Le devoir, 11 mai 1929, samedi 11 mai 1929
Volume XX - No 109 Abonnements parla poste : Edition quotidienne CANADA.| «.OS EUti-Unla et Empira Brltanniqua .8.M UNION POSTALE.10.M Edition hebdomadaire CANADA.2.0S ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 DEVOIR Montréal, aamrVli 11 mal 1929 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: -SERVICE DE NUIT: Administra tioDi Réduction; • Gérant: - • HArbour 1241 • BArhoor 1243 HArbour 3079 • HArbour 4897 “Sur les pas de Marthe et de Marie(l)” a Un livre qu’il faut avoir sous la main Voici le livre dont tant de fois, ici même, nous avons souhaité la naissance.C’est, tout uniment, une série de notices sur les congrégations féminines établies dans la province de Québec.Mies sont soixante-dix.Si l’on avait voulu étendre les recherches à tout le pays, il eût fallu, d’après le Canada Ecclésiastique, passer en revue cent sept congregations diverses.Les circonstances n’ont point permis de pousser jusqu’au bout cette enquête qui, espérons-nous, sera un jour ou l’autre reprise et complétée.Telle quelle, et bien qu’on ait dû mesurer à tous l’espace, elle forme un volume in-octavo de près de sept cents pages, copieusement illustré.Certains auraient probablement préféré qu’on fît un ouvrage plus maniable, quitte à multiplier les volumes.Mais c’est là, rigoureusement parlant, une question de fonne et qui ne touche en rien au fond de l’ouvrage.On {louerait du reste objecter que, dans son format actuel, le vo-ume s’accorde mieux avec l’ampleur et la richesse de son contenu.Le livre, c’est le cas d’utiliser une fois de plus la vieille formule, a sa place marquée dans toutes les bibliothèques.C’est d’abord un excellent ouvrage de références.Et combien, parmi ceux-là même qui suivent ces choses d’assez près, savent, par exemple, quel est le nombre des congrégations féminines établies dans la province ou celui de leurs divei's établissements?Et de combien d’entre ejlles n’ignorons-nous pas jusqu’au nom?Nous invitons nos lecteurs à répéter une expérience que nous avons nous-mème faite, avec une certaine confusion.Voici, d’après la table dès matières de ce volume et dans l’ordre chronologique, la liste des congrégations établies, ne l’oublions point, dans la seule province de Québec: Hospitalières de la Miséricorde de Jésus de l'Ordre de Saint-Augustin, Institut des Ursulines, Congrégation de Notre-Dame de Montréal, Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph de VHÔtel-Dieu de Montréal, Soeurs Grises de Montréal, Religieuses de VHôtel-Dieu, Soeurs Grises de Saint-Hyacinthe, Religieuses du Sacré-Coeur, Institut de la Providence, Congrégation des Soeurs des Saints-Noms de Jésus et de Marte, Ordre de Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur, Soeurs Grises de la Croix d’Ottawa, Congrégation des Soeurs de Saihte-Croix et des Sept-Douleurs, Institut des Soeurs de Miséricorde, Institut des Soeurs de la Charité de Québec, Bon-Pasteur de Québec, Soeurs de Sainte-Anne, Soeurs de rAssomption de la Sainte-Vierge de Nicolet, Institut des Petites Filles de Saint-Joseph, La Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie, Institut de Jésus-Marie, Institut des Soeurs Adoratrices du Précieux-Sang.Ordre du Carmel, Soeurs de Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe, Congrégation des Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire, Congrégation des Filles de la Sagesse, Soeurs de Sainte-Marthe de Saint-Hyacinthe, Institut des Soeurs de la Charité de I’Hdtel-Dieu de Nicolet, Institut des Soeurs de Sainte-Marie au Canada, Petites Soeurs des Pauvres, Congrégation des Tertiaires Dominicaines de VEnfant-Jésus de Québec, Congrégation des Dominicaines du Rosaire des Trois-Rivières, Institut des Petites Franciscaines de Marie, Franciscaines Missionnaires de Marie, Congrégation des Soeurs de Notre-Dame du Perpé-tuel-Secours, Congrégation des Soeurs Servantes du Saint-Coeur de Marie, Institut des Soeurs de Notre-Dame du Bon-Conseil de Chicoutimi, Congrégation des Petites Soeurs de la Sainte-Famille de Sherbrooke, Congrégation des Servantes v de Jésus-Marie, Soeurs du Sacré-Coeur de Jésus de Saint-Jacut, Ordre de Sainte-Claire, Cisterciennes de la Stricte Observance, dites "Trappistines”, Soeurs de [’Espérance, Institut des Soeurs Missionnaires de l’Immaculée-Concep-tion.Congrégation des Filles de Jésus, Congrégation des Servantes du Très-Saint-Sacre me ni, Congrégation des Soeurs de Saint-Joseph de Saint-Valier, Institut des Soeurs de la Charité de Saint-Louis, Congrégation des Soeurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique, Religieuses de Saint-Antoine de Padoue, Congrégation des Soeurs de Saint-François (VAssise de Lyon, Congrégation des Soeurs des Saints-Coeurs de Jésus et de Marie, Rédcmptoristines, Missionnaires Oblates du Sacré-Coeur et de Marie Immaculée, Société de Marie-Réparatrice, Congrégation des Filles de la Charité du Sacré-Coeur de Jésus, Congrégation du Saint-Enfant-Jésus, Im Visitation, Congrégation des Religieuses de Sainte-Chrétienne, Soeurs de Jeanne d'Arc, Société des Soeurs Missionnaires de Notre-Dame des Anges, Institut des Soeurs de Notre-Dame du Bon-Conseil de Montréal, Congrégation des Filles de Marie de l’Assomption, Congrégation Notre-Dame du Sacré-Coeur, Congrégation des Soeurs des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie île Mormuison, Institut des Soeurs de Notre-Dame de Mont-Laurier, Dominicaines Contemplatives, Congrégation de Saint-Dominique du Tiers-Ordre Enseignant, Soeurs de.Sainte-Marie de la Présentation, Institut des Soeurs Cornpasswnnisies Semites de Marie, Société des Soeurs Missionnaires du Christ-Roi.De couibien de celles-là ignoriez-vous l’existence?Et si vous connaissez leurs noms, quels renseignements possédez-vous sur leur compte?* * * Feuilletez ce gros volume: vous serez étonné de ce que vous y apprendrez.Les congrégations sont, en règle générale, venues de France ou ont pris naissance sur notre propre sol.Cette dualité remonte aux premiers temps du pays.Mais, quelle que soit leur origine immédiate, les congrégations se développent de la même manière, sans bruit et de façon continue.Il faut une circonstance exceptionnelle, un anniversaire, quelque grande fête pour que l’on constate que la petite fondation d’hier est devenue une oeuvre considérable.C’est le cas, par exemple, de cette congrégation des Soeurs de l'immaculée Conception dont les hommes de cinquante ans ont connu le fondateur, vu la première et modeste maison et dont les reli-ieuses sont déjà rendues en Chine, au Japon et jusqu’aux Phi-ppines.Et l’on est toujours un peu surpris que telle autre con-jjation, dont les établissements couvrent une si large partie ’Amérique du Nord (et Von sait que c’est au pluriel qu’il faudrait ici parler) n’a pas atteint son centenaire, qu’il ne s'est pas écoulé un siècle encore entre les débuts, toujours très modestes, et les splendeurs d’aujourd’hui.Par ailleurs, de petites congregations naissent, se développent dans un coin de pays sans qu’on le sache même à l’autre extrémité de la province.Sur les pas de Marthe et de Marie permet de faire une mise au point, de constater assez rapidement où nous en sommes.Il permet aussi de deviner la richesse morale,^Tabondance, la variété des oeuvres entreprises et menées à bonne fin.• * • 9 Au fond, et ri en faut toujours revenir à cette observation première, ce n’est pas simplement la discrétion avec laoueUe a, s’établissent les congrégations qui nous masque leur importance, c’est l’habitude que nous avons de leurs services.Nous ne songeons même plus trop souvent à rem arquer des choses admirables, mais qui depuis toujours font partie de notre paysage national.C’est une tendance contre laquelle il importe de réagir.Nous avons Je devoir de savoir ce qui se passe chez nous, nous devons savoir quelle est l’oeuvre des congrégations.Ce livre nous y aidera.Il nous apprendra une partie de notre histoire, et qui compte sûrement parmi les plus fécondes et les plus belles.11 nous incitera peut-être à pousser plus loin nos recherches.Et nous prendrons contact alors avec une série de merveilles.L’âme qui s’est vouée à la vie religieuse, même si elle ne se classe point parmi les héroïnes ou les saintes, est sûrement au-dessus du niveau commun.Et dans cette élite que d’êtres qui sont parmi les plus magnifiques exemplaires de l'humanité! Dévouement, charité, inspirés par l’esprit religieux, et génie d’organisation souvent.Car l’on ne bâtit point des oeuvres comme celles qui s’épanouissent sous nos yeux, on ne conduit point des centaines et des milliers de personnes, comme c’est le cas pour certaines congrégations, sans un puissant esprit de gouvernement.Mais nous ne voulions que signaler l’apparition de ce livre, en marquer le caractère.Ce précieux recueil, quel homme soucieux de connaître les grandes forces de son pays ne voudra point l’avoir sous la main?firmr HERQUX (1) Au Service de Librairie du Devoir, |3.Par la pusle, $3.25.Vactualité Décadence Le courrier, s’il ne fait plus jamais de vitesse, à Montreal, fait parfois des plaisanteries.Il vient de me livrer ensemble deux articles qui se démolissent d’être rapprochés, tel le pot de terre et le pot de fer de la vieille fable.Dans le premier — ou le second puisqu’ils sont arrivés ensemble—-l’économiste Babson soutient des théories fort admissibles, en principe.Il est vrai que sa lettre débute par un nouvel argument d’apologétique qui, peut-être, fera hausser les épaules uux philosophes: )a preuve de l’existence de Dieu par la statistique.Lisez: "Les statistiques indiquent clairement que rien de moins que l’immortalité ne peut soit satisfaire, soit interpréter nos sentiments, nos besoins et nos désirs naturels.Si la nature nous avait donné ces désirs sans qu’il nous soit possible de vivre toujours, ce serait comme de nous avoir donné la faim sans les mage ns de la satisfaire.Conséquemment, en ma qualité de statisticien, je crois à l’immortalité.(C’est l’auteur qui souligne.) Il g a cependant trois moyens par lesquels nous pouvons vivre pour toujours: 1.Le moyen spirituel dans lequel croyaient nos pères et dans leuuel nous devrions croire.2.Le moyen de la palernité dont nous savons qu’il existe et que nous devrions saisir.3.Le moyen matériel qui est sous notre puissance et dont nous devrions disposer maintenant.” Cela n’est peut-être pas très limpide; mais l’intention est droite.Il faut en tenir compte à l’auteur qui a quelque expérience des hommes et des choses.Il y a dans son préand>ule, outre l'argument plutôt funambulesque tiré de la statistique comme un magicien tire un lapin d’an haut-de-forme, deux admissions précieuses et qui nous servent de pont pour aller au deuxième article dont il est plus haut question: 1.Le moyen spirituel dans lequel croyaient nos pères et dans lequel nous devrions croire.Nous devrions croire, donc dans lequel nous ne croyons pas.Pour M.Babson, qui a tout réduit en statistiques, l’athéisme parait bien être la seule attitude spirituelle de la plus grande partie du peuple américain; 2.La procréation (the parental way) .que nous devrions sûrement employer : which we should surely seize.Seconde admission que ce conditionnel qui permet d’inférer que d’après notre statisticien, la majorité du peuple américain ne recourt pas à ce moyen.De fait, il n’y recourt pas; de fuit, M.Babson a raison dans sa première affirmation et raison dans sa seconde.De fait, il prêche dans le désert: son argument de la spiritualité de l’âme prouvée par la statistique ne convaincra personne.Et c’cst ce deuxième article qui le prouve.Il est, celui-là, extrait du Corriere d’America, journal italien de New-York qui publie des articles en langues italienne et anglaise.Cet article publié en marge des décrets fascistes pris récemment pour la préservation de la race et l'accroissement de la natalité italiennes note qu’ils ont eu une énorme répercussion en Amérique où tous les sociologues constatent que la race des pionniers de l’Amérique, de ceux qui prétendent préserver l'esprit et les traditions du pays, s’étiole et s’éteint.L’appel de Féconomiste a donc sa raison d’être.à moins qu’il ne tombe trop tard dans des oreilles mortes.La race américaine, si robuste, si virile, si bien conservée dans an pays sain, neuf, prospère, par un peuple qui s’adonne A la pratique de rathlêllsme et est docile aux lois de l’hygiène, ne meurt pas, comme peut-être, certaines races européennes, d’un sang trop bien, d’une anémie sénile; elle agonise broyée entre les deux pinces de rêgolsme et du matérialisme.'’Faisant contraste avec la stérilité des aristocrates, dit Varticle du Corriere d’America (5 mal 1929).on constate une prnliftcité exubérante parmi les éléments de rimmlgration, spécialement de rtmmtgratian méditerranéenne de fol catholique.Dans certains Mtatf donnent 60% des ces éléments naissances.