Le devoir, 12 août 1910, vendredi 12 août 1910
MONTREAL, VENDREDI 12 AOUT, 1910 PREMIERE ANNEE—No.183 UN SOU LE NUMERO ____________ i ABONNEMENTS : Edition Quotidienne: M Canada et Etata-Unla .$3.00 Onion Postale $6.00 Edition Hebdomadaire : Canada .$1.00 Etats-Unis et Union Postale.$1.50 LE DEVOIR Récbuftion et Admro*/vration : 71A RUE SAINT-JACv\ 'S, * MONTREAL.'V \ \ TELEPHONE; I REDACTION : Main 7460.\ ADMINISTRATION : Main 746! Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! POUR LE FRANÇAIS H ____________________ Nous publions dans une autre colonne un pressant appel de M.le docteur Joseph (lauvreau, secrétaire du Comité montréalais de la Société du Parler français.Nous demandons la permission d’ajouter à cet appel quelques brefs commentaires.N>os lecteurs connaissent la Société du Parler français.Ils savent qye depuis de» années sei fondateurs mettent à la défense de notre langue une ardeur, une ténaeité qu’on ne saurait trop admirer.Us ont créé une revue qui compte parmi les plus intéressantes que notre pays ait connues et qui i nt d’être cour nuée po- l’Académie Française.Us ont mené une longue enquête sur les origines et l’évolution du parler franco-canadien et réuni les éléments d'un glossaire de tout, premier ordre.Us ont publié une série de documents relatifs à l’histoire de notre parler, répandu à trave-s la province des centaines de milliers de feuilles de propagande, préparé des ét-des technio'ies et suscité un large courant d'opinion.Tout cela a été le fait de quelques rames qui ont donné sars compter leur temps et leur travail.Us n’ont réalisé jusqu’ici cependant qu’une partie de leur rêve.Les ressources — les ressources en hommes et en argent — leur ont manqué pour mettre sur pied la moitié des oeuvres qu ’ils projetaient.11 faudrait, par exemple, commencer la publication immédiate de ce vaste glossaire franco-canadien, activer les travaux de l’enquête qui réclanie une énorme somme d'écritures et des lecherehes très considérables, doubler la distribution des feuilles de propagande qui dénoncent l’anglicisme, faciliter la préparation des tableaux qui familiarisaient notre public avec le vocabulaire technique des diverses industries, trop peu counu chez nous, que sais-je eucore ?Le nombre de ceux qui peuvent activement participer aux travaux de l’enquête est assez restreint—moins cependant qu'on ne l'imagine — mais il n’est pers ne qui ne puisse apporter à la Société un témoignage de sympathie.La souscription mnuelle n’est que d’une piastre pour les membres adhérents, de deux piastres pour les membres titulaires et de dix piastres pmr les bieufaiteurs.Tous reçoivent de droit, et sans dépenses supplémentaires, le Bulletin de la Société.Combieu en est-il parmi nos lecteurs qui appartiennent au clergé, aux professions libérales, au comim e, à l’industrie, aux classes agricoles et ouvrières même, qui ne puissent s’inscrire dans l’une ou l’autre de ces catégories î Combien en est-il qui ne voient dans le travail de la Société une oeuvre de salut national et qui ne lui souhaitent intérieurement tous les succès ?Le temps est arrivé de traduire en actes ces bons sentiments.Inscrivons-nous à la Société du Parler français et.envoyons tout de suite notre souscripUon au I)o teur Joseph Gauvreau, 55, rue Saint-François, à Montréal.Xe tardons pas une minute — pour que nos bonnes résolutions d’abord ne soient pas emportées par le vent qui passe ; pour que la Société ensuite puisse immédiatement établir le tirage de son Bulletin.Les dix numéros de l'année forment une collection que tous les souscripteurs désirent posséder intégralement, mais les ressources de 'la Société ne lui permettent pas de prendre des risques inutiles.Il importe donc qu’elle sache dès la fin d’août sur quel chiffre de souscripteurs, approximativement, elle pourra compter .Xos lecteurs nous permettront d’ajouter que les Montréalais n’ont pas encore fait ce qu'ils doivent pour la Société du Parler français.Us ont trop volontiers laissé à leurs amis de Québes l’honneur et le fardeau de cette ouvre.11 leur appartient de réparer tout de suite — et royalement — un pareil oubli.OMER HEROUX.La Colonisation de M.Devlin M.Charles Devlin, ministre des chemins de Colonisation, se promène agréablement, ces jours-ci, dans les régions colonisables et colonisées.Ses publicistes remplissent les colon nés des journaux salariés et proclament tous les bienfaits supposés de son administration.Eu attendant que ees mêmes feuilles répondent à nos assertions d'il y a quelques jours, au sujet de la révocation des lots de colonisation dans le nord et notamment dans le Kominiu-gue, nous demandons à l’hon.M.Devlin pour quelles raisons il permet au cabinet dont il fait partie de négliger à ce point la politique des ponts en fer, partout où elle est praticable, dans ces régions.C 'est une politique qui doit paraître orthodoxe même à M.Devlin puisqu'elle est de feu Honoré Mercier.le comprends que l’honorable Alexandre Taschereau y ait sou mot ù dire, comme l'lion.M.Allard doit accorder les terres demandées par les colons et qui devraient être à la disposition du Ministre de la Colonisation.Mais il faut savoir se plier aux circonstances, n'est-ce pas, M.Devlin î Donc, puisqu’il est vrai que M.Dev lin ne s’occupe que des chemins de colonisation et M.Taschereau des ponts qui les relient à certains endroits, nous leur demanderons donc d'éviter une catastrophe et de voir à la reconstruction du pont de Hiawbridge, dans le comté de Terrebonne.Ce pont appartient au gouvernement.C'était même un pont de péage, mais le gouvernement, par bonté et candeur pense Weneeslas, a supprimé I"an dernier toute taxe de péage, pour la simple raison que personne ne voulait eas-quer pour traverser un pont qui ne se lient debout que par un prodige d'équilibre.Son tablier usé et troué, sa charpente tortueuse, les câbles qui le retiennent aux deux rives, tout démontre à l’évidente qu'il est devenu dangereux et que le gouvernement devrait voir à sa reconstruction.Notons que c'est le seul moyen de traverser la rivière du Nord dont les rives sont Dès escarpées à ees endroits.Ajoutons que tout le commerce du nord du Comté de Terrebonne passe par Shambridge.Maintenant, il est inadmissible de croire que le cabinet Gouin, que les départements de la Colonisation et dar Travaux Publics ne feront pas leur devoir dans cette affaire justement parce que le pont délabré de Shawbridge est dans le comté de M.Jean Prévost •t de M.Bruno Nantel.^e serait avouer que nos ministres provinciaux ont une mentalité particulièrement bornée, ce que 'Weneeslas n est pas prêt à admettre malgré sa motion de non confiance de la dernière session.Je porte donc ce fait à la connaissance du cabinet Goulu, certain qu'il s’occupera sans plus tarder de cette importante question pour les colons du Nord.TANCREDE MARSIL.¦- ^ i - Le Parler Français • C’est du 15 au 31 août que les secrétaires des comités d’étude doivent faire rapport au bureau central, à Québec, du nombre et des noms de leurs membres bienfaiteurs, titulaires et adhérents.A partir du 1er septembre, tous ces membres recevront, sans charge supplémentaire, le ‘'Bulletin du Parler Français,” revue mensuelle des plus intéressantes.