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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 28 mai 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1910-05-28, Collections de BAnQ.

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PREMlKKfc ANNEE—No 11» ABONNEMENTS : mONTKKAL, SAMEDI, 28 MAI, 1910 Edition Quotidienne t Panada et Etats-Unis.«3.00 Union Postals .«6.00 Edition Hebdomadaire : Canada .«1.00 Etats-Unis et Union Postals «1.60 tt?nwniD JLli 1/Ij VUlli ^ UN SOU LE NUMERO -——— Rédadtioi.V^ Administration : 71ARUE\ ’’-JACQUES, MON E A U TELEPHONE.REDACTION : Mam 7460.ADMINISTRATION! Mao.7461 Directeur : HENRI BOURASSA.EST-CE LA RECULADE ?:v) - S’il faut en croire une dépêche du Herald, qui cat en fort Donne place pour être bien renseigné, un certain nombre de députés ruraux se seraient plaints, au caucus ministériel d’hier, du fait que les buvettes de la campagne seront contraintes de clore leurs portes à dis heures, tandis que celles de la ville pourront continuer leur débit jusqu’à onze heures.Ils réclameraient pour les buvettes rurales un traitement égal à celui de la ville.Et le Herald laisse entendre qu’à la suite de ces récriminations, le projet de loi ministériel pourrait bien être modifié sur ce point.Est-ce l’annonce d’une reculade?ün ne voit pas bien pourtant de quel prétexte sérieux pourraient se couvrir les députés qui réclament la prolongation des heures de vente à la campagne.Nous les débons de citer, à l’appui de leurs réclamations, une raison qui offre quelque consistance, à part l’intérêt évident qu’ont à vendre le plus d’alcool possible les tenanciers de buvettes.Mais ce n ’est pas au point de vue de ces derniers que se doivent placer les législateurs de la province ; c’est au point de vue de l’intérêt général et de l’ordre public.Or chacun sait qu’à dix heures, à la campagne, tout le monde songe à rentrer chez soi pour se coucher.La vente de l’alcool après dix heures ne correspond à aucun besoin réel; elle ne peut qu’entraîner des désordres ou tout au moins une consommation inutile.Si ces députés ruraux tiennent mordicus à l’uniformité des heures de clôture, s’ils l’estiment essentielle au bien-être des citoyens, qu’ils exigent dix heures pour toute la province.Il y a infiniment plus de motifs pour interdire la vente de l’alcool après dix heures dans les villes, que pour la permettre jusqu’à onze heures dans les campagnes.Mais ce qui se passe actuellement à Québec, doit prouver aux sociétés de tempérance et aux ligues antialcooliques qu’elles auraient tort de s’endormir sur leurs premiers succès.Elles savent à quel i|lversaire elles ont affaire, quelle ténacité, quelle énergie il mettra dans la lutte.Elles voient les manoeuvres dont il use depuis des mois au Conseil municipal de Montréal et qu’il tentera de répéter, elles peuvent en être sûres, auprès du parlement.Si elles veulent conserver le terrain acquis, si elles veulent obtenir satisfaction complète, qu’elles sachent ne pas désarmer.Le seul moyen de se faire écouter, en pays démocratique, est d’ê-tre fort.Pour les élus du peuple, la crainte de l’électeur est le commencement de la sagesse.OMER HEROUX.Les Grecs et leurs présents Le succès qu’ils ont remporté en nous menaçant de frapper nos produits des droits maximum édictés par le tarif Payne-Aldrich a évidemment enhardi nos voisins, les Américains.Et l’inhabileté dont sir Wilfrid Laurier et M.Fielding, nos représentants, ont fait preuve en cette occurence, les porte sans doute à espérer qu’ils pourront bientôt nous arracher d’autres concessions.En matières commerciales les Yankees sont fort gloutons ; leur réputation à cet égard est bien établie.Chez eux, l’appétit s’accroît en mangeant.Déjà des dépêches tendancieuses, publiées aux Etats-Unis et dans la presse canadienne dont il subventionne certains journaux, annoncent que l’Oncle Sam serait disposé à entamer des négociations en vue de conclure avec nous un traité de réciprocité.Les pourparlers commenceraient à l’automne,quand M.Fielding sera de retour de Londres et que sir Wilfrid Laurier aura terminé son voyage dans l’Ouest.Les Boards of Trade et les Chambres de Commerce du Canada se sont nettement prononcés contre l’adoption d’une telle politique ; les hommes d’affaires qui les composent désirent garder le marché canadien pour les produits de ce pays.De leur côté les Américains manifestent de plus en plus leur désir d’améliorer leurs relations commerciales avec nous, afin d’écouler ici l’excédent de leurs marchandises manufacturées.Si les politiciens, qui momentanément dirigent nos affaires, respectent le sentiment national, ils devront dès le début des négociations faire entendre aux diplomates américains que le Canada a, le ferme dessein de manufacturer lui même les produits dont il a besoin et de développer à sa guise et pour son unique profit les ressources naturelles dont il dispose.L’attitude des Etats-Unis envers nous dans le passé n’est pas de nature à leur attirer notre confiance.L’histoire démontre que dans les traités passés et les règlements conclus avec eux jusqu’ici, le Canada a invariablement joué le rôle du pot de terre.Ils en sont rendus au point qu’ils ne craignent pas de manifester ouvertement leur désir de s’emparer de nos grandes routes de eommeree.A la dernière réunion de la “National Association of Manufacturers of the United States ” l’un des comités terminait son rapport par les déclarations suivantes qui sont très significatives : "Ce n'ost pas.toutefois, la question " générale de In réciprocité arec le Oa-" nnda que nous avons à examiner "ici.MAIS CELLE DE LA REC1-" PHOCITE DES CA MA EX POUR LE “COMMERCE JH CONTINENT.Le “ canal Welland que l’on vient de “ creuser darantare n’offre pas une route plus courte que celle du canal " Erie, mais les Canadiens projettent ri établir un autre canal qui.par le " lac Simcoe.joindrait le lac Ontario “à lavtcte.de la Raie Géorgien ne, et " d'abréger ainsi de 300 milles la distance de THudion et de la Mohawk, " à 1 entrée du lac Michigan ou du lac Supérieur.Nous apprenons que nos très entreprenants voisins, méditent “ de creuser un autre canal à eau pro-" fonde, Je long des rivières Outa-“ ouais et ties Français ainsi qu’à “ travers le lac Nipissing.lequel se- " rait d’une construction plus facile et fournirait une route encore plus ^ courte vers Montreal et les autres ' endroits situés plus bas sur le S.-‘ Laurent.Quant à la question de savoir si ' ces projets des Canadiens affocte-,, notre pays et nos mnnufactu-“ rier», nous reconnaissons que, les ^ routes fluviales du Canada, formant une voie de communication directe ‘‘ et à bon marché entre la région du " Minnesota et la côte de l’Atlantique, " le monde entier s’y trouve plus ou ^ moins intéressé.Il importe donc [c de.voir si les Etats-l’nis ne retireraient pas beaucoup plus que leurs “déboursés, s’ils CONTRIBUAIENT LIBERALEMENT à la construction “ d'un canal à eau profonde à travers “ cette région avantageuse do la province d’Ontario et s’ils accordaient “ sans aucune restriction aux Cana-‘ diens 1 usage de leurs canaux à tra-“ vers l’état de New-York, POURVU ;; Ql ’KN RETOUR ceux-ci laissent “ egalement à notre marine marchan-“ de le libre usage du canal canadien.’’ Ce qui revient à dire que les Américains sont, très disposés à contribuer à la construction d’un canal sur notre territoire, pourvu qu’ils puissent en détourner le trafic à leur profit.Mais nous avons tous les atouts en mains, c est clair.Nos voisins constatent avec dépit que la politique impérieuse et agressive qu’ils ont adoptée à l’égard du Canada pendant nombre d’années, produit maintenant des résultats qui leur sont terriblement désastreux.Et ils se déclarent prêts à faire des concessions, à contribuer au développement de nos ressources, ils chucho-tent dans l’oreille de nos gouvernants des paroles d’amitié et van-i tent les bienfaits qui résulteraient pour les deux nations d’un traité ^e réciprocité.| Espérons que M.Fielding et sir Wilfrid Laurier se souviendront j cette fois du cheval qui perdit T roie, des Grecs et de leurs pré-seuls.D’IBERVILLE.M.Charles Thierry Les journaux français nous annoncent la mort de M.Charles Thierry, avocat a la, ( our d’Appel de Paris, décédé à Saigon, à l’âge de trente-cinq ans.Nous devons un souvenir à M.Thierry, qui jfut l’un des bons amis du Canada et qui lui consacra dans la [tresse française une couple d’études vrai ment remarquables.M.Thierry a fait au Canada, [ voici sept ou huit ans, un assez long séjour.Tl en avait rapporté des renseignements très clairs très précis et qu’il avait su mettre en oeuvre avec un talent réel.Avant son départ pour l’Tndo-' bine, ri avait occupé pendant plusieurs années les fonctions de secrétaire général do la Fédération régionaliste française.Thierry sera vivement regretté par tous les amis qu’il a laissés au Canada.Passades et Passerelle Passerelle Laporte, passerelle de la Presse, ou simplement passerelle D’Astous, comme elle devrait s’appeler du nom de son véritable parrain, la passerelle du quai Victoria gît toujours lamentablement au pied du mur de revêtement, section 20 îles quais.Le protêt notarié de la Commission du Port n’a servi de rien, et M.Barlow, ingénieur municipal, a laissé passer le 27 mai sans donner la moindre attention au papier timbré du major Stephens, et sans prêter le moindre bout d’oreille aux plaintes légitimes du publie.En avril dernier, la Commission demandait à la ville de remonter la célèbre passerelle.La célèbre passerelle continua de plus en plus à ne pas bouger, et se contenta de dormir paresseusement au chaud soleil printannier, comme une vertueuse structure d'acier que rien ne saurait émouvoir.On affi rme que ie remontage était impossible à cause des obstructions placées par les ouvriers du port, qui travaillent depuis quelque temps aux excavations des rampes nouvelles, au pied de la rue Bonseeours.La Commission entacha cette réponse d’une épithète insultante : prétexte grincheux, et aggrava la situation en signifiant à qui de droit un avis officiel qui laissait, à la ville l’alternative de replacer la passerelle, du 27 mai au 1er juin ou de payer tous les frais de la Commission du port qui se verrait obligée de faire elle-même le travail.Le 27 mai s’est perdu dans la comète et dans la nuit des temps La passerelle sommeille lourdement.M.Barloyv persiste à ne rien faire pour la déranger.Pendant ce temps, la navigation fluviale bat son plein.Excursionnistes de F île Sainte-Hélène, voyageurs de l’Ontario, passagers de la ligne Québec-Montréal, pataugent dans la boue, jouent à, cache-cache avec les locomotives de remorque, les bards, les triqueballes, les camions, les livreuses et les appareils d’excavation.Heureux ceux qui se tirent de ce passage difficile sans écorchures.Plus heureux encore et plus rares ceux qui traversent ce remous tumultueux sans y perdre leurs vêtements.Pourquoi le public doit-il essuyer tous les contre-coups de cette querelle d'Allemands ?Pauvre vuJgum pecus qui reçoit tous les horions et qui ne peut rien dire, ni rien faire pour amener à raison ceux qui se jouent de lui ! Que la faute soit à M.Barlow ou à la Commission du port, il est certain que toute cette affaire se terminera devant les tribunaux.Et Baptiste Se laissera saigner plus que jamais, sans un cri, sans résistance, passivement et béatement.Si Fon va au fond des choses avec un peu d’attention, il est difficile de croire que M.Barlow est immunisé contre tout blâme dans cette chicane mesquine.Le Comité exécutif pourrait-il mettre ses gants blancs et parler un peu de cette question intéressante à notre aimable ingénieur municipal ?Tl sera peut-être plus éloquent que le major Stephens et son secrétaire Fennell.Qui sait si la crainte de l’Exécutif ne sera pas le commencement de la sagesse pour les intéressés.A moins que l’on ne veuille attendre une mort d’homme pour établir les responsabilités.Comme la justice est lente, le jugement sera connu en 1912, alors que la passerelle n’aura plus sa raison d’être.JULES TREMBLAY.La mortalité infantile Chroniques Musicales Nous commencerons la semaine prochaine la publication d’une sé-I rie de chroniques musicales spécia-ilement écrites pour le DEVOIR, j par JL Paul-G.Ouimet.M.Ouimet s'occupera particulièrement du mouvement artistique canadien.Avis à tous les amateurs de musique.Nous commençons aujourd’hui la publication d’une importantesé-I rie d’articles sur la mortalité infantile, ses causes et ses remèdes.L auteur est un des médecins les plus connus de Montréal, l’un de ceux qui se sont fait une spécialité du soin des enfants.Une modestie que nous persistons à croire excessive Fa fait dissimuler, sous un pseudonyme, son nom véritable ; mais ceci n'enlève rien à son mérite ni à la valeur de ses conseils.Nous conseillons aux mères de famille et à tous ceux qui s’intéressent à l’avenir de la raee de lire avec soin cette série d’articles.Ils y trouveront les indications les plus utiles et les plus précieuses.Les parias de Sa Majesté Les articles du DEVOIR et du NATIONALISTE ont eu l’effet d’irriter assez vivement, paraît-il, certains hauts fonctionnaires du bureau d’enregistrement d’Hoehe-laga-Jacques-Cartier.Ils ne semblent pas avoir eu, malheureusement.celui de faille tomber dans l’escarcelle des employés subalternes un supplément, de salaire que commandent la justice et le bon sens.A Hoohelaga-Jacques - Cartier, comme du reste, croyons-nous, dans les autres bureaux d’enregistrement de Montréal, le salaire maximum dès employées féminines est de $30 par mois.Les appointements ordinaires de ces employées sont de $25.C’est à peine si quelques privilégiées, qui comptent un très grand nombre d’années de service, peuvent atteindre le chiffre maximum.Les autres, même après plusieurs années, ne peuvent compter que sur les $25 fatidiques.Et pas de pensions de retraite ! Le jour où elles sont usées ou brisées, les employées féminines du gouvernement n’ont qu'à prendre la rue ou à frapper à la porte de l’hôpital.Pour cette pitance de $25, on exige d'elles la connaissance de l’anglais et du français et un travail très absorbant : la transcription des actes déposés au bureau, actes de vente, obligations, contrats de mariage, etc.Elles sont nécessairement obligées, travaillant au dehors et dans un bureau public, de faire certains frais de toilette.Si modestes que soient leurs goûts et leur budget, elles ne peuvent tout do même s’habiller de façon à se faire remarquer.Nous demandons une fois de plus à nos lectrices, à tous ceux qui savent ce que coûte la vie dans une ville comme Montréal, quelles économies, quelles réserves pour les mauvais jours, peuvent, dans ces conditions, faire des c.juneq et des jeunes filles qui ont parfois des charges de famille.On dit, paraît-il : Mais, Mesdames, si vous n’êtes pas satisfaites, vous pouvez quitter la besogne ; il est des centaines de malheureuses qui sont prêtes à prendre vos places.Là n’est pas la question.La province de Québec est assez riche pour payer ses employés ; elle n’a pas le droit de maintenir dans ses administrations une véritable caste de parias.Et puisqu’on fait des lois pour protéger les femmes et les jeunes filles qui travaillent dans les fabriques particulières, nous demandons que le gouvernement de cette pi’o-vince commence par traiter convenablement celles qui travaillent dans ses propres bureaux.OMER HEROUX.FAIS CE QUE DOIS ! LETTRE DE QUEBEC LE LABEUR SE POURSUIT.— A Q UAND LA BOURRASQUE?ET QUI PULVERISERA LA GAUCHE?— M.GOUIN SE DESINTERESSE.— POURQUOI ACHILLE RESTE-T-IL SOUS SA TENTE?MYSTE RE ET COMMERES.— UN DEPUTE ECOEURE.— L’ARGENT ET LES COMTES MINISTERIELS.— CE QUE PENSE M.TELLIER.— L’ABUS A DENONCER.— M.PLANTE LE SIGNALE AUSSI.— LA VERONE ET M.GOUIN.— SOURIRE INSPIRATEUR.— LES CHE MINS DE MONTMORENCY.— M.PREVOST ET KAMOURASKA.— GAVES.— MINISTRES DES ROUGES.— ON FAIT DONNER LA GARDE.— LE VOTE MINISTERIEL.— LA CHAMBRE S'AMUSE.— LES DEPUTES CURIEUX.— UN VETERINAIRE COMPLAISANT.-OREILLES COUPEES.— PAUVRE CHIEN! — CRITIQUES MALVEILLANTES.— “C’EST BIEN DU MOINS”, DIT M.GOUIN.— UNE BROCHUBE COURUE.— LE BILL DE MONTREAL.— A PROPOS D’UN AVOCAT.Québec, 27 mai.Chambre continue patiemment son labeur.Elle a expédié aujourd’hui son quarante cinquième jour de travail, dans un calme relatif.Et rien ne fait présager la survenance prochaine d’une tempête.Les apparences sont néanmoins assez souvent trompeuses; il se pourrait que les derniers jours de cette session nous amènent une bourrasque parlementaire assez forte.A maintes reprises, on nous a an- leur donnez 31,150, au lieu de 8800 qu’elles auraient seules droit de recevoir, si elles se conformaient à la loi?Estsje aussi pour cela que, sur les 8ô5,37(> dépensées pour les chemins, il y en a à peine 3211,000 do dépensées lé gaiement?Vous avez payé le reste sans que la loi vous y autorise.C’est là un régime intolérable.Nous ne faisons que notre devoir en le dénonçant au peuple.Pourquoi ne respectez-vous pas vous-même les lois que vous fai- Coups et Picotin La “Vigie”, qu’une faim inassou-vissable aiguillonne toujours, vient d’en tror on guerre contre le “Soleil’’—celui de Québec.A’ous croyez qu’il s'agit de sauvegarder les intérêts de la province, de dé> elopper lu colonisation, de rendre aux cultivateurs l’argent que des faux sans nombre, “des virements de fonds” leur enlèvent pour enrichir la caisse du 1 ‘Canada ?'’ Non, la faim qui talonne toujours la “Vigie” n’a rien do noble.“Ce n'est pas une ‘faim” de gloire!” Un sim pie besoin de picotin.En deux mots, voici l’histoire.Chaque année, la ville de Québec fait imprimer et distribuer une certaines quantité d’annonces.Il s’agit d'un contrat d'impressions de quelques centaines de dollars.C'est dire que le “Soleil” et la “Vigie” ont envoyé leurs soumissions, et e'est à qui enlèverait le morceau.La “Vigie” des Taschereau et des Uarthe a demandé un prix ridiculement bas et récln- .e l’adoption du principe du plus bas soumissionnaire.Le “Soleil” malgré ses prix élevés prône sa cireulation et réclame à son tour contrat et picotin.Mais voilà que l'an dernier.“l'Evènement,” qui était, soumissionnaire, avait offert de remplir ee contrat d’impression à dos prix raisonnables et inférieurs aux exigences du “ Soleil.” Cependant, l’organe de M.Gouin l’emportait sous prétexte que sa circulation était plus considérable.Vous voyez d’ici la situation.il n’y n rien d'amusant comme ees querelles de larrons en quête de butins nouveaux.Chacun réclame et tous deux se traitent de misérables et d'imbéciles.Ecoutez la voix, blanche de colère, «i’Ulric Barthe: “ Le “ Soleil ’ ’ a donc bien peur qu 'on lui coupe “son monopole”f On dirait presque un “Merger.” “Nous espérons que la majorité des échevins traitera comme elles le méritent ces “tentatives d’influence quasi-indue,” d'autant plus que les arguments du confrère aennant diablement nonce que M.Gouin pulvériserait l’op-| tes?Et, si vous les violez, comment position.11 n’a jamais été plus pacifique, et, — disons-le, — il n’a jamais paru aussi ennuyé que cep jours-ci.Son grand discours, celui où il doit réduire en poudre MM.Tellicr, Bourassa, Prévost et leurs amis, reste toujours dans l’oeuf; et le premier-ministre se désin téresse plus que île coutume des labeurs parlementaires.La politique semble lui poser; il laisse les autres porteurs de portefeuilles se tirer d'affaire seuls, plutôt que de les assister, de se mettre en avant d’eux, comme il le fit naguère l‘an dernier.Qu’est-ce qui peut bien avoir fait re tirer cet Achille sous sa tente?On ne le sait au juste, mais les commères glosent fort.Eh oui, mon Dieu, il y a des commères ici peut-être davantage qu’ailleurs.Nous ne répéterons point des rumeurs indiscrètes qu'elles colportent sous le manteau, mais.elles sont intéressantes.I Le clou de la journée, c'est uue résolution de non-confiance, que proposait cet après-midi M.Patenaude, un oppositionuiste modéré, et qui n’a qu’un seul défaut, celui d’être trop modeste.On dirait que la politique provinciale l’écoeure.Franchement, il y a de quoi.