Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 30 mai 1929
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1929-05-30, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
t'olume XX - No 125 ** Abonnements par la poste : Edition quotidienne :ANADA ., , r f 9.M Steta-Unia at Bmplra Britannique .1.00 UNION POSTALE .« 1M0 Edition hebdomadaire uanada.aiM» ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 DEVOIR Montréal, jemü «30 mai 1920 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTHRAL Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! (TELEPHONE: - - HArbour 1241« SERVICE DF.NUIT: Administration: • HArbour 13*3 Rédaction: • - HArbour 3079 Gérant; ¦ • • HArbour 4897 !¦.*?Le sens commun ou l’art d’utiliser ce que l’on a En marge de la eauHcrie du maire de Montréal devant la Ligue de Progrès Civique J’ai pris ce mutin le tramway Notre-Dome no 792, vers 9 heures, pour me rendre au bureau.Il était comble.On se.lera une idée «le la chaleur qui y régnait quand on saura que pas une tente fenêtre ne s’ouvrait, «pie pas une seule glace ne s abaissait.(C’était la température d’un haut-fourneau chauffe a hlanc.| |' Le public-voyageur, qui est, à Montréal, le plus docile et le fplus malléable au monde, ne formulait pas la moindre plain e.ICette passivité atteint à l’héroïsme, à l’héroïame bête, si Ion f veut, mais à l'héroïsme tout de même.* * * Comment a-t-on pu laisser sortir des remises, par une température semblable, cette voiture hermétique, cette marmite suédoise pour faire bouillir les voyageurs en vase clos?C est lû un mystère, mais qui n’est pas sans parallèle.En lisant la conférence que le maire Houde prononçait hier, je me disais que ce tramway était une illustration complète d’une pratique élevée à la hauteur vénérable d’un dogme et qui i consiste à ne pas sanoir utiliser ce que l on a.On retrouve cette pratique dans tous les domaines et particulièrement dans le municipal., .La conférence du maire Houde en donne plusieurs illustrations frappantes.Méditons-! a.• * * # Chemins de fer, tramways, Commission du port tirent à hue et à dia avec ce résultat que l’on s’apprête à dépenser des millions en pure perte.Si ces divers intérêts étaient contraints de s’entendre, la Face de Montréal serait changée.Donnons-en un exemple: la gare Viger est appelée à disparaître, dit-on.Si elle était utilisée par les deux chemins de fer qui se serviraient des voies de la Commission du port, l’est conserverait une gare commode et monumentale qui aiderait au décongestionnement du centre.Les intéressés ne veulent pas s’entendre.Résultat: inutili-sation de ce que l’on a et dépense évitable de1 millions de dollars, duplication et triplication dans certains cas.Tout système de voies élevées ou souterraines pour les chemins de fer à vapeur devrait comporter en même temps l’aménagement de voies suffisantes pour les tramways.Le projet Palmer y pourvoit, qui déjà dort dans la poussière.Or, on propose, tout simplement, un système de voies souterraines entièrement indépendant pour voitures électriques qui coûtera au moins trente millions.On se plaint de l’absence de terrains de jeux surtout dans les quartiers congestionnés» Les cours scolaires ne servent pas de tout l’été, dans la plupart des cas.Pourquoi?Faute d’une entente pour utiliser ce que l’on a.Le maire a pleinement raison quand il se plaint de cette mauvaise volonté.Un architecte qui est, en même temps, un homme politique, M.Vautrin, a suggéré lors de l’inauguration du bain Généreux, l’introduction ici du système en usage à New-York.Aménagement dans chaque école d’un gymnase et d’une piscine auxquels ou peut accéder par une entrée distincte et qui pourraient servir à l’époque des vacances et hors des heures de classe a imite la population du quartier.Le même capital donnerait double rendement, ou presque.Sa suggestion est restée sans kho.On ne veut pas utiliser ce que l’on a.L’île Sainte-Hélène est momentanément fermée.Le parc Vlont-Royal n’est pas encore accessible par tramway.On omisse, en certains milieux, les hauts cris à ce sujet.Pourtant on ne fera croire à personne que ce sont ces vastes parcs décentralisés qui rendent le plus service.Les mamans ne peuvent s’y transporter et payer tramways et bateau, tous les lours.C’est le terrain de jeux de quartier qui est le plus utile Dt qui se rapproche le plus de l’idéal: la cour individuelle.L’administration doit dépenser cinq cent mille dollars à cette fin.Mais voit-on ce qu’on aurait si on savait utiliser ce que l’on a?Qu’on ajoute à ces cinq cent mille dollars les autres cinq cent mille offerts en cadeau à la Compagnie des tramways (le chiffre est modéré) pour qu’elle construise une voie à la montagne 2t déflore cet asile sacré de calme et de silence, et cela ferait un million.Ajoutons aux terrains de jeux toutes les cours scolaires, et on verrait, dans toutes les villes, les rues se vider et ces terrains