-Montréal devrait transmettre à Québec une belle et forte liste.L oeuvre du Parler Français est une œuvre nationale à laquelle tout le monde doit contribuer.Le comité de Montréal a suspendu scs séances, durant les vacances, mais le bureau du secrétaire est, tous les jours, ouvert au public, au numéro 55 Saint-François-Xavier, où toute communication doit être adressée.Prêtres, avocats, médecins et notaires.industriels, commerçants, bureaucrates et travailleurs, tous nous devons avoir à cœur de contribuer au soutien de l’œuvre nationale par excellence t celle qui conservera le plus sûrement a ln race C'anadienne-françai-se ses caractéristiques essentielles, son idiome et sa foi.Les membres de cette société, sont divisés en trois catégories.Aux membres de chacune des catégories le ’Bulletin du Parler Français” est adressé gratuitement.Pour être membre bienfaiteur, versez 810.00.Pour être membre titulaire, versez 8'J.OO.Pour être membre adhérent versez 81.00.Des étudiants et de jeunes employés de bureau ont les premiers fait parvenir leur souscription au secrétaire.Que ne devraient faire les autres, ceux pour qui l’argent est facile û gagner?Vous êtes anxieux de Contribuer aux œuvres sociales ?Pr0uvez-le, en commençant à verser une obole qui rap-portern profit.8i vous ne pouvez facilement vous inscrire membre bienfaiteur ou membre titulaire de la Société du Parler Fran-çais, inscrivez-vous comme menvbre ad-lièrent en adressant au secrétaire un dollar et votre adresse.Nous tenons à ce que notre bulletin soit lu et apprécié par le plus grand nombre possible de nos compatriotes.l>e ¦ecHHaire, 55 rue Saint-Frnnçois-Xavier, .Montréal.BiLLET DU SOIE UNE DISTRACTION Ce jour-là, Ficrre Mathieu arriva tout guilleret à son bureau.Commis aux postes, il avait mis-sion d’ouvrir les lettres mortes, et d’essayer de retracer leur destination; il partait dans deux jours pour une quinzaine de vacances et se sentait en air d'abattre de la besogne, avant de s’en aller à la campagne.Une pile monumentale d’enveloppes de tonies sortes et de toutes couleurs encombrait son pupitre.Il accrocha son chapeau, enleva son veston, passa un gilet très léger, et se mit à l’ouvrage.La première lettre qu’il ouvrit portait une suscription fort incomplete: “M.le Ministre.” C’était tout.Ceci intrigua Ficrre Mathieu, curieux, de son métier.Il lut: ‘‘Monsieur, Je ne suis pas instruit ; et j’habite loin des grandes villes; j’ai donc peu d’occasion de fréquenter les gens instruits; comme vous l’êtes, et que vous êtes en même temps mon député, peut-être pourriez-vous m’expliquer un rêve étrange que j’ai fait la semaine passée.Voici : J’ai rêvé d’abord que j’étudiais comme avocat, je pense: j’étais partisan de l’indépendance du pays, et j’étais mince, très mince.J’étais libéral, et j’avais un peu de misère: pas trop, car, je faisais des discours politiques, en temps d’élection; et ça me donnait $25, des fois $50 par discours.Ca m’aidait, mais il n’y avait pas d’élections aussi souvent que je l’aurais voulu.Puis, il me sembla que j’avais vieilli et engraissé.Je commençais à devenir important: j’avais pour beau-père un juge célèbre; je devins député, je devins plus important: je coudoyais les ministres, j’approuvais toutes leurs paroles, et je montais, je montais, je montais.tout en gonflant, comme la mer dans les barachois de la Gas-pcsic.Puis il me sembla que j’étais ministre: j’avais des frères: je plaçai mes frères.J’allai à Londres, j’allai au Japon, je devins familier avec les rois, les empereurs et les pontifes.Et tout le temps, je devenais de plus en joins important et j’arrondissais, j’arrondissais! J’écrivais dans les journaux, j'atteignais les gens, ils me répondaient.je me vantais, dans mes réponses.J’avais un beau-frère, je plaçai mon beau-frère: deux ou trois fois on voulut me sircr.Comme Joseph,—pas mon frère, tuais le Joseph de la Bible,—devant la femme de Putiphar, je refusai.Et je montais, je montais, je montais toujours! Quand je m’éveillai, M.le ministre, j’étais en dessous de mon lit.Un rêve, ça a toujours une signification; vous êtes savant, vous, pouvez-vous me dire ce que signifie le mien?Votre très humble, (Signé) ‘‘Louis Létourneault.” Gaspé, 10 juillet, 1910.Pierre Mathieu lut et relut cette étrange lettre et n‘y comprit rien de rien de rien.Il la posa sur son pupitre, et se remit à ouvrir d’autres enveloppes.Une demi heure plus tard, il avait affaire à écrire à son ministre: il y mit toute son attention; mais un importun vint le distraire de celle tâche absorbante.Le fâcheux parti.Pierre Mathieu prit sur sa table ce qu’il croyait être sa lettre, la glissa dans une enveloppe.l'adressa: ‘'L'honorable Rodolphe Lemieux, ministre des Postes, Ottawa.” En mute pour son dîner, il la jeta dans une boite postale.Le lendemain, Pierre Mathieu recevait sa démission : le pauvre, par malheur, avait mis la letlre morte avec la sienne, dans l’enveloppe destinée à M.Lemieux; et le ministre — crf imaginatif — avait cru tout bonnement que Mathieu avait voulu se payer sa tête.PATRICE GRANDVILLE.Choses d’Espagne Rien ne paraît être changé depuis quelques jours dans la situation espagnole.Fne dépêche de ce matin dit bien que le cardinal Ranipolla, l'an cieu secrétaire d’Etat de Léon XIII, aurait accepté de prendre provisoirement la direction de la politique papale, tandis que le cardinal Merry del Val conserverait le rang et le titre de sociétaire d'Etat, mais, dans toutes les crises qui mettent aux prises la diplomatie pontificale et les gouvernements hostiles, on annonce toujours la retraite prochaine du secrétaire d'Etat en exercice.C’est un truc vieux comme les agences télégraphiques.U est très vraisemblable cependant que le cardinal Ranipolla, qui a été longtemps nonce pontifical â Madrid, qui a une très longue expérience des choses de Rome et d'Espagne, soit spécialement consulté sur la situation ae-tuelle, de même que le cardinal Vives y Tuto.oui est un Espagnol d’origine.L’HON.M.JOSEPH DUBÜC Ancien ministre, pendant trente ans juge en chef du Mani toba, il prépare des mémoires relatifs à l’histoire de cette province LES FÊTES DU lUe CENTENAIRE AU SAULT-AU-RECOLLET Elles sont inaugurées superbement, hier soir, par un banquet, des discours, un concert et une fête de charité M.Joseph Pubuc, pendant trente nns Juge en Chef du Manitoba, maintenant à la retraite, et qui fut tour à tour, député fédéral aussi bien que provincial, ministre.Président de la Chambre et même journaliste ( "le journalisme mène à tout.pourvu qu’on en sorte”), est de passage à Montréal, retour de San-Diégo (Californie) où il a passé l'hiver.Soit dit tout d’abord, pour la plus glande gloire de l’Amérique, M.Dubuc, qui a visité le sud de la France, l'Italie et jusqu'à l’Algérie, assure qu'aucun ]»ays n’est aussi beau que le sud californien.M.Dubuc est un homme modeste et un charmant causeur: on tant qu’hom-me modeste, il n pour l’interview comine on la fait de nos Jours, une répugnance qui lui fait honneur, (pas à l'interview 1 ) mais', en tant que charmant causeur, il parle volontiers des trente années de l’histoire de la Province du Manitoba qu’il vu défiler sous ses yeux d'observateur, mieux : auxquelles il a pris part.et l’indiscrétion professionnelle du journaliste fait le reste.Camarade de classe, nu Collège de Montréal, en IKfiS, de Louis Riel, dont il organisern plus tard les