“Cette Chambre”, dit M.Patenaude, “regrette que le gouvernement n’ait pas traité tous les comtés ruraux de cette province avec une égale fa veur et une égale justice, en faisant la distribution de la somme de $55,375 affectée à.l’amélioration des chemins ruraux durant l’exercice financier ex pirant le 30 juin 190f), (voir comptes publics de 1909, page 243 à 251).” M.Tellier, avec sa clarté, son bon sens et sa logique impeccable, a expli qué nettement la question."En 1907, nous avons, dit-il, passé une loi relative aux chemins.Toutes les municipalités qui veulent prendre à leur charge leurs chemins ruraux ont droit de retirer du gouvernement la moitié du coût de cot entretien.Toute- O116 : “Quand fois, coci ne saurait excéder 8800 par r'f ^ s' voulez-vous que le peuple ne suive pas votre exemple?” 11 MM.Plante, Lavergne et.Prévost y mettent plus de violence dans leurs attaques, quoique le premier y aille avec moins d’ardeur que les deux autres.‘'Vous vous vantez partout, dit-il, de faire beaucoup pour les chemins ruraux.Vous ne faites pas votre devoir.J.a loi de 11)07 n’est pas satisfaisante.A oils avez bien passé la loi du gravo-lage, en vertu de quoi vous pouvez donner 8500 à une municipalité ; mais, vous avez des complaisances spéciales pour certains comtés, et c'est ce dont nous nous plaignons.Ainsi, dans maints comtés, - tous ministériels, est-il besoin do le dire?— on fait des dépenses extraordinaires, qui se chiffrent do 32.000 à.85,(100.Ainsi, dans Napierville, - que représente ici M.Doris, un député dont le principal mérite est d'être ministériel dévoué, vous avez donné 81,350.Dans 1’Islet, vous avez donné 31,000.\ ous favorisée vos amis politiques nu détriment fies autres.Il faut que cela cesse.” Lavergne entre en scène.Et, quand Lavergne, parle, il y a jusqu'à M.Gouin qui l'écoute, s’il est présent, et daigne sourire parfois.“Mais comment, dit-il, vous prétendez dépenser 300,000 pour les chemin ruraux?C’est faux.De reri, vous dé pensez ]a moitié en octrois donnés j des comtés ministériels qui n’ont aucun droit à ces sommes.Ainsi, l’an dernier, vous donniez f*23,450 à qui ont obéi à la loi, et 827,00(1 ceux qui en ont fait fi.Seuls les rom-tés ministériels ont bénéficié de vos faveurs.Des députés qui n’osent pas clever la voix meme contre des mesures d'intérêt privé, si un ministre ou son associé s’y intéresse ont seuls bénéficié de votre générosité.Vous agis se/, comme des philantrophes.à rett différence près que cet argent n’est pas le vôtre.” M, Gouin sourit.Lavergne reinar premier ministre sou umeur, il de comté.11 y a quelque temps on a m inspire.Quand il est de mauvaise lionne de amendé la loi.de telle sorte que, lorsqu’il s'agit d’empierrement des che mins, le gouvernement puisse payer une somme de 850Û par municipalité, à condition que ces travaux soient faits à la suite d’un règlement qui pourvoie à l’entretien de ees chemins.Le gouvernement ne peut donner davantage.‘‘Or, le gouvernement, a fourni un état des municipalités qui se sont con-; formées à.cette loi.Aucune paroisse du humeur, il faut que je me fasse violon ce pour discuter.'’ Il raille M.Allard de scs dons di Chasse-neige à Saint-François du J,al1.paroisse féconde en grands hommes, où le Capitaine Dernier, s'il n’allait pas au pole, pourrait trouver beaucoup de neige, paratt-il, et, nombre d’Abénn kis, au lieu des Esquimaux.” Finalement, Lavergne rappelle ‘‘h don scandaleux de 818,000 volés au co- faut le dire bien haut au peuple, que des 800,000 dépensées pour les chemins on on a employé 827,000 à acheter les électeurs en vue dos élections partielles futures.” MM.Prévost, Lavergne, Plante et Tellier avaient raison.Mais ceci n’a guère emu le gouvernement, - fier de sa majorité complaisante, — dont la moitié s’amusait dans les corridors et nu fumoir, attendant le vote, — le ministère s’est mollement défendu.M.Caron, ministre de l'Agriculture, a dit : “H y a bien eu quelques exemples de faits, ici et là, un pou en rnat'gB de la loi, mais c’était pour la mieux faire connaître.Tout va bientôt être uniforme.Et tout se fera légalement.” M.Allard, lui, n défendu son cadeau de chasse-neige à sa paroisse natale, et I on a fait donner la garde.Par un vote de 10 à 15, M.Lafontaine, de Mansklupngé vote avec les ministériels,- la Chambre rejette la proposition de M.Patenaude et passe à l’ordre du jour.IV l e reste de la séance a été plutôt terne.Des députés, sur le parquet, s’amusent à se lancer des javelots de papier ; et.clans les couloirs, près dune grande fenêtre, une dizaine d'autres s écrasent le nez à regarder dans la cour intérieure du Palais, où le Dr Pilon, de Yaudrcu’d.un brave vétérinaire ministériel, est en train.— histoire de se refaire la main afin d’êtro en forme pour retourner à sa clientèle.- de couper les oreilles au jeune chien d’un journaliste.'Naturellement, M.Pilon agit par bonté de coeur, (,'n n’empêche pas les curieux do critiquer son habileté.Certains affirment même, les malveillants, quo M.Pilon a mal fait l'opération, et quo le pauvre chien ne vivra pas.parce que le vétérinaire lui a coupé le “ nerf ”, Sans “ nerf ”, un chien ne vit point, vous savez.Pendant ce tcmps-là., ceux qui travaillent, ils sont un peu rares, à de certaines heures.étudient en comité général et votent en troisième lecture, a 1 unanimité, un bill qui défend la vente en bloc des marchandises d’un commerçant, à moins que l'acheteur n'ait d’abord le consentement des créanciers du vendeur qui recevront leur part des argents ainsi payés.Le bill sur le point d’être agréé, M.Tellier, plaisamment, remarque : C’est un vote de confiance que nous donnons " C’est bien du moins que nous en ayons un ”, réplique en souriant M.Gouin.Vrai, ie vent souffle à la bonne humeur ! La brochure relative à la loge P” Emancipation” publiée avant hier à Montréal, a circulé de main en main aujourd’hui, dans les coud tés et dans la chambre.Sur le parquet, MM.Devlin, Décarie, Kobillard.Tessier, Levesque la feuilletaient, pendant.la séance.Ce matin, MM.Gouin, Perron, Cousineau et Plante, l’ont lue, dans les comités.Et, à six heures, tout un groupe la discutait, autour du pupitre de M.Decarie.On en parle autant que du bill de Montréal, qui a subi aujourd’hui ses première et seconde lectures, au Conseil Législnt if.\ propos : MM.Tellier et Bourassa ont voté l'autre jour, contre l’octroi d'un salaire de 87.500 au principal avocat de la cité de Montréal, non pas parce qu'ils trouvaient ce salaire trop élevé, mais parce qu’ils prétendent que c'est à Montréal seul, et non à la Lé gislature do fixer le traitement de son principal avocat.Et ils n’ont point tort, vous l’admettrez.GEORGES PELLETIER.comté de Kamourftska n’est sur ee ta : * ,,l,x agriculteurs de la provin bleau! Et.cependant, nous constatons;0' employi s a empierrer les chemins que ee comté a reçu $1,450 du gouver-1 f,fi Montmorency, fief do M Taschereau, surtout les chemins de nement.pour ses chemins, tandis que, s’il se fût conformé à la lot, il n'eût pu recevoir plus que SsiOO ; c'est, donc là donner une prime aux comtés qui ne se soumettent pas à la loi.C’est un abus criant, qu’il importe de dénoncer.Sans doute, le gouvernement peut aider en certaines circonstances des municipalités pauvres.Seulement, les 12 municipalités de Kamouraska, favorisées outre mesure, sont toutes riches et n’ont pas droit à ce traitement.J,e ministre nous répondra: "Mais nous voulons les réduire à suivre la loi de 1907”.Est-ce pour cela que vous fêlé”.le ne veux, en aucune façon, reprocher au caudataire de Thon.M.Taschereau, d'employer des termes aussi éloquents à l'adresse de M.d’Hellencourt, rédacteur du journal gouiniste.Ils doivent savoir s'apprécier, que diable, se connaissant de longue date.Et puis, c 'est leur affaire! Le piquant de tous ces démêlés, c'est de constater combien les journaux cré-chards de Québec sont âpres à la curée, combien leurs parades patriotiques et désintéressées sont fausses et combien, en tout, ils ressemblent à leurs confrères de chez nous, le “Canada” et le < ‘ Paya ' par exemple.Toutes ces boîtes engagent un rédacteur pour prôner à leur porte, les prin-ipes les plus purs, pendant que d'autres battent le tambour ^p-mr remplir la caisse.Leurs reculades ne se comptent plus.Bande de repus sans vergogne.TANCREDE MARSIL.Ghateau-lticher à la Bonne Sainte-An ne.G’est inique et scandaleux, et il faut que In province le sache, quelque silence que fasse la presse ministérielle à coi oudroit.’' Pendant que Lavergne parlait, M.Prévost feuilletait les comptes publics.La Chambre s’aperçut bientôt qu’il y avait trouve des détails intéressants."Ainsi, dit-il, dans Kamouraska, naguère représenté si placidement et si bourgeoisement par M.Rodolphe Roy, depuis émigré dans un monde meilleur, le gouvernement a donné frauduleusement des sommes considérables, pour les chemins.Douze paroisses, n'étaient pas en règle avec la loi, mais on a passé outre, et on les n gavées à cause des élections partielles qui devaient suivre l’abdication de M.Roy, aujour-d hui juge, juge, vous entendez bien ! "On a agi de let même manière élans Napierville, et dans Yamaska, deux des comtés les plus riches de la province, comme Kamouraska, du reste.On agit comme si l’on était ministre eles rouges, ministre du pouvoir, et non ministre de la province.Si l’on veut éduquer le peuple, il faut que le gouvernement commence par observer lui-même les lois, et qu’il s abstienne de traiter d’une manière privilégiée, au mépris des lois, les municipalités ministérielles qu'on encourage à ne pas observer la loi.C’est une farce que d'agîr ainsi, farce scandaleuse, mais que seals les contVés où il y B ou va avoir des élections partielles en bénéficient.On dépense l’argent du public sans méthode, dans un but de favoritisme, on vole de l’argent pour oacher bw, Hct«s du gouvernement.11 L'éclairage des rues CETTE QUESTION SERA PROBABLEMENT SOUMISE A L’ARBITRAGE — UNE NOUVELLE CONCURRENTE.Les commissaires ont consacré la m a Vu re partie de la séance d hier après-midi, à discuter la question de l’éclairage ; mais ils n’oiit arrêté encore aucune décision, bien que les avocats semblent plutôt disposés à favoriser la proposition d'arbitrage formulée par le Power.Le bureau a envisagé, également, la possibilité de soumettre eette question à la Commission des services publies.Les commissaires ont reçu une offre nouvelle de la Saraguay Electric Ministre de la | Plusieurs firms assurent qu'elles sont .,, , i, i> i orêtes à construire au pays et I ou Marna-, M.L.I>.«rôdeur a annonce, ^ (,untrftts Heront.|)ags(-.s Viier que les navires de la manne de aVrtnl longtemps.guerre canadienne seront construits au |,e Ministre ira probablement à 11 a Canada, aux points qui' conviendront liiax pour la réception du croiseur UN APPEL AUX ECHEVINS DE LA VILLE DE MONTREAL La “ Ligue Antialcoolique ’’ demande aux derniers élus du peuple de ne pas manquer à leur engagement, relativement à la fermeture de bonne heure des débits de boissons le mieux aux entrepreneurs.j Ninljé UNE CAMPAGNE PAR L’AFFICHE On essayera, en instruisant le peuple, d’enrayer la tuberculose On sp sam patrie moyen de l’affiche, f es affiches couvriront un espace d’au moins deux millions, cinq cent mille pieds carres par mois propose d'entreprendre une | pagne par 1 affiche, pour combattre la contre la Tuberculose au tuberculose.M.Robertson a declare que des arrangements étaient a peu près faits avec les fabricants d'encre et de papier pour l'exécution de ce travail, et il a demandé si les colleurs èt la location de l’espace d’affiches étaient prêts à aider au pro-oûtera environ ff'-’ô.OOO.jet.Ce projet a .reçu l'approbation du On a approuvé le projet et il a rte dixième congrès annuel de ]'Associa décidé d'< consacrer une valeur de lion canadienne des colleurs d’affiches.82.r>,00(| pour la location des murs qui avait commencé, à Chatham, le 21 d'affichages.mai et s'est terminé hier.I.'a.fichage sera fait dans chaque M.,f.S.Kobcrtson, secrétaire du ville par les soins do l’association lo-Sanatorium National du Canada et de cale et, là où il n'y a pas d’associa-l’iiôpital Gratuit Muskoka, a lait un tion.à la demande du clergé et d(-s appel vigoureux en faveur d’une cam- I médecins.I,a “ Ligue Antialcoolique de Mont- publiquement l’an dernier que.si le réal ” et la ‘‘ Dominion Alliance”, par conseil d’alors ne passait pas le règle-leur président et secrétaire respectifs, | ment Carter, ses successeurs le passe-désirent faire la déclaration suivante, raient.Le résultat fut qu line majo-nu suiet du règlement Carter, relative- ; rite considérable du conseil^ actuel mont à la fermeture de bonne heure ! s’engagea à la passation du règlement des débits de boissons.de fermeture de bonne heure.Retrai- '' Comme associations de tempéran- ter maintenant et permettre aux éche-ce.travaillant pour le bien public, j vins de ne pas exprimer leur opinion, nous nous réjouissons des modifica serait de notre part, une coutradictmn lions que le gouvernement se propose ; et un manque de sincérité envers notre de faire à.la loi «les licences.Nous1 Archevêque, le chef du mouvement de reconnaissons le courage et la sincéri- la temp«’rance.té qui ont inspiré les législateurs, et j Aussi, nous demandons a tous .cette mesure recevra notre appui.Ce- éclievins, amis de notre cause, qui LA CHASSE A LA DYNAMITE Un prospecteur se sauve la vie, grâce à un procédé des plus ingénieux pendant, bien que contents, nous ne sommes pas entièrement satisfaits, car nous considérons la fermeture des débits de boissons à dix heures du soir les ours ordinaires, d'une importance vitale.Notre décision est donc d’insister auprès des échevins qui ont pris rengagement de passer le règlement ('alter, pour qu’ils exécutent leur promesses.Il y a ici plus qu’une question de tempérance, savoir : une question de moralité publique.S’il était permis aux représentants publics de ne pas remplir leurs promesses et d’éviter la responsabilité de leurs engagements, toute la société pourrait en souffrir, et l’administration civique pourrait devenir la proie de mauvais éléments.Aussi, nous ne pouvons souscrire à un- semblable état de choses.De plus, notre Archevêque, a déclaré sont engagés a voter ment Carter, d’être à leur poste en hommes honorables qu'ils sont, lundi prochain.De cette façon, le gouvernement soutenu par l’opinion publique recevra un puissant encouragement à décréter la fermeture à dix heures dans toute la «province, et la ( ite de Québec ne courra pas le risque rie voir sa situation amoindrie et de se voir dans ('obligation de changer son règlement de fermeture, et d adopter on/e heures au lieu de dix heures.Les provinces du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse, ainsi que plusieurs grandes villes comme Glasgow, Edenbourg, Dundee et Aberdeen ont fait l’expérience de la fermeture à dix heures et les résultats ont démon-I ré que la cause de la moralité et de la sobriété y avait beaucoup gagne sans qu’aucun intérêt légitime en souffrît.” Calabash coûte boite Mixture: fl aines.Alaska, 2*1 mai.— l ne ban- les mèches, il ouvrit sa cabane et lande de loup hurlant à sa porte, une ça contenant et contenu nu milieu des nue rapide de la rivière menaçant loups dont onze furent tués.Les au d'emporter, avec son écluse, le travail, ires s’enfuirent, naturellement, comme de plusieurs semaines et son fusil hors d'usage, Joe de Blondeau, un chercheur d’or, était bien mal pris, l’autre semaine.Tl mit deux cartouches de dynamite dans un sac, puis, après avoir allumé s’ils avaient eu le diable à leurs trous ses et notre courageux explorateur put aller ouvrir les vannes de l’écluse qui commençait à céder.Go n’est pas tout rose d’être coureur des bois.LES INSTITUTEURS REUNIS La deuxième partie du programme de l’assemblée biennale se déroule hier après-midi.— Condoléances au Roi Le conférencier, avant de traiter directement de renseignement de la grammaire, montre les rguports qn il a entre la langue et la grammaire LES JEUNES GENS ET LE CONGRES EUCHARISTIQUE Le comité central d’organisation des] Très Saint Sacrement.Afin de refêtes tlu Congrès Eucharistique a ron-, hausser, si possible, l’éclat de cette fié aux membres de l’Association Gu- cérémonie, le sous-comité en question t holique de la jeunesse canadienne ! se propose d'organiser des chœurs île française le soin de préparer l'organe chants dans chaque paroisse.Il fera sation extérieure de ces grandes fêtes, un appel général à tous les jeunes 1 ii sous-comité à été nomme à cet ef- gens qui habitent les différents quar-fet.Il se compose de MM.Elzéar La-; tiers.vergue, Gustave Mouette et du Dr G.Afin de faciliter sa tâche, il common-II.Baril.: rera dès mercredi prochain une série Des'grandes lignes et un nouveau pro-.d'assemblées dans chacune des parties gramme définitif, ont été tracées de- la ville.La première se tiendra Nous avons appris que le samedi qui | au collège Ste-Elizabeth, à S.-Henri, précédera le jour «le l’imposante pro- ; ,>t l’on convoquera tous les jeunes cession, tous les jeunes gens de la ville gens de l’Ouest de Montréal, se rendront devant ; Archevêché et es- bes trois membres du sous-comité coréerrint le cardinal légat au lieu ; s'adjoindront un comité spécial dans choisi pour l’Assemblée.On n est pas ; chaque paroisse où ils passeront, encore fixé sur le choix de la salle.La belle initiative qui les anime se- Comme nous le disons plus haut, lelra, nous n’en doutons pas.couronnée lendemain aura lieu la procession du‘d’un franc succès.A l’ouverture de la séance de l'après-midi tenue par ,es instituteurs de Montréal, M.le président J.V.Désaulniers, faisant remarquer que le nombre des instituteurs presents était plus considé- - , ., .rablo qu’à rassemblée du matin, de-j et expose la valeur de la grammaire te de la grammaire avec les tous petits enfants, puis avec les plus âgés.Il donne des leçons modèles sur le nom, l’adjectif qualificatif, sur le verbe et sur le participe passé conjugué de condoléances devant être envoyées au Roi George A’.AL J.J.Maguire, principal de l’école Murphy, lut la résolution suivante qui fut agréée à 1 unanimité : ‘‘Nous, professeurs laïques catholiques de Montréal, d’accord avec toutes les classes de l’Empire, déplorons la mort de Sa Majesté le roi Edouard VII, et sympathisons profondément avec la famille royale dans son deuil.Nous désirons exprimer notre loyauté au souverain régnant.Sa Majesté le roi George V, et nous espérons sincèrement «|uo le devoir d’enseigner la loyauté à nos élèves, devoir auquel nous avons toujours été fidèles,, nous sera rendu plus agréable par la suppress',on de la formule du serment royal, de ees allusions si blessantes poulies catholiques Romains.Dieu sauve le Roi !” M.J.-P.Labarre, principal de l’Ecole Champlain, invité à prendre la parole.prononce une intéressante conférence dont voici un résumé; avec "avoir .Il fait trêve avec les vieilles méthodes qui enseignaient la grammaire par la grammaire.Avec les plus petits enfants, les leçons données par le conférencier procèdent d’une façon tout à fait expérimentale.Avec les enfants plus âgés, sa méthode fait remonter d'un exemple ou de plusieurs exemples à la définition et à la règle que les élèves peuvent le plus souvent trouver par eux-mêmes, à.l’aide «le questions si bien conduites qu’il est impossible de mieux diriger les enfants dans les sentiers Wdus de la science.lu [leu ax'aiit la conférence de AL Labarre, il fut proposé qu’on envoyât une couronne pour la démonstration en l’honneur de Dollard Des Ormeaux.M.J.-V.Désaulniers, président, représentera officiellement l’Association des Instituteurs Catholiques de Montréal.PETITES ANNONCES FILLE DEMANDEE parlant le français, capable de se rendre utile dans un magasin général de campagne comme commis et teneur de livres.S’adresser à L.T.Laurin, Ste-Dorothée, Co.Laval.115 T ^ CHAMBRE DEMANDEE Deux jeunes messieurs distingués demandent une chambre double, avec améliorations modernes rue S.-Hubert, S.-Denis ou Sherbrooke.Ecrire de suite à 900 Ontario Est.Spécifier le prix.