“Ces phénomènes peuvent donner une Idée de la complexité du problème démographique aux Etats-Unis où la population étrangère est si importante et où les groupes qui dominent s’efforcent de maintenir leur position historique non seulement en autorité mais en nombre."Une analyse de la situation peut être utile en démontrant que la présente lot de l'immigration n’a que temporairement retardé, un problème vital pour l'avenir des Etats-Unis.Il est exagéré et injuste de dire que la famille américaine est en état de complète dissolution.Mais il est vrai, sans aucun doute, que les familles d’origine anglo-saxonne passent par une crise qui menace d’altérer la proportion des divers éléments ethniques formant la population des Etats-Unis, même si l’entrée des nouveaux immigrants doit rester définitivement et totalement interdite." Le dernier des trois moyens que M.Babson suggérait à ses lecteurs pour la perpetuation de leur personnalité: l’argent, a démoli les deux premiers.Le culte du veau d’or a remplacé le culte des ancêtres pour le vrai Dieu.Dans ce désordre a éclaté la double flamme destructrice du divorce et du malthusianisme qui brûle la famille par les deux bouts.Il y aura toujours des Etats-Unis; mais le temps est proche où les Américains à 100% ne seront plus même un levain, mais à peine plus substantiels qu’un souvenir ou qu’une ombre.Paul ANGER Bloc-notes Les cent ans de Notre-Dame de Montréal LES FETES DU CENTENAIRE VONT COMMENCER JEUDI PROCHAIN — PROMENADE A TRAVERS L’EGLISE PRINCIPALE DE MONTREAL — LES ARCHITECTES ET LEUR TRAVAIL L’ORGUE, LA CHAPELLE ET LES AUTELS Le Vestris Le naufrage de ce navire, avec uné perte de vie de 112, en novembre dernier, fait de ce temps-ci le sujet d’une enquête, au British Board of Trade.11 ressort entre autres choses des dépositions des témoins que l’un des officiels parle plus franchement à Londres qu’à New-York, quant à la cargaison du navire.A New-York, 11 a nié que le Vest ris fût chargé outre mesure.Les avocats de la compagnie lui avaient fait la langue, dit-il.A Londres, il vient d’admettre qu’il y avait un excédent de cargaison à bord et que la ligne Plimsoll, — au delà de laquelle, selon la loi maritime anglaise, l’on ne doit pas charger un navire, — était submergée de sept à huit pouces.Il est vrai que la loi maritime américaine ne reconnaît pas la ligne Plimsoll, ainsi appelée du nom du député anglais de jadis qui se battit toute sa vie pour obtenir une marge de sécurité pour l’équipage et finit par y réussir, et donc que du point de vue technique le navire, trop chargé selon la loi anglaise, ne l’était pas outre mesure aux yeux de la loi américaine.Gela fait dire à une revue des Etats-Unis qu’il est temps que Washington revoie et améliore ses lois maritimes, si l’on veut y protéger les voyageurs et les équipages de haute mer.Et puis il y a la question d’arrimage.On a mis à bord du Vestris la cargaison légère au fond et la plus lourde au-dessus, pour économiser du temps et faire vite.L’on a fait vite .et 112 personnes ont payé de leur vie cette précipitation toute américaine.Le blé La situation du marché canadien, quant au blé, reste à peu près ce qu’elle était il y a quelques Jours; mais on signale qu’à la suite d’un fléchissement des prix dans l’Ouest, il est tout à fait possible que les achats européens reprennent bientôt; cela décongestionnerait les ports de mer canadiens et mettrait en marche sur l’océan les navires de ce temps-ci amarrés à nos quais, ou à l’ancre à proximité des entrepôts, en attendant la re* prise des exportations.Les gens du | pool des blés, dans l’Ouest, lea I courtiers en grains, les exportateurs et les armateurs sc renvoient tous la balle les uns aux autres.A en croire chacun, ce serait exclusi- on célébrera la semaine prochaine le centenaire de l’église Notre-Dame de Montréal.Au vrai cette célébration anticipe un peu la date du centenaire, car c’est en juin 18211 que l’église fut livrée au culte.Les organisateurs des fêtes — il convient de mentionner tout particulièrement le curé, M.Mau-rault, dont on connaît l’intérêt éclairé qu’il porte aux monuments de notre ville — ont préparé un programme d’une ampleur digne do l’événement.Si Notre-Dame est par excellence l’église du recueillement, elle a maints autres titres à l’affection des Montréalais, “quelle que soit leur croyance”, assure l’auteur de la brillante plaquette modestement intitulée le “guide” de Notre-Dame (publiée en 1927).Elle est l’église de la paroisse-mère de toutes les paroisses de l’île.D’illustres prédicateurs ont répandu son nom.Elle est une des plus belles églises du continent, sinon la plus belle: c’est ce que nous permettra d’entrevoir mie rapide “visite” en compagnie du guide.Les fêtes de la semaine prochaine n’auront pas lieu à la date exacte où l’église, il y a un siècle, fut livrée au culte; mais le 18 mai, l’avant-dernier Jour de la célébration, marquera le 287e anniversaire de la fondation de Montréal (Ville-Marie jusqu’en 1701), et aussi, puisque la construction de la ville a commencé par celle de son premier temple, le 287e anniversaire de la mise en construction de la chapelle qui devait faire place au monument actuel.Notre “guide” nous dit que cette première chapelle fut construite “au Fort de la Pointe-à-Callière”, qu’elle servit d’église paroissiale sous le titre de Notre-Dame jusqu’à l’année 1643, i “durant laquelle on en construisit j une autre en charpente, au même : lieu.Dès le mois d’août 1642, (fait-il observer) on avait reçu de France des ornements .et surtout un splendide tabernacle”.“En 1654,” continue le guide, “cette seconde chapelle étant devenue insuffisante, M.de Chome-dey proposa aux citoyens d’en élever une nouvelle, mieux à l’abri des inondations, plus vaste et plus commode, attenant à l’hôpital, rue Saint-Paul (angle actuel nord-est de cette rue et de la rue Saint-Sulpice).Dans la suite les religieuses (Hospitalières de Saint-Joseph, de La Flèche, Anjou) assistèrent aux offices dans une chapelle latérale et suivirent les cérémonies à travers des fenêtres grillées.Cette église, fort simple, était cependant pourvue d’un élégant clocher”.“Les paroissiens y attendirent pendant plus de vingt ans d’avoir les moyens de se bâtir une plus grande et plus belle église.Ce ne fut qu’en 1672 qu’ils la commencèrent, poussés par M.Doliier de Casson, le curé.En 1678, Noire-Dame se dressait, sans façade et sans tour, dans l’axe de la rue Notre-Dame, offrant son flanc droit à la Place d’Armes actuelle.Elle se développa peu à peu.M.Chausse-gros de Léry, ingénieur du roi, construisit sa belle façade en pierre de taille, de 1723 à 1725; le bant clocher muni de ses cinq cloches fut terminé en 1778.Deux bas-côtés avaient été ajoutés au corps de l’église, et puis les jubés.La décoration fut refaite à plusieurs reprises.Bref, au début du XIXe siècle, Noire-Dame de Montréal, par son architecture, ses tableaux, ses sculpture/s.était une des plus belles églises d’Amérique.Mais elle était devenue si petite que beaucoup de fidèles devaient entendre 1 la messe dans la rue." “Même avant la Cession, en 1750, il avait été question de reeonslrui-re l’église; plus tard, en 1789, Mgr Hubert, de Québec, avait pressé les marguilliers de se mettre à l’œu- vement de la faute d’autrui s’il y a l’arrêt momentané des envois ou* tre-mer.Il se trouve que les dernières récoltes de blé ont été très fortes tn Australie, en Argentine et au Canada, — les trois principaux greniers & blé du monde, depuis que la Russie ne compte à peu nrès plus, comme exportatrice sérieuse, et que la Roumanie tarde à reprendre sur les marchés extérieurs la place qu’elle y tenait avant la grande guerre.Cette production volumineuse est en partie cause de la mévente.Pendant la guerre, cette abondance de blé eût été bénie de tous; è ces temps-ci, il se trouve des gens pour estimer qu’elle a ses inconvénients, du simple point de vue de la cote des prix.L’homme n’est pas souvent content: ou il | pleut trop ou il ne pleut pas assez; !u les récoltes ne sont pas assez bonnes, ou elles sont trop bonnes.ce qui n’empéche pas, en maints pays, — ainsi en Angleterre, dans la région des mines qui ehôment, j— dos milliers de gens souffrir de lia faim, malgré les grandes récoltes Ide ble de ce« mou derniers.G.P.vre; mais ce ne fut qu’en octobre 1823 qu’on put jeter les fondations de l’église actuelle".La construction de l’église actuelle devait être marquée par la conversion au catholicisme de son architecte, comme devait l’être celle de l’église de Notre-Dame de Grâce.“L’architecte de Notre-Dame de Montréal, James O’Donnell, était né dans le protestantisme, à Wexford, Irlande, en 1778.Etabli à New-York depuis plus de douze ans, membre de l’Académie des beaux-arts de cette ville, il soumit au comité de construction de la Fabrique de Montréal un plan grandiose et vraiment original, qui remplissait parfaitement les conditions imposées.Il vint demeurer à Montréal, surveilla de très près la construction de son monument, donna de beau exemples de conscience artistique, et mourut catholique, avant d’avoir pu ériger les deux tours de la façade, en 1830.Il repose sous la grande église: une plaque de marbre marque la place de son tombeau".L’architecte qui devait achever la construction des deux tours de Notre-Dame fut précisément celui qui se convertit en construisant Notre-Daine-de-Grâce : John Ostell.LA VISITE DE NOTRE-DAME Commdhçons maintenant notre visite du monument, en compagnie de notre savant guide.D’abord une vue d’ensemble.“Notre-Dame est un énorme cube de calcaire de Montréal, extrait des carrières de ki côte de la Visitation.G' cube a 260 pieds de long par 132 de large.Les deux côtés, jusqu’à la naissance du toit, s’élèvent à 60 ,i deds, et la façade de la rue" Notre-Dame, à 115 pieds (Trois statues occupent les niches: celles de la Vierge Marie, de Saint-Joseph et de Saint-Jean-Baptiste — 1865).Deux tours carrées de 215 pieds (2 pieds 6 pouces de moins que les tours de Notre-Dame de Paris) la complètent.On a prêté à l’architecte le projet d’ériger six tours autours de l’église.De fait, quatre autres semblent' «voir été amorcées, deux de chaque côté de l’immense fenêtre de l’ancienne façade postérieure, et deux au centre des façades latérales.Elles rompent très heureusement l’uniformité des hautes murailles qui auraient pu paraître monotones.D’ailleurs des contreforts ter-mi nés par des pinacles séparent chaque fenêtre et indiquent le nom.bre des travées (il y a en a 8), et deux étages do cordons de pierre enserrent l’édifice”.Notre guide déplore en passant réfouffemeni de Notre-Dame “par de hautes et hideuses maisons de rapport, mais, admet-il, Ja vue qu'on découvre d’une de ses tours est encore belle bien que moins gracieuse qu’a aire fois.Le merveilleux outillage des quais cl l’énorme ville aux multiples clochers s’étalent et s’étendent à perte de vue; el la montagne toujours couverte de sa forêt, affirme victorieusement la beauté des oeuvres de Dieu”.Décidément notre guide porte un intérêt éclairé au monument de notre ville.Il cite deux vers de Gill qui sont d’une actualité "croissante”, si l’on peut dire; le poète voit: Le« temple* du dollar amiger le ciel hleu En «’élevant plua haut que les temples Ide Dieu.Voici mainteenant ce que le guide dit des tours: “Si l’église Notre-Dame fut livrée au culte dès le mois de juin 1829, la tour de la Persévérance, à droite, ne fut érigée qu’en 1841 et eelie de la Tempérance en 1843.C'est dans Ja première que repose le gros bourdon Il pèse 24,780 livres; il est haut de six pieds et, à son ouverture, son diamètre est de 8 pieds 7 pouces.Le son est plein et majestueux.Il sonne les jours de grande fête, pour certaines funérailles et pour marquer chacune des XL heures.Lui-même raconte son histoire dans la légentc suivante.“Anno Domini 1Si7 (il arriva à Montréal le 17 septembre 1847, fut béni le 18 juin 1848 et installe le 21 juin) Fnndatac MarianopoUs 201 PU P./’.IX, Pontificatus I, Bell ni Victorioe Brittanlarum 10, Ex piissimo Mercatorum.Agrirolarum A rttficumque Marianopolitensium Donc.“C'est-à-dire: “J’ai été fondu Tannée 1847 de Tère chrétienne, la 202e (erreur de 3 ans, fait observer le guide) depuis la fondation de Montréal, la 1ère du pontificat de Pie IX, la 10e de Victoria, reine d’Angleterre; le suis le don des marchands, des agriculteurs et des artisans de Ville-Marie”.“Il est orné des images de la sainte Vierge, de saint Jean-Baptiste et d’un médaillon portant les emblèmes de l'agriculture, du commerce et de l’industrie.Plus bas on lit: Carolus et Georgias Meats Londl-nl fecerunt.“Chartes et George Meurs m’ont fondu à Londres”.“Un premier bourdon, du nom de la Grande Marie, avait été mis eu place, en 1842; mais trouvé défectueux en 1845, on l’avait brisé et fait refondre.“Dans tu tour de l’est, ou de la Tempérance, sont suspendues dix cloches, dont les notes réunies forment une riche harmonie”.La plus grosse de ces cloches pèse 6011 livres, lu plus petite, 89/ livres.Toutes ces cloches, baptisées du nom de leurs parrains, ont sonné pour la première fois le 19 juillet 1843.A la suite de notre guide pénétrons maintenant dans l'église.