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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 5 août 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1910-08-05, Collections de BAnQ.

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PREMIERE ANNEE—No.177 MONTREAL, VENDREDI 5 AOUT, 1910 UN SOU LE NUMERO % ABONNEMENTS : ^W11 Rédadtion % Adminiélration ¦ ¦j1 ¦ m Ij1 Ml ¦ MH MM ^.aru^ ^acqu^ "“V ¦ Bï ¦ ¦ ¦« Ml H I H Mm TFLEPHcà - I J M J I M H J Ml M M H H Ml REDACTION = 7460.YlTo mÊbr HMjflk VF administration: Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! La Question du Français NOS RESPONSABILITÉS Un homme d'affaires de nos amis visitait l’autre jour une petite ville de la province.Il descendit à un hôtel tenu par un Canadien-Français, pour y prendre son diner.Pas un mot de français sur le menu; impossible de se faire entendre en français par les jeunes filles qui servaient la table.Notre ami furieux se promit qu’il ne remettrait jamais les pieds dans la maison—ce qui prouve qu'avec les idées nouvelles, la lâcheté et l’é-tourderie pourront finir par devenir coûteuses—et il nous écrit : Si les Canadiens-Français ne respectent pas plus que.cela leur langue, que voulez-vous qu’en pensent les étrangers?Le cas de notre ami est exceptionnel, mais il se relie à tout un ensemble de négligences et de petites trahisons plus ou moins conscientes et il peut servir de thème à des réflexions d’ordre généx-al.Nous disons volontiers que les Européens ne rendent pas justice aux efforts que nous avons faits pour garder ici la langue et les moeurs françaises.Et nous constatons que cette injuste appréciation nous cause de sérieux préjudices.En beaucoup d’endroits, à Paris et à Rome, on considère que l’élément français est fatalement destiné à disparaître, même dans la province de Québec.On prétend que notre absorption par l’élément anglo-saxon n’est qu’une question de temps.Nous nous révoltons Contre de pareilles théoiâes et contre les actes qu’elles inspirent; mais sommes-nous bien sûrs de n’en être pas, dans une certaine mesure, respon-, sables ?Voici quelques années, M.Robert de Caix, un écrivain qui nous était fort sympathique, visitait le Canada.Il ne pouvait s’empêcher de signaler la “croûte anglo-saxonne” qui recouvre à Montréal et à Québec les moeurs et les habi-tildes françaises.Il constatait que tous les billets de chemin de fer, de bateau, etc., sont libellés en anglais.Il n’avait pu se procurer d’indicateurs français, il avait entendu les Canadiens-Français demander en anglais la communication téléphonique.que sais-je encore?Tous ces petits faits, qui passent inaperçus chez nous, auxquels nous n’attachons guère d’importance, ne peuvent manquer de frapper un étranger et d’influer sur son jugement, L’effet est d’autant plus considérable qu’il n’a pas le temps d’ordinaire de pénétrer au-dessous de la surface des choses et qu'il juge d’après les apparences.Pour prendre un fait concret, nous allons recevoir d’iei un mois BILLET DU SOIR.UNE CONVERSION la visite de milliers et de milliers de Français et de Belges, d’écrivains, etc.Quelle opinion voulez-vous qu’ils gardent de nous en voyant de quelle façon nous avons laissé angliciser nos services publies ?Ils se diront fatalement : Ou ces gens-là sont aux trois-quarts anglais ou ils n’ont pas le courage de défendre leur langue.Et la plupart ne verront que le fait actuel, dans toute sa brutalité ; ils n'apprendront même pas qu’il existe une loi qui.cà partir de janvier prochain, obligera les grandes compagnies à nous donner du français.Les moindres faits ont parfois de lointaines conséquences.En 1908, je me trouvais à Rome et j'assistais au concours international de gymnastique où figuraient des équipes de quatre ou cinq pays, notamment une équipe canadienne qui fit merveille et qui obtint de hautes récompenses.Le Pape présidait le concours, entouré des prin cipaux cardinaux, et dans la foule il y avait un très grand nombre de Français.Nos gymnastes étaient commandés en anglais: comment voulez-vous que les spectateurs n’en aient pas conclu que le Canada est un pays exclusivement anglais ‘1 Le soir même, à l’hôtel où j’étais descendu avec un certain nombre de Français, on me disait: Ah! ces magnifiques athlètes, ce sont vos compatriotes! Mais nous croyions que les Canadiens-Français parlaient encore leur langue ! Et voilà comment un vo3rage, destiné à nous faire honneur, servait à fortifier chez les étrangers cette pensée que nous sommes en train de devenir absolument anglais.Il faudra bien des plaidoyers pour détruire l’effet de ce spectacle.Je ne veux pas faire de reproches excessifs aux gymnastes de 1908.Des erreurs de ee genre, nous en avons presque tous commises et je ne me sers de leur cas que pour faire toucher du doigt les conséquences de nos étourderies.C'est sur une multitude de petits faits, inaperçus de nous, que se forment l’opinion des étrangers.Viennent les périodes de crise, nous nous heurtons à des préjugés qui nous semblent profondément injustes, sans réfléchir que nous avons fortement contribué à les faire naître, et que nous avons donc été les artisans de nos propres échecs.Si nous voulons qu’on nous rende pleine justice, sachons d’abord —et dans la vie de tous les jours— montrer ce que nous sommes.OMER HEROUX.Les Canadiens-Français1 If d?us les te!’rn^!1 fliv:ants- dcvant * le!5 douze cents délégués canadiens- d’Ontario LES RESULTATS DU CONORES ; français, réunis au théâtre Russell: “Le Canadien-Français ne .veut dominer personne et n’entend -être dominé par personne.Justice - j égale, droits égaux.” N’empêche Le plaisir nous était donné, ecs J Association d’Educa- jours derniers, de voir analyser: 1.°” a ',1 ^ isenar au premier mi-brièvement, ici même, le volume-:1,1!