^ A LOUER AVENUE GREEN, S.-Henri, 448.-Joli plnin-pied, 7 pièces, loyer $15 ; autre logement, 139 Sanguinet, loyer S8.Biron & Savignac, notaires, 99 S.-Jacques, édifice Banque Nationale,^_ A VENDRE PONY avec voiture et harnais à vendre à bas prix, S’adresser à L.C.Meunier, 80 rue StGabriel.A VENDRE Pianos AA’illiams de $350 pour $125.Heintzman, $300 pour $200.Pratte, $600 pour $300.Ennis, $250 pour $100.Hardman $300 piour $75 S adresser à 312 Ste-Catherine Est.“La Culture Physique du Prof.E.J.Poirier” 1420 BLVD.SX-LAURENT, MONTREAL.Bell Tel.S.-Louis 2667.Culture Physique, — Physiculthérapie, — Hydrothérapie, Massage, etc.— Motto de l’Institut.Atteindre la santé parfaite.Quelques maladies don! 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sion.La commission ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune autre j des soumissions reçues.Par ordre.E.R.DECARY, Séc.-tréfc Montréal, le 27 mai 1910, ^411 LE DEVOIR, samedi 28 mai, 1910 3 HYGIÈNE DE L’ENFANCE La mortalité infantile.— Ses causes ( Pour le “ Devoir ” ) Voici l’été.“ et son triste cortège’’, sommes-nous tentés de nous écrier en pensant à ce long défilé de -petits corbillards qui conduiront, tou* les jours, un si grand nombre d’enfants au cimetière, durant la saison chaude.C’est l’époque redoutée par les mères de famille.Elles ont la triste expérience des rayages que causent les grandes chaleurs” parmi lés nourrissons surtout.Ces prévisions maternelles ne sont que trop justifiées parles faits.Tl est reconnu par tous, en effet, que les enfants meurent eh très grand nombre durant l’été.Dans les villes surtout, le fléau prend des proportions inquiétantes, et si, toutes les bonnes volontés ne se donnent la main, le mal ne peut qu’augmenter, Montréal est jtarticulièrernent éprouvé sous ce rapports* J’ai siir ma table les dernières statistiques des décès (1908).A notre honte, on peut y constater que notre ville est celle de toute l’Amérique où il meurt le plus d’enfants.Voici d’ailleurs un petit tableau édifiant, montrant la place occupée par les enfants "dans Dr mortalité totale de quelques villes : Philadelphie, 'l28 pour cent ; Boston, 31 pour cent ; New-York, 36 pour cent ; Lowell, 39 nour cent : Chicago, 41 pour cent Montréal, 58 pour cent.Ainsi donc à Montréal s\ir 100 décès nous1 trouvons 68 enfants au-dessous de 5 ans, ¦ Poussant un peu plus loin nos recherches nous constatons que les nourrissons de 6 mois à un an, à eux seuls, entrent dans le total pour une proportion de 30 pour cent.Comparons, si vous le voulez, la mortalité des mois d’hiver avec celle d’été ; nous verrons l’évidence du danger qui menace encore' nos enfants cette année.En novembre, décembre et janvier il meurt environ 330 enfants par mois ; mais' en juillet, août et septembre, le chiffre de la mortalité monte à 345 par mois.Disons avant de laisser les chiffres que la plupart des enfants meurent de gastro-entérite, maladie le plus souvent évitable, pourtant, et malgré tout, «elle fait mourir plus d’un tiers des enfants au-dessous de cinq ans.• Mais il ne suffit pas de constater un malheur pour le guérir ; il faut, de plus, en rechercher les causes, tâcher de les rendre moins néfastes, sinon de les supprimer.Les causes de la grande mortalité infantile sont nombreuses.Nous eu indiquons ici les principales, et dans des articles subséquents nous tâfche-rons de bien montrer aux mères surtout.qu’avec beaucoup de bonne volonté' elles pourraient sauver la vie d’au moins la moitié de ceux que la mort guette déjà.C’est d’abord l’ignorance involontaire, empressons-nous .de le dire, de la plupart des mères de famille à qui on n’a jamais enseigné d’une façon adéquate les moyens ¦ à prendre pour conserver là santé de leurs enfants.- Il existe, en outre, une foule de préjugés, très ancrés, dans les vieux cerveaux surtout, qui sont très préjudiciables à l’enfant.L’état déplorable du lait qu’on nous vend à Montreal, est aussi un très grand ennemi du nourrisson qui est bien souvent forcé d’y rechercher sa riiort.Tïïnfin le mauvais état hygiénique de nos habitations cause, dans une large mesure, le mal que nous combattons.Il s’agit donc de faire connaître au public les moyens a prendre pour hitter efficacement contre le fléau.C’est par la voix des journaux et l’œuvre dos conférences que nous arriverons au succès.Déjà plusieurs curés ont organisé dans leurs paroisses une série de conférences où de saines notions d hygiène sont données.Que les mères les suivent a eut, qu’elles lisent aussi tout ce qui se publie sur i’im-portant sujet de l’élevage de 1 enfant.Les heureux résultats ne se feront pas attendre.Nous verrons avec bonheur qu’en l’été de l’année 1910.la mortalité infantile a.considérablement baissé.Nous nous plaignons avec raison de l’exode des nôtres aux Etats-Unis et nous supportons sans révolte, cet autre exode plus regrettable de nos petits vers l’autre monde.La Providence ne les a pas fait naître pour en faire presque aussitôt des petits anges.C’est aux parents de veiller pour qu’ils accomplissent leur complète destinée.Nous causerons la Semaine prochaine de l’ignorance des mères et des préjugés.Docteur I.J.HEINE.Un grand savant Français Cartilage, vendredi de Pâques._ U ' l ‘ „ .' ., Me voici arrivé à Carthage-¦ par le tramway électrique, qui suit en quelques minutes I’line des digues du beau chenal récemment creusé au milieu du lac, ,(te La Goullette à.Tunis, Carthage, ce n’est plus même une ville, après avoir été la plus riche ville du monde, successivement une puissante cité punique, une colonie romaine, l’une des plus florissantes Eglises chrétiennes des .premiers siècles.Ce n’est plus que leux collines voisines, sur lesquelles b élèvent quelques grandes constructions qui ne se rejoignent pas, deux couvents de religieuses, une cathédrale, un hôtel et l’un des plus beaux musées archéologiques du monde, sans compter des ruines fort importantes.Je vais d'abord visiter les anciennes “citernes” : imaginez .17 chambres pa rallèles de 30 mètres de long, remplies ti’eau pure dans le bas, comme des galeries en voûtes, qui seraient inondées: elles servent encore aujourd’hui de réservoir d’eau pour La Goulette.Tout autour se trouve, datant üe 600 ans’avant JésuS-Christ, un vn-ste cime-1 tière carthaginois qui a été exhumé | par le Père Delattre, de l’ordre des Pè- [ res Blancs, Il n’est pas un endroit de| cette colline, pleine d’histoire, que ce religieux n’ait fouillé avec succès: du sommet, il a fait sortir un Eden, petit théâtre païen où l’on récitait des vers; sur la pente nord de la colline, une vaste nécropole chrétienne, avec une chapelle et une basilique, plus loin un second cimetière carthaginois et une seconde basilique.Il n’est guère d© mois où il n'envoie à l’Académie des Inscriptions et.Belles-Lettres, dont il est un des membres correspondants, quelque rapport sur ses belles trouvailles, tous ceux qui suivent attentivement les nouvelles du monde de la jmience le savent bien.Sa dernière découverte, qui date de quelques mois,, est des plus intéressantes.Il espérait depuis longtemps, en- fouillant un certain coin de la colline, rencontrer des souvenirs de sainte Perpétue et de snin-1e Félicitée, jetées aux bêtes, en raison de leur foi, dans l’amphithéâtre de Carthage, qu’il avait autrefois dégagé: il est tombé en effet sur la maison authentique des deux héroïques martyres.Finissons notre tournée sur cette précieuse colline, qui est vraiment un monceau d’histoire, en passant au théâtre: il a été déblayé par les archéologues du gouvernement qui vivent en'parfaite intelligence!' ces choses sont faciles en Tunisie ) avec le Père Delattre.Voici, tout à côté, les riches maisons romaines, nu sol orné d’élégantes mosaïques: quelle vue incomparable avaient les habitants de Ces demeures, ainsi que les milliers de spectateurs assis sur les gradins du théâtre ! Ils contemplaient le golfe de Tunis, que bien des connaisseurs estiment le plus beau site de toute la Méditerranée: aujourd’hui, sous un ciel d’orage, il est paré de tous les bleus et de tous les verts que puisse offrir la plus riche palette d’un peintre italien: sa Ceinture montagneuse est grandiose à| la fois et élégante, dominée par les deux pointes de majestueux Bou-Kor-nine.où jadis les prêtres carthaginois montaient offrir des sacrifices au dieu Baal,— et plus loin par la cime den-ïcllée du Djebel Rhessa; dans le fond se profile In silhouette du Zaghounn qui s’aperçoit «le la moitié de la Tunisie et qui envoie ses eaux à la capitale.à travers 60 kilomètres, parle vieil aqueduc romain.Il faut s'arracher à cette contem plation pour gravir la colline voisine H visiter dans le séminaire des Pères Blancs le musée Lavigerie; il porte justement le n«tm du grand cardinal de l’Afrique française qui, il y a 35 ans., a lancé ses missionnaires sur cette colline historique, en leur recommandant seulement deux choses: d'exercer la charité et de fouiller.Depuis ce temps, le Père Delattre ne cesse d’enrichir par ses inlassables découvertes le musée, réparti à la fois dans leiar-| Les retraites fermées LES REUNIONS DEJA FIXEES Dans le jardin qui occupe tout le §omulet de la colline so creusent les ruines grandioses «l’un ancien palais romain.Partout à leur tour alternent, avec les orangers et les grenadiers, d’innombrables coffrets cinéraires, très petits cercueils en pierre où les Carthaginois avaient coutume de déposer les cendres de leurs morts.Un sarcophage colossal en marbre blanc s’allonge devant la chapelle Saint-Louis, élevée en l'honneur de notre grand roi v«ï nu mourir sur cette plage en combattant les Turcs.J.o Portique est tout éclairé par deux bas-reliefs de dimension élevée qui se regardent à chaque bout, représentant deux Victoires artistement drapées.L’intérieur nous ménage une surprise plus belle encore.Une première salle d'antiquités romaines et chrétiennes, présente des lampes en terre, des moules à hosties, de naïves représenta-tions primitives de la Vierge tenant l’Enfant-Jésus entre ses genoux, le tout des premiers siècles de notre ère.La seconde salle prodigue dans ses vitrines tous les objets de tout genre trouvés par l'heureux archéologues dans les tombes carthaginoises, coquillages, bijoux, statuettes, fards, miroirs, fragments d’oeufs d’autruches peints en faces humaines, etc., etc.Mais la perle unique est une figure de femme! sculptée, en grandeur naturelle, sur le couvercle de son propre tombeau, et peinte de couleurs variées, jeune prêtresse à.l’air énigmatique, drapée à la mode "égyptienne de deux grandes ailes de vautour pudiquement croisées sur ses jambes.Aucune des nombreuses statues trouvées en Tunisie ne vaut celle-là: c’est un des plus beaux chefs-d’œuvre de l’antiquité.En le contemplant, en pensant "à celui qui a découvert cette Sculpture païenne, qui l’a remise en honneur et en lumière je songe: dire que, en ce moment, dans notre pays, plus d’un bel esprit de chef-lieu d’arrondissement, attablé au Café du Progrès, se croit très fort parce qu’il vient, une fois de plus, de jeter le reproche d’obscurantisme à la tête de notre religion.Mais ces gens-là, malgré leurs prétentions, n’ont donc jamais rien vu! Us n’ont pas voyagé, jamais ils n ont uns les pieds à.Rome, qui possède le plus beau musée d’antiquités du monde, le musée du Vatican! ils ne sont jamais venus non plus au musée Lavigerie do Carthage!.Celui-ci est ouvert gratuitement tous les jours, matins et soirs, et fréquenté par do nombreux visiteurs, parmi lesquels nombre d’Anglais et d'Allemands, qui savent tous fort bien la haute valeur du Père Delattre.Mais le voici qui vient à nous: c’est bien lui avec sa marche pressée, ses gestes rapides, sa robe blanche épinglée du ruban rouge de la Légion d honneur, et sous sa chéchia, sa t«A,tn expressive avec ses ardents yeux bleus au-dessus de la barbe blonde.Il me demande des nouvelles du Père de la ( roix, son illustre confrère en archéologie,^ le.jésuite de Poitiers qui aj trouve tant d’etablissements gallo-romains ou mérovingiens et, lui aussi ! une ville romaine, et il s’excuse de ne ; pouvoir rester: il court à Tunis sou-j tenir un ami qui est aujourd’hui sous le couteau des chirurgiens.L’on voit que son cœur est à la hauteur de son intelligence.Charité et archéologie, il exécute à merveille la consigne reçue il y a 35 ans, de son général en soutane rouge.Tous les Français peu-1 vent donc l’estimer et ils doivent tous j connaître le nom du Père Delattre qui fait tant d’honneur à la France par ses travaux et ses fouilles païen-j nés et chrétiennes, sur le cap le plus ! riche en histoire de tout le bassin] «le la Méditerranée.Voici la liste des retraites fermées déjà fixées, avec l’indication des divers groupes auxquels elles s’adressent, de leurs secrétaires et de la date de commencement‘ét de fin des retraites.Toutes ces retraites auront lieu à la villa La Broquerie, Boucherville, à part celle des instituteurs qui se tiendra au Ssault-au-Récollet.Médecins, promotion de 1910, du mardi soir, 31 mai, au samedi matin, 4 juin.8'eerétaire, M.S.Vernie, Université Laval, Montréal.Prêtres, directeurs des ligues du Sacré-Cœur, dit dimanche soir, 5 juin, au jeudi matin, 9 juin.Secrétaire, R.P.Hudon, S.J :.Bureaux du "Messager”, rue Rachel, Montréal.Chefs de groupe des ligues du Sacré-Cœur, du jeudi soir, 9 juin, au lundi matin, 13 juin.Secrétaire, M.Arthur Saint-Pierre, Bureaux du “Messager”, rue Rachel, Montréal.Association Catholique de la Jeunesse, du jeudi soir 16 juin au lundi matin.20 juin.Secrétaire, Le comité central, Casier postal, 2183, Montréal.Ouvriers, du jeudi soir 23 juin au dimanche soir', 26 juin.Secrétaire, M.0.J les loges, 1054, rue des Erables, Montréal.Instituteurs, du samedi soir 2 juillet, au mercredi matin, 6 juillet.Secrétaire, M.IR Mondoux, Ecole Montcalm, Montréal.Cette retraite aura lieu à la Maison Saint-Joseph (noviciat des RR.PP, Jésuites) au Sault-au-Récol-Jet, près Montréal.Avocats et Notaires, du jeudi soir 21 juillet au lundi matin, 25 juillet.Secrétaire, Hon.L.-O.Loranger, 97, rue S.-Jacques, Montréal.Présidents des Conférences S.-Vincent «Je Paul, du jeudi soir 28 juillet au lundi matin.1er août.Secrétaire.M.J.-A.Prendergast, Banque Hochelaga, Mont réal.Retraite générale (ouverte à tous), du jeudi soir 4 août au lundi matin, 8 août.Secrétaire, M.Arthur Saint-Pierre.71, rue Fabre, Montréal.Médecins, du jeudi soir, 1! août au lundi matin, 15 août.Secrétaire, M.le Dr L.-E.Fortier, 276, rue S.-Denis.Montréal.Industriels et marchands, du jeudi soirs 18 août au lundi matin, 22 août.Secrétaire, M.J.-A.Yaillancourt, 90, rue Mance, Montréal.Homines d’affaires, du jeudi soir 25 août au lundi matin 29 août.Secrétaire.M.Edmond Hurtubise, 81, édifice Guardian, Montréal.Jeunes gens, du jeudi soir 1er septembre au lundi matin 5 septembre.Secrétaire.M.Henri Fortier, 69, rue Garnier, Montréal.Retraite générale (ouverte à tous), du jeudi soir 15 septembre au lundi matin, 19 septembre.Secrétaire, M.Arthur Saint-Pierre, 7i, rue Fabre, Montréal.Chaque retraite s’ouvre à 9 heures du soir.Elle se termine assez tôt le matin pour permettre aux retraitants d’être de retour à Montréal à 8 heures.Le vapeur “Boucherville” quitte Montréal, au quai de la traverse de l.ongueuil, coin des rues Poupart et Notre-Dame,' à 5 heures 15 et 7 heures 30 du soir.Aucune rétribution n’est exigée pour les frais de séjour.Ceux cependant qui peuvent le faire facilement sont priés de laisser une aumône.Tous ceux qui désirent prendre part à 1 une de ces retraites doivent envoyer leur nom et leur adresse, quelques jours avant la cale fixée, au secrétaire de la retraite qu’ils veulent suivre.lœs groupes qui ne figurent pas dans la liste précédente et qui désireraient avoir une retraite spéciale, pourront s’adresser le mardi et le mercredi au R.P.J.Dugas, N.J., directeur des Retraites fermées, Immaculée-Conception, rue Rachel : les autres jours à M.Arthur Saint-Pierre, secrétaire, bureaux du "Messager”, rue Rachel.Le Nationaliste Illustré.En voici une nouvelle qui va réjouir nos amis, les artisans de la réforme, les partisans de la bonne cause.Le Nationaliste a 6 pages.Une page de caricatures piquantes, d’actualités.Que de campagnes en perspective ! Que de faux bonshommes vont se voir démasquer ! Que de masques vont tomber sous les fins coups de crayon de VIR et de quelques autres de la bonne école ! Le Nationaliste Journal d’avant-garde, vigoureux batailleur qui ne craint pas les coups et sait les rendre.Journal du dimanche contenant des articles signés par les meilleures plumes canadiennes et françaises.Critique littéraire, actualités piquantes, Poésies et contes, Informations sportives complètes et soignées, toute une page.Critique d*art, Silhouettes amusantes, pages oubliées.Toutes les dernières nouvelles politiques et autres.Il y a de tout dans “Le Nationaliste.” Dimanche, 4 juin, “Le Nationaliste” publiera son premier numéro à 6 pages et illustré de 7 caricatures politiques, municipales et autres.Dans les dépôts de Montréal vers 9 heures, le samedi soir.Sault-au-RecolIet Sault-au-Récolleb, 28.— T/Association Chorale du Sault-au-Récollet organise à son profit un euchrc qui aura lieu jeudi prochain le 2 juin à la salle Latendresse, Ahuntsic.Ce euchre ne le cédera en rien à celui que l’Association a donné l’hiver dernier et qui a obtenu un si franc suc-cès» Les citoyens du Sault se doivent à eux-mêmes d’encourager ces jeunes gens qui ne ménagent ni leur temps ni leur dévouement quand il s’agit de donner à leur église toute la solennité musicale en rapport avec le culte.Les personnes qui n’ont pu trouver de place lors du dernier euchre feraient bien de ne pas attendre au dernier moment et retenir dès maintenant leurs billets si elles veulent s’éviter le même désagrément cette fois-ci.L’Association Chorale remercie à l’avance tous ceux qui honoreront cette soirée de leur présence.LI ENIE VAINCUE par les Pastilles Grasset La découverte des glycérophosphates ne date pas d’aujourd’hui et nul ne peut contester leur efficacité sur le système nerveux.Mais ce que l’on pouvait leur reprocher jusqu’à ce jour, c’eSt que les glycérophosphates étaient toujours administrés avec des sucres.Ce qui fait aujourd’hui le succès des PASTILLES GRASSET, c'eSt que les sucres qui sont de nature à nuire à l’eStomac ont été supprimés et qu’au lieu de vous offrir cette préparation sous forme de sirop, elle eSt offerte en PASTILLES.Les autres ingrédients qui complètent cette découverte de la science forment un tout des plus profitables pour les personnes atteintes de maladie nerveuse et dans les cas de dyspepsie nerveuse.Les PASTILLES GRASSET, après une ou deux semaines donnent des résultats que les malades n’ont pu obtenir de tout autre médicament.Nous conseillons à tous ceux que la présente réclame intéresse de faire l’essai des PASTILLES GRASSET._________________ EN VENTE DANS TOUTES LES PHARMACIES.PHARMACIE ROBERT, DEPOSITAIRE POUR LE CANADA.COIN CRAIG ET SAINT-LAURENT.Vente spéciale de rideaux en net Suisse.3,800 paires de rideaux en net brodés avec appliqué, 3i/2 verges de longueur.Valant S5.00, $7.00 et $9.00 la paire en vente à $1.49, $1.95 et $2.95 la paire cette semaine.MAISON VIAU, 1321 Ste-Catherine-! Est.Noyade Baie S.-Paul.27—Un jeune homme nommé Henri Fortin s’est noyé en faisant le flottage des bois dans le haut de la riviere de la Malbaie.Son corps n’a pas encore été retrouvé.Iæ défunt était le fils de feu Thomas Fortin, de la Malbaie.Incendie à Elmira $100,000 DE DEGATS DANS L’INCENDIE D’UN CLOS DE BOIS % .'m J., _ LA PEPTONINE est le NERF DE LA SANTE pour EB C’est le meilleur aliment que vous puissiez lui donner.Si vous en faites usage vous soustrayez les maux d’estomac, douleurs intestinales, diarrhée avec leurs terribles consequences.Elmira.N.-Y., 27 mai.