Le devoir, 3 octobre 1910, lundi 3 octobre 1910
PREMIERE AiMi^cc—No.226 ABONNEMENTS i Edition Quotidienne : « •anada et Etats-Unis.$3,00 Onion Postale .ye.OO Edition Hebdomadaire : Canada .¦Uta-Uni» et Union Foetale im/ixiKCAL, LAJ1ND1 à UU1UBRE, 1910 «J1N »UU LE NUiUtSKU .$1.00 • •.ms.» • $1.50 LE DEVOIR Rédatîhon et ^/ministrations 71A RUE SAIl À'5* CQUESk M O N T H t V TELEPHONE REDACTION : Main 7460.ADMINISTRATION i Main 7441 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! LES ECOLES BILINGOES DANS ONTARIO L'association canadienne-française d’éducation d'Ontario se réunit à Ottawa, demain, pour étudier la situation des écoles du diocèse de London et en général celle' des écoles bilingues de la province.Certains journaux avaient prêté aux membres du Congrès l’intention de discuter la nomination de Mgr Gauthier au siège archiépiscopal d’Ottawa.On a même été jusqu'au point d’affirmer qu’une motion de censure ou de protestation serait proposée.Cette rumeur absurde a été démentie aussitôt.Elle devait provenir des mêmes lieux d'où sont sorties toutes les nouvelles fausses ou tendancieuses qui courent les chemins depuis quelques semaines.* # # Los Canadiens-français d’Ottawa ne se départiront pas un instant, nous en sommes convaincus, de l’attitude ferme, respectueuse et calme qui a marqué la réunion de Tecumseh.Ils ne feront rien qui puisse aggraver la situation et réjouir les ennemis de l’Eglise catholique et de la tradition française.Dans l’étude de cette question épineuse et des moyens à prendre pour protéger l’oeuvre si nécessaire de renseignement du français, les membres de l'association ont à faire face à une double attaque: celle des orangistes et des démagogues, genre du World, de Toronto, et celle moins compréhensible de quelques prélats catholiques de langue anglaise.La deuxième est plus sérieuse que la première.Le cri de guerre des orangistes, des equal rigktistes,, est connu comme les ^ Délivrez-nous Barabbas!” des Juifs.Ces farouches champions du protestantitsme et du loyalisme n’ont guère d’imagination et de renouveau.Leurs dénonciations du “papisme,” de la “•hiérarchie”, de la ‘‘domination française”,—leurs appels au loyalisme à outrance: "Ouc King! One flag! One country! One language!” —tout cela '‘’est connu, usé, fourbu, comme les vieilles haridelles au noil blanc sale, et les bannières effrangées, à, l’effigie du roi Guillaume qui défilent le 12 juillet.C’est la répétition des vieilles campagnes de Georges Brown et du Globe, de M.Meredith, de Dalton McCarthy et du Mail, de la fièvre chaude de 1899 et de la fièvre qiiarte de 1905.Ces crises hystériques se manifestent périodiquement et disparaissent de même.* # # L'autre attaque est infiniment plus sérieuse, parce qu'elle vient de sources respectables et parce qu’elle s’appuie apparemment sur des motifs d’un ordre moral élevé.Si nos renseignements sont exacts, le principal motif de l’opposition de Mgr Fallon à l’enseignement bilingue, c’est que ce système mettrait en danger le régime des écoles séparées sans aucune chance de succès intrinsèque.Voilà assurément une opinion éminemment respectable,—en elle-même d’abord, puis à cause du caractère et de la compétence de ceux qui l'émettent.Elle mérite d’être étudiée sérieusement, et j’espère que l’Association canadienne-française la traitera à fond, sinon demain.au moins à.l’une de ses prochaines réunions.Tl faudrait d’abord bien définir ce qu’on entend par enseignement bilingue.Si l’on veut dire que les deux langues doivent s’enseigner simultanément, au même degré, dans toutes les classes et dans chacune des matières enseignées, évidemment l’enseignement bilingue “fera banqueroute.’ ’ Mais si l’on applique ce système avec le sens commun, en tenant compte, de.la langue maternelle de l’enfant, il n’y a aucune raison pour qu’il ne produise pas de bons résultats.En tout cas, c'est la seule méthode qui permette aux Canadiens-français de conserver leur langue.Car leur dire de choisir entre le français et l’anglais, c’est leur donner le choix entre l’isolement ou l’assimilation.Or les Canadiens-français d’Ontario, comme ceux du Nouveau-Brunswick et de l’Ouest, comme ceux des Etats-Unis, veulent apprendre l’anglais tout en conservant le français; et ils ont raison.Combattre le seul régime qui puisse leur permettre d’obtenir ce résultat, et.leur imposer l’alternative de choisir entre les deux langues.c’est leur proposer la destruction du français, d’une manière plus déguisée, mais non moins sûre que l'abolition radicale réclamée par YOrange Sentinel, le World et autres champions de la croisade anti-catholique et anti-française.