Le devoir, 8 août 1910, lundi 8 août 1910
PREMIERE ANNEE—No.179 MONTREAL, LUNDI 5 AOUT, 1910 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : TT* TT Rédadion et Admir^xtion Edition Quotidienne: * Ig H ¦" H B H B M B B B B B 71A RUE SAINT-JACQ^ \ .gH ¦La ê Union Postale.H| Hh^S gB B ¦¦ ^g - Edition Hebdomadaire : B g B g B B B I Bjf B B fl fl^B ¦ TEL]&PHON^ 3 m W m ¦g JB B BJ REDACTION : Main 7460.Etats-Unis et union Postai «i so BBB BBB BB^ ÉBhB Bi BB |Bb Br ADMINISTRATION: Main746) Directeur: HENRI BOURASSA.FA/5 C£ OiÆ DOIS! SAINT - HYACINTHE Saint-Hyacinthe, si nous tenons! Compte des circonstances, nous paraît un succès plus considérable encore que Saint-Eustaelie.A Saint-Eustache, nous avions eu pour nous le soleil, les beaux j chemins.et le dimanche.A Saint-Hyacinthe, la réunion se tenait le Samedi, jour de travail ; la pluie avait mis les chemins dans un état abominable, et jusqu’à la derniè-ire heure l’on s'est demandé si la réunion pourrait, se tenir en plein feir, tant le ciel était menaçant.La foule cependant était presque aussi nombreuse qu’à Saint-Eustache, aussi résolue, aussi ferine dans la manifestation de ses sen piments.M.Bourassa a posé la question jdans les termes les plus clairs possible.A raison du milieu oil il se (trouvait, il a même mis une sorte ide coquetterie à la présenter sous bon aspect le plus difficile.Nous Voulons, a-t-il dit, un témoignage Indépendant et nous offrons à nos adversaires le respect que nous exigeons pour nous-mêmes.Qu ils manifestent loyalement, clairement leur pensée ! Que tous ceux qui sont favorables à la création d’une marine de guerre, que tous ceux qui font favorables à la politique de 'M.Laurier ou à celle de M.Borden lèvent la main ! Par deux fois, il a posé la,question.Trois, puis cinq mains se sont levées pendant que des milliers et des milliers de bras se dressaient pour appuyer les résolutions.Ce magnifique spectacle, répété à Saint-Eustache et à Saint-Henri, est tellement significatif, tellement, probant, (pie la presse ministérielle n’ose guère le commenter.Et il serait intéressant que l’on photographiât, comme à Saint-Eustache, cette ‘‘levée des mains.” Elle donnerait .aux politiciens opportunistes une leçon de courage et de prudence.x * * * Les discours de Saint-Hyacinthe n’empiètent pas l’un sur l'autre et^ forment un tout complet, les ora-1 teurs ayant eu le soin de se partager la besogne.M.Marsil, fils d’un homme qui îi consacré quarante années de sa vie à la défense du drapeau libéral.a évoqué dans ce pays de Saint-Hyacinthe, inexpugnable forteresse du libéralisme, le passé de son parti et montré dans toute son histoire l’irréductible opposition à l’impérialisme et au militarisme.M.Archambault, qui appartient à une famille essentiellement conservatrice, a rappelé que les hommes qui ont fait ce parti ont toujours réclamé et défendu 1 autonomie du Canada.Avec la même énergie et la meme netteté, l’un et 1 autre ont dénoncé les chefs traîtres aux traditions.Le spectacle était peu banal.0 a produit une impression profonde sur cette foule qui savait, par l’histoire et par les souvenirs personnels, que les deux jeunes orateurs, disaient l’exacte vérité ^ et qu’ils se rattachent l’un et l'autre à la vraie tradition canadienne, à celle qui depuis cinquante ans est le commun héritage des deux grands partis.M.Prévost a stigmatisé la conduite de M.Taschereau, qui est allé à Toronto affirmer que nous accepterions, quelle qu elle fut, la politique navale que voudraient nous im poser les hommes d Ottawa.Devant cet auditoire qui a connu Mercier, qui l’a vu grandir, il % évoqué les déclarations antimilitaristes, antiimpérialistes du grand orateur.Il a.mis sous une tonne concrète, par des comparaisons tirées de la vie courante, les conséquences financières de la loi nouvelle.11 a produit un effet considérable.* # * ' M.Bourassa s’était réservé de traiter le fond même de la question.H a exposé à grands traits les principales données du problème.puis il a rappelé à la foule libérale les traditions du partn les paroles et les actes de ses chets.Il y avait là.des vieillards qui ont fait les luttes du parti depuis vingt-cinq, trente, quarante ans, qui ont connu personnellement les hommes dont la génération nouvelle ne sait plus que le nom.L’orateur les interpellait, directement, leur disant : Vous êtes des vieux longes, vous savez les luttes que votre parti a faites depuis quarante ans: vous a-t-on jamais parlé d’une politique pareille?vous a-t-cn jamais dit qu’il vous faudrait, un jour ou l'autre, participer aux guerres que l’Angleterre pourrait être appelée à soutenir en Asie ou on Afrique?Il se tournait vers un autre groupe et demandait : Et vous, les libéraux de Rouville.estoc que M.Brodeur vous a jamais dit qu’il appuierait une politique de ce genre?Ne vous souvenez-vous pas de ses discours contre l’achat des fusils?Croyez-vous que ce qui {tait mauvais sous le régime des bleus soit pain bénit sous celui des rouges ?La grandiose manifestation qui a clos son discours, l’unanime levée des mains ont apporté à cette série de questions la plus claire et la plus significative réponse.Il y avait dans la foule des ministériels connus, à qui leurs voisins disaient: -Mais, tu ne lèves pas la main pour protester contre les résolutions?Ils répondaient: Non! Après tout, je sais bien que ces gens-là ont raison.En dépit de la presse ministérielle et do sa propagande, le gros bon sens du peuple saisit tout de suite, dès qu'il s’y applique, les grandes lignes de cette question.H voit immédiatement qu’il est absurde de prétendre que cette flot te de guerre est purement destinée à.la défense nationale, alors que, de l’aveu même de M.Laurier, notre seul ennemi possible ce sont les Etats-Unis, et qu’on n’élève pas l’ombre d’une fortification sur les trois mille milles de frontière ouverte qui nous séparent de ce pays.Il voit bien aussi que les prétendues garanties que l’on a voulu conserver au Parlement ne serviront de rien dans une période d’urgence, et que les bateaux seront déjà passés sous la direction de l’Amirauté anglaise ou coulés par les torpilles avant que 'e Parlement ait pu sc réunir.Quant à la théorie que certaines feuilles ministérielles s’efforcent insidieusement d’établir et d’où il résulterait que la loi créant une marine de guerre n’est que le développement harmonieux de notre politique traditionnelle, elle ne peut être soutenue cinq minutes devant un auditoire un peu au courant de la politique canadienne.