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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 12 octobre 1955
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1955-10-12, Collections de BAnQ.

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Plaidoyer pour une marine marchande canadienne (Lire en page 3) TEMPERATURE ENSOLEILLE ET CHAUD Minimum .55 Maximum .75 Gracieuseté de Shearer Lumber Mtl Directeur: Gérard FILION FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef: Orner HE ROUX Aufourd'hui l'Eglise célèbre la fête de ST-GERMAIN évêque et confesseur VOL.XLVI No.232 MONTREAL.MERCREDI.12 OCTOBRE 1955 5 sous le numéro Tumulti à un congrès ouvrier à Toronto Les communistes des élections français ibres réclament Algérie en Une vive prise de bec entre MM.Duclos et loury.— Un quart seulement sont présents Le CCT réaffirme $es liens avec le CCF; mais on refuse aux 900 délégués toute discussion - Désordre qui dure plusieurs minutes.Défi à la direction TORONTO 'PC' — Le Congrès les délégués eussent trouvé quelle! Après le scrutin.Millard an canadien du Travail a réaffirmé [résolution leur était soumise cl, tmnea que le voie était de ll-i> .¦ mardi ses liens avec le parti CCF.tenté d’atteindre les microphones.[317 on faveur du président.Une mais il s'ensuivit un tumulte lors elle avait été adoptée.nouvelle vague de huées provoqua qu'on relusa aux délégués la permission de parler au sujet de ce n «i II i i Problème politique.Phil Kearns, président du local Dourqes-Manoury.— Un Quart UGS déDUtéS ()n a (,'SP0Son précédemment que la qucs- .oul se faire entendre dans le non et selon le plan approuvé diman- b011 devait être traitée en douce'vcau chahut cl Mosher lança avec “Je n'accepte pas le défi," ré- ; 1er pour obtenir une réduction dr pondit Mosher.Le président expli *a semaine de travail sans dinv qua que personne ne s’était lové nution de salaire.Gamble s es pour discuter quand la question fut P*ainl (lu fail que la resolution soumise à l'Assemblée."C’est In etalt Pas, assez spécifique sur le maintenant fini." dit-il.nombre d heures de travail.Il e Tandis que les cris et les huées ! ÎT®1?)?16 tles précisions, pour lr bénéfice des membres en général.“Si vous ne voulez pas nous diriger.riit-iL vous ne devriez pat être à la tribune." Les mineurs che pour le Maroc.La CICC devra se transformer ou disparaître M.Jean Marchand Durant la journée, le Congrès a fustigé indirectement la direction Décision maintenue actuellement par crainte de Irou- colère: “Fermez les micros." hier l'unité récente rnlrc les deux “Conduisez - vous on adullcs glandes centiales syndicales.jena Mosher, “el continuons nos, internationale de l'union des mi-Lcs officiers du CCT et du CMTC affaires sans agir comme des en-[heurs d'Amé 'ique.qui a fait saveii ont conclu une entente tacite selon fants." qu elle relire scs 25,039 membres canadiens du CCT.Le congrès a admis deux dé La direction réussit finaleniciil gués du local 50 de P'lnion J à soumettre la prochaine résolution mineurs, à Sarnia, Oui , n i à l'assemblée, mais une nouvelle avail demandé de payer les ce objection survint.Joseph Baron H ibutions en soufirapce afin d’é un métallo de SI.Catharines.Ont., rétablis dans ic CCT.Le bureau prétendit que toutes les procédures1 Washington, qui paie normalcmc;' seraient milles el invalides' si l'ap- cc?taxes au Congrès, a cessé ¦ ool de McEntoe n'était pas soumis ' paiement des membres canadiens au voie général.bu CCT en décembre dernier.M.Mosher se rcndil à cette dm En conséquence, aucun local laquelle la nouvelle organisation ouvrière unifiée, qui sera créée en, avril prochain, sera neutre en politique mais les unions individuelles auront entière liberté d’appuyer le parti politique de leur choix.La résolution adoplée mardi aura Dose ipour effet de maintenir jusqu’en .j .r* avril la liaison entre le CCT et le le problème de I unite [parti CCF.Après cela, il appar-syndicale tiendra aux unions de décider.La déclaration laconique adop- Le secretaire-general de lajlee maidi était lune de plusieurs i mande et abandonna le tauleuil canadien ne pouvait'participer au CTCC.M.Jean Marchand, dans [résolutions proposées au sujet de [présidentiel à M.C.-H.Millard, de congrès avant que le local de lacune allocution qu'il a prononcée : l'action politique.Elle fut placée | Toronto, dirccteii.- canadien de nia n’obtienne l’apnrobrtion du cohier soir devant le comité d’edu-[devant l'assemblée par le comité!l'union des métallos, pendant la mité exécutif du CCT pour oàsscr cation de la CTCC, a invité tousldcs résolutions du CCT.Avant que'tenue du vote.outre à la décision de Washington, les membres de celle centrale syndicale à l'élude.II leur a posé le problème de l'unité syndicale de façon concrète et énergique, se déclarant en faveur de la fu- Le retour de l’été — Le soleil d’été est revenu à Montréal, et avec lui la joie sur les frimousses de ces bambins de quatre ans.Bernard Besner (debout) et Louis Guy, s'amusent à leur aise sur la rue Musset, à Notre-Dame-de-Grâce.(Photo Le Devoir) 350 caiïiiosigteurs retournent au de Miron travail Roy est tenu crimineüemerc! responsable QUEBEC (PC' — Roland Roy, menuisier de 25 ans, a fondu en larmes mardi lorsqu’il a été accusé du meurtre de son amie, Françoise Vachon, âgée de 24 ans.de Sillery.Son enquête préliminaire a été fixée à mardi prochain, le 18 oc tobre.Quelque 350 chauffeurs de ca niions et manoeuvres, membres d'une union en grève, auraient repris le travail mardi sur les chantiers de la canalisation du St-Laurent à Montréal.Un porte-parole de Miron et Frères, l'entrepreneur, a dit que plusieurs autres ouvriers devraient reprendre le travail du rant la semaine.La fraternité internationale des chauffeurs de camions FAT a convoqué des "réunions d'urgence" pour discuter le refus de la compagnie de reconnaître l'union.Environ 1,200 hommes as sistent encore à ces "réunions".Mise au point Le président du conseil a rencontré d’autres ministres mardi soir ! pour mcltre au point la déclara-! lion de son gouvernement concer-i nant sa politique d’intégration de l’Algérie à la France, qui n’a ja-! mais été expliquée en détail, i L’Assemblée, qui a approuvé di-I manche le programme de réforme [de M.Faure pour le Maroc, [devrait également appuyer sa po-[ litique d’intégration pour l’Algérie.Mais le vote sur la question algérienne ne suivra pas les mêmes lignes politiques que le vote sur le Maroc.Cette fois, les socialistes et les communistes, qui ont donné leurs 200 votes à Faure lors du vote sur la question marocaine, voteront probablement contre lui sur la question algérienne.sion des autres centrales syndicales