Le devoir, 9 juin 1910, jeudi 9 juin 1910
¦ PREMIERE ANNEE—No, 12» MONTREAL, JEUDI, 9 JUIN, 1910 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : TT Rédaction et At ' Edition Quotidienne : H I fl IM | ¦” '' | M I | | | | 7IA RUE SAINT.Vft'QUEi Sr^r-;:::::::::^ ¦ Mj ¦ ¦ M || ¦ ¦ ¦ MJ “ Hebdomadaire llll | I | | |f | | | | | - TELEPHONE, .m.,» M Æ HB BB B JH ¦J redaction: ;46o.tt.Mu.atnfe.FM*.,1.«> BmtB ¦¦ ¦¦¦MB ADMINISTRATION, Mm,7461 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! LA TUBERCULOSE Ou trouvera ailleurs le compte rendu détaillé de la réunion qui s'est tenue hier scir à l’L'niversité Laval, sous les auspices do la ligue antituberculeuse .Les discours ont été particulière ner-t intéressant-, mais l'auditoire était malheureusement assez peu nombreux.Nous le regrettons, car il n’est personne qui n’eût trouvé à s’y instruire, et l’oeuvre que poursuit la ligue est surtout une oeuvre d’éducation.Elle ne peut la réaliser que par la diffusion à travers tontes les classes de la société d’un certain nombre de notions claires et précises.Les règlements mêmes qu’elle pourrait faire adopter par les corps publics n’ont chance d’avoir plein effet que si l’opinion leur est favorable, que si elle en devine la portée salutaire.Il importe donc de porter jusque dans les dernières couches de la nation des indications précises, sur les ravages de la, tuberculose, sur les causes qui en favorisent le développement, sur les moyens qui, dans une large mesure, pourraient en paralyser l’action.Car il ne s’agit pas ici, si grands que soient les désastres semés sur son passage par la tuberculose, d’une situation qui passe tout espoir.On pent au contraire traiter les tuberculeux, on peut surtout empêcher que la maladie n’atteigne certaines des victimes que lui offrent nos conditions actuelles de vie.et de travail.Les médecins qui nous ont apporté tous ces jours-ci le résultat de leurs études et de leur expérience professionnelle, nous ont montré, dans la diffusion de l’alcoolisme, dans la mauvaise qualité du ^ait.dans le défaut de ventilation des maisons, dans l'insalubrité générale des logements, etc*., le véritable bouillon de culture du bacille de Koch, et donc l'auxiliaire par excellence de la tuberculose.Le Dr Dubé particulièrement a donné, sur les ravages causés par le mauvais lait, des détails presque stupéfiants.Le Dr Lachapelle a heureusement déclaré qu’il croit qu’un système d’inspection énergique dans les régions rurales et une bonne campagne d’éducation pourront assez rapidement améliorer cette situation.Quoi qu’il en soit, nous sommes en face d’une situation extrêmement grave et qui intéresse la vie même de la race.La tuberculose proprement dite n 'est pas héréditaire, mais ses ravages se prolongent.à travers les générations par les principes de dégénérescence qu’elle jette dans le sang de la race.En la combattant, nous travaillons pour le présent, mais surtout pour l’avenir.La lutte antituberculeuse implique, du reste, un relèvement général des conditions de la vie qui ne peut que donner à la race entière un regain de vigueur et d’énergie.Elle revêt des formes tellement nombreuses, elle oblige à se porter sur des terrains tellement, divers, qu’elle exige le concours de tous, si humbles soient-ils.Les médecins qui parlaient hier de campagne antituberculeuse ont à maintes reprises déclaré qu’il leur fallait à tout prix atteindre l’opinion publique.Nous mettons très volontiers à leur service toute la publicité, toutes les bonnes volontés dont nous pouvons disposer.OMER HEROUX.Hélas ! Encore les Hautes Études et le , “ Canada” Après ce que j'ai écrit, et cité des papes au sujet de l'instruction supérieure, secondaire et primaire, il suffirait de rapporter en entier le dernier article du “Canada” pour montrer tout ce qu’il y a de faiblesse, d’enfantin et de mauvaise foi dans ce journal.Mais ce serait abuser des colonnes du “Devoir”.Extrayons-en simplement l’essence, et le lecteur sera suffisamment à même de juger.Tout d’abord, pour se payer une victoire facile, le “Canada” nous attribue la prétention d’exiger que l’Ecole des Hautes Etudes soit confiée à des religieux ou à des ecclésiastiques: “Est-ce à dire, écrit-il, qu’on ne doit suivre des leçons d’art que des religieux?qu’on ne doit apprendre à manier le pinceau ou à toucher le clavier que chez les ecclésiastiques?