# # # Pas plus à Saint-Hyacinthe qu’à Saint-Eustache ou à.Saint-Henri, Ips orateurs n'ont fait appel aux passions de race.Us ont posé la question sur le terrain beaucoup plus large des intérêts du Canada tout entier.Les discours qu’ils ont prononcés là pourraient être répétés, sans variante et sans altération, à Winnipeg ou à Toronto.De fait, à Saint-Henri, M.Bourassa a déclaré qu’il serait prêt à répéter au coeur de l’Ontario, dès qu’on l'y inviterait, les discours qu’il fait actuellement dans la province de Québec; et, d’ici quinze jours, il développera dans la Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Bruns-wick les arguments qu’il a exposés dans les réunions de Saint-Eustache et de Saint-Hyacinthe.Du reste, les résolutions de Saint-Eustache ont été immédiatement traduites en anglais et publiées dans tous les journaux du pays.La campagne antiimpérialiste s’adresse à ceux qui mettent au-dessus de tout les intérêts du Canada.quelles que soient leur origine et leurs croyances.Elle se poursuivra avec une vh gueur nouvelle.Que les ministériels, leurs domestiques et leurs valets se le tiennent pour dit! OMER HEROUX MgrBRUCHÉSI _Mgr l’Archevêque de Montréal célébrait ce matin le treizième anniversaire de sa consécration épiscopale.Nous nous joignons aux nombreux membres du clergé qui sont venus lui présenter leurs hommages pour offrir à Sa Grandeur nos meilleurs voeux de longue vie et de bonheur.Une Victoire L'un de nos collaborateurs a mené ici même une vigoureuse campagne en faveur de la suppression du Back River qu’on a inscrit, personne n a jamais su pourquoi, sur le front de certains de nos tramways.Nous avons le plaisir d’annoncer que Paul Landry a.gagné son point et que Bach River cédera bientôt la place au nom historique de Ravit au Recollet.Preuve nouvelle que l’énergie et la persévérance triomphent de toutes les résistances.Le mariage du Duc des Àbbruzzes Paris, S août — Une dépêche de Home à la “République Française” dit que le mariage du Duc des Àbruz-zes et de Miss Elkins, aura lieu dans quelques semaines.Le Hoi vient pn mit-il de retirer l’opposition qu’il avait mise à cette alliance.DEMAIN: Une lettre de M.l’abbé Brophy sur l’emplacement du combat de Dollard.UNE SEMAINE SOCIALE A MONTRÉAL Les manifestations du Congrès Eucharistique vont réunir à Montréal, en septembre prochain, un nombre important de catholiques français.Ne pourrait-on pas tirer avantageusement parti de leur séjour au milieu de nous?L’occasion certes, est unique, de leur apprendre ce qu’est le Canada et d’apprendre d’eux quel travail social s'est accompli ces dernières années en France.Au point de vue national, il y a intérêt à ce que la Province de Québec soit connue et mieux appréciée en France.Ceux qui viendront ici sont des catholiques d’action, s’occupant d’oeuvres populaires, en rapports continuels avec des ouvriers, des fils d’agriculteurs ayant émigré de la campagne à la ville, avec des agriculteurs chargés d’une nombreuse' famille et qui ne peuvent plus faire face aux crises agricoles, avec des capitalistes catholiques désireux de donner à leur fortune une destinée charitable et sociale; avec des publicistes qui ont à coeur d’éclairer le peuple sur scs vrais intérêts, avec des hommes d'oeuvres qui cherchent par tous les moyens à améliorer la condition ouvrière.La colonisation est devenue au sein des cercles d’études sociales, une question d’un intérêt capital.11 s’agit pour la France de déterminer vers un pays favorable un courant d’émigration qui va soulager la terre familiale et permettre à ceux qui restent de jouir sans morcellement de leur héritage.Aucun pays au monde ne donnera au cultivateur français autant de promesses assurées que la Province de Québec.Faisons connaître notre Canada à ceux qui voient déjà dans notre colonisation française, un intérêt social et nous pouvons être sûrs que nous aurons des colons désirables.Car les hommes d’oeuvres populaires ne désirent pas expatrier des concitoyens pour en faire des miséreux; leur oeuvre elle-même en souffrirait et le bien de la nation, qu’ils visent seul, serait compromis.C’est donc pour nous une quasi assurance qu’ils ne s’adresseront pour leur propagande qu’à des Français catholiques, laborieux, sobres et économes, et pour ceux-là il y aura une place très grande au foyer de la famille canadienne.Les capitaux suivront les colons, Les propriétaires catholiques sa«-ront trouver le moyen d’aider leurs concitoyens à s’établir ici, à la faveur des syndicats, des coopératives, des mutualités.Car ce qui distingue l’action sociale en France, c’est qu’elle est une oeuvre de charité et de justice qui s’exerce non pas exclusivement pour les populations resserrées entre les frontières, mais également pour ceux qui sc sont établis ailleurs et dont la condition intéresse la charité catholique.Une fois leur entrée faite au pays, les capitaux français aideront également nos industries naissantes, où nos compatriotes désirent concurrencer avec nos voisins anglais.L’argent français avec le nôtre, créera les banques d’iniativo afin que notre race ait cela seul qui lui manque pour primer au Canada.Beaucoup de collèges recherchent pour leurs classes supérieures des professeurs français licenciés; que de prêtres pourront les renseigner et leur en trouver d’excellents! Toi serait le bien accompli parmi nous, en vue de nos intérêts nationaux.par l’apostolat fécond des hommes d’oeuvres, en France.Cela seul, semble-t-il, devrait suffire à nous faire désirer vivement la création de rapports mutuels plus étroits et plus fréquents avec les catholiques français.Tl y aurait plus! 11 est déjà nécessaire au pays de lancer sans retard et activement le mouvement social qui améliorc.sans révolution, la condition ouvrière.Non seulement les ouvriers des villes, mais les colons, les agriculteurs réclament comme un besoin naturel une cohésion plus parfaite de leurs forces pour les aider à vaincre la misère et à obtenir un mieux-être.Presque toute l’action populaire est à créer ici, depuis les patronages do formation qui seront la hase de notre jeunesse catholique, jusqu'aux mutualités familiales.Tout délai se comptera peut-être par une défaite, plus tard, quand ce qui était simplement, utile sera devenu un besoin urgent et impérieux.Tl n'est pas trop tôt de commencer à apprendre quelle action sociale la classe dirigeante doit exercer ici au milieu du peuple.Ce que les catholiques de France ont accompli jusqu’à ce jour au ,nrix de mille labeurs, pourquoi n’en profiterions-nous pas?Et pourquoi ne prendrions-nous pas l’occasion de nous renseigner pour agir, quand elle se présente unique, peut-être, dans l’existence d’un homme social?Nos invités français au Congrès Eucharistique de Montréal seront heureux de dire les multiples formes de l’action populaire chez eux.Us seront des professeurs autorisés soit pare?qu’ils ont été mêlés intimement au mouvement de la démocratie, chrétienne, soit parce qu’ils en ont été les promoteurs, soit parce qu’ils consacrent aux oeuvres une existence de dévouement.C’est pourquoi nous devrions profiter de leur rapide séjour à Montréal.Il n’y a de place pour aucun prétexte ! La difficulté de rassembler plus tard ces autorités en matière d’action sociale, pourrait faire reculer l’initiative