Le devoir, 3 juin 1929, lundi 3 juin 1929
Volume XX - No 128 Abonnements par là poste : Edition quotidienne CANADA • • t • » « O.ffl» Etats-Unis et Empire Britannique ., 8.0# CNION POSTALE .10.0# Edition hebdomadaire CANADA.2.0# ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 DEVOIR Montréal, lundi 3 juin 1929 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME HONTItKAI.Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: -SEHVICE DF.NUIT; Administration: Rédaction: {Gérant; • • HArbour 12Ü* HArbotir 1243 HArbour 3679 • HArbour 4897 M.Ramsay MacDonald prêt à former son cabinet (Vw“ .•.' nu paroisse canadienne MONTEBELLO M.l'abbé Michel Chamberland vient de publier rhistoire tie la paroisse dont il est curé depuis vin^l-sept ans (1).Sans avoir jamais manqué aux exigences de son ministère, auxquelles il a su répondre avec un zèle inlassable, il a charmé ses loisirs < n palpant de vieux documents poussiéreux dans nos archives; il a remonté jusqu’aux sources de notre histoire pour arriver à I SI5 et faire revivre dans ce cadre majestueux de nos Lauren-tides les “faits et gestes" tic nos aïeux.Celte vallée d’Ottawa fut sillonnée bien des fois par les premiers missionnaires qui curent à coeur la conversion des Algonquins de la Petite-Nation.Nous y suivons les traces des Jésuites, en particulier de nos “martyrs canadiens” qui ont livré quelque chose de leur âme apostolique dans leurs voyages sur l’Ottawa, où, dit le Père de Brébeuf, “il y a des portages d'une, de deux et de trois lieues.Nous avons porté trente-cinq fois, et traîné à la cordelle, pour le moins cinquante”.La Petite-Nation devint d’abord la Seigneurie do “Messire François de Laval, évêque de Petrée” qui en fit présent au Séminaire de Québec.Les Papineau en furent les acquéreurs en 1802.Nous retrouverons souvent les descendants de cette famille au cours de l’iiis-loire de Montebello.Ils furent de grands bienfaiteurs de cette région, mais plusieurs ne furent pas toujours des paroissiens commodes.Les fidèles de ec territoire ont vécu successivement sous la juridiction des évêques de trois diocèses: Québec, Montréal, Ottawa.D’abord, ils relevèrent de Tunique diocèse du temps: le diocèse de Québec, qui est TEglise-Mère de presque toute l’Amérique du Nord.C’est Mgr Joseph-Octave Plessis qui chargea en 1815 les prêtres-missionnaires du I^ac des Deux-Montagnes de la desserte de la Seigneurie de la Petite-Nation; mais le là le missionnaire devait rayonner dans les parties environnantes de la vallée d’Ottawa.Aussi nous trouvons comme premier missionnaire M.Roupe (1813-1829) P.S.S., né à Montréal d une famille originaire du canton de Berne.Au moment donc où Ton célèbre à Montréal le centenaire de l'église Notre-Dame, et que Ton remet à Thonneur les Messieurs de Saint-Sulpice, nous sommes heureux de saluer à la Petite-Nation un prêtre de cette communauté, qui deux fois Tan, a fait le trajet du Lac des Deux-Montagnes à la vallée d’Ottawa, en juillet et en janvier.Pendant près de seize années, ce prêtre de mérites fut à la rude tâche en canot d’écorce ou sur ses raquettes pour aller évangéliser les Indiens de langue algonquine, et porter les secours religieux aux deux cent dix âmes de la Seigneurie de la Petite-Nation (1818).C’est ce prêtre, secondé par la famille Papineau, qui érigea la desserte, dont la chapelle est placée sous le titre de Notre-Dame de Bonsccours.C’était la première étape pour la nomination d’un prêtre résident.Ce devait