Le devoir, 14 juillet 1910, jeudi 14 juillet 1910
PREMIERE ANNEE—No.158 MONTREAL.JEUDI 14 JUILLET, 1910 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Rédacîtiwf r Administration : —I li llli l/llllj I,r, ivriiiiiiti.c»n*d».mV ^hI redaction : Main Euu-üauMUBionport.u.*i^o.mÊHr WÊÊêêêêL mm ^mmr ¦IkhHb Vf administration:Mab746i Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS! VIVE LA FRANCE ! Nos cousins de France célèbrent aujourd’hui leur fête nationale.A l’étranger, toute trace de discorde disparait, et ils ne voient plus dans cette manifestation du Quatorze Juillet qu’un témoignage de fidélité au vieux pays et une affirmation de leur foi dans les destinées de la race.Les dissentiments politiques s’abolissent pour un jour et, chez nous, la fête s’ouvre même par un acte religieux que nous admirons, mais qui ne cadre guère avec l’esprit qui règne dans les hautes sphères gouvernementales de là-bas.Une heureuse coutume veut qu’en ce jour les journaux eana-diens-français offrent à la France des souhaits de bonheur et paraphrasent le Vive la France! où s’ex priment, depuis des générations, nos voeux les plus chers.Cette parole de foi et d’espérance ne trouvera pas de plus vibrant écho que chez les nationalistes ea-nadiens-francais.Certes, nous n’avons pas la prétention d’entretenir envers la France des sentiments identiques à ceux des Français de France, à.ceux, pour parler plus exactement encore, des citoyens de la République française.Nous établissons un classement, une hiérar-ehie dans nos sentiments, et c’est à la terre canadienne, au sol où reposent les cendres de nos pères que vont nos premières amours.Nous demandons aux Anglo-Saxons qui partagent avec nous la possession de ce pays, de mettre au-dessus de tout les intérêts du Canada; il y a longtemps que nous avons pris envers la France une attitude semblable,—et leï Français les plus chauvins se rendent bien compte qu’il n’en saurait être autrement.Mais, si nous donnons au Canada notre affection première, nous gardons à notre ancienne mère-patrie le plus fidèle, le plus tendre et le plus loyal souvenir.Qu’on ne s’y trompe pas: dans les paroles de colère qui accueillent chez nous les actes de certains gouvernants de là-bas, il faut savoir retrouver, il faut savoir entendre les accents de l’amour blessé.Ce n’est pas simplement à titre de catholiques, c’est à titre de P’ran-çais, héritiers de quatorze siècles d'histoire, que nous réagissons.Nous protestons contre les outrages que l’on prodigue à notre foi, mais nous ressentons presqu’aussi profondément l’injure faite à notre race, à ses traditions et à son passé.Nous sentons qu’on attente au patrimoine d’honneur et de foi où nos pères ont jeté le meilleur de leur âme, et qui nous appartient comme aux Français de France.Farce que nous vivons à l’étranger, nous savons mieux que d’autres peut-être le mal que font à la France les gouvernants sectaires et leur néfaste politique; nous touchons du doigt, pour ainsi dire, la désaffection qu’ils sèment autour d’eux, la diminution de prestige que créent leurs timidités diplomatiques, l’audace de certaines de leurs manoeuvres et leur renonciation partielle au rôle de champion des faibles, de soldat du droit et de protecteur des intérêts catholiques.Nous savons également, et pour l’avoir douloureusement éprouvé, que toute baisse du prestige intellectuel et moral de la F rance se tra duit pour les membres de la cominu nauté française à travers le monde, par une égale déchéance.Les politiciens de là-bas ignorent probablement eux-mêmes les lointaines et lamentables répercussions de tel ou tel de leurs actes.En les combattant, nous avons conscience, non seulement de nous défendre, mais de défendre les véritables intérêts de leur pays.Pareillement, lorsque nous protestons contre la diffusion de principes néfastes—que l’on voudrait couvrir du beau nom d’idées françaises et qui le plus souvent viennent d’Angleterre, d’Allemagne ou de Suisse,—c’est encore et toujours la France que nous défendons; c’est l’ensemble des idées et des sentiments qui ont fait sa gloire et sa grandeur et qui seuls peuvent lui garder l’affection des Cana-diens-Français.Nos intérêts essentiels, la défense de ce qui subsiste en nous de l’âme française, nous obligent à faire un choix entre les hommes et les choses qui nous viennent d’outre-mer; mais autant, nous nous méfions de ceux qui travaillent à défaire leur pays, en ruinant son esprit traditionnel, autant nous sommes heureux d’accueillir ceux qui continuent l’oeuvre du passe.Nous regrettons qu’on ne connaisse pas davantage la France qui travaille et qui prie, celle qui lutte obscurément souvent, mais avec d’autant plus de mérite, pour la sauvegarde et la défense de tout ce que nous aimons.Nous espérons voir se créer de plus intimes relations entre les Français catholiques et les Canadiens-Français, et nous y travaillerons de toutes nos forces.Ils peuvent en beaucoup de choses nous donner d’utiles et saines lee(ons.Ils peuvent nous apprendre de quelle façon on repousse certaines attaques, de quelle façon, hélas! on se laisse prendre à certaines ruses.La liste est presque infinie des services que nous pourrions nous rendre, même dans l’ordre matériel où notre pays offre un si magnifique champ d’exploitation aux énergies et aux capitaux français.Et de quel exemple pourraient également nous être l’économie, la sobriété, l’ardeur au travail, la probité en affaires que pratiquent encore les Français, leur sens de l’ordre et de la mesure, leur sentiment de l’honneur.Vive la France! répétons-nous de tout coeur avec nos cousins de là-bas, et cela ne signifie pas seulement: Longue vie au pays qui a tenu dans l’histoire une si noble place! mais: Vivent et persistent à jamais l’ensemble des traditions et (les qualités qui ont constitué l’âme française et qui.réunies dans le même groupe ethnique, en ont fait 1 un des types supérieurs de l’humanité! OMER HEROUX.L’année des dupes Au temps de Richelieu, la France eut la “.Tournée des dupes”.M.Laurier, lui, donnera-t-il au Canada “l’année des dupes”?11 semble a',y employer depuis le 20 mars 1000.Il ne pourrait y réussir, si èl.R.T,.Borden de même que toute la presse impérialiste ou ministérielle n'eussent donné et ne donnaient encore avec ensemble pour induire le peuple canadien en erreur.A mesure que la lumière se t'ait, sur les évènements, on constate que, presque tous, politiciens et journalistes, se sont entendus tacitement pour en arriver au même but, faire croire au peuple canadien qu'il lui faut à tout prix organiser une marine de guerre.Tour è tour, MM.R.L.Borden et Laurier ont dit et répété, dans la Chambre, tandis que la grande presse les appuyait : “Voyer, ee que fait l’Australie et la Nouvelle-Zélande,pour la défense rie l'Empire: elles créent des flottes de beaucoup supérieures a celle que le Canada veut organiser.Resterons-nous au dernier plan, et le Canada fera-t-il moins pour la métropole que ne font les autres colonies britanniques! ” M.R.L.Borden surtout a insisté sur ce point et s'est railleusement demandé quelle mine notre marine embryon-naise aura-t-elle, si nous la comparons aux escadres de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande.Vieille tactique que celle-lè; et.MM.Laurier et Borden eussent rertes pu trouver des arguments plus neufs et plus justes, afin de convaincre le peuple qu'il laul construire des croiseurs ou donner des Dreadnoughts k la métropole.Déjà, lors de l’envoi en Afrique des contingents canadiens, pendant lu guerre du Transvaal, les tories ont dit: '•11 faut porter secours à la métropole, et l'assister dans cette campagne: la Nouvelle-Zélande et.l’Australie envoient des troupes, le Canada rester:,-t-il seul A ne rien faire?” De son côté, le cabinet Laurier rii sait ] our s'excuser rit fl'chir levant ]., pression qu’exerçait sur lui le gouverneur général d'alors, lord Mil,to: “Tl nous faut bien marcher, puisque toutes les autres colonies vont, au secours do la métropole! M Fendunt qu'ici nos jingoes parlaient de la loyauté de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, là-Vas, leurs confié res en impérialisme clamaient: “Le Canada envoie des troupes dans le Sud-Afrieain, pourquoi n'«m enverrions, nous pas?” «irftce ft c-tte tactique habile, les jingoes gagnèrent A faire participer ft cet te guerre injuste et déshonorante tou tes les colonies autonomes.L’histoire se répète: c'est pourquoi, cotte année, les impérialistes militants ont eu recours à la politique qui les servit si bien en Comme nlors, ils emploient les fa us-ses représentations.I n homme politique peu suspect I» déloyauté ft, l’Empire, M.Ames, députe à Ottawa, impérialiste ft l’esprit droit, et dont nn ne saurait, mettre en doute la