Le devoir, 15 mars 1929, vendredi 15 mars 1929
Volume XX — No 62 Abonnements parla poste : Edition quotidienne CANADA .f 8.0® EtaU-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.0® Edition hebdomadaire CANADA.2.0® ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 Montréal, ven.15 mars 1929 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: - SERVICE PF.M ÎT Administration: Rédaction : Gérant: HArbour 1241 * HArbour 1243 HArbour 3679 .HArbour 4897 en laissant mourir deux fois plus d’enfants que nous devrions en perdre?Au suicide de la race, nous opposons le massacre intense, quotidien, incessant des innocents.Malthus règne ailleurs; ici, Hérode.Si nous voulons conserver notre haute natalité, qui fait notre honneur et qui fera, si nous ne la laissons dévorer par une mortalité quasi aussi haute, notre salut, nous devons, encore une fois, nous attaquer au problème de l’hygiène.Sauver la famille par l’habitation salubre, inviter les enfants à naître, en leur préparant un logement où ils trouveront la place pour vivre, grandir, se développer.Sans cela—qu’on y songe bien — notre logement exigu sera bientôt la mesure et le moule de la famille, du moins pour les citadins depuis longtemps citadinisén, et rien ne garantit que la mortalité infantile ne continuera pas, en proportion, à faire autant de victimes.Néoraalthusianisme et mortalité infantile auront, par les deux bouts, brûlé notre vitalité.Louis DUPIRE La session fédérale Vacances du parlement, du 22 mars au 4 avril Suicide de la race et massacre « des innocents En marge d’une enquête d’un comité parlementaire à Ottawa — La salubrité du logement domine toute la question de l’hygiène familiale, dit le député de Labelle Le Comité des relations industrielles et internationales, comme écrasé sous son nom immense, ne faisait pas beaucoup de besogne, naguère, à Ottawa.* .Cette année, i rompt avec ses habitudes et est en train de procurer au pays une documentation vivante, actuelle et comme filtrée par une discussion éclairée, sur les problèmes sociaux.Le R.P.Lebel, ?>J., a exposé, devant ce Comité, avec modestie, tact et compétence, la question des allocations familiales qui est le remède le plus approprié à la détresse très réelle ou se débattent de nos jours dans les grands centres hyperindustna-lisés les familles nombreuses., Avant-hier, le Comité a abordé le problème de 1 hygiene familiale, en entendant le docteur Flemming, autorité incontestée en la matière, sauf, peut-être, par quelques politiciens du plus petit acabit, qui seraient disposés à récuser des secours sous prétexte qu’ils nous sont donnés par un anglophone ou un protestant, — aussi sots, en somme, qu’un mécréant égaré près du Mont-Saint-Bernard, qui refuserait l’aide des chiens fameux sous prétexte que ce sont des moines qui les lui adressent.Le rapport du Comité nous parvient, ce matin.M.Houras-sa, qui en est membre, a commenté dans quelques substantiels paragraphes la déposition du docteur.Il a traité en quelques phrases limpides et pleines les plaies sociales de l’habitation insalubre, de l'impréparation des mères à la maternité, de la dénutrition des enfants et des ravages de la tuberculose.Nous devons, ici, pour l’instant et faute d’espace, nous contenter de considérer une seule donnée du problème: le logement.Aussi bien est-elle la plus importante.Car le logement le plus salubre est celui qui procure, dans des conditions, par ailleurs rationnelles (il ne peut être une serre et il n’est pas plus pratique, au physique qu’au moral, d’habiter une maison de verre), le maximum d’ensoleillement.Or, pas un hygiéniste ne contestera la vérité de l’aphorisme énoncé par le député de La-belle, à