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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 11 juin 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1910-06-11, Collections de BAnQ.

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PREMIERE ANNEE—No, 1JU MONTREAL.SAMEDI, 11 JUIN.1910 UN SOU LE NUMERC ABONNEMENTS s Edition Quotidienne: P*aada et Et- tvUnla .$3.00 Union Post- .a.96.00 Edition Hebdomadaire : Canada .91.00 EUU-Dni» et Union Postal* .«««.fl.BO LE DEVOIR Rédaction et Admini^ration : 71A RUE SAINT-JACQUn ?MONTREAL T*£> TELEPHONE,, ^ .REDACTION : M.in 7460.% ADMINISTRATION « Mma 7461 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l GOLDWIN SMITH SOUVENIRS ^\Ies relations avec le grand écrivain datent de la guerre sud-africaine et de 1’envoi des régiments canadiens au Transvaal.Lorsque je donnai ma démission, afin de protester contre l’acte inconstitutionnel du ministère fédéral, j’écrivis au premier ministre une lettre publique indiquant Ls motifs de ma protestation.M.Gold-ivin Smith la signala dans sa chronique du Weekly Sun, où, chaque semaine, de sa plume alerte, concise et ferme, il passait en revue les évènements politiques d’Europe et d’Amérique.il daigna louer le ton et la forme de ee manifeste ; puis il formula l’espoir que je maintiendrais mon attitude sans fléchir.Je crus voir une nuance de doute dans ses dernières lignes ; et ce seul soupçon, me fut plus sensible que tous les horions qui pleuvaient sur ma tête de tous les côtés, en ees jours-là comme à d’autres moments.Quelques paroles favorables de Goldwin Smith contre-balan-Çaient bien des injures ; mais je croyais mériter son estime plus que son éloge et c’est ce que je lui écrivis, lui donnant toute ma pensée et sollicitant ses conseils.Il me répondit une lettre charmante, bonne et lumineuse, courte mais pleine, comme toutes celles qu’il a bien voulu m’écrire jusqu’à sa dernière maladie.# # * De ee jour, je ne dirai pas que je devins son ami,—la distance que 1 âge, le talent et l’autorité avaient mise entre nous m’interdit de'pren-dre ee titre qu’il voulait bien m’accorder.Mais ce que je peux dire, sans vaine jactance—et c’est du coeur qu’en surgit aujourd’hui le souvenir reconnaissant et ému—c’est qu’il ne cessa d’entourer ma vie publique d’une attention presque paternelle.(J’est vraiment comme un fils qu’il m’accueillit au Grange où il maintenant intactes les traditions de la vraie hospitalité anglaise, simple, cordiale et large.Mais au Grange, il y avait surtout l’ambiance d’une mentalité supérieure, l’atmosphère qui entourait depuis près d’un demi-siècle le plus grand écrivain anglais contemporain.J e n ’y ai passé que quelques heures ; mais ce furent des heures décisives.Lorsque parfois je remonte à l’origine de certaines pensées dont le développement a orienté ma vie politique, je la retrouve là.Nul plus que Goldwin Smith ne m’a fait .comprendre le vice et la faiblesse des partis politiques, leur croissance anormale dans l’iiis-toire et la vie du peuple anglais.Ai-je besoin d’ajouter qu’il fut mon maître dans la résistance à l’impérialisme, au jingoïsme et à leur meilleur allié, l’opportunisme?# #- # Après l’éclat des premières luttes, vinrent les jours longs et lourds de l’enlisement.Nous n’étions plus que trois à la Chambre: Angers, Monet et moi.Lavergne n’était pas encore arrivé.Les ministériels nous gardaient rancune—les Canadiens-français surtout.Les conservateurs nous tenaient en suspicion et donnaient la main au gouvernement pour nous écraser.Les journaux des deux partis s’entendaient à merveille pour dénaturer nos paroles et nos attitudes ou nous étouffer dans un silence dédaigneux et calculé.Mais le “Sage du Grange” ne nous abandonnait pas.Aux heures critiques, il m’écrivait une lettre réconfortante.Il me communiquait les renseignements que lui apportait sa vaste correspondance.En 1901, j’allai en Angleterre étudier sur place le conflit des opinions contradictoires soulevé par la guerre d’Afrique et la politique de Chamberlain.Des recommandations bienveillantes de l’illustre écrivain m’y avaient précédé et préparé des rencontres précieuses.A Toronto, il me fit connaître des hommes de diverses nuances d’opinion et contribua largement à me faire exposer, dans une série de conférences, les sentiments véritables des Canadiens-français, sur les questions impériales.* # * C’est un des rares Anglais que j'ai connus qui fut réellement un causeur, au sens qu’on donnait à ce mot, en France, il y a cinquante ans.{ Sa conversation avait tout le charme, la force et la limpidité de son style.Je n’oublierai jamais une soirée où, seul avec moi, dans sa bibliothèque, il me fit, sans y penser, un chapitre d'histoire contemporaine, composé tout entier de souvenirs personnels, d’esquisses et d’anecdotes d’hommes qu’il avait connus, qu’il avait appuyés ou combattus: John Bright, Gladstone.Edouard VII, lord Acton, Disraeli, Napoléon 111, Louis Blanc, le général Grant, Andrew Carnegie.11 m’est resté gravés dans l’esprit, des phrases, des mots lapidaires.C’est ce soir-là qu’il résumait d’un mot, tout le caractère de son ancien élève, qui venait do monter sur le trône d’Angleterre: “7/e has tact.” Sa définition de Sir William Vernon Harcourt: “A Dugald Dal-getty.He iras a liberal, because, being e: second son, he had no interest in being a tory.” Et celle de Sir Wilfrid Laurier: "An affable gentleman; a pleasing orator; a through opportunist.” * * * En 1905, nous nous séparâmes radicalement sur la question des écoles confessionnelles au Nord-Ouest, On a souvent prétendu que M.Goldwin Smith était un sectaire.Tels de ses écrits, lus isolément, peuvent autoriser cette opinion.Mais en l’étudiant davantage, ou se ravise.11 était, par exemple, un libéral doctrinaire dans toute la force du terme.11 voyait dans l’union de l’Eglise et de I'Etat la source de beaucoup des maux de l’histoire moderne.àlais il avait, au moins, la logique et la sincérité de son libéralisme.Dans ses études historiques, il poursuit la suprématie religieuse des rois d’Angleterre avec la même ardeur que l’intervention des Papes dans la politique du monde.Il combattait le principe d’un enseignement confessionnel organisé et protégé par l’Etat; mais il repoussait également l’idée d'un enseignement areUgicux ou anti religieux, soutenu par les pouvoirs publics.Et il se rapprochait de nous par un point: c'est que l'éducation de l’enfance appartient avant tout au père de famille, et que l’Etat n’a pas le droit de s'interposer entre le droit paternel et la conscience de l’enfant.En dépit de son urbanité de gentleman et de sa haute culture intellectuelle, c’était nu passionné; la passion de son système troublait, sur certains points, la sérénité de son jugement.C’est ainsi qu’il voyait volontiers dans le Syllabus ou dans les revendications éventuelles des autorités religieuses, la preuve d’un effort permanent pour asservir l'Etat A l’Eglise.Au début des luttes de 19()ô,.il m'écrivit une lettre aussi affectueuse que les autres.Regrettant la divergence de nos opinions, il espérait que nos relations personnelles n'en souffriraient pas, Je lui répondis dans le même esprit, en ajoutant quelques arguments A l’appui des revendications des catholiques de 1 Ouest.Avec la générosité qui le caractérisait, il fit publier ma lettre dans les mêmes colonnes où il avait attaqué la politique que je défendais.