se remplir, pour la plus grande sécurité morale et physique de la population enfantine.Le maire donnait, hier, un autre exemple de cette inutilisation de ce que l’on a.Les cultivateurs n’ont plus de place au grand marché central, les abords de Honsecours, dès le retour de l’été, sont d’un tel encombrement qu’il est impossible d’y circuler, là rue Notre-Dame, secteur de la grande route Montréal-Québec, est constamment embouteillée.Cependant, le conseil a deux millions à dépenser pour l’agrandissement de ce marché.Les deux millions dorment et le public pâtit.Exemple d’incurie qui rejoint celui de mon tramway de tantôt.Pour le rendre tolérable, il suffisait que les fenêtres s’ouvrissent, il suffisait d’un coup de marteau ou de tournevis.Personne n’a voulu le donner.Passons à un autre domaine.Le docteur Boucher met les mères en garde contre les dangers trop réels que la chaleur fait courir aux nourrissons.Il y a deux moyens pour les marnant de sauver leurs petits: les allaiter elles-mêmes ou les alimenter de lait de vache convenablement conservé.Le premier moyen, c’est le moyen naturel, facile, sûr, dont les résultats sont garantis.Le second moyen, c’est le moyen compliqué, long, risqué.Et, cependant, c'est au second que l’on recourt le plus.C’est incroyable mais vrai, il faut prêcher l’allaitement maternel comme une nouveauté hardie et y convertir les mères.Elles ne savent plus que Dieu même leur a fourni le moyen d’allaiter leurs enfants et de les sauver.Elles aiment mieux leur donner la bouteille et.si souvent, la mort.Du sein de la mère à la bouche de l’enfant, le lait passe dans son état naturel à la température voulue et c’est un aliment exprès pour le nourrisson, constitué scion les formules infaillibles de la Providence.On le méprise.L’autre lait vient de loin, parfois d’une vache malade, et est produit dans un établissement qui peut être malpropre.Il a de vingt-quatre à soixante-douze heures de manipulation des transports, d’agitation et d’âge quand il parvient au tout-petit.Il a varié de température, il e-st devenu fréquemment un bouillon de culture, à moins que le laitier (il y en a) ne prenne d’infinies précautions.C’est vers ce lait-là que l’on se rue.Et c’est parce qu’on ignore l’art logique et facile d’utiliser ce que l’on a que ces jours-ci les cortèges gravissant la pente du cimetière compteront tant de corbillards blancs.Qui nous rendra sage de celle élémentaire sagesse, qui fera que les portières des tramways puissent s'ouvrir surtout l’été et que l’on sache tirer parti de ce que l’on a sous la main sans aller chercher au loin des substituts dispendieux et, la plupart du temps, inefficaces?Rcpétons-le au risque d’ennuyer: le sens commun est ce qu’il y a de moins commun.Et cfiaque jour il devient de plus en plus rare et de plus en plus précieux.Il faudra bientôt l’enchâsser dans le plomb comme une parcelle de radium.jails DUPIRE Vacliifdité La Paroisse C'tsl Nutre-Dume-ite-Montrèat, l/runde et belle église dressée face « la Place d'Armes, adassée au fleuve et liai, jadis, dominait de haut >et de loin les abords de Montréal.Depuis, des édifices de toute taille i’ont entourée, la cùbJiant à demi; d'autres, demain, vont ta surplomber; car ne parle-t-on pas d’élever.Place d'Armes même, un gratte-ciel de vingt et un étages, monstrueuse construction gui achèvera le massacre de cette place historique, en train de devenir le square banal et sans caractère de tant de villes américaines?Nos gouvernants municipaux auront, par leur complaisance envers les puissances d’argent, consommé le sabotage de ce coin de l’ancienne Ville-Marie.Et nous les aurons laissés faire- * * * Pendant presque deux siècles, Notre-Dame fut l'unique paroisse de Montréal.H y avait bien ici et là des chapelles et des églises; mais c’étaient des succursales de Notre-Dame, jusqu’en 1865.On se mariait à Notre-Dame, on g faisait baptiser nés enfants, ân ;/ faisait la communion pascale.Des générations g ont passé, mais leurs descendants appellent encore l’église de Notre-Dame “la Paroisse’’.C’esi sur la paroisse, première église de la Place d’Armes, construite de 11)72 à 1C83 et démolie en 1830, nouvelle église, la présente, élevée de 1824 à 1829, ensuite améliorée, décorée, ornée, — que M.Olivier Maurault, p.s.s.et curé de Notre-Dame, vient de publier un bel ouvrage, d’exécution typographique quasi parfaite, illustré d'un grand nombre de vignettes, dont quelques-unes reproduisent des gravures et des esquisses rares, et de soigneuse documentation.