canadiennes mais à la condition que la CTCC revise sa structure pour augmenter son efficacité.Si la CTCC reste ce qu’elle est, elle est incapable d’atteindre scs buts.Si elle ne peut envisager la possibilité de changer les structures politiques et socia les de l’Amérique du Nord, “qu’est-cc qu’elle fait là?’’ s’esl demandé franchement M.Mar ehand, avant de conclure à la nécessité de changements de structure du mouvement lui-même."Je suis d’accord que les autres centrales syndicales se, fusionnent, mais alors nous devrons augmenter notre efficacité si nous ne voulons pas nuire aux travailleurs canadiens-français”, a dit en substance M.Marchand.Le congrès du CCT se f des Canadiens français MSB Trois lémoins ont été entendus à l’enquête.Gisèle Vachon, âgée de 14 ans, soeur de la victime, a dit que Roy Plus tôt, à l'enquête du coroner.aPP rance du pdste CKAC, propriété de "La Presse", et du poste CHLP, du journal "La Patrie".Les porteurs.d'honneur étaient le secrétaire d'Etat, M.Roch Pinard ; le sénateur Léon Mer-cier-Goùin ; Thon.Raoul Grothé, conseiller législatif ; Thon.Paul Beaulieu, ministre provincial de l'Industrie, et du Commerce ; M.Eugène Lamarche, ’ de , "La Presse", et M.Oswald Mayrand, r1 "La Patrie".Le premier banc de la nef de la cathédrale était occupé par Mme DuTremblay, fille de feu Thon.Trefflé Berthiaume, fondateur de "La Presse".On remarquait également le lieutenant-gouverneur de la province, M- Gaspard Fauteux, Le maire Jean Drapeau, de Montréal, dirigeait un groupe ûe représentants de la ville.Oi remarquait également des repré sentants de la Magistrature e du Barreau, du monde journ» listique, des affaires et de II finance, ainsi que des représen tants de l'Université de Mont réal et du séminaire de Trois Rivières où a étudié le sénateui DuT reinblay.L'inhumation a eu lieu ai cimetière de la Côte-dcs-Neiges da cent COGNAC 13 ONCES-26 ONCES Agcnh pour lo Conodai 1 HERD! & CHARTON INC, Augmentation injustifiable du papier-journal QUEBEC, (-PC) — M.Emile Castonguay, président dc l’Association canadienne des éditeurs de quotidiens, s'est dit convaincu mardi qu’une augmèntation des' prix du papier-journal est à cette heure “injustifiable”, “Lorsqu'on jette un coup d'oeil (rapide sur la marche des affaires] de quelques fabricants de papier-journal a-t-il poursuivi, on constate qu’ils réalisent d'excellents profils et que leur industrie val bien.” | M.Castonguay est aussi gérant | général du quotidien L'Action i Catholique, de Québec.11 a ainsi J commenté une déclaration pré-j cédente de M.Eric Vansiltart [Bowater, le chef de l’un des plus vastes consortiums du papier • journal au monde, la Bowater Paper Corporation, dont le siège est à Londres.• Ce dernier, de passage à New-York, y avait prédit une augmentation prochaine des prix.Aneurin Bevan subit une autre défaite MARGATE (Reuters) — Lc sec leur modéré du parti travailliste britannique Ta emporté mardi sur l’aile gauche en de nombreuses questions s'échelonnant entre la nomination d'un trésorier du parli et la requête dc l'abolition dc la conscription.Par une majorité écrasante, les délégués à la convention annuelle du parli onl repoussé tonies les| propositions d'allure cxlrémisie el adopté la ligne de conduite tempérée de scs chefs.Aneurin Bevan a le premier ressenti les effets cuisants de cette disposition générale.Pour la deuxième année consécutive, il s'est vu refuser la trésorerie du parti.Il n'a décroché que 1,225.000 votes tandis que son adversaire et ancien chancelier de TEchiquier sons Alliée, Hugh Gaitskcll, en remportait plus de cinq millions.Altlee lui-même a lancé un dé-haf plénier sur les quest inns de la bombe à hydrogène, du désarmement et rie la conscription.A pro- pos du désarmement, il s'est dit convaincu que les chances dc Tob-j tenir partout “sont aujourd'hui j meilleures que jamais”.; Il a porté quelques accusations contre le gouvernement Edon.lui reprochant d'éviter la discussion d’une réduction de la longueur du service obligatoire.Sir Anthony a annoncé en fin de semaine que son gouvernement réduira ses effectifs militaires en ralentissant simplement l'appel sous les drapeaux, sans raccourcir les deux années de service.Celte période de deux ans.prétend Attlee, est trop longue.Infructueuse idée L'idée d'interdire les bombes à hydrogène “n'a pas été très fructueuse”, a-t-il ajouté, pour la raison que d'autres types d'armes persistent.Mais à son avis, on devrait convenir, dans un accord international.de cesser toules les expériences du domaine do la bombc-IL dans les wagons-lits en acier de type '"CHATEAU* du PACIFIQUE CANADIEN entre MONTRÉAL et HAMILTON Horaires commodes pour les hommes d’affaires Vous pouvez maintenant jouir du maximum de confort et d'intimité daiis vos voyages de nuit entre Montréal et Hamilton, grâce'aux wagons-lits tout acier de type “Chateau” que le Pacifique Canadien vient de mettre en service sur cette ligne.Ce* wagons ultra-modernes comportent tous les per» fcctionnements techniques qui assurent le confort parfait en voyage.Leur* chambrettes Duplex vou» permettent dc dormir dans l'intimité la plus com» • plète—et pour seulement 10% de plus que ce que coûte un lit 'bas dans un wagon-lits ordinaire! La convention a repoussé dans la journée une résolution gauchiste invitant (a Grande - Bretagne à “avancer seule'’ si les Etats-Unis ne s'entendent lias avec elle sur les moyens de faire la paix avec la Russie et la Chine communiste.Morrison s’oppose Herbert Morrison, le- leader adjoin! du parti cl successeur probable.d'AHlec, s'est personnellement opposé à une résolution qui réclamait dc la Grande-Bretagne qu'elle cessât dc fabriquer dès armes nucléaires.Un mouvement unilatéral de cet,te nature, a-t-il expliqué, “donnerait à d'autres pays la tentation de s'imposer en dictateurs”.Le» délégués lui ont accordé leur appui en bloc.ils ont toutefois rapidement | adopté les résolutions pressant TONU dc suggérer et de ineilre] en roule une réduction immédiate des armements cl de bannir les] engins nucléaires.Train no 21-721—quitte Montréal tous les (ours llh.p.ni.arrive à Hamilton 96.10 a.m.(Hunter Street) Train no 762-22—quiHe Hamilton tous les (ours 9h.p.m.(Hunter Street) arrive à Montréal 7h.4O a.m. FONDE LE 10 JANVIER 1910 LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS "Le Devoir” est imprimé aux Nos 430-434 est, rue Notre-Dame, A Montréal, par l'Imprimerie Populaire, compagnie à responsabilité Limitée, qui en est l’edltrice- Directeur-gerant : Gérard Fillon.