— La “Dean Lumber Co ’, a été complètement détruite par le feu ce matin ; les dégâts sont, évalués à 8100,000 montant couvert en partie par les assurances.En se rendant nu feu, une voiture de pompiers est, venue eu collision avec un train de passagers à la traverse à niveau de l’Avenue Madison.Les chevaux furent tués.Les conducteurs O’Leary et Sullivan ont été précipités de leurs sièges, et c’est un vrai miracle qu’ils /lient pu échapper à la mort.J* > din, dans un portique ouvert, et dans de grandes salles intérieures, 1< parfaitement disposé et classé, Tandis que nous rentrons à Tunis, la pittoresque ville orientale, qui fait rêver des Mille et une Nuits, le Lac sur notre droite, est rosi par les derniers reflets de soleil touchant, que gravement contemplent des bandes de flamands, immobiles sur la plage.LOUIS ARNOULD.L( Le Peuple Français).Lisez le NATIONALISTE Le seul journal du dimanche donnant les résultats complets des événements sportifs du samedi.Quatrième Pèlerinage Annuel de la F’aroisse St-Vincent de Paul de Montréal.A SAINTE-ANNE DE BEAUPRE sons la direction de l’abbé Chs.La-force, cuçé.SAMEDI, LE II JUIN 1910 par le Pacifique Canadien.Départ de la gare Viger à II hrs p.m.Départ de Ste Anne à II hrs a.m.Départ de Québec à 3 hrs p.m.Arrivée à Montréal dimanche soir à 9.-30 heures.Billets bons pour revenir jusqu’au 14 juin inclusivement sur tous les trains du C.P.R.Billets adultes: £2.50.Enfants 1; $1.25, S Pour Hommes Seulement CHAPEAUX DE PAILLE CHAPEAUX PANAMA LE PLUS BEAU CHOIX VALEUR EXCEPTIONNELLE ROYAL STORES MAGASINS “ROYAL” 342 et 50S Ste=Catherine Ouest.627 et 271 Ste-Catherine Est.258 rue St-Jacques.225 rue McGill.a 1937 LE DEVOIR, samedi 28 mai, 1910 POUR VOUS, MESDAMES L’HABITUDE DES CARESSES Mères, vous aimez trop ees pauvres petits hommes Qu'eu souriant vous apaisez: A ces fils, qui seront faibles comme nous sommes, Ne prodiguez pas vos baisers; Car sur votre âme, si vous moulez trop leur âme; Us pourront un jour en souffrir; ils vous devront un cour semblable aux coeurs de femme.Prompt a saigner, lent à guérir.Vous leur faites un nid si chaud de vos caresses, Toujours vous oubliant pour eux, Que le cher souvenir des anciennes tendresses Les rendra [dus tard malheureux.S’ils sentent chaque soir, sur leur bouche ingénue, Votre souffle calme frémir, Kaos le parfum aimé d’une haleine connue Us ne pourront plus s’endormir.Mères, vous les pressez avec inquiétude, En les berçant sur vos genoux; Us se rappelleront cette douce habitude, Quand ils ne seront plus 1 vous.Toute la vie, après l’étreinte maternelle, A ces enfants qui vont partir il faudra le duvet et la chaleur d’une aile.Comme aux oiseaux pour s’y blottir.(Vers la lumière.) AUGUSTE DOPCHAIN.| blesse ou un mal de tête un |ieu violent.Je ne veux pas énumérer tous j les courages, mais il y en a un pour-I tant que j’admire plus que tous les ¦ autres, parce qh’il convient aussi aux i femmes, quoiqu’il soit positif : c’est i le courage de son opinion.PAM PILLE.“L’Echo Français’’.Deuxième fête annuelle de la Fédération Nationale O nous communique la note suivante: La deuxième fête annuelle de la Fédération Nationale S.-Jean-Baptiste a ( été â tous égards, un vrai succès.Nous désirons exprimer nos remerciements sincères aux membres du clergé qui out bien voulu honorer de leur presence cette séance dos oeuvres professionnelles.yi.Orner lléroux nous a donne un magnifique aperçu des beautés et des consolations d’un Congrès Bûcha-rislique, et, son éloquence a été vive-ment appréciée.Madame MacMillan, qui présidait au programme musical, s’est acquittée de sa tâche avec tout sou talent rd tout sou charme, et ses artistes ont été très applaudis.Nous remercions Madame MacMillan, et ceux et celles qui si aimablement secondée dans l'exécution d’un aussi beau programme musical Les directeurs do la 8.-Jean-Baptiste ont droit à toute notre gratitude, ainsi que M.J.A.liurteau, marchand de pianos, et M.Bernadet, surintendant du Parc Lafontaine.I>e charmantes jeunes filles, sous la direction de Madame Bouthülier, se chargèrent de placer les invités et les membres (les sociétés affiliées, et de vendre ensuite les rapports du dernier Congrès de la Fédération Nationale S.-dean Baptiste.Madame Huguenin (Madeleine) et Madame Bouthillier, qui représentent au bureau de direction les oeuvres professionnelles peuvent être frères du succès obtenu.Ajoutons que la salle avait été décorée avec un goût exquis par Madame Bouthillier.Dollard des Ormeaux die moral, on se confie trop volontiers, on explique son caractère et ses déceptions.on avoue que l’on souffre et l’on •se fait plaindre.Ah! qu’il est loin le temps où les admirables, niais trop patientes victimes des assassins de la Ké-publique s’amusaient à jouer à la guillotine dans leurs prisons en attendant le moment de monter sur !a fatale charrette! Qu’il est loin, le rire dédaigneux de Champeenetz sous le couperet de la guillotine! Qu’elle est loin, cette insouciance héroïque qui donnait à la vie tout son prix! Maintenant, on vit dans la terreur des microbes, on tremble à l’idée de la maladie ou de la douleur et il est presque impoli de parler de la mort.On me racontait dernièrement l’histoire d’un enfant japonais dont le père avait été condamné à être décapité.Par suite d’une confusion, trop longue l’ont] ^ vous expliquer, les juges et le bourreau n’etaient pas bien sûrs que celui h qui on venait de trancher la tête fut précisément le condamné.Pour s’en assurer, ils font venir le fils de la victime, lui présentent la tête de son père.Ils espéraient que le désespoir ou la surprise de eet enfant de les renseignerait.En effet, devant cette tête sanglante, le petit .Japonais se jette à genoux, lève les bras au ciel, appelle son père, donne tous les signes d’un grand chagrin, puis, pour ne pas laisser de doutes sur ln sincérité de ses sentiments, il prend ensuite son couteau, et, lentement, devant les juges.s’ouvre le ventre.Or, cette tête coupée n’était pas celle de son père, mais, pour sauver ce père, l’enfant avait joué cette comédie héroïque et sacrifié sa propre vie.Les fantaisies de la mode Le cachemire est à la mode.I.es petits foulards en cachemire, les pongees légers en cachemire imprimé composent non seulement de charmantes blouses, des cols et des revers, mais encore des fonds de chapeaux d’une gracieuse originalité.On peut, grâce à ces cachemires, faire mille combinaisons peu coûteuses.J’ai vu ainsi un chapeau cloche fait d’un fond de cachemire pongée rapporté sur une passe en paille d’Jtalie doublée de cachemire.Cette passe provenait d'un chapeau de l’an dernier dont on avait enlevé la calotte.Quant à la calotte, on en avait fait j un deuxième chapeau! Parfaitement ! j Une de ces toques minuscules qu’on ap-; pelle aussi bonnet persan.On l’avait simplement ourlé d’un large velours bleu nattier noué devant et terminé j par deux petites pointes de velours, en oreilles! j Bien entendu, de tels chapeaux exigent de jeunes visages très frais.Les fillettes, les jeunes filles et même quelques très jeunes femmes en sont adorablement coiffées.Les modistes se multiplient un peu partout.Et, cependant, elles sont de allait mourir et que.d’un mot, elle pouvait sauver.Dans un geste ineffable, elle lui envoya sa suprême pensée, et répondit d’une voix ferme : “ Ma fortune et ma vie sont à moi, prenez-les ; je les donne volontiers pour mon époux.Mais ma ville est au roi, et mon honneur à Dieu ; je les dois conserver jusqu’au dernier soupir." Et sous les yeux de Françoise désespérée mais intrépide, Saint-Annez fut pendu.L’ennemi n’y gagna rien.La veuve héroïque l’obligea à s’éloigner, après qu’il eût fait d’inutiles efforts pour s'emparer de la passe.Henri IV, émerveillé de cette résistance et de ce courage, nomma la noble femme “ gouverneur ” de la forteresse jusqu’à ce que son jeune fils, Hercule du Barri de Saint-Annez fut en âge de la remplacer.Bon sang ne peut mentir : c’est ce même Hercule du Barri qui, en 1G37, avec 1H0 hommes tint tête pendant un mois à 14,000 Espagnols et les força à reculer.Ne voilà-t-il pas un fait dont toute femme a le droit d’avoir quelque fierté ?M.C.Les jeunes filles C’est un des regrettables caractères de notre époque de vouloir confoncre les âges, résister aux lois de la vie, et faire de la vin même une sorte de mê-! lée où l’on ne saurait plus guère distin ; guer de commencement ni de fin, corn-I me un tableau confus où manquerait cette composition simple et naturelle qui est la marque des chefs-d’œuvre.Comme les saisons que porte le ciel paraissent de plus en plus embrouillées, on semble souhaiter que ces autres saisons que sont les âges s’embrouillent à l’envi.De même qu’on se plaît à mélanger si bien l’été dans l’automne et l'automne dans l’hiver, qu’après plus en plus nombreuses les femmes qui vingtième année, la vie ’n’uppurait plus exécutent elles-mêmes leurs chapeaux.I.es grands magasins mettent à leur disposition les pailles tressées, les formes mêmes et toute une variété de garnitures.Le bon goût de chacune s’exerce.Et les résultat obtenus sont, pour la plupart du temps, très heureux.JI semble que ce que l’on recherche particulièrement aujourd’hui c’est Ti- que comme une perspective indéfinie, on voudrait aussi, semble-t-il, jeter parmi les fleurs du printemps les fruits des saisons futures et mêler d'avance aux rêves de la jeunesse les réalités des âges qui viendront.C’est ainsi que des esprits qui se disent ouverts ont l’air d’admettre à regret que des jeunes filles soient véritablement des jeunes filles, des êtres charmants et frais nédit, la note personnelle en toilettes j qui de la vie ne connaissent que les es et surtout en chapeaux.poirs et les promesses ; ils voudraient On copie les chapeaux anciens.Ee qu’à dix-sept ans elles puissent sentir, genre “vieux portrait” est particuliè- comprendre et parler comme à.quuran-rement recherché.Les femmes artistes, te ! sc mettent à la recherche des vieilles L’étrange souhait ! Sans doute, il estampes et copient des chapeaux tout faut croire qu'il vient de cœurs sensi-n fait originaux.Reste alors à bien blés et prudents.Quand on voit en ef-harmoniser les teintes, à éviter les tons fet des jeunes filles tout animées de trop vifs afin de ne pas tomber dans gjâeo et de beauté avec des yeux, un l’excentricité.Mais les femmes douées viKage où éclate et triomphe la jeu- Dirnanclie après-midi, à, trois heures, aura lieu à Notre-Dame, une cérémonie religieuse pour célébrer solennellement le L’ûOc anniversaire de l’héroïque fait il ’armes accompli au Long Kault, par Dollard des Ormeaux, et ses seize compagnons.A Tissue de la cérémonie, il v aura une assemblée sur la Tiare d’Armes à laquelle quelques orateurs marquants adresseront la parole, tandis que toutes les sociétés nationales, fleuriront de couronnes et de gerbes naturelles le inonmetit de Maisonneuve, dont l’un des bas-reliefs raconte l’odyssée sublime do Dollard et de s°k braves, qui sauvèrent uotie colonie naissante.La Fédéra Nationale N-Jean-Baptbtc ne pouvait rester à l’écart de ce mouvement patriotique qui honore la race tout entière, aussi déposerons-nous, nous aussi, notre humble tribut de respect aux lioin mages sur le monument Maisonneuve, afin que nos fleurs expriment aux hé ros d'autan combien les canadiennes françaises gardent en leur âme, le culte du passé, de ce passé qui est une épopée sublime.Nous prions les membres de toutes les sociétés affiliées à la Fédération Nationale 8-Jean-Baptiste, do venir célébrer la belle fête qui commémore le plus grand fait d'armes des premiers temps de notre colonie.La mode du courage Il faudrait la lancer ; on ne la porte plus beaucoup.Et je ne parle pas du courage devant le danger, qui peut encore se rencontrer parce (pic c’est une vieille habitude française, mais du courage quotidien, qui met de la gaBé dans la vie.Celui-là.ou ne le rencontre guère, et ne trouvez-vous pas, depuis quelques aimées, que presque tous les Français sont devenus horriblement geignards?Je suis frappée du ton plaintif et confidentiel des conversations les pins banales: les gens que l'on connaît à peine racontent leurs maux et vous donnent de nombreux détails sur les caprices de leur estomac, vous expliquent leurs régimes, et vous recommandent les cures d'apaisement que l'on fait chez tel ou tel docteur Ne croyez pas cependant, que je veuil le lancer la mode de s’ouvrir le ventre.Buis si Ton s’entraînait à avoir du courage tous les jours et dans les pe-tUes choses, ce serait peut-être beau coup mieux.Courageuse In femme, plus intelligente rpie son milieu, qui mène sans se plaindre une petite vie grise et plate, enchaînée aux devoirs ,de sa maison qui la conduiront sans gloire jusqu’à la vieillesse.Courageuse, la femme qui est laide et.qui le sait, et qui, pourtant, reste indulgente ; courageuse, la femme trompée qui ne dit rien à personne, lutte silencieusement et garde intact le foyer ; courageuse, la calomniée qui no d’un peu de goût, si elles sont ingé douze ans | nieuses, peuvent, à très peu de frais réaliser des merveilles.Parmi les teintes à la mode ce printemps, il faut citer le bleu de roi.De grandes ailes bleu de roi, très brillantes, très vernissées, sont du plus bel effet sur une paille tagal, bien marine] ou noir, en forme de grande cloche.Et si Ton double cette cloche de velours bleu do roi, on obtient un chapeau de haute élégance pour le matin ou les courses d’après-midi.Beaucoup de voilages de dentelles sur les chapeaux.Le chantilly noir surtout est particulièrement à la mode.On en double les passes des chapeaux.On en recouvre les calottes.Mélangés aux roses rouges, aux roses France, la dentelle compose la plus jolie des garnitures.Héroïsmes féminins plu pas Ils sont nombreux, et, pour ht part, oubliés.Il n’ost peut-être inutile de sortir, pour Tes lectrices de ce journal, de la poussière des vieilles archives où ils donnent, ces souvenirs réconfortants.Nul n'ignore la superbe réponse du se révolte pas, et Im'sso interpréter en Président de Harlay aux Ligueurs qui' mal tout ce qu’elle fait pour le bien : ' le voulaient contraindre à trahir le roi.courageuse, la naïve jeune fille qui a; Mais qui est-ce qui connaît celle-, plus cru faire un mariage d’amour et qui • magnifique encore, de Françoise de Cé-fnU semblant toute sa vie d’aimer un zellï, placée dans une circonstance plus sein imbécile : courageuse, celle (pii a renoncé à la gloire, de celui qu’elle aime et qui fait encore semblant de Tadmï-rer ; courageuse, celle qui souffre physiquement et n’exige pas la pitié do ceux qui la voient souffrir ; courageuses, en somme, toutes celles qui n'avouent pas, ne se plaignent pas, ne brisent pas la quiétude de leur entourage.Voulez-vous encore de plus petits exemples : courageuse la femme qui, dînant en ville, ne se plaint pas si elle a une porte ouverte dans le dos ; courageuse, relie qui n’ameute pas tous les garçons, dans un restaurant, sous prétexte qu'elle a perdu une broche ou un bracelet •- courageuse, celle qui supporte avec un sourire et sans dire ¦' vous m'avez fait mal le petit supplice d'avoir ses bagues incrustées dans les doigts par une poignée de main trop vive : courageuse, celle uni tait semblant d'avoir faim pour faire plaisir à ceux qui mangent, et aussi celle qui se prive de manger pour rester belle et agréable à voir.Je ne parle pas du courage des hommes : il est si différent du nôtre et tellement plus voyant ! Nous n’aurions jamais par exemple, l'idée d’arrêter un cheval emporté, ou de nous jeter à Trait tout habillées, ou de nous battre r-vec nos adversaires politiques, excepté poulies empoisonner : mais le plus grand héros, quand il est Tomme, supportera suisse.C'est la même chose dans l’or- difficilement une chaussure qui le plu.tragiquement douloureuse où, sur cent femmes, peut-être le cœur de quatre-vingt dix-neuf eût dTfallli ?Françoise de C'ézelli était la femme de du Barri de Saint-Annez, commandant le fort et la passe de Lemate.On était alors en 1500 et Henri IV luttait contre la Ligue et l’Espagne alliées pour l’empêcher de conquérir son royaume de France.Françoise s’était enfermée dans la forteresse avec son mari, qu’elle aimait de toute la force de son cœur.Elle le soutenait clans la lutte qu'il fallait, avec braves, livrer à une nombreuse itrniée d’assiégeants.Dans une sortie, Saint-Annez tomba aux mains des ennemis et fut menacé de mort s il ne rendait le château.Les menaces demeurant inutiles, les Espagnols tentèrent de la corruption.Tout échoua.Le commandant restait inflexible, et Françoise encourageait la petite garnison à continuer une défense qui permettrait aux secours d’arriver, Helaa ! nul secours ne vint.I n jour ti« gibet fut dressé devant la porte du château ; Saint-Annez y fut amené et 'm héraut appela sur le rempart son héroïque épouse : Livrez le fort, les soldats, les armes.les bagages ou votre mari sera, tout a 1 heure, haut et court pendu.Le cœur de Françoise frémit, mais son âme ne faiblit pas.Elle regarda longuement celui qui AFFECTIONS PULMONAIRES IJ Les changements de température agissent beaucoup sur les personnes atteintes d* affections des bronches ou des pou-C’eft bien naturel, que lorsque vous avez un sang mons.pâle et faible, qui coule dans vos veines vous ne pouvez pas vous attendre à autre chose.Mais, si au contraire, du Coeur aux Poumons circule un sang riche et généreux, vous vous appercevrez très peu des changements de température.Le sang c’eét la vie.Les PILULES JACQUES BIBEAU font le sang dont on a besoin pour réparer nos forces de chaque jour.Ce n’eét pas tout de manger pour vivre, si vous offrez de la nourriture à un pauvre e&omac affaibli, quel travail pensez-vous qu’il puisse faire et quel bénéfice peut-il en retirer ?Les PILULES JACQyES BIBEAU vous fourniront les moyens, en stimulant votre eétpmac et en vous rendant capable d’assimiler votre nourriture afin que vous puissiez retirer bénéfice des aliments que vous prenez chaque jour.Suivez nos réclames, elles vous intéresseront.Faites l’essai des PILULES JACQUES BIBEAU.Elles sont pour tout le monde d’une grande utilité, THE NATIONAL DRUG & CHEMICAL COMPANY, i I « DEPOSITAIRE POUR LE CANADA.Faltes-les venir par votre ' ____________RS»’ nesse ; quand on voit l’élan do leur dé marche, de leurs gestes, de leurs moin (1res mouvements qui semblent à tout instant préluder à quelque danse ; quand se montre surtout leur regard clair, confiant, ouvert, où tous les sentiments se signalent et rayonnent sans crainte, où leur âme paraît sans déguisement, avec une évidence qui attendrit ; quand il est visible enfin qu’elles vont à la vie sans armes, à visage découvert et à cœur ouvert, et que soi-même on connaît cette vie qu’elles affrontent si candidement,, dont elles attendent naïvement tout ce que l’espoir le plus juste leur murmure ou leur crie, qu’on sait ses décevantes réalités, et ce qu’elle peut contenir de tristesses, de vulgarité et de froideur, alors pour peu qu’on ait de sympathie dans Tâ-me, comment ne pas crjiindre que leurs esprits soient dupés et leurs rêves terriblement décimés, comment se retenir de leur crier à ces naïves, à ces rêveuses, à ces téméraires, qu’elles se leurrent, et qu’il faut prendre garde ?La vie n’est pas, comme elles sont prêtes iV le'croire, une sorte de ffiarie.' Ne faut-il ptwi le leur apprendre ?Du moins, puisque tout de même il leur faut vivre, cette vie, y apporteront-elles, une fois averties, le cœur qu’il faut! pour la soutenir, les yeux qu'il faut pour la regarder.Du moins pourront-elles se1 soustraire à cette fatalité, échapper à ce malheur entre les mal heurs : sentir son âme où habite l’idéal, froissée, meurtrie, déchirée, aux mille pointes de ht, réalité, se dépouiller chaque jour davantage,' se désoler, durcir, s’éloigner et comme se détacher jusqu’au jour où on la porte en soi comme une étrangère ou comme le souvenir d'un mort qui fut cher.Il est possible que la vie soit bien telle qu’on n’en doive attendre que crucifiements et que larmes.Mais en est-on tout à fait sûr ?Et si Ton ne possède là-dessus qu’une science aléatoire où prend-on le droit de Tenseigner ?Dans le doute même, no faudrait-il pas plutôt assurer que la vie est belle, car de le croire, du moins, cela peut me-gignntesque ner à la voir ou à la rendre belle.Mais une poignée de