*" V1 “V1*" a 9ue les ( una-souvenir du Congrès d’Education d'ens-b rançais de 1 Ontario avaient des Canadiens-Français de l’Onta- ‘ TOlt dp (,1omand^ la nomination rio_ d im des leurs a la Cour Supé- Mon frère Patrice a tort de supposer que la Presse manque de candeur, de pudeur, d'honnêteté, de patriotisme, de toutes les vertus, enfin, dont l’absence caractérise la feuille de rue.C’est peut-être la vieillesse, c’est peut-être la fatigue du métier, peut-être aussi le désir de se faire ermite; mais en grisonnant, la Presse vient de f tire quelque chose de sublime, et sciemment, ce qui donne à son action un cachet de grandeur vraiment héroïque.Vous avez remarque, dans certaines familles, un petit être malappris.malpropre, impertinent, un gamin qui taperait sur le ventre à cet excellent Bonvalot, rpd ferait des niches amicales au comte Jacques, ou qui deviendrait tout à coup très intime avec René Bazin, malgré celui-ci.On le couche aussitôt qu’au attend de la visite.Bi les invités sont à table, on cache le garnement dans la cave ou dans le grenier.On a honte de lui.C’est ce qu’on a fait pour la Presse.Elle-même l’admettait hier soir en se grattant le nez dans sa colonne de rédaction.Elle disait: “NOTRE PAGE COMIQUE “Accédant à un désir manifesté ee matin par.la Presse sup- primera.du 15 août au 15 septembre prochain, la page comique de son supplément du samedi.” On ne pouvait pas affirmer plus clairement: “On a eu honte de notre feuille et on nous a poliment prie de cesser de rendre les Canadiens-Français ridicules, pendan t,au moins, les fêtes du Congrès Eucharistique.alors qu ’un si grand nombre d’étrangers viendront visiter ta métropole canadienne.” Son mouvement d’obéissance est très beau.Il étonne, même.Supprimer sa page comique du supplément, c’est noble, grand, ma-gnifique.Mais ce n’est pas dans cette pagr-là qm se trouvent 1rs plus grandes énormités, et la vieille aurait dû continuer son oeuvri d’émancipation morale en supprimer totalement sa publication pendant un mois.Sa commère de la rue Sainte-Catherine aurait suivi son exemple, et les congre.ssis tes auraient ignoré l’existence de ccs deux maisons louches du journalisme.montréalais.Mais on ne demande pas tout d’une convertie de la dernière heure, nouvelle Madeleine versant des pleurs sur ses fautes passées.C’est déjà beaucoup d’avoir ac cepté un bon conseil venant d’une personne digne de respect.Donc, plus de page comique, plus d’apache en couleurs, plus de reproduction en langue idiote des grosses farces yankees.Plus de supplément, supplément de joie dans la ville.' Décidé ment, on sc fait bon prince, à lu Presse, et V ère des réformes commence.En changeant la direction, la rédaction, (« part des exceptions, incompréhensibles dans le milieu), l’administration, les ateliers, le matériel, et l’édifice,-on parviendra peut-être à faire de la Presse un journal de bonne socié-Cc sera une bonne action dont 1907 -1910 Sur le pont d’Avignon.Il y a trois ans aujourd’hui que se tenait, à Québec, la fameuse assemblée de Saint-Roch.Personne n’a oublié la honteuse manifestation qui fut alors orga-niséç par un certain nombre de meneurs ministériels.Vin^’t mille personnes s’étalent réunies sur la place Jacques-Cartier, pour entendre les porte-paroles de l’idée nationaliste.Nous n’avons pas la naïveté de prétendre que toutes étaient d’avance sympathiques aux orateurs, mais il n'y avait pas, dans cette immense foule, une personne sur cent qui ne fût décidée à les écouter loyalement et paisiblement.Cent cinquante ou deux cents voyous, gorgés de whisky, excités par les véritables appels à l’émeute que publiaient depuis huit jours le Colfil et la Vigie, entreprirent d’empêcher la réunion.Ils essayèrent d’abord de couvrir la voix dès orateurs.Comme ils n’y parvenaient pas, ils eurent recours à des procédés plus énergiques: les cailloux, les morceaux de charbon, les bouteilles vides coin mencèrent à voler sur l’estrade, blessant la plupart des journalistes présents.Le spectacle était à la fois ignoble et splendide.D'un côté, la foule immense qui couvrait toute la place Jacques-Cartier et les rues avoisinantes; de autre, massés dans un triangle, à quarante pieds de la tribune, cent cinquante individus qui hurlaient des outrages; sur l’estrade, l’orateur, tête nue au milieu des cailloux et profitant des moindres accalmies pour continuer son discours, scandant scs périodes avec les pierres ramassées à ses pieds et criant à la bande hurlante: Vous pouvez me blesser, vous pouvez me tuer, mais ni vous ni vos maîtres ne pourrez me faire peur.Trois années sont passées.Los deux orateurs de Saint-Roch siègent au parlement provincial et un grand journal quotidien défend le programme que l’on voulait étouffer sous la clameur d'une bande d’énergumènes.Les idées nationalistes sc répandent" à travers le pays tout entier.Les cailloux de Saint-Roch ont fait germer dos propagandistes; ils ont donné au mouvement nationaliste,un essor nouveau et qui va sans cesse grandissant.Une fois de plus, l’idée aura triomphé de la violence et de la force brutale.OMER tiEROUX.“•te suis un homme calme, moi”, dit le Frère Adelstan.‘Et moi, un modéré”, répond l’enra- ge- Non, Achille, Lomer n’est pas réveillé encore.L’hon.L discours d< -P.Brodeur est à relire son 95 sur l’achat des fusils.Tu as tort, Victor, si ___ n a pas défendu Crippen.c’est que ce dernier n’a pas assez d’argent.Parfaitement, vnrd, mais un pont de péage.Charles-Avila refuse ne.C’est un terrien.Wenceslas est un ba-exccllent gardien de LES GRÉVISTES SONT MÉCONTENTS Ils accusent les officiers des deux Unions de les avoir livrés à M.Hays, président du Grand-Tronc LA SITUATION N’EST PAS ROSE de parler mari Ces dames sont dans \n plus profon de désolation : l’arrivée ries derniers modèles des modes parisiennes a été retardée d’une journée.C'est effrovable I En Floride, nous disent les dépêches, les blancs veulent à tout prix massacrer les noirs.et vice versa.Mais les jaunes se sont interposés et menacent d’annihiler les deux races.Si cela continue, le conflit va devenir ''arc-en-ciel”.I.a France et la Belgique ont honoré MM.Brodeur et Fielding.Tl n’y a rien de malin là-dedans, puisque tous deux sont honorables.I.a ‘ Patrie” tient mordicus à ce que le Dr Crippen se soit confessé.Que ne dirige-t-elle vers une meilleure cause, cette singulière ténacité ! I.a “Presse” va supprimer ce qu’elle appelle modestement Sa “page comique”.Alors, à quoi vont bien s’employer quelques-uns de ses rédacteurs ?.“Mais comment donc, se demandait hier F’Embêté, les Boukhobors et les Galiciens de l’Ouest parviennent-il s à comprendre les discours de Sir Wilfrid Laurier ?—C’est bien simple, lui répondit Le Débrouillard, ils en lisent les comptes rendus, dans “La Presse”, quelques jours plus tard.” Décourage de !’