# # * Examinons maintenant l’autre objection: “L’enseignement bi-ligue va détruire l’école séparée.” Cette proposition suggère à première vue un doute assez naturel.Si l’enseignement bilingue doit être fatal aux écoles confessionnelles, comment se fait-il que les adversaires les plus acharnés de l’école séparée réclament avec tant de persistance la suppression de renseignement bilingue?Du reste, comment l’enseignement bilingue pourrait-il détruire l'école séparée ?Règle générale, il est à présumer que cet enseignement se donne on se donnerait à l’école séparée, puisque tous les Canadiens-français qui le réclament ou l’adoptent sont catholiques.Le danger viendrait-il du fait que les catholiques de langue anglaise, plutôt que de laisser enseigner le français à leurs enfants, préféreraient les retirer de l'école séparée bilingue et les envoyer à l'école publique?Ceci n’est guère probable, si l’on tient compte, dans renseignement bilingue, ainsi que je l'ai fait observer, des exigences de l’éducation de famille et de la langue maternelle.Dans les localités où les catholiques sont à peu près également divisés, il doit être facile de varier l’usage de chacune des deux langues, de manière à donner aux enfants de chaque groupe l'enseignement qui lui convient.Ceci semble d'autant plus probable que dans quelques-uns des centres du comté d'Essex que M.Pelletier a visités récemment, des Irlandais marquants ont manifesté hautement leur désir de conserver l'enseignement bilingue.11 n'est pas un père de famille intelligent, que la passion anglicisante n'aveugle pas.qûi ne comprenne tout l'avantage de la connaissance des deux idiomes canadiens.Là où les Canadiens-français ne sont pas assez nombreux pour réclamer l'enseignement du français, la question ne se pose point.-Je ne crois pas qu'aucune voix autorisée ait jamais prétendu que le français doive s'enseigner lorsque les circonstances ne le permettent pas.Restent les endroits où la grande majorité des catholiques sont Canadiens-français.C’est, probablement là que la situation est la pins difficile.Il est possible que l’enseignement bilingue, adapté -.ux besoins et à la mentalité de la majorité des enfanta, semble trop français à quelques-uns dos pères de famille ou des contribuables de langue anglaise.Ijeur situation n'est assurément pas inférieure à celles des minorités françaises dans les centres anglo-catholiques où le français, ne s’enseigne pas.Il y a, dans ces deux situations, la conséquence d’un état de choses inévitable.Les Anglo-catholiques subissent davantage ees conséquences, à cause de ce fait ethnique et social qui se manifeste un peu partout: e'est que là où les Canadiens-français fondent des colonies rurales, ils s'attachent ou sol et croissent rapidement.Les angloehtones, au contraire, sont plus attirés vers les centres industriels.Les Irlandais surtout émigrent en grand nombre aux Etats-Unis.Un nombre assez considérable no se marient pas ou contractent des mariages mixtes.De plus, les mariages sont, chez eux.moins précoces que chez les Canadiens-français.et partant, les enfants beaucoup moins nombreux.11 s’ensuite que dans plusieurs paroisses, les proportions relatives des deux éléments catholiques renversent avee une rapidité étonnante.C'est la répétition de ce qui s'est produit dans les cantons de l'Est, entre catholiques et protestants, ("est ce phénomène que M.Bellar, cherchant à côté de la vérité,fes motifs de querelles de races, a appelé “the tragedy of Quebec,” Lenilrlaedab su giarü'iem à ju^c titre ^ s'ètru-çtudus maltha par leur énergie, leur intelligence et leur esprit d’association, d’un grand nombre de villes américaines ou canadiennes.Les Anglo-Saxons et les Ecossais ont exercé une emprise extraordinaire sur le commerce, la finance, l'industrie et le gouvernement du Canada et des Etats-Unis.En termes généraux, on peut dire que les Anglo-Celtes ont façonné la civilisation nord-américaine.Pourquoi envieraient-ils aux Canadiens-français leur part modeste de conquête pacifique, qu’ils doivent à l’acceptation courageuse des charges de famille que trop d’Anglo-Celtes repoussent aujourd’hui?Au lieu de dénoncer les écoles bilingues, la “domination française” et d’agiter à tout propos le drapeau du loyalisme, qu’ils enseignent donc à leurs enfants à pratiquer l’esprit de famille, et à leurs femmes à porter le glorieux fardeau de la maternité.Du reste, cette expansion française n'a rien de redoutable.L’histoire est là pour prouver que l’Eglise catholique comme la Couronne d’Angleterre y trouveront également loin' profit.' Et la campagne que nous avons commencée et que nous poursuivons n’est pas une guerre d’attaque.C’est la défense légitime de droits indiscutables.HENRI BOURASSA.UNE MARINE IMPÉRIALE La presse ministérielle qui défend de temps à autre ses plus fidèles alliés, MM.K.