Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 30 mars 1929
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1929-03-30, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Volume XX - No 74 > Abonnements parla poste : Edition quotidienne CANADA.18.» Etats-Uni* et Empire Britannique .8.M UNION POSTALE.1O.U0 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Montréal, aametli 30 mars 1929 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: - - H Arbour 1241» SERVICE DE NUIT: Administration: » Rédaction: • » Gérant: ¦ • « H Arbour 1243 HArbour 3679 HArbour 4897 PAQUES Le Jour du Seigneur C'est ainsi que, depuis la Résurrection, on désigne le dimanche.Saint Jean, l’Apôfre, emploie déjà l’expression comme une expression courante.C’est qu’aussi bien, ce n’est pas un jour ordinaire que celui où le Christ ressuscita d’entre les morts.Ce fut le jour de son triomphe et de sa gloire.Toutes les forces humaines s’étaient liguées contre lui.La Synagogue, mesquine et pharisaïque, incapable de s’élever avec lui jusqu’à la notion du royaume spirituel qu’il prêchait, jalouse en plus de son emprise sur le peuple et de ses miracles, l’avait accablé de calomnies, l’avait accusé de blasphème et l’avait conduit à la force politique.La politique, sans horizons, incapable de comprendre qu’il n’est jamais bon de sacrifier l’innocence, craintive et faible sous les dehors de la force, l’avait envoyé à la croix.Entre temps, la sensualité égo'ïste et jouisseuse l’avait méprisé en le couvrant de la robe blanche des fous et la cruauté des valets et des bourreaux, encouragée par toutes les puissances de ce monde, s’était donné libre jeu sur sa personne.Il était mort.La Synagogue gardait son tombeau qû’elle avait officiellement scellé.Ses disciples eux-rnêmes s’étaient dispersés, éperdus et découragés.Avec le corps de leur Maître leurs espérances avaient été ensevelies dans le tombeau scellé.Et voilà qu’au matin de Pâques, ce blasphémateur, ce perturbateur de la paix publique, ce faible que la politique avait sacrifié ressuscite.Ce fut un changement dans le monde.La petite Eglise commença à reprendre confiance.Elle comprit que Jésus était le Maître, le Seigneur et que son jour était venu.Ce fut vraiment le jour du Seigneur que celui où il vainquit la mort et le péché sous toutes ses formes.Voilà le fait de la Résurrection.* * * Depuis lors, l’Eglise a continué la vie de son Seigneur et de son Rédempteur.Elle est habituée aux persécutions, aux hérésies, aux schismes, aux scandales même des siens.Combien de fois, depuis qu’elle existe, on a proclamé au monde sa mort définitive, combien de fois on a scellé son tombeau ! Ce fut au nom de la force politique et au nom de la science, ce fût au nom du progrès et au nom de la justice.Mais l’Eglise est accoutumée aux résurrections glorieuses.Néron, Arius, Luther, Henri VIII, Rousseau, Renan, des milliers d'autres le savent bien.D’autres encore devraient le savoir.#• * # Les premiers chrétiens, comprenant toute l’importance surhumaine de la Résurrection du Christ, pressentant déjà tout le symbolisme de ce jour que le Seigneur a fait, sanctifièrent d’abord, à la suite du sabbat, le dimanche.Petit à petit, ils abandonnèrent le sabbat comme on rejette un vici! habH et, sous la poussée du peuple chrétien, le dimanche prit son caractère catholique.La sainte messe, la fraction du pain, comme on disait alors, cl la prohibition des oeuvres serviles le distinguèrent des autres jours.Il est à noter que c’est la coutume du peuple chrétien, naturelle efflorescence de sa foi au Christ, de son amour, de sa reconnaissance, qui transporta au dimanche l’obligation du repos sabbatique de l’ancienne loi, en y ajoutant celle de l’assistance à la sainte messe.La froide obéissance à une sèche prescription des lois humaines, ecclésiastiques ou civiles, n’est pas à l’origine de la sanctification du dimanche.Les lois qui furent faites n’eurent d’autre objet que de réglementer une coutume existant depuis toujours.Le premier texte de loi connu est celui du concile d’Elvire, en l’an 3(X).’A* * C’est la loi naturelle elle-même qui oblige l’homme créé à recommitre sa dépendance de créature et à rendre au Dieu créateur le libre hommage de son adoration; c’est la loi naturelle qui oblige les hommes à faire de ce culte un culte social; c’est la loi naturelle aussi qui oblige les travailleurs à se reposer.Economistes et physiologistes insistent sur cette vérité.C’est Dieu qui, par une loi positive, dans l’ancien Testament, a déterminé qu'un jour sur sept serait consacré au repos et au culte.C'est la coutume enfin, puis la loi ecclésiastique, appuyée par toute une législation civile, qui a choisi le dimanche, comme ce jour de culte et de repos, en souvenir de la Résurrection du Christ.TT Af Le dimanche est le jour du Seigneur parce que depuis la Résurrection notre Seigneur, c’est lui.U est le Christ-Roi.11 est le Dieu fait homme.Et c’est en sa Résurrection qu’il a prouvé le plus magnifiquement qu’il était Dieu.Tous ceux qui croient en lui, en son Incarnation, en sa Rédemption, doivent en ce jour de Pâques renouveler leurs résolutions de travailler à faire reconnaître ses droits divins, à étendre, dans la mesure de leur influence, son‘Règne de paix et de justice et d’amour.* * * Nous croyons qu’il convient tout particulièrement, à la veille du mois d’avril, dont NN.SS.les Evêques ont voulu faire dans notre province le mois du dimanche, d’unir nos efforts à ceux de tout notre clergé, afin que le dimanche reste toujours chez nous le jour du Dieu Rédempteur, le jour de la prière et du repos, le jour où tous les membres de notre société, toutes les familles et tous les individus, faisant trêve aux soucis matériels, sc préoccupent des intérêts de leurs âmes.C'est pour elles que le Christ a vécu et qu’il est mort; c'est pour elles qu’il demeure toujours avec son Eglise, et c’est leur gloire que sa Résurrection présage.Dans nos luttes pour conserver au dimanche son caractère catholique, au fort de la mêlée, dans le bruit des controverses, dans le détail des applications pratiques, n’oublions jamais les grands principes de la loi dominicale, n’oublions pas les raisons qui font du dimanche le jour du Seigneur.C'est une grande cause que celle du dimanche, c’est la cause du Christ-Roi.Maurice H.-BEAULIEU, SJ.certains courtiers: tous gens — on peut rendre cet hommage à leur sagesse — ar les prophètes de malheur, souhaité et cuisiné par les professionnels, exigé par les banquiers et favorisé par Rien ne saurait dire, le tragique de cette mort soudaine, et l’heure est trop brève, le recul du temps trop court aussi pour tracer de l'homme qui vient de disparaître une équitable et juste image.Sir /.orner Gouin a été un quart de siècle durant nu premier plan de la politique provinciale, il a fait, dans t’un des plus hauts postes qui soient, un bref séjour sur la scène fédérale, il était mêlé encore à de grandes affaires.Il était indiscutablement quelqu’un.On ne poursuit point, sans de fortes qualités, une pareille carrière.Ces qualités, on s'accorde à le.reconnaître, étaient d’un ordre plus solide que brillant.Sir Lomer ne visait point d’ailleurs à l'éclat et, sous un régime qui donne tant à la parole, Il s’était presque fait du silence une arme, et une force.Il était essentiellement nn homme de qrand bon sens, doué d’une grosse puissance et facilité de travail, calculateur et tenace, instinctivement prévenu, a-t-on dit.contre toute nouveauté, mais très apte aussi à profiter de l’expérience et de la critique, même dure.C’est une qualité qui ne court pas les chemins, et à laquelle ses adversaires ont plus d’une fois rendu un indirect