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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 29 juin 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1910-06-29, Collections de BAnQ.

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PREMIERE ANNEE—No.145 MONTREAL, MERCREDI, 29 JUIN, 1910 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : TT Rédaction et A\ e.I Hj I B Ij1 mit ¦II# 7,ARu-“ÀuEi I | I I 1^1 II III II.TELEPHONE Canada.$X.OO Æ M ^BB ^B redaction ; Main 7^60.Etats-Unia et Onion Postal *1.50 W^mtÊB BÊÊÊBM mBB^ ÊtÊBmÊB WB ADMINISTRATION: Main7461 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS! L’éternelle Question L’attitude des grandes compagnies finira par enrager les plus moutonniers.La tressa elle-même, indignée par l’aventure des lettres-télégrammes, déclare que de inulti-jdes exemples “montrent que le bill des deux langues adopté à la session dernière avait, sa raison d'être.’ ’ Et Dieu sait pourtant avec quelle énergie, avec quelle fureur plutôt, elle combattit jadis le péti-tionnement de la Jeunesse ! Il faut que les grandes compa-.gnies se rendent compte d’une chose: c’est qu’il souffle sur le pays un esprit nouveau et que les injures tolérées pendant quarante et cinquante ans sont à la veille de [disparaître, qu’elles le veuillent ou Inon.En s’opposant à ees revendica-Htions de pure justice, elles ne font rqu’augmenter l’intensité du mou-¦vement et, si nous nous placions au simple point de vue de notre propagande, nous ne pourrions que nous réjouir de leurs dernières manoeuvres.Celles-ci démontrent jusqu’à l’évidence que le seul i moyen d’assurer d’une façon stable et définitive le respect des deux langues officielles, c’est d’édicter des lois claires et précises et d’en exiger la stricte et rigoureuse application.# # * ïïn incident qui date à peine de deux jours nous permet d’établir, «ans conteste possible, comment [fonctionne le nouveau régime des lettres-télégrammes.Dimanche soir, un homme d’affaires de la Rivière-du-Loup, M.tiN.-G.Pelletier—le père de notre ami Pelletier—adressait à son fils un télégramme de 4P> mots.Il Kivait eu soin de s’informer préalablement si la compagnie—la Great [North Western Telegraph Co.— (¦acceptait le soir pour 25 sous des Télégrammes de 50 mots.On lui 'avait dit oui.Le lendemain, lorsqu’il voulut -solder son compte, on lui réclama 46 sous.Mais, dit-il, vous m’avez dit hier soir que je pourrais bénéficier du nouveau tarif.—Oui, mais pour cela, il vous eût fallu expé-kiier votre dépêche en anglais.M.Pelletier est un homme pratique et qui tient à avoir ses preuves sous la main.Il pria le représentant de la compagnie de lui confirmer cette déclaration par écrit, et celui-ci lui délivra, sur papier officiel, s’il vous plaît, le certificat suivant: N.-G.1 -iLLETIER, Rivière-du-Loup, Qué.¦La Compagnie n’accepte pas les messages en français au prix de 25c,, pour ÏO mets.Agent G.N.W.T.Co.Est-ce assez joli?Si M.Pelletier, Canadien-Français écrivant à son fils canadien-français, et faisant expédier son message—d'une ville eanadienne-française à une ville en très grande majorité française—par un télégraphiste canadien-franeais, avait voulu se servir de l’anglais, on lui eût accordé une réduction de tarif.Parce qn’il a jugé à propos de se servir de sa langue, de celle des trois-quarts des habitants de la province; d’une langue que la constitution fédérale reconnaît et [ protège, il est obligé de payer deux fois ce que paierait son voisin j anglais.! Et les grandes compagnies croient que nous allons indéfiniment tolérer un pareil état de choses ! Non ! jamais., # # # Un autre exemple et qui montrera de quelle façon encore fonction-! ne le régime actuel.Lundi soir, je revenais d’Ottawa avec mes amis de l’Association de la Jeunesse.L’un des jeunes gens avait acheté à la gare Windsor, samedi dernier, un billet d’excursion.Il avait demandé un billet qui lui permettrait de revenir lundi l’après-midi.On lui remit une pièce libellée exclusivement en anglais et qu’il accepta de con-! fianee.Lundi, le chef du train lui réclama son coupon de retour.Notre i ami, qui ne sait pas un mot d’an-'glais—ce n’est pas encore un délit—remit tout simplement le cou-I pon.—Mais vous auriez dû partir ce matin !• lui dit le chef du train.On ; examina le billet, que le voyageur | se fit traduire par ses voisins.Le chef du train avait raison, et le voyageur dût acheter un nouveau billet.Comme le malheureux n’avait pas sous la main tout l'argent nécessaire, il fut contraint, pour parfaire la somme requise, de faire appel à ses compagnons.Je ne crois pas utile de donner ici le nom de l’intéressé, mais je puis fournir le numéro du billet: 01204.Du reste, il ne s’agit pas d’une question de personne, et le chef du train n’a fait que son devoir en refusant le coupon tardif; il s’agit d’un régime qui veut que, du fait de leur ignorance de l’anglais, nos compatriotes soient, dans leur propre pays, soumis à des vexations et à des ennuis particuliers et traités en parias.La loi Lavcrgne a pour objet d’obvier, au moins dans les limites do la province de Québec, à un pareil état de choses.Certaines compagnies prétendent qu’elles n’en tiendront pas compte et qu’elles nous obligeront à les traduire de vant les tribunaux pour obtenir la mise en pratique (Je cette loi.Nous serions presque tenté de le souhaiter.Le procès aurait un tel retentissement et soulèverait une telle indignation qu’aucune puissance, politique ou financière, ne saurait résister au courant ainsi déchaîné.En attendant, nous prions nos lecteurs de nous signaler tous les cas particuliers qui viendraient à leur connaissance, non seulement à propos des chemins de fer et des télégraphes, mais dans tous les ordres de l’activité publique: services administratifs, services municipaux, etc.Il ne s’agit pas, tout le monde le sait bien, d’enlever à l’anglais un seul de ses légitimes privilèges; il s’agit simplement d’assurer au français la place que lui assurent le bon sens, la justice et la constitution de notre pays.Et nous y réussirons, dussions-nous pendant dix années encore nous acharner à cette besogne.OMER HEROUX.Ce que veulent les Télégraphistes Les télégraphistes du service publie au Pacifique-Canadien, obtien-'dront justice si l’opinion veut bien appuyer leur requête.On nous met au défi de prouver 1 exactitude des choses que nous disions dimanche, dans le Nationa-listê, et hier, dans le Devoir, touchant ees salariés de la grande compagnie.Nous relevons d’emblée le cartel, et même avant la fin de l’en-A'oi, nous touchons.Hi les tableaux ennuient le Pacifique, ils intéresseront les commissaires qui doivent étudier cette semaine même le conflit des patrons et des employés.Qu’on juge de la différence de traitement entre les deux services du Pacifique Canadien.SECTION DES CHEMINS DE FER Travail, douze heure» par jour, dont ¦Vue pour dîner ; Salaire minimum, $62.50 par mois ; (dimanche, salaire double.Quinze jours de vacances payées pour lies télégraphistes, et trois semaines pour (d’expéditeur des trains.Tâche routinière dont toute la responsabilité retombe sur l’expéditeur des Itrains.Droit à la promotion, avec avantage de refuser sans engager ses droits pour ‘l’avenir.Auoune destitution sans enquête ; le destitué se fait représenter â, l’enquête par un bureau des différends nommé par les employés.Logement, ehauiïage, éclairage et autres avantages.Ces télégraphistes deviennent rarement exports et.peuvent difficilement, pour ne pas dire jamais, remplacer leurs camarades du service public.Travail manuscrit.SERVICE PUBLIC i.Travail, neuf heures par jour, dont une demi-heure pour lo goûter, qui est fréquemment retardé de midi à deux ou trois heures de l’après-midi.Salaire, variant de $25.00 à $80.00 par mois, l’as de salaire double pour le dimanche ou les fêtes.Pas de vacances payées.Tâche de spécialisation comportant responsabilité individuelle et entraînant la destitution sous le moindre prétexte ou pour une raison mièvre.Promotion faite par le surintendant sans égard à la compétence ou aux années de service.Destitution sans appol, l’union n’existant pas.Aucun avantage à part du salaire fixe, qui augmente tous les ans ou deux à raison de $5.00 par mois, jusqu'à concurrence de $80.Travail expert, pour la bourse, la “Presse Associée”, les dépêches chiffrées, les câblogrammes.Obligation d’avoir un dactylographe si l’on veut mériter une augmentation de salaire, le travail manuscrit n ’étant plus assez rapide.Obligation de pouvoir travailler les appareils simples, doubles on quadruples.Travail de nuit, huit heures, sans interruption pour manger.Réception moyenne par journée de travail, 300 messages de toutes sortes.Sur certains fils, cette moyenne est do beaucoup dépassée.Après vingt ans de service, le télégraphiste est considéré inutile parce qu’il s’est usé.malgré l’emploi du ma-nipulateur automatique, qui a quelque pou pallié l’effet de la crampe.Personne ne eontestera la supériorité du travail des télégraphistes du service public.Forts de leurs droits, ils demandent un salaire raisonnable.Le Pacifique les paie moins cher que les compagnies américaines.Le Commercial Telegraphers’ Jourval, juin 1!)10, établit les chiffres are optes lors de l’entente onclne entre le International News Service, le National News Service, 2 .inin.et l’Union des Télégraphistes de Commerce d’Amérique: la journée est de hnit heures, nuit et jour, avec répit de dix minutes à neuf heures du soir et à une heure du matin; salaire hebdomadaire de nuit, huit heures pour six soirées par semaine, $35 ; supplément de travail, 70c.l’heure; salaire hebdomadaire de jour, huit heures, six jours par semaine ,avec dix minutes de répit à 9.50 du matin et 2.15 de l’après-midi, $30; supplément, 60e.l’heure.L’engagement est bon pour un an." D’après l’arrangement conclu avec la United Press, le salaire minimum des télégraphistes, pour travail de jour, huit heures, sera de $22.50 par semaine, à compter du 1er juillet prochain, et de $23.00 par semaine après le 1er janvier 1911.Le supplément sera payé à raison de 60c.l’heure.Le samedi soir, après le 1er octobre prochain, le supplément sera de $5.50.Les télégraphistes du Pacifique ne sont donc pas sur un pied d’égalité avec les Américains.Us demandent quinze jours de va canoës payées, comme leurs collègues du service des chemins de fer, donnant comme raison quïls font un travail plus attentif et plus captivant.Us demandent encore que la compagnie leur fournisse les dactylographes, comme le C.B.