“Evidemment non: “Or ce qui est vrai de l’art est non moins vrai d’un cours spécial portant sur le commerce ou la finance.” Or, quand avons-nous revendiqué au.tre chose que la non-neutralité pour l’Ecole en question?Tl faut se sentir à bout d’arguments et bel et bien vaincu, pour recourir à un expédient aussi futile et malhonnête.N’importe, les lecteurs de l’unique "Canada" se répéteront: “Sont-ils outranciers et sectaires un peu ces gens du “Devoir!” Le “Canada” se garde bien de mentionner le passage du “Syllabus” où Pie IX condamne explicitement la neutralité des “institutions publiques destinées à une INSTRUCTION SUPERIEURE et, à une EDUCATION PLUS ELEVEE.” Il préfère gambader au bout de la corde en interprétant à sa façon un autre texte de Léon XIII, qui, après avoir parlé des autres branches de l’enseignement; écrit) "Ceux qu’on instruit dans les lettres et les “arts” doivent, RECEVOIR EGALEMENT la connaissance et la culture des choses divines.” Sans être “petit pape” ni même grand clerc, je puis bien affirmer que tout dans ce texte indique que l’institution où l’on enseigne les lettres et les arts doit être.COMME LES AUTRES.CONFESSIONNELLES, si tant est que.d’après Léon XIII, les élèves doivent également y recevoir la culture des rhoses divines.Nenni! .l’avais compté sans le tortionnaire commentateur du “Canada”.Après avoir copié le texte, il ajoute: “Ce qui veut dire: N"e vous contentez pas d’apprendre les lettres et les arts ; soyez savants aussi des ehosus divines.Èt non pas: Faites de la pein turc canonique et de la musique de sacristie.” La lecteur n là un échantillon do la légèreté et de la gaminerie avec lesquelles 1o “Canada” traite des textes qu’il appelle “augustes”.Ce n’est ni pins ni moins que du persiflage.N’appuyons pas.Continuons à citer:] “Le confrère (le “Devoir”) est de meilleure humeur que l’autre jour, où il nous accablait sous la condamnation de deux papes.Maintenant on ne condamne pas ; on n interdit plus ; on réprouve passivement et en silence.” “Pour peu que ça continue, on finira par approuver.” ! Humble profane, je serais bien mal j vorm de m’offusquer que le “Canada” fausse mes écrits, quand il traite si | cavalièrement ceux des papes.le dois I cependant lui dire qu’il se trompe [étrangement en affirmant que, d’après mon dernier article, l’Eglise ne condamne plus l’enseignement neutre ou j anti religieux.T’ai dit explicitement qu’elle Je condamne ; plus loin j’ai ajoute qu’elle le réprouve, — ce qui revient au même, puisque les termes sont, synonymes et universellement employés comme tels.H faut être de mauvaise foi ou raisonner comme un éléphant pour voir une approbation implicite de ces me mes écoles dans le fait que l’autorité religieuse — vu Iss circonstances et le malheur des temps— ne les interdit pas TOUJOURS et PARTOUT à TOUS les catholiques.Maintenant, si le “ Canada ” veut savoir ce que l’autorité religieuse de Montréal pense d’une université non-catholique (et conséquemment de l’E-fole des Hautes Etudes qu’il met sur le meme pied que l’enseignement universitaire), qu’il consulte comme moi son curé.Celui-ci lui passera les décrets du dernier concile de Montréal, solennellement confirmés par Rome.Il pourra y lire : „ “ N?ua conjurons instamment les pa-„ llnt* catholiques de ne pas permet-tre a leurs enfants de fréquenter “ r.itT 1 nnyçîté8 T* l’Université ,, {folique, où ils peuvent acquérir „ connaissance des sciences profanes sans dnnger pour leur foi.” Donc, voici d’un côté nos évêques un.s au Saint-Siège, qui se mettent aux pieds dos fidèles pour les supplier d’éloigner leurs fils de, institutions non catholiques : .do l'autre, un journal.organe d’un grand parti, qui prô ne l’établissement et la fréquentation d’une semblable institution-non catholique,—de son propre aveu.Au lecteur de juger pareille attitude Evidemment.M.Langlois n laissé, avant de quitter le “ Canada ”, une partie de lui-même.Cor le "Canada” garde sa même physionomie, si ce n’est que sa rédaction est devenue plu, insignifiante et d’un caractère vraiment enfantin.JEAN BEAUCHEMDî.“ Empress of Ireland " ]/“Empress of Ireland" passait eC matin, A fi h.4ô m„ à la pointe au Père.11 est attendu à Québec cet après-midi.DEMAIN : Le DEVOIR, publiera demain un article de M.Monk, député de Jacques-Cartier, sur la visite du Général French at iMmpérlalitme militaire.POLICE RURALE Candidats Le Procureur général veut organiser une Sûreté rurale, ou, pour mieux dire, une police de juridiction provinciale.Il en est grand temps.L’opinion publique, toujours lente à se manifester quand il s’agit d’intérêts collectifs, réclamait déjà cette réforme urgente depuis des années ; mais l'auto- j rite se contentait d’un simulacre d'organisation — quelques hommes dans un territoire immense — dont la seule utilité, tout au plus, était de recueillir tardivement des renseignements la plupart du temps incomplets sur un drame le village.Et souvent encore les plus précieux auxiliaires «les