hommage en déclarant qu'il leur avait dérobé telle ou telle idée juste.Sir Lomer Goulu était, en dépit de son goût et de son habituelle pratique du silence, un orateur net, précis et d’une très remarquable clarté d’exposition.Quand, à Québec, M.Tellier et lui discutaient d’une question de droit ou d’affaires extra-politique, où chacun d’eux pouvait en toute liberté faire jouer ses qualités maîtresses, il il avait à les entendre, encore que ni l’un ni l’autre ne fussent des tribuns, une véritable joie, tanl le débat donnait une impression de haute et claire précision.On a dit de sir Lomer Gouin qu’il était un homme froid, presque sans nerfs.Vous croyons qu’il n’en fut rien et qu'il nous a, au contraire, donné l’un des plus magnifiques exemples de la façon dont une volonté ferme, toujours en éveil, peut dominer une ardente nature.De sa carrière, on pourrait probablement écrire qu’elle fut d’abord le triomphe d’une volonté, — servie, il serait absurde de le contester, par une intelligence puissante et bien équilibrée.Si l’on ne risquait par là d’être indiscret, on pourrait ajouter que ce politique heureux et ce grand homme d’affaires fut.sous ses calmes apparences et son allure mesurée, un tendre.Voici, en tout cas, longtemps que M.Tarte le père, parlant des jours sombres qui endeuillèrent les dernières années de Mercier, nous disait avec une visible émotion: Vous savez, Gouin a été bon pour lui, il a été bon.Sir Lomer était courtois, bienveillant, — avec un mérite particulier quant aux bavards, qu’il abominait.U savait reconnaître la valeur d’autrui, n’hésitait point, à l’occasion.d faire, et qénéreusement, l'éloge de gens qui ne suivaient pas sa route.Avec la province entière, avec le pays, pourrait-on dire, nous prions sa famille d’agréer dans son grand deuil l’hommage de notre profonde et respectueuse sympathie.O.H.Bloc-notes Loi fie presse Telle que la présenta d’abord M.Taschereau, la loi de presse dont on a tant parié depuis novembre dernier était imparfaite.Elle renfermait de lionnes clauses, plusieurs moins bonnes et quelques-unes franchement détestables.Nous n’avons pas du reste été les seuls, au Devoir, à le souligner, si d’aucuns n’en virent que les bonnes clauses.M.Taschereau avait invité les journalistes, pour sa part, à lui faire connaître leur avis.C’est qu’il savait que cette loi était perfectible.En février dernier ils sc réunirent et soumirent au premier piinistre un mémoire des amendements qu’ils suggéraient.M.Taschereau se rendit fi la plupart de leurs observations et les incorpora dans son projet de loi.Telle qu’elle est présentement libellée, cette loi, dont le retard de la prorogation, à la suite du tragique événement survenu avant-hier à Québec, ajournera d’une ou deux semaines la mise en vigueur, renferme, à notre avis, de fort bonnes clauses et, de façon générale, elle paraît devoir satisfaire les journalistes et la presse.Ils en feront ensemble le très loyal essai.Entre temps, la presse quotidienne de la province de Québec saura gré au ministère provincial et à son chef d’avoir inscrit ccttc loi dans les statuls.Pour en profiter, les quotidiens devront observer certaines formalités énumérées au chapitre 172 des Statuts provinciaux refondus, 1925, formalités assez peu observées jusqu’ici- L’affaire est d’importance, et nous nous en voudrions d’oublier de le signaler Gens éclairés D'après un Journal de Perth, Nouveau-Brunswick, (le Victoria News) un groupe d’orangistes de la région se sont réunis à Plaster Rock, il y a peu de temps; ils ont commencé par décréter qu’il faut que le premier ministre Baxter, à brève échéance, abolisse tout enseignement du français dans les écoles de la province, — où il esl déjà à peine enseigné, dans bien des comtés; ensuite, les mêmes braves gens ont solennellement décidé; ".Vous vivons dans un pays britannique et par conséquent le français est ici une langue étrangère et qui ne devrait pas avoir plus de place dans nos écoles que le danois, le polonais, l'italien et le russe".Il vu de soi que la Sentinel sera mise au fait de cette protestation et que le frère Hocken signalera une fois de plus les empiètements de nos frères acadiens et canadicns-français dans les Provinces Maritimes.Le malheur, pour la cause que défendent les Hocken et les orangistes de Plaster Rock et du comté de Victoria, c’est que n’élnit des Acadiens cl des Canadiens français, In population du Nouveau-Brunswick serait à peine stationnaire, et peut-être même en baisse constante, comme en témoignent plusieurs des cens décennaux, pour cette partie du Canada.Les orangistes du Nouveau-Brunswick préféreraient être seuls dans leur province, certes, même s'ils n’y étaient qu'une*poignée.Ils n’y seront bientôt pins que cela, au reste; mais il y aura tout h côté d’eux un élément canadien de langue française de plus en plus nombreux et influent.El c'est ce qu’ils redoutent.Que peuvent-ils U-con- La mort et la vie de sir Lomer Gouin Comment le lieutenant-gouverneur de Québec a été foudroyé, jeudi après-midi, à rhôtel du gouvernement, à l’heure où il allait proroger les Chambres —-Moins de trois mois à Spencer-Wood — Funérailles lundi à Québec et mardi à Montréal ____________________ LA CARRIERE DE L’ANCIEN PREMIER MINISTRE DE LA PROVINCE (1905-1920) Québec, 29 mars.—- Hier après-' midi, comme les Chambres allaient proroger, dans les tribunes et sur le parquet de l’Assemblée et du Conseil législatifs, une rumeur a soudain couru: ‘‘Le lieutenant-gouverneur se meurt”.Stupéfaction, angoisse, anxiété.Pendant des minutes, on halète.Et puis l'on se reprend à espérer.La crise s’éloigne.Quelqu’un sc précipite.Une voix dit: "Sir Lomer Gouin est mort”.L’on reste atterré, figé.L’on ne veut pas le croire, et l’on n’ose plus espérer.L’on s’informe.C’est vrai; atteint à cinq heures moins quart d’une crise d’angine de poitrine, comme il gravissait l’escaliei qui conduit à son appartement, à rhôtel du gouvernement, sir Lomer a eu peine à se rendre chez lui.11 s’y est effondré.Trois médecins accourus en toute hâte ont vainement eu recours à leur art.Moins de quarante minutes plus tard, sir Lomer Gouin expirait.A quatre heures et demie il avait quitté Spen-çer-Wood; â cinq heures et demie il était inanimé, parmi un groupe de parents et d’amis effarés, tremblants, affolés.Lady Gouin est là, et M.Taschereau, et M.David, et les aides-de-camp, et les médecins, et le prêtre — il a pu administrer l’agonisant en pleine connaissance, avant qu’un dernier spasme lancinant l’ait définitivement terrassé.Car le lieutenant-gouverneur a, dès la première angoisse étouffante, pressenti que c'était la fin.Il a demandé prêtre et médecins.“Qu’on aille chercher Rousseau”, a-t-il ordonné faible-J ment, sitôt qu’une saignée précipi-tamment faite l’a ranimé quelques instants.Le doyen de lu Faculté de médecine de Laval est accouru; dès son arrivée il a vu la mort, au visage du patient qui halète, livide, et qui, cependant, jusqu’au seuil de la mort, pense à son devoir.“Taschereau, Taschereau, je peux signer”, dit sir Lomer Gouin.L’on a compris.On fera lire la liste des hills, au Conseil; ce sera son dernier acte: donner sa signature.Filet d’espoir.Non.Il ne signera plus.La mort l’empoigne, comme, sur lui, se penche un de ses ministres, elle le terrasse.une main pieuse lui ferme les yeux.I] gli dans son uniforme de Windsor, inanimé.Il est mort là même où, pendant des an-“ees, il a vécu, agi, — de 1897 à 1920, dans 1 enceinte parlementaire.Jamais, depuis trente-cinq ans que je fais de la politique, il ne s est produit d’incident aussi tragique’, murmure M.Chapais; jamais.en effet, un lieutenant-gouverneur n’est mort à son poste même, eomme il allait proroger les Chambres.Et jamais, paraît-il, un 'lieutenant-gouverneur n’a eu, chez nous, aussi brève carrière, d’un aussi fourdroyaid dénouement.Il n’y a pas en effet, trois mois que sir Lomer Gouin entrait à Spencer vY oo d.Sir LOMER GOUIN Lundi dernier, à Montréal, il subit une première attaque du mal, comme il allait entrer chez fils.M.Paul Gouin.