la vérité c’est que la vie, en somme, est ce qu'on la fait et qu’on a surtout le bonheur qu’on doit'avoir: Le destin.sans doute, ne connaît pas nos espoirs.et il ignore notre cœur.Mais aussi c'est notre cœur qui prend dans ses déceptions mêmes et dans ses défaites apparentes, pour nous la donner, la force de lutter contre le destin.Le mot fameux de Pierre le Grand sur Charles XI1 : “A force de nous battre.il nous apprendra à le vaincre”, pourrait servir d'épigraphe au drame de chaque destinée.Et la vie entière, enfin, apparaît comme un acte de cott-rnge.Est-il juste, dès lors, est-il bon de s'appliquer, avant que s'engage la bataille à ruiner les forces de celles qui s’y lancent d'un cœur généreux.Elles sont naïves, présomptueuses.téméraires.elles n’aperçoivent pas tous les dangers.Elles croient qu’elle» n'ont qu'à donner des ordres au destin.Qu’importe ?Leur témérité vaut mieux encore que cette défiance, cette crainte si proche de la faiblesse et d’une résignation sans beauté qu’on voudrait leur persuader.Le premier choc risque d’être rude, sans doute, mais aussi elles ont toutes leurs forces rassemblées et intactes, leur enthousiasme monte nu ciel comme une flamme inextinguible, et T espoir, qui' les éblouit, les soutient aussi.Laissons-leur les sentiments de leur âge, leurs intuitions généreuses.Nous devons le respect à leurs rêves.Et comme on honore la vieillesse, parce qu’elle a subi l’épreuve de la vie, de même ü faut honorer l(l jeunesse, car sa majesté, à elle, c'est justement qu’elle va affronter Tépreuve à son tour.Et puis, il faut comprendre encore ce que c'est (pie l’expérience.L'expérience, c’est la science de la i’ic, sans doute, mais c’est une science qu’on ne reçoit pas toute faite et .pii ne se communique pas, comme les autres, par simple enseignement.Assurément, celles qui sont plus avancées dans la vie peuvent donner à celles qui s’y engagent des avis salutaires.Mais, conseils, avertissements ou encouragements, si zélés et si sûrs qu’jls soient, ne sauraient remplacer Texpérience, ils aident seulement à la former, à la diriger.L’éducation véritable, ce n’est pas de se substituer à celle dont on souhaite appeler Tàme à la vie.Le voudrait-on d’ailleurs qu’on n’y réussirait pas.Voilà pourquoi encore i! faut se garder d’un zèle hors de propos.Loin do les aider à vivre, on risque de fausser leur vie même et leur expérience.Il est bon de protéger les fleurs délicates contre la mauvaise saison, mais ce serait un singulier jardinier, que celui qui, poulies mieux garantir, les arracherait à leur terre et les mettrait clans des vases.ALBERT RICHAUD.Figures d’artistes BOTREL ET MADAME BOTREL Nous reproduisons de “La Alode Illustrée” cette jolie petite étude sur deux poètes de France que nous aimons particulièrement et dont le souvenir est toujours cher au souvenir des Canadiens qui ont eu l’avantage de les connaître lors de leur visite ici, il y a quelques années.Il ii’est pas à notre époque incohérente où, ça et là, dans une ambiance do demi-caractères et de demi-vertus, émergent quelques types déterminatifs d’un idée simple et d’une profonde originalité, de personnalité plus complète, de physionomie plus adéquate d’elle-même, que celle do Botrel.Certes, Botrel procède dos troubadours anciens, mais il a su prendre une autorité particulière, en mémo temps qu’il imposait un charme infiniment plus rapproché des émotions sincères.Le secret de cette sympathie qui s'impose subitement entre le chansonnier et la foule, tiendrait-il dans les origines même du poète?C’est là un mystère qui demeure caché dans un repli du coeur.Toujours est il que Bo- srel est de forte origine plébéienne, il est né à Dinan, pur breton, le 14 septembre 1868, d'une antique famille de forgerons; à onze ans, il fut mis, à Paris, en apprentissage chez up serrurier, puis il devint apprenti lapidaire et clerc d’avoué.A 18 ans, il s’engageait dans uu régiment de ligue, pour prendre ensuite place dans une compagnie de chemin de fer ; entre temps, il avait épousé, tout jeune, son exquise compagne; l’abbé Ôhesnelong (depuis évêque de Valence) avait béni son mariage le 110 mai 1891.Théodore Botrel débuta comme chansonnier en 1895; en 1898, il faisait paraître son premier ouvrage: ‘‘Chansons de chez nous”, que couronna l’Académie française.La chanson “La l’aimpolaise” l’avait mis, du jour au lendemain, au premier rang des compositeurs les plus admirés.L'oeuvre de Botrel est déjà considérable.Elle se présente à première vue comme une succession de poèmes délicieux, sertis avec un art charmant et un soin très minutieux, Mais, à la considérer dans son.ensemble, elle apparaît sous un jour d'épopée que M.Edward Montier définit très heureusement quand il écrit: ‘‘C’est ‘‘une Epopée en chansons” qui, s’élabore ainsi: “Chansons en dentelles” (Louis XV) qui sont des chansons blanches; ‘‘Chansons de A'endée” (1793) qui sont des chansons rouges; “Guerres de la République” qui sont des chansons bleues, et enfin “Chansons des Abeilles d’or” (Empire), qui sont les chansons tricolores.Et toutes ces chansons, très françaises, empruntent cependant, leur caractère d’un coin spécial de la Patrie, du terroir de la Bretagne, où elles se parfument de l'arôme particulier dos genêts et des ajoncs armoricains, où olles atténuent leurs lignes aux ondulations indécises de la mer souvent brumeuse, où elles pointent avec légèreté et mélancolie comme les clochers à jour, où elles prennent des allures bercées au rythme des voiles blanches et des coiffes de linon.” Botrel n’est pas seulement un créa-.teur, mais il est aussi le vulgarisateur de son oeuvre et, admirablement secondé par sa femme en qui paraissent J s’harmoniser toutes les délicatesses1 charmantes du pays d’Arvor, il s’est | constitué le chevalier servant de son idéal et de sa chanson.C’est ainsi qu’il constitue une figure absolument nouvelle dans l’histoire do l'art français, figure symbolique entre toutes, car, en plus de sa valeur propre, elle résume tous les efforts d'un d’une foi inébranlable dans la patrie, d’un amour des traditions qui fait justice de toutes sottises et d’une aetivi té qui va jusqu’à l’apostolat.Nous ne saurions d’ailleurs mieux determiner cette oeuvre de Botrel qu ’en reproduisant la première page de son nouveau volume “Jean-qüi-chante”: Vous, pour qui la vie est méchante, Vous tous que le chagrin pâlit, Ecoutez: je suis Jenn-qui-chaiite, Le semeur d’oubli! Vous, que nul idéal n’enchante, Ne courbe sous sa douce loi, Ecoutez; je suis Jean-qui-chante, Le semeur de foi! Vous, que la haine desséchante Torture la nuit et le jour, Ecoutez; je suis Jean-qui-chante, Le semeur d’amour! A’ous, qui, d’une façon touchante Scrutez l’horizon toujours noir, Ecoutez; je suis Jean-qui-chante, Le semeur d’espoir! .PASCAL.Pour le cordon bleu Chou à la Villageoise.— Posez dans une casserole, pour un chou moyen, gros comme un oeuf de beurre, puis une cuillerée de farine.Formez un roux que vous mouillez d'un demi vejre d’eau; joignez alors deux oignons émincés et autant de carottes traitées de même, puis un bouquet.Salez, poivrez et cuisez durant un quart d’heure en faisant bouillir doucement.Préparez un chou bien blanc, et, après i ’avoir lavé et divisé en quatre, met-tez-le dans la sauce.Cuisez durant trois quarts d’heure et servez le chou tel ou accompagne de petites saucisses chioolata.Navets au sucre.- Prenez de bea navets bien sains, épluchez-les et ni tez-les dans la poêle avec de la bon graisse et un morceau de sucre gi comme une noix.Retournez-les sc vent, pour qu’ils jaunissent cgaleme et veniez à ce que le feu ne soit p trop vif.1 Lorsque vos navets auront une be couleur dorée, saupoudraz-les d’une hr ne cuillerée de farine; laissez-les un ir ment, puis ajoutez un verre d’eau de bouillon; enfin mettez une pincée sel blanc et un ou deux morceaux do i cre gros comme une noix.Couvrez vot casserole et laissez cuire à feu dou il faut compter au moins une heure cuisson.Macaroni au fromage.— Cr •«œz macaroni en longueurs d’un pmioo cuisez dans de l’eau bouillante salée, cuinerée à thé pour une pinte, 20 mit tes.Egouttez et couvrez d’eau fron égouttez de nouveau.Mettez une ce die au fond d’un plat à pudding, pi une couche de fromage râpé auquel ajoute une pincée de cayenne, puis nouveau du macaroni et du froma jusqu a ce que tout soit employé.Mou ez avec une sauce blanche où un or battu ajoute à 1-2 tasse de lait y, scz 1 tiers tasse beurre fondu sur u tasse de crackers en miettes et remu avec une fourchette jusqu'à ce ci toutes les miettes soient enrobées placez au-dessus de la dernière roue de fromage.laites cuire jusqu’à ci leur de brun doré.4 DE FERRER A ROOSEVELT De Ferrer à Roosevelt.J’entends d’iei l'exclamation poussée par de fort braves pens au simple rapprochement de ees deux noms: —Vous n’allez donc pas.je suppose, mettre ces deux hommes dans le même sae ?.(Qu’on se rassure!.Le nom seul de Ferrer, évoque bien en effet, l’idée de sac, et même celle de corde, mais le nom de Roosevelt, en revanche, n’évoque ni l’une ni l’autre, et peut même, quand on veut bien se laisser suggestionner, en évoquer de toutes contraires.Voyons les hommes comme ils sont, avec les yeux de la raison, et nous ne verrons absolument rien, en Roosevelt, qui puisse justifier même de loin, les galas fabuleux dont il est l’objet, mais nous ne verrons rien non plus qui ressemble à un vilain homme, ou rappelle un vilain pouvoir, Vous trouvez même en lui un intéressant, mélange d’homme loyal et de sentencieux maquignon, un peu grossier mais fort, et certainement rompu à tous les tours de la foire, mais prêt en même temps à tous les éclats de franchise dont le fracas ne lui semble pas inutile.Ce qu'il écrit est plein de pensées brutalement contradictoires qui se culbutent les unes les autres, et hurlent do se culbuter, mais qui se contredisent et se culbutent vigoureusement.C’est un Prud’homme qui a la mâchoire carrée au lieu d'avoir la tête en poire, et un penseur de champ de course qui vous vend des programmes où les préceptes de morale civique alternent avec les noms des chevaux.Au demeurant, le penseur est bien intentionné, sa morale ne serait pas mauvaise si elle ne se détruisait pas elle-même énergiquement, et ses chevaux ne tombent pas tous dans la rivière.Où signalerait-on.dans tout cela, la moindre trace de ressemblance avec l’incendiaire et l’assassin, l’homme couvert de tontes les hontes et de tous les crimes, l’être pestilentiel et sinistre qu’était Ferrer î L’oeil le plus exercé et le plus malveillant ne la découvrirait pas.et j’imagine, malgré tout, qu’après y avoir un peu pensé, vous avez déjà pourtant aperçu, non pas entre les deux hommes, mais entre leurs deux cas, toute une série d’étonnantes similitudes.(Quelle singulière analogie, d’abord, entre l’extraordinaire et inexplicable traînée de poudre qui vient de mettre instantanément 1 Europe on feu en l’honneur de l’ancien président des Etats-Unis, et celle qui l'avait déjà secouée d une si étrange et si énigmatique secousse en faveur du gredin de Barcelone ! Il s'agit, en ee moment, il est vrai, de joyeux hommages de bienvenue rendus à un ancien chef d’E-taut dont la magistrature n’ost.jamais apparu comme marquée d’une tache criminelle, tandis qu'il s’agissait, il y a quelques mois, d’un noir et lugubre vacarme autour du cadavre d’un scélérat justement et régulièrement exécuté.Rien de moins discutable, ni de plus exactement différent.Mais n’est-ce pas exactement aussi la même célérité et la même unité mécaniques dans l’explosion des manifestations joy-] eases et des manifestations funèbres?N’est-ce pas exactement la (même et énorme disproportion entre les triomphes qui accueil lent partout le personnage politique américain et le personnage lui-même, comme entre l’ouragan de sanglots poussé autour du condamné de Montjuich et la personne même du condamné?Pourquoi cet assourdissement inopiné d’universelle fanfare autour de Roosevelt, touriste distingué et cordial donneur de shake-hands, mai» en somme simple touriste et simple donneur de shake-hands?Mystère ! Pourquoi eet effroyable et hurlant grouillement de la canaille mondiale, également inopiné et universel, autour de Ferrer, coquin de marque, mais en somme simple coquin?Mystère identique ! Si vous êtes tant soit peu amateur de ce genre d’études, vous avez là une observation saisissante à faire, et comme l’occasion ne s'en représentera pas souvent.A quelques mois de distance, la même entreprise internationale de vacarme public déclanche, en quelques heures, deux hourvaris très différents.Mais tous les deux proviennent indubitablement de la même entreprise, ne peuvent ne pas en provenir, et sont même partis visiblement, tlu même mécanisme.L'aiguille s’en adapte tantôt dans une direction, tantôt dans une autre, et déchaîne à volonté, le gala ou le massacre, la noce ou le meurtre, mais c’est toujours la même aiguille, actionnée par le même bouton, sur lequel se pose le même doigt.Et ee n’est pas tout! Avec une audace particulière, ni dans le cas Ferrer, ni dans le cas oEosevelt, l'entreprise ne se cache.A l'instant choisi par ses meneurs, elle brandit hardiment son guidon, où tout le monde voit se déplier le Triangle.Toutes les Loges du monde entier, au moment des cris macabres poussés partout en même temps pour Ferrer par la crapule, les ont hautement ponctués par leurs solennelles batteries, de deuil, et les mêmes loges, ces jours-ei, sur l’un el l’autre eonti-nent, ont.immédiatement accueilli Roosevelt d’une seule et retentissante batterie d'allégresse, après sa tentative, d'ailleurs ratée, d’injure au Vatican.Enfin, et pour que rien ne manquât au parallèle, l’espèce de fascination qui avait déjà agi, lors de l’affaire Ferrer, sur presque tous les journaux et presque tous les journalistes conservateurs et catholiques, agit encore de même aujourd'hui sur eux, généralement [sur les mêmes, dans l’affaire Roosevelt.Ils avait préféré ne pas se risquer à trop mal parler du haut-maçon d’Espagne, et l’avaient traité avec des égards aussi remarqués que remarquables.Us ne peuvent s’empêcher à l'heure qu’il est,» d'y aller de leur petit dithyrambe, plus ou moins ému ou contenu, à la gloire du haut-maçon d’Amérique.Ajoutez à tout cela que les monarchies d’Europe aiment, mieux elles-mêmes flatter le sot et terrible tueur do gazelles et d’antilopes que de lui faire grise mine, exactement comme le pauvre Alphonse XIII s’est laissé aller à donner aux journaux de la Secte d'assez vilaines interviews sur l’admirable ministère Maura après l’exécution du brûleur et du filou de Barcelone, et vous aurez dressé, sur les deux affaires, le plus complet tableau d'analogies qu’il.soit passible de -souhaitée.Vous êtes-vous quelquefois trouvé dans un village à l'arrivée d’une bande de Romanichels ?Rien n’est plus inquiétant ni plus curieux.Tous ces hommes basanés, à grandes boucles d’oreilles, toutes ces femmes à peau noire et à moitié nues avec tous ces enfants noirs et nus comme elles et couverts de verroteries, sans compter les ours, les loups, les singes et les chacals de la troupe, toute cette horde et toute cette ménagerie amusent, ébaubis-sent et terrifient les paysans.Puis, une étrange musique commence, mêlée de chants et, do danses, sur la lande où sont campés les moricauds.Les hommes se dandinent, les femmes se déhanchent, les enfants piaillent, et les bêtes elles-mêmes entrent dans la ronde, les ours balancent la tête, les loups se mettent à sautiller, les singes se livrant aux plus fantastiques grimaces et les chacals courant en rond.Alors, les villageois sont complètement séduits.Ils rient, s’esclaffent.sont parfaitement heureux.Cost une fête.Tout le monde est en joie ! Le lendemain matin, seulement, il n’y a plus une poule chez personne, et des ânes, des chevaux, des bestiaux ont même été pris.(Quelques habitants plus hardis que les autres veulent se fâcher.Mais les histoires les plus sinistres circulent, et toute la population, maire en tête, supplie les fortes têtes de se calmer, afin de ne pas attirer sur la commune des malheurs epeore plus sérieux.Dans le bourg voisin enfants, quelques années plus ont ét é voles, des assassinats on commis, des puits ont, été empo nés, et toutes sortes d’horreur: désolé le pays.Vous avez là toute l’histoire , parée de l’amusant Roosevelt e sinistre Ferrer.Roosevelt, c’e musique, les chants, les danses cliquetis de verroterie, les si qui grimacent, les loups qui tont, les ours qui se balancent chacals qui courent après queue, et tout le pays qui rit, s’amuse, qui s’épanouit ! Ferre sont les maisons pillées, les tants volés, les maléfices, les y les assassinats, les puits empoi nés.les horreurs! Ferrer ou sevelt, malheureusement, et R< velt ou Ferrer, c’est absolumei même bande! Rien ne ressemble repem aussi peu au premier que le sec et, là est toute la différence, la le entre le monde des Loges c lui des Romanichels, personne j même souvent aussi peu const que l’un de ce que fait l’autre, sonne n’ignore quelquefois au leur vraie mission que les Roose Mais ils ne l’on accomplissent moins, ne l’en accomplissent n que mieux, et e’est toujours le me monde.MAURICE TALMEU (La Libre Fai 15 LE DEYOIR, samedi 28 mai, 1910 B Une victoire française tomme au cours cl une soirée un peu! chaude on se-délecte d un verre d’oran-: geade glacée, nous nous délecterons au : jourd hui, si vous voulez, du nouvel exploit que vient encore d'accomplir un Fiançais.éela nous reposera des fastidieuses constatations électorales du 24 avril, si ! nous signons un armistice, pour celé brer en famille une victoire que per-«onne, je suppose, ne saurait contester.C'erte victoire la \oici: Un grand journal anglais, le “Daily Mail’ , pour stimuler l’acthité et l'ambition des aviateurs britanniques, avait offert un magnifique prix de 250,000 francs a celui qui franchirait, en aéroplane, la distance de Londres à Manchester (environ 300 kilomètres) en moins de vingt-quatre heures et sans avoir effectué en cours de route plus de deux atterrissages.Sans doute pour exciter plus à vif la noble émulation des concurrents anglais ce concours était ouvert aux aviateurs de tous pays, parmi lesquels on peut dire, sans diminuer l’honneur des frères Wright, que'les nôtres ont conquis et gardé la première jdace.Au surplus, la petite fortune qui, ajoutée à la gloire, devait être la récompense du vainqueur était bien faite aussi pour déterminer nombre de risque-tout à tenter l’aventure.