-L.Borden et Alphonse Yervil-le, tente vainement de faire' croire à notre population que la marine créée par la loi Laurier sera “canadienne” et ne sera pas engagée dans les guerres de l’Empire.Le chef du parti libéral a déclaré formellement sur le parquet de la Chambre que: “Lorsque l’Angleterre est en guerre, le Canada est en guerre” et son ministre des Finances, l’honorable Fielding, parlant plus spécialement pour ses compatriotes de la Nouvelle-Ecosse, disait le 20 avril 1910,—Hansard, page SI 14: — “Le service naval doit donc être un service surtout pour la défense du Canada, mais PAS SEULEMENT POUR LA DEFENSE DU CAN AD A.Par le bill que nous proposons, .nous aurons une marine canadienne qui fera CANADIENNE EN TEMPS DE PAIN, mais qui, grâce au moyen que .ious proposons de prendre, DEVIENDRA INEVITABLEMENT IMPERIALE, lorsque l’empire aura besoin de l’aide du Canada pour SA DEFENSE.” Du reste, M.Fielding ne faisait que répéter ce quo MM.Borden et Brodeur avaient accepté à la conférence coloniale de Londres 190!), lorsque M.McKenna déclarait formellement: “Il a été reconnu par les gouvernements coloniaux qu’en temps de guerre, les forces navales locales devraient être sous la direction générale de l’amirauté.” Rapport de la conférence de 1909, page ,'S4.La presse à tout faire aura beau crier et citer certains extraits des discours de M.Laurier, l'ensemble du débat sur la loi de la marine démontre positivement que “cette marine de guerre sera canadienne en temps de paix et inévitablement impériale en temps de guerre”.Comme d’habitude, M.Laurier a parlé de manière à n’exprimer que la moitié de sa pensée pour ne pas effrayer “ses chers compatriotes”, pendant que ses collègues, comme M.Fielding, disaient carrément ce que serait le résultat immédiat et pratique de cette loi néfaste.Dans son discours impérialiste, M.Fielding, voulant stimuler ses compatriotes libéraux, ne disait-il pas le 20 avril, aux Communes: “Qu’on parcoure les annales du parti conservateur au Canada depuis l’établissement de la Confédération jusqu’aujourd’hui, et qu’on m’indique un acte de ce parti qui soit dans le sens de l’unité impériale, du progrès de l’idée impériale.On trouvera des lois et des faits dans ce sens dans l’histoire du Canada, mais invariablement le mérite en revient au PARTI LIBERAL.” .“Ce ne fut pas un gouvernement LIBERAL qui resta en arrière en 188.1 ; ce fut un gouvernement LIBERAL qui ne demeura pas en arrière, mais expé dia des TROUPES EN AFRIQUE-SUD.il y a quelques années; et NOUS QUI CONNAISSONS LES FAITS bien mieux que les députés de la gauche, nous savons COMBIEN L’EMPIRE DOIT A SIR WILFkx^ LAURIER à cet éeard.Ce fut un gouvernement LIBERAL qui établit un COLLEGE MILITAIRE à Kingston; c’est un gouvernement LIBERAL qui créera au Canada le COLLEGE NAVAL PREVU PAR CE PROJET DE LOI.Je le répè te, si l’on tient à connaître ce que le CANADA A FAIT POUR L’EMPIRE, 11 faut chercher dans les annales du parti libéral.” En face des déclarations du Minis tre des Finances et des articles de rédaction de la presse vendue, ceux qui suivent de près la politique du pays se demandent: “Qui nous trompe davantage, de M.Laurier ou de M.Fielding”?Voilà la triste réalité! TANCREDE MARSIL.A COUPS DE MILLE BRIQUES La “Presse”, le journal aux élucubrations inédites, vient de nous en sortir | une, dont on parlera longtemps à ; Montréal.Nons lui avons vu organiser : le concours du sac de sel.pour les | hommes ayant les épaules et les reins solides ; plus tard elle nous n donné le fameux concours de la brouette, pout-la même 'catégorie do concurrents.Aujourd’hui elle u trouvé mieux.Non, mais ce que la mentalité de la race va se relever après t'M’le la série des concours que ce digfle torchon compte organiser! ! ! Donc, car je ne veux pas vous faire languir plus longtemps, ni vous faire deviner de quoi il retourne, — vous n’y arriveriez d’ailleurs pas, — la “Presse’ nous donnera sous peu un concours de ' ‘BltlQUETET RS”.I n briquet eut- quelconque s’était proclamé Champion de Montréal et de la Province de Québec, ayant posé sept; mille briques dans une journée de travail de neuf heures ! ! Quel titre de gloire pour la ville, pour la Province, pour la race! Saluez bien bas le CHAMPION! ! ! Mais cette gloire devait provoquer des jalousies, et un autre briqueteur appelle son confrère sur.le mur pour lui enlever ce titre rie champion, tel Johnson défiant Jeffries.Et lé “Presse emboîte le pas, et plaise à Dieu, nous aurons le concours, sinon c’en sera fait de la race.Pour ceux qui voudront prendre part à ce concours, voici les conditions dans lesquelles il devra avoir lieu : lo.Poser de la brique brute (la commère ajoute “rough”, sachant que beaucoup de ses lecteurs ne comprennent pas le mot “brute” ) dans un mur de 8 ou 12 pouces de large (en fran-I çais on dirait au mois “8 ou 12 polices d'épaisseur”, mais ce chiffon emploie un français aussi "spécial” que ses concours ), et de 35 pieds de long, | en mont ant ( sic ) ; “2o.Etre servi convenablement.avec la main d’oeuvre que l’on voudra ; “3o.Poser de la grande brique de 8 pouces, et nullement cassée.” Et voilà.Envoyez fort, les gas, au plus vite et encore plus vite.Peu importe la qualité de l’ouvrage qui sera fait.Il est des pays au inonde où l’on s’inquiéterait surtout de la qualité du travail, mais avec la mentalité que l’on cherche à nous donner, la quantité compte seule.Quant au résultat vraimant pratique de ce concours, je me creuse vainement la pauvre cervelle que la nature m’a donnée pour tâcher de le découvrir.Je me demande même si les autres brique teurs n’auront pas à se plaindre de ses résultats.N’est-il pas à 'craindre, en effet, qu’un patron on arrive à exiger 1 de ses hommes un minimum de travail j approchant de ce que le perdant du | concours aura su faire ?Qu'on ne crie pas à l’exagération, cela est parfnite-j ment dans le domaine des possibilités.