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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 21 mars 1984
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1984-03-21, Collections de BAnQ.

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FAIS (JE Ql In Si'nrcJi t)f Excelk'nce 1 300 000 vendus »*fi anqlHJS 35 CENTS Vol.LXXV — No 68 Nébulosité croissante.Pluie en après midi.Max.: près de 5 (détail an page 7) Montréal, mercredi 21 mars 1984 Cote-Noia AmtiDi Ga5p«i« 45c«i«tiNouv«*g.Biun»wick.SOcwmjievds-li-Madelei™.90c»nt» Chrétien se veut le candidat de la continuité par Bernard Descôteaux OTTAWA — Se voulant l’héritier des Lester B.Pearson et Pierre Elliott Trudeau et le candidat de la continuité, Jean Chrétien a lancé hier sa campagne pour accéder au leadership du Parti libéral du Canada où il tentera de bloquer la route à John Turner.Entouré d’une cinquantaine de députés et sénateurs, le ministre de l’Énergie a en effet dès les premiers moments de cette campagne attaqué vigoureusement son adversaire principal à qui il reproche de se démarquer trop de la tradition libérale des dernières années, particulièrement sur la question des droits linguistiques et la politique budgétaire du gouvernement.Au cours d’une conférence de presse de près d’une heure, M.Chrétien n’a pas arrêté de faire des allusions évidentes à son adversaire qu’il n’a même pas daigné nommer.Cela au ^and plaisir de ses partisans qui étaient venus de Shawinigan pour l’encourager et devant qui il joué à fond son côté populiste qu’il n’hésite pas d’ailleurs à décrire comme un atout important pour unifier le pays.En fait tout avait été prévu par les organisateurs de la conférence de presse pour marquer les différences d’opinion, de style et de personnalité entre MM.Turner et Chrétien.Ainsi vendredi dernier, M.Turner avait lancé sa campagne en solitaire, misant sur la force tranquille d’une image restée vierge après huit années d’absence.Hier M.Chrétien misait plutôt sur une démonstration de force en réunissant tous les appuis dont il dispose à l’heure actuelle tout en faisant étalage dans une brochure bien présentée d’une longue expérience ininterrompue de près de 21 ans au parlement.Voir page 10: Chrétien Le ministre Jean Chrétien a annoncé son intention de briguer l’investi-ture libérale hier à Ottawa.(Photolaser CP) L’émeute d’Archambault Amnistie Internationale blâme le Canada (AFP-Le DEVOIR) - Dans un rapport publié hier à Londres, Amnistie Internationale déclare que le gouvernement du Canada a enfreint le droit international en négligeant d’ouvrir une enquête exhaustive, indépendante et impartiale sur les allégations de torture et de mauvais traitements formulées à la suite de l’émeute survenue au pénitencier Archambault le 25 juillet 1982.Sur la base de trois enquêtes extérieures menées par des organismes de droits fondamentaux et par l’Église Unie du Canada, et en conclusion des recherches de sa propre mission (formée de M.David Weinssbrodt, juriste américain, et de Mme Hélène Jaffé, médecin français), Amnistie estime qu’il y a lieu de croire que des actes de tortures ^mt peut-être été commis au cours des trois mois critiques après les événements, et que les autorités canadiennes auraient dû promptement instituer une enquête.Selon l’enquête d’Amnistie, fondée notamment sur des déclarations faites sous serment de 17 détenus, les plus séheuses accusations portent sur des sévices infligés à des prisonniers transférés dans un quartier de haute sécurité de l’établissement pé-, nitentiaire d’Archambault après l’émeute de juillet 1982 au cours de laquelle trois gardiens et deux détenus ont trouvé la mort.Plusieurs prisonniers ont affirmé avoir été battus, laissés nus dans leur cellule pendant plus de trois semai- I Le leader druze Walid JoumblatTa quitté la conférence de Lausanne hier midi pour annoncer aux journalistes qu’il ne négocierait plus de réconciliation nationale avec d’autres dirigeants libanais.Il s’est toutefois ravisé peu après.(Photolaser AP) nés et empêchés de dormir, indique l’organisation de défense des droits de l’homme ; des gardiens auraient même uriné dans la nourriture destinée aux détenus et vaporisé des gaz lacrymogènes dans la bouche de certains d’entre eux, selon le rapport.Trois prisonniers auraient subi des tentatives d’étouffement par leurs gardiens qui leur auraient enserré la tête avec des serviettes mouillées, précise le compte-rendu.«Il y a de bonnes raisons de croire que les témoignages sont fondés,» écrit Amnistie.La mission a rencontré des détenus, des parents de détenus, leurs avocats et des responsables de la prison avec l’aide des autorités canadiennes, dont la coopéra-Voir page 10: Amnistie Internationale Échec du sommet libanais LAUSANNE (d’après AP et AFP et Reuter) — Après neuf jours de discussions et une ultime séance de deux heures, la conférence de réconciliation nationale libanaise de Lausanne, a pris fin hier soir sans que les dirigeants libanais ne se soient mis d’accord sur de véritables réformes politiques et constitutionnelles.Les délégués ont travaillé jusqu’à hier soir à partir d’un document de neuf pages détaillant les réformes proposées, mais un communiqué Voir page 10: Échec du eommet Des dépenses totales de $26 milliards Québec limite la croissance de ses coûts à 7.7 % en 84-85 par Gilles Lesage QUÉBEC — Avec un budget de dépenses de $26 milliards, le gouvernement du Québec limite à 7.7 % le taux de croissance du coût de ses activités pour 1984-85.Les estimés budgétaires proprement dits totalisent $25.6 milliards, soit une hausse de 4.4 % sur les dépenses probables de 83-84.Pour l’année financière qui prend fin le samedi 31 mars, le gouvernement prévoit des dépenses totales de $24.6 milliards, ce qui inclut environ $400 millions de dépenses qui auraient normalement été acquittées au cours du prochain exercice.En présentant ces crédits, hier, le président du Conseil du Trésor, M.Michel Clair, a signalé que la hausse de 7.7 % des dépenses gouvernementales est la plus faible depuis le début des années 70; elle est inférieure de 2 % à la croissance prévue de l’économie québécoise, laissant ainsi plus de place à l’expansion du secteur privé.Estimée à $220 millions, la rationalisation ou le contrôle des coûts budgétaires a permis de contenir la croissance des programmes établis sensiblement au même niveau que l’inflation prévue, autour de 5%.Mais l’addition de $510 millions en nouvelles activités, dont $311 millions pour le seul plan de relance, j)orte la hausse des coûts à 7.7 % Voir page 10: Les dépenses Québec consacrera $311 millions au plan de relance Voir nouvelle en page 11 Max Yalden présente son rapport Les services bilingues n’existent presque pas dans les Maritimes et dans l’Ouest par Paule des Rivières OTTAWA — Pour le commissaire aux langues officieUes, M.Max Yalden, il est « évident » que le débat linguistique au Manitoba revêt un intérêt national.Il est clair aussi que le recours aux tribunaux pour faire débloquer le litige est logique; la voie politique n’a pas permis un dénouement de la controverse.M.Yalden a exprimé son opinion au cours d’une conférence de presse donnée popr discuter du rapport annuel déposé hier sur l’état du bilinguisme au pays.Dans son document, le commissaire n’aborde que brièvement la question des droits francophones au Manitoba, pour y relever un « sérieux recul » certes, mais aussi pour identifier des raisons d’espérer: les médias, les communautés ethniques multiples et les groupes r'eligieux par exemple ont démontré tout au long du débat un appui à la cause francophone qui n’aurait pas été présent il y a 10 ou 15 ans, estime M.Yalden.Rappelons que le gouvernement manitobain n’a pas réussi à faire adopter ses projets de loi visant à garantir des services en français, parce que l’opposition conservatrice l’en a empêché et que te fédéral a opté pour un renvoi en Cour suprême.La controverse continue de faire rage, parce qu’elle divise les conservateurs et les candidats à la direction du Parti Ubéral du Canada.Pour M.Yalden, la question mani- Mais le bilan du commissaire dans son rapport englobe toutes les provinces et tous les aspects du bilinguisme.Qui plus est, pour souligner le 20e anniversaire du lancement des travaux de la commission Lauren-Volr page 10: Max Yalden LE DEVOIR tobaine est doublement nationale parce qu’elle renvoie à la constitution et parce qu’elle laisse peu de gens indifférent.En conférence de presse, M.Yalden — qui après sept ans, termine son mandat cette année — a aussi parlé du refus de l’Ontario de faire du français une langue officielle en disant que dans les faits, « cela changerait très peu de choses », étant donné que l’Ontario dispense déjà une foule de services en français.Il conclut que l’obstacle est de nature « psychologique ».Mondale défait Hart dans l’Illinois CHICAGO (AFP) — L’ancien vice-président Walter Mondale a battu hier dans l’élection primaire de l’Illinois, la première organisée dans un grand État industrialisé du Middle-West, le sénateur Gary Hart, qui a reconnu sa défaite.Grand rival de M.Mondale dans la course à l’investiture démocrate pour la prochaine élection présidentielle, M.Hart a affirmé à Washington: « Si nous avions disposé d’une semaine de plus, nous aurions peut-être pu gagner ».Selon les derniers résultats disponibles portant sur 45% des circonscriptions, M.Mondale obtenait 43% des voix, M.Hart 33% et le pasteur noir Jqsse Jackson 20'Fo.La chaîne de télévision CBS, tout en soulignant que les résultats seraient extrêmement serrés, avait déjà prédit en début de soirée la victoire finale de M.Mondale.Sur des résultats portant sur 24%, des circonscriptions, M.Mondale détenait, alors, une légère avance face au sénateur du (Colorado, avec 46%, des voix contre 34%,.Le pasteur noir Jesse Jackson, qui, selon CBS, devrait recueillir les trois-quarts des voix noires, arrive en troisième position.l.a candidature de Jesse Jackson était d’une importance particulière dans l’Illinois, où 25%, de l’électorat démocrate est noir.À Chicago, dont le maire, M.Harold Washington, lui-même un Noir, a exprimé sa préférence pour M.Jackson, les Noirs représentent Voir pag* 10: Mondale 1 Walt Disney inquiète Au cours des quatre derniers exercices financiers, les bénéfices de la société Walt Disney ont baissé de $135 millions.Les milieux boursiers, habitués aux résultats féériques de l’entreprise, s’inquiètent.La magie a-t-elle disparu?Page 11 Échec du sommet de ia CEE Pour la deuxième fois en quelques mois, la réunion des membres de la Communauté économique européenne s’est terminée sur un échec, la Grande-Bretagne refusant le compromis de dernière heure sur le montant de sa contribution au budget du groupe des Dix.Page 17 Bureaux à louer 288-2050 A/IENT DE PARAITRE AUGMENTEZ VOTRE ENERGIE PAR DES MOYENS NA’TURELS Version française de Pep Up Naturally de Sharon Faehen et l’équipe de la revue Prévention Par ses conseils, ses exercices illustrés, ses tableaux, ce guide pratique se veut l’outil précieux de toutes personnes voulant être en forme ou souffrant d’un manque d’énergie ou d’une fatigue chronique.Bref, un livre pour tous ceux et celles qui veulent reprendre en main leur santé.Apprenez comment: • dormir mieux et plus rapidement; • éliminer la tension peur la relaxation; • avoir plus d’entrain grâce à l’exercice; • vous nourrir pour être en forme toute la Journée; • prendbe le temps de vivre; • profiter de vos vacances 160 pages 7,95$ Le Devoir, mercredi 21 mars 1984 ; ^ lies crédits par ministère et par région te budget de la «vocation' économique» s’accroît de 13.8 % oir Marie-Agnès Thelller nistère de l’Induslne, du Commerce prochain, si on compare toujours le millions), du Conseil du trésor Dans le secteur économique, on vançant la région de Québec QUÉBKC — Même si on ne connaît pas encore le montant des dé-pénses des ministères des Affaires intergouvemementales et de la Justice lors de la visite du pape Jean-Paul II en septembre prochain, le dé-|)ôt, hier, à l’Assemblw nationale des crédits budgétaires pour la prochaine année financière 1984-8.5 montre que le budget des ministères à vocation économique augmente de Vi.H %, contre seulement 7.7 % pou'' l’ensemble des programmes de l’ft-tat 'Pourtant, la mission économique ne reçoit que $3 1 milliard sur un bud-gdt de $2.5 6 milliards.Klle se classe bonne dernière, loin derrière la mission sociale ($101 milliards), la mission éducative et culturelle ($7.4 milliards), et même la mission gouvernementale et administrative ($5 milliards) Évidemment, en 1984-85, les ministères gagnants, ceux qui voient leur budget augmenter substantiellement, sont économiques.Hors-concours, le nouveau-né.le mimstère de In'Science et de la Technologie, une augmentation de 402.8 % ($48 millions) Ce ministère du Commerce extérieur, avec une progression de 40 5 % ( 19.2 millions), pré^cède le mi- nistère de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme (un bond de 31.2 % avec un budget de $341.7 miUions), le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (une hausse de 17.4 % soit un budget de $494 2 millions), et enfin le ministère de l’Énergie et des Ressources (une progression de 13.4 % pour un budget de $307 millions) fe Les perdants sont, outre le presque défunt ministère des Travaux publics et Approvisionnements (-12 %, soit $225 millions), les ministères du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (-6.2 %, soit $202 millions) et de l’Éducation (-4.4 %, soit $6.3 mil- rochain, si on compare toujours le udget prévisionnel 1984-85 et les dé-lenses probables pour 1983-84: c’est e cas des ministères des Affaires sociales ($5.6 milliards, soit une progression de 5 %), des Communautés culturelles et de l’Immigration, des Commumcations, du Conseil exécutif, des Finances, du Revenu, des Transports et du Travail.La moyenne de progression des dépenses gouvernementales est de 4.4 %.liards).Dans ces trois cas, le prési-.Mi( dent du Conseil du trésor, M.Michel Clair, a justifié les causes — parfois comptables — des coupures enregistras par ces mimstères.Ainsi, le ministère de l’Éducation a payé aux commissions scolaures de manière anticipée $255 millions de factures en 1983-84, ce qui gonfle artificiellement ses dépenses de l’an dernier et baisse son budget de 1984-85 L’achat de micro-ordinateurs pour les écoles et cégeps coûtera $27 millions, avec $2.4 millions pour le fonctionnement et la formation.Un service progresse très rapidement en 1984-85 : il s’agit de l’Assemblée nationale, dont le budget atteindra $86 millions, une progression de 46.9 % par rapport aux dépenses probables de 1983-84.Cependant, $20 des $29 millions de dépenses supplémentaires sont prévus pour le recensement des électeurs.La gestion interne des programmes de l’Assemblée nationale nécessite cependant $7.3 millions (plus 70 %)- Le secrétariat général et les services législatifs progressent de 10 %, soit un total de $32.1 millions.millions), du Conseil du trésor (21.6 %, soit $15 millions), des organismes relevant du ministre délégué à l’Administration (16.2%, soit $956,000), des ministères des Affau-es intergouvemementales (15.5%, soit $55.1 millions), et enfin de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu (12.4% soit $2.7 milliards).Selon M.Clair, dans ses choix budgétaires, le gouvernement du Québec a choisi plusieurs axes: accélérer les investissements tant pubbcs que privés; améliorer la formation ie la mam-d’oeuvre; favoriser le vi- Dans le secteur économique, on remarque l’expansion des nouveaux ministères à vocation économique: Science et Technologie et Commerce extérieur, ainsi que la priorité accordée au virage technologique.Dans le secteur gouvernemental, les cluffres traduisent la préoccupation d’améliorer la productivité dans le secteur pubhc et para-pubhc : non lions reci rage technologique; ne pas briser le letl’écc Le gros du peloton des ministères progressera de moins de 5 % l’an Par ailleurs, les budgets 84-85 de cinq ministères non économiques progresseront à un rythme supérieur de 10 % à leurs dépenses de 83-84.Ce sont les ministères de l’Environnement ( 22.5 % avec un budget de $152 lien entre le social et l’économique; enfin, répondre à certains besoins nés de l’évolution de la société québécoise actuelle.Sur ce dernier point, le nouveau président du Conseil du trésor a cité — dans le secteur social — le vieillissement de la population qui oblige à augmenter les places dispombles en centres d’accueil; l’obligation de moderniser les équipements hospitaliers; la rénovation des immeubles et, enfin, la préoccupation du développement communautaire.seulement $220 millions récupérés en rationalisant, mais la création d’un centre pour le développement de la productivité dans le secteur public.Le budget de dépenses déposé hier prévoit aussi des crédits pour les dernières mesures législatives ou gouvernementales: par exemple, application de la loi sur les archives; renforcement de la Régie de la sécurité dans les sports; $1.3 millions ( une hausse de 66.5 %) pour le Conseil des services essentiels, $9 mil-Uons pour le Commissariat 1531-1984, etc.C’est la région montréalaise qui remportera la palme en 84-85: sur les $1.6 milliard d’investissements prévus dans les dix régions du Québec, Montréal obtiendra $841 millions, de- vançant la région de Québec ($205.9 millions).On trouve ensuite le Bas-Saint-Laurent—Gaspésie ($89.8 millions, dont $11.1 millions pour la modernisation des usines des produits marins); la Mauricie—Bois-Francs ($74.9millions); le Saguenay—Lac-Saint-Jean ($69.3 millions) ; TEstrie ($60.2 millions); l’Outaouais ($59.8 millions); l’Abitibi-Témiscamingue (^3.2 millions); le Nouveau-Québec ($40.9 millions), et enfin la Côte-Nord ($22.6 millions, dont $4.8 milüons pour la modernisation des usines de produits marins).L’essentiel de ces dépenses régionales va au réseau routier (même si les dépenses pour la construction et l’entretien sont gelées cette année) ; à l’assainissement des eaux; aux infrastructures des réseaux de Tédu-cation et des affaires sociales.Cependant, $137.3 millions restent encore à répartir entre les régions, notamment $66.5 millions pour le reboisement, $20.7 millions pour les affaires sociales, $16 millions pour les parcs et réserves, $15 millions pour les centres de recherche, et $8 millions pour les stations de ski.Pour les CLSC, il y a moyen ide travailler en santé ihême si on n’est pas syndiqué • ^ 3>ar Renée Rowan JîLesCLSC Centre-Ville et Hoche-¦43ga Maisonneuve, en collaboration I»ec l’organisation Au bas de l’é-*MeIIe, offrent de nouveaux services •cjmfidentiels et gratuits de santé-sé-Icjirité au travail aux non-syndiqués jdte l’agglomération montréalaise.Z • L’accent sera mis sur l’accueil, jmnformation, la formation, les ser-j4ces juridiques et de référence.Les «(feux C LSC mettent déjà à la dispo-î»tion de ces travailleurs des ser-^ces préventifs et curatifs en santé-*^curité au travail, note Mme Miche- «^u pile Bail, agent d’accueil auprès des ¦ ' ~té,Aubas ?i^-syndiqués.De son côt l’échelle aide, depuis plusieurs an es déjà, les non-sÿndi(jués à défen-îiÇ'é leurs droits aux normes mini- males du travail (loi 26).Au Québec, 1,800,000 travailleurs et travailleuses ne sont pas syndiqués, soit sept travailleurs sur 10, dont plus de 35 % de femmes et un fort pourcentage d’immigrant/es.Démunis, isolés très souvent, ces non-syndiqués se retrouvent dans des secteurs d’activités qui comportent des risques sérieux pour la santé et la sécurité: services, commerces, petites manufactures et autres.Ils ont à faire face à (hvers problèmes: maux de dos, brûlures, troubles nerveux, problèmes de circulation sanguine, chutes et lésions, etc.Dans chacun de ces trois organismes, une personne spécialement formée assumera le service d’accueil et de prise de contact du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h; certains jours, le service sera ouvert jusqu’à 18 h de façon à favoriser les travailleurs.Il sera aussi possible de se présenter le soir, mais sur rendez-vous seulement.U n petit guide de santé et de sé-rite a curité au travail, intitulé A votre santé, tiré à 10,000 exemplaires, informe les travailleurs non syndiqués de leurs droits.On y traite des risques présents dans les milieux de travail, de la démarche à suivre pour améliorer ses conditions de santé et de sécurité au travail et des divers droits et recours des travailleurs.Ce guide de format pratique, qui se glisse facilement dans la poche ou le sac à main, est disponible dans les trois établissements déjà mentionnés et dans les CLSC de la région de Montréal.Pour se le procurer, il suffit d’en faire la demande.Pour l’Association cJes entrepreneurs en construction, le prochain décret «devra refléter la réalité économique» QUÉBEC (PC) — «Le prochain décret de la construction devra refléter les réalités économiques.Les taux de salaires payés présentement sont en train de tuer l’industrie de la construction.Entre autres, ils ont entraîné une prohfération du travail au noir.» Tel est le message que livre le président de l’Association des entrepreneurs en construction (AECQ), M.Franco Fava, dans le cadre de la tournée de consultation qu’ü mène présentement à travers le Québec.De passage dans la Vieille Capitale, lundi, M.Fava a rappelé les principes mis de l’avant par la partie patronale dans le cadre des négociations devant mener au renouvellement du décret de la construction.L’AECQ préconise une diminution de 20 % du salaire horaire.En contrepartie, les patrons s’engagent à lutter contre la plaie de l’industrie de la construction: le travail au noir.D’ailleurs, le président de l’AECQ s’estime incompris sur cette question de réduction du taux de salaire de 20 %.Selon lui, il faut distinguer entre le taux horaire moyen de $16.08 l’heure et le coût horaire moyen d’une heure travaillée (ce coût comprend le taux horaire moyen plus les bénéfices sociaux et les diverses primes) qui s’élève, selon M.Fava, à $21.47 l’heure.«Quand on parle de baisse de 20 %, c’est le coût ho- raire moyen ($21.47) que l’on veut baisser principalement en abolissant une foule de primes qui ont ni queue ni tête», explique-t-il.Le président de l’AECQ affirme qu’un travailleur de la construction, pour 40 heures par semaine, toucherait environ $50 dollars nets de moins si les demandés patronales prévalaient.Cependant, M.Fava s’empresse d’ajouter que le salaire moyen du travailleur de la construction pourrait passer de $16,000 à $20,000 par année en tenant compte des heures récupérées.M.Fava a souligné le problème criant des jeunes de plus en plus absents dans l’industne de la construction.«Par exemple, prenons le cas des monteurs d’acier de structure.(J’est un emploi très exigeant physiquement.C’est un ‘job’ pour des jeunes travailleurs.Or, actuellement, la moyenne d’âge est de 43 ans.Sans ce métier, il n’y a pas de place pour les jeunes qui sortent de l’école, lance-t-il.«Les jeunes ont des cartes de compétence.Mais on n’a pas de travail pour eux.Ça ne peut plus durer.Encore quelques années, et qui pourra leur permettre d’acquénr de l’expérience?C’est l’avenir de l’industne de la construction qui est en jeu», a-t-il ajouté.Pour défaire les libéraux, le NPD appuierait une motion conservatrice ¦ OTTAWA (PC) - Les néodémocrates seraient prêts à appuyer pratiquement toute tentative des conservateurs pour renverser le gouvernement libéral par un vote de non-confiance, a déclaré, lundi, le leader du NPD, M.Edward Broadbent.Cependant, a-t-il ajouté.une défaite surprise est peu plausible car le leader parlementaire du gouvernement, M.Yvon Pinard, est assez habile pour retarder un vote de non-confiance jusqu’à ce qu’il y ait suffisamment de hbéraux pour le contrer, tactique qu’ils ont d’ailleurs utilisé lunch.«Nous sommes opposés au gouvernement et nous sommes dans l’opposition, a déclaré M.Broadbent au cours d’une entrevue.Comment pourrions-nous, ou tout Canadien bien pensant, accorder la confiance à ce gouvernement quand il y a 1.5 mil-hons de chômeurs?» L’ensemble de l’opposition, composée de 31 députés néodémocrates, 100 conservateurs et un indépendant, ne peut pas battre le gouvernement libéral, qui compte 145 députés, pourvu qu’assez de députés libéraux soient présents.Cinq sièges des Communes sont vacants.Sonidage Sorecom: 52 % au PLC, 36 % aux conservateurs, 5 % au PN QUÉBEC (PC) - Si des élections fédérales avaient eu heu à la veille de l’annonce du départ de M.Pierre Trudeau, le Parti libéral aurait recueilli 52 % des VOIX au Québec contre 36 % pour le Parti conservateur.tes au téléphone entre le 14 et le 28 février.Avec un tel échantillonnage, la marge d’erreur possible varie de 1.25 % à 2.88 % 19 'fois sur 20.Les hbéraux auraient De nouveaux services de santé en français Quant au Parti nationaliste de M.Marcel Léger, il n’aurait obtenu que 5 % des voix, soit 1 % de moins (lue le Nouveau Parti démocratique.Discours du Trône: Davis s’engage à aider les jeunes chômeurs ontariens : TORONTO (PC)-Le 'gouvernement ontarien : s’est engagé, hier, à ve-’ nir en aide aux milliers : de jeunes chômeurs : dans cette province la ; plus industrialisée du : pays.; Dans un discours du ‘ Trône lu par le lieute- ^érin 1 éditeur nant-gouverneur John Black Aird, le gouvernement conservateur a promis de consacrer plus d’argent aux programmes d’emploi des jeunes et d’encourager l’éducation et la formation des jeunes.Il y a actuellement 175,000 jeunes Ontariens sans travail, âgés de 15 à 24 ans.Le gouvernement Davis a annoncé que l’un des ministres actuels, qu’il n’a pas nommé, sera responsable de tous les programmes d’emploi pour les jeunes.Après les jeunes, le gouvernement veut venir en aide aux femmes.C’est pourquoi il demandera aux municipalités, aux commissions scolaires et aux agences d’É-tat de suivre son exemple et d’appliquer des programmes d’action positive dans le but de procurer des emplois aux femmes.Il y aura enfin une étude sur les établissements financiers de la province: les banques.les sociétés fiduciaires, les courtiers en investissements et les compa-gmes d’assurances.Tels sont les résultats d’un sondage effectué par la firme Sorecom pour le quotidien Le Soleil auprès de 1,205 personnes âgées de 18 ans et plus, qui ont été join- donc effectué une remontée dans l’opinion publique depuis trois mois, puisqu’un sondage effectué par la même maison en novembre 1983 accordait 49 % des voix au Parti libéral, 39 % aux conservateurs, 6 % au NPD et 5 % au Parti nationaliste qui ne semble toujours pas faire de percée significative.aujourd’hui semblent contredire le résultat d’une enquête Gallup effectuée au tout début de février.À la question de savoir qui de M.Trudeau ou M.Brian Mul-roney ferait le meilleur premier ministre, 39 % des Québécois choisiraient M.Trudeau et 31 % M.Mulroney, soit un écart deux fois moins important que celui révélé par le sondage Sorecom.Les chiffres publiés iPRATIQUE :DU ^ VOCABULAIRE Par un groupe d'enseignants En vente dans toutes les librai Dans un autre ordre d’idées, le gouvernement a annoncé son intention de classifier ou censurer les vidéocassettes que l’on achète ou loue pour la maison.Pour les agriculteurs, le gouvernement s’est engagé à étabhr un conseil consultatif et un fonds de dévelppement des récoltes, afm d’aider à la recherche.PROnOUE DU VOCABUUURE Les F’ranco-Ontanens ne sont pas oubhés, puisqu’on leur a promis un plus grand nombre de services de santé dans leur langue.P» Ml yqypt tfUtlyiHi guérin - CUMIN 4501 Orolct Montreal H2T 2G2 Tel (514)142 3411 2-7601-1100-8) 4.50$ Cahier A (corrigé) (ISBN 154 pages Cahier B (corrigé) (ISBN 126 pages Cahier C (corrigé) (ISBN-2-7601-1102-4) 140 pages 2-7601-1101-6) 4,50$ 4,50$ 4560 rue Saint-Denw Montréal.Québec En vente dans les librairies: Station 168 est, rue Métro-Longueuil Longueuil, Québec Sainte-Catberine Montréal.Québec 4440 rue Saint-Denis Montréal, Québec Université de Montreal Faculté des sciences de l’éducation Section d'enseignement secondaire et collegial Certificat d’enseignement de l’expression dramatique Le programme: Ce certificat initie a I expression dramatique et a sa didactique Il facilite I application des programmes-cadres du ministère de I Education • Il permet aussi aux enseignants d autres disciplines d utiliser l'expression dramatique dans leur enseignement Le programme de 30 credits (plein temps et temps partiel) prévoit des cours-ateliers pour développer les divers moyens d expression des cours de didactique de pratique théâtrale et un stage pratique Les conditions d admission: Ce programme est offert aux maîtres en exercice (tous niveaux et toutes categories) ou aux personnes qui oeuvrent dans le domaine de I education Les maîtres munis d'un permis ou d'un brevet d enseignement son eligibles a la certification en expression et art dramatique au niveau de leur permis Date limite pour déposer des dossiers de demande d'admission: 1er avril 1984 (pour l'ete 1984) 1er août 1984 (pour septembre 1984) Pour tous renseignements.n hesitez pas a communiquer avec Le Bureau d information Faculté des sciences de l education Université de Montreal Case postale 6203 succursale A Montreal (Quebec) H3C 3T3 Tel 343-7622 ou 343-7900 Université de Montreal Faculté des sciences de l'éducation Section de mesure et evaluation en education Certificat de mesure et évaluation en éducation (30 crédits) Il s adresse aux enseignants aux responsables de formation en milieu de travail a toute personne qui oeuvre en education Il permet d'acquerir des connaissances théoriques et pratiques sur revaluation des eleves la construction d examens et autres instruments de mesure I elaboration des objectifs d un cours et des strategies d'enseignement I analyse et l'interprelation des résultats de la mesure pour fins devaluation Ce programme admet des etudiants réguliers et des etudiants libres On joeut s y inscrire a temps partiel ou a plein temps Les dates limites pour déposer une demande d'admission sont: Trimestre dete le 1er avril Trimestre d automne le 1er août Trimestre d hiver le 1er décembre Pour tous renseignements, n'hësitez pas a communiquer avec Le Bureau d information Faculté des sciences de I education Université de Montreal Case postale 6203 succursale A Montreal (Quebec) H3C 3T3 Tel 343-7622 OU avec La Section de mesure et evaluation en education (meme adresse) Tel 343-6639 LASEIGNEURIE DE LA PETITE-NATION 1801-1854 Le rôle économique et social du seigneur Cet ouvrage, déjà reconnu comme un modèle du genre, rend compte de la vie quotidienne dans la seigneurie de la Petite-Nation au cours de la première moitié du XIX® siècle.L’auteur y décrit surtout le rôle joué par les seigneurs Papineau (en particulier Louis-Joseph) dans l’établissement et l’évolution de cette seigneurie, la seule qui ait existé dans la région outaouaise.Claude Baribeau, La seigneurie de la Petite-Nation 1801—1854: le rôle économique et social du seigneur^ Hull, Les éditions Asticou, 1983, coll.Les hiers, 163p., 10,95 $ ISBN 2-89198-039-5 r sricou Tét (514)849-1112 Tél.(514)'677-6525 Tél.