Le devoir, 3 avril 1929, mercredi 3 avril 1929
Volome Xy — No 77 Abonnements parla poste : Edi bon quotidienne CANADA.» 8.W* EtaU-Unia et Empire Britannique .8.01 CNION POSTALE.10.(* Edition hebdomadaire CANADA.2.1)0 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 100 LE DEVOIR Montréal, mercredi 3 avril 1929 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL Directeur: HENRI BOURASSA tAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: - SERVICE DF.NUIT: Administration: Rédaction: Gérant: - « H Arbour 1241* HArbour 1243 HÀrbour 3679 • HArbour 4897 Mariage et Divorc 6 VII Louis XIV — Triomphe du gallicanisme Nous voici arrivés au “grand siècle’’.Tout s’ordonne, pour le mal et pour le bien.Eblouis par l’extraordinaire éclat ou règne, les historiens catholiques et royalistes n’ont pas suni-samment pris garde à tous les germes de corruption et de dissolution sociale qui ont pris racine sous les rayons du Roi-Soleit.Ce n’cst pas à tort que le comte de Chambord, le seul prince vraiment catholique de sa famille, disait de son illustre aïeul.“C'est le premier des Napoléons”.Avec cette différence, toutefois: Louis NIY, au faîte de sa puissance, entouré du respect quasi servile de son peuple et de toutes les hiérarchies ecclesiastiques et civiles de son royaume, prépara la Révolution; on peut même dire qu’il en est le père — à la façon dont il fut le pere des enfants de la Montespan.— Bonaparte, lui.est le ills de la Révolution; mais du moins chercha-t-il à la réfréner.Restons dans le cadre de cette étude.11 n’est pas exagère de dire que Louis XIV, par les scandales affichés de sa vie domestique, et surtout par les lois immorales, antisociales, qu’il imposa à son Parlement, afin de pallier les suites de ses débauches, fit plus qu’Henri VIH, plus que Philippe de Hesse, le bigame patron de Luther, pour saper l’ordre social basé sur le mariage chrétien, la famille et l’hérédité légitime.L’extraordinaire indulgence dont le Saint-Siège fit preuve à son égard ne s’explique que par le danger très réel de provoquer un schisme pire que celui qui détacha l’Angleterre de la chrétienté, au siècle précédent.1 Louis XIV figure dans l’Iiistoire comme le seul prince chrétien qui eut l’audace, j’allais dire l’effronterie, de faire déclarer légitimes, par un acte législatif et un arrêt de justice.^ des enfants nés d’un double adultère.Cette conduite parait d’autant plus odieuse que, tout au long de son règne, il fit ou laissa adopter des mesures de plus en plus rigoureuses pour réglementer le mariage de ses sujets et outrepasser les prescriptions de l’Eglise (romaine).Les canonistes et les juristes de l’Eglise gallicane éprouvaient sans doute le besoin de reprendre sur la conscience des sujets ce qu’ils concédaient au libertinage royal.Suivons-les à l’oeuvre.* En 1667, sous la direction du chancelier Séguier, le Parlement adopte la fameuse Ordonnance civile touchant la réformation de la justice.1 C’est à proprement parler le premier code de lois françaises.Au titre XX, Des faits qui (lisent en preuve vocale on littérale, douze articles (7 à 14) établissent la tenue de ce que l’on appelle aujourd’hui les registres d’état civil.(Nous les retrouverons au chapitre de la législation gallicane en Nouvelle-E'rance).Ces registres sont confiés “ès mains du curé et du vicaire”, mais sous l’autorité du juge royal, qui les transmet à ces ecclésiastiques, et de son greffier qui les reçoit d’eux, une fois remplis, et les garde pour l’usage puldic.Nous transcrivons ici les deux articles qui portent la marque évidente de la substitution du Droit gallican au Droit canonique: ART.8—Dans l’article des baptêmes sera fait mention du jour de la naissance, et seront nommés l’enfani, le père et la mère, le parrain et la marraine; et aux mariages seront mis les noms et surnoms, Ages, qualités et demeures de ceux qui se marient, s'ils sont i nfans de famille, en tutelle, curatelle, ou en puissance d’nutrni, et y assisteront quatre témoins qui léclareront sur le registre s'ils sont parens, de quel côté et quel degré; t dans les articles de sépultures sera fait mention du jour du décès.Cet article oblige le prêtre à se conformer aux prescriptions royales touchant le consentement nécessaire des parents, prescriptions contraires à celles du Concile de Trente; il fait abstraction des dispenses accordées par l’évêque, conformément au Droit canon.En effet, aux termes des lois antérieures, que nous avons analysées et qui subsistent concurremment avec la nouvelle ordonnance, le prêtre célébrant ne doit pas tenir compte de ces dispenses, sous peine d’être arrêté comme complice du crime de rapt.Et afin d'être sûr de rattraper le délinquant au temporel i civil, l’Ordonnance ajoute la menace suivante: ART.13— Enjoignons à tous curés ou vicaires, marguilliers, eus-! Iodes et autres directeurs des oeuvres et fabriques, aux maîtres et administrateurs, recteurs et supérieurs ecclésiastiques des hôpitaux, et tous autres, pour les lieux où il y aura eu baptêmes, mariages et sépultures, chacun A son égard, de satisfaire A tout re que dessus; à peine d’y être contraints, les ecclésiastiques par saisie de leur temporel, et à peine de | vingt livres d’amende contre les marguilliers ou autres personnes laïques i en leur nom.A mesure que Louis XIV s’enfonce dans le gallicanisme, il devient plus rigide