Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 13 juin 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1910-06-13, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
PREMIERE ANNEE—No, 131 MONTREAL, LUNDI, 13 JUIN, iy»o — ~~ ¦— -; UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne t Buatfs et Et&ts-Unls.« .03.00 Union Postais .06.00 Edition Hebdomadaire i .0;t.oo BUto-Unii «t Union Porta** 03.60 LE DEVOIR Rédaction et AdmmiStn^v?71A RUE SAINT-JACQUEi.^% MONTRBAU 'v''l TELEPHONE.\ REDACTION : Main 7460.^ ADMINISTRATIONi Main7461 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! ELLES S’IMPOSENT La déclaration de M.de Marti-gny et celle de l’ex-frère Beauche-min paraissent avoir enlevé au “Pays” le goût de discuter la question maçonnique.C’est à peine si, dans son numéro d’hier, il se contente Æe publier sous le titre: “Tiens! Tiens!” la petite note suivante : La “ Yigio ”, parlant île la brochure du petit Léo Taxil “canayen”, dit ce qui suit : “Nous Aurions eu aussi d’intéressantes révélation qui foraient non seulement braüier, mais rugir quelques amis de l’Action Sociale.Que dirait-on par exemple si l’on apprenait que le jeune Lemieux, avant de lancer son pamphlet, avait soumis le manuscrit à un député nationaliste qui aurait biffé les noms des conservateurs et nationalistes qui y figuraient ?” Il oublie naturellement de constater que la “ Vigie”, mise au défi de prouver son insinuation, s’est lâchement dérobée.Il oublie aussi habilement de constater que les allégations principales de “la brochure du petit Léo Taxil canayen” ont été confirmées par un maçon et un ex-maçon très connus à Montréal.Il oublie, avec le même soin et la même habileté, de relever le passage de la brochure qui le concerne personnellement, et d’où il résulterait que sa fondation est due, dans une large mesure, à l’influence de la lege; que son gérant, trois des hommes qui ont fondé la compagnie qui le publie actuellement et deux ou trois de ses plus notoires collaborateurs .ppartiennent à la loge, qui fait si triste mine ces jours-ci sous le grand soleil.Ce sont des faits et des questions qui pourraient le gêner.Si la brochure Lemieux est l’oeu-d’un émule d Taxil, le “Pays” cf- ses amis devraient pouvoir facilement en faire la preuve devant les tribunaux.Que ne font-ils arrêter l’auteur ?C ’est le seul moyen de tirer cette affaire au clair.13 M.Gaston Maillet propose bien de soumettre à l’appréciation d’un tribunal d’honneur les preuves que l’on pourrait apporter contre lui.Mais il doit comprendre que le jugement d’un pareil tribunal n’obtiendrait qu’une portée extrêmement limitée, puisque ce tribunal n’aurait pas le pouvoir d’entendre les témoins sous serment et de les forcer à comparaître, le cas échéant.Un autre des nommés, M.Clovis Laporte, qui est actuellement procureur de l’Union Saint-Joseph du Canada et qui vient d’être suspendu de ses fonctions par le président de la société, proteste, dans la “Presse” de samedi, contre cet acte et déclare qu’il n’a jamais fait partie de l’Emancipation, qu’il n’a jamais sollicité son entrée dans la loge et que la brochure Lemieux, fausse en ce qui le concerne, “suinte de toute part le mensonge et la calomnie.” Si cette prétention est fondée, Lemieux est un abominable calomniateur.Alors, pourquoi ne pas le traduire devant la Cour d’Assises et le confondre à jamais, et libérer du même coup, de tout soupçon de duplicité et d’hypocrisie, les individus nommés dans sa brochure?Ce serait un immense service à rendre non seulement aux intéressés, mais au publie.Et la chose ne tarderait pas autant qu’on veut bien le laisser croire.Un procès d’assises pourrait s’instruire dès le mois de septembre; la chose se réglerait même plus tôt si l’accusé voulait opter pour un procès sommaire.En tout cas, ce procès disposerait de toutes les rumeurs, de tous les bruits, de toutes les accusations qui courent actuellement la rue.Accusés et accusateurs y seraient entendus et l’on saurait une bonne fois ee qu’ils valent les uns et les autres.Les poursuites s’imposent.OMER HEROUX.Naturellement ‘ Jep’ emboîte le pas Le “Canada” s’étant fourvoyé à propos des Hautes-Etudes, naturellement M.Jules Prévost, de 1’ “Avenir” du Nord”, s’est élancé à sa suite.Il y bafouille également.C’est même comique de le voir citer à tort et à.travers les lettres et encycliques de RrÀne, sans s’apercevoir qu’elles sont étrangères à.la question ou qu’elles se tournent même contre lui.Tout d’abord lisons sa courte citation de Pie X: "La soumission (des catholiques au Siège.Apostolique en matière religieuse! laisse à chacun ENE LIBERTE ILLIMITEE ET INTACTE EX TOIT CF.QEI XE CONCERNE PAS LA RELIGION.” Eh oui, brave “Jep”, l’Eglise laisse tous les citoyens libres de penser, d’écrire et d’accomplir ce que bon leur plaît en fait de canaux, rie chemins de fer, etc., “en TOUT ce qui ne concerne pas la religion” enfin.Seulement, par malheur pour vous, “Jep”, les Hautes Etudes ne font pas partie de ce TOUT-lù.Je l’ai abondamment démontré dans les articles précédents où vous pourrez voir que Pic IN condamne la neutralité des institutions publiques destinées même à une INSTRUCTION SUPERIEURE.” Et j’ajoute, pour votre édification personnelle.que Léon XIII exige que “TOUTES LES BRANCHES de l’enseignement soient pénétrées et demi nées par la religion.” Votre citation se tourne donc contre vous.\ oyons si vous avez mieux compris et moins maladroitement appliqué les écrits do Mgr Mignot, évêque d’Albi.Vous lui faites dire: “L’Eglise qui est la dépositaire des principes moraux et qui doit eu poursuivre l’application dans toutes les branches de la xie (tiens! ça se gâte! ), dit Mgr Mignot, n’a pourtant pas reçu une révélation universelle, capable de suppléer à toute recherche de l’esprit humain.Ce n’est pas seulement dans l’ordre politique qu'existe cette région réservée au libre effort de l’homme: c’est dans tous les ordres de connaissance et nous en trouverions aisément la consécration dans la Constitution “Dei Filins”.