& Q.l’a fait le printemps dernier, et comme le Western Telegraph Union doit le faire tout prochainement.La location des machines coûte cher, et l’uniformité des claviers préviendrait une perte de temps considérable.Us veulent la promotion selon les états de service, sans que le surintendant puisse favoriser tel ou tel étranger au détriment des Canadiens ou des gens du bureau proprement dit.En terminant, nous ferons remarquer à M.Robinson, échevin, que la connaissance des deux langues est très importante dans ce service.U suffit d’avoir travaillé dans un journal français pour savoir comment les “opérateurs’’ anglais massacrent les dépêches des correspondants.Les Canadiens-français connaissent tous les deux langues et un certain nombre de Canadiens-anglais connaissent le français.Ceux-là méritent plus que les autres les promotions.Les télégraphistes n'ont qu’un moyen de faire valoir leurs droits, c’est de former une union qui les mette à l’abri du favoritisme et de l’injustice.L’arbitrage sera alors plus facile, car la compagnie pourra traiter avec les représentants régulièrement choisis de ses employés.JULES TREMBLAY.ENCORE LUI Avec Graindorge, voici que le Dr Choquette vient, dans le Canada, de déposer son grain.de sel.C’est complet et c’est tordant.Ce bon docteur de S.-Hilaire est une cause.d’hilarité générale chez tous ceux qui lisent ses élucubrations, écrites pourtant avec le plus grand sérieux possible.Son article de ce matin qu’il voudrait violent, peut-être même méchant, n’est en somme que mensonger et ridicule.M.Choquette veut faire de la psychologie sur l’incident Smirii-Bourassa ! L’auteur des “Carabinades” n’a pas la compétence ni le tact voulu pour juger les écrits de Goldvvin Smith.Pour ce qui est des appréciations sur “la bizarre mentalité de M.Bourassa,’’ ce n'est pas au nouveau conseiller législatif qu’il faudra s’adresser.Les courbettes et les pirouettes que M.Choquette dût faire pour obtenir son fauteuil lui ont quelque peu troublé le cervelet: son article s’en ressent.C’est tout de même amusant de l’entendre parler de sentiments élevés, lui qui, toute sa vie, ne sut que ramper pour décrocher, sans les avoir méritées, quelques positions lucratives.Non, ce n’est pas au Dr Choquette qu’il convient de faire la leçon aux autres.Moins que personne, il est apte non plus à prendre la défense de Fréchette et des écrivains disparus.Comment peut-il respecter et vénérer les morts quand il s’est conduit comme le dernier des goujats vis-à-vis de Nelligan?Dans sa rage d’écrire sur tout, le Dr Choquette, inspecteur des asiles d’aliénés—position qu’un gouvernement ne devrait donner qu’à des gens compétents—publiait, toujours dans le Canada, une chronique odieuse dans laquelle il parlait de “cervelles en bouillie”.du jeune poète canadien et de son état mental.J’avais cru, fils de médecin, que le secret professionnel existait, inviolable chez gens d’honneur! C’est ce bavard sans scrupule sans vergogne qui ose élever voix ?Comme académicien, le “littérateur de S.-Hilaire” ne sait même pas lire et comprendre le sens d’uni les et la Une enquête générale Le scandale de l’Imprimerie Nationale continue à défrayer la chronique.Même la presse ministérielle admet l’existence, dans ce département, de fraudes systématiques.I’d h1 le fait toutefois avec réticence.Ainsi, le Canada, par exemple, dit que “l’honorable M.Murphy y aurait découvert des concussions.” Voyez-vous le doute qui se dissimule là-dedans?Et pourtant, le Canada ne devrait pas être aussi sceptique: il sait bien,—l’affaire dn Journal d’Agriculture a dû l’édifier à ce propos,—qu’il peut y avoir des scandales dans les imprimeries comme ailleurs.A la vérité, cette affaire de l’Imprimerie Nationale est étrange.Au dire de la grande presse du pays, —la presse salariée se donne toujours des titres ronflants, sans doute pour suppléer à la liberté quelle n’a jamais,—nous avonrç un gouvernement d’une honnêteté indiscutable.Et c’est précisément sous cette administration que se font jour les scandales les plus retentissants.Singulière coïncidence ! Depuis des années, au dire même du Globe, qu’on ne saurait taxer d hostilité au cabinet actuel, des pillards s’enrichissent aux dépens de 1 Etat, à 1 Imprimerie Nationale.Les dépêches télégraphiques parlent même de vols qui dépasseraient le quart de million.Et tout cela s’est fait sans que nul ne s‘en aperçut, à venir à ces jours derniers.M.Murphy, le secrétaire d’Etat, découvre-t-il finalement le pot-aux-roses, la presse ministérielle l’accable de compliments, le sacre grand homme.Il n’a fait néanmoins que son devoir.Et.pour protéger l’administration actuelle, voici que, avec ensemble, la même presse s’écrie: “Ca remonte à vingt ans, l’origine de ces vols organisés.” Il y a vingt ans, voyez-vous, Sir John Macdonald était premier ministre.Alors.c’est clair, c’est le parti conservateur qu ’il faut tenir responsable de ce scandale.La déduction est un peu forcée, admettra-t-on; remarquons comme il est singulier que nos ministériels d’aujourd’hui, si foncièrement honnêtes, à l’oeil perçant desquels rien n’échappe, n'aient pu, depuis quatorze ans qu’ils veillent jalousement sur le trésor public, s’apercevoir du coulage qu’il y avait à l’Imprimerie Nationale.Et puis, si ce pillage a pris naissance depuis 1896—cela n’a rien d’impossible,—comment expliquer aussi que nos ministres n ’aient pu s’en apercevoir avant aujourd’hui ?La vérité manifeste, c’est que, depuis de nombreuses années, on pillait et l’on volait l’Etat comme au coin d’un bois, à l’Imprimerie Nationale, au nez de nos ministres, sans qu’ils aient recherché à se rendre compte des dépenses énormes qu’on y faisait chaque année.Et, si l’on couvre de fleurs M.Murphy, qui a éventé ce scandale, que faut-il dire de ses prédécesseurs qui n’ont pas eu autant de flair que lui?S’il a fait son devoir, ont-ils fait le leur?Sans doute, le gouvernement s’émeut, il s’agite et recherche maintenant les coupables, alors qu’ils ont dérobé près d’un quart de million au pays.Mais s’il lui faut attendre, pour réorganiser chaque ministère, qu’on y ait découvert des fraudes monumentales, ça finira par coûter cher à l’Etat.Voici que depuis cinq ans, deux départements,—celui de la Marine et celui de l’Imprimerie Nationale, —se révèlent gangrenés jusqu’à la moelle.Ne serait-il pas temps, aujourd’hui.afin d'empêcher un plus grand mal, d’examiner les autres, afin de savoir s’ils n’ont pas, dans leur organisme, des germes de cette pourriture contagieuse, et de prévenir ce qui, demain, pourrait coûter la vie à l’administration actuelle.si elle avait affaire à un adversaire plus roué, plus habile et d’un plus grand sens politique que M.R.L.Borden ?GEORGES PELLETIER.article.C’est pitoyable, mais c’est exact puisqu’il n'a pu saisir la signification exacte des articles de MM.Bourassa et Héroux sur Gold-win Smith et Lord Grey.La preuve la plus flagrante, c'est qu’il a trouvé le moyen de tirer de ees articles une signification qui lui fait écrire : “M, Bourassa n’a pas manqué, “ cette fois, de s’atteler avec son “ compagnon, M.Héroux, à la “ tâche patriotique, généreuse et “ pleine de fierté, de le (Lord “ Grey) hisser par-dessus la tête “ de Lord Dufferin, par-dessus la “ tête de Lord Klgin.” 11 n’y a plus qu’à tirer l’échelle.11 est mûr, absolument mûr.Au fait, est-il toujours inspecteur d’asile d’aliénés, M.Oouin?TANCREDE MARSH'.Sur le pont d’Avignon.Fondateur et fondeur: A jirojios de la bénédiction d’une cloche de l'éjf]i(.e de S.-Thomas d'Aquin, la “Patrie” d’hier dit que la nouvelle cloche porte à l'une de ses faces le nom du “fondateur”.Inversement elle dira peut-être que Champlain fut le “fondeur" do la Nouvelle-Frr.nce.Oh! “Patrie”, tu me fais “fondre”! Quant à nous lancer dans le militarisme, ne voudrait-il pas mieux acheter des aéroplanes ou des dirigeables que des “Bristols et des “Boadicées” î M.Ulric Barthe a l 'intention de monter en aéroplane afin de contempler les choses de liant une fois dans sa vie.Non, Maud, je n’ai pas reçu de cadeau de $120,000.M.Fielding qui gagne $9,500 l’an, a seul eu cette chance.Et nous ne pouvons villégiaturer à Ste.-iiose.T’n lettré contemplant l’orifice vocal de M.Mousseau, alors qu’il était au repos, a dit: “Le silence de cct espace infini m'effraie”.Un temps viendra sans doute où I on so servira du “Bristol” et.du “Nia-he” pour transporter les pique-niqueur» à l’Ile Grosboi.i.Le prophète d’Ahuntsic annonce que la “Presse” se publiera en lithuanien le mois prochain.Pour le moment elle affectionne le ruthène et le syriaque.“Un mien vaut mieux que deux tu l’aiiras”, dit le sénateur austère.Quand M.Fielding annonce un surplus c’est généralement l’indice, avant-roureiir d’un nouvel emprunt.LETTRE DE FRANCE Les employés chargés du recensement déeentsl on 1911 ont reçu instruction de no pas tenir compte de toute femme ou jeune fille portant des postiches ou de fausses dents.Il va s’en passer de belles.Les dépêches d’Europe annoncent que les instituteurs de Vienne, Autriche, se disent dans la misère.On se croirait dans la province de Québec.Los béatitudes: M.,lorry Décarie: “Bienheureux ceux qui ne pensent pas1 ’.M.Oc.Mousseau: “Bienheureux ceux qui ne se taisent pas”.M.Pugsby: “Bienheureux ceux qui ne remboursent pas”.Les rédacteurs du “Pays” et ceux du “Canada” vont-ils réussir à exécuter leur projet d’établir la fameuse buanderie où ils devaient laver leur linge sale en.famille Non, Adèle, je t’en prie, ne porte pas de chapeau Chanteeler, si tu ne veux pas me faire fuir au-delà do la quarante-cinquième.Nous recevons à l’instant même, de notre Raoul, la dépêche suivante: Paris, 28 juin 1910.“Palais de l’Elysée “Je suis bien, Fallières aussi, ,1c purs pour Athènes où Georges de Grèce me mande pour régler la question crétoise.Irai ensuite à S.