écoeurante audace des reporters canadiens de notre grande presse, l’Inspecteur Dow, de Scotland Yard, s’en va se jeter dans le Niagara.Le règlement de la grève du Grand Tronc est loin de satisfaire tous les hommes.Les mécontents sont en majorité, et ils ne cachant pas, les conducteurs surtout, leur dissatisfaction.Voici ce qu’ils disent : Nous n'avons rien reçu comme paye de grève, le chômage ayant été contremandé une demi-heure avant le temps fixé pour donner droit aux grévistes de toucher leur indemnité promise par les Unions Internationales.On a cru, dans lo public, que la fraternité des conducteurs et l’Union des employés de chemin de fer avaient payé $75,000 aux grévistes, j pendant la grève.Il n'en est rien et nous croyons avoir été livrés à M.j Hays par les officiers supérieurs des! deux unions, sans paye, et même sans j perspective, pour un grand nombre, de! reprendre les postes qu’ils occupaient j avant de quitter le travail.Nous avons payé pendant des années des1 cotisations pour être indemnisés en cas de chômage forcé, et notre argent est resté dans les coffres américains au moment où nous avions droit de compter sur l’appui des syndicats.Quand nous avons demandé notre indemnité, on nous a répondu que nous n’y avions pas droit, puisque lu grevé s’était terminée une demi-heure avant l’épuisement des quinze jours nécessaires pour autoriser le paiement île cette compensation.Voilà on quelques mots ce qu’on dit.Les officiers des deux syndicats, d’autre part, ont déclaré que les indemnités de grève avaient été payées.,.: Les grévistes soutiennent que les officiers leur assurèrent, lundi, que les travailleurs avaient niunié sur toute la ligne, que tons avaient été invités à j reprendre le travail sans condition, les ! officiers promettant que d’ici quelque! Il convient, maintenant, de se demander quel semble devoir être le résultat pratique du ralliement des Canadiens-français de la province soeur.Point ne faut oublier, en effet, ! qu’il existe une association caua-dieune-française permanente dans l'Ontario, association englobant deux cent mille citoyens.Le congrès de janvier dernier n'a été qu’une initiatiou.D’autres suivront.Tant que l’élément français n’aura pas obtenu le redressement des griefs dont il souffre, il luttera.Jusqu’à date, le Congrès a eu pour effet de raviver le patriotisme endormi de plusieurs des nôtres.C’est déjà beaucoup.Conscients de leur force, encouragés par les paroles pleines de promesses de plusieurs hommes politiques, certains de compter dos amis dévoués dans les classes dirigeantes, les Canadiens-Français sont déterminés à subir bravement, tous les échecs et à marcher quand même à la conquête des droits dont on les a injustement dépouillés.S’illusionner au point de croire (pie les préjugés sont disparus à tout jamais, que leurs ennemis ont mis bas les droit de demander d'un des leurs à la Cour rioure, de deux des leurs à la cour de comté et d'un des leurs au Sénat, il a fait comprendre très clairement que cela était impossible.Tout a, été mis en oeuvre pour exercer une pression sur lui, mais il a été impossible do le circonvenir.Des organisateurs libéraux ayant à leur actif de longs états de service se sont mis de la partie.Ils ont été jusqu a faire des menaces.Le sort en était jeté: le Premier Ministre est resté inflexible.Ho son côté1, le gouvernement Whitney, tout en ayant par Pin-!termédiaire de M.Cochrane, lors du Congrès, fait quelques promesses aux Canadiens-Français, np-! porte à les exécuter une lenteur de i mauvais augure.Sir James aurait, assure-t-on, déclaré à un membre de l’Exécutif de l’Association d’E-duention.sa détermination expresse de rendre justice à l’élément ea-nadirn-françnis, au point de vue scolaire surtout.Cependant, rien n’arrive.Quoiqu’il en soit, les gouvernants peuvent être persuadés qu’ils ont fini de berner les Canadiens-Français de l’Ontario avec dos promesses et des cajoleries.Aux prochaines élections, U sr réjouira l’association pour l’acheminement vers le bien des personnes qui en ont été trop longtemps éloignées.PATRICE GRAND VILLE L’inspecteur Dew IL ETAIT A MONTREAL HIER SOIR EN ROUTE POUR NIAGARA.Pour échapper aux ennuis que les reporters de la presse jaune lui ont suscités depuis son arrivée en Canada, l’inspecteur Dew, de Scotland Yard, osl parti, hier soir, pour Niagara.Le capitaine Kendall, du SS."Montrose”, qui, après tout, n fait plus que lui pour l'arrestation de Crippen.l'accompagne dans ce court, voyage de.repos.Les deux amis ont fait, le tour de la ville hier, et le policier anglais commençait à sc féliciter de ce qu’il avait échappe aux reporters, lorsque, dix minutes avant le départ de son train, il fut dérouvert et questionné à, out rance.Le malheureux inspecteur s'en est tire avec quelques phrases bien senties à l'adresse des journalistes de ce continent .puis s’est enfermé dans son wagon, espérant en avoir fini avec cette engeance.Et comme il s’en réjouissait intérieurement, les reporters de Montréal télégraphiaient aux confrères de Buffalo.Toronto et Chicago d'aller relancer le pauvre homme à Niagara.Courrier d’Ottawa VISITEUR DISTINGUE.Le prince indien De Mourbhauj, est à Ottawa.11 doit visiter tout le Canada après quoi il se rendra aux Etats-Unis, puis en Europe.Le distingué visiteur dit que dans son pays, la religion chrétienne fait peu de progrèe, vu que l' ins-tr ction religieuse là-bas par les missionnaires n’intéresse pas à.un haut degré les indigènes.Il considère que les missionnaires catholique ont fait aux Indes beaucoup de bien.LA FOUDRE A HULL.Au cours du violent orage d’hier dans la nuit, la foudre a éclaté sur la maison de M.Albert St-Martin, rue Champlain, Hull,1 et a brisé la toiture et la devanture de la bâtisse.Au moment de l’accident, quinze enfants dormaient dans la maison, mais aucun n’a été blessé.UN SUCCESSEUR COMPETENT.Il est question de nommer un des membres de la Société d’Horticulture, comme successeur de M.Cunningham! à la Commission d’Embellissement d'Ottawa.Le but serait d’avoir à cette commission, un homme qui comprend facilement l’utilité et le charme des arbres, des plantes et des fleurs, dans l’amélioration de nos places publiques et de nos avenues.La nomination toutefois ne se fera probablement avant le retour de Sir Wilfrid Le voisin appelle d.R, Booth le “ Roi du bois.” Voilà un procédé que l'on peut renouveler à l’infini, auquel on peut don nor les applications les plus heureuses: ainsi, M.Graindorge serait le roi du pot-à-colle.Graindorge nous promet qu’il se dé | la même époque l'an enco-1 venus ont été celte leu grog a grig ru in Jorgem lorsque tous les G rai vierges sc dégrogragrigraindorge- ronl Allons Ajax T ©mieux, un bon mou\ ement.et un bon exemple ! Le “Canada ’ affirme, qu'hier, pen- dunt l'orage.1 a pluie avait ''forcé les piétr ns à cher cher un refuge dans les endr< ills access blés” i ! 