véracité, l’admettait impliri-temrnt, dan» une entrevue qu’il .u-cnr.riait ces jours-ci ft un de nos confrères, la "Uarotte".M.Ames constate que.en Australie, le gouvernement Deacon, un ministère impérialiste, vient de subir une ricini-te, sur le champ de bataille purlcincn taire, et que le parti du travail, lirigé par M.Fisher, l'a remplacé ft got verne des affaires en Australie.M.Ames dit qu’il croit ft L sincé rité du parti du travail; et, la “Ou-rette” a joute : “Mr.Ames beliea'ed however that these people were loyal enough to the Empire but, like the Radicals at ho- me, they had no great liking for Dreadnoughts.' ’ Nous traduisons: “ M.Ames croit cependant que ces gens-là sont assez loyaux à l’Empire niais que, comme les radicaux anglais, ils n’ont guère d’affection pour les Dreadnoughts.” Nous avons là l’opinion d'un homme intelligent et éclairé, qui est allé lui-même eu Australie, a vu ce qui s’y passe, et connaît le sentiment populaire qui existe là-bas.11 reconnaît, malgré ses tendances impérialistes,—que le peuple australien a confié le soin de ses intérêts à un cabinet et à un parti qui n'entretiennent pas de tendres sentiments à l’égard des Dreadnoughts.C'est, donc que le peuple australien n ’est pas aussi féru d’impérialisme que tentent de nous le faire croire,d’un côté M.Laurier et la presse ministérielle canadicnne-française et anglai se, de l'autre, M.R.L.Borden et les jingoes de Toronto et d’ailleurs.Tous se sont entendus pour duper une fois encore le peuple canadien.Ils semblent bien y avoir un peu réussi.Mais que dira celui-ci, le jour où il s’apercevra que “tories” et ministériels ont voulu se moquer de lui, et qu’ils ont abusé de sa crédulité et de sa confiance dans les politiciens?GEORGES PELLETIER.Le “ Canada ” et les maçons Le “Canada”, qui avait fait sur toute la campagne dirigée contre l’“E-mancipation” un silence presque complet, publie ce matin, sous le titre : “Franc-Maçonnerie et Politique”, uu petit article qui ne manque pas d’intérêt.Nous le reproduisons intégralement: FRANC-MAÇONNERIE ET POLITIQUE.Ou a déjà insinué que tous les noms de conservateurs ou de nationalistes, figurant sur la liste de ^‘Emancipation” avaient été retranchés, avant la publication de cette liste.On nous signale maintenant une autre tactique de même portée.La “Croix” de Montréal publiait, le 2 juillet, cette liste de noms avec la qualité “Franc-Maçon” bien en vue.Or, ce numéro de la “Croix” a été envoyé dans deux ou trois comtés libéraux, avec une addition faite au crayon des initiales du député libéral du comté, et la note : “On chuchote qu’il en est.aussi.” Et ce numéro est envoyé de préférence aux membres du clergé.Nous mettons nos amis en garde contre cette tactique déloyale, et dont la.portée politique n ’échappe à personne.Et notre réponse sera très simple.lo.Le “Canada” ne devrait pas ignorer que l’auteur de la brochure a déclaré qu’il n’avait biffé ni laissé biffer rucun des noms inscrits sur son manuscrit, contrairement à une insinuation que la ‘Vigie” n’a jamais osé préciser.Co.Si le “Canada” craint qu’on n 'attribue à certains députés ministériels une qualité maçonnique qui ne leur conviendrait pas, il a un moyen bien simple de déjouer cette manoeuvre : c’est d’inviter avec nous les ‘nommés” à faire arrêter l'auteur de la brochure.La chose» devrait d’autant plus lui tenir à coeur que son ancien directeur est désigné dans cette plaquette comme l'm.e des plus fermes colonnes du temple et qu'un ancien député ministériel, fait magistrat par M.Gouin, est également au nombre des “nommés”.Un bon procès d’assises tirera toute chose au clair, et fera tomber tous les masques.La liste une fois connue, les innocents ne risqueront plus d’être confondus avec les coupables et ceux-ci ne pourront, plus bénéficier d'une ombre trop longtemps tutélaire.S'il est des conservateurs et des nationalistes sur la liste noire, on peut être assuré que nous ne les épargnerons point, T,a question passe de beaucoup les querelles rie parti.Allons, confrère, invitez les “nnpt niés” ft poursuivre ! Demandez ft votre r.neien directeur de vous niiler ft faire le lumière, la vraie lumière— pas relie du troisième appartement.O.H.Les Doukhobors en marche Winnipeg, 14.-Une dépêche île Ve-regin, Saskatchewan, annonce qao trente Doukhobors ont quitté leur village, brûlant leurs vêtements et leurs valeurs.Ils cherchent le Messie.La police est partie il leur poursuite.BILLET DU SOIR.ESPRIT DE FAMILLE Le “Saint-Irénée” filait à toute vapeur sur le fleuve calme.Non loin d’un groupe de touristes américains,—femmes à la tête enveloppée de longues écharpes claires, hommes sanguins et rasés de frais—j’aperçus un gros monsieur, l’air important, et qui causait avec une jolie femme.Je reconnus M.Rodolphe Lemieux.ministre des postes, docteur en droit, professeur à l’Université Laval.Chevalier de la Légion d’Honneur, ex-commensal du Mikado, conseiller intime de feu h Roi Edouard VII, tuteur de Sir-Wüfrid Laurier et Eminence Grisi de Lord Grey.C’est un homme distingué.J’aime à me trouver près des gens illustres; je m'approchai de lui.Et j’entendis M.Lemieux qui.de sa belle voix grave et caressante, disait à la jolie femme ¦.—Vous m’étonnez, madame.Vous ignorez ce que c’est que le népotisme?—Absolument.,1/.lr ministre.Je me dis-, “voilà une femme de tact; elle sait comment parler aux gens.’’ Et, la curiosité me poussant, j’écoutai, “Le népotisme, continua M.Lemieux, c'est l’acte des gens haut placés qui se, servent de leur influence pour appefer leurs parents aux emplois.Les empereurs romains,—je l’ai démontré dans mon histoire du droit canadien, qui m’a valu le titre de docteur en droit, madame,—connurent le népotisme avant la lettre.Us en abusèrent.Et des historiens animés d’un mauvais esprit ont prétendu que, naguère, certains hauts dignitaires ecclésiastiques firent comme les empereurs.Mais il est établi que c’est faux.—De nos jours.M.Lemieux.pardon, je vendais dire M.le ministre, le népotisme existe-t-il encore?Ainsi, au Canada.—Madame, les gouvernements conservateurs commirent, sur ce point, des méfaits criants.Sir Wilfrid Laurier a fait justice de cette coutume déplorable.Aujourd’hui, parfois, les parents d’un ministre, son père, ses frères, ou même scs beaux-frères, obtiendront un emploi quelconque au service de l’Etal, Mais c’est purement accidentel, chère madame.C’est reconnaître leur mérite, voilà tout.Le ministre n’y est pour rien, croyez-moi,’’ A ce moment, le “ Saint-Jrénée” fait escale au quai des Eboulc-mciits.Chez les curieux groupés sur la jetée, un homme ^reconnaît il/.Lemieux, parmi les passagers, brandit une enveloppe jaune, et, la passerelle jetée, il se précipite à bord du bateau.M.Rodolphe Lemieux quille sa compagne, et se dirige vers l’homme: d lui arrache l’enveloppe à son adresse, puis l’ouvre vivement Pardessus son épaule, je lis : “Votre beau-frère, Camille Pou-Uot, nommé juge.Toute la famille placée.(Signe) “Sir Wilfrid Laurier.’’ El j’entends M.Lemieux, le visage lovl épanoui, s’exclamer- "Enfin!” PATRICE GRANDVII,LE.Sur le pont •d’Avignon.M - Raoul Danriurand ce fait louanger 11 n ns la presse française.Faut-il qu’elle soit à court de copie ' Le Dr Ross, député de Rimouski, soigne toujours Donat Caron pour son j mutisme.AI ris il désesjjêiv de ce cas-là.l a rumeur veut qu’il ait demandé 1 entrée de son patient à l'Institut des Sourd-muets.Encore un aviateur qui vient de se rompre le cou.Et penser que M.Rodolphe Lemieux peut, lui aussi, finir de cette façon-là! C’est navrant ! M.Laurier passe dans l’Ouest comme la comète duns le firmament.Les journaux en parlent beaucoup.Mais le passage de la comète n’a amené aucun changement dans l’ordre de l’univers.UN CONGRES PÉDAGOGIQUE Impressions d’un témoin Ea “Patrie” nous apprend que deux imbéciles se sont mariés ensemble Parce que.ils aitnaien-t le même chien.Ou mène ! amour des bêtes ! ou plutôt, où l’amour mène-t-il les bêtes ! Maître I).A.Lafortune se repose de se- travaux parlementaires en taquinant ses chevaux trotteurs.Il ne leur donne pas le temps “de se croiser les brus”, dirait-il, I n type de la ‘‘\ igie” écrit ft ce journal que ses lecteurs dévorent Ajax.En voilà qui ont l'estomac drôlement bâti, s iis le digèrent.Extrait du livre du Congrès d'Edu cation des Canadiens-Français d'Ontario.page 70.L Action Sociale de Québec ne perdit jamais une occasion de parler du Congrès.La “Patrie” de Montréal accepta toujours avec empressement, tous les renseignements que le comité voulut bien lui fournir, et la '‘Presse” accepta, un jour, de jeter au milieu de ses annonces, un article de propagande eu faveur du congrès.’’ Réflexion ministérielle: “ Ee nombre des sots est infi Ea “Vigie” est un journal exquis.Parce que le gouvernement paie un maigre salaire au père de l’un de nos rédacteurs, elle s’imagine que M.Laurier a droit aux services de toute la famille.M.Lfttürier lui-même serait le mier à rire de cette prétention.Il a ses défauts, mais il n’a ni le coeur ni l’âme d’qu valet.pro- “Mentez, mentez.” La Vigie” met ce dicton en pratique chaque fois que l’occasion s'en présente.Et c’est ee journal-là qui donne des leçons de morale aux autres?Hypocrite ! Ajax sera content: un lecteur de la "Vigie” dit qu’on se le "m’arrache”! Ce cher “Canada”! 11 voudrait bien faire 8(10,000 de bénéfices nets avec le ‘‘.Journal d’Agricuilture”, chaque année.Et il est tout marri de n’en faire que 825,000.Nous lui avons déjà dit qu’il reti fait probablement 800,000 de cette entreprise, en tout et partout.Nous croyons que c’est satisfaisant.Voilà le "Canada” qui tient aux pâturages.C’est, peut-être que, hier encore, il parlait, dans sa page de rédaction, de “bêtes et bêtise”.C’est scandaleux de voir ces mots-là chez lui! Nous protestons! Au Manitoba Winnipeg, 14—Les rapports complets des éleetioiui provinciales donnent : Ministériels, 27: libéraux, 14.Les libé ratix gagnent donc un siège, Ronny Cnstle, rie Russell, ayant été battu par talents, libéral, par 22 voix de majorité.La coupe Gordon Bennett Essen, 14.— Les ‘preuves éliminatoires pour le concours international Gordon Bennett, qui devaient être disputées dimanche prochain ont été remises ft la suite du désastre où Erbsloch et ses compSgnons ont péri.Pour une brosse.Si., un mercredi ou un jeudi soir, vous avez besoin d’une brosse, prenez Ift.de bonne heure à In.pharmacie du coin ; mais, jeune homme imprévoyant, n'attendez pas que votre montre marque sept heures, ear vous attireriez sur le pharmacien — bienveillant et imprudent qui vous la livrerait, - le» foudres municipales.C'est, ee qui est arrivé ft M.le Dr .1,-L.-Auguste Moreau, pharmacien en face la gare Boimventiire, sommé au nom de Georges Y.par la Grâce de Dieu etc., de comparaître devant le Recorder pour avoir, un jeudi soir passé sept heures, vendu une brosse ft dents ft un voyageur qui axait oublié |n sienne.Le paragraphe s du règlement municipal No 328 est eonqu en ces termes : ¦’Aucune prescription de ee règlement ne devra interdire, durant les heures de fermeture îles magasins, ln vente ou In livraison des marchandises dont on pourrait avoir besoin nu cas de décès, maladie ou accident : ni, dans les' pharmacies.la 'ente ou la livraison de médicaments ou d instruments chirurgicaux." Le Conseil municipal ne pourrnit-il pas étendre l'exception aux objets de toilette ?Nous comptons bien , qu'un éehevin proposera «ans tarder un amendement dans ce sens ; car, vraiment, quand on ira dire « l'étrangei qu'on ne peut, à Montréal, ft certaines heures, se prucu rcr une brosse à dents, ou un peigne, ou bien un savon, on aura bientôt fait de nous créer la fâcheuses réputation d'imbéciles et île gens peu propres, L.L.Pont écroulé Toronto, 14.—Le pont du Plviflqnc t'snsdien près de tsckflsh, Ontario, s'est en partie effondré hier.Le train de Winnipeg a été retardé de douze heures.Les ingénieurs- mécaniciens ILS ABANDONNENT LINTERNA TIONALISME ET FONDENT UNE SOCIETE NATIONALE.Hier a eu lieu au Temple du Travail, 301 rue S.Dominique la dernière assemblée tenue par IT nion Internationale îles Ingt nieurs-mécaniciens, local 347.Malgré les nombreux avis donnés et malgré promesse faite, aucun organisateur venant des Etats-Unis n’étnit présent :i la réunion.En conséquence les officiers de IT -mon ont résolu de considérer la société comme dissoute conformément ft la volonté exprimée par l'unanimité, des membres.En suite de lu dissolution des sociétés lûtes “Réformes No I” ; “l'nion Canadienne Indépendante”, “Enion In- ternationale dos Ingénieurs Mécaniciens”.F Association Canadienne île Secours Mutuels des Ingénieurs Mécaniciens de la province de Québec se trouve grouper nctuellement “In totalité” des Ingénieurs Canadiens-français unionistes et “parlant français” de la province de Québec lesquels se trouvent ainsi réunis en une seule société "«Nationale”.Eh plupart des officiers de 1 1 nion Internationale îles Ingénieurs mécani-riens local 347.aujourd'hui considérée comme dis-oiite se trouvent déjà faire partie de In "Cour Cartier” de celte société nationale, et ils croient de leur devoir et lie l'intérêt général il 'engager leurs ancien- confrères ft suivre leur exemple.En conséquence les membres du local 347 qui Voudraient faire partie de la société nationale sont priés d'envoyer nu plus tôt leur nom nu confrère Julien Champeaux, secrétaire du comité exécutif, instructeur et bibliothécaire de ladite "Cour Cartier”; eelui-ei leur donnera tous renseignements et tous leur faciliteront le plus possible l'entrée dans Insociété nouvelle.Le feu à l’exposition DEUX PERSONNES SONT TUEES ET LES PERTES DEPASSENT UN QUART DE MILLION.Portland, Orégon, 14.— Le fon a éclaté ce matin, dans les bâtiments de IVx|in«it,inn, ei usant, deux marts et ftfttm.nno de pertes.Deux cents eh .aux qui étaient dan» les éi urina, sont, devenus la proie de» flamme», On a pu se rendre maître du feu juste ft temps, pour éviter qu'il ne »e communique aux bâti ont» de la "Nludcboker Au-lomcbila Company”.Le* congrès pédagogiques sont en honneur pendant les vacances.Dans la république voisine, catholiques et protestants rivalisent de zèlw pour délibérer sur les choses éducationnelles.Ici dans la province de Québec, les institutrices ont aussi leurs réunions, où nos meilleurs ¦ professionnels vont parler do renseignement des diverses branches du programme.M,aiq il est d’autres congrès que personne ne mentionne, parce qu’ils se I tierment derrière de hautes murailles, | qui ne laissent pas parvenir au grand | public le bien qui se fuit dans lo silence d'un clpître ou d’une maison congréganiste.Ues hommes ou ces femmes ne désirent pas que l’on attire l’attention de leurs compatriotes sur eux.Ils n’ont au cœur qu’une seule ambition: celle de cultiver les jeunes âmes confiées è leurs soins ; et cela, uniquement pour la plus grande gloire de leur pays, de l’Eglise et do leur Dieu.Après avoir fourni leur carrière, ils descendent heureux dans la tombe, trois fois ensevelis dans le linceul, qui a dérobé toute leur vie aux regards des profanes.Mais, nous, nous leur devons do la reconnaissance ; et l’habitude de recevoir des bienfaits ne doit, pas nous rendre ingrats.Au surplus, on les accuse si , souvent d'être des ignoran-tins, qu’il faut bien démontrer ft nos ennemis que l'instituteur ou l’institu trice congréganiste se cultive nviv un soin jaloux.Ee personnage important qui disait un jour devant moi.dans un milieu absolument antipathique ft tout ensei gnement donné par les religieux, que les h rères ne savent pas le premier mot de ce qu’ils doivent enseigner n’a certainement jamais priq In peine de faire une enquête avant de dogmatiser de cette façon insolente.Que voulez-vous?L’habitude de no rien faire pousse ces -mollusques à croire que tous les autres sont partisans du “far nieni.e”.Telle n'est point la vérité.Si mon homme pouvait voir quelque chose ft travers la fumée du tabac qu’il déguste continuellement, je lui dirais de se rendre cette semaine encore ft Joliet te.au Séminaire diocésain.Lu, il verrait plus fin deux cents religieux et tous les novices réunis pour étudier ensemble les meilleures méthodes et les meilleurs procédés à suivre, afin de promouvoir plus efficacement le progrès matériel, intellectuel et moral des enfants qui fréquentent les diverses maisons qu’ils dirigent dans notre province.Ce sont les Clercs fie Saint Via-tcur, ces fiers éducateurs qui ne craignent.pus de venir pendant six semaines faire leur examen do conscience pédagogique.avant de faire leur examen de conscience morale.Il n'était point banal ce spectacle, que mon excellent ami, le docteur Du-bé, et moi, nous avons pu contempler pendant trois jours.De vénérables religieux qui ont blanchi en portant le poids du jour et de la chaleur, d'autres, tout pleins d'un.fermeté virile ou d'un enthousiasme juvénile, d'au tics enfin, qui regardent leurs .