| Croyez-vous qu'il ne serait pas beaucoup plus utile pour les deux concur-1 rents ( plus, s'il en vient plus ) et pour leurs compagnons du même métier de se livrer à un concours pour la construction d’un bout de mur, le gagnant étant celui qui aura LE MIEUX FAIT SON TRAVAIL, sans égard à "l'envoyez fort”?Quelle sera la prochaine idée lumineuse de cette espèce qui éclora dans le cerveau de l’un des hallucinés de la commère?NOEL.BILLET DU SOIR A MARC LEFRANC “Les femmes c’est si bête qu’on aurait bit n tort de se gêner pour elles.” Je renvoie le “Monsieur” (par extension) qui a pondu cette phrase chevaleresque tout comme celui qui a cru devoir la rééditer, au chapitre 71 de, Tristesses ri Sourires de Gustave Droz.Décidément ns messieurs sont d’une délicatesse.renversante.Li spirituel Les billets de banque traînent au Ministère des Finances Une épousseteuse trouve $1200 en billets de deux dollars, qu’elle remet à qui de droit Ottawa.3.— Ou est telilement habitué à tripoter les éous du public dans le gouvernement actuel, et à patauger dans les millions du peuple, qu’on ne (oh!) triumvirat composé de Grain- ^r Soucie nullement d’une poignée de dorge, du specinlisi> oiir eux, elle le fera pour d’autres.| Aussi les jeunes gens, manœuvres, ouvriers, journaliers, auxquels l'occa j don a manqué de s’instruire comme ils j l'eussent voulu, devront-ils suivre !•*< î cours des écoles du soir, s ils sont ambitieux.l/ambition sans instruction ne peut les mener loin.Tout au plus ( fera-t-elle dVu\ des mécontents de leur ; sort.Au lieu de fréquenter les théâtres, les établissements de vues animées, ces jeu nés gens auront tout à y gagner à j prendre, chaque semaine, la route des écoles du soir.Ils m retireront des bénéfices sérieux, ! y trouveront jreut-étre le moyen d’amé-i liorer leur position, et ib* auront la satisfaction d’avoir développé leur înteUi-.genoe et i«»té en terre des germes de isucoès et fie prospérité- dans un avenir j assez rapproché.».P.et de Mare Lifranc, s’esclaffe il.Louisville et Woodbine RESULTATS DETAILLES DES F.PREUVES COI RUES DANS LE KENTCCKY ET DANS l.’ONTA RIO.Toronto.2.— La réunion d’automne de Woodbine s’est terminée hier devant une assistance de 10,000 personnes.Le Handicap du Jockey Club d’Ontario a été gagné par Duke of Roanoke.\ oici les résultats de cette matinée de clôture: 1ère course, chev.de tous les âges, fi furlongs.1, Rield Mouse.112, Dugan.G à 5.fi à 5.2; Campeon, 110 Archibald, Guy Eisher, 110, Lang, Temps, 1.12 4 5.Ont aussi couru: Torn Hayward, Lady Irma, Practical.High Range.Brown Tony.2ême course, chev.de 2 ans.the Grey Stakes, 81,500.1 mille.- Pico-lata 111, Glavss, 2, Planter, lOfi, Garner.5, 3, Edda.103, Gross, 3.Temps, 1.41 3-5.Ont aussi couru: Horason et Melton Street.Scratched: — Solid Comfort, Golden Wedding, Amalfi.3eme course, cher, de 3 ans et plus, 8500.I 1-6 milles — G.M.Miller, 10(1, Walsh.7.2 : Responseful.GO, Garner, 3.Lad of Langdon, 100, Lang.Temps, 1.47 3-5.Ont aussi couru: Aylmer, Hickory Stick.Montclair, Dorothy Webb.Mfidip.Scratched: Temper, Judge, Lassing, Adriuche, Arcite.Icine course, chev.tie 3 ans et plus.Ontgrio Jockey Club Handicap, 82.500, 2 1-4 milles.- 1, Duke of Roanoke, 94, Garner, 2.Sotemia, 95.Class 4.3, Fair Annie, 95, Tap!in.Temps, 3.57.Ont aussi couru: First Peep, Sager.Seismic.Scratched: Golconda et Ola-nibala.Sème course.chev.de 4 ans, The Hendrie Steeplechase Cup.82,001).environ 3 milles.1, Expansionist, 152, Henderson.2, Nebuchadnezzar, 112, Lucas, 3, Billberry.154, Air.Prictor, Temps, 6.12 1-5.Ont aussi couru: Prince Hampton, Steve Lane, Fell, Byzantine, Scratched: Nick-o’time.dème course.Stanley Produce Stakes, foals de 1907.81.500, 1 1-4 milles.— Frolic, 116, Taplin, 2.Parmer, 122 ; F.odenm 3.Commola, 107, Garner, even et out.Temps, 2.13.7ème course, chev.de 3 ans et plus.Ayr., 8500, 1 1-lfi milles.— J.Black Mate, .108, Garner.2.Blackford, 108, sing.Bedminster.Scratched: Laughing Eyes, My Gal.Question Mark, Aylmer, Elgin, Montclair.Louisville, Kv.2.— Les courses de samedi après-midi ont été intéressantes et très contestées.En voici les résultats: 1ère course, 5 1-2 furlongs.