savoir: “Je crois à l’action du soleil plus que dans la science de tous les médecins réunis.” Le soleil est fonction principale de tous les problèmes d’hygiène, même de celui de l’alimentation.On sait, en effet, désormais que le rachitique est un enfant qui ne mange pas, pai les pores de la peau, sa portion suffisante de soleil.Pour le traitement curatif, il faut demander cette carence de soleil à l’enveloppe des fruits et des plantes minéralisée par les rayons de l’astre vivifiant ou, encore, à 1 action constante du soleil artificiel, des rayons ultra-violets.On peut donc conclure que tanl vaut le logement et tant vaut la ^anté — même, pour une grande part, au point de vue moral — de ceux qui l’habitent.“Dans la ville de Montréal où je suis né et où j’ai passe la plus grande partie de ma vie”, a dit M.Rourassa (nous traduisons rapidement, car il a parlé en anglais), ‘Me problème le plus aigu est peut-être celui de l’habitation — le problème du logement.Je crois que la plupart des logements où vit notre popu- _ ^ ^ lation sont bâtis d'une façon absurde et a contresens.?Il me I née.On ne prendra une décision à ._ _ semble que la plaie des slums (des taudis), comme on l’appelle] son sujet que demain.Quant aux i ge et s’allonge.Une dizaine en Angleterre, nous atteint désormais à Montréal — je ne parle j vacances, la résolution du premier | putés ont i>arlé aujourd’hui, «ne de Montréal — ù tel degré que nous devons y donner notre jm,mstrc a cte attention immédiate.Une très forte proportion non seulement -:— - — de la classe ouvrière, mais aussi, — rappellerai-je classe moyenne, comme le docteur [le docteur Flemming] l’a désignée?un adolescent timide nu effraient les femmes.Je m’approchai d Homère: il était sobre.Je m'informai, le soir, au magasin, des deux frères: "On les a changés’’, dit le marchand.'‘Depuis qu’Oreste a été.malade, il y a quinze ans, il est devenu ioroane, effronté; on dirait que c'est Homère d’avant sa maladie.Homère, lui, ne boit plus, et c’est lui.le bon qar-çon, maintenant; je l’ai entendu, avant-hier, qui disait A Oreste: “Tu n’as pas honte de te saoùler tous les jours et de regarder les femmes \ sous le nez?’’ et l’autre a répondu: t A Québec Le gouvernement amende sa résolution relative aux 17 millions des routes ma grande^maladie?’’018' U>" Duplessis réclame victoire pour l’opposition - M.Paul POIRIER Les députés vont chômer 12 jours — M.Vi oodswrorth estime que si le budget J aisse à désirer, Tamende-ment Guthrie est trop vague — M.Malcolm parle du commerce canadien DISCOURS DE MM.LE TELL1ER, LAP1ERRE, SPENCER, ETC.(Par Emile BENOIST) Ottawa, 14.—Les députés ont décidé de prendre douze jours de vacances à l’occasion de Pâques, du vendredi, 22 mars, jusqu’au jeudi, 4 avril.C’est le premier ministre qui a proposé la chose, après avoir consulté les divers chefs de groupes.Comme M.Mackenzie King présentait sa résolution M.Bennett a tenu cependant à déclarer que l’Opposition veut que les vacances soient aussi courtes que possible.L’Opposition ne veut pas que les vacances de Pâques nuisent à l'expédition des affaires de l’Etat.Le premier ministre a répondu qu’il a une autre proposition a faire justement pour hâter l'expédition des affaires: “qu’à partir du lundi, 8 avril, les lundis et les mercredis ne soient plus réservés aux mesures des députés mais aux mesures du gouvernement.” A la demande même de M.Bonnet, cette proposition a été ajour- BEAU GESTE DE M.BENNETT Après avoir expédié une abondante routine, la Chambre s'est remise au débat sur le budget.Le député Bothwell, un libéral de l’Ouest, a d’abord terminé le discours qu’il avait commencé hier.M.Malcolm, ministre du commerce, a parié