la plus généreuse et la plus déterminée; aujourd'hui, nous avons une occasion providentielle qu’il nous coûterait cher un jour peut-être, d’avoir perdue.Pour déterminer le côté pratique de ces suggestions, un comité d’hommes et de femmes devrait se former sans retard pour organiser: 1o.Une réception des catholiques français, au cours de laquelle, des conférenciers canadiens exposeraient nos besoins et nos ressources, particulièrement les besoins et les ressources de la Province de Québec.2o.Une séance d’études sociales, où nos invités feraient le tableau des oeuvres de pastorale et d’action populaire, capables d’être acclimatées au milieu canadien-français.On y traiterait des oeuvres do jeunesse, patronages, colonies de vacances, échange des enfants ca-nadiens-français avec les catholiques irlandais du pays.Puis des oeuvres de coopération et de mutualité, à la ville, pour la profession et pour le famille.Enfin les oeuvres rurales comprises dans les coopératives, les syndicats, les assurances mutuelles, les caisses de crédit, et surtout les cercles catholiques paroissiaux.Une large part serait accordée aux oeuvres féminines: de protection, d’éducation et de mutualité.3o.Une séance où l’on discuterait les moyens de faire l’éducation populaire par la presse et les conférences illustrées.Et afin de donner une conclusion pratique à l’enseignement reçu : lo.On suggérerait à nos invités la formation d’un comité de publicité et de conférence afin de faire en France de la propagande pour la Province de Québec.2o.Un comité diocésain sc formerait sur le champ, pour étudier, promouvoir, aider, et instituer les cercles catholiques paroissiaux, comme devant être la formule de la coopération sociale dans la paroisse.:So.On déterminerait la fondation immédiate d’une oeuvre diocésaine de projections lumineuses, d’une société à capital pour l’éducation et la, moralisation populaires par le cinématographe et les conférences illustrées.Enfin, un compte rendu de cette Semaine Sociale” serait imprimé et vendu pour couvrir les frais de ce Congrès et aider à la fondation d’une bibliothèque roulante pour les cercles d’études sociales.Nous soumettons ces suggestions à la classe dirigeante de Montréal et de toute la Province.Des hommes d’oeuvres sont prêts à aider le mouvement: nous voudrions connaître toutes les bonnes volontés qui seraient avec nous, pour donner à ce projet une formule efficace.U y va des intérêts du peuple et de la religion.GASTON LEURY.Une Effroyable Nouvelle Le “ Canada ” découvre un complot nationaliste Des banques pour les fermiers LE GOUVERNEMENT ANGLAIS VEUT ETABLIR UN SYSTEME DE COOPERATIVES.Lon.lres, R août.— Le comte dn Car rington, ministre de l'agriculture, annonce que le gouvernement a l’intention d’établir un système de banques coopératives pour les petits fermiers.Cette nouvelle a créé (bez les Unionistes une profonde sensation, ils aecusent les libéraux de vouloir prendre lem-s idées.Le projet fut développé, en et fet, par M.Balfour, le chef de l’opposition, au cours d’une réunion, à Birmingham, en 1!)09.Le comte dr Carrington est un pro priétaire modèle.Possesseur de plus de 23,1)00 acres de terre, il a toujours travaillé à l’amélioration du sort de ses nombreux fermiers, qui l’adorent., Les journaux de tous les partis dis leutent aujourd'hui In situation et le projet.Les placides lecteurs du Canada] ont dû éprouver, ce matin, une j sensation de froid dans le dos, lors- j qu ils ont découvert, dans un coin dérobé de leur journal, un entre-1 filet d'allure sinistre, portant ce! titre de mauvais augure: Un com-\ plot nationaliste.“Est-ce que.” se sont aussitôt! demandé ceux d’entre eux à qui ' il arrive parfois de jeter un coup! d oeil sur un autre journal et d’ap-prendre quelque chose de ce qui sc ; passe dans le monde, ‘‘est-ce que les nationalistes auraient l’inten- ! tion de reprendre les tactiques do | Saint-Roch et de Saint-Lambert et de couvrir.de cailloux les orateurs ministériels?” “Est-ce qu’ils sc proposeraient, par des manoeuvres savantes, de jeter en prison les journalistes qui ne I leur plaisent pas?” Non, c’est infiniment plus gravel que cela! Les nationalistes sc pro-i posent, paraît-il, “de tenir des assemblées, à la même date, soit le 21 août courant, pour révolutionner la province en traitant à ses quatre coins do questions du ressort, nationaliste et particulièrement la marine de guerre.”! Nous citons textuellement le Canada.Mais n est-ce pas effroyable?Le gouvernement, sage et prudent, et qui comprend que le peuple n'a pas trop besoin de savoir où on le conduit et de quelle façon on engage son avenir, le gouvernement avait trouvé le moyen de soustraire a l’examen direct du peuple cette question de la marine de guerre; et voici que ees misérables nationalistes s’organisent pour tenir une série d'assemblées où ils discuteront ’ " _ ornent cette même question ! Nous nous étonnons que, devant une pareille audace, devant un aussi complet mépris de la “sensibilité” des députés ministériels qui ont voté la loi.le Canada ne requière pas les services de toute la police provinciale pour faire jeter dans les cachots du parlement les nationalistes susceptibles de prononcer un discours.(' est, un grand homme que celui qui a dénoncé cc complot, mais l 'on ne saura peut-être jamais son nom.Le Canada, (pii craint sans doute qu’on ne le retrouve un bon matin avec, entre les deux épaules, le poignard qui châtie les grandes trahisons, écrit seulement: “Le re-“ présentant, d’un organe libéral, “ qui assistait, à l’assemblée de “ Saint-Hyacinthe, samedi der-“ nier, a eu l’occasion de voir la “ liste d’un certain nombre d’on-“ droits où les nationalistes ont, “ paraît-il.l’intention de tenir “ des assemblées à la même date, “ soit le 21 août courant.Ce se-“ cret lui aurait été dévoilé par un “ des plus fervents adeptes de la “ politique nationaliste.” Quel est donc ce mouchard?Quel est le traître qui oublie que le plus sûr moyen de lenir des réunions publiques et d’y convier la foule, c’est d’en garder soigneuse- ment le secret et de n’en parlai- à personne ?En tout cas, nous sommes allés aux renseignements et nous sommes contraints d’avouer que le Canada a raison.11 est parfaitement vrai que les nationalistes, et même leurs alliés conservateurs et libéraux.ont décidé do tenir un certain nombre de réunions publiques, le dimanche, 21 août.H paraît même qu’ils sc proposent de tenir ces réunions en plein jour, dans des endroits facilement accessibles et d’y convier la foule par la voie des journaux.Chose plus grave encore: on nous affirme que certains des conspirateurs—leurs secrets ne sont pas mieux gardés que ceux de VEman-cipation — ont l’intention de lire publiquement les articles où le ( anada et le Soleil d’autrefois dénonçaient le militarisme et, notre participation possible aux guerres de l’Empire.Il paraît même que quelques-uns de ceux qu’on a fait entrer dans ce complot,—par quels ténébreux procédés.nous l’ignorons encore, mais la police de M.Gouin veille—se sont munis de copies authentiques du fameux discours de M.Laurier sur le militarisme et, sont résolus à en lire publiquement, des extraits, au risque même de “révolutionner la province.” Un ajoute que les plus hardis, les plus audacieux—ceux qui ont perdu toute pudeur enfin—ont même appris par coeur le discours de M.Lemieux sur l’indépendance du * anada et celui de M.Brodeur sur l’achat des fusils.