-vinés et, désirent emboîter le pas à leur suite se pressaient auprès d’une chaire pour entendre redire ce que l’on attend de nos éducateurs à l’heure actuelle.Avec le zèle qui le caractérise, M.le docteur [)ubé a fait un cours d'hygiè no que les Frères n'auront qu ft répéter ft leurs élèves : avec lui également ils ont appris à prémunir l'enfance et la jeunesse contre le fléau fie l’alcoolisme et contre la peste blanche, la tuberculose.Pourtant, on sent bien que l’éducation ne doit, pas viser simplement à atteindre le progrès matériel, qui e-ri i avancement flans le bien-être.Il faut tendre aussi nu progrès intellectuel.qui est, l’avancement dans la science et nu progrès moral rpd est l'avancement dans la vertu.De là, la nécessité fie développer simultanément chez l’homme les facultés physique», intellectuel les et morale».L’éducation physique pourrait bien donner de» athlètes, mais ignorants et sans moralité; l'éducation intellectuelle, ties hommes instruits, mais chétiès it dangereux; l’éducation morale, des êtres sages et vertueux, nui is privé» des aptitudes positive:, que le romme.r-ce le la vie réclame Aussi bien, les trois éducations phy-nqne, intellectuelle et morale doivent agir simultanément et, rie concert, pour faire oeuvre durable.Et e'est ee que l'on eornprend bien dans le congrès qui nous oeeupe Après les conférences du docteur Dubé, nous avons recherché consciencieusement, et avec 1rs meilleurs auteurs, les principes qui doivent présider ft l’organisation pédagogique et disciplinaire d'une école.Ensemble nussi, nous avftfia recherché les meilleures méthodes pour 1’ensiignement île In morale, de In langue maternelle, de l'histoire nntionnle, de In géographie, etc.Lu pédagogie a fait depuis un siècle de» progrès considérable», t e n'est, pas qu'ello sit Inventé, à, proprement par 1er, rien «le nouveau; le passé n vu ft l'oeuvre de» maîtres éminents, et le» industrie* dont peut, tser l'enseignement, ont été étudiées h peu pré» toutes et utilisées pir eux.Mais U science contemporaine n soigneusement analysé et scruté ces mo- yens.Elle les a définis, contrôlés, per* feetionués, îoordonnés, érigés ea svstè-mes.J! s'agit de les mettre en parfait rapport avec les exigences des différentes matières d’enaeigne-tent et fies dif-térents âges des enfauts qui fréquentent les écoles.Il faut s’emparer des secrets révélés aux hommes du métier de tous les temps par l’exercice do l’enseignement ou par leur habiletô professionnelle.Xoilà lo travail fructueux que l'on a entrepris et qui va se poursuivre pendant six semaines.Fendant trois semaines on étudiera la méthodologie pour renseignement du dessin ; pendant trois autres semaines, i! y auri des cours do mathématiques.\ e-là certes des vacances fructueuses ! Et l’on chôme cucore moins pendant l'année.Outro les classes à préparer, outre 1 enseignement journalier, le Clerc de Saint-Viateur doit, jusqu'à l'âge de trente-cinq ans, passer des examens.Dans toutes les maisons, le directeur, le préfet des études ou d’autres religieux sont chargés de donner ries cours réguliers aux jeunes ir.i'tres sur les matières des différents ! revets de l'institut.Et ces épreuves sont sérieuses.,1 'ai pu tout à mon aise le constater pendant ces derniers jours.Elle est certainement bonne, cotte discipline do soi-même imposte par une règle qui vient dire n chacun: “A'étude est à la fois un devoir d’état, et, un devoir de règle.Les clercs catéchistes sont rigoureusement, obligés d’y consacrer tous les moments déterminés par les règlements et.l'emploi du temps de leur residence.Le religieux doit étudier non-seulement pour »e rendre plus utile n.l’Institut, à la société et à l’Eglise, mais encore pour honorer sa.vocation et la me't-o à l’abri des dangers qu'entraîne le désoeuvrement.” Et e.’est ce que l’on frit."scrupuleusement sous la, surveillance du révérend l’ère Roy.le distingué Visiteur provincial, qui a.tant à coeur le succès de ses frères dans leur enseignement.C’est lui qui leur disait dans une circulaire en date du .12 janvier 1900: “Etudions pour retirer de lu pédagogie des moyens et des procédés < ne nous ne.pourrons acquérir, livrés à nos seules ressources, qu’après de longues années d’hésitations et, de tâtonnements.Etudions pour perfectionner nos méthodes; pour rendre plus efficaces et plus complets les programmes de nos écoles modèles et commerciales ; pour rendra plus intéressant et plus pratique l'enseignement louintenarit surpris de lire ce témoignage si flatteur que i noirs trouvons sous lu pi une; dr.M.i b’uyet, ancien professeur be mathôma-I liquc.s, ancien recteur de l'Académie do ila Haute-Marne, inspecteur il'Académio !cn retraite : "De quelque point de vuo ! que Fou considère In lettre eignem«nts »’adres*er au* BUREAUX SE VENTE.114 Sua S JacQViaa, Montréal.Téléshos* Mais «m.La tombola des facteurs 3 h.et 5 min.2ème Partie Les Royals gagnèrent plus facilement New-York .Chicago .v - .ml : ia deuxième que la première.Dans la i Pittsburg .I.0,?' n.riP., .° IPn ensuite quatre prem;ère chacun des clubs compta un Cincinnati balles, mais Miggs est retiré au bâton — I point.3e.Toronto Point.Philadelphie .D„, , , , , , ! Toronto en fit.un autre dans la six BroôkJvn .rôtir,tr II , t, ini «J1 *' ao°*5 j ièiue sur les coups simples de Mullen St-Louis .W par ”°Jly “ ( Hckl11.ct !e Krand : et McDonald.Boston .Midfr.,accon p u.lie I,aSpe a ¦_ hn-n., Montréal ajouta 4 autres points à s, * n T ' P Un Co'i*‘.8,“P,e’i«on total, dont 2 dans la septième et Sp °3’ _____ J ’ 1 'j!1 ieé1P"*r’ re,.meV,,,ShaW d dans la huitième reprise, gagnant I • « J LG ' ce m 11 +1 ^ ^uI)pn pt ainsi la partie avec une facilïtê Sati- Les joutes de crosse fait entrer celui-ci.Tota - 2 points.ve 1)emi;iitt so aisüngua encore au un irpnii* c- un a; 1°° ! en P0.111 champ en attrappant des coups sensa-! un beau coup simple e prend ensuite | t.ion„e)s.Score détaillé : son deuxieme but.Hally frappe alors TURONTfi un_ superbe coup double.— I point.] 7e.Montréal.— Le bouillant Krichell gj,aw r { CLUBS G.P.Poure.44 27 .620 42 28 .600 36 32 .529 39 35 .527 34 36 .486 32 40 .444 32 42 .432 29 48 .377 1^ tirage des prix de la tombola des facteurs a eu lieu mardi soir.Le tirage a été présidé par M.A.Gaboury, sous-directeur des postes à Montréal.Le numéro 18635 remporte le premier, une superbe coutellerie en argent.Le possesseur du numéro 11125 gagne le deuxième prix, une montre d’or.Pour toute information, s’adresser à M.J.H.Lussier, secrétaire, au bureau de poste.les élections samedi prochain La mort Je Gouldthrite NATIONAL vs.CAPITAL AB.R.H.PO.A.E.WALL vs.SH AM ROCK ; est le premier à arriver au bâton.Il ; j|ujj0|J jb ’ ’ ’ ’ débute par un superbe couo de 2 buts i>.’ ., ! O’Hara, c f .et avance ensuite au troisième sur le sa- : si„ttprv- lu cnfice de W'iggg à Slattery.-lube est i Delehatitv, 1 f alors au bâton.11 s'attire des œilla- | McDonald, 3b Totaux Jubé, r f .Yeager, 3b .J Jones, c f Demmitt, r f Nattress, 2b Cockiil, 1b .Holly, s.s.Krichell c Ë Jones p.des plus ou inoinstendres de.la part de Vaughan, ss.8am.Lichtenhein on perdant coup sur ar,.„ coup après “fouis”, une dizaine de bal- Vundgren p ' les.Il se reprend et se paye le luxe xKeJlev d'un coup simple, faisant scorer notre honorable catcher.Il est ensuite a-vance par le saerilice de Yeager.-Jones 'rappe alors un coup simple et Jubé entre à triple gallop.La partie semblait alors gagnée, ¦mais on verra par la suite qu’il n’en était pas (out-à-fnit ainsi.Dans la huitième, c’est le bal.Wiggs passe d’abord 0’Hara qui file ensuite vers le trois sur le single de, .Slattery.Delehanty frappe ensuite à J-.?'!'; ' 8's' Hally et ce dernier retiré au home O IIara qui entrait.McDonald obtient une passe et les buts sont pleins.Aaughn est passé et Slattery entre.Joe Yeager renvoie alors Wiggs et fait entrer Winters dans la boîte.McAllister est retiré mais Delehanty et McDonald comptent sur le coup simple de Rudolph, te dernier et A aughn comptent ensuite sur le double de Shaw qui entre lui-même, quelques minutes plus tard, sur le coup de Mullen.Total 6 points.Dans la neuvième.Toronto compta un autre point, ce qui lui en donnait 6 de plus que Montréal.Mais i! paraît que cette partie devait nous fournir des émotions.La joute en était à sa dernière période.Trois singles, coup sur coup.par Winters, Jubé Pt Yeager remplissent les buts.Jones frappe un coup simple, lu*, aussi, Pt East I qui courrait pour Winters) traverse le poste central.Vient alors Demmitt qui frappe un superbe coup de deux buts.Jubé et A’eager rompt eut, mais Jones est retiré en es-sayant d’entrer.— Nattress meurt ensuite à \ aughn à S,atterv.(-‘ockill frappe ensuite un Coup simple.Holly est.alors au bâton et, aux applaudissements frénétiques de la foule, envoie la halle dansla rue Ste Catherine.C’est un home run.11 entre, précédé de Cockiil.Le score est alors égalisé et la foule trépigne.Corey remplace Rudolph et.la reprise se termine ainsi.Bobby Keefe lance alors pour Montréal.Deux innings supplémentaires ne changent rien ù l„ situation, mais dans la douzième, Montréal gagne la partie.