ai une vague souvenance d’une large rivière do pourpre et d'or coulant entre deux rives bordées de pâles visages et lè roi défunt a passé.Maintenant tout est fini.Les homines d’Etat et les guerriers, les chefs et les princes étincelants d’or ont disparu.Lo peuple quitte ses rangs et lo bourdonnement de Londres rocommen-ce.Pour quelques heures cotte vaste machine, si complexe, a été au repos.'Chacun retourne maintenant à ses affaires.Le grand mort n été honoib et les vivants se remettent nu travail.Los luttes des partis vont se continuer.Il est bon qu'il en soit ainsi, car c’est pur la lutte que l'on atteint le but suprême de la vie.” DECES BLAIS.—A Montréal, le 19 mut 1910, ft 1 Mge de 41 nus et 4 mois, doseph Henri Blois, maHrehoui'hrr, époux bienalmé de Fabioln Morand.Les funérailles nui ont lieu lundi, lo 23 dii courant.Le convoi funèbre par tira de sa demeure.No 8 carré Chaboil-lez, à 9 heures, pour se rendre ft l'égll ee Hte-Hélène, et de là nu cimetière de la Côte des Neiges, lien de lu sépulture.Parents et amis sont priés d'y as sister sans autre invitation.Les congréganistes de Notre Dame sont priés de sc rendre pour réciter l'office dimanche soir ft 8 hrs.Les facilités terminales à Québec Le site du marché Champlain est choisi pour une gare centrale.— Le pont de Québec serait terminé en 1913 Les Ministres Fédéraux revenus de Québec, annoncent la nouvelle que dans quelques jours des soumissions seront demandées sur les travaux en acier du pont de Québec et que l’on croit que tout le pont sera erminé d'ici à trois ans.Les Ministres ont déclaré qu'ils avaient minutieusement étudié la question des facilités d’entrées dans la ville de Québec ouest ion oour laquelle les citoyens manifestent le plus grand intérêt possible, avec les membres du Conseil de Ville, les représentants du “ Board of Trade ", le Président Havs et le Vice-Président Wninwrigl t du Grand Tronc Pacifique, et, l'hon.M.Pa'ent.président de la Commission du Chemin de Fer National Transcontinental.Après avoir exa miné toute la situation et les en droits suggérés pour localiser une glare, ils en sont venus à la conclusion (pie le site du Marché Chnmplnain actuel.est de beaucoup l'endroit le plus propice (pic l'on puisse trop ver pour une gare centrale de chemin de fer éga lenient convenable pour la ville ot le port.Le marché se trouve juste au-dessous de la terrasse et s’étend du côte du port de manière à établir une comma mention facile avec les navires dans n’importa quelle partie du port, et établissant un accès rapide avec la partie de In ville située sur le hnut de la côte.Km connection avec le tormi aol.il y aura une nouvelle rnneéc de quais le long du fleuve, le département de la Marine et des Pêeltei'ies s'occupera Incessamment des tilans de ces quais (lui seront construits de manière à donner truites les facilités possibles à.l'amarrage des plus gros navires qui font la navigation du Saint-Laurent maintenant et pour plusieurs années à venir.Le terminnl sera relié avec la ligne principal du Transcontinental par un court, embranchement un peu au nord à l'approche du pont.De cet endroit, In voie ferrée descendra sur la pente lu moins rapide que l’on puisse obtenir des hauteurs de Sillerv.Il y aura probablement des coupes con sidctahlas à faire sur le parcours do cet embranchement, mais clics seront de beaucoup moins formidables, que benucouu da travaux qui sont déjà Débardeurs et Armateurs l es débardeurs et les compagnies ma-ritimes ont, déposé conjointement, hier, aux bureaux de In'Rovnl Trust, la somme de quatre mille piastres, selon la recommandation du conseil d’nrbi-trage qui régla le mois dernier leur différend, t ctto somme est déposée pour garantir les frais de tout litige qui pourrnit, survenir d'ici cinq ans entre les duux Liuissuuccs du port.L’AVÈNEMENT DE GEORGES V M.G0UIN EST MÉCONTENT Texte de la proclamation de l’accession au trône d’Angle- rejet hill de TUnderground est pour lui une surpris?terre, lue hier par le lieut.-colonel Gordon à laquelle il ne s'attendait pas A un/* heure moins le quart, hier après-midi, sur la pelouse de l’université McGill, le lieut.