1 Vo tr éviter oui à ait l’orage, c’est dans les endin' ts imicc cessibles qu il au- ruit fallu cher cher un refuge : nu -des- SUS ( les minces et de 1 a foudre, ou bien dans les bureaux du T’ays’'.La '* Presse et h ' ‘ Patrie ” sont temps chacun serait réintégré dans son nution ’ de $1 IR,320 poste ancien.Certains grévistes se plaignent re d’avoir été reçus très mal retour au travail.On leur a fait subir toutes sortes de gouailleries, comme à des vaincus, alors que les officiers des unions leur avaient annoncé une victoire éclatante.La question des pensions, aussi, dit-on, aurait été sciemment oubliée par les officiers de l'imion.M.Murdork.d’après le “ Beacon”, d« Stratford, Ontario, aurait dit que cette question n’avait aucune importance dans le règlement de la grève.A Brockville, les convois à marchandises sont en charge des unionistes, mais les trains de voyageurs sont encore conduits par des briseurs de grève l.es anciens grévistes sans travail sont nombreux dans la ville On-trienne où, comme on le sait, les troubles ont été très violents.A Montréal, la situation est à peu près la même.Hier, deux vieux conducteurs de trains de voyageurs seulement ont été repris, MM.Murdock et Rousseau.On a répondu aux autres : Il n’y a pas de postes libres actuellement et vous devrez revenir, M.Lefebvre, de la rue Des Seigneurs, devait et re repris aujourd'hui même.Les sectionnâmes et hommes des garages ont été plus heureux que la plupart des conducteurs, auxquels on a offert des postes de serre-freins.M.Murdock a déclaré à des journalistes hier soir qu’il ne s’attendait pas à des troubles, “du moins pour le moment.” Il n'a pas voulu assurer cependant que les unions viendraient en aide à ceux qui seraient dans une situation précaire à cause de la grève, et s’est contenté de (lire que les unions pouvaient prendre soin des hommes.('et après-midi, les officiers et les membres des unions qui forment le comité de la grève se réunissent à Montréal.Ce comité quitta la ville et sc dispersa sur les divers points du réseau dès la déclaration de la grève.L'effet de la grève s'est fait lourde-j ment sentir au Grand Tronc.Le rnp port financier, pour les journées du ‘J'J au ill juillet dernier, accuse une dimi- ur les recettes de dernier.Les re-année, pour ces neuf jours de $719,037.A Niagara Falls, Ontario, les aiguilleurs briseurs de grèves résignent leurs positions en faveur des grévistes, et retournent aux Ktats-1 nis.Les trains de voyageurs ont été remis en route et, tous les services font’ tiorment maintenant avec régularité, sur le réseau entier.LA JEUNESSE CATHOLIQUE ET LES FÊTES DU CONGRÈS La démonstration des Jeunes, le 10 septembre prochain, promet d’être un succès sans précédent furieuses.’ourquoi ?Le “ Star démontré qu’il pouvait être encore plus jaune qu elles.I.e docteur Cook prépare un autre voyage d’exploration, au Rôle Nord, pour en rapporter le fameux tube qu’il dit y avoir laissé.Le docteur pourra du même coup chercher sa “boule”, qu'il a perdue au même endroit.armes, que leur propre apathie ne !ou _______.___fédérales, il n y aura plus de lil ressuscitera pas, ee serait naivete.Loin d’être finie, la lutte eommen-ee.On la poursuivra avec sagesse et modération, mais sans trêve.Les victoires pénibles sont les plus durables.La sincérité n'est pas le fort des hommes politiques, Promettre leur est facile; flatter leur est agréable.Lorsque vient le moment d’agir, ils se cabrent.Ainsi.Sir Wilfrid Laurier a par- ue une- rnux ou de conservateurs, mais des patriotes chez l’électorat français ontarien.CHARLES LECLERC.DEMAIN : Chroniques et articles spéciaux.pax Laurier, Pas de crime TEL EST LE VERDICT RENDU CE MATIN, SUR LA MORT DE M.HENRI u/xiSONTE.Ce matin, à In morgue, le coroner McMahon h présidé à l'enquête sur la mort d’Henri l.nbonté, tué accidentellement à la gare de Saint-Henri, par une locomotive du Grand Tronc, Après avoir entendu plusieurs témoins qui tous étaient ceux de la Compagnie, la partie adverse n'en ayant pan à produire, le jury a rendu un verdict exonérant le machiniste et le chauffeur de tout hlftme.La mort fut purement, accidentelle et il n'v a pas eu de responsabilité criminelle de déclarée.Funérailles de M.l’abbé Hébert Les funéiailles de M.l’abbé Onési-me Héhert, T’.S, S„ ont eu lieu ce matin à 8 h.30, à l'église Notre-Dame.Malgré la simplicité voulue du catn talque, des ornements et du luminaire, la cérémonie présentait un caractère très imposant par la foule nombreuse qui avait tenu à rendre un dernier hommage en venant déposer une prière devant.la dépouille mortelle du vénérable prêtre.Le service a été chanté par M.l'abbé Lecoeq, supérieur du grand séminaire, assisté par MM.Bédard et Jodoin.Etaient’présenta dans les stalles, Mgr Kaeicot, MM.les abbés Lelamlaix, l’or cher et Labellc du grand séminaire; MM.les ourés Lefèvre et Charrier, M.l'abbé Richard, les HR.I’D.Rioux, C.C.R.; Côté, O.L.M.; Théophile et Bruno, O.F.IL, et".La nef centrale était occupée par 'es parents et amis du prêtre défunt.Après le service, le corps de M.l’ab bé Onésimc Hébert fut conduit nu grand séminaire pour être inhumé dans la crypte réservée aux prêtres de Saint-Stilpiee, LES ORATEURS DU JOUR Les directeurs de la “ Tresse” et, de la “Patrie ” sont priés de ne pas se montrer pendant le Congrès Eucharistique.Graindorge, mon ami, quittez le journalisme.I.a pelle vous irait mieux.AVIS.— Ne vous gênez pas, les amis, les taux de péage sont ici abolis.WENCESLAS.Gardien du pont.-+- Erreur de logement Joseph Sauvé, qui demeure rue de la Oorderie (Ropery) a la.détestable habitude,—e ?est son voisin qui le dit — de se tromper parfois do maison et il est maintenant accusé d’avoir volé une somme de $8.00 que le dit voisin avait cachée dans sa oh ambre.Le préve nu proteste hautement de son irmocen oc.Procès jeudi.