— 1, The Hague (Martin); 2, lima ( Kcerner ) ; 3 .Monte Fox (Warren).Temps, 1.07 3-5.Ont aussi couru: Lady Onnicant, Moekler, Little Rajah, Black Magie, Louis Katz, Southern Light, Crash, Helene, Orientai, Peal et Clève.Sans nous attarder à raconter les horreurs causées, directement oU non.par la course d'automobile- qui a eu lieu samedi, pour la possession de la Coupe Vanderbilt, — les détails en sont j relates dans une autre colonne — nous vembre, et certainement pas plus tard donnerons les résultats do cette epreu- que |e 17 pans tous |es départements on pousse avec vigueur le travail pré-lig.^ I-Gnil Motor Parkway, 2.paratoire à la session, et rien n’est en , .n j En sixième course pour la Coupe \ an- arrière de ce qui se pratique avant Résultats des parties de Football J derW|( s’est terminée hier après-midi chaque session.Tout sera donc prêt ; par la victoire du chauffeur Harry (pour la mi-novembre, j C«rant, pilotant uiip Also de l-o H.I'.I ne autre, raison qui fait croire que ^ I L’ejAtMiuve fut très contestée, le vain-j la session ne pourrait pas être ouver- I" : ‘ '1 acu* I queur ne l’emportant que par 25 se- te qu’au mois de janvier, tel qu’on l’a 1 confies sur Joe Dawson, pilotant une dit, c’est que le Premier Ministre de i M&rnvon.!.e troisième fut Joseph Ait- Ara partir au mois de mai pour l’An- ' krn au volant d’une National.Celui-ci gleterre «fin d’être présent aux fêtes du franchit Ja ligne d’arrivée une minute .couronnement du roi (ieorges \ .Il n’y 'et six secondes plus tard que le second a donc pas de temps à perdre.est un bon CHARBON CHARBON Bow- Kt.jouées aux Etats-Unis A Princeton Princeton.18 ; vous, 0.A New Haven RC.fi.A Cambridge doin’, 0.A Philadelphie Gettysburg, II.A Annapolis : Johns, 0.A Williamstown Union.0.A Middletown Ktorr Agricultural College.9.A Hanover Dartmouth, fi sachusetts Agricultutal, 0.A Minneapolis : Minneapolis, South Dakota.9.A Medford : Rnode island.5 ; Tufts, 0.A Pittsburg : Université de Pitts burg, 36 ; (lido.Northern.0.A Cleveland : Western Reserve, 15 Wooster, (I.Yale, Harvard.32 Pennsylvanie, 29 Nnvv.16 Williams, Wesleyan, du classement.La victoire de Grant a été ]a répétition de Eexploit qu’il a-vait accompli 1’automne dernier rn gagnant cette épreuve au volant de la même machine qu’il pilotait hier.Les 278.OS milles furent franchis en 1.15.58.”aR~lsoit une moyenne de 65 1-5 milles à i _ ! l'heure, performance qui met Un nou- veau record américain à l'affiche.30 State National-New-W estminster Fourrures Manteaux pour dames, pardessus pour hommes et enfants, Etoles, Manchons, etc., etc.Nous vous épargnerons 40 ! pour cent si vous nous confiez votre commande.CHS.DESJARDINS & CIE.130 rue Saint-Denis, L’emmagasinage des explosifs Ottawa.J octobre.— A la conférence des délégués des provinces chargés d’étudier les exigences à imposer pour l’emmagasinage des explosifs au (’ana-sa.il a été pratiquement décidé de laisser l’initiative au gouvernement fédéral.Le capitaine Desborough, expert d’Angleterre, préparera à cet effet’ un projet de loi 'basé sur les réglements en vigueur en Angleterre.qui sont, paraît-il.les meilleurs au monde pour régulariser la manipulation et l’emmagasinage de cette dangereuse ma rchandise.THE HARTT & ADAIR GOAL Co.- 146 — rueNotre-DameOuest MOINS de QUATRE JOURS EN HER MONTREAL-QUEBEC-LIVERPOOL Empress of Ireland .7 Oct., 4 Nov.Lake Manitoba.13 oct.10 nov.| Empress of Britain .21 oct., 18 nov.; Lake Champlain .27 oct., IB nov.TAUX.— Steamers Empress, 1ère classe.$00 et plus, seconde classe, $51.25 et plus.Steamers des lars.—Cabine d’une seule classe, taux de seconde, $47.50 et plus.Billets et, renseignements obtenus do n'importe quel agent de navigation ou de W.O.ANNABLE, Agent général «les passagers.WM.WEBBER.Agent des nnssngers.S et 5 édifice du Board of Trade.GRAND TRUNK system! Un crime horrible La contre bande des Chinois UN ITALIEN MASSACRE A COUPS iELLE SE FAIT SUR UNE TRES DE HACHE UNE FAMILLE DE GRANDE ECHELLE EN COLOM HUIT PERSONNES.BIE-BRITANNIQUE.LES «SALMON BELLIKS SONT ENCORE VAINQUEURS DANS UNE PARTIE D’EXHIBITION.Vancouver, octobre.—Le National a encore été défait, dans sa première partie d’exhibition, jouée dans l’ouest.La joute mettait 1rs deux clubs, National et New Westminster, aux prises à Vancouver Jusqu’au commencement do la dernière période le résultat fut incertain, les deux clubs ayant compté _____ chacun deux points.I - Les Salmon Dollies se dépensèrent j Rome 1 oct.— T’n nommé Alarchese.| Dttawa, 3 octobre, considérablement.dans le dernier j affilié à la Main Noire, a été arrêté à rendre compte que quart, mais leurs efforts portèrent ; Pellaro sous l’accusation (l’avoir assas-fruit, car ils parvinrent à eivrétdstrcr siné un garde forestier, Guiseppc Ru quatre points, coup sur coup, ce quiigoJino, sa femme et leurs six enfants, leur assurait la victoire par un score Le meurtrier a fait des aveux collide b à 2.f j plet s.Le capitaine Lalonde ne figurait pas Le crime a été commis avec une fé-sur les rangs de l’équipe canadienne rooité inouïe.Marchese s’est acharné française ; il était retenu chez lui par ' sdr ses victimes et les a taübulé.is à MINES D'OR HAVILAND,Limitée Rapport complet expédié gratis sur demande.Actions de Cobalt achetéesetvendues à commission J.w.MICHAUD, 205 S.