“La nef a 220 pieds de longueur y compris le choeur; près de 80 pieds de hauteur, 69 pieds do largeur, outre les bas-côtés (sous les galeries) qui ont 25 pieds % chacun.Les murs ont une épaisseur de 5 pieds.Quatorze fenêtres latérales de 40 pieds de hauteur éclairent des galeries et , jettent du jour dans la grand'nef.i De plus, trois rosaces en verre peint ont élé ouvertes dans la voûte, (il y a un autre ciel-ouvert au-dessus de Tautel).Celle du centre, d’une incontestable beauté, a été exécutée à Bar-le-Duc (France) dans les ateliers de Cnampigneul.” Muni de ccs chiffres nécessaires et inévitables, laissons-nous, avec notre guide, soulever par l'admiration de “ces faisceaux de colonnes élégantes qui s’élancent du sol, sveltes et légères, pour aller soutenir ce vaste ciel étoilé suspendu sur nos tètes”.Admirons aussi le velouté unique que le temps a su donner à cette voûte.Ces colonnes soutiennent deux rangées superposées de galeries qui longent les murailles jusqu’au sanctuaire et qui, fait noter le guide, doublent la capacité de l'église "et lui donnent une physionomie unique au monde”.“Il y a une vingtaine d’années, ajoute-t-il, “on voyait encore les douze tableaux de la vie de la sainte Vierge, peints sur te mur de la seconde galerie.Malheureusement Thumidité les a presque effacés.” Les tableaux et les décorations de ces galeries furent faits entre 1874 et 188(1.A TRAVERS L’EGUSE Notre guide maintenant nous invite à examiner Torgue avant de considérer le maître autel, “Nous serons frappés par les magnifiques proportion» de l’instrument, un des plus grands d’Amérique, un des plus parfaits construits dans les ateliers Casavant, de Saint-Hyacinthe, province de Québec”.“Il fut, expli-que-t-U, plusieurs fois remanié depuis son inauguration (en mai 1891).Il possédait en 1917, 4 claviers d’une étendue de 61 touches chacun, 83 jours, 30 pédales el a,772 tuyaux”.Le son en est puissant et remplit facilement le vaste vaisseau, qu’il domine du haut de son buffet aux tuyaux argentés.Le buffet est resté le même, mais Tor-guc a élé une dernière fois refait au cours de 1924.M.Benoit Poirier, l'organiste titulaire, l’inaugura le dimanche 14 décembre, par un concert qui mit parfaitement en valeur les nouveaux jeux.” A présent suivons notre guide jusqu’au sanctuaire.Le sanctuaire s’élève de cinq degrés au-dessus de la nef.De partout on l'aperçoit, car le plancher est en pente.A l’entrée du sanctuaire, sous un édicule de cuivre se dresse, sur une colonne, une petite statue de i» Vierge, en marbre blanc très pur.La Madone porte au cou une petite croix d’or.Croix, colonne et statue sont un don que le pape Pie IX fit au curé de Notre-Dame en J o72.Une statue de suinte Jeanne d’Àre en marbre, par Corbière, réplique de l’original par l’artiste lui-même, fait pendant à la statue de la Vier-ge.Elle remplace une statue de saint Pierre, qui est maintenant à 1 entrée de l’église.Le grand autel, de bois doré, a un caractère vraiment imposant.Tl est 1 oeuvre d’un architecte cana-dien, Victor Bourgeau, et d’un eé- ar,Kevio* ,e statuaire Bounché, et date de 1878.Pour bien comprendre tous les détails.11 faut savoir ton T,! h 83 construc- ts ri CrPite Ji*le fst 061,6 du Sacrifice de Jésus-Christ avec ses figu- eti.iscs- PCCP^Ües, recueillies fans 1 Ancien Testament”, et que voici en abrégé.Deux figures du -nf.re sanghnt du Christ: dans la première niche, à droite du Crucifiement, le sacrifice d’Isnac, dans la niche au-dessus, un prêtre de la famille d’Aaron offre le sacrifice appelé perpétuel d’un agneau sans (Salle a ra page 9) LUNDI: — Le Devoir publiera un nouvel article de 1» série de M.Henri Bourassa: “Mariage et Divorc^’i Droit public, droit pr^vé” 4 2 I,K I>KVOm, MONTRE AL.SAMEDI 11 MAI 1fl2« VOLUME XX — No Le C.N.R.et les termini montréalais W.S.-J.Ifuiigerford expose les projets de su compagnie devant les manufacturiers canadiens - tiares démodées - L’élimination virtuelle des passages à niveau — Plus grandes facilités pour le transport des marchandises Au diner annuel do la Canadian Manufacturer»' Association, division de (.hiélx'c et succumlc de Montréal, M.S.J.Hunger ford, viee-pfésidcnt de l’exploltatlbn et de la conatruetion du chemin de fer National du Canada, a développé, dans le premier exposé officiel qui en ait été fait, les plans de ce chemin de fer, pour la solution du problème dés termini montréalais.Ce sujet, a dit M.Hunserford, est très vaste et il est important de faire connui* tre les facteurs qui ont amené le ehemin de fer National du Canada h adopter les projets qu'il a arrêtés.Jl est évident, depuis «les années, iidmet M.Hungerford, que les diverses gares de voyageurs appartenant aux compagnies de chemin de fer désormais amalgamées dans le réseau du Canadien National sont entièrement inadéquates et démodées, eu égard à l'augmentation de In circulation ferroviaire et routières De ce fait les nombreux passa-jtès à niveau deviennent de plus en p hi s condamnables.Peu de temps après l’entrée en fonction de la nouvelle direction, en 1923, celle-ci i'tltreprit une étude de la situation •et les trois objectifs principaux i«ju'elle se proposait d’atteindre .étaient les suivants: •do Une gare centrale convenable d'où rayonneraient tous ou pratiquement tous les trains «lu Canadien National, d’une dimension suffisante pour les exigences actuelles et ainsi conçue, qu’elle se prêtât aux agrandissements nécessités par les besoins d’un grand nombre d’années à venir.Cela comprenait aussi des gares - succursales convenables flans les bornes de la ville; 2o L'élimination virtuelle «les passages à.niveau dans un large tftritoire et pour toutes voies affectées au service rapide et fréquent; 3o La coordination et le développement «les facilités du transport des marchandises de façon è offrir le maximum d'accommodation pour le public, et la manutention la plus économique possible des marchandises.On a également ndonté comme principe directeur l’obligation de ne point nuire à la circulation des rues; mais de disposer les nouvelle* constructions de telle sorte qu’elles permettent l’élargissement «tes rues dans le voisinage immédiat de la gare, et.d’une façon générale, facilitent ie mouvement des piétons et des véhicules.SANS PREJUGES Le problème fut abordé sans préjugés; tous les projets antérieurs furent examinés et tous les nouveaux.attentivement étudiés.On cons:déra sans cesse comme principal facteur les répercussions de rétablissement de la nouvelle gare sur les intérêts des citoyens et de la collectivité et la question du coût relatif reste constamment au premier plan dans les esprits de ceux engagés dans cette étude.Le résultat net d’une somme considérable de recherches et d’études, c’est que la direction du chemin de fer Ua-nadien National est fermement convaincue que ses projets actuels, su jets à quelques changements minimes qui peuvent découler de «lis eussions à venir avec les parties in-téressées, représentent.sans le moindre doute, la me Heure solution d« re «rave problème: et si l’on tien! compte de ses multiples avantages d’est nussi, toutes choses égale' d’ailleurs, la plus économique, tl «•si possible que certains croient que l'on se propose de dépenser environ '*,>0.000,000 uniquement pour fournir de nouvelles facilités aux tiquai, «le même que la gare Windsor du Chemin de fer Pacifique La-luuUeii.sont situés dnu* les limites du territoire bonté par la rue Me (•ill à l’est «*l ta rue Mountain a l’ouest, «le sorte que cette section «le la ville est actuellement, et a toujours été, le principal point d’arrivée pour les voyageurs de chemins de fer.Incidummenl, c’est aussi le centre de l’agglomération «les hû-rds.Trois des quatre eutré«e» du réseau national convergent aussi vers celte localité et pour toutes ces raisons on a trouvé que la nouvelle gare devrait être située là.Cette décision prise, l’adaptabill-té de chacun «les emplacements actuels à la gare centrale fut étmliee.Il était naturellement impossible «le s’arrêter à l’emplacement de la gare .Montreal &• Soulibrn Counties Mail-iiidll» au pied de la rue McGill a nuise de son exiguïté, de su localisation peu pratiqué et «le son inaccessibilité pour les trains.LA GARE DONAVKNTUHK L'emplacement actuel «le la gare Honaventure fut également jugé Inu* tiiisable pour plusieurs raisons, soit: 1) la difficulté de liaison avec la ligne du Tunnel; 2) la «lifficulté de surélever les voies jus«pi’à Saint-Henri tout en maintenant le service actuel des trains; 3) elle fut jugée trop peu centrale; 1) ce «pii est peut-être le plus important, la région était requise pour le développement de la manutention «les marchandises.On jugea que si on établissait de nouvelles commodités, en remplacement de la gare Honaventure.pour le service «les voyageurs, il faillirait ac(|ucrir et construire un terminus de fret complet ailleurs.On trouva que le maintien des commodités de fret à cet endroit opportun était d’une grande importance non seulement pour les chemins «le fer.mais pour les intérêts commerciaux de la collectivité, et pour toutes ces raisons et «l'autres encore, cet emplacement fut jugé impropre à l’établissement de la nouvelle gare centrale.AU TUNNEL Nüciologh» voyageurs, mais tel n'est pas le cas, piiis(|iie ce déboursé couvre non .seulement le coût de la nouvelle gare centrale pour les voyageurs et de s«‘s approches, dt* même qui1 b‘s sous-stations «laits dlvcrsces parties de la ville, mais qu'il englobe l’élimination presque complèti; «les passages à niveau sur un territoire Vrs i'-emaine, des ora- vorce: Si vous avez des enfants, vous devez d’abord soumettre votre cause à une Cour de justice qui décidera de ia garde des enfants et de leur entretien.On dira peut-être que cette suggestion arrive en retard.Il n’est jamais trop tard pour empêcher le mal.Que l’on remette aux gens qui demandent le divorce les sommes d’argent qu'ils ont déposées et qu’ils aillent d’abord souettre leur cas à une'cour de justice ordinaire dans leurs provinces respectives.Un député conservateur dit que dans le cas à l'étude, il s'agit d'une femme contaminée par son mari enfants de divorcés soient confiés Depuis neuf ans, c’esi die seule qui a des institutions de chante.voit à l’entretien de ses enfants.a des institutions de charité.M.BOURASSA M.Henri Bourassa souligne encore l’importance du point soulevé par M.Woodsworth.L'opinion exprimée l’autre jour par M.Lapointe ne fait que mieux ressortir l’absurdité de toute la situation.Il n’y a probablement pas dans le monde entier un seul autre pays chrétien où la dissolution du mariage ou la séparation de corps soient accordées sans que le tribu M.Woodsworth: Et cela pose la question de savoir si l’on doit permettre aux divorcés de contracter un nouveau mariage.I)oR-on libérer ainsi des gens malades et les laisser libres de faire d’autres victimes?M.MARCIL M.Marcil parle dans le même sens que M.Bourassa.Il endosse tout ce qu’a dit le député de Label-le.On devrait au moins exiger des nal rende aussi une décision à pro- ffens qui demandent le divorce — a-r—t- i- j- qu’ils aient d’abord assuré le sort des enfants.Cela pourrait très bien se faire devant le.s tribunaux ordinaires.Dans la province de Québec, on n’accorde jamais une séparation de corps sans statuer aussi suï la garde et l’entretien.Le comité se remet à voter des bills.M.Woodsworth pose toujours les memes questions à propos des pos des enfants, de la garde des enfants et de leur entretien.Dans tous les pays, en pareil cas, on se préoccupe du sort des enfants.C'est le devoir essentiel de l’Etat lel que représenté par la juridiction créée par le gouvernement pour adjuger en ces matières, de se préoccuper du sort des enfants.La -esponsabilité de l’Etat à l’endroit ics enfants est plus grande que sa ¦esponsabilité envers l’homme et la emme qui ne peuvent s’entendre pour vivre ensemble et qui deman dent une séparation.Si c’est l’opinion bien arrêtée du gouvernemept et du ministre de la justice qui est le conseiller juridique du gouvernement, que ce parlement n’a pas l’autorité judiciaire et constitutionnelle d’accomplir son premier devoir envers l’enfant né d’un mariage qui est dissous par ce parlement, alors ce parlement n’a pas le droit moral de prononcer un seul divorce dans le seul cas où il V a des enfants.Il faut attendre qu’on ait trouvé le moyen d'assurer le sort des enfants, ainsi que cela se fait dans une Cour de justice ordinaire.Cela démontre encore que ce problème restera sans solution tant que la constitution n’aura pas été amendée de manière à ce que le pouvoir qui a juridiction en matière de mariage ait une juridiction complète: tant que l'on exercera une juridiction ici et qu’une autre juridiction sera exercée par un au- enfants, à propos du motif invoqué pour obtenir le di**arce.Les parrains dos bills ne répondent pas à sa.satisfaction.L1 arrive qu’un parrain étant absent, un de ses collègues a pris sa place non pour donner les informations demandées, mais pour présenter le bill simplement.PARRAINS ABSENTS M.Woodsworth proteste et M.Bourassa aussi.Après la déclaration faite par 1# premier-ministre, dit M.Bourassa, il avait été entendu que pour cette cession-ci encore, on laisserait aller la même procédure que dans le passé mais à la condition tout de même que les règles soient observées: chaque bill doit être appelé séparément; il faut que chaque bill soit présenté par son parrain.Un conservateur fait observer que dans un cas au moins, le parrain est malade.IJ se fait remplacer.C’est une coutume de eourtol-.sie que dans un c«s semblable, le parrain puisse s« faire remplacer par un collègue.leurs iront dans les écoles.On veut éduquer la population à la nécessité de l’hygiène et de la propreté afin que les bons effets de cette campagne se continuent d forant toute l’jjnnèe.