( ockill est rl abord retiré au bâton.Holly frappe un coup de deux buts et Krichell obtient une passe.Keefe est retire au bâton.Juhe frappe alors un superbe coup simple derrière McDonald, ct Holly entre, gagnant ainsi la partie.Score .11 à 10.4 -4 3 3 3 4 3 3 3 0 0 1 2 5 8 0 0 o Ô 0 0 : CORN-TECUM- 0 SE H vs.TORONTO.J! Trois intéressantes parties sont au Shaw, r.f.Mullen ‘2b.O'Hara, e.f.Slattery, 1b .Delehanty, 1.f.fe.McDonald.3b .Vaughn, s.s.McAllister, c.Rudolph, p.TORONTO AB.R.H.PO.A.E.5 3 2 1 I 0 .6 12 5 3 1 .4 1 1 2 0 1 .5 1 2 13 0 0 6 12 4 0 0 3 10 14 0 4 10 0 5 1 6 0 0 9 2 0 11 10 0 0 (| programme dans la N.E.U., pour sa-niedi prochain.j Le National ira à Ottawa rencon-n trer les Caps, qui se meurent d’envie U de remporter leur première victoire de q la saison.Un train d’excursion sera () organisé à cette occasion et il ne fait ___________________i.| pas l’ombre d’un doute que les parti- 30 2 g 04 ]] | ; sans du National se rencontreront à MONTREAL | Ottawa pour encourager l’équipe.AB.R.H.PO.A.E.A" Mile-End, le Cornwall et le 0 ; Shamrock en viendront aux prises.La 0 ! victoire des premiers sur Toronto, à K i Factory Town, samedi dernier, et la Il belle résistance que les Shamrocks op-0 ! posèrent aux Tecumsehs ont quelque 0 peu changé la face des choses et font p prévoir que la partie de samedi pro- 1 | chain ne sera certes pas la moins in-0 | téressante de la saison.0 i A Toronto, la joute Tecumseh-To- ronto soulève des commentaires de toutes sortes.Les paris s'engagent avec hésitation, et bien malin serait celui qui pourrait prédire de manière certaine, le résultat de cette joute.Elle provoque en même temps un intérêt immense, non seulement à To ronto, mais aussi sur tout le eirruit de la N.L.U., car il est à peu près certain que le perdant de samedi, dans laville reine, sera pratiquement éliminé de la course au championnat, ou tout au moins perdra ses plus belles chances de se classer en tête de la Ligue.0 .3 1 2 1 0 Totaux .31 5 11 27 16 1 xFrappa pour Delehanty dans la neuvième.Seore par reprise .Toronto .100001000-2 Montréal.I0000022x—5 Sommaire.C.de 2 buts : Holly, Nattress, E.-loues.Premier but sur erreurs : Montréal, 1 : Toronto.1.Laissés sur les buts : Montd'ftl, 6 ; Toronto, 5.Retirés au bâton : par Jones.3; par Lundgren, 3.Ruts sur balles : de Jones, 2 ’ de Lundgren, 2.Buts volés lube.Yeager.O’Hara.Sacrifice: E.Jones, Cockiil, 2; O'Hara, Slattery.McAllister.Temps : — 2 heures.Arbitres : Byron et Hurst.Assistance : 2,000.AUTRES PARTIES LIGUE DE L EST 1ère partie A Rochester : r R H.E.Buffalo .2000000002 2 4 3 Rochester .' .00004100.x—5 6 0 Carmichael et Williams : McConnell et Blair.Arbitres, Stafford et Kelly.A Baltimore: Jersey City .100000100 2 7 4 Baltimore .02200210x 7 10 3 Manser et Ryan ; Schmidt, Vicker et Egan.Arbitre, Finneran.A Newark: Providence .002100010 -4 8 2 Newark.00010530X- 9 14 1 Sline, Barberich.Fitzgerald et H ea r ne : Holmes.McGinnity f»t Crisp.Ar- hit res, Murray et Bovle.POSITION DES CL1 IBS G.P P.C.Newark 51 29 .638 Rochester .39 32 .549 Toronto 40 36 .526 Providence .34 37 .479 Baltimore .31 36 .463 Buffalo 33 39 .458 Jersey City .31 43 .419 Montreal 27 43 .386 LIGUE AMERICAINE A Boston: R.H.E.Chicago .000001000-1 5 1 Notes brèves Ottawa, 14 juillet.- Une dépêche de Trenton, Michigan, nous apprend qu'une enquête s’est ouverte au sujet de la mort de Gouldthrite, l’ex-surin-tendant de la papeterie de l’Imprimerie Nationale, qui s'est suicidé dans la rivière Détroit.Le verdict du jury a été que Gouldthrite .est mort dans des circonstances inconnues.Oysl er Bay, 14 juillet.L'ex-président Roosevelt a donné hier, pour la première fois, son opinion sur la nomination d'un candidat républicain comme gouverneur de l'Etat de New-York dont l'élection aura lieu à l’automne."Je désire, a-l-il dit, que le candidat soit irréprochable sous tous les rapports : il faut qu’il réunisse les ! suffrages de tout le parti républicain et des voleurs indépendants.“Je ferait tout mon possible pour | assurer l’élection de l'homme qui sera qualifié.JE VEXERAI : 5,100 Parts de Powerful Mining Company à 5c.par pari.5,000 Parts de Fabre Silver Mines Limited à 13c par part.J.W.MICHAUD, dc;ïï'Y.205 S.-JACQUES, Téléphone Bell, Main 5500 * fi«18.EXCURSION A BON MARCHE LE NATIONAL vs CAPITAL OTTAWA ET RETOUR DE MONTREAL .Bons pour partir le 16 juillet.Bons pour revenir jusqu’au 18 juillet 1910.Le Club National et son exécutif partiront de la gare Bonaventure à 8.30 heures samedi matin, le 16 courant.MONTREAL-PORTLAND OLD-OR-CHARD KENNEBUNKPORT, Me.Route favorite pour aller au bord de la mer.Les wagons-lits quittent Montréal à 8.15 p.m., tous les jours.Le wagon-salon quitte Montréal à 8 a.m., tous les jours.Lo wagon-lit quittant Montréal les samedis soirs ne so rendra qu'â Kennebunk.Le dimanche, le wagon-lit quittera Kenebunk è 7.ÛI' p.n> Four plus de détails, s adrsnsnr aur BUREAUX BES 1UI.T.KT8 EN VII.I.K.130 rue S.-Jacques Tél.Main S905.6906.6907 ou A la naro Bonaventure.le PACIFIQUE Canadien Excursion à Prix Réduits $3.35 Le Marconigraphe sur les paquebots - Londres, 14 juillet.On a voté hier en première lecture le projet de loi de sir Edward Sassoon sur l’obligation pour toils les navires à passagers, d'être munis d'appareils de télégraphie sans fil.Le règlement exige que tous paquebots.tant anglais qu’étrangers, embarquant des passagers dans un port de la Grande-Bretagne, soient pourvus d’une installation capable de recevoir et de transmettre des messages à une distance de cent milles, sous peine d’une amende de $5.0(10.Un scandale à Lawrence, Mass.Salem, Mass.14 juillet.— Le maire de Lawrence, 4V.C.White et quatre au-ilres citoyens de cette ville, ont été trouvés coupables de conspiration à propos de la nomination du chef des pompiers Hamilton.Une épidémie de choléra LES CAS SE FONT DE PLUS EN PLUS NOMBREUX ET ON CRAINT LA PROPAGATION DU FLEAU.Les Royals ont gagné tonte la série contre Toronto et cela les a beau coup rehaussés dans l'estime des ama-teu rs.—Toronto rapporte une veste à quatre poches.Une veste superbe.Holly, notre nouveau joueurs de Short Stop, a fait des merveilles, hier après midi Un home run et 3 coups de deux buts, dans une seule partie, ça n’est pas banal.Les fans étaient tellement enthousiasmés, du beau home run He Holly qu'ils lui ont ensuite présenté un chapeau de paille plein de vulgaire métal et de non moins vulgaire papier.Holly garda le contenu et remit le contenant à son propriétaire.En voilà une bonne.-On essaie maintenant de nous faire croire que -Jeffries était, drogué, le 4 juillet.0111 la! lai la! les Yankees! Tas de mauvais perdants, va! — Ray Demmitt.notre left fielder, a fait des catchs sensafionnels, hier.Rochester, aujourd’hui, à 4 heures p.m.Il n’y avail pas de joute oédulée pour le 11 juillet, à Montréal, maison a réfissi à faire venir les Hustlers pour la fête Nationale française.Les Bronchos commencent une série de cinq parties.Que les Royals gagnent 3 ou 4 de ces parties, et la situation commencera à être relativement changée.LIONEL SYLVESTRE.Odessa, 14.—L’épidémie de choléra nostra fait des progrès inquiétants, en Russie.On annonce qu’il y a en 101 nouveaux- cas de choléra à Tcharnigolf.A Alessandrovsk, 109 cas et 94 dé eès.A Kieff, 153 cas, dont 79 mortels.Dans le district de Kieff, 131 cas et.28 morts.AEkaterinodar, 175 cas et 89 morts.A Rostoff, 339 cas et 227 décès.Enfin à Kromentehug, 20 cas ci 7 morts.Dans les nombreux autres rentres infestés, la mortalité et le nombre de cas ont été moindres.Bureau du Grand- Tronc à Londres Une partie du magnifique édifice principal récemment construit par la Compagnie du Grand-Tronc, sur la rue Cockspur, à Londres, va être occupée pai des bureaux où l’on donnera tous les renseignements demandés sur le Canada.Le “Standard of Empire” l’appelle “Une nouvelle ambassade commerciale canadienne ’ '.Au-dessus des bureaux chefs du Grand Tronc se trouvent de vastes pi> ce» séparées.Les visiteurs pourront : z reposer, lire les nouvelles de l’Empb'e, ; r.fei des questions et recevoir de p?r cornes qui s’y connaissent tous les rca cr’gnements voulus sur la Puissance du Canada.8ur les murs de ces pièces, il y a Je magnifiques tableaux montrant, les pro-p’ès accomplis par les hommes qui sont les pionniers des nouvelles régions du nord.Rue ELIZABETH (maintenant Robert) Dans l’instance en expropriation pour l'ouverture de la rue Elizabeth, (maintenant, Robert), depuis la rue Èullum jusqu’à la partie de cette rue appartenant à la cité, dans le quartier Sainte Marie de la cité de Montréal.AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le vole de répartition dans l’instance plus haut citée, est mainte nant déposé en mon bureau, à l’Hôtel de Ville, où les intéressés .pourront l’examiner jusqu’à lundi, le 25 juillet 1910, et que mardi, le 26 juillet 1910, S 10 heures a, m., j'entendrai toutes les objections qui seront, faites concernant 1e dit rôle de répartition.JOHN R.BARLOW, Inspecteur de la cité.Bureau de l'inspecteur de la cité, Hôtel de Ville, Montréal, 13 juillet 1910.OTTAWA et retour DE MONTREAL Billets bons à l'aller pour tous les trpins le samedi 16 juillet.Limite do retour, lundi 18 juillet 1910 ¦EMPRESS OF IRELAND” De Québec.I Un train spécial quittera la gara Windsor le vendredi, 15 juillet à 9.45 a.m., pour la commodité des passagers partant, par 1’ “Empress of Ireland’’.Ce train sera composé de wagons-sa Ion, wagons-restaurant, wagons de première classe et de colons, et ira directement sur le quai de départ du vapeur.MONTREAL-PORTLAND OLD OR CHARD KENNEBUNKPORT par les “WHITE MOUNTAINS” LA ROUTE PITTORESQUE A LA COTE DU MAINE.Des wagons-dortoirs quittent Montréal à 7.45 p.m., tous les jours; des xvn-gons-salons partent de Montréal tous les jours, dimanches exceptés, à 9.00 a.m.SERVICE DES GRANDS LACS Tous les lundis, mardis, mercredis, jeudis et samedis, un vapeur partira d’Owen Sound pour le Snult Ste-Marie ct.Fort William après l’arrivée du vapeur express qui part de Toronto à 1.00 p, m.S ANDRE-SUR-MER Wagon dortoir tous les jours.BUREAU DES BILLETS EN VILLE : 218 rue 8.