“Nous y lirions qu’en son domaine spécial chaque science jouit d’une juste liberté et que.la divine doctrine étant sauve, elle peut poursuivre son objet d'après ses principes propres et sa méthode particulière.” PRES ET SA METHODE PARTICULIERE.” Aucun de mes camarades cependant ne s est avisé de conclure que l’enseignement de la philosophie doit être neutre et areligieux et que, sans inconvenient ni sans froissement pour leurs croyaiïees, catholiques, protestants et juifs peuvent être groupés près d’une même chaire dans la plus révoltante promiscuité.Il faut toute la force de logique d’un “Jep” pour en arriver à une pareille conclusion.Certaines sciences “ont une méthode propre, indispensable à leur développement théorique et à leurs applications”, dit M.Prévost.DONC, ajoute-t-il, I école où on les enseigne ne peut être que neutre!?!?A ee compte toutes les écoles devraient être neutres, car TOUTES les sciences en sont là.Mgr Mignot que “Jep” cite si ingénument l’affirme du reste lui-même, comme nous venons de le voir.M.Jules Prévost, — toujours à la suite du “Canada” — dit que “les parents catholiques peuvent FORT BIEN faire étudier à leurs fils le droit ou le genie civil à McGill, l’agriculture à Sainte-Anne — et ainsi de suite.” Le dernier concile de la province ecclésiastique de Montréal, confirmé par le Saint-Siège et cité dans mon dernier article, trouve, lui, que c’est hORl MAL et “conjure instamment” les parents de n'en pas agir ainsi.Voilà l’homme qui a été récemment appelé à siéger à côté de nos évêques, au Conseil de l’Instruction publique.Son dernier article, comme bien d’autres qui l’ont précédé sur le même sujet, démontre cependant deux choses: à savoir qu il n a pas la mentalité catholique, requise pour une pareille charge, ni la compétence voulue pour s’en occuper pertinemment.Un homme qui confond l’objectivité et les méthodes propres des sciences avec leurs prétendues neutralité et indépendance de toute religion est indigne de siéger dans un pareil comité.Avant de con-sedler et de légiférer sur des questions aussi graves que l’éducation, qu’il commence par en apprendre les premiers éléments et surtout par se débarrasser des idées embroussaillées et abominablement fausses dont son esprit est farci.JEAN BEAUCHEMIN.SYMPATHIE Et puis après?.Qu est-ce que cela peut bien prouver en faveur de la neutralité de l’Ecole des Hautes Etudes?Et ne pourrait-on ; pas tout aussi bien ou même mieux | l’appliquer au plus ecclésiastique de ! nos collèges et de nos petits séminai- ¦ res?Si je me rappelle bien, c’est là tout ¦ simplement le résumé du premier cours ! que j’ai reçu, au collège, en abordant ! l’étude de la philosophie.On m’y ap ! prit que la philosophie est une science de pure raison, que la foi et la révélation lui servent seulement de phare pour éviter les récifs et que, enfin “ELLE POURSUIT SON OBJET D’APRES SES PRINCIPES PRO- L’effroyable désastre qui vient de eréer un tel émoi dans tout Montréal et de semer, dans l’établissement de notre confrère le “Herald”, la mine et la mort, éveillera partout la plus extrême et la plus profonde sympathie.Nulle part elle ne sera plus vive et plus abondante que chez nous.Le “Herald” a toujours entretenu avec tous ses confrères des relations de cordiale et affectueuse frater-nitA.De la décence, M.le Ministre ! Avez-vous x-u la brochure ministérielle sur le bill de la marinef Depuis la fin de la session, on la répand par milliers dans les comtés ruraux de notre province, surtout dans ceux où l’on redoute l’hostilité du peuple contre cette mesure antinationale.Si elle vous tombe sous la main, feuilletez-la: elle en x’aut la peine; non pas qu’elle soit convaincante: e’est un ramassis d’articles jadis publiés dans le “Canada”, de tirades contre les nationalistes, le “Dex'oir”, MM.Monk et Bourassa.Vous constaterez néanmoins comme elle est illogique; vous y verrez comment ces soi-disants libéraux, jadis si férus de la théorie plébiscitaire, — ils ont réclamé un appel au peuple, lors de l’organisation de la confédération actuelle, — tentent aujourd’hui d’y jeter du discrédit parce qu’elle ne fait plus leur affaire.Vous y remarquerez surtout l’oubli que commettent les auteurs de cette brochure; ils traitent du bill, de la flotte, de l’autonomie, du plébiscite, de nos garanties; il y a bien un couplet, — combien usé, combien rebattu, combien malencontreux, ceux qui ont eu la patience de lire les articles de Saint-Denis sans dormir dessus le savent déjà, — sur la loyauté du clergé catholique, que personne ne met en suspicion, si ce n’est l’école de la “Vigie”; mais —et c’est ici l’omission grave, incompréhensible, si.elle n’était x'oulue,— vous feuilleterez vainement les cent cinquante, pages de cette brochure électorale pour y trouver un seul mot d’un sujet important, et qui domine toute cette affaire: la participation da Canada aux guerres de l’empire; ou n’en parle pas une seconde.Voyez comme c’est franc et loyal: cette marine, créée avant tout et pardessus tout parce que la métropole l’exige, elle devra, dans de graves circonstances, — que la guerre soit juste ou injuste, peu importe, a dit M.Fielding, — prendre part aux batailles navales de l’empire, tout comme celle de la Grande-Bretagne.Et cependant, on se garde bien, par calcal, saps doute, d’en souffler mot dans cet imprimé, de peur que le peuple ne s'éveille, ne dresse les