^ L'état des grandes routes L’étal des grandes routes s’est amélioré de beaucoup en ces derniers temps, mais il est important que les automobilistes soient prudents parce qu’en plusieurs endroits, il y a encore des trous causés par la gelée.La crue des eaux a causé l’inondation des routes en plusieurs endroits mais dans la plupart des cas, il est possible de passer par d’autres chemins.La seule grande route bloquée hier était celle de Berthier à St-Cuth-bert.sur le chemin Montréaf-Qué-bec,où il y avait près de deux pieds d’eau.On croit que ia circulation reprendra aujourd’hui.La route pour St-Eustache par Ste-Dorothée et St-Martin est en assez bonne condition.Il n’y a qu’un pouce d’eau sur une distance de quelques pieds près du pont de Ste-Rose._____ Le» échevins siégeront lundi Franco-Canadiens sont obligés de venir ainsi au Canada, de demander leurs papiers d’immigration dans le district d’où ils viennent et de payer ensuite leur taxe d’entrée aux Etats-Unis tout comme de nouveaux immigrants.Jusqu’ici environ 150 Canadiens du district de Montréal sont venus de cette manière régulariser leur entrée aux Etats-Unis.___ La Sainte-Jeanne d^Arc 1 L’Union Nationale Française célébrera demain la fête de sainte Jeanne d’Arc.A 9 heures, en face des bureaux de l’Union, square Vi-ger, il y aura rassemblement et discours.Puis, de cet endroit, on se rendra en procession à l’église Notre-Dame où sera chantée une grand’messe à 11 heures.M.le curé J.-N.Dupuis prononcera le sermon._ M.le juge Monet donnera une conférence à Hochelaga demain Comme nous l’annonçons ailleurs, demain aura lieu un congrès régional de l’A.€.J.C.sous les auspices du cercle Langevin.A la séance publique du soir, à la salle paroissiale d’Hochelaga, à 8 heures, M.le juge Amédée Monet donnera une conférence sur un sujet de grande actualité.Il y aura aussi concert.Notre chronique de T.S.F.Par suite de l’abondance des matières, nous remettons à ia semaine prochaine une chronique de Marc üni: Gramophone et radio.Les incendies de Crédits de $7,500,000 pour l’aménagement de ports et de rivières _ _ .'IA La part de la province de (Québec est de $1,826,970 forêts Four vous aider 1 Livre de prière ou missel, r ouvrage qui rend le plus service à l’enfant, qu’il aime et conserve le mieux, c'est sûrement le livre pieux.D’où la nécessité d'en donner beaucoup, d’en donner de plus en plus si Ton veut plaire, aux enfants.C’est cette idée qui a inspiré an Service de Librairie du DEVOIR le choix des livres ci-dessous à raison de leur parfaite adaptabilité aux besoins de la clientèle: modicité du prix, résistance des reliures, lisibilité du caractère.Que vous ayez à donner des prix en quantité ou seulement quelques prix spéciaux, découpez cette lisle qui vous donne un échantillon des occasions magnifiques en livres de récompense que vous découvrirez dans notre catalogue : MISSEL 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Des incendies, une vingtaine, croit-on, font rage dans les forêts du nord du Manitoba.Une excessive sécheresse rend ia lutte extrêmement difficile.L’un des incendies a commencé près des mines Flin-Flon et progresse vers le nord, sur un front d’environ cinq milles.Une douzaine d’autres causent d’incalculables ravages à l’est des mines.En Saskatchewan/on signale une vingtaine d’incendies de forêt.Les plus violents exercent leurs ravages dans les réserves forestières de Basque et de Porcupine, à 80 milles à l’est de Prince-Albert.Un incendie relativement peu considérable a été signalé sur les bords du lac La Ronge, qui sert d’aéroport à des explorateurs.Port-Arthur, Ontario, a dû envoyer du secours au canton de Si biey et au district de Black Sturgeon, où des incendies de forêts ont éclaté.« Un nouveau commissariat du commerce canadien à Athènes Ottawa, Il (S.P.C.) M.James Mailcoltn.ministre de l'industrie et du commerce, a annoncé, l’ouverture d’un nouveau bureau de commissariat commercial à Athènes, Grèce.C’est M.L.-J.-H.Turcot, assistant-commissaire commercial à Paris, qui sera promu et transféré à ce poste.Le territoire qui relèvera de ce nouveau commissariat comprend la Grèce et la Turquie.Ces deux pays, au cours de Tannée fiscale' se terminant le 31 mars 1928, ont commercé avec le Canada pour un montant dépassant cinq millions de dollars.M.Turcot est natif de la province de Québec et entra dans le service commercial alors qu’il vivait en Saskatchewan, à Saskatoon.II a rempli Je .poste d’assistant commissaire commercial à Milan, et fut transféré à Paris en novembre dernier.Les ordinunds de demain à la basilique Comme nous Tannoncions hier il y aura plusieurs ordinations à la basilique à 7 heures demain matin.S.G.Mgr Gauthier èîevera au diaconat MM.les abbés L.-G.Lamarre, Montréal; H.-G.Martel, St-Hya-cinthe; J.-P.Cavan a gh, Valleyfield; J.-F.Crowley, Manchester, E.-U.; J.-U.Thibaudeau, Portland, Mc.;J.-F.Bousquet, Providence, R.L; P.-E.Rainville, Winnipeg, Man., et A.Benoü, Alexandre, Louisiane.Les ordres mineurs seront conférés aux abbés R.Beauséjour, P.Bélanger, A.Bellemare, P.Bernard A.Brunet, A.DouvMle, M.Dufresne, A.G en est.J.Gibemi, .1.Hughes, M.Jacobs, V.Lara niée, A.Monty, T.Moy-len, R.Péloquin, R.Picard, D.Richard, R.Taché, T.Dwyer, E.An-del.A.Colter, L.Lanteigne, R.Raymond, R, Sutton, tmis de la Compagnie de Jésus; et G.Ehman et Joseph O’Donnell, des RR.PP.Ré-demptoristes.Voleur condamné à vingt coups «le fouet Elzéar Poulin, 29 ans, a été condamné hier après-midi par le juge Enright à purger une sentence de douze mois d’emprisonnement à la prison de Bordeaux et à recevoir vingt coups de fouet.Poulin avait attaqué, avec une barre de fer, une femme à Montréal-Ouest pour lui dérober sa sacoche.Sa Ottawa, le 11 (D.N.C.)—La machine à voter des millions, le comité des subsides, a fonctionné à belie allure toute la journée d’hier.A T ajournement de 11 heures, le ministre des travaux publics, M.Elliott, s’était fait voter, nu cours des deux séances, des crédits se totalisant aux environs de $7,500,000.pour l’aménagement des ports et des rivières dans les provinces du Nouveau-Brunswick, de Québec, d’Ontario, dans toutes les provinces des Prairies et une partie des crédits de même nature prévus pour la Colombie Bri t a n n Ujue.Iva part do la Province de Québec est de $1.826,970 pour l’exercice en cours comparativement à $2,509, 084 pour l’exercice 1928-29, On a voté pour l’Ontario $2.633,300 comparativement à $1,948,289 Tannée dernière.Les crédits québécois pour i’amé-nngement des ports et des rivières sont nombreux mais il n’en est pas un seul de très considérable.Voici quels sont les principaux: $100,000 pour des améliorations et des ré-parations en général; $50.000 pour îles améliorations un port de Don-nacona, la Donnacona Paper Company devant payer le tiers du coût de tous Jes travaux; $150,000 pour des améliorations sur ta ri-] vière Richelieu; $50,000 pour du! dragage dans Je Lac Saint-LnufeRj $50,000 pour Je quai de la rivière' au Tonnerre: $39,000 pour Je quai des Kscounuiims; $40.000 pour de» améliorations à ia rivière des Prairies; $04,001) pour du dragage À Saint-Antoine de Tilly; $43,000 ;[>our‘ du dragage à Templeton, de façonj à permettre à VInternational Paper d’amener des bateaux jusqu’auprès! de su papeterie; $50,000 pour du1 dragage à VaJIeyfiéld; $3,300 pour] le quai de Papin eau ville; $1,800' pour un quai à ta Colonie des Grè~ ; ves; $13,000 pour terminer la ri*' construction du quai de Thurso.Aucun de ces crédits n’a donné’ lieu à un long débat.Le coJoneJi Geary, député conservateur de Tq-,1 ronto, a «implement fait observer que la Province de Québec semble avoir un bien grand nombre juin.Le parlement a été dissous hier soir.Le duc de Gloucester quittera le Japon le 23 Tokio, 11.(S.P.A.et Reuter).— S.A.R.le duc de Gloucester quittera le Japon pour le Canada le 23 mai.Dîner au docteur Stephen Langevin Lundi soir à 7 h., un groupe de médecins offriront un dîner au De Stephen Langevin, au Cercle Universitaire, à l’occasion de son départ pour l’Europe.Ceux qui désirent assister à ce banquet sont priés de s’adresser au Dr Louis Roux.Tél.CHerrier 1900.Nouvelles orgues Saint-Hyacinthe, 11 (D.N.C.V -La Compagnie d’Orgues Canadiennes de Saint-Hyacinthe vient de terminer * l’installation n faire comme n'importe quel < chestre ou orphéon de sourd* y r ussirait sans avoir jamais appris ti >is lignes de théorie?* ¥ * Il \ a dans les orgues des regis^ 1res qu’on appelle du nom général de fournitures et qui consistent en groupip de trois à six tuyaux ou même plus pour chaque note aç cordés de diverses façons; ou dit que telle ou telle fourniture est à trois, quatre, cinq ou six rungs.Dans une fourniture à trois rangs le tuyaü du centre donne le son juste, les deux autres sont accordés û un quart de ton l'un plus bas l'autre plus haut.Il s'ensuit une oscillation du son de chaque note entre les deux extrêmes qui fait que jouée seule toute cette série sonne horriblement faux.Dans les fournitures de quatre à huit ou .dix te, la quinte, la tierce et leurs redoublements à l’octave Les fournitures, quelles qu'elles scoient, ne s'emploient que concurremment avec des jeux accordés justes et dans certaines proportions et adjonctions qui font que le son principal acquiert une beauté ex- ; ü nord inaire, et qu’on peut, par exemple.donner à Am même jeu de j fonds des valeurs de timbres diffé- ; rents.Un ignorant qui ne se ser- ' virait pour jouer l’orgue que de! fournitures aboutirait à une épou vu niable cacophonie.Un piano accordé eu quarts de j tou doit donner l’effet d ime fourniture jouée seule.U serait fort possible que deux pianos, l’un accorde juste et l’autre par quarts de tons, j jouant ensemble, avec un synchro-j nisme absolu et le second plu* discrètement que le premier, donnas-] sent l'effet d’une registration d’or- : gue faite de fonds et d’anches avecj une proportion judicieuse de four-’ nitures.Mais il y a.avec le piano, un élément dont il faut tenir compte.Le piano est monochorde, c’est-à-dire que sa sonorité, même si on la déformé par certain* artifices de loucher ou par trop de force, demeure tou jours elle-même.Vis-à-vis l’orgue ou ti’orchestre qui sont peinture.Je piano est le dessin: Pépin,, élèves du professeur j , duii orchestre complet.Goulcl.O concert aura lieu ! Les U.» personnages de la pièce II.Prière des Innoceu's, Itl.Vif et léger.(Madeinoi.sida Marfe-Ttiéiesc I’» auin au piano).Qiiutuur no I .f.uini Hoi eherùii ( j,» lii 18115 i I.Mlegn» vivace.U.\diigio.lit.McnucHo m Hondo.Quatuor Stornelli e Htdlalc , Francesco Mali pie ro (1933* AMegio.ma non troppo.Hécital de chmil i L'est mercredi pruchain qu aura lieu le lecilal de chant de Mlles Marguerite Duchesne.Annette Mo-j remi, .ücaniie Prud’hoimnc et Mar guérite Lliarles' a l’hôleil Windsor.Le professeur t!hi\iles (rontei sera au piano d'ne coiiipagnemenl.X'oiei le program me de ce récital: I (a) Air (est.du Domino noir) .Auber < b * L'.Utenie .Saint-Saén* (c) Le C.heimUer Jeun.Joncière* Mlle Marguerite Duchesne 'J (a* Lu oie est un rêve .Haydn ihi Contraste.Mawet (c) Va.laisse couler mes larmes (ext.de Werther .Massenet Mlle Annette Moreau di *ai Mfddè (ex't.de Thèse), .Goseck (h* U ai-lu If.Coquard ici Chanson Norvégienne.' ¦ , Fourdrain Mile Marguerite Pepin V , l i a > inoitatihn au voyage, .Du pare ib) Chanson H ou mai ne.Jongem te.) tir d'ürphélie (ext.de Hamlet) , .Thomas Mlle Jeanne Prud’homme ( «licou Mil 1 llllc^c ShhiIc Marie Lest L draïue ci (diéon, ipi Sainte- Mar M.Ilectnr Charluml les lundi cl mercredi.1929.à 8h.I.î dft soir, academique do collège Comédien et lu (iràce.trois actes d'Henri les élèves du Collège avec le conrour1* de exécuteront 13 et 15 mai ilaii.* la salle à l'oeeusuu: de la fêle du H, P, Hcrlcuc et de la leiiiiion nnmuslle des anciens.La musique de Gounod, très liieu adaplee, sera rendue par nu choepr de eiiiqniinle voix, forme de* élèves et de la muitrise du (iexu et ae* joueront dasis de* décors brosses a ijcul et avec mp.mise eu scène des plus originales.Itillct* eu vente nu sous-sol du cesu, rue Rlctiry.Lam aster 1453.R ' ‘'(Un trois représentations pour enfants de cette pièce l.e Co-medien et la tlrdce les samedi'' Il et 18 mai et le jeudi Ift mai à 21».Kveellpntg réoullatg He* voyage* de riiniverwilé us „ «-ESaKRRBR LES LIENS f.Na H K I.P.ST ET DOÜïSt Ht! PAYS INTERMISSION 5 (a) Eternel Printemps .MhwpI il») Souvenance Franck le) Ouf, on m'appelle MimUext.de lu Hohémc).Puccini Mlle Marguerite Duchesne li (a) Ahi cflirt amant (Amadigi) .Huendel (b) Procession .Franck (c> D'art et d'amour (ext.de la , Tosco) .Puccini Mile Annette Moreau 7 (a) Hean soir.Debussy ibi La fontaine de Caraonet), .Letoray (e) Je dis que rien ne m'épouvante (ext.de Carmen), .Bizet Aille Marguerite Pépin 8 (a) L'heure silencieuse .Staub ib) Gavotte (ext.de Manon), .Massenet ie) Air des bijoux lext.de Faust) .Gounod Mlle Jeanne Prud’homme Au piano; Professeur Charles Goulet.Concert Marier •kMTOevoU' daiu lour cadre et pouvoir les étudlor fc la lumière du pumkÇ Or rien p'***Ip le voya«,' pour donner rte «on paya, d» son phshiv et rte «e» perapeotlve* d'avenir une ulee nette, aucune étude ne vaut X ce point de vu» l'étude hui plucc ü'eat ce que feront le*, voyaaeur* d» l'Uul-vcielré de Montreal II* travereeront le* plauu-M de l'oueat, Wilteroiu le** principaux centre*, verront de leur» yeux, c'e*t-à-dlre d'une favo» qui ne M'uuull* |>a» ce* villa* neuve*.poti*»«en comme par une *oi-t* d'enchantemeut lli ou 11 y a cinquante un» et molli*, n'eslstalent encore que de modeste* forts et qui temli-nt aujnui-rt’luii ver» l’avenir d* toute lu force d'une aroaperUe detjoidante euvahlsaante lia apprendront k oonnattre l'oueat «i c.ontrl-hueront d faire mieux connaître !'