-Petorsbourg serrer main de cher Nicolas de Russie, puis à Berlin chasser avec ami Guillaume.Amitiés au “boss”.M.Thomas Côte a eftblé à sir Wilfrid Laurier la dépêche suivante: “Bruxelles, 28 juin 1910.“Faites revenir Raoul immédiatement, car la sonorité de sa voix émerveille les Parisiens et ils veulent à tout prix en faire un ohnntro de l’Opéra.On va nous priver de notre Raoul.Pas une minute à perdre”.“Fais le bien tous les jours” dit le sénateur austère.Oraison jaculatoire de Rodolphe • “Do l’esprit nationaliste, délivrez-moi, Seigneur! ’ ’ Est-ce vingt ou trente mille piastres de profit que fait chaque année le “Canada” avec l’affaire du “Journal d’Agriculture”.Ne répondez pas tous à la fois, messieurs du “Canada”.Où l’on en est rendu, sous le régime Laurier: on classe la langue française avec le chinois et.l’arabe.A quoi sort d’avoir un premier-ministre qui se dit canadien-français?MM.Rodolphe Lemieux et Rooh Lanctôt ont juré de ne pas répondre aux questions du “Devoir”.Nous commençons à croire que M.Lemieux a bien expédié des brochures sur la marine, franc, de port, à des gens qui n’en veulent point.Allons.Rodolphe, un coup do cœur, et répondez ! Un type a trouvé des fraises monstres.Il les a portées à la “Presse ”.naturellement.Les dames vont au concours d’aviation.La “Patrie” nous l’annotée: “A plusieurs reprises, ee furent (sic) elles qui donnèrent le signal des applaudissements.’ ’ Nous ne savions pas que ca “furent” elles! Les surprises du reportage: Un reporter de cette ville, qui a plus d’audace que de jugement, est allé ces jours derniers trouver un juge de la Cour Supérieure pour en obtenir certains renseignements au sujet d’une affaire qu’il avait “en délibéré”.“Vous voyez”, dit le jeune blnne-bce au magistrat abasourdi, “nous allons sous presse dans quelques instants.Je sais bien que vous êtes toujours prêt à rendre service aux journaux”.Le juge regarda le reporter bien en face et lui dit: —“Certainement, je vais vous rendre ee service, mais vous no m’en demanderez plus ’ ’.—“Vous êtes bien bon, Votre Honneur.,1e vous remercie beaucoup.Quelques lignes seulement me suffiront.—“Je vais vous rendre un service”, dit le juge.“Je ne vous enverrai pas en prison cette fois, mais, si vous reve-ne me poser de pareilles questions, vos amis neront privés de votre présence pendant quelque temps.” Le reporter se retira déconfit et en faisant, d’amères réflexions sur les nus-tères de la loi.Paris.17 juin 1910.— J’hésite à vous parier encore de notre politique intérieure, car elle ne présente en vérité qu’un fort minime intérêt pour vous, tellement elle nous apparaît à nous-mêmes indécise et flottante.Comme je vous ai annoncé, voici huit jours, la Chambre a été saisie à propos de sa déclaration ministérielle d’une foule de demandes d’interpellation, et, depuis lundi, la discussion s’en poursuit, monotone et confuse.Auoune indication pratique ne ressort jusqu'à présent de ces longs débats : ee sont, presque uniquement des orateurs socialistes qui ont occupé la tribune, et leurs discours, s’ils constituent de véhémentes critiques, n’offrent pas d'indications sur la politique do demain.Ce qui résulte cependant et ee qu’il convient de noter, ee sont les aspirations très réelles d’une partie de la foule et de quelques députés récemment élus vers un bouleversement complet de l’ordre social.L’un a demande la suppression des grands propriétaires.I abolition de la rente de la terre et la collation au fermier ou au métayer do la libre disposition du champ qu’il cultive et de la maison qu il habite.L’autre voudrait que les lois sociales fussent si étroitement appliquées qu’elles préparent la ruine des industriels et commerçants.Un troisième conseille la multiplication des monopoles d Etat, avec l'arrière-pensée avouée que le collectivisme se réalisera bien facilement le jour où l’état aura mis la main sur les chemins de fer, les mines, les assurances, l'alcool, les banques, etc.Nombre de radicaux - - naguère- assez; indulgents aux progrès des socialistes—: commencent à s’inquiéter.Ils tien-J lient réunion sur réunion, affirment! leur répulsion pour la doctrine collée- j tivistes et tendent à se séparer de manière definitive de ceux d’entre eux vellement élu pouvait, dans son dis-l’ancien programme do M.Combe : U n y a pas d’ennemi» à gauche ”.Nous avons, en fait, dès maintenant, deux organisation! radicales, mortel les ennemies : l’une prend le nom d’Allinnce républicaine démocratique,: Files commencent de pratiquer l’une l’autre celui de parti radical-socialiéte.contre l’autre une politique d'excommunication.L’Alliance accepterait- do nouer une entente avec les républicains progressistes, voire avec les républicains libéraux, pour lutter contre le danger révolutionnaire ; les radicaux-socialistes, dont M.Berteaux s’est fait aujourd’hui même le porte-parole à la Chambre, préfèrent très évidemment tendre la main aux collectivistes avant tout, ils redoutent qu’un homme puisse se lever dans leur circonscription et les traiter de réactionnaires ; ils font, par avance, de la surenchère électorale.Je ne me hasarderai pas à prophétiser quelle sera nu Parlement, l'issue immédiate de ee conflit.Une seule chose parait certaine, c'est que le ministère ne sera pas renversé et que nous garderons M Briand comme président du Conseil.Mais l’intérêt d’un tel conflit est beaucoup moins dans les sphères politiques que dans le pays lui-même : lo pays, avant les politiciens, adoptera la formation simple de toutes les forces vives en deux partis,l’un favorable.‘ l’autre hostile à la révolution sociale.Ixî Conseil Municipal de Paris, comme il lui est arrivé souvent, donne l’exemple, et son président nouvellement élu prouvant, dans son discours d’avant-hier souligner avec raiso.ceci qu’il avait été nommé par une majorité économique, non pas politique.Les excitations au désordre, l’exaspération des appétits, ] ’abolition de tout frein moral, ont, incontestablement imprimé un formidable élan-à la poussée socialiste: ce que veulent beaucoup de nos concitoyens, ce qu’ils veulent uniquement, c’est gagner davantage en travaillant moins.Et si le désir d’un plus haut salaire est chose bonne et normale, la poursuite systématique du moindre effoit peut entraîner de lamentables résultats pour les nations comme pour les individus.Le conseil municipal de Paris se trouve, après l’Etat, le plus grand patron de France: do lui dépend le salaire do 50,000 individus environ.Ces salariés sont en même temps des électeurs, souvent influents.Ils obtiennent assez facilement, parce qu’on les craint, des améliorations très sensibles au point de vue du salaire, de la durée de ia journée de travail, du repos, du congé annuel, etc.Et cependant, ils n ’apparaissent pas plus satisfaits: dans leurs assemblées, dans leurs groupements corporatif», ils formulent sans cesse de nouvelles revendications ; et ces revendications ne seront pas plutôt satisfaites qu’il en surgira d’autres.Pourquoi cette attitude, me demanderez-vous?Les travailleurs français sont-ils donc pins insatiables que les autres?Nullement! mais la vérité est celle-ci que les revendications formulées ayant pour but d'assurer à ceux qui 1ns forment un peu plus de bien-être, la logique des faits économiques veut qu'à la hausse des salaires corresponde un accroissement immédiat et égal du coût de la vie.Celui qui gagne 6 francs espère améliorer son sort en faisant porter son salaire à 8 francs.Il est déçu, si dès le jour uù il touche son snltiro nou veau, il doit payer 8 francs ce qui auparavant n’en coûtait que 0.Toutes les réclamations formulées par les travailleurs ont cette base: Le coût de la vis augmente, donc augmentez-nous; et le fait n’est pas niable: à Paris, depuis quinze ans, la plupart des objets de pre mière nécessité ont augmenté de 20 à 30 p.e.Cela peut vous paraître étrange d’aa-tant jdus qu’en Angleterre notamment, si les salaires se sont accrus considérablement depuis un demi-siècle, le coût de la vie—sauf pour le logement—a plutôt diminué.Et eela s’explique pourtant à merveille parce que, chez nous et chez nous seulement est appliquée la néfaste doctrine du moindre effort! Non-seulement l’ouvrier français, ou l’employé de toute catégorie, veut gagner plus, mais il veut se donner moins de mal.Et remarquez qu’il n’agit point ainsi surtout par paresse naturelle: il eroit servir les intérêts de ses camarades, et contribuer pour sa part à résoudre la question du chômage.“Si sur vingt, travailleurs, dix-ueuf seulement sont embauchés, il faut et il suffit que chacun réduise d’un vingtième sa production, le rendement de la journée, pour que l'employeur soit, obligé d’embaucher le camarade inoccupé.” Tel est leur raisonnement.Et ce raisonnement nous conduit pi” exemple a ce quo les terrassiers employés aux travaux du Métropolitain, gagnant beaucoup plus que jadis, ont cependant décidé qu'eu un poste ils n'a vanceraiont que de 2 mètres au lieu de 3.De même la section parisienne du syndicat des linotypistes a limité à JD lignes par heure la production permise à ses membres.De même dans le bâtiment, les maçons, les peintres no ve i lent pas que leur effort journalier produise plus d’un minimum d'effet utile.Gomment s’étonner que le coût de tout objet produit augmente Bunsüemtmt punique, là où dix hommes suffiraient sans surmenage, il en faut, payer douze ou quinze?La question est dos plus sérieuses, ear elle peut entraîner la ruine économique de notre pays.Si nous produisons à des prix toujours plus élevés, sans augmenter d’ailleurs le bien-être de qui que eo soit, nous préparerons à la fois Ja plus grave des crises sociales et la ruine de notre commerce extérieur.Eu notre temps où le machinisme se développa énormément,le but de l’homme devrait être de donner à son effort le maximum de rendement, le maximum d’effet utile.La néfaste conception quo j’ai tenté de vous exposer tend juste au but opposé.Dangereuse partout, cette théorie l’est particulièrement en France, du fait de notre faible natalité.Le “Journal Officiel” publiera précisément demain les renseignements et statistiques sur )o mouvement de la population en 1909, et les constatations sont lamentables.Le nombre des naissances ne l'a emporté sur celui des décès que (le 13424 unités, —soit 38,400 de moins que l'année précédente.Nous continuons à décroître, et sauf dans les régions du Nord et de l’Ouest — celles où la foi religieuse est la [dus vivo—, la natalité s’abaisse avec, une effrayante rapidité.Il naît actuellement eu France 769,969 enfants en une année — soit 150,000 de moins qu’il y a quarante ans.On continue pourtant, à se marier beaucoup chez nous, mais les ménages français n’ont pas d’enfants, et le nombre des divorces s’accroît aussi très rapidement, accusant une augmentation de 1350 sur l’année 1908, et ayant presque doublé depuis 1900.La crise économique, encore latente et dissimulée aux yeux de la foule, se double ainsi d’une crise morale désormais indéniable.Il serait bien nécessaire que la Providence dessille nos veux.JOSEPH DEN/uS.Conseiller Municipal.