ensuite.Comme tout le monde, à l'excep-tian du premier ministre et du chef de l’Opposition, M.Malcolm avait droit de parler pendant quarante minutes.Le délai était expiré et M.Malcolm n’avait pas terminé son discours.Plusieurs députés conservateurs, notamment MM.Gott et Spotten, se mirent à protester parce que M.Malcolm continuait de parler.M.Bennett a tout de suite proposé que la Chambre unanimement permît au ministre de finir son discours.M.Malcolm n’en a d’ailleurs pas abusé.LA SERIE DES DISCOURS Le débat sur le budget sc prolon- de dé- (süite à ia page 3) Bloc-notes La lutte La lutte sur la question des congrégations semble définitivement engagée à la Chambre française, encore qu'on ne se soit battu jusqu ici que sur des questions de procedure.Le cabinet Poincaré parait, à date, disposer d’une soixantaine de voix de majorité.11 peut être utile de rappeler que si la lutte, d’après les dépêches, parait ressusciter les colères qui ont entouré l’adoption des lois de 1901 et de 1904, il ne s’agit pas de rappeler en bloc ces lois.L’objectif est beaucoup plus modeste.Le gouvernement ne propose que de permettre à neuf ou dix congrégations de fonder en France des noviciats et des procures — et ceci encore à la condition expresse que ces congrégations n’exerceront leur activité qu’en dehors du territoire métropolitain, — c’est-à-dire à l’étranger et aux colonies.Nous Perrault défend la lactique ministérielle — M.Sauvé propose un amendement, écarté par 58 voix contre 10 LA CHASSE A COURRE DU CHEVREUIL, INTERDITE < Par Georges LEVE ILLE) Québec, 'le 14 mars 1929.La Chambre a adopté en deuxième lecture cet après-midi, après un long débat, tie bill de M.J.-E.Perrault, demandant f 17,000,009 pour l'exécution du programmme gouvernemental de voirie.Elle o aussi adopté en deuxième lecture, le bill de M.Perrault, pour prohiber la chasse à courre au chevreuil.Au sujet du bill des routes, M.Arthlir Sauvé, chef de l’opposition, a proposé un amendement qui a été défait par 58 voix contre 10.Ce soir la Chambre ne siège pas parce qu’il y a caucus chez ies ministériels.POINT D’ORDRE NON REGLE Au commencement de ta séance, le ministère répond à quelques questions de l’opposition.H y en Conte Les frères changés Homère et Oreste, — un parrain d'humeur fantasque et content d’a- des gens qui ne sont pas très pauvres et qui, par conséquent, n’attirent pas l’attention des institutions charitables, vivent dans des maisons où il est absolument impossible d’éleyer une famille, dans des conditions sanitaires convenables.L’insuffi- ^ ^ ( ^ sauce de soleil, de ventilation, d’espace, spécialement pour les vair 'dès bribes d'hiTdeVclmsiqnès familles nombreuses, est, je le crois, étroitement unie au pro- /es avait ainsi fait appeler,—étaient blême discuté à la séance précédente [les allocations familia- jumeaux.Ils habitaient une petite les], de même qu’aux soins à donner à Vélevage des enfants.” ! campagne québécoise, ou leur perc ' Plus loin, après avoir traité de la tuberculose, qui est une ^t^t ^z^nrichi pour'leur majadie du logement au premier chef, M.Rourassa insiste de avolr klisSl-, q,ieique fortune; une nouveau sur le même point et note un aspect particulier du pro- mère qui les avait choyés et dorlotés blême qui explique, sans l’excuser, notre haute mortalité par la n’avait pas voulu qu'ils fisseni île peste blanche — et aussi notre mortalité infantile; car l’insa- longues études.Ce devait être des 1 abrité et la congestion du logement déterminent chez l’enfant f/^âL luTafe^ déjà l’état de moindre resistance qui en fait la proie facile des mala- ^,,,/’ lin peu gauches.sans ins-dies du premier âge: “Dans ces problèmes nous devons pren- traction solide Hs ne savaient rien dre en considération long et le fait que les des maisons chauffée», mais mai vemnees.i.e comrusir einrc \rout^ (}n trot nonchalant d'un che l’été et Lhiver est marque et, conséquemment, on doit donner ; üal ia fermc de leur père, - une attention particulière tant à la ventilation convenable dos icc/m'.c/ amit fait de / agriculture maisons en hiver et à leur chauffage convenable qu’à Pintro-lcn amateur, avec un fermier qui duction de la lumière solaire.