-4- Après Forage Des paquets de réclamations en dommages-intérêts arrivaient ee matin au Comité exécutif, de la part des contribuables dont les propriétés ont été inondées par l'orage d'hier.Les ouvriers de la Voirie réparent les dégâts.Les pavages Les commissaire» ont fait une autre innovation, ee matin, en décidant (pi'à l'avenir ou apportera à I Hôtel de Ville pour examen, un échantillon du ciment dons on se sert pour faire les fondations des pavages.Anciennement on se contentait de faire l'inspection sur les lieux.-«-_ PLUS DE BARDEAUX.L’ingénieur de la ville de Hull vient d‘émettre des ordres à I Vffet qu'à l'avenir les maisons «pii seront const-uites devront avoir une toiture à l’épreuve du feu.Les bardeaux ne seront pins nermis.Lp comité de FA.C.J.C.chargé de l’organisation de la Séance des 'Jeunes, pour le 10 septembre après-midi, nous prie de publier les notes suivantes : .Tous comités paroissiaux, constitués jusqu’à .'c jour, sont pries de ne fias oublier qu'ils doivent eommuni quer au Comité, d’ici au 15 d’août, le nombre approximntif de jeunes gens de leur paroisse respective qui doivent assister à, la démonstration du 10 sep tembre.Le comité leur transmettra ensuite, les cartes d’admission cl les copies de chants nationaux qu ils devront distribuer.I.e Secrétaire du (’ornité (dînerai a reçu un grand nombre de lettres de jeunes, de toutes les parties de la province, au sujet de cette démonstration.Le C’omité demande à ceux qui ont ainsi écrit de vouloir bien s assurer si, dans leur paroisse, il n’y a pas de leurs amis qui doivent venir à Montréal lors du Congrès Kueharisti que : si oui, qu’ils en communiquent le nombre au Secrétaire et ils recevront immédiatement un nombre correspondant de cartes d’admission.Le Comité invite aussi, respectueusement, MM.les curés des différentes paroisses de la Province, où il n’y a pas ?le Comité paroissial constitué à.von loir bien lui prêter leur précieux concours err cette occurrence et lui communiquer les noms de leurs jeunes pn missions (pii désireront prendre pert à la séance du 10 septembre.temps les plus tôt Le Comité imite en même jeunes à donner leur nom le possible à MM.les curés.Nous pouvons, dès aujourd’hui, assurer (pie la démonstration du 10 septembre aura un succès tel que n’auraient osé en espérer les organisateurs, h \.-1.C.réunira au moins 15,001) jeunes en face de la Cathédrale, cela ne fait plus aucun doute aujourd’hui, et In manifestation promet d’éclipser tout ce qui s’est vu dans le passé, à Montréal, en fait de manifestation.L’après-midi du JO septembre sera le clou des Fêtes Kueharisl iques et ceux (pii en seront témoins en garderont toujours le plus grand des -souvenirs.Il suffit de nommer quelques-uns dos orateurs qui adresseront la parole à In jeunesse pour se convaincre que cette séance sera Lune des plus brillantes du Cou grès.Son Fminetve le car-dinnl VannuteÜi ouvrira d’abord la réunion.puis Mgr Touchât, M Pierre Cerlier.avocat do Paris, Mgr Hmohé-s le Rév.P.Louis Lalande, et MM.Beaupré et Baril adresseront successivement.lu parole.Les jeunes sont priés de se rappeler que l’admission à îa séance du 10 septembre après-midi est absolument gratuite mais que PKRSOWK \L SFliA \ I ) MIS I ) \ N S LA S A LL K DK RFI MON.SANS INF CA RTF 0’ A1 ) MI > SÎON.Pour toutes communications, s'adresser au Scrétaire de l’A.C.J.C., Casier ‘21 M, ou au Secrétaire du Comité !177 Bourbon ni ère.BRIQUETIERS ET MAÇONS Une nouvelle tentative est faite pour en venir à une entente avec le “ Builder’s Exchange ” Pour Campbellton Le maire a demandé à Me Kl hier, avoont-en-chef de la Ville, de bien von Inir aviser aux moyen» n prendre pour obtenir de la Légidlntura l'autnriea* tion de eouserirn nu fond» de Ncoura de» oimetrés de Campbellton.DEMAIN : Un article de M.Henri Bourassa sur l’anti impérialisme et la question des races.Une nouvelle tentative est faite pour mettre fin aux difficultés aetuellement pendantes entre les maîtres briquetier* et maçons, le Builder'* Lxehnnge et les ouvriers .lembres de 1 1 nion inter nationale d'Amérique.Les const met ours déclarent qu’ils ne sont pa* oppose* n I 1 mon.mais u une union responsable et soumise aux lois du ( uimda.On a demandé à la Fédération nationale du t'anade de tablir des succursale» » Montréal embrassant tous les corps de métiers en construction.La Fédération, qui a une union florissante des briquetiors d Ottawa, semble disposée à se rendre à cette invitation.Lu Fédération est favorable à l’attitude prise par le Builder’s F.xehnnge et s'engagerait è n'admettre cpie des hommes compétents, justifiant ainsi une échelle minima de salaire: à travailler de concert avec les entrepreneurs par l’entremise d'un bureau ennjoin! d’arbitrage; à ne pas combattre les boutiques libres, ni sympathiser avec les grèves de métiers autres que celles décidées pat' entente.M l’nlterson, président de la Fédération nationale, était à Montréal, hier, et a discuté la chose avec les membres du Builder's Exchange.Km réponse à la déclaration faite par M.I.aller, de la Builder’s Kxehmute, à l 'effet que I’\ social ion était prête ù reprendre les ouvriers et à leur donnet des garanties leur assurant du travail pour une période de plusieurs mois.M.Thomas Iz/ard.quatrième vire-pré-sident de IT nion «les briquet ici s.a répondu que les unionistes ii'étaicnt lias hostiles aux non unionistes actuellement à l'emploi des patrons qui ne se sont pus encore rendus aux demandes des grévistes — l’Union est prête en aucun temps à recevoir ces ouvriers dans son sein, sens aucune charge — tuais que l’imion Internationale veut protéger ses membres contre certaines j querelles intermittentes.“Nous sommes disposés è régler la grève et à (tonner des gatanties.dit-il, pourvu 1 que le Builder's Exchange se rende à i nos justes demandes et nous assure la ! paix pour une période d'au moins deux I ans.” > ¦* Le DBT'tjrn.vpnf*ntHiion> faites par les marchands de bois du Canada au fifCHi-vemement américain, au sujet de l’e\-portatioii et de l’importation du boi-entre les «leux pays, les marchands canadiens viennent d’obtenir certains avantages, diisqu’à ces derniers jours, Fexpéditeur de bois de construction était obligé de spécifier sur la feuille d’expédition, les dimension»; «lu bois transporté à bord «le chaque wagon.Dans le cas où il y avait infraction à cette loi.le b«>is était mis «le côté en attendant les renseignements nécessaires.On conçoit facilement le surcroît «le travail et «l’argent que demandait la mise en vigueur d’un tel procédé.I>es «ifficiers américains eux-mêmes se sont plaints du travail excessif que comportait la surveillance d'une telle loi.Or, voici «pie cette loi a été modifiée de telle façon qu'il ne sera plus nécessaire d’entrer Hans des details aussi méticuleux.D’après la nouvelle modification,, (’expéditeur devra fournir à l’entrée de son bois aux Ktat.s-l nis, une feuille donnant «1 une façon appraximative, la quantité* de b«>is que comprend la concernât ion et la nature de ce b«Ù3.L'AFFAIRE CRIPPEN Le Premier Gouin et le juge Angers démentent Thistoire des aveux Québec, n août.