* V Mort à l’hôtel du gouvernement, à Québec, jeudi, le 28 mars.son - 11 trébucha nans 1 escalier.Etourdissement passagère syncope, signe avanl-cou- i cur de la fatale crise d'hier?On ne, - - .sait I! revint à Québec.Il était i auront appris, sur les convois qui mal; contre tout espoir, on Je sait les emportaient, le morte» événe-niaintenant, il espéra.La session I mrnt.Grand Voyage, celui dont mil n’est revenu.* ¥ * Au Conseil législatif, pâle et morne, M.Turgeon, d’une voix brisée, annonce: "Messieurs, le gouverneur est mort!” Paroles qui rompent l’incertitude, mais redoublent l'angoisse de l'auditoire.La fouie reste clouée dans les tribunes et sur le parquet, tandis que des journalistes se précipitent aux télégraphes, pour annoncer à la province cette mort soudaine.M.Taschereau, blême et subitement très Las, prie les parlementaires d’ajourner la séance jusqu'au samedi matin, à onze heures.Gestes mornes d'assentiment.L’on s’en va enfin.A la Chambre, quatre députés, tète basse et qui parlent à peine, i/e président, M.Laferté, gravit les marches du tronc.Plusieurs secondes durant, il, .t___ ________ _______ reste muet.Enfin il ajourne la }arques de* Montréal, qu’il repré-Lhambre à samedi matin, a onze ) senja ^ Québec Jusqu’en 1908 alors heures.La savil*» est immense, avec j qu’il fut défait par M.Henri Bon ses ^uipitres désej ts.son^ ta^ns se-, rassa, en même temps qu’il était élu apprend-on.D’ici à ce qu’Ot-tawa lui nomme un successeur, les Chambres ne peuvent être prorogées et les lois adaptées ces semaines-ci à Québec n’auront pas force de lois tant qu’il n’y aura pas assentiment niu lieutenant-gouverneur et prorogation définitive.La session reste donc ouverte.La vie a de ces cruautés; le lieutenant-gouverneur est à peine froid et les nécessités parlementaires exigent qu’on parle de le remplacer.Vanité des grandeurs.G.L.Biographie de sir Lomer Gouin Né aux Grondines, dans le comté de Portneuf, sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, le 19 mars 1861, sir Lomer Gouin venait de célébrer son 68ème anniversaire.Il était l’un des fils de J.-N.Gouin, médecin, et de Victoire-Séraphine Fugère, l’un et l’autre descendants de familles canadiennes-ifrançaise* établies ici depuis le 17ème siècle.Elevé chez un de ses oncles, à la suite de la mort de son père et de sa mère, Lomer Gouin fit ses études classiques aux collèges de Sorel et (le Lévis.Il vint ensuite étudier le droit à Montréal, où il s’inscrivit dans différentes études légales fameuses à cette époque: celles de sir John Abbott, ancien premier ministre conservateur du Canada, et de M.Rodolphe Laflam-niie qui fut ministre de la Justice dans le cabinet libéral Mackenzie.En 1884, Lomer Gouin qui avait 23 ans, obtint son diplôme de bachelier en droit à l’UniversUé.l'aval de Montréal et fut admis au barreau à Montréal.Il devint alors successivement associé de différentes études légales, dont celles de M.L.Taillon, qui fut premier ministre de la province de Québec, de M.Pagnuelo, qui devint plus tard juge, et enfin de M.Honore Mercier, qui fut lui aussi premier ministre de la province de Québec.En 1888, M Gouin épousa la fille unique de M.Mercier, Mlle Elisa Mercier qu« mourut en 1904, et dont il eut deux fils, MM.Léon-Mercier Gouin et Paul Gouin, tous deux présentement avocats au Barreau de Montréal; en secondes noces, en 1911, il épousa Mlle Alice Amos qui lui survit.Tout jeune avocat, M.Gouin avait du goût pour lu politique.En 1891, il fut candidat aux élections fédé raies dans le comté de Bicbelieu, contre sir Hector Lange vin, alors membre du cabinet McDonald, à Ottawa; sir Hector Lnngevin battit son jeune adversaire.En 1897, aux élections générales provinciales, M Gouin fut élu député à l’Assemblée législative pour le comté de Snint- me ue lambeaux de papier.Ici même Lomer Gouin a parlé.Des dizaines de députés viennent de partir, vers quatre heures et demie.La session n’était-elle pas finie?Ms fi me, d s embarquerait, le r> avril pour I Europe.Un autre voyage 1 attendait, brusque et définitif, le tre?Rien d’autre que de s’en aller, si le voisinage leur déplaît.Cette police La police provinciale ne sort pas particulièrement reluisante du débat qui vient d’avoir lieu à Québec, il y a quelques jours.M.Taschereau l’a de son mieux défendue; mais le meilleur avocat du monde j ne peut blanchir comme ii le vou-! drail un nègre.Aussi bien il y a br-soin dans ce corps policier de ré-| formes nombreuses.Le premier ini-! nistre lui a donné une nouvelle tête ! en nommant jxiur la diriger un jeune avocat de Montréal, M.Lalonde, dont (les députés oppositionnistes ont dit qu’il sera capable de la bien conduire, à la condition qu’on ne lui lie pas les nuiins et qu’on ne laisse j»as certaines Influences s’y 1 jicrpctucr.Le temps «lira si les S changements qu’on prétend vouloir I y faire s’accompliront et si, au lieu j de rester un corps de janissaires j voués à des besognes qui n’ont rien ! à voir à la sécurité publique, cette police va devenir un véritable auxiliaire de l’ordre et île la morale.A l’heure présente, il y a là-dessus de nombreux sceptiques; ce n’est pas un nettoyage superficiel qui les contentera, ni les convaincra de Futilité de ne corps, tel qu’il existe.Si l’on donne nu nouveau chef de la Sûreté provinciale toute latitude d’en amputer les membres inutiles ou complaisants, il sc peut qu’il j vienne à bout d’en faire un corps présentable.Mais cela demandera beaucoup d’énergie, d’intelligence, de décision et de ténacité, il entre dans les écuries d’Augias.6.P.4ê 4ê Dans les appartements du lieutenant-gouverneur.lady Gouin, tantôt défaillante, dès après la mort de son mari, se ranime.Elle est à la fois atterrée et malgré tout courageuse.Ministres et conseillers lui offrent leurs condoléances.Elle en écarte la banalité, ne pense qu’à sir Lomer qui était là, hier, vivant et qui est là, maintenant, mort.Un ministre la supplie de rentrer à Spencer-Wood.M.Honoré Mercier l’emmène, accompagnée de sa belle-fille, madame Léon-Mercier Gouin.Tous devaient passer de joyeuses Fàques ensemble en famille, à Spencer-YVood, avec les petits-enfants que chérissait sir Lomer Gouin.Ce sera le Jour des Morts.Le soir est tombé.Dans les couloirs, silence de cimetière.A l’appartement du lieutenant-gouver- député pour le comté de Portneuf où il était aussi candidat et qu’il représenta à Québec de 1908 à 1920.date de sa sortie de la politique provinciale.A cette élection de 1897 où M.j Gouin entra pour la première fois ! dans l’arène provinciale, le parti libéral, dirigé par M.F.-G.Mar chami, renversa le gouvernement conservateur de M.Flynn.C’est de puis cette année-là que le parti libéral est nu pouvoir sans interrup lion à Québec, c’est-à-dire depuis 32 ans, où il a eu pour chefs MM Marchand, Parent, Gouin et Taschereau.En 1898, M.Gouin devint membre du Conseil de l’Instruction publique.En 1900, il était élu échevin de la ville de Montréal pour le quar tier Est, en même temps qu’il restait député du comté de Saint-Jac, ques.Le 25 septembre 1900, le premier ministre de Québec, M.Marchand, mourut.Le 3 octobre, le lieutenant-gouverneur du temps chargea M.S.