être un prêtre séculier.Souvent après les grands sacrifices inhérents à la vie de missionnaire, nos religieux se retirent pour laisser place aux curés j du clergé séculier.Souvenons-nous, au moins, de leurs labeurs, j et profitons do l’occasion pour témoigner notre gratitude.De 1828 à 1850 quatre curés devaient se succéder à Montebello: MM.Paisley, Power, Brunet, Sterkendries.D’autres prêtres, MM.James Moore, Jean-Baptiste Bourassa, David Charland y passèrent pendant la vacance de la cure à divers intervalles.L’un de ces curés, M.Power, devint évêque de Toronto.Ce n’est pas un mince honneur pour Montebello que d’avoir donné un de ses curés pour on faire un prince de l’Eglise canadienne.Nous n’avons nullement Tintention de suivre par le menu les événements de cette histoire.Une idée générale se dégage de l’organisation de la paroisse et des missions environnantes qui ont parfois des prétentions exorbitantes contre Notré-Dame-de-Bon-Secours.C’est le travail constant des missionnaires et des curés pour faire fleurir la vie chrétienne chez ceux qui faisaient reculer la forêt devant la civilisation nouvelle.Pénétrer dans la forêt, en violer le mystère, lever la hache sur les arbres pour émanciper les énergies du sol et les affecter bientôt ù la culture, c’est l’oeuvre pénible des premiers colons.Ils ont besoin du secours divin.Le Christ doit vivre au milieu d’eux ixnir leur apprendre à se fatiguer, tout en demeurant joyeux, conscients qu’ils sont de collaborer à Toeuvre de Dieu.Ne trouvons pas fastidieuse Ténumération de ces premières familles: ce sont des listes précieuses que Thistoire doit conserver.II fait bon vivre avec ces générations anciennes qui s’étaient accoutumées aux travaux fatigants de la colonisation et de l'agriculture.lueurs mains courageuses en faisaient les grandes pourvoyeuses des besoins essentiels de.l’humanité.Souhaitons qu’à ce contact on reprenne le goût de ce rude labeur et que Ton apprécie davantage son charme souvent austère.La colonisation fait «les progrès dans la seigneurie.lx*s paroisses se fondent: Saint-André-Avellin, Sainte-Angélique.Notre historien trouve que Ton a manqué parfois de justice et de clairvoyance dans le choix du site des églises ou dans l’assignation des limites des nouvelles paroisses.“Ce qui arrive aujour-dTmi.dit-il, c’est que des six paroisses qui se sont formées dans la seigneurie de la Petite-Nation, trois d’entre elles sont très nal bornées et deviennent de moins en moins viables.” (p.107).(Test le côté, humain des choses.Ton ne saurait tout prévoir.L41 Providence se charge de tirer le bien du mal ou du moins parfait.Bon-Secours «levait continuer.de progresser sous la direction «les six autres curés qui devaient être de véritables pasteurs «Tûmes à Montebello de 1859 à 1928: MM.Migneault, Dn-ri«L, Bourassa, Giguère, Allard et Chamberland.On sent qu’ils ont aimé leur troupeau.Il n’est rien tel que d’aimer pour comprendre les besoins de la vie de ceux que Ton dirige.On s’adapte ainsi au milieu.C’est un art aujourd’hui que de comprendre la vie rurale et de l’aider à traverser la crise qui nous désole.Aimer la terre, prêcher les vertus de la terre, coopérer aux oeuvres «pii améliorent la terre, voilà ce que fait le curé rural et voilà comment il travaille à la conservation de la vie rurale, à sa restauration urgente.C’est la gloire de ces prêtres et de nos curés ruraux d’avoir continué de nos jours à rendre sensible et fécomle l'union du soi* et «le la croix commencée jadis par les moines défricheurs et laboureurs.La croix et la charrue: ce devrait être la devise de toutes nos paroisses rurales.Voyez ce qui se passe «lans ce coin n suggéra en Cour qu’il Tat;! ANGER Vue aventure plus triste que ne le pense l'inconscience du Globe.Le narrateur ajoute éi cette tristesse.Le Globe est, en effet, comme tous ses confrères ét fort tirage, un journal à compartiments étanches.La rédaction juge, condamne, censure, réprouve, vitupère.L’information commet toutes les erreurs ainsi flagellées.La logique, le bon sens sont immolés sur l'autel de l’intérêt particulier, sur le comptoir de la caisse.Le Globe u esl ici que te prototype de tous les journaux, tant anglais que français, de même acabit, tant protestants ou puritains que catholiques ou franchement ronge-ba-lustre.Le jannisme est une chose condamnable; le cinéma qui pousse au crime doit être réprouvé, Chaque fois qu’un incident donne une preuve de celle vérité ancienne et tant de fois démontrée la rédaction ne manque pas de la souligner, de l’enchâsser.Mais te jour même, ou le lendemain, le journal publie sur les crimes les i>lus sordides détails trouble les imaginations malades, met le revolver au poing du trop grand nombre de désaxés, de quart, de demi et de fous entiers qui se promènent en liberté; et le jour le journal j insère les annonces îles théâtres de cinémas, de tons les cinémas el des .* lliMK.il* réclames gratuites par-dessus le marché.-C’est, pensez-vous, (’histoire «/>• cette bête si bête qu'elle se rongeait les pattes on de cet Idiot qui «r coupait le nez pour punir sa figure.Pas tant que cela! Ici la bêle se On trouv«sra ailleurs, d’aprèl les i nouvelles de dernière heure, les ! plus récents détails sur les élections britanniques Ils ne pourront modifier les résultats d’ensemble.Ceux-ci, s’ils révèlent une situation assez complexe pour permettre toutes les hypothèses, ne prêtent cependant à aucune équivoque.La Chambre des Communes se compose de 015 députés, ce qui veut dire que, pour y gouverner, un parti quelconque devrait disposer, théoriquement, d’un minimum de 3U8 voix et, pratiquement, de 325.Aucun «les partis ne pourra atteindre ce minimum.l/es travaillistes ont fait un énorme bond en avant, mais ils ne dis poseront p«»int d’une majorité absolue.Tour gouverner, travaillistes et conservateurs auraient besoin du concours des libéraux, et c’est en ce sens «iue Ton peut dire «pie Lloyd George, avec sa cinquantaine de députés libéraux, devient l’arbitre «les partis, capable «le faire pencher à son gré la balance du cédé de l’un ou tie l’autre.Ÿ * * Que se passera-t-il demain?La jiorte est ouverte à toutes les spéculations, à tous les calculs.Et, dans les uns et les autres, un facteur entrera probablement qui n’est pas d’ordre proprement électoral.Nous entendons parler de la santé du Roi, qui vient d’être cont raint de reprendre le Ut et auquel Ton tiendra vraisemblablement à ne point causer d’inutiles tracas.Les Communes doivent .se réunir le 25 juin.Si, d’ici là, M.Raklwin n’abandonne point le pouvoir, il se trouvera à la tête d’un parti encore puissant, mais en minorité et qui ne pourra gouverner qu’avec Tappui ou la tolérance d’un autre groupe.Si, au contraire, il décide de céder tout de suite la place, c’est M.Ramsay MacDonald qui se trouvera dans là même position, avec cependant de plus nombreuses troupes.C’est là une situation qui ne pourra durer.Ou il y aura une alliance