(514) 861-5647 Tél (514)843-6241 46t, rue Saint-Raymond / Hull (Québec) J8Y IR (819)776-5841 Distribution en librairie: DIFFUSION PROLOGUE INC. f Le Devoir, mercredi 21 mars 1984 Ils remettent aussi en cause le tirage au sort à Dorvai et Mirabel Trois ligues de taxi proposent le rachat de seulement 1,000 permis et la fin du « doublage » par Louis-Gilles Francoeur Après avoir accepté pendant deux ans le tirage au sort des postes de travail aux aéroports de Dorvai et Mirabel, les ligues de taxi de Montréal (A-11), Montréal-Nord (A-5) et du «West-lsland» (A-12) proposent de remplacer ce système, juge non rentable, au profit d’un accès libre à toutes les voitures dotées d’un permis.Les trois ligues de taxi proposent, en plus, au gouvernement du Québec un moyen moins coûteux que le rachat de 2,000 permis dans la région de Montréal, un projet d’environ $30 millions lancé officiellement, il y a quelques semaines, et soutenu par le ministre des Transports, M.Michel Clair.Ce rachat massif a pour but d’améliorer la situation financière des quelque 3,000 détenteurs de permis qui seraient intéressés à demeurer dans cette industrie.Les trois Ugues de taxi proposent, en effet, de limiter à 1,000 le rachat des permis, ce qui coûterait seulement $10 à $12 millions au reste des chauffeurs.Les trois organismes proposent aussi d’interdire le «doublage» des voitures, ce que suggérait déjà, en 1970, le rapport Bossé sur l’industrie du taxi.Grâce au «doublage», les voitures font chaque jour deux rondes de travail de 12 heures avec deux conducteurs différents.Ce système est surtout utilisé par les «gros» propriétaires montréalais.Si le doublage était interdit à Montréal, comme c’est le cas dans des grandes villes telles Paris, Lon- dres et New York, cela équivaudrait au retrait d’environ 1,000 voitures actuellement en service, a expliqué au DEVOIR un militant de la Ligue de Montréal.De plus, ajoute ce dernier, il en coûterait beaucoup moins cher aux chauffeurs pour financer un rachat «aussi limité» et l’objectif global serait ainsi atteint beaucoup plus rapidement.La prise de position des trois ligues a propos au tirage des places à Dorvai et Mirabel ainsi que «l’alternative» au plan de rachat lancé officiellement il y a quelques semaines, apparaissent dans un communiqué conjoint distribué dans cette industrie et remis au DEVOIR par des chauffeurs.Il traduit une certaine insatisfaction du milieu à l’endroit du rachat Les policiers ne s’entendent pas sur ’identité de celle qu’ils ont arrêtée par Rodolphe Morissette Deux policiers de la Communauté urbaine de Montréal ont arrêté une dame la veille du Jour de l’An pour possession de cocaïne.Elle ne leur a pas seulement filé entre les doigts sur les lieux même de l’arrestation: les deux agents ne s’entendent pas, au procès de l’accusée qui a lieu maintenant, sur son identité.L’identité de la dame n’est pas l’unique mystère que révèlent les témoignages au procès de Mme Francine Sauit-Jacques, qui a commencé lundi en Cour des sessions devant le juge Gérard Rouleau.Mme Saint-Jacques, 29 ans, répond en l’occurrence à une accusation de possession de stupéfiants à des fins de trafic.Parallèlement, elle doit répondre, à Hull, d’accusations de proxéni-tisme.Il s’agissait d’un réseau de prostituées de luxe, qu’elle est présumée avoir dirigé avec un policier d’Aylmer, M.Brian Tkacz, qui faisait partie depuis huit ans de la Sûreté municipale d’Ottawa.Vers trois heures du matin, le 31 décembre, les policiers Serge Champagne et Richard Gratton, de la CUM, immobilisent une Lincoln Continental sur la rue Jean-Talon.Ses quatre occupants, trois hommes et une dame qui venaient de quitter la discothèque «Célébrité», sont arrêtés par les deux agents et quatre autres venus en renfort.Dans le coffre de la voiture, en effet, les policiers venaient de trouver une mallette ouverte, contenant, outre les papiers personnels de Mme Saint-Jacques, un sac contenant 269.5 grammes de cocaïne (pure à 59 %), un revolver de calibre .38 chargé, un couteau spécial, un mélangeur et une balance de drogues et d’autres effets personnels.Quand vient le moment de ramener au poste les occupants de la voiture suspecte, on constate que la dame a disparu.Mme Saint-Jacques ne sera arretée, chez elle, qu’un mois plus tard.Au procès de celle-ci, l’agent Champagne est formel: l’accusée était bien dans la voiture le 31 décembre: il l’a longuement exami-¦ née.Son collègue Charron est aussi , formel: ce n’était pas elle du tout.Le propriétaire de la voiture, M.Vincenzo Créa, d’Ottawa, qui fut arrêté cette nuit-là, a témoigné aussi, ; toujours pour la Couronne,_que la dame avec laquelle il fut arrêté n’était guère Mme Saint-Jacques.C’était plutôt une Italienne, qu’il avait rencontrée quelques minutes plus tôt à la discothèque.Il y avait aussi acheté un demi-gramme de cocaïne (pure à 83 %), que les policiers ont retrouvé sur lui.Les deux procureurs de Mme Saint-Jacques, Mes Hector Courval et Normand Théberge, présentent : évidemment une défense d’alibi.En ce sens, Mme Saint-Jacques a témoigné, hier, pour expliquer qu’elle habitait avec M.Brian Tkacz et le fils Chester de ce dernier, à Aylmer.Elle s’y trouvait, raconte-t-elle, les 30 et 31 décembre.Le 30 décembre, elle avait passé la matinée au garage avec le petit Chester ( 12 ans), avait lait des emplettes l’après-midi, avait préparé du poulet pour le dîner de 21 heures et s’était couchée vers deux heures du matin.Chester, jugé apte à être assermenté par la cour, a témoigné de la même version, le souper au poulet y compris.Ni lui ni Mme Saint-Jacques ne se souviennent, cependant, de ce qui s’est passé ni de ce qu’ils ont mangé les jours précédant le 30 décembre.Chester se dit incapable, enfin, de dire le mois de 1984 au cours duquel eut lieu sa dernière rencontre avec Mme Saint-Jacques.La fameuse mallette saisie par la police le 31 décembre présente aussi de nombreuses énigmes.Première version: celle de M.Créa.Il aurait rencontré l’accusée quelques jours seulement avant Noël pour aller prendre un verre et discuter affaires.Elle aurait oublié sa mallette — qui était toujours fermée, précise-t-il — dans sa Lincoln.Au lieu de l’en avertir, il l’aurait déposée telle quelle dans le coffre arrière de sa voiture.Elle serait restée intouchée jusqu’à sa saisie par les policiers (elle était alors grand ouverte dans le coffre arrière), la veille du Jour de l’An.Mme Saint-Jacques explique, de son côté, qu’elle n’a vu M.Créa pour la dernière fois que fin septembre ou début octobre, moment où elle a perdu sa mallette, qu’elle reconnaît pourtant en cour.Elle dit n’avoir jamais eu en sa possession de revolver .38 ni d’appareils pour mesurer et moudre les drogues.L’accusée a raconté, par ailleurs, avoir eu des relations difficiles avec M.Créa l’an dernier.Elle possédait un salon de beauté à Ottawa, le Salon Nuance, de même qu’elle dirigeait une «agence de rencontres», du nom de Christina Escort.À son insu, témoigne-t-elle, M.Créa, de qui elle avait «une peur terrible», a tenté, au cours de l’été dernier, de s’emparer de ses deux commerces afin de les «contrôler».Il lui aurait fait des «menaces» de toutes sortes.Elle ne lui en confie pas moins la direction de la Christina Escort durant ses vacances d’été.De retour de vacances, elle tente de reprendre le contrôle de son agence de rencontres et, en novembre, elle décide de fermer son Salon Nuance, menacé de faillite.M.Créa estime — il en a témoigné — qu’il avait prêté $7,000 à Mme Saint-Jacques pour ses deux commerces.Elle raconte, elle, que M.Créa a, en effet, payé à son insu des factures de ses fournisseurs (dont il s’emparait dans son dos) pour ime somme à peu près équivalente.Le présumé réseau de prostitution de luxe et de drogues autour de l’agence Christina Escort fut démantelé au début de janvier par la GRC et la Sûreté du Québec.Mme Saint-Jacques et l’ex-policier Brian Tckaz subiront prochainement leur procès à cet égard.M.Tckaz a comparu, quant à lui, en janvier pour répondre a des dénonciations de trafic de stupéfiants.Toujours en janvier, enfin, M.Créa fut arrêté pour possession de cocaïne, de morphine et d’héroïne à des fins de trafic.Il a été libéré contre un cautionnement de $5,000, plus un engagement de $75,000 par un tiers.Le procès de Mme Saint-Jacques se terminera aujourd’hui avec le témoignage de M.Tckaz.de 2,000 permis, suggéré par la firme Secor.Les plus importants propriétaires de taxis ont accueilli avec beaucoup d’intérêt ce plan qui leur permettrait de vendre à prix d’or des centaines de permis de moins en moins rentables.Les petits propriétaires, par contre, sont beaucoup moins intéressés à faire les frais de cette opération qu’ils devront financer par une cotisation annuelle.Un ensemble de mesures comme «l’ouverture» des aéroports à tout le monde, l’interdiction du doublage et un rachat limité à 1,000 permis, apparaît à plusieurs comme une solution tout aussi efficace et beaucoup plus économique.Sans compter que l’État songe à accroître les clientèles par des mesures comme le tàxi-col-lectif.Les ligues de taxi doivent consulter, d’ici quelques semaines, leurs membres sur le plan de rachat de 2,500 permis.Les représentants des gros propriétaires et les simples militants de la Ligue commencent à avoir des vues de plus en plus tranchées et opposées sur cette question.Personne, toutefois, n’est en mesure de dire si le projet sera adopté, d’autant plus que cette consultation officielle ne portera que sur le rachat de 2,000 permis, sans référence à d’autres options.Certains s’inquiètent même du fait qu’on laissera voter, lors de cette consultation, les personnes qui veulent vendre leurs permis, alors que seuls les «acheteurs» du plan auront à le financer.La FMSQ contre-attaque, et poursuit le Dr Béchani par Renée Rowan La Fédération des médecins spécialistes du Québec ( FMSQ) et son président, le Dr Paul Desjardins, ont intenté hier une action en dommages pour diffamation contre un médecin ophtalmologiste de Montréal, le Dr Michel Béchard.Selon la poursuite, le Dr Béchard aurait causé un « tort important » à la FMSQ en rendant publique, la semaine dernière, une réclamation de $10,000 parce que la Fédération lui aurait refusé une prime d’éloignement qui lui aurait permis de s’installer en Gaspésie.La Fédération ne réclame qu'une somme symbolique de $100 compte tenu du fait que le Dr Béchard est un de ses membres.Dans sa poursuite en ('our provinciale, la semaine dernière, le Dr Béchard accusait la Fédération de mal utiliser le fonds de $7.50,000 que l'association doit distribuer à ses membres en primes d’éloignement.L’ophtalmologiste alléguait qu'lie s’en serait servi comme garantie contre un emprunt à la banque plutôt que de l’utiliser pour faciliter rétablissement de spécialistes dans les régions en pénurie.(::ette accusation est « ridicule » a affirmé, hier, en conférence de presse le Dr Desjardins.Comme preuve à l’appui, il a a rendu publique une lettre de la Banque royale du Canada datée du 15 mars 1984 affirmant qu’en aucun temps la FMSQ a cédé à la banque des fond^ en dépôt de quelque montant que ce soit en nantissement et ganran-tie collatérale contre un emprunt.Il a aussi produit une lettre du Trust général du Canada qui cer.-v tifie avoir acheté des certificats de dépôts garantis pour le compte de la FMSC et de les détenir encore.• .lusqu’à maintenant, a déclaré, le Dr Desjardins, la Fédération a accordé des primes d’établissement à 17 médecins, ce qui représente une somme totale de $390,000.Il s’agit de montants pour lesquels la FMSQ s’est déjà engagée mais qui n’ont pas tous encore été versés.La moi-tié du montant accordé est versé au moment où le médecin s’installe en région éloignée, l’autre moitié l’est un an plus tard.Selon le Dr Desjardins, la F'MSQ aurait refusé la prime d’éloignement au Dr Béchard parce qu’il y avait déjà cinq ophtalmologistes assurant des services en Gaspésie à partir de Rimouski, ce qui correspond au quota établi par le gouverr nement.« 11 ne s’agit pas pour nous de combattre le décret gouverner mental, mais de faire en sorte qu’iî y a des ophtalmologistes en nombre suffisant dans toutes les régions en pénurie.Or il y en a encore où l'on n’en trouve a aucun », a affirmé le Dr Desjardin.Pour I homme distingué, notre collection prêt-à-porter printemps-été 84 est arrivée Ou peut-on trouver un costume 100% pure laine Importée d' ITALIE griffé d'un nom prestigieux et ne coûtant que 295$?vous ne trouverez ce prix qu'au Cravates Gino Gasperini Roma 100% pure soie $20.00 402 HOMMES 2160, rue de la Montagne, Bureau 402 Montréal, Qué.Tel.: 849-9151 LES OBSEDES TEXTUELS Un roman drôle.Un personnage drôle.Des situations drôles.Un drôle de roman.Les Obsédés textuels, roman humoristique de Jean Delisie, plaisent beaucoup par un style d’une grande pureté, beau, vivant, rempli de souvenirs classiques, que c’est un plaisir de le lire.(Paul Gay, Le Droit) Les Obsédés textuels abondent en drôleries, en réflexions piquantes et en péripéties d’un comique Clinton Archibald, Un Québec corporatiste?, Hull, achevé.(Jacques Poisson, Le Devoir) Les éditions Asticou, 1984, coll.Questionnements, 429p., 19,95 $ Jean Delisie, Les Obsédés textuels, Hull, Les édi- ISBN 2-89198-048-4 lions Asticou, 1983, 196p., 11,95 $ ISBN 2-89198-044-1 UN QUEBEC CORPORATISTE ?Clinton Archibald, politicologue fort bien connu, nous propose ici un survol de l'évolution des idées et des comportements coporatistes, tout en nous conviant à une véritable histoire politique du Québec, depuis les années 1930 jusqu’à nos jours.Un livre appelé à devenir une pièce-maîtresse de la littérature historico-politique du Québec.r sricou r sricou 46a, rue Saint-Raymond / Hull (Québec) J8Y IR7 (819) 776-5841 Distribution en librairie: DIFFUSION PROLOGUE INC.46a, rue Saint-Raymond / Hull (Québec) J8Y 1R7 (819) 776-5841 Distribution en librairie: DIFFUSION PROLOGUE INC.MERCREDI 28 MARS — MIDI INSTITUT D’HOTELLERIE DU QUÉBEC M.Jean-Louis Roy Éditeur au journal Le Devoir Thème: Dans 15 ans, l’an 2000 ou Administrer le changement Billets: $15.00 membres $20 00 non-membres Renseignemertts et réservetlong: 465-2283 À VENIR 18 avril: Jean-Claude Scraire, Premier vice-président Caisse de dépôt et placement du * Québec La Corporation professionnelle des Administrteurs Agréés du Québec Pour l^clîât "de volxerbbrai «Moi et ma cheminée» FOiiite Melville Moi et ma cheminée Aime I iébM|r Ix’s fous cU’ Basson Giovanni Guaresefai Le petit monde de Don France ihiser maison chi désir Joseph Lamarche deRadetzky baloCalvino Le chevalier inexistant I CcuniJJO . Le Devoir, mercredi 21 mars 1984 .!I affaires sociales ¦ Plus que deux semaines La direction générale de la sécurité du revenu du ministère canadien de la Santé nationale et du Bien-être social, région de Québec, rappelle aux pensionnés qui reçoivent le supplément de revenu garanti ou l’allocation au conjoint, qu’il ne reste plus que deux semaines pour remplir, signer et [loster le formulaire qui leur est parvenu à cet effet à la mi-dé-cembre (’e formulaire doit être retourné au plus tard le 31 mars pour que le pensionné obtienne, dès avril, le supplément ou l’allocation auquel il a droit.Passé cette date, le pensionné, tout en ne perdant pas .son supplément ou son allocation, devra cependant attendre un mois ou meme deux pour en bénéficier Le pensionné qui a besoin d’aide pour remplir le formulaire n’a qu’à s’adresser au bureau de district de la sécurité du revenu au Québec, le jilus près de .son domicile.¦ L’Arche- Verdun tend la main La campagne de .souscription de l’Arche-Verdun, affiliée à l'Arche internationale fondée par un Canadien, M .lean Vanier, frère de l’ancien gouverneur général du Canada, Georges Vanier, se poursuit jusqu’au 1er avril Son objectif est de $.30,000 Un groupe d’hommes et de femmes a formé ici une communauté dont la mission est de favoriser le développement de iH‘r.sonnes handicapées, en créant avec eux un miheu où l’a-mité assure une sécurité L’Arche-Verdun compte deux foyers permet- tant a huit handicapés mentaux adultes de croître vers leur autonomie accompagnés d’assistants bénévoles qui assurent une présence continuelle.On e.spère ouvrir prochainement une troisième maison.Votre don doit être adressé aux Amis des handicapés de Verdun, 1030, .3e avenue, Verdun, 1140 2X8 ¦ Un nouveau dossier Le CLSC Centre-Ville, dans le cadre de sa mission de prévention-santé auprès des travailleurs et travailleuses du centre-ville, vient de publier un nouveau do.ssier intitulé Les terminaux à écran cathodique et la santé au travail.Ce dossier d’action et d’information est destiné à tous ceux et celles qui utilisent des terminaux à écran cathodique.Ce dossier comprend neuf documents présentés et rassemblés dans une chemise à double pochette.On y trouve un guide des étapes à suivre pour améliorer ses conditions de travail, un guide pour faire le portrait de son poste de travail et de ses conditions d’utilisation du terminal à écran cathodique, le guide de la travailleuse enceinte, les ressources ut lies en santé au travail, etc On peut se procurer le dossier directement au CL.SC moyennant $3 ou par la poste en incluant un chèque de $.5 à l’ordre du (M.SC Centre-Ville, 1199, rue de Bleury, 2e étage, Montréal, 113B3.il, tél.: (.'514) S66-.3761.¦ Des services de dépannage Désormais, les personnes âgées qui s’adresseront aux centres de jour des centres d’accueil pourront bénéficier d’hébergement temporaire, de lits de dépannage et d’un service téléphonique en opération jour et nuit Ces nouvelles mesures, note l’Association des centres d’accueil.peuvent permettre de résoudre le problème d’accessibilité que connaissent les personnes Âgées lorsqu’elle veulent trouver un ressource pour des .services autres que l’hébergement définitif.Ces nouveaux services visent à maintenir les personnes âgées le plus longtemps possible à domicile.¦ Ma retraite, un nouveau défi Le chômage et l’inflation, les mises à pied, les changement d’emploi, le travail à temps partagé, la retraite anticipée sont au^nf de facteurs qui depuis quelques années, ont considérablement modifié la retraite-Pour réfléchir à ces circonstances nouvelles, le Foruni des cUoyens âgés de Montréal invite pré-retraités et retraités à un forum intitulé «Ma retraite, un nouveau défi».Une première rencontre aura heu le 28 mars, à 19 h 30, à la Maison de l’éducation des adultes, 25, chemin de Chambly, salle 005, Longueuil.Elle sera suivie de deux autres; le H avril, au Centre marial montfortain, rue Bossuet, salle 23, Montréal, et le 25 avril, au pavillon Mgr-Gauthier, 750 est, boul.Gouin, salle 101, Montréal.H LINCA à la recherche de bénévoles Si vous avez du temps libre, l’Institut national canadien pour les av^-gles est à la recherche de bénévoles pour servir de guide, lecteur de coin de table, chauffeur, collaborateur pour les relations publiques ou simplement pour participer à des activités culturelles ou de loisir a\^c une personne aveugle.Pour tous renseignements sur la manière de devenir bénévole, appeler l’INCA au 284-2040._ , Renée Rowan I, L’avortement ne concerne pas , , r • que la femme (la Couronne) ^QXYWftS tï pYOjCSSlOflS l'ORONTO (PC) - L'avocat de la Couronne Arthur Pennington a sou-t«iu.en Cour .suprême de l’Ontario, hier, que «l’avortement n’est pas une inlervenlion médicale concernant seulement la femme, comme l’enlèvement d’une verrue».L’enfant à naître, a-t-il affirmé, «représente une valeur qui mérite la protection» Me Pennington plaidait à la reprise du débat sur une requête préliminaire de trois médecins, visant a faire casser l’accusation portée contre eux d’avoir comploté pour procurer un avortement Ces trois médecins .sont les docteurs Henry Morgcn-|,aler, de Montréal, Robert Scott, de sainte-Anne de-Prescott (Ontario); èt Leslie Smoling, de Toronto Selon eùx, l’accusation est inconstitutionnelle, en vertu de la nouvelle charte canadienne des droits et libellés.J t ! - Ce n’est cependant pas l’avis d Me Pennington, pour qui les lois canadiennes sur l’avortement n’ont pas été adoptées seulement pour protéger la vie et la santé de la femme enceinte, mais également pour protéger la vie qui se développe dans le foetus.Me Pennington a souligné que les femmes qui ont réellement besoin d’un avortement str «t bien servies, puisqu’il n’y a pas de pénurie d’hôpitaux agréés pour çi Mquer légalement des a vorter.i.-'”1 Canada II a montré au juge William Parker des photos faisant voir les différents stades de développement du foetus dans le ventre de sa mère, au cours des 20 premières semaines.Il a signalé les caractéri.stiques humaines remarquables du foetus.: I.; 0, .l en bref.: I ¦ Des chants pour le pape QUEBEC (PC) — Le répertoire des 28 chants liturgiques en vue du grand ras.semblement eucharistique à l’Université Laval de Québec, le 9 septembre, a été lancé, hier, à Québec.Le responsable de la visite du pape .lean-Paul II à Québec, Mgr Marc Leclerc, a indiqué que ce réper.toire sera envoyé dans toutes les paroisses des diocèses de Chicoutimi, llaute-Rive, Labrador-Schefferville, Gaspé, Rimouski, Sainte-Anne-de-la-Pocatière et Québec.Mgr Leclerc souhaite ainsi que les chrétiens puis.sent apprendre ces chanUs, afin qu’une immense clameur monte de la foule lors du ra.s.semblement du 9 septembre ' ¦ Grève dans un hôpital de la Mauricie SllAWINIGAN-SUD (PC) — Une grève tournante a débuté, hier, au Centre hospitalier régional de la Mauricie.En matinée, un premier débrayage d’une heure a eu lieu à la salle d’urgence, retardant ainsi les adnii.ssions de patients en clinique externe Aujourd’hui, la cafétéria devrait être fermée.L’hôpital emploie 900 travailleurs S^on le syndicat, l’impasse vient de l’application du décret imposé par l’Etat à l’hôpital.Le litige porte également sur le temps réservé à l’information syndicale aux membres et .sur l’affichage des postes à combler.De son côté, le directeur général du centre hospitaüer, M.Pierre Lemire, a qualifié le geste des syndiqués de «non civilisé» ¦ Ottawa et les loteries VERDUN (PC) — Le ministre canadien d’Etat au Sport amateur, M.! .lacques Olivier, a déclaré, hier, que le gouvernement fédéral ne rompait [las l’entente conclue avec les provinces, en 1979, en mettant sur pied une loterie sur les pans sportifs.Les provinces ont accusé Ottawa , de briser l’accord signé avec le gouvernement (Hark, qui leur accordait l’entière juridiction en matière de loteries.M.Olivier a exphqué qu’il y avait une différence entre une loterie, basée sur le hasard, et le pan sportif, où le gageur doit faire appel à .son jugement.¦ Une croisière à $20,000 OTTAWA (PC) — La prochaine aventure arctique du capitaine Torn Pullen se fera en première classe à bord d’un navire de croisière suédois 1 .’ancien officier de la marine canaienne, qui est reconnu comme une autorité sur les dangers marins, agira comme pilote du Lindblad E.\p/orer dont les 92 passagers débourseront $20,000 pour avoir le privilège de franchir le fameux pas.sage du Nord-Ouest en route vers le Japon, l’automne prochain «Sur une échelle de un à 10, je lui accord huit», a dit M Pullen, qui a franchi à deux reprises le passage du Nord-Ouest, ?de sorte qu’il peut évaluer les probabilités du succès de cette nouvelle aventure Au yeux de la Société royale de géographie du Canada, «le capitaine Pullen est la plus grande autorité en Amérique du Nord sur la navigation dans l’Arctique et sur les brise-glaces.I.e Lindhlad Explorer, qui quittera Saint-Jean ('l'erre-Neuve), le 30 août, est attendu à Yokohama, au .lapon, vers la fin de septembre ¦ Directeur d’Amway à ia retraite G RAND RAPIDS, Midi (AP) — MC Dale Duscher, l’un des quatre dirigeants de l’Amway, Corporation qui avaient fait face à des accusations criminelles au Canada, prendra sa retraite vendredi.M.Discher, qui est âgé de 59 ans, a expliqué, hier, que sa retraite anticipée n’était pas «particulièrement reliée» à la réorgani.sation en cours à la compagnie de ventes directes, cla.ssée deuxième aux Etats-Unis.MM.Dis-cher.William J Halliday ainsi que les co-fondateurs d’Amway, MM.Rich DeVos et Jay Van Andel, avaient été incriminés au Canada, l'an dernier, dans une enquête sur des allégations de fraude douanière.Les accusations portées contre eux avaient été retirées.Amway et sa fihale canadienne.Amway of Canada, Ltd, ayant reconnu avoir fraudé les douanes et payé $25 millions d’amende Des accusations sont toujours pendantes devant le tribunal civil.Amway ayant prétendûment omis d’acquitter plus de $100 milhons de droits de douanes, taxes et pénalités.¦ important séisme en Ouzbékistan MOSCOU (AFP) — Un séisme s’est produit, lundi, en Ouzbékistan, a-t-on confirmé, hier, à Moscou de source soviétique sans autre précision Une commi.ssion gouvernementale ouzbéque s’est rendue sur les lieux du sinistre, a-t-on appns auprès de la représentation permanente à Moscou de cette république soviétique hmitrophe de l’Iran.L’envoi rapide d’une commission d'enquête laisse penser que la secous^ tellurique pourrait avoii fait d’importants dégâts.Selon le Centre d’études sismologiques de Golden, dans le Colorado, ce tremblement de terre a eu heu lundi à 20 h 29 G MT.soit mardi à 0 2h 29 locales.Sa magnitude était de sept sur l’échelle de Richter qui en compte neuf.Selon des informations de source occidentale, l’épicentre du séisme se trouverait dans la région de la ville de Gazli, à une centaine de kilomètres de Boukhara ¦ Les femmes au congrès iibérai OTTAWA (PC) — I>es déléguées du congrès au leadership du Parti libéral du Canada pourraient avoir une influence déterminante si elles votent en bloc.Mme Lauris Talmey, présidente de la Commission nationale des femmes libérales et membre de l’exécutif national du parti, a déclaré, lundi, qu’elle presse les déléguées de ne pas s’engager jusqu’à ce que tous les candidats aient fait connaître leur programme, puis de voter en groupe pour celui qui s’engagera davantage pour la cause des femmes.Elle a admis que quelques déléguées se sont déjà rangées aux côtés d’un candidat, «mais il y en suffisamment qui ne sont pas encore engagées pour créer un impact».Sur les 3,400 délégués qui assisteront au congrès de juin, au moins 1,000 seront des femmes, une hausse marquée par rapport à 1968 où sur les 2,500 délégués.450 seulement étaient des femmes Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes ALLIED COLLOIDS (CANADA) INC.' O REPRÉSENTANT DES VENTES — DIVISION DU TEXTILE EMPLACEMENT: QUÉBEC Une compagnie de produits chimiques, bien établi dans le marché, avec une large clientèle industrielle, est à la recherche d’un Représentant Technique qualifié, pour sa division du textile, situé dans la province de Qué bec La compagnie est à présenter au marché Canadien une nouvelle et passionnante gamme de produits qui sont utilisés dans les industries du textile Européen et d’Extréme Orient, C’est une nouvelle opportunité d’une de nos divisions à l’intérieur de notre compagnie.La personne que nous recherchons doit être familière avec l’industrie du textile et doit être bilingue li/elle devra demeurer dans la Province de Québec, préférablement à Montréal ou dans les environs Un degré en Chimie ou l’équivalent sera un avantage, cependant, n’est pas mandataire Une agressivité et personnalité dans le milieu des affaires sont plus importantes Préalable expérience dans la vente, quoique préférable, n’est pas nécessaire La compagnie offre un excellent salaire, une voiture de la compagnie, compte de dépenses et autres excellents bénéfices.Les candidats intéressés, devront envoyer un résumé complet de qualifications et d’expériences anterieures a AI.LIKD COLLOIDS (CANADA) INC.Gérant des Ventes Division du Textile 5955 Airport rd, Suite 218 Mississauga, Ontario L4V 1R9 ^Pas d'Agences S.V.P.J May & Baker Canada Inc., une compagnie en pleine expansion, faisant partie du groupe RHONE POULENC, recherche un REPRÉSENTANT TECHNIQUE-COMMERCIAL pour la vente et promotion de produits chimiques spécialisés et industriels.Territoire: Québec et les Maritimes.Qualifications: — Posséder un diplôme universitaire en chimie ou chimie industrielle — Être parfaitement bilingue — Expérience pertinente dans la vente de produits chimiques au Canada — Dynamisme, autonomie et une sérieuse volonté de faire carrière au sein d’un groupe en pleine évolution.La compagnie fournit une voiture et une gamme complète d’avantages sociaux Le salaire sera en fonction de l’expérience Adresser votre curriculum vitae à l'attention de: Pierre Baracat MAY & BAKER CANADA INC.3300 Côte Vertu Saint-Laurent, Qué.H4R 2B7 (Pat de téléphone SVP) RHÛNS POUŒNC SECRETAIRE - OFFICIER DE LA COMMISSION (offre d’emploi numéro C-84-6) La Commission sollicite des candidatures afin de combler le poste de Secrétaire — Officier de la Commission.LIEU DE TRAVAIL: Montréal ATTRIBUTIONS: Sous l’autorité de la Présidente et conformément aux normes administratives adoptées par la Commission à cet égard, fournir le soutien nécessaire à la tenue des séan- ' ces de la Commission et des Comités de celle-ci en convoquant les participants, en tenant le procès-verbal, en rédigeant les résolutions et en s’assurant de leur diffusion et de leur application; agir à titre d’officier de la Commission, en assurant la garde des dossiers, en certifiant les extraits des registres et de tous documents émanant de la Commission CONDITIONS D’ADMISSION: Être membre du Barreau et avoir huit (8) années d’expérience pertinente à l’emploi TRAITEMENT: Selon l’échelle actuellement en vigueur De 31 339 $ à 58 046 $ Toute candidature sera traitée confidentiellement et devra être soumise au plus tard le 31 mars 1984 à Direction des Services administratifs Commission des droits de la personne 360, rue St-Jacques ouest Mezzanine Montréal, Qué.H2Y 1P5 en y indiquant le numéro d’offre d'emploi.Commission des droits de ia personne du Québec directeur(TRIce) des SOINS INFIRMIERS Le centre: Le centre Hospitalier Thoracique de Montréal est doté de 124 lits (court et long terme), accrédité, spécialisé (respirologie), enseignant et membre du réseau McGill.Le poste: Responsable de la direction et de l’administration des services infirmiers.Exigences: — Membre en règle de l’O.I I Q.— Expérience minimale de 5 ans en administration des soins infirmiers — Préférablement de niveau maîtrise — Bilingue Salaire: selon les normes du M A S.Soumettre votre curriculum vitae à CENTRE HOSPITALIER THORACIQUE DE MONTRÉAL 3650 rue St-Urbain Montréal, (Qué) H2X 2P4 Attention du Directeur Général RESPONSABLE D’UN DOSSIER EN ÉLECTROCHIMIE L Institut national de la recherche scientifique, unité constituante de l'Université du Québec, sollicite des candidatures pour le poste de responsable d'un dossier en électrochimie pouvant conduire à la création d'un centre Ce groupe de chercheurs devrait être installé dans ou à proximité des laboratoires en électrochimie du Conseil national de recherches du Canada à Shawinigan-Sud et travaillera en étroite collaboration avec l'INRS-Ènergie et l'Institut de recherche d Hydro-Québec (IREQ) La mission de ce groupe sera de former des chercheurs en électrochimie et d effectuer des recherches fondamentales et appliquées dans des domaines multidisciplinaires et complémentaires à ceux des autres institutions et centres de recherche de la province Conformément aux objectifs de l'Institut, le responsable du dossier devra participer étroitement à l'élaboration des programmes de recherche et d'enseignement (maîtrise et doctorat), au recrutement du jjersonnel et à l'organisation et la gestion des ressources disponibles pour réaliser les programmes et prqets autonsés Le candidat à ce jxiste doit posséder un doctorat dans une discipline pertinente, avoir une expérience en recherche en électrochimie et dans la direction d'équipe de recherche Toute candidature devra être accompagnée d'un curriculum vitae et présentée à I INRS avant le '12 mai 1984.> Veuillez faire parvenir toute correspondance au' Directeur des ressources humaines Institut national de la recherche scientifique Case postale 7500, Sainte-Foy, Québec G1V 4C7 Téléphone: (418) 657-2560 (poste 2410) "I Université (ju Quebec Institut national de la recherche scientifique ORDRE DES INFIRMIÈRES ET INFIRMIERS DU QUÉBEC 4200 ouest, boul.Dorchester, Montréal, Québec H3Z 1V4 DIRECTRICE DES SERVICES PROFESSIONNELS RESPONSABiLiTËS Sous l’autorité de la directrice générale et secrétaire de l’Ordre, la directrice des services professionnels, planifie, organise, dirige, coordonne, évalue et contrôle les activités relatives: — à l’ensemble des dossiers concernant le service professionnel à donner à la population ayant pouf base les soins de santé primaires; — à l'ensemble des dossiers concernant l’exercice professionnel et la formation professionnelle de i'infirmière; — à l'ensemble des dossiers concernant l’environnement politico-social de la pratique des soins infirmiers, — à l'information d’intérêt général et scientifique pour l'ensemble des membres de l’Ordre via le Nursing Québec et le Centre de documentation; — à l'information spécifique concernant la règlementation des actes.EXIGENCES — membre de TO I I.Q.; — diplôme de 2e cycle en sciences infirmières ou préférablement un diplôme de 3e cycle; — minimum de dix (10) années d'expiérience variée en enseignement, soins infirmiers, santé communautaire, clinique et recherche; — connaissance du système de santé et du système d’éducation au Québec; — connaissance des lois du domaine de la santé et des domaines connexes.