-N.Parent, député d?Saint-Sauveur, maire de Quebec, et déjà ministre, de former un nouveau cabinet.M.Parent nomma tout neur, quelques amis; ils veillent sur J fjp sliUe ÿj.Gouin commissaire des la dépouillé mortelle.Ils parlent Qravai|X pUfo]jcs pj membre de son bas.I n ministre sanglote.I n jour- cabinot.Lc lcr juine, t9ü3 v, naliste entre.La nm commence.G d Elgar ftvco la concourt d« Mlle Ruth ShafTner, de New-York M 5*ÎLnl*y — baryton M Porteou» Jerdan ____ .’ „ SALLE VICTORIA, WESTMOVNT, LES » ET 10 AVRIL.Prix: »2.00, *1.50 et *1.00, taxe en plus.Le bureau des billets sera ouvert chez C-W.LIND8AY, le 6 avril, à 0 h.de l’ovant-mldl.Un très beau concert le 2 avril La Société Canadienne d’Opéret-te donnera, le 2 avril prochain, un des plus beaux concerts qu'il nous ait été donné d’omtendre cette année.Elle s’est assuré le concours de Mlle Gertrude Doyon et de MM.Paul Doyon et Armand Pellerin; de plus les habitués de la Société (Canadienne d’Opérette auront le plaisir d’entendre l’une des plus belles chorales de la métropole, celle de Nazareth.Les billets sont en vente dès maintenant et ou peut retenir ses sièges en s’adressant soit au bureau de la Soc.Canadienne d’Opérette, 3774 rue St-Denis ou encore chez Ed.Archambault, 406 rue Ste-Ga-tberihe est.Les pêcheurs de perles Pour terminer sa saison d'opéra, la Société Canadienne d’Opérette met à l'affiche pour les 9 et 11 avril prochains l’une des plus belles oeuvres de Bizet : Les pêcheurs de perles.La distribution comprend: Mme J.-A.Larivière et MM.Paul Trottier, Hercule Lavoie et Emile Lamarre; en plus de ces chanteurs bien connus ajoutons un choeur composé de quarante jolies voix et un orchestre des mieux stylés sous l'habile direction de M.Albert Roberval.Si nous n’avons pas encore nos billets pour les représentations des 9 et 11 avril, hâtons-nous de les retenir en nous adressant dès maintenant soit au bureau de la Société Canadienne d’Opérette, 3774 rue St-Denis, ou encore chez Ed.Archambault.4h6 rue Ste-Catherine est.Au profit de ThOpital de la Providence A la salle Saint-Sulpice, jeudi le 25 avril, ù 8 h.30 du soir, sera donnée au profit de l’Hôpital de la Providence de Montréal-Est, une soirée récréative et musicale par uni groupe d’artistes de grand renom.-Tous sont cordialement invités.Les billets sont en vente chez Ar chain bault Les cloches de Corneville La Société Canadienne d’Opérette, pour la première fois depuis sa fondation, donnera une reprise d'une de* oeuvres qui a eu le plus de succès dans les saisons passées; en effet elle met à l'affiche pour les 22, 23 et 25 avril prochains, Les Cloches de Corneville de Robert Planquette.Mlle Marie-Rose Descaries reprendra le rôle de Germaine et Mlle Lucile Turner celui de Serpolette, Mlles F.Hade, L.Daoust, I.Payette, J.Dussault, I.L’Heureux et Lourette Fournier sont aussi de la distribution.M.Honoré Vaillan-court jouera le rôle de Gaspard, M.J.-F.de Belleval reprendra celui du marquis et M.Paul Trépa-nier celui de Grenicheux, M.L.Tourangeau tiendra celui du bailli; les autres rôles masculins se-] ront interprétés par Jean Fontai-1 ne, L.Quintal, E.Cartier.L’orchestre philharmonique canadien C’est le 4 avril prochain, à la salle Saint-Aloysius, angle Nicolet et Adam, qu’aura lieu la grande soirée artistique donnée par cette symphonie de 55 musiciens, sous la direction du professeur Emile Tardy.C’est le premier grand événement du genre donné dans cette partie de la ville.M.Roméo Mousseau, ténor, M.Hector Charland, M.Conrad Gauthier et antres prendront part au programme.La soirée sera sous la présidence d'honneur de M.E.-C, Saint-Père, député d’Hocheiaga.Récita! Charles Goulet, jeudi prochain C’est jeudi prochain que le baryton Charles Goulet donnera son récital annuel assisté de MM.Eric Zimmerman, violoniste, Oscar O’Brien et Bex Battle, pianistes accompagnateurs.Voici le programme de ce concert: 1.Air du Déserteur, (Monsi-gny); Premiers Bourgeons (Schumann) ; Les frères ennemis (Schumann).Charles Goulet.2.Sonata en c mineur (Grleg) — Erie Zimmerman.3.Le cavalier d’Olmedo (Lazza-ri); Le Rêve (Radoux); I.e Bonheur (Laparra); Angoisse (Hacks).— Charles Goulet.4.Arioso, (Bach); Dance Tziga-Eric Zimmerman.».Grand Air, (Maître de Chapelle), (Puer), — Charles Goulet.t; ' ¦ nijH| i >i!Vl ' ÈÉ'Ï ' j| Isiwi&jii*! Départ» hebdomadaire* ver» le débarcadère couvert du Havre.Trajets les plut courts et les plus rapides vers Paris et Bruxelles par Amiens; l'Italie, la Riviera, etc.Service français spécial à bord, à la manière Cunard.« Voyagez Cunardl ¦ Tm*» nntnimmtnO, fewrtam, fff .ês iU dtpaTU- Th, RoUrt Rêford C.UmU.e, (Tél.Ma+quflti 5o51)t ou ét fouis i >58 e y • ¦ IL i; f t.{ ‘ i, va yV j» Soi,1 Nom .Adresse m w* ’' a # • 1 i M! i?4 •ii,p »• ¦.m : > A- M « X=afz'i 1 MJ Adresser toutes cmtnmassdes ju Devoir, 430, rue Xotre-Uame est, Uentréai.La prochaine fois essayez de la vraie Teinture I.a prochaine fols que vous voudrez teindre, essayez lea Teintures Diamond.Voyez comme 11 est facile de s'en servir.Puis comparez les résultats.Remarquez que l'article ne parait pas reteint et qu'il n'y a ni rayure ni tache.Constatez qu'elles n'enlèvent rien de la vie du tissu, et comme les couleurs conservent leur éclat malgré l'usure et les lavages.Ceci est dû aux anilines authén-nent de trois & cinq pour cent plus que toutes les autres tiques qui se trouvent dans ces teintures Elles en contlen-aur le marché.Le paquet blanc de Teintures Diamond est la teinture originale "pour toutes fins" et pour n'tmporte quelle sorte de tissu.Elle teint ou colore la sole, la laine, le coton, la toile, le rayon ou n'importe quelle autre combinaison de tissus Le paquet bleu est une teinture spéciale pour la sole ou la laine seulement.Vous pouvez vous en servir pour teindre vos articles précieux en sole et en laine et vous obtiendrez les mêmes résultat» que les professionnels les plus habiles Quand vous achèterez, rappelez-vous ceci, Le paquet bleu ne teint que la sole ou la laine.Le paquet blanc teint toutes sortes de tissus y compris la sole et la laine.Votre fournisseur vend les deux paquet».Teintures “Diamond” D'emploi facile CHANT DE PAQUES Samedi sain! Alleluia! Sous avons fini d'etre mortes.De jeûner, de fermer nos portes.Le coeur clos et gardé par les effrois pieux.Le prêtre a délivré la flamme cl les eaux folles, Noire âme sort et s'amuse dans nos paroles Et noire jeunesse en nos yeux.Ouvre; foui grand la porte à la Semaine sainte.Mon coeur en moi sautille et Unie Ainsi qu’une clochette en or vif qui se tuf Et s'en revient de Rome après les temps mystiques Me donner l'envolée et le ton des cantiques Pour f'allrgresse du salut.Qu'est-cr que le Printemps, ô Jésus, mon doux Mailrc?L'Ange des révolte peut-être Qui change d'un regard cl lu terre et les eaux Pour me séduire et m'agite neuve et rrbrtle, — Moi qui devrais vous être une calme chapelle -Ainsi que l’herbe et les rameaux.Mais ce matin que l'Ange a remué la pierre, O 7 oi, debout dans la lumière.Ressuscite de, I aube aux pieds couleur du temps, 7 oi qui dans le jardin as rencontré Marie, » t 4,.__1 TI * et Que feras-tu, jardinier de Pciqnes fleuries.Pour me défendre du Printemps?