luttes électorales, docteur en droit civil do l’F-niversité McGill en IXfifi.il allait, l’année suivante, s'établir au Manitoba, où l'attendait une brillante carrière.Son premier voyage dans l’Ouest mérite d’être raconté : pour aller de Montréal à Winnipeg, il mit dix-sept jours.Il se rendit d’abord, en chemin de fer, d’ieî à Saint-Paul (Minnesota).De là, il se fil conduire à Saint-Cloud, quelques milles plus loin, où il prit place dans une diligence qui le déposa à McAuleyville.Des Métis le v0iturè-rent ensuite jusqu’à Sainte-Croix, quelque soixante milles, et une nouvelle équipe de Métis le transportèrent de là à Georgetown, où il put prendre passage à bord d'un bateau à vapeur, le seul, qui faisait le service entre Saint-Paul et Winnipeg, sur la rivière Rouge, et.treize jours après son départ, il débarquait à Winnipeg, bourg de deux cents âmes.Au moment de son arrivée à Winnipeg.juin 1870, e’était le Gouvernement provisoire do Riel qui était aux affaires dans l’Ouest.In mois plus tard, 15 juillet.av'uit lieu le transfert du pays par l’Angleterre au Canada ; aux termes de l’Acte rie In Confédération, la Province du Manitoba était créée, e< divisée en vingt-quatre districts électoraux (clic en compte aujourd’hui quarante et un).M.Joseph Dubuc fut élu député conservateur nu Parlement, provincial dès la première élection, en -oütomne 1870.Et il devenait bientôt Ministre et Procureur-général.En 1874.dans le cabinet «Girard.il était élu Président de la Chambre, fonctions qu’il résigna quatre ans plus tard pour, en 1878.aller représenter le comté de Provenrher nu Parlement fédéral.L’année suivante il était fait Juge en chef de la Province du Manitoba.Il siégea pendant trente ans.car 11 ne prit sa retraite vu'au mois dé novembre dernier.L®8 exigences de la politique et de de la magistrature ü’enqrêebèrent pas M.Dubuc de s'intéresser vivement aux choses de l'enseignement : il fut membre du Conseil universitaire de l’Fni-versité du Manitoba, depuis 1877 jusqu'en 1888, alors qu’il devint Vice-( hanoelier de la même université, fonctions qu il „ toujours remplies depuis.Avant d’aller se fixer dans l’Ouest, M.Joseph Dubuc fut attaché à ln rédaction de la “Minerve”, où, dit-il, humblement, il traduisait les dépêches et faisait des bouts d’articles.Fixé à Winnipeg, i| devînt correspondant mn-nitobain de son journal et, rémunéré, comme le sont encore aujourd’hui les correspondants des grands journaux dans les petites villes, par un abonnement " à titre gracieux”, il dénonça les fourberies qu’inventaient contre les Metis et le clergé, pour s’en faire dos arguments politiques, les journaux ontariens.Possédant très bien la “question métis , M.Dubuc, collaborateur anonyme, a apporte à la partie de la "Vio de Mgr l'aché” de Dom Benoit, qui traite de ce sujet, de précieux maté-rieu x.Porté a« gouvernement de la Province du Manitoba dès sa création ; mêlé pendant trente ans à tous les événements de l’Ouest canadien, et y prenant une part active; ami et confident de Louis lliel, dont il organisait lui-même les élections, M, Dubuc connaît l’histoire de cette province, pour ainsi parler, jusque dans les coulisses de fond, et II est servi par un rare mémoire.Chaque événement, chaque fait est encore présent à son esprit ; il discerne les causes qui l’ont provoqué, et il étuctijt les Conséquences qui en ont découlé.Avec toutes les fiches que vous poss scilez sur les gens et les choses, et la connaissance personnelle que vous avez, de ce pays et de cotte époque, n’nllez-vous pas écrire l'histoire du Manitoba ?‘‘Ecrire Phistoire.,” lui .omble un peu prétentieux.Il se contentera, quand sa santé sera complètement rétablie, de rédiger des mémoires relatifs à I histoire de ln Province du Manitoba, surtout pour ce .ni „ trait aux rapports de la langue f'arc i '-e et do la religion avec; le Gouvernement ; c'est-à-dire, ce qui nous inté-ess,, phis Particulièrement.nous Canadien brnn-çaiw catholiques.M.Joseph Dubuc, qui rt aussi trouvé le temps de s’intéresser aux choses de 1 esprit.aime à comparer le mouvement littéraire d'il y a vingt ou tren-‘e nns avec la production actuelle'; mais, soit qu il ne veuille pas pasPer pour un admirateur irréductible du "bon vieil x temps”, soit qu’il craigne, en le flattant, de blesser i'epiitenne toujours sensible des “gcndelcttres”.il m'a prié de ne pns parler Je ces choses.Et il faut bien, quand t’est possible, être discret, si Ton ne vee.t pas sn fermer toutes les.bouches.L.L.Les “Coeurs-Unis” soleil du mois de juin.(.'es relations personnelles doivent fa cilitet le travail commun, encore que les loges n’aient officiellement, croy- La loge “Les Cœurs-Unis” fait un peu parler d’elle de ce temps-ci.Elle ax ait déjà acquis une certaine notoriété lors de l’enquête sur l’administration municipale.On se rappelle que l’un de scs principaux membres, M.Pierre Leclerc, qui en est aujourd’hui le Vénérable d’honneur, refusa de répondre à une question de M.Enflamme, sous prétexte qu'il était lié par le serment maçonnique.L’incident fit même beaucoup de bruit à l’époque.ons-nous, aucun rapport entre elles.“Force et Courage” est une filiale de “l’Emancipation'’.Elle n été fondée par un certain nombre de maçons qui trouvaient que les indiscrets se faisaient trop nombreux à “l’Emancipation” et qui souhaitaient la constitution d’une société mieux gardée.Ce qui ne nous empêchern pas, quel-qu un de ees jours, de donner sur “Force et Courage” dos détails qui ne manqueront pas d’intérêt.O.H.Les “Cœurs-Unis” sont complètement distincts de ^‘Emancipation”.C’est une loge qui travaille en fran çais, mais qui appartient au rite anglais, alors que ^'Emancipation” et “Force et Courage” relèvent du “Grand-Orient” de France.Les "('murs-l nis” existent depuis fort longtemps.Ils tiennent beaucoup moins au secret et au mystère que ne le faisait 1’" Emancipation”.Les journaux ont assez souvent publié la liste de leurs principaux dignitaires et la loge parait avoir récemment décidé de se mettre à.l’affiehe.Elle a trois ou Sur le pont d’Avignon.Qu’est-ce que les gens de l'Ouest vont penser de la Providence qui envoie de la pluie pendant un discours de Sir Wilfrid Laurier ?Il est absolument fnu.x qu’Ulric Bar-the ait été envoyé dans l’Ouest par les Nationalistes pour empêcher sir Wilfrid Laurier de parier.quatre Frères qui ne craignent pas la publicité rt elle en profite.Les “Cœurs-Unis” semblent surtout se recruter parmi les employés rte magasins, les comptables et les ouvriers, quoiqu'ils comptent parmi eux certains membres des professions libérales, tel M.le notaire Chs.-J.