-— ( lare l.e \ève, a reçu hier soir, un câblogramme de Londres, lui offrant #’250 pour la re- , lation de sa fuite «*t de ce qu elle cou naît sur le crime.Lorsque le gouverneur Morin lui remit le message, elle s excita pour la première fois depuis qu’elle est arrêtée : Ne pourra-t-on «loue me laisser j tranquille, «lit-elle ; Dieu sait pour-| tant que j’ai, déjà assez «le troubles, •le ne dirai certainement rien à per-1 sonne.” L’histoire «le la soi disant confession, de Crippen a été catégoriquement démentie par le Premier Ministre (»ouin ' et par le Juge angers.Celui-ci a ajouté «pie.suivant lui Crippen n’est pas f«»u «*t «ju’il corn battra jusqu'au bout.Il a conseillé| au prisonnier «le ne faire aucune déclaration, cela n’est pas nécessaire.Lundi prochain, Crippen comparaîtra «levant le juge Angers; une seconde demande en extradition sera présentée, mais le Premier a déclaré «pie le rapport du juge, après cette seconde «leiminde, devra être au gouverneur général pour appnjbalion.Cette approbation .autorisera les policiers anglais à prendre charge «les prisonniers, suivant les lois sur l'extradition.LA NUIT EN PLEIN JOUR Un violent orage, accompagné d’une pluie torrentielle, s’abat hier après-midi sur la ville.— La foudre cause des dégâts à plusieurs endroits de la ville et à l’exté-Aucune perte de vie.rieur.T n orage particulièrement violent a frappé la ville, hier apres midi, uccom pagné de la pluie la plus dense «ju’ou ait encore enregistrée cet le année au McGill, poussée par un ouragan qui, filant d’abord .‘10 mill es à l’heure, prit bientôt une telle vélocité qu’il brisa I’appareil.et qu’il fut dèe lors impossible d’en mesurer l’intensité.Le ciel tout entier se couvrit d’épaisses ténèbres, «pie la foudre «féchirait avec grand ira cas.L orage a duré envÎTnn une heure et a causé «tes dommages eonsidérabUrs au matériel de la “Montreal Light, Heat éc Pfïwer Co.”, dont le servit!*» a dû, à deux reprises, être interrompu^ L orage, commencé à 2 h.15 ne we termina «pie vers 1 h.20, et il est tombé dans la journée, en comprenant la pluie du matin, I pouce 51 d’eau.LA LOI DHL TOM DR Au |dus fort de l’orage, la foudre s est abattue sur la cheminée «les cours de la hoirie, rue du Grand Tronc, cheminée «l’une hauteur «le 70 pieds, et l’a déchirée du sommet jusqu’à la base.Le mur de revêtement a une double épaisseur de briques.Le lambrissage extérieur a été arraché et jeté sur le toit de l’usine qui.heumisenient, a pu supporter ce poids sans écrouler.Il n y a eu aucun accident de personne.Vers 2, h.20, hier après-midi, le tonnerre a brisé l'un «les accessoires de la principale ligne de transmission électrique, (service de Soulanges) «»t.pendant quelques minutes, le service d’éclairage a été «mtièreimmt interrompu.La foudre est tombée sur un orme,en arrière de 1 11 ôpitul-Général, rue La-jjHUchetière, arrachant une énorme branche ; et eilr.Ce chiffre ne comprend pas I I les taubourg», mais démontre un exoé- j ! dent de 1,848 personnes sur la popula-j tion de I ?an «Jernier.MAITRE D‘ECOLE TUE Belleville, Ont., 5 août.— Gordon Bane, un maître «l’école «le Lime Tank, a été tué accidentellement hier soir, à Ivaiihoe.Il conduisait deux chevaux et voulut retorrner l'attelaue.il s’éprit trop de court, la voiture versa et les chevaux emballés traînèrent Lane -ur une assez longue distance, il est mort de : es blessures.SECRETAIRE DU BARREAU Québec, ü août.—A une réunion du conseil général du barreau de la province «le (Québec, tenue hier, M.Victor Martineau, de Montréal, fut élu secrétaire.Il succède à M.Arthur tiloben-skv, nommé juge.M.L.O.Beaubieu, un avocat bien connu «le Québec a été l'adversaire de M.Victor Martineau qui l’a emporté par deux voix seule meut sur son concurrent.ON LE TROUVE MORT.-Markham, Ont., ü août.- Le docteur | Wesley Itobiuxon, un vieux résident «I cette ville, a été trouvé mort à sa demeure, hier matin.Il était seul «laus sa maison et on croit qu’il fut victime d'iine attaque d'apoplexie.HONORABLEMENT ACQUITTE Toronto, f> août.—Le magistrat Denison a promptei,nent libéré K.,1.Hour lie, d«* Marble Bay.Bourbe avait «le-mandé lui même une enquête sur la mort de (ieerge Matthews.Il y avait eu de la «diicane entre les «leux hommes ef L urbe avait pousse ou frappé Matthews.Celui-ci amené à l’Hôpital (lénéral par son compagnon mourut au moment où on lui préparait un lit.Il fut prouvé que cette mort avait été absolument normale et Bourbe, qui est très respectable fut libéré sur le champ.GREVE REGLEE Winnipeg, ô août.— Le différend entre la compagnie du Canadien-Nord et ses plombiers a été réglé, et les hommes, «pii sont eu grève depuis quelque temps déjà, retournront à l’ouvrage lumii.On croit qu’ils recevront une augmentation de 5 centins par heure.FUNERAILLES A ST.ANDREWS St.Andrews Bay, N.B., 5 août.— Hier après-midi ont eu lieu, à Bay Side, les funérailles du jeune homme Arthur Cowen, qui s'est, noyé en tombant du yacht de Sir Wm Van llornc.Dans le cortège on remarquait, les délégués des Forestiers et Sir Wm Van Horne.Les pêcheries Internationales Ottawa, 5 août.Il y u plus «h* fieux ans que les Liât si nis «»( ln (framl«‘-Bretagne ont résolu «l'uni fie i1 leurs règlements de pêohr dans les «aux internationales longeant la front ièr«' du Oniuida «»t «l«»puis un an.MM.N, S.Jordan et L.L.Prince, les Commissaires délégués des deux pays, ont terminé leurs travaux.Mais la mise en force d«' ces règlements est loin «l’être un fait aeeompli.Le retard qui amène des réclnmat i«>ns de la part «les (’anadiet^s intéressés dans les affaires de pêrhet ics, est imputable au Sénat Américain «pii n’a fias pris encon' de mesures pour faire respecter lu loi, de son côté.Le Canada a fait sa part et attend Washington.A la dernière session «lu Parlement d’Ottawa, les règlements ont été votés à l'unanimité.Il semble «pie le Sénat subisse Vin-fluence des associations «le pêche de la Baie Saginaw et du Lac Huron.Ils prétendent que la nouvelle législation aurait pour conséquenee, la ruine de leur industrie.Navigation rapide SUPERBE RECORD DE L''EM PRESS OF IRELAND " ENTRE LIVERPOOL ET RIMOUSKI.I .c l’mifique l uuiidicn véolamo pou ! l'un de scs paquebots, 'TKmpivss of Ireland .le VPC'on! de la t ra\'crséo entre l.ivt'rpool et liiinousUi.tnijet ne l'ompli on l'inq jours, tnu/c heures et cinqunntn minutes, '"est, ln première fois cette nttuee que les comlitions eli-mnleriqui's pennettont n un transut-luuti«|uo «le In route Inurontienno de fail’ll d«« la vitesse, et .