contre les hérétiques déclares.Histoire de rendre ù la religion d’une main ce qu’il lui enlève de l’autre.En 1680, sous la suprême magistrature du chancelier Le Tel-lier (immortalisé par l'éloquence de Bossuet), un Edit royal, invoquant “les canons des conciles”, interdit aux catholiques de “contracter mariage avec ceux de la R.P.R.” (les huguenots), “sous quelque prétexte que ce soit”, - “déclarant tels mariages "non valablement contractés et les enfans qui en proviendroient “illégitimes et incapables de succéder”.2 Ici encore, nulle mention du droit de dispense expressément réservé par le Concile en faveur de l’Ordinaire.Le Roi se sert des “saints canons” pour les pointer contre l’Eglise.L’année suivante, 1681, un Arrêt du Conseil royal fait défense aux prêtres demeurant sur les terres conquises par le Roi, et relevant canoniquement d'évèques étrangers, de célébrer ‘aucuns mariages .si ce n'est en observant ce qui est prescrit ’par les règles de l’église [gallicane et les ordonnances du _______ A -10.1 1.___ senee de quatre témoins, du domicile et de la qualité des parties, ' et parijcuiierenient s iis sont enfans de famille ou en la puis-“sanee d’autrui, afin d’avoir en ce eus les consentemens de “leurs pères, mères, tuteurs ou curateurs”.Le prêtre devra avertir les parties et les témoins des pénalités portées contre eux s’ils font des déclarations inexactes.Tous les actes et déclarations §e rapportant au mariage seront inscrits sur le registre tenu eu conformité de l’Ordonnance de 1667.L’article 3 édicte des peines rigoureuses contre les prêtres qui célébreront des mariages “entre des personnes qui ne sont pas effectivement de leurs paroisses”.Sur ce point, toutefois, le droit de dispense de l’Ordinaire et du propre curé est reconnu.Mais pour les mariages de mineurs, avec ou sans dispense, les prescriptions et pénalités antérieures sont maintenues.La liberté du domicile et lé droit des enfants, même majeurs, de se marier sans le consentement des parents, sont encore restreints (art.5, 6 et 7).Enfin, l’article 8 renouvelle, “tant à l’égard des femmes que celui des hommes”, les cruelles dispositions de l’article 6 de l’Ordonnance de 1639, sur les mariages de réhabilitation.“Vou-“lons .que les enfans qui sont nés de leurs débauches, avant “lesdits mariages contractés en cet état, ou qui pourront naître “après lesdits mariages contractés en cet état, soient, aussi bien “que leur postérité, déclaré incapables de toutes successions.” Afin de mieux marquer la profonde hypocrisie de cette législation, plus soucieuse, en apparence, que l’Eglise elle-même de l’intégrité du mariage, rappelons succinctement les mesures prises par le Roi à l’égard des enfants nés de ses propres débauches.En 1673, Lettres-patentes déclarant légitimes le duc du Maine, le comte de Vexin et Mlle de Nantes, nés du double adultère de Louis-le-Grand et de la marquise de Montespan.5 En 1676, “légitimation de Louise-Marie-Anne de Bourbon, fille naturelle du roi”.6 En 1680, Lettres de succession déclarant que ces quatre bâtards du roi ont droit au nom patronymique de Bourbon et qu’ils sont “capables de succéder, même ab intestat, les uns aux autres”, ainsi que leurs descendants.7 L’année suivante, nouvelles Lettres-patentes du roi, légitimant le reste de ses bâtards, "avec droit de succession réciproque”.8 ' En 1714, au moment de paraître devant le Juge suprême, le Roi Très Chrétien, dont la ^principale occupation a toujours été de conserver la pureté de la religion catholique”8, ne trouve rien de mieux à faire que d’appeler à lu succession du trône de Clovis et de saint Louis, ses deux bâtards favoris, le duc du Maine et le comte de Toulouse, fruits d’un double adultère étalé, des années durant, aux yeux de la France et du monde par le plus glorieux monarque de l’Europe.30 M.Caron remplacerait M.Carroll à la vice-présidence de la Commission des liqueurs Désormais le droit matrimonial gallican est complet.Aptitude des personnes, formalités de célébration, empêchements dirimants ou prohibitifs, droit de dispense, juridictions compétentes: les lois françaises ont tout prévu, tout réglé, tantôt parallèlement à l’Eglise, tantôt à l’encontre de l’Eglise, mais toujours en dehors de l'Eglise.L’oracle Pothier aura beau allonger ses dissertations savantes, farfiner sur la distinction à faire entre le contrat et le sacrement, la séparation de l’Eglise gallicane et de l’Eglise catholique, apostolique et romaine, en cette matière comme à tant d’autres égards, est radicale et définitive, de quelque voile que les sophistes cherchent â couvrir le schisme.Un auteur moderne, français mais catholique, écrit avec raison: “Le rôle de la théorie gallicane a été capital; il a “demeuré, il s’est prolongé et développé, il a été préparateur du “mariage civil.La doctrine gallicane .n’a pas donné le ma-“riage civil à la France catholique; mais elle a livré la France “catholique au mariage civil”.11 Nous allons voir maintenant la même fausse doctrine à l’oeuvre chez nous et, bientôt fortifiée de l’appoint de forces que lui apportera la conquête anglaise, livrer à son tour le Canada au mariage civil, puis, conséquence logique, au divorce.' Henri BOURASSA .1.m ., - semble, et les traits de son visain', dont l’i'ulise Sutntc-Marie-des-fleurs est peut-être le plus beau, vous maîtrisent l'âme ù jamais, tels ces portraits fameux de la Belle Ferronniè-re, de la Jocondc, ou de i cfte Madame de Sénonnes, au'on dit être la crème première de l'oeuvre d'In-pres.et id, id, page 158.