** .fiZnl ’«£ Donnerons-nous, entin, au problème du logement et dejcartc, altx dominos, aux dames, toute l’hygiène familiale l’importance qu’ils méritent?Oui, à fréquentaient chez le marchand du une seule condition, que ceux que préoccupe l’aspect iuotaI.village, où c’était la bourse aux si net, si apparent de la question, s’y,mettent résolument.{nouvelles et aux histoires plus ou n le climat du pays, le fait que l’hiver est si faire que bayer aux corneilles, aller \s gens sont si rigoureusement confinés dans | l’automne à la chasse, le P™11**™}'* ccs, mais mal ventilées.Le contraste entre rhè- moins grasses.(Rie On ne peut compter pour cela sur les politiciens, à moins r’ ; .l’opinion publique ne les pousse ou ne les entraîne.Us se larg^d’épa^cs, déjà bedonnant,'et laissent dominer par les questions d ordre matériel —construe- tout le temps la Jamaïque; lions de pavages, de ponts, de bâtisses.Il ne saurait en être Ores/r était malgré, d'épaules é.troh autrement.Ils n’ont pas temps pour tout et se prêtent plus | tes, U ventre effacé, il avait un vi-volonticrs à ce qui frappe l’imagination populaire et est excel- : ^ /•! lente matière de propagande électorale.I ?avait (!e i^ie.bu q,,eJe 1 ,ht , , , ., ., i/c grand sujet de querelle entre les La réglementation du logement se traduit en taxes et en f/rur ^rrs jnmeaur> c'était les U- cehignemenls des propriétaires, l’augmentation du budget bâtions continues tPHomère, barbu d’hygiène aussi, et le public n’attache pas encore suffisamment jusqu'aux yeux qn’il avait petits et d’importance aux résultats pour impressionner l’administra- $an* cesse larmoyants, mais gais et lion.Pour tout dire, Vimnrn neccssarium du point de vue matériel, la chose sans laquelle les autres n’ont aucune valeur, la santé et la vie, est la plus négligée, la plus méprisée, la plus oubliée.Il faut être reconnaissant à radministration actuelle, d’avoir, — mérite énorme, — augmenté les dépenses d’hygiène, quand on sait que la terrible épidémie de typhoïde a si peu impressionné l’opinion publique que pas un peut-être des auteurs de la gabegie qu’elle a révélée n’a seulement été battu par ses électeurs.Qu’on y réfléchisse un instant et pas un esprit sérieux ne contestera que le problème qui est au coeur de toute notre politique municipale, qui doit avoir pas sur tous les autres, c’est notre mortalité infantile.Que les Anglais nous reprochent notre indifférence, nous ne pouvons pas songer à les blâmer: elle est injustifiée et injustifiable.Elle souille la réputation de notre ville aux yeux de l’univers.On u coutume,•tu constatant la dépopulation des centres protestants et matérialistes, de crier au suicide de la race.Les faits ne permettent guère d’arriver à une autre conclusion.Mais si ceux-là pratiquent le suicide de la race en empêchant des enfants de naître, no pouvons-nous pas dire que nous le pratiquons, à un degré effrayant, plus visible et plu» certain encore, ; notait presque tout le jour, n’allon-! géant le bras que pour se verser un verre de rhum des Iles.Oreste, lui, 1 plus maigre que jamais, la chevelu re toute blanche, des vêtements trop larges flottant sur son corps ilc-chrané, partait presque tous les matins, de mai