oreilles, et furieux de voir comme on le berne, ne fasse sentir sa colère à ceux qui l’ont ainsi enchaîné à une politique impérialiste dont il ne voudrait point, si on lui en exposait nettement les graves conséquences.Il y a plus, toutefois.Des maîtres de' poste assez rares, si vous le roulez, mais par trop complaisants, — un correspondant de 1’“Action Sociale” citait dernièrement, celui d’Armagh, dans le comté de Bellechasse, comme un de ceux-là,—s’emploient à, propager cette brochure trompeuse et menteuse à travers la province.Qu ’on essaie de leurrer le peuple, de le faire se fourvoyer, de lui faire avaler l’énorme couleuvre qu’est ce bill de la marine, soit.Mais qu’on emploie, comme auxiliaires de cette oeuvre détestable, des fonctionnaires publics, qukm se serve d’eux pour pervertir l’opinion, c'est là par trop de cynisme.Le ministre des postes peut bien couver et inspirer toutes les brochures qu’il voudra; c'est son affaire, encore qu’il fasse là besogne anti-patriotique.Mais qu’il permette à ses subalternes de prêter la main,— lâchons le mot, énergique, s’il n’est guère relevé,—à cet “emplissage” du public, x'oilà q u dépasse les bornes de la décence la plus élémentaire.GEORGES PELLETIER.Donnez - vous donc la peine de lire ! Sait-on lire, au “Canada”?11 semble bien que non, à en croire les apparences.Et pourtant l’on n’y regarde pas de près pour nous accuser de “solliciter doucement les textes”.Nous avions cité un article du “News” quant à l’attitude de M.Tas chereau à Toronto le 16 décembre dernier.Cet article, — nous le disions.— était du 28 janvier ; et nous l’avons traduit en entier.No voilà-t-il pas que, ce matin, le “Canada”, “pour réparer, dit-il, un oubli que nous ne sommes pas assez naïfs pour croire involontaire,” y ajoute ce qu’il appelle la fin de cet article.Vous pataugez, confrère.Cette finale que vous y ajoutez, vous l'empruntez à un article du “News”, 9 juin courant.Du 28 janvier au D juin, il y a‘ de la marge.L’erreur est-elle volontaire?Nous le supposons, en appliquant au “Canada” la même mesure dont il se sert à notre égard.Avant de faire du zèle pour défendre ses ministres, le “Canada” ferait bien de se donner la peine de passer chez un oculiste.11 aurait besoin de verres qui ne défigurent point les chiffres.E.P.Pour Dollard Le “A'em” de Toronto, qui avait déjà parlé en termes extrêmement sympathiques des fêtes de Dollard, eonsaere au sujet un nouvel article aussi enthousiaste, aussi vibrant que le manifeste même de l'Association de la Jeunesse.11 déclare que le sacrifice de Dollard et de ses compagnons peut être comparé aux faits d’armes les plus héroïques de Uhistoire et qu’il appartient non seulement à la ville de Montréal, non seulement aux Canadiens-français, mais aux Canadiens de toutes les provinces et de toute origine de le commémorer par un monument digne du héros martyr.On a vu que dans la province de Québec même—et bien que nous n ayons à peu près reçu jusqu’ici que des souscriptions spontanées— le mouvement a déjà pris des proportions considérables.Nous comptons recevoir dès cette semaine une foule de souscriptions, nouvelles, car nous ne sommes qu'au début de la propagande.L’Association de la Jeunesse, qui s’est jetée dans le mouvement avec une ardeur à la fois méthodique et passionnée, vient de lancer au publie un nouvel appel dont on trouvera le texte dans une autre colonne.Nous espérons que cet appel trouvera auprès de toutes les classes dirigeantes l’accueil le plus cordial et le plus empressé.La Jeunesse ne veut, se substituer a personne; elle n’écarte de sa route aucune bonne volonté, mais elle veut faire très large sa part d’action et de dévouement.Ses aînés seront heureux de lui faciliter sa bonne et salutaire besogne.O.H.Un constable qui ne dort pas ALONZO WIRE, QUI N’AVAIT PAS CONNU LE REPOS, DEPUIS 20 ANS, S’ENDORT ENFIN DE SON DERNIER SOMMEIL.Hackettstown, N.J.Iff juin.—Alonzo Wire, connu depuis 20 ans sous le nom du “constable qui ne donnait pas” s'est enfin endormi, mais de son dernier sommeil.11 fut.il y a 20 ans, frappé par la foudre, ce qui eut l’effet d’abord, de le rendre sourd et muet.Il recouvra plus tard l’usage de la parole et de, 1 ouïe, mais son système nerveux avait été tellement ébranlé qu’il ne pouvait plus dormir.Il se couchait pour sc reposer mais ses yeux ne se fermaient jamais et son cerveau était toujours en activité.Après ce malheur Wire obtint la position de gardien de nuit à une traverse de chemin de fer, mais quand son insomnie devint notoire,^ la compagnie le congédia de peur qu’au cas d’un accident on ne la blâmât^ d’avoir gardé à son service un employé qui manquait toujours de sommeil.11 devint alors constable.Dans cette nouvelle position sou insomnie constituait une précieuse qualité.Aussi on le nomma chef de police.Après quelques années, il démissionna.Bien qu’il ne prît jamais de complet repos, sa santé no paraissait pas en souffrir.Il est mort d’une attaque de bronchite compliquée d’asthme.Il y a deux jours il dit à sa femme qui se trouvait à son chevet : “Que Dieu soit béni ! je sens que je vais dormir”.Et il s'endormit pour toujours.•-?- Exécutions capitales TROIS MEURTRIERS SERONT PENDUS AVANT LA FIN DU MOIS DE JUIN.Ottawa, 13.— Le ministre de la Justice a refusé d’accorder le pardon à trois meurtriers condamnés à la potence Comme résultat Wallace Ross sera pendu le 21 juin dans la prison de North bay.Robert Henderson le 23 juin à Reterboro et Pasquele Ventracini, le 30 juin à Toronto.Ross aurait dû être pendu il y a un mois, mais un sursis lui a été accordé parce qu’une épidémie de petite vérole a forcé les autorités à mettre la prison de North Bay en quarantaine.