— capacité à faire travailler ensemble'des professionnels d’expertise variée; — maîtrise les éléments constitutifs de la prospective en soins infirmiers; — français et anglais.TRAITEMENT Classe 2 Minimum 34 000 $.Maximum 51 600 S.SYNDIC RESPONSABILITÉS Sous l’autorité de la directrice générale et secrétaire de l’Ordre, la syndic en conformité avec le Code des professions, la loi sur les infirmières et infirmiers du Québec et le Code de déontologie, planifie, organise, exécute, évalue et contrôle l’ensemble des activités relatives; — au fonctionnement du bureau du syndic: — à la discipline; - aux états de santé: — à l'exercice .:''iqal de la profession.EXIGENCES — Est membre de l'O.I.I.Q.; — détient un diplôme de 2e cycle en sciences infirmières ou l’équivalent; — possède un minimum de six (6) années d’expérience clinique en soins infirmiers; — connaît parfaitement la législation et la règlementation qui s'appliquent à la profession d'infirmière; — possède des notions de Droit (procédures légales — valeur de la preuve — jurisprudence): — démontre une grande capacité à faire face à des situations délicates; — manifeste un intérêt exceptionnel pour la protection du public: — s’exprime facilement en français et en anglais: — mallrise les techniques d’enquête; — possède un permis de conduire; — travaille sous pression; — est appelée à effectuer beaucoup de déplacements TRAITEMENT Classe 2.Minimum 34 4(X) $.Maximum 51 6(X) $ Les personnes Intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae avant le 28 mars 1984 à: ThérèM Guimond Directrice générale et secrétaire de l’Ordre Le Devoir, mercredi 21 mars 1984^IB S Varsovie lâche du lest dans la guerre du crucifix VARSOVIE (d’après AFP et Reuter) — Les autorités polonaises ont fait une concession dans la « guerre des crucifix » en renonçant à demander une déclaration d’allégeance laïque aux parents des quelque 400 élèves qui avaient occupé, les 6 et 7 mars dernier, le groupe scolaire agricole de Mietne-Garwolin, a déclaré hier l’évêque Jan Mazur.Au cours d’une messe de soutien aux élèves dont l’établissement est toujours fermé, célébrée à Garwolin (70 km au sud est de Varsovie), devant quelque 3,000 fidèles, l’évêque du diocèse a déclaré qu’un haut responsable l’avait « assuré que les autorités ne demanderaient plus un engagement écrit des parents d’élèves » reconnaissant le caractère laïc du lycée où tous les crucifix ont été retirés, et promettant que leurs enfants ne se mettraient plus en grève.Mgr Mazur a par ailleurs déclaré qu’il s’était entretenu, hier matin.pendant plus d’une heure, avec le mi nistre des Cultes, M.Adam Lopatka, pour trouver une solution à l’affaire de Mietne, épisode le plus spectaculaire de la confrontation entre l’Eglise et le pouvoir.L’évêque a réaffirmé que l’Église continuerait de demander le retour des crucifix dans les écoles sans toutefois « recourir à la violence ».De son côté, la police polonaise a procédé la semaine dernière à des perquisitions aux départements de ÎPhilosophie et de Littérature polonaise de l’Université de Cracovie et a interpellé plusieurs universitaires qui ont été relâchés au bout de quarante-huit heures, a-t-on appris hier dans les milieux diplomatiques de Varsovie.On précise que cette intervention de la police est une des plus importantes dirigées contre les milieux académiques depuis l’instauration de l’état de siège, en décembre 1981.Début de pénurie alimentaire à Kaboul ISLAMABAD (d’après Reuter et AFP) — À l’issue de violents combats, les résistants afghans semblent avoir réussi à retarder une offensive soviétique contre la vallée du Panjs-hir, mais se préparent néanmoins pour une telle attaque avant la fin du mois, ont indiqué hier des diplomates occidentaux à Islamabad.M.Ahmad Chah Massoud, chef des rebelles dans cette vallée, à 90 kms au nord de Kaboul, a coordonné sa stratégie avec les maquisards qui opèrent à Kaooul et à la périphérie de la capitale afin de créer des opérations de diversion, précise-t-on de même source.¦Aussi, les vivres et le pétrole commencent à manquer à Kaboul à la suite d’une multiplication des attaques de convois de poids-lourds reliant l’Union soviétique à la capitale afghane, à travers la route montagneuse du Salang.Selon des sources diplomatiques occidentales, citant à Islamabad des informations en provenance de Kaboul, quelque 75 camions ont été détruits entre le 8 et 14 mars par les maquisards du commandant Massoud.Devant la pression des maquisards, plusieurs convois ont dû rebrousser chemin vers l’URSS.Les résultats de cette tentative de blocus économique n’ont pas tardé à se faire sentir à Kaboul où le manque de produits pétroliers est très aigu.La plupart des stations-services sont fermées, indiquent les diplomates occidentaux.La farine et le sucre commencent également à manquer, affirment les diplomates selon lesquels une situation analogue se développe à Kandahar, deuxième ville du pays au sud de Kaboul, également largement approvisionnnée par les convois venus d’URSS.Dans une lettre rédigée au début du mois, Massoud avait prévenu son parti, le Jamiat-i-Islami, précisant qu’un important contingent soviétique et afghan se trouvait sur la principale route qui mène vers la vallée.On confirme de source diplomatique que cette colonne a été contrainte de rebrousser chemin à l’issue de deux jours de violents combats qui ont fait une cinquantaine de morts parmi les forces soviéto-afg-hanes.Un nombre important de camions et de transports de troupes blindés ont également sauté sur des mines, pr&isent les diplomates.À l’heure actuelle peu dejsoldats se trouvent à pied d’oeuvre, précisent les ambassades occidentales à Kaboul.Depuis, les commandants soviétiques ont envoyé des avions dattaque au sol Su-25 en renfort à la base de Baghram, mais n’ont pas envoyé d’autres fantassins.Ils ont également intensifié leurs vols de reconnaissance au-dessus de la vallée, précise-t-on de source proche du Jamiat à Peshawar.De nombreuses femmes et enfants ont évacué la vallée en prévision de l’offensive que les maquisards du Jamiat attendent avant la fin du mois.Les Soviétiques ont déjà tenté à six reprises de reprendre la vallée, mais n’y sont pas parvenus jusqu’à présent.D’autre part, l’absence du ministre afghan de la Défense lors d’un important défilé militaire a fait naître des rumeurs de remaniement à la tête du ministère, indiquent des diplomates occidentaux.Selon les ambassades occidentales à Kaboul, le général Abdul Kadir, qui n’a pas assisté au défilé de mars dans la capitale afghane, aurait été remplacé par le lieutenant-colonel Mohammad Aslam Watanjar, ministre des Communications et chef de la région militaire de Kaboul.Le lieutenant-colonel Watanjar, tankiste formé en Union soviétique, avait dirigé les forces terrestres lors du putsch de 1978.Les analystes occidentaux le considèrent comme l’un des rares Afghans à bénéficier de la confiance des Soviétiques.Sans être en mesure de confirmer ce remaniement, les milieux afghans exilés à Peshawar, au Pakistan, faisaient remarquer hier que le général Kadir avait été récemment hospitalisé pour des troubles oculaires, et que cette hospitalisation aurait pu servir de prétexte pour le remplacer.Le président Babrak K armai avait remanié la hiérarchie militaire début janvier, remplaçant le chef de l’état-major et nommant premier vice-ministre de la Défense un commandant qui venait de suivre une formation prolongée en Union soviétique.Bien que les organes officiels fassent l’éloge de ce qu’ils appellent les victoires de l’armée régulière afghane, les diplomates occidentaux rappellent que celle-ci a été décimée par les combats et les désertions.Mitterrand à Washington WASHINGTON (AFP) — Le président François Mitterrand est attendu aujourd’hui à Washington, où il entame une visite officielle de 8 jours aux États-Unis.M.Mitterrand doit s’entretenir demain avec le président Ronald Reagan.Ce dernier a estimé, dans une interview à l’AFP, que les relations franco-américaines avaient « rarement été meilleures qu’aujour- Éducation permanente Cours du soir de langues vivantes À partir du 30 avril 1984 Durée: 8 semaines (45 heures) Frais de scolarité: 150$ Anglais et français Cinq niveaux; cours sanctionnés par un certificat de compétence.Le centre offre également: — des cours d’anglais avancé: Composition et Administrative Writing; — des cours d’anglais et de français à tous les niveaux, le samedi; — des cours intensifs d’anglais et de français (225 heures).Tests de classement A subir le jour de votre choix: Cours d’anglais: 26 mars ou 2 avril à 19h.Cours de français: 27 mars ou 4 avril à 19h.Les candidats au test doivent s'inscrire en personne à partir du 5 mars du lundi au jeudi, de 9h à 18h30.Frais de test: 5 $ (pas de chèques, s.v.p.) • allemand • espagnol • Italien • russe Poor recevoir notre brochure prière de s'adresser au: Centre d'éducation permanente.Université McGill: Pavillon de la Bibliothèque Redpath, Salle 214, Téléphone: 392-8301.Adresse postale: 3461, rue McTavish, Montréal, Oué., H3A 1Y1.Selon des habitants de Cracovie, la police s’est mise récemment à dresser de nuit des barrages routiers aux principaux carrefours, fouillant les voitures pour vérifier si elles ne transportent pas de publications clandestines.Fondée il y a 620 ans, l’Université Jagellonne, du nom d’une des dynasties qui gouverna la Pologne, est connue pour son indépendance d’esprit.C’est dans ses locaux que M.Javier Perez de Cuellar, secrétaire général des Nations unies, a rendu hommage le mois dernier à la liberté académique et a dénoncé, sans les citer, les pays qui privent leurs ressortissants de leurs droits civiques, religieux, politiques, économiques et syndicaux.Depuis début janvier, les autorités policières et judiciaires ainsi que les media ont renforcé leur campagne contre les dissidents.Dans les milieux diplomatiques occidentaux de Varsovie, on note que cette répression semble avoir la bénédiction de l’Union soviétique qui.en 1980 et 1981, s’est montrée impatiente de l’impuissance des autorités polonaises à endiguer l’influence du syndicat indépenofant Solidarité.Les dernières interpellations en date concernent deux avocats connus, Mes Maciej Bednarkiewicz et Wladyslaw Sila-Nowicki, et un écrivain proche de Solidarité, M.Marek Nowakowski.On apprend par ailleurs de source informée que la police a perquisitionné la semaine dernière l’appartement de M.Dariusz Fikus, un journaliste d’opposition.On dit aussi de source ecclésiastique que deux prêtres de Garwolin ont été interrogés lundi par la police sur les manifestations suscitées au -m sein de la population estudiantine de la ville par la décision des autorités de retirer les crucifix de leurs collèges.Ce regain de fermeté est confirmé par la publication, hier, d’un document du Parti ouvrier unifié polonais (PGUP) soulignant la nécessité de venir à bout de l’opposition.Le général Wojciech Jaruzelski, qui a personnellement approuvé le document, ^ a fait écho lundi dans un discours clôturant une conférence de trois jours du POU P : « une lutte politique acharnée est en cours.Les ennemis du parti sont nombreux », a-t-il dit.11 a toutefois mis en garde les « durs » du parti impatients d’en découdre avec les dissidents en soulignant la nécessité pour les militants de ne pas abuser de leur autorité.Intitulé « Que combattons-nous et où allons-nous », le document du parti déclare ; « nous coopérerons avec quiconque veut vraiment travailler honnêtement au bien du pays.Mais nous livrerons un combat constant et déterminé contre les opposants du socialisme».Le document accuse les opposants au pouvoir communiste de s’etre alliés aux pays occidentaux pour tenter d’exploiter la révolte des travailleurs qui, en 1980, devait donner naissance à Solidarité.Il dit aussi qu’après certaines • erreurs et échecs » de l’après-guerre, le parti a « fait la preuve de son honnêteté politique et de sa forée morale et a confirmé son droit à conduire la nation dans le renouveau socialiste ».Le document promet par ailleurs une intensification de la lutte contre « le vol, la corruption, le parasitisme et les profiteurs » et souligne la nécessité de poursuivre les réformes en matière de décentralisation introduites en 1981.Le Vietnam prêt ào retirer ses troupes du Cambodge si.,.La nièce du premier ministre est-allemand Wlli Stoph, Mme Ingrid Berg, est arrivée hier avec son mari et leurs deux enfants au centre des réfugiés de Giessen en RFA.La fatfiille Berg s’était réfugiée fin février à l’ambassade de la RFA à Prague pour demander l’asile politique en RFA.Elle était rentrée en RDA six jours plus tard après avoir obtenu l’assurance des autorités est-allemandes de pouvoir émigrer en RFA.(Photolaser AP) Le Sénat dit non à la prière à l’école WASHINGTON (AP) — Le Sénat a repoussé mardi la proposition du président Ronald Reagan d’un amendement constitutionnel qui aurait autorisé l’organisation de séances de prières dans les écoles publiques.La proposition a obtenu 56 voix pour et 44 contre, mais il en fallait 67 pour arriver à la majorité requise des deux tiers.Les partisans estimaient que cet amendement aurait satisfait une majorité d’Améri- cains, les opposants remarquant au contraire que les élèves pouvaient déjà prier sans l’aide du Congrès et que de toute façon, cela aurait porté atteinte au principe de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.BANGKOK (Reuter) — Le ministre indonésien des Affaires étrangères, M.Mochtar Kusumaatmadja, a déclaré hier à Bangkok que le Vietnam était convenu du principe d’un retrait, à terme, de son contingent de 180,000 hommes du Cambodge.Il a toutefois précisé que Hanoi n’acceptera pas le retour au pouvoir à Phnom-Penh des Khmers rouges et de leur chef Pol Pot.« 11 y a trois ans, ils (les Vietnamiens) déclaraient encore que la présence vietnamienne au Cambodge était irréversible », a raopelé M.Mochtar aux journalistes a son arrivée dans la capitale thaïlandaise, où il est venu faire part aux dirigeants de Bangkok des entretiens qu’il a eus la semaine dernière à Djakarta avec son homologue vietnamien, M.Nguyen Co Thach.« Aujourd’hui, ils disent qu’ils acceptent le principe de se retirer », a dit M.Mochtar.Il a toutefois ajouté que Hanoi était hostile à l’idée d’un retrait partiel de ses forces au Cambodge, car il estime que cela permettrait à Pol Pot de reprendre le pouvoir.M.Mochtar a par ailleurs démenti que l’Indonésie soit en désaccord avec les cinq autres pays de l’Association des nations du sud-est asiatique (ASEAN) sur le conflit cambodgien.« On a émis toutes sortes d’hypothèses d’après lesquelles nous aurions une politique différente.(.,.) Mais c’est tout bonnement faux », a-t-il souUgné.L’ASEAN estime que la présence vietnamienne au Cambodge est une menace à la sécurité de la région.fe Le prince Norodom Sihanouk, ancien chef d’État cambodgien, qui dirige la coalition opposée a l’dccupa-tion vietnamienne de son pajjs, a affirmé de son côté hier que (’attitude du Vietnam était toujours aussi rigide, et il s’est engagé à poursuivre la résistance à l’occupant., .Le prince Sihanouk, qui s’adressait à des journalistes dans sa base de Phum Thmei, en territoire khmer proche de la frontière thaïlandaise, a taxé M.Thach de « malhonnêteté » our avoir déclaré récemment que e Vietnam cherchait une nouvelle approche à un règlement a)i Cambodge.M.Thach, qui est lui-même arrivé à Bangkok lundi soir a dit Récemment que le Vietnam était! prêt à aborder la question cambodgienne dans des entretiens avec l’ASEAN.« Il ne veut pas de solution!au problème cambodgien, aussi nqus continuerons à nous battre », a ajouté le prince Sihanouk, qui a aussi démenti des allégations vietnamiennes selon lesquelles la Thaïlande sert de sanctuaire aux forces anti-vietnai)iiennes le long de sa frontière avec le Cambodge.Son Sann, le premier ministre du gouvernement du Kampuchea démocratique (la coalition ahti-viet-namienne au Cambodge), a quant à lui lancé hier à Djakarta un appel en faveur d’une conférence de paix à laquelle participeraient toutes les parties concernas au Cambodge.À l’issue d’une visite de cinq jours en Indonésie, il a recommahdë que Bandoung, sur l’fle de Java occidentale, serve de cadre à une tqlle conférence.d’hui » en dépit des « philosophies politiques différentes » des deux présidents.« Ce que nous partageons le plus, c’est un engagement commun vis-à-vis de l’Alliance Atlantique », a ajouté le président américain.Tant à la Maison-Blanche qu’au département d’État, on insiste sur le fait qu’à l’heure actuelle les États-Unis et la France « sont d’accord sur les principales questions » internationales, notamment les relations Est-Ouest, la défense Atlantique et la si-tuation au Proche-Orient et en Afrique.Par ailleurs, le chef de l’État français vient à Washington alors que la France assure la présidence de la Communauté européenne et au lendemain d’un sommet européen décisif à Bruxelles.À ce sujet, on souligne que contrairement à ce que certaines analyses récentes paraissaient indiquer, il n’y a pas de « divergences croissantes » entre l’Europe et les États-Unis mais au contraire de plus en plus de « convergences » sur les principaux problèmes (économie, Est-Ouest, défense).Le président français se rendra samedi prochain à Atlanta, puis à San Francisco, pour ensuite passer par Pittsburgh et New York.+ SUISSE TOUKS PERMIS DU QUE.INFO 288-2311 À Magog, une bonne adresse.l'Aukitge Ski alpin ou de randonnée.Pécha sur le lac.Oeml-pentlon, par para., occ.dble, Un de semaine B3 $, semaine 219 S.Aiur réservation: (810) 843-6$21 l’autol^ilanjent La façon sûre, simple et légale de faire vous-même votre testament: — Conçu par un notaire pour les situations courantes.— Prix modéré.— Enregistré et confidentiel.Protégez vos héritiers des problèmes et des contestations de testament.Informations gratuites à: (514) 669-3510 ou à 15 Boul Lévesque.Laval (Pont Viau).H7G 1B3 CHERE ELIZE Une correspondance historico-hystérique entre un avocat du Québec et Sa Très Gracieuse Majesté, Elizabeth 11.Qu’il (R.Décary) nous pardonne de lui déclarer qu’il mérite pleinement un doctoral d’humour.(Roger Duhamel, La Presse) Décary manie le verbe et la satire avec une aisance qu’on ne retrouve pas souvent dans la littérature québécoise .(Michèle Tremblay, Le Journal de Montréal) Robert Décary, Chère Élize, Asticou, 1983, 102p., 9,95 $ ISBN 2-89198-045-X Hull, Les éditions r sricou 46a, rue Saint-Raymond / Hull (Québec) J8Y IR7 (819) 776-5841 Distribution en librairie: DIFFUSION PROLOGUE INC.Jk Université de Montréal Faculté de l'éducation permanente Une réponse de choix à vos besoins de formation.ies programmes de ia Facuité de i’éducation permanente A TOUS CEUX OUI • veulent compléter ou enrichir leur formation • songent à se réorienter dans le marché du travail • détiennent un diplôme de premier cycle et veulent élargir le champ de leurs connaissances La Faculté de l’éducation permanente qui intervient dans divers champs d'étude et de formation, offre les programmes suivants au printemps 1984; CERTIFICATS (30 crédits) Publicité • Relations publiques Recherche documentaire et rédaction française* • Traduction I • Traduction II Animation de la vie étudiante • Relations industrielles I • Santé et sécurité du travail Sciences infirmières: milieu clinique • Sciences infirmières: organisation des soins • Sciences infirmières: santé communautaire Gérontologie • Toxocomanies: prévention et intervention Créativité: fondements et techniques • Culture et civilisation • Études individualisées.MICROPROGRAMMES (de 9 à 12 crédits) Pratique de la grammaire normative* • Environnement et plein air • Perfectionnement des intervenantes et intervenants auprès des femmes.Les microprogrammes et les certificats sont terminaux; ils peuvent cependant, selon le cas, être intégrés dans un certificat (30 crédits) ou dans un baccalauréat (90 crédits).Date limite d’admission et d’inscription: le 30 mars *Test de français: le 29 mars Demandei rannualre Renselgnements: Faculté de l’éducalion parmananta 3335 Chemin Quaan Mary, rai-da-chauaéa T4I,: 343-0090 6 B.Le Devoir, mercredi 21 mars 1984 Israël: les élections déclenchent un combat des chefs dans les partis JÉRUSALKM (d’après Reuter et AFP) — À la suite de la motion de censure déposée par le petit parti Taini, le président du conseil israélien, M.Yitzhak Shamir, a reconnu hier que des élections législatives anticipées étaient désormais inévitables, ont déclaré des ministres.(.’es élections, dont la date devrait être connue d’ici 48 heures, risquent de déclencher une véritable course au pouvoir dans les principales formations poUtiques israéliennes, dont les chefs actuels sont plus ou moins contestés.L’ampleur de ces luttes de personne risque d’être fonction directe du délai disponible avant le scrutin.Si les négociations en cours au sein de la coalition sortante débouchent sur un scrutin rapide, les dirigeants actuels ont des chances de rester en place et de faire campagne sous une apparence d’unité.I,’opposition travailliste, qui recueille selon les derniers sondages 46.8 % des intentions de vote contre ‘25.8 a la coalition sortante, voudrait que le scrutin ait lieu fin mai.Mais de source proche du Likoud de M.Shamir, on disait que le président du conseil souhaitait attendre SIX mois entre la dissolution du Parlement et les élections, comme cela a déjà été le cas dans le passé.Pour M.Shimon Pérès, chef de l’opposition travailliste, et M.Aharon Abuhatzeira, chef du parti Tami, le pays ne peut pas s’offrir le luxe d’une campagne prolongée.Mais des élections à l’automne donneraient à M.Shamir plus de temps pour consolider sa position à la tête du llérout.En outre, les responsables travaiUistes craignent que le président du conseil sortant n’en profite pour assouplir la politique d’au.stérité en cours et accorder des avantages à court terme à l’électorat.l/opposition travailiste garde un souvenir amer de la campagne de 1981, où la réduction de la taxe d’a chat et des droits de douane sur les produits de consommation décrétée par le gouvernement avait contribué à donner la victoire, par une très faible majorité, au Likoud.Toutefois, on fait également remarquer qu’une campagne prolongée risquerait d’accroître les dissensions au sein des formations israéliennes.La motion de censure du Tami doit être discutée demain à la Knesset, et suivra la procédure habituelle de trois lectures et d’un passage en commission.Les responsables de l’opposition craignent que le Parlement n’ait pas le temps de terminer la procédure avant la fin de la session parlementaire qui s’achève la semaine prochaine.La dissolution de la Knesset donnera le coup d’envoi de la campagne électorale et ravivera les luttes intestines entre personnalités d’une même formation.Au llérout, depuis le vide laissé par le départ de M.Begin, le vice- Erésident du conseil David Lévy attu par M.Shamir dans la course a la présidence du parti, n’a jamais fait mystère des difficultés qu’il éprouvait à collaborer avec lui.Les partisans de M.Lévy font valoir que ce dernier a un impact auprès des foules que n’ont pas les autres dirigeants, et le vice^résident du conseil a déjà annonce dans des discours très directs qu’il briguerait la succession de M.Shamir.Dans le parti travailliste, les relations entre M.Shimon Pérès et M.Yitzhak Rabin sont si peu chaleureuses que le simple fait de voir les deux hommes se parler devient un événement journalistique.Les partisans de l’un et de l’autre sont tellement divisés que des dirigeants du parti ont suggéré que les deux hommes se tiennent à l’écart de la campagne pour laisser la voie libre à M.Yitzhak N a von, sépharade aux allures tranquilles qui s’est acquis une grande popularité aux cours de ses cinq années a la tête de l’État.En outre, l’ancien ministre israélien de la Défense, M.Eizer Weiz-man, a annoncé officiellement hier soir son intention de former une nouvelle formation politique qu’il diri- gera lors de la prochaine campagne législative israélienne.M.Weizman, qui jouit d’une forte popularité au sein de l’électorat de la coalition gouvernementale Likoud, a annoncé sa candidature à la télévision israélienne au cours d’une interview, la première qu’il ait accordée depuis trois ans à un média israélien.« Le pays a besoin aujourd’hui de dirigeants crédibles », a déclaré M.Weizman qui s’est prononcé par ailleurs pour « un retrait total des troupes israéliennes du Liban ».M.Weizman, qui fut l’un des artisans de la victoire électorale du Likoud, dirigé par M.Menahem Begin en mai 1977, conserva durant le premier gouvernement Begin le portefeuille de la Défense jusqu’à sa démission fracassante en 1980, à la suite d’un profond désaccord avec son chef sur la politique du gouvernement dans les territoires occupés de Cisjordanie et Gaza.Il dénonça en des termes virulents l’attitude « rigide » adoptée par le premier ministre Menahem Begin envers l’Egypte du président Sadate dont il disait etre l’ami -il fut souvent reçu à titre privé par le Raïs en Egypte-, attitude qui, selon lui, a « gâché » l’élan de la paix dans la région.La perspective d’élections anticipées est désastreuse pour le gouvernement de M.Yitzhak Shamir.*Ce cabinet, qui n’a que 162 jours d’existence, a péniblement survécu jusqu’à présent aux dissensions de plus en plus vives de la majorité.Il a hérité d’une situation économique et sociale catastrophique qu’il n’est pas encore parvenu à améliorer et les sondages lui attribuent près de moitié moins de voix qu’à l’opposition travailliste.Toute l’habileté de M.Shamir dans les premiers mois de son gouvernement avait été justement de jouer de ses propres faiblesses.Evitant les gestes spectaculaires de son prédécesseur Menahem Begin, M.Shamir a tenté patiemment de calmer le jeu politique et accepté de faire, au compte-goutte, les concessions sou- vent exhorbitantes que lui demandaient les petits partis de sa majorité pour atteindre le 1er avril 1984 et la mise en vacance du Parlement.Par leurs impUcations internationales, les prochaines élections en Israel portent sur des enjeux sans précédent depuis la création du pays, en 1948.Pour la première fois, le pays votera alors qu’il est en guerre.Pour la première fois, le fameux consensus national est brisé sur la question de la guerre du Liban.Les considérations de politique extérieure, pour importantes qu’elles soient en Israël, ne seront pas les plus importantes de la campagne qui s’annonce.La situation de l’économie est grave; l’inflation s’est accélérée jusqu’à atteindre le rythme de 400 pour cent l’an au cours des cinq derniers mois.Les exportations stagnent et les importations augmentent.La bourse va de crise en crise et la planche à billets travaille sans relâche.Malgré leur civisme, les Israéliens supportent mal les périodes de réserve militaire de plus en plus lon- fues.Presque tous les salariés ont té en grève au cours des douze derniers mois.Le chômage, pourtant pratiquement inconnu en IsraëL menace de s’étendre.La crise de société s’est accentuée.On assiste à une montée de l’intolérance des milieux reUgieux et à un accroissement des violences de tous bords.Le terrorisme anti-arabe a fait son apparition et les antagonismes entre milieux laïcs et religieux se sont exacerbés.La police est en crise après la mise à pied d’un de ses cadres.L’armée, qui n’avait jamais livré de guerre de longue durée, voit son malaise augmenter au fur et à mesure que ses tâches d’occupation et de répression se prolongent au Liban.La campagne électorale de 1981 avait déjà été qualifiée de plus violente depuis la création de l’Etat d’Israël, mais certains commentateurs n’hésitent pas à prédire que celle de 1984 sera plus acharnée encore.Routiers français agressés en Espagne IIENDAYE, France (AFP) ~ Le gouvernement français a fait part de son méconten-lement au gouvernement espagnol à la suite de la destruction de plusieurs camions français au Pays Basque espagnol, a annoncé hier à Pans le porte-parole du gouvernement, M.Max Gallo.Un mois après le formidable blocage des roules de France par les tran.sporteurs routiers, qui avait fait tache d’huile en Flurope, des camionneurs français ont entamé lundi soir en signe de protestation un blocage de la frontière franco-espagnole autour d’Hendaye.Hier, le mouvement s’est durci ; les camions ont totalement bloqué une portion d’une quarantaine de km de la frontière, dans les Pyrénées-Atlantiques, fermant les derniers points restés ouverts au passage des véhicules de tourisme.En tout, selon la police espagnole, près de 1,500 camions sont paralysés de part et d’autre de la frontière.Un barrage s’est également installé à une entrée de l’autoroute Paris-Bordeaux (sud-ouest français).Dloquant trois autocars de tourisme espagnols.Les camionneurs réclament une meilleure protection quand ils traversent le nord-ouest de l’Espagne.21 poids-lourds, la plupart immatriculés en France, ont été incendiés depuis le 12 mars par des pêcheurs basques espagnols.Pour le gouvernement français, ces agressions sont « inadmissibles et injustifiables », selon les propos de son ministre des Transports, M.Charles Fiterman.Pour sa part, M.Gallo a estimé que les attaques de camions n’étaient « en rien liées » à l’arraisonnement le 7 mars dernier par la marine de guerre française de deux chalutiers espagnols, accusés de pêcher sans autorisation dans la zone française.Les manifestants basques ont pourtant affirmé agir aussi bien contre des importations de poissons en Espagne, qu’en représailles à cet incident.Cet arraisonnement, au cours duquel neuf marins avaient été blessés dont deux gravement, avait provoqué un sérieux incident entre la France et l’Espagne, dont le premier ministre français, M.Pierre Mauroy, lors d’une visite à Madrid, s’était efforcé d’atténuer les effets.De nouvelles proposi- tions de protection policière renforcée pour les camionneurs français et étrangers dans le nord-ouest de l’Espagne ont été rejetées hier en fin d’après-midi par les routiers qui bloquent la frontière, a-t-on indiqué de source officielle française.Cuba retirera ses troupes d’Angola sous conditions LA HAVANE (d’après Reuter et AFP) — Le président José Eduardo dos Santos, chef de l’État angolais, a quitté La Havane hier porteur d’un accord sur les conditions de retrait des quelque ‘25,000 soldats cubains stationnés en Angola.On précise de source diplomatique que ces conditions sont dans l’ensemble identiques à ce qui avait été ébauché auparavant, mais que le moment choisi pour annoncer cet accord était important car il coïncide avec un ensemble d’initiatives de paix en Afrique australe.Les principales conditions fixées par les présidents dos Santos et Fidel Castro sont les suivantes : — retrait unilatéral de toutes les troupes sud-africaines qui se trouvent sur le territoire angolais.— application des résolutions des Nations unies demandant le retrait des forces sud-africaines de Namibie et l’accession du territoire à une indépendance « véritable ».— fin de tous les actes d’agression commis contre l’Angola par l'Afrique du Sud, les États-Unis et leurs alliés et suspension de l’aide accordée par ces pays aux « contre-révolutionnaires ».