•'Le Devoir” est membre de la Canadian Press, de l'Audit Bureau of Circulation et de la Canadian Dally Newspaper Association.La Canadian Press est seule autorisée à faire l'emploi pour réimpression de toutes les depeches attribuées a la Canadian Press, a l'Assoclated Press et aux agences Reuters, ainsi que de toutes les Informations locales que *‘Le Devoir” publie.Tous drults de reproduction des dépècdes particulières su ••Devoir” sont egalement réservés.Abonnement par la poste : EDITION QUOTIDIENNE Cnn an : Canada (saof Montréal et la banlieue).512.00; Montreal et banlieue $16.00: Etats-Unis et Commonwealth.514.00; Union postale.$16.00.EDITION DU SAMEDI (un an) : Canada.$4.00; Etats-Unis et Union postale.55.00.Les abonnements sont payables d’avance par mandat-poste ou par chèqus encaissable au pair à Montreal.Autorise comme matière postale de deuxième classe par Le ministère des Postes, Ottawa.Téléphone: BEIair 3 3 6 1 ,Ar Courrier de France LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 12 OCTOBRE 1955 M.Pearson à Moscou !' M.Pearson est à Moscou depuis dix jours et la révolution n’a pas encore éclaté au Canada.Il y a deux ou trois ans, un tel voyage eût été impensable; il eût été pris pour un acte de trahison.Des journalistes accompagnentM Pear-lion.Ils expédient des dépêches quotidiennes à leurs journaux.Personne n’y trouve & redire; encore moins ne les soupçonne-t-on pas de secrètes affinités communistes.Et pourtant il n’y a rien de changé 'dans le communisme ni dans 1- uolitique fondamentale de l’URSS.Les deux restent dangereux.Ce qu’il y a de changé, c’est le climat psychologique.Avant Genève, le moindre flirt avec les Soviets était odieux; après Genève, il est presque un acte de vertu civique.En quelques mois, la propagande a réussi à retourner les sentiments de ce gogo anonyme qui s’appelle le peuple.• j M.Pearson est le premier ministre des Affaires étrangères d’Occident à traverser le rideau de fer depuis Genève- Nul doute qu’il remplit un rôle d’éclaireur.Il fait le voyage à Moscou avec l’approbation tacite des autres gouvernements membres de l’OTAN.Il va reluquer ce qui se passe à Moscou, il va tâter le pouls des dirigeants soviétiques au Kremlin même- D’autres voyages se préparent sûrement pour les prochains mois.M.Pinay, s’il est encore ministre des Affaires étrangères, accomplira son petit pèlerinage à la fin d’octobre- Et pourquoi pas ensuite M.MacMillen et même M.Foster Dulles?Après tout, pourquoi pas?M.Molotov visite bien l’Occident chaque fois que ses fonctions Ty attirent.Sous ce rapport, il est beaucoup mieux informé de ce qui se passe en-deçà du rideau de fer, que nos gouvernants le sont de ce qui se passe au delà.Si ce n’est pas un acte de trahison pour M- Molotov de frayer avec les capitalistes, pourquoi le serait-ce pour nos gouvernants de fréquenter les communistes?• M.Pearson n’accomplit pas une simple visite de bon voisinage.Il parle affaires avec les dirigeants soviétiques.Les dépêches d’hier nous apprenaient qu’il a offert à l’URSS de renouer, à certaines conditions, les relations commerciales entre les deux pays- Le commerce avec les puissances communistes fait depuis 1917 l’objet d’âpres I débats.Il y a les pour et il y a les contre.Il y a ceux qui veulent être pratiques et ceux qui prêchent le respect de la morale.Dans la chaleur du débat, les uns et les autres se laissent généralement entraîner au delà du raisonnable.On ne peut envi- sager le commerce avec les Soviets d’un point de vue exclusivement pratique comme avec la Grande-Bretagne ou le Libéria.Car le commerce aux mains des Soviets peut être un instrument de propagande et d’infiltration, tout comme les relations culturelles ou l’échange de bulletins météorologiques.D’autre part, on ne pourra indéfiniment ignorer l’existence d’une puissance de 200 millions d’hommes disposant de ressources naturelles fabuleusement riches- Alors, il vaut mieux aborder le problème avec réalisme, en y mettant la prudence qui convient.Le marché soviétique comporte d’immenses possibilités théoriques, mais peu d’avantages immédiats.Il peut être fort utile pour se débarrasser d’excédents qui encombrent notre marché.S’il y avait moyen de refiler 25 millions de livres de beurre à l’URSS, l’opération serait avantageuse pour le producteur canadien et ne mettrait sûrement pas les Soviets en état de nous bombarder plus vite et plus durement.Ce n’est pas facile de commercer avec une puissance socialiste.Jusqu’à présent, l’URSS a transigé avec l’Occident sur une base de troc; la monnaie soviétique ne faisant pas partie des devises ayant libre cours sur les marchés mondiaux- L’URSS paie ses importations surtout avec de l’or.Elle en posséderait des réserves considérables: c’est d’ailleurs la crainte de favoriser l’économie soviétique qui a empêché jusqu'à présent le Trésor américain de relever le prix de l’or- M.Pearson a proposé aux Soviets que le Canada serve d’interprète entre les Etats-Unis et l’URSS.Rôle fort utile, mais combien difficile.Dans la guerre froide qui a prévalu ces dernières années, le Canada, tout en maintenant une alliance étroite avec les Etats-Unis,' a fait généralement preuve de plus de modération et d’une plus grande compréhension que ses voisins.Notre pays peut servir de point de contact entre Washington et Moscou, mais les deux capitales sont ex-; posées à de telles sautes d’humeur, à des changements de politique tellement imprévisibles, que le rôle d’interprète dont parle M.Pearson pourra entraîner notre pays dans des situations embarrassantes.La facilité avec laquelle le peuple américain est passé du poing tendu à la main tendue n’est pas pour nous rassurer- Pour interpréter les Américains aux Soviétiques et les Soviétiques aux Américains, il faudrait que les uns et les autres fassent preuve d’une plus grande stabilité de caractère.Gérard FILION Blocs-Notes Les catholiques de langue anglaise et nous Le récent' article où nous affirmions que "nos coreligionnaires de langue anglaise n’ont pas adopté les mêmes normes en Ontario que dans le Québec’’ n’a pas plu à l'un de nos lecteurs.Comme ce lecteur, régulier ou occasionnel, M.Robert J.Bruce, de Val-d’Or, est de langue anglaise, cela se conçoit assez facilement.Reconnaissons tout de suite [ue la réponse qu'il nous adresse ist rédigée dans un excellent rançais.M.Bruce aurait pu se ontenter d’exposer le plus clai-i ement possible le point de vue, les siens pour le bénéfice de ous nos lecteurs.Il n'a pu ré-ister à la tentation de nous dé-ocher un trait qu’il croit mé-hant: ‘'La langue anglaise pos-ède, écrit-il, une maxime qui, je rois, n'a pas son équivalent en angue française : A “ little ” tnoviledge is a dangerous thing.If.Vigeant y gagnerait à étudier a question plus à fond avant de épandre des renseignements nexacts.’’ Cela nous met bien à l'aise >our reprocher à notre tour à A.Bruce d'avoir brouillé les luestions pour éviter de réponse au grief précis que nous ivions formulé contre nos core-igionnaires anglais de l’Ontario, la lettre nous fournit l’occasion l'établir certaines distinctions lui s’imposent si l'on ne veut las que le débat s’égare.L'impôt scolaire en Ontario "Il y a un point, écrit notre correspondant, qui semble obscur à plusieurs Canadiens français lorsqu'il s'agit d’éducation en Ontario.Et quand ils transmettent leurs vues à d’autres personnes, ils ne font qu’aggraver la question.Il est vrai que les catholiques ont été les victimes d’une partisaneric fanatique et d’une répartition injuste des taxes, mais les critiques tels que monsieur Vigeant devraient au moins se donner la peine de vérifier les faits.Ce ne sont pas les catholiques anglais qui refusent de reconnaître les droits des Canadiens fran çais, mais bien les protestants.” Sur ce point, M.Bruce a rai- son.Il n'apprendra cependant rien aux lecteurs du Devoir qui savent parfaitement à quoi s'en tenir.Notre rédacteur en chef, M.Orner Héroux, a probablement exposé cent fois depuis vingt-cinq ans la situation injuste qui était faite aux contribuables catholiques de l’Ontario, anglais comme français, par l’attribution arbitraire de tous les impôts des corporations aux seules écoles publiques neutres.Notre article ne portait cependant pas sur la finance scolaire, mais sur l’enseignement du français.Ce sont les protestants majoritaires qui refusent aux écoles séparées catholiques les revenus dont elles auraient besoin et auxquels elles auraient droit.Ce sont trop souvent les catholiques de langue anglaise, là où ils sont en majorité, qui refusent à nos compatriotes franco - ontariens l’autorisation d’ouvrir des classes bilingues et d’enseigner le français.High Schools Notre correspondant ne parle pas des réclamations des contribuables catholiques de Saint-Laurent et de Maekayville qui nous avaient inspiré notre article.Il fait allusion à une affaire qui se serait déroulé dans son coin de pays en termes un peu obscurs: ‘‘Je sais pertinemment, .écrit-il.qu'on a tenté, il y a quelques années, d'améliorer et de solutionner le problème scolaire des Anglais catholiques de Val d’Or.Ce problème ne date pas d’hier.Je ne faisais pas alors partie d’aucune délégation, mais j'apprends par des catholiques, de source fiable, que des négociations à l'amiable ont eu lieu en '¦e sens, et.les protestants étaient laissés dans l'ignorance de la discorde qui régnait entre les deux principaux groupes ethniques de catholiques.Vu que ces négociations n’ont porté aucun fruit, les catholiques anglais ont dù recourir à la seule arme qui leur restait: la publicité.Il ne fait aucun doute que ceci est quelque peu embarrassant pour M.Duplessis, surtout à la suite de son programme d'expansion scolaire.M.Duplessis était déjà tout prêt à accepter les félicitations de la population en sa qualité de “grand défenseur de l’éducation” et aussi pour avoir “donné” plus d’écoles à son peuple.Nous comprenons son embarras de constater que les faiblesses de son système ont été dévoilées par une proportion de la population qui sait aimer et apprécier la bonne éducation, surtout quand cette même population est réellement une minorité lésée.” A lire entre les lignes, on a bien l'impression qu'il s'agissait! à Val d'Or d'enseignement pri-| maire supérieur.Et il convient! encore ici d'établir une distinction très nette.Pour nos compatriotes de langue anglaise, catholiques comme protestants, le High School est la clef de voûte de tout le système d’enseignement, un complément nécessaire de l'école primaire.Les Canadiens français, eux, avaient l’habitude d’envoyer leurs enfants poursuivre leurs études dans des écoles privées— collèges et couvents.Pour nous, l'école primaire supérieure est une innovation relativement récente qui ne s’est guère encore installée que dans les principaux centres.Quand des commissaires de langue française refusent d’établir des classes supérieures anglaises, c’est généralement qu'ils ne veulent pas non plus établir de classes supérieures françaises.Nos coreligionnaires de langue anglaise sont bien libres de critiquer notre système d’enseignement si le coeur leur en dit.Hsj ne sauraient cependant se plaindre d’une injustice qui n’existe pas.Leurs enfants obtiennent les mêmes avantages que ceux de la majorité.* Paris brouillé avec PO N U par Jacques de GRANDFJRE Paris, 3 oct.— Depuis des mois et même des années, les pays arabes préparaient la soumission des affaires d’Afrique du Nord française au jugement de l'Asscmbicc generale des Nations Unies.C’est maintenant un fait accompli, du moins en ce qui a trait à l’Algérie.Victoire pour le monde arabe; cuisante défaite pour la France, déjà énervée par les difficultés et le terrorisme auxquels elle avait à faire face dans scs territoires africains.L> ACTUALITE Après quinze ans Nous nous étions perdus de' jeunes j’ai posé une devinette :j Lundi nous avons déterré la vue depuis la fin de nos études "Quel âge me donnez-vous?” bouteille et relu nos espoirs de classiques.L'implacable quoti- Les réponses fusent, rapides., vingt ans.Les vers sont na fs, dieu n'avait permis que de rares presque toutes tragiques pour le style pompeux parfois, ruais rencontres, très brèves.un homme de 34 ans: "40 ans, quel souffle d'idcal, de désintc- En fin de semaine nous nous monsieur''^ "44 ans, monsieur”, ressement! sommes retrouvés, après quinze Le record: 48 ans.A celui qui Nous avions, rhétoriciens.fait ans, pour un conventum de avait prononcé ce chiffre astro- un peu comme cet homme qui deux jouvs ou collège de l As- nomique j oi dit • suggérait de rédiger tôt son Après la conférence de Ban doeng, on ne s'étonne pas que les nations asiatiques aient voté.à l'ONU, avec les pays ara bes.et que l’URSS (comme ses satellites j se soit jointe à eux.l’évolution historique qui se dessine pour les pays arabes, la France doit réviser entièrement ses rapports avec ses associés d’outre-mer, leur reconnaître une indépendance de plus en en dépit d une toute récente plus large et transférer la na-déclaration de MM.Kroucht turc de ses relations avec eux chev et Boulganine que les af- sur le plan des libres accords faires algériennes ne concer naient que la France.Il est évident — les textes sont là pour le proclamer — que le vote de l’ONU n’est pas conforme à la lettre de la Charte selon laquelle l’organisme international ne doit pas “intervenir dans les affaires relevant essentiellement de la compétence nationale d’un Etat” ( article 2, paragraphe 7).