entre les groupes, de façon à constituer une majorité absolue, ou le gouvernement, défait par une coalition, devra en appeler de nouveau à l’arbitrage électoral.D’aucuns ont parlé d’une alliance entre libéraux et conservateurs pour barrer la route aux travaillistes; d’autres croient que l’aile gauche des libéraux pourra se rallier aux mêmes travaillistes pour les aider à constituer une majorité stable.V Les deux hypothèses sont intéressantes.La probabilité immédiate, cependant, est peut-être ailleurs: c’est «fu’à cause de l’état de santé du Roi les partis s’entendent sur une sorte de trêve temporaire, laissent M.Baldwin gérer les affaires courantes et ajournent un règlement définitif.Ce qui, en même temps, permettrait de réfltéchir et de manoeuvrer.* Ÿ Ÿ Mais il faudra toujours en venir zt- m yiüf 1 E CHEF TRAVAILLISTE ANGLAIS.Son parti a obtenu le plu» grand nombre de sièges aux élections générales de jeudi dernier; il sera probablement appelé à former le cabinet du Uoyaume-Um.Le diocèse canadien de Chittagong Pays de collines et de montagnes élevées remplies d’épaisses forêts - Climat insalubre - Terrain très fertile - Les serpents - Guerre acharnée aux ma-ringouins - Le menu ties indigènes - La malaria -Le caractère des indous— Les religions —Onze centres de missions — Onze millions d'âmes confiées aux religieux de Sainte-Croix tin Canada —Manque d’ouvriers l ne entrevue de S.G.Mgr Alfred Lepailleur, C.SJ,., premier évêque tie Chittagong Un représentant «lu Devoir avait samedi dernier Thonneur de rencontrer au collège Saint-Laurent Sa Grandeur Monseigneur Alfred Lepuilleur, C.S.fi.évêque résident du diocèse de Chittagong.Inde an- de Sa Sainteté Pie XL Mgr Lepailleur a bien voulu nous fournir les notes qui suivent sur les origines des populations à évangéliser, sur la géographie du pays, le climat, les moyens de transport.Il inlé- glaise arrivé à Montréal vendredi ! nous donne aussi «les détails soir, à bord du Monlelare.Sa Gram ; ressauts sur le caractère, les langues deur est venue pour assister aux et .les religion» des indigenes du fêtes du collège de Saint-Laurent.! diocèse de Chittagong Le diocèse de Chittagong est ex a une solution, cl Taboutissant de l’aventure sera probablement, assez tôt, une nouvelle campagne électorale.Quel en serait le résultat?A Theure actuelle, iin peut dire qu’il y a eu treize misions de voix (libérales et travaillistes) contre le cabinet Baldwin; mais Ton peut dire aussi qu’il y a «m treize millions de voix (libérales et conservatrices) contre les travaillistes.Les libéraux, s’ils n’ont enlevé qu’une cinquantaine «le sièges, ont tout de même recueilli cinq millions de suffrages.¦ ' -— .: Ces cinq millions d'électeurs con- j tinucront-ils de constituer un parti j Xew-York, Philadelphie et Chicago, à part ou se partageront-ils assez j H reçut en retour quatre inilh: de-rapùiement entre les «leux partis i mandes d’informations et plusieurs qui tiennent 'aujourd’hui la tète «le abonnés.M.Babson calcule que >ur conclure.Sa Grandeur noua cl 11 si v e mente an a < ! i en et confié aux j parle de l'organisation entholimi* religieux «le Sainte-Croix.Mgr Le-1 c Brasse, de la Compagnie | générale transatlantique, parti du Havre, arrive à New-York aujoui d'hui.t.'Alhrrtie.de la compagnie While Star, parti de Liverpool, arrive à New-York aujourd’hui.Le Laconia, de la compagnie Cu nard, parti de Liverpool, arrive à New-York aujourd’hui.Le Paris, de la Compagnie gène raie transatlantique, parti du Havre.arrivera à New-York demain.L’Olympir, de la compagnie White Star, parti de Southampton.I/Y'tat du roi i) a pas changé Windsor Cast e, 3.