-Jacques.Phones: Main 3732-3733, ou aux gares Windsor ct Vigor.Contre les télégraphes Lincoln, Nebraska, 14.—La Cour Su prême a émis une injonction hier contre 1' “American Telegraph Compn ny” lui défendant, d’opérer dans deux établissements achetés récemment par la.Oie dans les comtés d’Otee et de Ooss.Le procureur général Thompson dit, que la Compagnie a violé la loi des “trusts” de l’Etat et il demande que sa franchise soit annulée.La cause doit être entendue lo 12 septembre.Grève de machinistes Le désastre dc Campbellton Toronto, 14.—Les machinistes do la côte du Pacifique se sont mis en grève pour obtenir la journée de travail de 8 heures.M.Gibbons, agent, d'affaires de l'Associaion internationale des ma chinistes à Toronto, ne croit pas que cette agitation affectera les chemins de fer, mais il est d opinion que les ateliers de construction seront les seuls à en souffrir.L’oeuvre du fen Albany, N.Y., 14.—Onze taxicabs ont été réduits en cendres la nuit dernière au garage de M.Defrust.Les pertes sont estimées à $25,00(1.Dalhousie, N.B., 14—Les citoyens de Campbellton ne se sont pas laissé abattre par le malheur qui vient de les frapper.Et ils ont décidé do rebâtir leur ville tout de suite.Le maire, M, Murray, estime à $2,000,000 les dommages causés par l'inc' 'ic, mais d’autres croient qu’ils vont atteindre ,$!,-000 000.C’est la nourriture et b* logement qui sont le plus requis à l'heure actuelle.Le village de Hathurst est venu à la rescousse ct il a expédié une gvut-de quantité de provisions.-—.?- New-York, 14.Mon Altesse h* Gaek-war de Barada s'est embarqué hier pour l'Europe, sur le “Mauretania” avec sa suite, en route pour les Indes.PROCLAMATION Quartier S.-Paul AVIS PUBLIC est par les présentes donné qu'après la clôture de l’élection pour la charge d'éehevin pour le quar tier S.Paul, pour laquelle il y avait contestation, qui a eu lieu lundi, le 4c jour de juillet courant, et après le dé compte qui a eu lieu devant un juge, j’ai constaté que Michael Judge (alias Giudiee Miehael) avait la majorité des voix, et je proclame en conséquence le dit Michael Judge élu pour la charge d’éehevin pour le susdit, quartier.L.O.DAVID.Officier Rapporteur.Hôtel de Ville, Montréal, 13 juillet 1919.The Royal Line Nouveaux paquebots à triple hélice et.à turbines.Le type le plus moderne.De Bristol Départs De Montréal 7 juillet.ROYAL EDWARD 21 juillet 21 ,millet.ROYAL GEORGE 4 août 4 août ROYAL EDWARD 18 août 18 août ROYAL GEORGE 1 sept, et tous les jeudis suivants I-A ROfTE RAPIDE KNTRE LE CANADA ET LA GRANDE-BRE TAGNE Pour foui rcnseignrmenl.au sujet rlrs faux *1 de«» cabines h réserver, s’adresser à «’importe quel AGRNT DE I.\ COMPAGNIE ou A GUY TOMBS, Ajçeijt Général des Passagers.C.N.Q.Ry., Edifice dr la Banque impériale.Montréal, ou à A.Tf.DAVIS, agent clés Passagers de la Canadian Northern Steamship Company.Le souvenir napoléonier Tl vient do sc constituer, sous le pu tronnge du prince Murat, une nouvelle association, le Souvenir napoléonien ( elle association, nu caractère pure ment littéraire et historique, a pour hut de faire revivre les fastes napoléoniens et, par le livre, l'image, le ! hé-fttre, le,s conférences, etc., de rappeler a tous les bons Français, attachés à la grandeur de leur pays, les glorieux souvenirs de la Révolution el de l’empire.Le comité d’organisation est ainsi composé: MM.Gabriel Blanche!, Maurice Quentin Bnuchrirt.Georges Guil laumin, Camille Corniaud, lieutenanl-roloncl Ounéo d'Ornano, sccrét aire-gé nérah Drouin, Drouin & Drouin F.X.Drouin F.O.Drouin Paul Drouin AVOCATS Bureaux 116, Cote de la Montagne,!.3348 d'affaires: 181, Rue SI-Joseph, T.2518 qlhmiîl;.C.D.SHELDON, COURTIER EN PLACEMENTS e’est fait une spécialité do la négociation de placements dans les priacTpaui; chemins de fer ou ies industries los plus importantes.Venez ou écrivez pour avoir de plus amples renseignements uu sujet du mo de de plncem m t, CHAMBRE 101180 RUE S.-JACQUES, Montréal.Dr.ARTHUR BÜAUCHAMP, Chirurgien Dentiste.7- P- EmI 3549.• 165 rut Sainf-Dcni».FEUILLETON DU “DEVOIR” L’Aviateur du “Pacifique” PAR LE CAPITAINE DANRIT (COMMANDANT DRIANT) ¦ .» 12 ( Suite) —Eh oui.èoinment rips plantes aussi vigoureuses, aussi luxuriantes ont-ellps conquis ici droit de cité?C'pst là l'oeuvre de nia fille, orgueilleuse de son home et passionnée pour le jardinage.Au départ de San-Franeisoo, sachant quelle pouvait tout me demander, elle m'a harcelé sans trêve ni repos, jusqu'/i ee que j'aie consenti A embarquer, sur un cargo-boat spécialement affrété, une cargaison du riche humus de notre sol californien.A peine arrivée, elle a installé, dans un coin spécialement abrité, un jardinet et une serre qu'elle soigne avec amour.Si je vous disais que j’ai dft l’empêcher de sortir hier, au moment ni) le bombardement faisait rage sur notre front nord ; elle allait se risquer dehors.-¦ " ’ *wi ÆtliJ?L-,V,*>!U UJU.sous prétexte que ses jardins sus-pendus sont sur la face opposée!.—Il n’y avait pas de danger, père., .Et, vous le savez bien, il faut, que ees pauvres plantes soient arrosées régulièrement au courber du soleil.Je souffre quand elles souffrent.—Mademoiselle, fit avec vivacité le jeune ingénieur, si je pouvais espérer être bon è quelque chose sur ce rocher où vous trouvez moyen d'aménager un petit Paradis, je souhaiterais vivement d’être chargé de cette mission quotidienne d'arrosage.Car, moi aussi, j'admire les fleurs, je m’y connais un peu.et celles-là sont sans prix.—Si ma fille osait elle-même dire toute sa pensée comme elle me j'a dit à moi, fit en riant le Major, ele vous répondrait que c’est à votre pays, Monsieur le Français, qu'elle a voulu faire hommage de] cette décoration, peut-être un peu.excessive pour un lunch dans une ! place assiégée.Voulez-vous une explication plus claire, vous la trou verez dans le toast que j'énonce et que M.le lieutenant Forster m'excusera de porter avant tout autre.Et.se levant, le verre très haut au bout du bras tendu : —Monsieur Rimbaut, fit-il d'une voix grave dans laquelle perçait l'émotion, je bois à notre patrie commune, à la France, si noble, si belle.si prodigieuse d'efforts, d’activité et de ressources.Puis, se tournant, vers le lieutenant: —Et, maintenant, mon cher hôte, à ma patrie d'adoption, à ee beau et grand pays américain où mes aïeux mêlèrent, leur sang à celui des vôtres, il y a deux siècles! Aussitôt que le vieil officier se fut assis, Maurice, très vite, les yeux brillants, interrogea : —Un compatriote 1 Alors, le major Heuzey, Miss Kate étaient, d'origine française !.Et déjà le jeune homme n’en doutait plus.Comment n'avait-il pas deviné plus tôt ?Cette figure énergique de vieux soldat, cette démarche ferme et décidée, cette moustache grise fière-ment relevée, ces yeux gris aux malicieux reflets, c'était, bifn le type du colonel d’un de, nos régiments, Et cette adorable jeune fille! Tout en elle n'indiquait-il pas la Française?N'en possédait-elle pas la grâce délicate, la douceur ries traits, la finesse des attaches, la taille ondulante et, souple, le me pénétrant ?Cependant, le major expliquait : Won aïeul paternel, le baron Claude Heuzey, avait eomhattu aux côtés de La Fayette dans l’in-oubliable lutte pour l'Indépendan» j ce.11 était lié d'amitié avec le général; tous deux avaient fait leurs humanités au collège de Clermont; une même générosité de coeur, un goût commun pour les aventures les unissaient, étroitement.Tons deux étaient au premier rang des combattants à York Town et à Saratoga.Mais quand le général rentra en France pour y mener l’existence mouvementée qui devait le conduire à, la forteresse d'OIrrmtz.puis au commandement, de la.garde nationale parisienne en juillet.1830, Claude Heuzey ne le suivit, pas : lune jeune fille de l'entourage de Washington l’avait fixé pour toujours sur le sol de la jeune Amérique.