policiers étaient des correspondants de journaux jaunes, faisant leur enquête sur les lieux mêmes avant l’arrivée des agents.Le service manquait de ressources, d’hommes, et surtout de discrétion,qualité essentielle de toute Sûreté.Pôlioe préventive ou police répressive, tout faisait défaut, comme aujourd’hui.Le, chef de l’organisation primaire attendait ses ordres du procureur-général, ce qui entraînait des retards désastreux Il s’occupait plutôt des grands crimes, parce que le temps, l’effectif et l’argent ne suffisaient pas, permettant ainsi aux vendeurs à faux poids, aux distillateurs clandestins, aux contrebandiers, aux escrocs et aux dynamitards «le prélever de grasses prébendes sur les naïfs ou les honnêtes gens, sans compter que les délits particuliers à la campagne restaient impunis.On savait qu’il n’y avait pas de surveillance et l'on ne se gênait pas.Combien d’enquêtes sans résultat, combien de crimes cachés, dont l’absence d’une police bien administrée fut la cause première Quelle différence énorme constatons-nous ou consultant les statistiques de la gendarmerie à cheval du Nord-Ouest ?Les circonstances de climat, de lieu, sont plus favorables dans notre province, et nous pourrions tirer de belles leçons de cette organisation.Un chef de police doit toujours être libre d’influences étrangères quand il s’agit du service proprement dit.Lui seul ' onnaît la besogne à faire, et lui seul doit diriger l’enquête répressive ou la surveillance.Si l’administration d’une bonne police rurale coûte cher, elle évite par contre bien des pertes à la finance, à l’industrie, au commerce.Les ‘‘Yeggs’’, chemineaux baptisés ainsi par Robert Pinkerton, et qui spécialisent l’attaque à main armée contre les banques et les magasins, les bureaux des postes et les gares, craignent moins un combat contre un village entier qu’une faible escarmouche avec un seul représentant de l’autorité.Ce sont pourtant les plus dangereux bandits de l’Amérique septentrionale, malgré le dispersement de leurs groupes par le bagne et l’échafaud.Ils ne reculent pas devant le meurtre et l’incendie s’ils sont sûrs de l’impunité.Mais ils appréhendent pour plus tard la confrontation avec un policier qui les aura vus avant ou après un coup de main dans le district attaqué.Leurs éclaireurs fuient les endroits où il est possible de rencontrer un agent.C’est d’ailleurs leur seule sauvegarde.Dans Québec, l’organisation policière se résumerait à peu de chose : Un surintendant général ayant des assistants dans chaque chef-lieu de district judiciaire avec, à leur tour, des subalternes dans chaque localité, en proportion d’un agent par mille de population, ou à peu près, ou encore une dizaine d’hommes compétents par district judiciaire.ïieilité de communication rapide par téléphone ou par télégraphe; Instruction sur les devoirs du service et sur la discipline du corps ; recommandation sévère sur la discrétion absolue vis-à-vis du public touchant les enquêtes ou les surveillances en marche ; Recrutement des agents chez les personnes qui possèdent le plus de confiance «le leurs concitoyens, qui connaîtront ù pou près tout le monde dans le village où la division qu’ils seront appelés à surveiller; leur permettre de s’ad-joind-' des volontaires pour signaler le passage d’étrangers suspects ; Comme tous les gros vols sont prépn rés, les éclaireurs, leurs complices, se raient remarqués et, comme cela s'est produit souvent dans les banlieues de Montréal, seraient cueillis dès l’attentat nu moment où ils s’y attendraient le moins.En peu de temps, la province serait débarrassée des bandits étrangers pa • le simple fait de faire connaître cette surveillance.Mesieurs les bandits, en général, sont des lâches.Ils craignent pour leur p« sv et se frottent le moins possible « la, police.Ils ne risquent pas le bagne sans avoir tous les atouts dans leurs mans.Une bonne police rurale les leur en lèvera rapidement, et le procur«'ur-g«’-nêral aura fait un" bonne action .Louis, Missouri, 9 juin.— Le Iron Mountain hast Mail ’, en route pour le I exas, sans passagers, a déraillé hier à 3 heures du matin, et a passe a travers la muraille en brique d'une manufacture, causant la mort de t rois hommes et blessant grièvement douze autres.Les cadavres du mécanicien Walter Douglas, de Desoto et du chauffeur R.D.Shepard, «le S.Louis, n’ont été trouvés sont rendus sur h> sommet de la montagne, où on leur a servi un succulent goûter.Après le goûter.l’échevin Dandu-rand prit la parole, et en termes qui lui valurent «ie chaleureux applaudissements, fit ressortir le caractère «le l’œuvre entreprise par la ligue contre la tuberculose, et félicita ses organisateurs.Le Dr Adami lui répondit et les «loe-tours Roux.Dubeau, Garceau et Dubé prirent, après lui.la parole.Ce fut un évènement sueial «pii fait honneur à la ville de Montréal, et pour le«|«iel il convient «le féliciter Té-chovin Dnndurnnd, président du Comité des réceptions.