û novembre, pour aller pêcher à la rivière voisine.Le soir il lisait la Presse, son unique pâture de l’esprit, si Ton peut dire, et quand il causait, cet homme ef face et paisible ne parlait que de meurtres, d’assassinats, d'attentats criminels, de bandits et de voleurs.Un jour, à la pèche.Oreste prit un refroidissement.Il sc coucha, grelottant, fiévreux, divaguant presque.Homère, aux trois quarts ivre, mais assez ingambe encore pour atteler son cheval, alla guérir le docteur.Celui-ci hocha la tête, après avoir ausculté Oreste et dit: "Il faut une femme pour le soigner’’.— "Jamais Oreste ne, voudra ’, dit Homère, qui ajouta, clignant de l’oeil: "Je le soignerai”.Le médecin parla, ténia d'amener Homère à aller chercher la mère Lorrier pour surveiller Oreste: celui-ci entendit, se tourna sur son oreiller grisâtre et dit péniblement: "Homère va faire, docteur"; et celui-ci s'en alla, après avoir laissé des pilules, des poudres blanches cl des indications sur un bout de papier.Deux mois i>his tard, Oreste, qui avait failli mourir, sortit pour la première fois en voiture, arcompu gnè par Homère qui le promena an soleil de juin.Oreste avait une longue barbe grise, l'air engraissé, il avait un peu de rose aux pommel tes, son complet avait l'air de le serrer aux épaules; et il sentait le rhum.Homère avait fondu; il s'était rasé la barbe, il avait pâli, il n’avait tout le temps en éveil.Les deux frères vivaient ensemble, dans la vieille maison de pierres plates, solidement construite au fond d’nne avenue de peupliers i>ar leur grand-père, ma/svn oit ils étaient nés et qu’ils s'étalent partagée, Oreste vivant au premier, Homère an second, sous tes toits, ne descendant dans la salle à manger commune que pour manger, serins l’un et l'autre par une bonne à tout faire, guère plus jeune que la maison elle-même, Oreste et Homère ne s'étaient jamais mariés.Le premier détestait les femmes, l'autre les aimait trop pour fixer son choir.Comme Ils avaient du tden.des vieilles fiber de la paroisse, leur jetaient souvent, paupières mi-closes, un regard intè rrssé.Oreste baissait les veux, lin mère répondait par nne oeillade qui faisait rougir tes vierges mûres.et la vie passait, uniformément grise pour rrs deux célibataires dissemblables et antithétiques.A cinquante ans, Homère, violaeé, ^gros comme nne outre pleine, som- n’avons pas encore sous les veux le ] tl quelques-unes de M.Sauvé et le 1 chef de roppostion soulève un point d’ordre pour reprocher au premier ministre de ne pas lui répondre d'une manière satisfaisante et de tourner ses questions en dérision.Le premier ministre et le chef de 'l’opposition échangent des mots ai- texte qui sera définitivement présenté aux Chambres, mais la dernière rédaction publiée soumettait à une surveillance gouvernementale très détaillée l’exercipe même de ce minimum de droit.Il faut ajouter que si les textes nouveaux permettent à quelques congrégations de faire plus de bien, ces mêmes congrégations subiront le contrecoup du régime qui tend par l’école primaire à la déchristianisation graduelle du pays.Déclarer qu’on permettra l’ouverture de noviciats, c’est fort bien, mais les noviciats sont le fruit naturel d’un terroir chrétien.Vouloir des novices et laisser sub- la resolution qu sister le régime scolaire qui tend à i Re jour à la Chambre pour dental) M.Sauvé a parlé des octrois fédéraux aux provinces pour la con struct ion des routes.Le gouvernement n souscrit $20,000,900 et la province de Québec en a eu sa part, soit $5,000,000.M.Rerrault prétend que le gouvernement a adopté une politique des bonnes routes longtemps avant que l’opposition en parlai, soit eu 1908.En 1912, il a adopté sa loi