-4- Condamné à mort WILLIAM OSCAR KING, TROUVE COUPABLE DE MEURTRE, SERA PENDU LE 21 JUILLET.Edmondton, Alta, 13.— William Oscar King a été déclaré coupable du meurtie de Joseph H.Ilindah], commis près de Ponoka, en mars 1907, et condamné à être pendu, à Fort Saskat ehewan.le 21 juillet.,je juge était très ému • u prononçant la sentence contre le prisonnier, mais ce dernier est resté impassible en s'entendant condamner à mort.—-¥¦- La révolte au Mexique LES TROUPES DU GOUVERNEMENT S’EMPARENT DE LA VIL LE DE VALLADOLID ET LES IN SURGES FUIENT DANS LES MONTAGNES.Mexico, 13 juin.— Les troupes fédérales ont.chassé de Valladolid, la capitale du Yucatan, les indiens Maya révoltés, si l'on en croit une dépêche reçue hic.- soir, de Mérida.Les rebelles ont gagné les monta gnes: ils sont serrés de près.Des «leux côtés, il y a eu plusieurs morts et de nombreux blessés ont été abandonnés par les fuyaids.l’arn'i eux, un des meneurs, Nicolas Soza.La garde nationale a perdu 30 hom mes et une quarantaine d'autre» ont été blessé*.La Convention Régionale de PA.C.J.C.à Québec ELLE S’OUVRE HIER A L’UNIVERSITE LAVAL SOUS LA PRESIDENCE CE M.DUPEE.— DISCOURS DU PRESIDENT ET DE MM.G.MONETTE, J.L.-K.LAFLAMME, O.GAGNON, ADJUTOR RIVARD, DU REV.PERE LELIEVRE.Québec, 12 juin.— La convention régionale de l’association catholique do la jeunesse, section de Québec, s’est ouverte ce matin sous la présidence du caniarado Dupré, président du comité Régional.Une messe a été célébrée à la chapelle des Jésuites et le sermon a été donné par le Rév.Père Camisier.La première séance s’est ouverte à 10.30 à l’Université Laval.Autour du président on remarquait le R.P.L&rai-sier, M.Hulotte, délégué du Conseil ( entrai de Québec, l’hon.Thomas Cha-pais, AI, J.L.K.l.aflamme, directeur de la Revue Franco-Américaine.M.De-neault, de l’“Action Sociale”, M.l’ab be Camille Roy et plusieurs membres du clergé.Les congressistes sont, au nombre environ d’une centaine.On so propose d’étudier l’action dans l’association et les moyens à prendre afin de répandre cette action.soldat, ni un écrivain, ni un orateur, mais un saint.’’ Pour péroraison, le camarade fait un chaleureux appel en faveur d’une souscription au Monument à Dollard, le modèle do la jeunesse.Camarade Alouette a été très apnlau-di et a su gagner l’amitié do tous lus membres de l'association.M.J.-L.-K.LAFLAMME Le président présente ensuite à l'auditoire M.J.-L.K.-Laflamme, directeur do la “Revue Franco-Américaine”.Il est heureux de parler devant les jeunes gens et do voir leur organisation.Les jeunes n’ont pas d’idée de Le pont d’Avignon a eu il y a quelque temps le sort du pont de Québec ; il s’est écroulé sous le poids de Al.Gouin qui y passait en automobile et de Wen-eeslas Lévesque qui le traversait à pied.Heureusement, il a pu être reconstruit à peu dt frais et sans qu'on fut obligé de solliciter l’aide de n s ministre i provinciaux.Il semble maintenant solide et nos politi ions sont invités à venir à en faire l’inspection.Et s’ils négligent de se rendre à notre invitation, garo à eux ! Achetez-vous un chapeau et deux parapluies, et ainsi vous aurez du beau temps.Les journaux annoncent que Sarah Bernhardt, fera prochainement une nouvelle tournée en Amérique.Le voilà bien, l’“Eternel féminin”.SOUHAITS DE BIENVENUE Le camarade Dupré est le premier qui prend la parole.Après avoir souhaité la bienvenue aux délégués des différents tout le bien qu'ils peuvent et ce que peuvent faire cent hommes bien décides à défendre leurs principes et leurs idées partout, surtout lorsque ces idées sont nobles et qu’on n’a pas peur de les montrer au public.Al.Eaflamme fait allusion à la loge dont il a suffi de déchirer le voile du temple pour constater que les gens qui s’y trouvaient ne valent point le .- .voile qui les abritait, cercles il explique en quelques mots Si les jeunes gens veulent être irm-inter.ion de I association en convo-| çons qu’ils lu soient comme ceux qui quant cette convention.; ont construit les grandes cathédrales r.taiit do nié qu une espèce d’npa do l'Europe, chic règne de ce temps-ci chez les jeu j II conseille aux jeunes gens de s’oc-nes il est bon de faire savoir au public.I cuper du peuple ; de recruter les jeunes que 1 Association existe et quo i 'on ouvriers à leurs idées et de les amener, peut compter sur elle pour l'avenir, .eux aussi, dans les rangs de l’Assoala-On veut aussi organiser uuo action tion.joyeuse, intéressante.On veuf Partout, à toute occasion, il ne faut I existence d'une amitié sincère pas avoir peur do défendre ses prinri-entre les membres, une espèce de causa- ! peu.Si on ne le fait pas, on sera ré-raderie, organisée, comme le disait AI.doit à tenir des congrès tous les ans et Bazin, le président de l’Association Ca-1 c’est tout.tholique Française.H souhaite aux jeunes membres de L’Association a, dû passer par la lié 1 Association de se faire dos amis et riode d’organisation et maintenant elle, 'les camarades dans toutes les classes entre dans sa période d’action.Le la société et de ne pas oublier que Congrès d’Ottawa, qui aura lieu à la toutes les bonnes et grandes idées do-fin du mois de .juin décidera qu ’elle- [mis quelques années sont sorties de sera l’action de l’association et les ! l’Association Catholique de la Jeunes moyens de propager cette action.La I se‘ convention d’aujourd’hui a lieu dans le | M.ONESIME GAGNON but do so préparer eu congrès d’Otta- !.wa, j La seance de l’après-midi s'ouvre n Le camarade dit quelques mots d h.JO.Camarade Onésime Gagnon, .v.