-4- Le Cerde Saint-Louis de l’A.C.J.C Il y aura séance régulière du cercle Saint Louis, driuniti soir, è S heures.Tous les membre# sont priFs d’être présents.Le SectàUwi! Iæs docteurs Rousseau, do Québec, ! Bourgeois, des Trois-Rivières, et Dubr ont fait hier soir, à Tl niversité Laval, devant un public peu nombreux j mais choisi, de fort intéressantes j conférences ayant trait à la lutte con- j tre la tuberculose.Le Dr Adami, qui présidait la séan ee a d’abord présenté le Dr Roux, éche-vin et délégué pour représenter le Mai- | re de la ville», vt il a c|it quelques mots de la bienfaisante influence des congrès ant i-tuberculeux tenus dans : les villes les plus importantes du ! pays.“La cause que vous défendez est trop belle, dit le Dr Roux, pour qu’elle lais se la ville de Montréal indifférente.I Messieurs les congressistes, et elle vous ! souhaite la plus cordiale et la plus j sincère bienvenue.Assurément, comme > vous le préconisez partout, il importe j d abord d’instruire le peuple, pour res- j treindre la propagation du fléau et j rendre plus efficace la résistance j à I infection.•T’espère donc que le ( onseil municipal saura adopter ! les suggestions que les Congres- j sis!es , feront et que la Ville de I Montréal aura sous peu son hôpital ! pour les tuberculeux; qu’elle adoptera j en outre des règlements spéciaux dans la construction.en/in, en un mot (yi’elle saura faire respecter les lois de 1 hygiène, qui sont la base du traitement a ht i-tubereuleux.” J.e Dr Rousseau, dont la réputation ne h arrête pas à cet te Province, niais est répandue par toute la Puissance, ouvre ensuite la série des conférences.D parle sur «in suj«>f qu’il a longuement éiudi : Geriuulne, 18 a eut.d'Odtlnn COLLETTE, bomber, r.Champlain, flBH; •folle Haro.81 a., femme de Norbert EA-flOC/HELLE.cultivateur, r.Cnilteuv uaa ; Marla, IH ans, tille de Henri Fl,EAU.Journal ter, p.Siudanges.| | Martin PALV 71 a., Journalier, r.Hré-beuf.Htw : /élis l,edtlr.21 a,, fille de ¦Michel t-ElJtjC, niarhtntitc.r.Panel 714 : Marguerite, I ni., eut de ThénnhÉ lé GAUTHIER, boulanger r, H-Jacques.1687 : Mary MrNatnera rtH a .temme dé Samuel R F, N V1E boulanger, r s -Vlar-tln.23A ; André CHARETTE.A0 ' a f- ».-André, sitvt.que les troubles ont pris naissance dans une heurrerio.Quoiqu’il on soit, le mouvement est bien organisé, ce qui luisse voir l’intervention des mécontents politiques, t' est le Colonel Boitilla, qui, autrefois, était à la tête du gouvernement civil tie Valladolid, qui dirige le mouvement insurrectionnel.Iles scènes de Carnage inouïes se sont déroulées, au cours de l’attaque qui fut commencée pendant la nuit.Il était - h.après-midi lorsque l’assaut fut donné à la bâtisse ou Jcfe Politico Régîl, s’était réfugié avec sa famille et ses amis.Sa femme s’avança avec ses quatre enfants et.implora la clémence de l’assistance pour son mari, mais celui-ci I fut tué et mis en pièces sous, les yeux des malheureux atterrés.La malheureuse et les vingt hommes qui étaient dans la maison furent aussi mis à mort et, peu après, les six gendarmes qui constituaient la police de la ville eurent le même sort.On raconte que le télégraphiste de service, Triao a péri dans des tortures affreuses.Ses camarades ont pu s’enfuir.LE DESASTRE EN CALABRE M.Lemieux, l’auteur de la brochure sur “l Emancipation’’, vient de recevoir sa première poursuite.C’est celle depuis longtemps annoncée de M.Clément Robillard, député de S.-Jacques.•Seulement, M.Robillard ne poursuit mais bien pour SftJ99.Nulle part dans la brochure il n’est dit que M.Robillard soit maçon ou appartiennent à la loge ¦'l'Emancipation ’.I.auteur dit seulement que, à l’assemblée du 12 novembre 1909, ‘ ou applaudit à In victoire de M.Clément Robillard dans S.-Jacques.Ln Frère Communique à la loge une déclaration qu il prétend avoir obtenu du nouveau député.’’ Plus loin il ajoute : “En F r.