* # • En 1007, je quittais le parlement fédéral.Je ne devais plus revoir mon vieil et illustre ami.Notre correspondance se fit plus rare.Mais la résolution du 20 mars 1009 et le renouvellement de la campagne impérialiste réveillèrent son ardeur.11 m’écrivit une lettre chaleureuse m’adjurant de reprendre la campagne d’autrefois.Je lui représentai les difficultés de ma situation nouvelle et l’inconvénient que je voyais A l'inauguration d’une campagne dans la province de Québec, avant que le signal ne fût donné ailleurs.Il ne cessa pas d'insister, Voici quelques extraits de sa réponse i 7 understand your position and how it differs from my own.Hut 1 think 'we may alike demur to burdening the people of this country with costly armaments and exposing them to the dangers of tear for (A* purpose of feeding the fancies of militarists or filling the purses of protectionists on the other side of the Atlantic.1‘eace.economy, free trade political purity are surely a platform on which, at this juncture, English and French, Catholics and Protestants, can stand together.The pretension of Englzftd, at least of some Englishmen, to the empire of the seas is surely extravagant.To assume that colonies are bound to risk ruin for the purpose of upholding is absurd.Neither England nor Germany is now financially in a position to go into a great war.This, in the circumstances, is almost matter for rejoicing.It is ct all events an argument which we may both of us use without raising the question of race or religion between the sections of Canada.•‘•••••••••••••a* « ••• .The infirmities of age are now fully upon me.I am not likely to leave Toronto again.So whenever you come here, you will not miss me, unless you come too late.Yours most truly, GOLDWIN SMITH.Quelques mois plus tard, il perdait celle qui fut la compagne discrète et dévouée de sa vie, la collaboratrice de ses bonnes oeuvres.C’est alors qu’il décida de cesser d’écrire pour le public.Il m’annonça son deuil et sa décision dans une lettre toute entière de sa main et d’une écriture ferme."The Grange, Toronto, Nov.13f/t., 1900.My dear Mr.Bourassa, The death of one whom I fully expected to survive me warns me that I have little time left for some things which I wish to do.This is my only reason for retiring from the Press.I had to make known my retirement because things were being ascribed to me which were not mine.I hope to hear one brave and honest voice at least raised on this navy question.The call does not come from this side of the water .Is Canada to have a voice in the declaration of war?Is she to be taken into confidence about the cause of it?You remember the Boer war.It is a pity that you arc not at Ottawa.Still you will be heard.Ever yours most truly, GOLDWIN SMITH.Et e’est ainsi que dominant la douleur de l’homme et les soucis de la vieillesse, la pensée du bien public resta chez lui vivante et combative jusqu’à la fin.En déposant sur cette tombe le souvenir d’une affection qui m’a souvent soutenu, je ne sais de meilleur hommage à rendre à sa mémoire que de rester fidèle aux causes que nous avons aimées ensemble.HENRI BOURASSA.Le Budget de la Loge Petite excursion dans le Tronc de la Veuve Les Frères se sont tellement occupés de notre journal depuis quelque temps, qu’ils ne trouveront pas mauvais que nous nous occupions d’eux à notre topr.S’ils jugent qu’il est fort indiscret à nous de mettre le nez dans leur caisse, nous leur répondrons qu’ils ont voulu jouer \in rôle public, qu’ils se sont occupés de politique électorale et que, l’argent étant le nerf de la guerre, le public est intéressé à savoir de quel budget approximatif ils disposent.D’autant que c’est l'une des pratiques favorites de la loge de magnifier ses effectifs, son personnel et ses ressources.Combien de naïfs se sont laissé prendre à cette pensée que la loge leur fournirait des ressources et des moyens de parvenir.En fait, le budget de la loge est loin d’être aussi considérable qu’on pourrait le supposer.Ses recettes annuelles n ’ont jamais dépassé, croyons-nous, depuis quatorze ans qu’elle existe, la somme de mille dollars.Elles se composent à peu près exclusivement des souscriptions annuelles et des droits d’ini-tinn.Le droit d’initiation pur et simple (Art.10 des règlements) est de $20.Tl faut faire un versement supplémentaire de $5 pour passer au grade de compagnon (Art.18) et de $6 pour monter de celui-ci à la maîtrise.Le diplôme de maître se paye en plus.La cotisation annuelle est de $4 CArticle 47).Les maçons d'autres loges qui veulent se faire inscrire à VEmancipaiion sont tenus de payer un droit d’affiliation de $5 (Art.14.) Les Frères sont relativement peu nombreux.La ferveur première s’pft éteinte, beaucoup qui avaient cru trouver dans la loge une révélation nouvelle ou le moyen d’arriver à de hautes situations, se sont retirés déçus.Fn certain nombre des plus ardents sont allés constituer la loge Force et Courage, dont nous parlerons l’un de ees jours, et.le 10 décembre dernier.1000, il ne restait plus à la loge que quatre-vingt-seize membres actifs, dont quarante-huit maîtres, vingt-deux compagnons et vingt six apprentis.Ce nombre est encore diminué depuis quelques mois* car certains ont ern.pour des raisons diverses, devoir quitter le temple, tandis que le recrutement s’est fait assez difficile.On comprend donc que.dans ees conditions, les ressources de la loge soient assez modestes.D’autant plus qu’un certain nombre de Frères s’acquittent déplorablement de leurs obligation*.Le 10 décembre 1000.lorsque le trésori«r a présenté son rapport an unel.il y avait.le eroira-t-on.*12'?.7.r> d’arrérages dus.Cor-tains des Frères devaient même de *10 A $1R.CW une situation qui "Unuvnit fort le gardien du Tronc d" le Veuve, V»r centre, les sonrees de dépenses «ont a*s«z variées Tl faut, nayer le loyer du temple, solder le* frali des narapea annuelle» et parer à diverses dépenses accidentelles.Au mois de décembre 1908, la loge avait eu caisse la somme de $281.35.Elle a reçu pendant l’année, comme cotisations, $533, y compris les arrérages.