„ \juv ivjuva ilium 1 ! I é ' l i i l’action du comité régional et étudie ' " ' T'01'1 '-oyola, donne lecture d les moyens de la perfectionner.Afin de rendre cette action vivace il propose qu’elle soit divisée on deux sections: La première embrassera tous les rapports que l’A.C.J.C.peut entretenir avec ce qui lui est étranger et la deuxième comprendra les rapports du Comité Régional avec les membres et les cercles do l’Association.Ce comité s’occupera do recevoir les jeunes gens, membres Je “Association, qui bisseront les séminaires de la campagne pour venir étudier à Québec.On verra à ce qu’ils entrent dans les cercles d’étude et à ce qu’ils continuent leurs relations avec l’Association.Les membies les plus capables des différents cercles feront invités à donner des conférences aux autres cercles.Cette section devra voir aussi à la fondation de nouveaux cercles.travail sur l’action en général et les principes qui doivent la diriger dans toutes les démonstrations de notre foi.Camarade Gagnon, comme développement de su thèse, nous fait voir toutes les qualités du vrai citoyen catholique, ses devoirs envers Dieu et les hommes, la volonté et l’énergie qu’il doit posséder.11 nous cite comme exemple Algr de Laval, Garcia Moreno, Béd ard et Lafontaine.Son travail est très bien fait et très philosophique.M.ADJUTOR RIVARD Le président présente ensuite AL Ad-jutor lèivard dont le sujet du discours, est, “l’Action de LA.C.J.C., et la langue française”.11 est.heureux de parler de la langue française devant les jeunes gens de LA.( .•!.(., car c’est un sujet important au point de vue catholique et au point Le camarade Dupré énumère ensuite de vue national.La langue est consi qu a fait le Comité Régional durant déréo à juste titre comme étant le lin s dernières années.Trois nouveaux le plus puissant «le la société.ce les cercles se sont joints à.l’Association, les cercles Charest, de S.Roeli, de Québec, Déziel, de Levis et Sainte-Anne.RETRAITES FERMEES C'est le comité Régional qui a organisé cette grande démonstration patriotique qui a été l’ouverture «les fêtes du troisième centenaire.C’est lui qui a établi les retraites fermées au collège de Lévis.Ces retraites, si on en juge par lé nombre des personnes qui ont pris part à la première promettent d’obtenir un grand succès.A la première retraite, fermée à Paris on comptait trois retraitants; à Montréal, onze et à Québec, seize.C’est un record.La prochaine retraite fermée aura lieu à la fin du mois de juin; l’orateur demande à tous les membres de l’A.C.J.C., d’y prendre part et d’y amener leurs amis.LE FRANÇAIS “Nous ne sommes pas contre l’anglais, dit le camarade Dupré, mais il y u une chose certaine, e’est que noos sommes pour le français’’.Aussi le Comité Régional s'est-il occupé de cette question.Pacifiquement, sans se servir «le gros mots, ni de canons, il a fait de la bonne besogne.A l’Hôtel «les Postes, la langue française n’occupait pas le rang auquel elle a le droit.On s’est adressé | posé les premières pierres et il est a a qui de droit et maintenant les auto- Pspi',rer rp)e d’autres v mettront la cou-rites y portent pins ftt reproduire la prose boursouflée de son souffleur ?Gaston fréquente les églises, de ce temps-ci paraît-il : ambitionne-t-il une nouvelle candidature municipale! Quel dégoirmago ee serait ! «a 1 Pr ise”, a donné une dizaine de colonnes aux exploits du boxeur “Jcf-fri s” — le Canailien-français de la.atrio”, — et en u donné une couple au beau volume de Doucet, “La Jonchée Nouvelle”.On l’a reconnaît bien là: les poings l’occupent davantage (pie la poésie.Maître Perron va démtsquer les maçons, paraît-il.Et s’il n’y a plus qu’Adelstan qui eu soit '! Lavcrgne est surpris qu'il y ait un maçon, à l’Ecole «'clinique.Et comment la construire sans maçons ?Clément erre sur les quais, «le ce temps ci, et regarde d’un or envieux les passagers des paquebots en partance pour l’Europe.Ou courage, Clément !, Ht surtout, ne filez pas avant juillet ! Une explosion formidabc ébranlait Ottawa, hier soir.Aux dernières nouvelles, « imagine «pie Rodolphe a fait explosion.Encore un ballon «le dégonflé ! Au bureaix «lu solliciteur-général, dans la Capitale, le suisse a voulu empêcher une personne d’entrer dans le bureau même du ministre.Pro’ tâtions, émoi.Finalement, le suisse a reconnu son erreur.Il venait «le traiter Jacques Bureau comme un intrus.("est impardonnable : Jacques va ti souvent à son bureau ! discours du président.M.GUSTAVE MONETTE L’orateur suivant est AL Gustave,, Monitte, délégué du Bureau Central, es 'e1118 campagnes «le Montréal.-* "’ Après avoir remercié le camarade Dupré de l’avoir inxdté à assister à la convention il dit combien il est lim:-rmix de rencontrer les membres de l’Association Catholique, de Québec.C’est! un plaisir pour lui et une réelle satisfaction d’êtne ici.C’est à Québec, que l’on rencontre la vraie camaraderie française.C’est tout naturel; Québ1 ontrénl Une princesse espagnole Pari , 33.- — On annonce la mort à ! Paris de la princesse Joséphine de Bour- bon, grand'tante du roi d'h pagne.Al- iphonse NllM la» princesse Joséphine est.décédée è l'âge de quatre-vingt- trois an$.Kilo était veuve d bin écrivain espagnol, M.Jos* Guell y Renté, mort en 1884, , I^> ministère de la milice a l’intention de placer sur chaque canon qui orne les abords des bdifices parlementaires, une plaquette en cuivre sur laquelle le i public pourrait lire l’iustoire de ces 1 pièces d’artillerie.SANS PERMIS.Arthur Suamare, coin Vitré et ,8.-Dominique dont le restaurant a fait hiet 1 objet d une descente de police est accusé d’avoir tendu du whisk"v sans permis.II se dit innocent et son pro-’ès est fixé à demain.COMMERCE D’OPIUM.FTug Sam, un chinois arrêté samedi soir per les détectives McLaughlin et Insenpa, est accusé d'avoir fait le corn mere.e de l'opium au coin des rues Saint Charles et Lagauchetière.Il nie l’accusation, mais les détectives prouvent qu il en a bel et bien vendu.