-ie:.propose que la candidature de -M.dans.soit patronnée par ‘TE mancipation' , mais au préalable, dit-il, il faut obtenir de lui une promesse semblable a celle obtenue du député de S.Jacques”.Ailleurs, il dit encore : I ii Frère.fait ressortir la nécessite de contrôler ln presse ; pour appuyer sa théorie, il fait la réflexion suivante: '‘On a beau se couvrir du manteau de la religion catholique, si les journaux font, campagne contre nous, on ne peut, se faire élire dans une circonscription aussi catholique que la division Saint-J acques.” l n autre Frère:, signale la victoire de, Saint-Jacques comme étant celle de 'TEmanci|>ation”.Cette victoire, dit-il, c’est le commencement de l’écrasement des castors.” M.Robillard, par le ministère de ses avocats.MM.Perron, Taschereau, Rin-fret et Genest, allègue que ces passages sont faux et diffamatoires et de nature à lui causer de graves dommages.11 prétend que M.Lemieux n’a ainsi introduit son nom dans le pam phlet que “ par malice et dans le but DE le ruiner J)F, réputation et de l’empêcher d’être élu dans S.-Jacques au cas où son élection serait annulée.” M.Lemieux a prié Mtre N.K.La-flamme de vouloir bien le représenter dans cette cause.L’éminent avocat a accepté.A LA LOGE On nous informe do très bonne sour ce que la lettre de démission de M.Beauchemin, lorsqu’elle a été produite à la Loge, a provoqué une véritable tempête— et cela se comprend.Certains des Frères voulaient accep- ter la démission, tandis que les autres demandaient qu’on expulsât l’auteur, afin de lui fermer la uorte de toute autre loge et pour le punir de ses déclarations.Nous espérons pouvoir donner bientôt le résultat de ces délibérations.UN DEFI DE M.LEMIEUX A LA ’’VIGIE” M.A.-J.Lemieux nous adresse la lettre suivante: 373, Dorchester-Est, Montréal, le 8 juin 1910.Monsieur, .T'apprends seulement par le “Devoir” de ce soir que la “Vigie” ose insinuer qu'un député nationaliste, à qui j’aurais soumis mon manuscrit, “aurait Vdflfé les noms des conservateurs et nationalistes qui y figuraient.'' Cela est faux du tout au tout.Je n’ai biffé aucun nom; je n’en ai laissé biffer aucun par qui que ce soit.Et je défie la “Vigie” de désigner le député nationaliste qui aurait fait cette besogne.t otie tout dévoué, A.-J.LEMIEUX.LE CAS DE M.GIR0UARD Vf.Girouard, l'avocat d'Arthabaska dont le nom est mentionné dans la brochure, nous a do nouveau déclaré qu'il u "a jamais fait de demande pour êtrs admis à l’“ Emancipation ” et que d ; on nom a été proposé à l 'assemblée du 14 janvier 1910, cette proposition a été faite hors sa connaissance et son consentement.Nous n’avons aucune objection à constater que cette dénégation n'est contredite par personne et qu il n’existe donc pas de raison de la révoquer en doute.M.Lemieux lui-même dit bien que la proposition a été faite à l’assemblée du 14 janvier, mais il déclare dans la lettre que nous avons déjà publiée: “Je suis heureux de vous déclarer que je n’ai aucune preuve que vous ayez directement ou indirectement demandé votre admission, comme membre de la loge ou que la proposition du 14 janvier 1910 a été faite avec votre consentement ou à votre connaissance.” Ceci règle le cas.ON A RETIRE, JUSQU’A PRESENT TRENTE-DEUX CADAVRES, DES RUINES DE CALITRI.— LA POPULATION SOUS DES TENTES.—-LA VISITE DES SOUVERAINS.l’alitri, 9 juin.— Le roi et la reine d’Italie ont visitb hier les ruines de notre pauvre ville.Fresque toutes les maisons ont souffert du tremblement rie terre.Les habitants campent sous dos tentes dans la campagne.On n.jusqu'à présent, retiré des décombres, trente-deux cadavres dont deux en présence des souverains.I reste, croU-on, huit ou dix corps ensevelis.Le déblaiement avance rapidement; il est effectué conjointement par les em ployés de la ville et la troupe, mais, malheureusement et contrairement à ce pii s est.vu à Messine.pas un des malheureux n'a pu être retiré vivant, sauf un petit enfant de deux nus dont le berceau fut trouvé entre deux pans de maçonnerie écroulés.Le duc d’Aoste a aussi visité les vil ¦ages dévastés et, est revenu à Naples hier soir.Les souverains se dévouent admirablement.Ils sont restés 36 heures sans prendre un instant de repos.Lorsqu’ils ont quitté Calitri pour Rome, la population leur a fait une touchante démonstration et, plusieurs femmes se prosternèrent à genoux devant la reine Hélène.La visite de J .ours Majestés a contribué pour beaucoup au rétablissement de l’ordre, matériel, comme aussi à l'apaisement des esprits affolés.Ln reine a prodigué les -consolations à ses malheureux sujets, ayant poulies blessés un mot d’encouragement, pour les enfants, une caresse.Elle a promis qu elle aurait soin fies orphelins.Le roi, en s’adressant aux hommes, recommandait l’énergie et la fermeté dans ces moments critiques.Aussi, leur popularité n-t-elle grandi encore parmi ces pauvres gens qui les aimaient dfijà bien, pourtant.POUR LE MONUMENT DOLLARD LES ADHESIONS ARRIVENT TOUS LES JOURS DE PLUS EN PLUS NOMBREUSES.