~ id, id, page 230.—Par une singulière ironie, cette pièce précède immédiatement, dans le Recueil, une "Déclaration portant défense” aux huguenotes “d’exercer la profession de sage-femme".8 Recueil, vol.XIX, page 308 (sans texte).C’est à quelques jours de là que le Roi portait contre les mariages légitimes et autorisés par l’Eglise, dans les pays nouvellement conquis, les tyranniques prescriptions citées précédemment.(* Testament de Louis XIV.Re encil, tome XX, page 027.10 Edit de juillet 1714.Recueil, tome XX, page 01!).11 René Lemaire.Le Mariage civil — Editions des "Questions actuelles”, 5, rue Bayard, Paris — (Pages 77 et 81).Chronique Fragments.Je ne vous en veux pas.mon cher Finite Benoist, du coup d aviron dans Trau dont vous m'avez nresQiie (wcufflè dons votre c/iront-que de lundi dernier.Je veux dire nue parfois un avtronneur maladroit éclabousse son malchanceux "associé de canot”, comme disent les guides.Vous avez soulevé ainsi tant de gouttelettes irisées que bien des lecteurs aussi en ont eu dans les i/eux et peuvent croire gîte je projetais en réalilé d'nccompa-gner notre jeune ami Faquin dans “royaume, â peine d’etre punis comme fauteur» et complices du son aventureuse entreprise trans *• ™!’!- »t“"Vîî ""'"rr” 1 îiïiïA,„r, srsr.Ainsi, tout prêtre il Alsace, de I'ninchoCointo ou de franchissant htroïauemnit les espa- \ qui obéira aux prescriptions du Droit naturel, aux lois de c fut unüos «lis- "i-ZnJnr'l nin,llrr "Ul,legtrt ! clples préférés de sir XVilfrid Lau-I ragment , recueilli négligemment ] v^v ie voisinage duquel il vé- a'\, i'!":1 tie ln h(,Str d'un mauvais] ôüt d'e 'lMl' rt ïfiioV.fl honorera son OUvrlCr, , , - • Ernest RH.ODE Al Bloc -notes j nouveau post»-, tout autant que le choix des ministres fédéraux l'ho-nore.Le public de notre province lui souhaitera un heureux séjour à Spencer-Wood.D'autre» au»si Nommé L’on a tout de suite nommé hier, à Ottawa, le remplaçant de sir Lo-mer Gouin à Spencer-Wood, M, H.-j Pacification Tandis qu’on répète dans certains milieux internationaux que «l’tci dix uns il y aura une nouvelle gramle guerre, l’on remarque par ailleurs «pi’il n’y a jamais eu en si peu de temps tant de conf«:-rcncet, de traités, d’ententes et d'organisations relatifs à la pacification universelle.Il y n la Société des Nations, le tribunal international de la Haye, établi avant la guerre de 1914 et qui parait avoir été oublié depuis, même s'il subsiste, — Punlon panaméricaine.le pacte de Locarno, le congrès du désarmement de Washington, la conférence du désarmement à Genève, le pacte Kellogg, et combien «i’autres! Cela n’empêche pas les nations de con limier à s'armer, à entraîner des soldats, à lancer des navires de guerre, à former des marins, à bà- Un journaliste n demamié l'autre jour au grand industriel Henry Ford ce qu’il pense de la spéculation intense en bourse."Je ne con- .nais rien de tout cela.Je n'at jamais tir des aéroplanes, à recruter des G.Garroll.ancien juge de la Cour ' regardé de ma vie la cote du niar-! aviateurs, à couler des canons, a du Banc «lu Roi.M.Carroll, donl le ché", a répondu M.Ford.Cela fait | perfectionner des submersibles, a ! nom n'est pas français, est néan-1 dire ù un autre Journaliste «jue re i fabriquer de nouveaux gaz nspln-moins, de pur sou éducation, son n'est pas à la bourse que naissenl, xiants, Singulières façons de tra-I instruction, sa formation, son en- grandissent et se développent les veiller à éviter de nouveaux con-totirage et sa vie tout entière, l'uu grandes industries et que si M.flits îles nôtres.Né dans un «les comtés! Ford put construire les vastes af-! t les plus canadlens-françuis «lu pays, falres qu’il mène sans jamais jouer ___ Kaniouraska, qui a donné trois à la bourse, beaucoup de gens f*1-llcutenunts-gouverneurs à la pro- raient bien de l'imiter et de rester, vinet, — M.Carroll a fait ses études] comme lui, loin de la bourse; d’au dans doux grandes maisons d'en- tant qu’il n’y n guère de gens qui seignetnent de chez nous, au collé- aient autant que lui «l'argent à faire ge classique de Sainte-Anne*dc-la-1 valoir.O.P.EN PAGE 2: - Un grand éducateur : le R.P.J.«A.«Ciiarleboia, G.S.V, LE DEVOIR.MONTREAL.MERCREDI .1 AVRIL 1929 VOLUME XX — No 77 Un grand éducateur Le R.I*.Charlebois, C.S.V.Un prêtre qui a bien connu le F.P.Charlebois, le vénérable éducateur qiii vient de mourir, veut bien ions adresser l'article suivant: L’enseignement vient de perdre un de ses meilleur?ouvriers, le 1*.J.-A.Charlebois, qui est mort à l’âge de soixante-quinze ans, après avoir fêté, il y a déjà quelques années^ses noces d’or sacerdotales ainsi que son cinquantenaire dans l’oeuvre de l'éducation.Bel exemple pour tous ceux qui se dévouent à ce travail pénible.Vie des plus méritoires passée au service d’une sain-tç cause.Le R.P.J.-A.Charlebois est né à Rigaud, comté de Vaudreuil, d'Antoine Charlebois, marchand, et de Catherine Desautels, soeur de Mgr Joseph Desautels, qui fonda le col* lège de Rigaud, où son neveu fit ses études classiques.D’abord profes-* seiir à son collège de 1870 à I87ô, *f'«bbé Charlebois, alors diacre, cn-1 ira au noviciat des Clercs de Saint-Valeur à Joliette, et fit ses premiers voeux le 9 août 1870.Ordonné prêtre Je 24 février 1877 par Mgr C.