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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 7 juillet 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1910-07-07, Collections de BAnQ.

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PREMIERE ANNEE—No.152 MONTREAL, JEUDI, 7 JUILLET, 1910 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : Canada et Btato-Unle $3.00 Union Postale .$6.00 Edition Hebdomadaire : Canada .Btata-Vnir et Union Postale • • # • • e ».» 9.9.0 • • $1.00 $1.60 LE DEVOIR UN SOU LE NUMERO Rt e.'lion et Administration : RUE SAINT-JACQUES ( MONTREAL.TEL'I 'HONE ¦ REACTION : Main 7460.ADMINISTRATION: Main7461 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! LA LIGUE DES CITOVENS SON ACTION A VENIR BILLET DU SOIR.Jusqu'ici, la Ligue s’est surtout préoccupée d’action électorale.La raison en est manifeste: il fallait d’abord assurer 1 élection de mandataires du peuple capables d’exécuter les réformes à accomplir.J’ai indiqué hier les causes qui.à mon avis, ont empêché la.Ligue de réussir sur ce terrain, dans la dernière lutte.Je n y reviendrai pas aujourd’hui.Mais ce qui importe plus encore que de faire nommer ou défaire X ou Z, c’est de formuler un programme bien défini de réformes et de progrès, de le faire exécuter à l’hôtel de ville, et au besoin de le faire autoriser ou sanctionner par la législature provinciale—tant que subsistera le régime grotesque qui prive Montréal d’une autonomie dont jouit le plus humble village de campagne.Et pour atteindre ce résultat, la Ligue doit, d abord formuler au grand jour un programme à la fois conservateur et progressif, dans l’ordre moral et l’ordre matériel.Puis elle doit faire connaître ce programme au peuple, le vulgariser par la parole et par la plume et lui assurer l’appui de l’opinion publique à tel point que le peuple 1 impose à ses mandataires et retire sa confiance à ceux d entre eux qui auront failli à leur tâche.A sa dernière session, la législature a statué sur trois groupes importants de mesures qui affectaient la constitution et les intérêts vitaux de Montréal : les pouvoirs du bureau de contrôle, les annexions et la triple comédie des tramways souterrains.Le comité des citoyens s’est occupé du premier de ces intérêts— les pouvoirs du bureau de'contrôle—après que les commissaires fussent venus représenter à la législature que le projet de loi préparé par 1 ; comité était insuffisant.Sur les deux autres points—les annexions et les tramways souterrains,—l’action de la Ligue a été apparemment nulle.Les conditions des annexions, les plus grotesques comme les plus odieuses-—la danse des millions, l’adoption ou 1 expropriation forcée de tous les fonctionnaires de la banlieue, les immunités garanties aux bestiaux, aux porcs, et aux tas de fumier de la Longue-Pointe ou de Notre-Dame-de-Grâces—se sont tripatouillées—qu’on me pardonne le mot—pendant un mois, dans le salon rouge du Frontenac, entre deux bouteilles de champagne ou deux verres de scotch.Pourquoi la Ligue n'a-t-elle pas élevé la voix pour mettre fin à ces trafics honteux?Et dans la question des tramways souterrains, pourquoi le comité de la Ligue n’a-t-il pas soutenu l’attitude prise dès le début par ]& Herald et le Devoir, deux des journaux qui l’avaient appuyée avec le plus de désintéressement?: tais ce sont là erreurs du passé, très explicables peut-être.El c’est de l’avenir que je veux parler aujourd’hui.Si la Ligue veut regagner dans l’opinion le terrain perdu—moindre que l’on pense—et surtout acquérir des forces vitales et fécondes, qu’elle formule le plus tôt possible son programme et qu'elle ne craigne pas, sous prétexte d’éviter la discussion et la critique de ses actes, de le faire ample et hardi.Service des tramways, éclairage des rues, tarif des services publics, enfouissement des câbles électriques—menace perpétuelle de mort et de destruction—amélioration des rues et des parcs, construction des grands boulevards du Montréal de demain, assainissement des quartiers pauvres et construction d’habitations modèles pour les ouvriers, sécurité des édifices publics et des fabriques, application de la loi des licences, réduction du nombre des buvettes, surveillance des théâtres au double point de vue de la morale et de la sécurité physique—voilà autant de problèmes dont la solution affectera certainement, à des