()r, depuis hier matin, la timbale est décrochée et c'est encore notre l’aul-han, déjà tant de fois nommé, comme on dit dans les palmarès, qui est allé la cueillir, par une envolée merveilleuse, où on l’a vu courir en quatre heures douze minutes les 298 kilomètres du trajet proposé._ Ua victoire de Paulhan est si claire, si complète, si exempte de chicane et de marchandage, que le “Daily Mail’’ n a point hésité à la reconnaître et à 1h proclamer, dans une édition spéciale, qui n été aussitôt répandue et, criée dans les rues de Paris, comme dans les rues de Londres et des grandes villes anglaises.Heureuses victoires, dirons-nous, que celles dont le monde entier peut se réjouir et.qui n'ont coûté de saug ni de larmes à piersonne! Des larmes?est-ce bien exact?On ni a conté que le matin où Blériot accomplit, lui premier, son fameux raid de la traversée de la Manche on aéroplane, une scène émouvante, mais noblement émouvante, s’était passée* à l’hôtel de Sangatte, où Hubert Latham attendait chaque jour le moment pro pice de s’élancer sur I?mer.Ue matin-là, tandis que Blériot se décidait à partir et avait déjà franchi, en quelques tours d’hélice, les falaises du cap Gris-Nez, Latham fut éveillé en sursaut, par un ami accouru en toute hâte l’avertir de J’événement* CSiui-ci se précipita clans la chambre où dormait le jeune aviateur et, ouvrant toute grande la fenêtre qui donnait sur la nier, jeta à Latham ce simple mot: “Regardez! ’ ’ Ft Latham regarda.Dans l'aube laiteuse, Blériot déjà loin disparaissait peu à peu vers la côte anglaise et, n’était plus qu'un point mouvant dans l’espace, emportant avec lui l'une des plus étonnantes performances que l’homme ait jamais réalisées.Latham, sans mot dire, suivit quelques instants des yeux cette victoire qui lui échappait, puis ses yeux lentement se remplirent de larmes, qui tombèrent silencieuses de son visage d’é-phobe sur sa chemise entr'ouverte.Blériot venait d’atterrir en Angleterre.J’imagine que l 'aviateur anglais, Grahnmc White, qui n’attendait, lui aussi, depuis quelques jours, que l’instant favorable pour entreprendre le trajet victorieux de Londres à Manchester, a dû éprouver quelque chose de la détention de Latham, lorsqu’il a su que Paulhan l’y avait devancé et lui ravissait ainsi d’un seul essor la gloire et la fortune.Mois ce sont là des rivalités de l’es-pèee la plus noble et.les pathétiques émotions qu’elles font naître sont de celles assurément qui honorent le plus l’humanité Il n'eü demeure pas moins que c’est encore un Français qui, dans cette nouvelle et umicile épreuve de 300 kilomè-1res, sur terre, autrement périlleuse en réalité que celle de la traversée d’une étendue d’eau de 30 kilomètres, a brillamment conquis et apporté à son pays ce pacifique laurier.Grâces lui soient, rendues, pour l’orgueil qu'il nous donne et In consolation qu’il nous procure!' Nous en avons besoin, dans les affligeantes misères que, d’autre part, la politique ne nous ménage pas et qui semblent être la rançon déconcertante et pitoyable des mérites individuels et des hérnismes spontanés dont visiblement notre peu pie fournit à chaque instant de si nombreux et si éclatants témoignages.Ce Paulhan, qui vient de s'illustrer, à nouveau, par cet exploit inédit, n’est qu ’un enfant de ce peuple qui doit compter bien d’autres héros, que l’occasion susciterait et révélerait, qu'elle suscite et lévèle presque chaque jour à l'improviste.La Révolution u eu cela de bon qu’elle s'est délibérément efforcée de.développer dans chaque individu l'amour de la renommée, qui est un si grand ressort chez les Français! Autant les publications d’à présent semblent s’attacher à vulgariser le récit des actions les plus coupables et des crimes les [dus répugnants, autant les publications de la période révolutionnaire s'attachaient au contraire à mettre en relief et en valeur, comme traits de civisme ou de patriotisme, les moindres actions d'éclat accomplies par des soldats ou des civils.11 en existe des quantités de répertoires, ce qu’on appellerait les “livres d’or’’, et l'on s’explique très bien que ce genre d é-ducation ait promptement enfanté la génération qui aussitôt, après, sous la conduite de Napoléon, a réalisé les prodiges épiques dont l’histoire demeure confondue.Ce qui est remarquable aujourd'hui, c’est qu'avec une éducation qui est une tueuse de gloire, systématiquement op posée à celle, connue je viens de le dire, que la Révolution avait imaginée, les sources de i'héroïsme ne soient pas épuisées ni taries, au sein même du peuple.Ni l’alcool meurtrier, que lui versent cinq cent mille débits existant au dernier recensement, ni l’éducation certainement antihéroïque et débilitante, peut-être encore plus meurtrière, que lui infiltrent dès l'enfance les instituteurs chapitrés par la Maçonnerie, n'ont encore étouffé, dans ce peuple, les qualités profondes par lesquelles il s’est distingué, au cours des siècles révolus.On le voit avec soulagement, toutes les fois qu’une péripétie d’un genre quelconiyie, unç catastrophe, un naufrage, une inondation ou un incendie, un fait de guerre ou de sport, une découverte, une entreprise périlleuse ou hasardeuse, un record à détenir, met sur le champ en jeu la nécessité d une initiative, l'appel au courage, à la hardiesse, à l’endurance, on peut être sûr que des flancs de ce peuple sort, aussitôt le petit héros inconnu qui sera l’homme rie la circonstance, qui sera le mineur Nény, le sous-officier Bobillot, qui eera Blériot, qui sera Paulhan, mille autres.et je trouve cela très consolant.Puisque c’est Paulhan qui a les honneurs de le.journée, j’ajouterai qu'à sa physionomie, qui est celle du troupier français dans sa joie moyenne, il joint une simplicité et une bonne hu meur dans l’action, qui sont tout à fait caractéristiques.Je l’ai vu à .lucisy, au moment de la quinzaine d’aviation, un jour où personne ne voulait voler, parce qu’il y avait trop de vent.En désespoir de cause, pour les cinq ou six mille per sonnes qui étaient venues de Paris, pour voir des aéroplanes circuler en l'air, et qui allaient s’en retourner sans avoir rien vu, on suppliait tour à tour les aviateurs les plus cossus de consentir à faire un tour de piste.La plupart, quoi qu’équipés de pied en cap.pour conquérir le ciel, se contentaient, de plastronner devant les dames et déclinaient l’invitation de s’enlever.Paulhan était là.On le pria de sauver l’honneur de la journée.11 fit, en haussant les épaules, un petit geste de résolution, noua son cachenez, enfonça sa casquette, s'assit dans sa machine et déclancha le moteur.Deux minutes après, il était à cinquante mètres en l’air et virait sur l'aérodrome, aux applaudissements de la foule.Quand il descendit, on fut le chercher pour rece voir les félicitations des ministres et du publie.11 y vint, souriant et déluré, comme un brave garçon qui n’attachait aucune importance a ce qu il avait fait et, s’en,retourna tout aussi simplement qu'il était venu, pour remiser son aéro-plane.Je suis persuadé qu’il a attaqué le parcours Londres-Manchester avec la môme simplicité, et qu ’après I acca-Liante épreuve de trois cents kilomètres en l’air, à, risquer à toute minute la panne qui vous rompra les os.il a dû atterrir en douceur, un peu fatigué mais toujours souriant.Voilà donc 250,000 francs qui sont bien gagnés, que personne ne regrettera de voir tomber en si vaillantes mains.Et si vous vouiez toute mon opinion, je crois que Paulhan l’aurait fait pour rien, pour la gloire, à la française! GEORGES THIEEAUD.(La Libre Parole).Les crimes, les enfants et le mariage Le docteur Jacques Bertillon publie dans le “Journal,” de Paris, une intéressante statistique de laquelle il résulte que Si les célibataires étaient soumis à la criminalité moyenne de leur âge, ils fourniraient 1,590 accusés de crimes.Or, il y en a 2.050; ils sont, donc plus souvent criminels que ne le sont, en moyenne les hommes de leur âge.Un calcul analogue nous conduit pour les mariés et les veufs aux chiffres suivants: France (1890-93).— Criminalité comparée.'D A 03 -D Sa* La criminal moyenne pü âge faisait tendre •- d t?® d -m ?« •ja, S ® u & -Si “¦îcs kS nèoB 8- O VJ Hommes célibatai.es 1.590 2.050 1 !9 Mariés avec enfants 1.496 970 65 Mariés sans enfants 2ÎM 302 J 03 Veufs avec enfants 116 154 133 Veufs sans enfants.23 42 .183 Ensemble .3.518 3.518 100 la porte, elle lui donne l’énergie nécessaire pour triompher ties tentations mauvaises.La rupture du lion conjugal exerce sur la moralité l’influence fatale qu’il exerce sui l’état physique.Nous avons vu (Journal du 18 janvier) la lorte mortalité des veuf-.Leur criminalité augmente de même.Même s’ils ont des enfants, elle redevient semblable à celle des célibataires (apaches inclus), tout est précieux le contrôle d’une femme, si discret qu’il soit.Birp plus mauvaise encore est la situation du veuf sans enfants La criminalité de ce groupe d'hommes est la plus lorte qui soit sur notre tableau.Nous voyons par ces chiffres, comme par beaucoup d’autres, ajparaître uue grande vérité morale; ce qui fait, la valeur de l’homme, c’est le sentiment de sa responsabilité.Lorsque ce sentiment.s’affaiblit, l’homme devient moins capable d’efforts et succombe au moindre obstacle, à la moindre tentation.“La présence d’une femme, la présence des enfants surtout, relève son courage, excite son énergie, le détermine à faire, pour les faire vivre et, les élever dignement, de nouveaux efforts.La dernière colonne de droite est la plus instructive.Ces chiffres peuvent être représentés graphiquement ainsi qu’il suit: France (1890-1893).— Criminalité comparée selon l’état civil (hommes) CCibfttaires Mariés avec enfants Mariés sans enfants mmmmmm Veufs avec enfants Veufs sans enfants ¦MaMamaarnaai On voit combien les hommes mariés ont une criminalité moindre qiij rene des autres hommes.Celle des célibataires l’emporte d'un tiers sur la leur.11 semble, au premier abord, qu’on puisse expliquer cette différence tout simplement par ce fait que les apaches he se marient guère.Mais ce n’est pas à un motif de cet ordre que l'on peut attribuer la criminalité plus faible encore des mariés à qui sont survenus dos enfants.Un autre élément moral intervient alors: le désir d’être honoré par ses enfants, de leur laisser un nom sans tâche et une mémoire respectée; en un mot, le sentiment fortifiant d’une responsabilité plus lourde retiennent ] ’homme sur le bord du gouffre.Certes, une famille A élever constitue une charge, mais c'est une charge bienfsi-jante.Loin de faire sombrer celui qui Association des Institutrices Vendredi, 3 juin prochain, il y aura assemblée générale îles membres de l'Association des Institutrices.Le matin à huit heures et demie I messe et sermon à l'Egli-" de Notre ! Dame de Lourdes, rue Ste-Catherine-| Est.L'après-midi, à deux heures, au Mo miment National, Chambre No fi, 29C Boulevard St Laurent, d'intéressantes conférences seront données par M.J, B.Labnrre, principal de l'Ecole Champlain et Mlle M.J.McDonnell, directrice.Les institut,rires sont instamment priées d'assister à ees deux réunions.MARIA BELANGER, Secrétaire.NOUVEAU LACUSTRE.Le “Kystorm”, qui doit laiie du service sur les grands lacs, est srrivé hier à Montréal, venant de New-Castlo-sur-Tyne.Il porte deux mille tonnes de fer expédié à Tofonto.11 appartient à la compagnie Koyêtone Navigation.Le commandant est la capitaine Collins.Le Congrès de Québec SO, 000 Boites Gratis Une grande réunion de tempérance.— Mgr Touchet et le prince Max de Saxe y prendront la parole.— Le pro-gramme et la portée de la manifestation.— Une enquête intéressante.Les distingués visiteurs que le congrès eucharistique de Montréal amènera sur nos bords en septembre prochain seront témoins, dès leur arrivée à Québec, des manifestations de la vie catholique.Le congrès de la tempérance battra alors son plein, et ce sera, on l imagine volontiers, pour les hommes d’œuvres de la vieille Europe un plaisir délicat que d’apprécier les travaux de leurs émules d’Amérique.C’est en décembre dernier, après l’institution de son secrétariat des œuvres dont le chef est M.Amédée Renault, le journaliste bien connu, que l’Action Sociale Catholique décida l’organisation d’un congrès de tempérance destiné à doter la lutte anti-alcoolique d’un organisme moral qui puisse en accroître l'efficacité et l’élever à la hauteur du fléau qu’elle attaque.” Dana ce but un comité organisateur fut formé qui atteint aujourd’hui 150 membres.Il a pour président Mgr Paul Eugène Roy, auxiliaire de Québec et directeur-général de l'Action Sociale Catholique ; pour vice-présidents, M.François I.angelier, juge de la Cour Supérieure, et président de la ligue anti alcoolique de Québec et Mgr C.A.Marois.vicaire-général du diocèse : oour secrétaire M.Amédée Denault ; pour secrétaire adjoint, M.Jules Dorion, directeur de 1’“Action Sociale ” ; pour assistants-secrétaires, M.l’abbé Proulx, MM.Hor-misdas Magnan, rédacteur à 1' “ Action Sociale”, Maurice Dupré, prési dent des étudiants en droit et du Comité Régional de l’A.C.J.C,, à Québec ; pour trésoriers, M.l’abbé Ph.Pillion, professeur à l’Université Laval et le Dr Albert Jobin, échevin de Québec.Ces dignitaires, au nombre de dix, forment le comité exécutif du congrès sur lequel retombe la direction générale du mouvement.Au fur et à mesure qu’il se formait, le comité organisateur nommait des Commissions d'étude, chargées d'ap profondir telle ou telle question particulière.Une première commission étudia les moyens de développer l’enseignement anti alcoolique à l’école, au sortir de l’école, dans la famille, et dans la paroisse ; une seconde fit une étude des lois et règlements, de la prohibition, de l’octroi des licences, de la répres sion des fraudes : une troisième envi sagea l’alcool au point de vue de la médecine et de l’influence pernicieuse qu’il exerce sur la race ; une quatrième le considéra dans ses rapports avec la morale qu’il ruine dans l’individu, dans la famille et dans la société ; enfin, une cinquième commission fut chargée d’établir les conséquen-de 1 alcoolisme pour la richesse publique et privée, et sur l’industrie.Cette commission, dont le travail sera, pour toute une catégorie de gens, plus intéressant que celui de scs émules, publiera les statistiques de ce que coûte l'alcool au pays, à la province et au diocèse de Québec ; elle comparera aussi le chiffre des dépenses faites pour l’alcool, avec celui d** dépenses encourues pour fins municipales, scolaires et religieuses.Toutes ces commissions ont aujourd’hui terminé leurs travaux.Elles sont remplacées jusqu'à l’ouverture du congrès, par des commissions dites d’action.Commission des finances, de publicité et de réception.J,’œuvre de ces derniers groupes sera virtuellement terminée le mercredi, 31 août, jour (le l’ouverture du Congrès.' Le matin, une graqd’messe solennelle sera chantée à, la Basilique.L n-près-midi.aura lieu, à la salle des promotions de l'Université la séance constitutive à laquelle se fera l’élection du bureau-directeur et la formation des commissions spéciales qui se répartiront la besogne du Congrès.C’est devant elles que seront lus les travaux élaborés par les commissaires d’étude dont nous avons parlé plus haut.Les commissions spéciales donneront à chacune de ces études sa conclusion logique en émettant un vœu qui sera présenté au Congrès à sa séanee générale le vendredi matin 1er septembre.Cette séance sera honorée de la présence d’illustres visiteurs qui sont attendus pour en matin-là.Nommons entre autres: Mgr Touchet, évêque d’Orléans, les princes Henri et Ferdinand de Croy; le prince-abbé Max.de Saxe ; Messei-gneurs Odelin et Thomas, vicaires-généraux de Paris, Mgr Krentzwells, de Cologne, etc.Ces visiteurs en route pour Montréal ont promis d'bonorer le congrès de leur présence.Leur nombre ne sera pas, eroit-on, inférieur ù cent-cinquante.Le soir de leur arrivée — ce sera le premier vendredi de septembre — la démonstration que les ouvriers de S.-Snuvcur font tous les mois nu Saint-iSacrement exposé les édifiera sur l'esprit qui anime la population française de ce pays.Samedi matin un grand pèlerinage les réunira avec les membres du congrès à Sainte-Anne de Beaupré.Samedi soir, un banquet peu banal.On n'y verra ni vin, ni liqueurs fermentées, pas même de cidre.L’intention des promoteurs n’est pas d'alfi-chcr une abstinence phnrisaïque.Ils veulent tout simplement démontrer qu’on peut faire nn très joli banquet sans l'appoint des liqueurs alcooliques.Cette démonstration aurait, entre autres conséquences bienfaisantes, celle de provoquer des imitations et de détruire la légende qui veut qnè In tempérance soit l'ennemie de la gaité.Dimanche, dernier jour, sera chantée à Saint-Roch une messe particulière du congrès.Dans l’après-midi, aura Heu à la Basilique la bénédiction du Saint-iSacrement.Mgr Touchet y prononcera probablement le sermon.soir aura lieu la grande séance de clôture.M.Roux, avocat d'Amiens, délégué général de la Société Générale de la Croix Blanche, grande association anti-alcoo- lique formée par les catholiques français, y présentera un rapport qui sera lu par un des visiteurs.M.Roux ne peut venir cette année au Canada mais il tient à témoigner l'estime qu’il porte à ses frères d’outre-mer.Le Congrès entend faire large la part du publie.Vendredi soir commencera l’exposition anti-alcoolique qui se prolongera toute la journée du lendemain.On y décrira, à l’aide du cinématographe, les ravages causés par l’aleooiisine dans la famille comme dans les organes de l’individu.I-es promoteurs regrettent seulement que l’exiguité des locaux les obligent à n’admettre aux séances générales du Congrès que les membres de ce dernier.On conçoit que l’organisation d'un congrès comme celu-là doive entraîner des frais considérables.Aussi a-t-on attaché au titre de membre le don d’une obole qui varie avec les moyens de l’individu.Donnez-vous 85.00, vous êtes un bienfaiteur du Congrès ; donnez-vous S'2.00, vous en êtes le titulaire ; si vos moyens ne vous permettent qu’une aumône de 50 sous, vous êtes encore considéré comme adhérent, et vous êtes admis au Congrès.Celui-ci est le premier du genre qui se tienne dans le diocèse de Québec.Aussi, le publie de ce diocèse est-il par-ticul èrement invité.L’appel lancé par le comité organisateur en date du 30 avril dentier s’adresse néanmoins à “tous ceux qui ont à cœur de lutter contre le fléau de l’intempérance”.Le comité “fait appel à toutes les bonnes volontés, qui croient, comme lui, «pie le moment est venu de se grouper en faisceau, de coordonner les initiatives qui s’épanouissent, un peu au hasard, sur tous les points de notre province, et qui semblent, en général, s’ignorer, agissant le plus souvent, sans plan concerté et ne se prêtant que trop rarement un appui mutuel.” Des hommes de tout premier plan ont accordé leur patronage au Congrès: Sa Grandeur Mgr Bégin en est le protecteur; M.Alphonse Pelletier, gouverneur de la province, président d’honneur ; MM.Louis Jet té, président de la Cour d’Appel de la province; Gouin, premier-ministre.Napoléon Drouin, maire de Québec et l’abbé Amédée Gosselin, recteur de l’Université Laval, vice-présidents d’honneur.Tout le travail d’organisation retombe, il va sans dire, sur le comité organisateur, et en particulier sur son secrétaire, M.Denault.La continuation de l’œuvre du Congrès sera assurée par la création d’un comité permanent.-4~- —LISEZ— LE NATIONALISTE En vente partout à 9 hrs., samedi soir.-+- Séminaire de Joliette LE PROGRAMME DES FETES DES NOCES DE DIAMANT Le séminaire de Joliette célébrera ses noces de diamant, les 21, 22 et 23 juin.Nous donnons ci-après le programme des fêtes qui auront lieu à cette occasion : PREMIER JOUR 5 h, le soir.Arrivée du train spécial.(Î h.—Souper sous la tente.7 h.1-2.— Réception officielle : Adresses de bienvenue par le Rév.P, Roberge, C.S.V., Sup.du Séminaire et par M.J.A.Guilbeault, C.R., maire de la ville.Réponse par Thon, juge W.Mercier.9 h.— Illumination de la ville, “ Campagne générale ”, 10 h.1-2.— Réunion par groupes de classes dans les salles du Séminaire.DEUXIEME JOUR 7 h.1-2,— Déjeuner.9 h.1-2.— Messe pontificale à la Cathédrale.célébrée par Mgr J.A.Archambault, évêque de Joliette.Sermon par M.l’abbé J.A.Lesieur, miré de Ste-Geneviève, Champlain.12 h.1-2.— Banquet.— Santés.—Discours.7 b.-Souper.8 h.— “ Concert-Causerie —Chant, musique, discours.9 h.— Feu d’artifice, dans la cour du Séminaire.TROISIEME JOUR 7 h.1-2.— Déjeuner.9 h.— Messe pontificale pour nos défunts, célébrée par Mgr.J.M.Emard, évêque de Valleyfield 10 h.Distribution des " Prix ” aux élèves.12 h.— Dîner.1 h.— Départ du train spécial.-*-— Vente spéciale de rideaux en net Suisse.3,800 paires de rideaux en net brodés avec appliqué, SVt verges de longueur.Valant *5,00, $7.00 et $9.00 la paire, en vente à $1.49, $1.95 et $2.95 la paire cette semaine.MAIBON VIAU, 1321 Ste-Oatherlne -*- Un jeune monstre S.-Jean, N.-B., 27.— L'arrestation d’un petit garçon qui depuis plusieurs semaines se faisait un jeu de torturer des petits enfants, a créA toute une ! sensation.Le gamin, Charles McLaughlin, Agé de 16 ans, était un toqué des feuilletons à dix sous.Pour imiter les " traîtres ” dont il admirait les exploits, il arrêtait des bambins dans la rue, les amenait dans un endroit solitaire, et là après les avoir déshabillés, il les battait cruellement avec un fouet.Il y a actuellement quatre plainte* de portées contre le jeune monstre.L’on croit que l'une de ses victimes.James Ingraham, 7 ans, ne survivra pas.McLaughlin a fait l'aveu complet de se* méfaits sans pouvoir cependant axniiuuv •• conduite.Si vous avez le Rhumatisme, le Lumbago, le Sciatique, laissez-moi vous envoyer GRATIS une boîte de 50c de mon Remède •Te veux donner 50,000 boite» de 50c.de mon remède contre le rhumatismt*, pour démontrer sa grande valeur dans le cas de douleurs rhumatismales.Mon remède n’est pas fait d’ingrédients inconnus.Il se compose de remèdes tels que iodure de potasse, racine de moreile.