-*- L’agneau et ses détracteurs Les traditions d’un peuple, si naïves paraissent-elles, ont droit nu respect du patriote éclairé.Il comprend qu ’elles font partie du patrimoine national, oh! avec, une importance bien diverse, mais, pourtant réelle.Ou est peiné de lire les plaisanteries essoufflées de certains scribes sur l’a-gneiet blanc qui apparaît parfois dans nos processions du vingt-quatre juin.Quel artiste refusera de déclarer infiniment gracieux le groupe formé par l’enfant aux yeux bleus, personnifiant le jeune Jean-Baptiste et appuyant sa main potelée sur la toison naissante de son agneau ?Rome est restée fidèle à sa louve et à ses oies qu’elle nourrit à l’ombre du Capitole, bien que ces dernières ne jouissent point, que je sache, d’une réputation d’esprit bien pétillant ; Berne a ses ours à tournure peu élégante; tel canton Suisse a gardé de temps immémorial, dans son blason, la face peu engageante du taureau; d'autres ont eu des préférences pour le corbeau; le hibou; et il ne s’est pn° lové de Sauveurs pour mettre péniblement a umonde de lourdes plaisanteries.Ces figures héraldiques, ces coutumes, sont quelque chose que nous ont légué les disparus et on les respecte.Saint Jean Baptiste a été envoyé pour annoncer Celui qui s’est appelé l’Agneau de Dieu et le Prince de la paix.L’âtne humaine, représentative et simpliste, a donné un corps, à cette comparaison on représentant le Christ sous la figure d’un agneau, et dansTi-conographçe chrétienne, elle a associé Jean-Baptiste et la figure symbolique de Celui dont il était le précurseur.Qui donc a le droit de s’en scandaliser et de le trouver mauvais ?LOUIS LEBCARBOT. LE DEVOIR, Mercredi, 29 Juin, 1910.Les employés de chemin de fer {T ON CROIT QU'ILS EN AEKIVERONT A UNE ENTENTE AVEC LE PACI TIQUE ET LE GRAND-TRONC ET QU'UN SALAIRE UNIFORME SE RA ETABLI.Petites Nouvelles Canadiennes CE Sur la Passerelle ] T.es ni’-gociations entre lee seetionnai-re“, employés de trains et conducteurs, et les officiers du Pacifique-Canadien et du Grand-Tronc n’ont jusqu’ici abouti à rien.On s’est entendu pour continue- la conférence de jour en jour dans l’espoir d’en arriver à tire entente.On disait hier s,tir que 5e Pacifique.en admettant la décision de la commission d nriii'tare.voulait, même faire de nouvelle-; concessions aux em-plovés, oui demandent l’établissenrcnt jGK.iNDE CHALEUR.! Winnipeg, 29.— Une vague de oha-1 ^ur i it tern r- a itessé sur plusieurs points EST-CE UN DESASTRE?Le paquebot “Trieste”, du Lloyd autrichien, voyageant entre Trieste et Bombay, est en retard de huit jours.|tre a atteint jusqu’à 100 degrés.j PROFESSEUR DISPARU.Tune échelle uniforme de salaires pour! ^ ClT*' professeur Mar- , , .'s- < rinkslia tous .es réseaux « I lest de ( htcago.torvn avant-hier Il n est pas encore sur que les tra- a quitté .Morris-pour aller faire vaiileurs refusent un compromis.UN GRAVE ECHOUEMENT Ii','AOETA”, DE LA LIGNE ZELANDAISE, TOUCHE UN ROCHER A LA RIVIERE CLAUDE, DANS LE GOLFE, PRES DE MONT LOUIS.Un paquebot s'e“t échoué la nuit der- , Davie?nière à la.rivière Claude, à quatorze milles de la Tivi-re à Martin, et à 274 milles de t-^uéber.« "est l’“Aoeta” qui en était, à sa.première traversée à Montréal, voyageât" pour le compte de la ligne zélandaise.il arrivait dé Shields Angleterre, et venait chercher A Montréal une cargaison pour les ports austra-la(tiens.Ijp Pacifique-Canadien, agent île ce service à Montréal, a délégué le capitaine Walsh à Rimouski pour demander l'aide de la maison de sauvetage Le “Sin-Mac” est immédiatement parti de Montréal pour aller au secours des naufragés.du Manitoba avant-hier.Le thermomè- 1 ^ :t quarante passagers et quatre-vingt cinq lumnies d'équipage.REMISE A FLOT.On a renfloué la cale sèche flottante “Dewey’’, coulée en rade de Manilk, aux Philippines, le 24 mai.Malgré sa longue imrncision, la cale est encore en bon état et, ia voie d'eau une fois fermée, on pourra continuer son service.GRANDEUR ET DECADENCE.Le “Shenandoah’’, l’un des vieux voiliers qui établissaient des records entre San Francisco et Neiv-York, vient de terminer, en 96 jours, son dernier voyage entre les deux côtes américaines.Il servira dorénavant d’entrepôt à aharbor,.Son commandant, Murphy, se défendit vaillamment contre les canonnières espagnoles pendant la campagne cubaine, et réussit à briser le blocus de la Havane.La coque a été vendue $36,000.soir une promenade en chaloupe.Depuis, on a trouvé J’embarcation, mais do professeur point.On appréhende un suicide ou un accident .A COUPS DE CANIF.Toronto, 28 juin.—Erneat Holmes, un jeune anglais, qui, ii y a deux semaines, a douné à Ames C’arson neuf coups de canif dans le dos au restaurant Hough, r.West Market, a été condamné par le magistrat Kingsford à 90 jours de prison avec travaux forcés.UN ENFANT SE NOYE.Toronto, 29.Russell Burkhardt, un garçon de 8 ans, s’est noyé hier après-midi, en tombant du quai situé au pied j'ie la rue Dufferin.('ne flottille de ca nots s’est immédiatement rendue sur On craint que le navire ne.soit perdu.L., ., , ,., 1 rdrfce et apres que le cadavre fut retiré Cri fait dij.ue de remarque, les seuls navires qui se soient, échoués cette année eu étaient à leurs débuts sur la route canadienne.L’“Aoeta” avait une cargaison générale provenant, d’Angleterre et devait recevoir à Montréal d'importantes consignations pour Sydney et Auckland.UNE IMPORTANTE POURSUITE LA VILLE DE MAISONNEUVE REC LAME $50,000 DE DOMMAGES INTERETS A LA COMPAGNIE DU GAZ DE MONTREAL.La ville de Maisonneuve, par l'entremise de ses avnenls, MM.Taillon.Bonin et Morin, vient d'in tenter à la “Montreal (las Company” une poursuite aux fins d'obtenir la résiliation d’un contrat qu'elle lui a consenti.Elle lui ré-elamo en outre .jifiO.OOO de dommages-intérêts.C’est le résultat d’un différend qui existe depuis longtemps entre 4» v ille et la com pagine Depuis plusieurs années on se plaint du manque île pression et du fait que le ga/.fourni exhale une odeur désagréable.Cm* poursuite fui intentée A cet égard par la ville, il y a deux ans, mais elle fui abandonnée parce que ia compagnie promettait de construire un vaste gazomèlre qui devait four nir la pression requise et du gaz de lionne qualité.Le gazomètre a été au sujet de rapprovisiomiemenl do 1 construit, niais la ville de Maison-gaz à Maisonneuve.Il y a environ neuve u'est pas satisfaite, paree dix ans, la défenderesse s'es) fait qu'elle prétend que.depuis lors, le concéder par la ville, le droit ex-; gaz est de qualité inférieure à ee-olusif d’approvisionner de gaz la lui qu'on lui fournissait antérieu-municipalité et les particuliers! renient.Le dirigeable “ Deutschland ” n’est plus qu’une épave DESEMPARE PAR LA TEMPETE IL S’ABAT AU-DESSUS RET AVEC SES TRENTE TROIS PASSAGERS, D’UNE FO- Dusteliiorf, 29.— Il y il quelques jouis r-oiis annoncions le pienner voyage régulier ilu “Deutschland", !o dirigeable le plus perfectionné qu’il y eut jusqu'ici.Depuis hier, lo fameux “roi des airs’’ u'est plus qu'une épiige, gisant lamentablement au-dessus de la forêt du Teiitoberger.Les 33 passagers après mi voyage émouvant s'en soul tirés indemnes et s,ml parvenus à atteindre, au moyen d'échelles à cordes, la cime des arbres.Le directeur de la nouvelle rompe-j gnie des dirigea ides, Herr ('olesmann, l’ingénieur ni chef Puerr, de la compagnie Zeppelin et le capitaine Kannen-lierg qui était, chargé des 10 voyageurs et 20 journalistes parlirent hier matin pour faire une excursion de deux ou trois heures.Ils avaient ! intention d'atterrir à Dortmund, mais un grand vont s'éleva et force leur fut de modifier leur itinéraire et de tâcher d’atteindre la plaine militaire île Münsler.cnr ils supposaient que le concours des soldats allait èlro nécessaire pour retenir le dirigeable contre ies vents.foci fait, les quatre hélices furent mises en mouvement.Dans les conditions ordinaires, avec la.force déployée, le dirigeable aurait dû faire du 40 mil les à l'heure.Malgré cela, le mécanicien fut incapable de maintenir sa cour î-e contre le veut.Colesman s'apercevant qu’un tourbillon aprocliait fil monter le dirigeable à 4,000 pieds, afin d’éviter le gros de la tourmente.Une demie deure après, le “Deutschland descendit pour faire une reconnaissance des lieux.L’on s'aperçut que i'oii était au-dessus de la forêt de Ten-toberger.Le moteur d'avaut s'arrêta de nouveau et le dirigeable ayant perdu du gaz en grande quantité descendit rapidement.sur la forêt.Une forte branche d’arbre passa à travers le plancher de in cabane, renversant deux des passagers.D'autres branches percèrent l'enveloppe et toute la grande structure s'affaissa à 40 pieds du sol.Tous les voyageurs purent descendre Un des moteurs cessa de fonctionner isains ft saufs par une échelle de sauve- nt les deux autres n'étaient pas assez puissants pour lutter centre la tempête.Le dirigeable se trouvait doue à la mer ci r]u vent et se trouvait parfois couché n un angle de 40 degrés, tandis que l'on tâchait de réparer le moteur.tape.I ne compagnie d'infanterie fut dépêchée sur les lieux pour aider à trans porter les restes du “Deutschland”.i,'accident s’est produit vers einq heures et demie du soir.La nouvelle formule de la déclaration Royale ELLE NE CONTIENT RIEN DE DESOBLIGEANT A L'ADRESSE DES CA THOLIQUES, ET ELLE EST ADOPTEE EN PREMIERE LECTURE FAR 383 VOIX CONTRE 42 AUX COMMUNES ANGLAISES.Londres, 29.