* reeor«i est «miment rcinuri|un!)lc.l.e tm.iet, «le la l'oinle Tory à Belle Islc, a été aeeompli en trois jours et dix-huit heu-r«’s.«'0 «pii est un record de ln route Liverpcxd Canudii.Les lettres parties do Londres, vendredi matin ont ét«î li vrecs a rH«‘»tel d«*s PosWs de Mont r«''al hior soir, plus \ite que par la route New yorkntse.Inauguration d’orgues Dimanclie dernier, à la UivitMe-dos-Prairies avait lieu l'inaugumlion de ¦ .nouvelles orgues.\ eette oceasion la maîtrise de h» MD D ______U C D ('"''ff; at ion «les jeunes «puis de Sain « I.D.lYilgnaUU, V, il.tedb-igide «!«' M««ntiéal, «lii'iL.i'-e par M S.Mai'ie.exi'enta une nn's-e «|«.\i.—— cou «'Itaron.Vpivs lu nu'“se, M.Tnbbé Morin, eu n' de la parinsse.M.l'aré.maître ili« ehftpelle de la paroisse ,-t les membres «lu clni'ur «h1 «'liant, huent les lu'itesile M et Mme Hector Sxlvaiu, à loin vil la "t'Imrmes «le la Rivière «li-s l’rni ries." \|»res le tllner, les exeursiomdstev s-,, livrèrent a différents jeux et e\é«'ut«« rent aussi plusieurs nioiveuux de «'liant et d'mvliest re.Tous rent rèrent le «dr à Montréal, empot'lant «le cette fête et de l'hospitalité reçue le meilleur souvenir.LE CREUSEUR HARRIS est la machine la plus rapide, la plus économique et la plus solide, pour tous genres d’excavations.LE CREUSEUR MARRIS a mérité la faveur de tous ceux qui l’ont employé, grâce à son incontestable efficacité.LE CREUSEUR HARRIS vous permet une économie considérable de temps et d’argent.C’EST POURQUOI vous devez l’EMPLOYER.Informations à la J.W.HARRIS, MTg Co., Ltd.120 RUE SANGUINET TEL.EST 2028.IL PRESENTE UN INTERESSANT TRAVAIL A L'ASSOCIATION DES LOIS INTERNATIONALES.Londres, 5 août.M IL B, Migtuuilt.C R., de Motilrénl u lu hier un inté-renMiuit ti’HVHil, nu Congrès «h* I’Amko- ' cintion «les loin intermitiunulew, n pro-p«is «le la '‘C«)nt'tou N V.Mt.Temple 1 .umires Montréal Cleveland Naples New Vork Madonna Naples New A'ork Calabria Naples New York Pnmeraiiian Le Havre Montréal La Savoie Le llnvie New York Le Cercle Âlpha-Omega UN TEMOIGNAGE Nous recevons de M.Fernand Mar-rié la lettre suivante: Montréal, 5 août 191(1.Monsieur le Rédacteur, Duns votre numéro du 2 courant, j’ai lu une lettre de M.Villecourt se rattachant à la désormais fameuse “enquête" de la semaine dernière et comme il y est question du cercle Alpha-Oméga dont je suis un des membres fondateurs, je crois utile de donner ici quelques renseignements sur cette association qui fait les frais de maintes conversations.Jusqu'à ce jour, tous ceux «qui en ont parlé ne l'ont [ras montrée sous un lour véritable et je sais gré à M.A'i Recourt de me donner cette occasion d’intervenir pour mettre les choses au point et dire un peu ia vérité.On a tant menti depuis Idire-discussion fondée à Montréal ie 5 février 1909.Cette association, la seule du genre probablement, a été fondée pour l’instruction plus complète de ses membres au moyen de conférences et d’une bibliothèque.Les conférences qui se font sous nos auspices n’impliquent en aucune façon la responsabilité du cer.de qui, lui, n’a pas d’opinion propre, mais simplement celle des conférenciers, et le premier venu peut, au cours d'une de nos réunions, la conférence étant terminée, combattre l’argumentation rlu conférencier, chacun étant absolument libre de dire ce qu’il veut et comme il l'entend.C’est ainsi qvie toutes les conférences faites chez nous sont suivies de discussions parfois très intéressantes et faites toujours sur le Ion de la plus entière courtoisie, bien qu’on y voie souvent aux prises des gens aux opinions les plus opposées.F.t quand vous saurez que nous possédons une fort belle bibliothèque dont les livres sont lus avec fruit par tous nos membres, vous en saurez autant que le secrétaire du cercle lui-même sur le sujet, qui nous occupe.Nous ne nous sommes jamais occupés de politique, mais je n’en saurais dire autant des questions religieuses qui ont été quelquefois traitées depuis que nous faisons des conférences régulières.Il est vrai qu’elle l’ont toujours été au point de vue rationnel, mais nous ne demanderions pus mieux qu'un clérical quelconque vienne soutenir chez nous la cause défaillante du dogme.Il y serait poliment reçu, je vous prie de le croire, et pourrait, autant qu’il lui conviendrait de le faire, anathématiser les "charlatans de la libre-pensée”, à la condition toutefois, qu'il veuille écouter, sans l’interrompre, un libre-penseur étaler, à son tour, l'impudence des ‘‘charlatans de sacristie’’ exploitant les peuples dont ils entretiennent l'ignorance pour s’en faire plus sûrement une source do revenus.Et quelle source! Et quant à cette neutralité en matière religieuse dont, parle si naïvement M.Ville-court, je suis d’avis qu’on ne peut pas l’observer, surtout si, dans la discussion, 011 met la raison au-dessus de la foi ou bien quand, au cours d’une conférence sur (’"Homme préhistorique ”, (O en insistant sur révolution naturelle de l'homme, on se voit dans l’obligation de ridiculiser quelque peu cette partie du mythe chrétien qui s’intitule; la création de l’homme par Dieu.Cette lettre mettra sans doute fin aux bavardages mensongers dont le cercle est l’objet et en la publiant, vous m’obligerez beaucoup.A'euillez agréer, Monsieur le rédacteur, avec mes remerciements anticipés.l’assurance de ma parfaite considération.FERNAND MARRIE.PETITES ANNONCES Cartes Professionnelles AGENTS DEMANDES On demande «le bons agents solliciteurs, salaires ou commission.S’adresser à ‘‘Les Prévoyants du Caua la”, Chambre 22 E.“La Patrie”, entre 9 hres et midi.159-26.INSTITUTRICE DEMANDEE La municipalité scolaire de Témisca-mingue Nord désire les services d’une institutrice, langue française.Hnlaire ! i)!200.Moyenne 20 élèves, chambre et chauffage fournis par la commission scolaire.S’adresser à J.B.Delay, secrétaire, Témiseamingue Nord, Co.Pontiac, Qué.ELEVES DEMANDES EASTERN BUSINESS COLLEGE, 151 Saint-Denis.