(1) L’ouvrage, écrit d’un style simple, coulant, où il se glisse parfois un brin de malice, — ainsi lorsque l’auteur parle de la dorure de la voûte, au temps de son prédécesseur, M.Pousselot, — est de lecture prenante, pour quiconque fréquente un tant soit peu Notre-Dame.Le plan en est très simple: une partie sur les premières églises de Ville-Marie; une autre sur la construction de Véglise Notre-Dame présente; d’autres sur la décoration, les cloches, le presbytère, les cimetières, la vie de l’église; enfin, un appendice, — liste des curés de Notre-Dame de 1078 à 1929.Quel chemin parcouru, de la modeste chapelle de la Place-Royale, en 1042, jusqu'aux dernières réfections de Notre-Dame, à la veille du centenaire célébré avec tant d’éclat ces semaines-ci! De la petite bourgade, qui vit naître la première Notre-Dame, Montréal est devenu la cité tentaculaire, presque monstrueuse, où s’entasse, vit plus d’un dixième lie la population totale du Canada, et près d’nn tiers de celle de notre province.On y parle une quarantaine de langues, et à l’ombre des tours de Noire-Dame s’agitent, se coudoient, se heurtent Canadiens, Anglais, Ecossais, Irlandais, Italiens, Juifs, Russes, Polonais, Galiciens, Suédois, Norvégiens, Danois, Arméniens, Chinois, Japonais, — toutes les races du monde, jusqu’aux derniers fils des tribus huronnes, im-quoises, algonquines seules, jadis, à peupler cet immense continent.,.A Ottawa Un million pour l'hygiène; près de $8,500,000 pour des pensions de guerre L'aventure de 1914 nous coûte cher depuis longtemps — Rentrée de Tommy Church — L’immigration jaune le fait s’inquiéter M.FORKE S’EN IRA AU SENAT (Par Emile BENOIST) Ottawa, 29—U fait encore chaud, moins chaud qu’hier cependant, ce qui pourrait fort bien retarder la prorogation d’au moins quelques heures.Dans l’autoclave parlementaire, la température est suffocante.Les députés n’en continuent pas moins très courageusement de parler: immigration, pensions aux vétérans, santé publique, etc.C’est-à-dire que M.Forke a présenté ses derniers crédits et qu’il est parvenu ù les faire approuver; que le Dr J.H.King a commencé à présenter les siens.L’épreuve de M.Forke a pris fin au cours de l’après-midi.11 était temps.Le ministre, presque septuagénaire, n’eût pu tenir le coup encore bien longtemps.M.Forke n’a pas la force de résistance, pur exemple, de M.Veniot.L’amendement d’un député libéral, hier soir, pour réduire l’un de ses crédits au strict minimum d’un dollar, l’avait manifestement affecté.M.Forke, on le sait, est écossais.Si le Guide parlementaire ne le disait, ça se verrait à son par: 1er et aussi à autre chose.Ainsi quand il présente ses crédits, si quelqu’un fait mine de lui reprocher de trop dépenser, M.Forke prend tout de suite un air convaincu.Il a même alors l’air plus convaincu que son opposant.Il dit non, pour la forme, mais on a parfaitement l’impression qu’il voudrait dire oui.En une telle conjoncture, un ministre ne peut que se sentir fort mal ù l’aise.Heureusement pour lui, M.Forke a maintenant obtenu tout ce qu’il demandait, $3,462,900.On lui a voté aujourd’hui un petit reliquat de moins de cent mille dollars: $70,000 (immigration chinoise salaires et contingences); $4,000 (secours aux Canadiens en détresse à l’étranger) ; $8,900 (édifices à Saint-Jean, N.B.) Le reste lui avait été accordé hier.M.Forke peut se consoler à la pensée qu’il a probablement été appelé pour la dernière fois à présenter les crédits de l’immigration.On annonce comme plus que probable son entrée prochaine au Sénat.cette Chambre rouge où règne une atmosphère de sérénité inamovible.LA RENTREE DE TOMMY CHURCH Le verbeux député torontois, remis d’une maladie qui l’avait retenu chez lui depuis quelque temps, nous est revenu.Son apparition en Chambre a été chaleureusement applaudie par toute la députation.Pour manifester sa reconnaissance envers ses collègues.Tommy Church les a gratifiés d’un discours.Trop bref ce discours, attendu que la députation était depuis si longtemps privée de ce genre d’éloquence.Heureusement que la pièce T oui es “sô rt ‘es de détails i réunissait à peu près toutes le* ca-i ouïes sortes ae aeiaus , rac4éristiques oratoires du dépu- Toronto-Nord-Ouest : exposé logique des idées, style sobrement cadencé, débit empoignant.Comme orateur, Tommy a un avantage sur bien d’autres; il n’entend pas ou il entend si dur qu’il n’a pas à s’occuper des rappels à l’ordre.11 commence, il continue et il finit quand ça lui plait.Ce qu’il y a de mieux à faire quand il a commencé de parler, c’est de le laisser aller sans l’interrompre.La Chambre en « pris l'habitude.M.Forke demandait donc $70,-000.pour l’immigration chinoise.Cela représente le salaire de divers fonctionnaires de l'immigration Asie et de dépenses Il s’agit moins d’attirer i’immlgration asiatique ou i plutôt il ne s’ngit pas de cela du _ , I tout mais au contraire de prendre Telle quelle, Sotre-Dame est un jeJ I110y€ns d’enrayer cette imini-des beaux monuments de I art reli- \ j,rati0n.Tommy Church a tenu à dire à de “ ~"r * * M.Maurault, dans cet ouvrage qu’il ajoute à ses Brièvetés et à scs trois volumes de Marges d’Histoire, a fait un travail d’archiviste consciencieux et'intelligent.On le saisit rien qu'à_en feuilleter à la hâte les pages ~ ' .historiques ignorés de la masse et i U .même d’un grand nombre de eu-'1 rieux, ornent Touvraqc écrit avec amour, détails agrémentés île précisions d’ordre technique, de traits relatifs à la période de construction, de réserves sur certains points, — ainsi sur le “manque de discrétion’ de l’éclairage électrique de Notre-Dame, sur l'absence de style de la chapelle qui masque complètement le chevet de l’église, etc.Cela est indiqué au fil de la plume, d'une louche délicate De ces réserves l'on peut déduire que si l'actuel curé de Notre-Dame a quelque chance, de réparer certaines de ces erreurs, il le fera d’un esprit averti \ stationnés en et d’un goût éclairé.