permettant aux municipalités d’emprunter à 2%.pour construire des rouies.Cette politique do» bonnes roules n’était pas populuir au début et il fallut faire l’éducation du peuple.11 n pu se glisser des erreurs dans lu politique ue voirie du gouvernement, admet k.minis tre.mais ces erreurs étaient inevitables, comme les erreurs »ont presque toujours inévitables lorsqu’il s'agit de faire des essais.La politique du gouvernement n’est pas une politique de bouts de chemins, comme le prétend M.Sauvé.M.Sauvé a parlé de ce que nos roules ont coûté, poursuit M.Perrault, mais notre voirie nous a coûté moins cher que celle de l’Ontario.Les routes de l’Ontario ont coù- an- gnuMloux et finalement, tout ren-jté trois fois plus cher que les notre dans l'ordre et le point d’ordre n’est pas réglé par l’orateur M.La-ferté.L’ très et celles de la Colombie glaise, deux fois et demie plus cher.___ “Les routes de l’Ontario ont 60 „ nieds de largeur et les nôtres, 15 OPPOSITION GAGNE UN BON | gleds”, interrompt M.Sauvé, “il y a * OIM ; quand même une différence.” i M.Perrault répond à cela que ; nous avons construit plus de milles de chemins améliorés ici.Il déclare ensuite qu’il est en état M.J.-E.Perrault, substitut du ministre de la voirie en Chambre, propose ensuite un amendement à la résolution qu’il a soumise Pau- la destruction chrétien, c’esl gisme.même de l’esprit d’un complet illo- der qu’une somme de $17,000,000 soit mise de côté pour mener à bien le nouveau programme de voirie.On sait ,as >£ son numéro du 3 mars: 1 ri(^r ,eJ.4' » aurait pas amendé sa résolution comme tl vient de le Le Gouvernement français refuse faire.L’amendement apporté par aux Congréganistes leurs droits ci-IM.Perrault a pour effet de confir-vlques et ne veut tolérer leur jirc- ! mer et de défendre l’argument ays, notamment par les innenicurs .) allemands Schocnhrrr et Hcssbrr-fabrik l'sslingen.et Messer ,(¦ Cir j semblent se classer parmi les plus [grands fabricants de ces machines.• que Von peu! faire manufacturer sr- i VOLUME XX — No VERITABLE REMÈDE DE LA FAMILLE LES Pastilles VALDAI SONT INDISPENSABLES pour PRÉSERVES les Organes Respiratoires ou pourSO.GRER bs Rhumes, Maux d» Gorae Laryngi.es, B onchites, etc.F.n Vente partout [ Lea Ex ger ! N BOITES portant le nom VALDA Aient Cénaral pour 1- Canada : J.Ailred OUIMET 84, St Paul St Laat.Montréal.RHUMtdeCERVrAU.CATARRHE .NASA, LINE D2CHRE 20ans CH OCOLAT-MENIER Excellence Vanille Santé papier blanc bleu Fin “ “ jaune Croquettes et Pastilles.ion nos propres données, selon que i on peu! disposer de peu ou de beaucoup d énergie hydraulique.(les machines sont admises en franchise île douane et de toutes taxes de uentc en Canada, pourvu (in riles soient destinées uniquement à la fabrication d'engrais agricoles.C'est bien à notre gouvernement fédéral d’avoir songé ainsi à l’avenir île lag ri cul lure canadienne.Peul-circ que notre gouvernement provincial voudra, lui aussi, à su façon, accorder son appui à cette industrie qui aiderait tant et hint l’agriculteur québécois, en .créant des centres industriels où il vendrait mieux tes produits ilu sol amélioré par l'azote sorti de res rentres mêmes.Louis COI'PAL MM.Rochefort et Ouimet acquittés MAI.Lue Rochefort et A.-A.Ouimet, fiduciaires de la compagnie Crédit Canada, accusés d’avoir détourné 8200,009 du Crédit Canada.h d'autres fins nue celles auxquelles Largent était destiné, ont é«é acquittés hier malin par le juge Perrault.La rnutdque de Saint-Saën» M.ARTHUR LETONDAL AU CER-CLE UNIVERSITAIRE Demain soir, samedi, au Cercle Cniversitaire de Montréal, M.Ar tbur Letnndal parlera, à l'issue du diner, de la musique de Saint-dc I s.tcns.Un trio, formé de Mlle Malé-un j port, pianiste, et de MM.Chamber land, violoniste et Dansereau, violoncelliste, exécutera le trio en fa majeur, Op.18 de Saint-Saëns.Présidence de M.le Dr T.Parizeau et remerciements de M.J R, Lagacé.