— Le premier ministre 'Asquith a soumis hier à la chambre des Communes le projet do loi anno-eé, qui doit modifier la formule de la déclaration que le roi est appelé à prononcer uu moment de son couronnement.Dans la nouvelle formule il n'y a pas Un mot de répudiation désobligeante à l’endroit de l’Eglise catholique romaine.Elis affirme simplement que le roi est un fidèl protestant.Voici d’ailleurs le texte exact du paragraphe en question: “ Je professe, je certifie, et je déclare solennellement et sincèrement en la présence de Dieu, que j-’ suis uu > 'libre fidèle de l'Eglise proie-'au; telle qu’elle est reconnue par ia.i.n Angleterre.Uonformément à IVspri; e‘.à la lettre des ordonnances qui uni, BU trône de mon royaume, une svee*-bien protestante, je soutiendrai ci maintiendrai les dites ordimnaiiees de io> S mes forces, et couforiiiémeut à la loi.” Après un court débat le projet • ],.• modifiant la déclarai ion royale ;i , 'é adopté en première lecture par 3S3 voix contre 42.geo à une époque où l’opinion publique était fortement excitée, parce que l’on soupçonnait qu'une vaste conspiration avait été ourdie dans le but d’assassiner le roi, de détruire In religion protestante et d'enlever an peuple ses libertés.On ne peut de bonne foi nier que les circonstances ne sont plus les mêmes, qu’elles sont changées complètement depuis lors.Ile plus les suiets catholiques romains out énormément augmenté eu nombre e* en in fluence et personne ne peut maintenant douter de leur loyauté, ni croire qu'il faille s’en a.siiror an moyen do mesu-j res spéciale M.Asquith dlégnn que lia dcc'ai'at ion est offensante pour le roi lui-moin ! r'piignait i lalouacd de faire tut le déclaration ab-; *u:de et oirigé,, eoot ro un si granit lo' aux su ol Il a il exist e d'autre* statut* qui >iil".¦ ardcnl 'lu.foi proteslante et as-lleat l’a ènement au trône d'en sou-er;:i,i pvvustnut.;.'!>l’!VON !)!•: M On sait fort bien qu’il lucoup au défunt roi , de VU Ol iî demande du • .: t.lUSClts- nc «.i i projet i iiVv’iuent de l il v ue M n.t lu rivière, on le conduisit à la morgue.TRAMWAY vs EPICERIE.W indsor, Ont., 29, — Douze personnes que contenait un tramway de ia S, VV.et.A., out eu une peur bleue hier, lx- véhiculé passait devant le palais de justice, à Sandwich, quand tout à coup, ayant déraillé, Il alla donner dans une vitrine d’épicej-ie.Les voyageurs ont été rudement secoués.FEU A HAWKESBURY.Hawkesbury, 29.— Vers 6 heures hier soir, le feu s'est déclaré dans les piles de bois de la Hawkesbury Lumber Co.On tauribue la cause de cet incendie, qui fut heureusement contrôlé assez vite, à une étincelle qui aurait jailli d’une locomotive.Une patinoire fût miplètement détruite.LE PONT DE QUEBEC.Ottawa, 29.— Le ministre des chemins de fer u été averti (pie le caisson pour commencer les travaux du pont de Québec avait été installé hier.Six compagnies soumissionneront pour la structure et chacune devra spécifier vers quel temps le travail sera achevé.LA TOUR COMMEMORATIVE A HALIFAX.Ottawa, 28 juin.Sir Sandford Fleming vient de recevoir du premier mt-nislrc de la Nouvelle-Zélande une dépêche lui nnnnçant que le gouvernement *ie cette ('(>10111(1 a décidé de souscrire une somme destinée à fournir un bloc, de granit; pour la tour commémorative d'Halifax, (.'e sera la contribution de la Nouvelle-Zélande.CURIEUX ACCIDENT.Kingston, 28.—Thomas Coekwell, un employé du Lake View House.est mort, à.ia suite d'un curieux accident.Lo pied lui glissa sur les planches humides l'une plateforme, entourant une pompe dans la cour de l'hôtel et il tomba sur le bord d'une cuve avec, tant de force qu’il se brisa trois côtes au côté droit, Une des côtes fracturées lui pénétra dans le poumon et lui causa une blessure dont il est mort.Il était âgé de 55 ans.NOUVEAU SERVICE.L’“ Amethyst ”, de ia.ligne Terre-Neuve est arrivé à Montreal hier avec une forte cargaison de chaux et de plâtre.Il voyage pour le compte de la comnagnie Great Northern Mining Company, du Cap Breton, et doit prochainement altirn^r ses Iraiersées avec un autre bateau.Il peut recevoir trente-cinq passagers de première dans ses-cabines nouvellemênt aménagées.AU CAP A LA ROCHE.Le “Lady Grey” quittait Montréal ce matin pour inspection officielle du chenal au Cap à la Boche.MM.Brodeur et Lemieux, ministres; Forneret, surintendant du chenal du S.Laurent; F.W.Coive, ingénieur du port de Montréal; M.Desbaratu, sous-ininistie de la navigation; Robert Retord, Andrew Allan et autres sont à bord.On doit balayer le china! au Cap à la Roche et le sonder pour savoir enfin si les pilotes ou le chenal sont responsables des accidents du “Grampian” et lu “Grown of Castile”.LA CALE SECHE.Il est probable (pi’une compagnie sera organisée au Canada pour assurer ):v construction de la cale sèche flottante et des chantiers maritimes à.Montréal, dont l'entreprise sera probablement adjugée officiellement ces jours-ci à la maison Viekers et Maxim, d'Angleterre.Ces travaux coûteront $5,000,000.M.Albert Viekers, président de la maison anglaise, retourne en Europe vendredi prochain après avoir discuté le projet avec la commission du port et les compagnies maritimes.EN ROUTE POUR MONTREAL.Paquebots Partis de Manchester Engineer Manchester Lake -Michigan Londres Manchester F,x- Séance Dramatique et Musicale change Manchester Hibernian Londres Tortona Londres Bellona Middlesboro Monmouth Lake Cham- Bristol plain Manchester Liverpool Importer Manchester Virginian Liverpool Cervona Middlesboro Athenia Glasgow Crown of A rra- Jeudi soir, lieu à l'école N.Hubert et dramatique et le 30 juin courant, aura Montcalm, angle des rues UoMontigny.une séance musicale, sous le pa- gon Laurent" Oairudoii, Orthia Southwark, Jaeona Royal George AVest Indies Liverpool Middlesboro.S.Jean, N.B.Glasgow.M iildlesbbro.Bristol.t rouage des Enfants de Marie.Un pi gramme très soigné sera exécuté.Les portes seront ouvertes à 7.30 heures et ou Ici cia le rideau à S heures.Krouprinz Olaf Sydney.DANS LE PORT.“Montfort”, 4126, Evans Londres.Conservatoire lassalle Lundi prochain, à huit heures et quart du soir, aura lieu au Monument National la distribution des prix aux élèves du Conservatoire Lassalle, école nationale gratuite d'élocution française.Les pupilles joueront deux petites pièces et il il y aura un intermède par les élèves.Les loges et les fauteuils d’orchestre seront réservés aux bienfaiteurs de l'oeuvre, aux élèves et à leurs familles.Les parquets et les galeries seront mi ses gratuitement à la disposition du public.Le scandale de la papeterie LE GOUVERNEMENT EN EST RESPONSABLE , DECLARE M.BORDEN.l’a ifique Canadien “Manchester Shipper,” 2542, Perry.Manchester, Furness, Whithy et Cie.“Ionian’’, 5324, Eastaway, Glasgow', H.et A.Allan.“Montcalm”, 3508, Hodder, Avon-moutli.Pacifique Canadien.“Saturnin”, 861), Fraser, Glasgow, Kobt.Refold Co., Ltd.Donaldson.“Bray Head”, 1954, Butt, Anvers, McLean, Kennedy et Cie.“Devona”, 327", Murray, Newcastle Robert Eeford Co., Ltd., Thomson.‘ ‘ Corsican ’ 7298, cook, Liverpool, H.et A.Allan.“Corinthian”, 40]S, Rennie, Londres, H.et A.Allan.“Dominion” 4436, Mendus, Liverpool White Star Dominion.“ Prinz Adalbert”, 3796, Dugge, Rotterdam.Canada Line.“Turcoman”, 36S3, Jones, Bristol, Dominion.“Saba”.1608, Bryant, Antilles, sucre.Bedford.A L’ETRANGER.Ottawa, 29.— Interviewé au sujet du scandale qui vient d’tre signalé au bureau de )'imprimeur officiel à Ottawa, M.Burden a déclaré que cette affaire démontre que le gouvernement craint de faire une enquête rigoureuse dans les services importants de l'administration.Le rapport de lu Commission du Service Civil et celui du juge ('assois ont démontré que cette enquête est absolument requise.Immédiatement après les élections de 1908.crri-iins chefs libéraux dans On tario et dans Québec ont prétendu qu '-un nettoyage était devenu nécessaire et l'an d’eux affirma que le premier-minis tre jouerait le rôle il'Hercule canadien' en nettoyant les écuries d’Augias des j - grands services nn il se fait d'énormes, Minneapolis.Vinn '’O juin - 1 ex-(lepenses.Quand la Commission Cassels : plosion d’un compteur à gaz a causé fit son rapport, M.Doherty demanda 1 ' ' - - une enquête sur l'administration de tons ces services, mais la ma jorité gouvernementale la rejeta et s'opposa à ce que l’Hercule canadien entreprit sa lâche de nettoyer les écuries d’Augias.Paquebots A De Kaiser Wilhelm II New York Brème Ryndan New York Rotterdam Massilia.New York Marseille Carpathia New A'ork Trieste Marquette Boston Anvers Pennsylvania Hambourg N.-York Calabria.Naples New York Cairnrona, Londres Montréal Fu rn essi a Glasgow New-York Mauretania Liverpool New-York Dura fii Geno va Gênes New York Antonio Lopcz Gênes New A’ork Alien Trieste New-A'ork Haverford Queenstown Philadelphie Frctorian Glasgow Montréal Explosion désastreuse hior soir, la mort île cinq personnes et en a blcs^ô jrriovement une douzaine.1.’accident s’e^t produit dans le 1 d’uno buvette, appartenant à ; rtiVL'lnfions récentes à l’ôfxnrd d’uni ers fcrvjcos indiquent ce qui s’yi qui s V est passé d-umK • le croire nue r Vftf M un i t et diffîcilo .ote-U infs au pourvu ipi nn prenne U aider les droits de t roue.M.William Kedmo faveur du projet ne C'raiir s'opposa Y »o que l'étflise de Roiïo: n» temporelle au< i 1 le.Sir ('.(Ya\.\Y.bar tes rt l’hon.N*»'-! nueei combattu.D’autres d^put^s ont SOUS-HC M.Kdward Hushav ht1 t«ut do la maison fut emporte par la force «lo l’espiosion et le feu prit instantanément.Kn moins d’une demie heure toute l'habitation n'était plu< qu’un brasier.I rois ludimes ont pu être identifié# jusqu'ici, ce sont : Kuyène Hamlin.Ivlwavd Rammish et Ch.Siesrelkon.de M inneapolis.t^e propriétaire Kdward Bushny et tieorjres Miller ont été brûlés'nriève-ment et ce n’est qu’au dévouement d’un i .• , -t m , , ! nomme Krnpst Osterhill qu’ils doivent, -bot le cas, n y avait il pas beu de i m, ¦ 1 ' *0 uy onner one le mémo t*fat de choses I «.ouvrit exister dans d'autres ministè j ee.Tu majorité qui a refusé l’enquête j \ ‘ do’iv* moralement responsaldo de ^ eûtes le cas isolé.Il n’y avait aucune raWon de refuser l'onquête demandée.On a déclaré que le ministre «le la marine »d des nècdie i ries' n’était nimuneniont responsable des grands s andales qui ont sursri dans son nvnivt aeehter.a etc nomme aujourd hut ôV-.e cour- e, 1 M mille.