« Les gouvernements de Cuba et d’Angola réaffirment qu’ils reprendront, de leur propre initiative et dans l’exercice de leur souveraineté, l’application du retrait progressif des troupes cubaines dès que les conditions seront remplies », indique le communiqué commun.Le texte publié à la fin d’une visite de trois jours à La Havane du président dos Santos ajoute que « l’héroïque résistance du peuple angolais fermement soutenu par ses alliés » a contraint « les agresseurs impérialistes (.) à accepter des négociations sur de nouvelles bases».Une brève note officielle jointe à la déclaration indique que les deux pays espèrent et croient que leur initiative servira de « base à la paix en Afrique australe».Le communiqué commun souligne que les conditions mises au retrait cubain sont conformes « aux normes de la loi internationale et de la charte des Nations unies ».L’Afrique du Sud a récemment conclu un accord de cessez-le-feu avec l’Angola et a signé un pacte de non-agression avec le Mozambique, autre pays marxiste d’Afrique australe entretenant des relations étroites avec Cuba.Pour sa part, M.Pik Botha, ministre sud-africain des Affaires étrangères, a réclamé hier des éclaircissements à Luanda à la suite de l’annonce à La Havane d’un retrait conditionnel des troupes cubaines présentes en Angola.Dans un communiqué, le ministre déclare qu’il faut établir clairement si cette déclaration constitue un rejet de l’accord de Lusaka, dans lequel Pretoria et Luanda ont créé une commission mixte de supervision du cessez-le-feu, du retrait des troupes sud-africaines du sud de l’Angola ainsi que des activités de la SWAPO.Dans la déclaration de La Havane, les présidents Fidel Castro et José Eduardo dos Santos expriment leur admiration et leur solidarité pour « la lutte héroïque du peuple namibien et sud-africain sous la direction de leurs seuls représentants légaux, la SWAPO et le Congrès national africain».Si c’est vraiment la position de Luanda, il serait plus logique de sa part de négocier le retrait des forces sud-africaines d’Angola avec l’ANC, et la solution de la question namibienne avec la SWAPO, a ajouté M.Botha.Selon des sources autorisées au Cap, Pretoria a été tellement irrite par la déclaration de La Havane qu’il a envisagé un temps de se retirer de la commission mixte, idée qu’il a abandonnée par la suite.Entretemps, plusieurs diplomates occidentaux en Afrique du Sud ont accueilli l’annonce de ces conditions comme un signe supplémentaire de détente dans les négociations internationales, au point mort depuis plusieurs années, sur la décolonisation du territoire namibien contrôlé par l’Afrique du Sud.Dans les milieux diplomatiques, on manifeste cependant un optimisme mesuré quant à un dénouement de l’imbroglio juridico-diplomatique namibien, en raison notamment de la persistance des activités de guérilla de l’UNITA et de l’absence de dialogue en vue d’un cessez-le-feu entre l'Afrique du Sud et les maquisards nami-biens indépendantistes de l’Organisation du peuple du sud-ouest africain (SWAPO).CfiRT€S D AFFAIRES \SS()l W S \SS()( I N U S ROBIC.ROBIC & Fondée en 1892 Conseils en propriété Agénts de brevets d'invention intellectuelle et de marques de commerce 1514.Docteur Penfield Montréal, Canada.H3G 1X5 Tél (514)934-0272, Télex 05-268656, Cable MARION TRAVAUX DE PHOTOCOPIE ET D’IMPRESSION URGENTS?SCRIBEC 45 rue Jarry est — 387-2486 SWABEY, MITCHELL, HOULE,MARCOUX & SHER (Ci-devant ALAN SWABEY & CIE) Agents de Brevets et de Marques de Commerce 1001, Bout, de Maisonneuve ouest Montréal, Québec H3A 3C8 Tél.: (S14) 845-7126, Télex 05-2355 Fac simile (514) 288-8388 (CCITT l-ll-lll) M.I.U.F.PLUS BESOIN DE L ENLEVER • nouveau procédé eubventlonné • plue de 300 résldencee coirtgéM à notre actif # enrg.1086-81 Samson Bëlair Comptables agréés Montrtoi SurNu 3100 Totff Ot Boufse M4/ ini’ L«v«l BvfMu 510 2 Pl8Ct UvD H7W (660 0910) lonoutuft Burwu ?00 1» toy’ St« Foy J«J 1W7 (6704270) Bursiin dm ht ivinripdit Wte du Oudlac tt du Cmdi Affiliation internationale Moore Stephens & Co BOUGRERIE EN NOUVELLE-FRANCE Cet ouvrage se présente ni plus ni moins comme un voyage dans les annales religieuses et judiciaires d’une époque révolue.Le lecteur découvre que l’Intendant et l’Évêque conjuguent leurs efforts pour policer la colonie et veiller à l’épuration des moeurs.Le crime contre nature ne passe pas inaperçu: les documents historiques sont là pour décrire le traitement réservé aux bougres.L’auteur démontre aussi comment la colonie a été administrée par une métropole, alors fortement influencée par le jansénisme et encore marquée par les séquelles de l’Inquisition.Paul-François Sylvestre, Bougrerie en Nouvelle-France, Hull, Les éditions Asticou, 1983, coll.Les hiers, 90p., 8,95 $ ISBN 2-89198-046-8 sricou 46a, rue Saint-Raymond / Hull (Québec) J8Y 1R7 (819) 776-SS4I Distribution en librairie; DIFFUSION PROLOGUE INC.LE DEVOIR invite ses lecteurs et/ou abonnés à participer au tirage .w.*.¦: Vous pouvez gagner une magnifique JEEP CHEROKEE CHIEF 1984 cf une valeur de 15 330XX)$ courtoisie des concessionnaires AMC/Jeep/Renault du Montréal Métropolitain Modèle L5, 2 portes, 2.5 litres, couleur métallisée, cinq vitesses, direction et freins assistés, radio AM/FM stéréo avec cassette, galerie de toit, groupe visibilité: miroirs télécommandés sur les côtés, essuie-glace et lave-glace intermittant à l'arrière et dégivreur.Note: Ce prix n'inclut pas les coûts de la taxe de vente et de l'immatriculation.riAMCIJeep, RENAULT Prière de remphr ce coupon et de le retourner avant le 14 mai 1984 à minuit à LE DEVOIR 211, riM Saint* S»cr«m«nt Montréal, Québac H2Y 1X1 Règlamanta Les règlements sont affichés chez les concessK>nnaires AMC-Jeep'RenauH Ce concours est ouvert aux lecteurs du Devoir.de Artère.Le Médecin du Québec et du Barreau 84 PROFESSION CODE POSTAL TÉLÉPHONE RÉSIDENCE >/ Le Devoir, mercredi 21 mars 1984 8UiS PUBÜC5 Avis est par les présentes donné que le contrat en date du 15 février 1984 par lequel 103105 CANADA INC a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal, a titre de garantie.a été enregistré au bureau de ta Division d'enregistrement de Montreal le 9 mars 1964 sous le numéro 3451490, Banque de Montréal, le 14 mars 1984 " Avis est donné que, Téodorico Gonzales, 936, Delonmter, Val d'Or, Que détenteur du permis M505618-01, région 06, demande à la CTQ de transférer son permis à, Jean-Yves Des-chénes, R R 1, Vassan, Abitibi, Oué conformement à l'article 30 des règles de pratique et de se prévaloir de l'article 85 Tout mtéféssé peut y faire opposition dans les cinq jours qui suivent la date de la deuxième parution Parutions les 21 et 22 mars 1984 A P T Q LTÉÊ Prenez avis que les demandeurs-cé-dants messieurs Claude Bérard, André Jemus et Albert Bérard (Bérard & Jemus Excavation Enr ), 925 Boui Maloney est.Gatineau, P Q détenteurs des permis M-507373-001 et M-507373-002 s’adressent à la Commission des Transports du Québec dans le but de transferer en faveur des demanderesses-cessionnaires 104176 Canada Ltee, 104178 Canada Ltée et 104179 Canada Ltee (Bérard & Jemus Excavation Enr ), 925 Bou! Maloney est, Gatineau, P Q.tous leedroits et privilèges conférés par tes permis M-507373-001 et M-507373-002 qui les autorisent à effectuer du transport de matières en vrac dans la région 07, le tout dans le cadre de l'article 41 de la Loi des Transports et de l'article 30 du RPR! Les demandeurs demandent de plus l'application de l'article 85 du R P R I afin que la décision à être rendue soit exécutoire des que rendue 1ère parution 21 mars 1984 2eme parution 22 mars 1984 Toute personne désirant porter opposition ou une intervention à la présente demande doit le faire dans les 5 jours de la deuxieme parution de cet avis a la Commission des Transports du Québec, 505 rue Sherbrooke est, Montréal, P Q Me Marc M Delage, avocat ST-HILAIRE DE BLOIS & ASSOCIÉS 220 Grande-Allée est suite 850 Quebec.PO G1R2J1 Avis est donné que Rémi Séguin, La Minerve, Labelle.Qué détenteur du permis M-510059'01.région 07, demande à ta CTQ de transférer son permis à Daniel Bédard, 129, du Collège, Labelle.Oué conformément à l'article 30 des rè9les de pratique et de se prévaloir de l'article 85 Tout intéressé peut y faire opposition dans les cinq jours qui suivent la date de la deuxième parution Parutions les 20 et 21 mars 1984 S P T Q LTÉE Pi (i\ iiu c liuébec.District de M(.iiUe.il.l ()l It PRdVINCIAI.K \n 700 27 -1494 HU l.K PKRCKP l'M R DKS \MKNDKS deman di'ui \s CII.I.KS DKSt II \MPS delcndcur l.e ;i a\nl I9K4.ii Ifi 00 heiiies .111 domicile du défendeur au \u47)01 ue tiuimpes.en la cité St I oins de Tel lebonne.district de letieiMiniie seiont venduspai aulo-I Ile de Justice les biens et effets du ileleiidi'iii saisis en celle cause, con sisiaiit en ameublements de salon 2 moi ceauv.1 lélé\ ision 20’ Saiiso.en semlile de tiois tables de salon Con (htioiis VRCKNT (’()MPT\NT M \l RU K SIM \RI).hutssierOOJ 7.177 l.aval, ce 19 mars 19K4 rAWAHA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO 500-12-132687-843 GIUSEPPE CETOLA.DAME MARIA BALDINO.Intimée PAR ORDRE DE LA COUR La partie Intimée.Dame Maria Bal-dino.est par les présentes requise de comparaître dans un délai de 60 jours a compter de la présente insertion Une copie de la requête en divorce a ete laissée à son intention au bureau des Greffes au Palais de Justice de Montréal, au 1 est.rue Notre-Dame, Montreal Prenez avis de plus, qu'à defaut par voie de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, le Requérant procédera pour obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagne de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite contre vous MONTRÉAL, le 16 mars 1984 DOMINIQUE DI BERNARDO, P A Me H Sumbulian 1350 Sherbrooke ouest, a1610, Montréal.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) NO 500-12-123016-838 PAULINE CANUEL ^ Requérante -vs- CLÉMENT LEFEBVRE, Intime PAR ORDRE DE LA COUR PRENEZ AVIS qu'un jugement conditionnel de divorce a été prononce contre vous par l'Honorable Juge Jean Marquis, de la Cour Supérieure de Montreal, le 9 septembre 1983 et que copie dudit jugement a été laissée à la Division des Divorces au Palais de Justice de Montréal a votre intention LONGUEUIL, Ie15mars1984 LAMOUREUX, MORIN, LAMOU-REUX 1909 Chemin Chambly Longueuil, Québec J4J 3Y1 Tél 670-3663 AVIS DE LIQUIDATION DE KESEF HOLDING LTD / LES INVESTISSEMENT KESEF LTÉE SOYEZ AVISÉS que les actionnaires de KESEF HOLDINGS LTD /LES IN-VESTISSEENTS KESEF LTÉE, à une assemblée spéciale dûment convoquée a cette tin, et tenue le 29 février, 1964, ont passé une résolution spéciale demandant que ladite Compagnie soit liquidée et dissoute volontairement selon les dispositions de la Loi sur les sociétés commerciales canadiennes, et un certificat d'intention de dissoudre a été émis à la Compagnie suivant celte Loi en date du 5 mars, 1984 SOYEZ DE PLUS AVISÉS que si vous avez aucune réclamation contre ladite Compagnie, preuve d'une telle réclamation devra être déposée avec cette Compagnie dans les deux mois suivant la date du présent Avis après quoi les actifs de la Compagnie ci-haul mentionnée seront distribués aux actionnaires delà Compagnie.étant donne les réclamations dont avis aura été reçu par la Compagnie DATE A MONTRÉAL, ce 15 jour de mars 1984 KESEF HOLDINGS LTD / LES INVESTISSEMENTS KESEF LTÉE Par ANNA COHEN — SECRÉTAIRE la fierté a une ville Il • I SECRETARIAT MUNICIPAL n :: AVIS PUBLIC Règlements 6384, 6385, 6386, 6387, 6388, 6389, 6390, 6391, 6392, 6393 et 6394.AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le Conseil municipal, à sa séance tenue le 12 mars 1984, a adopté les règlements suivants: Règlement 6384 permettant à monsieur Michel Cloutier et à dame Francine Monette d’occuper le domaine public avec un balcon en surplomb en face du bâtiment portant les numéros 5138 à 5140, 5e Avenue.Règlement 6385 permettant à monsieur Jean-Pierre Boucher et à dame Sylvie Léger d’occuper le domaine public avec des marches d’escalier en face du bâtiment portant les numéros 4401 à 4405, rue Fabre.Règlement 6386 concernant la fermeture d’une partie de la 4e Rue située au sud-ouest de la 41e Avenue, quartier de Rivières-des-Prai-ries.Règlement 6387 concernant la fermeture du lot 160-519 (ruelle), situé sur le côté ouest de la 5e Avenue, au sud de la 4e Rue, dans le quartier de Rivière-des-Prairies de la ville de Montréal.Règlement 6388 concernant la fermeture d’une partie de la rue Delinelle et d’une partie du lot 1707-51 (ruelle) situées au sud-est de la rue Saint-Jacques.Règlement 6389 permettant à Graetz Inc.d’occuper le domaine public avec une saillie métallique située à 9,60 pieds au-dessus du niveau du trottoir pour le bâtiment portant le numéro 425, rue Guy.Règlement 6390 permettant à monsieur Michel Lemieux d’occuper le domaine public avec une partie d’un perron et des marches d’un escalier sis en face du bâtiment portant les numéros 5135 à 5139, rue Louis Veuillot.Règlement 6391 permettant à Gestion Maugel Ltée d’occuper le domaine public avec des balcons en surplomb sur les rues Marie Anne et Marquette et des marches sur la rue Marquette, pour les bâtiments sis aux 1651, rue Marie Anne est et 4353-63, rue Marquette.Règlement 6392 permettant à messieurs Giovanni Conte, Lino Conte et Luigi Conte d’occuper le domaine public avec des balcons au troisième étage sur la rue Garnier et avec une sortie de secours au deuxième étage sur la ruelle adjacente, pour le bâtiment sis au 1394-96, avenue du Mont-Royal est et 4490-94, rue Garnier.Règlement 6393 permettant à monsieur Clément Cardin d’occuper le domaine public avec une fenêtre en saillie existante au-dessus de l’emprise de la rue Desaulniers pour le bâtiment portant les numéros 2610 à 2616, rue Monsabré.Règlement 6394 concernant la fermeture d’une partie du lot numéro 29-288 (ruelle) située au nord-ouest de la rue La Fontaine, entre les rues Ayiwin et Cuvillier, du cadastre du Village de Hochelaga.Hôtel de Ville Maurice Brunet Montréal, le 21 mars 1984.Greffier de la Ville AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le Conseil municipal, à sa séance tenue le 12 mars 1984, a procédé à une pemière étude des projets de règlements suivants: 1.— Modification au règlement intitulé: « Zonage des environs de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Dorchester, entre la rue Saint-André et l’avenue de Lorimier » (5189, modifié).2.— Modification au règlement intitulé: « Zonage d’une partie des .quartiers Bourget et Saint-Jacques » (5226, modifié).3 — Modification au règlement sur les exemptions en matière d’unités de stationnement (5984, modifié).4 — Modification au règlement concernant l’occupation des terrains, la construction et l’occupation des bâtiments dans certaines parties des quartiers Saint-Georges et Saint-André (1651, modifié).5.— Modification au règlement intitulé: « Autorisations d’utilisation de terrains, de construction et d’occupation de bâtiments à des tins spécifiques » (2713, modifié): a) Centre Communautaire Sourp Hagop — 3401, rue Olivar Asselin; b) Mission Catholique Italienne Domenico Savio — centre de loisirs et salle paroissiale — 2855, rue Taillon.Copies de ces projets de règlements peuvent être obtenues au bureau du greffier, suite 120, Hôtel de Ville.Toute personne désirant taire des représentations au sujet de ces projets de règlements devra les taire tenir par écrit, au même endroit, au soussigné, au plus tard le 9 avril 1984.Hôtel de Ville Montréal, le 21 mars 1984.Maurice Brunet Greffier de la Ville Prenez avis que le contrat en date du 6 mars 1984 par lequel LES IMPORTATIONS ERIC ALEXANDRE LTÉE a cédé et transporté à BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANADA) toute ses créances, réclamations et comptes a recevoir actuels et futurs, a été enrepistré au Bureau d'Enregistrement de la division d'En-registrement de MONTRÉAL le 13 mars 1984 sous le numéro 3452537 BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANADA) Le 15 mars 1984 PRENEZ AVIS QUE TRANSPORT LAPLANTE & FILS INC , s'adresse à ia Commission des Transports du Quebec pour que lui soit transféré tous les permis de Transport Seigneurie Ltee, portant le numéro M-303119-001.002 et 003 La requérante demande de se prévaloir de l'article 85 des régies de pratique et de regie interne de ia Commission Tout intéressé peut s'opposer ou intervenir dans les cinq jours de la deuxieme parution de cet avis en s'adressant à la Commission des Transports du Québec, 505, rue Sherbrooke, est, Montréal, PQ Louts Lavoie, Avocat 1ère parution 21 mars 1984 2eme parution 22 mars 1984 Allied Van Lines, Inc, Chicago, III a fait une demande auprès de la Commission des Transports du Québec pour déposer le Tarif du Contrat ALLV 1 (annule le Tarif ICC ALLV1) concernant des chargements des marchandises faisant le commerce de ou utilisées par "medical facilities and manufacturers of medical equipment, nuclear reactors, computer peripheral systems and interactive graphics systems” pour le(s) comp-te(s) continuant(s) de la compagnie Genera) Electric, reflétant une augmentation des 10% sur les taux des transports et entrant en vigueur le 19 avril 1984, ainsi qu'une demande pour modifier l'article 856 du Tant des Exceptions No ICCHGB104-A (a Tarif No ICC HGB 400-C) portant une réduction de 28% dans les taux des transports sur les chargements des "computerized label pressing equipment" entre des points nommes Pour obtenir des plus amples renseignements, veuillez, s'il-vous-plait, consulter le tant et les modifications déposés auprès de la Commission des Transports du Québec Les personnes intéressées à s'opposer ou d’intervenir à ceci devront le faire dans les cinq jours de la date de ia deuxieme publication de cet avis Premiere publication 20 mars 1984 Deuxieme publication 21 mars 1984 David McConnell Transportation Consultants Inc, 222 Dixon Road, Suite 304, WESTON, Ontario M9P 3S5 Le 15eme jour de mars 1984 Prenez avis que le contrat en date i du 8 mars 1984 par lequel PRÊT-A-PORTER 'LE CLAN" INC a cédé et transporté a BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANADA) toutes ses creances, réclamations et comptes à recevoir actuels et futurs, a été enregistre au Bureau d'Enregistre-ment de la division d Enregistrement de MONTRÉAL, le 13 mars 1984 sous le numéro 3452536 BANQUE NATIONALE DE PARIS (CANADA) Le 15 mars 1984 PRENEZ AVIS que Gilles Grenier, de Senneterre.titulaire du permis M-503949-002, s'adresse à ia Commission des Transports du Québec, pour transférer son permis à Orner Julien, de Barraute.lequel est déjà titulaire de permis de camionnage en vrac portant le numéro M-501969 Les requérants demandent de se prévaloir de l'article 85 des régies de pratique et de régie interne de la Commission Toute personne inté ressée peut s'opposer ou intervenir dans les cinq jours de la deuxième parution de cet avis en s'adressant à la Commission des Transports du Quebec.505, Sherbrooke, est.Montreal.W Louis Lavoie, Avocat lere parution 21 mars 1984 2eme parution 22 mars 1984 PANAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO 500-04-001.254-805 DAME HWA YAP LEE.Demanderesse YESCK CHUNG.GABOR GLASZ.Requérant -vs- DAME HWA YAP LEE Intimée PAR ORDRE DE LA COUR Madame Hwa Yap Lee est par les présentes informée que le Requérant Gabor Glasz présentera une requête pour cesser d'occuper le 26 avril 1984 au Palais de Justice à Montreal Soyez avisée que si vous avez l’in-lention de contester ladite requête pour cesser d'occuper vous devez le faire lors de la présentation de ladite requête Une copie certifiée de ladite requête a été laissée au Greffe de la Cour Supérieure à Montréal le 16 mars 1984 a votre attention Montreal, ce 15 mars 1984 ME MARCELLE AUBRY P A ME GABOR GLASZ 84 ouest Notre Dame =601 .Montreal.Qué H2Y 1S6 284-9551 a Hydro-Québec APPELS D’OFFRES pour 10 h 30 heure de Montréal RMY-84-19086 le mardi 10 avril 1984 Région Montmorency CONSTRUCTION DE CANALISATIONS SOUTERRAINES ET DE PUITS D’ACCÈS DANS LES VILLES DE QUÉBEC ET VANIER PROJET: “POSTE FRONTENAC 1 AUX GALERIES DE LA CAPITALE” Admissibilité: Principale place d’affaires au Québec Garantie de soumission: 30 000 $ MSG-84-19082 le mardi 10 avril 1984 Siège social et ses dépendances Montréal et ses environs SERVICES DE MAIN-D’OEUVRE, SUR DEMANDE, POUR L’INSTALLATION, LE DÉMONTAGE ET LE DÉPLACEMENT DE CLOISONS MÉTALLIQUES Admissibilité: Principale place d’affaires au Québec Garantie de soumission: 4 000$ RRU-84-19091 le mardi 10 avril 1984 Région Richelieu Centrale Sherbrooke Sherbrooke FOURNITURE ET MONTAGE D’UN ENROULEMENT POUR LE STATOR D’UNE GENE-RAThlCE 940 kVA, 2,3 kV Admissibilité: Principale place d’affaires au Québec Garantie de soumission: 10 000$ RMN-84-19078 le mardi 17 avril 1984 Région Manicouagan TRAITEMENT CHIMIQUE ET MÉCANIQUE DE LA VÉGÉTATION DANS LES EMPRISES DE LIGNES DE TRANSPORT Admissibilité: Principale place d’affaires au Québec Garantie de soumission: 50 000 $ (SOUMISSION PARTIELLE ACCEPTABLE) Toutes lés conditions de chacun des appels d’offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON REMBOURSABLE de 25 $ pour chaque exemplaire complet, chèque visé ou mandat payable à Hycfro-Québec, du lundi au vendredi inclusivement de 8 h 30 â 16 h 30 à l'endroit suivant: HYDRO-QUÈBEC SERVICE CONTRATS BUREAU 809 75 OUEST, BOUL.DORCHESTER, MONTRÉAL, QUÉ.CANADA H2Z 1A4 Pour renseignements: Téléphone: (514) 289-2895 La garantie de soumission susmentionnée doit être, au choix du soumissionnaire soit un chèque visé tiré par le soumissionnaire sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire ou un chèque officiel d’une banque à charte du Canada, payable â l’ordre d’Hydro-Québec, soit un bon de garantie de soumission, au montant indiqué.Lorsqu’il est indiqué ci-dessus qu’une soumission partielle est acceptable, la garantie choisie doit être d’un montant égal au multiple de 1 000 $ le plus près de DIX POUR CENT (10%) de la somme totale de la soumission ou de la proposition la plus élevée,jusqu’à concurrence du montant mentionné ci-dessus.Seules les personnes, sociétés et corporations qui auront obtenu le document d’appel d’offres directement du bureau sus-indiqué sont admises à soumissionner.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l’une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Le directeur, Approvisionnement Roger A.Labrle Avis est donné que TIPPET RICHARDSON LIMITED et TIPPET RICHARDSON (LONDON) LIMITED, ta-ront une demande conformément à l'article 32 des régies de pratique et de régies inlernes de la Commission des Transports du Ouébec afin que son tant E-313 soit modifié et fixé pour le 1er avril 1984 Toute personne désirant s'opposer ou intervenir à cette demande devra la faire dans les cinq (S) jours suivant la deuxième parution de cet avis Jacques MARCHESSAULT.c r PROCUREUR tére parution mardi 20 mars 1984 2éme parution mercredi 21 mars 1984 PAMADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROVINCIALE NO 500-020769-845 MAC DAN INC.Demanderesse -vs- ALBERTO MODES INC et RALPH AMAR Détendeurs PAR ORDRE DE U COUR Les défendeurs sont par les présentes requis de comparaître dans un delai de trente (30) jours de cette publication Une copie de la demande de la demanderesse a été laissée au greffe de la Cour Provinciale au Palais de Justice de Montréal Prenez de plus avis qu'à détaul par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la demanderesse procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement MONTRÉAL ce 7 mars 1984 LIEBMAN 8, ASSOCIÉS Procureurs de la demanderesse AVIS Prenez avis que la requérante.LES AUTOMOBILES NORGO INC .s'adressera à la Commission des transports du Québec dans le but d'obtenir l'autorisation se se voir transferer tous les droits, titres, intérêts et privilèges rattachés au permis M-60t 447-025 actuellement détenu par LAVOIE MERCURY VENTE & SERVICES LTÉE et en demande le maintien La requérante demande de plus l'application de l'article 85 du règlement 2 afin que la décision devienne executoire à la date qu elle sera rendue Toute personne désirant s'opposer ou intervenir à la présente demande doit le taire dans les S jours de la deuxième publication de cet avis en s adressant à la Commission des transports du Ouébec située au 505 est.rue Sherbrooke.Montréal Première parution le 20 mars 1984 Deuxième parution Ie2t mars 1984 CORBEIL, GROLEAU & DUFRESNE Procureurs de la requérante Prenez avis que la demanderesse Gatineau Trucking (1969) Ltée.925 Bout Maloney est.Gatineau.PO déh tentrica du permis M-300462 avisa par la présente la Commission des Transports du Ouébec qu'il est survenu un changement de conlréle el/ou d'inlérél dans les aciionnaires de la compagnie et demande ainsi que ceux-ci le maintien du permis M-300462 le lout conlormément à l'article 44 de la Loi des Transports et de I article 3t du R P RI La liste des nouveaux actionnaires est déposée au dossier de la Commission des Transports du Québec pour fins de verification La demanderesse demande de plus I application de l'arlicle 85 du R P R I afin que la décision à être rendue soit exécutoire dés que rendue tere parution 21 mars 1984 2eme parution 22 mars 1984 Toute personne désirant porter opposition ou une intervention à la présente demande doit le taire dans les 5 jours de la deuxième parution de cet avis à la Commission des Transports du Ouébec.505 rue Sherbrooke est Montreal.P Q Me Marc M Delage.avocat ST-HILAIRE DE BLOIS i ASSOCIÉS 220 Grande-Allee est suite 850 Québec, PQ GIR 2J1 DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO 500-14-000569-848 POLYXENI (JENNY) EFTHIMIAKO-POULOS.résidant et domiciliée au 8439.Ouerbes.dans la cité et le district de Montréal, province de Ouébec, H3N 2C6, Requérante -VS- , EFTHIMIOS TSICHLIS, jadis demeurant dans le district de Montréal, et présentement d'adresse inconnue, Intime PAR ORDRE DE LA COUR L'inlimé EFTHIMIOS TSICHLIS est prie de comparaître dans un délai de soixante (60) jours suivant la dernière publication Une copie de la Requête en rectification du statut civil a été laissée pour lui au bureau du prolonolaire a Montreal Et de plus, prenez avis qu'à défaut de votre assignation et de l'émission d'une comparution ou d'une contes-talion.durant un délai tel qu'indique plus haut, la requérante peut ainsi procéder par défaut et un jugement sera rendu sur la requête cilee ci-haul sans que vous soyez avisé MONTRÉAL, ce 15 mars 1984 ME ISRAEL H KAUFMAN PROCUREUR DE LA REQUÉRANTE 1255, Carré Phillips Bureau 908 Montreal, Quebec H3B 3G1 DESJARDINS, Me Jean-Baptiste.— A Rintouski, le 11 mars 1984 à l’âge de 84 aii.s, est décédé.Me ,Iean-Bapliste De.sjardms avocat, e.\-proto-nolaire de la Cour Supérieure de Rimouski, époux en première noces de Cécile Bouchard.Il laisse dans le deuil son épouse l.aurette Bérubé.ses enfants Mme Françoise Desjardins, Sr Monique Desjardins o.s.b., Mme Pierrette Desjardins (C,his-lam Roy), le père Jean-F.u-des Desjardins, s.s.s., Mme Marcelle Desjardins, l'abbé André Desjardins, chancelier du Diocèse de Ri-mouski, .ses petits-enfanls.Marte, Nathalie, Pascale, Vineenl, .lérôme, Kmma-nuelle et ,Iean-Sébaslien, sa soeur Mme Annie Desjardins et ses frères, M M Iré-née et .\lphonse Desjardins l.es funérailles ont eu lieu en la Cathédrale de Ri-mouski, mercredi le 14 mars.P.GÉRARD SIMARD, S.J.— Le 18 mars est décédé à Montréal le P.Gérard Simard S.J., à l'âge de soixante-dix ans.Blntré au no- PRIÈRE AU ST-ESPRIT St-K.sprit lot qui m'éclaircis tout, qui illumines tous les chemins pour que je puisse atteindre mon idéal, toi qui me donnes le don di-\ in de pardonner el oublier le mal qu’on me lait et qui es avec moi dans tous les instants de ma vie, je veux pendant ce couri dialogue te remercier pour tout et confirmer encore une lois que je ne veux pas me séparer de loi à jamais, même el malgré n’imporle quelle illusion matérielle .le désire être avec loi dans la gloire éternelle Merci de ta miséricorde envers moi el les miens.( l.a [lersonne devra dire celle prière pendant trois jours de suite.Après les .3 jours, la grâce demandée sera obtenue même si elle pourrait paraître difficile Faire publier aussitôt que la grâce a été obtenue sans dire la demande, au bas mettre les initiale.s de la per-.sonne exaucée) E.D.L.PRIERE AU ST-ESPRIT Sl-lcspril toi qui m’éclaircis tout, qui Illumines tous les chemins pour que je puisse atteindre mon idéal, loi (jui me donnes le don di-\ in de pardonner el ou-biiei le- mal qu'on me lait et qui es avec moi dans tous les instants de ma \ le, je veux pendant ce couri dialogue le remercier pour tout et conI li mer encore une lois que je ne veux pas me séparer de toi à jamais.même el malgré n'imporle quelle illusion malérielle .le désire êire avec loi dans la gloire éternelle Merci de la miséricorde envers moi et les miens ( I ,a personne devra dire celle prière pendant trois jours de suite .Vprès les 3 jours, la grâce demandée sera obtenue même si elle pourrail paraître difficile Faire publier aussitôt que la grâce a élé obtenue sans dire la demande.au bas mettre les initiales de la per-¦sonne exaucée) M.O.lAvtroAn*in«nt Conoco prtctpitoheRi hovt* prtiiton 0 bon* pr«ltion mon* d oiF tiQii «J L ) mon* d oif cKaud Prévision de la carte du temps à midi au|Ourd'(iU( ^ Situation générale a cause d'une perturbation stationnaire au sud de la Nouvelle-Ecosse continuant à drainer de l'air humide sur l'est du Quebec, le ciel demeurera generalement nuageux sur ces regions Partout ailleurs, on prévoit une nébulosité variable Un vaste système depressionnaire en provenance des Grands Lacs apportera quelques averses suivies de pluie en Abitibi Les averses gagneront peu a peu l'est en fin de lournée Les temperatures seront au-dessus de la normale saisonnière MONTRÉAL Nébulosité croissante et vents modérés Quelques averses en fin de journée ou en soirée Max près de 5 Précipitations 50% Jeudi pluie passagère et vents modérés LEVER DU SOLEIL 5 h 56 COUCHER 18 h 07 QUÉBEC Abitibi-Témiscamingue nuageux avec quelques averses en malinee Pluie débutant en mi-|Ournee Vents modères Max près de 6 Précipitations 80% Aperçu pour jeudi pluie Réservoirs Cabonga et Gouin.Ponliac-Galineau el Lievre, Leur»»-, (.ri tides nuageux Quelques ave^s en , lin de lournee ou en soiree Vérru-**; modères Max 5 Preciprtaliorfs'“” 50% Jeudi pluie ' , ,> Trois-Rivieres el Drummondville, Québec nuageux avec et5airéiée.(M, surtout en malinee Vents m»dfré» Max près de 3 Précipitations 20%, Jeudi pluie et vents modérés j Esitie-Beauce nebulosile crois'-,j^,, sanie el vents modérés Max près de 10 Précipitations 20% Jeuéi -il pluie et vents modérés - >-.i-{ Lac-SI-Jean Saguenay Maurtbie.Reserve des Laurentides Riviére-du-Loup el La Malbaie nebuJosiUr,a croissante et vents moderfis Maip Ln près de 3 Précipitations 20% Jeudi pluie el vents modérés ' ' Rimouski Matapedia.SJeiAqijy- , des MonIs el Parc de la Gjaspésie nuageux avec éclaircies Max O -d Précipitations 20% Jeudi nuageux - -el venis modérés , Gaspe-Parc Forillon nuageux avec éclaircies Max 0 Précipitations 20% Jeudi nuageux el vents .modérés ' ' *if( I.Baie-Comeau Sept-lles nqageux avec éclaircies Max 0 Précipilà-'”' lions 20% Jeudi nuageux et vehit' ' modères ¦ .Basse cote nord-Anticosli, saulle secteur de Blanc-Sablon ciel vuna»*' < ble Max près de 0 Précipitationé ' 20% Jeudi nuageux et vents mod,^,(,1 rés ' ' , Secteur de Blanc-Sablon ciqljim,,,, riable Max près de 2 Précipita lions 20% Jeudi nuageux el venté ri modérés ' viciât en 1935, il fut ordonné en 1948.Il partagea sa vie entre les sciences et le ministère des âmes.Il enseigna d’abord la physique à Brébeuf et à Sle-Mane.Puis commença une longue période d’ajws-tolat, comme aumônier à l'École supérieure l.e Plateau et comme vicaire à la paroisse de l'Immaculée-Coneeption Plus tard, il exerça aussi son ministère aux maisons de Villeray et Paul Le ¦leune Revenu à Brébeuf depuis trois an.s, ü revenait aussi aux sciences, s’occupant de météorologie à l'observatoire du collège.Parallèlement, il continuait fidèlement son ministère auprès d’une communauté de religieuses.Il laisse ses soeurs Marguerite, Irène, Thérèse et Gisèle, ses frères Maurice (Élisabeth Homerick), Gilbert (Jacqueline Brauit) et Roch (Audette Noël), une belle-soeur, Gisèle, ainsi que des neveux et nièces.Éxposé à partir de mardi au Salon Deslauriers-Bour-gie, 5650 Côte des Neiges, de 14 h à 17, de 19 h à 22 Prière communautaire mercredi à 20 h Funérailles jeudi à 10 h, à la paroisse N.-D.des Neiges 5678 9 10 11 12, Horizontalement 1— Désordre.— Peintre, sculpteur et poète français (1887-1966) 2— Scrofule.3— Désagréable à la vue — Action de porter atteinte à ce qu'on doit respecter — Hélium 4— Parer — Mammifère ruminant des régions boréales 5 — Dit qu’une chose n'est pas vraie.