( est effroyable! Et que ne ponton craindre d une pareille perversion?Comment a-t-il pu sc trouver des lionimos assez oublieux delà soumission qu’ils doivent à MM.Laurier et Rorden pour oser concevoir des projets pareils?Ali! le ('anada a terriblement 1 ai son de s effrayer, de s'indigner, et nous vivons dans des temps bien malheureux ! Dernière heure.-Au moment où nous allons sous presse, on nous téléphone qu'un certain nombre de désespérés ont formé le projet de s’empare^par la force d’une couple de deputes et do journalistes ministeriels et de les contraindre à dire publiquement, dans une grande réunion, ce que,dans leur for intérieur, dans leur âme et conscience.ils pensent de M.Laurier, de M.Borden et de leur marine de guerre.Unis ce projet est fortement combattu, ajoute-t-on, par des gens plus sages, plus expérimentés, qui affirment que jamais et sur quoi que ce soit, un député ou un journalist)1 ministeriel ne s est permis d’avoir une pensée à, lui.Tout de même, Ajax-Kaint-Donis _ Lemieux et le directeur du Canada j feraient bien de sc tenir sur leurs gardes et de ne pas sortir seuls, le soir, la veille du jour fatidique.C est un conseil d’ami que nous leur donnons.O.H.Dollar» est une gloire très pure de notre histoire: son sacrifice héroïque fut inspiré tout d’abord par une pensée chrétienne: en le glorifiant, nous voulons lui donner un témoignage Ce la gratitude nationale, mais en même temps exalter les sentiments qui l’ont animé et qui ont pu faire naître un dévouement aussi sublime.Nous considérons donc que votre jualite de loge maçonnique, c’est-à-dire de société ennemie du catholicisme, poursuivant la destruction de l’idéal chrétien, vous rend inaptes à participer à la glorification d’un héros que le catholicisme a engendré.I oua prétendez que nous avons accepte la souscription il’un franc-maçon haut gradé tel que le Gouverneur-Général du Canada.le vous ferai observer que nous pourrions plus facilement accepter la souscription ’‘individuelle ’ d’un maçon anglais (pie la vôtre.Nos compatriotes anglo-saxons, pour devenir francs-maçons, n'ont pas à se mettre en rébellion ouverte contre leur Kglise, ni à renier les traditions de leur race.11 y aurait donc quelque chose de moins incorrect dans leur participation à la glorification de Dollard, dont le sacrifice prêche l'attachement et le dévouement à lu religion et à la nationalité.Le Gouverneur-Général du Canada est franc-maçon, dites-vous?Nous l’ignorons, Monsieur, car Son Excellence n’a pas jugé à propos de nous 1 apprendre en nous adressant sa souscription: lord Grey s’est présenté simplement comme ami des Oaimdious-Frnnçais et admirateur de leur héros : aussi nous avons été très heureux d'ae capter son don généreux.ljue vos confrères de la loge veuillent bien faire de même ; qu’ils envoient leurs souscriptions en leur simple qualité de Canadiens-Français, sans mettre oe l'avant leur titre de maçons et nous n'aurons mienne objection à accepter leur offrande.Mais qu’un groupe d’hommes qui ont abandonné In tradition canadien-ne française, pour s'enrôler dans une société eravaillant à, l'encontre des intérêts catholiques ainsi qu'à la ruine du véritable esprit national, que ce groupe prétende comme tel participer à la glorification d'un héros dont la mort est un exemple sublime du dévouement à la foi et à la race, voilà (pii véritablement nous paraît inad missible.Kl c'est là ce qui nous fait persister à refuser votre souscription.Si donc vous tenez à la faire parvenir nu comité du Monument Dollard dont nous sommes, dites-vous, les "fi-déi-commis”, veuillez vous adresser directement à, ce comité ou à d'autres intermédiaires que nous.Veuillez recevoir, Monsieur, mes salutation* empressées.V.-E.BEAUPRE, l’résident de rA.C.J.C.Sur le pont d’Avignon.Samedi “ la l'ivssp ’* s’est consacré ù elle-même la première page de son supplément en couleurs.Le rédacteur du “Journal Désintéressé qui était présent à rassemblée de Sainl - Hyacinthe, s’esl fermé les les yeux, à la levée de-s mains.Nouvelle rebuffade aux Francs-Maçons L’odyssée du chèque de $10 de la loge “Les Coeurs-Unis ” fin sc rappelle le chèque de 810.ûf) envoyé par la loge maçonnique “Les ('œurs-Unis”N"o 45 et, refusé par le Président de l’A.U.J.C.Les Canadiens Français qui composent cette loge ont cru devoir faire une nouvelle tentative qui n’a pas eu plus de succès que la précédente.Voici le texte des dernières lettres échangées à ce sujet : Montréal, 25 juillet 1010.M.V.-E.Beaupré, Président de FA.C.-I.C., Casier postal, 21*3, En ville.Monsieur, J’ai l’honneur d’accuser réception de votre lettre à mon adresse, en date (lu 1S juillet, qui ne m’est parvenue que ce matin, le 25 courant avec son contenu: le chèque au montant de 810.00 payable au Comité du Monument Dollard.étant la souscription de la loge maçonnique “Ees Cmurs-l nis’’ No 45, îtégistre de Québec.F.-M.A.1,.et A.Les membres oe la loge “Les Cœurs-1 nis”en passant résolution autorisant cette souscription pour aider à l’érection du monument Dollard, n’ont jamais cru et ne croient pas encore à autre chose que de verser leur obole à une souscription ouverte au public, et nous vous avons adressé la nôtre non pas en votre jua lité de Pn aident ou de lard.Secrétaire de votre Asi- oui at ion.mais Je bien en celle de “fidéiu ulmnis, ’ pour VOUS le comité lu monument Dollard.tion Les membres de la loge “Les Cœurs-Unis, tous Canadiens-Français, ont voulu en ceci ne pas rester en arrière de^ leurs compatriotes, et j’oserais dire mcnie du Gouverneur-Général du f ana da, lord Grey, dont vous avez accepte la souscription et qui se trouve lui aussi un des membres les plus distin- i'AAN hranc-Maçonnerie anglaise.Puisque c est une souscription publi ^wo, nous tenons ù, y contribuer, et j ai I honneur de vous renvoyer notre cheque au montant de 310.00.Veuillez accepter.Monsieur, l'expression (le mes sentiments très distingués Pour la Loge.C.-.T.-E.CKARBON’NEAU.Le président de l'A.G.d.G.a fait, la réponse suivante: Montréal, 3 août 1910, Monsieur.C.-J.