(Les Chansons et les Heures) Marie NOEL Soldes Résultats parfaits A TOUTES LES PHARMACIES A certaines époques de l’année, les grands magasins de nouveautés mettent en vente des soldes, e’est-à-dire des arfielcs divers dont on a sensiblement abaissé le prix, afin d’en faciliter la vente.L’ancien négoce ne se décidait jamais à ces baisses régulières, h cette hécatombe formidable des marchandises.et les articles jion vendus.parfois invendables, restaient dans les boutiques sous le nom de “rossignols" et de "garde-boutique”.C’est au contraire une maxime du commerce moderne qu’il faut toujours “revoir son argent”.Cet argent, bien entendu, ne repasse pas dans tous les ravons avec la meme fréquence; des mobiliers de *400.00 ne se vendent pas aussi couramment que des pantalons de drap.Mais si les premiers paraissent inamovibles, on les solde sans plus fie façon qu’une chemise de nuit.I n art de la nouveauté a été de tirer habilement parti de cette perte, de transformer en amorce ees articles qu’il faut expulser à f [t \t Ai Fédération des oeuvres de santé Les services que rendent à la société les oeuvres de la Fédération sont incalculables.Aussi ces associations se sont-elJes rendues nécessaires, indispensables.Que feraient nos milliers de mères pauvres sans 1 Assistance Maternelle?Comment les milliers de nourrissons inscrits aux consultations seraient-ils protégés sans la Fédération d’hygiène infantile?Combien de tuberculeux n’aurions-nous pas en plus de ceux que nous comptons déjà dans Jcs Colonies de Vacances mises à la dis.position des enfants faibles et dénourris de nos écoles?Comment en-, fin nos services de santé et nos as sociations volontaires d’hygiène pourraient-ils se recruter le personnel qualifié dont ils ont besoin, sans ”Ecolf.d’Hygiène appliquée de LU.niversité de Montréal?Or, pour fonctionner cl «*c développer davantage, ces oeuvres doivent nécessairement compter «nr j des ressources suffisantes.Comment i - peuvent-elles se Jcs procurer?Volià | de l l mversité de Montréal.la question à laquelle il convient Déjà des appels de ce genre ont1 maintenant de répondre., été adressés à la population de Toutesc.es oeuvres reçoivent dé-1 Montréal et ont été couronnés jâ du gouvernement de la province, du plus grand succès.Aussi les tilde la ville de Montréal ou de la j recteurs de la Fédération sont-ils commission scolaire, des subven- d’opinion que le temps est arrivé lions substantietHes.Et.en les ver-!de commencer l’organisation an.Cette secondé Jf présentation ci nématographique se rapporte plutôt à la mode du soir.Les nuances de capucine de Patou, des copies d’originaux parisiens, la légèreté du chiffon et l’envol de la dentelle .tout a été saisi par le camera et est reproduit avec la plus grande fidélité.11 est à remarquer que ces modèles sont présentés ( par des étoiles telles que: Haquel Torres, Jeannette Loff, Gwen Lee et Betty Boyd.La copie d’un modèle de Patou, présentée par 1 Betty Boyd, est illustrée ci-dessus .en satin rose coquille avec dentelle.Tous les modèles montrés peuvent être achetés chez EATON, et nulle part ailleurs à Montréal.Troisième étage ?T.EATON C?OK MONTREAL f?Mmes saut, ces diverses autorités cher-1 mielle d’une grande campagne de chent à remplir un de leurs man- souscriptions publiques en faveur dais le plus impérieux, celui de la 1 de scs oeuvres.Ils sont en mesure protection de la santé publique, aussi fie faire la déclaration suivan Aussi, la population est-elle unaiii- t - dont l’importance n’échappera me à approuver l’application des1 a personne: Tout le produit «tes fonds publics aux oeuvres qu’opè-1 souscriptions sera verse intégrale rent les associations volontaires nient aux oeuvres.Il n’en sera fait.d’hygiène, | aucune retenue pour rencontrer les mardi.16 avril, à 2h.30 p.m.Mais ces subventions quelque gé-! dépenses indispensables d’une telle n,i profit des œuvres de l’Asile de nércuscs qu’elles soient, sont atiso organisation parce que la Fédéra la Providence, 551 rue Sninte-Ua- ument insuffisantes à répondre aux lion dispose déjà d’un fond spécial ••>l’r*ne est.» Gette partie de cartes besoins toujours croissants des ocii- pour répondre à ce besoin.j M‘ra sous la présidence de Mme la Fartie de caries Le mercredi, 17 avril, il v aura une partie de caries chez les sœurs missionnaires de riimnacnlée-Con-ception, au profit de leurs œuvres.Pour tout renseignement, s’adresser au couvent même, 314 Chemin Ste-Catherinê, Tel.Atlantic 1206, ou AI.1633, ou encore At.0013.* * * POUR L’ASILE DE LA PROVIDENCE 1 ne partie de cartes organisée par Mme A.-G.Beauvais, aura lieu yres Comment alors combler le dé- Kn effet, comprenant toute nm-ficit.(/est M.L.-O.David qui nous j pnr).,nr(, sociale d’un pareil niouve.en donne la formule.A maintes re-(|c généreux donateurs ont prises, en effet, il a déclaré avec rai-1 s]M,nlanément offert le montant né- Mairesse de Montréal.Benediction d’une chapelle Saint Hyacinthe, 30 (D.N.C.) -F.a bénédiction solennelle de la nouvelle chapelle des Soeurs de Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe, à la maison-mère île la communauté, aura lieu le 29 mai prochain, en pérer de toutes leurs même temps que la célébration de vies de Santé, a résolu de faire un j forces en faveur de la campagne |a fête jubilaire de la maison.Tou- son, que les pouvoirs publics ne peuvent ni ne doivent tout faire.Le gouvernement a le devoir dr faire sa part, il In fait.Il a lp devoir aussi de laisser libre cours à la gé- cessaire à la campagne.Celle-ci, par conséquent, ne coûtera absolument rien aux souscriptions.Déjà des adhésions précieuses nérosité! publique, c’est là le bon sont acquises.Des officiers sntjé-sens mémo.rieurs de nos institutions financiè- Ainsi appuyé sur une opinion auv 1 rrs '*as sagers.Les fêles sont généralement organisées par le commissaire du bord, avec le concours du directeur du voyage dans le cas qui nous occupe, tous deux assistés de passagers dont ils ont remarqué l"'at jant" et la popularité.TOUT I I MONDI.ARTISTE Après quoi on élabore le programme.Oc n'est pas une mince affaire! Il s'agit de choisir des jeux amusants, d'éviter les divertissements choquants.Il faut aussi ménager les susceptibilités de chacun: un paquebot est une véritable petite ville, habitée par des citoyens de tous les pays.Les passagers sont de toutes les races et ont droit aux mêmes égards.L’organisateur doit 1 donc exercer une sorte de censure aimable sur les chansons et les dis cours, dont il se fait communiquer le texte, sans y insister.Enfin, le programme est fixé.Il est soumis au commandant mh l'approuve.Des affiches préviennent les passagers du moment choisi pour les réjouissances.Du gros temps amène un ajournement, mais te fail est rare, l’expérience des marins leur permettant de déterminer presque à coup sûr les narages où le temps est toujours beau.UN CONCOURS AMUSANT Il y a le concours du ruban.Plusieurs rubans de gaze à pansements, imbibés d'nloès, sont attachés à une corde tendue à hauteur de visage d'homme, ('.es rubans sont également longs de 4 à 6 pieds.Les concurrents en saisissent l’extrémité libre entre leurs dents et, au commandement de l’arbitre, si hâtent d’engloutir 1e plus vite possible le ruban dans leur bouche.Celui qui atteint le premier la corde à laquelle est nttaehér la gaze gagne le prix.Inutile de dire que les candidats, au contact de la saveur amère de l'alnès, exécutent mill" grimaces, toutes plus réjouissantes les unes que les autres, CLOCHES ll’EGLISES CarUlons.cloche* neu- ! .c» et d'occasion d» différent» poids et A prix Ecrire ou voir.Z.-O.TOURANGEAU 4064 St-Hul.rrl - Slonliéal BKlalr 1292 c.-E.MORISSETTE Z36, ru» l.atourelle - Quéher TAIT FAVREAU LTEE \ ar' EN CONSISTANT t'N OE NOS SPECIALISTES POLR VOTRE VU* Vous Au,s toujours certain d'un examen minutieux, »'nal que d’i ajustement parfait de vos verres.Lortie, Dufresne & Cie Comptables-vérificateurs Î54 Ste-Calherlne Est - HA.799® L.P Lortie.C.À .C P A.C.R Dufresne.L8 Comm.Verres et M* y —Ci Montures et plus, comprenant l’examen TAIT-FAVREAU, Ltée - Tél.LAn.6703 Ancien i9i Ste-i‘athci'ine Est Nouveau 2SS ONDULATION MARCEL SYSTEME FRANÇAIS Toupets et transformations de tout genre, une spéclaUt#.Commandes par poste à L’AIGLON, Ltée Le grand salon de coiffure 326, Ste-Catherine Est Tél.HArbour 59S7.! | * - - ¦— t— '.ACHETEZ vo* THES, CAFES, CONFITURES de HArbour 3088 Service de 24 heures J.