— Arrêt de la respiration.— Nickel 6— Ensemble de fines gouttelettes maintenues en suspension par les mouvements verticaux de l'air — Seule 7— Joueuse de basket-ball 8— Voyelles jumelles.— Coups de baguette — Paysage 9— Adverbe de lieu — Caoutchouc synthétique.10— Rédiger dans les formes légales 11— Poème lyrique —Incendie — Géant vorace 12 — Planète — Bruit confus Verticalement 1— Traître à son seigneur — Paquet de marchandises 2— Instrument de musique — Assiste 3— De la nature de l'urine — Berceau 1 ' ) 4— Corps simplexie npT, méro alomiqp«,b,3, — Fruit sec indéhiscent .i» 5— Parcouru de# feiflr,* — Maladie Iran^mi^’-, sible des animaux à-l’homme — Oa'irsW mythologie scandi-" nave, genie aérien qui symbolise l'air,)t feu.la terre, etc 6— Unité monétaire bul- gare — Huile minérale naturelle com-t bustible ., I 7 — L'un des trois élé- ments de l'os iliaque — Per^orjqq, qui emprunte sou-, vent de l'argent.' ¦ 8 — De Slovénje,^ Roule rurale • ^ 9—Soutire — Utilise! -*-A Oblal Marie ^ .! ! * 10—Le meilleur eri #or¥ genre — Action è'ti^ siner ; .i 11 —Qui respecte.rigoü-reusemenl la pirô-' bité — Ruisselet 12—Caractère de c,e qui ' touche la sensibilité — Animal mou Solution d'hier I 7 4 S # ' • 0 reMTM i^AUV A.l SEjpPRE ' Ô.s E.r||S E «'U.fjifl NUL ((NiR,0.U.v,/r ’'£¦0.5,5, IF LUTTEZ contre; LES MALADIES DU REIN Donnez à la Foniiation Canadienne des Maladies du Rein 8 Montréal, mercredi 21 mars 1984 I ü DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Jean-Louis Roy Rédactrice en chef Lise Bissonnette Rédacteur en chef adjoint Jean Francoeur Directeur de l'inlormation Jean-Guy Duguay Directeur adjoint do l'information Denis Lord Directeur des services administratifs Michel Paradis La candidature de M.Chrétien En posant sa candidature à la direction du Parti libéral fédéral, M Jean Chrétien soumet .sa personnalité singulière à l’évaluation du parti et du pays.A ce jour, on a porté les jugements les plus contradictoires sur cet homme politique au langage direct, peu enclin à l’introspection et à l’analyse.Démagogue selon les uns, populiste selon les autres Batailleur sans retenue, capable des pires excès pour disquabfier l’adversaire, recourant sans ménagement à la rhétonque la plus aiguisée pour détruire l’argument contraire.Mais capable aussi des plus vibrantes ferveurs patriotiques, et d’une efficacité dans l’action qui tranche avec la prudence calculatrice de la classe pohtique Choisi par Pierre Trudeau pour mener les batailles les plus décisives de la fin du long règne, tendu jusqu’à l’extrême de l’action et de la passion, l’homme a accompli ces missions impossibles sans autre horizon que celui de la victoire finale.Jean Chrétien proclame aujourd’hui qu’il est capable de s’élever au-dessus de ce rôle d’exécutant brutal qui fonce visière baissée sur ses cibles.De ce second rôle, majeur on en conviendra, il aspire à la première place.Mais les exigences de la redoutable fonction qu’il convoite, celles aussi des défis canadiens, sont-elles compatibles avec sa conception de l’action pohtique, sa vision du pays, son style et son ton Sa réputation est-elle irrémédiablement marquée par les rôles qu’il a accepté de tenir ces dernières années ?Chantre des convictions et des valeurs du régime Trudeau, sera-t-il capable des remises en question que la réahté du pays impose ?On pense en particuher à la mise en ordre des rapports entre le Québec et le Canada, mise en ordre qui forcera la repose de la négociation constitutionnelle.Ces questions ne disquahfient pas de façon absolue la candidature du député de Shawinigan, mais elles la soumettent à des examens rigoureux.Sauf dans les miheux hautement partisans, la mise de M.Chrétien quant à l’avenir devra être forte pour atténuer le poids du passé, en particuher au Québec.Au plan administratif et pohtique, l’expérience de M.Chrétien dépasse de plusieurs coudées celle de tous les autres candidats.Membre du cabinet depuis plus de 15 ans, ancien secrétaire parlementaire du premier ministre Pearson, Jean Chrétien a occupé des fonctions mimstérielles de première importance.Successivement ministre du Nord et des Affaires indiennes, du Commerce et de l’Industrie, président du Conseil privé, ministre des Finances, de la Justice, de l’Energie et des Ressources, M Chrétien connaît à fond tous les rouages de l’admimstration fédérale.D’un ministère à l’autre, sa présence et sa marque n’auront pas eu la même importance.Ces dernières années, par exemple, ses responsabilités ministérielles ont porté sur des questions spécifi- ques.Ministre de la Justice, Jean Chrétien avait une mission bien précise : donner suite au résultat du référendun québécois.Ministre de l’Énergie et des Ressources, il était chargé du contentieux né de la « politique fédérale de l’énergie ».Plus vastes apparemment auront été les dossiers qu’il a eu à gérer comme ministre du Nord et des Affaires mdiennes, où son passage a laissé un souvenir plutôt favorable.Plus vastes également les domames de ses interventions à titre de président du Conseil du trésor, où sa fermeté et sa détermination brutale ont fait problème à l’époque.Mais partout où Jean Chrétien s’est trouvé en autorité, le même comportement aura prévalu.L’homme s’en est expliqué à maintes reprises.L’engagement pohtique vise en priorité la solution de problèmes ^cifiques et non l’analyse à l’infini d’hypothèses.On découvrait rapidement dans les ministères dont il a eu la responsabilité que M.Chrétien exerçait pleinement son autorité de mi-mstre.Que donnerait cette philosophie activiste, peu soucieuse des nuances, efficace dans les dossiers sectoriels, si elle devait dans l’avenir se déployer dans les perspectivesplus vastes et plus complexes de la responsabUite de premier ministre ?dans l’élaboration et l’implantation de la pohtique intérieure et extérieure de la fédération ?Jean Chrétien dispose de solides appuis dans l’aile parlementaire de son parti.Plus de 50 parlementaires ont applaudi l’annonce d’une candidature placée sous le signe de la continuité.Droits des minorités, universahté des protections sociales, niveau des dépenses de l’État fédéral, le candidat francophone maintient l’orthodoxie hbérale.Cette première stratégie pourrait décourager certaines candidatures, forcer John Turner à délaisser les formules ambiguës et les Critiques voilées qui résument à ce jour ses premières interventions et produire un débat substantiel dans la famihe hbérale.Le député de Shawinigan a connu d’indéniables succès auprès des auditoires du Québec et de l’Ouest du pays, se dépensant devant eux comme une vedette sportive devant des partisans comblés.On applaudissait la bonne blague, la mise hors-circuit de l’adversaire par le mot dévastateur ou l’expression populaire ; on vibrait aussi aux élans patriotiques de cet avocat rural québécois dont les racines plongent aussi dans l’Ouest du pays.Désormais, tous se feront plus exigeants.On cherchera à déceler sous les formules vibrantes et les expressions du cru quelle conception du pays et quel projet se dissimulent.Au Québec en particulier, cette exigence sera élevée.M.Chrétien n’a pas craint l’extrême rudesse à l’endroit de sa province, de groupes nombreux et d’individus qui ne partageaient pas ses vues, rudesse smon injustice et grossièreté inad-misible.Aspirant aux plus hautes fonctions, le candidat saura-t-il faire oubher ces excès ?— JEAN-LOUIS ROY L’ignorance du favori UN LÉGER vent de panique a saisi la colonne de députés et ministres libéraux qui ont sauté dans la barque de .John Turner, l’homme-merveille, avant même de se demander si celte ravissante coque avait un gouvernail Voilà qu’à la première occasion, il trébuche, et sur la question brûlante des droits du français au Manitoba, il semble s’éloigner des cxinvic-tions de son parti Les nouveaux amis de M Turner ont raison de s’inquiéter, mais pour le mauvais motif plus il parle de l’affaire manitobaine, plus leur favori démontre qu’il connaît mal son dossier Bien avant son opimon, c’est ce défaut de la cuirasse qu’il faut examiner En confirmant sa candidature, vendredi dernier, M.Turner a déclaré que les droits du français au Manitoba relevaient de « l’imtiative provinciale » et que dès lors, « la solution doit être provinciale » Il n’a-v^it pas tout à fait tort et pas tout à fait raison.Car l’entente du gouver-nément manitobain avec la Société frahco-manitobaine comporte deux volets.1 ) le rétablissement dans sa plénitude de l’article 23 de la constitution du Manitoba qui reconnaissait en 1870 l’égalité du français et de l’anglais à l’Assemblée législative et devant les tribunaux de la province, et qu’une loi de 1890 a illégalement aboli, 2) contre un délai et des accommodements dans ce rétablissement, le gouvernement manilo-bain offrait aux francophones certains services français dans les ministères et agences provinciales Le premier volet i elève de la constitution du Canada, qu’Ottawa a non seulement le droit mais le devoir de faire respecter, comme le Québec l’a appris sans plaisir quand la loi 101 a tenté de restreindre les droits de l’anglais à l’Assemblée nationale et s’est rapidement fait débouter.Le second volet est effectivement d’ini-tiative provinciale, et même si la Cour suprême devait demain donner pleinement raison aux Franco-Ma-mtobains, elle n’aurait aucun pouvoir de leur accorder plus de « services » provinciaux en français.Ancien mmistre fédéral de la Justice, M Turner n’a pas le droit, s’il se veut vraiment premier ministre en puissance, d’ignorer le fin détail de cette affaire.Or cela semble bien le cas.Trois jours après sa première déclaration, il répétait lunch que « les services français dans une province sont d’imtiative provinciale » — ce que personne ne dispute — et qu’ils ne peuvent être « imposés par décision judiciaire », ce que personne ne prétend faire puisque la Cour suprême ne pourra que définir la portée de l’article 23 à la législature provinciale et devant les tnbunaux.En somme le candidat-miracle raisonne comme s’il ne s’agissait que de donner des services en français aux Franco-Manitobains, ce qui ne relèverait que de leur gouvernement, et non de les rétablir dans leurs droits constitutionnels inaliénables, même s’ils ont été bafoués depuis près de cent ans.Il compare d’ailleurs cette affaire au débat sur le bilinguisme en Ontario, province à laquelle la constitution n’impose rien, ce qui souligne assez combien peu il l’a étudiée.Cette ignorance est renversante.À moins qu’elle soit voulue, comme le soupçonnent ceux qui craignent que John Turner soit prêt à brader une bonne part de l’héritage hbéral pour arriver à ses fins.Car les manchettes faisant état de ses élégantes hésitations sur unç intervention fédérale dans les affaires mani-tobaines sont de nature à lui attirer bien des sympathies dans l’Ouest, au moment même où M.Mulroney y fait l’apprentissage du ressac antifrançais que lui attire sa position pourtant modérée.Même le cliché qui sert à John Turner de passe-partout dans cette affaire — « Je préfère une solution politique et non judiciaire » — est d’une démagogie primaire.Car enfin, le Manitoba a trimé pendant un an à la recherche d’une solution politique, et l’échec a été assez monumental pour que tout le pays, jusqu’aux plus protégés bureaux de Toronto, doive en prendre acte.S’il était premier ministre aujourd’hui, que ferait John Turner?Laisserait-ü se poursuivre l’ihégahté manitobaine faute de solution « pohtique »?Il ne peut tergiverser longtemps là-dessus sans miner sa crédiDüite.Et il la sapera de toute façon s’il étudie tous ses dossiers avec aussi peu d’attention aux faits.— LISE BISSONNETTE Rallonger la taupinière?IL ne devrait pas être difficile, après une tempête de verglas, de convaincre les Montréalais des avantages du transport en commun par voie souterraine On prêcherait à des convertis Pas si convertis que ça ! si l’on en croit les résultats du dernier rapport origines-destinations publié par la CTCUM, qui révèlent une certaine stagnation dans le choix de ce mode de déplacement L’enquête, faite en 1982, confirme la suprématie de l’automobile qui rafle encore près des deux tiers des déplacements Ces données jettent une douche îrodde sur les projets de développement du métro soumis récemment par le comité ad hoc de la Communauté urbaine de Montréal; prolon-’ÿement de la ligne 5 jusqu'à Anjou, ¦construction d’une h^e 7 à partir de .ÂIontréal-Nord dans Taxe au boule-•rard Pie-IX, pour ne rappeler que les Savaux juges pnontames, auxquels jl faut ajouter la ligne 8 (fer sur fer, ~en surface) de la station Radisson vers Pointe aux-Trembles ^ Au total, des dépenses d’immobilisations d’un milhard de dollars d’ici 1992, soit 100 millions de plus que les jsommes totales déjà enfouies dans le sous-sol de nie Or toutes ces lignes nouvelles, une (fois en service, ajouteront au déficit d’exploitation de la CTCUM Seule la ligne 7 (à partir de Montréal-Nord) jaura un coût/passager de Tordre des lignes déjà existantes (36 cents) ; la ligne 5 (Snowdon-Anjou) coûtera 51 cents et la ligne 8, en surface vers Pointe aux-Trembles, 14.97 ! soit 12 fois le coût par passager transporté.( Pas étonnant que le comité ad hoc propose que le gouvernement — s’il on impose la construction pour développer une technologie de métro sur fer — non seulement défraie les coûts d’immoblUsations de ce métro de surface, mais en subventionne très spécifiquement les frais d’exploitation.) De là qu’on s’interroge, de tous côtés, sur l'opportunité aautorlser les perceurs de tunnel à allonger les galènes de la taupinière.La CTCUM sTnterroge.Elle insiste, dans les commentaires remis au comité ad hoc de la CUM, pour qu'il soit tenu compte des frais d’exploitation du réseau prolongé qu’on lui confiera.Elle se félicite du rendement de la Ugne 7, se montre plus réticente vis-à-vis du prolongement de la Ugne 5, et fort perplexe devant la ligne 8 Elle va plus loin: « La CTCUM juge essentiel de souUgner qu’avant aentreprendre de nouveaux travaux, il serait plus pertinent de compléter les Ugnes mache-vées.» La priorité, dit-elle, devrait être accordée au prolongement de la ligne 2 (jusqu’à la station Bois-Francs) pour permettre une rationalisation de l'^ensemble du réseau dans ce secteur L’INRS-Urbanisation s’interroge.Dans une étude (mal 1983), cet or- ganisme aborde le problème sous Tangle de l’évolution démographique.On y étudie « l’impact du vieillissement de la population sur la demande de transport » L’auteur croit que la tendance actuelle aura « un effet très net de diminution relative de la demande de transports en commun ».« Doit-on investir massivement dans les transports en commun et taxer Tautomobuiste pour provoquer un transfert vers les transp-'rts en commun afin d’en assurer la rentabilité ?» Au lecteur de répondre à cette question, dit Tétude.C’est beaucoup demander.Transport 2000 Québec, association vouée à la promotion des intérêts des usagers, s’interroge aussi.Un rapport, « Stratégie de marketing du transport en commun » (novembre 1983), pose la question autrement.« Le transport en commun, s’il veut se développer, ne doit pas être uniquement un moyen de se déplacer, au service d'une clientèle passive; il doit être, comme Ta été Tauto, un support aux divers choix qui composent le style de vie de chacun».C’est dans « sa relation avec le milieu qu’il puise sa raison d’être et son dynamisme », conclut Transport 2000.Diverses initiatives, prises par la CTCUM ces derniers mois, laissent croire que, là aussi, la réflexion va en ce sens.— JEAN FRANCOEUR Une fédération, pourquoi?JEAN FRANi ’R PROFESSEUR de droit public à l’Université de Montréal, Mme Andrée Lajoie s’est notamment distm-guée par ses travaux sur le « droit à la santé ».On lui doit sur ce thème un ouvrage qui fait autorité Elle publiait dans LE DEVOIR du 6 mars une étude, conduite avec rigueur et richement documentée, sur les origines et l’évolution juridique du système de santé au Canada depuis un quart de siècle.Il s’en dégage une odeur de soufre.Selon l’analyse de Mme Lajoie, la mise en place du système canadien de santé repose sur des bases fort contestables.En outre, estime-t-elle, le seul moyen de corriger les fautes originelles de ce système serait de revenir à une apphcation scrupuleuse de la lettre du pacte de 1867.Il suffirait, en déduit-on, de reconnaître la compétence, indiscutable et exclusive, des provinces en matière de santé et, en conséquence, de leur laisser tout l’espace fiscal nécessaire pour l’exercer.À cette analyse d’une logique difficilement constestable sous l’angle strictement juridique, il est tout de même possible d’opposer quelques données historiques.Il y a d’abord le fait majeur, aussi incontestable, que le Canada, au cours du dernier quart de siècle, par des voies qu’on peut juger tortueuses, voire « illégales », a tout de même réussi à édifier un régime de soins de santé public, complet, universel, accessible, dont les Canadiens en général sont fiers et qui fait Tenvie d’autres pays à commencer par nos voisins du sud.Ajoutons que le seul grand problème qui confronte ce système — et il existe sur ce point un consensus d’un océan à l’autre — est celui de son financement • il faudrait y injecter immédiatement quelques centames de milhons de dollars additionnels, que les contribuables, cependant, sont de moins en moins disposés à confier à leurs gouvernements.Voyons cela de plus près.Notre système de santé a vu le jour dans des conditions qu’un constitutionnaliste peut trouver suspectes.L’enfant, juridiquement, paraît illégitime Il n’est pas le fruit de la concertation des gouverne- ments provmciaux qui, idéalement, auraient trouvé au niveau fédéral le lieu d’une coordination, souhaitée et indispensable, pour la mise en place d’un régime « national » selon des normes consensuellement acceptées.Les choses ne se sont pas du tout passées selon la voie que bahse TAANB.À l’origine du système canadien de santé, nous voyons d’abord une fonction publique fédérale frottée aux idées de gauche par la fréquentation des grandes umversités américaines (le New Deal) ou britan-mques (le Labour).Nous voyons un Parti hbéral, alors essentiellement pragmatique et consensuel, aiguillonné par le mouvement social-démocrate qui avait pris racine dans l’Ouest.On a parfois la naïveté de croire, et même d’écrire, que Tassurance-maladie est une des grandes réah-sations de la Révolution tranquiUe du Québec des années soixante.C’est Ignorer que les premiers « accords » relatifs à Tassurance-hos-pitalisation ont été signés en 1957 — sous le gouvernement de Maurice Duplessis, celui-là même qui défendait SI bien notre « butin » — et Tas-surance-maladie sous Darnel Johnson, dix ans plus tard ! Force est d’admettre que le Québec, qui par la suite a dû mettre les bouchées doubles, n’est entré dans la course qu’assez tardivement.Dans cette affaire, si le seul souci avait primé de respecter chaque iota de la loi constitutionnelle du pays, le Québec et plusieurs autres provinces auraient sans doute mis beaucoup Elus de temps à sortir de Tère des ôpitaux privés et de la pratique strictement libérale de la médecine.(On peut reconnaître le fait, même en continuant de s’opposer avec énergie à la manière dont le gouvernement fédéral, fort de son « pouvoir de dépenser », se comporte trop souvent lorsqu’il est question de « normes nationales » en matière de sécurité sociale.) Première conclusion: un pays ne vit pas seulement de textes constitutionnels.Une autre dynamique entre en jeu, au-delà de tout juridisme.Car le Canada, dans son invraisemblance aussi bien cultureUe que géographique, c’est aussi une « pratique » forte de la volonté de régler ses problèmes dans un esprit de concihation et selon Tart du possible (du moins ce fut le cas jusqu’à Tère Trudeau).Deuxièmement, il est Ulusoire de croire que la seule solution des pro- blèmes de notre réseau d’institutions de soins de santé réside dans le transfert de points d’impôt au bénéfice des gouvernements provinciaux.Car un tel transfert ne crée aucun argent neuf, c’est toujours le même argent, perçu du même contribuable; c’est changer quatre trente sous pour une piastre, selon l’expression qu’affectionne M.Parizeau.Il est plus raisonnable de penser que le salut de notre système de santé repose sur la volonté des contribuables d’y consacrer de nouvelles ressources.Or, dans la conjoncture présente, il est loin d’être sûr que le meilleur moyen d’y arriver soit de dégager un plus grand espace fiscal pour les provinces.Un regard, en effet, sur la carte pohtique à Téchehe provinciale indique tout le contraire.Les gouvernements provinciaux sont tous tentés de trouver cet argent neuf en dehors de la fiscahté.Ils renâclent devant la nécessité de presser davantage le contribuable, et se tournent plutôt du côté des usagers pour compléter le financement du système.Et la profession médicale d’applaudir, et peut-être même hélas Topiiuon pubhque.Sauf au Québec, entend-on répéter.Pourtant un sondage Gallup l’automne dernier donnait un tout autre son de cloche.Où le gouvernement doit-il puiser les sommes additionneUes nécessaires au maintien des soins de santé ?deman-dait-on aux Canadiens.Hausses d’impôt ou frais aux usagers ?C’est au Québec, paradoxalement, que les répondants se montraient le plus favorables à l’imposition de frais aux usagers.Au mimstère, on tentait de se rassurer en se disant que les Québécois avaient mal compris la question, qu’ils ne savent pas, eux, ce que sont les frais aux usagers, puisqu’ils n’en ont ja- itisïic vpt*qA^ t Quant à l’espoir entretenu en certains quartiers que le Québec pourrait, fédéré ou séparé, maintenir seul des soins de santé à un niveau sensiblement plus élevé que le reste du p^s, le livre blanc « inédit » de M.Parizeau sur la fiscahté démontre de façon fort convaincante qu’il s’agit là d’une ihusion.Une fédération, pour quoi faire ?À cette question, je serais tenté de répondre, en songeant à notre système de soins de santé, que c’est d’abord pour mettre sur pied cette sorte de choses et ensuite pour la préserver.¦ Une disparition Votre journal publiait le 26 janvier dernier un articile de M Louis-Gilles Francoeur sur la controverse entourant Tail des bois au Québec Cet article reflète parfaitement un courant de pensée actuel, celui du laisser-faire I.es conservalionnistes et les amoureux de la nature auront doublement raison de se préoccuper de la survie de Tespece au Québec, lorsqu’ils prendront connaissance des propos renversants de Richard Constanlineau de la chaîne Provigo, ainsi que de ceux de Lionel Lachance, directeur des productions végétales du ministère de l’Agriculture, des Pêches et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) En effet, le MAPAQ semble considérer la cueillette de Tail des bois comme une « production végétale », et ceux qui font cette cueillette comme des « producteurs ».A notre avis, il s’agit plus souvent de vandales qui dévastent les sous-bois d’érabhères qui ne leur appartiennent pas, comme l’indiquent les plaintes des acénculteurs Le terme « pro-ducteurs» devrait donc, au mieux, être remplacé par « exploiteurs » En effet.Tail des bois est une ressource entièrement exploitée sans aucun souci de protection pour Tavemr.Lorsqu’une colonie est « cueillie », elle est souvent détruite.M Lachance dit que « Tail des bois se protège tout seul en prenant plusieurs années pour se développer ».Ce raisonnement est tout à fait illogique et, au contraire, cet aspect de la biologie de l’espèce lui est néfaste dans la situation présente.Il a été prouvé depuis longtemps que les espèces végétales et animales qui ont un cycle de développement très long, sont plus vulnérables que celles qui ont un cycle plus court(.).Ceci nous amène donc à penser que Tail des bois est en danger.Le danger réel, c’est que les cueihet-tes abusives abaissent la densité des populations en deçà du mveau minimum nécessaire pour leur permettre de se regénérer Une espèce autrefois commune dans les érablières riches deviendra donc une rareté.Voilà la situation actuelle qui prévaut pour le ginseng, qui lui aussi a fait, par le passé Tobjet d’une cueillette abusive Contrairement à ce qu’en dit M Lionel Lachance, les botamstes ne trouvent pas de ginseng « partout » Eln près de 10 ans d’herborisation dans le parc de la Gatineau, M Daniel Gagnon rapporte avoir vu seulement 10 plants de ginseng (dont quatre étaient matures), et ce dans quatre stations différentes Un sort semblable attend Tail des bois Ne cueille-t-on pas des quantités énormes de bleuets, de framboises et de fraises chaque année’’ Bien sûr, mais ce ne sont pas les fruits de Tail des bois que Ton cueille, mais son bulbe et ses racines La cueillette du bulbe signifie la mort de la plante, tout comme dans le cas du ginseng dont on recherchait aussi les parties souterraines N’oublions pas que chaque espèce animale ou végétale est unique au monde et renferme un potentiel génétique qui lui est propre Peut-être découvrirons-nous un jour que seul Tail des bois produit une substance essentielle pour combattre telle ou telle maladie — Daniel GAGNON professeur département de sciences biologiques à TUQAM pour les 35 signataires (professeurs, techniciens, attachés de recherche et étudiants gradués) Montréal, 8 février ¦ «L’assassin assassiné » EN RÉPONSE à l’auteur de la lettre du 14 mars qui demande la suppression de Bach et Mozart des ondes de Radio-Canada MF, on doit se poser cette question: a-t-on le droit de laisser circuler librement un citoyen qui incite ouvertement à la violence et propose tranquillement et froidement d’assassiner les principaux représentants de la musique baroque et classique?Il faut répondre négativement dans la mesure où la barbarie, Tétroitesse d’esprit, l’inculture et la censure doivent être pourchassées à coups de fusil.Car enfin, oser reprocher au poste d’Etat de diffuser les impérissables chefs-d’oeuvre de ces compositeurs, n’est-ce pas commettre un crime affreux contre le goût qui ne peut s’expier que par la peine capitale .après l’obtention, de la part du coupable, d’une confession écrite (peu importe les moyens) reconnaissant ses torts et se forfaits.L’inculpé l’ignore sans doute : un public assez nombreux et fidèle écoule cette musique qu’il voue aux gémomes.De plus, les accusations de ce monsieur sont dénuées de fondement.La chaîne MF accorde une portion congrue à la musique classique Ainsi, par exemple, les Notes inégales ont laissé passer le 27 janvier comme un jour ordinaire, alors que c’était l’anniversaire de TiUustre Mozart! Mais ce qui est surtout révoltant (et digne de tous les châtiments), c’est qu’il s’attaque au seul poste de radio qui ne sombre pas dans la facihté, la démagome, les modes éphémères, les gouts du jour, la médiocnté affhgeante des autres postes qui devraient parfaitement convenir à l’auteur de la diatribe L'intégrale des tnos pour piano et cordes de Beethoven?Mille fois, OUI ! Et tant pis pour les détracteurs et autres objecteurs de conscience Qu’ils tournent le bouton les perles ne sont pas pour eux.— ROBERT FARLEY Sainte-Juhe, 14 mars ¦ Oreilles crispées M Pierre Fontaine, dans LE DEVOIR du 14 mars, fait une indigestion de musique classique et accuse Radio-Canada FM de Tas-sommer à coup de Bach et de Mozart.Sans doute préfère-t-il les assemblages de bruits hétéroclites produits par plusieurs « compositeurs» contemporains et exécutés par des musiciens s’apparentant davantage à des athlètes se débattant au beau milieu d’une compétition sportive qu’à des gens exécutant une oeuvre intel-hgente.Les goûts ne se discutent pas dit-on, mais j’ose espérer que la recherche de la sérénité et du calme souhaitée par une majorité d’auditeurs fidèles à Radio-Canada FM continuera d’inspirer la programmation de la société, de préférence à la diffusion de ca-cophomes stressantes.M.Fontaine, presque toutes les autres stations radiophoniques vous ahmentent en créations contemporaines de tout acabit.Alors cessez de vous plaindre et de vous crisper en écoutant la seule station qui nous offre régulièrement de la musique humaine et géniale.Excusez mon attitude « bourgeoise et croupissante », mais quant à moi, il vaut mieux laisser le génie créateur musical de certains contemporains à Tapprécia-tion des générations futures.— JEAN BOULVA Québec, 15 mars LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 Il est composé et Imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Qroupa Québécor Inc .dont Iss ateliers sont situés à 9130 rue Bolvin, Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les Informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor inc .située é 775 boulevard Lebeau, Ville Saint-Laurent.H4N ISS Tél 332-0680 LIVRAISON À DOMICILE PAH PORTEUR Édition quotidienne 2,2SS par semaine Le samedi seulement 50' Pour information é Montréal 332-3891 à Québec 687-2022 ABONNEMENT Édition quotidienne $110 par année.6 mois $58,3 mois $30 A l'étranger $120 par année.6 mois $62.3 mois $32 .édition du samedi $26 par année Postes votre chèque ou mandat-poste à LE DEVOIR, 211 rue St-Sacramant, Montréal.Québec H2Y 1X1 Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Pour information (514)844-336t Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec 'Jll Le Devoir, mercredi 21 mars 1984 Le défi des producteurs de cinéma et de téiévision Le public a des goûts qu’il faut satisfaire ROLAND LADOUCEUR Directeur exécutif de Centre Film Canada.UN ARTICLE remarquable de l’Agence France-Presse publié dans LE DEVOIR du 19 décembre signalait que, « selon les experts unanimes, si le public italien boude son cinéma, c’est que le cinéma italien ignore parfaitement son public ».Parmi les causes, on cite le manque d’étude du marché, les prétentions d’auteur et le mépris du destinataire essentiel, le spectateur.À cela, il faut ajouter l’irrésistible succès du produit américain.Les dernières données indiquent que le cinéma italien n’a réalisé que 32 % des recettes totales.Sur près de sept millions de spectateurs, deux millions ont choisi un film italien contre quatre millions qui ont opté pour un titre « Made in USA ».Bien sûr, ce « mal du cinéma italien » existe dans beaucoup d’autres pays.Il marque aussi à divers degrés la plupart des télévisions nationales.La série américaine Dallas captive des millions de téléspectateurs dans quelque 90 pays et rapporte à ses producteurs des bénéfices considérables.Il en va de même d’émissions comme Dynasty, Magnum P.I.ou The winds of war.Pour les producteurs de ces émissions, les ventes à l’étranger représentent plus de $500 millions par année.Cette popularité des émissions américaines s’explique surtout par le choix de thèmes, de situations et de personnages qui passent les frontières habituelles de langue et de culture.