-E.Charlmnneau.l’un de leurs plus fidèles et de leurs plus actifs sociétaires.Bs mènent actuellement une très active campagne de propagande dans la partie Est de la ville.Fne autre loge française appartenant au rite anglai", la loge “Dénéchaud”, travaille à côté des “Cœurs-Unis”.Elle compte parmi ses membres un certain nombre d’hommes d’affaires et de profession.Ces deux loges, encore une fois, n'appartiennent pas à la même obédience que l’"Emancipation” et ‘'Force et Courage”, et l'ancien Grand Maître de la Grande Loge de la province de Québec, notre confrère Chambers de Québec, a jadis excommunié l'“Emancipation" pour empiètement, de juridiction, ainsi qu’on l'a récemment rappelé.Ceci n'empéche pas certains Frères des deux rites d’entretenir de fort cor diales relations.Tel Frère, parmi les plus actifs, appartient à la fois à “l’Emancipation” et aux “Cœurs-Fnis”; tel autre, entré à "l'Emancipation” voici quelques mois, posait ré cemment sn candidature aux "Cœurs-rnis”; un troisième, qui a fait une belle carrière dans les‘‘Cœurs-U ni*”,était proposé à “l'Emancipation” dans l’une des séances uni ont nrécédé le coup de Au moins, est-ce le vrai Beansey que l’on va produire nu Readoscope?Faudrait-il une forte mine pour faire sauter notre bourse aux mines ?Le rhef < ampeau n'a pas dit combien il en coûterait à la ville pour organiser à la Bourse un service effectif de détectives.I.e public y est plus en danger que dans 1rs nouveaux quartiers.Mtre I).A.esf ministériel, mais le gouvernement ne lui laisse exercer aucun patronage dans Montcalm.Ce qu’il rage, ce pauvre |).A.Medéric Martin commence à dire à ses amis que la question de la marine est impopulaire.Si Médérie le constate, jugez du peu! Le Dr Choquette sera l’historien de sir (.orner comme M.L.-O.David l’a été de sir Wilfrid.Nos deux “sirs” sont bien lot is ! Maigre les efforts d’imagination de Jos.Lamarche, le seul pont où les taux de péage soient abolis est encore le l’ont d’Avignon ! ! ! Et le chèque du notaire C'harbon-neail, ou en est-il dans sa course où se loge-t-il?( est sous un angle nouveau que s'ouvrira l’enquête M dette, s’écrie Dan McAvoy.Ue deux maux il faut choisir le moindre, disent les ministériels pour sauver Laurier.Non pas.il faut les guérir tous les deux! AVIS.— Ne vous gênez pas, les amis, les taux de péage sont ici abolis.V/ENCE8LAS.Gardien du pont.FETE VENITIENNE CE SOIR Les fêtes du troisième centenaire de la découverte de la Uivière-des-Piailles sont ouverte* depuis hier soir, et les résidents des jolies paroisses de la rive sont en liesse.L’ouverture des ré-jouissanoes a eu lieu à la résidence Saint-Janvier, Sault-au-Récollet.Un copieux banquet, un concert en plein air et des discours composaient un programme charmant et le millier de personnes qui ont envahis les jardins des bonnes Sœurs de la Miséricorde pour assister à cette première soiree d’un triduum patriotique sont reparties enchantées de leur aimable hospitalité.Le décor de ces fêtes est magnifique: l n bocage situé sur une pointe de terre d’où l’on peut suivre les jolies méandres de la rivière.A mesure que la nuit tombe, des torches sont allumées dans les jardins dont les grands arbres abritent plusieurs centaines d'enfants de la paroisse que les hasards de la vie avaient tenus depuis longtemps éloignés de ces parages, LE BANQUET Le banquet fut servi dans une grande salle, mais le nombre des convives étaient tel qu'il fallut en faire trois groupes qui firent tous honneur au délicieux menu des bonnes sœurs.Ln décoration des tables était faite avec goût et^ pour le service l’on avait eu l’idée d’enrégimenter les plus jolies filles des environs, ce qui ne fit aucun tort à I appétit des invités.A la table d'honneur présidait M.le maire Frigon ; on remarquait à ses côtes Mgr Racieot, évêque auxiliaire, l’hon.sénateur David, M.le curé Beaubien, M.l’abbé Dupuis, aumônier des Sœurs du Sacré-Cœur, Madams Frigon.Aux autres tables; les RR.PP.Lussier, SI, assistant maître des novices; M.Martineau.S.J., M.l’abbé George Dugas, ancien curé de Sainte-Anne des Plaines, M.l’abbé Belleney, représentant de la “Croix” de Paris, le R P.F.\.Lefebvre, O.M.I., M T.P.Sénécal.W.Lefebvre et Madame Lefebvre.Mme T.-P.Sénécal, M L.-E P.Desrosiers, de West mount, M.et Mme Ferd.Pauzé, M.et Mme E.Lamy M.et Mme If.Prieur, M.et Mme J A.Lefebvre.M.J.-A.lïéniger, du Devoir M.W.Lévesque, député de Laval à Québec, M.J.-L.Nation, Mme J.tL Renaud, M.Jules Painchaud, M.Montarville R.de La Bruère.directeur du service des informât inns nu “De voir .Maurice Mofisset, de la “Presse .M.1.E.Lefebvre, de la “Patrie , M.Arthur Déguisé, M.Séguin.député de Sainte Marie à Québec, M.Jos.Bernard, du ‘"Devoir”, M.l'abbé Théo.Robert, M.L.-A.Moris-set, courtier d'Ottawa, M.J.Brous-seau.M.R.Handfield, M.l'échevin Bastien, M J.-T Lamothe, avocat, MM.J.-R.-D.(.égaré, A.Lalande.J.0.Mailhet, M.A.Cover.G.des Trois-Maisons.George Gonthier, 0.Collerette.' R.-A.Côté, Jos.Besnard, W.Cor-beil.etc.lœs dames patronnasses organisatrices du banquet étaient Mesdames G.Defoy, Dr Desrosiers, Dr Pelletier, II.Lesage, Patenaude, F.Turcot, Déroute, M.Corbeil, Dubreuil, Rroussonu.1.emond.Elles étaient assistées de Mesdemoiselles Dubreuil, A.Lachapelle.F- Lachapelle, Bélair.Philippa et Anita Corbeil, Trépanier, Defoy.Dwyer, Adrienne Corbeil, Jeanne Berthelet, D.Bélair.A.Bélair, M.Courtois, A.Lavoie, B.Lavoie.Alice Lavoie, Agnès Faulkner, B.Faulkner, Ev.Lachapelle, A.Lâcha pelle.Mmes G.Miller, K, Prévost, Marguerite Dwyer, Rose Maillé, Trépanier, S.Di («marteau.On eut l’heureuse idée de remettre les discours jusqu à l’heure du concert, et il n’y eut que deux santés, celle du Pape et celle du Roi, qui lurent portées dans la salle du banquet.LA SANTE DE PIE X MM.les curés Beaubien et Dupuis fuient les proposeur et secondeur de la santé à Pie N.Ils firent de jolis discours, célébrant les vertus du pontife qui préside aux destinés de l’Eglise, et évoquèrent les souvenirs de Rome et du collège canadien.LA SANTE DU ROI \ l’occasion de la santé du Roi, M.Weneeslas Uwesque.député de Laval à la Législature, fit l’éloge du monarque dont le premier acte publie après son avènement au trône d’Angleterre fut de demander la suppression fies termes injurieux pour les catholiques que renfermait l'ancienne formule du ser ment du roi.Puis faisant une digression, M.Lévesque proclama que dans la province fie Québec, en dépif des aftaques sournoises d'un méchant petit groupe, l’esprit d'irréligion ne sévissait, pas encore et que 1rs Canadiens-français catholiques étaient heureux rie constater qu’ils sont plus libres fie pratiquer leur foi sous la protection de la couronne britannique que ne le sont chez eux les |>eiiples lutins de la vieille Europe.LE CONCERT Quelques instants plus tard, les accents d’une voix superbe nous appelaient dans les jardins où le concert commençait.chant, l’orchestre, une saynette classique, et le» discours tinrent les auditeurs sous le charme pendant plus d’une heure.Le concert avait été habilement organisé par Mme Elzéar Dérûme, de Ahuntsic.Les exécutantes ont été Mme A.Brunei, dans “la chanson de la Napolitaine ”, de L.-L Battman ’; Madame Desmalais, n chanté avec art “la Nuit resplendiHsante”.de Gounod et en rappel “ l’Amour est enfant de Bohême”, tiré de Carmen.Accompagnatrices.Mlle B.Bayard, Mlle Rita Lanctôt ; l’“ Africaine”, de Meyerbeer a été bien chanté par Mme T.C, 1-e-mnire ; le dialogue par Mlle Alice La vigne et M.Paul Coutlée a été récité avec verve et les applaudissements du publie reconnurent le mérite des ac leurs.M.L'ABBE BELLENEY L’heure des discours était arrivée.En réponse au toast “ à nos hôtes ”, M.Croix ” fie Paris, fut invité à prendre l’abbé Belleney.représentant de “ La la parole.11 improvisa une harangue patriotique qui restera longtemps dans la mémoire de ceux qui l’ont entendue.