-A.DESY, Limitée 1116 New System Clemiiii^ Service Rgd Teinturiers-nettoyeurs J.H.BRETON, Propriétaire cl vous aurez la QUALITE cl les rrix MODEHES.268 rue St-Paul Est * - ' Montréal ; „„„ BUREAU: ATELIER: 8-3 est, rue Dorchester 1156, rue Saint-Christophe Vente du 19"" anniversaire Donnes valeurs dans les chemises Beau choix de chemises de premiere qualité, en broadcloth, percale et zéphyr anglais, unies et rayées dans les plus jolies nuances do fantaisie du printemps.Pourquoi ne pas acheter MAINTENANT ce qu’il vous faut.Nous les offrons cette semaine à un prix d’aubaines.Encolures de 13'^ à lTlj>, âl 1 val, rég.de $3.09.Prix de notre Vente Anniversaire, ^ Chaussettes pour hommes Chaussettes pour hommes, en fi! et soie de très bonne qualité.Nouvelles couleurs à la mode.Pointures de 10 à 11 te.Ceci est une très bonne valeur et nous attirons votre attention tout spécialement.Rég.Sôc et $1.00.Prix de notre vente anniversaire, la paire— 59c Spécial pour lundi de 3 à 4 p.m.Sous-vêtements pour hommes, combinaisons, corps et caleçons en mérinos de première qualité, couleurs gris naturel.Très belle valeur à ce bas prix; la quantité est limitée et ils partiront vite.Tailles de 34 à 44.Prix de vente anniversaire: Combinai- Q — sons.Oï7C 1 Corps et caleçons, chacun.39c Téléphone: AMherst 3143 OUVERT LES VENDREDI ET SAMEDI SOIRS LE MAGASIN DU FOYER 8.39-851 Mont-Royal Est (angle Fabre) Diplôme et MAdallle d'or de l'Académie de» Inventeur» de Part*.France f A ff A C'lE’tATINF Remède contre dyspepsie et dépurateur du V- » X-/ i ti VL* sang.Employ® avec euccA» depuis 1831.En vente partout Téléphone: AMherst 5-519 ANT RACICOT A CIE — 4658 PAPINEAU —, MONTREAL * L’ANNONCE est k Pouvo*r ^’urie idée souvent répétée.Il n’y a rien comme la publicité dans le journal pour augmenter les venu**.Joncs de mariage Grand choix 5.00 à lï.OO J-A.EMOND 305 Sainte-Catherine Est LAnraster 5519 MONTREAL Machine à additionner Modèle de poche PRIX : $2.95 Demandez catalogue Case 73, station B, Montréal.ERNEST MEUNIER Le Tailleur Fashionable 994, rue Rachel Est - Montréal Téléphone: BEUir 0108 CH 9325 RESTAURANT FRANÇAIS U ‘ "*i — f l*| 1 *¦ A LA CARTE — TABX.E D'HOTE i f I «J.HOTEL FRANÇAIS CHAMBRES: Double, sans bain.$1.50 et plus Double, avec bain, $2.50 et plus j^jrt^otlcuj SPECIALITE BANQUETS RECEPTIONS MARIAGES 12*4, rue Saint-Denis 3S6-36*.Sainte-Catherine Ouest PATISSERIE FRANÇAISE Confiserie, charcuterie: glaces, boulangerie de luxe, marron», glacés, croissants, brioches, etc.12*4, rue Saint-Denis.r POUR vos CADEAUX Au Petit Versailles !.e aeul magasin du genre a Montréal Porte vola!ne de Keihuiu At Odt»u 1280 rue Saint-Denis Montréal Quel est l'abonné .qui ne pourrait pas trouver, chaque année, au moins un nouvel abonné?Pour réussir il n’y a qu’à vouloir.Donc tous à l'oeuvre.Maison MONTESANO Doreur, argenteur, ntckeleur Spécialité : ornement» d égUae.1079, Àmherst CH.9325 Cesser d’annoncer pour économiser, c’est comme si on arrêtait sa montre pour sauver du temps.Problème pi intéresse tout le monde tn pelit livre qu’il faut lire et que tout le monde peut se procurer à cause de la modicité de son prix c’est Le problème de la famille nombreuse — Sa solution: les allocations Ta-mihales — par le Rev.P.Léon Lebel.On se souvient que cet ouurnqe se , compose d’une série d’articles publiés dans le Devoir.Il aura, espérons-le.\ une influence profonde sur la législation future Quoi qu’il en soit, le ineit leur moyen de l’aider h obtenir son effet c’est de le Lre soi-même, de »>n pè-i nétrer e* de le faire pèné \ trer chez autrui en le répandant.Cet opuscule ne coule ’ .que dix sou* franco et au \ comptoir.En vente an SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOiR” SERVICE DE SERVIETTES DE BUREAU Appelez MAln 7996 Montreal Sanitary Towel Supply Co.7Î3, rue Notre-Dame ouest MARMELADE “MADAME LUKE” L« délicieuse MARMELADE aux «nana» — différente de» autre.Ex’gev-la de votre épicier, aînon appelez UPtown 2915 VOYEZ L‘AGENCE HONE Pour tou» vo» voyage» en Amérique en Europe, en Méditerranée.aux Antilles, partout.55, rue Saint-Jacques, Tel.HArhour 3284 MONTREAL DAVID &.FRERE BISCUIT FIG BAR 2 livres fabriqué avec Figues de ( urqnte.fraîche.EN VENTE CHEZ TOUS LIN EPIC1F drictement POUR PAYER MOINS CHER ,.Venez choisir vous-même ce dont vous avez besoin: - BEURRE —OEUFS —EPICERIES -PROVISIONS Directement de la ferme et du producteur aux clients.Tousignant Frères, Limitée NEUF MAGASINS Bur.-chef: 6312 St-Hubert.Suée.: 5167, rue Clarke 1148, Mont-Royal Est 3539, rue Ontario Est 2929, rue Masson 2034.Mont-Royal Est 2309, Ontario Est 1584, Ste-Catherine Est 1587, Ontario Est.J.T.Blcau.AnL Rousseau J.-A.Masson Etabli?en 19i3 Bleau & Rousseau Manufacturier» de FOURRURES Siège, norlal: 3*5* rue St-Denl» HArbour 8433 Surcuriale: J09T, rue Sherbrooke ouest WEst 07*9.Ces divertissements très variés et plus ou moins athlétiques sont ge néralemcnt suivis d'une partie de, concert.¥ ¥ ¥ a vu li / «lasse qui jouit d'une faveur idissante le prix est de $575.ement et comprend tous les ntage n d otTirugî;:#* A 1310 L'Ind i*tr,e de !» proj t été est au premier rang k Montré»!, qui est la M-tropoie du Canada l.e» propriété» acquise* a date eonl ettuér» dan» le centre de» affaire» .-t de a fin»n e de Montréal ou la valeur Immobilière et le» loyer» augmentent de Jour »n Jour Ce» propriété» rapportent aunlaamment aujourd'hui pour payer leur» Intérêt* tout l'entretien et iaiwr un profil substantiel k la Compagnl» PRIX: $10O.et U* dividende couru pour rapporter 7% Coi ».re sans valeur nominal» La Corporation d’obligations, Limitée TP ASM RANCES Suite ill 1 52 rue St-Jacques.Montreal HArbour 3512 St.Lauwrence Metals, Limited PRIX: 45 cents l'action Pourquoi vous devez acheter: 1.—Parce que des techniciens d’une vaste expérience et d’une intégrité reconnue ont fait un rapport favorable sur la minéralisation et les possibilités de la propriété.2.—Parce que l’International Nickel, la Noranda, Teck-Hughes et d’autres mines, réputées aujourd’hui les plus grandes productrices de richesse au Canada, ont commencé par être des PROSPECTS n’offrant pas plus de possibilités de succès que n’en offre la St.Lawrence Metals.3.—Parce que les chances de faire de gros profits dans les mines sont beaucoup plus grandes avec un bon PROSPECT qu’avec une mine ayant atteint le point de production.4.—Parce que les prix du zinc et du plomb augmentent tandis que la production de ces métaux diminue—un état de choses faisant prévoir de gros profits.5.—Parce que la Compagnie a une capitalisation modérée, qu’elle possède une propriété étendue, riche et favorablement située, parce qu’elle est appuyée par des hommes éminents dans le monde canadien de la financé et des mines.6.—Parce que, comme nous l’avons fait dans le passé, nous avons fait l’examen le plus complet et le plus minutieux de cette entreprise, avant de consentir à la lancer.' 7.—Parce que l’industrie des mines du Canada a déjà fait la fortune d’un très grand nombre et que vous devriez vous joindre à la liste.Cette vignette fait voir la direction de la zOne minéralisée et de pierre à chaux à travers la propriété de la St.Laurence Metals.'%- | 19S JpJ/ M/ / // MK L ¦¦ ïJ®U ' ,tiïr ' J / / ' / • I; .’Jr'jrJr i / / / / Z #/ / / / / / W/ // / / / ¥; < .• / / | «crjn*___ Minerai Trémoiite H Cïneiss j MO PM KD* g s r is" L"?.”?’?mmmmwmJ!' OPINION D’INGENIEUR "Un programme d’exploration a été poursuivi avec activité, cinq sondages au diamant ont été faits représentant un forage total de 2,228 pieds.A la suite de l'analyse des relevés du forage et des conditions de surface, une carte géologique de la propriété a été préparée.Des renseignements précieux ont aussi été obtenus au moyen des développements consul érables accomplis à côté même de votre propriété par la British Metals."