-Ldouard Fabre, il sera professeur de sciences, de Belles-Lettres, de rhétorique ou do philosophie, tan-'* tôt à Rigaud, tantôt à Joliette, après avoir été quelque temps maître des novices.Au nombre de ses anciens élèves il compte îles hommes très ’ 'distingués qui lui font aujourd’hui une couronne d’honneur.Mais le Père Charlebois avait surtout les qualités d’un chef.On l’ad-iiiira comme préfet des études à Ri-'"gaud et à Juliette.Il fut directeur du Juvénat de son institut.Visiteur ’’des établissements de sa commu-Minuté, au Canada, assistant-provincial, directeur du collège Bourget, “ètc.Lu 1908, sa congrégation le cflomma supérieur provincial à Chi-‘H*ago.11 dépensa dans la province américaine dix années de sa vie.Jkin 1912, il prit la direction de la paroisse de la Maternité, à Bourbonnais, cette fameuse paroisse tristement illustrée par le malheureux Chiniquy.Mais la province canadienne n'en-tÇiydait pas se laisser dérober indéfiniment le plus actif, le plus dévoué de ses sujets.Ln 1918, le Père Char-J.ebojs devint Provincial de Montréal, après la mort du Père Joly, Cinq années de responsabilités et de lourdes besogne n’usèrent pas encore ses forces toujours renaissantes malgré l’âge et la fatigue.Ln 1923, il prit la direelion du séminaire de Joliette, où il prési-, liait à une nouvelle construction , qu'il inaugura lui-même, trois ans plus lard.Là.comme ailleurs, il déploya mie inlassable actitité.Sur sa demande expresse, ses supérieurs lui accordèrent sa retraite, en octobre 1928.Il demeura dans Je Séminaire qu’il aimait beaucoup et où il était comme un lien cordial entre les vieilles générations et ’Ifs nouvelles.Retracer toute sa carrière deman-,JjTait plus qu’un article: un volu-tHie y suffirait à peine.L'n inaugurant l’aile Bonin, fête ijui coïncida avec son cinquantenaire de prêtrise, il disait: “J’ai ce privilège, qu'on n’a pas coutume d envier, de pouvoir reporter me' souvenirs d'éducateur à plus de cin «¦ftuanfc ans.Je revois encore les XToliers d'autrefois arrivant dans la ’ ! C’est IVt;e*’oioî'ie A Montré»!, le 1er.b 2!) ans «-AUCIKtt — •fiora Ausar, wwBASTIEN — A Montréal, la 2, A 64 ans ®>se de Lima Doré, épouse du Dr J -L JSustlen «BEAUCHAMP A St-Franeols de Sales ÎSg'Lj* Joseph-Pu Beauehamp, BERTAÜLT A Coteau Station, le 2.* 61 ans « mois.Hélène Steele, épouse aUOrlas Berlanlt BOtIVtEK A Verchéres.le 1er, A 41 jps.Alfred Bouvier.toBrtOSSARD A Montréal, le 30, à 41 •ns, 3 mois.Madame Adélard Brossard, née Wontlne Hnudrlas.1^, OH AMP AON E A Betoall le 31, A 85 mes, 6 mois.Léandre Champaane "“COTE - Eu eelte ville, le 31.A 78 ans.ITmn's.François Sylva Côté.DEBLAURIERS A Montréal, le 1er.A •«i n ir a pio Donalda Deslnurlers, énou-6- d tn.dérlc Mailloux LVTHlBR 5 Montréal, le 31.A 50 ans, Marguerite Martel, épousa d'André Ethler '•OAONON A Montréal, le :u a 50 hor MCard naçiirm l.ACHANOF A Montréal le 2.Eugène Lâche ne™ né a Kt-C0m’ rie Beaure LEFEBVRE traditionnelle charrette, assis sur un coffre de bois qui contenait leur maigre trousseau.Ln collège, 1res; vous pauvrement aménagé, les accueil-1 vous lait.Le dortoir, dépourvu des commodités les plus nécessaires, voyait s’aligner des files de lils pliants appelés ’’baudets".Ln classe, de simples lianes sans dossier el sans bureau.A l’étude, on travaillait sur une petite table boiteuse.s’éclairant d’une chandelle avant l’invention des merveilleuses et nauséabondes lampes à pétrole.Pendant l’hiver, les gros poêles, pétillants d’érable, brûlaient les élèves trop proches, alors que les plus éloignés grelottaient et mettaient leurs mitaines pour écrire les thèmes latins ou grecs.Les maîtres partageaient l’indigence des élèves.Mal logés dans de trop étroites cellules, pauvres en meubles et en livres, ils travaillaient d’arrache-pied, sans méthode peut-être, mais avec un inlassable dévouement.A part quelques manuels rudimentaires, ils ne possédaient guère d'outillage intellectuel.Longtemps les livres du chanoine Schmidt constituèrent à peu près toute la bibliothèque.Lhl bien, dans ma seule vie, j’aurai vu l’ascension de notre enseignement vers un degré qui, s’il n’est pas encore la perfection, reste digne d’être comparé à n’importe quel système étranger.Matériel des plus modernes, cabinets de physique el de chimie où chaque étudiant a sa table de manipulation; classes spacieuses où professent des professeurs pour la plupart gradués des l'niversités d’Kurope; hibliolhèque qui s’enrichit tous les jours".Ce que le l’ère ne mentionnait pas, c'est que lui-même avait largement contribué à ce progrès.S’en tendant aussi bien dans t’enseigne-j ment primaire que dans l’enseignement secondaire, il travailla avec! un zèle admirable et avec une coin-j pétence exceptionnelle au développement des éludes et de la pédagogie.Partout où il passa, il sut améliorer les programmes et parfois même les créer de toute pièce.Il avait ces vues larges qui embrassent facilement un ensemble et aperçoivent rapidement la coordination à mettre entre les choses.Doué lui-i même de talents extrêmement va ! I iés, il excella dans les sciences et ; les mathématiques, aussi bien que s dans la poésie et l’éloquence.Musi-j cicn a ses heures, il savait tout aussi bien composer une cantate que l’exécuter lui-même.Rendant sa longue carrière, combien n’en a-t-il pas faits