degrés divers, le progrès, la beauté, la richesse de la cité, la santé morale et physique de ses habitants.11 appartient à la Ligue de les étudier tous et de formuler hardi ment et nettement sa pensée sur les méthodes à prendre pour les ré soudre dans l’intérêt public.Et si l’on réplique que c’est trop demander aux membres d’un seul comité, et que la Ligue tout entière ne peut délibérer avec fruit, dès l’abord, sur toutes ees matières, nous admettons la justesse de cette objection.Et pour la résoudre, nous suggérons à la Ligue de constituer des comités spéciaux qui étudieront à fond chacune de ces questions.Ces comités feront rapport à la Ligue, laquelle statuera définitivement sur la matière et la lancera devant le publie, dans des brochures succinctes, des tracts, qu’elle répandra à profusion.Le Devoir offre dès aujourd’hui à la Ligue toute, la réclame gratuite qu’elle pourra désirer.Je ne promets pas que nous accepterons les yeux fermés toutes ses théories et tous ses projets.Elle ne doit pas désirer une adhésion aveugle et stupide.Mais elle peut être certaine que le Devoir accueillera avec respect et.sympathie toute idée saine et pratique qu’elle lancera dans le public" et que les opinions que.notre humble feuille exprimera seront dictées par 1 souci du bien général.A ces conditions, la Ligue deviendra de plus en plus utile, elle prendra une place de plus en plus grande dans l’opinion publique et elle évitera la fin qui l’attend inévitablement, si elle ne sort pas de l’ornière: la mort, et ce serait malheureux; ou sa dégénérescence en un simple comité électoral ou pis encore, en un tribunal d'inquisition secrète et irrégulière.Ceci n’arrivera pas avec les membres-actuels.Mais les meilleurs d’entre eux sortiront dégoûtés, et ceux qui les remplaceront se serviront pour détruire ou souiller leur oeuvre des armes que leurs prédécesseurs leur auront laissées.HENRI BOURASSA.LA BETISE HUMAINE Au restaurant.Un gros monsieur chauve s’éponge le crâne et dit bêtement à son voisin : — Moi, voyez-vous, je ne comprends pas qu’un type de bonne famille comme le comte Jacques de Lesscps s’évertue à faire de l’aviation.('a n’est pas convenable.—Comment ça?—Comment ça?Mais voilà un individu qui se balade en l’air comme un acrobate sur un fil de fer; il fait un triste métier; il devrait bien laisser ça aux bateleurs de cirque.—Mais, ça n’est pas la même chose: un acrobate sur un fil de fer ne cherche la decouverte d’aucun nouveau principe; il se tient en équilibre, c’est tout; il ne mole aucune des lois etc la nature, tandis que.—Les lois de la nature, qu’est-ce que c’est que ça, d’abord?Je ne connais pas ça, moi! —Ca se voit bien.Donc, je di sais que l’aviateur cherche à faire' voler dans l’air le plus lourd que l’air, et met au défi les lois de la pesanteur.—Je n’admets pas ça, moi.Il faut que tous les deux se ressemblent, pour faire un tel métier, l’aviateur et l’acrobate.—Comprenez donc, monsieur qu’un excellent acrobate ne fera jamais un bon aviateur, pas plus que celui-ci ne pourrait faire un excellent acrobate.—Peut-être.Mais je ne vous comprends pas quand vous me dites que de Lesscps.un garçon de bonne famille, a du mérite à voler pardessus les toits et la campagne de Vile de Montréal.—Alors, je m’explique mal, mais ça me parait simple: votre acrobate n’a pas besoin 'd’intelligence, c-l l'otre aviateur, lui, est si intelligent qu’il applique une grande dé-couvcrte et cherche à la rendre plus pratique.—Tout ça, c’est des phrases! Sur ce.le monsieur chauve et ventripotent paie sa note et file à son élude.Il est sorti debout.Dire que des gens comme ça ne marchent pas à quatre pâlies! PATRICE GRANDVHiLE.La Presse Jaune UN SOUVENIR.points d’interrogation £!