-JACQUES.Téléphone Bell, Main 553» une indisposition.Les Massicottes gagnent Trois-K i vicies.30 octobre.Les "Mascottes ont facilement triomphé des joueurs locaux, hier après-midi, dans la dernière, partie de la saison.La joute fut des plus intéressantes, jusqu’à la dernière reprise alors que les joueurs de Montréal comptèrent huit points, coup sur coup, enlevant ainsi aux amateurs de Trois-Rivières tout espoir de succès.Suit le score par reprises : Mascotte.2001001 |s 11 10 0 Trois-Rivières.012010010 5 10 6 Batteries : Lrevier et Bélanger ; Th i vierge et Goudreau.Arbitre : Pontbriand.Dans la Ligue de la Cité Le Parc Delcnâmicr a été hier après-nvidi le théâtre de doux intérei*an4es parties de baseball.La première partie mettait aux prises les clubs Richmond et Royal.Ces dei-par leur victoire, ont enlevé à coup do hache.Il n’y a pus longtemps que la victime était de retour au pays, après avoir séjourné longtemps aux Etats-Unis.La naturalisation dans l’Europe WILFRID LAURIER EN PROPOSE RA L’AMENDEMENT A LA PROCHAINE CONFERENCE.Londres.3 sept.- Le Correspondant du ''Manchester Guardian’’ de Londres dit que, à la prochaine conférence impériale, Wilfrid Laurier proposera la révision de la loi sut ia naturalisation.Un voudrait changer cette loi de manière à ee qu’un étranger qui »e fait naturaliser ait les droits du sujet britannique dans toutes lies parties de l'Empire.Actuellement, la loi ne donne pas ce droit.Ainsi, un Américain s’en vient au Canada et se fait naturaliser.!.y demeure plusieurs années et s’en va ensuite vivre, disons en Australie.Il On commence û la contrebande jdes Chinois se fait sur une très grau-'de échelle en Colombie Britannique.I Chaque jour, des protestations sont re-| yiics a» ministère 'le l’Intérieur, mais 1 on ne semble pas y apporter beaucoup j d’attention, tujonrd’ïmi les protestait ions deviennent si nombreuses, qu’on I est obligé de donner signe de vie.On | va jusqu’à dire que ce sont les amis i politiques du gouvernement qui spécu-I lent sur Lent roc en contrebande de centaines de Chinois chaque année.Il va 1 falloir, dit-on, au département de l’intérieur, faire un pas quelconque afin i d’avoir Pair de s’occuper de la chose \ ci satisfaire le public.Une descente Une escouade de policiers cous la con- I duite du lieutenant Maheux a fait, une I descente hier matin, au No 51 de la rue Saint Timotée et, y ont mis en état d’arrestation Ludger Thibault et une.I femme Georgina Langlois, a usés de vendre illégalement des spiritueux.On ! a trouvé ou 5 bouteilles de liqueurs sur les lieux.Thibault qui pouvait à peine I so tenir debout, tant il était, malade, a j été conduit à l’ôpital Notre-Dame, en attendant son procès.EXTINCTEUR “PARAGON” Accepté par les Inspecteurs du gouvernement.» NEW YORK ET RETOUR $11.30 Des billets d’excursion sont en vent» par le Grand-Tronc et le I).et H.Co.Valables à l'aller, jeudi le 13 octobre.Limite de retour, lundi, le 24 octobre.4 TRAINS PAR JOUR —POUR— TORONTO et L’OUEST 9.00 a, m,, 945 a.m.,7.30 p.m., 10.30 p.m.INTERNATIONAL LIMITED LE PLUS BEAU ET LE PLUS RAPI-UE TRAIN DU CANADA Do Montréal tous 1rs jours A 9.00 n.m., (7 3-2 heures seulement jusqu'à Toronto).Installation superbe tie wagons dortoirs.wagons-restaurants et ordinaires pour Toronto, Détroit et Chicago, etc.Repas et rafraîchissements en route.Wagons dortoirs Pullman sur les trains de nuit.TAUX REDUITS JUSQU’AU 15 OCTOBRE INCLUSIVEMENT Tarifs réduits de seconde classe pour colons do Montréal à NELSON ET SPOKANE, VANCOUVER, VICTORIA, SEATTLE ET PORTLAND.$47.70 Jusqu’au 15 d’octobre SAN FRANCISCO, .LOS ANGELES, SAN DIEGO .$49.00 MEXICO CITY.Mex.Bas prix pour plusieurs autres endroits.CHARS DE TOURISTES MONTREAL-CHICAGO Des chars part T V Montréal pour l’ouest les lundis, mercredis et vendredis sur le ’Western Flyer’’ No.3 à 10 heures 30 p.m.Connection à Chicago avec les t rgins similaires, allant vers l’Ouest et lo sud-ouest.Bt'in'.vrx T>KR BILLETS EN VILLE.IMn rue Snint-.îarques, TY-I Alain aun,., 0906, 6907 ou ;\ la gare Dona venture.Ludger Gravel, 26 P.Jacques-Cartier.MONTREAL.1-s—11 SIROP TARNIER TONIQUE RECONSTITUANT.$1.25 LA BOUTEILLE.I r» Vente cliei tous les PrlnciDam Phar.nacleu.2ième course, six furlongs.I, YIcli-|nat.Igurs adversaires toutes les chances n’est plus alors sujet britannique et il qu’ils avaient d’arriver au champion- doit se faire naturaliser de nouveau.Chicago .•New-York .'.Pittsburg .Philadelphie Cincinnati .Brooklyn .St-Louis .Boston .DES G CLUBS P.Pourc.! R • 96 47 671 : • • 87 59 596 j 85 62 578 j « • 74 73 503 1 73 77 487 71 86 453 58 85 406 • .50 97 349 Un employé de la ville meurt Ricard Lynch, un assistant contre maître de la Voirie, pour la division ouest est mort subitement, samedi, à js’il veut rn avoir les droits.Il les rr-json domi île, No 31 Place Burnside.Le la deuxième ! couvre cependant , s’il revient ici.défunt était âgé de 49 ans, et laisse, ; 3 Lawrence P.Daly ( Wil- j partie, remportèrent un1 victoire assez! Cette solution aurait été demandée ;Y:Pour hii sur\i\re, une femme et sept en Temps, Ll2 2-5.Ont aussi i facile, sur leurs adversaires, les Yoiti-jla dernière conférence impériale par ifa“(s- ] Kir Wilfrid.