$50 d'a-'nento ou 3 mois de prison.MAUVAISE MANIE.Elle Rothyan, un jeune juif de 13 ans, a la fâcheuse manie de louer des i cycles et d’aller les vendre.Le détective Gorman l’ayant pris sur le fait 1 arrêta.Sur 1 intervention des parents il a été laissé libre, les propriétaires ayant été irdemnisés.EN VISITE A MONTREAL., John Bull, qui vient de Nipigon.Ont., est venu visiter notre vibe et s’est payé le luxe d’une cuite monumentale qui l'a conduit au poste de police.11 explique qu'il a de l’argent à la banque d’Ottawa, mais le recorder l'envoie ee reposer deux joins avant de lui lais ser faite un chèque.AUTOUR DES WAGONS-POSTE W.E.Archie, alias John Wade, un “tramp” de la plus belle eau, a été vu rôdait autour des wagons-poste dans ia gare du Grand Tronc.Le fait qu'il avait dans ses poches deux ea (lenas de sacs postaux l'a fait arrêter.Son procès est remis ô huitaine.“BLIND PIG”.Hier mntin.Arthur Suamare.domici-I lié coin des rues Vitré et S.-Dominique, vendait de la boisson sans licence et le dimanche, par dessus le marché.Cela déplut à l inspeftour O’Keefe qui arrêta Téchanson et le conduisit au poste.On a ttouT* et confisqué une grande (piantité de whiskey.LA BOURSE EN DANGER.Elle a failli être incendiée hier matin En effet, la femme de M.Arthur Lafontaine, qui demeure à côté de la Bourse, a mis accidentellement le fou on voulant allumer un poêle à l'huile de pétrole.Elle était seule à ee moment-là et c’est avec beaucoup de misère qu’elle réussit à empêcher les flammes de se communiquer à tout , l’appartement.Madame Lafontaine s'est infligé de sérieuses brûlures aux mains.UNE JOLIE FRAUDE.Des Colporteurs svriens en grand nombre se sont pavé le luxe d’une jolie fraude et l’un d eux a été arrêté samedi par le député grand connétable ’Lambert et traduit devant le juge Lcet.Des mandats ont été émis contre les autres.Ces messieurs, depuis un certain temps, achetaient à crédit des marchandises de plusieurs maisons de gros, les faisaient expédier dans différent» points de la province, e* levaient le pied.Quand venait pour les créanciers le moment rie collecter, naturellement ils ne retrouvaient plus leur homme.Cet escamotage honnête «élève à j une einquntaine dte mille dollars.I,a | police va s'amuser car toutes les marchandises sont maintenant vendues.M.GASTON MAILLET ET L’ÉMANCIPATION M.MAILLET PROPOSE DE SOUMETTRE SON CAS A UN TRIBUNAL D’HONNEUR.— M.LEMIEUX OFFRE D’APPUYER SON ACCUSATION D’UN AFFIDAVIT, POURVU QUE M.MAILLET VEUILLE EN FAIRE AUTANT DE SA DENEGATION.— CEOI POURRAIT OU VRIR LA FORTE A DES POURSUITES POUR PARJURE.LA LETTRE DE M.MAILLET A la suite d’une correspondance de Montréal publiée dans l’“ Action Sociale” do la semaine dernière, M.Gaston Maillet, l’un des “nommés” de la brochure Lemieux, a adressé à notre confrere québécois la lettre suivante: Montréal, 10 juin 1910.M.le directeur de l’“Action Sociale”.J’ai pris connaissance hier de votre article publié sous la rubrique “M.Gaston Maillet et l’Emaucipatiou” et par lequel vous m’informez, qu’un citoyen de Montréal est prêt à relever le défi que je lançais, lors des dernières élections municipales, et même à, risquer $500.00.Or je vous informe que je suis à vos ordres, et aux ordres de votre “citoyen bien en vue”.J’ai affirmé que je n’étais pas franc-maçon et j’ai offert de payer $500.00 à un hôpital de Montréal, si quelqu’un prouvait le contraire.Je réitère mon affirmation et mon défi, et je déclare en outre, contrairement à l’assertion que vous faites, que je ne faisais pas partie de la loge d’E-mancipation le 34 janvier 1910.Pour arriver à donner à cette affaire une solution pratique, je propose de la référer à un tribunal d’honneur, et je désignerai l’un de mes amis pour m’y représenter; votre “citoyen très bien en vue” désignera l’un des siens à la même fin et les deux personnes devront s’entendre sur le choix d’un troisième arbitre.Le brave citoyen, dont vous parlez, n ’objectera pas, j’ose le supposer, à relever mon défi devant un pareil tribunal et à y faire sa preuve.Je suis prêt à déposer mon chèque au montant de $500.00, soit entre les mains de ce tribinal, soit entre les mains d’une tierce personne.Que votre “citoyen en vue” en fasse autant.Je veux croire qu’il ne reculera pas, puisque vous le dites “prêt à couvrir le pari de M.Maillet”.Vous voulez, danser, le bal est ouvert.11 est convenu, n’est-ce pas, que la décision de ce tribunal d’honneur sera finale et que le perdant ne reverra plus ses $500.00.Agréez, Monsieur, l’expression de ma considération la plus distinguée.GASTON MAILLET.LA REPONSE DE M.LEMIEUX L’auteur de la brochure communique aux journaux ia lettre suivante; Québec, .11 juin, 1910 Monsieurs Gaston Maillet, Montréal.Monsieur Je viens de prendre connaissance de votre lettie en date du 10 juin, publiée aujourd'hui, dans l’“Action Sociale.” Je vois avec plaisir que vous no maintenez plus votre affirmation de n’avoir [tas été franc-maçon et que toute votre affirmation présente se rapporte à la date du 14 janvier 1910.Mais même sur ce point particulier, où vous voudriez être brave, je regrette de constater que vous reculez, devant le défi qui vous a été proposé pour prendre une échappatoire.Mon défi se lisait comme suit: “Ce quelqu’un est prêt à couvrir le pari do M.Maillet, si ce dernier veut bien signer un affidavit affirmant que le 14 janvier 3910 il ne faisait pas partie de la loge l’Emancipation.” Je maintiens ce défi, et même je vais plus loin.Je suis prêt à donner mon affidavit, affirmant que vous étiez mein bre de la loge l’Emancipation le 14 janvier 1910, quelle que soit la date de votre prudente démission.A cet affidavit je joindrai mon dépôt de $500 