À l’opulence de la réali-sation s’ajoutent les qualités de structure, de rythme et l’attrait de vedettes connues.Grâce aux revenus d’un marché de 80 millions de familles, les trois grands réseaux CBS, NBC et ABC peuvent absorber des frais de production allant jusqu’à $1.5 million l’heure.Les télévisions étrangères peuvent acheter ces émissions de pointe à prix d’aubaine.Par conséquent, les productions locales, souvent moins populaires, s’avèrent plus coûteuses que les émissions américaines importées.D’oû le grave problème de tous les diffuseurs nationaux.Chaque réseau souhaite mettre à son horaire des émissions domestiques de qualité internationale, mais bien peu de pays peuvent les financer seuls.Comment contrer l’envahisseur américain ?Depuis quelque temps, des partenaires de pays différents forment de nouvelles alliances, projet par projet, afin de concurrencer la programmation yankee.Cette stratégie permet d’assembler des capitaux importants, de monter des productions plus substantielles et d’assurer des ventes outre-frontières.En Europe, on voit le producteur britannique Goldcrest et Antenne 2 coopérer à un projet intitulé « The body machine », série documentaire de 26 émissions qui coûtera $4 millions.Comme bien souvent dans ce type de projet, c’est une personnalité internationale, le Dr Christian Barnard, qui présentera chaque émission.L’objectif majeur de ces nouvelles alliances est de pénétrer le marché américain, de loin le plus avantageux.Car pour rentabiliser une programmation de plus en plus onéreuse, les producteurs doivent tenir compte du fait que les États-Unis représentent 60 % du marché mondial ; le Canada, 5 % et les autres pays, 35%.Cela signifie, par exemple, qu’une émission acquise par 20 pays d’Europe peut rapporter moins qu’une seule vente aux USA.Même les producteurs français en sont conscients.C’est ainsi que TFl et la Société française de production réalisent une mini-série de cinq heures sur Robinson Crusoé, utilisant le double tournage français et anglais, avec Michael York en tête d’affiche.En décembre dernier, c’est Pierre Desgraupes qui visitait les États-Unis pour faire valoir ses projets auprès de MGM, Metromedia, HBO, etc.Le directeur d’Antenne 2 déclarait à Daily Variety que des nouvelles alliances transatlantiques peuvent se justifier non seulement par les facteurs économiques mais aussi par des avantages artistiques.Selon lui, les Américains sont saturés de télé traditionnelle; ils souhaitent des sujets nouveaux et des horizons géographiques et conceptuels différents.Joe Skrzynski, l’ex-directeur de VAustralian Film Commission, soulignait dans son dernier rapport annuel la nécessité pour les petits pays de trouver des marchés extérieurs afin de rentabiliser la production nationale.Il ajoutait, cependant, qu’il ne fallait pas copier les films étrangers, en particulier les américains.Les productions du type Hollywood doivent demeurer l’apanage des USA.Pour réussir à l’étranger, selon Skrzynski, la formule est d’éviter les éléments trop provinciaux mais de maintenir l’identité australienne, raison première du succès obtenu à ce jour.Dans cette conjoncture, la question se pose; comment satisfaire les goûts d’un public de plus en plus exigeant, aussi bien au Québec et au Canada qu’à l’étranger ?Et un aspect tout aussi important; comment couvrir les coûts de production dans un marché exigu comme le nôtre ?Voici quelques considérations pouvant mener à des réponses valables.Selon une étude faite à partir d’un groupe de films récents et publiée dans le magazine « Box Office » (février 1984), la clientèle régulière des salles choisit ses films selon les facteurs suivants; Thème/histoire 35.5 % Bouche à oreille 22.6 % Vedettes 19.4 % Recensions/critiques 3.1 % Autres facteurs 19.4 % Total 100.0% L’aspect démographique entre également en ligne de compte; 68 % de la clientèle des salles de cinéma varie entre 12 et 29 ans.Les téléphiles sont généralement plus âgés et leurs préférences au point de vue programmation sont en conséquence.Dans le cinéma de fiction, un grand nombre d’échecs s’expliquent par des scénarios bâclés et tournés prématurément.A Hollywood il est courant de préparer 5,7, 10 révisions avant de passer à la réalisation.Quant aux rejets, le nombre est phénoménal; un scénario sur plus de 200 a la chance d’être produit.Lorsque les William Goldman (Butch Cassidy, Marathon man.All the president’s men), Paul Schrader (Taxi driver) et Robert Towne (Chinatown) affirment qu’il faut une année entière pour achever un scénario, il faut les croire.Et tenter de les imiter.Cela nous amène au rôle du producteur.Règle générale, c’est lui qui choisit les projets et en assure le développement jusqu’à l’écran.Il doit trouver les capitaux, convaincre les prêteurs, assembler les éléments principaux du film, monter une aventure complexe et trouver un distributeur.Le vrai producteur pense et agit en fonction des goûts de l’auditoire.11 fait travailler le scénariste et le réalisateur dans le même sens.Heureusement, notre cinématographie compte maintenant plusieurs productrices et produucteurs sérieux, qui allient créativité, sens des affaires et souci du .spectateur.Quelques-uns possèdent déjà; l’expérience de la coproduction in-' ternationale, gage de moyens de production accrus et d’une mçii-, leure diffusion à l’étranger.D’aiJ- , leurs, avec un marché domestique, restreint comme le nôtre et des frais de production toujours à )a hausse, il importe de concevoir'un produit de qualité qui soit exporté- ‘ Die.' ¦ Dans le domaine de la fiction, lè défi de 1984 et des années qui suivront est de satisfaire les besoins' d’un public disposant d’un grand nombre d’options, qui choisira ce qui lui plaira davantage entre le cinéma, la télévision gratuite ou payante et la vidéocassette.Les produits étrangers demeureront nombreux et variés.Il faudra accepter le jeu de la concurrencé et satisfaire l'attente du spectateui* *-client qui en veut pour son argent et pour ses goûts.Notre industrie de production trouvera donc avantage à mesurer l’interdépendance entre le marché ' domestique et les marchés extérieurs, ainsi qu’à tirer profit de sa situation stratégique sur le conti-" nent nord-américain.Un peu par-, tout dans le monde, on trouve des producteurs qui font face aux mê-.mes problèmes qu’ici et cherchent ^ des solutions.Des liens nouveaux ' avec des partenaires étrangers ap porteront des ressources plus subs- • tantielles et des projets d’enver- * gure qu’il sera impossible de con-i crétiser dans l’isolement.Le succès demande audace, énergie, flair.El le sens du public.Tel est le défi.Déclaration du Conseil québécois du théâtre PIERRE MACDUFF Secrétaire du Conseil québécois du théâtre.Lorsque, le 25 janvier 1984, les 156 artistes et artisans de la scène ont déposé leur document “ au DEVOIR, le Conseil québécois du .théâtre ne s’est impliqué d’aucune ^ manière.En effet, le geste était personnel et, quoique important par le V nombre et la qualité des signatures, ^ demeurait une manifestation « pri- K vée » qui n’impliquait personne d’au- S tre que les signataires eux-mêmes.¦ ; Or cela de vint rapidement une af- * .faire, pour ne pas dire un débat pu- blic ; les journaux ont à cette occa-sion ouvert leurs colonnes à ceux qui "désiraient s’exprimer sur le geste des 156; il y eut des tribunes téléphoniques à la radio et quelques men-¦ lions à la télévision.La ferveur « cri-*- tique » battait son plein.Là encore, le Conseil québécois du théâtre, qui a entre autres rôles à promouvoir, protéger et développer " les intérêts moraux et sociaux des troupes, compagnies, associations et professionnels de la scène, ne s’est pas exprimé.La raison en est claire et évidente; nous n’avions pas à dé-• fendre un geste privé, ni à juger si ce ’ geste des signataires était ou non •' blâmable; encore moins à trancher " le débat.Leur contestation leur appartenait au même titre qu’une oeuvre théâtrale appartient a ses créa-leurs.Mais l’ampleur de la réaction.qu’elle provînt du milieu journalistique ou du public, nous a sidérés.Le débat ne portait plus sur le traitement de l’information dans un journal en particulier; il ne traitait plus vraiment des rapports de la critique à l’oeuvre et au public; le débat était devenu l’occasion d’une diatribe contre les artistes, leur statut, leur métier, leur art, leur condition même d’existence.Cette réaction n’aurait été le fait que de quelques individus issus du grand public et qui, vraisemblablement, ne peuvent avoir accès à la complexité des questions relatives à la pratique de l’art théâtral, nous aurions compris et nous n’aurions que déploré une naïveté navrante mais excusable.Mais que les accents les plus violents, les plus virulents de ces réactions soient venus du monde journalistique nous stupéfie.Le statut de l’artiste devrait être une réalité connue des journalistes.Le fait qu’une grande proportion des artistes vivent sous le seuü de la pauvreté, qu’ils ne bénéficient ni de l’as-surance-chômage, de l’assurance-maternité ou de l’assurance-salaire, ni d’aucune forme d’assurance devrait être connu des journalistes, tout comme le taux de chômage remarquablement élevé dans ce secteur de travail.Par ailleurs, il est consternant de constater que l’on associe de façon quasi systématique activité théâtrale et subvention publique, cette dernière toujours présentée comme honteuse alors qu’ap-paremment légitime pour les travailleurs et travailleuses de tant d’autres secteurs d’activité.Faut-il le rappeler, ce ne sont pas tous les théâtres qui sont subventionnés.Le droit du public à l’information devrait, croyons-nous, comprendre également celui d’être informé du statut de l’artiste; ses conditions de vie et de pratique devraient être transmises avec loyauté et authenticité par tout journaliste digne de ce nom, et cela même s’il se sent provoqué, défié, voire attaqué.Même si l’éditorial est « la critique de l’événement » et relève davantage de la prise de position que du compte rendu fidèle, nous comprenons mal — pour ne pas dire pas du tout — que les artistes y soient présentés, sans aucune forme de procès, comme une « meute d’enragés qui (.) n’hésitent pas à tenter d’étouffer la liberté d’opinion » (1) et qui pratiquent une « forme particulièrement sournoise de terrorisme » (2), « qui méprisent le public qui les choie » (3), « des nazis, des colonels grecs » (4), « des gâtés pourris du bien-être social culturel » (5), quand nous ne sommes pas métaphoriquement traités « d’incultes et d’épais» (6).Si c’est là l’opinion du milieu journalistique, ou seulement une fraction de cette opinion, comment s’étonner que le public tombe dans les préjugés les plus primaires ou les lieux communs les plus anachroniques ?Et comment ne pas comprendre alors que des problèmes surgissent quant à la couverture critique du théâtre ?Le tollé qu’a suscite la déclaration des 156 va plus loin et touche plus, beaucoup plus que les 156 artistes en cause.Il atteint la communauté artistique dans son intégrité, son honneur, dans la pratique de son art.Nous ne croyons pas être les seuls responsables de cet état de fait.Nous croyons que le milieu journalistique a contribué, par ses réac- tions excessives et violentes, à discréditer non pas 156 personnes ayant posé un acte jugé condamnable, mais bien l’ensemble du milieu artistique.Et cela n’est pas digne du respect que le milieu porte au métier de journaliste.le ConseU québécois du théâtre reconnaît non seulement le besoin qu’a le théâtre de la critique, mais sa nécessité.Il croit fermement que le métier de critique peut s’exercer d’une manière libre et dégagée, et que, même sévère, la critique peut et doit dégager les horizons d’une oeuvre, l’approfondir, la rendre accessible au public.Nous respectons le critique et exigeons qu’il soit avant tout quelqu’un qui aime le théâtre.Loin de nous la pensée que cet amour doive être faible et laxiste et permette, sans la souligner et la déplorer, la détérioration ou la dégradation de l’art théâtral.Au contraire, l’amour du théâtre portera bien haut les exigences du critique, et le milieu du théâtre ne pourra que s’en féliciter, si ce n’est sur le coup, du moins ultérieurement puisque, contrairement à l’acte théâtral qui est éphémère, les écrits restent.Le Conseil québécois du théâtre croit à l’existence éclairée du critique mais ne peut supporter que les artistes soient, pour quelque raison que ce soit, trmnés dans la boue, discrédités ou méprisés.Le débat soulevé, s’il doit être élargi au-delà des 156 signataires, nous semble être celui des rapports de la critique à l’oeuvre, aux artistes et au public, et non le procès des artistes, de leurs présumés privilèges et avantages.Nous pensons qu’il est temps, et le débat le confirme, que les artistes et les critiques s’asseoient ensemble et discutent de leur métier, de leur éthique et d’un art qui les unit.Nous savons et comprenons que le critique n’est pas là pour faire montre de complaisance envers qui que ce soit et que, par sa fonction même, il arrive quelquefois qu’il égratigne.Mais si son but est d’approfondir l’oeuvre présentée, aucun artiste ne lui en tiendra rigueur.Le critique doit donc être non seulement un inconditionnel du théâtre, mais aussi quelqu’un de documenté et d’expérimenté, qui a une formation non seulement théorique mais issue d’une longue fréquentation du théâtre et qui est conscient des conditions dans lesquelles se fait une production théâtrale.Il est certain que la critique est un métier exigeant.Mais il nous apparaît évident que seul un critique professionnel et formé peut mettre en doute et questionner le professionnalisme d’une représentation théâtrale.Par contre, si la prémisse à l’acte critique est que, au fond, l’artiste est un être immature qui jouit du privilège de s’amuser tout en gagnant sa vie, ou quelqu’autre préjugé du même acabit, on comprendra qu’il y a là danger de fausser le sens même de la critique.Le Conseil québécois du théâtre est convaincu que la critique peut faire beaucoup pour le développement du théâtre au Québec.H sou haite que les directeurs et les iiédâc-teurs en chef des journaux se sensibilisent à ce fait et étendent la « couverture » des choses du théâtre non seulement à la critique mais à l’information générale.Pour notre part, nous persistons à croire que plus Ü y aura de critiques compétents, plus la création théâtrale aura de chance?de s’enrichir et de se développer.Nous sommes persuadés que la mul tiplicité des positions critique^ ne peut qu’améliorer la qualité dp l’in formation.Et le public, mieux informé, pourra juger plus librpnjdnl de la qualité de notre Ihéâle.Nous aurons ainsi, artistes et critiqués,, fait progresser Tart théâtral.C’est notrp unique but.; (1) Guy Cormier, Liberté du critique, I,a Presse, 28 janvier 1984., (2) Id.(3) Id.(4) Louis-Guy Lemieux, Haro sur le critique ou sur l’intolérance ?Le Soleil, 20 février 1984.(5) Id.1 (6) Pierre Foglia, La Culture avec un Q, La Presse, 31 janvier 1984.Pour comprendre révolution du fédéralisme LU GILLES LESAGE ¦k Gil Rémillard, Le fédéralisme * canadien — Eléments constitutionnels de formation et d’évolution.Tome 1— La loi constitutionnelle de 1867, Montréal, Editions Québec/Amérique, 1983, 734 ¦ pages.?François Chevrette et Herbert l' Marx, Droit constitutionnel.Les .Presses de l’Université de ” ' Montréal, 1982, 1728 pages.A quelques jours d’un important colloque sur la réforme des institutions fédérales, à l’Université Laval (oû, prévoit-on, M.Trudeau pourrait livrer son testament “ politique aux-Québécois), il importe - de signaler deux ouvrages qui se sont ; déjà imposés à l’attention des ex-’ perts et des observateurs.' „„ Le premier, du professeur Gil Ré-mUlard, est une réédition revue, cor-o rigée et augmentée d’un ouvrage que » le professeur Léon Dion avait qualifié de « magistral » lors de sa paru-' ¦ tion, en 1980.Le second, des professeurs François Chevrette et Herbert Marx, est une réimpression toute récente, même si elle porte la date de 1982, d’une véritable somme de droit ' constitutionnel.Cette dernière tient à peine compte du tout nouveau con-— texte créé par la loi constitutionnelle de 1982, et pour cause, tandis que M.Rémillard y consacre un important développement dans son chapitre sur « le contrôle de la constitutionnalité des lois».De toute évidence, les savants universitaires s’adressent d’abord et avant tout à leurs étudiants actuels et futurs.Mais ces préoccupations d’ordre pédagogique et didactique, surtout chez MM.Chevrette et Marx, ne les empêchent pas de rejoindre un plus large public, composé des avocats et des juges, certes, mais aussi des hommes politiques, des fonctionnaires, des observateurs et critiques.Ces trois dernières catégories, en particulier, ont intérêt à garder par devers eux ces outils de référence essentiels, ne serait-ce que pour se rappeler que la réalité constitutionnelle est beaucoup plus complexe, mouvante et évolutive qu'ils ne tentent de se le faire croire.Constitutionnaliste, M.RémiUard présente une vue d’ensemble qui in-tè^e des éléments d’histoire à l’évolution du fédéralisme.Vulgarisateur, dans un langage simple et accessible, il ne fait pas abstraction de la politique, comme le démontrent d’ailleurs ses prises de position sur des questions d’actualité brûlante.Il s’y brûle à l’occasion, mais il a le rare mérite de ne pas se tenir confortablement en marge du débat public.D’autant que politique et constitution sont assez voisines, merci.Fédéraliste, M.Rémillard ne cache pas ses couleurs, estimant que « le ^éralisme est une loi constante de révolution sociale de Thomme », et que, « parce qu’il est un compromis, le fMéralisme se refuse à tout dogmatisme ».Réaliste, il nous rap-peUe utilement que le compromis de 1867, qui s’intitule maintenant loi constitutionnelle de 1867, fut intéressant pour le peuple conquis de 1760 et n’a plus rien de britannique depuis son rapatriemenL il y a deux ans.' « Il est cependant bien dommage, ajoute-t-il avec pertinence, qu’on n’ait pu profiter de ce rapatriement pour procéder à la réforme constitutionnelle souhaitée tant des institutions fédérales que du partage des compétences législatives entre les deux niveaux de gouvernement.Du moins, aurait-on pu épurer ce compromis de 1867 des di^sitions qui ne sont plus d’application, comme les pouvoirs de réserve et de désaveu.Ce sont là les reliquats de la pensée centralisatrice de John A.Macdonald tout comme d’aUleurs la forme du partage des compétences législatives et le système judiciaire unifié.» S’appuyant sur l’interprétation judiciaire, M.Rémillard note par ailleurs que le fédéralisme canadien est de plus en plus basé sur des compétences devenues mixtes, ce qui met en danger le respect du principe de l’autonomie des Etats fédérés, à la base de tout Etat vraiment fédératif.Le compromis de 1867 ne correspondant plus aux besoins et à l’évolution de la société contemporaine, une révision en profondeur s’impose donc.D’une toute autre veine, « Droit constitutionnel », de MM.Chevrette et Marx, s’appuie entièrement sur la jurisprudence, la décision, la norme.Délaissant les grandes vues historiques, les auteurs s’effacent presque derrière ceux qui ont pour mandat d’interpréter la constitution, même si chaque chapitre est précédé d’une courte et éclairante note, qui en situe exactement le champ et la portée.Sans nul doute, c’est un instrument utile d’apprentissage, de consultation et de réflexion sur les décisions judiciaires, source par excellence du droit public canadien.C’est un monumental « case book », qui déborde largement de l’habituel recueil de textes ou de décisions, et qui permet à l’étudiant — ne le sommes-nous pas tous en ces matières difficiles et complexes ?— d’exercer son esprit critique, sa perspicacité et son humilité.Sous trois grands titres — les principes fondamentaux, le partage des compétences, les libertés publiques — MM.Chevrette et Marx poursuivent patiemment une oeuvre de bénédictins, fort importante, essen-tieUe même, à qui veut aller au-delà du dogmatisme facile et des préjugés commodes.Mettant l’accent sur les questions contentieuses canadiennes, les auteurs consacrent notamment des chapitres importants aux libertés publiques; le lecteur prend conscience que c’est lorsqu’on en a le plus besoin que les grandes déclarations de droits ont le moins d’effet, et que le Québec n’est pas le seul gouvernement, il s’en faut de beaucoup, à mettre un commode cadenas sur des libertés, quand bon lui semble.Prudents, même dans le champ d’observation où ils sont passés maîtres depuis des années, MM.Chevrette et Marx notent que le fédéralisme canadien, après une période centralisatrice (de 1870 jusqaaux années 1890), a connu une étape décentralisatrice (jusqu’à la deuxième guerre mondiale), puis un retour à la centralisation (jusqu’aux années 1960) suivi d’un nouveau mouvement plus favorable aux provinces.Il en est plusieurs qui contestent ce commentaire jurisprudentieL mais ils devraient consulter la somme des deux professeurs avant de déchirer leurs vêtements.Les deux ouvrages comportent les principaux documents et textes législatif^ des bibliographies et des index qui en font des outils de référence indispensables.UNIVERSITÉ LAVAL Cours d’été CET ETE L’UNIVERSITE LAVAL VOUS OFFRE: , - Deux sessions d’études : du 14 mai au 29 juin du 10 juillet au 17 août I - Des domaines d’études variés - Un choix de cours intéressant - Des cours du jour et des cours du soir - Plusieurs cours intensifs (3 à 6 semaines) - Des activités spéciales dont : ^ ^ • voyage d’études en Grèce et en Turquie (31 mai au 29 juin) ^ ’ • étude de l’espagnol en Colombie (2 au 30 juin) • cours spéciaux d’allemand, d’anglais et d’espagnol (14 mai au 22 juin) • cours de français pour non-francophones (9 juillet au 17 août) Tout ça, bien sûr, avec la même qualité d’enseignement qui fait notre réputation depuis plus de 130 ans! Pour le plaisir d’apprendre.mm.Date limite de demande d’admission: 1®*’ AVRIL 1984 (cours de français pour non-francophones: 1*’ mai) Renseignements : Bureau du reglstraire Pavillon Bonenfant Université Laval Québec G1K 7P4 TM.; (418) 656-3080 N B.Les étudiants des œurs d'été peuvent bénéficier du Service des résidences.¦ ¦¦ I i 10 Le Devoir, mercredi 21 mars 1984 ^ Chrétien « Ce passé fait de réalisations qui s’étendent sur une période de 20 ans, je n’ai pas l’intention de le taire ni de l’effacer; pour moi la continuité est importante », a-t-il d’abord dit faisant allusion à l’éclipse de M Turner et à son refus d’expliquer les raisons de sa démission du cabinet en 1975.Cttte continuité s’exprime aussi pour M.Chrétien par une adhésion sans faille aux réalisations du gouvernement Trudeau, contrairement là encore à M Turner qui a pris ses distances du gouvernement.A son adversaire qui croit que la question du françaus au Mamtoba de-vrait'être réglé au Manitoba, M.(’hrétien a rappellé qu’avec la nouvelle constitution, « les droits constitutionnels des minorités linguistiques «ere el Debra Winger flf/ic/er e( genf/cman.à 18 h et 20 h 10.au Centre d’essai, tie étage du Centre commu-¦ bautaire ) ¦ .( Le centre ÉckanKar offre une con-,(érence portant sui «le rêve et ses , SV mboles» â 20 h au 1119 est.rue Sainte-Catherine Kntrée libre .'>21 6.il8 ¦ Le groupe Inlervention-Vidéo vous convie à la galerie l’owerhou.se.1718, .rue Saint-Dominiue à 20 h.pour la pré-wntation de deux vidéos Pour qui ^ tpurm‘ lu roue ’’ et Slutisliques i ilules _,ô24-.T2.‘i9 1 ¦ ' ' La faculté de Génie et d'Informa- ’’ Mon de l'université Concordia tient Une journée «portes ouvertes» de 14 h 9 à 17 h.ce mercredi et le jeudi 22 à la même heure Rendez vous au campus ^Nr-George-Williams, édifice Hall, 145.') *^oue.sl, boul de Mai.sonneuve 879-5879 ¦ Colloque sur le marxisme el les sciences sociales, de 10 h à 18 h, sous fes au.spices de la faculté des Arts et Mes Sciences de l’U de M “t Ateliers de lecture, les quatre pro-lains mercredis au local 100 du tux Collège, 1200, chemin de la Côte iinte-Calherine, avec le père Louis-¦rtrand Raymond, s j, sur le roman 'Umberto Kco Le Nom de la rose, au ivillon Lalemant, 5625, rue Decelles 142 IH’24 ¦ I .e collège du Rois-de-Boulogne sera l'hôte des championnats collégiaux can.idiens de badminton, ju.squ'au samedi 24 et accueillera les athlètes collégiaux de sept provinces canadiennes ¦ Motiv ation V, 116 est, rue Ontario, olli e un débat intitulé «l’écriture au leminin.» avec M Robert Gélinas 845-.¦)962 ¦ \ 19 h 45.Susan de Rosa, coordonnât! ice au tjuébec d’«F,valuation-mé-dias» et membre du Comité d’action contre la pornographie de la Fédéra tioii des femmes du Québec, .sera pré-senle à la bibliothèque municipale de Beaconsfield afin de di.scuter du phénomène qu’est la pornographie 697 9040 ¦ Récital de Chrtstine Chartrand à la Maison de la culture Marie-Uguav.6052.boul Monk à 20 h 872-‘2044 ¦ Spectacle de Maxime C.uignctte, auteur.compositeur et interprète, à la Mai.son de la culture de Maisonneuve, à 21 h 15 Rendez-vous au 4120 est.rue (Inlario 872-4211 ¦ Soirée de la prière au Grand Séminaire de Montréal.2065 ouest, rue Sherbiooke, à '20 h 9.15 1169 ¦ Collecte de sang de la Croix-Rouge à rUQAM, la Grande Place, pavillon .ludith .lasmin, 1455, rue Saint-Denis, de 10 h 10 à 17 h, à l’U de M, faculté des Artsel Sciences, 1200, rue Jean-Brillanl, de 10 h à 16 h.el à Nicolet, Institut de police, 150, avenue Youville.de 14h à 20h,10 par Marc-0.Trépanier 'l'out comme il l’avait fait le 21 septembre 1983 à Québec devant la commission permanente de l’énerg^ie et des ressources, le président d’Ener-gie atomique du Canada Ltée (ÉACl,), M Robert Després, est revenu hier devant les membres de la Chambre de commerce de Montréal avec son idée que le Québec est dans une situation favorable pour construire des centrales nucléaires qui seraient .spécifiquement réservées à l’exportation d’électricité ferme aux États-Ums.Il est clair, comme en faisait état un document du cabinet fédéral il y a deux ans, que le Québec demeure la clé du développement du réacteur CAN DU sur le marché domestique canadien.C’est dans cette perspective que se situe l’intervention du président de la société de la couronne qui multiplie les efforts d’incitation pour influer le plan de développement de l’IIydro-Québec.« Nous, nous sommes vendeur et rien ne nous empêche de présenter une proposition incitative à l’Hydro-Québec », a dit M.Després en conférence de presse.Mais au bureau du président du conseil d’administration d’Ilydro-Québec, M.Joseph Bour-beau, on déclare que l’Hydro a des uistallations lui permettant de répondre à la demande jusqu’en 2025 et que l’hydroélectrique est moins coûteux que le nucléaire.« Tant que l’avantage économique de l’énergie hydroélectrique demeurera, il n’y aura pas de centrales nucléaires construites au Québec ».L’argumentation du pré.sident d’É-nergie Atomique du Canada est que le Québec, qui devra bien au tournant du siècle recourir à l’électro-nucléaire pour combler ses besoins énergétiques, doit maintenir un pied dans cette technologie.« Est-il possible de développer l’infrastructure * industrielle nucléaire au Québec, s’il n’y a pas véritablement de programme nucléaire en voie de réalisation?», a questionné M.Després.Selon lui, le Québec doit développer concurremment son potentiel hydroélectrique et son potentiel nucléaire à un rythme qui lui permettra de maximiser les retombées de ces deux « leviers » de développement industnel et économique.« Du même coup, le Québec réussirait à maintenir et à parfaire son infrastructure nucléaire, à être mieux préparé pour réaliser le programme nucléaire dont il pourrait avoir besoin au 21e siècle tout en acquérant une expérience pratique des nouveaux développements de la fi- lière CANDU », explique M.Després.En somme, pénétrer imméfUate-ment dans le nucléaire pour y maintenir une expertise et construire des centrales au prix de 84 pour les besoins des années 2000.Profiter pour ce faire de la demande américaine, ce qui défraierait les coûts de construction.Au Québec, l’Hydro-Québec opère une centrale nucléaire de 600 megawatt, de type CANDU, à Gentilly (Gentilly 2) près de Trois-Rivières.Lors de la commission parlementaire, le ministre de l’Énergie et des Ressources, M.Yves Duhaime, avait rappelé que le moratoire de 1978 sur le nucléaire comportait une seule exception, à savoir que le gouvernement était prêt à aller de l’avant avec la mise en chantier de Gentilly 3 à condition que se fasse le parachèvement de l’usine d’eau lourde La Prade.Par ailleurs, le président d’ÉACL a répété hier que son organisme a toujours l’intention d’établir un nouveau centre de recherche au Québec comme cela avait été annoncé en 82.Un centre qui nécessiterait des investissements de plus de $60 millions qui serait établi à Varennes, selon les souhaits déjà exprimés par Énergie Atomique.M.Després a indiqué que des études sont en cours quant à la vocation du centre et que la décision d’investir devrait être connue avant le printemps 85.D’autre part, une entente-cadre entre ÉACL et l’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ) est sur le point d’être conclue, a dit M.Després.Une entente qui couvre 18 champs d’activité dont, notamment, l’évaluation des nouvelles applications de l’électricité dans l’industrie et l’identification des technologies de l’ÉACL qui pourraient être transférées au secteur industriel.Faisant le bilan des ventes de réacteurs CANDU, le président d’É-nergie Atomique du Canada a préciséque l’on tente de vendre un second réacteur à la Corée et au Nouveau-Brunswick.On tente également de vendre un CANDU en Turquie de concert avec des associés coréens et britanniques.Des approches sont également faites en Yougoslavie où le gouvernement a retardé d’un an ou deux son pro^amme nucléaire.Le CANDU vit néanmoins une « période de vaches maigres », a reconnu M.Després en raison des difficultés financières de plusieurs pays.« Nous sommes agressifs sur le plan de la commercialisation et nous prévoyons que des commandes entreront d’ici deux ou trois ans », a-t-ü estimé.glaise», explique le Commissaire.M.Yalden, s’appuyant sur le recensement de 1981 de Statistique Canada, dont la dernière tranche a été publiée en avril, rappelle que la communauté francophone a crû en chiffres absolus au cours des 10 dernières années mais qu’elle a baissé, de 26.9 à 25.7%.Quant à la minorité de langue maternelle anglaise au Québec, elle est passée durant la même période de 13.1% à 11%.« Les Anglo-québécois restent sceptiques, dit M.Yalden, quant à la volonté des autorités provinciales de faire valoir leurs vues », en ajoutant que les Anglo-québécois doivent s’adapter aux réalités de la province.Et en précisant qu’une attitude « moins restrictive » se manifeste à leur endroit.À preuve les modifications apportées a la Charte de la langue française.M.Yalden est également optimiste en matière d’éducation et il prédit que 1984 sera l’année de progrès sensibles dans ce secteur.Beaucoup reste à faire, en langue seconde et en enseignement de la langue de la minorité, mais l’expansion est nos portes, indique-t-il.Et, faisant allusion à la cause que les Franco-ontariens ont portée devant les tribunaux pour savoir s’ils peuvent gérer leurs établissements scolaires, M.Yalden note qu’une telle notion « semble de mieux en mieux accueillie».En ce qui a trait au sort des quelque 50,000 Manitobains de langue française, M.Yalden n’est pas sans penser qu’un verdict des tribunaux tranchant en leur faveur ne réglerait pas leur problème concret et il croit « qu’il faudra mettre au point une formule alliant protection constitutionnelle et aide pratique » en renforçant les droits que la loi de 1870 sur le Mamtoba accorde aux Francophones mais aussi en garantissant des services raisonnables et actuels.Mais pour l’instant, M.Yalden ne voit poindre aucune solution politique à l’honzon au Mamtoba.« Je doute que les droits des francophones soient les premiers points à ragenda du gouvernement mani-tobain lorsqu’il siégera de nouveau, le mois prochain », a déclaré M.Yalden hier.Ce dermer quitte son poste en septembre, après sept ans; « même si un Francophone aurait certains problèmes que je n’ai pas, puisque mon travail consiste à convaincre les Anglophones que tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes, je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas être un Francophone » (qui prenne la relève), a-t-il dit.