de ces chants de circonstances qui donnent tant d’accent aux solennités intimes! D’une parfaite modestie, il rédigeait toujours ces poèmes d’une façon impersonnelle et se refusait à y mettre sa signature.On venait de tous côtés solliciter un essai, avec l’assurance non seulement d’êlre exaucé, mais encore de remporter un petit “bijou’’ qui donnerait à telle fête un éclat particulier.Il eut toujours une étonnante initiative.Il voulait être de toutes les bonnes oeuvres.Les anciens se rappellent avec quel dévouement et quel succès il prépara la part canadienne de l'exposition pédagogi-1 que à Chicago.1 Il écrivit la matière de plusieurs j volumes.On a remarqué son Cale- j chisme pour les petits enfants, rédigé avec une extrême simplicité et! pourtant avec mie précision qui ne laisse rien à désirer.Il y a quel-! ques nnnées.il publiait un ealen-l drier liturgique que nombre de communautés religieuses ont adopte.La liturgie était d'ailleurs une de ses nombreuses “spécialités’’.Aînés son retour au séminaire de Joliette connue supérieur, il s'occupa beaucoup des anciens élèves.( était devenu chez lui presque une | Passion.Il (lismi lui-même: “Ma ! manie".Il avait une extraordinal ire mémoire des noms et des visa-I gçs.Si un ancien se présentait qu'j| | n avait pas vu depuis longtemps, il i m défendait bien de se nommer.II passait sa main dans sa tète blan j ehe.et, sans retard, trouvait le nom.! la classe, citait les confrères, etc.jt riait une avalanche de souvenirs j qui elnnnuit beaucoup el flattait en davantage les fils du t minairc.Il v votre bonté, vous vous' entouriez de ] gravité et vous vous composiez parfois un visage sévère, mais vous ne nous avez jamais complètement! trompés sur le secret de vos sonti-meijls à notre endroit.Et nous tenons à vous dire aujourd’hui que si vous avez réussi à vous faire : craindre assez pour nous faire ; obéir, vous avez surtout réussi à ! faire assez apprécier pourj faire aimer.” On ne pouvait caractériser d’un mot plus juste râme du Père Charlebois.Lsprit enthousiaste, même jusqu'à ses derniers jours, il était pri- ; on sait que les Pools, l’an dernier, ont été chargés de la vente de plus de la incité de toute la récolte de l’Ouest.Par contre, les Pools ne possèdent qu’un cinquième de tous les élévateurs.Une entente à ce sujet a été conclue entre les Pools et l'association jaune ou fauve, selon la sai- des compagnies privées, la Nurth- I ivcst (Indu Dealers Association.Les compagnies privées acceptent le grain des membres des divers Pools mais il est entendu qu’elles pourront transporter ce grain en le faisant passer par n’importe lequel de leurs élévateurs.Par ailleurs l’en-tente comporte une autre clause qui dit que le droit qui est reconnu par La question des blés {Suite de la première page) verte son.Pas d’élévateur sans un nom écrit dessus: Manitoba Pool, Saskatche-utan Pool, Alberta Pool ou encore le nom d’une compagnie privée.Les compagnies privées qui font le commerce des céréales sont innombrables.Elle se sonl d’ailleurs établies dans l’Ouest bien avant les mesautier et tout d’une pièce.Son .élan' se tempérait toutefois par des1 Pools, Ceux-ci ne datent pratique-i lu loi des céréales au producteur allures plutôt positives.Les faits,1 m”nl due de cinq ou six ans.d’indiquer la destination de ses en- soi là ce qui l’attirait et le retenait.: L’on peut même dire que ce sont | vois ne sera pas affecté namie a développer une pen-j Ie* tools qui ont donné lieu a la elon les règles de l’amplifica- cljse.trouvera, espérons-le, sa littéraire, il savait ramasser solution a la suite de l’enquête par-.i leinentaire irOtlnvL'n rin nlnlot Peu habile sée selon lion les faits précis, les énumérer sans eu oublier aucun et eu tirer une conclusion pratique.Doué d’un es-j prit brave, il disait sa pensée avec i une franchise qui étonnait parfois! les délicats.Certains diplomates auraient trouvé qu’il manquait un peu de discrétion.Au fond, il avait! une médiocre confiance dans les détours de la pensée.Fît il songeait surtout aux droits de la vérité.H v a des hommes qui ont le défauts de leurs qualités; lui surtout les qualités de ses défauts.R mettait une telle loyauté dans! tout ce qu’il disait et dans tou! ce qu’il faisait que même si on peu-yait en être offensé, on ne pouvait j jamais lui en garder rancune.Il ! avait un esprit clair et un coeur droit.Son histoire, "écrire tout de suite.Derrière les qui tard con- lementaire d’Ottawa.Ou plutôt, pour être plus exact, c’est qpres l’organisation de leurs coopératives de vente et à cause de cette organisation que les producteurs de cé- n y a là comme une sorte de contradiction qui donne lieu à d’innombrables malentendus.Les Pools veulent respecter l’accord conclu avec les compagnies.Ms tiennent aussi à ne pas priver leurs membres du droit que leur reconnaît la loi des céréales de dési j réales se sont rendu compte designer la destination de leurs envois.choses dont ils se plaignent main tenant, (“est en s’occupant eux-mêmes de la veJite coopérative de leur récolte que les producteurs de céréales ont compris tous les avantages et aussi tous les inconvénients 'JJ j du Mixing, etc.Ils se sont aperçu' La Commission des céréales, qui a pour mission d’administrer la loi, a permis.aux compagnies privées de se servir d’un ticket nouveau, le Hybrid Ticket, comme on le désigne dans l’Ouest.Il paraît que cela permet aux compagnies d’exploiter ^ • j v» » i *r* ¦ m.