(Poke root), guaiac, résine, stillingia et salsepareille, et quiconque connaît tant soit peu les drogues comprendra aussitôt sa grande valeur dans le cas de rhumatisme.Il y a des gens qui s'imaginent que le rhumatisme est un mal incurable.Je sais u’Il ne l’est pas, parce qu’on m’avait it.il y a des années» quand j’en souffrais si affreusement, que je ne me guérirais pas.Mais j’ai été guéri par les ingrédients ci-dessus, appelés “Tonique Gloria’’ (Gloria Tonie) parce que j’ai obtenu de son usage un soulagement vraiment glorieux.Le “Gloria Tonie’’ bien entendu, ne m’a pas guéri en un jour, ni en une semaine, mais mon cas prouve que le rhumatisme peut se guérir.Il y a des personnes souffrant de rhumatisme qui ne guériront jamais, même si leur cas est bénin et peut aisément se guérir.C'est dû k ce qu'elles ne savent ce que le rhumatisme est réellement.Elles essaient un remède pendant quelque temps et si elles n’éprouvent pas aussitôt du soulagement, elles ne s’en servent plus et disent qu’il n’est, bon à.rien.Cette classe de victimes du rhumatisme emportent généralement leur mal dans la tombe.Rappele/z-vous que le rhumatisme ne se forme pas dans le corps en une nuit.Il est parfois dans l’organisme, des années avant de manifester sa présence, Ce n'est qu’un excédent d’acide uriaue dans le sang, qui cause le mal.Le froid et l’humidité le font soudainement se montrer, mais le rhumatisme était dans le corps depuis longtemps, sans quoi le froid et l’humidité n’auraient pas pu le faire connaître.Il faut beaucoup de temps A cet ¦'acide urique”, pour s’accumuler dans le corps, jusqu’à amener le rhumatisme, mais une fois qu’il y en a assez, 11 faut John A.Smith et son remède remarquable contre le rhumatisme, guéri le premier, il offre aujourd’hui gratis 50,000 boîtes de son remède.le neutraliser.C'est ce que le “Gloria Tonie’’ n accompli dans des centaines de cas, même chez dos septuagénaires et des octogénaires.Après que ce remède m’eût guéri, jo l’essayai chez des amis et connaissances qui souffraient de rhumatisme.Il agit chez eux tout comme il l’avait fait pour moi.Ait National Military Home, il guérit, un vétéran qui souffrait de rhumatisuiü aux hanches et aux genoux.A H&nnaford.Dakota nord, il guérit quelqu'un qui écrit.“Depuis que je prends du “Gloria Tonie” je suis aussi souple qu’un jeune garçon”.A Stayner, Ontario, il permit A une dame d’abandonner ses béquilles.A IVeeter-ley, R.I., il guérit un cultivateur Agé de 72 ans.11 n aussi guéri plusieurs cas qui avaient résisté A l’électricité A l’hôpital et A l’habileté du médecin, au nombre desquels il y en avait de plus de 30 ans et même quarante ans de durée.Des médecins éminents ont aussi admis que le “Gloria Tonie” est un remède précieux dans le cas de rhumatisme, entre autres le Docteur Quintero, de l’Université du V6-nézuélu, dont le témoignage porte le sceau officiel du consm dos Ktats-Unia.Si vous souffrez de rhumatisme, de lumbago ou de sciatique, vous savez ce qu’il y a à faire pour vous guérir.Vous savez au moins qu’il vaut la peine que vous écriviez pour avoir gratis une boîte de 50c.du remède, que j'enverrai à quiconque en fera la demande.Vous obtiendrez toujours assez de soulagement pour payer le port et le trouble.'Cette offre n’est pas pour les Chercheurs de curiosités ou pour tes enfants, vu que le remède est trop précieux pour qu’on le gaspille.Découpez le coupon ci-après, mettez-le A la poste nvec vos non*» et adresse, et vous recevrez gratis, par Te courrier suivant, une boite de 50c.de pastilles “Gloria Tonie”, ainsi qu’un livre traitant du rhumatisme et contenant plusieurs trait* de la vie courante, qui parlera assurément de votre cas.Coupons pour une Boîte Gratis de 50c de “GLORIA TONIC” JOHN A.SMITH, 672 lacing Bldg WINDSOR.ONT.Je souffre de rhumatisme et veux 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Bacon, épicé , Vaches inférieures do .4.09 à 4.50 Taureaux, de.3.75 à 6.75 Agneaux, de .4.00 à 8.00 Veaux, de.3.00 à 6.00 PROVISIONS Les prix suivants nous sont fournis par la Laing Racking & Provisions Company.Lard pesant, Cnn.Short Cut.Mess.brl.35-45 m.00.00 30.50 Dos, Canada Short Cut, Mess.brl.45-55 moi .00.00 30.00 ( Porc gras très choisis 20.35 mor.00.00 29.50 Lard léger, elnir, brl.00.00 29.50 Lard pour fèves, brl.( Petit» morceaux, mais gras).00.00 27.00 Lard do flanc, pesant, brl 00.00 30.50 Pickled Rolls, brl.00.00 30.50 Lard pesant Brown Brand désossé, tout gras, brl.25-35 morceaux .00.00 31.00 Larr) clair, tout gras du dos, très pesant, brl.40.50 morceaux.34.00 00.00 JAMBONS 25 Ibs, èn montant.I6n 18-25 Ibs .17 l-2a Medium 13-18 Ibs.18 12c Petits 10-13 Ibs.19c Jambons désossé, roulé, gros 8 12e Jambon désossé, roulé, petit .20c Breakfast, bacon choisi .20c Breakfast, bacon épais.19c Bacon, Windsor, dos .20c Bacon, Wilynhire .18o Bacon de Laing, Windsor, dos pelé, la livre .22o Jambons de Laing, choisi “Pique-Nique”, la livre .15o Cottage Rolls, la livre .20c PLüSoecoRSaukPJEDS ! 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Les soumission» -eront ouverte- pat le greffier de la Ville, en présence dei j intéressés ù la première assemblée du Bureau des Commissaires après la ré -j ception desdites soumissions.La plus basse et aucune autre des soumissions ne sera nécessairement nécessairement acceptée.l-es propriétaires qui désirent faire des raccordements devront en donner avis à l’inspecteur de la Ville sans retard, car une fois l’égout construit, ils devront se procurer un permis et déposer un certain montant d’argent pour couvrir le coût approximatif du raccordement.Toutes réclamations pour égouts existants déjà dans eette partie de nie, devront être produites au bureau de l’inspecteur de la Voirie, sous deux mois après l’achèvement du nouvel égout.Tontes informations se rapportant aux égouts que Ton doit oonstntire seront fournies nu bureau de l’inspecteui de la Ville.1^ tout suivant le règlement No 298 concernant les égouts.JOHN R.BARLOW, Inspecteur de la Ville.Bureau de l’Inspecteur de la Ville, Hôtel do Ville, Montréal, 27 mai 1910.118.1 B LE DETom, samedi 28 mai.1910 LE LIVRE DU JOUR UNE IMMORTELLE Tel est le titre d’une gentille plaquette de trente-deux pages sur une des héroïnes de Ville-.Marie.(1) L’auteur Madame Laure Conan, a voulu réunir en un faisceau les traits épars de la vie de la Mère Marguerite Bourgeois, fondatrice des Soeurs de la Congrégation.“ la première communauté qui se soit formée chez nous et pour le Canada tout entier ” (page o ).Elle est merveilleuse, la vocation de cette fille qui fait d’abord des démarches pour entrer au Carmel, mais voit sa demande rejetée, tout comme plus tard on refuse de l’accueillir chez les Clarisses.("est que la divine Providence continue de conduire les hommes ; et il est considérable le rôle du surnaturel dans la fondation de notre ville.Marguerite Bourgeois, présidente laïque d’une congrégation de jeunes filles, qui avait pour directrice la supérieure des religieuses de Notre-Dame, Soeur Louise de Sainte-Marie, propre soeur de Maisonneuve, devait entrer en relations avec l’homme convaincu qui croyait de son honneur de venir fonder ici une colonie, dussent tous les arbres de 1 lie de Montréal se changer en autant d’iroquois.Elle se sentit au coeur le désir d’affronter des périls “ dont le moindre suffisait à faire dresser les cheveux ’’.(page 11).Elle quitte son sol natal ; et la voilà, à Nantes où elle hésite à entreprendre ee lointain voyage.On alarme sa délicatesse.Mais dans son âme, elle a.la foi ; et elle place une eonfiance inébranlable dans le secours divin.Elle se rend à une église où le saint Sacrement est exposé.Là prosternée, elle supplie le Christ Jésus de lui venir en aide.Elle se relève consolée parce qu'elle reçoit l’assurance qu’il fallait faire ee voyage (page 14).Se figure-t-on la magnanimité avec laquelle il fallait alors envisager les périls de la mer et ceux de la guerre pour entreprendre avec une constance invincible un voyage do on ne pouvait prévoir l’issue?Mais il y avait une oeuvre à accomplir : l’éducation des enfants de Montréal ; et Maisonneuve avait demandé à cette héroïne de s'y dévouer.Quatre ans plus tard, Marguerite pouvait loger les enfants dans une étable, pour leur apprendre à gravi1* les premiers degrés de l’échelle du savoir humain.Des compagnes se joignirent à elle.On travaillait nuit et jour sous les yeux de Celui qui était, lui aussi, né dans une crèche.L’on devait remporter des succès.Elles sont belles ces lignes de Charlevoix que Laure Conan cite à la page 24 : Marguerite Bourgeois a rendu son itom cher et respectable à toute la colonie par ses éminentes vertus et par l’institut des filles de la Congrégation dont l'utilité augmente tous les jours avec le nombre de celles qui l’ont •embrassé.Sans autre ressource que son courage et sa confiance en Dieu, elle entreprit de procurer à toutes les jeunes personnes, quelque pauvres et quelque abandonnées qu’elles fussent, une éducation que n’ont point, dans les royaumes les plus policés, beaucoup de filles, même de condition.Elle y a réussi au point, qu'on voit toujours avec un nouvel étonnement, des femmes jusqu’au sein de l’indigence et de la misère, parfaitement instruites de leur religion, rpii n’ignorent rien de ee qu'elles doivent savoir pour s’occuper utilement dans leurs familles, et qui, 'par leurs manières, leur façon de s’exprimer et leur politesse ne le I cèdent point à celles qui, parmi nous, ont été élevées avec le plus de soin.C’est la justice que rendent aux filles de la Congrégation tous ceux qui ont fait quelque" séjour au Canada’’ (page 24).( ,'e dévouement et cette générosité attiraient des âmes à la cause de Marguerite Bourgeois.Pourtant, plus de vingt ans devaient s’écouler avant que l’autorité épiscopale approuvât son institut (page 25j.Cette heure devait sonner.Aujourd’hui la Congrégation de Notre-Dame compte dans notre pays cent trente établissements et plus de trente mille élèves.Les succès croissants qu’obtiennent ses travaux montrent bien que Dieu la protège.Espérons que notre population comprendra longtemps l’oeuvre sublime qu’elle accomplit au milieu de nous, avec tous les autres instituts rpii se sont développés autour lèvres d’un homme que l’on (lit.d’elle.Jamais, on ne croira k çétfe assertion fausse tombée un juûrdès sérieux, mais qui a fait preuve de légèreté ou de eanaillerie : “ Nos couvents sont des foyers d’immoralité".Je crois plus vraie la parole de Mgr Bourget que Laure Conah cite au bas de la page 30 : “ La régularité qui, grâce à Dieu, a toujours régné dans votre communauté prouve que vous n’avez pas été infidèles à la vocation de Dieu qui vous a établies à Ville-Marie pont honorer son auguste Mère et imiter ses vertus.” Dans ses Essai* sur la Littérature canadienne, M.l’abbé Camille Roy dit en parlant de Laure Conan qu’elle s’est constituée " parmi, nous un apôtre " et qu’elle emploie sa plume à écrire et à propager ee qu’il y a de meilleur dans son âme si canadienne ”.La brochure que nous présentons au public ne fera pas modifier ee jugement.Elle l’établira d’une façon plus solide encore.Cette femme de lettres qui comprend si bien " que la vie est un devoir " met sa plume vaillante à défendre nos meilleures traditions nationales.Je ne saurais mieux faire, en terminant, que de recommander la lecture de tous ses livres à ceux qui sont épris d’un idéal pour les nôtres.Augélinc de Mon lb run, A t'Ocuvrc et à l’K-preuve, l ’Oublié, avec scs pages sur Dollard si pleines d’actualité, ses trois autres brochures procureront de douces jouissances.On se, sent en contact avec une âme élevée, qui sait charmer ceux qui veulent bien se donner la peine d’encourager les productions littéraires chez les nôtres.On y trouve de ravissantes beautés.Lisez ce petit tableau si sobre de la vision de Marguerite Bourgeois en face dé sa nouvelle terre d'adoption : il vous dit, bien toute la délicatesse exquise, d’une âme qui ne cherche pas à paraître; niais qui sait pourtant trouver le chemin des coeurs: 11 A perte de vue sur 1 île royale, la forêt inviolée établissait son feuillage doré, éblouissant.Et il nous semble que Marguerite Bourgeois dut frémir d'une émotion sacrée, lorsqu’en ee décor de sauvage solitude, au bord des eaux luisantes, sous le eie] radieux, elle aperçut le fort qui abritait le germe de Ville-Marie, la merveilleuse cité chrétienne rêvée.’ ’ (11 l ne immortelle pour Laure ( c.Lundi la vge a 85 32k Sacoches et portemonnaies en cuir, choix de formes et 4 S\ de couleurs.Valaurs exceptionnelles à 35c.et 75c.Lundi à I II/» 8.30 le choix.A è/V Rég.RUBANS, Lundi ^ 3,000 vges de Ruban en Taffetas et Satin Du- et ehesse, grande largeur, couleur, bleu, rose, viu et 29 rose, chantecler wistaria, panama.Rég.25c et 29c.19c LUNDI 47c CHAPEAUX Val.de Chapeaux noirs, garnis, dans toutes les for- $1.00 mes, les teintes et les pailles les plus en renom, ^ Valeur de $1.00 ù $3.00.Lundi'.47$ $3 00 Voyez nos vitrines.CEINTURES 150 ceintures en élastique, en soie, eu cuir, et de fantaisie, grand choix de couleurs et formes.Valeur de 3oc à 85e.Lundi à 19c LUNDI 12k COLLETS BRODES Val.de lOOO collets eh toile brodée pour dames, 25 grand choix de dessins en broderie anglaise et a écossaise.Valeur de 25c à 35c.35 BAS EN FIL 150 paires de beaux bas et fil de Lisle, unis et de fantaisie, toutes les couleurs de la saison dans ce lot.Lundi à 8.30 h.a.m., la.paire , .-.- * DENTELLE (all over) Laize (all over) pour robes, blouses, empiècements, etc., blanche et crème.Valeur de $1.25 à $1.50.Lundi à 8.30 h.a.m.la verge.21c 75c O.LEMIRE&CIE RUE ST-DENIS PRES STE-CATHERINE TOUS LES TRAMWAYS DE LA VILLE CORRESPONDENT A NOTRE PORTE Comme le dit le Proverbe : “La Prudence est la mère de la Sûreté” Prévoyez le malheur qui peut vous frapper vous et votre famille.Joignez l’Association des Frais Funéraires de la, COMPAGNIE H.B0URGIE LIMITEE.00 $1 par annee assurera votre famille contre toute éventualité.Demandez notre circulaire qui vous donnera tous les détails de notre organisation Funéraire et ce à quoi nous nous engageons au décès d’un de nos abonnés.Remplissez le coupon ci-joint, mallez-nous-le et vous recevrez par le retour du courrier des informations complètes sur notre système d’abonnements.Z O n D O ü NOM .A miDSSE Les abonnés «pii ont changé d’adeesse voudront bien replie cette partie du coupon.NOM .ANCIENNE ADRESSE .NOUVELLE AUHESSE .La Compagnie H.BQURGIELtée ENTREPRENEURS DE POMPES FUNEBRES.179 rue Craig Est, coin Sainte-Elisabeth.TEL.BELT.EST air.’.SUCCURSALES : 1460 Ste-Catherine Est, 1929 rue SMaurent, Tel.Bell.Est ITM.Têl.des Marchands 1M2.Ttl.Bell SMouls 250.Le Séparateur “DOMO LE MEILLEUR, LE MOINS CHER.Nos PRIX DE DETAIL Pour jusqu’à Capacité B 110 Lba 2 vaches O 150 “ 5 “ 200 •• Prix 1 8 “ 2 280 “ 10 “ 3 450 “ 15 “ 4 660 “ 25 “ «an* ba ftlS.C 20.C ivee bai SO.C 35.Q 50.0 65.0 Catalopie et liste de prix sur demande.S’adreuer à Les Séparateurs "DOMOS” ______________________ ST-HYACINTHI V V I.ii „ ,i„ r Batteries: Raymond et Wilson : indiquent qu U y a de i activité dans Q , , „ - .r , , ’ le monde de l’evietion : fanion et Bergen.Arbitres: Johnsto- ne et Moran.le monde de l’aviation Avec un programme comme celui-là, T> .¦ -i., , les promoteurs ont l’espoir bien légiti-| ai tlc arr('Lce a cause de la pluie, nie d’attirer des milliers d’étrangers à ’ A Pittsburg: Montréal, durant la grande semaine i K.H.E.du 2S juin au 4 juillet.! Boston .000122100—6 9 0 En outre, la réunion annuelle de Pittsburg .000100000—1 8 G l’automobile Club du Canada, qui fut : Batteries: Curtis et Graham ; Powell ajournée le 12 mai dernier, s’est tenue j et Gibson.Arbitres: O’ hier au soir à l’hôtel Windsor.Sur la proposition des directeurs, il fut décidé de changer le nom du Club, en celui de '‘Automobile et Aero Club du Canada.” Il fut annoncé que la iLu-nion de l’aviation aura lieu sous les auspices du club.Le rapport du président sortant, démontra un progrès très satisfaisant.Durant l’année passée, le club s’est affilié au Royal Automobile Club d’Angleterre, afin que les membres des deux clubs, allant de l’un à l’autre pays, puissent jouir des mêmes privilèges, clans l’un comme dans l’autre club.i n Montréalais, qui visita l’autre côté, l’été dernier, rapporte que les privilèges qu’il tient de sa qualité de membre du club, lui ont permis d’épargner une somme de 1250.00.On a fait beauçoup pour l'amélioration des routes.Le club a conclu des arrangements avec les fermiers, dont les terrains sont riverains des routes pratiquables,, afin qu’ils s’intéressent au bon entretien et à la Jlparation des routes.Le rapport démontre que le nombre des membres, est actuellement de 145, le double de l’année dernière.Le rapport du secrétaire-trésorier accuse un surplus satisfaisant, déposé en jours meneur, il n’eût rien craindre meme de Flarney qui se rapprocha vers la fin.La semaine de courses à Delorimier prendra fin, cet après-midi.C’est dom-aiage, ;ar nous avons eu là de vraiment belles courses; tous les amateurs sont disposés à le répéter.Pour clôturer dignement la semaine de bon sjiort que le public a été à même de gotûer, le Montreal Driving Club a organisé une matinée de neuf courses pour cet après-midi.Les stakes Delorimier seront l’éfreuvc principale de ce beau programme.Treize performers, très en forme ont été enregistrés dans ces stakes, qui seront chaudement disputés.Il y aura de plus une épreuve en obstacles, et plusieurs bon leppers seront vus à l’oeuvre.Le déplacement à Delorimier sera sans doute fait par tous les amateurs de courses cet après-midi.Les entrées de cet après-midi : 1ère course, 4 1-2 furlongs, (10) — Etta May 107, Johnv Wise 109, Pleasing 116.Mary Rue 119.Donation 119, Lady Chilton 119.Miés Cesarien 120, Lathorpe 120.Square Deal 122, San guine 125.iième ('-ourse, 4 1-2 furlongs, (10) — Herdsman 109, Rosa S.107, Rabble 119, Airginia Maid 120.Sabo Blend 121.Sen Johnson 122, Yardos 122, Lonchand 122, Hnymarket 122, Coon 125.dième Course 3-4 de mille.— St-Deo-noil 112.Ned Carmack, 120, Giovanni Pagglo 121, P.).McCarthy, 122, Pearl Point 122, Don Hamilton 124.Iième Course.Bourse de la Brasserie Dow, l 1-2 milles en obstacles — Yar-deo 132.1 Abe flooding 132, Bronte 142, Bally Castle 142.