— L’HONORABLE M.BELCOURT SENATEUR ADRESSE UN CHEQUE A L’A.O.J.C.F., Nous avon,s reçu les lettres suif an-I tes ce matin au sujet du monument àl Dollard des Ormeaux et de ses héroïques compagnons de 1660.Victoriax ille, S juin 1910.Vu journal le ” Devoir ”, Montréal, Ci-joint, un chèque de dix ($10) piastres, montant d'une petite obole offerte par les élèves du collège de \ ictoriavillo pour aider à l'érection d’un monument aux braves du Long Sault.Avec mes vcbux de succès pour le noble projet que vous avez entrepris, mes sincères et respectueuses salutations.Frère CH'TAVll S, directeur.Au journal le ” Devoir ”, M ont réal, T ouillez accepter ma faible eontribu tion pour l’oeuvre patriotique du mo miment à Dollard et scs compagnons, $1,00.Mme L.M \(THF.USON.2250 Avenue Esplanade.Montréal.I,honorable M.N.Belconrt.ancien président du Sénat, et président actif de l'Association (nnadionne-frau-1 çaise d'Education de l'Ontario a fait remettre à M.V.-E.Beaupré, président de l’A.t'.Jcasier post al 21S3.Mont o-al, un chèque au montant de $25.09 avec prière de le transmettre au comi ’ lé chargé de' recevoir les contributions! nu monument que l'on doit ériger à : Dollard des Ormeaux et à ses compn gu o|lS.M.l’abbé Fb.l’errier f ient de faire remettre à l’Association Catholique de la -li-unesse ('«tmdionno-Françnise, ca sier postal ÎÎISI, Montréal, un chèque de $10,00 pour le monument Dollard.M.Verrier est, comme l’on suit, vi ! siteor des écoles et il fait one grueieu | sc allusion à l'appel que l'A.F.J.C.lançait, il y a quelques jours à toutes les écoles du pays.Sa carte sc lit comme soit : ” L'abbé l’h.Verrier, Docteur en Théologie et eu Droit Canon, l’élèf e le plus âgé des écoles primaires «le Montréal, offre sa contribution au mono ment Dollard." Les souscriptions peuvent être envoyées à l' A.l'.J .( ., easier postal 2183, à M.Emile Vnillaneourt, casier postal 1152.et au "Devoir”, La liste de souscription pour le monument Dollard, comprend jusqu'à present les dons suivants : Lord Grey.J100,00 Mgr de.Montréal.100.00 M.Louis Beaubien .tou.ou Le "Devoir”.100.00 Comité de la fête du 29 mai 200.00 M.Thos.Chase-Casgrain , .50.00 Le sénateur Belconrt 25.00 Elèves du Mont S.-Louis ., , 25.00 L'Union Catholique.• .25.00 M.I-.-J.J a rte, la ‘'Patrie”, 25.00 M.J.\.Yaillancourt.prési-dont de la " Publicité ” ., 05 on Lofants de chœur, Notre-Dame 20.00 l'annllo S.-Pierre , .1 5 00 j;'’ .- ' lô.oo -I.Gauvronu, régistrairc du ( ollcgo dos Médecins .10.00 t ongregation des jeunes gens de la paroisse S,-Pierre, , .10.00 -L ('.Welsh, rédacteur en chef du “Herald’’.10 00 M.Hector Garneau.10.00 M.I abbe Ph.Verrier.10.00 Elèves du Collège de Yieto- ¦'•«'ille.10.00 Le chanoine Roy.5 qp M, I abbe Ph.t).Grégoire., 5.00 La famille J.-A.Gofer, 1795 r.S.Laurent.5 pp Ln preh-o.] 00 Harry M.Sinclair, du ” Wit- ,1m'ssl”.1.00 •Mme L.Macpherson, 2250 Vv Esplanade.] pp Jos.P.Normand, autour du ” Tabl eau Synoptique des Pouvoirs Publies nu Canada 1.00 •o.Emile Vnillnncourt, secrétaire du Comité Dollard, nous communique la liste des souscriptions qu’il n reçues ee matin : M.Jus.Girard.10.00 Le Sénateur L.-J.Forget .50,00 I/o Collège Commercial do s.Césnire.P.Q.25.00 M.r.IL Chaplenu et famille.10.00 -1- Au 65e Régiment Hier soir, a en lien, nu nouvel arsenal.un concert binicnne à l’occasion de la distribution des prix de l’association de tir.La fête, comme tout ce qu’entreprend le régiment, 11 été un beau succès.1,'orchestre, sous la direction du chef Goulet, n fait merveille et un programme de chant très goûté n été éxécuté par des amateurs triés sur le volet.-?- Au Parc Dominion Il se prépare, pour mercredi soir, 29 juin, un festival qui mérite l’eiieourn-goment de notre population.H s'agit des pupilles de la Société Nationale de Gymnastique, au Parc Dominion.t omme on le sait, tous les ans, depuis 1908, l’administration du Pare accorde gracieusement ce festival aux pupilles de cette société qui gagna de si beaux lauriers au concours international de gymastique à Rome.Les billets sont actuellement en vente et s'enlèvent rapidement.UN AGENT SERT DE CIBLE Une balle siffle aux oreilles de l’agent Bougie, qui opérait une arrestation Un autre individu a fait feu sur un agent, hier soir.Heureusement, la balle n’a atteint personne.L’agent Bpu-gie, de la caserne centrale, qui n’était pas de service, passait, vers 8 heures 30, rue Marie-Anne, quand, à l’angle de l’avenue Coloniale, il aperçut, deux hommes qui se battaient.Il les sépara et opéra leur arrestation, mais l’un d’eux parvint à, s’échapper.L'autre essaya aussi, mais sans succès, do s’évader, et il finit par appeler à l’aide.Les agents Lcgault et Choyer, de in caserne du boulevard S.