- Wilton ! *ecréta,lre d etat Pol,r le,s ®«»»res ; étrangères en remplacement de M.Mil helm Edler von Sehocn appelé à Earn bassade Allemande de Paris.A Cleveland: Loco.91.Odd Craft, 91.Marigot 90 R.H.JE.fième cour e.(> 1 2 furlongs.—Quan-Cleveland., , .TOOOOOlOx—5 10 1 tico, Wise Mason.Rl.-ilto, 113, Follie S.-Louis.000000000— 0 4 1 Levy.Jupiter Joe, Ethel U.105.A- Batteries : Link et Eastlery ; La- j driuebe, (.'oinédienne.Jeanne d’Arc, ke et Stevens.Arbitre, Evans.'03, Sir Alvescot, 100, Acumen, 91.A Détroit: ;Big Stick, 92.R.H.E.000014030 8 10 I .200201000— 5 0 2 Walsh, Olmstead, Young Mullin et Stanage.Arbitres, Connolly et Dinccn.POSITION DES CLUBS L’ambassadeur actuel, le prince von Hadolin passe à la retraite.I.e successeur du Baron Rheinnaben, en qualité de ministre d’état et des finances pour le royaume de Prusse, n’a pas encore été désigné.I.e “ Frankfurter Zoitunv ” déclare Difficulté Ouvrière à l’Ecole Technique Quarante-cinq briquetlers employés aux travaux de construction de l’Ecole technique, rue Sherbrooke, sont cri grève.La raison donnée est que MM.Peter Lyall & Sons ont refusé au contremaître des travaux de payer las arréra- « • « VOYEZ,-LES VOLER • • • CONCOURS D’AVIATION FARC D’AVIATION.’.LakfUt) Toute cette icBiiae et juiqu’iu 4 Juillet.Le» concoure commencent de 3.U0 hrs.a 3.30 p.m., et se continuent jusqu'à 7 30 p.m.Bon restaurant sur le terrain Des trains spéciaux du G.T.R., et du C.P.R., partent des gares Bonavcnturc et Windsor toutes les 20 minutes.Billet de char et admission sur le terrain ; ADULTES, $1.50 .enfants, juin I.rs billets se vendent aux gares, 20 minutes de trajet seulement.Billet de la grande estrade : Ml c.et $1.00.d C ’EST AI JOt’UIVHl’I la journée dr la SOCIETE NATIONALE DE GYMNASTIQUE au PARC DOMINION 1S ACRES DK PLAISIR POUR U»< .Uhicago.Dztrait.Batteries et Payne Jeffries et Johnson à Reno, Nevada.que le Chancelier Von Bethmann-Poll- «es ‘ élu.ci devait a 1 1 mon dont iwev n’est pas favorable â ces nomi.ia- >' n 0 'Nnttress, s.s 4 0 0 1 2 2 Jones, c.f 3 (I 0 1 0 0 Cockiü.2b 1 0 0 o 1 1 Krichell.c 2 0 0 8 l .0 Curtis.Ib 3 n 0 7 2 0 Wiggs.p.3 0 0 1 0 0 Totaux 28 0 2 24 9 3 McQuillan.Foxen.Ewing Mvers.Score par reprises 'Montréal.• « Uersev City.SOMMAIRE.1er but sur erreurs, Montréal 3.Jersey City 3 laissés sur .000000000- .010000000- l’hiladelphie .000010000- New-Y ork.00003402\- Batt erics et Moran : Drucke.Wilson et Arbitres.Klem et Kane.POSITION DES CLUBS G.V.Chicago.38 19 New-York.34 22 Pfttsburg.30 25 Cincinnati.» .29 29 Philadelphie.26 29 S.-Louis.27 34 Brooklyn.21 32 Boston.21 39 R.1! E.1 5 0 9 H 2 • ,, • • .d’appareils et dispositifs spéciaux qui je le battrai en moms de 10 rondes.12.10 a.m.; 1-30 P».; 1.50 pm.; 2.30 p.l,ivi- tmteiluiquemeut la solution ou Johnson bien qu affichant beaucoup 1 m.; 3.00 p.m., 3.30 p.m., 3.o7 p.m.; 4.15 I .- bast, (|, ,el|uloso filaments cle sécurité sur I issue de la bataille, a , p.m.; 4.20 p.m.; 5.15 pm.; 5.45 p.m.;jl au moment (,e ,a formation ou I intention do faire durer le combat 6.15 p.m.jusqu’à vingt-cinq rondes.A'oi i ce Pour le retour, des trains partiront qu’il dit: de Lakeside à de courts intervalles en- J’espère faire durer- la bataille as- j tre 5 et 8 heures p.m.jusqu’à ce que gare Windsor à 1.30 Y.M.2.00 P.M.3.00 P.M.4.15 P.M.Au retour départ de Lakeside à 4.50 p.m., 6.40 p.m., et le dernier train quit tera Lakeside après le concours.FETE DE LA CONFEDERATION Des billets aller et retour seront vendus au prix du billet simple peur Fort William et toutes stations de l’Est du Canada.Billets valables à l’aller du 30 juin au 1er juillet.Retour jusqu’au 4 juillet 1910.SERVICE SPECIAL DES TRAINS Un train spécial avec wagon-salon quittera la gare Vigor, à 3.45 heures, jeudi, 30 juin pour Labelle, s’arrêtant Sha—bridge et ouest seulement.Un train spécial circulera de Ste-Agn-h , vendredi soir le 1er juillet à Montréal, quittant Ste Agathe à 5.45 p.m.et.arrivant à la place Yiger x 8.55 p.m.Le train partant de la gare Yiger à 4.50 p.m., vendredi le 1er juillet, sera enlevé.ST-ANDRE-SUR-MER Wagon dortoir tous les jours.EXCURSIONS A PRIX REDUITS aux ports du Pacifique; Vancouver, Victoria, Seattle, Portland et San Francisco.Renseignements sur demanda.BUREAU DES 1111.1 vi s F*x* VILLE : 121) r.St .-Jacques, prit» de 1 Bétel des Postes.Phones: Mnin :-1732-;i733, ou aux gares Windsor 2.30 p -p.m., 4.15 30 p.m., 1.30 p.m., 1.50 p.m m., 3.00 p.m., 3.30 p.m., 3.57 p.m., 4.20 p.m., 5.15 p.m., 5.45 ‘p-im.0.15 p.m.Les traits de retour, quitteront Lakeside à des intervalles fréquents do 5 heures à 8 lires du soir jusqu ’à ce que tou» les passagers aient ’•etourné.JOUR DE LA CONFEDERATION Prix réduit» pour P.C.667 607 545 500 473 443 429 350 Lahore gagne les stakes turf LES RESULTATS HIER APRES-MIDI.A S HELPS HEAD BAY.Shœpshead Bay.N.Y.29 juin.—Les stakes Turf ont été facilement gagnés hier après-midi, par Lahore, le deux ans de M.G.IL Keene.Résultats détaillés de l’après-midi: 1ère course, the Hight-weight Handicap, chevaux de 3 ans et plus.8600.(i 1-2 furlongs.I.Intracto Shannon.96.Thomas, 7 à 5.1 à 2.1 à -1; sez longtemps pour brûler Jeffries, tout en ne m’exposant pas à recevoir des coups dangereux, .le ne suis pas idiot au point de croire qu’il sera aussi facile à vaincre que Brousseau et Ketchel.II peut paraître en excellente forme aux yeux de plusieurs connais seurs.niais je suis certain qu’il ne pourra résister plus de 25 rondes."J'ai l’intention de lui mener la bataille au début, afin de me mettre au courant de sa tactique.Je me mettrai ensuite résolument à l’œuvre, et je suis sûr que quelques coups bien placés suffiront pour le met.tre hors de combat.Le Festival du Parc Dominion LES PUPILLES DE LA SOCIETE NATIONALE DE GYMNASTIQUE.tous les voyageurs aient été ramenés en ville.Tout le monde à l’eau la immédiatement après, de façon à fo mer des entrelacs, mailles mi réseaux divers (procédés Millar, Drouinat et Chaplet).Mieux encore on peut sou mettre ces solutions cellulosiques réduites ou non en couche mince à une cristallisation “fibreuse” qui s effec tue, soit sous l’influence d’un liquide coagulant agissant sur le fluide ch mou vcment, soit sous l’action de l’anhydri de carbonique de l’air (procédés Cros, Reran cf Beltzer).Dans ce cas, on ob tient non plus des réseaux à arrange ment géométrique des fils élémentaires mais une sorte de feutre à fibres natu i rellement entrecroisées on tous sens.la double conduite d'un maître nageur.de moniteurs scolaires et d’un instituteur, dans les villes, aux établissements de bains municipaux ; ailleurs, dans des endroits adaptés ou aménagés à cet effet.les buts, Montréal 4.Jersey City 5 : 12 Magazine.121.fieatherington, 5 à buts sur balles, de Ferry 1, de Wiggs 1.8 à jr.7 à 10 : Far West, 110, 2; retirés au bâton, par Ferry, 3.par j Glass.7 à 2, 1 à 3.Temps 1:20 2-5.Wiggs 6 : c.de sacrifices, Hannifan, ! Guy Fisher et Trance ont aussi couru.Abstein.Cockiü.Krichell.Arbit C’est ce soir qu’a lieu au Parc Dominion, le grand festival d’été des pupilles de la Société Nationale de Gymnastique.Les amateurs et ceux qui croient avec raison en Futilité de la culture physique ne manqueront p$,s d’aller encourager de leur présence les dévoués professeurs et athlètes qui, à Montréal, dévouent à la cause de la gymnastique et par conséquent à la renaissance athlétique en général.La La révolution Québec Sherbrooke Ottawa .St-Jean .Parc 84.90 .3.20 .3.35 .0.90 Peterboro Toronto .Hamilton London , 87.85 10.00 10.65 12.95' Parc Otterburn — 85c et pour tous les autres endroits du r»-nuda et retour au prix d’un billet simple de IPre classe.Départ 30 juin nu 1er iuil-lel.Limite do retour, 4 juillet.Le train quittant Montréal 8 «,m.et le 1 rain arrivant ici a 7 p.m arrêteront au Parc Otterburn le jour de la Confédération.N.E.A.Convention.Boston Aller et retour pour billet simple pour In convention.Billots en iui 1910 4 juillet.Uiu en vente le 30 juin, les 1, 2, 3, .Umite cio retour.13 iniilnt.e de retour, 13 juillet Billets bons pour retour de Boston, pus nvnnt, le 4 juillet ni «pros le 13 juillet.Kxtension de limite de retour accordée sur paiement de $1.00 et remplissant certaines conditions.m Des instructions adressées aux instituteurs de la Haute-Alsace, il résulte que ces derniers ont été invités à obliger tous les écoliers, sauf contre-indication du médecin attaché à l’école et opposition motivée des parents, à ap-, , , ., ¦ prendre à nager.i .l’oul; mérmoirp rP ' Cette éducation doit être faite sous j bien longtemps, es .apon.ns on • > s vêtements d un excellent, usage en un papier sj,é( ial et.qui ressemble beau cou]) à ecs derniers produits.Les divers procédés signalés ei-des sus n’ont d’ailleurs qu'une existence toute théorique; aucun ne fut jusqu a-lots l’objet d’et-srilé d’exploitation vraiment.industrielle.Mais, comme le remarque M.Chaplet, il ne faut pas ne hâter de conclure qu’ils n’offrent au-jeun intérêt.La fabrication des soies rr au Nicaragua Itificielles fut.proposée pour la première ° fois—à la vérité de façon très vague! — vers le milieu de l’avant-dernier siècle, par l’illustre naturaliste et physicien Réaumur.Or, elle ne prit, de réelle extension qu’après 1889, et encore les premières années d’exploitation furent-elles occupées à vaincre toutes sortes de difficultés.II est probable que la fa- The Royal Line Nouveaux paquebots à triple hélico et à turbines.Le type le plus moderne.De Bristol Départs De Montréal 23 juin .ROYAL GEORGE .7 juillet 7 juillet ROYAL EDWARD 21 juillet 21 juillet.ROYAL GEORGE 4 août t août .ROYAL EDWARD 18 août et tous les jeudis suivants I.A BOUTE RAPIDE r.NTKi: LE CANADA ET LA GRANDE-BRETAGNE Pour tout renseignement au sujet des taux et des cabines à réserver, s’adresser d n’itnportr quel AGENT DK I.A COMPAGNIE ou A GUY TOM ns, Agi-tit Général des Passagers, C.N.Q.Ky., Edifice de la hanque Impériale, Montréal, on A A.H.DAVIS, agent des Passagers de la Canadian Northern Steamship Company.4 TRAINS c International Limited 9.00 a.m.i?:$0sa :• POUR EXTREME OUEST Trains Express Tous les jours Express Rapide de nuit 10.30 pm.BhiefielcL.Nocaragua, 28 juin.