*»< De c*-s prise* de non («ci, iis oéneficleront les premier* et la collectivite canadienne ne »>u portera que mieux l.e* dltposUtoim prise» par le» oraunlatt-Iruri pour nsaurer aux voyaKeui» le muxi-muiu de confort cl la route aulvia aller et retour, eut précisément celle qui leur permettra d'apercevoir et d'étudlor l'oueat sous tou* se* aspects Le depart, du iruln spécial du Pacifique Canadien portant I»» extUMlounlate» aura lieu le a Juillet «prés midi et le retour f< Montré»!, apré» une randonnée de plus de 6,000 milles, « effectuera le ï7 suivant M Henry Luureys.directeur de l'Bcole de» hautes études commerciales, aura la charge de l'excursion.!ii«* conlrrence f»ar l«* R.P.Faci'hiné'tti Mcme-di prochain.15 mai, à 8( luMirtxs 30, à la salle Saint-Suipioe-conférence sue "Suinl François dans les spleiuièues de l'art'* par le H.F.Vitlorimi Fuccliiiicdi, franciscain de Milan, docteur des universités de Louvain et de Milan, professeur ’’libcrti docenle", autmrl de plusieurs ouvrages histQrique.s ! et artistiques.Le H.U.Faccbinelti pariera eu français.Entrée libre.Invitation spéciale aux Tertiair aux amis de saint Francois.rrs e KiM’eplioti au R.F.Jean*,lose pii \ionil-a.iâ “lnqill,*nîB ‘rus.lünlvaratt* de i' ii collaboration «vei 1» Pacl-^ftÇfcd*n' ,orfanise un 'oynge col-P*1,1' Jasqu'A l« eût» ilM Lett* inltlHtlve qui * peut- PP' *u l’Cbut, parhltra hasardeuae b ren-'ontré chaque année un tel : SïrtftiAn ile *** el1 'Ob' fie «eiahllr en b'i , Voyage dé l üntversUe" ^ «.«J, C .* °" l avoir tall Dés I 'lvT'ir! df H'111*1 prochain, les I w 1 irnlverslte se mettront donc ' pour une randonnée de trois 'Chiâmes Juequ a Victoria.nui,'11 b*8C,in ^ Insister »ur les bon» ré-d5 tel» voyages peuvent avoir i11 y Participent mais aussi.A dn 'Vf piu® lar*" 8t phi» haut poui la collectivité tout entière Notre hhmenae.31, à certain» égards, ^eue immensité est un aiantage.'par c* qu eue suppose de reasourcea abondantes *îdlv®r»*s, « certaine» autres elle est uni, .obstacle, une cause de difficultés.L éten-1 due du territoire rend les rapports dlf-flclles entre les dtvera groupements qui i composent notre population, cependant, que d autre part, elle favorise la multiplication de ces groupements et leur d*'-férenciatton.entravant ainsi la formation d un sens national unique et fort.Le» prises de contact, les échange» de vue» des voyagea comme ceux de lünlversué de Montréal donnent Heu.«ont ' .de nature a aplanir les difficultés qui nais-| Les rreres de J instruction (.lll'e-y”1, dé l'lnunensité du territoire, et ten- lionne ont l'honneur et la joie «le ritabitment c»n«dianUS en P US l e*Prtt' ' recev')ir' année, leur Supé- D'autre pan au point de vue «trtete-1 rieur général, le Révérend Frère ment économique, ces voyage» «ont une, Jean-Joseith Initiative exceptionnellement féconde Le., courant d échanges entre l'est et l'ouest! APlts l'n xejour ii Mustca, j profondes sympathies pour la mort, j’ai déjà survenue à Liège, de Mme Charles ! Goutet, mère des deux premiers et grand mere du troisième.Frédéric PELLETIER MU S ICA (Te* nore» sont fourmes pat ter • mpresarii.Nous leur en laissons toute la responsabilité).Le» communiques de concerts ne doivent p«s être adressés à M.rred.Pelletier, car ils lui sont alors tmnstni* comme lettre» personnelle» et risquent, s'il» arrivent trop lard, d'être renvoyé* à la semaina suivante ou mis de côté.H faut les adresser directement à MUSIC A le ••Devoir’*, 430, Notre Dame est, Montréal, Quatuor a cordes Dubois Le 1er mai, au Collège Saint-Laurent, avait lieu un magnifique ^coules élèves de cette choeur, composé dr forme un ensemble vocal j superbe; sa sonorité est pleine d’ampleur el laisse une impression de force et de vigueur peu ordinaire.l.e programme était divisé en deux genres de musique bien différents; le genre sacré et le genre profane.Les Martyrs aux armes.La Fontaine de Caraouei, I^es Sabots des Bretonnes firent valoir tantôt la j force des voix et tantôt la légèreté, j La partie sucrée, comprenant les choeurs massifs de Jeanne d’Arc et de la Rédemption de Gounod, noin faisait penser aux masses chorales des vieilles églises du moyen âge.Le contrepoint de Gounod, large et simple, convient bien à un grand nombre de voix; aussi les élèves! exécutèrent ces pièces et le Psaume ; 150 de Francq.avec beaucoup de maîtrise.(.a musique pwlestrienne ei grégorienne.O Salutaris et Alleluia, y trouvèrent une place digne de leur beauté archaïque.U Alleluia surtoul bien nuancé, avec une sonorité parfaite, nous fit sentir la beuté de ce chant qui est bien l’expression de la prière du peuple.Le decrescendo final se perdit dans un lointain Irè* : vague et très doux.Le programme était émaillé cà et là de pièces d'orchestre, de inor- ; ceaux de violon.M.Salvetti nous a fait revivre ses vieux compatriotes italiens.Corelli et Tartini, avec une sonorité et une technique savante.| Le B.P.Parent, le distingué directeur de rc groupe vocal, doit être : fier do se* élèves; il est peu de col-phalange artistique, fonda, j lèges qui possèdent un si bel ensem- j qui remonte au moi* de nn- i ble.l.c sixième el dernier concert de musique de chambré de la saison du Quatuor a Cordes Dubois, aura ’ieu lundi soir prochain (13 mai), a la salle Naint-Sukpk’.e.Cette audition sera ia U4c donnée à Mont-; réai depuis la fondation de cette be' U mmaiÊÊm tinn ve,libre 1910.Pour la première foi* en Canada.! nous aurons l'occasion d'entendre lundi soir.Ip magnifique quatuor du compositeur italien Francesco Malipicro.La première d’une composition de cette envergure, ext toujours un gros événement dons notre momie musical; aussi, tou* les admirateur* du Quatuor Dubni* ont hâte de goûter cette haute non veatnté musicale.PROGRAMME Quatuor en Ré majeur ., Ottorino Respighi (1907» I.AJ egro moderato.H.ymlanle.Ténia (A»n variano-lli.III.InlerutezK).lento, aiegretto vivace.IV.Finale.VHegro vivace.Sonate en Lu majeur pour piano el violon Ddebraudo PixzrtHl Alfred LAMOVREVS CONSTIPATION Graine de Psyllium •tl.tCTIONH (U *z4 'frs'Jé «oncy- y' *r» ,f2 m % y -tr w 4 y [556^ (r)3f)l-5302-5363 — Garniture de vanité.5361—Un, 7 x 20 pos; deux 7 x 12 pcs.5362-5363—Un, 6 x 15 pes; deux 8 x 10 pcs.Patron à tracer 15c.Au fer chaud 25c; étampé sur coton Wabasso fini toile 39c la série; sur pure toile irlandaise 59c.Coton à broder C.B.20c.A l’Orphelinat de lu Providence de Notre-Dame tie (irâee A la conference que donnera M.TéJesphore Brassard, registraieur, .sous la présidence d'honneur do M.l’abbé Olivier MaurauM, P.S.S., curé de Notre-Dame et les auspices de-'> Danies de Charité de N.-P.de Grâce, dans la salle de l'Orphelinat de la Providence, 605 Blvd Décurie, le mardi, 14 mai, à trois heures de l'après-midi (précises); te programme suivant sera exécuté.1.Piano: Mille Irène Pionne.2.Chant: Mme Flore Blanchard.Récitation: Mlle Fernande Bis- sonnette.Chanson de genre: Mme Mau-bourg Roberval.Présentation du conférencier: M.Eufclide Desjnrlnis, avocat.Conférence: “Promenade (sérieuse et humoristique à travers le code civil”: M.Télcs-phore Brassard.Chant : Mme Maubourg-Rober-val.Violon: Aille Lucie M Mette.Chant: Mme Flore Blanchard.Chant : Mme Alaubourg-Robcr-val.Allocution du président d’honneur, M.l’abbé Olivier Mau-rault, P.S.S., curé de Notre-Dame.L’entrée est gratuite.Les bienfaiteurs, dames patronnesses rt ami* de l’Oeuvre sont cordialement invités.3.o.6.7.11.Patrons Gorcy Le Devoir.Montréal.Ci-inclus.rôtir patrons Nos.Nam .Adresse .Fédération des Oeuvres Sociales de Santé DECISIONS IMPORTANTES Adresser tsates commmdes ju Devoir, 430, rue Nctre-Uame tsl.Usntréal.Fédération nationale Saint-Jeau-Baptiste CHEZ LES FEMMES D’AFFAIRES L’assemblée générale de l’Association des femmes d’affaires, affiliée à la Fédération Nationale St-Jean-Baptiste, aura lieu .à la maison d’oeuvres.853 Sherbrooke est, le mercredi, 15 mai, à 8 h.précises.' M.Arthur St-Pierre, sociologue, sera le conférencier.Sujet: Salaire familial et allocations familiales, question qui est du plus haut intérêt.Nous souhaitons que tous les membres soient présents.Sous la présidence de M.l’abbé Groulx, aumônier chez les Sourdes-Muettes.une partie de cartes, au bénéfice des oeuvres de l’Association, aura lieu lè jeudi 30 mai, dans les salons de la Fédération, 853 Sherbrooke est.Nous comptons que tous les membres aideront au succès de cette organisation.Lundi, le 13, à l’Université, M-Ed.Montpetit donnera le dernier cours de la série: Le droit public et l’instruction civique.Toutes les dames sont invitées.L.COTE, sec.-cor.CHEZ LES EMPLOYEES DE MAGASINS Demain après-midi, à 4 h., assemblée mensuelle de l’Association professionnelle des employées de magasins.Conférence par M.l’abbé Lionel Groulx: Nos ancêtres étaient-ils des ignorants?Distribution des prix des élèves du cours de langues.Programme musical des mieux choisis.Tous les membres et leurs amies sont cordialement invités.Le thé sera servi.(Coinm.) Le R, F.Lalande chez les gardes-malades Le R.P.Lalande, S.J,, fera une conférence devant les sociétaires de l’Association des Gardes-Malades Graduées de l’hôpital Notre-Dame, lundi prochain à 8 heures.Les membres sont priées d’être présentes car elles y trouveront .eur profit.i PFINSEES Plus vous avez de lumière touchant le bien, plus vous serez rigoureusement puni si vous n’en vivez pas plus saintement.Imitation.* * ¥ Il y a une règle sûre pour juger les livres comme les hommes, même sans les connaître: il suffit de savoir par qui ils sont aimés et par qui ils sont haïs.Cette régie ne se trompe jamais.Joseph de Alaistre.* * * Ne vous effrayez ni des travers ni même de quelques défauts de la jeunesse; ce n’est souvent que le brouillard matinal d’une belle journée de printemps.Cte de Belvèze.* * * L’on se repend rarement de parler peu, très souvent de trop parler; maxime usée et triviale que tout le monde sait et que tout le monde ne pratique pas.La Bruyère.Un mot d’un archevêque d’Avignon Un archevêque d’Avignon dont j'ai’oublié le nom, était petit de taille et aussi un peu bossu.Et, la première fois qu’il fit sa tournée dans son diocèse, donnant à droite, à gauche, sa sainte bénédiction, il y eut une brave femme qui se mit à dire: — ATais quel archevêque nous a-t-on envoyé?Aïe, mon Dieu! que cela est tout peint! Le bon archevêque l’entendit et dit à la femme en lui montrant sa bosse : — Et même tout bossu, et même ,r>nt bossu! AGENDA FEMININ DEMAIN 12 MAT Collation des diplômes de l’Ecole de rhôpital Sainte-Jeanne-d’Arc.demain après-midi à 3 heures (heure a-vancée).Le bureau de direction et le comité d’honneur de la campagne de souscription, à leur dernière assemblée conjointe, ont pris des décisions importantes qu’il convient de signaler a la population.SOUSCRIPTION ANNUELLE La première de ces décisions a trait au caractère annuel de la souscription.Celle de cette année est la première de la série.Ainsi, tous les printemps la Fédération entreprendra une campagne de souscription en faveur des oeuvres volontaires d’hygiène (pii la composent.Le produit entier de la souscription de cette année ira aux oeuvres suivantes qui comptent parmi les plus méritantes: L’Assistance Maternelle, la Fédération d’Hygiène Infantile, la Colonie de Vacances des Grèves, ia Colonie Jeanne d’Arc et l’Ecole d’Hvgiène sociale appliquée de l’Université de Montréal.Cette décision ets» éminemment logique puisque les budgets des diverses associations ne comportent que des dépenses d’administration, c est-a-dire des obligations qui doivent etre rencontrées tous les ans.Les subventions qu’elles reçoivent des pouvoirs publics deviennent de plus en plus insuffisantes devant les besoins impérieux a«xs préparatifs sont presque complètement terminés.Les listes de souscripteurs éventuels portent plus de 16,000 noms.Les équipes des solliciteurs s’organisent avec entrain dans les paroisses.Déjà plus de mille solliciteurs sont enrégimentés sous des chefs zélés désignés dans chaque paroisse.Toute l'organisation a déjà reçu la plus enthousiaste approbation de nos autorités religieuses, QUARTIERS GENERAI’X Les quartiers généraux de la campagne seront tenus dans le grand immeuble J.