- Paul D'Aragon, I.M.WILLIAMS, BROCHU & COMPANY Immeuble Transportation Montréal.1029 J'achète par les présentes de votre maison .actions de St.Lawrence, Metals.Limited (payées en entier et non eotisahlcs) à quarante-cinq cents (45c.) l’action.Je promets aussi de payer la somme de .dollars, rn paiement complet de cet achat, et je m'engage à prendre livraison de ces actions.Titre ou acte de transfert au no m de .Termes: AVIS: Toutes retnl»»» doivent être k Signal tire .l'ordre de William, Brochu & Company.I.» livraison de titre» sera effectuée après paiement en entier.En fai- e»nt cette transaction, l’acheteur se .confie aux imprimés de la maison ou aux entente» écrites convenues avec elle Cet achat, eat fait k ce» condl- .lions, de part et d'autres , Williams, Brochu & Company Immeuble TRANSPORTATION MONTREAL Great Britain & Canada Obligations comvrilbles 4 Convertible -en aucun temps au choix du détenteur en capital ordinaire aana valeur au pair •ur la baae de vingt (20) de cea actions ordinaire» pour chaque • 1.000 d’obUgation.Prix: 100 et l’intérêt Investment Corporation ’•2% échéance 1er avril 1959 Warrants donnant droit aux détenteur» de recevoir gratis 10 action.«du capital ordinaireaana valeur au pair à la discrétion dea adminia-tratcur» ou lors du paiement du premier dividende ordinaire.pour rapporter 4'^% NESBITT.THOMSON y COMPANY LIMITED Montréal Toronto Ottawa Winnipeg Saskatoon Québec Hamilton London Vancouver Victoria a0*nk«7)ME.'iii lMi|ipi*M«MpWM|PIW*aW*i 7«1-F VOLUME XX — No 74 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 30 MARS 1929 11 COMMERCE et FINANCE Pendant le premier quart 1 aiuni de l'an- Le rapport tic la New-York Life IkLLE a UN TOTAL DE 6 MILLIONS 3-4 D’ASSURANCE EN M)HCE D’après le rapport annuel de ia New-York Life Insurance, tel que publié dans le Devoir de jeudi, cette compagnie distribuera en 19291 un‘montant total de $07,100,00(1.en dividende à ses porteurs de polices Le montant des nouvelles polices émises au cours de l’an nées 1928 a dépassé 909 millions de dollars, ce qui porte à .$ü.781,000,000.le montant total des assurances en force.Le montant total de l’actif est de $1,535,-080,347.Le montant total des primes versées à lia compagnie au cours de l’année s’élève à 256 millions tandis que le montant des versements faits aux assurés et aux bénéficiaires a été de 156 millions.La différence, comme le veut la loi, sera ajoutée à la réserve de la compagnie.M.Darwin-P.Kingsley, le président, a fait un exposé très clair de la situation financière de la compagnie, La semaine au Cut i» Tableau tirs fluctuations compilé par la maison PAUt^E.OSTIOUY me Notre-Dame, 84 ouest.Montréal Tel.LAncasUr 5111 Cette I.a semaino semaine VALEURS dernière Plus Plus Plus Plus Bas Haut Bas Haul 1.75 1 65 47.25 .50 3 0nsg Breweries 20c.Dlst.Seagram 100 Dom.Engineering 24 Drjrden Paper 46 Eastern Dairies 33 Foreign Pow.Sec.30 H.Smith 73 Hiram Walker .26Hydro-Electric SB Imperial Oil lO^, Imp.Tobacco 58’ • Int.Pet.44 Intern.U.17 Intern.U.“B" 49 Robert Mitchell - Mont.Exhibition 11 Nat Dlst.124'j, Page-Hersey 3 Perf.Glass 14 Regent Knitting 38 Reliance Grain - Barnta Bridge "A - Sarnia Bridge "B 2 05 Abana l 65 Amulet 58 50 Noranda : .90 Siscoe née on calcule que l'augmentation de J a construction uy Canada a été de 40.7 p.c.comparativement à Tan passé.du Canada, j’ai appris la formation du Conseil exécutif du gouverneur en chef.Comme vous êtes le seul membre de ce corps que je connais, se, je prends la bber c de vous a C’est la province d’Ontario qui i dresser, en cette qualité, la comnni-!’emporte en importance avec 51.3 ' nication suivante.18 18 1.90 2.10 1.65 1.70 65.50 61.00 88 98 La construction augmente encore Sans même l’assistance d’un seul contrat de construction d’un million de dollars ou plus, le montant total de la construction au cours du mois de mars, d’après les rapports MacLean, a dépasse tous les mois correspondants antérieurs.Le montant de la construction pendant mars, soit $27.125,000.dépasse de 18 p.c.le montant en mars 1928.p.c.du total.Québec vient en se-1 eond lieu avec un montant de 16,694,100 • ou 24.7 p.c.du total.Veinnent ensuite les provinces des Piairies avec 13.7 p.c., la Colom-bie-Britannique avec 9.6 p.c.et enfin les provinces maritimes.Comme toujours ce sont les im- Kn décembre dernier, par suite des troubles du Bas-Canada, j’ai pris, d’après l'avis de plusieurs a-mis, !a détermination de partir pour Londres.Ce voyage n’avait pour ob.jet que la situation politique de mon pays.Irnrs de mon séjour en Europe, j’ai été informé que de meubles commerciaux qui l’empor-jpuis mon départ, un mandat d’arres- * 8- - tation avait été émané contre moi.pour haute trahison probablement te en importance comme groupe avec une proportion de 34.9 p.c.Viennent ensuite les maisons d’habitation avec 32.4 p.e., les travaux d’utilité publique avec 24.4 p.c.et :i usines avec 8.3 p.c.Une lettre de sir Louis Hippolyte LaFoutaine! A M.DOMINIQUE DALY Sir Louis Hippolyte Lafontaine ne s’est pas contenté d’écrire de Faris qu’il ne craignait pas d’être arrêté.Il fit plus en revenant au Canada alors que la situation politique était encore en pleine tourmente ef, tout en sachant que des centaines de ses compatriotes étaient depuis des semaines en prison d’ou iis ne pouvaient communiquer avec personne, pas même a-ver leurs avocats.suivant la formule ordinaire.Peut-être cette information est-elle inexacte; cependant je nie crois justifié d’y ajouter foi et d’agir en conséquence.Ce n'est que mercredi dernier que je suis arrivé en cette ville, venant directement d’Eurone.Je pensais pouvoir partir aujourd’hui pour Montréal où est mon domicile.Dos circonstances que je n’ai pu maîtriser retarderont probablement encore mon départ d?deux ou trois jours.Quelle que puisse être mon opinion sur la ligue de conduite administrative qu'adoptera sans doute Son Excellence le gouverneur en chef, et quoique cette opinion fasse naître chez moi entre autres choses ’.’espérance d’une amnistie, je vous prie néanimoins d’informer Son Excellence que cet espoir n’est pour rien dans les motifs de mon re- La suspension de Vhabéas rurpits, qui a été décrétée sous l'administra, tion temporaire de sir John Colbor-ne, me justifierait de retarder mon départ pour le Canada jusqu'au moment des sessions des tribunaux.Cependant je n’hesite pas à retourner immédiatement.Il est vrai que si cette accusation, dont je n’ignore pas le principal motif, n’a point de suite, je serai peut-être privé de "exercice, contre ses auteurs, d’un recours légal appuyé sur la morale et la justice, tant qu'une ordonnance, qu'ici je dois m’abstenir de qualifier sous ••on vrai nom, n'aura pas été révoquée.En ee*ia je serai forcé de partager le sort de plusieurs île mes concitoyens.Il termine en demandant de communiquer c#Uf lettre au gouverneur.les Américains qui assistent les révolutionnaires mexicains dans leur campagne contre le gouvernement constitué du Mexique, perdent la protection du gouvernement des Etats-Unis.Toute assistance donnée par des Américains ou des Mexicains, dans MAPLE LEAF INSURANCE COMPANY 1 les frontières des Etats-Unis, "aux rebelles mexicains*' est une viola tion de la neutralité, et le gouver-I nement exerrè une surveillance attentive pour l’empêcher.COMPACNIE des TRAMWAYS de MONTREAL Avis de dividende Voici en effet une lettre rendue , .publique par M.Montarville bou-.