-E.Charbonneau, notaire, 97.rue Saint-Jacques, Montréal.Monsieur, Alors que j'étais appelé à la ville pour une affaire assez importante, on m'expédiait » la campagne le chèque et In lettre (pie vous m’adressiez le 25 juillet dernier.Vous trouverez là l’explication du retard que j’ai mis a faire réponse à votre seconde lettre relative à la souscription envoyée par la loge “Les Il y n do ces tableaux qui froissent la vue de tout bon créchard, voyez-vous.En dépit du protectorat de notre voisine La Commère, le National a subi une défaite à Toronto, samedi.l.e comble de la sagesse ; ne perdre aucune occasion de se taire, ( Dédié au docteur Choquette et à Graindorge.) Lui, chaleureusement : “Made- moiselles, les étoiles vous contemplent.’’ Elle, inquiète :— “ Mon chapeau est-il droit ?” Des Américains offrent à Mlle l.e N’ève, la triste compagne du Dr t rip pen, un rôle dans une nouvelle pièce intitulée “('ought by the Wireless ”, avec un traitement hebdomadaire de 81.000.La littérature à clé n’avait jamais été poussée aussi loin.H convien drait peut-être (pie le petit Victorien Surdon à la plume de dinde, qui a commis cette sinistre farce, attende, avant d’écrire son dénouement que le tribunal se soit prononce.Nort Onésiphore.M.Reaupailant un pas sorti de son sac de voyage *er.nombreux documents publics à la dernière assemblée do Saint-Hyacinthe.Son associé M.Marin — “peint tel que nous sommes’’ — n'a pas parlé non plus.C’est pitoyable.Le “Canada” ne constate plus que la tem| tirât un clémente sourît aux nationalistes.Il craint de dire vrai ! M.Laurier cherche, dans l'ouest, des admirateurs nouveaux de crainte d'en perdre quelques-uns dans Québec — Dure nécessité.! Mtre D.A Lafortune prépare aefe-! cllement un grow discours sur ! utilité 'd’une marine de guerre sur les lacs du | nord pour protéger nos pêcherie* con-! tre les américains.j A Quand la résignation de M 0!i- qunnr désintéressement d’un me force à y revenir, je crois devoir exposer de nouveau, et plus explicitement,les raisons de notre refus.DEMAIN : Un article de M.Henri Bourassa : “Sir Wilfrid Laurier a-t-il le droit de changer de politique ?” Ajax Suint-Denis-Lemieux V On vient de lancer, en Angleterre, ce qu’on dit être le plus grand croiseur du monde.Mais ne soyons pas jaloux.il fera partie de notre marine do guerre.dans quinze ou vingt ans d’ici.AVIS.— Ne vous gênez pas, les amis, les taux de péage sont ici abolis.WENCESLAS.Gardien du pont.Nouvel hippodrome à Ottawa Ottawa, 8 août.— Des capitalistes américains ont à peu près conclu des arrangements pour l’achat de la ferme Richie, à Aylmer, afin d’y établir un hippodrome.Celui-ci aura une circonférence d’un mille, et comportara des écuries capables de recevoir six cents chevaux.On dépensera environ cent mille dollars pour préparer ce ohamp de courses.96 tÆ DEVOIR, Lundi, 8 Aoflt 1910.On ne veut pas de Marine de Guerre à Saint-Hyacinthe.Devant une foule enthousiaste de 7 à 8 mille personnes, la politique de la Marine de Guerre est vigoureusement dénoncée par MM.Marsil, Archambault, Prévost et Bourassa.Les résolutions sont adoptées à l’unanimité moins 5 voix.L'aseem-blée de Saint-Hyacinthe, comme celles de Saint-Kustache et de Saînt-HeniL a été un superfie évène ment d'éloquence et de patriotisme Malgré l'incertitude de la température, des milliers de personnes — sept a huit mille probablement — ont écouté pendant trois heures, avec une scrupuleuse attention, les champions de l’idée autonomiste qui, brisant leurs liens de parti, s'étalent réunis pour dénoncer la politique Lauiicr-lîoiden sur l'importante question de la marine de guerre.Avec la même unanimité, cette foule immense a voté contre cette politique néfaste, et c'était encore un spectacle émouvant de voir ces hommes de tou tes les classes et de tous les âges lever la main pour appuyer les résolutions que M.H en il Bourassa venait de lire d’une voix vibrante.Sur huit mille personnes présentes, cinq seulement se prononcèrent en faveur des décrets de Sir V ilfrid Laurier.Avec les (Jeux députés ministériels et une troisième personne qui manifestèrent en faveur de la marine de guerre, lors de rassemblée à Saint- Lu «taché, cela fait donc exactement huit voix sur plus de tiO,- 000 qui se sont élerf-es contre les résolutions nutononi istes.L'assemblée commença vers *2 h.15 et fut tenue sur la place de l’Académie («irotiard.Quand les trois à quatre cents excursionnistes de Montréal arrivèrent sur la place, un peu après l’ouverture de rassemblée, il eût été diffi cih* de trouver de l’espace pour en met t re seulement un millier de plus.M.AL «I.\.Cabana présidait cet imposant ralliement de ( anadiens français dont le plus grand nombre appartenait à la ville ou au comté de Saint-Hyacinthe.mais où l'on.retrouvait des fi-gures connue» des comtés de Kouville, de Ragot, de Richelieu, de Chambly, de Sbefford, de Saint-.L»an et d'iber ville.Les orateurs furent AIM.lane ré do Marsil, dean Baptiste Archambault, Jean Prévost et Henri Bourassa.M.TANCKEDE MARSIL M.Tnncrède Marsil fut le premier orateur de la journée.Il débuta en l'appelant les luttes du passé à Saint-Hyacinthe, disant qu*i| se sentait à l’ai so pour discuter la question de la marine dans ce foyer de patriotisme ardent et sincère.Il rappelle les luttes du passé, tant celles des libéraux que des conservateurs qui se livraient des combats acharnés sur les autres questions mais qui, sur le sujet de 1 autonomie du Canada, partageaient tous les mêmes principes que le petit groupe autonomiste défend encore aujourd’hui.Les Mercier, les Bernier, les Desmarais, les McDonald, les Blake, les MacKen/.ie.les Laurier de LVÎJ6 et de 190*2, les Txîinieux et les Brodeur d’avant 1909 ont prôné ces principes que le parti libéral d’aujour-d’Iuii foule nu pied, nwis que le peuple de Québec conservera et vengera.Ai.Marsil cite alors la brochure élee tonde de 1908 intitulée “Le gouvernement Laurier devant l'opinion".Dans cette brochure les libéraux demandaient aux électeurs de la province de Québec de ramener Laurier au pouvoir parce qu’il s’était montré le défenseur de l’autonomie du Canada lors de la conférence impériale tenue a Londres en 1902.L’orateur dit qu’il laisse a d’autre d’expliquer la Volte fare du premier ministre sur cette question et traite ensuite de la conscription militaire, conséquence de la loi de la marine.textes en main, Borateur explique la différence qu’il y a entre la ,oi de la milice et la loi de la marine.La loi de la milice autorise le gouverneur en conseil de lever des troupes, niais pour la defense du Canada seulement.Tan* c[is que la loi de la marine autorisa le gouverneur en conseil à décréter la participation de notre flotte dans les cas d’urgence ( emergency ) où l’ Angle terre sera en guerre ou appiLhenderu un conflit.M.Alarsil cite à ce sujet l’opinion d’un ministre anglais.McKenna, qui déclare que lorsque I Angleterre appellera ses sujets sous les drn peaux toutes les flottes de LKmpire seront obligées d’accourir pour défendre 1 unité imqérinle.Cela veut dire, continue l'orateur, que de par la volonté du gouverneur en conseil ou même du gouvernement impérial, la conscription peut être imposé au ( atinda et que tous les hommes en état de porter les armes, de IS uns à 0)0 ans, pourront être obligés (I aller se faire massacrer dans des guerres qui n’intéressent pas notre pays et an sujet desquelles nous n’au-mns pas été consultés.M.Marsil fait un Lib lean ému des malheurs que cette loi pourrait attirer sur nos famd les et sur notre pays.]