-Laurent, arrivaient à la rescousse, à ce moment même.Mais un jeune homme fendit la foule, brandissant un revolver, et fit feu sur Bougie, qui s’efforçait de maintenir son prisonnier.L’agent Bougie s’élança sur celui qui avait tiré et, sortant son revol-volver, il tira en l’air, et lui ordonna de le suivre.Mais celui-ci se sauva dans une cour, en arrière de l’avenue Coloniale, sauta une clôture, traversa une maison et disparut dans la rue S.-Dominique.La police dit que ‘c’est celui-là.même qui se battait avec le prisonnier, lequel, à la caserne du boulevard S.-J/auront où il a été écroué, a déclaré comme ci-dessous ses noms et «piali-té: Antoine Delorme.21 ans, maçon.Il affirme qu’il ne connaît pas l’homme avec qui il se battait.ARTS ET MANUFACTURES ASSEMBLEE ANNUELLE DU CONSEIL.— ELECTIONS DES OFFICIERS EXPOSITION OUVERTE CE SOIR.Ce matin à dix heures, au monument National, eut lieu l’assemblé annuelle du Conseil des Arts et, Manufactures de la Province de Québec.La réunion était présidée par M.Thomas Gauthier, président du Conseil.Outre U‘s membres actifs, nous avons remarqué l'honorable P.Boucher de la Bruère, surintendant de l’Instruction publique, et l'hon.-L Dé-carie.secrétaire de la Province.Avant de procéder à la lecture des minutes, tous ces messieurs se dirigèrent vers une salle où les élèves dos i différents cours exposent des travaux.Le coup d'œil général est très joli.Accrochés aux murs sont de nombreux dessins de tous genres : dessin méoank|ue, linéaire, à main lovée, d’or- ¦ noment.«le paysage, de portrait.Puis,! au centre «le la salle, nous voyons des peintures, des sculptures, «le l’architecture, de la gravure sur bois et sur sur pierre, de la plomberie, des exemples do tous les arts et métiers qu'on enseigne à «’es classes du soir.Nous n'avons j>as besoin d'ajouter | (|uc tous les morceaux sont très bien.| Plusieurs figureraient avantageusement dans les salon européens, particulièrement en ce «jui concerne la sculpture (modelage) et la gravure sur pierre.Nous allions omettre du mentionner les ouvrages «le couture.Ils sont délicats et finement faits, et nous osons souhaiter que bon nombre de nos jeunes “snobs” montréalaises aillent les visiter.Filles apprendront ainsi l'art do se confectionner des robes, des jupons, etc.Elles verront «ni’il y a moyen de “construire” un joli chapeau, et ce, à.bon marché.Nous avons admire des ”( hantceler” merveilleux.Nous badinons, mais nous sommes sincère en disant que l’exposition des arts et métiers est tout un enseignement pom' notre jeunesse canadienne-fran-çnise, et nous formons le vœu que jeunes gens et jeunes filles se rendent en foule pour examiner des œuvres qui ne manqueront pas de les intéresser.De retour à la salle du conseil.MM.les conseillers ouvrirent l’assemblée régulière.Le secrétaire lut les minutes de ]« dernière assemblée.ETIes furent adoptées à.F unanimité.Puis «m procéda aux élections.Le même bureau fut réélu.LES NOUVELLES LAMPES.— M.A.Paient, directeur du service municipal de l’éclairage, disait ce matin que l’achat de KHI nouvelles lampes était sur le point d’être conclu, et qu’elles ser rient posées «1 -in deux semaines.LA S.ALLE DU CONSEIL.— Des représentants de Mundcrloh A.Co., sont ve us xisiter ce matin la salle des délibérations «lu Conseil municipal, et l'éeherin Resther, architecte, leur a donné des indications au sujet de 1Y-clairege.Qi and les travaux Je réfection seront terminés, on s’attend à ee que cette salle fasse honneur à la ville.LES TRAVAUX PUBLICS.— Les entrepreneurs Laurin et Veitch ont commencé à poser ce matin, boulevard S.-Laurent, les blocs de scorie dont 011 a tant par-é.La Sicily Asphalt Co., a commencé hier à construire des trottoirs, et AI.Barlorv dit que les compagnies, qui exécutent des travaux en asphalte se mettront au travail dans un jour oa deux.OI-7 VACCINE TOUJOURS.— Le D Coy le.attaché au Bureau municipal d’hygiène, tient à faire savoir au public qu'il continuera à vacciner les en.fants jusqu'à ce qu'arrivent les grande* chaleurs.L'affluence est devenue moins nombreuse, ces derniers temps, et le public semble croire qu’on ne vue-ine plus à l'Hôtel-de-Ville.MISE AU POINT.— AIAI.Phillips, de Morton Phillips, A.-P.Pigeon et Lapointe, gérant de l’Imprimerie Perrault, sont venus ce matin devant le Comité exécutif, pour démentir énergiquement la rumeur insinuant que la Chambre syndicale des maîtres-imprimeurs est un monopole fis affirment que c 'est une simple association d'assistance mutuelle.UN DETECTIVE A DETROIT — A la demande de l’administration de la police de Détroit, Alichigan, les commissaires ont décidé de déléguer à la grande fête qui re donnera au mois d’août dans cette ville, un détective de la Sûreté.On sait que ces fêtes attirent les tire-laines et pickpockets à cent lieues à la ronde, et notre détective ’era commis à la surveillance du gibier qui pourrait s'y rendre de .Montréal.L’EMBELLISSEMENT DE L’ILE STE-HELENE.