—Tous les cours sont strictement individuels.Arous avez le maximum d’attention personnelle et par conséquent, le succès le plus rapide.Classes jour et soir.Tél.Bell Est 2992.COMMIS DEMANDE On demande un commis de première classe pour magasin de fer.Joseph A'ersailles, 99 Saint-Jacques.176-3 PRESSIER DEMANDE On demande un pressier compétent.S’adresser au contremaître «Il “ DEVOIR” 71a rue Saint-Jacques.INSTITUTRICES On demande deux institutrices au Lac Sainte-Marie.Salaire, $100.(10 par an.S’adresser au Secrétaire Trésorier.176-6.AVOCATS ALLARD & ALLARD, avocate.— \ ictor Allard, Gaston Allard, Chambre 30, 20 rue S.-.Jacques, Montréal.Tél.Main: 7019.Bureau du soir: 764 Ontario Est.MARS‘¦'A G.-A., Avocat, l’hambres 48-49.20 Rp- ;'io= Montréal.Tél.Bell, Main 1097.L.C.MEUNIER, avocat, 80 St-Ga-briel, (en face du champ de Mars), Montréal.Tél.Bell Main 1050 et Est 821.116-n DENTISTES DR J.-G.-A.GENDREAU, chirurgien deutir'e, 117 Rue S.-Denis, Ci Y Dorchester Est.Tél.Bell Est, 2916 Montréal.Le Docteur Conrad Gendreau oc-ciç e H même bureau.Dr.J.NOLTN, Chirurgien Dentiste, 537 rue St Denis, coin Cherrier, Tel.Est 764.Consultations: 1 h.à 6 hrs, p.m.A LOUER A St-Hyacinthe, Salle de vues ani inées à louer, site désirable, installation complète, capacité 000, machine power, piano, Stage éventails électriques, loyer modéré, possession immé diate.S’adresser à .1.L.Cormier, shérif ou à A.Perrault, Agent C.P.R.Mégantic.174-6 A VENDRE OTNSF.NO.— T.a culture du ginseng offre des profits considérables.La racine sèche vaut huit piastres la livre.Qraines et plantes à vendre.Pour renseignements, écrivez J.K.«lanelle, Caughnawaga, Qué.TERRAIN A VENDRE A vendre un magnifique terrain situé sur la 1ère avenue à Rosemont.Titres parfaitement clairs.Un bargain.S’adresser 329 Breboeuf.LUNETTES Toutes les personnes qui souffrent de maux de tête éprouveront du soulagement après avoir fait faire l’examen de leur vue et s’être pourvues de lunettes.Toutes les prescriptions d’oculistes sont remplies.S’adresser 29 Avenue du Pare; 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cent-cinquante personnes périrent.Dans la cale, il y a, paraît-il.deux coffres forts contenant 8400,-000 en or.Los premières investigations ont permis de constater que l’épave est intacte: on n’n «ir contre, retrouvé encore aucun squelette.PROVINCE DE QUEBEC.— District de Montréal.— COUR SUPERIEURE.— La ville de Maisonneuve, corps politique et incorporé, ayant sa principale place d’affaires dans la ville, de Maisonneuve dans le district de Montréal.Requérante.AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le douzième jour de septembre prochain, au palais de justice à Montréal, à, dix heures et demie de l’a-vant-midi, ou aussitôt que conseil pourra être entendu, la ville de Maisonneuve par ses procureurs soussignés, s’adressera par requête sommaire à la Cour Supérieure siégeant dans et pour Je district de Montréal, pour obtenir de la dite cour ou d’un juge d’icelle, ia confirmation et ratification d’une résolution du conseil de ia requérante, adoptée le 2 mars 1910, à l’effet de radier et d’effacer les lignes homologuées de la rue Notre-Dame, telles qu’elles apparaissent au plan tracé par J.-Emile Va nier arpenteur géomètre, daté le 20 mai 1896 et homologué par la Cour Supérieure du district de Montréal, par jugement rendu le 30 juin 1890 et à l'effet de rétablir les lignes d’homolo-gation de la dite rue Notre-Dame telles qu’elles apparaissent au plan général de la ville homologué le 22 octobre 1891.—Montréal, août 1010.— PAILLON, BONIN £- MORIN.Procureurs pour la Ville de Maisonneuve.Concert de l’Harmonie 00 CHINOIS ARRETES Ottawa, ft Hni'it Ln police d'Ottaw v n fait une perquisition dans un bouge de la nie Océan.Soixante Chinois y ont été arrêtés un peu avant minuit.Ceux-ci avaient été surpris jouant nu fnn-tnn uu fuuuwvt tic l'oi’inuu l.e concert que devait donner l'ilnr-motiin do Montréal, hier soir, au l’are Lafontaine, a été forcément remis à ce soir.l.e programme entier sera doiu.l’1 M.Edmond Hardy.directeur do riLiritionio, nous dit ce matin que su musique (lotinoi'a un e.ineert en plein air.demain aprev midi, à trois livitre», au pare de la Montagne.SERVICE SUBURBAIN GRAND TRONC La Compagnie du Grand Tronc au.nonce que son service complet des trains suburbains est maintenant orga nlsé toi que l'horaire en force avant la grève.VOYAGE SCIENTIFIQUE Winnipeg, ft août,—Un petit groupe, ¦l'investigateurs sont srrivés ici, ,iF« Rtats I'nis, et poursuivront leur voyage par le “Lake of th»«Woods.’ La lutte électorale en Afrique du Sud le Cup, ft août.Les préparatifs pour lu prochaine campagne électorale indiquent que la Intto »rm chaude.l.e Dr Jameson, ouvrant la campa gne, hier, a doliannrshut'g, a déclaré qu’il ne doutait pas, personnellement, (jes bonnes intentions du Premier Ho llm.mais il nr le croit pas capable d'assumer lu direction d'unr coalition gim\ ernenient air.PROVINCE.DE QUEBEC, distinct do Montréal.Cour de Circuit.No.12511.Mnndozn Langlois, courtier en immeubles, de Montréal, demandeur vs’ Orner Terrnult, du inthne lion, défendeur.il est ordonné nu défendeur de comparaître dans le moins.Par ordre, T.SAINT-JEAN, Député- Greffier de la.dite Cour.M ont) bal.I août 1910.Au Congrès de la Paix ON VEUT FAIRE REDUIRE LES ARMEMENTS Stockholm, ft août.- le congrès de la paix a adopté’ hier une résolution prAnant.la réduction de» armement», Il a aussi été sllggé W ,|,ir ,1,,., missions nationales soient instituée.: dans les différents pays, pour étudier les quest ions soumises nu Congrès des 1 Ltats-l nis pendant *a dernière session.Les navires de !a marine de guerre LES CONTRATS POUR LEUR CONSTRUCTION SERONT DONNES PROBABLEMENT EN OCTOBRE Dion qu'il n’y ait rien de certain, on s'attend au niinistère de la .Marine ù, | c • que Ira contrats pour la construction des navires de.le.flotte (Vtr.adien-I ne, soient accordés dans le mois d’octo-I lire ou en novembre prochain.A p'heu-Ire qu'il est il y a trois compagnies eu* I imdirnm -¦ et deux anglaises qui s'i n -: fétwrnt a la const ruction de ces tm- ! Vl r«'S.i On ovoil «|Uo )«' ‘'Nittbft” quittvia l’Anult’lDm’ fîtiUr l»* Onmidn in 120 «le i « «• mois.Ln Iv.'ijnt
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