• | • , Comment au surplus, — à moins frillinleS POintS 'lu’il n’ait avec lui 1111 représentant cie * * In “ Presse se fera-t-il entendre des milliers d’individus de toutes ra-' | ces et de toutes langues importés au 1 pays grâce à sa politique d’immigra-M.Laurier est parti à midi, aujour-j ^ et qui comprennent ran!?Iai8 et d’hui pour l’Ouest.In ministre M.lc françnis comme un Zoulou peut Graham, deux politiciens, MM.Mac- oomprendre Rarine , donald et Pardee, et toute une tribu Comment p8rsuadera.t.;, à w CC8 de journalistes raccompagnent.; gens quqi nons fallt à tout prix dé- Oepuis quinze ans, pratiquement, M ! penaer chaque anm-.e UI1 dixième de ¦Laurier, n’a pas fait de tournee poli- notre argent - con8truir() dag nnvire8 tique dans le Nouveau-Canada.I^s ^ guorre inutiles ot à entretenil.unp gens de l’ouest auront, néanmoins j djzaine ^ mi„i0rsde goldats cette fois-ci, l’occasion de le voir, et aussj m'.cessail.es de l’entendre discourir, puisque marine-là.?voyage va durer près de deux mois., M Laurier peut 6tre ,ort 6] nt Qu’est-ce que M.Laurier dira bien ^ nous doulons quq, réllssissfi à à ces populations, au cours de ceO°| berner tous ces gens-là,— s’il ie com- campagne politique ?j prennent tous,—et nous doutons nus- Se tiendra-t-il dans les généralités si qu.ü puisse ]cs convnincre que tout éloquentes mais si vagues où il sejt,an8 son admillistration, est honnête eomplait d’habitude, ne révélant de]pt vaut qu’on le laisse diriger plus sa pensée que juste ce qu’il faut pour i longtemps les affaires du pays, qu’on ne le comprenne point bien '! \ malheur que M.tout au pays que cette R.Abordera.t-il le sujet, si brûlant et si actuel, des écoles libres et de seignement religieux dans l’Ouest ?Et, dans l’affirmative, comment ex- L.Borden ne raccompagne point ! Du nvmie coup, les bonnes gens de l’Ouest pour-en" raient voir sur les mêmes tréteaux les ?i deux hommes politiques nui se sont querellés à qui conduirait le plus tôt ___ i i le pays dans les eaux fatales du mili- pliquera-t-il aux catholiques de ces Te‘ ^arjsme 1 ’ .«1-vo /-I «-xti r 1il fit ri O gions l’abandon qu’il fit de leurs droits indiscutables en 1897 et euple des choses sérieuses, elle fausse chez lui le sens des proportions, elle concentre toute son attention sur des bagatelles et si vous n'y mettez ordre, elle le rendra bientôt inapte à concevoir et à défendre les grands intérêts publics.Vienne une période de crise, vous es saierez de remuer les foules, elles ne répondront pas à votre appel.Elles seront devenues inertes et vous vous demanderez, sans le deviner peut-être, le pourquoi de cette inertie.Ce sera le fait de la presse jaune qn* aura étouffé, par ses clameurs, la voix des véritables intérêts nationaux, qui aura tellement concentré sur 1rs meurtres, sur les suicides, sur les faits divers dén-J’surément grossis, l'attention de la foule que celle-ci ne pourra plus s'en déprendre, même pour considérer les choses qui tiennent au cœur et à l’Ame de la race.Six mois p-,us tard, se posait, devant' le parlement fédéral, la question la plus grave peut-être qui sé fût débattue chez nous depuis la Confédération.11 s’agissait de fixer, pour les années à venir, les conditions morales où se développeront les centaines de mille, les millions d’hommes bientôt, qui vont peupler les provinces de l’Ouest.Nous avions là des droits précis, garantis par des textes clairs et par toute l’histoire de notre pays.L’opinion cependant ne s’émut guère dans notre province.Pourquoi?Parce qu’à côté de la presse de parti qui mentait pour sauver ses maîtres, sc trouvait une prétendue presse d’information qui rendait aux lâcheurs le honteux service d’étouffer, sous une avalanche de sang et de bouc, la parole des quelques hommes qui luttaient Ottawa pour le respect des traités et l’avenir de notre race.Je n’oublierai jamais que, au moment le plus pathél iipie, le plus douloureux du débat, l(i “Presse” étalait, sur les sept colonnes de sa première page, le hideux récit de l’affaire Scln-ter, tandis qu’elle cachait, dans un bout de colonne de l’une de ses pages intérieures, un compte rendu étriqué du grand débat parlementaire où, la veille, s’était débattu l’avenir de notre race.La prophétie de M.Siegfried s’était réalisée et plus tôt que nous n’eussions peut-être osé, l’un et l’autre, l’imaginer.Tl est peu de gens parmi ceux qui gardent encore leur bon sens et quelque sens des convenances, qui n’éprouvent un mouvement de dégoût devant la honteuse publicité qu’on a faite, toutes ces semaines-ci, au combat Johnson-Jeff ries.Mais, songeons-nous assez à l’effet lointain, permanent et réellement effroyable que produit, dans les couches les plus profondes de la nation, cette publicité insensée ?L’esprit des jeunes générations en est faussé, de même que leur sens de l’honneur et des proportions.A l’heure actuelle, s’il en faut juger par le critérium dont semble user la presse .aune, le véritable moyen de parvenir à la gloire, à la grande renommée, c’est de