$50 pour honoraires d initiation et $35 versées par les sept apprentis qu’on a élevés au grade de compagnon.Aucun compagnon n’ayant réclamé d’augmentation de salaire (vulgo: la faveur d’être élevé au grade de maître,) les recettes de ee chef se chiffrent à zéro.L’an dernier, le loyer du temple était de $80; au mois de mai cette .année, la loge n‘a pu renouveler son bail qu’en payant un excédent de $20, ce qui semblerait prouver que les proprios traitent les Frères comme de simples mortels.Pour cette bagatelle, la loge dispose de trois pièces; la salle de réunion proprement dite, une antichambre jet une troisième pièce qui sert d’arrière-loge.Elle a droit d’y tenir | séancje deux fois par mois.Le loyer est, avec le banquet an-jnuel et les versements réglementaires faits au Grand Orient, une des grosses sources de dépenses de 1 la loge.En 1909, le banquet a coûté $91 et la loge a dû verser au 'Grand Orient, pour frais divers lune somme de $98.Bref, les comptes tirés, au 10 décembre dernier, le trésorier restait ! avec une balance à l’actif de $125 a $130.On admettra que ce n’est pas énorme.Cette année, par mesure de prudence.on a décidé ,1c ne pas donner de banquet, les Frères craignent que cela n’attire iron |'a, tention.Cette décision a été prise A la séance du 11 février 1910 et les $,., qu'on avait affectées au seront données à l’une des oeuvres amies de la loge.La contribution au trésor du 'riand Orient est rune des choses qui paraissent de ce temps-ci eu-nuyer les Frères.()n trouve que e est passablement d'argent à expédier de l’autre côté de l’eau.Aussi bien, lorsque, à la séance du mars ]!ll(), le secrétaire donna lecture d’un compte fort détaillé (on y t pouvait jusqu’à des inscriptions de 10 et 20 centimes) pour un de (il3 francs.39 centimes, lallut-il toute I éloquence du frère de Martigny pour convaincre quelques uns de ses collègues, que ee* impôts n 'étaient; pas excessifs.M.de Martigny exposa que cet argent est loin d’être gaspillé et que les dignitaires du Grand Orient sont assez cliieheincnt payés.J^, secretaire général, par exemple, ne re-;oi! qu’lui traitement de $1,600 à $1.700 pour consacrer tout son temps à l’oeuvre et dépouiller la correupomlonco «Irs logos.î'ne autre question qui intéresse fnr les Frères est la participation de la loge aux élection* publiques.H parait que dans le passé le* Frères ont soldé une partie des dépen-ses de l'élection de certains candidats amis, mais, nette année, la lope a refusé de payer quoi que ee soit pour l'élection municipale de S.-Lmiis, Tl v a en A ie sujet, aux séanees du 11 février «il du 11 mars.CAUSERIE I*A POLITESSE AU TELEPHONE Si l’exactitude est la politesse des rois, il semble que l'empressement à nous fournir la communication demandée devrait faire le principal souci des demoiselles du téléphone.Dieu me garde cependant de médire de cette intéressante classe d’employés.Elle compte de fort charmantes personnes dont la voix est souvent pleine de séductions, mais dont le sens auditif est parfois terriblement exercé.Il est explicable qu’elles aiment à faire des voyages au pays des fées, dans le domaine du rêve.Alors, pendant qu’elles écoutent les propos d’amour du Prince Charmant ou reçoivent les aveux du jeune millionnaire qui les fera vivre dans de somptueux palais, nous nous égosillons à demander la communication et nous risquons do perdre notre âme en proférant des imprécations qui rappellent les violences de langage de l’irascible Ajax.Au reste on a assez tempêté contre leur délicieuse insouciance pour que j ose me lancer dans un réquisitoire sur ce sujet.Puis l'avenir est insondable.,l’ignore si quelque jour je ne serai pas fasciné par une de ces captivantes personnes et *si mon courage de célibataire impénitent ne s’amollira pas au son argentin d’une voix me disant : “Quel numéro, Monsieur?” Je ne me soucie pas de gâter mes •shnnees de devenir un citoyen rangé qui pourra déguster son café au lait ou avaler du pâté de foie gras en écoutant sa chère petite femme” lui susurrer que les chapeaux sont fort magnifiques, qu elle ne tient aucunement à en acheter, que la voisine en possède de superbes, mais qu’elle est prête, elle, à s’on passer, — et tout cela sur un ton de détachement absolu.Quand je déposerai ma fortune aux pieds d’une de ces fées, j’entends bien qu’elle l’accepte sans faire la moue et sans me rappeler cet article.Mais les employées ne sont pas les seules à nous causer des ennuis au téléphone.Il n y a rien de plus exaspérant dans cette vallée de larmes que de se faire appeler pour entendre des le début, après qu’on s’est assuré de votre identité, des remarques comme celles-ci : Savez-vous qui io suis ,'i Iteoonnuis " sez-vous ma voix ?Essayez encore ’’de deviner ?Oh! vous n'y parvien-“ drai pas ! ” et ainsi de suite, jusqu’à ce que vous vous sentiez disposé à briser l’instrument, puis à commet tre une série de meurtres.Celui qui provoque de la sorte son interlocuteur mériterait, vous l’admettrez, d’être exposé aux feux de la géhenne ou de subir éternellement, l'ennui des séances d’un conseil municipal.11 est certain que pour ma part je ne tolérerai plus qu’on me traite de cette façon.Mes six tomahawks sont prêts et j’effectuerai un nombre de scalpes qui me feront considérer par le public comme un grand justicier.Je deviens sanguinaire avec l’&gc.Qu’on se le tienne pour dit, je me livrairai à des massacres et il y aura des hécatombes de victimes.Il semble qu’au premier abord il ne devrait pas être requis d’enseigner aux go; s comment, se conduire, au téléphone mais tel est le cas pourtant.Quand une personne en appelle une autre au téléphone elle devrait, dés le début de lu conversation, lui indiquer qui elle est.Tous devraient comprendre qu’on n a pas le droit île déranger une personne et de lui faire perdre son temps à rechercher qui peu! bien être son in terloeuteur.La plus élémentaire politesse, exige qu'on sc fasse r n n Maître immédiatement.l’ai là vous vous évitez, au cas oh le poste central ne.fournit pas la boni.d’avoir à.écon ter des choses qui ne vous concernent aucunement.Vous appelez vulre bi.jnu ti pour lui demander s’il a à votre disposition un collier de perles ou une rivièr: de diamant* — car je suppose, naturellement, que votre bourse est assez bien garnie pour vous permettre de tels achats, — vous lui indiquez vos goûts, etc., et vous apprenez soudaine La “ Jonchée Nouvelle ” UNE PREFACE DE M.CHARLES GILL Nous sommes heureux de publier au-j de la digitale.Accueillons donc sans jourd’hui le texte intégral de la belle préface qu’a bien voulu écrire, pour lu Jonchbe Nouvelle” de Louis-Josept Doucet, M.Charles Gill, le peintre-poète : Les derniers échos de la Chanson du Passant vibrent encore dans le souvenir de notre élite intellectuelle, et voi-si que, déjà, le Passant nous le'ient avec une brassée de deurs champêtres cueillies tout le long du chemin du roy.Les fleurs des campagnes canadiennes, dont se compose cette ‘'JonrSéo nouvelle”, nul mieux que Louis-Josep! crainte la gerbe champêtre à laquelle le Passant a joint des roses et des pensées.O poète ! merci pour les pensées.Ne les oublie pas dans les prochaines floraisons de ton âme.Fais une nouvelle cueillette des humbles eglantines, pour ceux qui sont doux et humbles de cœur ; et les modestes violettes, ne les oublie pas, pour les chaumières “où s’attristent les vieilles gens” ; et les divines marguerites, pour les