^ Amnistie tion est signalée dans le rapport.En juin 1983, l’organisation humanitaire dont le siège est à Londres a envoyé un mémorandum au gouvernement canadien lui demandant l’ouverture d’une enquête indépendante sur ces accusations.Mais les autorités canadiennes, qui ont promis cette enquête, n’en ont toujours pas pubhé les résultats, écnt Ammstie.Le rapport d’Ammstie réprouve en particulier l’attitude du Solliciteur général du Canada, M.Robert Kaplan, pour n’avoir pas étudié attentivement les plaintes des avocats de détenus, et cherché plutôt à attaquer la crédibilité des observateurs qui tentaient de l’exténeur de vénfier ce qui s’étalent passé et se passait encore après les événements tragiques du 25 juillet 1982.Amnistie cite en particulier le fait que le ministre responsable des pénitencier n’ait pas répondu aux demandes du modérateur de l’Église urne du Canada, le Rév.Clarke Mac-Donald, et n’ait même pas pris connaissance d’entretiens que celui-ci avait eus avec cinq prisonniers mêlés aux événements.Dans une lettre au modérateur, M.Kaplan exprimait sa conviction «qu’il n’est pas de l’intérêt général d’ordonner une enquête pubhque».A la suite du mémorandum soumis à Ottawa le 9 juin 1983 par M.Thomas Hammarberg, secrétaire général d’Amnistie, M.Kaplan demandait toutefois une enquête à l’Enquêteur correctionnel, M.Ron Stewart, l’invitant à examiner les allégations de «mauvais traitements», et de vérifier si des preuves pouvaient justifier des mesures disciplinaires ou même des poursuites par le Procureur général du Québec.Tout en répondant au ministre qu’à titre d’ombudsman il relevait du Parlement et non pas du Solliciteur général, M.Stewart institua une enquête, mais en signalant à M.Kaplan qu’elle ne pourrait porter sur les mesures pénales, disciplinaires ou civiles telles que souhaitées par le Solliciteur.Aministie annexe cette correspondance au rapport global publié hier à Londres.Dans une déclaration émise hier à Ottawa, M.Robert Kaplan a annoné qu’il s’attendait à recevoir «dans quelques semaines» le rapport de l’Enquêteur correctionnel.Citant le mandat original confié à M.Stewart — mais non la réponse de l’Enquêteur signalant l’exiguïté de ses pouvoirs — le ministre ajoute qu’il s’est engagé à publier ce rapport «dès qu’il serait terminé».«L’enquête a été plus longue que prévue, en raison de son ampleur, explique le Solliciteur général.Toutes les parties interrogées ont bénéficié des services d’un avocat, et plus de 10,000 pages de témoignages ont été recueillies.» Dans son mémorandum.Amnistie recommandait que l’enquête porte sur tous les prisonniers détenus en ségrégation (au «trou»), leurs proches, leurs avocats, les employés alors en service, le personnel medical, ainsi que les autres témoins des incidents.L’enquête devait permettre d’identifier les gardiens en cause et de vérifier les «archives de la prison qui peuvent être utiles pour confirmer ou réfuter les allégations des prisonniers».Amnistie ne conclut pas catégoriquement qu’il y a eu torture au Canada, mais, à son avis, les témoignages de mauvais traitements étaient crédibles ou en tout cas assez sérieux pour que les autorités canadiennes ouvrent d’elles-mêmes une enquête indépendante.Le rapport cite une déclaration de M.Kaplan renvoyant les détenus et leurs plaintes aux tribunaux.Outre que les tribunaux ont refusé d’ouvrir une instruction judiciaire.Amnistie rappelle que, même sans plainte, le droit international oblige les autorités canadiennes à faire la lumière.Le rapport cite en particulier l’article 9 de la Déclaration sur la protection de toutes les personnes contre la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumams ou dégradants, déclaration à laquelle le Canada a souscrit: «Chaque fois qu’il existe des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture (.) a été commis, les autorités compétentes de l’État considéré procèdent d’office et sans retard à une enquête impartiale».Cette déclaration définit comme torture «tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont délibérément infligées à une personne par des agents de la fonction publique ou à leur instigation, aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’un tiers des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle a commis, ou de l’intimider ou d’intimider d’autres personnes».Amnistie signale qu’aucune des enquêtes officielles menées à la smte de l’émeute — enquêtes de la Sûreté du Québec, du coroner, de l’Inspecteur général du Service correctionnel, du Bureau de l’Enquêteur correctionnel — n’a examiné les allégations de mauvais traitements.Mêmes des lettres d’avocats sont demeurées sans réponse des autorités.Un magistrat, le juge Jean-Guy Boilard, a porté une accusation d’ou-.trage au tribunal contre des journalistes et un défenseur des droits des détenus, M.Jean-Claude Bernheim, qui avaient soulevé la question des interrogatoires policiers menées dans ces circonstantes contestées.L’accusation est tombée pour vice de forme.Mais les tribunaux ont refusé aussi d’examiner le problème des mauvais traitements, même si un détenu a été vu forcé de marcher à quatre pattes par les policiers qui l’amenaient en cour.C’est la première fois que le Canada fait l’objet d’un tel rapport, très détaillé, de la part d’Ammstie, dont les déclarations ont d’ordinaire un grand retentissement international.Les grandes agences de presse ont rendu compte hier de la déclaration émise de Londres.Des copies du «Rapport au sujet des aUépations de mauvais traitements infligés à des prisonniers du pénitencier Archambault au Québec (Canada)» sont déjà disponibles à la section canadienne (francophone) d’Amnistie, 1,800 Dorchester, Montréal.^ Les dépenses 1,’opposition libérale estime qu’en dépit de toutes ses belles promesses, le gouvernement fait bien peu pour la relance de l’emploi et de l’économie.S’appuyant sur les chiffres fournis par le ministère des Finances, M.Clair prévoit que l’inflation augmentera de 5% et que la croissance réelle de l’économie québécoise sera de près de 5 % L’effet cumulé des rationahsations des années antérieures (près de $2 milliards depuis 81 ) et la réduction sensible de la part de la masse salariale, passée de 51 % à 48 % en trois ans, permet de hmiter à $220 milhons les restrictions budgétaires du nouvel exercice.Le président du Conseil du Trésor signale que ces coupures portent surtout sur les coûts de l’appareil administratif — les effectifs de la fonction publique sont passés de 71,600 en 79 à 66,800 en 84-85 - et ne touchent à peu près pas les services directs à la population.La politique budgétaire est orientée vers l’amélioration de la productivité, de façon à dégager la plus grande marge de manoeuvre pour répondre aux nouveaux besoins.M.Clair souligne que les efforts douloureux des récentes années permettent au gouvernement de « soutenir un vigoureux programme d’in-tensification de la relance économique du Québec et de créer des emplois durables ».Il faudra contmuer à vivre selon nos moyens, ajoute le ministre, et consacrer le maximum d’énergie à les augmenter en développant notre économie.« Au fond, la crise nous a rappelé la fragilité de l’économie du Québec et la limite, tant des pouvoirs que des ressources, de l’État du Québec.» L’on sait maintenant combien de milliards le gouvernement entend dépenser au cours du prochain exercice.Mais il faudra attendre plusieurs semaines, peut-être meme jusqu’à la fin de mai, avant de savoir comment le ministre des Finances financera ces dépenses, notamment l’ampleur du déficit et des emprunts.Dès hier, toutefois M.Jacques Parizeau a présenté un premier projet de loi (no 67) sur les crédits, autorisant le gouvernement à payer plus de $173 milhons apparaissant au budget des dépenses du ministère de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu.Demain, de plus, l’Assemblée nationale entreprendra un débat de cinq heures menant à l’adoption en bloc, avant le 1er avril, du quart des crédits.Et dans quelques semaines, les commissions parlementaires entreprendront l’étude des crédits relevant de leur compétence.Deux semaines intensives, au total 200 heures de débats, seront consacrées à l’ensemble des ministères.Dans ses commentaires à la presse, M.Clair a noté que le Québec, qui a globalement bien traversé la crise, est en période de récupération ou de convalescence et s’apprête à reprendre le chemin du développement brutalement interrompu en 1981.Mais l’ère de la croissance illimitée et du gaspillage est bel et bien terminée.Aussi, le Trésor a tenu un compte rigoureux de l’indice des prix à la consommation (l’inflation, prévue à 5 %) de la croissance de la richesse collective des Québécois (du produit intérieur brut) et de la hausse des taux d’intérêt, dans la préparation du budget des dépenses des ministères.Pour sa part, le porte-parole libéral estime que les dépenses gouvernementales encourageront fort peu la reprise de l’emploi et de l’économie.Dès novembre, dit le député libéral de Notre-Dame-de-Grâce, on avait bien noté la faiblesse du plan de relance, pour lequel $30 millions ont été prévus dans le budget supplémentaire.Or, pour un an complet, le gouvernement ne prévoit que $300 à $350 millions, ce qui ne constituera pas un élément très important, d’autant qu’il n’a pas dépensé près de $80 millions votés l’an dernier au titre de la mission économique.Selon M.Reed Scowen, le gouvernement ne peut faire plus parce qu’il est prisonnier de ses contraintes; un déficit de plus de $3 milliards, les taxes les plus élevés au pays, une dépendance plus forte des transferts fédéraux (Ottawa fournit plus de 30% des recettes du Québec), de sorte que sa marge de manoeuvre est fort réduite.Le député qualifie de « tragédie » le fait que le ministre des Finances ait retardé la pubhcation de son livre blanc sur la fiscalité et que le gouvernement n’en ait pas tenu compte dans son budget de dépenses ou dans le budget proprement dit.L’an dernier, rappelle M.Scowen, M.Parizeau avait promis de faire connaître sa problématique, en vue de réduire les écarts de fiscahté avec l’Ontario.Mais il n’en est rien, et il le déplore.Le critique libéral estime qu’il n’y a pas de hausse des investissements publics et que les investissements privés sont pour une large part de l’aide sociale déguisée.À ses yeux, le gouvernement récolte les fruits amers de sept ans de mauvaise gestion.Au lieu d’établir ses dépenses sur la capacité de payer des Québécois, le gouvernement les base sur les besoins de la population. cause de la récession et de l’inflation, le résultat est encore plus désastreux au Québec qu’au Canada et aux États-Unis, parce que le gouvernement pé-quiste tolère des déficits inacceptables.Pour mémoire, signalons que le U-vre blanc sur la fiscahté, prévu pour l’automne dernier, ne sera publié qu’en avril au plus tôt.M.Parizeau ne pourra en tenir compte pour son budget (taxes et impôts, déficit, emprunts) dont la date de présentation n’est pas encore annoncée.Ce sera probablement en mai, mais les allégements fiscaux pour les hauts salariés devront attendre l’an prochain, soit le grand budget pré-électoral de 1985-86.• ^ Mondale 40 Llî II » • Relations avec les citoyens, 92 personnes/année seront embauchées par le ministère du Revenu pour améborer ses services, une dépense totale de $2.9 milbons.Par ailleurs, les $124.8 millions^de nouvelles imtiatives dans le secteur écop.'iî 'ique comprennent $12.5 millions dans le secteur agricole, $20.7 mi’uaus dans le secteur des transporta, $43.4 millions dans le secteur manufacturier (dont les $38.6 mil-i lions prévus pour BeU Hébcoptères),' $10 millions dans le secteur des des-' sources, $11.2 millions pour la recherche scientifique (dont $8 millions pour la nouvelle Agence de valorisation industrielle de la recherche)] $8 millions pour le développement des stations de ski, $11.2 millions pour l’environnement et $5 millions pour le développement régional.Enfin, les $74.1 milbons neufs daiis le secteur social comprennent $12.6 millions pour augmenter le nombre de places dans les hôpitaux et les centres d’accueil; $27 millions pour développer les activités du ministère des Affaires sociales (surtout les soins à domicile) ; $4.6 milbons pour créer 2,000 nouvelles places en ^r-' derie; enfin, $9 milbons au ministère de la Justice pour l’application des nouvebes lois touchant la jeunesse.Quatre ans de profits en baisse: prise de contrôie en vue?Que se passe-t-il donc dans le merveilleux monde de Walt Disney?par Michel Nadeau En regardant le dimanche soir Le monde merveilleux de Disney, la famille nord-améncaine moyenne des années 60 découvrait « ce que l’Amérique avait de meilleur ».Les aventures de Donald, Mickey et de Goofy étaient le reflet d’une société baignant dans la bonté et la naïveté.Même après la mort de Walt Disney, en 1967, tout le monde était assuré que sa mythologie aUait survivre, tellement elle paraissait correspondre à l’idéal des Etats-Unis.Cette année, Donald célèbre son 50e anmversaire.Le rêve et la fantaisie créés sur pellicules dans les studios de Burbank, près de Los Angeles, ont effectivement continué de gonfler les coffres de Walt Disney Productions.Pour le dernier exercice fmancier, le chiffre d’affaires a touché $2.4 milliards US.Une hausse de 1,000 % en 10 ans ! Mais pour la première fois, les créateurs du groupe californien viennent de s’éloigner du marché des enfants et de la famille pour lancer un produit « pour adultes ».« Les valeurs de l’Amérique changent », affirmaient récemment le président et gendre du fondateur, M.Ron Miller.Le dernier film (actuellement projeté à Montréal) Splash raconte les aventures d’une sirène qui tombe en amour avec un jeune homme d’affaire.On distingue clairement la moitié du poisson qui appartient à la comédienne Daryl Hannah.Les analystes financiers s’interrogent: est-ce l’Amérique qui change ou le dynamisme et la créativité dans la compagnie qwui n’est plus celui d’antan?Les mibeux boursiers ne veulent plus se faire raconter d’histoire.Ils attendent maintenant des résultats féériques.La démission récente au conseil d’administration du neveu de M.Disney et une légère hausse des actions à $60 US ont fait repartir la rumeur voulant qu’un nouveau maître s’instaUe dans le bureau de Blanche Neige et les sept petits nains.Au cours des quatre derniers exercices financiers, les bénéfices ont baissé de $135 milbons ($4.16 par action) à $93.1 millions ($l70) en 1983.Au dernier trimestre, les gains ont de nouveau chuté de 48 % à moins de $9 millions.Il a fallu puiser dans la caisse pour verser le dividende trimestriel de 30 cents, un dividende qui demeure inchangé depuis 1982.Au cours de la dermère décennie, tout le monde reconnaissait qu’il fallait faire plus que de relancer les bandes dessinées de Disney è tous les sept ans pour maintenir en vie toute une série de personnages de- étudie actuellement pour voir si ce décbn s’expüque uniquement par un hiver quelque peu rigoureux en Floride qui a fait fuir les touristes.Mais Epcot a changé le bilan de la compagnie qui n’avait jusqu’alors aucune dette importante.A chaque année, on touchait quelques dizaines de millions de divers placements.L’an dernier, la dette de $457 milbons a commencé à entraîner des dépenses d’intérêt de $14 miUions.ParaUèlement, on exporta la galerie des personnages de Disney au Japon dans le cadre d’une entente avec une firme nippone, Onental Land Co.qui a bâti une nouvelle version de Dysneyland dans la banlieue de ^o-kyo.Les portes ouvrirent le 15 avi;il dernier et l’objectif de 10 millions sera vraisemblablement atteint la, première année.Le 13 août dernier, pas moins de 94,378 personnes fi('e|it Çiivoter le tourniquet, un record pour es trois parcs de Disney en 28 àr|S.Par malheur, les dirigeants de p^-ney ne sont pas propriétaires et floi-, vent se contenter de royalties 10 % environ sur les recettes.Lÿ libère japonaise aurait donc rapporté $10 millions l’an dernier.Il fai^ra voir la prochaine incursion de D(si ney qui songe à ouvrir un quatri^nae Voir page 13: Ditney i,v venus de puissants centres de profits qui raviraient l’oncle Scrooge.Les trois parcs d’amusement de l’entreprise comptent pour 87 % du revenu net en 1983.On prévoyait alors le plafonnement des visiteurs à Disneyland qui aura 30 ans, l’an prochain.En 1983, pour la première fois depuis plusieurs années, moins de 10 milbons de personnes se sont présentées à la barrière du célèbre parc d’amusement en CaUfornie.On mise beaucoup sur le nouveau visage de Fantasyland refait au prix de $45 milbons US.Mais la construction de Walt Dysney World aUait permettre au groupe d’aller chercher toute la clientèle de l’Est de l’Amérique.Mais là aussi, les châteaux en carton-pâte finissent par lasser.Il y a bien les films mais de ce côté également, les recettes plafonnent autour de $200 milbons.C’est encore dans une idée du fondateur que les dirigeants trouvèrent un souffle nouveau: jouxtant Walt Disney World, près d’Orlando, en Floride, la yjbe de l’avenir, EPCOT, devait être le tremplin pour de nouveaux sommets.Cette fois, on évita l’erreur de Disneyland où nombre de retombées périphériques (hôtels, restaurants.) sont abées à d’autres.Après avoir acquis des centaines d’hectares, Walt Disney Productions érigea au coût de $1.2 mbbard US ce fameux monde de science-fiction.Le bonheur n’était plus parmi les gentils petits écureuils ou les bravesnéroi-nes de l’Ouest mais bien dans les promesses de la technologie.Les premiers résultats furent saisissants: 22 mbbons d’entrées au cours de la première année d’exploitation en 1983.Mais les choses semblent maintenant se gâter: au cours de l’automne, la fréquentation a chuté de 8 % et la baisse serait de 19 % depuis le début de la présente année.La direction au jour le jour ‘ , ¦ Garon et Bell Hélicoptères Le ministre de l’Agriculture, M.Jean Garon, a assuré hier que le b(lge entre la Commission de protection du territoire agricole et la compagme Beb Hébcoptères pourrait se résoudre aisément.Interrogé à l’AssemMea nationale par le député d’Argenteuil, M.Claude Ryan, le ministre a répondu que le problème portait essentiebement sur le site du terrain de stg-tionnement La compagnie le voulait à l’avant de l’usme, alors que, sèlon M.Garon, l’aménagement du stationnement en arrière ne poserait aucun problème.Pour sa part, le premier ministre Lévesque a promis de s’intéresser personnebement à la question.¦ Consortium Trans-Québec La société immobiüère Trans-Québec, créée par la Caisse de placement du Québec, se transformera en consortium.C’est ce'qu’ noncé hier la société, précisant qu’elle augmentera ainsi son capitalfif tions à $20 millions.Les actifs de la société immobilière atteignent p|nr leur part $200 millions.Trans-Québec a été créé en octobre 1983, par la Caisse de dépôt et de placement du Québec, afm de regrouper ses activités de gestion et d’acquisitions immobibères en un seul point.Ju^u’à présent, la société Trans-Québec était une filiale exclusive de la Caisse de dépôt.Dorénavant, huit partenames en seront responsables, dont la compagnie mutuebe d’assurance-vie Abiance, le Régime de rentes de rUniveraté Î.Æ-val, la Caisse de dépôt et le Trust général du Canada.¦ Pour le développement des coopératives Le ministre de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme, M.Rodrime Biron, a déposé un projet de loi créant la Société de développement des coopératives, dont l’objectif sera d’assurer de meibeures assisses financières aux coopératives québécoises.Ebe remplacera l’actuebe Société de développement coopératif.Le gouvernement vise ainsi à renforcer les coopératives pour qu’eUes deviennent de véritables agents de développement économique ¦ En raccourci La Banque de Montréal porte son taux indexé sur les prêts en dollars américains au Canada de 11.5 à 12 %.Le Trust général du Canada annonce.une hausse de taux de ^ % sur ses prêts hvpothécaires.Lancement hier| au Salon de l’habitation d’un hvre de Claude S.Caron sur L’habitation an Québec, publié par les Éditions de Thomme.Le fonds du patrimoine albet-tain était évalué à $13.47 mibiards à la fin de 1983.Le Haut St-Denis, une association qui regroupe désormais les commerçants et les professionnels de la rue St-Dems entre Sherbrooke et Laurier; la campagne de recrutement est en cours.Claude Turcotta> DÉPÔT GARANTI ^ trust geimerti DOUBLEMENT AVANTAGEUX SUCCURSALES CONSEILLERS PORTEFEUILLE-PLACEMENTS GRATUfT Mtl/Univ»riity: 1 100, University, 871-7200 Mil Ahuntsic: 382-8000 Mtl/Place Ville-Marie: Galerie des Boutiques, 861 -8383 Laval Chomedev 687-6780 Outremont: 1, Vincent d'Indy, 739-3265 St-Hubart 462-1880 Branliv: 378-8481 imtiimion in»cfink I»Régi»d»i'a»surinc«-dépHiiluOulluc_______Ville Mont-Roval/Centra Rockland: Niveau 2,341-1414 Le Devoir, mercredi 21 mars 1984 1 lOllDB HE!» Les Canadiens dépensent $100 millions par année pour combattre la grippe et le rhume TORONTO (l’C) — À voire levée.Votre gorge est irritée et vous commencez à renifler et à tousser.Dès nridi, vous êtes congestionné, les yeux vous pleurent, les os vous font mal, vous ne pouvez plus rien goûter ou sentir.Vous avez la grippe.Avant de retourner au lit, vous passerez probablement par la pharmacie pour y acheter des pilules, un désinfectant pour la gorge, un sirop et un onguent, enfin tout ce que vous croyez susceptible d’atténuer vos malheurs.Les ('anadiens dépensent actuellement $100 millions par année pour l’achat de 268 remèdes — tous en V'ente libre — pour combattre la grippe et le rhume.Kn réalité, chaque (Canadien dépense $4 par année pour combattre ce fléau.Kt de nouveaux médicaments font continuellement leur apparition.Les manufacturiers de ces produits se livrent une guerre féroce pour s’emparer de ce marché lucratif.En 1982, ils ont dépensé $10 millions pour faire la publicité de leurs produits, soit 90 % de plus que les sommes consacrées à ce chapitre cinq ans plus tôt, alors que les ventes •n’ont augmenté que de trois pour cent durant la même période.Nombreux, toutefois, sont les médecins qui affirment que ces médicaments sont parfaitement inutiles.'Traitez votre grippe et elle disparaître en sept jours; laissez-là évoluer et elle partira en une semaine, affirment-ils, mi-figue mi-raisin.« La majorité de ceux qui souffrent de la grippe seraient mieux avisés d’épargner l’argent des médicaments et de le consacrer à un voyage dans le sud », affirme le Dr John Denison, d’Oakville, en Ontario.David Skinner, représentant des manufacturiers de médicaments vendus sans prescription, rappelle pour sa part que ces fabricants ne prétendent pas que leurs produits guérissent la grippe.La loi ne le leur permet pas.Ces médicaments, dit-il, atténuent les symptômes de la grippe.« Ce que nous affirmons c’est que nous pouvons alléger les effets de la grippe.Si la personne désire souffrir, libre à elle.Si la grippe dure une semaine, pourquoi souffrir aussi longuement alors que la pharmacopée moderne offre un soulagement».Les médecins ontariens maintiennent toutefois que ces médicaments ne sont pas qu’inutiles mais qu’ils peuvent aussi susciter des problèmes.Vous devez tenir compte des dangers que représentent ces produits tout comme du soulagement qu’ils offrent.En réalité, ces produits ne S: Les manufacturiers des produits contre la grippe et le rhume se livrent une guerre féroce pour s’emparer de ce marché lucratif.Ils ont dépensé $10 millions pour faire la publicité de leurs produits en 1982.traitent aucun effet secondaire précis de la grippe, affirme le Dr Mark Berner, &ecteur du comité sur les drogues et médicaments de l’Asso- ciation des médecins de l’Ontario.Cet organisme a d’ailleurs fait distribuer récemment des affiches, placardées dans les bureaux de méde- cins et cliniques de la province, mettant la population en garde contre les effets secondaires des remèdes contre le rhume et la grippe.Ainsi, certains décongestionnants peuvent causer « la migraine, la nervosité, l’insomnie, des étourdissements, des tremblements, des difficultés respiratoires et dérégler le rythme cardiaque », affirme cette publicité.Les personnes souffrant du coeur, de haute pression, de diabète, de glaucome ou d’hyperactivité thyroi-dienne ne devraient pas utiliser ces médicaments sans consulter préalablement un médecin.Par ailleurs, les antihistaminiques peuvent provoquer des éto_urdisse-ments et ne devraient pas être consommés avec de l’alcool, des sédatifs ou des tranquillisants.L’Association canadienne des consommateurs a pour sa part lancé une mise en garde contre les dangers des huiles camphrées et des onguents mentholées qui sont dangereusement toxiques lorsque ingérés.« Ce sont des produits dangereux qui devraient être retirés du marché », de dire le Dr Murray Katz, conseiller de l’Association des médecins de l’Ontario.Selon lui, l’onguent mentholé appli- qué sur la poitrine d’un enfant peut réduire l’efficacité du système immunitaire de l’organisme à combattre la fièvre, et la congestion peut s’aggraver.Le Dr Katz met en doute également les qualités thérapeutiques de certains médicaments qui, prétendon, vous aident à expectorer les mucosités du rhume.En 1981, l’Agence de surveillance des aliments et drogues ( F D A ) des USA avait décrété qu’aucun des produits de ce type sur le marché n’était efficace et avait ordonné aux manufacturiers de modifier leurs formules ou de retirer ces produits.Aux États-Unis, n’importe quel remède peut être mis en vente pourvu que son innocuité soit prouvée et, ce, même si son efficacité n’a pas été mise en preuve.Il appartient à la FDA de prouver qu’un produit est inefficace, après quoi elle doit poursuivre les manufacturiers pour qu’ils le retirent du marché.Provoquées par un virus, les grippes sont allergiques aux antibiotiques.Ces drogues ne sont ordinairement prescrites que pour combattre les effets secondaires de la grippe, notamment les infections, les otites et les bronchites.Les produits canadiens mieux connus au Japon 'TOKYO (PC) — Les exportateurs canadiens de denrées alimentaires accroissent leurs affaires avec les vendeurs en gros du Japon, mais ils éprouvent toujours de la difficulté dans le secteur du détail.M.Michael Teeter, vice-président de Tas-socialion canadienne de l’industrie alimentaire, a fait part de ces remarques à 'Tokyo où se lient le lOème Salon international de l’alimentation, Tun des plus importants du monde.Il a expliqué que les produits tels que les frites congelées, la viande parée, les myrtilles (bleuets) et les biscuits pénètrent de plus en plus au Japon, mais que les Canadiens ont de la difficulté à vendre directement aux consommateurs de même qu’aux hôtels et restaurants.11 a cité McCain Foods, t’anada Packers, Stokeley Van (^amp, (’a-vendish Farms et Oxford Frozen Foods comme exemples de compagnies qui font de bonnes affaires, tout en soulignant que des produits mal connus des Japonais rencontraient souvent de la résistance chez les consommateurs et vendeurs en gros.« Mais les produits canadiens sont de mieux en mieux connus ici et notre participation au Salon de l’alimentation a permis aux Canadiens de mieux connaître le marché japo M.Teeter s’est plu à souligner le bon accueil que les acheteurs japonais ont ré.servé à la présence canadienne à la foire de Tokyo.Texaco fait un emprunt de $800 millions ZURICH (AFP) — Le groupe pétrolier américain Texaco a mis lundi en souscription publique sur l’Euromarché, un emprunt de 800 millions de dollars, soit le plus important emprunt convertible jamais émis, a annoncé à Zurich le président du groupe américain, M.Alfred (L Decrane.L’emprunt a une durée de 10 ans et son intérêt devrait varier entre 11.5 et 11.75%.Les conditions exactes et définitives du prêt devraient être fix.es le 26 mars prochain, a précisé M.Decrane., Cet emprunt est destiné à donner un meilleur équilibre financier à la dette que la compagnie américaine a dû contracter pour racheter Getty ( )il Company, ont préci.sé à la presse les dirigeants de 'Texaco à Genève.Texaco a dû en effet, a précisé M.Decrane, emprunter environ 8 milliards de dollars pour racheter en février dernier Getty Oil Co, opération qui a coûté en tout 10 milliards de dollars.Ces 8 milliards (de dollars ont été empruntés à diverses banques à des taux relativement élevés et Texaco a préféré remplacer une partie de cette dette bancaire par un emprunt obligataire plus avantageux.A la suite du rachat de Getty, a dit encore M.Decrane, le rapport dette/capital de la 'Texaco est passé de 19% à 50%, mais la compagnie s’est engagée à faire retomber ce taux à moins de 30% dès 1986.I,e rachat de Getly Oil Company en février dernier a fait de Texaco le deuxième propriétaire mondial de réserves de pétrole et de gaz naturel, la troisième compagnie pétrolière américaine, la quatrième compagnie pétrolière mondiale et la sixième compagnie industrielle du monde, ont fait observer les dirigeants de Texaco.I/emprunt est placé sous la responsabilité d’un groupement bancaire mené par (Tédit suisse, First Boston Limited, Goldman Ssachs International Corporation et Morgan Stanley International.Les autres banques participant à l’opération sont Nomura Securities Company, Deutsche Bank Akliengesells-chaft, la Société de Banque suisse et l’Union de Banque suisse.IMPLANTATION DE L’INFORMATIQUE ET AUTOMATISATION D’USINE ET BUREAU Choix de matériel et logiciel selon vos besoins réels (on n'est pas liés aux fournisseurs).Intégration des systèmes, mise en ordre, enseignement à votre personnel.Garantie clé-en-main, service après-vente.Conformité au modèle IBM PC: dBASE en français.Gerelo Contrôle, CP 358 Suce K, Mtl.H1N 3L3: 514 322-3903.Génie-conseil, micro-ordinateurs, programmation.Ou 111(11 ( •( • 'Ml iiniu (lutine (lus buns '.Hjrius (lu rf'prisu.eu nus! Il' iniiinunt (lu Ltiiu ilomm vulfu- ,ii()('nt A la caisse |i( ipulaiiu 1 )i is|.iiilin.' nous s,ivunsilu|)uis luiujtt'miisijiiu vutu; ,iir|('nl (lui! Il iv.iillui ,1 1.1 niu'.iitu (Il VU', uyiijuncus Pour I (¦ 1,111 ( u( )U'.a'-'uii'.( Il 'vul()( i|)(' iinu sut lu i lu ( ilatv; (i (qnnim ' 1(111 vini’.1 iiiciit un (iluin lunilumcirl (|uul (|tiu ‘.oil vuttu busuiii L i'.Il 'i>ai-; (nu a tuiniu et 11 •( i.iiijnu -.lablu a intutut (HiuIkIk'II ‘,«1 \ ( ni'.( lu II( •/ (lu*, au|(un11 hui ((uu vi)¦; unaKiiK iiu somiiol'Mil (ilir p.is'.u,'’,! votiU!.ai'.sc|v)|)Ulairu il y nui.C (|uul(iu un tiuiii iu\ uillut ut l.iin; liav.iillut vutn aujunt c\ desjardins [ Ifii' it'sst >nu c ii.iiuii'llt. Le Devoir, mercredi 21 mars 1984 13 Les économistes canadiens craignent que les financiers, américains freinent la reprise en haussant les taux d’intérêt OTTAWA (PC) - L’économie américaine connaît actuellement une reprise étonnante et c’est formidable pour le Canada, affirment les économistes du pays, mais il ne faudrait pas que les responsables des hautes finances américaines tentent de contenir cette vigueur économique en stimulant une hausse des taux d’intérêt.Les données éclair les plus récentes de Washington sur le produit national brut démontrent en effet que l’économie américaine a crû à un rythme annuel puissant de 7.2% au cours des trois premiers mois de cette année.« Ces données sont tout simplement étourdissantes», a note M.Paul Kovacs, économiste au service de l’Association canadienne des manufacturiers.Ces chiffres, ainsi que d’autres, permettent de croire que la demande de biens d’équipement, c’est-à-dire de machinerie employée par les fabricants, est telle aux OÙ est allé l’argent des 22.7 millions de visiteurs de Walt Disney World, en 1983 ?Billets d’entrée et manèges .$278.3 millions Vente de marchandises .172.3 millions Restaurants .178.8 millions Hôtels de Walt Disney Prod.98.1 millions Total.$728 millions Chaque visiteur a dépensé $32 US en moyenne Note: ce tableau ne comprend que les dépenses eflecluées i l’intérieur de Watt Disney World.