-'t il cite les paroles de Sir Wilfrid Laurier lui-même qui avant qu'il ne s’attacha au char impérialiste avait dit que d’abandonner notre autonomie nationale pour nous jeter dans les l1 uerres de l'empire serait un crime et un suicide national.AL Marsil dit en terminant que si le Canada était encore attaqué ce serait le devoir de tous les Canadiens français de courir aux armes et de défendre le drapeau britannique à l’ombre duquel nous sommes contents de vivre, mais que nous n’avons rien à faire nver les guerres d’un empire dHns les parlements duquel nous ne sommes pas représentés.F.t si les orateurs de l’idée autonomiste sont à Saint-Hyacinthe en ce jour c’est pour défendre le principe sacrée de notre conservation nationale intégrale.M.J.B.ARCHAMBAULT M.J .B.Archambault porte ensuite la parole.Il tait l’histoire du parti conservateur qui a toujours défendu depuis son origine, notre autonomie.AI Borden renie aujourd'hui tout un passe de luttes glorieuses, en se faisant le champion du plus grave attentat qui ait jamais été commis contre notre autonomie, alors que M.Monk, on s opposant à la marine de guerre et réclamant pour le peuple le droit de formuler son opinion, reste dans h*s naines traditions du parti.La raison exige que la Province de Québec laisse prévaloir le désir de la majorité ; nous ne pouvons ni ne voulons imposer notre manière de voir ; mais il n’est que juste, nîest il pas vrai, que nous exprimions sincèrement notre opinion sur une question aussi grave.Pour nous, les paroles de Metcalfe sont plus dignes que le texte des feuilles ministérielles.Après huit années de luttes ardentes, Lafontaine avait vaincu Sydenham et Aletcalfe.et celui-ci déclarait qu’il n’ept pas possible de gouverner quoiqu’une des provinces do l’Amérique du Nord contre le gré de ses habitants." Kt, puisque les luttes recommencent, il y a encore de» hommes pour combattre : en que le peuple a fait au temps de Lafontaine, le peuple d’au iourd’hui peut aussi le faire.M.Monk est un homme qu’on peut comparer aux patriotes des luttes de na-1 î guère, parce qu’il comprend et prêche j le devoir de l’heure ; et M.Bourassa j fait, avec une égale énergie, la même , œuvre à laquelle s’étaient entièrement j consacrés Lafontaine et Papineau.Ils ! font abstraction des personnes, pour ne , s'attaquer qu’aux idées et aux œuvres, ; écoutons ces hommes et jugeons leur i politique, en nous plaçant au seul point de vue des interets et de 1 ave-j nir de notre pays.Après Prévost tour la tenant M.JEAN PREVOST.Al.Archambault, M.Jean s'avance pour porter à son parole.M.Prévost est main-bien connu à Saint-Hyacinthe assemblées avec si lui fit-on un ac-Avec verve et un excellent dis-un compte rendu aujourd’hui à un Des hommes de politiques sont ras où il "" tenu d( M.Bourassa.Auss cueil sympathique, chaleur il prononça cours dont voici presque complet : ‘Nous assistez spectacle étrange, j diflérents partis semblés sur cette tribune et doivent tour à tour vous adresser la parole.J’ai assisté dans mg vie à nombre d’assemblées dites de la Saint-Jran* ' Baptiste où des politiciens de Lotîtes nuances se réunissaient pour parler de : la gloire des aïeux.\ ous avez entendus ces ho mes célébrer les ancêtres (qui ont versé sur cette terri» leurs sueurs et leur sang pour nous conquérir et nous conserver les libertés dont nous sommets si fiers.” “11 s’agit aujourd’hui non seulement i de chanter les hniits faits des aieux, il jnv s’agit pas de faire du saint-jean-bapti-me seulement je crois que : l’expression est maintenant consacrée— mais il s’agit de faire du saint-jean baptisme pratique, et de montrer que, •d nous sommes forts sur les discours | de Saint Jean-Rapt iste, quand arrive j Je temps de faire notre devoir, nous , s,,mmes prêts à agir.” “C’est pourquoi vous ne voyez pas i ici des conservateurs, des libéraux et j des nationalistes, mais un groupe j d’hommes avant renoncé à leurs atta-! ( lies de partis, oublié leurs querelles | passées, pour ko réunir dans le danger commun et balayer dans h s flots du I patriotisme ceux qui veulent vendre à l’idée impérialiste ces libertés s*i chèrement conquises.” ( AppL ) “Je vous le dis en toute conscience : Que nous sommes à l’aise quand notre cause est, bonne.< Rires ) .Nous- n'a' nous pas à rendre de faux fuyants.Nous n’avons qu’à ouvrir aujourd’hui les pages do notre histoire depuis la domination anglaise.I /attachement sincère des t anmlif ne français à la (»rande-Bretagne y est écrit en traits glorieux et ineffaçables.Ils nous permettent di1 répondre aux libéraux qui se sont attachés au char de l’Impérialisme que sur cette question il ne s’agit pas de Canadien français ou de (’aUndiens-anglais, mais de citoyens libres et loyaux qui ont le droit de dire à l’Angleterre : Nous' vous aimons parce que vous nous avez donné notie liberté, mais nous ne \'oUs aimerons qu’en autant que nous conserverons cet te liberté.” ( AppL ) “Du moment que par la ruse et par les coulisses je les connais les coulisse* on cherche à faire un accroc à l’autonomie de notre pays, il doit s’organiser une réaction pour sauve garder nos libertés menacées.Autrement.nous entendrons les gémissements de ceux qui nous avaient conquis ces libertés nous reprocher du fond de leurs tombes de ne les avoir pa-s su o, >n '•'erver.” “Nous avons deux gouvernements dans cette province, ( «lui de Sir Wilfrid Laurier et celui de Sir Lomer fîotiin.Vous serez peut-être surpris d'apprendre qu’avant même (pie la lot de la marine fût passée à Ottawa, deux ministres libéraux de la province de Québec étaient allés fraterniser à Toronto avec leurs collègues conservateurs d Ontario.L’accueil fut chakni-rexu, l’intimité des plus cordiales, et !’« nthotisinsme délirant.Il y eut échange d'opinion, discussion, suggestions au sujet des intérêts provinciaux communs.Nos deux ^présentants.Sir Lomer (Jouin et M.Alexandre Taschereau, furent entourés de sourires, d’encens et de flatteries.On fit des dis cours, évidemment.Lh him.quelles paroles sont tombées «le la bouche de ces deux hommes qui sv disent libéraux, qui prétendent appartenir au M est un homme qui malgré les fautes de lu fin de s« carrière a laissé dans cette province un nom synonyme de patriotisme.Oui Mercier «Unait sa province ! il 0 Jainsé la trace de son passage bienfaisant dans le triple domaine de l’industfle, de l'agriculture et de l’instruction publique.Kt c’est de tradition dans les vieilles familles libérales (Je la métropole d’aller encore aux premiers jours de novembre prier sur la tombe du grand homme et retremper leur patriotisme et leur idéal national dans le souvenir d'Honoré .Mercier.