rêveuses jeunes filles tresse-lcs encore ; et tresse encore le trèfle, en te souvenant des Doucet n’aurait su les moisir et ’es ns-i (°'ns odorants, le soir, quand les mois-semblor harmonieusement en gerbes et|8onneur8 passaient sur ton “Vieux en guirlandes.C’est que Doucet.né à j I>ont .et réserve la poupre de la la campagne où il a grandi, savait à peine lire, à vingt ans, quand il est entré Au collège.Aussi, ses impressions premières se sont nettement gravée;: en lui ; malgré sa cnljure classique, il les a gardées intactes .les leçons île la nature n’ont pas été amoindries jiar les leçons des livres.l e conventionnel, le voulu, l’apprêté n’ont point détrôné dans son style la spontanéité simple et sympathique de l’homme des champs.Voilà pourquoi son oiuvre ce distingue par la chaleur, l’abandon, la franchi se.Ses paysages sont peints d’apiis nature ; si les détails de menue description y sont négligés, les traits essentiels présentent bien en bloc ce que l’auteur a voulu décilre, car il possède la vision du paysagiste, vision d’ensemble qu’il nous communique et que nous gardons longtemps après la lev turc de son livre.Soit qu’il peigne un sous-bois, des moissonneurs dans un champ doré, une tombée de soir, un mystérieux effet de lune lo long îles ravins.on in danse fantastique du fon follet, soit qu’il célèbre les pins sacrés de nos forêts, ou les peupliers centenaires que nous avons admirés, du large, à Lanoraio, l’évocation est parfaite.Dans les sujets plus abstraits qui n-bordent les passionnants problèmes de l àmo, la facilité de son vers romantique peut faire croire à de la négligea en ; il n’en est rien : de toutes ces impressions, se dégage une poétique où une profonde observation morale rem place avantageusement la plastique ct l’art du détail.D’ailleurs, le bon vieux Villon est lé seul maître qu'il se soit arrêté à étudier.Voilà certes une Bco-le où l’on n'apprend pas à sacrifier aux sécheresses de la forme précise ct artificielle, les extases de l'émotion vraie, à remplacer par des mois justes, choisis avec patience et froideur, les mots qui font image, les expressions imprévues que l'on aligne sans apprêt dans la strophe, comme elles ont jailli du cœur, et qui, pour cela même, vont directement au cœur.Celui qui cherche rn dans ces pièces un rigoureux enchni nement nielle a ceux qui ont saigné sous le glaive impitoyable de» destins! A ces harmonies, que la feuille d’é-rable marie scs tons variés! La muse canadienne française no saurait, assister sans émotion à lu lutte engagée ici pour les traditions et pour lit langue.Chez les nations qui ont échappé aux désastres, et qui s’épanouissent en paix, et dont la littérature s’est imposée au momie, cristallisée dans une forme splendide, les poètes peuvent négliger l’idée de patrie ; mais pour nous, le patriotisme est un devoir sacré ; sans retâche, il nous faut le raviver dans l’âme du peuple.Le livre est la meilleure arme pour défendre notre idiome menacé.Ijcs vers que nous scandons modestement dans la langue du grand Corneille, et qui en perpétuent les rythmes sur la terre canadienne, il ne doit pas leur suffire d'être français par les mots: qu’ils le soient par l’âme!.Merci pour tes vers de patriote, merci pour tes feuilles d’érable ct pour tes lys! En souvenir de la vieille Franco, dépose le lys d'or des Laurentides sur lo satin bleu du myosotis et do la gentiane frangée ; dépose lo lys d’or sur le souvenez-vous-de-moi et sur la gentiane automnale.La gentiane! suprême hommage de la terre au soleil, fleur tenace qui jette un manteau d’azur sur les champs endeuillés, après lo départ des oiseaux, quand lo bleu du ciel a fait place aux sombres nuages.Toi dont le cœur “garde intacts les refrains d'autrefois”, donne dos fleurs et chante, et “retourne au rêve des preux qui moururent pour nous.” Des lys! jette des lys sur la gentiane cl le myosotis! Sois tenace et souvlem-toi! Parmi tant do renoncements et tant d’oublis, au seuil des brumeux automnes de I histoire, que le bleu de Franco étale sa noblesse dans tes vers! Cuelllo encore les immortelles.Immortelles !.ma plume frémit en traçant ce mot.Dans mon âme s'efface révocation d’une fleur jonchant le sol, et voici que chantent en moi les strophes ailées qui te survivront.Les ct une forme impeccable, sera 1 immortelles! simples fleurs poussées au quelquefois déçu ; mais nu revanche, i bord des fossés, dédaignées, mécon-quellc abondance généreuse il y trouve- 1 nues ; nul jardinier trop savant n’a ra, quelle originalité dans l'image, j encore modernisé leur grâce native ; el-quellcs tournures neuves, quelles bon lcs „V,nt pas cette élégance raffinée nos paroles consolantes pour ceux qui des fleurs qui font l’orgueil des par-souffrent, quels délicieux accents pour terres prétentieux, mais elles conser-exprimer la pitié ' j vont leur forme quand leurs altières ri- La sind rité, l'attendrissement, une vales seront flétries ; elles entreront franche saveur de terroir et l’abomlan- dans les hivers moroses de l’ajmée ce sont les qualités maîtresses de ce éphémère ct, .les soleils couchés.Cueille généreux poète au cœur naïf.Ces ,pm- |os immortelles.Va! si ton “siècle à htés.,1 les possède à un degré difficile dent8 de fer” te punit “d’être né avec à atteindre, et jamais au Canada le „„ rayon d’infini,” tu seras vengé pa, sentiment de 1„ nature n’n chanté avec ,e Temps, ee “juge inconscient de tant nutanl de chaleur et de pittoresque, je choses vaines,” ce “muet semeur aix des solitudes, l/e deuil de votre vie a caressé mes nuits; I>u tréfond des ravins aux fières altitude», Vous ombragez le sol et ses vastes ennuis.Vous êtes recueillis, votre Ombrage est austère.C'est l’abri coutumier îles mânes exilés.Votre souple racine effleure notre terre Comme les pieds obscurs des seigles et des blés.C'est de vous que l’on tait la coque des navires Qui bravent le courroux du profond océan; Votre bois se retrouve aux tombereaux de Palmyre.Aux sarcophages noirs îles rois de l’Orient.Vous semez dans les soirs vos parfums nostalgiquc-Et que l’ombre transporte avec l’aile du vent; A vos frères pareils, des tempêtes tragiques Ont ému vos échos comme ceux du Liban.Le ciel a mis en vous quelque secret suprême; Votre bois sert encore à des enchantements, Faisant naître l’amour au coeur dngnie Y iokers fera aiiii-i des soumissions pour la eons ^ Onction des contre-torpilleurs que le gouvernement eana.'14,114,99t.y compris 819,!)(>>,Otil pour la construction du Transcontinental.Le t nnadn a payé, l'année dernière, à même le revenu, chaque item des dépenses imputables au capital, à l'exécution du Transcontinental, et il est resté plus de huit millions et demi pour In construction de ee chemin de fer national.Lu dette nette du Canada, à la fin do l'année fiscale, était de 8;î:l0,26li,348 soit une augmentation de 812.’td)).pour 1 unner.augmentation dur, comma on le sait, aux dépenses (lu Transcontinental 'Jjt'ir les trois cinquièmes de l’année, * Dans son exposé budgétaire, l'honorable M Fielding avait évalué prudemment le revenu total à 897,500.000 et il n dépassé ee montant de quatre millions rt demi.Il avait mis largement pour les dépenses imputables au fonds consolidé et elles ont été moindres d'un demi-million.les principaux items du revenu sont; Douanes.