à oici un pâle résumé de ce discours ; De l’autre côté de l’océan, il est une grande nation, la France, ma mère et votre grand’mère.Parmi les bons catholiques de la France, nous croyons à l’avenir de notre pays parce que nous croyons à son passé.Son Passé nous parle de Charlemagne et do Saint-Louis, des croisades, et de ces expéditions colonisatrices et évangélisa-t rices qui ont valu le Canada à l’église.Sur cette terre si belle de la Nouvelle France, et à cet endroit même d’où je vous adresse la parole, les pionniers et les missionnaires ont, versé leurs sueurs el leur sang pour le Christ et pour la France.Et je me dis qu’il reste bien encore quelques gouttes de ce sang vermeil qui a fait de si grandes choses pour votre patrie, et ces quelques gouttes suffiront à sauver la France.” Bientôt arriveront parmi vous, les représentants de la phalange catholique française.\ ous les reconnaîtrez, à leur regard, à la fois vif et bienveillant, à la parole aimable et franche, à la démarche noble et digne.Ils vous diront Canadiens, nous vous reconnaissons bien ; vous êtes nos frères puisque nous descendons des mêmes ancêtres.” “ En nttendant, je bois aux Canadiens dont la santé est forte iff durera longtemps.” M.J.-A.E.GRAVEL M.J.A.E.Gravel, l’un des organisateurs fies fêtes de la Rivière des J’rairies.fut l’orateur suivant.Il célébra la gloire des découvreurs et de» martyrs qui ont illustré ce petit coin de terre.V oici quelques uns des faits historiques dont il rappela le souvenir : Trent e-ri eux ans avant la fondation de Montréal, deux ans seulement après la fondation de Québec-, c’est-à-dire en 1610, un jeune Français du nom de Des l’rairies découvrait la rivière qui sépare l’ilo Jésus de l’Me de Montréal et donnait son nom à ce bras du Saint -Laurent.Le second événement historique fut la célébrataion du Saint-Sacrifice ris la messe sur les bords de la rivière.J7 ans axant ln fondation de Montréal.Le troisième fait mémorable est la mort du Père Viel, noyé malicieusement dans la rivière des Prairie- par des sauvages, en 1625.Le père \ iet fut.précipité à l’eau avec son petit disciple Ahuntsic.au dernier sault.en descendant à Montréal.J,e discours de M.Gravel fut fort applaudi.M.LE SENATEUR DAVID M.le sénateur David, un enfant de la paroisse, fut le dernier orateur de la soirée.Il rappela les premiers faits historiques des paroisses qui bordent la Rivière des Prairies.La colonie hu-ronne, la chapelle et le vieux fort bâtis par les Sulpiciens pour servir de refttge â la Nation décimée par les lr quota ; les premiers établissements de colons, leurs travaux, leurs ennuis à cause de l’ivrognerie qui commençait à décimer les Durons, enfin le départ, de la colonie des sauvages pour le Lan des Deux-Montagnes.L’orateur fait ressortir les progrès accomplis depuis les derniers cent ans, il parle des familles Racieot, qui a donné un évêque à l’Eglise, Lachapelle, dont l’un des commissaires do Montréal porte le nom.Laporte, dont l’ex-maire fie Montréal était un des descendant-s.\1.le sénateur David entrevoit un avenir brillant pour cette partie de Pile de, Montréal baignée par la Rivière des Prairie.Quand le canal de la Bain Géorgienne sera construit, le Sault-au-Récollet sera l’un des endroits les plus actifs du port do Montréal.Puis l’orateur termine son discours par une tirade patriotique, disant que l’idéal du Canadien s’il veut rester fitlèle à son passé et devenu un peuple fort et prospère, doit toujours être Religion et.Patrie.Après la série des discours, la fête se continua encore aux sons des joyeuses fanfares et aux bruit des rires de la foule s’amusant aux enchères rte charité et aux roues de fortunes qui firent d'excellentes affaires nu profit des pauvres.Puis, après phi sieurs heures passées on aimable compagnie, l’on se dispersa vers les minuit, en se promettant bien de revenir pendant les (êtes du Triduum patriotique visiter l’endroit historique du Sault-au Récollet.La fanfare Saint-Char les, dit Sault-art-Récollet a exécuté les plus jolis morceaux de son répertoire sous la direction de son directeur, M.Avila Pré vost.LES ORGANISATEURS Le comité executif des fêtes se composait de MM.les maires Frigon et Valade.J.-A.-E.Gravel, James Hew-ton, F.-J.Brousseau, G.Charbonneau, W.Lefebvre, trésorier et J.-G.Nation, secrétaire.Celui du banquet de M.J.A.-A.Gravel, d’Ahuntsic, président.el de MM.Boismenu.de la maison Alphonse Racine, capt.Nadon et Théo.Lanctôt.FETE VENITIENNE CE SOIR Ce soir, il y aura grande fête vénitienne.et concours d’illumination des chaloupes: 1er prix, une coupe, don de M.A.Frigon; Jème, médaille, don du Dr Desrosiers ; Sème, médaille, don de M.A.Champagne ; yachts, prix, une coupe, don de M.Fted.Bouillon.Juges du concours: MM.Dr Desrosiers, Alphonse Champagne, Dr Pelletier.TOMBOLA REMISE T.a grande tombola annoncée pour le 10 et le 11 août, au profit de la Crèche Saint-Janvier au Sault-au-Réeol-let est remise à hindi le 15 à cause de mauvaise températire.Si le temps est mauvais lundi le 15 la tombola aura lieu le 16 mardi. B LE DEVOIR, Vendredi, 12 Àoû, 1910.LES FINANCES MUNICIPALES LE TRESORIER M.W.ROBE REPOND A UN JOURNAL QUI DECLARAIT QUE LE TRESOR EST VIDE.M.W.Robb, trésorier municipal, écrit il la “Gazette” une lettre où il répond à un journal du soir, qui déclarait que le Trésor est vide.Voici les faits, tels qu’il les rétablit: Le i «venu total do l'année, estimé à $ô,9S:t,7Sl, a été approprié avant qu'aucun travail aît été exécuté et qu'aucune dépense ait été faite.On a aussi approprié une somme de $4,867,000, le produit d'un emprunt, soit au total $10,800,781 dont chaque dollar est d'avance affecté à une fin définie et sera dépensé pour cette fin, seulement, quel que soit, par ailleurs, l’état financier de la Ville.Le revenu comprend la réserve de 11 p.o., pour parer à l’imprévu, qui se chiffrait, cette année, à $178,000.Si les besoins spéciaux de la Ville épuisent cette source avant la fin de 'l'année, il ne restera pas naturellement ! les fonds nécessaires pour acquitter les réclamations subséquentes ; mais au |cas où, dans ces circonstances, un jugement serait rendu contre la ^ ille, il est absurde de supposer que celle-ci ne pourrait pas y satisfaire.Il faut bien comprendre que les mots •‘pas de fonds”, en parlant de l'admi nistration municipale, ne veulent pas dire que le Trésor est vide, mais signifient que tout le revenu a été dépensé pour les fins pour lesquelles il avait été volé.Le marché est une chose très mobile, sur qui parfois un fait insignifiant en apparence produit des fluctuations appréciables, et des nouvelles comme celle que M.Kobb corrige.ne sauraient être de nature à augmenter le crédit de lift Ville.L’ORAGE ÉLECTRIQUE D’HIER LA FOUDRE TOMBE SUR LE CLOCHER DE L’EGLISE ST ANDRE ET LES POMPIERS ETEIGNENT UN COMMENCEMENT D INCENDIE.Au cours du violent orage qui s*e«t déchaîné sur Ia ville, hier après-midi, la foudre a frappé h* clocher de réalise Saint-André, Côte du Henvei’ Hall et on crut un moment que lY-jlise entière deviendrait la proie des flammes.Le gardien de l'église ••tait .1 table avec sa famille dans le soubassement quand les lumières électriques s'éteigm-ront subitement et un des fils d 1 gardien se plaignit d’un choc électrique.Au même moment qimLnj un du dehors v int avertir que le clocher etnit en feu.J.e gardien tenta d’aller éteindre le feu avec des extincteurs, n ui- hit it poussé par une fumée aveuglante.Haï bonheur les pompiers stmmrent et purent éteindre les flammes avant que des dégâts se luss nt produits.Les pertes sont insignifiantes.Il est tombé hier matin, I pouce (l'J de pluie et le court orage de 1 après- midi en a ’aissr t u/djer 0/N de p.ce qui est énorme pour un orage tie si peu de durée.Plusieurs caves ont été inondées à la Pointe Saint t’h.iiles, mais les dégâts sont de peu I impôt* tance.I 11 cheval attelé à une votuire fie brasserie prit le mors aux carré < hnboillcz.Le cocher fut précipité sur le sol et s'évanouit.Il fut transporté à l’hôpital \ot re-Dame ou son état n’offre aucun danger.I n officier p.m.Passage $1.00.DIMANCHES A 9 a.m.