— Le général Francisco Altschul, consul Nicaraguayen à la Nouvelle Orléans a proposé au gouvernement, provisoire de retirer le vaisseau ’’Vénus” de la côte Finneran et Ralligan.Durée de la partie, 1.25 h.Assistance 1.000.AUTRES PARTIES LIGUE DE L’EST Newark : R.H .000000100— 1 7 3 .300200Ix - 6 7 o Rudolph.Carroll el Fee et Hearne.Umpires.F.Toronto.Newark .Batterie: McAllister Boyle et Kelly.Providence : R.H E.Buffalo.200000000 • 2 5 I Providence.OOOOlOÎOx- , I Yovinkle et Williams ¦ Lavender of Fitzgerald.Umpires, Hurst et Murray.A Baltimore: R.H.E.Rochester.040000220 - 8 13 0 Baltimore.RKiOlOO'tO- 2 Batteries : Savidgc el Weir kers.Adkins el Byers.I moire ford et Byron.POSITION DES CLUBS G.P_ Newark.36 25 Toronto 32 25 Rochester.3! 23 de l’Atlantique si le général Estrada gymnastique est un noble sport, mais I veut garantir les propriétés de /.elava ! ^ Juin, 1010.COURROIES DE TOUTES SORTES D.K.MCLAREN, Limitée, 309-311 RUE CRAIG OUEST.Main 4Ü01-4905.CALENDRIER J EU ni, LE no JUIN Commémoration do H.l'nul apMre.Lever du soleil: I h.15 ; coucher du aoleil: 7 h.Ô2.Lever de la lune; h.05 t m.) ; coucher do la lune: 0 h.20 ( s ).Dernier quartier.TEMPERATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hearn & Harrison, 10-12 rue Notre-Dame Eat.R.de MESLE, Gérant.L’HOPITAL NOTRE DAME LES SOUSCRIPTIONS SONT ABONDANTES.DOLLARS EN DEUX JOURS.CINQUANTE MILLE Les rlirectcurg de l’hôpital N'otre-Oa-, PAUL, urch.de Montreal, me se sont réunis ee mutin aux bu-j l.’hon.M.Is>ranger donna lecture reaux de la Compagnie Montréal-Kst, d'une lettre de M.Alcide Chaussé, ar-édifiee de la Banque Nationale, ' chitecte et inspecteur des bâtiments, et l.’hon, I,.O.I.oranger présidait, une autre de MM.Marchand et Hus-ayant à ses côtés, MM.Albert Hébert, ko II, architecte*.Aujourd'hui minimum .Même 00 tonnes.Evans Bros, avaient soumissionné à $l).4-K et une douzaine d’autres à $((.77).M.Andrew Balle a obtenu la fourniture de 2,200 tonnes de charbon anthracite à $6.40 et de 1700 tonnes du même combustible à $6.20.Evans Bros, avaient offert dans ee dernier cas $6.26.La Lackawanna Coal Co.a obtenu l’adjudication pour la fourniture de.601) tonnes de charbon bitumineux à $4.60 et de ->0 tonnes de charbon de forge à $7>.25.On a accordé à Evans Bros, la fourniture de 10 tonnes de charbon “Chesnut” à $6.48 et de 100 tonnes de charbon pois à $4.40.La ville a aussi acheté 4000 tonnes de charbon en tout.C’est la première fois qu'elle approvisionne en bloc tous ses services.Avant chaque service s’approvisionnait séparément.(^uand ils connurent les noms des adjudicataires, les marchands de charbon, au nombre de dix dans la salle, ont protesté avec énergie et prétendu que les adjudicataires avaient manqué a leur parole en soumissionnant à des prix inférieurs à celui convenu entre eux.Ce sont les compagnies qui exploi-Tent les bassins houilliers, dirent-ils, qui fixent les prix et nous sommes forcés de nous y conformer.AIM.Dupuis et Lachapelle leur firent comprendre avec peine que la ville ne pouvait pas s’occuper des combinaisons conclues entre eux, et que l’adjudication des fournitures (elle que faite étant légale et honnête, les soumissions ne pouvaient être annulées.La “Canadian Metal Co.Ltd.” a obtenu l’adjudication de la fourniture du plomb en lingots à $3.40 les 100 livres et du zinc à $33, les 100 livres pour le service de la voirie.IA SEMAINE D’AVIATION L’envolée de Brookins a été l’évènement sensationnel de la journée.— Deux records Canadiens.— Le deuxième Blériot du Comte de Lesseps arrivera aujourd’hui.Plus du 5,000 personnes se sont run- 1 Duval Lachapelle s’élance ensuite à dues au terrain d’aviation, hier après- | toute vitesse sur son biplan, ("est cet midi, pour y assister aux prouesses des i aviateur qui, jusqu’ici, détient le prix aviateurs qui prennent part au con- de vitesse.cours de Lakeside.i Mais il passe en dedans des pylônes Pendant toute l’après-midi, le vent 1 et son vol ne peut être enregistré, soufflait en tempête, de sorte que les Au moment où Lachapelle commence envolées durent être considérablement, ; son deuxième tour, De Lesseps s’eniè-retardéos.vo pour sa seconde sortie.11 monte Malgré ee retard, cependant, le pro- plus haut que le pilote des Wright gramme n’en fut pas moins exécuté de | mais comme il rase de trop près las point en point et la foule ne perdit pylônes, le drapeau agité par le juge rien pour avoir attendu.indique que les conditions du prix de ^ A cinq heures et demie, alors que ; vitesse n ont pas été observées.C’est l’impatience des spectateurs était à son , dommage car le Blériot fend l’air ma-oomble, Walter Brookins, Je hardi avi- gnifiquement.ateur américain, résolut, en dépit de Lachapelle atterrit près de la tente la force du vent, de tenter une envo- des dirigeables ; il est resté 11 mitlU-lée.Le monorail qui sort d’aide aux ; tes en l’air.biplans Wright pour quitter le sol fut Le biplan de McCurdy est mis en place vis-à-vis les tribunes, afin que place, mais après examen du moteur, I aéroplane put faire son ascension fa- : l’aviateur décide de remettre à demain NOTES DE L’HOTEL DEVILLE BOURSE ÜE MONTREAL MM.L.G.Beaubien & Cic, courtier*, 104 rue S.-Françcls-Xavier, nous fournissent lo rapport suivant à 12.20 hrs.p.m.ce au vont.Brookins examine longuement sa machine ; le moteur est mis eu mouvement et bientôt le biplan s’élève, oscillant, à peine, et luttant avec succès contre le vent, un vent du nord-ouest très fort.A certains tournants, alors que le vent le prend en flanc, l’appa- sa prochaine sortie.La foule commence à s’écouler ; un grand nombre de personnes manqueront, le plus beau vol de la journée.En effet avec Coffyn comme passager Brookins exécute un magnifique vol à deux qid ne dure pas moins de 15 minutes ; c’est un record canadien, le reil fend l’air avec une vitesse d’au I deuxième de la journée moins 75 milles à l’heure.Il est près de neuf heures et les spec- Cette envolée est vraiment sensation-j tateurs quittent le terrain enchantés nolle ; la foule éclate en applaudisse- j du beau programme auquel ils ont as-ments.Après avoir fait deux tours de : sisté mais quoique peu embêtés d’avoir piste, l’aviateur atterrit doucement ; ' été retenus jusqu'à une heure aussi tar-il était monté à une hauteur d’envi- 'dive.mn 1000 pieds et était resté !) min.Bah! ce sont les hasards do la guer-51 1-5 secondes en l’air.re, et il faut faire contre fortune bon La deuxième n’eut lieu qu’à 6.45 cenur.heures, soit une heure et un quart | Voici le sommaire de la journée: après celui de Brookins.1ère envolée.— Brookins, biplan Le vent étant alors considérablement , Wright, durée du vol.!) m.54 2-5.2me envolée.—J nhnstone.biplan tombé on annonça que Ralph John stone allait faire un vol d’endurance.Wright, I tours de piste on 11 m.10.L appareil est placé sur lo rail.A 7 1 Jie envolée.- Brookins, biplan Wright, heures il s’élève, piquant d’abord sur monte à 1000 pieds, les câbles servant au ballon de Brin- 4e envolée—Lachapelle, biplan Wright ce mais les évitant grâce à une courbe i Wright, reste II m.3-5 en l’air, savante, i! oblique ensuite vers la droi 5e envolée.—Johnstone reste 43 ni.La souscription au monument Dollard dépasse $ 4.000 Tous les jours l’oeuvre reçoit de nouveaux encourage- ments.- Funéraille de M.Martin Vallière S.-Placide, 20 juin.Les funérailles de M.Martin Yallières, père de M.8.I).V allières, vice-président de la "Publicité ont eu lieu ici ce matin et, elles ont été très imposantes.Le révérend M.Parizeau, curé de S.-Placide.a fait la levée du corps à la rési-|tater à son retour du congrès d Ottawa dence du défunt.Enfin, le quatre mille piastres désiré pour la Un de la semaine est dépassé dans la souscription au Monument Dollard.Lo total, à dix heures ce matin, se chiffrait en effet à $4,050.50.Le “News”, de Toronto, parlant, du mouvement lancé à Montréal pour donner une reconnaissance publique à l'acte héroïque de mai 1660, dit, on page de rédaction, la superbe bienvenue accordée à M.Emile Vaillancourt, à Toronto, lors de son passage dans cotte ville où il était allé inviter les Ontariens à souscrire à l‘oeuvre commune des provinces canadiennes.On sait que sir Byron Walker, président de la “Canadian Bank of Commerce”, de Toronto, a ouvert la souscription de cette partie ( ¦ pays avec un chèque de $50.Le secrétaire de l'A.C.J.(!., (casier 21 S3, Montréal), a été heureux de c.on-s Les officiers do la Ligue du Sacré Cœur, drapeau en tête, précédaient le que son collègue avait fait enregistrer des souscriptions au montant de $72.00 dans le “DEVOIR” de lundi.Voici les corbillard et une foule considérable a ! aut,res contributions reçues jusqu’à hier pris part à la cérémonie funèbre.Les !g0iT; Mgr J.-O.Routhier, administra-porteurs étaient MM.7.Raymond.qiCUr q,, diocèse d’Ottawa, par M.F.s-Alph.Dubreuil, J.B.I.avigne, Mph.! ,lras Thérien, président du Cercle Dn-Bertrand, Joseph Pu ré et Sylvestre lmmc|.$50.00; Elèves du Mont So-Ma- Parent.Le deuil était conduit par MM.S.D.Vallières et A.1.Yallières.fils du défunt, et un grand nombre d’autres parents.Le service funèbre fut célébré par le révérend père Vallières.petit-fils du rie, 326 rue Guy, par la Rde Mère Se Pémétrie, supérieure: $20.00; Hussards Canadiens Français de l'Escadron de Vaudreuil, par M.Gustave "over, major: $6.35; M.Gustave Boyer, député; ‘ ' R.Lamarche, La ' , V il V T i • $5.00; M.le curé A.R.Lamarche, La défunt ; M.le notaire Rnvmond dm T .,, , , , ., n,- „ i i i , , ' • nrairie: $5.00; M.A.Letondal, 31 ( gea le chœur de chant qui rendit J ' , , i> t 1 • Mackav: $5.00; M.Amédée Denault et d une façon tout a fait unpressiounan- ., “Président de l’Association Catholique, de la Jeunesse Canadienne-Française, Montréal.“Mon cliov monsieur, “Quoique très minime, j'ai le plaisir de vous faire une offrande do cinq dollars pour aider à la construction d’un monument à celui qui a laissé dans l'histoire de notre pays un nom à jamais immortel, de voudrais faire plus, mais chaque nouveau courrier m’apporte dos demandes de souscriptions et pour répondre à chacune, je suis, bien malgré moi, obligé de donner suivant mes faibles ressources.