#60,156.Lit ; uceise, 815.255, d‘2 ; postes, 87 958,547 ; travaux publies.y compris les' chemins de fer 810,111,990; divers.88,018,009.l es principaux items de dépenses à compte du capital sont : Travaux publics, chemins de fer et canaux, 827.-571,225 ; milice, 81 299,970; subventions aux chemins de fer, Ç2,0|x,097 Ixi imaa 82.il I 095.Les Etats-Unis et les Iles Canto ILE SERAIENT EN POURPARLERS POUR ACHETER 'CES ILES, VOISINES DES AZORES.Lisbonne 11 juin.— I.e propriétaire des îles (,'anto, près des îles Azores, le tenor Abreu, a demandé au gouvernement portugais la permission de vendre ses Dos aux Etats-Unis.Le Parlement discutera la chose pro* chainement.Ces propositions sont regardées, dans les cercles politiques, comme très significatives si, réellement l’Amérique cherche à acquérir ce territoire.U leur fournirait une excellente station de ravitaillement de charbon dans l’Atlantique en cas de guerre avec une puissance européenne.Le cas échéant le gouvernement américain fortifiera son acquisition.Un navire échoué LE S.S.RALEIGH EST FRAPPE PAR UN VAPEUR INCONNU ET S’ECHOUE ENSUITE.Détroit, Midi., 11 jiiin.— Le vapeur marchand Raleigh appartenant à Henry Wineman, de Détroit, s’est échoué dans la rivière S.-Clair, à la suite d’une collision, la nuit dernière, avec, un steamer inconnu.On ne connaît pas l’étendue du dommage.Le vapeur “City of Berlin” est parti à la.rescousse.-+:• Incapacité physique Deux époux ont IHc accusés d’avoir fait mourir de faim un vieillard qui leur avait été.confié.ils sont acquittés et voici comment la "Patrie’’ explique cet acquittement.Le morceau vaut la peine d’être lu ; "La loi ne saurait tenir criminellement responsable de mort Ql F TELLE PERSONNE ayant OMIS de pourvoir aux nécessités premières de la vie A L-EGARD DE L’INDIVIDU INCAPABLE D’INCAPACITE PHYSIQUE ou morale présumant détention forcée, LA faiblesse extrême, LE grand âge.LA.maladie ou LA démence.Aucune de ces circonstances n’ayant été prouvée dans la présente cause, les accusés doivent être acquittés.” L’individu incapable d’incapacité physique est certainement une trouvaille.Quant à la démence.nous savons où clic est.Tablette géographique DE L’OR ! Le télégraphe nous annonce qu’une multitude de mineurs su dirigent vers une région aurifère, nouvellement prospectée et que traverseraient ITnnoko et Ulditarol, deux faibles affluents du Y’ukon inférieur.Après la découverte des pépites sur les bords de la Stikine en 1871, des filons dans les quartz de Iuneau-City et de I "île Douglass en 18$I, des lits de graviers blancs dans les coulées du Klondike en 1896, des sablons du Yukon moyen en 1898, des sables vifs de la plage de Nome la même année; après In découverte de je ne sais plus quels autres fameux gisements et placers aurifères dans le nord-ouest de l’Amérique, ceux do l’Innoko et de l’Iditnrod seront vraisemblablement aussi féconds que les autres.En effet, car la région Alaskienne—tout-à fait minéralogique — n’est qu’une tranche d’un ample système orogrnphique dont l’édification a fait surgir de précieux minéraux des entrailles de la Terre.Ce faisceau de chaînis .1 ,1,» i —__ 1 « n’avait pas lu le livre en entier., .- -.l’imagine que l’étonnement de Maur- ; !ln irrévérence do prononcer le nom de rus sera grand en constatant que | leurs vainqueurs.Écrivain qui h passe sa vie dans les! .au, ^Joutet que les 'Juifs eux au s-milieux où l’on voit mieux le Juif à l’œuvre, qui recherche, avec une sincé- rité qui paraît réelle, les causes de l’état de décomposition dans lequel la France est tombée, ne dit pas un mot des Juifs ni de la Franc-Maçonnerie.(’’est là un de ces phénomènes qu’on n’ntrive pas à s’expliquer.queducs.canaux d’égoûts, stations de police et postes de pompiers ; l'instal Int ion de la lumière électrique , macadamisage des rues Notre-Dame, Sherbrooke et Vinet ; construction de trottoirs, etc., etc.Il s’y trouve déjà de très belles constructions.L’on s'y rend moyennant 2 billets ordinaires et il est probable que le taux de passage sera bientôt de 1 billet simple.Les tramways Notre-Dame et Terminal y conduisent directement.Gomme on le voit ceux qui s’occupent d’immeubles ont tout intérêt à aller visiter “King Georges Dark” et Beauriva ge”.Ils feront une belle promenade et une bonne affaire.Un candidat qui a des titres I si sont stupéfaits eux-mêmes do cette ! inexplicable timidité.Los Juifs, j’entends ceux qui sont arrivés à un certain degré intellectuel, sont les tire- ., ! miers.quand le hasard vous met enl 11 Y8t P** «loutenx non plus qu un contact avec eux.à aborder ces nues- *1RlTle ne subisse toujours 1 influence lions, à vous pousser sur ce sujet.Onid W race I"1 R «-onquis ! ne peut même pas les accuser d’hypo-i crisis, Cette monarchie universelle, qui n’a été qu’un rêve éphémère pour tant de conquérants, le Juif l’a réalisée.Il lient le monde par la puissance des capitaux, par la force de l'argent et surtout par le rôle prédominant qu’il a donné à l’argent dans les affaires du monde.Ge Juif est-il donc bien coupable lorsqu’il vous dit: “Pourquoi voulez-vous que nous Au fin fond de la Bretagne, il y a adoptions rétrospectivement des con- eu, aux dernières élections, un- candi-copiions en dehors desquelles nous avons i ô&t qui ne recueillit que quelques voix, vécu pendant des siècles?Et, cependant, sa profession de loi nié “Nous «vous toujours été un peuple jqu ü réussit mieux, errant, nous sommes restés un peuple! * homme simple s était dit que le cosmopolite.Que vous aimiez des pa-; meilleur moyen de toucher les •œurs tries que vos ancêtres ont.constituées ] sensibles de ses concitoyens devait être avec leur sang, c’est tout naturel, mais, .s® ,r|ontror franc.Et il avait trouvé au fond, pourquoi voudriez-vous que ] nous aimions des Patries qui ne sont ! pas, comme pour vous, pères.Nous les aimons en que nous aimons l’Humanité." C'est un raisonnement qui se tient Remarquez que M.Ebray se rend .rni rappelé bien des fois mes con ver-compte de I importance de la question ' ntiong llVPC )e vipi, A|CNnnf1rp Wei,, de race dans la vie d un peuple et],,,,, ,lnP sortp cip NBhi fort connu, d’ailleurs, dnns les milieux littéraires do la génération précédente.qu’il n'est pas loin d'admettre avec Renan que c’est la prépondérance prise à la fois depuis la Révolution par l’élément purement latin sur l'élément germain, qui a troublé l'équilibre français, qui a fait de la France la nation déclamatoire, phraseuse et nnar-ehioue qu'elle est, aujourd’hui.le le rencontrais souvent, en revenant de mon journal, au moment où il promenait ses petits elfiens blancs sous les arcades de la rue de Rivoli, en face de la place de la Concorde.C'était vers 1875 ou 1S“6, à la lointaine époque où ‘‘Rcnaii, écrit-ii, dans “La Réforme in-, la France paraissait réellement vouloir telleetuellè et morale de la France”, j so relever, il me disait : donne l’explication suivante du carac-1 “Le rôle de la France comm* gran- soit par la force, soit par In ruse, comme les Juifs ont conquis la France.Ce sont là des vérités historiques et sociales démontrées par l'expérience de tous les temps.Ce qui confond, c’est que les Français en soient à ce point de servitude volontaire de ne plus oser parler de ceux qui les ont réduits où ils en sont.Quand on écrit comme M.Ebray, un livre qui porte ee titre mélancolique: “La France qui meurt”, on devrait au moins donner aux gens la funèbre ratisfaetioh de se dire: “Je nieiiis, mais je nais de quoi.” EDOUARD DRUMONT.