et vous pourrez nen seulement faire béné ficier une oeuvre de charité de ces $500, mais encore me faire arrêter pour parjure.De votre côté vous devrez donner votre déclaration assermentée, contredisant ma déclaration, et réaffirmer, sous serment, que vous n ’étiez pas maçon, le 14 janvier 1910, en confirmant encore votre déclaration assermentée, par le dépôt de $500, que vous offrez aujourd ’hui.Vous voyez, monsieur, que je ne fais que renchérir sur vos offres et vous faire la partie plus belle sinon plus sûre, en vous offrant de pouvoir ainsi vider le débat devant nos tribunaux réguliers.Puisque vous affirmez n ’avoir pas été maçon le 14 janvier 1910, vous ne pouvez avoir d’objection à confirmer par serment, cette déclaration et à on subir les conséquences.Comme vous le disiez si bravement: “Vous voulez danser, le bal est ouvert”.J’en suis bien aise.A nous deux donc, M.Maillet pour commencer.Votre bien dévoué, A.J.LEMIEUX.BOURSE DE MONTREAL MM.L.O.Beaubien & Ole, courtiers, 104 rue S.-Prançols-Xavler, nous four-nissent le rapport suivant â, 12.30 hrs.p.m.STOCKS Vend Ach.STOCKS Vend Adi.221 Mil Hft 78 05 Can.Ain.As'tOB " pfd.Bell Téf.Co B.C.Pk.As “ B.pfd B.Lake: As.“ pfd.1.B.Co F.N.“ pfd.Can.Car.pfd.1014 Cem.22] “ pfd.86 Ca.Conver Can.C.Rub _____ “ pfd.115 Can .G.RI.Can.Pac.“ pfd.Crown Res 2.90 Dét.Rl Ry.55 Dotâ.C.Co.“ pfd.D.I.& S.Co “ pfd.Dom.Park.Dont.T C.70| “ pfdc 104] D.S.S.& A.“ pfd.Dul.Sup____: 70 H.Elec.Ry 125 Ha y.Elec.“ pfd.111.Trac, pd 91 In.C.Corn.55 “ pfd.Int.C.& C.L.of Wd.C.pfd.144} 72 85 Laur.Ppr.'• PM-Mack.Cm.^ pfd Mex.L.&P “ pfd M.& S.P.“ pfd 100 22à 85* 38 95* LE MONUMENT DOLLARD Le Ministre des Postes adresse un chèque de $50 à M.Vaillancourt, pour le fonds de la jeunesse L’honorable M.Rodolphe Lemieux, inistre des postes, a fait tenir une tire charmante à M.Emile Vaillan-)urt, pour l’oeuvre du monument à ollard.Cette lettre contenait, un lèquc de $50.00.Plusieurs souscriptions importantes dt été reçues depuis samedi midi, >mme on pourra le voir par la liste iibliée phis bas.t.es dernières souscriptions envoyées l’A.C.J.C.(casier 2183, Slont-fal, pour le monument Dollard, sont lies de MM.Edouard Cholette, no-tire, 157 rue St-.Iacquos, $5.00 et L.Caron, comptable, 107 nie S.-Jacres, $2.00.Du collège de Valleyfidd nous par-ennent les échos d’une jolie séance i plein air.improvisée en l’hoqneur ; Dollard et en vue du futur monu-ent.La fanfare lança ses notes ries, les élèves chantèrent “ O Cana-i ”, puis le président ouvrit la séan-i où s’entremêlèrent discours et redirions.M.A.Durand raconta le ,it d’armes de 1660, M.1 .Mainville i tira quelques leçons ; deux autres èves se partagèrent les sonnets de M.abbé Melançon et M.l’abbé Groulx cita un sonnet “ Aux Jeunes , M.^ Directeur félicita les élèves et versa j ie première et abondante contribu-on pour le monument.La sous-¦iption du collège s’élève déjà a $25, sera transmise aussitôt complétée.La lettre suivante s’explique par le-même : COLLEGE STE-CROTX Farnham, Que.,10 juin 10.O.Héroux, “ Le Devoir ”.Montréal, Quê., her Monsieur, Ci-inclus le chèque de notre maison our vingt-cinq dollars.Nos élèves sont heureux d’offrir l’excédent des dépenses de notre soirée du 8 juin, pour contribuer leur quote-part à l’œuvre si éminemment patriotique de l’érection d’un monument à la mémoire de Dollard, et de ses braves compagnons.Avec considération, je me souscris, Monsieur, votre humble serviteur en J.C.Frère M.-J.EMERY, C.S.C.Supérieur.M.Adrien Hébert, l’un des secrétaires de la démonstration du 29 mai, a reçu samedi, outre la souscription du docteur Boulet, un chèque de $25.00 de M.Auguste Richard.Souscriptions reçues jusqu’à samedi matin.$1.238.25 I.’hon.Rodolphe Lemieux, ministre des Postes.Le collège de Ste-Croix,Farnham .L’ex-juge C.J.Doherty.M.Auguste Richard.E.-P.Lachapelle, M.D., Commissaire municipal.Le chanoine F.-J.-L.Adam.Maison Craddock & Simpson M.Pierre Beuliac.M.E.J.Langlois.J.-A.Lemire, N.P., Trois-Rivières.Edouard Cholette.N.P., 157 rue S.-Jacques.Cercle Tardivel.Woonsocket, R.I.M.L.-A.Caron, comptable.A rmand Boulay.Worcester, Mass.Un Médecin.F.X.Létourneau.50.00 25.00- 25.00 25.00 25.00 10.00 10.00 5.00 5.00 5.00 5.00 2.00 2.00 1.00 1.00 1.00 110 051 1031 1061 191 2.93 on 65 «51 1U3Î 1031 mu 123 m 'W 141 MI.I.& M.Ml.St.Ry.Mt.St'l.Wfc " pfd Mt.T’gh.C Nipissing.Nor.Ohio.North Star N.S.S.&C1., “ pfd.Pen’s Ltd.Rio Jau.L.132 126 901 [Tor.Ry.'Tri.Citÿ ; .Twin City.Iw.lndia.• 130 Winn.R' 123 Wind Ht’ ! 70 77| i 137 1381 133 i I3R 134 242j 241J 110 1 150 1 37 3flj 84| 844 iji t - - 100 80 75 60 59 90 51* 514 45 44} 84 S3 04 93 100| 14 Hgj 'iÔ9* 60 ****'’ 108 ' MIDI Quebec Ity.—50 à .1-1 ; 10 à 41 3-4; 57 ft 44 Illinois Pr.—25 à 91.Ron Corn —25 à 136 8-1.Detroit.—75 à 55.Telephone.—45 ft 145.Porto Rica.—10 à 51 1-2; 10 à 50.Twin City.—50 à 109 1-2.Street Ry —2 à 241.Mftxican.—6 & 77 1-4.Cernent Preff—3 ft 85 1-2; 81 ft 85.Seotia.—50 A.85; 75 A 81 1-2; 25 ft 81; 50 ft 84 1-2.Iron Com.—30 ft 65 1-2.Dom.—5 ft 64 1-2; 25 ft 64 3-4.Can.Car Pfd.—20 ft 100.Cement.—25 ft 22 1-8.Iron Pfd.—13 ft 103 3-4; 50 ft 104.Woods Com.—10 ft 132 1-4.Crown Res.—150 à 2.91.Steel Corp.—25 ft 65; 20 ft 65 1-2.Bk.Mont.—2 ft 250.Mex.P.Bds.—$21000 ft 88 (flat).Rico Bds.—S50O ft.85.Dom.Cot.Bds.—$1000 ft 103.Textile Bds.—*2000 à 97A.Cement Bds.—$1000 ft 99.BOURSE DE NEW-YORK MM.BRUNEAU S DUPUIS, courtiers, 4 rue de l’Hôpital, nous fournissent le rapport suivant» Valeurs.Ouv.12.30 Valeurs- ; 12.33 Am.Bt Sg.Amal.C.xd Am.A.L.c.“ prf.A.Sg.R.Co A.vS.&R.Co Am.Car.F.Am.S.F.Co Am.Wooîl.Ana.Mn.C.Ah.T.&S.F Bethleha.S Balt.&Ohi.“ prf’ B.R.T.Cen.Leath C.I.P.Can.Pac.Ch.Gt.W.Ches.&Ohi C.&Al.Cm.C.& N.W.C.M.& S.-P C.S.C.G.N.Y.Col.P.& !.C.P.“ prf.D.L.& W.Del.& Hud D.