“de vous souhaite succès et nul doute que la toute patriotique initiative de votre association trouvera chez tous les coeurs canaliems-ftançais une réponse favorable.Vous et vos dévoués lieutenant de LA.(\ J.C.poursuivez une oeuvre dont la nation tout entière vous sera reconnaissante.“Je joins à non obole personnelle un obole de six dollars et 33 contins souscrits, cette fois, par les jeunes Canadiens-Français qui sont inscrits dans les cadres de l’escadron de cavalerie de Vaudreuil.Votre circulaire m’est arrivée durant le camp do Farnham, et on ayant fait la lecture devant mon sergent d’ordonnance, celui-ci partit aussitôt et passa le chapeau parmi ses camarades.Le montant n’est pas ici encore très élevé, mais la solde, déjà très ^uaigre, ne permet pas de largesses.Je vous demanderais de vouloir bien inr cri ce ce dernier montant au nom des donateurs même: Les Hussards Canadiens-Français de l’Escadron de Vaudreuil.“Je vous souhaite, encore une fois, te la messe funèbre de P^reauR011™"' sa'famille,' Québec : $2.00; M.J.-A.Lan- plein succès, et suis heureux de me De très nombreuses offrandes ,1c ronce, La Présentation: $2.00: Dr B.j souscrire un des admirateurs de votre te pour faire le tour des pylônes.Pendant que Johnstone fnisait son deuxième tour la machine du comte de Lesseps a été amenée vis-à-vis des tribunes et quelques minutes plus tard le Blériot filant à toute vitesse contre lo vent se lance à la poursuite du biplan Wright.Celui-ci, cependant, s’est écarté du circuit et le petit oiseau blanc dépasse le biplan, nuis après avoir piqué vers le nord fait le tour du dernier pylône et.vient atterrir devant les tribunes.Johnstone, pendant ce temps continue à décrire des cercles autour de la piste et commence son troisième tour.En ce moment.Brookins, infatigable se remet en selle et la foule ap plaudit au spectacle des deux biplans Wright qui évoluent nu gré de leurs pilotes, sans la moindre résistance.Le Baddeek de MeCurdy tente alors de s’élever mais il retombe lourdement sur le sot, sans toutefois en ressentir la moindre avarie.Il est ramené à son point de départ pendant (pie Johnstone et Brookins continuent d’évoluer, à la grande admiration de la foule.Le recordman de la hauteur s’élève alors de plus on plus, progressivement, et, à 2,000 pieds d’altitude, il passe au-dessus de l’oiseau mécanique de J ohnstone.Il monte toujours piquant dans le vent puis contourne le pylône situé à la partie ouest du champ, et filant vers le nord décrit dos orbes, qui arrachent des cris d’admiration aux spectateurs, témoins de cette prouesse.Quelques minutes plus tard, l’appareil enrégistreur indique qu’il est rendu à 3,000 pieds et cependant une légère ca-brure de Pavant indique que Brookins monte encore.Un court délai et cetle fois il est à 4000 pieds.A ce moment, on voit l’appareil tourner sur place, décrire un immense hémicycle, puis piquer vers le sol dans une descente vertigineuse.On se précipite, l’appareil a déjà touché le sol et Brookins souriant, descend de son siège et serre les mains qui se tendent vers lui, Johnstone poursuit toujours son vol de durée.La foule qui avait oublié cet aviateur, dans la contemplation de la descente de Brookins, éclate alors en applaudissements.Il y a déjà 38 minutes que Johnstone vole.Il continue, contourne une dernière fois les pylônes, puis vient enfin atterrir on face de l’estrade principale, après être resté dans l’air pendant près dp trois-quarts d’heure.Les courses ayant commencé tard, les délais sont fort courts entre chacune d’elles.INSPECTION DES LIVRES.M.Rcbb est à faire l’examen des livres de caisse de chacune des municipalités récemment ar.nexéis.Cela représente beaucoup de travail, dit M.Robb, car lu tenue des livres a été faite (l’une manière déplorable, (t ce n’est guère un amusement de démêler ce chiffrage incohérent.AUX PROPRIETAIRES DE RESERVOIRS.L’avis donné aux propriétaires d’avoir à faire examiner leurs réservoirs sera publié aujourd'hui dans les journaux.M.Chaussé a, en outre, envoyé un avis spécial, porté jiur un messager, à chacun des projiriétaires d’édifices où sont placés ces réservoirs.Toutes ces lettres sent arrivées à bon port, tel que l’attestent les reçus signés que les messagers ont rapportés.LES RUES OBSTRUEES.C'est l’affaire de la ville et non la nôtre, disent les commissaires du havre, de déblayer les rues qui sont obstruées par les constructions et les améliorations que l’on fait présentement mix abords du port.Lei piétons peuvent d’ailleurs y passer, mais les voitures, point.Deux ou trois de ces rues seulement, ne sont pas obstruées.STOCKS Vend Ach.STOCKS Vend Ach 05 en Pair.6e envolée.’ De Lesseps, monoplan Blériot, fait deux tour de piste ; pas do temps pris, l’aviateur étant passé en dedans des pylônes.7e envolée.- Brookins, biplan Wright, avec Coffin comme passager, reste 15 m.2 1-2 en l’air.J.e comte de Lesseps espère recevoir aujourd'hui sa seconde machine le Blériot avec lequel il fit dernièrement sa magnifique traversée de la Manche.M.de Lesseps compte bien faire mieux, avec sa machine favorite, que les autres aviateurs n’ont fait jusqu’ici.Kn effet, le courageux aviateur français nous disait hier qu’avec cet appareil, il pouvait faire île beaucoup phis longues et plus hautes envolées Mlle pourra aussi faire beaucoup plus de vitesse (pie celle que nous voyons en ce moment au terrain d’aviation.Cette machine possède en outre l’immense avantage de pouvoir lutter avec relativement assez de facilité contre un vent même très fort.Lorsque je fis la traversée de la Manche, disait M.de Lesseps, le vent était de beaucoup plus fort qu’aujour-d’hui et cependant je n’en ai pas été incommodé outre mesure.Si j’avais avec moi, ce Blériot qui m’a servi à voler de France en Angleterre, je n’hésiterais pas un seul instant à tenter une envolée, même contre un vent aussi puissant que celui de cet après-midi.On peut donc s’attendre à voir AI.de Lesseps accomplir des prouesses remarquables, dès que ce monoplan sera arrivé au terrain d’aviation.Voici le programme de cet après-midi : 1 Grand prix de ’’envolée avec le plus grand nombre de passagers.2— Grand tournoi militaire.3- Ascension en ballon par le professeur Hutchison.I Prix pour l’envolée avec un passager.5 Prix pour l’envolée avec deux passagers.6— Prix pour la plus grande vitesse sur cinq jours.7— Grand prix de cross-country.Comme nous le disions, hier, les épreuves les plus intéressantes du programme seront disputées entre 5 et et 8 heures, de sorte que les personnes que leurs affaires retiennent en ville jusque vers t heures auront encore amplement lo temps de se rendre au terrain d’aviation pour assister aux plus beaux exploits.Ça et Là] UNE PLAINTE DE M.LARIVIERE.L’ex-échevin Emery Larivière a déposé Une plainte contre Aï.Beauchesne, pour voies de fait.L’enquête a été fixé au 6 juillet.KOURI EN LIBERTE.Camille Kouri, dont le cautionnement avait été refusé hier, par le juge Lauc-tôt a été mis en liberté en vertu d’un href d’habeas corpus émis par le juge Cross.Kouri dit qu’il n’avait pas compris ia question du juge, quand celui-ci a demandé si les avocats Greenshield et Laffamme le représentaient.Do son côté le juge Lanctôt avoue qu’il s’était trompé lorsqu’il avait confondu Camille Kouri avec Joseph Kouri impliqué dans la même cause.VOIES DE FAIT.Bertoui Sorivinski, a été arrêté sur plainte de sa femme, pour voies de fait, au moment où lui-même il se rendait au poste de police pour faire arrêter un de ses amis, qu‘i| accusait de vouloir enlever son épouse.Sorivinski était en possession d’un révolver belge de gros calibre.-&- La voie du port M Cowie, ingénieur de la commission du port, parlant nu jourd ’hui de la voie en construction entre la rue Notre-Dame et le fleuve dans l'est de la ville disait: —Cette voie, contre laquelle on a tant crié, a été entreprise dans le but de faciliter le, transport du fret et d’éviter l’encombrement.Plusieurs rues sont fermées en ce moment, mais un pont a été ménagé sous la voie rue De-siry, ce qui permettra au trafic de s’effectuer sans aucun dérangement.L’installation n’eft que provisoire et un pont en pierre très solide sera construit !e plus tôt possible.Quint aux autres rues, leur pente est trop raide et aucun trafic no s’y fait; il n’y a donc aucune nécessité de les maintenir ouvertes et la construction d’un pont sur ccs rues ne s’impose pas.—- Courrier d’Ottawa Am.Aa’to» 21J 20 Laur.Ppr.¦ 145$ ' 189 ‘ pfd.Bell Téï.Co 81 82 “ pfd 8rt 143 140 Mack.Cm B.C.Pk.As 7tt 72 *' pfd Mex.L.&J*.7HJ " pfd.7 4 “ u.pfd B.I.ake As.¦‘•hi' "m 7111 '• pl'd.B.Co P.N .en oq m.&s.-i*.mt m “ pfd.•.••• bii}' “ pfd.Can.Car.04 m.l.h.&p.mi Mt.Cotton “ pfd.Mt.L.& M iitii* Can.Cem.¦ 2ii‘ •ii Mt.St.Ry.241* “ pfd.84 K’IJ 37 Mt.St’l.Wk Ca.Conver 40 " pfd Mt.T’gh.C m" Can.C.Rub 94J “ pfd.Can.G.Kl.i i 4 Nipissing W Nor.Ohio.37 Can.Pac.iyo" iHtij North Star1 “ pfd.N.8.S.&C1.802 soi Crown Kes 3 02 3.00 “ pfd .Dét.Kl Ky.b3 52 i Ogil.M.Co.130 •’ pfd.128 Ott.L.ft P.D0 i*»;'' 108* Dom C.Co.“ pfd.D.I.& S.Co “ pfd.i ii «2* fl2| Ttn.Mfg.C.82 75 10» Pen's Ltd .58 Dom.Park.“ pfd.90 • •%••* Dom.T C."ok“ 1172 jPorto Rico 48} 4Ki “ pfd.io;i* Québec Ry 384 384 D.S.S.& A.R.&O.N.C.822 82 f 04 g “ pfd.RioJan.b Dul.Sup."ôij ”078 ' Sao Paulo 143 H.Klec.Ry 123 121 ,Sh.W.& P.100 Ha v.Rlec.S.-Joliu Ry pfd.Toledo Ry.’lifij’ 111.Trac.pd 901 892 Tor.Ry.117J In.C.Com.55 , j Tri .City pf iôôi “ pfd.(Twin City.1091 Int.C.& C.’ 70 .W.India L.of Wd.C.1281 125 j 128 iWinn.Ry Wind IGM “ pfd.VENTE, S DR IT AVANT-MIDI Quebec Uy.— ¦HfiO à 69: 200 à UK 3-4; 100 ft 38 5-8; 3 a ; 89; 100 a 38 1-2 1 Pacific.- -75 à 190 1-2: 100 a 190.Toront o Ry.—2 à 1 18.Illinois Pr.- 25 ù 90.Duluth Sup.- -35 à 67 3-8; 5 à 67 1 L-2.Power.— 1 à 132; 3 à 132 1-2.Street U y.—ÎJ5 à 2 11.Porto Rico.—50 à 18 M: 60 à 18 1-2.Ilich.«.V Ont.—10 à 82 1-1; 1 ù 83.Detroit.—5 « r, 1.Telephone.—15 à Mît.Mackuv Coin.—10 à 8.Soo Com.—25 à KM 1-2; 100 à KH 8-4; 125 à KM 1-2.Twin City.—100 à 109 1-R.Rio —25 à 91 ; 25 à 94 1-4; 25 A 9*1 1-2.Cement l’fri.—2 1-2 a 88; 4 à 84; 100 ù 88 8-1.Textile Com.—75 à 07 3-4.Scotia.—25 à HO.Ogilvie.—10 à 130.Iron Pfd.—75 A.103.Steel Corp—25 à 02 3-4; 50 à 03; 25 à, 02 3-4 ; 50 à 02 1 -2.Asbestos Pr.—7 à 8 1.Black I h!
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