(La Libre Parole).ceci : “Electeurs, la terre de nos I sul* .du gnmd pnrti des déshéri- bloo jolis- I ,R do la v‘®> fi®8 malchanceux, des mi-séreux à qui rien ne réussit, et je viens vous demander votre appui pour devenir député.“On dit que le métier a du bon.“Je n’ni ni titres de noblesse, ni pro-jiriétés, ni coffre-fort.J’ai exeieé tous les métiers, sauf celui do député : ce sera, si vous le voulez bien, le couronnement de ma carrière”.Ce postulant plein de franchise ri'obtint que cinq suffrages : ee n’est vraiment pas payé.Au salon de peinture.Ce paysage serait idus beau si les arbres, trop feuillus, n empêchaient de voir même un coin du firmament, “Croyez-vous que cela serait nécessaire 1 -Evidemment, oar c’est “laid sans Ne manquez pas de lire ‘Le Nationaliste* demain si vous voulez connaître le résultat de toutes les parties de sport.En vente dans tous les dépôts à 9 l -2 hres.SOUS le numéro.Atouts FORCE—SAME Voilà, n’eâ-ce pas, ce que tout le monde voudrait avoir ?Mais malheureusement, celui qui a une bonne santé en abuse parfois trop souvent.Le travail eft salutaire à l’homme aussi bien qu’à la femme, mais il ne faut pas faire plus que ses forces.Beaucoup de mères croient que leurs forces de vingt ans dureront toujours, et l’homme à son bureau préoccupé de mille et une affaires, croit lui aussi que ses forces ne s’épuiseront jamais.Erreur, vous courez après la richesse et vous semblez oublier que la plus grande richesse, c’est la FORCE, la SANTE.Vous, que les ambitions de la fortune ont épuisé par le surcroit de travail, surmenage de toute sorte, ne vous comptez pas encore perdu, car la providence a mis à votre disposition le remède qui vous rendra la la FORCE et la SANTE que vous avez perdues.LES PILULES JACQUES BIBEAU vous rendront vos couleurs de vingt ans et aussi ce que vous désirez avec tant d’ardeur : votre SANTE, votre FORCE.NATIONAL DRUG & CHEMICAL COMPANY, DEPOSITAIRES POUR LE CANADA.GOMMANDEMES A VOTRE PHARMACIEN, IL LES FERA VENIR DU GROS POUR VOUS.1885 -1910 mais pour Il y a vingt -cinq an mémoire, c'est hier.Je revota la petite maison de l’avenue d’Eylau, avec son silence, la douleur vraie qui l’emplissait.Je revois la chambre mortuaire, le visage calme et grumeleux du grand poète, ses magnifiques mains blanches sur le drap blanc.Les ô-rivains qu’il réunissait si souvent à sa table, autour de sa parole grave ou joyeuse, toujours prodigieusement vivante, avaient tenu à le veiller.Catulle Mandés, la main dans les cheveux, sincèrement affligé, mais toujours lyrique, racontait la parabole de l’abeille, reprise l’autre jour nu Panthéon par ce crétin de Jean Aicard, lequel lui aussi était là, jaune et plein du désir d’être regardé, ou écouté ; car déjà, à cette époque, i de Mistral.Puis c’est la nuit, la veillée du catafalque sous l’Aiu de Triomphe, invention généreuse mais biscornue.qui donna lieu à des scènes scandaleuses, î.o publie, venu là jinr curiosité, était un public d’exécutions capitales, nullement respectueux, ne songeant qu’à la rigolade et à la bombance.(In eut là, un pau prématurément, l’envers de cette gloire trouble, monstrueuse de Hugo, où il entrait de la beauté, de la laideur, du boursouflement, de l'ignorance et tant de nuées.lesquelles devaient par la suite fondre en pluie bourbeuse, tourner en flaques d.méror tous les métaux contenus dans ses veines?La part faite de ces chicanes de classique ou de ces Apretés de lutteur, le P.Delaporte était l’homme le plus accueillant du monde.Heureux les poètes qui laissent après eux autre chose que de beaux x-ers: un peu de bonté, un peu d’apostolat profond! Le P.Delaporte a réalisé vraiment la figure idéale du prêtre-éerivnin.On l’a dit excellemment: rien on lui du poète no nuisait nu religieux, et rien du religieux ne nuisait nu poète.Au contraire, les deux aspects profonds de sa personnalité, loin de se combattre, comme il pouriait armer parfois, se complétaient merveilleusement.Tous deux auront marqué leur empreinte dans l’oeuvre qu’il laisse.Fit comme, longtemps encore, les anthologies garderont certains poèmes des “Récits et Légendes", qui sont des chefs-d’oeuvre de grâce, de style et de facture, longtemps aussi la jeunesse catholique de France gardera le souvenir de l’action exercée sur elle par cotte âme apostolique, enthousiaste et chevaleresque.PIERRE LHANDE, S J.Du “Messager du Sacré-Coeur” (Tournai), juin, 1910.toujours espacés régulièrement.Leur durée sera de 10.minutes environ.Autant (jue possible on ne donnera | qu’un sein à chaque tétée de façon quo 1 attire ait le temps de récupérer complètement ses fonctions.Avant et après chaque tétée, il sera bon de laver le sein, on évitera ainsi l’apparition de gerçures, si douloureuses, et qui forcent parfois la mère à discontinuer l’allaitement.Après les repas, il reste dans la bouche de l’enfant des grumeaux de lait qu on enlèvera avec un tampon d’ouate trempé dans une solution boriquée.Nourrir l’enfant au sein, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant, il faut de plus constater qu’il se développe normalement et qu’il augmente de poids régulièrement.L'usage de la balance est donc très utile, non seulement pour voir si l’enfant n’augmente pas assez, mais aussi pour voir s'il n'augmente pas trop par suite d’une aur-alimentation nuisible.Durant les trois premiers jours l’enfant maigrit et ce n’est qu’au bout de dix jours qu’il a repris son poids initial.Il augmente ensuite régulièrement de 3-4 d’once à un once par jour durant les deux premiers mois, puis d’une 1-2 once à 3-4 d’once jusqu’au cinquième mois, alors qu’il double son poids initial.A un an il pèsera environ 18 à 20 livres.Malgré la meilleure volonté du monde il y a des mères qui ne doivent pas nourrir leur enfant.Le nombre en est cependant encore assez restreint.Ce sont les femmes atteintes de tuberculose avérée, d’affection cardiaque avancée, d’anémie profonde.Toutefois avant de renoncer à ce devoir, elles devront prendre l’avis d’un médecin consciencieux.La femme pour être bonne nourrice doit surveiller son régime alimentaire.Mais elle ne doit pas le bouleverser en voulant trop l’améliorer.Sa nourriture devra