\ contingentes.* * H- gieux en Amérique.On a voulu en assimiler la facade à celle de ^ Forke ce qu’il pense de tout cela Notre-Dame de /un#.Il n en estj c( JJl)SNj (ju contri,ire.Nous Iradui-rien.St M.Rousselot s est fuspire-, sons ]jj>rtyTient mais en gardant au pour la décoration intérieure, de la , sty]e (|(, |’0rateur Je plus possible Sainte-Chapelle, ce pur bijou du ; (jc sa cou|eur: Notre politique d’immigration est un casse-tête chinois.Nous dé- Moyen-Age, O'Donnell, — architecte irlandais protestant passé aux Etats-Unis vers 1812 pour y pratiquer son art et qui mourut catholique apres avoir construit Notre-Dame de Montréal, — a cherché ses modèles parmi les églises gothiques pensons de l'argent pour amener des Chinois au Canada et cela cause (les embarras A la commmission de police de Toronto.Dans la capitale ontarienne, on a suggéré d’exiger les pauvres Canadiens qui sont dans te malheur t\ l’étranger.A Vancouver la papulation jaune pose un problème terrible.11 est i surprenant que la population blan-, c.he de Colombie-Britannique ne se | révolte pas.M.Forke ne devrait pas être ministre de l'immigration mais plutôt ministre de l'émigration.Nous dépensons $400,900,000 pour l’administration du pays et seulement $3,500,01)0 pour résoudre lu plus grand de tous nos problèmes, celui de l’immigration.C’est que le gouvernement ne veut pas d’immigration.On l’a bien vn quand un ministériel a proposé de réduire le budget de M.Forke.Le gouvernement est libre-échangiste quand il s’agit de l'industrie et protectionniste quand il s’agit de Ta-griculture.Mais les Chinois préoccupent encore Tommy; A Toronto, les Chinois enlèvent le pain et le beurre de la bouche des jeunes filles blanches.Les Chinois se font restaurateurs, domestiques et laveurs de vaisselle.Il faudrait interdire l’immigration chinoise pendant au moins dix années.Tommy Church tient à protester hautement contre le député Luchko vit h parce qu’il a dénoncé l’évêque anglican Lloyd.“L'évêque Lloyd, dit-il.a combattu avec les Queen's Own Rifles, en 1885, et il a fait alors énormément pour que les provinces de l’Ouest restent dans Tempire britannique.L’évêque Uoyd n’est pas ici pour se défendre et nous ne savons pas si les déclarations qu’on lui attribue sont bien de lui”.1/orsque le synode anglican s'est réuni, a Kingston, il y a deux ans, il a protesté contre la politique du présent gouvernement à l’endroit (les immigrants britanniques.Tommy Church dit que cela lui rappelle la description que Cowper fait du grand incendie de Londres.Tommy donne lecture de la description.Personne ne voit le rapport.Il nous faut trouver une solution au problème de l’immigration mais cela ne sera pas possible tant que nous aurons un libre-éehangisie comme commissaire de l’immigration.La pierre angulaire de l’immigration (sic) c’est de rendre le peuple heureux et de lui fournir du travail, ce que le gouvernement ne fait pas.Encore une fois la politique d’immigration est un casse-tête chinois, un casse-tête (pii retarde l’immigration plutôt qu’il ne l’encourage.Il n’est pas surprenant alors que les British Born de ce pays commencent à se demander si Je Ca-nada va rester britannique.Le .Bruce, arrête l’immigr se.11 veut que la population de son pays soit blanche.Nous dépensons annuellement un million de plus qu’en 1896 pour l’immigration, mais cela ne veut pas dire que nous avons résolu le problème de l’Immigration et de la colonisation.Nous sommes aussi bien de fermer complètement boutique si nous avons l’intention de poursuivre celte même politique.Les villes de Sainte-Catherine, de Barrie, de Belleville, de Hamilton sont remplies de cafés chinois.Les Asiatiques trouvent moyen de se faire accorder des patentes pour exercer ce commerce que les blancs doivent abandonner.Les femmes blanches ne peuvent plus être laveuses de vaisselle.Des Chinois les remplacent.Le gouvernement devrait décider d’interrompre l’immigration chinoise pendant une période d’qu moins cinq ou six ans, tant que l’immigration britannique n’aura lias repris le dessus.La population de ce pays commence à se demander sérieusement si le Canada va demeurer britannique ou bien si.au contraire, il ne sera pas bientôt sous le contrôle de ces Asiatiques et de ces Européens.C’est tout.Mais