¦ » • t v » v • » i ,ti * i j i Cl J " V t Xj Al.» J I ôi'miK I l!es qii ibs n avaient pas faits |ct ies agriculteurs et les Pools, par dans le passé.TROIS “TICKETS’ la pratique du Mixing, du mélange j des blés.j Nous verrons plus tard ce que ; Les producteurs de céréales ont1 c’est que le A//.r(/q/, après avoir par-trois moyens de disposer de leur i ‘Ie la classification des céréales.! .récolte.Ce sont d’ailleurs trois Emile BENOIST on pourra t ! inoJ'ens’.1,0I.S RcAv/s, comme on dit! -*•««»—- Derrière les !à lnis, établis par la loi des cérda- La miisitjue elle ;- coulisses, rien ne se cache qui | *eS: lui (ia,e de 190U niais soil de nature à réformer plus tard ' souvnites fois amendée, le jugement de ceux'qui l’ont con-! 'os ,r()is !n^mes Hekets existent nu.j encore bien que les Pools soient ve- il est mort à la tâche, après de ,UIS ‘^ranger un peu et même beau-longues années de labeur, après unelcoîlp f"1’ mécanisme du Marketing, vie parfaitement remplie et tou- , viiand I agriculteur a coupé et jours vécue pour Dieu.La source “attu sa récolle il peut la vendre évidente de sa force fut sa piété.pourquoi il apparaît comme un des éducateurs les plus accomplis et les plus aptes à servir de modèles à qeux qui lui succèdent j dans la tache modeste et glorieuse de 1 education.Les routes provinciales N O U V LA r N L M L RO TA G E Quebec, 3 (D.X.C.)— Déjà, les automobiles peuvent s’engager et circuler librement dans plusieurs! routes de la province, notamment dans la région de Montréal, des i Gantons de l’est et de St-Hyacinthe.!,u ^pvcuiauon : on sait que Le district de Québec 'est sous : P,°S a.sa Bourse des céréales plus .vv atcrFoo.Rouse’s Point, via K now Itou '¦¦7, Birchlon-Fleechers F a R s 11.12, 15, 18.!9.20.2! >:t une : récolte par l’é- un moins risque 28.29 12.n (4.45.40, 48.49 I ,é in.s - Sherbrooke, via Rcaiiceville .I.acluilr (diarleniagne, via Oka .I achutr Sle-Agathe .Laclmtr-St Jovite .Montréal- SI-Hyaclnthe Richmond L’-VssotiHilloii Rawdon Pt ois Ri vières-Wohnrn Muck ingh am-Mont Lan rler .RfMiiharnoJs St Jean Tour de Pile de Mont réal .Tour de Plie Jésus Waterloo-Newport Mariev ille-C.owansv ille nerthir r Jolielle La chu te FVrthler-JoiFieMr St C.ô me (via St Vnihroiscl Berlhier St MirhcTdcs-Snints Louiseville-,St Alexis Srnneterre La R,vinr ( heinin Perrault (Ma eaiiiic-Rrniyn Tétnis caniinguel .S t-R o e b -ChamMy-St Jean .I ‘ Vssompt ion-Joliette Black Lake-St-F’trrre-les Beequets.Magog-t’oatieonk ., .sont cotes, comme le sont à Montreal les actions de compagnies de toutes sortes.Au moment où l'agriculteur porte sa récolte à l’éléva-t.e™ir' 'c '‘s* c°lé.par exemple, à / Belgique et acquitta avec joie pendant 27 ans,!;, l’Université de Louvain, il fit, de 1906 à 1910, plusieurs voyages autour du momie el se livra à des Saint Benoît, surnommé le More, c’est-à-dire le nègre, était fils de parents esclaves mais fervents chrétiens, qui habitaient la Sicile.Benoit fut occupé à la garde des troupeaux, et, quand ses camarades venaient le trouver, ils le surprenaient toujours à genoux, absorbé dans la prière; aussi l’appo-laient-ils le saiyt More.Souvent ils l’accablaient de railleries el se moquaient de la couleur de sa peau.Le jeune saint endurait tout avec patience.A vingt et un ans, Benoit quitta la maison paternelle d’abord pour vivre en ermite, puis pour embras- Sir Lomer Gouin et T Institut Bruchési ITR.m 46.70 18.1,8 60.90 24.55 Retraite fermée pour les prêtres l ne retraite fermée pour les prêtre,» aura lieu du lundi.22 avril tiro, chain au vendredi suivant.On peut faire sa demande d’iidnùxsinn nu B.P.Supérieur de la Villa S dut* Martin, Abord à-l’louffe.H y a environ 5,000 élévateur» ruraux dans l’Ouest.Sur ce nom bre.4,000 au moins appartiennent h des compagnies privées.Les trois Pools provinciaux, maintenant fr t, n ont qu’un millier* CesUà dire que les Pools, dont les 130,000 membres sont disperses on peu partout dalla les trois pro vince» ,|rs prairies, n’ont pas d’clè valeur à chaque endroit, t.e» coin nagnies privées sonl mieux oignit secs ou plutôt mint y pourvues | ce sont leurs élévateurs qui 'reçoivent la récolte dp ta plupart des mem lires des sociétés coopératives.(,,> la est facile à comprendre quand La mort vient d’enlever à la direction de l'Institut Bruchési, son vénéré président.Retiré de la politique, sir Lomer Gouin.avait consent i à donner à l’oeuvre antituberculeuse une collaboration personnelle.Depuis quatre ans, il avait repris la succession de M.Aug.Richard, dans un moment ou l’insliiuf Bruchési tenlail un grand effort (U* développement.Il sut se mettre immédiatement au courant de la situation.tant de l’oeuvre du passé* (pie des projets d’avenir, et il imprima, grâce à la .sagesse de sa direction, un élan de progrès à la lutte antituberculeuse de l’Institut Bruchési.ITemier ministre du Québec, il avait déjà songé à celte lutte nécessaire.Il reste do sa prévoyance et de son souci de l’hygiène publique un monument qui marqua dès 1910 Uèrc de la lulte active el extensive: la Uonunission Royale de la Tuberculose.Lest, appuyés sur le rapport de cette U.otnmissiou, que Ions les artisans de la lutte ont entrepris la fondation et l’organisation des oeuvres antituberculeuse» et l’éducation des rlasse» populaires et diri