—Et nous avons fait souche, monsieur Rimbaut, et, chose bien particulière, dans ce pays des brasseur» d’affaires et des trusteurs in- - 1 ÉftflÉâN»«4BJUitli •*.» ML*.«*.J* dustriels, nous avons gardé le goût | militaire, le caractère belliqueux ; de celui des Heuzey qui portait j l’épée sous notre roi Louis XVI.Si l’histoire des soixante dernières an- ] nées de ee pays vous était, familiè- ] re, vous vous rappelleriez In page qu'elle consacre à Robert, Heuzey, lequel s'illustra avec les fédéraux pendant, la guerre de Sécession, et à Simon Heuzey, qui s’engloutit avec un des premiers sous-marins connus, un Dawis, comme on disait alors, en faisant sauter sur le Potomac un monitor confédéré.Notre baronnie n disparu, puisque les titres nobilaires n'ont pas cours dans notre nouvelle patrie, mais nous avons continué à appartenir à, la noblesse d’épée, puisque tous les descendants males de Claude Heuzey sont, depuis deux cents ans.militaires ou marins.Un de mes frères commande actuellement le croiseur cuirassé Colorado, et peut-être le hasard fera-t-il, au cours de cette guerre qui commence, que ce bâtiment, une des'plus belles unités de notre, flotte, vienne croiser dans les eaux de.Midway.Dieu le permette ! Une sourde détonation, suivie d'un choc aux résonances métalliques.- interrompit le vieil officier: un obus japonais venait d’éclater sur Ips roches et un de ses éclats avait touché le volet de fonte qui fermait l’unique meurtrière de lu casemate.Maurice Rimbaut tressaillit et regarda la jeune fille.Elle n’avait pas eu un mouvement.Déjà sa jeune âme était cuirassée contre les émotions du danger toujours présent; elle était, bien la (ligne descendante du compagnon d’armes de La Fayette.Le jeune homme l'enveloppa d'un regard admiratif et attendri.Une sympathie soudaine, ardente, montait en lui pour cette Française d'autrefois, dont la distinction et la beauté lui rappelaient les miniatures délirâtes du XVIIle sièele.Elle embellissait de son rayonnement cette sombre casemate; et de même que les fleurs cultivées par elle transformaient en un coin d’Elysée quelques.mètres carrés de granit, de même elle transformait par sa présence ce rocher dénudé.Déjà le eoeur très neuf qui battait dans la poitrine de Maurice Rimbaut accélérait son rythme, quand d’aventure les yeux bleus de la jeune Américaine rencontraient les siens.Son naufrage, sa déception en abordant cet écueil qui lui était apparu dès l’abord comme un insupportable exil, la perte de son dirigeable qui seul eût pu lui permet- tre d’en sortir, tout cela était oublié.I'iim aurore nouvelle semblait se lever dans son âme, et sans qu’il s'en rendit compte à ce moment, toutes ses facultés en éveil don n aient à son regard, à ses gestes, à sa conversation une vivacité, un en joueniont, qui amena un sourire discret sur les lèvres du lieutenant Forster.Et sans doute ce dernier, devinant ee qui se passait, dans le eoeur de son nouvel ami.voulut-il se faire le complice de son bonheur naissant, ear, prenant à parti le major Heuzey et le mettant sur le chapitre de l'impérialisme national, i! l’incita à une discussion sur la nécessité pour l’Amérique d’avoir une armée de terre qui fût le digne pendant de la flotte qui avait fait le tour du monde.Il ne s’était pas trompé en imaginant que le vieil officier le suivrait sur ee terrain, et, passionné pour ees questions d’armement et de conquêtes, permettrait à une conversation différente de se tenir à ses côtés.( A suivre) JjuiPiâç 516462 4 LE DEVOIR.Jeudi.14 Juillet.1910.Courroies Raccourcies COURROIES SANS FIN Réparation* (altos de Doit ou de lour D.K.MCLAREN, Limitée, 809-311 EUE CEAIG OUEST.Main 4904-4905.CALENDRIER VENDREDI, LE 15 JUILLET Fête de saint Henri, empereur, confes- ! eeur.J.evw du soleil: 4 h.25 ; coucher du J anlejl: T h.45.Lever de la lune: 1 h.56 1s.).Premier quartier.—-*- TEMPERATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hearn & Harrison, 10-12 rue Notre-Dame Est.B.de MESLE.Gérant.UN TRIOMPHE POUR B0THA j a SAINT - EUSTACHE LES ANGLAIS ADMIRENT SON DISCOURS PROGRAMME TOUCHANT LA POLITIQUE SUD AFRICAIN T.Johannesburg, 14 juillet.— Le Pre ! pression et l’ancien général boer rem-imer Botha, a défini hier, en anglais, ' porta un beau succès de ,iersonnalité.son programme politique, au Wander-j Les applaudissements qui accueilli-ers’ Hall en présence d’un nombreux ' rent sa péroraison étaient aussi en-auditoire.composé en grande partie.thousiastes que sincères et prouvent d’anglais.{^ue la question de races est presque Son discours créa une excellente im-'éteinte parmi le peup.e.ON LIBÈRE SOEUR CANDIDE Aujourd'hui maximum .Même dale T an dernier .Aujourd'hui minimum .Même date l’an dernier .BAROMETRE: 8 h.matin: 30.12 11 h.matin: Midi: 30.10.LE TEMPS QtriL FERA Beau et Chaud.81 .80 .05 .07 30.11 La grande assemblée de Saint-Eustache, dimanche prochain, promet d'être un événement politique considérable.Un grand nombre d’électeurs des comtés des Deux-Montagnes, de Terre-bonne, de Jacques-Cartier, de Laval, de l’Assomption et d'ailleurs tiendront à entendre discuter la question de la marine de guerre, d’un intérêt si pressant pour tous, puisqu’elle ouvre toutes grandes les portes à l’Impérialisme militaire et appelle conscription.La personnalité des principaux orateurs présents, leur civisme, leur patriotisme reconnu donneront à cette assemblée politique un cachet tout particulier.Il suffit de donner quelques noms pour se rendre compte de l'importance d’une telle réunion.Les orateurs suivants parleront : MM.F.-D.Monk , Henri Bourassa , J.-B.-B.Prévost , Bruno Nantel , Philemon Cousineau , Arthur Sauvé , André Fauteux et autres.Des trains spéciaux partant de Montréal, de Lachûte et de S.-Jérôme, conduiront à S.-Eustache, les excursionnistes aux conditions suivantes : 0 Sur la Passerelle 3 BOURSE DE MONTREAL MT-.L.G.Beaubien h Cie, courtiers, 104 rue S.-François-Xavier, nous fournissent le rapport suivant i, 12.30 hrs.p.m.L’L PRESS OF IRELAND.L’"Empress of Ireland” quitte Qué-1 bec demain, ayant à bord plus de 700 ! passagers.La plupart de ceux qui ont prjs place sur (’“Lmpress”, sont des Américains ou d'autres étrangers.STOCKS Vend Ach STOCKS Vend Ach- LA DIRECTRICE DE L’OEUVRE DES CHEE SOUS CAUTION.TUBERCULEUX EST BELA- TRAIN Sir Wilfrid à Winnipeg Winnipeg, 14.— Wilfrid Lau- rier a reçu plusieurs amis aujourd ’hui et il a assisté ensuite à Couverture de l’exposition de Winnipeg.Il s’est, dans l’après-midi, rendu à Ste-Anne, à quelques milles de Winnipeg, où il a prononcé un discours en présence d’un auditoire considérable.Dans l’allocution qu’il a, adressée à l’ouverture de l’exposition «le Winnipeg, Sir Wilfrid a remercié Sir Daniel McMillan, gouverneur de la province d*i Manitoba, des souhaits qu’il lui avait exprimés et il a déclaré que, si ses devoirs ne l’en emp-chaient pas, il irait demeurer dans ) ’Ouest.Paris, 14 juillet.— On a mis hier en liberté provisoire, la sœur Candide qui fut mise en prison, il y a quarante jours, sur la plainte de créanciers de l’œuvre des tuberculeux, qu'elle avait fondée.Kl le avait formé dans la mutinée, une demande de mise en liberté provisoire.Celle-ci fut appuyée par Me Bonnin, avoué fies principaux créanciers de la prévenue, par les administrateurs du consortium des créanciers et par les /délégués 4 et 13 cents la douzaine.l’asc de changement dans le prix du miel.La demande est limitée, mais il y a peu de stock et le ton du marché reste invariable.On cote; Miel blanc de trèfle.14 à 15 Miel foncé.14Vj à 12'j Extrait blanc.10't à, 11 Sa razin.7 à 74» Les affaires en sirop d’érable sont tranquilles.- On cote le sirop (seau en bois) 6c la 1b, et en chaudière 6V7c, le sucre d’érable vaut de 10c à 11c.La demande pour pommes de terre est faible, et le marché s'approvisionne aisément avec un lot de wagons de “montagnes vertes” cotant 45c à ,50c le sac, les soldeurs paient 70c le sac.Le marché des fèves est calme aussi, $1.80 à $-L82,/k le minot.New-York, 14.—-Oeufs, ferme et invariable, reçus 16,658 caisses.Liverpool, 14.-—Houblon à Londres, côte du Pacifique, forme £3.5 s.à £4.-10 s.Le prix dos fromages continue à se maintenir.La vente a.atteint aujourd’hui lOjjjc.Le marché local est ferme; on quote les produits de l'ouest de lie à 11 !.',(’ et ceux de l’est, de lO1/'»-’ H 10%c.Le marché du beurre est tranquille; les prix sont comme suit: 22,/iC.à 221,kc pour le gros; 23c à 231.4 :aux épiceries.Woodstock, Ont., 14.—1105 blancs et 985 coloriés, 10%c, pas de ventes.Madoc, Ont., 14.—625 boîtes de fromage vendues de 10 13-16c à HH/sC.New-York, 14.—Beurre ferme, reçu : 16,658 paquets, crémerie spécial 30c ; fromage ferme et invariable ; reçu 3,987 boîtes.Liverpool, 14.