“En inscrivant la question algérienne à son ordre du jour, la majorité de l’ONU a déchiré sa signature” écrit M.Vincent Auriol dans France-Soir.Chacun sait que le territoire algérien se compose de départements français représentés au Parlement de Paris, à égalité de droits, par des députés musulmans et français.Ce n’est pas toutefois sur cet argument juridique irréfutable que M.Pinay a surtout insisté devant l’Assemblée générale.Il s’est attaqué davantage à faire comprendre -qu’“une intervention de l’ONU ruinerait les efforts de la France et engendrerait une situation chaotique dont foute la communauté occidentale ferait les frais”.culturels, défensifs, techniques et commerciaux.Une évolution radicale de la politique française dans ce domaine restera une nécessité, (nielles que soient les suites de l’affaire si malencontreusement engagée à l’ONU et si dangereuse pour l’avenir de cette institution.Même si l’organisation internationale revenait à plus de légalité, décidait d'annuler son vote irrégulier sur le problème algérien, des sacrifices résolus s'imposeraient —- sacrifices surtout de puissants et égoïstes intérêts privés autant que de légitimes et plus modestes intérêts des citoyens français des colonies — pour respecter une évolution qui crève les yeux et sauver ce qui peut encore être sauvé de l’influence et de la présence françaises.On ne peut approuver en bloc la politique de la France à l’égard de ses partenaires africains, et les Français sont les premiers à proclamer la nécessité de réformes.Les peuples en révolte auraient certes quelque liberté à gagner, mais ils auraient aussi énormément à persil a insisté sur le point de} dre à être abandonnés par la vue concret et positif plutôl | France.que sur l’aspect légal, c’est sans ! ____________________ doute pour mieux réfuter d’a-i________________ vance les objections qui pourraient se fonder sur l'esprit de la Charte plus que sur sa lettre stricte.Ces objections au nom de l'esprit de la Charte risquent d'être d'autant plus em barrassantes que les nations occidentales en ont usé à maintes reprises pour condamner les agissements du bloc soviétique.Le chaos Aussi M.Pinay a-t-il tenu à montrer quelles seraient les conséquences réelles d'une intervention, même morale, de l’ONU.Il s’en est pris à la politique des pays arabes et aux menées des communistes qui n’ont qu’un but: entretenir l’agitation chez les peuples non autonomes, afin d’éliminer la puissance protectrice qui ne peut que gêner leurs desseins.La détente, a-t-il dit, ne serait qu’un leurre si scs effets é-taient annulés par une action souterraine hostile.Il a expliqué — et scs pronostics ne manquent aucunement de vraisemblance — que l'abandon des territoires français à leur inexpérience politique et à leur faiblesse “ouvrirait la voie aux servitudes de la misère et au somptwn.o%o Faut-il s'étonner si notre premier soin ait été de noust ."Viens ici que je te torde le cou”.Et la réponse : "Vous auriez raison, monsieur.suggérait de rédiger épitaphe.Nos mauvais vers de 1938 vaudraient que nous mettions une vie à les réaliser '.000 Les élèves nous avaient invités à participer à leurs jeux.L’événement capital de la journée fut une partie de balle- examiner un peu?Nous étions! car je n'ai pas dit la vérité, curieux et, disons-le, vaguement.J ai bu peur de vous insulter, inquiets, car, pendant nos étu-j c est 52 ans que je voulais des, ils nous paraissaient telle- direl” ment vieux les anciens qui reve- o0o naient pour leur conventum! Nous avons fait durer le pre-Nous avons finalement été ras- mier jour jusqu’au lendemain molle entre l’équipe du collège surés.Il y avait bien quelques matin.Pendant toute la nuit.et ^es anciens.Malgré que nous bedons, des têtes "pioivre et! "haec olim meminisse juvabit”,; aV°ux dépensé tout ce que nous sel” et même des crânes nus.comme disait le programme, unions de jambes et de salive.mais dans l’ensemble il nous a Ah! nos pauvres et dévoués pro- nous avons quand meme été en-semblé, charmante illusionj que: fesseurs, si vous nous aviez en- sevelis sous une avalanche de points.Mais ce qui a surtout nous étions bien tels qu’au dé ! tendu raconter les bons tours part, en 1940.Il est impossible de décrire la joie de nous retrouver.La mémoire, — cette drôle de machine.— avait pu oublier un nom ; mais le coeur lui, battait plus fort sans doute, pour accélérer la montée des souvenirs, joyeux pour la plupart Nous n’étions plus ni médecins, ni prêtres, ni avocats, ni hommes d’affaires, mais trente-cinq collégiens qui retrouvaient pour deux jours une époque qui, même si elle n’a pas été “le plus beau temps de leur vie”, leur a laissé les plus beaux souvenirs.O0O Le premier soir nous sommes allés avec les élèves.Aux plus Place aux vieux par André SIEGFRIED La durée de la vie humaine s’accroît' rapidement: c'est un des phénomènes les plus significatifs de ce siècle.Dans les races blanches, l'espérance moyenne de vie à la naissance est actuellement de 70 ans pour les hommes, de 76 ans pour les femmes; en France la durée moyenne de l’existence, qui était de 40 ans en 1861-65, atteint maintenant 60 ans.Les progrès de l’hygiène, ceux de la médecine et de la chirurgie, la réduction de la mortalité infantile ont permis ce miracle.11 s'ensuit une conséquence] de faiblesse.La gérontologie précise ainsi que tous les individus d’un même âge ne vieillissent pas également, que toutes les professions ne font pas évoluer la sénescence d'un même rythme.Déterminer l’âge physiologique des organes, de façon à porter le traitement sur l’organe menacé, c’est l’affaire du médecin, et plus particulièrement du spécialiste en gérontologie, de déceler dans les professions diverses le risque plus grand de telle ou telle affection; il y a par exemple plus de morts par maladie de coeur et par diabète dans les professions libé- soeialc de grande portée : on recense aujourd’hui dans notre pays (pour ne parler que de lui) 16 % de “plus de 60 ans”, contre 10 % seulement en 1851, ce qui siRnifie que la proportion des adultes décline : 5,4 adultes il y a cent ans pour un vieux, 3,3 % désormais, d’où pour la population active, dont la base relative s’amenuise, une charge de plus en plus lourde.0r> P31' une contradiction qui désordre de l’anarchie”.“Vous v(°lc 'a Phis simple logique, savez, a-t-il dit à ceux qui cher- Pol,s '’oyons chaque jour s a- chaicnt à mettre son pays en baisser les limites d age: on fait - accusation, que la France a, cm place aux jeunes , de motnsj raies, il y en a davantage par' Afrique, une mission riu'ellc est! en moins nombreux proportion- affections pulmonaires ou can-seule à pouvoir remplir.Cons- ncllement cependant que les ciemment ou ineonscicmmcnt, retraites vivant au crochet de votre objectif est donc le chaos” société multiplient sensation-Il ne fait pas de doute que ncllement leur effectif.C’est un M.Pinay et tout le gouverne-! £ait que, dans Je monde du Ira ment français ont raison dans! vail.le recrutement se fait par-une large mesure.Mais les! cimomeusement dès quarante mouvements populaires, hélas,] ans, pour se tarir à peu prè.