grailles, (,’est donc un devoir de rendre hommage à la sollicitude du gouvernant et à la philanthropie du citoyen revenu à la vie privée.Il a dépensé une grande partie de sa vie active pour le progrès e» le bien-être de la province; il leur a consacré ses derniers efforts.Sa dernière démarche fut d'intéresser les autorités municipales à la création de nouveaux dispensaires antituberculeux à Montréal, pour l’Institut Bruchési et pour l’Institut Roy al Edward.Inclinés devant lu lombe de ce grand citoyen el de ce grand phi-lartlhrope, l’Institut Bruchési, au nom des directeurs, des médecins, «le» religieuses, du personnel, au nom aussi des tuberculeux qu’il a pris smis son égide, dépose l’hommage de sa reconnaissance et de son regret.heureux de faire la volonté de Dieu.Benoit inspira tant d’estime à ses frères qu’ils le choisirent comme gardien do leur couvent.Il eut beau représenter qu’il n’était qu’un fitnple frère lai, les religieux demeurèrent inflexibles: la sagesse de son gouvernement montra qu’ils ne s'étaient pas trompés.Après trois années de supério-rat, il devint maître des novices et rendit de nouveaux services à son ordre en formant ses jeunes frères à la perfection de leur état, Benoit revint ensuite à son emploi de cuisinier qu’il préférait à toute nuire, parce qu’il y trouvait plus de temps pour s’entretenir avec Dieu dans la prière, plus de facilité pour earlier ses austères pénitences, et pour \ivro dans un entier oubli des créatures.U.epen-dnnt les personnes 1rs plus distinguées venaient à la porte de sa cuisine pour se recommander à sos prières, et les malades y chercher des consolations et souvent une guérison merveilleuse.Liant tombé malade, il annonça ses derniers moments, reçut avec ferveur les sacrements de l'Eglise, et rendit son âme à Dieu le 3 avril 1589 à l'âge de 65 ans.études économiques el commerciales sur place en Australie, en Afrique cl dans les deux Amériques.En 1923, M.Enureys fut directeur du Irain-cxposition canadien qu’il accompagna dans sa mémorable randonnée à travers la France et la Belgique.En 1926, il fut nommé membre de la Corporation des écoles techniques mi professionnelles de la province de Québec et, en 1928, membre de la Commission des écoles catholiques de Montréal.Auteur de nombreux ouvrages et articles traitant de questions économiques ou d’enseignement commercial et technique, i! remporta le prix David en 1927 avec son ouvra-g*’ “En conquête des marchés exté* ! rieurs”.M.Enureys est conseiller de la Uhambre de commerce de Montréal, docteur ès scinu'cs economi ques.politiques el sociales de l'i ni-vcrsilé de Montréal, docteur ès-: sciences conunerciales (honoris causa) de l’Université de Louvain, chevalier de la Légion d'Honnetir I (France) et de l’Ordre de la Cou-( ronne de Belgique.Nous nous sommes préparés à répondre à la y run ri c vogue des ETOLES DE FOURRURE si 2.50 COMMUNIQUE .y.Y* Y* I xlraits des minutes de rassemblée spéciale du bure m (l'adiuinis-trntion de l’Inslltut Bruchési : “l.ex direcleiirs de l'Institut Bru* ché.xi réunis en assemblée spéciale, Avec un rhoix presque illimité de belles étoles en renard el autres types de fourrure en faveur.Vous trouverez un altraft Irrésistible à ees charmants articles de cou KT NOS PRIX DK FABRIQUE VOUS FERONT F,< -NOMMER DE L’ARGENT.MANTEAUX DE FOURRURE A PRIX REDUITS MXINTFNANT votr* manlrau, an» ha* prit artuel*.P»»** «n petit dépét; 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30 sous par In poste.Ouvrage 4x3’; 104 pages, re- liure percaline, titre en or.Deux ans de pénitencier pour vol de $425 Gérard Fontaine ayant été trouvé coupable devant le juge Cusson d’avoir volé pour quatre cent vingt-cinq dollars d’objets divers, à la propriété de M.F.Hunt, a été condamné a deux ans de pénitencier.Le juge a fait remarquer i.l’accusé qu’ou aurait pu porter une dizaine d’accusations semblables contre lui mais qu’il espérait qui 'ette sentence lui servirait de le on et qu’il se conduirait mieux ei ortant du pénitencier.Mme Desroches s’e.xt avouée cou ;iable d’avoir dérobé des taies d’o-eiller et autres objets d’une valeur de S50.Elle recevra sa sentence le 10 avril.La plainte portée par des offi tiers de la Commission des Li queues contre Philippe Roy a élé renvoyée par le juge Cussop qui a déclaré que les deux constables qui avaient fait la cause n’avaient pas payé la bière qu’ils s’étaient fait servir mais qu’ils avaient simplement laissé 50 sous sur la table.Les deux constables s’étaient fait passer pour des coparoissiens do l’accusé et c’est ainsi qu'ils avaient obtenu de la biorc que l’accusé leur avait servie sans attendre de paiement.Léopold Manseau et Gérard Garant.accusés d’avoir volé «iix bi endettes dont sept ont été retrouvées, ont plaidé non coupables devant le juge Cusson ce matin.Ils subiront leur procès le 11 avril.R P.CHARLEB01S S.G.MGR PAPINEAU OFFICIE ET PRONONCE I/O RAISON 1TNE- RHE A I.A CATHEDRALE DK JOIJETTE N.V SS.FORRES, DESCHAMPS ET COIRCHESNE V ASSISTENT Juliette.3 (Spécial au Devoir).C’est parmi une grande affluence que les funérailles du révérend père J.-A.Charlebois, Clerc de Saint-Viateur.chanoine honoraire, ancien supérieur du séminaire de Joliette, ont eu lieu, hier, à la cathédrale.Sa Grandeur Mgr Papineau a officié et a prononcé l’oraison funèbre.En archevêque.Sa Grandeur Mgr Forbes, deux autres évêques.Leurs Grandeurs Nosseigneurs Courchesne et Deschamps, «J le très révéreml père Michel Roberge, supérieur général des Clercs de Saint-Viateur, étaient présents.Le T.R.P.Roberge a agi comme prêtre assistant de Mgr de Joliette.Le R.P, L.