— A ap.‘‘Terrebonne'’ pour Sorel, retour 4 8.30 p.m.i Passage $1.00.Des arrMs sont faits aux places intermédiaires.Demi tnrif pour enfants.Re-P» '* ' (- » s-.¦- pour Lavaltrle.Retour 4 TJto pour Derthier et § 8 éV 1^™ A 1 I pas 50c et autres rafraichessenients servis à bord aux prix de la ville.'I \RIKS 2 /X H h- A I IV H A «ON MARCHE SPECIAUX PO f R EXCURSIONS DU SAMEDI Ai ir\l»l I— / \l I /"AI IX C.Ï-ELIN A QCIJIFC CORNU-AI J.PRESCOTT.T.RS MILLE II.ES ET KIXGSON.Bureau des billets ou ville.12G-128 rue S.-Jacques.Poste».en face do ITJôtel de» LES PRISONNIERS PARTIRONT DE QUEBEC APRES LE 15 AOUT, PRO BABLEMENT LE 18.Québec, 12.— Al.Morin, gouverneur de la prison de Quétiec, a déclaré au j repr* .entant de la “Gazette”, qu’il : avait définitivement été décidé de faire j parti Je Docteur Criiqien et Miss Le-| Néve, pour l’Angleterre, à bord du pre-! mier navire qui quittera Québec, après le 15 courant.Trois paquebots sont signalés corn nie devant partir de Montréal, le jeudi IS: Je “Koval Edward ”, 1® “ Lake Manitoba” et 1 ‘‘ ‘ At henia ’ Etan’ donné son allure, c’est le “Royal Edward ” qui, sunjiut toutes probabilités, aura l'Honneur (?) de reconduire le couple intéressant.l’ne curiosité malsaine a conduit plus de t r is mille personnes, visiter la prison depuis l'arrestation, elles doivent d’ailleurs Fe contenter d’admirer les murs tie 1 edifice en restant «tans leurs voitures.Personne, sauf le gouverneur, la matronne, et deux gardes, n ’a vu les | j prisonniers.SERVICE SUBURBAIN Montréal et Vaudreuil M0NTREAL-QUEBEC-LIVERP00L, MOINS DE QUATRE JOURS EN PIER Petites Nouvelles Canadiennes EDIFICE MUNICIPAL INCENDIE Morrisburg, Ont., 12.—L’édifice mu nicipal, une des plus vieilles construe- I fions du village a été hier la proie des i flammes.C’était un bâtiment en bori qui datait de 50 aus.Les causes de j l'incendie sont inconnues.Les perte-,; s'élèvent à $2,000, aucune archive n'a I été détruite, celles-ci n'étant pas cou-! tervées à l'édifice municipal.SUICIDE SENSATIONNEL.Niagara Falls, N.Y., 12 août.- Un i homme que, l’on croit être M.Charles | E.Ktolz de Buffalo s'est suicidé hier en passant la rivière à gué près de Prospect Point d’où le courant l’a entraîné vers la chute, (.'et incident s’est produit devant une foule de touristes.On a pu établir l’identité du mulluv.leux grâce aux papiers qu’il avait dans scs poches.TERRIBLE ACCIDENT Madoc, Ont., 12 août.— Herbert Eg-gleton de Bannockburn, a été tué hier après-midi alors qu’il ramenait sa batteuse à Madoc.Voulant passer le pont situé sur le cours d’eau Rohinsou le pont s’écroula entraînant avec lui | l’homme et la machine.Eggleton a été! tué sur le coup.FERMIER EMPOISONNE Charlottetown, P.E.I., 12 août.— Un fermi?r de Lincoln, Frank Kelly, est tombé gravement malade tandis qu’il arrosait tes plants de pommes de terre, avec du vert de Paris dissous dans de l'eau.On suppose qu’au cours de l'opération il aura absorbé accidentellement une portion du poison.Il est mort quelques heures après.IMPRUDENCE COUPABLE Région, Sask., 12 août.— Un petit vendeur de journaux russe, Tony lla-gel, a été grièvement blessé par un n oui nu Wollneoff, restaurateur.Gelui-et s'amusait avec une arme à fea et faisait jouer la gâchette, croyant que lo fusil n’était pas chargé.L-coup partit, et, alla frapper llagel en pleine poitrine.L'état de la victime est désespéré.FATALE IVRESSE Beaverton, Ont., 12 août.— Un,indien de Midland, Scott Barnhardt, alors qu'il était ivre, est tombé d’un train d’excursion du Grand-Tronc.Le train retournait de Peterborough à Midland.Le docteur Grant, médecin de la Compagnie, fut appelé à donner ses soins à la victime qui est dans un état désespéré.Les Marchés PRODUITS DE LA FERME Ce bon -Iules Allard, si disait hier.Wonecslas, s’il ne passe sur le pont d'Avignon, personne n’y passera plus! Montréal, mercredi soir.FROMAGE: Keen 9299 boites contre 11)020 l'an dernier à pareille date.Marché ferme.On cote 11 à 11%, rt 10 3-4 à 10 7-8 pour produit de l’Ouest et de 1 Est respectivement.BEUR RE: Keen 5932 paquets contre 6348 paquets l’an dernier.Le marché reste invariable à 22 1-41 pour le gros et 23 pour l’épicier.OEUFS: Rei-u 101.) boites, l'année dernière à | la même date 679.l’as de changement important dans j les prix.On cote: Choix — 21.à 22c.Straight — J 8c.Conserves, — 12 à 12c 1-2.MIEL: Le miel est calme et on ne prévoit pas de changement prochain.Ou cote: Miel blanc, trèfle, 14 à 15e.Coloré — lie 1-2 à 12c 1-2.Extrait blanc — 10 1-4 à lie.Miel de Sarrazin, 7 à Je 16.SIROP ET SUCRE D’ERABLE sans changement.Sirop, seau en bois, 6c lb.En chaudière 6c1 j.Sucre d’érable, 10 à Uc lb.Fèves, SI.80 à SI 92 1-2 le minot.New-York, 4 août.— Beurre ferme.7077 paquets.Ou cote: Crémerie choix —29 1-4.Extra — 28 1-4 à 28 3-4.Seconde qualité, 24 à 27c.Beurre de cuisine, 22 à 27e.Beurre de l'Ouest.24 à 25c.Oeufs, reçu 10776 boites.FROMAGE : Reçu 7-856.On cote: Crème, 15 à 16e.Fantaisie, 14c 1-2.Fromage blane, 2 1-2 à 12c 1-2.Liverpool, 4 août .— Fromage canadien.blanc, de choix, finis — 54s.Coloré do choix, frais — 56s.Coloré, do choix, vieux, 56s.Blanc, de choix, vieux, 60s.EK FROMAGE Al \ ENCHERES M- Aug.T rude] a vendu aux enchères.hier après-midi, an board of Trade, 888 boîtes de fromage blanc, de choix, à Lovell & Christmas, au prix de 10e I 2.656 btes blanc No I à GJVWorring ton.à 10c 3-8.413 btes coloré, de choix, à Lovell & Christmas, à 10c 9-16.381 btes coloré.No 1 à Hodgson Bros, à 10c 8-16.87 btes coloré.No 2, à A.McCullough éc Co, à 10c 5-16.Empress of Ireland .12 août, 9 sept.Lake Manitoba .18 août, 15 sept.Empress of Britain 26 août, 23 sept.Lake Champlain.1er sept., 29 sept.TAUX.— Steamers Empress, lève classe.$90 et plus, seconde classe, $51.25 et plus.Steamers des lacs.—Cabine d’une seule classe, taux de seconde, $47.50 et plus.BilDts et renseignements obtenus do n’importe quel agent de navigation ou de W.G.ANNABLE, Agent général «les passagers.WM.WEBBER, Agent des passagers.3 et 5 édifice du Board of Trade.I Toutes ies stations.Pointe Claire, Beacons-field et Ste-Anne.Toutes les stations.Ste-Anne et Vaudreuil.Toutes les stations.Parc DOMINION REENGAGEMENT DE M.ET MME BEGUE de la troupe d’opéra du Métropolltan à New-York Excellent Programme de Vaudeville FEUX D’ARTIFICE LE SAMEDI SOIR JEUDI.VENDREDI ET SAMEDI FETE DE L'UNION BELGE A OMISSION : lt)(.HUILE—J'offre en vente 60,000 U parts dans une des meilleures I propositions sur le marché, 25cts.L la part.E Toute information sur demande.J.W.MICHAUD, Z'iï- 205 S.-JACQUES.Téléphone Bell, Main 550(1 DOMINION GOAL CO.-I.ÏMITKl)- M1KECRS ET EXPEDITEURS DK CHARBON DOMINION pour VAPEURS Crime, brut (run of mine), inctanco tb.acKj Pour rencelgnemonts s'adresser aux BUREAUX DE VENTE, lii Sut S.