— M.J.Arthur Godin, architecte, est venu, ce matin, se mettre à la disposition des commissaires, pour l’exécution «les travaux d’embelli-sement à l'île Ste-Ilélène.Il est sorti vainqueur dv concours pour ces travaux auxquels la Ville, consacrera une som me de $50,000.Les commissaires le feront demander dès qu’ils ccront prêts à mettre la question à l’étude.CARTES DE LA VILLE.— M.Bar-low, ingénieur municipal, recommande au Comité exécutif «le se procurer U'.OO cartes de la Ville de Montréal, telles que tracées par M.Lacroix, dessinateur en chef, qui les offre pour $995.Les commissaires préféreraient que ce travail soit fait en même temps que les affaires de la Ville, mais M.Barlow est d’avis qu’un tel surcroît de travail serait de nature à retarder des affaires courantes.POMPIERS PROMUS.— Le chef Tremblay a recommandé, devant le Comité exécutif, ce matin, quelques promotions parmi les pompiers.Le lieutenant Asselin, du peste No 8 deviendrait capitaine au 26, et serait remplacé par le pompier Godin, promu lieutenant; le lieutenant Taylor serait promu capitaine du poste No 28, et serait remplacé au posté No 10 par le pompier Olivier Browning, promu lieutenant: Le chef Tremblay, a commencé à visiter les nouveaux quartiers pour juger de leurs besoins au sujet de la protection contre l’incendie.SOUMISSIONS POUR EGOUTS — Les commissaires ont pris connaissance, ce matin, de plusieurs soumissions pour la construction d’égouts dans les rues La belle et -Tarry, jusqu’à l’égout de la rue S.-Hubert.Les soumissionnaires sont: H.et G.Lefebvre, “llilder Daw Construction Co.”, John Keegan, Gil bert & Paye, L.Giguère & Cie, Picard & Valin, M.Lapointe, “Montreal Ship Lining Co.” Ovide Galarneau, Carmel Beaulieu, W.G.Macdonald, Julien Toussaint, M.Bineen.L’ingénieur de la voirie étudiera ces treize soumissions, et les commissaires prendront une décision cette après-midi, à 3 heures.STOCKS V end A ch.STOCKS C end Ach Am.As'tos A4 21 Laur.Ppr.145j 141 pfd “ pfd.140 Bell Tél.Co 145 144 Mack.Cm- 85 B C.Pk.As 72 •* pfd.• ** B.pfd .Mex.L.&P.7S 771 B.Lake As.-Si “ pfd.pfd.M.& S.P - 13-j 19-J B.Co F.N.- “ pfd.“ pfd.MA.H.&P.134 iiî.Can.Car.Mt.Cotton.134 “ pfd.101 M.Can.Ceiii.22 Mt.St.Rv.241 240 *• pfd.hn «5 Mt.SCl.Wk 110 .• Ca.Couver 3U *4 pfd.Can.C.Rub 97 95 Mt.T'gh.C.148 pfd.115 Nipissing.3TJ ¦*i‘ Can.G.El.N or.Ohio.Can.Pac.195» North Star pfd.1924 1911 N.S.S.&C1.85 81» Crown Res 2.y-> 2.92 pfd.125 123 Dét.E! Ry.ÔOj 55 Ogil.M.Co.Dom.C.Co.KêJ “ pfd.127 “ pfd.110 106 Ott.L.& P- 119 110 D.I.& S.Co w «i Ptn.Mfg.C.80 é* “ pfd.1G3| ÎU3J Pen’s Ltd.99J 59 Dom.Park.“ pfd.90 Dom.T C.•»! roi Porto Rico 50$ NIJ •• pm.104 J 1031 Québec Ry M «XJ D.S.S.& A 12 K.A- O.N C.W, 83 ' pfd.Rio Jan.L.94 93 Dul.Sup.:i H9 Sao Paulo.H.Elec.Rv 124 123 ¦Sh.W.jt P.105 mi Ha v.Elec.S.*John Rv .' pfd.Toledo Ry.14 111.Trac, pd 91 i 89* Tor.Ry.120 In.C.Com.55 Tri.City pf 341 pfd.Twin City.111 1101 Int.C.& C.60 L.of Wd.C.i32 Wiun.Rv.__ “ pfd.126 Wind Ht’l.— 108 VENTES DE LA MATINEE Power.—75 à 134.S00 Com.—7ô ft 137 1-2.Porto-Rico.—25 à 50 J-2 ; 3 à 51, Street Hy.—IOO n 210 1-2.Khawinigan.—25 à 100 l.,2.Telephone.—7 à 3.15.Quebec Rj.—25 à 12 1-2; 138 à 43 1-2; 350 à 43 3-4.Halifax.—12 A.121.IJetroit.—25 ft 55.Iron pftl.—in à 104; 9 A 103 3-8; 10 à 103 3-4; 5 à .104.Ogilvie.—15 à 130.Cement.—5 à 22; 50 à.22 1-4.Laur.Com.—10 A 140 1-2.Scotia.—85 à 81 1-2; 4 à 83.Woods Com.—18 à 131.Cement Pfti.—10 à 8fi; 25 à 85 1-2.Penman’s Pr.—200 à 87.Woods Pfd.—2 à 125; 12 A 126.Steel Corp.—25 à 03 7-8; 10 à 65 3-4; 10 à (i6.Dom.Coal.—5 à 65 3-4.Win.Hotel.—25 à 108.Penman’s.—10 A 60.Bk.Mont.—15 5 250; 22 à 250 1-4 ; 5 à 250 1-2.Mer.Bank.—20 ft 170 1-2.Royal Bk.—15 à 233.Molsons Bk.—20 n 213.Bank N.S.—6 à 28n.Power 1 1-2 Bds.—$5000 à 99 1-4.Halifax Bris.—?400, lonq 00.1-2.Wynndop.—500 «f 20.LES CFIXRKS A BOSTON Allouez.ti9 1-2 il 10; Cal.A Hecla.560 A 570; Cantenntnl, 16 A 17; Copper Rinigc.02 1-2 A 63; Royale.19 A 1-2; Mohawk, 5o A 51 ; North Bulle, tit 3-1 A 32; Old Dominion, 84 ti-,1 A 35; Osceola.1H0 if 137; P*rrol.Il A 15; Shannon.It 1-1 A 1-2; l'Rtnafack.112 A 111; Michigan, t 1-2 A 5; C S.Mining A Smelling.4t A II 1-2: tî.S.Mining A Smelting, pfd., 49 A 1-2 Laanllp.12 1-2; Qutncy, 73 A 75; Vtnh Cons., 21 1-4 A 1-2.____ HORS LISTE Canadian Power.—tin A 11 1-4.Green Meehan.-—28,500 a 3 1-2.Union Typographique Jacques-Cartier L’usstmblée régulière mensuelle rie cotte Union aurn lieu Samedi, le 11 juin 1910, à 7 h 110 p.m., précises, dans la salle No 2, Salle S.-Joseph, 127a, rua Sainte-Elisabeth.
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