-colonel Gordon, com mandant du district de Québec, entoidé de son état major, a donné lecture de la proclamation, annonçant la mort du roi Edouard VII et l’accession a u trône d’Angleterre du roi Georges Voici le texte de la proclamation: “Attendu qu’il a plu au Dieu tout Puissant d’appeler à lui Notre défunt Souverain Seigneur le Roi Edouard Sept de douce et glorieuse mémoire par le décès duquel la Couronne Impériale du Royaume-Uni de la Grande Breta gne et d’Irlande et de toutes les possessions de feu Sa Majesté revient de droit et uniquement au Haut et Puissant Prince Georges Frederick Ernest Albert, Sachez maintenant et Moi, Sir Albert Henry Georges, Comte Grey, Gouverneur Général du Canada, comme susdit, assisté par le Conseil Privé de Sa Majesté au Canada, promulgue et proclame par les présentes, de la bouche et du coeur que le Haut et Puissant Prince Georges Frederick Ernest Albert, est maintenant par la mort de No- tre défunt Souverain d'heureuse et glon use mémoire notre seul légitime souverain, Seigneur Georges Cinq par la grâce de Dieu, du Royaume-Uni de la Grande Bretagne et d’Irlande et des Possessions Britanniques au delà des mers.Roi, Défenseur de la Foi, Empereur des Indes, Suprême Seigneur dans et sur la Puissance du Canada, à qui nous devons foi et obéissance constante ainsi qu’affection humble et since ro, priant Dieu par lequel régnent les Rois et les Reines de bénir le Prince Royal Georges Cinq et de lui permettre de régner sur nous pendant de longues et heureuse auuées.’’ Après cette lecture écoutée religieusement, toutes les fanfares militaires jouèrent le vieil air français qu’est l’hymne national anglais: “God save the King’’.Hier soir, à six heures, seize minutes à l’occasion des funérailles du roi Edouard Y’If, la 1ère batterie du second régiment d’Artillerie canadienne, sous le commandement du major YV.-E.Ly man, du major E.-C.Cole et des lieutenants Skelton, Clark et Miller, a tiré, du haut, du Mont Royal, une salve de 68 coups de canon.j Québec, 21.— M.Gouin a subi, un gros échec, jeudi après-midi.Il est ; de fort méchante humeur, et le Conseil | Législatif est l'objet de sa colère.La chambre haute vient de tuer dé-j oisivement le bill do l'Underground j enfant favori de M.Gouin.Jeudi ma-I tin par un vote de dix à neuf, le eo-j mité des chemins de fer du conseil j avait rejeté le préambule du bill de l'Underground, sans avoir longuement délibéré.C’était un premier échec.M.Gouin comptait que, au Conseil Légis-I latif lui-même tout s’arrangerait.Or, rien ne s’est arrangé.Dès l’ouverture de la séance de l’a-j près-midi le président du comité des chemins de fer a proposé au Conseil, 1 adoption du rapport du comité, concluant au rejet de la mesure.Tout de suite, M.Letellier propose en amende-: ment le renvoi de la mesure du comité ds chemins de fer, pour plus ample ! étude.C'est ressuscitér le bill.M.Lanctôt se lève.Il ne veut pas du tout cela, Afais, dit-il, tolèrerons-nous à Montréal, l'envahissement d'é-trangers que nous ne connaissons point?Le Montreal Street fait tout son devoir, et d’ici à quatre ans, i] dépense- Les funérailles de ' feu Tabbé Vaillant Les funérgilnies de feu l'abbé Alexandre Vaillant, auront lieu lundi à l’Assomption, immédiatement après l’arrivée du train du Canadian Nord (pii laissera Montréal, gare de la rue Moreau, à 9 heures précises.Le deuil à Ottawa Ottawa.20.— Les cérémonies auxquelles ont participé 1rs régiments en grande tenue, à l’occasion des funérailles du roi défunt ont été très imposantes.Tous les corps militaires de In Capitale se sont formés en carré sur les terrains qui font face aux édi-tices du parlement.Les musiques militaires se trouvaient placées au centre, Son Excellence Lord Grey.Sir Wilfrid laurier et les membres du cabinet se tenaient sur le seuil du parlement.Les musiques des régiments ont joué la marche funèbre de Chopin.A trois heures toutes les maisons d’affaires ont suspendu leurs opérations pendant trois minutes.Des services funèbres ont été célébrés dans toutes les églises de la ville.Une noyade Port Arthur, 21.— Ln découverte d’un canot renversé, flottant au fil de l'eau et contenant des effets, porte à croire que six hommes se sont noyés.On croit que ce sont Roy McGuili-vray, 19 ans.George Grant, 21 ans, à l'emploi du gouvernement f’Ontario et quatre bûcherons, dont les noms sont inconnus, à l’exception d’un nommé Johnson.Les six hommes étaient partis depuis le matin pour traverser le lac et n’ont pas été revus.Inauguration d’un musée Le lundi 23, à 2 hrs p.m., s’ouvrira au No 63 r.S-Gabriel, coin S-Jacques le Musée dos Appareils de Protection pour prévenir les accidents.Ce Musée, placé sous le patronage de l’honorable L.A.Taschereau, ministre des Travaux Publics et du ’I uavail, a été organisé par M.Louis Guyon, inspecteur on chef du Travail.Des personnes distinguées, représentant le Commerce, l’Industrie et le Barreau assisteront à l’ouverture, les officiers des unions ouvrières sont spécialement invités.L’entrée est libre