(Communiqué) La question dos hvdratite-i à Montréal La Société Coopérative Df FRAIS FI NFRAIHES Eolreprsm tir* 1.de la Société Saint-Jean-Baptiste Léon Trépanier défait par quatre voix — Tout son groupe également battu — M.Ernest*J.Brossard nommé 2e vice-président — Nouveaux directeurs : MM.Louis Pouliot, A.Phaneuf et J.Giguère — Le projet Perron En Bourse locale FEDERALE marchent sur Durango Montreal Powers’avance de près de 4 points (Suite dp ta première pane) ALLOCUTION DU NOUVEAU GENERAL PRESIDENT Le congrès général de la Société Saint-J ean-ltapliste dp Montreal s'est ouvert hier soir, au Monument National, chambre 11.Sur les 107 délégués convoques, à part !les officiers du conseil general, 106 sont venus, ce qui est considéré comme la plus grosse assistance du genre.La lutte pour les charges officielles a été des plus vives.Chacun des deux groupes en présence avait une liste de ses candidats.la- groupe de 1 échevin Trépanier a élé battu sur toute la ligne, .M.Trépanier vaincu lui-tne-me par M.Guy-Vanicr, par' 60 votes contre 56.La (bataille s’est engagée a propos d’un projet de festival rte M.Ad-jutor Perron, institeur.Ce dernier a proposé au conseil général, d'or-gartiser au Stade, un festival où Ion entendrait choeurs et fanfares avec parades écolières, etc.En plus M.Perron se proposait mars, à 9 heures, grand’messe pontificale par S.G.Mgr Eugène Limoges, évêque de Mont-Laurier.Prédicateur: R.P.E.Gagnon, C.S.C.Messe en musique rendue par les scolastiques de Sainte-Croix.A 3 heures, le prédicateur sera un prêtre de la compagnie de Saint-Sulpice.Chant par les élèves du pensionnat du Saint-Nom de Marie, d’Outremont.Le dimanche, 17, à 9h.grand’-meüse (pontificale par S.G.Mgr Charles Lamarche, évêque de Chicoutimi.Prédicateur: R.P.Elphè-ge Labonté, C.S.C.Chant: chorale du Collège de Saint-Laurent, tenu par les religieux de Ste-Croix.A 3h.prédicateur: M.l’abbé Augustin Lemay, vicaire à N.-D.des Sept Douleurs, Verdun.Chant: les scolastiques des Pères Jésuites.Le lundi, 18 mars, à 9h.grand’ messe pontificale par S.G.Mgr Alfred Langlois, évêque de Valley-field.Prédicateur: R.P, E.Gagnon, C.S.S.Chant : professeur et élèves du Collège N.-Dame, tenu par les rdigieux'de Ste-Croix, A 3 h.prédicateur: M.l’abbé Elisée Choquet, vicaire à Ste-Ciotilde.Chant: les élèves du Couvent de Saint-Laurent, dirigé par les Soeurs de Ste-Croix.Un pèlerinage à St-Joseph-sur-Y amaska Très appétissant le BACON de S.L.CONTANT Liée $26,074 pour honoraires d'avocats Ottawa, 15.(D.N.C.) — Le député White, de London, voulait savoir ce que le gouvernement a payé aux avocats qui l’ont représenté à la Cour suprême à propos des droits respectifs des provinces et du fédéral sur les pouvoirs hydrauliques le long des cours d’eau navigables.M.Cannon, qui remplace temporairement M.Lapointe, a satisfait à sa curiosité.Dans cette cause, le gouvernement a été représenté par MM.N.-W.Rowell, H.-J.Symington.Charles Laurendeau, Chs-P.Plaxton et Vincent-C.Mac-Donald.M.Symington a déjà reçu f9,925 en acompte et M.MacDonald.$9,221.MM.Laurendeau et Rowell n’ont encore rien touché.Quant aux frais, jusqu’au 9 mars courant, ils s’élèvent à $26,(U4.^__ Société de mathématiques et d’astronomie La prochaine réunion d’affaires aura lieu le mercredi 20 mars prochain, à 8h.du soir, dans la salle de la Corporation de l’Ecole Poly-j technique.< M.A.-V.Wendling pariera des débuts de l’électromagnétisnie."•••i* - Causerie de M.Lionel I,éveillé Saint-Hyacinthe, 15.