ôjèinë Course, 1 1-2 milles (7) —Au-turn King 102, Irwin P.Diggs 106.Many Colors 112, Enlist 114, Flarney 115.Dr Young 123, Jack Baker 127.Oième Course.1 mille (S) — Tannie 99, Précis 102.Perry McAdow 104, Alta McDonald.104, La Fayette 104, Im-boden 104.Z a rape 105„ Dr Crook 110.Ticme Course, 3-4 de mille, bourse du Parc Delorimier (13) — Alarmed 101, Dur Nuggett 104, Copper Princessa 104, Lillian Leigh 104, Virginia Maid 106, Square Deal 10S, Jubilee Juggins 111.John Marrs 111, Col Zeb 112, Big Hand 115, Billie Hibbs 121, Pio Pico 121, Jim Brady 100.Sième (’ourse.1 1-2 mille — Tender 110, Praiseworthy, 110, Florance D 110, Helen Scott 110.Jack Ryan, 113, C.A.Morgan 113, Vamos 118, Good acre '] 18.9icme Course.1 mille — Uncle Jim 101, Beth Goodwin 102, Lista 103, Conville 104, Judge Dundon 107, Anna Smith, 108, Sir Walter Rollins 110, Niblick 110.banque.L’expositioo de l’Automobile1 son et Street.Arbitres: Connellv fut un grand suocès, mais, les courses cjs 7’étê dernier, furent financièrement,, une faillite.L’élection des officiers pour le nouvel exercice a donné les résultats suivants : Président.M.F.H.Anson.Vice-Président, M.L.C.Rivard.Secrétaire-trésorier : M.G.W.Mc-Namee.Directeurs : J.A.Mac Kay, H.W.Pillow-, C.F.Smith, Duncan MacDor nald, A.L.Caron,.A.J, Dawes, W.Cnrmthers èt Eugène Tarte.M.Smith et l’Echevin LL H.Dandu-rand furent sollicités de conserver la présidence et la vice-présidence,, mais refusèrent.Après plusieurs propositions de MM.Lichtenhein, Anson et l’échevin Dandu-rand.qui parlèrent en faveur de la création d’un “city club house”.Une aruumission fut nommée pour étudier la question ; les membres de cette commission sont MM.Lichtenhein, l’échevin Dandurand et M.McDonald.Le club offrira encore cette année, une coupe au premier ballon de l’Etat de New-York, ou du Massachusetts, atterrissant en un point de la province de Québec, le plus proche du Square Dominion, cela à condition, qu'il soit parti d’un degré de latitude plus au Tabac à Fumer Day et Brennan.Ligue Américaine A New-York:— R.H.E.Chicago .200000000-2 8 3 New-York .001000000—1 7 1 Batteries: M'a.sh et Block ; Warhop et Sweenwy.Arbitres: Evans et Egan.Partie arrêtée à cause de la pluie.A Philadelphie: R.TI.E.St-Louis .0100000100—2 10 2 Philadelphie .000201010—4 6 0 Batteries: Pelty et Thomas : Bender et Thomas.Arbitres: Kerin et Sheridan.Partie arrêtée à cause de la pluie.A Boston : R.H.E.Cleveland .000000001—1 4 0 Boston .100000000-1 5 2 Batteries: Falkenberg et Bennis ; Arellanes et Carrjgan.Arbitres: O’Louehlin et Perrine.Partie arrêtée afin de permettre à Cleveland de prendre le train.A Washington:— R.h: Ë.Detroit .000100000—1 2 1 Washington .0100001000—2 6 1 Batteries: Stroud et Schmidt : John- et Le Cercle Amateur Ahuntsic Les membres du “ Cercle Amateur Ahuntsic ” jeune association littéraire 1 et sportive fondée l’an dernier par Mtre J.E.A.Gravel, avocat, vient de choisir ses officiers pour l’année 1910.Ce sont: Président.Théo.Lanctôt : vice-président, Alfred Gingras ; sec.-trésorier, J.A.E.Gravel : Directeurs Hercule Choquet, René I.apierre, Paul Ferras.Le Cercle Amateur Ahuntsic.a pour principal but de resserrer les liens qui unissent toute la jeunesse de cet endroit et à leur fournir un local où ils puissent se rencontrer journellement.Ce Cercle aura surtout un caractère-littéraire et sportif.c'est-à-dire que grâce (à des distrne'f ms saines et intellectuelles, il essaiera d'intéresser, amuser et grouper ses membres.Par des réunions fakmiliales.par des Soirées athlétiques musicales et littéraires, par des exercices physiques, il fournira à tous un salutaire repos aux tfavaux journaliers et mettra en pratique le récepte des anciens ‘‘Mens A’na In Cor porc samo Mardi le 31 mai prochain le Cercle Amateur Ahuntsic donnera sa première soirée récréative de la saison, et les profits de cotte soirée serviront à acheter le matériel nécessaire pour la formation d’un club de Base-Bail.Toute la Jeunesse d’Ahuntsic compte sur l’encouragement de ses patrons, pour lui aider à mener à bonne fin une si noble entreprise.Bitrcen.Les épreuves ELLES ONT DU SUCCES, MALGRE LA PLUIE Malgré la pluie qui ne cesse de tomber, depuis quelques jours, les courses de Delorimier n’en obtiennent pas moins les résultats les plus satisfai sants.Hier, notamment, les épreuves ont eu beaucoup de succès.Herdsman, un favori, gagna la premiere, après avoir fait une belle course d'attente derrière Sabo Blond.A la surprise générale, C.A.Morgan, après un départ assez obscur, gagna la deuxième course devant Fleece.Haymarket était le grand favori de la troisième course, et mit un beau succès à son actif dans cette épreuve.Ce cheval prit après le deuxième virage, une avance sur laquelle il vécut jusqu au poteau d arrivée.Greuesque eut quelque peine à conserver la deuxième place sur irginia Maid.Miss Oesarion, qui mena la quatrième course jusque dans la ligne droite, dut.torcément fausser oompagni à Rnp pold qui passa sous le fil avec facilité.Lady Chilton gagna la cinquième, par une tète seulement, devant Alta McDonald.Le bel effort de Hoos fit craindre les preneurs de ces deux ehe-vaux.Don Hamilton se détacha avec suocè J* “fl ^ f 1c1e S-°n a l’avant dernière eour- Dmu et A|réable au QoèL se, dans la ligne droite et gagna avec une belle aisance devant Our Ngget.] John Garner fit une conrse gagnée d’avance dans l’épreuve finale.Tou- AU TERRAIN DU Ml LE-END CRT APRES-MIDI C'est donc cet après-midi que les Shamrocks et le National se rencontreront, pour la première fois cote année, dans une partie de ligue, au terrain de l’Association irlandaise.Les amateurs savent déjà tout l'intérêt, que promet de développer -cette joute, et ils ne manqueront pas de faire en sorte d'être sur le terrain, dans le plus grand nombre possible.LIONEL ’SYLVESTRE.->- NOTES.Le capitaine Robert, de la goélette “Minnie Maud”, de Gaspé, dit qu’il a failli être étouffé, au large du cap des Monts, le 18, par des gas de queue de comète.Le “Royal George”, de la ligne du Nord-Canadien, a quitté Bristol jeudi soir, à sept heures, en route pour Montréal.H devrait être ici mercredi prochain.L'“Empress of Ireland” a touché Liverpool hier, six jours après son départ de Québec.Cette traversée rapide n’égale pas le voyage du “Royal Edward.” Le “Tortona”, ligne Thomson, partait ce matin pour Londres.C’est son premier voyage sur la nouvelle route de la compagnie.M.Hugh Allan annonce (Londres) que la construction de deux paquebots de sept cents pieds, jaugeant 22,000 tonnes et ayant une vitesse de 22 noeuds, sera commencée la semaine prochaine.HENRI BARB0UX ¦ Le plus vif souvenir qui me reste du I grasd avocat qui vient de mourir est un souv iir d’apothéose; j'ai dans les jeux la vision du banquet qui lut fut < offert par le Barreau, il n'y a pas en- ! core trois ans, pour fêter son élection i à l’Académie Française.Ou sentait vi- ' yre ce soir-là l’âmo collective d’une corporation, cette belle chose qu'on a tuée presque partout, et que partout une force irrésistible est en train de ressusciter; chacun prenait vraiment sa part d’honneur et de joie.C’était justice, car M.Barboux avait eu cette for tune paradoxale et précieuse d'être à l’Académie l’élu du Barreau: les hôtes ée la Coupole le reconnaissaient mal; on ne le connaissait bien qu'au Palais, où s'était déroulé, sans une heure d’infidélité, tout le labeur de sa vie; c’est le suffrage unanime et respectueux de ses confrères qui l'offrit à celui de l'Académie, lorsqu'elle voulut bien donner à un avocat la succession glorieuse d'Edmond Rousse.Ainsi, le Barreau célébrait sa propre victoire; il lo mareua par une immense acclamation, à l’entrée de M.Barboux; et ce vieillard, qui portait sur des*épaules si droites un si long passé de travaux, de succès et d'épreuves, eut.devant cette ovation prévue un instant d'invincible émotion, de celles qui ne se cachent pas et qui se gagnent; pendant qu'une larme rapide mouillait ses yeux, une buée passa sur tous les autres.La même émotion remua l'assemblée, quand il répondit au magnifique éloge que lui adressa® M.Chenu, alors bâtonnier de l’Ordre: il regarda derrière lui la carrière parcourue, il l’évoqua avec une simple et légitime fierté, il rendit hommage du fond de son coeuf à cette profession qui lui devait tant d'éclat et l'en avait remercié par tant d’honneur.Il a dépensé, au service de sa profession, un travail persévérant, un dévouement passionné.; il est monté très haut par le chemin le plus droit, il a toujours refusé de s'en écarter, il n’a pas cédé ux séductions aventureuses de la politique, qui - a plus d’une fois sollicité ; il n’a voulu d’elle ni pour s’aider à monter ni, l’ascension achevée, pour compléter sa victoire.11 réunissait à un degré éminent les qualités essentielles de l’avocat, qualités diverses qui, habituellement, s’excluent plus ou moins l’une l’autre : il fut à la fois un grand homme d’affaires et un grand homme de lettres.11 savait le droit ; mieux que cela, il le sentait; il en avait l’amour et l’instinct : une belle discussion juridique était une joie pour son intelligence, il y était à son aise et chez lui ; il n’a certainement jamais proféré une hérésie contre le droit : elle eût révolté ses lèvres, comme une fausse note révolte celles d’un chanteur.Iæs chiffres non plus n’effrayaient pas son clgir esprit: il trouvait le moyen d’accomplir à travers leurs forêts les plus embroussaillées d’allègres et lumineuses promenades.11 avait le goût tie la lutte judiciaire : son coup d’œil distinguait sans erreur les terrains de bataille solides et le (wint faible des lignes adverses ; son conseil au début d’un procès n’était pas moins précieux que le secours de sa parole illustre à la fin.Avec cela, il avait toht lu, tout vu et tout retenu ; c’était un humaniste, il avait reçu l'éducàtion classique, dont nous avons encore connu les débris, et qu’on no connaîtra plus ; il avait formé sa pensée et sa langue à l’école des incomparables modèles ; il avait fortement ‘’pioché” Cicéron, il l’avait traduit, péntetré:.uappris, et s’était saturé .de sa-faconde étincelante.Sa curiosité était universelle : le droit canon ne lui était guère" moins familier que le droit laïque; il avait exploré les paysages èt’ les musées de l’Italie aussi complètement que les oê-tours du Code de procédure.Sa plaidoirie n’était pas seulement une arme bien trempée et bien- maniée, elle était une arme richement ornée, une œuvre d’art.Elle avait, dans toutes ses parties, même les plus arides, cette haute tenue du langage, à laquelle ne voudrait poinè déroger la pudeur d’un humaniste ; et, par moments, il y éclatait ues couplets où l'artiste mettait toute sa grâce, de ces couplets que l’on venait éoouter en foule et dont l’harmopia chante, au Palais, dans tant de mémoires.Cette forme de la plaidoirie, aura jeté avec lui son dernier éclat ; sa mort achève de la faire entrer dans le passé de l’éloquence judiciaire ; on ne se permet plus à la barre ces nobles jeux de la parole : les maîtres mêmes qui les réussiraient le mieux se les interdisent ; on est trop pressé, on n’a plus le temps.Ceux qui entraient pour la première fois dans une audience où plaidait M.Barboux étaient surpris par la faiblesse et l’aigreur de cette voix fameuse ; mais on ne résistait pas longtemps à la séduction, à l’autorité souveraine qui émanaient de cette discussion puissante, revêtue d'une irréprochable parure.Depuis deux ans seulement, M.Barboux avait consenti à ne plus paraître quotidiennement à la barre et à.prendre envers ses forces quelques ménagements: jusque là, il avait conservé intacte sa vigoureuse activité, plaidant en grand nombre les plus lourdes affaires.Lorsqu’il défendit M.Jaluzot, on l a vu, déjà septuagénaire, parler une journée entière dans l’atmosphère torride et nauséabonde d’une affreuse chambre correct ionnellc, où s’était entassé trois ou quatre fois plus de monde qu’il n’ÿ avait de place ; et il s’en alla, après ce formidable effort, aussi dispos, qu’il était arrivé.Chaque jour i! était là.vif, alerte, parcourant le Palais, lui le chef respecté, d’un petit pas'sec d’enfant de troupe, avocat toujours prêt à la bataille, censeur intarissable, infiniment varié, ayant pour tout interlocuteur j l’accueil le plus aimable et pour toute contradiction la courtoisie railleuse d'un indulgent dédain.S’il s'était à la fin résigné à un peu de repos, il n’avait pas dit au prétoire l’adieu définitif: il devait assister bientôt Mgr l’archevêque de Paris, poursuivi par quelques fabricants de poison scolaire: il aurait trouvé là une occasion retentissante d'affirmer sa foi chrétienne qu’il a toujours déclarée avec une netteté courageuse, et de magnifier une fois de plus les libertés essentielles et méconnues qui ont été, en politique, sa seule passion.la mort ne lui en a pas laissé le temps : parti sous ses chers deux d’Italie, il est revenu frapp?par la maladie.disant au gendre qu’il aimait comme un fils: “Me voici, je veux mourir chez moi, dans mon lit.” Il s’est préparé, lucide et résigné ; il a reçu le divin secours des mains de Mgr l’Archevêque, son auguste client.La perte de sa femme et de sa fille avait cruellement éprouvé sa vieillesse: il avait cherché dans un travail plus ardent que jamais une perpétuelle diversion ; mais ceux qui ont pénétré le secret, fièrement caché, des intimités de son cœnr, savent qu’il y gardait le tendre et douloureux souvenir des disparues, et que l’espoir de les rejoindre lui aura profondément adouci le frisson du mvstérieux départ.PIERRE LE COINTE.(Le “Peuple Français”.) PARC DOMINION Semaine du 30 Mai LES 3 DEMONS ORIGINAUX Les plus audacieux Cylistes du monde, parcourant la “La table du diable” sur une roue qui fait 140 tours à la minute, U FANFARE MILITAIRE DE VANDER MERGHENS 50 AUTRES GRANDES ATTRACTIONS 15 Acres de plaisir pour 10c.Enfants Sots.Sur la Passerelle LES MALLES DU YUKON.La navigation doit s’ouvrir le 6 juin sur le Yukon.Les matières postales peuvent être adressées dès maintenant à ce district, desservi par les trains de chiens en hiver.GRAVES APPREHENSIONS.La saison de pêche au phoque doit commencer bientôt dans la mer de Behring, le long de l’île Prebyloff.Les bateaux canadiens et américains ont quitté leurs ports d’attache à destination des territoires de pêche.Comme les Japonais ne sont pas compris dans l'entente de Paris, touchant cette pêche, on craint qu’ils ne fassent la course.QUEBEC ET AU-DESSUS Trois-Rivières, 71.Georgetown et barge, descendant sont arrivés à ].45 s.Batiscan, 88.Entrant 11.25 m.“Siu-Mac” et touée.Portneuf, 108.Sortant 12.45 s.“Bo-navista”; 12.35 s.“Trym.” Québec, 139.“Corsican”, montant, est arrivé à 12.3(1 s.; “Victorian”, descendant est arrivé à 12.55 s.UN COLOSSE MARIN.On dit à Londres que la compagnie Cunard doit poser bientôt la quille de deux immenses paquebots transatlanti.ques de cinquante mille tonnes, ayant une vitesse moyenne de vingt-deux noeuds.Ceci donnera 18,000 tonnes de plus que le “Mauretania”.On sait que la ligne White-Star-Dominion doit lancer prochainement 1'“Oceanic,” et le “Titanic”, bateaux de 15,000 tonnes.UN MOUTON NAVIGATEUR.Le “Herald” annonce hier qu’un agneau, né sur les côtes de Terreneuvc, à.bord du “ Bonavista ”, a été élevé par le commissaire et un matelot, la mère moutonne ayant refusé de nourrir son petit.On ne dit pas cependant si l’agneau a appris la manoeuvre et s'il tremble comme un agneau en entendant les jurons d'eau salée.PIRATE D’EAU DOUCE.Le capitaine A.AV.Hopps, un pirate d’eau douce, mais un vrai pirate, vient d’être arrêté à Toronto pour avoir saisi en plein lac Erié, an cours d’une tempête affreuse, le yacht “Ophir”, en 1904.Il a admis la saisie.Le yacht avait été reconstruit et portait le nom d -Jiirié.” SERVICE DES SIGNAUX t • endredi après-midi) lie aux Grues, 32.Entrant 1.40 s.“Lac Erie”; 12.35 s.“Ralph Holcomb.’ ’ L’Islet, 40.Beau, fort Est.Entrant, 10 m.remorqueur et touée.Cap aux Saumons, 83.Nuageux, Est.Rivière-du-Loup, 96.Au beau, calme.Pointe aux Pères, 160.Nuageux, nord.Sortant 8.50 m.“Lakonia”; 10.25 m.‘ ‘ Coaling.’ ’ Petit Métis, 180.Nuageux, Est.Matane, 202.Nuageux, Est.Sortant 11.30 m.“Zaandyk.” Cap Chatte, 234.Beau, Est.Rivière Martin, 260.Nuageux, Nord-est.Cap de la Madeleine, 294.Pluvieux, calme.Sortant 8 m.“Nordhaven:” Pointe de la Renommée, 324.Nuageux, nord-ost.Sortant 7.30 m.“ Wa-cousta” et “Bellona”; 10 m.B.D.“Dominion”; 11.30 m.“Royal Edward.’ ’ Cap Rosier, 347.Nuageux, nord.ANTICOSTI Pointe du Sud-ouest, 363.Nuageux, Pointe de l’Ouest, 337.Nuageux, Est nord-est.Pointe du Sud, 416.— Brumeux, pluvieux, nord-est.Pointe du Foyer, 439.Brumoux, Est.Cap Ray, 556.Brumeux, nord-est.Pointe Plate, 584.Nuageux, Est.Entrant 1 s.“Coban.” Cap Race, 830.Brumeux, Est.“Al-hein”, entrant 212 milles Est 7 s.hier.Pointu Amour, 662.Pluvieux, nord.Belle-Isle, 723.Beau, nord.Une banquise.Entrant 11.30 m.“Ionian”.CHAMPIONNAT DE LA CROSSE Un double événement NATIONALS vs.SHAMROCKS CLOVERS vs.SHAMROCKS II.(Champions Intermédiairas) Sur le terrain da la S.A.A.A., aujourd'hui.La parité aura lieu, beau ou mauvais temps.Sièges réservés, 75 cents.Grande estrade.50 eanls.Admission générale ’’Se Garçonnets, 10 cents.* Sièges réservés en vente aux magasins de Brennan, rue Sainte-Catherine Est ed Ouest : chez Tigh, 135 rue S.-Fierre .J.Tucker, rue McCord ; Geo.Thomson 103 rue Notre-Dame Ouest.’ On pourra se procurer des coupons pour les sièges réservés des membres V 25 cents chacun (nombre limité A 3) au bureau du Sec .-Très., Chambre 109 Edifice S.Nicholas, ou au magasin de Brennan, dans l’Est de la ville.Prenez les tramwnjs de la rue S.-Denis pour vous rendre au terrain J.J.O’NEILL, Scc.-Hon.RAILWAY SYSTEM EXCURSIONS DE FIN DE SEMAINE A BON MARCHE Brockvüle .83.90 Ottawa .3.45 Sherbrooke .3.30 S.-Hyacinthe.1.30 Cornwall .$2.15 Québec .5.00 S.-Jean .1.00 Valley field.1.15 Pour les prix des autres stations et pout plus amples renseignements, voyez les brochures d’excursions de fin do semaine, que vous pouvez vous procurer aux bureaux du G.T.R.EXCURSIONS DE COLONS (Aller et Retour) Dans U OUEST DU CANADA viâ CHICAGO à très bas prix Dates de départ — 3.1 mai; 14 et 28 juin: 12 et 26 juillet; 9 et 23 août; 6 et 20 septembre.Bon pour retourner dans une limite de deux mois à compter do la date de la vente du billet.LA ROUTE DES LACS POUR L’OUEST DU CANADA La route la plus attrayante est celle du Grand Trunk Railway System, Northern Navigation Go., à travers les laes Huron et Supérieur, et par lo Canadian Northern de Port-Arthur à Win nipog et l’Ouest, offrant le meilleur service de 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p.m.16.25 p.m.xii.35 p.m., a7.05 p.mr.b9.50 p.m.BKAURKPAIRE—-7.50 a.m.8.15 n.m., t.t^i um., 12.L> p.m., «5.20 p.m.ib.2,» p.m., x7.05 p-ni., 1)9.50 p.m.* ST HATH MOIUC, Qué.-—7.50 a.m., c9.2!5 H m” 12-15 p.m., «5.2U n.m., M.25 p.in., b9.50 p.m.1 BAIE l)*l UFK—7.50 The Royal Line Nouveaux paquebots à triple hélice et à turbines.Lo type le plus moderne.De Bristol Départs De Montréal 26 mai .ROYAL GEORGE .9 juin 9 juin .ROYAL EDWARD .23 juin 23 juin .ROYAL GEORGE .7 juillet 7 juillet.ROYAL EDWARD 21 juillet, et tous les jeudis suivants LA ROUTE RAPIDE knthiî LE CANADA ET LA GRANDE BRE TAGNE Pour tout renseignement au sujet de» taux et des cabines A réserver, s’adresser à n’importe Quel AGENT DK LA COMPAGNIE ou à GUY TOMBS, Agent.Général des Passagers, C.N.Q.Ry., Edifice de la Banque Impériale, Montréal, OU à A.TT T» A V TC mcvam* ri-.- I>-.-ri., i.Canadi p.m.„P-m.• .05 p.m.7.50 p.m., u ni , xft.BO n.m., u ni., 12.00 midi, iO.25 p.m., '•7.05 p.m., 50 p.m.p.m., a-.wiuA.cwc ih JXct uqiir iui|ieil,nr, IVlOIlircUl, à A.H.DAVIS, agent ries Passagers de la uadian Northern Steamship Company.DOMINION GOAL CO.-IJLVIITKI)- MINEURS ET EXPEDITEURS DK CHARBON DOMINION pour VAPEURS Criblé, brut (run of mine), mélangé (slack) Pour roneelgnements s’adreeeer aux SUBEAUX DE VENTE, 112 Bue S.-Jacques, Montréal.Téléphone Mais 4101.-a.m.8.15 a.m., c,1. n.m., 12.lu p.m., cû 20 p.m.i(i.25 p.m.bit,50 p.m, HEAUON RFI ELI).—7.O a.m., K.lûn.in., mox a m” l2,;15 B-m., u5.20 pjoi., m.2.) p.m., x7.05 p.m., bP.50 p.m.POTNTB CLAIttE—7.60 a.m., 8.15 n.m., cO.25 a.m.12.15 p.m., a5.2o p ut., 10 p.m.DORVAK.-7.50 n.m.8.45 a.m., c9.25 n.m., 12.15 p.m.«5.20 p.m., id.25 p.m .x7.05 p.m.b9.50 p.ui.LA K ES l DE 7.50 a.m.f0.25 a.m.12.15 p.in.a5.20 p.m., JO.25 p.m., \7.05 m., hO.r.u p.m GOLF LINKS, -i .25 MONTREAL JCT.-x vR.OO h .m., x8.25 8.16 a.m., {*.9.25 12.15 p.m., a5.20 n6.B5 p.m., 0.1O pan.-\7.10 pan.\9 lo pan., b9 x Tous 1 os jours.Dimanches seulement, i Samedi seulement.a Tous les jours, .samedis et dimunches exceptés.h Samedis et Dimanches seulement, c Tous Ins jours, excepté Dimanche, pro* mier train le Bl mai.V/AGONS SALONS POUR QUEBEC Des WHRons-snlonR seront attachés aux trains quittant la pare Yiger A.9.00 n.-m., et 1.80 p.m., et «u retour partant de Québec à 8.80 n.m., et 1.30 p.m.SERVICE DES GRANDS LACS Tous les lundis, mardis, mercredis, jeudis et samedis, un vapeur port de Owen Sound pour Sault Sainte-Mario.Tort Arthur et Fort William apri*s l’arrivée du vapeur Express qui quitte Toronto A I 1.00 p.m.AGREABLES EXCURSIONS DE FIN DE SEMAINE Bons pour aller le samedi et le diman« I che, retour jusqu'au lundi suivant à tou* | tes les stations.BUREAU DES BILLETS EN VILLE 9 129 r.S .-Jacques, prAs di* l’Ilôt el des Postes.Phones: Main 8732-3738, ou au* gares Windsor et Viger.^ t_re journal est lui primo au numéro < r
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