(S.P.A.) —! I.'état de santé du roi n’a pas ehan ge.Ses médecins sont allés l'exami-nei mais n'ont pas publié de bulletin.Ils ont déclaré que la mufa-; die suivait normalement son cours.| Le service d’action de grâces pour' !e retour du roi a la santé a été| ajourné indéfiniment.Sa Majesté a distribué des bon- i ncurs spéciaux aux médecins qui i l’ont soigné et guéri au cours de! sa grande maladie.Lord Dawson of, Penn, est créé membre du Conseil privé, sir Edward Buzzard, est créé baronnet, ainsi que le m'onc) Mal-; ison Rigby; sir Stanley Mewett reçoit l’ordre du Bain et le Dr Ro- : hert Woods est créé chevalier.arrivera à New-York demain.Pour eommémorrr la première messe tie Pie XI Cité du Vatican, 3.Le comité chargé d’organiser les fêtes commémoratives de la première messe (lu 1 Souverain Pontife se réunit nujour-| d'hui pour déterminer les cérémo-| nies qui marqueront le 2 dccem-j bec, jour anniversaire de eetle pre-! niière messe.I! paraît certain que j ce jour-Ià Sa Sainteté sortira du Va-! lican et se rendra à la grande église de Sainte-Chartes au Corso, siège à Borne de la confrérie des Saints Ambroise e! Chartes de la nation i lombarde, où le jeune abbé Ratti a ] offert le saint sacrifice pour la ¦ première fois, le 20 décembre 1879.Iles dons des fidèles du diocèse na-I tal de Sa Sainteté, Milan, ont singu lièremenf enrichi première messe.l'autel de cette Lrs élections m Saskatrlirwan Fru M.A.-J.Gouiu I.es Trois-Rméres.3 (R.N C l M.Alfred .1.Gouin, ancien érhevin des Trois-Rivières et représentant de ta Canada Steamships Unes ('n.depuis une quarantaine d'années.es| décédé à l’âge de 69 ans et deux mois.(.dilation des grade* au Loyola Ce soir, salle Victoria, a West-mount, aura lieu la collaGon des grades des élèves du collège Loyola.La cérémonie commencera à huit heure».Régina, Sask.3.— Les élections : générales provinria'es en Saskatchewan auront lieu Je 6 juin pro-I chain.La dernière législature ne I comprenait .sur tes 63 sièges que 9 ' adversaires du gouvernement, le ! oins fort gouvernement depuis la | formation de la Saskatchewan en piovince.Cependant dans 17 comtés les majorités libéra'cs avaient ! été maigres, à peine 2Hfl voix et | très souvenl beaucoup moins.Cependant les libéraux sont confiants dr remporter quand même la majorité.Fou AL George Irving Toronto, 3.(S.P.C.) - M.George Irving, président*de la Canadian National Exhibition Association, en 1925 et 1926, est mort a l'âge de 60 ans.C’est par une température digne de novembre qu’ont eu lieu hier malin les processions de ta Fête-Dieu.Celle inclémence de la température explique que la grande procession de la paroisse a eu moins d’éclat que par le passé; les décorations étaient moins abondantes, la foule agenouillée sur le parcours a été moins nombreuse.On sait que plusieurs paroisses se joignent à Notre-Dame chaque année pour la procession.Celte année ces paroisses étaient celles de la basilique.Saint-Jacques.Saint-Patrice et Sainte-Hélène.C'est Sa Grandeur Mgr Deschamps qui a porté l’ostensoir.M.Mnurault et plusieurs autres prêtres accompagnaient Mgr l’Auxiliaire.De nombreux ecclésiastiques précédaient ?le dais.Immédiatement après te dais venaient Son Honneur le maire timide, des représentants de U niversité, de la magistrature, M.le juge Lafontaine en tète.Le