(D.N.C.) — A l’occasion de la fête patronale de saint Joseph, un pèlerinage aura Sur l’offre bienveillante du Xa-tional Council of Education, la Faculté des lettres de l’Université reingénieurs forestiers et celui des i cevra le mardi, 19 mars, salle 214, architectes qui avaient été étudiés i à 8 heures 30 précises, M.le comte par la commission de législation.| Serge Fleury.Ces deux bills ont été votés en i Ces journaux ont amplement fait troisième lecture.Il en fut ainsi du ; connaître l’attaché du ministère j seph-sur-Yamaska bill concernant les passages à ni- français des affaires étrangères, : veau par lequel la Législature est i l’auteur et conférencier de renom autorisée à dépenser une somme de qui nous rend visite.$308,000 pour aider les inunicipa- M, le comte, présenté par son I compatriote, le professeur de litté-raiure Henry Dnmbrowski, traite- j ra le sujet qui suit: Sur les grandes routes avec les ! vieux lettrés (Brantôme, Deschamps, Montaigne, Ronsard, la Fontaine).La salle est ouverte, sans cartes, Ce soir, nu musée pédagogique de l’Ecole normale Jacques-Cartier, à ; lieu, le 19.à l’église paroissiale de'® ^nVres' causer*Ç (Je Cione! Lé-Saint-Joscph-sur-Yamaska.Le S{,r-! vei1^'suLIL0,re ht,ératurc- i mon de circonstance sera prononcé,v , par M.l’abbé J.-A.Desmarais, di- Le» anciens eieveS recteur des élèves du séminaire de Saint-Hyacinthe.11 y aura vénéra tion de la relique de Saint-Joseph, salut solennel du Saint-Sacrement, et chant nnr la chorale de Saint-Jo- de Saint-Pierre lités à supprimer les passages h niveau.Le bill de la Commission Métropolitaine de Montréal a été rapporté des bills privés et passé en troisième lecture.Le bill amendant la charte de la M.INoulan Cauchon part pour l’Europe Cité de Montréal a subi sa deuxiè- au publie cultivé, dames et mes me lecture et a été référé au eo- sieurs, que l’on attend en foule, mité des bills privés.COMMUNIQUE M.Noulan Cauchon, urbaniste bien connu, partira à la fin de mars pour l’Allemagne, la France et l'Angleterre, où il donnera une série de conférences sur le système de plan hexagonal.M.Cauchon sera deux mois en Europe./VATfVF— TAXI /# P£AOTy M nerof{£SQO£-WtAro* c /J(tè£Ot>/£S .rte Nevin; Un conte d'amour de l'Al-sace-Lorralne de Davis; Sélections de "Les pirates de Plnzance'', de Sullivan; Doux chant d amour, de Bingham A la fontaine, de Ellenberg; Selections de "Le PROGRAMME PUROL.8 00.WJZ.Deuxième régiment du Connecticut, de Reeves: Chanson sans paroles de Tachai- i kowsky; La bannière de la victoire, de von Blon: Les trots solitaires de Herbert; Patrouille américain1, de Meacham; La boite à musique, de Ttzel: Anv.l Chorus.de "Il Trovatore", de Verd- Sur le camp de Goldman.RECITAL D'ORGUE 8.00.WEAF — Sé- j ._ _ lections de "Le moulin rouge", de Her- j 1 i-olt, Mcdeclnr, l’harnucle, Art Démarre Cours rlasslque, commerrtal, leçons privera.1448 fiHKRBHlHJKg OU BAT » MONTREAL.VENDREDI LE DEVOIR 13 MARS 1929 La ‘Violence’' de Le rapport de M.Houde M.Trépanier LE DEPUTE DE SAINTE-MARIE.HOTE D’UN GROUPE D’KTU- UOMME D1ANTS QUEBECOIS AVEC M.SAUVE ET SES COLLEGUES, REPOND QUE SA PRETENDUE VIOLENCE N’EST QUE L’ECHO DE L’OPINION PUBLIQUE FARCE MONUMENTALE - ”M-IASCHEREAU ME REFUSERA-I -IL UNE ENQUETE ROYALE?” PRESIDENT GENERAL DE LA SOCIETE SAINT-JEAN BAPTISTE M.Beatty gagne son point L’AMENDEMENT DUNNING SI R LES OBLIGATIONS FERBOY1A1-RES EST REJETE.l’Lateau 5151 Québec, le 15 mars (D.X.C.).— Un'fort groupe de la jeunesse étudiante de l’Université Laval de Québec, nombreuse d’environ 500, a reçu hier soir, cher Kerhulu.M.Arthur Sauvé, chef de l’opposition provinciale, et ses collègues.M.Sauvé et tous ceu\
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