- ecr de l’estomac chez l’ouvrier Le vieillissement apparaît beaucoup plus vite chez le sportif professionnel que chez l’intellectuel dont le cerveau a incomparablement plus de résistance à l'âge que la “forme” du champion.Si donc les aptitudes physiologiques ou psychologiques ressentent inévitablement les attein- ne sont pas toujours conformes; complètement après soixante ; à la logique, surtout lorsqu’ils au moment où la vie s'allonge ont été exaspérés depuis long-} d’un panneau important, voici temps par les abus d’une ccrtai-} que i'activitc est interdite aux te dp i’âge ce vieiilisVempTiï'pçi ne haute bourgeoisie coloniale, bénéficiaires du prolongement, i susceotible d ètre (raitâ ^nn Jn1 Les nationalismes, en Afrique! Le problème nail d une vie ; du Nord, en sont arrivés au foire medicale quant au nom ! rontologiste(U mais socialement stade du fanatisme.Pour l’Ara- bre d années qu il devient pos par me morale et une utnfsa be sincère il s’agit d’une guer- sib e de vivre, victoire quanti- m eux eomnnse les “ens à re sainte contre un très vieil tat.ye ; mais un autre objectif Œww £nS * “occupant”.Le terrorisme, les! médical s’impose aussitôt, a assassinats sont oeuvres sacrées.] peine moins important que le Et les armes ne leur manque ] premier, qualitatif celui-ci.Ces ront pas.Aujourd’hui encore,! années de survie, désormais Moscou vient d’avertir quicon- accrues en nombre, il faut en que veut bien entendre que les] améliorer la qualité, les possi-pays arabes ont le droit absolu biiités, par une hygiène plus d’acheter des armes où bon; rationnelle, un traitement de leur semblera.j santé ménageant plus d’activité , .et d’efficacité : c’est affaire de Reformes necessaires médecins, mais aussi de mo- Tels sont les faits.Ce ne sont ralistes, ct ^out peut-être de-pas les votes de l’ONU qui les roam de politiques, ont créés ou qui pourraient les .üe .3.* 1.n*'c!T.,'.q.ue JjUS(-'1,-e *a modifier.Nous croyons, comme; gérontologie, 1 etude de la se-M.Vincent Auriol, que la Fran- !iesccnce.c est-a-d.re du v.e.l- • - lissemcnt, auquel ne peut sans doute échapper aucun organisme, mais qu’on peut espérer contrôler et ralentir.Sous la direction du doyen Léon Binet, principale autorité en la matière, parait celte année chez ce ne doit pas, à l’ONU, lais ser la tribune entièrement libre à ses adversaires, qu’elle doit défendre son point de vue devant la Commission politique qui s’emparera maintenant du débat.Mais nous irons plus loin et nous dirons que devant Masson un important Précis de H gérontologie.La station d Aix- - j les-Bains, fameuse à d’autres , , .i j i I égards, accorde à ces recher- L enseignement- des langues ghes un intérêt particulier par En Ontario, le problème des ?a cHre (le prévention contre .* uc la senescence.A vrai dire, le classes supérieures ne se pose] problème est à l'ordre du jour pas dans les écoles séparées.Les ; et, si nous ne nous occupons écoles publiques ont le mono-! pas de lui, c’est lui qui se rappelé des High Schools.Les ceo-) Pcllera à nous ; il suffit de lire f* limiter aux classes strictement Nous connaissons les “De se-primaires.Dans ces écoles pri- nectutc” de.l'Antiquité classi-maires l'enseignement peut être] que: toujours vrais ct précieux anglais ou bilingue.Cela dépend cîu P°‘n£ jJ6 vue d» moraliste, , i s demandent a etre completes de la decision des commissaires.] lcs icçons f|UC nous apporte la Science moderne.De quoi s’agit-il?On sait la réponse de l’humoriste invité à sc réjouir de la promotion d'un ami; “Un tel est “arrivé”! — Oui, mais dans quel état!” Il ne suffit pas de survivre, encore faut-il que ce ne soit pas à l’état d'épave, dans des conditions telles que toute activité efficace soit interdite.La médecine sait depuis long temps que chaque organe a son âge physiologique et que nous pourrions vivre beaucoup plus longtemps si l’un de ces organes, inrvitnhlemenl, ne donnait à un certain moment des signes Et nous reprenons le grief qui] faisait le sujet, de notre article et que notre correspondant n’a nullement réfuté.Nous ne connaissons aucun cas dans la pro-vinee de Québec où des commissaires français aient refusé à nos coreligionnaires l'autorisation cl les moyens d’enseigner l’anglais.Nous connaissons de nombreux cas en Ontario où des commissaires anglais — catholiques — ont refusé aux nôtres l'autorisation meme d’enseigner le français.P.V.gés.Notre classification des activités sociales, conçue dans un temps où la vie humaine, était beaucoup plus courte, comporte une maturité de travail efficace, puis une retraite, complète et subite, à partir d’une limite d’âge que, paradoxalement, on est en train systématiquement d’abaisser.Mauvais régime, car le changement de rythme provoqué par une retraite sans transition est loujours nuisible, souvent fatal.Mais c’est un fait aussi que la retraite est pour beaucoup de gens le début d’une activité nouvelle, officieuse, dont ils sont du reste encore parfaitement capables de s'acquitter.La démission forcée était donc survenue trop tôt! A ce point le problème s’élar git, il concerne l'homme politique, le réformateur non seulement de notre législation mais de nos moeurs désormais péi i-mées par rapport aux condi lions d'un âge où la vie, avec ses possibilités, se prolonge.Ne nous dissimulons pas que c'est une formidable tâche que de mettre sur pied une grande politique de l'emploi, soucieuse d'utiliser rationnellement les travailleurs âgés.Nous sommes à vrai dire surpris par la position d’un pro blême que les générations pré cédcnles n'avaient pas prévu: les hahiludes sont prises, le slogan _ du “Place aux jeunes" accepté, alors que les besoins de l'époque exigent tout autre chose.Mais pourquoi les vieux ne se défendraient-ils pas eux-mêmes, comme ils le font aux Etats-Unis en s’organisant élec-toralcment pour ne donner leur suffrage qu'aux candidats prenant à leur égard des engagements précis?C’est plus qu'une affaire de pensions.On peut estimer indiscrète cette survie de quelques-uns, il faut la rendre bienfaisante pour l'organisme so cial tout entier.André SIEGFRIED dn l’AcitdiSmlit françulite (Le Figaro) que nous vous avons joués dans le temps ! M.le préfet des études, vous auriez enfin appris froissé notre amour propre c’est que nous avons nettement