-JacqUM, Montréal Téléehon» Mat» «481.LISEZ ET AGISSEZ Notaires et avocats de la campagne qui désire/, faire—non une spéculation—mais un placement sfiret productif, pour vous et vos clients, écrive/ immédiatement pour informations à Boite KKt “Le Devoir.” SAMEDI- 12.15 P.M.1.20 P.M.1.30 P.M.4.00 P.M.4.15 P.M.6.15 P.M.11.15 P.M.AGREABLES EXCURSIONS DE FIN DE SEMAINE.Ttnicla penneltnnt do parllr le samedi et lo dimanche, et do revenir jusqu'au lundi suivant, pour les diverses stations, Excursions de Moissonneurs -AU- NORD-OUEST CANADIEN LE 23 AOUT.$10.00 A MY>o»pja\v Saskatoon et l’ysl.— I arifs réduits proportionnellement pout autres stations, y compris MacLeod.( al gary et Kdmonton.Réunion tics Vieux Trifluviens Trois-Rivières $2.50 Billets d'aller et retour en vente, bons pour départ le 15 août, et retoui jusqu’au 17 août 1910.EXPOSITIONS TORONTO ET RETOUR Lo H ot 5 septembre .$ 7,no Septembre.2, I.6.7, S.tO.Oti Limite rie retour, 13 septembre 3 910 SHERBROOKE ET RETOUR 3août et 1er septembre .jp2.40 129, 30 août et 2 et 3 sept.3.2l Limite tie retour, 5 septembre.Service des Trains entre Files et rem-branchement du St-Maurlce.\ pertir de dimanche.Il août, un service direct entre Trois-Iliviéros et Crand'Mhre sera inauguré par Shawini-gan Fall».BUH K AU DF, S UILLETS F.N YII.LK 21H rue Saint-Jacques.Phones Main 3732-3738, ou aux gare» Windsor et Yi-ger.ri TTTrcrnwTFtt ü ¦fliliiüL.VOYAGES FIN DE SEMAINE A BON MARCHE DK monthkai.llrockville.$3.90 Cornwall .$2.IS Ottawa.3.15 Québec .5.OU Sherbrooke.8.30 S.-Jean .1.00 S.-lfyacint he.1.30 Valloylield 1.15 Four autres endroits, voyez les brochu-ret.les d'excursion do fin rin semaine, quo vous pouvez, vous procurer aux bureaux du (L T.IL EXCURSIONS DE MOISSONNEURS à Winnipeg, Earl, Sask., Saskatoon, Warman, Swan River.et Station» Intermédiaire», VIA CM le AGO FT DULUTH $10.00 PARC ROYAI, EIMM AIil) (Il,14 CtlfOJS ItOISi H ARDY, le phic- célèbre des équilibrisles sur fil de fer élevé, a été engagé pour une semaine encore et, donnera des représentations tous les jours., Ne manquez pas celle 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trouva les deux lanternes, disposées face à la mer.Elles étaient de fabrication assez grossière, niais faites de telle sorte qu’elles ne laissaient filtrer aucun rayon, ni en arrière, ni sur les entés: manifestement.Kerdok les Avaient confectionnées lui-même.Au moment île les enlever, l'ingénieur se ravisa.Il ne pouvait plus y avoir surprise, tout le inonde étant sur pied dans la forteresse.Si donc les Japonais débarquaient.l'accueil qu'ils allaient- recevoir les dégoûterait pour longtemps de revenir, et mieux valait que l'expérience eût lieu cette nuit- là.Et Maurice Rinihaut laissa les deux lanternes à leur place.l’uis.de retour auprès du capitaine Broadway et lui ayant rendu compte de cette particularité, il se ravisa de nouveau.Si les mitrailleuses flanquantes criblaient de projectiles sa plateforme de lancement, n'allaient-elles pas y creuser dans tous les sens des sillons et des éraflures qui seraient autant d’obstacles au glissement des patins de l'aéroplane! | Mais le lieutenant Ferry, qui ; commandait le détachement d'artil-I lerie affecté au services des mitrail-j lenses, lui assura que le tir de ses ! engins serait rasant et non fichant jet qu'il donnerait des instructions ! en conséquence.Vingt hommes furent placés dans la grotte même, pour recevoir à bout portant les assaillants qui auraient échappé aux feux 1 croisés des meurtrières en fran-|chissant la plate-forme et pour pré-j server de tout accident l’oiseau mécanique.Pour plus de précaution, Maurice Kimbaut fit rouler jusqu'au fond de la grotte le chariot qui supportait son aéroplane.Puis, un peu énervé par Patiente, il remonta sur la plate-forme.Dans le grand silence qui enveloppai! foules choses, il lui sembla soudain entendre un clapotement.Bruit de rames ou de petites vagues s’engouffrant dans un creux de rocher, il ne pouvait se rendre compte de la nature de ce mouvement.Rampant alors sur les madriers, j il arriva à l'extrémité de la plateforme, là où son aéroplane quitterait le dernier point d'appui pour s'élancer dans le vide et voler de ses propres ailes.De celte crête dominante, il perçut plus distiaetement le même | bruit.Assurément, des canots abor- : daient.des hommes débarquaient, j Tl lui sembla entendre crier le gravier de la petite crique qui se | prolongeait par un canal bordé de murailles de houille.Puis, ses yeux habitués à Polis-j eu rite discernèrent des ombres i contournant les premières roches, et, quand elles se rapprochèrent, il crut voir confusément tics échelles I oscillant au-dessus des têtes.Aucun bruit de pas: assurément, les Japonais étaient pieds nus.Au-cun bruit d’armes; ils avaient dû laisser à bord les fourreaux de baïonnettes en acier, qui résonnent.Aucun scintillement ; iis avaient 1 rem placé leurs boutons de métal | par des boutons de corne et noirci l'acier de leurs armes.Rampant à reculons, Maurice Kimbaut regagna la grotte, prévint le chef de détachement qui y commandait de ce qu’il venait de voir et alla retrouver le capitaine .Broadway, installé dans une sorte 1 d" blockhaus o acier qui faisait 'saillie sur la meraiile, au-dessus \ du pont-levis.Là étaient les trois réflecteurs électriques de la face sud.Chacun d eux était susceptible de se déplacer dans un c‘ .angulaire de 120 degrés; on pouvait done, à vo-i lonté ou répartir leur lumière sur toute la face sud ou les superposer et concentrer deux faisceaux au moins sur un bâtiment passant au large.- Ils arrivent ! (il le jeune homme, un peu fiévreux, je viens de les voi r.- Je sais, répondit tranquillement le capitaine Broadway.Le poste les a déjà éventés par les sentinelles qu’il a placées sur le chemin couvert et qui sont munies d une sonnerie portative.Grâce à l’électricité, je suis informé instantanément ici de ce qui se passe sur toutes les faces de lu forteresse.Il y a un quart d'heure environ que le premier canot a abordé.Vous les laissez ainsi aborder tranquillement?.fit l’ingénieur.très surpris.—Oui, cela vaut mieux.Je ne sui- reserve de, les cribler de lumière moi même au moment favorable.Aucun coup de feu ne doit être tiré avant que j’aie allumé les projecteurs en tournant le commutateur que voici.Il faut laisser ees Jaunes dans la quiétude jusqu'au dernier moment et transporter chez eux l'effet de surprise qu'ils avaient escompté chez nous.(' est toujours drôle, comprenez-vous .La tranquillité manifestée par le géant avait rendu à l'ingénieur tout son calme.—Alors, vous n'allumez pas tout de suite ?—Non.Je dois avoir encore dix minutes à un quart d’heure devant moi.Les Japonais, quand ils agissent par surprise, se massent en silence au point d’où ils doivent s'élancer et.pour impressionner l’adversaire, jettent leur cri de ‘‘ban-zaï’’ tous à la fois en s’élançant.Leur point de rassemblement est forcément la plate-forme elle-même où ce brigand de Kerdok les appelait et que leur signalaient les lanternes.Il faut leur donner le Ieinps d'y grimper.—Ils ont des échelles.Je crois bien en avoir distingué.