-B.BaiJlargeon, mis gracieusement à la disposition de la Fédération.La campagne de souscription coïncidera, en effet, avec une grande exposition d’hy-giène qui se propose de mettre devant la population nos principaux problèmes ainsi que nos principales oeuvres d’hvgiène.Plus nous serons renseignés sur les grands bienfaits de l’hygiène, plus nous serons prêts à donner notre part MAGASIN EATON PRESENTATION DE MODES ET MARCHANDISES POUR L’ETE , Lundi et le* jours suivants A J A splendeur de l’été a fait son apparition dans notre *—* Magasin.Etalages spéciaux, décors spéciaux au troisième étage, couleurs faisant songer à des jardins ensoleillés .le but de cette présentation est de vous faire faire connaissance avec les différents détails de la Mode estivale .pour Arotre demeure tout comme pour ceux qui l’habitent.Notre Magasin tout entier prend part à cette présentation .et nos vitrines parlent magnifiquement de la beauté de l’été.Vous êta invité à visiter notre Magasin .en vous rappelant que si nous pouvons offrir tout ce qu'il g a de nouveau, en une si grande variété et à prix si raisonnables, c'est grâce à nos représentants dans les grandes villes de Paris, Londres et New-York.^T.EATON C°u LIMITED DE MONTREAL.nécessaire de collaboration.L’exposition est donc avant tout une oeuvre d’éducation.OBJECTIF DE LA CAMPAGNE .Après une étude minutieuse des budgets des oeuvres de la Fédération, l’objectif de la campagne a été définitivement arrêté à 150,-000,00.Certains peuvent trouver la somme élevée, très élevée.Ceux, au contraire, qui connaissent à fond les besoins des oeuvres la trouvent encore bien insuffisante.Nos institutions, en effet, ont dû consentir à des soustractions importantes dans leur budget pour limiter à $150,000.00 la somme totale à demander.Filles se consolent à la pensée que l’aide qu’elles (pourront ainsi obtenir constituera une augmentation très appréciable sur les maigres sommes dont eMes disposent actuellement et leur permettra de mieux remplir leur mission auprès de la popudationn.Tous, nous n’en doutons pas, la comprendront et se montreront généreux.I^orvU orvs.,eom< Mademoiselle Laplante ANNONCE A SA CLIENTELE SA NOUVELLE A DEESSE 366 SHERBROOKE EST, près St-Denis Tél.HArbour 2627 LETTRES PE FAÜETIE^ j Remise spéciale pour les com* Toutes les series.Je, 4e, 5e, 1 mondes à la douzaine.En vente 55c franco chacune.à |a librairie du “Devoir”- Feuilleton du Devoir Le Suprême Amour par Jacques Grandchamp 64 (Suite) XXXI -es jours, les semaines avaient sé à Kerlaz, et les hôtes du ma-r commençaient à sortir un peu, uns de leurs souffrances physi-¦s.les autres de leur angoisse raie.Le docteur Vainer avait inr é à ses blessés un traitement si énergique qu’efficace, puisé plus récentes sources de la .¦ncc moderne, et il remportait éclatant succès.^erre, le premier, s’était tiré Taire.La tête emmaillotée, le s en écharpe, il était encore le 1 qui pût circuler, car Nany, dote, affaiblie, demeurait alitée.| ¦ se faisait dorloter, câliner: mme un grand bébé.et.bien que son entourage affectât de traiter d’enfantillage son inertie, elle ne reprenait pas vite ses forces.Lorsque Sabine l’engageait à se lever, assurant qu’elle se remettrait beaucouo plus rapidement d’aplomb, la jeune femme, repoussant ces conseils pleins de sagesse, répondait plaintivement: — Laissez-moi, je suis très malade! — Comme tu es devenue douillette! plaisanta Pierre, un soir qu’il était venu prendre son thé auprès d’elle.On ne te reconnaît plus! Est-ce que tu as l’intention de passer toute ta vie désormaia dans ton lit?.— Bon’ toi aussi, tu le figures que j’exagère! Ecoute, Pierre.— et Nany prit dans ses mains la main de son mari, — j’ignore au juste ce que j’ai; le docteur Vainer, qui nous a tous si bien soignés, est peut-être un grand chirurgien, mais il ne connaît rien à mon état! —- Oh! protesta le lieutenant, suffoqué qu’on accusât d’incapacité leur sauveur.— C’est si vrai que ce matin encore, quand je l’ai interrogé à ce sujet, il s’est mis à rire d’un air un neu gêné, et il ne m’a pas répondu.Eh bien, moi, je sais, je sens que je vais mourir.— Nany! tu plaisantes! i — Je n’en ai pas la moindre envie.Seulement je sens mes forces décliner tous les jours depuis ce funeste après-midi.Ce matin je me suis levée pour me regarder dans la glace.Je me suis fait peur à moi-même.Avoue donc que j’ai terriblement changé! Ces yeux creux, ces joues maigres, ce teint pâle, est-ce la Nany d’autrefois?., dis-lc donc, Pierre! Pierre était bien oblige de convenir, en son for intérieur, que sa femme portait, en effet, les cruelles traces de l’accident et de la réclusion qui l’avait suivi.Jusque-là il ne s’était pas effrayé outre mesure de ce changement que chacun ju- geait normal, mais Nany avait-elle raison lorsqu’elle prétendait être: frappée à mort?.Etaient-ils donc, tous aveugles et sourds autour d’el- : le pour ne pas s’apercevoir de cet-, te transformation inquiétante, et le docteur lui-même ne les leurrait-il I pas d’un vain espoir en affirmant; jque la jeune femme se rétablirait?Allait-il perdre Nany, après que j la plus épouvantable des morts j l’avait épargnée?Son angoisse, ; lorsqu'il l'avait sue exposée à un : danger imminent, l'éclaira en un seul instant sur ses propres senli-; ments mieux que ne l'eussent fait | des jours, des mois entiers de savantes recherches psychologiques.Ne pas l’aimer!.Avait-il pu le ! croire?.Allons done! elle était | bien pour lui la chère compagne nu j coeur ardent qu'il n’avait pas su! comprendre, mais qu'il saurait reconquérir! — Pierre chéri, approche! — i et le bras de Nany, entourant le cou de son mari, attira tout près d’elle le visage aimé, — si je meurs .je suppose que tu te remarieras.— Nany, tu es folle! — Non, je suis très sage, au contraire.Je me suis dit bien souvent j que je n'étais pas la femme qu’il i t'eût fallu.La prochaine fois, tu choisiras mieux.Cher, je n'ai rien voulu connaître de ton passé.Si, avant moi, tu as aimé une autre femme, et qu'elle soit encore libre, épouse-la.Si, je t’assure.Je te demande seulement de ne pas m’oublier tout à fait, de te rappeler de temps en temps ce gamin de Nany que personne ne prenait au sé-l rieux, mais qui t’a aimé de toute son âme.qui n’aima jamais que toi! Oh! chéri, mon chéri, mon seul amour!.La voix de Nany faiblit à ces mots, elle éclata en sanglots, Pierre, éperdu, se cachait la tète dans les dentelles de l'oreiller; à genoux auprès du lit il répétait: — Tais-toi, Nany, je t'en conjure, tu me déchires ie coeur.Le passé' n'est plus, je n’y songerai jamais, je! te le jure, car c’est toi seule que j’aime! Tu vivras, mon cher trésor, je te rendrai autant d'amour que tu m’en accordes, et nous serons heu-j reux l’un car l’autre, mais ne parle ; plus de mourir! Est-ce qu’on meurt: à ton âge?— Ça.ce sont des phrases de romance.observa Nany, d'un ton sentencieux, à travers ses larmes, il me faudra bien partir si le bon Dieu1 le veut, mais si tu m’aimes vraiment, ami, je serai presque consolée!.I Et comme Pierre, pour la forcer j à se taire, la couvrait de baisers, I elle le repoussa doucement: — Je me sens très fatiguée; veux-tu me laisser reposer, chéri?de-manda-t-rile.! — Te quitter alors que tu crois tes heures comptées?., tu n'y penses pas! — Peut-être, tout de même, qu’on ne plie pas bagage aussi vite pour l’autre monde! concéda Nany, avec un retour de son ancienne et malicieuse gaieté.Je te promets de te faire rappeler immédiatement si je j me sens plus mal.— Plus mal! — Moins bien, si tu préfères, mon chéri.Va, ne t'inquiète pas! Je vais essayer de dormir maintenant.H y eut encore de tendres baisers échangés, et Pierre, bouleversé, comme assommé, sortit de la chany brc.C’était à devenir fou! Les funèbres pressentiments de sa femme allaient-ils se réaliser?Etait-elle le jouet de son imagination fertile, prompte à l’enthousiasme comme au découragement, ou bien sentait-elle réellement la vie l’abandonner?La perdre alors que tous l’avaient crue sauvée.Dire adieu éternellement à cet être charmant qui avait rayonné avec tant de joyeux entrain, d’ardeur à vivre, dans son existence et qui, il fallait bien le reconnaître, l’avait chéri d’une si exclusive temjresse! Comme elle s’était pliée à ses caprices, soumise à ses brusques sautes d’humeur comme elle avait sacrifié ses goûts aux siens depuis ces derniers temps.Avec quelle application elle essayait «le s’assagir, avec quelle docilité elle acceptait les reproches qu’il lui faisait sans aménité! Sa gaieté était tout un soleil, sa radieuse jeunesse toute une lumière! Hélas! qu’avait-il fait de ce trésor dédaigné, méconnu, et comprenait-il donc trop tard le prix de ce don royal?H souffrait, ii gémissait sourdement, et soudain il chercha un coeur compatissant, capable de l’écouter, de le plaindre, de le consoler! Auprès de qui trouver ce refuge?.$on tuteur?Sabine?.R jos savait tous les deux seuls en cet instant.Pourtant ce ne fut pas vers eux qu'il se tourna.Dans le désarroi effroyable de son âme, il chercha d’instinct l’ami généreux qui avait été aussi le sauveur et, poussé par un élan irrésistible, se dirigea vers la chambre de Beaudoin.IA suivre) C.J mima, r»r niipiCT-S «a •»« «3*.r»* .votre-P»mif nt.t Mnatréal, par 1 IM-PR1MKIME POPULAIN* juiltci I.UlülUKS IP malin.Dénarl mu ttuin «lui»» raiirès-mirii ; ai'rivcc lo soir à ( Ml-CASSOXNi;.VKNDRKUI, 20 juillt'l CAR-CASSONNK Visite des reuiuurU lions l'avanl-niicli.Itépart par train a la fin de I'avant-miiii el arrivée à UARCEI.OM; le soir.SAMEDI.DIMAM IJI el 27.28 el 2il juillet Visite Une EUROPE once de préventif.Yaul mieux que tou* une tonne que le» remède» du monde, el eY*l non* offrons dans le Voyage Populaire — L’exemple du Roi George V — Se guérir est bien, ne pas être malade est pour tous, grâce à Pair salin gps.eorrespcuiilmues de Irai ns lo-I ration (i’autoaiobilia et de ehanr In es il'Jiôlel.pmlnirras lits duuu* I nés.ele.Ces sutieis disparaissent tvce l'organisation pratuitu?du vü.sage en igrontir.j C’otganitatloh rte In louruée est confiée û l’agence de \ m/m/rs { c’ jours de plus, peuvent visiter l'Allemagne du Rhin, lu Hollande et la Relgique à des conditions particulièrement avantageuses.Bref, le Voyage Populaire de 1929, le troisième organisé par le Devoir et la White Star, ainsi qu’on en peut juger, est favorisé par des circonstances d’un intérêt unique.Pour y prendre part, il suffit de s’inerirc sans tarder Rappelons que le p r i x du Voyage Populaire reste.popu-taire, c’est-à-dire modique sans que rien soit négligé pour assurer le confort partait de tous, tout le temps.Ce prix.$G75.(minimum) comprend tous les frais depuis ie départ jusqu'au retour: paquebot, classe cabine, hébergement dans des hôtels de bon ton, tous les repas, les chemins de fer, tes autocars, tes bateaux, le transport des bagages, etc.En classe touriste - classe qui jouit d’une faveur grandissante le prix est de $575.i seulement et comprend tous les avantage ci-dossus, sauf l’accès à| la classe cabine au cours des tra-j versées.Le voyage, y compris les deuxi traversées à bord du Mègantic a-! ménagé à neuf et améliore pour laj prochaine saison, un des plus coquets paquebots de la White Star, comptera 53 jours.Les billets de retour 'étant valides pour un an, les voyageurs ont le privilège de prolonger leur séjour à leur gré dans la capitale française ou ai!-! leurs cc qui permet de profl-, ter du voyage facultatif que nous; offrons pour visiter à (khi de frais T Allemagne, la Hollande et la Bel-j gique.A part l'agrément de se trouver en compagnie de compatriotes distingués, le voyage en groupe offre des avantages très importants.Il diminue notablenien' les frais de voyage et épargne bien des ennuis: achats de billets, citasse au baga* principal du 10 lcr se plein hre MERCREDI, 10 Juillet - MONTREAL.— Embarquement le soir., JEUDI, J1 juillet - Départ de MONTREAL - Embarquement à QUEBEC dans l’après-midi.VENDREDI.Ml hiillcl LE HAVRE Arrivée au quai cl départ en train spécial pour Paris.SAMEDI, 20 juillel PARIS.Visite complète de la ville en autocars toute la journée.DIMANCHE.21 juillel PARtS» Journée libre à employer suivant les goûts de chacun.LUNDI.22 juillet PARIS—Départ à midi par train pour Bordeaux.MARDI, 23 juillet BORDEAUX •— Visite de ta ville en autocars.Départ dans l'après-midi pour LOURDES.MERCREDI.24 juillet LOURDES — Visite libre: la Grotte, le Le DENNIS ATLANTIC CITY N.-.J.Hôtel de bon ton, situé sui la plage et le célèbre “BOARDWALK’’ A l'épreuve du feu M Cuisine de choix Man Américain—Garage Propriétaire W.-J.BUZBY.HOTEL DE CHOIX ' offrant aux voyageurs uu service exceptionnel.400 chambres avec bain ( $3.00 et plus par personne f $1.50 et plus pour 2 personnes .HOTEL .IKniciœrbockhr! "NEW YORK tie RLE OVEST, [près Hroadway—Times Square Pour renieiRnenients et réservations, s adresser aux V oyages Hone L 5à.ru-gues.Je R.P.Daniel, les RR.PP.Jean rie Brébenf et Gabriel I.ale-maiil.le R.P.Charles Garnier, qu'accompagnent d’émouvants récits de leurs supplice.» et des documents infiniment précieux comme ces naine uses Relations qui sont la source même rie Thistoire canadienne.A côte figurent ries actes rie concession.en particulier celui de Notre-Dame des Anges signé par Henri rie Lévis, duc «le Ventadour, des rapport»* riches en renseignements de toute sorte envoyés par les religieux au cours de lem'* mission* et où ces apôtres se révélaient géographes ou même linguistes, ainsi qu’en témoigne un petit volume manuscrit du R.P.Pierre Potier intitulé: F tentent a Grammaticae huro-nicae, 1745.1.Allocution Faisant pendant à Ja vitrine des! avril à la messe Jésuites, est place la vitrine des Mgr Julien, de Messieurs de Xaint-Sulpicc qui of-: d’Arras; 2, La frent à J’historien ries pièces ayant trait à l’histoire ecclésiastique du Canada, et c’est là leur vraL domaine.puisqu'aujourd’hui comme autrefois il» sont dans l'Amérique du Nord, les maîtres de la formation du clergé, leurs florissants séminaire* de Montréal el de Baltimore en sont la preuve.Parmi beaucoup d'autres documents.voici Je gros voinme ries 1/-frstaHon* mttoprnphe* fnnehanl d’auditeurs xe répande maintenant à travers tout le pays et surtout dans notre province, pour le plus grand bien rie la ( lasse agricole et de notre nationalité.Le volume dont le prix est minime: #1.50 l’exemplaire.