c’est assez pour donner une idée de l’éloquence to-rontoise.Ce pauvre M.Forke était bien fi plaindre, ayant fi répondre à si fougueuse harangue.Le ministre s’en est tout de même uxse/.bien tiré: Les $70.000 dont il s’agissait ne doivent pas être employés à encourager l'immigration chinoise mais à l’enrayer.i'IdXKB’' Fête - Dieu L’allégresse es! fxiNout.Ce soir le Don Dieu sort.Disent nos braves gens.Chacun fait un effort Pour orner sa maison.Drapeaux et oriflammes Flottent, comme an souffle d’en-llaut vibrent les âmes.Les cloches ont sonné.1m grande croix s'avance.Les tambours gravement imposent la cadence Dr la marche et le long des trottoirs, sans éclat, La foute s'échelonne, attendant.Les milt'll Ils défilent.D'abord, bien dressés, les enfants, ¦>., Fleurs, gerbes oit vint es d’où s'élèvent des chants, S Puis les jeunes filles, autour de leur bannière, Point bigottes du tout dans leurs airs de prière.Et tandis qu’à plein son s’annoncent les musiques.Le cortège égrène d’autres groupes mystiques: Femmes par confrérie, hommes et jeunes gens Enveloppés déjà de nuages d’encens.Tous se sont fait honneur d'escorter Jésus-Christ._ ^ Chose étrange! Le seul qu’on ne voit pas, c’est Lui.Pour passer il se cache entre les mains du prêtre.Et c'est mieux, malgré tout, de ne point apparaître, \oyez comme les fronts s'inclinent en silence.Im foi tes a courbés au pied de ta monstrance.Mais les coeurs plus libres aspirent vers les rieux: L’Amour les a conquis.C'est bien ta Fête-Dieu! Ch.De KEYSER, s.s.s.29 mai 1929 premier ministre d’Australie, M.;e.arrête l’immigration chinoi- uucun des autres n’a dit grnnd’cho-se d'intéressant.Il était évident que chacun parlait pour faire plaisir à ceux de ses électeurs qui furent soldats et qui «ont devenus vétérans et pensionnés.A propos de lu santé publique ce sont les médecins qui ont fait principalement les frais du déliât.Le Dr King demandait une somme de $300,000 pour l’inspection médicale des immigrants.Cette inspection ne relève plus du ministère de l’immigration mais du ministère de la santé.Il paraît que le changement a déjà donné d’excellents résultats.Une somme de $150,000 est prévue pour l’inspection des aliments ainsi que pour l’administration des différentes lois relatives aux drogues, fi l’opium et aux drogues narcotiques.Le Dr King, au cours d’un débat à hâtons rompus, a dit qu’il existait autrefois 00,000 remèdes patentés au pays.Il n’v en a plus que (5,000.M.Bennett a demandé des explications au sujet des produits de l’érable.Des producteurs de lu province de Québec se sont plaints que ces produits subissent souvent une adultération avant d'être livrés au consommateur.Le Dr King avoue que son ministère n’a pus encore un nombre suffisant d’inspecteurs.La surveillance! est assez facile à faire chez les producteurs mais elle le devient beaucoup moins quand le sucre d’érable a été vendu fi un mu-nufflcturier.Une surveillance s’exerce toutefois et il est arrivé qu’une compagnie se fasse saisir toute une provision de produits adultérés.La coopération entre producteurs pourra donner des résultats bien meilleurs qu’une simple surveillance de la part du ministère.Incidemment le général Boss, qui appartient fi la faculté médicale.suggère que le gouvernement fédéral s’occupe davantage de la santé publique et de l’hygiène, de la protection contre les maladies contagieuses notamment.Cela ne peut être laissé aux seules provinces parce qu’un porteur sain de germes peut toujours passer d’une province à l’autre et transmettre une maladie.L’hygiène dans les réserves indiennes devrait également être confiée au ministère de la santé nu lieu d’être laissée au département des affaires indiennes.Au moment de l’épidémie de typhoïde fi Montréal, répond Je Dr King, le ministère fédéral s’en est occupé, conjointement avec l’autorité provinciale de Québec.Le fédéral cependant ne veut pas empiéter sur le domaine provincial.(Suite à la page trots) Bloc-notes d’Angleterre; les tours “ressembtent\\in cautionnement de tous tes rési-à celles de la cathédrale de Lincoln \ dunts chinois.Mais à quoi cela ser-j ou de l’abbaye de Westminster”, et “les pinacles et les créneaux se retrouvent dans quantité d’églises des lies Britanniques'’.Il faut savoir gré à M.Maurault d’avoir, à l'occasion du centenaire de Notre-Dame, fait ressortir le charme, la beauté de celte église ci d'en avoir rappelé l’histoire.Il a commenté avec piété le monument élevé à notre foi par les Montréalais d’il y a cent ans et où, (1) En vente au service de brairie du Devoir, (|3 franco).II- virait-il?I^e cautionnement ne fera pas disparaître les Chinois.Nous dépensons $70,000 pour les ! Chinois et seulement $4,000 pour j LES CREDITS DU DB KING Ministère composite, pourrait-on dire, que celui du Dr King.Il réunit deux départements, celui des pensions militaires et celui de la santé chaque année, des milliers d’hommes