-J.Morin, supérieur «lu séminaire de Joliette, et le R.P.Jo-sep Latour, supérieur du collège Bourget, ont agi comme diacres «l’honneur.Le diacre et le sous-diaere d’office étaient le R.P.O.Roch.('.1ère de Saint-Viateur, et M.l’abbé L.-P.Lamarche, professeurs au séminaire.M.l’abbé Paul-Emile Roy, secrétaire de l’évêché, a agi comme maître des cérémonies.Dans l’oraison funèbre, Sa Grandeur Mgr Papineau a surtout montré les vertus sacerdotales et les qualités d'éducateur chrétien du défunt.Il a terminé par un appel aux vocations religieuses et sacerdotales.Au sanctuaire on remarquait: Mgr Eustache Dugas.Mgr i'iette, recteur de l’Université «le Montréal.Mgr J.-A.Richard, Mgr L.-A.Dubuc, M.le chanoine J.-D.Nep-vcu.représentant «le Mgr de Val-leyfield; M.Savignac, représentant le supérieur de Saint-Sulpice; 51.Yelle, supérieur du grand séminaire de Montréal; M.l’abbé L.-A.Desrosiers, principal do l’Ecole normale Jacques-Cartier, le R.P.Ambroise, provincial «les Francis eains; le R.P.Langlais, provincial des Dominicains; le R.P.d'Orson-nons, recteur do collège .lcun-de-Brébeuf; le R.P.A.Champagne, représentant le recteur du collège Sainte-Marie; M.le chanoine Prat-te, supérieur du séminaire de St-Hyacinthe; M.le chanoine Hébert, supérieur du collège de l'Assomption; M.l’abbé.E.Charlebois, re- LA CROISIERE DU “CALGARIC* CE QUE SIG M FIE t.E PRIX MiMMVM Il faut en tout un point de départ.C’est pourquoi nous uiiuouçons la croisière à bord du "Calgaric", de .Montreal «if Xew-York, au tarif minimum, soit $90.Qu'on ne s i-inuyiue pas que ce prix soit nu simple appât; U donne droit a une excellente place, dans une cabine intérieure, à trois, en première classe, cl à tous les avantages énumérés au programme.Mopennant un supplement de $5., $10.ou $15.on peut retenir une cabine extérieure sur des ponts suiiérieiirs, ainsi qu il en est sur tous les paquebots du monde.Meme en payant le prix maximum, eettr croisière, organisée par le Devoir, avec la White Star, est à un l>rix île $50.meilleur marche que le prix minimum de semblables voyages organisés à Xew-York.C’est une aubaine rare; qu’on sr hâte d’en profiter.Prospectus sur demande au Service des Voyages, le Devoir, ’i.V) Xotre-Dame est, Montréal, Te!.IIArbonr 12^1.Sir François Lemieux assermentera M.Carroll Quebec, 3 (l).X.C.).M.Henry-George Carroll, licute-nanl-gvtivcrncur élu, sera assermenté demain après-midi par sir François Lemieux, juge en chef de la Ciair supérieure.^11 présiilera ensuite à la eéré-9monir de prorogation de la Législature provinciale.i ïï all Street i.! Les activités de la police municipale en mars IL Y A EU 7ËT ARRESTATIONS DANS LES BOUGES - TRENTE-SIX MAISONS CADENASSEES ON COMPTE 216 ARRESTATIONS DANS LE SERVICE DE LA SURETE_________ Le rapport du directeur de la police, pour le mois de mars montre qu’il y a eu 740 arrestations au cours de G7 descentes dans les maisons de prostitution, 52 dans les maisons de jeux et 42 dans les débits clandestins de boisson (blind-pigs) ; 277 personnes ont été arrêtées lors des descentes de la première catégorie, 302 dans celles de la deuxième et 161 ont été arrêtées dans les blind-pigs.Un autre fait à noter, c’est la fermeture aux cadenas de 36 maisons de prostitution, après deux condamnations; cela à la suite de la présentant le supérieur du collège j Ruerr; qlli' ’SP p0ursui‘, activement tic Saint-Jean; M.l’abbé H.Morin, «lu séminaire de Saint-Hyacinthe; M.le chanoine Primeau, curé de Rigaud; M.le chanoine Avila Ces arrestations pour vagabondage .A “CANADIAN PRISONERS’ WELFARE ASSOCIATION’’ PROTESTE.M.DESROCHES PROMET DES ENQUETES.Les moteurs en demande — Les pétroles reculent Le marehé rsl assez irrégulier — Adams Express avance de 50 points à un nouveau sommet Des directeurs de la Canadian Prisoners’ Welfare Association sont venus protester, ce mutin, auprès des autorités municipales contre les nombreuses arrestations pour vagabondage et flânerfe dans la rue.Ils prétendent que depuis quelque temps, les arrestations se sont multipliées et que les agents de police font preuve de trop «U1 zèle contre ceux «pii n’ont pas la chance d’avoir un emploi.L’association prétend «pie des ci toyens coffrés sur plainte de vagabondage avaient élé flanqués au violon et avaient par suite perdu leur emploi.Or.dans plusieurs cas, U s’agissait do gens en somme respectables.Dans d’autres cas, il s’agissait de citoyens sans emploi, mais on n’aurait pas dû les envoyer en prison comme des ivrognes invétérés.Le chômage est cause du grand nombre des sans-travail.Les agents auraient déployé un zèle parfois intempestif, en arrêtant ces gens à 10 heures du soir.Toutefois lasso ciation ne veut pas entra-ver le travail «les agents contre les criminels, et elle loue les agents de déployer un véritable zèle dans ee domaine.Mais èls ne devraient pas ennuyer inutilement des geu qui n’ont aucune intention cnmi nelle.Les délégués estiment qu’il serait N«\v York, 3.Les prix étaient irréguliers à l’ouverture quoique la tendance générale fût à la hausse Commercial Solvents et Advance Rumelv se sont avancés rhneun
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