être substantielle tout en étant de digestion facile : Viande, poisson, cervelle, corps .gras sous toutes les formes s’ils sont bien digérés ; lait, laitages, fromage non fermenté, pommes de terre, pain, riz, légumes en grains, pois et fèves.Seront interdit : le choux, l'ail, le poireau l’oignon, le champignon, les salades, 1,’oseiUe, les mets trop épicés ou trop salés, les fromages forts, la charcuterie trop relevée, le poisson salé, les crustacés, etc.Elle boira beaucoup de lait ou d'eau rougie ou coupée de bière, mais jamais d'alcool ni de liqueurs.Thé ou café très faibles.Pour ce qui est de la durée de l'allaitement, il peut être continué pendant longtemps puisqu'il ne présente que des avantages.Tl sera exclusif durant 12 mois.puis on commencera petit à petit à lut substituer une alimentation lactée plus solide bouillie, gruau, riz au lait, tapioca, jaune d’reuf, etc.Quel que soit l’âge de l’enfant, il ne sera jamais prudent do le sevrer à l’approche des chaleurs.Nous parlerons la semaine prochaine de l'allaitement mixte et artificiel.Docteur I.-J.HEINE.MAGASIN DE LA D’ETE ______ VENTE Valeurs des plus Extraordinaires pour Lundi et Mardi NOS PRIX VONT DROIT AU BUT Soie Shantung 1500 vgs.seulement de cette Soie si utile, si désirable et si apprécié de tous.Lundi et Mardi, tant qu’il y en aura au 1er étage 37c Soie Japonaise DE 8.30 A 11.30, LUNDI A.M.19 pièces seulement de cette soie pour Robes et Blouses d’été Blanche et Noir, la verge, seu- 12k lement 400 Formes de Chapeaux non garnies VALEURS DE $1.00 a $2.00.Paille recherchée, formes chic, couleurs nouvelles .25c EXTRA SPECIAL 20,000 vgs.de Mousseline de fantaisie pour Robes et blouses d’Eté choix unique de couleurs et dessins, ne manquez pas cette occasion valeurs de 12c à 20c, spécial la verge.VzC BRODERIES VALEURS DE 6c A 10c.Au delà de 1,000 vgs.de Riche Broderie Suisse et entre deux pour garnitures de Robes et Sous-Vêtements, grand choix de dessins A et patrons nouveaux.“C Avec le Beau Temps, la Vie au Grand Air Un Hamac vous est indis- OQr pensable, spécial à.OÏFC Mousseline Madras pour Rideaux d’Eté, spécial la verge .23c O.LEMIRE & CIE, RUE S.-DENIS PRES STE-CATHERINE.AFFECTIONS PULMONAIRES ÇI Les changements de température agissent beaucoup sur les personnes atteintes d’affedtions des bronches ou des poumons.C’eét bien naturel, que lorsque vous avez un sang pâle et faible, qui coule dans vos veines vous ne pouvez pas vous attendre à autre chose.Mais, si au contraire, du Coeur aux Poumons circule un sang riche et généreux, vous vous appercevrez très peu des changements de température.Le sang c*eft la vie.Les PILULES JACQUES BIBEAU font le sang dont on a besoin pour réparer nos forces de chaque jour.Ce n’eft pas tout de manger pour vivre, si vous offrez de la nourriture à un pauvre eftomac affaibli, quel travail pensez-vous qu’il puisse faire et quel bénéfice peut-il en retirer?Les PILULES JACQUES BIBEAU vous fourniront les moyens, en Stimulant votre eStomac et en voüs rendant capable d’assimiler votre nourriture afin que vous puissiez retirer bénéfice des aliments que vous prenez chaque jour.Suivez nos réclames, elles vous intéresseront.Faites l’essai des PILULES JACQUES BIBEAU.Elles sont pour tout le monde d’une grande utilité.THE NATIONAL DRUG & CHEMICAL COMPANY.depositaire pour le canada.- FiHbs-Iis venir par voire Pharmacisii, LOTS A BATIR Avenue du Parc (K.NT R K LKS Kl'KS BERNARD A VAN HORNE) Ce sont les derniers que l’on peut obtenir à ce prix sur l’Avenue du Parc et ils augmenteront de valeur dans quelques semaines.Nous avons des lots de 150 x 110 pieds que nous pouvons subdiviser en lots de 25 pieds de front ou plus.50c.i, e i» i e n POUR CLORE UNE SUCCESSION Nous avons reçu instruction de la succession de feu Léon Lavigne de vendre sous le plus bref célai cette magnifique résidence No.372 RUE SHERBROOKE EST Nos instructions sont de vendre au plus offrant d'ici à quelques jours.BEAUDRY REALTY CO.B#Tlsst “ “CIE" U T HL.MAIN TB.-.T Les élections en Afrique du Sud LE PREMIER BOTHA LUTTERA CONTRE FITZPATRICK DAKS PRETORIA.Le Premier Botha et Cécil Rhodes Johannesburg, H juin.— Le grand sujet de conversation ici est, pour le moment, in lutte électorale annoncée dans Prétoria, entre le Premier Botha et sir J.Fitzpatrick.On suit que les modérés ont changé de tactique.Les journaux anglais qui, pourtant étaient pour Botha, il y a quiuze jours, devancent la lutte comme une gaminerie pro-vècatrice de l’animosité des races.Dans le Natal, il semble que les org.t- j nisntcurs du mouvement restent isolés! — > 4- et que lu tentative échouera.On y »ui- ; TRAMWAY HOMICIDE, vra la politique du Dr Jameson.L’ANCIEN GENERAL BOER REFUSE LA RESIDENCE MISE A SA DISPOSITION PAR LE TESTAMENT DE M.RHODES.Le Cap, 11 juin.— Le premier ministre général Botha, n déclaré ne pas vouloir profiter, pour lui-même dos termes du testament de Cécil Uhodes, léguant la maison de Oroot 8huer comme résidence pour le Premier Ministre de l’Afrique du Sud.Le refus du général Botha a créé un fort mécontentement contre lui.Ses chapeaux.Un garçon de magasin apporte plusieurs énormes cartons.La femme de chambre.— Cinq chapeaux! Mais Madame en a commandé douze!.TI lui faut les sept autres avant midi,,,- La jambe cassée d’un coup de pied Encore une autre victime du tramway! Vers dix heures hier soir, au coin des rues Sainte-Catherin» et Poupart, Wilie Mathieson a été frappé par un tramway.C’est un enfant de 11 ans.MORT SUBITE.Vous aimez- que vos habillements soient de bon goût, d’une coupe parfaite, et faits des Tissus les plus nouveaux Alors.MADAME, MONSIEUR vous n’avez qu’à aller — chez — J.E.A.DION vous aurez tout cela AUX PRIX LES PLUS MODIQUES SATISFACTION ASSUREE 1323 Boulevard S.-UURENT PRES RACHEL Tel.Bell, S.-Louis 3372 Tons Ici STOCKS MINIERS COBALT Vanjat • COMMISSION J.NV.MIC HAUD, Bach ange de AcAeftft «r Après avoir souffert d’angine de poi-Un jeune homme de Ifi nus, Joseph .trine depuis quelque temps, Emmanuel Marehetaire, 160 Bréboeuf a reçu hier Hart, un homme d'affaires de Toronto, d’un gamin inconnu, un coup de pied est mort subitement hier è l’hètel Rus- qui lui a cassé la jatnbé.II a été traits-norté h l'htoital N.