Saint-Sacrement avait pour escorte d’honneur des Chevaliers de Colomb et les brillants cadets du Mont-Saint-Louis.Le parcours a été le suivant: Notre-Dame, Bonseemirs, Saint-Paul.Bcrri, Craig.Saint-André, Dorchester.Saint-Hubert, Vigcr.St-Denis, rue du Champ-de-Mars, Gos-ford.Au sortir de la rue Saint-Paul, avant de prendre la rue Berri, Mgr l’Auxiliaire a élevé l’ostensoir sur le port.Il a’v a pas eu (le sonnerie de clairons à ret endroit, cette année.mais un vapeur, le Québec, de la C.S.L., a lancé d’impressionnants couds de sirène.C'est encore sur le spacieux perron de l’Ecole des hautes études commerciales qqe le reposoir se dressait.Au retour à l'église, à IL 45, il \ n eu messe liasse.A SAINT-STANISLAS Dans la paroisse Saint-Stanislas de Kostka c'cst aussi un évêque qui a porté l'ostensoir : Sa Grandeur Mgr Lamarche, prédécesseur de M.le curé Loucher.Cette procession a en lieu le soir.Au retour, Sa Grandeur a donné la bénédic-lion épiscopale à la foule.En Saskatchewan VN APPEL DE L'A.C.F.C.I.e courrier tie ce malin nous apporte un appel de l'exécutif de T Association catholique Franco-Canadienne de la Saskatchewan et un article explicatif de son prési-tlrnt, M.Rat/mntul Denis, au sujet des élections de la Saskatchewan.L'appel, pour des raisons y indiquées.demande aux Canadiens français de voter contre ceux qui tes insultent.Ntitts publierons demain ces tlrnx pièces.___________ Les (vt ans daille d'argent. VOLUME XX — N«‘ 12H Chronique de VA.C.J.C.Ornano du Comité régional de Montreal Adre»**: 1447.rue Saint-Dominique, Tel.LAncanter 4797 UNE ETAPE pour mesurer v téme scolaire, le devoir social, le problème agncoïe, Li rolonis i ou le problème industriel! Heureusement, celui qui diripe l Assouat on dt puis 1904, notre aumônîer-géneral, le H.1- tolclough, S.J., était U.Mieux que personne il pouvait être au courant de ces questions du passe.IJ1 tint toutes choses au clair, et c’est ce qui faisait dire a Mgr Lejm.eur, notre président d’honneur, que nous avions entendu, cet après-midi la, oeux conférenciers qui se complétaient l’un I autre.J'ai remarqué que, vu l’heure avancée sans doute, plusieurs quittaient la salle avant les allocutions d’usage.C’est peu encourageant et peu flatteur pour ceux qui doivent parler ensuite, d’autant plus que ce jour-b, nous étions déjà trop peu nombreux.Ils n’ont pas entendu les direc fives de M.Dansereau, représentant du Comité central, à propos des fetes de l'automne prochain; ils n’ont pas entendu surtout les mots vibrants d enthousiasme de ce h,’leur, qui se proclame toujours jeune meme sous ses cheveux blancs, Mgr Lepailleür.Faisant allusion a sa charge d’auniùnier-general des Artisans (.ana liions-français, i! souhaitait à i’A.CJ.C.“1 :i Jl l.N mr.> fl £,a Page péminine coa^u^L K 1929, 3 juin Nou* n'iirnorions pan qu’il > avait des microbes embusqués dan» le pain, les vêtements, le tabac, le lait, le beurre, les livres .et les baisers, M’il faut on croire* un savant oacto* riologiste de la (Irande^Bretaitne.Dans ce même pays, des experiences ont démontré que les miasmes fréquentent aussi certaines pieces de monnaie, mais pas toutes ear il y a à ce sujet des sympathies et des antipathies.On a cultivé des microbes sur l’or, qui s’est montré très favorable à leur santé puisqu’ils pullulent.k son contact.Au contraire, l’arRent leur témoigne une aversion sensible et les de-prime tôt; bien plus, le cuivre, lui, tue le microbe en un quart d heure environ.I,a Providence veut évidemment protéger les pauvres diables qui n’ont que des gros sous.i'VU> Un bel eu semble ?