(’est vous, électeurs de Sainf - Hyacin t he, qui nous l'aviez donné.Plus tard la province vous l’a en lève pour le mettre au pinacle.Comme F I® disais, il a frisse un souvenir impérissable dans von cœurs et il n'est personne qui dirrt que Mercier n’aimait pus son pays.” f‘-h bien, voulez vous (pie je Fasse parler .Mercier du fond de sa tombe Pour vous dire qu'il n’aurait jamais voulu suivre son ancien chef et ami Sir Wilfrid Laurier sur cette question 1 de la marine 7 Je cite un de ses dis , cours prononcé en chambre en 1#9(), et i que I on fient trouver dans l'édition ! de scs discours publiés par M.Pelland; La situation est grave: nous sommes en face du plus grand danger que notre j organisation politique ait jamais couru; î on veut nous faire entrer dans un régime (jui ne peut avoir pour nous que i les conséquences les plus désastreuses.Jusqu a présent, nous avons vécu de la ! vie coloniale ; aujourd ’hui, on veut I nom faire assumer, malgré nous, les responsabilités et les dangers d’un Etat j souverain, qui ne sera pas nôtre; nous exposer aux vicissitudes de la paix et de la guerre entre les grandes puissances du monde, aux rigoureuses exigences du service militaire tel qu’il se pratique en Europe ; on veut nous imposer un régime politique qui, par la conscription, pourrait disperser nos fils depuis les glaces du pôle jusqu’aux sa blés brûlants de Sahara; régime odieux qui nous condamnerait à l’impôt forcé du sang et de l’argent, et arracherait le nos bras, nos fils, l’espoir de notre patrie et la consolation de nos vieux jours, pour les jeter dans les guerres lointaines et sanglantes que nous ne pourrions ni empêcher, ni arrêter.Nous sommes libéraux 3t soriserva-teur.s-nationaux, décidément, énergique-ment.oppos«Ns à ce changement et h* I nrti national de la, provin ce de Qué be«' n’en veut pas! Nous combattrons avec énergie ce projet machiavélique,*’ « t y,\ jamais on réussit à NOUS L’IM POSER, ce sera par la FORCE la RUSE.ou par “ d mânes de Mercier, tu prophétisais là ce qui arrive aujourd’hui.Tu sentaLs qu'un jour cette province que tu aimais tant devait gémir sous Je talon de l’Impérialisme.Ce fléau ne nous a pas été imposé par la force, mgiw il nous a été imposé par la ruse.Kt qui t’eût dit (pie celui qui délit nous livrer au joug de ITmpéria-sme était ce Wilfrid Laurier que tu aim ••iis et que tu admirais ! Messieurs, j’ai voulu vous entretenir un peu du côté provincial de la la marine.Je laisse à le soin de vous dire quels les effets et ce qu'il faui empêcher que le dénoue-fasse tache lis question de votre déput en seront faire pou r opu part i battu qui les lepuis vingt-cinq ans oom-consiuvatcurs 7*’ “Sir Lomer (îouin, se tenant toujours sur 1m clôture pour voir de quel côté soufflerait le vent, sous les fleurs et les compliments, ne voulut pas se comprometI re et dit : «L'aime ( esar.tuais j’aime encore mieux Rome.Qu’est-ce (pie notre premier ministre voulait dire par là ?( ésnr, était-ce Laurier 7 Rome, était-ce le C’anmla ou l’Angleterre ?Cherchez, vous trouverez peut être ce (pie je n’ai pas encore Compris.” “Sir Lomer est un habile homme.11 no s'expose jamais.11 envoie ses lieutenants au feu.et, quand les coups pleuvont, il se baisse pour les éviter.Regardant lu figure étroite de M.Taschereau, qui se présenta comme le descendant de «lean Thomas Taschereau émule de Papineau et qui fut jadis emprisonné par Craig il est aussi le descendant de «lean Thomas Taschereau qui fut le premier à trahir Sir Louis Hypolyte Lafontaine et sa province —• Sir Lomer lui fit signe de parler.” “Vous allez voir que M.Taschereau se montra plus fanatique que ses auditeurs anglais, car vive Dieu, il y a encore des Anglais (pii pensent que chaque colonie de 1 Angleterre a le droit de se gouverner par elle-même.Je cite le “(llobe et voici ce que dit AL Taschereau : “Comme pet it-firs de Jean Thomas Taschereau emprisonné par Craig et (pii deux ans plus tard défendait le drapeau anglais contre les envahis s-eurs américains, je vais vous dire ce que Québec pense au sujet de cette question d'une marine de guerre Ou doit répond re ù l'appel de l’Angleterre, Ce (pii 'era décidé par Ottawa, Québec y donnera on assentiment et est anxieux d* le fa.Si nous eonstrui sons une flotte, nous prouverons que nos fils n'ont nen perdu du courage et de la valeur de leurs ancêtres, et {’entrevois le jour où nous entendrons parler des exploits de l’amiral «lean Baptiste.” “Voilà c«' que disait M.Taschereau.C’est-à-dire qu’il était prêt, si l’Angleterre voulait la prendre, à livrer la chair canadienne aux boulets chinois ou japonais dans l'intérêt de quelques agioteurs impérialistes.*' “Jrst-ce 1« la politique libérale telle que vous l'ont si longtemps prêchéo les Marcil.les Prévost, les fïeotfrion 7 Je dis non ! Kn prononçant «le telles paroles, Al.Taschereau était traître non seulement à son pays mais encore aux ! traditions du parti auquel il prétend appartenir.” “Jçn voulez-vous encore la preuve 7 ' repa- inent de cette politique dans notre histoire.’’ "Il est.des yens qui (R'étendent que noire Ungue doit disparaître de cette province.Je me rappelle en avoir rencontré un dernièrement qui me dit: Vous et «*•> tous de traiter de cette ques-tion de la marine .la seule question cest de faire de l’argent.Je lui répondis : Ras pour nous.Dieu merci.” Kt l'orateur rappelle que cet état de dé cheanee de certains canadiens français lui rappell«‘ la difference qu’il y a eu-ttv certains monuments, celui d’un poêle mervoiiloiiN.modeste et caché, celui d’un marchand de savon, lent et criard.Maintenant permet lez-moi de vous din1 un mol «le ce (pie coèpera cette marine de guerre qu’on veut nous imposer.Je dis qu’il est impossible de réaliser une flotte comme celle que le gouvernement projette à moins de l'inquantp, millions de piastres et i'a-joiite quo IVnt rot ion do cotte flotte mutera nu moins dix autres millions par année.