démantibuler savamment, et pour de l’argent, la mâchoire de son voisin.On y gagne plus de notoriété encore qu’à tuer un enfant ou à étrangler une vieille femme.Comparez la réclame faite à l’as-sommade de Reno, l’un des spectacles les plus dégoûtants, semble-t-il, que nous aient encore donnés les professionnels de In boxe, au modeste compte-rendu des faits et gestes d’une association comme celle de la Jeunesse Catholique, ou d’un congrès tel que ce lui des Canadiens-Français de l’Ontario, — et dites-nous quelles pensées peut faire surgir dans le coeur, dans le cerveau des lecteurs, une pareille disproportion.Dites-nous si vous connaissez une plus lamentable, «inc plus démoralisante leçon de choses.OBIER HEROUX.Sur le pont d’Avignon.La “ Patrie ” d’avant-hier intitule un de ses articles ” Les lamentations de Jérémie Comme M.Décarie va être furieux ! M.I Iric Barthe a été fort surpris de constater l’autre matin qu’il lui était venu une idée.Lue des principales “ attractions ” de Montréal est sans contredit le costume de notre flamboyant shérif.Iæs compagnies de chemin de fer ne sont pas ce qu’un vain peuple pense ” dit le sénateur austère.Cela va sans dire, niais ce qui va bien sans dire «’a encore mieux en le disant ainsi que le déclarait l’évêque d’Autun.CE QU’ILS EN PENSENT M.d’Hellcncourt, du Soleil ” s’est endormi l’autre jour en lisant un de ses articles.Dépêche de Jeffries à l’échevin X : Je suis bat tu comme toi, mon vieux poteau ! ” Sir Wilfrid Laurier pariant aujourd’hui pour l’ouest Canadien, il est raisonnable d’espérer que la moisson y sera abondante.Jeffries a retiré de sa joute une somme presque aussi considérable que s’il avait obtenu un contrat pour la construction d’une partie du Transcontinental.Les tramways en ballade M.J.O.Mousseau s’est fait venir de Grèce quelques cailloux du Pirée, car il se propose d’imiter Demosthenes.T n des frères «le Rodolphe : “ Rien ne manquait à sa gloire, il manquait à la nôtre ”, Rome, Tunique objet de mon ressentiment ! ” (M.Corneille-Langlois):.” Bande ’ , de l’anglais “band ”, est un des plus choquants anglicismes que nous ayons adopté ”, est-il dit dans la “Chasse aux fautes” de la “Près se ” d’hier.Mais nous protestons avec la plus grande énergie : Si la “ Presse ” a adopté ’’ ce mot, nous en avons en bien garde ! Cet anglicisme est certes l’un de: plus affreux, mais nous ne croyons pas qu’un anglicisme puisse être “ choquant Que le chasseur de fautes si; surveille, ou bien notre garde-champêtre dressera procès-verbal de chacune de ses contraventions ! Nous relevons, chez un confrère, cette appréciation de la bataille Johnson Jeffries : “ Le révérend A.Jeffries Mon fils a été défait.Que la volonté de Dieu soit faite.” I,e saint homme Job.sur son fu mier, n’a pas trouvé autre chose.Nos trois Solons, MM.Gouin.Tas chereau et Lanctôt, sont de retour d’une excursion d«> pi'che à la rivière Moisie.Ils auraient sans doute pu choisir une rivière d’un nom moins compro mettant.M.Gouin a pêché deux anguilles et M.Taschereau un esturgeon.Quant à M.Lanctôt, il s’est borné à appâter les hamei.ons de ses deux amis.La presse ministérielle nous la baille belle, quand elle parle de l’unanimité de la presse anglaise, quant à la marine do guerre.“Tout Ontario veut une marine’’, s’exclame-t-elle souvent.C’est faux et mensonger.Le “Weekly Sun ” Ta d«>jà prouvé.Quant à ceux qui disent : “ L’at- titude do M.R.To Borden est la moil, leure, dans cotte affaire de la marine ”, il font encore preuve d’ignorance, sinon de mauvaise foi.Voici ce qu’en dit récemment le “ Weekly Sun ”, de Toronto.Forgone attitré des agriculteurs d’Ontario : “ Dans un do scs derniers discours “ pendant sa récente tournée d’Onta-“ rio, M.Borden a dit que, dans tou-“ te guerre navale à venir, la marine “ impériale serait composée de «leux sections : les vaisseaux battant “ pavillon britannique et prêts à rd i::i ‘‘Laurenthî’’, a fait une chute hier soir du pont où i! était sur une Ve.rgj amarrée à côté du paquebot.Il e t tombé d’une hauteur (’e 30 nieds et quand on le releva i! était sans cnnaaissance.11 fut transporté à l’hôpital Notre-Dnme où, après si- l’accident, aurait eu des conséquences beaucoup plus graves.-f- Nouveau diocèse à Régina I n câblogramme reçu à l’archevêché de S.Boniface et venant de Rome, annonce que le S.