/iJcMem'/ mAendeuiY li A’ pnÿtgTtesKpnt' ,1.USIONS DK LA VEHSn AIRE FEMME UN1- ."Que je voudrais être en mesure envoyer Elise a ITniversité”, rii-u(, avec un soupir, l’une des femes groupées autour de la table à ié.“Cela serait charmant, mais pour-Loi vous tourmenter, ma chère?” ¦nomlit la plus spirituelle du grou-Tout ce que je demanderais, voh'e place, serait de voir ma fille , sétler suffisamment d’instruction uir pouvoir lire les journaux d’une lanière intelligente”."Où voulez-vous eu venir?” de-tamia la dévote de l’Université, inignée.• fout simplement à vous faire omprendre que la jeune Mie mo-erne ordinaire n’a que faire tie •op d’instruction, il lui suffi! ’avoir assez d’intelligence pour ti-•r profit de la lecture des jour-laux”.“Quelle sottise!'' s’exclama la pre-hière.lout indignée.‘‘Il semble que vous n’avez ja-tais so tirer profit vous-même, ’une aussi avantageuse source l’éducation”, répondit son amie en ouriant.et elle continua sérieuse-lenl: “Je ne cherche pas à faire je la réclame pour les journaux, tais cons.dérez donc le fait que, haque jour, tous les nouveaux iroiluits destinés au bien-être de titre famille sont étalés sous vos eux dans les colonnes du journal, ’ous apprenez, par le journal, à onnaître les dernières modes, les nudèles les plus seyants, les plus irofitables nourritures et où vous os procurer, vous apprenez à sui-re les règles sanitaires nécessaires votre santé et à celle des vôtres.Ee ournnl vous parle de l’art moder-io.les lettres, des sciences, de la nusique, de f.nance.il cote les prix ourants, désigne les bons plnce-luents.” “Pourtant, tout cela est sans valeur si vous n’avez pas l’intelligen-j e voulue pour en voir toute la jiorlée, mais devient d’une impor-jance incalculable si vous pouvez jippremfre a en profiter.” LETTRES IiE FADETTE Toutes les series, :5e, ;>e, 5âc franco chacune.Remise spéciale pour les commandes à la douzaine.En vente i la libra’rie du ‘ Devoir” FAITS ET GLANES DON ANONYME Un jour, deux infirmières de la Croix-Rouge, réussissant à forcer la ! consigne, se présentent auprès «lu I banquier Israël.Comment refuser son obole a .deux jeunes filles aussi belles et ; aussi charitables?11 leur donne un chèque de cinq j mille francs.Les infirmières, enthousiasmées, i remercient et s’en vont.Mais, «fuelqucs jours après, elles i reviennent et font remarquer _ au i banquier que le chèque ne peut être ! encaissé parce qu’il n est pas signe.- Jamais je ne le signerai, répond Israël.Je ne suis pas de ceux qui tambourinent leurs largesses .Quand je fais un don.c’est toujours d’une manière anonyme.SIMPLICITE Si tu veux être instituteur, il : faudra que tu travailles beaucoup.•• Pensez-vous! c’est lias malin: Y a qu'à se mettre des lunettes sur le nez et poser des questions! SIMPLES QUESTIONS Savez-vous pour qui le vinaigre n’a pas de secret?Pour le cornichon.•> Oui, parce que le cornichon est confident du vinaigre.éé -ê êf- Qu’y a-t-il de plus pénible pour un pharmacien?C’est de purger une condamnation.EXPLICATION La grand’mère.Comment?à ton âge tu comptes encore sur les doigts?André.C’est le inaitre d’école qui La dit : On ne doit jamais compter que sur soi-même! Cours d'été pour 1rs institutrices bilingues LES CANDIDATS SONT ADMIS DU QUEBEC •***++*»*»********** |î PETIT CARNET ' * * «««#£#**t?«*é>
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