-4- LE Dr.Q.H.DESJARDINS Spécialiste pour les MALADIES DES YEUX 602 Rue St-Déni».Tél.Est 19 Ht DOCTEUR J.-A.ST DENIS MMi.ün-fc aes jeux, Ou nee, a- PEU LE DR McNAB Winnipeg,è 30 septembre.— M.B.j A.McNab, rédacteur au Montreal Slarl était de passage iei au.jourd’hui en rou | te pour Rail Head, où son fils Norman A.McNab, M.D., est mort il y a quelques jours.M.McNab, père, "re viendra avec le corps de son fils.L'in-hnmation aura, lieu à Wallace, N.-E.CHARS DE TOURISTES Départs de Montréal, tous les jours, dimanches compris .Y 10.30 p.m.pour Winnipeg.Calgary et Vancouver.Prix de la concliette, pour Winnipeg $4.00, Calgary, $6.50, Vancouver, $9.00.BUREAU DV.ü RJI.LKT.S JSK VILLE: ru„° Saint-Jacques.Phones Meta 37.32-3733, ou aux gares Wimîsor ct VI-ger.DOMINION GOAL CO.Ce journal est imprimé au No Via, rue Saint-Jacques, à Montréal, par “Ijfi Publicité’' (A res^onsabiLt.Limitée) .Henri Bourassa.directeur gérant.- VISEURS ET EXPEDITEURS n* CHARBON DOMINION pour VAPEURS Ciiuit, um trim of mela.^u Pour rengelgnemonts s’adreaser aus BUREAUX.DE VENTE, lifc Rua S.-JacQU^ Montréal.Téléfihi irfaîn 4 191.pied 'into- FEUILLETON DU DEVOIR” L’Aviateur du “Pacifique” PAR LE CAPITAINE DANRIT (COMMANDANT DRIANT) I 79 '(Fuite) Tant que le “Montana” n’aurait pas rejoint, le commandant Heuzey devait se tenir embossé en avant de Midway, comme un dogue prêt à mordre.Conscient de ce devoir, l'oncle de Kate fit armer un «‘.anot pour conduire Maurice Rimbaut à la forteresse.et.quelque ehagrin qu'il en eût.ne l'accompagna point Huit matelots armés, commandés par un maître, reçurent de lui l’ordre d'escorter l'ingénieur, d’obÿir à ses indications et de le proléger contre tout éventualité.# * * La baleinière débarque «dans la petite anse où avait abordé, quinze jours auparavant, la nacelle du dirigeable.Le jour monte.L'ingénieur retrouve sans peine le chemin couvert- le carrefour en déblai, l'entrée du fort.Il arrive au bord du fossé; le pont-levis est relevé, mais en face, ! la muraille aux nombreuses meur-! trières est étoilée de trous d’obus; i le réduit métallique, qui déborde • au-dessus de la porte et d’où un ! réflecteur éclairait les abords de la ! forteresse, est béant; un projectile ¦ de gros calibre l’a évent ré à bout | portant.Le jeune Français appelle.Tl répète à pleine voix le mot | de ralliement jeté par son ami Forster, lorsque déjà les défenseurs du fort, les mettaient en joue : —“Fnited States!.Fnited States.” Il ne réfléchit pas à l'imprudence qu’il commet ainsi, risquant d’être accueilli à coups de feu par 1 s Américains qui le prendront pour un Jaune ou par les Jaunes.s’ils ont déjà pris rieur de l'ouvrage.Mais le fort est muet, muet et toujours inabordable.Le fossé s’oppose à toute pénétration de ce «•ôté.Maurice Rimbaut se souvient alors que la poudrière, du moins «telle qu'il connaît, est sur l’autre face, (“est donc du côté opposé qu’une brèche a dû s'ouvrir et qu’il pourra s'introduire dans la place.Suivant le chemin couvert au milieu d’éboulis sans nombre, il arrive au rentrant dans lequel s’abritait le jardin de Kate.Quelques i tiges brisées gisent encore çà et là.au milieu de débris de pots et de quartiers de roc.Rien ne subsiste plus du petit coin de verdure ensoleillé qu’une main de femme avait créé dans ce creux de rocher.! La terre végétale elle-même, ap-! portée à grands frais de Californie, semble s'être dispersée sous le vent des boulets.Pauvre jardin de Kate! Derrière, c'est la muraille noircie.béante, éventrée par l'explosion.Fne vaste baie s'ouvre dans la paroi maçonnée et le fossé est aux trois quarts comblé par des ébou-leinents.au milieu desquels on distingue un morceau de -onpole en acier tombé du sommet.On peut entrer par là dans Mid-i way.Le jeune homme s’engage dans l'ouverture, franchit un pan de muraille tombé tout d'nno pièce et pénètre dans une vaste, salle aux voûtes basses, en partie effondrées.Ses yeux s'habituent à l'obscurité et distinguent deux bassins parallèles.Maintenant il s’y reconnaît, il est là dans la casemate des réser-voi rs.A demi comblé par les éboule-ments de la voûte, le bassin qui contenait b- dernier approvisionnement d’eau de la garrrison est tout à fait sec.Pendant qu’il se penche instinctivement pour voir, tin coup de feu éclate tout près: un de s«‘s marins d’escorte, resté à l'entrée de l’ouverture, vient de tirer sur un Japonais surgissant des ruines et fuyant à travers les rochers.Ils ont donc débarqué?Quand?Sont-ils là depuis plusieurs jours ou depuis l'explosion seulement?Maurice Rimbaut ne s'attarde pas à chercher réponse à cette question: il ne se préoccupe pas davantage des coups de feu qu’à son tour tire le Jaune, embusqué derrière un quartier de maçonnerie.11 marche pomme un automate.pensant à Kate, l’appelant tout bas.décidé à la chercher dans tous 1 s coins de la forteresse, à la retrouver vivante ou morte.U « escalier est là.surgissant des décombres, avec sa rampe de fer tordue par l’explosion.Taillé en plein roc.