-Dam».sell.Ou transportera le corps â to.1 Drouin, Drouin & Drouin F.X.Drouin F.O.Drouin pMi Drouin AVOCATS Baniut 116.Col.d.U Montigni J.3841 diffilm: 111, Ru.St-JoMph, T.2611 'irou- QUBBBC.jy—üP—Mspwwsp < 19^5 2 LE DEVOIR, samedi.11 juin 1S1U LETTRE ENCYCLIQUE DE NOTRE SAINT PERE PIE X PAPE PAR LA DtVINE PROVIDENCE Aux Patriarches, Primats, Archerêques, Evêques et autres Ordinaires en paix et communion avec le Siège Apostolique & PIE X, Pape, Vénérables Frères, Salut et bénédiction apostolique.L’EGLISE ET LES SAINTS Ce que la parole divine répète si souvent dans les Saintes Ecritures, à savoir que le juste vivra dans une mémoire éternelle de louanges, et qu’il parle dans sa mort ( 1 ), se vérifie éminemment dans l’oeuvre et dans l’enseignement perpétuel de l’Eglise.Celle-ci, en effet, telle qu’une mère et une promotrice de sainteté, rajeunie toujours et fécondée par le souffle de i’“Esprit-Saint qui habite en nous” (2), de même qu’elle est seule à engendrer, à nourrir et à élever dans son sein la noble descendance des justes, de même est-elle la plus attentive, par instinct d’amour maternel pour ainsi dire, à en conserver la mémoire et à tsn raviver l’amour.Elle reçoit comme un divin réconfort d’un pareil souvenir et détourne les regards des misères de notre voyage mortel, en voyant dans les saints ‘‘sa joie et sa couronne”, en reconnaissant en eux l’image sublime de son Epoux céleste, et en inculquant à ses fils, avec une nouvelle assurance, la parole antique: ‘‘Pour tous ceux qui aiment Dieu, pour tous ceux qui, suivant les desseins de Dieu, ont été appelés saints, tout se résout en bien” (3 ).Non seulement leurs œuvres glorieuses servent de réconfort à la mémoire, mais encore d’exemple à imiter et d’aiguillon à la vertu, par cet écho unanime des saints qui répond à la voix de Paul: “Soyez mes imitateurs, comme je le suis du Christ.” (4).C’est pourquoi.Vénérables Frères, à peine assumé le pontificat suprême, en affirmant Notre dessein de Nous employer constamment à “instaurer toutes choses dans le Christ”, lors de Notre première Lettre encyclique I avons-nous vivement désiré que tous tournassent avec Nous leurs regards vers Jésus, "apôtre et pontife de notre religion, auteur et consommateur de la foi” (6).Mais puisque notre faiblesse est si grande que la grandeur d’un tel modèle nous surpasse', la Providence divine nous propose un autre exemple que Nous vous indiquûmes et qui, tout en étant aussi proche du Christ qu’il est possible à la nature humaine de l’être, ressemble davantage à notre faiblesse.Nous voulons dire la bienheureuse Vierge Marie, l’auguste Mère de Dieu (7).Enfin, mettant à profit diverses occasions de raviver la mémoire des saints.Nous avons proposé à votre commune admiration ces serviteurs et fidèles dispensateurs de la maison de Dieu, scs amis et ses familiers, suivant la place propre qu’ils occupent, voyant en eux des hommes qui, par la foi, “vainquirent et triomphèrent, opérèrent la justice, obtinrent les promesses (8).” afin que, excités par leurs exemple, “nous ne soyons plus des enfants vacillants ni agités par tous les vents de doctrine dans les tourbillons de ceux dont l’astuce est habituée à nous circonvenir d’erreurs, mais que.à la suite de la vérité dans la charité, nous allions plus avant de tous côtés vers celui qui est le chef, c’est-à-dire le Christ.” (9).Ce dessein très haut de la Providence divine nous le montrâmes réalisé surtout en trois personnages, qui, grands pasteurs et docteurs, fleurirent, à des âges fort divers, mais tout aussi funestes pour l’Eglise ; Grégoire le Grand, .lean Chrysostome et Anselme d’Aost, dont les centenaires ont été célébrés ces années dernières.Plus spécialement en deux Lettres encycliques du 12 mars 1901 et du 21 avril 1909, Nous avons expliqué les points de doctrine et les préceptes de vie chrétienne •-rrtels qu'ils Nous parurent opportuns pour notre époque—qui se rattachent aux exemples et aux enseignements des saints.Aussi, étant persuadé que les exemples illustres des soldats du Christ sont bien préférables pour animer et transporter ces esprits que les paroles et les hautes considérations (10), Nous profitons volontiers aujourd’hui d’une autre occasion heureuse pour recommander l’exemple très utile d’un autre saint pasteur, suscité de Dieu en des temps plus proches, et presque au milieu des tempêtes que nous subissons, un cardinal de la sainte Eglise romaine, archevêque de Milan, rangé par Paul V, de sainie mémoire, dans la phalange des saints, Charles Bor-roméc.Ce n’est pas moins opportun.Cru: — pour Nous servir des paroles de ce même prédécesseur.— “le Seigneur, qui lui seul accomplit do grandes merveilles, a opéré chez nous dos ehoscs magnifiques dans ces derniers temps, ef par un effet admirable de sa bonté, a érigé, sur le roc de la pierre apostolique, un sublime luminaire, choisissant dans le sein de la sacro-sainte Eglise romaine, Charles, prêtre fidèle, bon serviteur, modèle du troupeau et modèle des pasteurs.Fin effet, illustrant l’Eglise tout entière par les multiples splendeurs do ses œuvres saintes, il brille au-dessus des prêtres et du peuple, tel qu’un Abel pour l’innocence.un Flnoeh pour la pureté, un Jacob pour l'endurance do fatiguenl' grandi les communications de la plénitude des temps toutes les ®l'r8urs comme de toutes les autres choses dans le Christ (29).” .choses, et par la liberté effrénée des ! passions, nous vivons au milieu d’une LES FAUX REFORMATEURS ! société pervertie où “il n’est pas de A ces choses, ils ne pensaient pas les ^ et où n exjste pas la connais- réformateurs auxquels s’oppoâa Charles | fln"c,!1 ,flp1I,,ICU ( ’,7 >; Bn UPB terre T» Borromée, eux qui prétendaient réfor- 1 est n’1™ mer à leur fantaisie la foi et ia discipline.Et ils ne les comprennent pas mieux les modernes contre lesquels nous avons à combattre, 6 Vénérables Frères.Eux aussi bouleversent doctrine, luis, insti- chrétienne” (39), et Nous avons écrit sur ce point une Lettre encyclique spéciale, comme sur un sujet de la plus vitale importance (46).Mais, quoique nous ne voulions pas répéter ce que, brûlant d'un zèle insatiable, déplorait Charles Borromée, c’est-à-dire “d’avoir obtenu jusqu’à présent trop peu en une chose de si grande conséquence”, cependant, comme lui.“poussé par la grandeur de l’affaire et du péril”, Nous voudrions enflammer encore davantage le zèle de tous, afin que, prenant Charles à mo-j dèle, nous concourions chacun selon ! notre rang et notre force, à cette œu- ! vre de restauration chrétienne.—CADIEUX & BRIAR MAITRES EEOM1 «ERS EXPERTS.Poseurs d’Appareils de Chauffage à Vapeur, Eau et Air Chaud, Syétème de Ventilation.Couvertures Métalliques,en Ardoise et en Gravois,Corniches, etc., en cuivre (copper) et en Tôle Galvanisée.1277 RUE ST-DOMINIQUE - MONTREAL.TKI.ni'IIO.NK, N.VINT-I.Ons IN U».(Suite à lundi) “ Je Vois Tout » Le dernier numéro de “Je Vois Tout” qui vient de paraître est l’un des plus intéressants qui soient encore parus.On y lit des articles tout à fait dans la note comique, entre autres une “Interview sensationnelle” d’un représentant de la “Presse” avec la comète, article illustré.Ce numéro contient 48 colonnes de matière à lire et 25 caricatures.Tout cela pour deux sous seulement.En vente dans tous les dépôts de journaux.LA PREMIERE COMPAGNIE D'ASSURANCE ANGLAISE ETABLIE EN CANADA, A.D.1804.PHOENIX ASSURANCE COMPANY, Limited.POINDEB KIN 178», .DH DONDKK3.ANCiLRTERRR.CAPITAL ET ACTIF .$76,000,000 bimstres payés depuis la fondation de la Compagnie.OftO OOO Dépôt nu gouvernement fédéral pour la garantie des assurés en ’ * Cana;"),7JÏ Beaux Bas en Fil de Lille pour Dames Belle ligne de bas en véritable fil do Lille; 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