s'agenouillent, formant, selon un des prédicateurs du Carême dans ce vaste temple, de leurs milliers d'yeux une mosaïque humaine.la plus éblouissante et la plus émouvante parure de cet immense vaisseau- G.P.publique.I^s crédits du Dr King, | pareillement, sont donc de deux or-I dres.La Chambre a voté, au cours de i l'après-midi, à peu près tous 1rs crédits de la santé et, dans la soirée, la pins grande partie des outres.Le débat sur les pensions militaires a fourni à tous les généraux, les majors, les colonels, les capitaines de la Chambre l’occasion de parler.Ni les généraux, ni les majors, ni Ca va! La politique d’immigration suivie depuis vingt-cinq ans est de plus en plus ouvertement battue en brèche.Le bon sens, aidé de la déplorable expérience de ce quart de siècle, commence à prendre sa revanche.Il s’est même trouvé des députés pour réclamer pratiquement la suppression des crédits d’immigration.Ce «este est peut-être le plus significatif de tous, puisqu’il va contre une politique suivie par tout le monde officiel.D’ailleurs, l’un des protestataires a même déclaré que, si la question se posait en dehors des partis, on serait surpris de la quantité de députés qui prendraient son attitude.En tout cas, l’idée marche.Hier, les ouvriers syndiqués combat* talent ouvertement l’immigration subventionnée; aujourd’hui les cultivateurs de l'Ouest font de même.Et Ü y a le nombre de plus en plus grand de ceux qui se disent: C’esi diminuer le Canada que de paraître ainsi l’offrir à bon marché! Déclarer que nous ne faisons plus de frais d’immigration, ce serait, en réalité, pour nous lo plus efficace des réclames.Il y a ceux encore qui, constatant la faillite de la politique du dernier quart de siècle, se disent avec un humble et ciair bon sens: A quoi bon amener ici, à pris d’argent, les étrangers, si nous ns pouvons garder les nôtres?Et qui concluent, avec non moins de bon sens: Si l’argent gaspillé en frais d’immigration était employ# fi améliorer la situation du pays, l’effet serait double: nous aurioni chance de garder ici un certain nombre des nôtres, et, indirectement, d’y amener des étrangers.Car, un pays neuf qui garde le* siens est aussi un pays qui susciU la curiosité des gens du dehors.Et qui ajoutent: S’il faut dépenser de l'argent pour aider au peuplement du pays, le plus pratique n’est-il pas de l’employer au bénéfice de ceux qui, habitants actuels ou émigrants d’hier, connaissent notre vie et nos conditions de travail?Le clou est à demi enfoncé.Ne laissons passer aucune occasion de taper dessus! Amusant! Il est franchement amusant de voir la Gazette, l’un des plus fermes tenants d’une grande politique d’immigration, se scandaliser presque de l’attitude des cultivateurs et des ouvriers syndiqués, qui prétendent conserver pour eux le marché du travail et de la consommation.Ceux-ci pourraient si facilement riposter: Mais n’est-ce point cette politique que vous voulez appliquer dans le domaine de l'industrie?L’Ouest historique Un journal de la Colombie an-i giaise se plaint de la port trop maigre que tiennent encore dans nos histoires les provinces de l’Ouest et leur passé.11 fait observer que la Vérendrye, par exemple, a révélé un pays immense et, pourtant, dit-il, combien songent à le placer sur la même ligne que les autres grands découvreurs?Il y a du vrai là-dedans, et le passé de l’Ouest devrait être beaucoup mieux connu.Au Parc Jeanne-Mance Une délégation a demandé hier un meilleur éclairage du Pare Jeanne-Mance.La question est d’importance, et il y a longtemps que nous l’avons soulevée ici.Sous une forme plus générale, c'est la question de et des moyens de trouve ainsi posée.Les citoyens ont le droit d’exiger et l’administration désire sans doute que les parcs ne facilitent point le désordre.La lumière est généralement un bon désinfectant.Et elle rend singulièrement plus facile la besogne de la police.M.Belcourt Les dernières nouvelles d’Ottawa donnent de fort rassurantes nouvelles de la santé de M.le sénateur Belcourt.Tout le monde s’en réjouira.O.H.la surveillance, l’exercer, qui se DEMAIN: — Le Devoir publiera un nouvel article de M.Henri Rourasga: “Mariage et Divorce — XXH — Validation des mariages — Un arrêt décisiF’. TE DEVOIR, MONTKEAY, JErDT .1(1 MAI 1929 VOLUME XX — NO 12» La mortalité maternelle Elle sévit rhrz nous l.a ma(crnitA nVst pas una maladie.Mais la constitution, l’état de santé, les habitudes de vie, l'igno» rance ou le mépris des résles de i’hvgiène prénatale peuvent nuire à révolution de celte fonction naturelle et déterminer des complications dangereuses, parfois même mortelles.Pour s'en convaincre on n’a qu a lire le rapport de l'enquête faite par le Dr Helen McMurchy, directrice de la section du bien-être de l’enfance, h la demande du premier congrès des services médicaux, organisé par l’Association médicale du Canada et tenu en 1924 à Ottawa, sous le patronage du niinistre de l’hygiène.Ce