$1.65 franco.s’adresse à tous, prêtres, hommes publics, économistes, agricul-j leurs, membres des cercles d'études.etc.On peut se le procurer au Service de Librairie du Devoir, 430.Noire-Daine est.à Montréal.( Communiqué 1 Lr Lorreg pondant Sommaire de la livraison dn 25 avril 1929 1.L’armee ronge et Ja guerre sociale.Général G.Héroys et Léon Thévenin; 2.Le Pape Pie IX à Gaëte.souvenirs inédits publiés avec un avant-propos par Félicien Leuridant, Prince de Ligne; 3.La “philosophie” du maréchal Loch, extraits d’un journal inédit.Bon.A.de Marîcourl ;»4.Un cheva lier sur roues, roman traduit et adapté rie l'anglais par R.d’Oléon, — !.ian lias ; ô.Les derniers aspects de la crise polonaise.L, Smp gorxewski; (i.Une carrière de (1i-plomatie avant la grande guerre.— Auguste Gérard.D’après un ou- r ïlAr/>our Ss & Experts dans un atelier moderne v °* ^ ^ 'J RAUL F.LALCIND E - aekxcreuf» -etfHAA/r 0F,I!X ECOLES S COLLEGE O’SULLIVAN 14*7 tl 5148 Mountain «loin Ste-Catherine> Koolr.trd ât-Lanrrnl.Montreal.COURS SUPERIEUR D'ANGLAIS EnMianomont commorela) complrt, préparation *( qualification au» foertloni de comptable.o< crétalre.auditeur, etc.INSTRUCTION PERSONNELLE COURS DU JOUR ET DU SOIR EMPLOIS POUR GRADUES A gagné le PREMIER PRIX à J exposition mondiale tir MUnt-Loni* et tea PLUS HAUTS HOX-NP.UHS BIUTANNIQPBS g paxpositlnu de l’Empire Britannique à Wembley.I «mdren, Angleterre.Pin» do liét elè»t« annuelUment Venn rharrhri notre ratalogae eu dtnaadei-Ie par lettre, eu totéphunrr : UPtown 0030 CRescent 7440 üi: K.J.O’Sulliean, M.A.prit.vvë*, CROISIERE UNIQUE MONTREAL k NEW-YORK par le SMaurent, le Golfe et l’Atlantique LE DEVOIR Catgaric juin 1929 *00 OO organisé P*r à bord do paquebot Départ: 22 Retour: 1er juillet Pour tnocrfpUan M plu» programme ot a‘a dresser DEVOIR - SERVICE IES VOVAIES Notre-Dame Est Montréal r-n- .*¦“ — IROISIEME VOYAGE POPULAIRE (Suite de la page six* LUNDI.12 août VENISE.Visite ; rie la ville à pied, le matin.Dans j Tanrès-niirii.excursion en bateau l.é plu» délicieux JAMBON est celui de S.L.CONTANT Ltée ! à MUHANO et au f.HH).magniti i que plage sur l’Adriatique.MARDI.13 aom VCMSU.Dé part l’après-midi par Irain pour MILAN.MF.liFRldtl 11 août MILAN’.Visite eu autocar «laits Tavant-iui rii.Départ dans l’après-mriii.par train, pout STRKSA.JEUDI, 15 oùt STR LS A.Le matin; dans l’après-niuli.excursion en bateau sur le lac Majeur : arrêt à l’isola Bell» el visite du Palais Borromée.VENDREDI.IB août ST B LS A Départ le matin, par train, pour! MONTREUX; arrivée dans Taprèv « midi.Le voyage se fait par le Sim-pion.SAMEDI, 17 août MONTREUX.! Excursion en tramway au château s rie Chillon.Départ dans l’après-midi en ba i : tèflu pour G LM ; VL, sur Je magnifique L\ .• tout le imle Un petit livre qu'il faut tire et que tout le monde peut se procurer à cause de la modicité de son prix c'est Le problème de la famille nombreuse — Sa solution: les allocutions familiales — par le Rév.P.Léon Lebel.Ou se sou nient que cet ouvrage se compose d'une série d'articles publiés dans le Devoir.// aura, espêrons-le, une influence profonde sur Iq législation future.Quoi qu’il en soit, le.met! leur moyen de l'aider A obtenir son effet c’est de le lire soi-même, de s'en pè-nêlrer et de le faire pénétrer rhe: autrui en h répandant.Cet opuscule ne coûte que dix sous franco et au comptoir.En vente mt SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" SERVICE UE SERVIETTES DE BUREAU Appelé* MAln 7916 Montreal Sanitary Towel Supply Co 723, me Notre-Dame ouest ^ ^ MARMELADE •MADAME LUKE” La délicieuse MARMELADE aux ananas — différente dee autre*.SSstger-la de votre épicier, sinon appelai: UPtown 2915 VOTEZ L’AGENCE HONE Pour tous vos voyages en Amérique en Europe, en Médlterra-né>;.aux Antilles, parteut.55, rue Saint-Jacques, Tel.HArhour 3284 MONTREAL DAVID & FRERE LtéeJgp* BISCUIT FIG BAR 2 livres pour ° O fabriqué avec Figues de Turquie, strictement L fraîches.EN VENTE CHEZ TOUS LES EPICIERS rfc «s* >0' * vê' \' .o* \^V POUR PAYER MOINS CHER .' onez choisir vous même ce dont vous avez besoin: ~ BEURRE OEUFS —EPICERIES —PROVISIONS Directement de la ferme et du producteur aux clients.Tousignant Frères, Limitée NEUF MAGASINS Bur.chef: 6312 Sf-Hubert.Suce.: 5167, me Clarke 1148, Mont-Royal Est 3539, rue Ontario Es* 2929.rue Masson 3034, Mont-Royal Est 2,309, Ontario Est 1584, Ste-Catherine Est 1587, Ontario Est.\è xcsct v\« - ^ V L T.Bleau.Ant.Rousseau J.-A.Masson Etabli* «n 1911 Bleau & Rousseau Manufacturiers d* FOURRURES Siège social: M32 rnc St-Deau HArboar $43$ Succarsait: 3907, me Slierterookc ouest WEst 07$S notre société nationale, vint sa|ue> la section naissante.Avec.ai-deur et la sincérité qu’on lui connaît.il prononça une vibrante allocution où il exposa les bienfaits de la Société Saint-Jean-Baptistc de Montréal, le travail méritoire de ses filiales, l’opportunité rie ses oeuvres.Il traça, pour l’usage quotidien rie ses membres, un programme pratique d’action nationale, fit valoir l’ampleur que prend, cette année, la célébration de notre fête nationale, à cause du 95ènie anniversaire de notre grande société M.l’abbé Auguste Lapalme, cure de la paroisse, accepte d’être l’aumônier de la nouvelle section et Iqi promet son entier concours dans la réalisation du programme patriotique tracé par M.Vanier.M.J.-H.Delisle remercie le president général et M.le curé A.Lapalme de leurs encouragements, M.A.-L.Phaneuf, d’avoir dirigé les élections et M.Henry-L.Auger, de son travail d’organisation et de ses heureuses suggestions.I.a section Sainte-Clotilde demande son affiliation au comité régional de l’ouest, Cotnrmm iqué.L A.( CONGRES REGIONAL C’est demain qu’aura lieu le congrès bisannuel de l’i nion régionale de Montréal.À.C.J.C., sous les auspices du cercle Langevin, paroisse de Ht Nativité d’Hochelaga.Voici le programme de la journée.MATIN X h.Messe dite par le R.P.Ed.Colefough, S.J., aumônier général de l’A.C.J.C.; chant du Credo; bénédiction du drapeau; sermon par j.M.l’abbé Aurèlc Parrot, aumônier :du cercle I.angevin.9 h.Déjeuner a l'école de la Nativité, rue St-Germain.10 b.- Séance d'étude.l’rési-j J dent d’honneur, M.J.-C.Martineau, | avocat, ancien viceT>ré*ident géné-jral de l’A.C.J.C.; président d’office, M.Lucien Danis, président du comité régional de Montréal, allocution du président; rapport du secrétaire; discussion et adoption du rapport; "Le devoir dé I’A.C.J.C.".par M.N.Brault, vice-président du romité régional; discussion ; allocution de M.l'abbé A.Parrot; atfo.eiition du president d'honneur.APHES-MIDi 2 ii.Séance d'étude.Président d'honneur, Mgr LePallleur, curé de la Nativité d’Hôchclaga; président d'office, M.Nap.Brault, vice-président du comité régional; allocution du président; "Nos congrès fédé- raux”.par M.H.St-Georges, vie*-.elusion par Mgr ie Président d'hon président du comité régional; d's-|n«ur.eussions; allocutions des représen- SOIR tunts des Rb ions-soeurs; allocution du représentant du comité central; allocution du H.P.Colclough.au- mônier général «le 1A.C.J.C.; eon- 8 h.3u Séance publique oiga nisee par le cercle Langevin.à 1» salle paroissiale, angie des rues On tario et St-Germain.M Jl S avons le plaisjr der admirer les si beiles fleurs.Or.un beau matin, comme lest deux enfants venaient arroser les ' «nàï&m, iis **p«rçur'e:tf: Jt*uae-:,V5.qa'ti tas nxsmpssU deux oui rrxàj crende* fleurs de géranium, et Pierre, des mnes-nterputnles.Fus asi surreilfatrnt eree tant d ortour j ' erceonphstsment roarnmter du! mirer’.e gm faisait germer et se de-vrieppe.?sens* les graines qu'ils \ avaient temees, vous peuve: pen- ' set combien ils eraser.! stupéfaits.Ptem-.pleuvait çe toajoer* etc le propre des Pierre de pleurer Jaasusetar.plus grat'e de deux an- • rccs, ifsee’t rc>npe de coi ère mais ne veratdt menât larme.—Attende ns è demain, dit la maman û qui Ton récent a la chose lirupr Peut-être aurons-nous la clef du mystère., Nais le mystère devenait de plus es ï*h« obsacur.îa '.eoîem&in.en pics de quelques autres geraniums et reine*-marquert~rs.il manquait des pensees et des fuchsias.—Il y e an voleur, dit Jeanneton é mn petit frère : il faut le decou- ’ m>.Ce soir, quand il fera sombre.nous, row tiendroc* dans un coin : du perron.Sous terrons bien ce [ qui se passe.Ce qui fut dit fut fait.Les deux enfants étaient depuis cinq minutes dans Tobscurité, lorsqu'ils enten-\ dirent des pas sur le gravier.—J'ai peur dit Pierre.Et le petit oltron s'enfuit dans la maison,! aissant sa soeur seule aux prises avec le voleur.La brave enfant s'approcha dou- j cernent et voyant un petit garçon ' s'apprêter A couper des fleurs: -—Que fais-tu là, petit mal heu- j revx?Alors le petit voleur se retourna1, brusquement vers Jeanneton.et elle apperçut un visage effrayé, îles yeux pleins de larmes oii se lisait une détresse sans nom.—Pardonnez-moi, mademoiselle.Je vous jure que je ne recommencerai plus.En voyant celle angoisse chez un être si jeune, ces vêtements presque en lambeaux, la fillette se sentit plus émue qu'elle ne Tuvait jamais été.Elle reprit, d’une voix compatissante : -.Vais dis-moi pourquoi tu prends ainsi nos fleurs.-C’est pour Hélène.-—Qui appelles-tu Hélène" -C’est ma soeur: elle a quinze ans, et le médecin dit qu'elle ne oasseja pas l’été.Elle tousse tout le temps.Mais elle aime tant les 'leurs— et nous n'en avons pas rher nous— gu** j?nie suis «iécid^ i venir en prendre ici pour elle.Vais c'est fini, mademoiselle, je ne ‘eviendra jamais.Alors la bonne Jeanneton coupa des géraniums, des reines-marguerites, des pensées, des fuchsias en quantité.Elle fit entrer ensuite le petit garçon à la maison et raconta tout à sa mère.Celle-ci, émue, félicita sa fille de son bon enenr, et elle dit au pauvre enfant qu'il ne fallait .lamau valor, monte cjn vue d’une banne action.4 partir de ee jour,'il y eut trois ! parterres en avant de la maison : : celui de Jeanneton, celui de Pierre et celui d'Hélène.L’amie [.IXE.I ?H Petit Pierre était le fila d’un menuisier.Ses demie années d’enfance s’étaient écoulées dans un village de la Haute-Savoie, dont les maisonnettes blanches, accrochées aux flancs verdoyants d’une haute colline, semblaient des perles éparses dans un écrin.Parmi ces maisonnettes pointait le clocher de la vieille église, dont la bâtisse datait de la fin du XVe siècle.On l’avait "ornée”, héljisl à l’intérieur, de boiseries du temps de Louis XIV, nullement en rapport avec le style de l’édifice.Cependant.cette église gardait son charme.Tant de petits gars y avaient reçu le saint baptême, puis, devenus des hommes, avaient échangé au pied de l'autel leurs serments d'amour, tant de bonnes vieilles Tv venaient prier à mains jointes! i)n sentait que ce lieu était habité par quelqu’un de très puissant.de ires bon, à qui tous les habitants du village, et même les etrangers, avaient le droit de venir raconter leurs ennuis et leurs peines.On lui demandait la santé, le beau temps, des choses qu’un roi lui-même n'aurait pu donner, et il était toujours là pour vous accueillir.Ce quelqu’un-là, Pierre le connaissait bien: c’ctait le petit Jésus.Sa mère lui avait appris à le prier quand il était encore enfant.Elle l'avait amené !» Noël, devant la crèche, et lui avait raconté la divine et touchante histoire.Pierre avait d’abord considéré l’Enfant Jésus à l’égal de sa dernière petite sceur.Jeannette, qui ne marchait pas encore, et dont il faisait volontiers tous les caprices.Il la berçait et chantait des chansons pour l’endormir; il chantait si bien que, les soirs d’été, dans les jardinets proches de celui de sa mère, les voisins s’assemblaient et faisaient silence.On écoutait la naïve mélodie s’envolant, pure et légère, dans le calme du soir.Le Jour vint où Pierre commença à fréquenter le catéchisme de sa paroisse.M.le curé ne fut pas long à remarquer cct élève exemplaire et à découvrir que cet élève avait une fort jolie vof\.Sans tarder.Pierre fut promu à la dignité d’enfant de chœur et remplit toutes ses fonctions avec beaucoup de lèle.Bien vite il apprit tous les chants liturgiques et devint un soliste sur qui l’on pouvait compter.Ses camarades n’étaient point jaloux d’une supériorité avec laquelle ils reconnaiv naissaient ne pouvoir rivaliser, ils se contentèrent de surnommer Pierre l'alouette.Ce surnom convenait à merveille au garçonnet joyeux.Un soir do Noël, Pierre, qui avait alors du uns, se fit cette réflexion: — L’Enfant Jésus a dans sa crèche un boeuf et un âne; c’est très bien; mais il lui faudrait un petit oiseau pour le distraire.Puisque je suis Pierre l’Alouette, je veux être l’alouette de l’Enfant Jésus et chanter pour lui faire plaisir.De plus en pJus ü s’appliquait à exécuter les chants liturgiques et y trouvait un bonheur extreme.Sa voix montait sans nul effort dans le Lauda Sion, vibrait toute pure dans l’Adoro te; mais petit Pierre avait son chant préféré, un chant joyeux, un vrai chant d’alouette.Il commençait calme, très doux, puis devenait un, appel tendre, un cri passionné, un choeur magnifique dans lequel !n voix de Pierre dominait, triomphante.Les fidèles retenaient leur souffle pour en écouter les couplets, et Pierre avait un plaisir tout particulier à entonner ÏAdeste fidèles.Cependant, cette année-la, pour la première fois, M.le curé avait été mécontent de son soliste.Petit Pierre avait treiie ans bien sonnés.Il lui semblait que sa voix | se fêlait un peu.j Certain Tola pulchra es où il fal-ï lait terminer sur une note haute ; ; lui avait donné des sueurs d’angois-j se.Voilà qu’il ne se sentait plus aussi sûr de lui, et il ne savait pas ; comment cela était venu?Est-ce que l’Enfant Jésus était fâché et ne voulait plus de son ; i alouette?.