pour tous.ra deux millions pour un chemin il* fer souterrain.Inutile de donner d'aue-très chartes dans ee but.Quand M.Lanctôt finit son plaidoyer-ardent en faveur du M.S.K.personne' ne se lève pour lui répondre.On premL le vote.MM.Pérodeau, Bryson, Turner^ Letellier, Choquette, Berge-vin et Tur-geoa votent pour la résurrection diw bill.Soit sept voix.MM.DeBoueherv-ille, Chapais, Ci'1 rouard, Bcrthiaume, Lanctôt, E.B.Garneau, Devarennes et Dubord, soiBl huit, se prononcent pour l'adoption ditl rapport qui conclut au rejet du bill.A une voix de majorité, le projet dol l’Underground subit un échec fatal.On dit que M.Gouin avait fait de-, mander à son bureau certains député* et conseillers législatifs afin de les in-1 duire à voter pour l'Undergx-ound.Tous ne lui ont pas obéi.D'autres,j comme MM.Pérodeau, Letellier, Cho-' quetto et Bergevin l’ont fait, mais san^ trop de bonne volonté.Malgré leùr sacrifice, M.Gouin n’a pas remporté sou< point, mais il est tenace et la rumeur’’ veut qu’il tente de ramener cette mesure devant la chambre, afin d’essa,vc!?, ensuite de forcer la main au Conseit Législatif.Dans le Sud-Africain Johannesburg, 21 mai.— 11 est presque certain que le ministère de lu Confédération Sud Africaine sera composé comme suit : Premier ministre Botha.Trésor.Merriman, Education, Fisher, Secrétaire d'Etat, Smuts.Procureur Général, Hertzog, Chemins de fer, H.E.Hull.Intérieur, Sauer.Lorsque le Natal sera annexé, on augmentera probablement le nombre j des ministres.Au Parc Dominion L’OUVERTURE DE CE LIEU D’AMUSEMENT A LIEU AUJOURD’HUI.Sextuple consécration d’évêques S.-Paul.Minnesota, 21 mai.— Monseigneur l’archevêque Ireland, du diocèse de S.-Paul, à consacré hier, dans la chapelle du Grand Séminaire, les six évêques dei-nièrement promus par Sa Sainteté.C’est la cérémonie la plus importante qui se soit produite dans les temps modernes, depuis que le Pape, lui-même consacra, au Vatican, quatorze prélats français.C’est cet après-midi qu’auia Beu l’ouverture du parc Dominion.C’est à c» parc que le public montréalais „ trouvé le plus de jouissances et l’on assure que les représentations qui y seront données à cette saison dépasseront tout ce qui a été offert précédemment.Les spectateurs qui auront le bon esprit de se rendre au parc Dominion ces jours-ci pourront y admirer un vaudeville en deux actes, des cyclistes et une joute de polo sur bicycles qui les émerveilleront.Etta Louise Blake et ses danseuses donneront une représentation qui charmera les plus difficiles.L’administration du parc a su donner aux édifices une toilette nouvelle.On ne manquera certainement pas d’aller voir au parc Dominion lo “Pôle Nord”, la glissade de Hooligan, etc., et d’entendre les délicieuses symphonies da l’orchestre, composé d’artistes français les plus distingués et que dirige avec une mëstria remarquable, M.Louis Vérande.Il est certain que lo parc Dominion amusera cet été la population montréalaise et les étranger.'» plus quîT ne Ta jamais fait, et qu’on s’y portera en foule.COMMANDES par POSTE EXECUTEES AVEC SOIN.LE GRAND MAGASWA RAYOHS PE IÈ5T]| ‘àra, twvYtwwi.larÈ LE SAMEDI SOIR, NOS MAGASINS SONT OUVERTS.terminée dans d’autres parties du système.Gonoeniant le pont, les ministres espèrent que le progrès en sera rapide.Le comité des ingénieurs qui se sont occupés des plans, a préparé le projet d’une- telle manière que les con-tiacteurs, quels qu'ils soient, auront une tâche beaucoup plus simple que les anciens entrepreneurs dont l’ouvrage a eu un résultat si désastreux.Do plus ceux qui obtiendront la construction du nouveau pont auront l'expérience de Ictus prédécesseurs pour les conduire jusqu'à un certain point, particulièrement concernant les dangers à éviter.On a déclaré que les contrne-teurs qui ont obtenu la construction 'des piliers font des progrès très satis taisants.Les Caissons sont rapidement mis on place pendant nue les communications avec les chemins de fer des (leux côtés du pont ont été organisées.I n autre point d'un intérêt considérable pour le public et sur lorntel les ministres ont cru pouvoir donner une Hssiiinnee formelle, est que le contrat McArthur pour la section du Trnns continental à l’Est de Winnipeg, établissant une jonction avec son cm branchement du Lac Supérieur sera terminé avant In fin de Tête.Ainsi, il ne semble pas y avoir de doute (pie le Grand Trône.Pacifique puisse trnns-Porter Ip grain jusqu'aux voies fluviales de Fort William », loin de là.Sir Wilfrid Laurier a l’intention de revenir par celte ligne
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