-Siège vient d’ap-prouver la demande des évêques de cette province ecclésiastique, concer-nnnt la création d'un nouveau diocèse a Régina et la fondation d’un vicariat apostolique à Kcewatin.Il est enton du que cette importante question a été longuement discutée à l’audience privée que le Saint-Père a accordée à Monsei.gneur Langevin lors de sa récente vi site à Rome.Elections à Dorval On a choisi trois candidats pour les deux sièges du conseil municipal de Dorval, rendus vacants par l’expiration du terme des conseillers l.egault et Lefebvre.M.l.egault ne se représente plus.Ix>s condidats sont A?Al.R.B.Décary, ancien conseiller.Joseph Leroux agent du G.1.R.et Lefebvre.I.élection aura lieu samedi.Alliance Nationale AVIS La Société * cupe maintenant ses bureaux au \o 57, Ave Yiger et à 1 ?avenir toute correspondance devra être adressée à cette nouvelle adresse.Examens du Barreau Courrier de Québec Quebec, 7.—La correcticn des exa-mr-is écrits des candidats â la pratique du Droit s’est terminée hier.Quarante-trois candidats sur quarante-huit ont subi l’épreuve avec succès et ont été appelés â l’examen oral ce matin.Le.heureux candidats à l’écrit sort: MM.Jos.Forget.A.Grenier, M.Du gas, E.Gadbois, M.Tetreault P.E.Gagnon, Frank Maguire, Chubby Power, Lucien Cannon, J.A.Cambrav,' W.Shaughnessy, Isidore Goolstcne.Ca mile t - Mer.P.E.Bernier.Paul ’'Girin.George Belanger, Honoré Grenier D.-; ‘ i 1.any, I*.h.i asgram, J.\.langer, .los.Marier, Alex.St t'ierre C.Bergeron, Frs.Lajoie, Art.Langlois, J.Tulk, C.G.Howard, O.B.McCallum, A.G.Cameron, B.Boissonnault, Panet Raymond, J.De Lorimier, Geo.V, Cou sens, J.O.Jamieson, C.R.Ducharme.A.L.P.Bayard, J.Gofï Penny, N.Alexander, Percy Martin, Alex.Dar-veau, Henri B-mier, A.H.Chabot B.Rose.Sur 16 candidats qui se sont présentés pour l’admission à l’étude, et qui ont tenté l’examen de sciences, là ont bloqué.' ASSAUT.Québec est visité de ce temps-ci pur las apaches et ce sont surtout les é-trnngers qui en souffrent.Un médecin chinois, en visite en cette ville, a été assailli et battu mardi dernier.s Un juif, marchand an Sault Alontmo-roncy, a aussi fut l ht rencontre des u-futchc; qi.t.l’ont roué do coups, mais n’ont pas eu le temps de lui enlever son argent, ht victime ayant été secourue par des passants.M.MONK A BEAUPORT, On annonce que M.F.D.Monk, èl.P.M.Armand La vergue, M.P.P.et d’autres orateurs adresseront la parole à Beauport, dimanche prochain, le I" juillet MORT D’UN AVOCAT Un avocat bien connu, de'cette ville, M.l’hi.tiipo Grenier, est décédé hier mutin à rilûtel-Dieu.Les funérailles vendredi prochain, à la Pointe aux-TrembleH, comté de Port neuf.LA COMMISSION DU HAVRE.M.I).Areand, mi des membres de la Commission du Havre de Québec, a donné sa démission comme tel.On dit qu’il serait intéressant de connaître les raisons qui Vont fait agir ainsi.M.George Tanguay le remplace.NAUFRAGE.Hier après-midi est arrivée n Québec la nauvelle d’un naufrage qui aurait eu lieu sur le fleuve S.-Laurent, près de S.-Joachim.La goélette de M.Elzéar S.-Hilaire, avec un chargement de sable, aurait touché un récif et coulé à.fond.On n’a pu sc procurer des nouvelles de l’équipage qui se composait de huit personnes.DE RETOUR DE LA PECHE.Sir I.omer Gouin, l’hon.T, A.Taschereau et M.Charles Lanctôt sont revenus d’une excursion de pêche au saumon sur la rivière Moisie, DEPART DE L’ARCTIC.Le capitaine Bernier partira sur le j vapeur “Arctic” aujourd'hui pour une expédition d’une vingtaine do mois ! dans les mers du nord.Se rendra-t-il au Pôle ?REDUCTION DE TAUX.La Commission des Utilités Publiques a siégé hier et à la demande de M.Théo.Hamel, de Lorette, la Compagnie du Québec et Tac S.-Jean, a été forcée de réduire ses taux et de changer ses horaires.LE PONT DE QUEBEC.Le déblaiement des déb.ts du Pont de Québec n’est pas une mince affaire.Cependant, la compagnie de M.Charles Kojnig est très avancée dans ce travail qui a été commencé au mois do janvier dernier.Quatre mille tonnes de fer ont déjà été retirées et il en reste encore à peu près la moitié.On espère terminer le travail pour l’automne.Le lancement du caisson de 50 pieds de hauteur sur 75 do largeur aura lieu demain matin au pont de Québec; vers 5 heures.Sur la Passerelle ] Petites Nouvelles Canadiennes LA PEINE DU FOUET.Berlin, Ont, 7.— Rupert Karn, d’Hamilton, convaincu d’assaut sur la persone d’une fillette de neuf ans a été condamné à vingt-trois mois d’emprisonnement et à recevoir vingt coups de fouet.TUE PAR UNE LOCOMOTIVE.Brookville, Ont., 7.