Üh! non.Pierre était ! devenu si sage depuis sa première j communion faite au printemps! Assurément, ce n’étaft pas ceUe fai-son-là.Un rhume, peut-être j Oui! cela passerait.Et Pierre toussait parfois un petit peu, pour éclaircir sa voix; et, à sa grande surprise, il avait eu, en parlant, des intonations tantôt graves, tantôt aiguës, qui l’avaient étonné et alar-, mé, comme si un étranger avait vou- lu parler par sa bouche.Pi.ierre se gardait d’en rien dire : à personne, niais il voyait avec uu, peu de crainte arriver la fête de : Noël.! Ce jour-là, l’église était comble.On mettait des lumières partout, de ! {beaux ornements d’or!.D’habitude, le petit garçon ne se I sentait pas intimidé parce que l’église était pleine de monde, i Qu’est-ce que cela pouvait lui faire?j Il chantait avant tout pour Jésus.Mais cette année-là, M.le curé sein- ! bla partager son angoisse et le ques- ! tionna paternellement.— Alors, Pierre, tu crois que tu j pourras encore chanter YAdeste fideles?Son Ad este! Le chant qu’il aimait! tant!.Les autres ne le chante-! raient pas comme lui, qui y faisait ; passer tout son coeur.— Si tu préfères.Simon pourrait le chanter.— Mais non, Monsieur le curé!! Cela ira très bien.Son Atteste! Vraiment cela lui coûtait trop d’y renoncer, de le céder à son camarade.11 arriva, ce beau soir de Noël, et tout le village accourut dans la mo-j deste église.La Messe de minuit commença, solennelle, devant l’autel illuminé ; de bougies.L’Enfant Jésus souriait | dans la crèche resplendissante, et ! Pierre sc sentait heureux.Jésus! : allait descendre sur l’autel, tout : ! près de lui, et venir dans son coeur, j Il fallait acclamer sa venue.On chaula le Kyrie des grands jours, le joyeux Gloria, le Credo solennel.puis ce fut le silence de l’Offertoire, et l’organiste commença un doux prélude.Le coeur tremblant d’émotion, j Pierre entonna son chant préféré.Dès les premières mesures il sen- i lit qu’il ne pourrait aller jusqu’au i bout: sa voix ne lui obéissait plus.| Horreur!.U ne chantait pas juste.| Simon et les autres le regardaient i effarés.Cela ressemblait tellement ; peu à sa jolie voix d’alouette.Tant j bien que mal il vint à bout du pre- ! mier couplet, mais au second son appréhension redoubla, et une note ; horrible, aiguë et fausse, termina la j phrase habiUiellcmcnt si triom- ! pliante: — Venite adoremus! Pierre devint pourpre, il aurait ! voulu fuir, se cacher, sangloter.¦ Il parvint à force d’énergie à retenir ses larmes.L’organiste fit un signe à Simon,’ qui poursuivit le i troisième couplet d’une voix juste et frêle.("était fini.Pierre avait compris qu’il ne chanterait plus jamais comme autrefois.1] lui sembla qu’il était en disgrâce, que l’Enfant Jésus rejetait son petit oiseau, et le coeur du jeune garçon se gonfla d’amertume.Ce fut bien autre chose quand, après la cérémonie, il fallut subir les réflexions de ses camarades.M.le curé les fit taire, d’un regard, et garda Pierre le dernier à la sacri-tie.Le pauvre petit, se voyant seul enfin, laissa jaillir les larmes qui l'étouffaient.— Alors, dites, Monsieur le curé, c’est sûr?.Je ne pourrai plus jamais chanter?—- Eh! si, voyons! Il n’y a pas de quoi se désoler: cela prouve ! seulement que tu deviens un homme ! tout à fait.Croyais-tu donc pou-: voir rester enfant de choeur toute i ta vie?PLateau 5151 Ac A As Av Av Ar Av Av Av A v Av A” Av Av A* A A- ?A ,A.A A A A- A A A-’A-:¦ A\ A /A- A .A AvA^A' A Economic!* du jour chez Dupuis -*- - - - v ?v -q v ?'T ?- ?' ?' ?‘‘T AT - ¦ •?¦ ‘ST ?AU RAYON DES ARTICLES SUR ROUES Vélocipèdes de très belle apparence et de fabrication solide.Roues d’avant 10 pouces.Monture fini émail rou^e et roues bleues.Pédales caoutchoutées.Pour enfants de 3 à 5 ans.SPECIAL.5.45 Voiturettes pliantes pour bébé.Elles sont légères et confortables.Dossier et siège en bois naturel verni.Monture laquée noir et roues caoutchoutées.Dossier .3.95 Dossier fixe D’autres modèles très pratiques— flexible 4.65 8.50 11.95 13.95 « Carrosses pour bébés fibre ronde de bonne qualité.Bons ressorts solides et cependant flexibles.Rembourrage en tissu assorti avec la carrosserie.Dossier flexible.Dimensions intérieures, dos baissé—32 x 15.Choix de finis crème, bleu et café.SPECIAL .16.95 Bambinettes à- pédales caoutchoutées pour le bébé.Siège émaillé rouge foncé — 11 pouces de hauteur par 14 pouces de longueur — roues pleines.Petite clochette au bras d’avant.SPECIAL 2.95 Carrosses de poupées en fibre plate, de.bonne qualité, bien-finis en teinte^ ivoire et brun.Pour ^ OC lundi.L* v7 s) Wagonnet solide pouvant résister à tous les assauts.Cadre en bois franc renforcé de 4 linteaux, en dessous, assurant la solidité de la fabrication.Dimensions 16 x 36 pouces.Roues pleines, caoutchoutées 9^ pouces.Vendu avec la garantie de DUPUIS FRERES.SPECIAL DCPUIS FRERES—au troisième Lorsque vous ne pouvez venir au magasin — appelez notre SERVICE PERSONNEL PLateau 5151 —- Local 12 Rues Sainte-Catherine, Saint-André.Demontltmy et Saint-Christophe J -N.DUPUIS, prh honoraire P La tea n ALBERT DUPUIS, prMdont A.-J.DUQAL.».p et dir^te S151 ARMAND DUPUIS eoe.-trée.Articles de pêche de toutes sortes — rayon du sport au sous-sol.PLateau 5151 — Local 214 ¦JEUDI 16 MAI — VENTE TRIMESTRIELLE A RABAIS L’horloge et le cadran scolaire l ue superbe horloge, ornement d’un clocher, Se croyait un mérite unique en ce bas monde Ne faisait-elle pas marcher Tout, depuis lu machine ronde?Le temps n'écoutait qu'elle et lui obéissait; Et tout le long de la journée.L’heure, à son aiguille enchaînée, \u bruit de son tic-tac passait et repassait.Or.cette horloge, en son orgueil extrême, Se disait à part elle-même: "Que ferait-on sans mol?Tout irait de travers.On a besoin de moi pour régler l’univers !" Une chose parfois la mettait en colère, C’était certain cadran solaire Qu'elle voyait de loin au front d’une maison, "Les gens ont perdu la raison De conserver celle machine! Bonne à rien, car je m'imagine Que.lorsque je suis là, Je dois suffire à tout.La voir me cause un vrai dégoût." Or, cette horloge si parfaite Se détraque un beau jour, on ne sait pas pourquoi.Le fameux mouvement tout soudain reste col.En un instant, c'est chose faite! Un homme qui passait ayant levé le ne*, Afin de se bien renseigner S’exclame: ’’Hélas! qu'nllons-nous faire! L'école.râtelier.l’Angélus., les repas.Est-Il midi?,.On ne sait pas! — Vraiment si! Regardez ce vieux cadran solaire Le soleil est bon horloger.Pour celui de l’horloge, on peut Ici juger Qu’il ne connaît pas son affaire,” Le plus sol entre tous les sots, Je vous le dis en quatre mots: Ccst celui qui se croll à tous Indispensable, Nul ne l’est Ici-bas, où tout est périssable.Soyons modeste alors, c'est ce qui nous convient; On est tout aujourd’hui, demain l’on n'esl plus rient ,1 MADELEINE ALOIUiE Et comme Pierre gardait un air navré, le curé lui donna une image pour lui prouver qu’il ne lui gardait point rancune de l’aventure, et lui prédit qu’il aurait une belle voix de ténor ou de baryton et deviendrait chantre plus tard.Mais Pierre secoua la tête: Une grosse voix!.Ce ne sera plus la même chose.* * * Le lendemain, a lu grand’messe, ; Pierre prit place parmi les fidèles.Pour lui, c'était comme une déchéance.et VAdeste, chanté par un autre, l'attrista nu lieu de le ré-j jouir.Le soir, après l'office, quand toutes les lumières furent éteintes, Pierre se faufila près de la crèche.; Il fallait s’expliquer une bonne fois avec l’Enfant Jésus.Sun» parler, par une simple pensée de son coeur, il lui demanda: — Petit Jésus, vous ne voulez donc plus de votre alouette?Alors, au fond do son coeur, il I entendit 1s réponse: Je veux mon alouette, mais ; pas comme autrefois.Loinnu’iit le» »|HTiali»le» traitent la constipation chez les liébé» C’est la constipation qui, chez les bébés et les jeunes enfants, engendre les coliques, les boursouflures et les autres maladies de la peau, etc., etc.Cela provoque chez eux, tout comme les adultes, l’affaiblis-sentent et le dépérissement; cela les ¦ rend maussades, fiévreux et agités, j Naturellement vous ne pouvez pas I Irur administrer de* médicaments préparés pour les adultes; cela n'est pas du tout pour eux.Voici ce que quatre-vingt-dix pour cent des spécialistes recommandent dans le cas de constipation, de rhume ou autres maladies des bébés; du Cas-toria de Fletcher.Des millions de mères attestent, depuis trente ans, sa haute efficacité.Remède exclusivement végétal, inoffensif et agréable à prendre, le Castorin.le vrai, porte toujours l’autographe du Dr S Chas H.Fletcher.Attention aux i contrefaçon*.— Oh! petit Jésus, pourquoi?.! Qu’est-ce que vous voulez?La voix mystérieuse répondit de nouveau.Pierre comprit très bien que ces paroles-là ne venaient pas de lui, car il aurait préféré ne pas les entendre.— Je veux mon alouette, mais pour la mettre en cage.Une grande lumière se fit dans l’âme de Pierre: il devina.Jésus lui montrait la cage: ce serait le Séminaire d’où Pierre s’envolerait un jour, non plus pour chanter mais pour prêcher.Jésus lui offrait mieux que la chère soutane rouge et le surplis blanc qu’il venait de quitter: il serait prêtre!.H aurait cet honneur insigne de consacrer et de distribuer le corps dd Sauveur.Mais il serait aussi, comme son divin Maitre, isolée incompris, persécuté.Pierre, enfant, avait pu contenter Jésus par des chants joyeux; l'homme qu’il allait être tout à l’heure ne contenterait Jésus que par le sacrifice entier de tout ce qu’il possédait, par l'abandon de ses plus chères affections; et Pierre frissonna, en envisageant pour la première fois cette douleui profonde de la séparation et de la solitude.Couché sur la paille, l’Enfant Jé-sur de cire lui tendait ses petites mains.Son regard lui disait: — Veux-tu?Alors Pierre songea que l'Enfant Jésus avait tout donné, lui.Il avait laissé percer ses mains pour le salut du monde.Au ciel, plus tard, on pourrait chanter de nouveau, comme les alouettes! C.e qui pressait, maintenant, c’était de courir à la recherche des brebis égarées.Jésus demandait à petit Pierre de l'aider à cela, et Pierre sentait très bien qu’il était libre d'accepter ou de refuser, mais que s'il refusait, Jésus l’aimerait moins.Le refrain chéri de VAdeste re-' vint a \a mémoire: Venite adoremus.Adorer Jésus.le faire adorer! ! Ce serait là sa vie!.Oh! quelle belle vie! Et chaque jour, sans ar-! rèt, comme une alouette matinale, ’ Pierre chanterait dans le bréviaire les louanges du Seigneur.Dans le fond de son coeur, une grande paix descendit: quel bon-! heur plus parfait pouvait-il désirer?: Jésus u'étaft-ll pas la beauté, In bonté, l’nml, le maitre incom|Mira-ble?Petit Pierre se recueillit et dit: — Je veux bien.Cécile MON NOT Pour Nazareth Mmes Charles Archer, J.Archambault, J.-B.Archambault, Amiot, L.Barsalou, L.Beaubien, L.-E.Beau-lieu, A.-E.Boissorniault, D.Boileau, C.-H.Branchaud, J.-W.Butler, R.Brassard, A.Brodeur, J.Branchaud, J.Barclay, Arthur Boyer, V.Beau-dry, De Gaspé Beaubien, A.Boileau, L.Brault, A.-A.Brault', Henri Du-buc, U.-A.Guérette, A.Gariéipy, J.-B.de Boucherville, Paul Ostiguy, H.Ouimet, J.-A.(«renier, G.Coûta, T.Préfontaine, II.Bourus.su, L.Tré-panier, C.-A.Daigle, H.Dufresne, W.Derome, J.-M.Gabias, Allan Bray, A.-A.Audet, J.-A.-A.Desrp-ches, _ Gu il laïque MonceJ, Joseph Elle, U.-H.Daindurnnd, P.Lecours, René Germain, R.Turcotte, Paul Cusson, Fernand Hoby, René Couture, O.Monet, Albert Dupuis, Lionel Lebcl, A.I«arose, Georges Simard, Mlles F.Ouimet, Boulais, Germaine Parizeau, A.et J.Duhamel, Lucrèce Graved assisteront à la partie de cartes -qui parait devoir obtenir un gros succès,— qui sera donnée mercredi l’après-midi, nu Windsor, au profit des oeuvres de Nazareth.On peut encore se procurer des cartes chez Mme Rosaire Dupuis, 019, Bloomfield, Outremont (Eél.Ahiuntic 2638).LA GRAPHOLOGIE AU “DEVOIR” J “Visite
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