—Fromage canadien de choix blanc et colorié, nouveau, 53 s.6 d.; blanc vieux; tranquille 60s.; co loré, vieux, 56s.Il y aura une autre vente à l’encan pour les fromages, aujourd ’hui, au Board of Trade, à 4 heures et demie.2,300 boîtes seront mises en vente.Un crime mystérieux Londres, 14 juillet.— Scotland A ard demande ^arrestation à New York, dès son arrivée, du millionnaire docteur Hawley Harvey Lrippen.américain, qu’on accuse du meurtre de sa femme.Le cadavre a été trouvé ce matin.Le crime ressemble étrangement à l’affaire < hnrlton.Dans les deux cas les victimes sont d’anciennes comédiennes, et les deux maris sont tenus criminellement responsables.Bollft fillniore.trésorière du club des artistes de Londres, a été assommée et enterrée dans la cave de son domicile.(Vippen vécut autrefois à Toronto, t’anada.Tous les paquebots rn destination de l’Amérique seront surveillés à leur arrivée.ON NE CONSULTERA PAS LE PEUPLE LE CONSEIL MUNICIPAL REPOUSSE LE REFERENDUM.PAR 17 VOIX CONTRE 11.— ON ACCORDE UNE QUINZAINE A LA COMPAGNIE DES TRAMWAYS POUR CONSTRUIRE UNE VOIE RUE S.-HUBERT.Il n’y aura pas de referendum populaire cet.été à Montréal, au sujet de la fermeture de bonne heure des buvettes, de l’abolition de l’éligibilité foncière des candidats à l’échevinage, et de quel ques autres questions contenues dans une proposition faite il y a quelque temps par l’échevin Tétreau.Cette décision a été arrêtée après que l'échevin Tétreau eût fait une proposition ne contenant plus, au lieu de 11 questions, que les 4 suivantes; l’abolition de l'éligibilité foncière, le droit do vote donné à ceux qui doivent des ar-é rages de taxes, l'exécution des travaux publies “à la journée”, et la négociation d’un emprunt de $5,000,000, dont le produit serait affecté à l’amélioration de nos rues.L'échevin L.-A.Lapointe a fait observer que, ces quatre questions étaient.A son pvis, les moins importantes des onze, et l’échevin Pnndurnnd a décla ré s'opposer A l'affectation de milliers de dollars pour les frais d'un référén dutn sur des questions que le Conseil peut lui-même régler.Le Conseil met aux voix la proposition Tétreau, laquelle est repoussée par 17 voix contre IL Votent en faveur : les échevias Le claire, Lamoureux, Puheau, Garceau, Tétreau, Clément.Lêtourucau, May-rand, Turcot, Mardi et Aaissler.H’v opposent : les échevfns L.A, La-pointe, N.Lapointe, O'Connell.Ward, Robinson, Carter, Prud'homme, Uesther, Dandurand, Boyd, Roux, Monahan, Bas tien, Kmard, Izariviêre, Drummond et Deguire.La proposition principale, faite par l'échevin L.-A, Lapointe, a été adoptée par 17 voix contre -U, portant qu'il n’était pas opportun de faire un referen- dum parce que le Conseil municipal et le Comité exécutif sont des corps élus récemment et.qu’ils ont la compétence necessaire pour solutionner ces questions.La demande de la “Central Light Co” de poser cinq nouveaux poteaux dans les rues a été accordée, sujette aux restrictions contenues dans la pro position suivante faite par l’échevin L.-A.Lapointe.“Que le dit rapport soit reçu et adopté, A condition, toutefois, que la compagnie “Central Light, Heat and Power” s'engage, lorsque la cité construira des conduites souterraines, A faire disparaître les poteaux mentionnés dans le dit rapport et A placer ses tils dans les dites conduites, et ce A scs frais, risques et périls et sans qu'elle puisse réclamer aucun dommage ou indemnité de la Cité.” Le soerétairt municipal donne lecture d'une lettre du directeur de la Compagnie des tramways, M.W, C.Ross, protestant contre les paroles que certains é( hevins lui ont attribuées sur le rôle et Futilité du Conseil municipal.L'écbe.iu Tétreau affirme de nouveau que ces paroles ont été prononcées et qu'il attend la compagnie A l'oeuvre pour juger de la sincérité de son directeur.L'échevin Tétreau a fait connaître nu Conseil son intention de faire servir A la Compagnie des tramways, un avis lui enjoignant de construire, en nue quinzaine, la voie projetée rue S.lln-bert.Si la Compagnie ne se rend A cette demande, il y verra une confirma tion de la déclaration attribuée au directeur-général, portant que le Conseil porte peu mais que le comité exécutif est le véritable ndmipistrnfeur de la ville.La motion n été faite et adoptée sans (aucun commentaire.Bagarre d’élections UN MORT, DEUX BLESSES, DANS UNE RIXE ENTRE IVROGNES ET CAB.vRETIER.Swan Lake, Manitoba.It juillet.I n drame de l’alcoolisme s'e-st déroulé hier, pendant les élections, fine bande d’ivrognes ayant insisté pour se faire donner à boire ç-hez Bowlerwell, un buvetier, celui-fi les mit dehors : mais ils revinrent A la charge, brisèrent la porte et se mirent en devoir de saccager la pi(Ve.Ce que voyant, Bowlerwell s'arma d’un revolver et tira dans le tas, tuant Fred.Roskelly et blessant grièvement Georges Kil-borne et K.Peters.Bowlerwells a été arrêté.Les épaves du cirque fin passant à Plattsburg, le '‘Colossal Show” qui nous a "empli” d’une colossale façon cette semaine, avait engagé John Blanchard et Louis Shead, séduits par 1 attrait des voyages et i oflre d un salaire de 820 par semaine.11 faut croire qu’on ne leur découvrit que peu de disposition pour la vie de bohème, car, en arrivant à Grand-Mère, avant-hier, ie chef les renvoya malproprement, en leur donnant, pour tout potage 31.50 à chacun.Désillusionnés et mourant de faim, les deux acrobates manqués sont venus échouer au poste de police qui les a adressés à l’organisation de Charité de la rue Bleiuy.Celle-ci prendra les mesures poulies retourner à Plattsburg d’où ils jurent qu’ils ne sortiront plus.Les grévistes relèvent le gant ILS OFFRENT DE DONNER $5,000 AUX HOPITAUX SI 130 ENTREPRENEURS N’ONT PAS SIGNE DES CONTRATS AVEC L’UNION.RETARDS.Il semble que le “Victorian” et le "Royal .Kdward” ont été retardés dans le golfe, par le brouillard.fie "Royal Edward” notamment, n’a pu faire plus de 160 milles, en 26 heures, et l’on croit que son arrivée en sera retardée d’au moins 15 heures.fie retard subi par le ‘‘Victorian” est de beaucoup moins considérable.VOYAG PERILLEUX.fie vapeur “Adventure” a quitté le port, hier, eu route pour la Baie d’Hudson, portant aux différents postes de trappeurs les fournitures et les provisions dont la compagnie de la Baie d’Hudson fait chaque année la répartitions.C’est un des voyages les plus périlleux qu’il soit possible d’entreprendre.MOUVEMENT DES PAQUEBOTS.Montant; Matane, 202, “Victorian”, 9 h.a.m.; Cape Chatte.234."Pomeranian”, 7 h.a.m.; Belle-Isle, 723, "Megantic ”, 4 h.p.m.; hier, 267 milles à l’est : Lake Michigan”.5 h.p -m., 120 milles à l’est ; “Vorchcres” 19, “Salaria”, 9.20 a.m., S.-Nieholas, 127.“Cairndon”, 9.20 a.m., et Royal Edward’’.Descendant; Belle-Isle, 5 h.p.m., "Mammouth” ; Batiscan, $8, “Athe-nin”, 8.55 a.m.Belle-Isle, 135 milles A Test.7 h.p.m., hier, “I.ake Michi-gan”.A l’Hotel de Ville Am.As'tos Laur.Ppr.?135 ‘ pfd.KO 78* 44 pfd.134 Brll Téf Co 1« 142 Mack.Cm.85 « B.C Pk A*.70 “ pfd.44 B.pfd 84 Mex.L.&P.78 74 B.J.akc As.’ 28 ’ « “ pfd.4‘ pfd.M.& S.-P 'Î26f ’ 126| B.Co F.N.44 pfd.44 pfd.M.L.H.&P.iiô’ liai* Cas .Car.Mt.Cotton.131 .• “ pfd.iôi‘ MtX.& M.Can.Cem.19| 19è Mt.St.Ry.231 *2321 “ pfd.82 81 Mt.St’LWk 105 Ca.Conver 37 35 “ pfd.- • Can.C.Rub 95 Mt.T’gh.C.148 “ pfd.Nipissiug.iô.75 Can.G.El.Nor.Ohio.37 35f Can.Pac.m i873 North Star 44 pfd.N.S.S.&C1.”83" Crown Res ‘ Ï.b3 “ pfd.Dét.El Ry.451 44 Ogil.M.Co.' i27j Dom C.Co.44 pfd.44 pfd.Ü2 iio Ott.L. (X) 2.52 2.55 Dr.Reddick Com .1 (X) 1 2 Dr.Reddick Pfd .1 (X) Kverett Lake .1 (X) 1 h Paraît .1 (X) PToyd .: 1 00 3 Foster .1 (X) loj 13 Gifford .4 25 44 5 Goodwin L.Mines.25 Gowganda King .; 1 00 Green Meehan .1 (X) 11 2 Hyland 1 00 Kerr I.ake .! s 00 8.00 8.20 La Rose .! 5 IX) 4.02 4.08 Little Nipissing .1 IK) 164 i«4 McKin .-Dar.-Sav .1 00 90 93 Mont.Red.Stnel .j 5 00 Pfd.J 5 110 Nancy Helen .1 (X) 4 5$ Nipissing .; 5 00 10.55 11,75 Nova Scotia .1 ou 30 33 Ophir .1 (X) 13 30 Otisse .1 (X) 31 4 Otisse Currie .1 ou Peterson Lake .1 (X) 181 18$ Rochester 1 00 isj 134 Ross Ballard .1 00 Silver Alliance .1 00 10 15 Silver Bar .1 00 5 5] Silver Leaf .1 (X) 6J Silver Queen .: 1 (XI 6 10 Tcntisk anting .i 00 61 611 Tret lithe way .1 00 1.15 1.17 Union 1’ic.Cohall, .1 00 2 24 VFNTHS DF.FA MATINEE B.1000, 1000 il 2 1-2.Silv, I.cat.-500 ft o 3-1.Peterson.—500 ft is, fin Hose—loo ft t.oo.Trethewey—100 ft 115.Tcmlsk.—100 ft 61 Rochester,—500 ft 13 1-2.P- P.—500 ft 2 3-4: 500, 500, 500 ft J Gould.—1000 ft 1 1-4.LES CITA RES A BOSTON Allouez.32 ft 33; Cal. ft KliQtiincy, 68 ft, 70; Plah Pons.20 ft 8-4.A LA REFORME.Un jeune fila d’Israël Moses Del ky ayant volé différents effets chez ’ liam Foster, est condamné A trois de réforme.Ça en fera toujours un de moins, •S.-Laurent.i
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