*our nin ?ue lc cas cher de la Brucrc.chargé des ar-l supposé arrivant je .chives fédérales à Montréal ci com-i*eincn* rn profiter.34 27 Assoc Breweries 26 28 rt 90 1.00 Attendu .80 1.00 43 49 rt Brit.Amer.Oil .47 rt 52 >, 24 27 Canada Malting 26 29 14 16 Can.Celanese 15 17', 65 75 Canadian Dredge 73 82 rt 22 29 Can Vickers .20 36 rt art S'A Can.Wineries an 8rt 16 23 Carl.Breweries 23 24 U —.— — Comm.Alcohol 16 16 Nous indiquerons sur demande une action privilégiée d’une grande entreprise américaine et canadienne de services publics, rapportant au cours actuel et dont le dividende, payable par chèque trimestriel, est gagné plu» de quatre fois.Le bénéfice net de cette entreprise est en augmentation de 20% sur Tannée dernière.L’action est rachetable à 115 au gré de la société et il y a des chances qu’elle le soit avant longtemps.Demander en même temps notre dernière liste de valeurs et notre bulletin, l’Economiste.L.G.BEAUBIEN & CIE Limita.Banquier» en Valeurs MebBUres 84 ouest, rue Notre-Dame, MONTRÉAL Féléphon* LAneantor 113: Epargne et Placement [.'épargne est une nécessité, mais elle rue devient réellement efficace que par le placement qui représente le bas de laine moderne.Vous devez placer vos économies pour les faire fructifier.Votre argent peut vous rapporter 5% et plus sur des valeurs de tout premier ordre, mais vous ne devez pas risquer en aveugle le fruit de vos épargnes.Votre meilleure sauvegarde est de vous renseigner auprès d’une Maison dont la réputation est établie.Demandes not eireulatftt n entends nul-Si aucune ae- UIIIVt-'.N ICUCIctJC.’i et .Ut HI II Cell 4.1 V VJI li- j .’ .j • muniquée par le Comité du Monu- b^tiou T’!an(' con,re ,.n01' ,’0 suis ment I aFontaine 1 F,'et a Mltm‘ mon Prort’;i.n inipor- EUc est adressée à M.Dominique 'Fiel tribunal compétant (Daly, secrétaire provincial, i.Cnnadien faisant partie du formé par le nouveau gouverneur ordinaire de lord D urbain.New-York, 11 juin 1838.Monsieur En lisant, ce malin, les journaux te le seul ^ Loin de fuir le cours cabinet la justice, j’en reclame, au contraire et avec plaisir l'application^ la plus étendue, quel que puisse être !c résultat.Je ne répudie aucune de mes actions ou opinions politiques soit en parlement ou ailleurs.Les nouvelles orgues de Saint-Victor L’inaueuration des nouvelles orgues de l’église Saint-Victor coïnci dera.dans cette nuroisse.avec la célébration de la fête de Pâques.(les orgues sorties de la maison I ('.asavant, se feront entendre, noui j la première fois, à la grand’mesie ! de ce jour.Le professeur Joseph i Piché occupera la tribune et necom-i pagnera le programme spécial pré-J paré par la chorale Saint-Victor,, composée de quatre-vingts voix sous la direction de M.Eugène Bellay.; maître de chapelle.AVIS est pur le» présentes donné qu’uné demande sera latte au Parlement du.Canada A sa présente Sess'on pour Incorporer la compagnie dite "Maple Leaf Insurance Company " avec le» pouvoirs de taire affaire comme compagnie d'assurance pour les lins suivantes, savoir: assurance pour accidents automobiles, bonds, crédits, garanties et pour toutes autres fins qui sont généralement nécessaires dans le commerce d assurance.Daté A Montréal, ce 12 mars 1929.CASGRAIN & RANGER.445, rue St-François-Xavier.Montréal, Qué Procureurs de la requérante.AVIS est par les présentes donné qu'un dividende de deux dollars et cinquante cents (52 501 par action pour le trimestre finissant le 31 mars 1929 a été déclaré sur le capital-actions acquitté de la compagnie aux actionnaires enregistrés le lundi.8éme Jour d'avril 1929, à 4 heures de i'a-préa-mldl et sera payable le lundi.IScrne jour d'avril 1929.Par ordre du Conseil.PATRICK D'JBSE.Secrétalre-trcsoi1er I 28 mars 1929 Cartes Professionnelles et Cartes d'Affaires ARPENTEURS & INGÉNIEURS BKÎS VETS RENÉ-T.LECLERC I near porto M«ntrfai - Z4i.•«•tt, rmm S*lnf*Jâcq««» Q«iAb«e - 71, mm Stfat-Picrr* 1 MAISON PONDBC iMll Quelques Emissions Attrayantes Actions INVESTMENT FOUNDATION LIMITED $70 par unité.Obligations-or convertibles INTERNATIONAL HYDRO-ELECTRIC SYSTEM 6% Avril 1944 Prix.100 et intérêts accrus.SHAWINIGAN WATER & POWER COMPANY V/z% Mai 1968 Prix: 93 pour rapporter 4.90%.Quand commencez-vous?LES Chinois disent qu'un voyage de mille milles commence par un seul pas.De même quand il s’agit de préparer son indépendance financière, il y a un premier pas à faire et*c’est d’économiser.Laissez-nous vous montrer comment commencer avec une dotation à maturité double échéant à 60 ans ou plus.Renseignez-vous aujourd'hui THE Manufacturers Life INSURANCE COMPANY SIEGE SOCIAL TORONTO, CANADA SUCCURSALES : Jmméuble Drummond Immeuble Confédération G.-H.Boright.Gérant Lahaie, Gérant Société de Placements du Canada S.OODTN.,lr.Président, H.TURGEON.Vlcé-Présldent.J.-E.-W.BISSONNETTE.Secretaire.VALMORE GRATTON.Oérsrit, 266 Ouest, rue Saint-Jacques.Montréal.Téléphones: H Arbour 7287-7288-5733.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Sen ire de j librairie du "Devoir”.4,i0 rue | Notre-Dame est, Montréal.(Té* i léphonc: HArh n»- ’211* I.a “neutralité” américaine Washington, 28 (S.P.A.l Le secrétariat d'Etat a annoncé, hier, que H.LnHrecque.I.C.G.Papineau, I.C, et Ajrpenteur M.Cailloux, I.C.Les Ingénieurs Associes l.rwiTF.K IN GÉN IEI RS CONS ni.S Béton a mit Arnt-ntiiâ" Lv parti n I K K THEM! EDH 10, fl-Jaïqurs ouest MONTREAL IS HArbour 64*2 Bruneau & Rainville Membre» de U Bourse de Montréal Membres du Montreal Curb Market 101 rue St-Jacques, Montréal Téléphone: HArbour 4286» I Dana le dernier numéro de "La REVUE MINIÈRE" ====zz.L- =rr=ril faut lire r-'-—-—rrr.- Le spéculateur Inexpérimenté dans les actions des compagnies pétrolières J f HOME OIL OALHOU8IE FOOTHILLS ROYAUTE SOUTHWEST.McLEOO OIL MAYLAND Avec «e» 24 puits en production, tout indique que ta nouvelle industrie pétrolière du Canada dans la Turner Valley est sur une hase solide.Au point de vue de la clientèle du placement, tout porte à croire que ces compagnies offrent de belle* possibilités.Cependant l’épargnant inexpérimenté a besoin de s'entourer de beaucoup de précautions pour faire un choix judicieux.Nous avons fait une analyse de quatre pages sur ta situation de Turner Valley et nous avons essayé de donner des information* et des suggestions qui pourront aider toute personne qui s’intéresse & ces compagnies.On peut s’en procurer une copie sur demande.MOUNT CIE LIMITEE Membre.* de la Bcntrse des Muve.v de Montrent 204* rue Hôpital, Montréal MArquott» si sa* Adresse* votre 'circulaire à: Notre Dame de Grâce A Vendre ou À Louer Sur nouvelle rue entre sve N.D.O.et Duquette coin Glrouard Duplex de 7 et 8 appartements chauffés avec garage, frigidaire, tous le» avantages modernes et complètement neufs Rue Brodeur, duplex 6 et 7 chambres.chauffés al désiré, prix raisonnable.Tous ces Duplex sont également ft vendre ft bonne condition ft tout acheteur sérieux et sont ouverts pour Inspection Rue Mardi, en haut de Terre-bonne, Duplex six et sept chambres chauffés aven garage, frigidaire.$75 par mots.Voyez Gagné & Fils Coin Sherbrooke et Prud'homme \ - ’I.C.Spécialité : COMBUSTION CHAUFFAGE INDUSTRIEL ET DOMESTIQUE — INSTITUTIONS HOPITAUX — CONCIERGERIES j 132, rue St-Jacquea O.- HA.1841 | Chambre 526 s™™ Semanüej ce banucletcdXe enuvusl ALBERT FOURNIER 93U iTE rATHEm N £ **,.T.JL; COMPTABLES P.A.GAGNON Comptable agréé — Chartorel Accj innvr Chambra 308 bd Mice “Montreal Trust" 11 Place d’Armes Tél.MAln 491 î ASSURANCE Normantlin & DesRo^icfs Courtiers en Assurances ' 232.RUE SAINT-JACQUES Tél.M Ain .(983-4553 Montrfiil LARGE & TRUDEL f OBiptflLîiF* «prAA-s f f’^rforr* J AcTO'intinfc! ^ ¦ArG LftUtio,
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.