— Alexandre Meu-zies, de Toronto, ingénieur en charge du convoi No’11, de la compagnie du Grand-Tronc, s’est fait frapper par un autre convoi au moment où il mettait pied à terre dans la cour de cette compagnie.Il a été tué sur le champ.Jl était célibataire et âgé de 27 ans.IL L’A ECHAPPE BELLE.Woodstock, Ont, 7.— William-.T.Taylor a miraculeusement échappé à la mort.11 est t ni lié d’un échafaudage sur un monceau de briques, alors qu’il travaillait à la construction de la nouvelle école de cette ville.U a reçu do graves contusions, mais ne s’est pas mortellement blessé.SAUVETAGE HEROÏQUE.Cornwall, 7.- William-S.Hollister, boucher et sergent quartier-maître au 59 ième régiment, a accompli un sauvetage émouvant hier.Le garçonnet de Al.Charles Jerome est tombé dans le canal et il se serait certainement noyé sans les efforts de M.Hollister qui a réussi à le sauver.Fait à noter, le sauveteur no sn't aucunement nager.11 réussit cependant à s'approcher du bambin et à l’empoigner au moyen d'une gaffe.Al.Moloonoy, maire de cette ville, recommandera sans doute â la “ Royal Humane Society” de décor, ner une médaille à Al.Hollister.Employés des chemins de fer Il ny a rien de nouveau dans les négociations entre '.es personnels des trains et sertiopnaires, et’ les directeurs du Pacifique Canadien.On attend un règlement définitif au commencement de la semaine prochaine.Les négociations sont retardées par des questions de détail.«Quant aux demandes des emplovés du Grand Tronc.M Hays, le président, a déclaré qu'il rencontrern'.t lui-même les délégués des ouvriers dès que le conflit du Pacifique Canadien sera réglé.Il la suivit jusque sur la rue St-Laurent et là, tira sur elle EOHOUEMENT.Le “ Glonollah ”, ]iarti de Kingston ces jours derniors, s’est échoué près de Presqu’île, sur le Hniut-Lauront.La compagnie Calvin a immédiatement envoyé les romorqueurs pour le dégager.Le renflouage sera facile, ussure-t-on.EN CALE SECHE.Le ” Priez Oskar”, do la ligne C'a nada, est arrivé â Québec et a été mis en cale sèche à H.-Joseph de Lévis.Le déchargement de ses cent mille minois de blé a été fait d'une façon merveilleusement rapide par les débardeurs (le Montréal.EDUCATEURS EN VOYAGE, Demain matin, un groupe d’instituteurs du Manitoba quittera la ville sur le ” Virginian '’ pour l’Europe, aux frais du gouvernement de la province prairialo.Ces éducateurs vont étudier en Angleterre, en Frahee et en Allemagne le fonctionnement des écoles.Sur cent soixante, il y a à peine dix hom mes.LE CHENAL LIVINGSTONE.Dans le but d’empêcher l’abaissement du niveau des grands lacs, le gouvernement américain fait construire une digue (le plus d’un mille de longueur, de l’île du Bois Blanc au pied du chenal Livingstone.La rivière Détroit a été élargie ce qui fait croire quo le dégagement des lacs amènera un fort abaissement .de niveau.Le gouvernement d’Ottawa a autorisé .les tra-va ux.DANS LE PORT.“Saba”, 1608, Bryant, Antilles, sucre.Bedford.“Jaccna”, 1951, Grand, Middlesboro, Thomson.“Hibernian”, 2871.Hamilton, Lon-dres, Allan.‘‘Virginian”, 6841, Gambell, Liverpool, Allan.“Laurentic”, 9255, Hayes, Liverpool, White Star-Dominion.“Tortona”, 4952, Gibson, Londres, Thomson.“Manchester Exchange”, 2049, Adamson, Manchester, ligne Manchester.“Lake Champlain”, 4114, Webster, Liverpool, Pac ifique-Canadien.“Athenia”, 5523, McNeill, Glasgow, Donaldson.“Lake Aliekignn”, 5340, Parry, Londres et Anvers, Pacifique Canadien.“ Southwark ”, 3642, Morehouse, Glasgow, Allan.Dernier voyage à Montréal.‘‘Monmouth”, 2659, Davidson, Bristol, générale, Pacifique Canadien.“Cervona”, Jigno Thomson, arrivant do Liverpool cet avant-midi.EN ROUTE POUR MONTREAL.Paquebots Partis de Manchester Engineer Manchester Bellona Middlesboro Manchester Importer Manchester Crown of Arra- gon Antilles Orthia S.-Jean, N.-B.Lake Erie, Le Havre et Londres.Oarrigan Head, Anvers.Alontezuma, Anvers Man-xman, Bristol.Snlacia Glasgow Canada Liverpool Liverpool.Middlesbro Rotterdam.Le Havre et Londres.Bonaventure.POUR VENDRE CETTE SEMAINE AV 700 lbs ROTIS PORC FRAIS, de choix et.ITh?