-Justement.et quand ils seront.l'ne sonnerie grêle interrompit L America in.Il pencha l’oreille sur un pavillon qui faisait saillie sur la muraille métallique et, après avoir écouté; —Huit canots, dit-il.alors ils sont environ deux cent cinquante.Vous êtes sûr qu'il n’y a pas ¦ment sur un autre point?! nir ses compagnons de l’existence de ees postes extérieurs, tout à fait invisibles du large, car les canots ennemis ont dû défiler devant celui-ci, sans sc douter qu’on les comptait à quelques mètres de distance.—Je voudrais être près de vou5 au moment psychologique, dit le jeune Français___Ai-je encore dix minutes ?—Tout au plus.—Alors, je reviens.— Vous allez à votre aéroplane 1 Ne craignez rien {mur lui, j'ai fait les recommandations les plus expresses au sergent qui commanda la grotte; il allumera 1ns lampes à are au moment voulu et aucun Japonais.Mais Maurice Rimbaut n’écoutait plus.Non.il n'allait pas à son aéroplane.(l’était à Ka1e qu’il pensait, ("est vers elle qu'il allait! Etait-ele prévenue?Ne serait-elle pas terrifiée pat cette fusillade qui allait se déchaîner tout près d’elle?f A (nitvret —Bien.Continuez à observer.('e renseignement, dit le Capitaine, me vient d'un observatoire blindé, creusé au sommet d’un rocher qui fait saillie dans la mer.Kerdok n’a sans doute pu préve- D3^D 92 LE DETOIR, Vendredi, 12 Àoû, 1910.t Poulies en Acier Pressé Neus en avons un Stock Complet D.K, McLaren, Limitée, 309-311 RÜE CRAIG OUEST.Main 4904-4906.CALENDRIER SAMEDI, LE 13 AOUT.(Vigile anticipée de l'Assomption.Le jeOne est renvoyé nu samedi suivant ) ¦ Bienheureux Jean-Marie Vianney cure d’Ars.Mémoire de SS.Hippolyta et (.as-sieux, martyrs.Lever du soleil: 1 h.ôT ; coucher du soleil: 7 h.11.Lever de .a lune: 1 h.53 (s.); coucher de la lune: 10 h.*>< (s.).Premier quartier.«-*-+- TEMPERATURE Bulletin d’après le tliermomêtre de Hearn & Harrison, 10-12 rue Notre-Dame Est.R.de MESLE, Gérant.DANS TERREBONNE Dimanche prochain, le 34 août, M.Jean Prévost, député du comté de Terrebonne au provincial, tiendra une assemblée à Sainte-Marguerite, comté de Terrebonne, immédiatement après la messe.M.Prévost sera accompagné de MM.Jos.Rainville et Tancrède Marsil.Les orateurs discuteront le bill Laurier créant une marine de guerre.H sera également question de la politique provinciale.La Marine de Guerre dans le Comté de Richelieu Une assemblée nombreuse, à Saint-Marcel, se prononce énergiquement contre la politique navale 7H H 3 (51 Aujourd’hui maximum .Même date l’an dernier .Aujourd’hui minimum.Même date l'an dernier.BAKOMETRE 8 h.matin: 30.13.11 h.matin: 30.14 | Midi: 30.13.LK TF.Mrs (41 TI.F KH A : Heau et un [.eu plus chaud.Saint-Marcel, 12.—Hier .voir, en cette paroisse, une assemblée de plusieurs centaines d'électeurs, tant de Saint-Marcel (pie de .Saint-Hugues, i Magot ) Saint-Aimé et autres endroits du comte de Richelieu, a écouté paisiblement Mgr Santo Tampiéri IL EST ATTENDU A MONTREAL te rie cinquante millions, mais encore faire fondre sur notre pays tous les maux dont souffrent les pays ravagés par le militarisme.Après ces discours on demanda au peuple de lever la main pour dire s'il , approuvait cette orientation nouvelle 1 expose de la question de la marine de de la politique canadienne: pas une guerre fait éloquemment par MM.Kr- seule personne n,osa s’élever pour ap-nest Guimond, avocat de Saint-Hya- payer l’erreur du gouvernement.Mais, cinthe, et A.-O.Rondeau, avocat, an- j quand on demanda le vote faveur r NOTES de L’HOTEL DE VILLE 'Les Briquetiers et Maçons Mgr Santo Tampiéri, camérier secret et attaché au secrétariat d'Ktal du Saint-Siège, est attendu à Montréal le 1S hu courant.Le distingué visi teur descendra à Larchevêché.rien candidat dans le comté ne Richelieu.Les orateurs ont fait rhistorique de la question et démontré que non seulement la politique néfaste Laurier-Bor-den va’ grever notre budget d'une det- des résolutions rie Saint-Eustache qui condamnent les politiciens traîtres au principe fie l'autonomie, une foret ne mains levées vint démontrer que Saint-Marcel pense comme Saint-Hyacinthe, Saint-Henri et Saint-Rustache.LA CONVENTION DE LA C.M.B.A.La marine de guerre LES COMPAGNIES CONNUES OUI DOIVENT SOUMISSION NER POUR LA CONSTRUCTION DES NA VIF1*3.AUCUN MEMBRE DIRECTEMENT ENGAGE DANS LE COMMERCE DES BOISSONS ALCOOLIQUES NE POURRA FAIRE PARTIE DE CETTE SOCIETE.Ottawa, Ont., 1-’.— Les compagnies iel est la préservation des traditions Retraite fermée DES MARCHANDS ET TRIELS.DES INDUS- famille.de la propriété, dans la très religieuses de l’Lspagne.' de In sépulture T’nronts et mni sont priés d'v assister.183-2 DECES A MONTREAL Arthur, l m,, enf.d’Arthur (L\ML-LIN.uordmmieT*, r.Létournoux.171 ! Mppolyto Lomeau.81 n.femme de l»el-phis HAYAHP.tonnellier, r.Suint-Uu-bert , 252 ; Télosphore THOM AS 23 n , cifjarier.r.Notre-Pâme.12bS est .Marcel LACHAPLLLK.18 n.mnre.-tuilleur r.Saint-Hubert.22 Kriouurd.8 m enf.de Henri PINKLLL.charretier.r.Saint-Michel.P33 ; Oerniaine, i m., enf de Hilaire CAPTIK1L journalier, r st-(iormnin.'.H ; .leanne, 1 m .ouf. m.enf.de .los.P AGFA Al S.journalier, r.Stanley, io Laure, 7 a., enf.de 11ormes L.ÀpOL-CFI IL plâtrier, r, Montgomery, 172 Da I vida, I m .enf.de t onrad MOL l{-HONN VIS.menuisier, r.Simard.133 Joseph.5 ni., enf. t lande.5 m.enf de Douât GH APETTK menuisier, r.Alice.5 : Pierre, d m., enf.' de Geo.PAYETTE, journalier, r.Hré-luruf.038 ; Arthur, b m.enf.de François BASTIEN.journalier.r.('ham-plain.: Sarah WALSH, 80 a.Ste-Hridget Home.Le “Sunbeam” à Montréal Québec, Il août l!'10.-“,le suis ici pmu m'occuper de colonisation pratique et je m'intéresse fortement au C.i-n m la comme président des établissements du Dr.Barnnrdo, qui, en vingt ans, a envoyé ici 21,164 enfants, ,1c suis aussi président de la Société d'1 m migration de UKst de Londres et > veux me rendre compte si la colonisation est oui ou non bonne pour ee pays.' ' Telles sont les paroles prononcées par le vénérable Lord Brass,*y.propriétaire du fameux ya dit ' ‘ Sunbenm ' ’ qui ist arrivé ici hier après midi, Lord Brasser est aujourd’hui âgé de 74 ans, niais son ardeur pour les questions qui intéressent le Canada et la Grande-Bra Ligne ne s'est pas abattue un seul instant.Il sera à Montréal ce soir et retournera en Angleterre au commencement de septembre.A VENDRE Timbres du Congrès Eucharistique ; une piastre le 100 assortis, l’rix spécial au mille, chez P.-N.Breton, 215 rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal, sinsi que dant tous les bureaux de Poste, 183-8 Visiteurs de Bristol Le major Léo W, Stephens, président de la Commission du port, a écrit au Comité exécutif, annonçant pojur le jeudi IS limit, la visite de douze des hommes d'affaires les plus importants de Bristol (Angleterre!.Un Comité le réception a été formé, composé Je M.Léo Cains, président du Board of Trade, du major Stevens et de Lèche-vin Dandurand.Pour le monument Dollard L’A.C.J, c., (casier, 2183, Mont féal) a reçu hier, jeudi, tes contributions suivantes ; Union Saint-Joseph du Canada, Conseil de Keewutin No 96, par M.1.-11, Blouin, trésorier.Keewa-tin.Ont.$3.00; Cour Dollard No 689, O.C.F., par M.Wilfrid Barolet, serré taire-arehiviste, 836, Ontario Kst : $7.00 M.I abbé Wilfrid Caron, St-l’amphi-le de l.'lslet; $1.00; M.Camille Bois clair.Saint Pamphile: $1.00, M.l’abbé Caron écrit à M.Beaupré; “ Monsieur le Président, “ions trouverez,
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