rapport révèle que, du 1er juillet Ijéio nu 1er juillet 192(1, la maternité a coûté la vie i! I,.r).'l2 femmes, dont 1,392 n'avaient reçu aucun soin (479 de ces mères sacrifiées étaient du Québec).Elles ont laissé 5,073 orphelins, y compris les 708 nouveau-nés ayant survécu è leurs mères.l.es statistique* de In mortalité infantile mettent au jour les faits suivants: les bébés dont les mères meurent au cours de l'année suivant la naissance représentent un taux de 450 pour 1,000; cher ceux dont les mères succombent au cours de l’année mais après le premier mois suivant la naissance, le taux est de 307; cher, ceux enfin dont les mères disparaissent au cours du mois suivant la naissance.le taux atteint 007.l/enquête a établi que la pauvreté, le manque de soins, le sur- "t menage sont les principales causes de la mortalité maternelle; elle a démontré que l'on aurait pu sauver le plus grand nombre des victimes, et conclu que cette tâche Incombe au gouvernement, au clergé, aux universités, aux médecins, à la ( presse, aux associations philanfhrn-ues.nu public.)n comprend facilement qu un travail d'éducation et de prévention ne se fait pas seulement avec des paroles.Pour sauver les mères et protéger l’enfant à naître, il faut une organisation, ce qui nécessite des déboursés, l.a bonne volonté ne suffit donc pas.Des œuvres philanthropiques, comme celles de In Fédération des œuvres sociales de santé ne pourront continuer leur travail et prendre un développement correspondant aux besoins, que si le public répond généreusement i\ l'appel qui lui sera fait du 4 au 15 juin.I.e rapport de l'enquête dont nous parlons plus haut se termine par diverses recommandations qui peuvent se résumer ainsi: Aider et instruire les mères canadiennes, Devant les chiffras cités et les lamentables perspectives qu’ils ouvrent à l’esprit: destruction ries foyers, découragement des chefs de famille, dispersion des enfants qui deviennent â la charge de la société, l’on se rend compte qu’il est très urgent de venir en aide aux vaillantes mères et de faire leur éducation.Nous verrons prochainement que l'Assistance Maternelle n'avait pas attendu le premier congrès de l'Association médicale du Canada pour se mettre à l’œuvre.Petite vie des saints 30 MAI FETE DU T.SAINT SACREMENT Au commencement «lu XIlie siècle, au monastère du Mont-Cornil-lon, près de Liège, brillait par ses vertus la vierge Julienne.Son cœur s'enflammait d’un amour céleste lorsqu’elle pensait au ti*ès Saint Sacrement.Souvent une même vision vint l'assaillir, l’étonner et l’attrister; car elle ne pouvait la comprendre, il lui semblait voir la lune dans tout son éclat, mais déparée par une échancrure.Sur ses supplications, Jésus-Christ lui révéla que la lune signifiait l'Eglise telle qu’elle était constituée, que, par l'échancrure de l'astre it fallait entendre qu’il manquait une fête consacrée à l’institution du Saint Sacrement, et que son devoir était «le faire établir cette fête.L’humilité de Julienne l’empêcha de faire connaître sa mission.Cependant, devenue prieure du monastère, elle s'en ouvrit à Jean de Lausanne, chanoine de Sainl-Martin de Liège, lequel soumit le projet à Jacques Pantaléon, alors archidiacre «le l’Eglise de Trêves, devenu plus t:w;d le pape Urbain IV, ainsi qu’à d'autres savants thé aloftien».En 1246, Robert, évêque de l ié ïe, or don u a que la fête du Très St 'uerement fût célébrée tous les ans.le jeudi après l'octave de la très Sainte Trinité.Le 8 septembre 1264, Urbain IV institua cette fête par une bulle, et étendit cette solennité à l'Eglise universelle.La procession de ce jour a pour but d’affirmer solennellement le dogme de la présence réelle contre les impies et les hérétiques; de réparer les irrévérences et les profanations dont Jésus-Christ est l’objet «ians ce divin sacrement; enfin rie sanctifier les rues et les mai sons «ie nos cités.LES CONVERSIONS DIFFICILES LE R.P.CHARRON.C.S.C., RACONTANT SON RECENT YOYA C.E AUX INDES, DEVANT LES ANCIENS DK SAINT-CESA1RE, INSISTE SUR LA DIFFICULTE DES CONVERSIONS EN PAYS DK MISSION LETTRES AU DEVOIR Nous ne puTtnon» «pie «fr» loti™* lignées, OU des communication» hç* compngnées d’une lettre ‘ j avec adresse authentique.Nous ne prenons pa# la responstfbUiie tie ^ lui parait sou» «etta rubrldue* Montreal Vndvrftround Terminal Co, Monsieur, , nitre dans le ra^ort du "Town Planning Hoard dont .u.Terre,mil est le iirèsldml, et «/n/ « slgnt le.rapport, 23, à 58 ans.Béialr née EupbémFe Dubois - A Montréal, î« 28.à 46 race* fil?de M et Mme Chay- BELAIH Mme Albert B ELLE S U ars M Ho ’.es BeUeuu I BROSSEAU A Montréal le 28.* 58 *r.s Cé!ma IVaroches, épouse d'Aldinas Broweau BRtERE — A Saint-Augustin.A 73 ans.: Ferdinand Briére CLERMONT Aux Trois-Rivières le 27.Napoléon Clermont.DAOUST A Verdun, le 27.A 30 ans.