* 900 lbs do ROTIS ET STEAK DE BOEUF, do choix, de 10 tour de manivelle pour mettre le ! moteur en mouvement.Avant de faire cet essai, l’Américain.rendu méfiant, inspecta les j environs : le destroyer avait dispa-j ru ; 1 officier discerna dans le sud j trois navires marchant en ligne de file, mais ils étaient, trop éloignés pour pouvoir être identifiés; estaient des bâtiments de guerre, japonais sans aucun doute, mais ils étaient encore à plus de huit milles.On pouvait donc procéder à l’essai du moteur sans aucun danger.Un tour de manivelle le mit en mouvement, puis l'ingénieur embraya les hélices.Une gerbe d'eau jaillit à droite et à gauche de la nacelle un violent démarrage se produisit et Maurice ! Rimbaut n'eut que le temps de dé-! braver pour éviter d'aller heurter ! brusquement la paroi rocheuse opposée.—Le moteur est trop puissant pour une aussi frêle embarcation, ( dit-il.B0 chevaux sur ce léger ba-; teau, c’est comme si on appliquait 1 à un torpilleur une machine de j croiseur.—Qu'importe! nous en serons ; quittes pour débrayer souvent ; l’es j nentiel est de posséder un mouve-| ment de propulsion.Si la mer était | mauvaise, il pourrait nous jouer de I mauvais tours; mais par ce calme i piat.nous ne risquons que la ren-contre d’un torpilleur attiré par le | ronron do la machine.Le reste de la journée parut long : aux deux jeunes gens; ils prirent, l en se relayant, quelques heures de sommeil.L'Américain trouva dans ; le creux des rochers des moules phosphorescentes ou “litodomes”| dont il fit une provision et qu’il offrit à son compagnon en le réveillant.A son tour, Maurice Rimbaut découvrit près du signal hydrographique un peu d’eau non salée provenant des dernières pluies et qui leur parut la plus délicieuse des boissons.Comme ils achevaient de la recueillir dans un des bidons vides, un grondement assez rapproché les fit sursauter.Ce n’était plus le roulement prolongé des explosions de torpilles, mais la détonation, brutale et comme assourdie, de canons de gros calibre.Les naufragés se hissèrent aussitôt à leur observatoire.Les trois vaisseaux de guerre aperçus tout à l’heure passaient par le travers du récif et une deuxième détonation ! suivie presque aussitôt d’une troi-! sième, roula sur les eaux.—C’est le bombardement de Mid : way qui commence, dit l’officier.—Voilà le fort qui riposte.Ar-! ehibald.Une gerbe d'eau venait en effet ! de jaillir entre l'îlot et les cuirassés ! japonais.C’était un coup trop long et quelques secondes après un grondement sourd leur parvint ; c’était le premier coup de canon du fort.L’obus était arrivé avant le bruit du coup.Le lieutenant du Mackemie avait tiré sa montre à secondes et fait une rapide observation.—C’est bien cela, fit-il.La vi- plosifs coup sur coup aurait beaucoup de chance d’aller par le fond, ses superstructures détruites et son personnel asphyxié.Cn fort, c’est autre chose, surtout un fort com- tesse initiale de nos projectiles me celui de Midway, étant de ,‘500 mètres seulement à la i —Vous le jugez inaccessible à un seconde, entre •> et fi milles, si on bombardement?suppose 1 île à (> milles, le son de- —|0 «.pois surtout imprenable, t ait nous arriver 11 ou 12 secondes, parf,n qu’j] est commandé par un après la chute du coup, et 1 obus a j homme de premier ordre, le major été plus vite que lui.Hix milles, i }feuzey, un soldat d 'autrefois, qui e est bien la distance que nous au-, so fpra écraser sous les ruines de rons à parcourir cette nuit.j son ouvrage, qui fera tout sauter —Comment les Japonais ne se | même, plutôt que de se rendre, rapprochent-ils point?A pareille j _0n a dû d’ailleurs, pour ce distance, leur tir doit être tout à j p0fdfi avancé, choisir un homme su-lait inefficace.J périeurrment trempé.Il est jeu- —Détrompez-vous! D’abord ne, ce major Heuzey.leurs obus portent à 7 milles; en-1 —Non.c’est un vieil officier suite, leur but n’est pas d’envoyer d’une cinquantaine d’années, qui sur le fort des projectiles animés j s'est révélé à Cuba dans les Rough-d’une grande vitesse restante, ear Readers de notre Teddy, puis aux quelle que soit leur vitesse, leurs Philippines, et qui a, dans notre obus seraient impuissants contre nouvelle armée, une réputation de les parois de granit dans lesquelles bravoure passée à l’état de dogme, est creusée la forteresse.Ce qu’ils —Pourvu qu'il soit bien pourvu veulent, c’est seulement atteindre en vivres et en munitions!.un point quelconque du fort, parce que leurs obus sont de véritables mines, renfermant 120 à 150 kilogrammes de leur fameux explosif, la schimosa.Ils ont perfectionné les célèbres “portemanteaux” de Tsouhima: et je crois bien qu’aujourd'hui un bateau qui recevrait j quelques-uns de ces paquets d 'ex- —Tenez, interrompit l’Américain.voici un coup qui a dû en boucher un coin au cuirassé de droite!.Voyez cette fumée qui pointe à l'avant du japonais.