eu l’impression., qu’on nous don- pourquoi votre porte s’ouvraiV liait des chances ! mystérieusement chaque fois que les élèves défilaient dans le corridor ; M.l’infirmier on vous aurait appris qu’une "cinquième colonne” savamment organisée minait le moral des élèves pour hâter la fermeture du collège lors de l’épidémie d’oreillons ; MM.les professeurs, vous auriez connu le pourquoi et le com- La journée terminée nous étions tous démolis."Je crois que le petit gars avait raison de parler de 52 ans !” ai-je dit en tentant de retrouver mon souffle.Nous étions réunis pour revoir le passé.Nous avons à peine trouvé une minute pour parler du présent, de ce chacun ment de nos mille espiègleries, jaisait, de nos problèmes et de Mais peut-être étiez-vous déjà )(0, espoirs, Nom élions trop au courant?Chose certaine vous confortabkment installes dans nos souvenirs pour penser à cela.Nous étions presque étonnés lorsque nous vîmes un calendrier de constater qu'il était de 1955! Le college de l'Assomption est réputé pour son hospitalité.Il nous en a fourni une preuve additionnelle en fin de semaine.auriez bien ri comme nous.Dois je ajouter que les surnoms sij descriptifs dont nous vous avions j affublés étaient encore, horresco referens bien vivants dans notre ! t mémoire ! O0O Le deuxième jour, déjeuner, au "bois des écoliers”, magni- fique foret de puis qui a connu: La TOaiso„ otl ,i0!(s Va utléra.plus de cent groupes d'élèves.,ement donnée^ cc qui prollvc Une richesse qu’on ne trouve, a ovblié notrc passé au nulle part ailleurs peut-être.i collège car n y a quinze ans C’est là que chaque année on n'aurait jamais commis pa-aussi a lieu le banquet des re - veille imprudence ’ thoriciens.La tradition vent: qu’à cette occasion ils se révèlent les uns aux autres leur vocation Chacun compose un sonnet qu'il lit publiquement.On enferme ensuite tous ces vers dans une bouteille qu'on enfouit solennellement dans un coin de la forêt, pour quinze ans.O0O U a bien fallu repartir.En nous quittant nous avons juré de nous revoir très souvent.Si au moins nous pouvions nous retrouver dans quinze autres Pierre LAPORTE Londres craint une nouvelle fuite 'de documents officiels par JEAN WETZ (Tous droits réservés pour Le Devoir et Le Monde) (1) Fmit-ll dira RéronfoloRiift ?Londres, 4 octobre.— A la différence du Quai d’Orsay le Foreign Office s’est abstenu jusqu'ici de démentir l'authenticité des “documents secrets” français et britanniques dont le colonel Nasser a fait état pour justifier l'achat d'armes tchécoslovaques par le gouvernement égyptien.En:fait l’attitude des milieux officiels de Londres suggère que les autorités du Caire ont bien en leur possession des documents confidentiels d'origine anglaise, et, même si leur importance ne paraît pas considérable, cette nouvelle "fuite” cause à White Hall un embarras certain.Le Foreign Office justifie son silence provisoire en invoquant le fait que le rapport de l'ambassadeur Sir Humphrey Trevelyon ne serait pas encore parvenu à Londres.Pour l'instant on se contente donc de remarquer que le colonel Nasser introduit une innovation surprenante dans les moeurs diplomatiques, car on n'avait pas encore entendu un chef de gouvernement s'enorgueillir en public d'avoir dérobé les documents confidentiels d’un “pays allié”.Les journaux du Caire ont toutefois reproduit la copie photographique des documents en question.Du côté anglais, Il s’agit de la Military Intelligi.ice Review du 1er mai.Ceci tendrait certes à confirmer les suggestions du Quai d'Orsay selon lesquelles le premier ministre égyptien aurait seulement en sa possession “quelques extraits de magazines militaires”.Il reste toutefois que la Military Intelli-genca Review est bien une publication secrète du War Office dont la distribution est strictement contrôlée.Quelques numéros seulement de cette revue confidentielle sont envoyés en Proche-Orient.Les révélations du colonel Nasser sont embarrassantes d’un autre point de vue.L’article incriminé visait à dresser le bilan des rapports israélo-égyptiens au lendemain du choc de Claza.On fuse de procéder à une quelconque mise au point en ce qui concerne l’importance des livraisons d’armes durant les dernières années.Mais, tout en reconnaissant qu’il est difficile à Londres de mesurer jusqu’à quel point les documents invoqués par le colonel Nasser émanaient bien du 2c bureau français, beaucoup de Britanniques inclinent naturellement à croire que si les révélations égyptiennes sont exactes dans le premier cas elles doivent l’être aussi dans le second.Cela n’empêcherait nullement qu’à partir d’un document authentique les dirigeants du Caire aient tiré des conclusions fausses.Jusqu’à nouvel ordre en tout cas rien ne permet de croire qu’Isracl ait bénéficié d’un traitement de faveur de la part des Occidentaux.Un étage inférieur y établissait que l’Egypte ferait Pr°-sov'étique en Proche-Orient vraisemblablement de son mieux pour "éviter la guerre” mais qu'il était impossible d’accorder la même confiance aux Israéliens.Or si une telle appréciation n'est pas surprenante de la part, de certains experts proarabes — qui ne manquent pas à Londres — les milieux politiques et diplomatiques ne sont pas prêts dans 1 ensemble à partager un jugement aussi catégorique.Combien de fois d'ail leurs les porte-parole du Caire n'ont-ils pas annoncé eux-mêmes un “deuxième round” qui devrait permettre d’effacer Israël de la carte du Moyen-Orient ?Les pièces secrètes d'origine française seraient sans doute beaucoup plus “explosives” puisqu’elles comporteraient une liste de toutes les fournitures rie guerre faites aux pays arabes et à Israël.Comme on pouvait s’y attendre, le Foreign Office ré- Sur le fond du problème, il ne semble pas que MM.Macmillan et Dulles soient parvenus à définir dès maintenant une riposte efficace à la manoeuvre égyptienne.On reconnaîtrait, plutôt que la course aux armements est.déjà déclenchée.Certains travaillistes, M.Richard C r o s s m a n notamment, proposçnt en toute franchise que la Russie soit invitée à se joindre aux Trois pour imposer un embargo général sur toutes les expéditions d’équipemenls militaires vers cette partie du monde.Mais jusqu’ici ce remède semble pire que le mal.Les dirigeants britanniques s’accrochent donc toujours à l’espoir qu’une presssion assez efficace pourra être exercée sur l’Egypte afin de limiter les dégâts ct rie conserver au Moyen-Orient le caractère d’une “chasse gardée” au bénéfice des Occidentaux. LE DEVOIR.MONTREAL.MERCREDI 12 OCTOBRE 1959 CINQ y Conférence à Mnivercité L’homme hégélien Comment la Révolution française a inspiré le philosophe Hegel — Tout se justifie par