\ oilà re quo nous eoù torn au bas mot cette marine dont le premier oolmntillon, le N'iobe, un na vue que les journaux anglais qualifient avec cynisme de rebut parce qu’il no peut aller vile sans manger une quantité excessive de charbon doit nous arriver bientôt à Halifax.” I.orateur ensuite énumère ce que conteront les détails de ce gigantesque projet, les salaires des marins qui va l ient de huit dollars A cinquante sous par jour : les salves de canons qui coûteront au pays une moyenne d'au moins ff-Jo par coup de canon, quand ils ne seront chargés qu'à poudre ; le prix des écoles pour les marins, des chantiers de construction et de ration, etc.Il établit ce (pie l'on pourrait faire d a melioration dans le pavs avec cet argent follement donné à 1' Vngleterre alors que notre province manque de routes nationales et que nos industries agricoles rt nos' maisons d'écoles ne sont pas assez subventionnés, que nos barrières et nos ponts de péages sont encore ici florissants.M.Prévost fait-cette partie do discours avec beaucoup d humour ‘‘On tire un canon de treize pouces, dit il.lioum '.o'ésf SP2.000 qui s'en vont en fumée.le prix d'une belle terre du Nord ! \ quelqu'un qui l’interrompt alors qu’il vient de prononcer le nom de Sir W ilfrid I aurier.il riposte "Nous ne sommes pas terrer Sir Wilfrid I,aurier mène actuellement dans faire sa cour aux émigrés mormons, juifs, doukobors et pnli riens qu’il a importés à grand frais et sur lesquels il compte pour remplacer It's votes canadiens français que sa politique sur la marine de guerre va lui faire perdre dans la province de Québec.Sa péroraison fut enlevée : ‘'-l'as- sistais 1 autre soir à un concert donné par notre artiste canadien.I"'rancis Vrehnmbaidt.Kn rappel, le chanteur, d’une voix- émue, entonna “O Carillon''.I ii frémissement passa sur l'auditoire.Kt tandis que je contemplais tous ces auditeurs dont un grand nombre sont aveuglés (ion de la marine par ble esprit de parti, je dedans de moi-même : de déchéance nationale le monument de Cenez Y.A., de Basutoland, de I Vfrique^ du Sud.et viendra ici Après le congrès.Mgr Mac Sherry ira comme l'epresentant des dioepses ou vi- rendre visite à ses parents au Marry-carints nposLolie faisaient au Canada pour ruiner peu à peu l’enseignement catholique, qui trouve, aujourd’hui, grâce à la générosité des fidèles de la paroisse Saint-Georges, un fleuron do plus à sa couronne.Le maire Guérin a dit en substance : •le suis heureux de constater que dans votre paroisse on songe avant tout à l'instruction de la jeunesse, et j ai devant moi un magnifique exemple d'abnégation, puisque vous axez deux belles écoles.Après la cérémonie et les discours il y a eu un grand salut solennel en l’église paroissiale.Le Père Danizon y a fait I allocution et a donné aux fidples la bénédiction papale.Dans la soirée, il y a eu promenade en automobile à travers toute la paroisse.les rues étaient brillamment illuminées et en plusieurs endroits, au passage des visiteurs, on a lancé des pièces pyrotechniques.Pénible accident LE CADAVRE D’UN JOCKEY TROUVE SUR LA VOIE FERREE, A DRUMMONDVILiiE.Dnimmondville, s.— Ti.cadavre d Alphonse René, demeurant ù Drummond vi I le.a /(é trouvé ti'isnnt s'ur la voie ferrée, vers quatre heures ce matin.Béné était iockev de son métier.T.a vedle.il était allé mettre plusieurs chevaux n bord d’un train en destination de Saint-Hyacinthe où ils allaient prendre part aux courses.Le malheureux avait I habitude de prendre trop de boissons enivrnntes et on croit qu’il a dû tomber ivre sur la voie au moment où un convoi passait.I! a eu la tête complètement séparée du tronc.^ —,—.—,- Le lancement du cuirassé “ Lion ” SES MACHINES DEVELOPPENT UNE FORCE DE 70,000 CHEVAUX ET I LJAUGE 26,350 TONNES.DANS TERREBONNE M.Jean Prévost a discuté hier, au cours d’une assemblée à Sainte-Adèle,la question de la marine de guerre.— M.Tancrède Marsil l’accompagnait Après la grandTnesge, tous les pa-! n’avait pas besoin d’uno lello marine; roiasiens et électeurs de la paroisse de ., - T ._ ^ r()unelt de sp niP, ,ro pn routP 1 Le depart du Kaindow Sir George est un grand propriétaire de navires.Il a été deux fois élu mai- 1 e ministère de la Marine a reçu re de Grinsby et n représenté eet en- «vis, ee matin, (pie le Rainbow de la droit aux Communes oe 1895 à ISfN.flotte eanadienne.quittera l'Angleterre De libéral qu il était, il a joint les pour le Canada le 16 courant.Ce l nionistes et a été élu de nouveau navire prendra trois mois pour faire député en 1900 at en 1905.j son trajet.Le brut court qu'une “bombe” sensationnelle va éclater bientôt, eu rxp-1 Jiort avec la grève des briquetiers et : des maçons et au sujet de la loi des au-| bains, de la conduite de certains employés du département de en'jnisatiou lot d'immigration, à Montréal, et enfin, ! relativemnt â l’attitude d’un journal i du soir dont les intérêts avec un grand 1 enntraeteur de cette ville sont connus, j Attendons 1 Des voleurs en campagne M.Alcide ( haussé.l’inspecteur des bâtisses, est n la campagne en ce moment.Hier il se rendit cependant à sa résidence située au \o 1433 de la rue Saint-Hubert.Quelle ne fut pn5 sa surpris© de trouver la porte défoncée.Pénétrant dans la maison, il s’aperçut que des timbres-poste et des articles de bijouterie avaient été enlevés.M.Chaussé croit que ce sont des enfants qui auraient brisé la iiort-e et auraient ensuite fftit main basse sur 'es objets précitée.UN NOYE A QUEBEC.Québec.S.— On a découvert, samedi, le cadavre d’un nommé Jos.O’Corned dans le bassin intérieur Louise, près du quai Tanguay.Le noyé était âsré d’environ 45 ans et était charretier a l'emploie de la Compagnie Kitchie.11 av; 4 I disparu dopais jeudi soir.STOCKS Vend A ch.STOCKS Vend Ach.Am.Af'to» 16 l’d Laur.Fpr.1454 1394 ‘ pfd.- pfd.Mack.Cm.1151 KIWI Bell Tel Co 112 Ht» 8:q B.C Pk.As.H0 71» “ pfd.73 72 “ H.pfd OOi 90 Mex.L.&I*.75 H.Lake Ah.25 244 “ pfd.“ pfd.(50 M.& S.-P.uni 129» IJ.Co F.N." pfd.“ pfd.Can.Car .M.L.H.&P.Mt.Cotton.129 12S “ pfd.Mt.L.& M.Can.Cnn.1HJ "B Mt.St.Ry.235 232» “ pfd.80» Mt.St’l.Wk Ca.Couver “ pfd.Can.C.Ruh WG o-.q Mt.T'gh.C.118 “ pfd.Can.G.Kl.110 105 Nipissing.Nor.Ohio.’ 37»' Can.Pac.“ pfd.188 187» .North Star 'N.S.S.&C1.8*1 '81»' Crown Res 2.71 !>.G7 “ pfd.123 120 Dét.Kl Rv.51 508 Ogil.M.Co.128 127 Dom C.Co.“ pfd.12(1 “ pfd.iÙ7 io5 OU.L.& P.ÜO D.I.& S.Co Ptn.Mfg.C.82 75 “ pfd.Dom.Park.ion* 103 Pen's Ltd.“ pfd.i>4 Dom.T C.«J* «il Porto Rico 48 ,7i •' pfd.103 102 Québec R y 403 4»1 r>.s.s.& a.R.& O.N.C.87Î 85 “ pfd.Dul.Sup.G7 "èfi* Rio Jan.L.Sao Paulo.88J 88» H.hlec.Rv 121 118 SH.W.& I*.97 Ha v.Kiec.S.-John Ry 101 pfd.Toledo Ry.111.Trac.pd l’or.Ry.iisj 113 lu.C.Coin.90 89 ,Tri.City pf Twin City.“ pfd.iôs Int.C.& C.l.of Wd.C.W.India.Winn.Ry.80 180 65 “ pfd.125 Wind Ht’l.VENTER DE L’AVANT-MIDI Soo Fom.—50 ü 130 1-2; 125 à.13C 5-8; 75 à 130 3-4; 175 h.131; 150 à 131 3-4; 25 à 131 1-2; 125 à 131; 25 £ 130 1-2; 25 A 129 1-2.J Uinoifi JT.—10 A.89 1-2; 3 à 89.Detroit.—25 A 50 1-2; 25 ü 50 5-8.Quebec By.—10 à 41; 375 à 40 7-8.Porto Itiro.—25 à.48.Pacifie.—20 à 186 1-2; 50 à 187 1-2 ; 100 à 187 3-4.Twin City.—55 A.108.Toronto H y.—25 à 115 1-2 f Rio.—50 à 88 5-8.Steel Corp.—100 à 58 1-4; 25 à 58 1-2: 175 A 58 3-4; 445 il 58 1-2.Cement Ffd.—o à 79 1-2; 75 à 80; 23 A.80 i-t.Asbestos.—25 à 15 1-2.Packers B.—25 A 91.Coal Pfd.—4 à 105.Scotia.—100 à 84; 25 à 83 3-4; 20 à 84.Ogilvie.—75 A 127.Asbestos Pfd.—15 à 80.Iron Pfd.—35 à 103.Molsons Bk.—30 k 205; 107 à, 204 1-2, E.T.Bank.—37 à 161.Bk.Mont.—5 à 246.Bank N.S.—3 à 279 1-2.Que.Jty.Bds.—$2000 a 80 1-4.BOURSE DE NEW-YORK MM.BRUNEAU & DUPUIS, cour tiers, 4 rue de l’Hôpitil, nous fournissent le rapport suivant: Valeurs, Ouv.12.30 Valeurs.1 U .30 Ouv.i A ni.Bt Sg.38} 338 K.C.Sov.Amal.C.xd Si» t»! 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