& R.G.“ Prf- D.Sec.D.S.S.& At “ prf.G.N.R.prf.Gen.Elec.I.C.Com.luterboro.“ prf.Ill.Cent.Inter.P.33î ! 34* 62 ; 632 116 ! 117 m 75?53| 54* 48* 1425 66* 136} 391 1032 m 104Î 1115 1115 ièi 775 195 i 1951 79 T9* 125 | 126* m\m 34* 34* 130 | ISO* 143* 143* 19 : 19 18 18| 50| 51 I I K.C.Sov.• Kan.fic T.Cj Lou.& N.Miss.Pac.iM.S.P.&S.N.Y.C.sTh 115 Erie R.I.p.; " “ n.p.- N.Y.O.&WI 11 North.Pac.1 124 N.& W.cm.Pac.Mail.Penn.R.R.130* P’d.R.com.jp.Gas.j 105# Phila.&R.j loi* Rock Isld.138} Ry.S.S.R.I&S.cm.30* R.I & S.prf.S.Ry.,com.j “ prf.Sou.Pac.1192 iSloss S.; Texas Pac.Toledo R.ITwin City.109* jU.S.S.coin 76* " prf! 1151 iU.S.R.com." Prf Un.P.com.“ prf Wabash .“ prf.W.Un.Tel.Wis.C cm.169| 19 42 62* 48* 143 66* 136} 116 44 125* i3ia W 152g 40 39* * 121| 109* 1$ 1714 19 42* 63 .LE CURB DE NEW-YORK Butte, 18 à 19; Rristish, 5 1-4 il 1-2; Boston Cons., 17 à 20; Bay Gas, 1-2 à 5-8; Central.9 1-2 à 10 1-2; Marconi, 1 1-4 à 3-4; Ely, 5 1-2 à 7; Subway, 2 à 1-2; Davis.1 1-2 à 5-8: Ely Cent.1 1-16 à 1-8; Ely Cons., 1-2 à 5-8; Foster, 12 à 20; National, 3 3-8 à 5-8; Daisy, 5 1-2 a.6 1-2; Consolidated, 8 11-16 à 13-16: Greene, 7 7-8 à 7; Greene, Can., 7 1-2 à 3-4; Kerr, 8 1-4 ft 5-16; Edward, 1-8 à 1-4; Rose, 4 1-4 à 1-2; McKinley, 99 à $1; Miami, 19 3-4 à 20; Nipissing, Il 1-4 à 3-8; Ohio, 2 à 1-16; Rawhide, 23 à 25; Central, 2 3-8 à 7-16; Ray Cons., 16 1-2 à 17; Oil, 615 A 625; Trethewey, 1 1-8 à 3-8: United.5 1-4 à 6; Yukon.4 5-16 à 3-8; Inspiration, 7 1-16 à 7-16.Les souscriptions peuvent être envoyées à l’A.C.J.C., casier postal 2183, à M.Emile Vaillancourt, casier postal 115*2.et au “Devoir”.Un vol sacrilège MALFAITEUB.S ENLEVENT LE LIQUAIRE CONTENANT LE UR DE S.-JOSEPH DE LEO- np< 13i _ Dans toute la péninsule - a qu’un fri pour protester eon-audaee dos “ Américains x oleurs e*s d'art”.Hs viennent d'enlever église de Leonessa, près d’Asooli, ¦liquaire d’une grande xaleur in-'que, mais précieux surtout parce contient ie coeur de S.-Joseph de -ssa, un religieux Capucin qui fut, 56, martyrisé par les Turcs.Foi tst outagée par la disparition relique sacrée et l’Art subit une ® perte, car la châsse toutt en ar-massif, et pesant plus de cinquante avait été ciselé par -n élève de ?nuto Cellini.Elle mesurait trois de hauteur.premier possesseur fut, paraît-il, es V.qui en fit cadeau à sa soeur, uerite d’Autriche, lors de son ma-avec Alexandre de Médiei.Kn se-s noces, elle épousa Octave Farnè-donna le jou à Alexandrt Farnèse ievint Fape sous .e nom de Paul dix-septième siècle, la relique elle-apartenaient au Prince Orsini qui don aux Capucins de Léonessaqui ¦rmèrent.dans la pièce d’art reçue ordinal Francesco Maria Farnèse.•sque les Capucins furent expulsés rtu la loi supprimant les ordres eux en Italie, le peuple qui avait trande dévotion pour le coeur du .transporta contenu et contenant l’Eglise de S.-Joseph où un autel il lui fut érigé.e est sous l'impression que le coup .ait par des Américains, st â Aseoli que fut volée la fameu-ape du Pape .as c|li fut en soi-lietée de bonne foi par J.Pierpont in.Lorsqu 'il connut l’origine de ère, il la retourna généreusement Envolée admirable en aéroplane CHARLES K.HAMILTON EXECUTE CE 'MATIN LE VOYAGE DE NEW-YORK A PHILADELPHIE.New-York, 13 juin.— Un nouveau record a été établi ce matin, dans le domaine de l’aviation, par Ch.K.Hamilton.Sous les «us'pices du “New-York Times”.et, du “Philadelphia Public Ledger": il a volé de New York à Philadelphie.Dans un premier essai, à 7 h.iO il avait brisé son hélice, mais l’avarie fut réparée de suite et.à 7 h.35, il s’élevait de nouveau et atteignait bientôt une hauteur de tL’5 pieds.Après un circuit autour de “Governors Island” d’où le départ s’est effectué, il piqua droit vers le train spécial qui lui servait de guide, sur le “Pensylvania Railroad”.A 8 h.19.on le signale à Mill Stone tuchan, N J., à ‘25 milles de Jersev City.La température est idéale.Une brise légère souffle du Sud-Est.A 8 h.19, on lesignalc à MillStone Junction.son nllure est de 30 milles à l’heure et.à 9 h.28.après avoir plané quelques instants, à 200 pieds, il fait une magnifique descente au coin de Front Street et de prié Av., au milieu d’acclamations frénétiques.Philadelphie, 13.— l,e jeune aviateur était porteur de lettres du gouverneur Hughes et du maire Gaynor, au gouverneur Stuart et au maire Revburn et d’un message du “New-York Times” au ‘‘Philadelphie Public ledger” les deux journaux qui ont fourni la bourse pour le parcours entier.La distance entre les deux villes est de Sf> milles.elle n été franchie en I h.53 soit le mille en 1 m.19 ou une vitesse moyenne de 46 milles à l’heure.VISITE PAR DES VOLEURS.Le megnsin d* chaussure* situé LT t rue S.-Dominiq ie, * reçu la visite des voleurs, la nuit passée.Une vingtaine de paires de chaussures ont été enle vées.» .LA BOURSE DES MINES Les dernières cotations fournies au “Devoir” par J.W.Michaud, 205 rue S.-Jacques.NOM.Va- I leurs.! Offre.De- mande $1.00' Beaver 'l.OOj 2I| 25 Black Mines Con 1.00' 34 British-American 1.00: Chambers-Ferland 1.00 21* 21I Cobalt Central 1.00 10 10| Cobalt Lake.: 1.00 23 24* Cobalt Twins 1.00; 174 20 Coniajfas 5.00 4.75 5.10 City of Cobalt 1.00( 26 264 Crow Reserve 1.00 2.92 3.00 Dr.Reddick Com 1.00 1 2 Dr.Reddick Pfd 1.00 live re U Lake 1.00 ii 2 Parah 1.00 Floyd 1.00 34 3f Foster 1.00 16 18 Gifford .25! 7 9 Goodwin L.Mines Gowganda King .25 1.00 Green Meehan 1.00 2* 3 Hyland 1.00 Kerr Lake 5.00 8.30 8.50 La Rose 5.00 4.30 4.40 Little Nipissing 1.00 20 20* McKin.-Dar.-Sav Mont.Red.Smel 1.00 5.00 984 100* “ “ “ Pfd 5.00 Nancy Helen 1.00, 4Î 11.40 Nipissing 5.00 11.30 Nova Scotia.1.00 37* 39 Ophir 1.00 30 45 Oiisse 1.00 4
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.