la fin de l'histoire Les négociations sont rompues à Chypre La situation est grave fane et qu'il n'est pas permis de mais aura compris que tout cela laïciser la "felix culpa" de Saint continuera encore longtemps, et Augustin.L’avènement de Napoléon La Révolution, commencée sur une équivoque, s'est terminée dans la terreur.Ce phénomène a frappé le philosophe Hegel, idéaliste allemand, qui a alors ‘'on?u eut^^la ^curieuse6 itolon "que le monde comme le théâtre d’un vaste mouvement sans cesse en ébullition.Chaque [Histoire était terminée par thèse raconte son antithèse, et la synthèse ne peut se faire que dans la lutte et l’avènement de Napoléon qui fêla violence.Jugeant l'homme révolutionnaire du 18e siècle à la lumière de la dialec- rait ,a synthèse de l'ordre et de tique, il en arrive logiquement à prôner la nécessité de la guerre pour qu'une nation ’^SfnaTr*5 dins^’imporUnce se realise pleinement.Tout se justifie par la fin de 1 histoire.universelle de la fin de la Révn- Cest l'idée générale qui se dé- a eu seconde révolution, et en pable d'exprimer sa nature, mais up0pIv0Que aussi le saut qua- pian horizontal se forme un mou- quelle ce beau début a tourné j de^a^uUe^On^rolt Squ’iT suffit *1’®^ ^la i'’emen‘' '^e supériorité par i’en- à la terreur.de penser et de connaître pour ipropa7ant*lste8 P111 Prepare quel- richjssement de la pensée.Sur être supérieur.Les conclusions „C,ht oti i hfC,l|er rfe, tt , de» man?n*er.' phi, "os * n',2 P"UveY\Cï*** / UCCUr»l's.""P”"' lsqU'[£'£ i COFFRET* DE SÛRETÉ rdin des vols et des incendies.• fnfrr auntiit frnr le fimgrà U BANQUE de NOVA scom Le gérant BNS de votre voisinage est un homme utile à connaître.Il y • 15 luccursale» à votre »ervice dan* la région de Montréal.FFFEFEH:f n 1 stries 4e Mita Itjn» T7 t sirits «e Mita Itnta 4 stries «e Mita eitratssita I stries k satin mette * stries k MSts strièi* e* teetan LA "BEAUTÉ MODERNE t stries •’eetetes steltlret 2 states es csattsisttss Se lirraliat stSit ta nsretise PUISSANCE PLUS PROFITABLE CAPACITÉ PLUS PROFITABLE 56" n.onnRCu (Certnin* dm dispositif e ilhtrtrc* tnt mentionnés sont "ttandarcT* dans quelques modèles et "disponibles moyennanf.supplément” dans d?autres.) 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classe, il doit faire un certain nombre de dépenses coutumières | pour lesquelles les parents feraient j bien de lui consacrer une somme fixe.Au début, les parents savent sans ! doute mieux que leurs enfants quel montant il faut leur allouer chaque j semaine pour leurs dépenses courantes.Mais ne prenez pas sur vous de tout décider pour l’enfant.Faites-lui sentir qu’il a aidé lui) aussi à dresser son budget: con La tradition Revillon dit tout au royaume de la fourrure dans la capitale française Collections des modèles de Paris en exclusivité chez Eaton.— Deux présentations par jour, à l'heure du déjeuner et à l’heure*du thé.— Aujourd'hui, comme par le passé, le nom de Revillon est synonyme de premier choix en fourrure, d'excellence en inspiration de mode et d'exécution.— Le grand événement de la semaine à Montréal : la première présentation des fourrures signées Revillon de Paris.A notre époque on parle coura-mment avec emphase des tissus et même des fourrures qui doivent tout, leur existence comprise, à la magie de la science des laboratoires, mais cette semaine, à Montréal, on parle et l'on parlera encore longtemps de fourrure naturelle, vraie, magnifique comme pela-ge et splendide d'exécution comme d'inspiration chez les fourreurs.Fort heureusement, on a dû prévoir que, même les plus scrupuleuses descriptions, n’arriveraient pas à donner une idée juste de ces merveilles que sont les fourrures Revillon, maison parisienne, dont la maison Eaton a l’exclusivité à Montréal.C’est ainsi que les élégantes et les connaisseurs de la métropole auront le privilège de voir, d'admirer, de palper ces splendeurs chaque jour de la semaine, au restaurant du Neuvième, pendant les heures du déjeuner et à l'heure du thé.suitez-le sur Tes frais supplémen- ., M- 'Jacques.Haram, vice-pré- NOTE D’HISTOIRE (aires qu'occasionnent sa vie à -?lc*en.e ^a,.n}aison h'eviilon, que l'école et l'organisation de ses ,e.s journalistes ont rencontré i,a maison Revillon i débuté I Ioisirs' est""à^Monfréa^pour11 cette “pré: f-an* ^ de °la Restauré Il est bon de mettre à sa dispo- mière présentation.tor"’Reviflo^^inl0^ C,Ue VliC ' sition plusieurs contenants étique-; Parce que, si ce n’est pas la «ranH talent’^ ! tés suivant l’usage auquel ils sont première fois que la maison Re- __ (on vn:f u:pn ideal, destinés, un pour les friandises, Villon de Paris choisit des pela- Francel — celui de créer lénine par exemple, un autre pour les £es du grand Nord canadien, Keues L,pius frais divers à l'école, un troisième c’est la première, fois que le les mettre de toPutë ü un quatrième pour les séances de rure traitée, travaillée et fa- jçj fouri-urc's1'nc'S devaienfS ni us cinéma à l'école ou dans la pa- ÇonnÇe.revient sur le marché £tl.e ie D1.jviwe He l’aristoera 1 grc 'Témin na;'antage dC ^ tte*t^ùûi L'enfant peut aussi suppléer à son aliocation périodique par les et comme la coutume l’avait éta bli.Par ailleurs, elles ne de- petites sommes que vous* lui don : n.i„_, ;i,.r ,H.,r r.nH i de la pestp bubonique.Les ratsTrcr une création Revillon, de .grès général par son médecin ou Nord font partie de l’histoire duSse multiplient rapidement et sont Par!s> (°u du rat musqué — Rui ! f.magni- , o ^ a uca aymp- Lapointe présidente nali a la clinique des nourrissons, où Canada et de la France Dpll difficiles à exterminer, car ils se devient entre les mains de Re- J,I^ne8/ourr?5ref8,ql F.e.s a®®0™-tomes de maladie ou que la défcc-i l'Association absente du congri l’on enregistrera son noids.son 5’'détournent des MiiWs Pmnni.Villon une fourrure de classe - P?Snent — taffetas irises impor- tuosité de la vue soit causée parjpour des raisons de santé 8f tes et riches so.es ^ teintes l’étet d'autres parties de l'orga- réélu à son poste pour un sècon .i .1 .iiiuuuc iiiuuLine, ie hymounsani tuners ; une jaquette courte, par ‘.ag® est propice a son travail.Cet eu point de vue scientifique rélia- eclairage ne doit être ni trop é-j bilitation de valeurs corporelles, et bleuissant, 111 trop sombre.Si les amélioration de la situation de la yeux se fatiguent, il faut modi- femme.” fier l'éclairage.En cas de défec-, t 0.tuosite de la vue ou de maux de idu.Meurs rapnoDs Drovennnl dp rnirpPDvpminor i°n collseillc (ic se toutes les sections de la province [fÀrc lt?.vuo Par un ocu’ furent présentés.Mme A.Benoit lômès dé mMÔdtp nn nJt n«Uona,e
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