—Oui, il est touché.Et voilà un autre coup heureux! Bravo.Midway ! Et, oubliant sa propre situation, le second du Mackf.nzif’, sc redressant battit des mains.L’ingénieur le rappela à la prudence, mais avant de s'aplatir de nouveau, l’officier américain eut la satisfaction de voir le navire touché donner de la bande à tribord et s’éloigner lentement.—Pour des malins qui ont fait leurs preuves, les Japonais ont eu une déplorable inspiration en venant s’embosser là où ils sont, fit l’officier; ils auraient dû choisir tout autre point de l’horizon, excepté celui-là.—Pourquoi donc?—Parce que l’îlot où nous sommes est un point exactement repéré sur les cartes du fort, et qu’ayant le pointage en direction, nos amis les artilleurs de là-haut ont trouvé rapidement la distance, connaissant exactement celle de l’île.—Les Jaunes ont l’air de renâcler pour ce soir, fit le jeune Français.Voilà les deux cuirassés qui s’éloignent eux aussi.I A suivre) LE DEVOIR, Jeudi, 7 Juillet, 1910.GARNITURES de CARDES ASSOBTIMENT COMPLET Ruban» d’Importation »ngl»l»« d« la «mil-Mur» qualité.0, K.MCLAREN, Limitée, 309-311 EUE CRAIG OUEST.Main -IOCU-4006.CALENDRIER VENPHBDl, LE « JUILLET F*t» 5 ; Berthe.5 ni.enf.d'Albert PAYKUR.manchon-nier, r.Maisonneuve, DG .Hélène, la., enf.de «los.TOLRANGKM', négociant, r.Huntley OOO ; Marthe.1 a., enf.d'Albert B A RHKTTL.commis.Parc Laval .Alfred.1 ni., enf.do dos.G \SA\ AN T.journalier, r.Ste-Fdisnbet h.7 ; Paul.3 ni., enf.de Félix COHBKlL.peintre, r.Glande.133.Y'erdun Ar/élie BKR-THANI).59 a., r.Pontiac.23 ; Philomé-ne Rousseau, 43 a.fenim«» do Hormisdns 1U QUETTi:.peintre, r.Gasgrain.718; Angélique Pélisson.80 a., femme de dos.PAG K A l .cultivateur.Hospice Gamelin ; Nérée TU FORT.SI a .forgeron, r.Duf-ferin.312.S.-Paul ; Dolorn.7 m., enf.de Henri PKCARÎK.journalier, r.Tur-geon.19: .Jeanne, 10 j., enf de Clovis BHUYKRK.laiteur.r ries Voltigeurs.O ; Hélène GnboriauD «lit Lamarche.37 a., femme d’Arthur BOT’TOT.tahaconis-te.r.Léon XIII.Il ; Kdouard.5 m.enf.de Joël HOFLF.menuisier, r.Alma.642 : Contran.15 a., fils d’Albert GRONDIN, employé civil, r.Ghamp-do-Mars.200 : Bernadette.20 j., enf.de Hernias AUMONT.journalier, r.Horion.209 ; Leopold.5 m.enf.de Casimir POUPART, inattre-chnrretier.r Maisonneuve.487 ; Fxilda.7 m.enf.de Wilfrid MIRON, journalier, r.Frontenac.95 ; Bertha.3 m.enf.de Patrick SULLIVAN.chauffeur, r.Albert.490 ; Angèle.Cousineau.04 a., femme d’Alfred GAUTHIER, Cocher, r.Sanguinet.803; Alberta, 1 a., enf.d’Alphonse BRISBON journalier, r.Lahuide.27 : Alphonse.7 m.enf.d Alfred BEAUPRE, mécanicien, r.Horion.1042 : Rita.7 m enf de Chs.VALTQUETTE.couvreur, r.Evelyn.200 ; Lucy McGOVHRV.83 a., femme de Denis n WEENY.journalier, r.des Manufactures 331 ; Alice.17 a .fille de .los.CAMPEAU.menuisier, r.Fairmont.78 ; Ariélijia.9 m.enf.d’Ed-nard POWER, journalier, r.Payette.16; Léda Germain.54 a., femme à 20 1-4 : 150 à 20 ; 1-2 à 20; 12 1-2 à 19 3-4; 111 a 20.Converters.—25 à 33 ; 25 à 34.Crown Res.—500 à 2.70; 500 à 2.73.Asbestos Pr.—5 ü.S3.Textile Pfd —10 il 102 Mont.City 4 p.c.stock.—12700 à 10(1 3-4.Que.Ry.Bds.—Ç2000 à 80 7-8.Cnn.Car Bds.—$200 à 104 1-4.Woods Rds.—$3000 i\ 311.Ogilvie Bds.—$5000 à 113 1-2.Dom.Cot.Rds.—$2000 à 104.Coal Bonds.—$1000- il 98 1-4; R9000 d, 98 1-2.Royal Bk.—25 t.240.Maisons Bk.—30 à 204.Bk Montreal.—85 à 2.50.BOURSE DE NEW-YORK MM.BRUNEAU & DUPUIS, cour-tiers, 4 rue de l'Hôpital, nous fournissent le rapport suivant: Valeurs.Ouv.12.30 Valeurs.12.39 Ouv.Am.Bt Sp.K .C.Sov.Amal.C.xd 59 598 K an.& T.C 32 32) Am.A.L.e.39| 40 Lou.8c N.14(1) 141) “ Pif- Miss.Pac.55 568 A.Sg.R.Co M.S.P.& S.1242 128 A.S.'&R.Co r,7j 68 prf.* Am.Car.F.181 48) N.Y.C.& H 112) 1121 • Am.ft.K.Co Krie U.l.p.24) 25) Am.Wooll.'• "ii.p.Ana.M11.C.llfij 37 X.Y.O.&W 42 42) Ah.T.&S.F 95) 958 North.Pac.1188 118) Bethleha.S N.& W.ctn Balt.&Ohi.’¦07 j iÔ7Î Pac.Mail.“ prf.Penn.R.R.I27J 128 B.R.T 74 748 P’d.R.com.31} 3U Cen.Leath 32 32) P.Gas 105 1051 C.I.P Phila.& R.142f 14 3| Can.Pac.i87À 187! 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