(1 a résisté.( “est celui que la jeune fille, inquiète.a pris le jour où on a trou- est encore là : à demi descellée, la porte ne tient plus que par un de ses gonds.Maurice Rimbaut la pousse et vé les réservoirs vides.C’est en ce- entre, montant là avec elle que son père; || ]„j SPnib|e qu’il va la voir ve a dit a ses officiers troublés par lai njr ;'t Juj, comme elle est venue perspective du manque d Vau ; I(|11Rjr.tirs fois sur la pointe des “Messieurs, nous ferons tout notre| pjPfiS) pour ,u, pas réveiller le devoir! 1 blessé étendu sur le lit, là, à gau- F,t ees ruines attestent, dans leur | die, contre la muraille, sauvage éloquence, que ee Français n y avajt à droite une table et de vieille souche ne prononçait pas ail mur une panoplie; au-dessus là une phrase à effet.Son devoir, tout son devoir, il l’a fait! N’a-t-il pas même été au-delà?Ces souvenirs semblent déjà très lointains au jeune homme.Ils n’ont que quinze jours pourtant; un calendrier à effeuiller.Le lit n’y est plus.La voûte est lézardée dans toute sa longueur, et la paroi qui donnait sur la mer et dans laquelle s’ouvrait une meurtrière fermée par un volet de fonte, cette paroi s’est abîmée tout mais le destin y a interposé, de- entière aux pieds de l’escarpement, puis la catastrophe du “Macken-i Le jour qui monte emplit la piè-zie, " tant d’événements et dedra- ce; les premiers rayons de soleil mes, tant de joies et de désespoirs, se posent sur la table, où sont res-que tout s estompe dans son souve-1 tés quelques, papiers couverts de nir.tout, sauf ee qui lui parle ! gravats.d’elle.Au mur, le calendrier est tou- II sc hisse an milieu des débris, | jours là.Il porto la date du dégravit l’escalier la poitrine haie-; part de l’aéroplane: 13 juin, tante, les jambes molles; il doit at- Kst-ee à dessein qu’on n’y a pas tendre que ses hommes aient dé-j touché depuis?Et Maurice s’in-blayé un premier palier, et eonti-; terroge : quelle date aujourd'hui?nue son ascension.Il arrive de-' Il ne sait oins, il est las: il est vaut la porte où il a frappé plu-j obligé de faire un effort pour se sieurs fois, le coeur battant, trou-! souvenir.vaut dix fois par jour, pendant la Fn jour et une nuit pour attein-' construction de l’aéroplane, de ; dre le volcan: 12 heures perdues1 nouveaux prétextes pour monter.au liord du cratère, puis une autre L’étiquette “Commanding-Office, nuit et un autre jour pour attein- | dre le continent ; six jours à bord «lu “Colorado" pour revenir: c’est un total de neuf jours.V’est-ce pas ce qu'il avait promis?.(“est aujourd'hui le 22 juin.Il est exact au rendez-vous.Mais elle?.Evidemment, la chambre a été j évacuée vlontairement, parce parce qu’elle était de celles que devait directement bouleverser l’explosion.Et c’est certainement Kate qui a (.écrocbé «¦( emporté le crucifix qui était au-dessus du lit.Où est-elle?11 se retrouve sur le palier.C’est ici qu'ils ont échangé le baiser des ; fiançailles, sans se douter que, du fond du couloir en face, le lieutenant Spark les voyait.La tombe a enfermé ce secret avec tant d’autres.Il appelle tout haut maintenant.Il sait bien qu’elle ne répondra point, mais il appelle quand même, désespérément : —Kate ! Kate ! ( A PuivreV * 13 4 LE DEVOIR, Lundi, 3 Octobre, 1310.GARNITURES de CARDES ASSORTIMENT COMPLET Rubuis d’importation anglala* de la meilleure qualité.D.K.McLaren, Limitée, 809-311 BUE CRAIG OUEST.Main 4904-4905.CALENDRIER MARDI, LE 4 OCTOBRE (•'été de saint François.Confesseur.Lever du soleil: fi h.coucher du soleil: h.37.Lever rie la lune; 7 h.Ifi (m.): coucher de la lune: 6 h.22 (s.Nouvelle lune.TEMPERATURE Bulletin d*aprôs le tliermomètre de Hearn & Harrison, 10-12 rue Notre-Dame Est.R.de MESLE.Gérant.Aujourd’hui maximum .->fi Même date Lan dernier .fiD Aujourd’hui minimum .Même date l’an riêrnier.*7 BAROMETKK: 8 h.matin: 30.52 11 h.matin: 30.50 Midi; 30.48.LE TEMPS QU’IL FERA: Beau et frais.POLITIQUE ÉTRANGÈRE AUTRICHE IV VINGT-NEUF MARINS MORTS Une barge, ayant à bord une équipe du cuirassé “ New-Hamsphire,” sombre dans la rivière d’Hudson New-York, .‘i oct.— I n terrible sinistre a.croit-on, coûté la vie à 29 hommes d’équipage du cuirassé américain New Hamjishirp, ancré Han« la rivière d’Hudson.I ne barge dans laquelle ils regagnaient leur bord, a sombré et oes 29 hommes manquent.Ixî commandant Rodgers, a dit, tou- tefois, qu’il n’est pas certain encore que tous aient péri, car deux des occupants de la barge sont revenus déjà, je fleuve n'a encore rejeté aucun cadavre.l
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