| Ida Daoust lllle de Raoul Daoust.et de < Dexina Rofert D'ARAGON A Montréal, le 2S à 73 ans.Charles Sylvan! D'Aragon DUCLOS.» A Saint-Laurent, le 28.t 82 ans Domlttide Gagnon, épouae de feu : jean Du cl os.FISET A Québec, le 27 A 39 ans.Joseph Ftset filt.de Jean Fiset et d'Alvlna Lacroix GIFFARD A Polnte-Salnt-Charles.ie 27.h 67 ans.Mathilda Dtotte.épouse de feu Arsène Oiffard GIRARD A Montréal, le 28.A 83 ans.Sophie Gagnon, épouse de F-O Girard GOSSELIN A Montréal, le 29.A 38 ans.A ! "Hôtel-Dieu, Emma Gosselin, fille de Pierre Gosselin JOBIN A Montréal, le 28.A 56 ans.Alma Bourassa.épouse de feu Napoléon Jobtn LALONDE A Montréal, le 27.à «7 ans, MargueDte Viens, épouse de feu Napoléon Lalonde LAVOIE — A Rosemont, le 28.A 22 ans.Lucienne Pavant, épouse d'Arthur Lavoie.LAVOIE.A Montréal, ie 27.A 61 ans.dame J Lavoie née E Dugas L EBE At! - A Montréal le 28, A 69 ans.Joséphine Moral», épouse de feu Alfred Lebeau MARTIN - A I/Hôtel-nieu.A 42 ans.Mme J -M Martin.joise.MAJOR.— A Montréal, le 27.A 80 ans.Alexandre Major MONOEAU — A Raint-Bruno.le 28.A 76 ans.Adélard Mongeau PAQUETTE, — X Montréal, le 27.Mme J-A Paquette, épouse de J-A Paquette, née Florins Courteau PERREAULT.— A Montréal, le 28, dame veuve Oodfroid Perreault, née Cusson à 93 ans.FINSONNAÜLT — A Montréal, le 62 ans.Jean-Baptiste Plnsonnault POMTNYTLLF, — A O*, le 27.a 67 ans Joséphine Corbell.ép-ose de Maxime Fo-mlnvllle SEGUIN — A Aeton.le 29.A 62 ans.Cléophas Séguin SEGUIN — A Montréal.1# 24.A 37 ans.Dyprlen Séguin.SIMARD — A Montréal, le 27.Mm Simard, née Alice De Guise.rule aux pensée spéciale (pour les missionnaire'' «lu Bengale, j qui souffrent de la solitude surtout née Angelina Lafram-1 *'’• i pendant les trois mois «le pluie de l'année.U «iemande pour eux qu'on : leur envoie «les livres de lecture.M.Louis Viens, président, fonda tour du cercle St-Césair«\ a remer-j cie le IL R.Charron.Le H.Frère Frédéric, supérieur du collège «le St-Césaire, h" Dr Xnatole Riante, député de Mercier.M.le curé Philemon «i'Vrche.de St-Césaire.M.Her tor Authier, député de l'Abitibi, ont aussi adressé la parole.\ la table d'honneur on remar quait: le R.P.Charron, C.S.C., M Egide Gingras, président du Cercle St-Césaire de Montréal et président j du banquet; le R.P.Montplaisir.CSC., aumônier «lu collège St-Cé saire.et aumônier du cercle.M, l'abbé Philémon «l'Arche, curé de St-Césairc; les RR.FF.Frédéric, C.S.-, C., supérieur du collège St Césaire i et Anastasius, C.S.C., qui représen-j tait le R.P.Cousineau, C.S.C., su ! (’«’rieur du collège de St Luirent.| MM.Louis Viens, Hector Authier, député, J.-F.Gingras, D.D.Mont-j plaisir, le Dr Anatole Plante, député {et le notaire Nadeau.Au cours du banquet un joli programme musical fut exécuté par le trio instrument»! Choquette, sous la direetion de Mlle Thérèse C.hoquet- «7(1 point de renient îles construire: lo Des boulevards de surface utiles aux citoyens et à la circulation-sans qu'il en coûte un sou à la cité; 2o Des voies souterraines de tramways, utilisées et administrées par la Compagnie des Tramways qui adopte déjà le trace de la M.V.T.Co.; 3o Des entrepôts, des réfrigéra leurs, des marchés, des entrepôts à grain: 4o L'embranchement de Montréal au Transcontinental, pour amener les grains de l’ouest aux entrepôts; 5o Etablir un "pool" à Montréal pour faire concurrence avec Buffalo, suivant les lignes de moindre résistance dans /exportation des grains; tin l n tunnel sons le Saint-Laurent afin de relier les nouveaux entrepôts de Sorcl avec le terminal de Montréal et l’ouest; 7o Améliorer l'hygiène, donner un départ de plan d ensemble économique; So Conserver à Montréal son titre de métropole du Canada.Avec le projet du C.S R.ibill no -54), qui n'est pas le projet Palmer.res huit développements sont entravés à tout jamais.Sir Henry Thornton fait Terreur ta plus grave vis-à-vis l'avenir de notre cite et de ses concitoyens.Se* notions du beau qui consistent en voies élevées et en grosses bâtisses, qui enclosent le monoxyde de carbone, (nous n'avons pas les vents marins de New-Vork et de Chicago pour tes chasser), ne doivent pas être les notions du beau, n nous Canadiens.et Canadiens français.C'est un suicide national que sir Henry Thornton et ses acolytes nous of.(rent en essayant de nous mettre vis à-vis d’un fait accompli.Autre conseil municipal, pour une dernière fois, va-t-il prendre ment les Canada?Séraphin OlJtMET.l.( vrat- ., - , Pave! infcrcfs de m métropole du \ M.Alphonse rite Simard.Mentions h< .», ___ ! nate Brien et I o ,., ! Première a | service supplémentaire pour lestent offerte i limit hier, p.s ¦ Laurentides à l'occasion fh la Fête du Roi du Co sen ho nserv elder; Les autres artistes Eugène Bolduc, pianiste Desmarais, basse.étnb’nt Mme e* M.Gérald Le chemin de fer National du Canada annonce que le jour de la fête « u roi.lundi, 3 juin, il fera circuler un train partant de Montréal (terminus «tu Tunnel) à 7h.du matin.heure normale de l’est
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.