^ Disney parc en Europe, probablement dans le sud de la France ou en Espagne.Mais ces ilôts féériques sont la continuation d’images vues à la télévision et au cinéma.La caméra doit donc alimenter cet imaginaire.Or, voilà, les producteurs et réalisateurs de Disney ne semblent plus avoir la faveur des dieux.Cette division a perdu $33.4 millions l’an dernier.Les profits en 1982 avaient reculé de 43 %.Des investissements de $50 à $60 millions par an depuis cinq ans n’ont apporté que de piètres résultats dans l’ensemble.Tron fut lancé dans la fièvre de E.T.Des films comme « Tex » et « Something Wicked This Way Comes » furent des fiascos très coûteux.L’absence de nouveautés et la baisse des recettes en provenance de l’étranger laissent peu d’espoir pour la croissance dans ce domaine.La mise sur pied de la compagnie Touchstone, responsable des films pour adultes, s’est faite dans des conditions difficiles et tout le monde n’était pas d’accord dans les bureaux de l’avenue Buena Vista.On mise beaucoup sur Baby, l’histoire d’un jeune couple qui découvre une famille de dinosaures, et un 21e long métrage prévu pour le début de l’an prochain, The Black Cauldron.Après un échec de canal pour la télévision payante avec le groupe Westinghouse, Disney lança son propre canal en avril 1983.Les pertes dépassent maintenant $45 millions.On demeure convaincu cependant de franchir le cap des deux millions d’abonnés au milieu de l’an prochain.Ce n’est qu’alors que l’affaire deviendra rentable.Fort heureusement, les gens de plus de 30 ans gardent en mémoire les images de leur enfance et achètent toutes sortes de produits aux couleurs de Disney.La vente de ces produits de consommation rapportait Tan dernier $110.7 millions de revenus bruts et $56.9 millions de profits nets soit plus de la moitié des gains.Les Américains marquèrent des points lorsqu’on 1980 l’équipe olympique française choisit Goofy comme mascotte.L’entreprise distribut également des livres dont une collection vendue dans les supermarchés, actuellement au Québec.La compagnie distribue également des microsillons et produit du matériel didactique.Le 13 mars dernier, la firme McLeod Young Weir, de Toronto, recommandait l’achat des actions au prix de $84.50 US.C’était alors leur sommet des dernières années.Les analystes boursiers étaient éblouis par Epcot.Mais depuis, ces titres sont tombés à $47 avant de remonter récemment autour de $58.REER1983 Hexireusement, ce n'est pas fini! Vous n'êtes pas satisfait de votre contribution de dernière minute à votre REER pour 1983: le rendement, la sécurité, la flexibilité de votre investissement laissent à désirer; vous pensez que vous auriez pu trouver mieux: vous avez raison! Mais.vous vous dites qu'il est trop tard: vous avez tort! Vous pouvez consolider votre REER en tout temps, même après le 29 février.La preuve: "Le REER multiplicateur" Rendement exceptionnel (intérêt composé semi-annuellement) Parfaitement sécuritaire (garanti par l'État) Vraiment flexible (échéances de 1 à 19 ans) Comment?Avec des obligations de la Province de Québec Un exemple En versant 9145* aujourd'hui, vous recevez à l'échéance (19 ans) dans votre REER 100000* Suu.s rt’st*r\ t* dv dispunibiliU’ Consolider son REER, ça fait toute ime différence! Contactez notre service de REER autogérés: MONTREAL «45-8201 QUÉBEC 647-4026 ST-HYACINTHE 77.V1520 lE-TiI FiONtE-E Etats-Unis qu’on ne pourra pas répondre à cette demande aux États-Unis mêmes et que les fabricants devront se tourner vers le Canada.Cet état de chose devrait donner un regain de vie à un secteur très faible mais très important de l’économie canadienne, a indiqué M.Kovacs.Il demeure toutefois qu’on s’inquiète avec raison que les grands responsables des finances des États-Unis, craignant un retour de l’infla- tion, n’essaient de ralentir la progression économique en haussant les taux d’intérêt.Selon des données publiées hier, l’inflation a en effet augmenté aux États-Unis durant le premier trimestre.C’est un fait que ceux qui, aux États-Unis,.exercent un contrôle sur ces divers facteurs, discutent de l’inflation.Ils ont le problème en tête.Ils songent à relever les taux d’intérêt et ils peuvent le faire, a Rendement des principales activités de Walt Disney Productions Revenu d’exploitation (en miiliona de US $) Parcs d'amusement (1) Cinéma et télévision Produits divers (1) Le Epcot Center a démarré en 1M3 Source: rapport annuel, 1M3 1881 $129.5 $ 34.6 $ 50.6 1982 $132.6 19.6 48.8 1983 $ 196.9 ($ 33.4) 56.9 M.Roy Disney, qui a quitté brusquement le conseil d’administration, quelques jours seulement, après l’assemblée annuelle, détient moins de 3 % des actions.Plusieurs grandes institutions financières possèdent en- viron la moitié des titres et attendent une proposition généreuse qui leur permettra de réaliser des gains sur un titre plongé dans un profond sommeil depuis cinq ans.Mais quand viendra le prince charmant ?Économisez $100 sur deux grands classiques! Pour vos 9 à 5 décideurs et vos 5 à 9 charmeurs, jouez la carte classique.avec ce complet de coupe impeccable ou ce blazer marine bon genre! 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Comme les autres économises, elle se pose toutefois des questièns à d’autres sujets.Pourquoi certains secteurs de notre économie, comme les dépenses des consommateurs et les investissements des entreprises, ne repartent pas à la hausse et pourquoi le chômage, actuellement à 11.3%, ne diminue-t-il pas?Les données sur la croissance économique américaine ne répondent pas à ces questions, a noté Mme Dobson.¦ V la V r.,’ r,, .m J lÆmÉaiœNT 14 Le Devoir, mercredi 21 mars 1984 Nouvelle baisse l.e marché torontois des valeurs mobilières a encore cédé du terrain hier, l’indice composé perdant cette fous 4.93 à 2,407 66 en clôture des affaires.I.es pertes étaient plus nombreuses que les Kains (3H4 contre 22(t) et 30H titres conservaient leurs positions.Knviron 7.H millions d'actions ont changé de main l.e compartiment des financières a fini grand perdant hier, en chute de 17 OK (loints à Cinq secteurs seulement sur les 14 que compte la Bourse de Toronto, ont réussi une percée.Celui des au rifères termine grand vainqueur avec un gain de 31 6ti à 4,673.31, bien que sur le marché de Londres le cours du métal jaune soit tombé à $393 12 CS l'once, au re gard de $393 60 le jour précéclent Darts les industrielle,s, 'IVaitsCanada l’ijH-l.ines perd 1-K à $1.') 7-8, Bank of Nova Scotia 1-4 à $12 14, (lulf Ca nada 1-8 à $19, Interprovincial l’ipe l.ine 18 à $27 18 et Toronto-Domimon Bank 1-4 à $15 7 8 Im|H‘rialOil Aga gne 3-4 à $39, Alcan 1 8 à $44 3 8, Texaco Canada 1 8 à $38 3-4, IBM 7-8 à $145 3 8 et Cara 34 à $10, Dans les mines.Cibraltar Mmes cède 1 4 à $10 12, Cullaton Cake 10 cents à $3 40 et Denison A 1-8 à $19 Dome Mines gagne 1-4 à $'20 1 4 et Canipliell Red Cake 3 8 à $.'17 14 Dans les pétroles.Total l’ete NA abandonne 18 à $15.Roxy l’ete B 11 cents à $2 99 et Warren Kxplora tion trois cents à 16 cents l’oriiinex Ctd monte de 11 cents à 84 cents et Numac Oil and (las de 1 8à $15 Cour* fourni* par la PRESSE CANADIENNE Bell 2 20 B( HOMk O j Bloch Phot • Bihdom O : Bioke ftesoh3S00 >4 Biof^v 7SOO 4>5 , Bomoc A f 200 St?• Bononzo R 19*42 I Bonzo R A 1250 7S 1 Bo* Voiv 4261 S73H Bom VIv205 900 S32^ ' Bo* Vly R 3240 S7h« 9575 S33^o 32'i 338* 4 nOO 15 15 15 300 SI7V.I7‘3 17X.400 270 245 270 4 14 - 32' a 32^ ?a 7H 7H » .Broiorne 1S800 S4 5^ 4 « a Brolor t 75 2020 S23 23 23 .Bfolorn « MO 172 170 170 .Bromol«o 1600 SU^m 14 -7 Uiia « ' 6' coOeo 379t Ur-a 41 41'* * t é'osconA 5104 S38V| 38 • 36 a— a Bfvcn 8 .1600 $25’a 25 a 25'a Bfscn 1981 320 126^1 26’r7 26-7 - a .BrhMater 0 20906 S9 a 9 9 BrenOo Vi 150 SI4H 14H 14H — a 3000 240 240 240 4 4 900 300 2M 200 -20 149 132 132 1 32 - 8 5926 Sll‘'7 11'/7 lUa 100 S3Ua 3Ha 311a - la 100 S36 36 36 16146 385 375 385 ?5 2150 5271.27'.27^2- H 8200 S20i« 20''a 30it * -a Z20 I48'a 48'a 48'a 720 S1714 17 17 — i, 277 $18’a 18'a 18''a zl5 $4lia 4\H 41>a 700 $271.27'/7 77^ 5550 $21201.20^^- '-a 687 $13 13 13 4500 $5'-a 5'a 5it-Va 7106 $19'a 19 19 — 1» 800 $16 151.16 4 '-a 1352 $28H 28'a 201% •$ 43 43 43 8450 SS'a SI.S^'a 4- 'a 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a — '/a 15'.$ 15'.$ 4 'a 12'/a 12'/a-'.17V2 17'/a — V2 61.6H 4 '-a 93'/a 21H- 6H 4 47280 $21''* 2IH 780 $6'* 61.2000 68 64 66 4 2 100 $61* 61* 61* 47636 $14'/a 14 14 200 $23H 23Vb 33V* - ’-e 300 $24'/a 24''a 24'/2 27664 $261* 26 26'/*— '.7050 $33Va 33’.2 33'/2 - V?3040 $301* 2y>/2 29'/2 — i.3800 $35'/.241.241.— Vy 2500 495 480 66716 $121* 12'( 924 300 296 z?00 25 19450 187 3450 $12'4 11000 205 -15 1950 $5Va 254 $15'* 460 $l2'/a CCem 2 P 1670 $17Va CDC I 7690 $7 CDC pr B 1560 $93'a 93 CDC 1980 23145 $14 131.CDC 1983 5145 $22'/* 22H Con Malt 700 $69 69 69 C Nor West 11300 $32 32 32 ConP Ent 6805 $211.21V* 21Vs— '/a C Pockrs 1600 $27 27 27 — Con Trust 1350 $45': 45''e 45'* — H C Trust 11 2500 $221* 221* 221*- 'a CTrustwA 1600 $20'/a 20'/?20'/a 4 ' a C Arrow 0 1000 45 45 4 5 CComrcI P 2800 $23 CC Mon Y 4100 $26' CCurtis 25000 105 CForms A f 1500 300 C Formsf B 800 295 CG invest 148 $37 Cl Bk Corn 11312 $28' 25 25 180 187 • 12'.12'.¦ 201 205 / BeouIvCo 4200 126 120 120 - Bel Ent 150643 $30'?30'.30''?475 $21Va 21'a 21Vj.200 $36'.36'.36''.645 $301* 30'/.30'/.- Bell 1 80 Bell 1 96 Bell 2.05 lAW^iiaaTAii Léger repli lin léger repli des tours a été observé hier à la Bbiirse de Montréal et l’indice composé a fini la journée avec un petit déficit de 0.',!7 à 409.97.Ce volume des échanges a grossi à ‘2,.'i07,4,ï0 actions, au regard de 980,212 la veille.Ces pélrolières ont progres.sé de .l.til à 62S.44, les pa-pelières de 0 94 à 229.65 et les industrielles de 0.61 à 434.16, tandis que tes bancaires retraitaient de 4.46 à 439.00 et les services publics de 0.90 à 311 29 Banque de Nouvelle-Écosse a cédé 1-8 à $12 1-4 et 1.411,678 actions ont changé de main, l'oseka Resources a monté de cinq cents à $3.85 dans un volume de lOaWfl papiers.•Sur un total de 252 titres mis au jeu.59 étaient en haus.se.116 en bais.se et 77 inchangés.Cong Cac Minerais a gagné 3-4 à $36 1-4, Iiiqienal Oil A 5 8 à $.38 7-8.Alcan 3-8 à $44 3-8, Placer 14 à $23 1-8, Agnico Kagle 1-8 à $18, Bow Valley 1 8 à $’23 3-4 el lli-raiii Walker 1-8 à $25 1-8 Mais Banque de Montréal a (lerdu 1-4 à $'26, Bell Canada KnleiTinses 1-4 à $30 3-8 et Banque TD 1-4 à $15 3-4.Banque impériale est stationnaire à $'2H tout comme Oakwood Petroleum à $9 3-4.Dans les valeurs juniors, Muscocho bais.se de neuf cents à $2.10, Cartier Resources monte de un cent à 26 cents, et Caduboro gagne deux cents à 32 cents.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Fronce o Fronco w Froser GB Aulo GSW B f Goiveston GondoH Gone Goz Metf Geoc Comp GenOis A GMC Genstor L Onstor 2 35 3478 $31 Geocrude 4458 270 120 B9'.b 91 ?'/a —'* 300 S26H 26* 26H + * M429 36 33 33 - 3 3500 30 36 38 +2 1260 $11 10H 11 + * 500 $23H 23* 23* - * 3900 44 40 44 + B 9000 370 360 370 + 10 States Ex 0 2000 90 09 90 Steep R 200 4$0 450 450 —IS SteinbgAf 7330 $20'/2 20* 28* Stnbg 29375 100 $37H 27H 27H Stelco A 29277 $26* 26'* 26H — * Stelco C p 0050 $25H 2SH 25H - * 300 $26',} 26* 26* 4575 $30* 30H 30H 3300 UH 6H 6H - H 6200 $5H 5H 5H — * 5000 50 50 50 +1 820 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Wcost0*p 500 Westfield 600 Wstgro B P 1000 WstgroCP 200 Westtev o 012 Westmin 4950 Westmin p 12550 Westmnt r 0400 Weston 2365 Wstn 6pr too Whorf 11977 405 m m -15 410 400 4ÛS - $ 350 350 350 90 m 00-5 418 400 400 —20 410 400 400 .10 $17 17 17 17* 16 16-3 1)5 1)1 114 — 1 37 36 36 — 1 $,H'* 3» 36 — * $2pH 25-4 2S'’4 S14H 14* 14* $51 SI 51 2)0 206 206 $5N} SH 5H- * $5 S 190 105 190 $14't 14* 14H — '4.$28H J0'/4 20* - H 130 m 125—0 $68 67H 67H— * Yk Bear 9094 $10 10 10 Ykshire 105 500 $20H 20H 20H — H Portnershig Units LehndorH 7M S9'/a 9'aa 9Va — * Lepoge un 100 $20H 20H 20H + H uepog un w 500 MO 110 110 Trust Units BonckCu 7000 101 1M 100 C Perm on 3625 $9'* 9* 9* - * Trodetf In US Funds Alum B 500 $24H 24* 24* - H Bow Vly 200 200 $30'?30V} 30* - 1 C Both 525 730 $51 51 51 - * MerentI I 700 $26H 26* 26* — * RyTfCO D p 1100 $27* 27 27 Seco3 22p 700 $28 28 28 Stmbg 2075 700 $26H 2SH 26H + H Ita hâ HL Agnic E My 17*p Agnic E Ag 17*p E Ag 20 Mv 40 Agnic Aicon Aicon Aicon Aicon Aicon Aicon Aicon Aicon Aicon Aicon Aicon Alt Enr Mv 40 My 45 My 45 My SO Mv 50 Ag 40 Ag 45 Ag 50 Nv 40 Nv 45 Jn 17* Alt Enr Jn 22* Asomo Ap 13H Tiber Tiverton 0 Tombill A Tombil B f T-D Bk ) 500 $9'* 9'* 9'* + Ve 40220 $6'/4 6 6'* + Va 3500 295 291 292 - 3 1500 76 76 76 + 1 445 $9'/8 9 9 ¦ - Va • 5200 $6 .5* 6 + H 2000 $5H SH SH + H 600 $25 24H 25 20700 $11 10H 11 + v« 20600 $10H )0H 10H - '* 1400 S23H 23'* 23* — H 57166 $12'* 12 12* - * 4800 480 475 475 1500 $10 9'* 10 + * 800 $10'* 10* 10'* 480 480 255 255 175 175 - 5 130 130 - 5 85 39 40 300 300 290 299 30H 31 Ruprtind w 4000 3 StAndrwo 1700 465 S And w 700 SontoMo 10500 Sosko Bo 500 Scorboroo 19200 Sceptre 29894 Sceptre pr Scintilor 0 Scot Poper Scotts f Scotts C Scurry Rn Seogrom Seco.2.25p Seco 3.5625 Seco Ser B Selkirk At Selkirk w Senloc 0 Sensor Shawnee Shell Con — 1 1500 $16H 16'/a 16'* — H 4000 176 172 172 - 3 z51 $38'* 38'* 38'* 4800 $13H 13H 13H 500 $13H 13H 13Va- * 1200 $19'* 19 19 - '* 11725 $44H 43'* 44'* + V2 MOO $26'* 26* 26'* 950 $30'* 30'* 30'/a 250 $27 26H 27 + * 4000 $13'* 13H 13'* * * 1150 300 295 295 - 5 1000 66 86 86 -2 2200 385 380 385 1000 40 40 40 26140 $25H 25H 25* + * ShttrOGo 10500 150 140 Sherritt 6768 $10'* 10 140 -10 10'/a + 16'* 16'* — '* 3450 $25H 25H 25H — '* 8550 $16H 16H 16H Dicknsn A 121400 $7'* 6'* 6'* Dicknsn B 2200 $7 6H 7 ?'* Digtech 5000 39 39 39 +3 Discovryf 6005 240 239 239 + 3 Dofosco A 6023 $20 20 20 — Va Dfs 4H 1000 $51'* 51* 5IV2+IH Ofs 235 1300 S24H 24* 24H + * Dofosco wl 6060 $19 18'* 18'* - H DomonA 1700 $7'* 7 7'*-'* Dome Cdo 14450 490 480 485 Dome Mme 62893 $20'* 19'* 20'* ?'* Dome Pete 61337 405 400 400 DPeteAp 1000 $13H 13V} 13'* DPete B p 12B9 $13'/] 13* UV} D Pete w 81327 D Explor 0 Dom Store D Texlie Domfor Oomior pr Donohue DoverInd Drm Pete o29S00 Oumogmi 2000 1* 1 5500 80 78 742 $19* 19H 1927 $16'* 16H 1338 $32'* 32H MOO $13'* 13 300 $28 500 $16'* 50 U'/a Dmogmi w 1300 100 Dunroine 0 21000 112 Du Pont A Dvlex Ltd Dylex A Dvnomor Dynmr 105 Dvnomr w Oynex A E-L Fm Eogief 0 Echo Bov Echo B 300 Echo 1986 w 240 Echo 1907 w 4140 Echo 1988 w 1900 Echo 1989 w 3800 1 78 - 1 19’* + '* 16H 32H + H 13'* - '* 20 - * 16'/a 16'* + Va 47 47 -3 6'* 6'* + ’* 90 90 —10 95 110 +17 1500 $37'* 37'* 37'/a - * 100 $26 26 26 4900 $20'* 20 20'* - Va 2100 118 110 118 + 7 800 sen 6H 8H - >* 5000 17 17 17 -5 2600 33 33 33 +1 Z2S $23V2 23* 23* 300 325 325 325 + 10 52002 $MH MH MH + H 1990 $2SH 25H 25H + H Econinvp 300 $26H 26H 26H - •* Ego Reso 4300 40 38 38 -4 ElCthomX z50 490 490 490 ElcfhmYf 5600 490 485 485 —5 L’or et l’argent C’oiice (for on dinuse canadienne était cotée à la clô-ture des marchés hier à $.ini.70 (offre) et $.509 ,50 (demande) par la Fiducie (luar-dian, un courtier de métaux précieux el de devi.ses étrangères.C'once d'argent était cotée quant à elle à $12.17 (ofire) et $l‘2.5:t (demande), ¦ Voici les cours de fonce (’l’roy) d'or à la fermeture des principaux marchés mondiaux, hier, en dollars US avec, entre parenthèses, les cours de la veille: Londres: $392.7,5 ($394,50) Paris: $,392.71 ($,39,3.33) Francfort: $.39350 ($393.50) Zurich: $393.50 ($393.75) Hong Kong: $395.46 ($.393,52) ( Inidice en hausse Ca tendance a évolué irrégulièrement en hausse hier à Wall Street dans un marché relativement calme.I .'indice préliminaire des industrielles s'est établi à 1.175.56 en hausse de 4,19 points.Quelque 86 millions d'actions oui été échangées.Ce nombre des hausses a dépa.s.sé celui des baisses: 890 contre 639 et 439 titres ont été inchangés.Selon les analystes, une réaction technique aux fortes baisses de la veille a raffermi les valeurs, mais la crainle que la Réserve fédérale ne resserre davantage le crédit en vue de ralentir l’inflation, a contenu les gains.Ces iiK|uiéludes ont été ravivées par l’augmentation (lu „ prime rate „ et par la projection d'une progression de 7.2 pour cent du Produit national brut au premier trime.stre, contre cinq pour cent au quatrième tnmes-ire de 198.3, Wall Disney a gagrté 2 7-8 à 61 5-8.Halliburton a monté (le 1 5-8 à 41 1-4.Schlumberger a progressé de 1 1-2 à 52 1-8.Ford Motor a cédé un à37 5-8.Coews a perdu un à ‘201.F.astman Kodak a chuté de 7-8 à 66 7-8.l’ariiii les valeurs canadiennes, Genstar a gagné 1-4 à $19 1-2, Canadian l’acific 1-4 à $35 et Alcan 1-8 à $34 3-4.McIntyre Mines a cédé 1-2 à $32 1-2, Ashland OU 3-8 à $26 5-8 el Ineo 1-4 à $13 .3-4, Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE ACF In AMF AMRCp ASA Alcan Alieg Cpb Aig Int AlldCp AihsCh Alcoa Amox AmHes ABrond A Bdesi Am Con A6I P AExp AGnCp A Home AmMot AT&T Ametk Ampin Armeo ArmsIR Arm Win Asorco AtIRich Aveo Cp Aveopf Avnet Avon Axio Bkrintl boldwU BoxtTr Bel How BellAt BelICon BelISo Benfl Cp Belh StI Black D Boeing Bois Cos Borden BorgWo Bos Ed BristM BritPf Brnswk Buev Er Burl ind Burrgh CBS CCX CPC int CSX 1.04 CoMhn CRLk Comp Sp Cdn Poc Cop Cit Coring Celonsc Chose ChrisCf Chrvsir Citlcrp Clork Eq Clorox CoIgPol ColGos CSO CmbEn Cmsot ConEd CntiCp Contlll Coopr Copwld Crone VentM Hotff 611 3036 49d CqITx Dreyfus Interm Levge GthOp nv Tx Spl Inc Tax Ex Thrd C Fid Trend 12.75 13.38 12.21 12.41 16.06 11.44 13.16 7.76 11.01 6.98 35.06 Ketstone Group Cus K-2 Cus S I Cu$ S-4 Intl Lex Rsrch Monhatn One Wm SI 17.11 Oppenhmr 8.45 Putnom Gth 10.46 Tech 11.61 7.02 19.27 6.07 5,32 14.79 5.82 Nor Tel Ap 40 Nor Tel Ap 40 Nor Tel Ap 45 Nor Tel Ap 45 Nor Tel Ap 50 Nor Tel Ap 50 Nor Tel Ap 55 Nor Tel Jy 40 Nor Tel Jy 40 Nor Tel Jy 45 Nor Tel Jy 50 Nor Tel Oc 40 Nor Tel Oc 40 Nor Tel Oc 45 Nor Tel Oc 45 Nor Tel Oc 55 Noron My 22V; Noron My 25 Noron My 25 Noron Ag 22V; Noron Ag 25 Noron Nv 25 Nvo A f My Nvo A f Ag Nvo A Nvo A Nvo A Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Oba 01 Oba 01 Oba 01 Obo 01 Oba 01 Obo 01 Oba 01 Oba 01 Obo 01 Obo 01 Obo 0) Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obe 03 Obe 03 Obe 03 Obe 03 Obe 03 Obe 03 Obe 03 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Plocer Plocer Plocer Placer $12H $12H $12H $12H I Ag 7* t Nv S f Nv 7* Jn 75 Jn 75 P Jn 77* Jn 77*p Jn 80 Jn 62* Jn 82*p Jn 85 Jn 85 P Sp 75 Sp 75 P Sp 77* Sp 77V2P Sp 80 Sp 82* Sp 82*p Sp 85 P Dc 75 Dc 77* De 77*p De 80 Jn 87* Jn 87*p Jn 90 Jn 92* Jn 92*p Sp 90 Sp 90 p Jn 80 Jn 80 p Jn 12* Jn 15 p Sp 80 Sp 82* Dc 80 Jn 20 Jn 20 p Jn 22* Jn 25 $24* $6'* $6'* $6'* 11 321 55 5 306 $S'/4 $44'* 6 341 30 $44'* 84 1840 165 $44'* 6 629 150 $44'* 37 1691 20 $44'* 10 198 $5'* $44'* 8 1922 5 $44'* 5 144 $6'* $44'* 4 150 125 $44'* 6 1319 $4 $44'* 15 947 165 $44'* 8 75 $8V2 $44'* 2 80 175 $44'* 6 134 $5H$44'* 13 70 $4 $44'* 2 113 $2'/4$44'* 10 933 195 $24'* 10 895 60 $24'* 10 616 145 $24'* 21 330 $2'*$24:ii Une année exceptionnelle •t Le Groupe Commerce réalise $29 millions de nrofits sur des primes de $142 millions par Michel Nadeau Le Groupe Commerce a réalisé l'an dernier ce qui sera fort probablement la meUleure performance financière dans le domaine de l’assurance au Canada en 1983; des primes de $142 millions ont laissé un bénéfice net après impôts de $28.7 millions.Il s’agit d’un rendement de 36 % sur le capital moyen investi.Les bénéfices avant impôts ont été de près de $46 millions soit 32 % des revenus bruts.« Cette performance exceptionnelle s’explique d’abord par notre stratégie de marketing », a déclaré au DEVOIR le président et principal actionnaire de la firme mascoutaine, M.Guy Saint-Germain qui préçise que son groupe n’a nullement l’intention de majorer ses primes au cours des prochains mois.« Mais 1984 ne sera pas aussi bon et 1985 sera également moindre.Nous sommes trop de joueurs dans le champ », d’ajouter l’homme d’affaires montréalais.Les dirigeants du Groupe Commerce prévoit une ratio- Bilan d’une première année Landiy se félicite du succès de l’aide aux exportations nalisation de l’industne par la disparition éventuelle de plusieurs firmes par la fusion et des regroupements.« Nous venons justement de refuser une entreprise hors Québec », de dire M.Saint-Germain qui n’écarte pas l’idée d’une diversification géographique.Plusieurs facteurs expliquement l’extraordinaire rentabilité du Groupe Commerce.Il faut mentionner un taux de sinistres très favorable.Seulement $69.7 millions — ou 49 % des primes acquises — furent versés aux assurés en 1983.En raison de la crise économique, les assurés se déplacent moins en voiture et quittent moins souvent leur maison, réduisant d’autant les risoues de vol et d’incendie.Le volume aes primes a légèrement fléchi passant de $147 millions en 1982 à $142 millions, l’an dernier.Ce recul s’expliquerait, selon la compagnie, « par une réduction des prix de 10 % en moyenne et de 23 % dans le secteur de l’automobile ».Le nombre de clients aurait augmenté de 5 %.La hausse a été plus élevée dans le secteur de l’automobile: du côté de l’assurance des commerces, on a enregistré une di minution en raison de la concurrence farouche dans ce marché.Curieusement, en dépit de vette baisse du volume des primes, la compagnie a légèrement accru ses* commissions aux agents ($25.3 millions) tout en réduisant ses frais d’adminLs-tration à $17.1 millions avec l’implantation de nouveaux systèmes dé Irai tement de données., Les bénéfices d’assurance furent donc de $25 millions auxquels fl faut ajouter des gains de $*20.5 milliqnk du coté des placements.Si les revenus d’intérêts se sont maintenus autour de $13 millions, les gestionnaires du portefeuille ont réalisé qu^lt^i^s bons coups en bourse pour des gains de $4.2 millions sur la vente de pla cements., • U Des dividendes de $4 millions jFu rent versés à la compagnie-mérej la société Commassur.Cette entto prise détient également la presque totalité du groupe Bélair, une a>s8u reur direct.Commassur est ta jiro priété à 65 % de la famille Saint-Ger main et à 35 UAP.35 % du groupe paTiàlén Le Groupe Commerce émettra-t-il un jour des actions dans le;,p,u-blic ?« Ce n’est pas exclus », se con tente de répondre laconiquement M.Saint-Germain.’ ‘ CPG Certificat de piacement garanti Déterminé à poursuivre ce qu’il appelle sa « stratégie des petits pas » en matière de commerce extérieur, le ministre des Relations internationales et du Commerce Extérieur, M.Bernard Landry, estime que c’est là la façon la plus sûre d’atteindre des résultats efficients pour les entreprises québécoises sur les marchés d’exportation.Cette stratégie des petits pas, M.Landry a cherché à expliquer sa justesse hier à Montréal en faisant le bilan des trois programmes d’aide à l’exportation (Crédit-implantation, Formation de consortiums et Financement des expor- tations) administrés conjointement par son ministère et la Société de développement industriel du Québec (SDI).Ces programmes sont en vigueur depuis un an.Ainsi quelque 30 entreprises ont bénéficié de l’aide de crédit-implantation pour des prêts totalisant $8,5 millions.Quelque 45 demandes sont à l’étude.Ce programme consiste à aider les entreprises, particulièrement les PME, à s’implanter de façon permanente sur de nouveaux marchés.L’aide gouvernementale consiste à financer, sous forme de prêts jusqu’à 80 % des dépenses en- courues à cet effet.Quelque huit consortiums (17 dossiers sont présentement à l’étude) ont été formés par le biais du programme d’aide à la formation de consortiums avec une participation de $808,500 de la SDI qui y joue le rôle de partenaire actif.D’autre part, treize entreprises, dont Bombardier avec $400 millions, ont profilé du programme de financement et développement des exportations pour un montant total de $447 millions.Ce programme repose sur de l’aide financière et de l’aide au développement, notamment sous forme de prêt ou de garantie de prêt.Les CPG des FIDUCIAIRES^ c’est pour les gens comme vous.t4| Intérêts payés annuéllémsnt.Sans frais minimum 500 $.978% 1 an 1072% 2 ans Taux sujet à changement.Appel«z>nous.Les transactions peuvent se faire par téléphoné.1/% A 3 ans 1253, ave McGill College Metro McGill (514)878-3351 Autres taux et termes disponibles De 30 jours à 5 ans.O.Centre commerctal 6633 est.O Place Rosemere rue Sherbrodke Metro Langefie/ (514)437-0710 (514)253-1720 LE TRUST DE LA BANQUE O ÉPARONE Les FIDUCIAIRES O sont inscrits 0 la Regie de l'Assurance-depàts du Quebec.I ' J réserves et parfois même une vive opposition à cette suggestion faite en premier heu par le nouveau président de la SAQ.Pour sa part, M.Blais a dit ne pas avoir fait d’étude fouillée de cette question et a simplement précisé que ses opinions ne traduisait que son «sentiment» sur le sujet.Un journaliste lui avait d’abord demandé s’il avait discuté de cette privatisation avec M.Biron, ne serait-ce que par une petite conversation téléphonique.« Je n’ai pas eu besoin de lui téléphoner, puisque je le vois très souvent à l’occasion de diverses manifestations.Nomination à la SCHL VOTRE C.A.un professionnel sur qui vous pouvez compter Liliana I.Birtz, C.R.M.Robert C.Montreuil, président de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, a le plaisir d’annoncer la nomination de madame Liliana I.Birtz, C.R,, au poste d’avocat-conseil général et Secrétaire de la Société.Mme Birtz est entrée au service de la Société en 1966 à titre de conseillère juridique dans la région du Québec.Elle a depuis occupé divers postes à la SCHL, au Québec et au Bureau national à Ottawa.Nommée avocat-conseil général en 1980, madame Birtz est maintenant responsable des activités du Contentieux, du Bureau du Coordonnateur de l'accès à l’information et de la protection des renseignements personnels ét du Bureau du Secrétaire de la Société.Elle détient une Licence en droit (LL.L.) de rUniversité de Montréal et est membre du Barreau de la Province de Québec.ARTHUR ANDERSEN & CIE Comptables agréés.800 bout.Dorchester ouest, Montréal, H3B 1X9 Bureau 1200, 861-1641 Bureaux à Montréal, Ottawa, Missisauga, Toronto.Winnipeg, Calgary, Vancouver Société affiliée Tremblay, Vaillancourt & Associés BOISJOLI, SABBAH, SABBAG, ZIRI, MALKA Comptables Agréés L.Albert Boisjoli, C.A.— Maurice Sabbah, C.A.— Michel M.Sabbag.C.A.— Joseph Ziri, C.A.— Emile Malka, C.A.— Ross Whiteside.C.A.— Robert Boisjoli, C.A.— Christian Trépanier, C.A.1440 O., rue Ste-Catherine, Bureau 525, Montréal.H3G 1R8, 861-5881 bureau de Toronto BOISJOLI, WHITESIDE & ASSOCIÉS CARON, BÉLANGER, DALLAIRE, GAGNON & ASSOCIÉS CLARKSON GORDON Comptables agréés 630 ouest, boul.Dorchester, Montréal.H3B 1T9.(514) 875-6060 Associés-résidents Montréal — Laval — Québec A Benedetti, C.A.— C.C.Bismuth.C.A.— C.W Bissegger, C.A.— F.Bolduc.C.A.— Réal Brunet.C.A.— T.R Burpee, C.A.— C.Camirand, C.A.— D.Desautels.C.A.— F Dufresne, C.A.— R Fortier, C.A.— Y Fortin.C.A.— G Fournier.C.A.— S.Fraser-Gagnon.C.A — G Fréchette.C.A.— S.R.Gagné.C.A.— R Germain.C A.— J P Graveline.C.A.— M Lanteigne, C.A.— A.Lanthier, C A.• R E Lavoie.C.A.— N Leduc.C.A.— J, Lévesque, C.A.— G.Limoges.C.A.— L.Linteau, C.A.— John Lowden, C.A.— Y Lussier.C.A — M.Mathieu.C.A.— J.G.McGregor.C.A.— R J Messier.C.A.— C.Michaud.C.A.— J.Nicole.C.A — R.R Okker.C.A.— R.Pearl.C.A.— C.Pelletier.C.A, — P Pelletier.C.A.— B, Racine, C.A.— N.A.Rhéaume.C.A.— L L St-Pierre, C.A.— W.J, Smith, C.A.— R, Taillefer, C.A.— M Viau.C.A — G.S.Wells.C A.Bureaux dans les principales villes du Canada Membres d'Arthur Young International CHARETTE, FORTIER.HAWEY TOUCHE ROSS Comptables agrées 1 Place Ville-Marie, Montréal H3B 2A2 — 861-8531 Québec, Montréal.Hull.Chicoutimi.La Bala.Roberval.St-Féliclen, Dolbeau.Chlbougamau, La Malbale.Bureaux dans les principales villes du Canada, des Etats-Unis et ERNST & WHINNEY Comptables agréés Sept-lles.Montréal.Ottawa.Toronto, Hamilton.Kitchener.London.Winnipeg.Regina.Calgary.Edmonton, Abbotsford.Vancouver, Victoria.Halifax, et dans les principales villes du monde 1200, avenue McGill College Suite 1100, Montréal.Québec, H3B 4G7 — 871-8901 GAUVIN, DUMAIS ET ASSOCIÉS Comptables agréés R.Gauvin, C.A, — B.Dumais, C.A.— R, Forget, C.A.— C.Boyer.C.A.— G.Villeneuve.C.A.— J R.Charette.C.A.— M.Duquette, C.A.— P.Saint-Julien.C.A.— A, Gareau.C.A.— M.Simard.C.A.— J.Brisson.C.A.— D.Angrand.C.A.— C.Lapierre, C.A.561 boul.Crémazle est, Montréal.H2M 1L8 — 384-1430 38 boul.St-Viateur Rigaud, JOP 1P0 — 458-2313 HARÉL, DROUIN & ASSOCIÉS Comptables agréés 276 ouest, St-Jacques suite 600, Montréal, H2Y 1N3 — 845-9253 Bureaux: Montréal, Laval, Repentigny, Longueuil et PoInte-aux-Trembles KENDALL, TRUDEL & ClÊ Comptables agréés 666 ouest, rue Sherbrooke.Suite 1400 — 288-0988 LALIBERTÉ LANCT(:)T associé à Coopers & Lybrand 630, boul.Dorchester ouest, Montréal H3B 1W5 — (514) 871-9792 Membre du groupe international Cooper & Lybrand présent dans 96 pays LAVALLÉE, BÉDARD & CIE 19 ouest.Le Royer, Suite 300, Montréal, H2Y 1W4 — 844-1153 LEVITT, FELDSTEi'n, DUBIN, EPSTEIN, TCZMAN, PINSKY & CIE.9k V -i i >Q.1t David Feldstein, CA.— Jerry Dubin, C.A - Richard Tozman.CA — Comptables agréés Joseph Levitt.C A — Fred Epstein, C A Harold Pinsky, C A 5250 rue Ferrier, Suite 505, Montréal, H4P 1L4 — 341-4230 dans 86 autres pays Jean E.Auger, C.A.— F .Bélanger, (J.A.— Camil Bergeron, C.A.— Pierre Bergeron, C.A.- Pierre Beaumont, C.A.— Robert P.— Jean-Paul Bertlc, C.A.— André Biron, C.A.— Gérard Blais.C.A.— Réjean Blanchette, C.A.— Normand Bolavert, C.A.— Denis Bolvin, C.A.— Roger Boivin, C.A.— Rosaire Boivln, C.A.— Ronald L.Calderoni.C A.— Yvon Carrier, C.A.— Guy Charette, C.A.— Gilles Chevalier, C.A.— Yvan J.Cloutier, C.A.— Robert N.Cocklleld, C.A.— Gilles Couture.C.A.— Égide Dallairo.C.A.— Raymond David, C,A, — Sylvie De Rose, C,A.— Jean L, Dusmesnil, C.A, —lacquee Fortier, C.A.— Alain Fortin, C.A.— André Gauthier, C.A.— André Gibeau, C.A.— Gilles Groulx, C.A.— Ghislain Hawey.C.A.— Michel Hébert, C.A.— Laurent M.Joly, C.A.— David H.Laidiey, C.A.— Gilles Leduc, CA.— Pierre Legaull.C.A.— Roger Lauriault, C.A.— Daniel Le Rossignol.C.A.— Pierre F Ménard, C.A.— André Michaud, C.A.— Gilles Molsan, C.A.— Jacques Plents, C.A.— André Plesu, C.A.— Reymond Proulx, C.A, — Marc Renaud, C.A, — Robert M.Rennie, C.A.— Clément Roux.C.A.— Luc SImerd, C.A.— Robert V.Staples.C.A.— Chariss Trsmbley, C.A.— QHIss Turcotte.C.A.— John B.Wight, C.A.COGAN, LANDORI & DUBÉ Comptables agrées 3901 Jean-Talon O, Ste-214 Montréal, Québec H3Q 2R4 -731-7851 Bureau é Ottawa LiPPMAN PTACK Comptables agréés 6600 Côte des Neiges.Montréal.Québec H3S 2A9 — (514) 341-5511 Membre: Groupe international des Cabinets de Comptables MALLETTE, BENOÎT, BOULANGER, RONDEAU & ASSOCIÉS 12 bureaux au Québec — Société nationale: Ward Mallette — Représentation internationale: Binder Dijker Otte & Co.1, Complexe Desjardins - Suite 1600.Montréal, Québec HSB1B2 —(514) 281-1850 MESSIER, BOURGEOIS & CIE Comptabiss agréés 50, Place Crémazle, Suite 1410, Montréal H2P 2T9 — 384-7430 NORMANDIN, BARRIÈRE & COUREY DEUOITTE HASKINS & SELLS Comptabiss agréés 1, Placé Vlllé-Marlé, Suite 3210, Montréal, Québec H3B 2W3 — Tél : 861-9311 2, Placé Laval, Suite 300, Laval, Québec H7N SN6 — Tél ' 068 Ô400 Deiôitte Hatkina & Seila eat établi dans 32 centrea de Victoria à Halifax et tait partie d'une aaeociation internationale qui •'4ter>d à 61 paya.PETRIE RAYMOND 1320, boulevard Graham.Bureau 301.Montréal (Ouébéc) H3P 3C8 — Tél : (514) 342-4740 POISSANT RICHARD ^ Affilié à Thorne Riddell 4.Comptables agréés ./ t- 630 ouest.Bout.Dorchester, Suite 25(X).Montréal.^ ^ Québec H3B 1W2 — Téléphone (514) 866-7351 ^ ; A Téchelle Internationale: International KMG Klynveld ; t Main Goerdeler - ' PRICE WATERHOUSE Comptables agréés 21 bureaux à travers ie Canada 1200, avenue McGill College, Montréal H3B 2G4— ' Tél.: (514) 879-9050 - ^ RAYMOND, CHABOT, MARTIN, PARÉ .^ & ASSOCIÉS ; Comptables agréés ^ 1700, Tour de la Bourse, Montréal (Québec) H4Z 1G9 — • (514)878-2691 Montréal, Québec, Ottawa.Vai-d'Or, Chicoutimi.Amos, Gatineau, Hull, La Sarre, Laval, Rouyn, Thetford Mines, Verdun.Ville-Marie.''’ Représentation dans les principales villes canadiennes et dans 60 .pays^ • RICHTER, USHER & VINEBERG ' i Comptables agréés Montréal-Toronto ' » Associés-Résidents à Montréal ^ \ Cecil Vineberg, C.A.— Howard Qilmour, C.A.— ,i « Marvin Corber, C.A.— Barry Clamen, C.A, — ^ j Arnold M.Shostak, C.A.— David A Vineberg.C.A.— o t Gerald S.Goldberg.C.A.— Allan Wiener, C.A — Irwin Kramer, C.A.— John J.Swldier, C.A.— J.-Yves Tougaa, C.A.— Richard S Vineberg, C.A — Sidney M Koushansky, C.A.— Philip ManeR C.A — Donald Prinsky, CA.— Patrick K.H, So.C.A.— Michael Frankel, C.A.1 Westmount Square, Montréal, Québec H3Z 2Z9 — « 931-2511^ ROBERT SAINT-DENIS & CIE Comptables agréés .i 7000, Avenue du Parc, Suite 301.Montréal H3N 1X1 — .274-2797^ ROSTON, REINHARZ, BRATT, î FREMETH Comptables agréés r> Jose^ D.Roston, C.A — Stephen Bratt, C.A — Bernard H Relnharz, C.A — Lenard Fremeth.C.A.— o WilliamJ.Star.C.A.**¦ Édifice C.I.L.630 boul.Dorchester ouest, Bureau 1125 Montréal.Québec H3B 186 — Tél.; 875-5760 SAMSON BÉLAIR ^ , Comptables agréés Bureau dans les principales villes du Québec et du Canada ' Alfiliation tnlernalionale Moore, Stephens & Co Bureau 3100.Tour de la Bourse.Montréal.Qué.H4Z 1 JS — (514) 871-1515 ZITTRER, SIBLIN, STEIN.1.EVINE ~ , Comptables agréés MONTRÉAL - TORONTO Jack E.ZIttrer, C.A.— Herbert E.Siblin, C A — Samuel S.Stein, C.A.— Boris Q.Levine, C A — « Marvin B.Goldsmith, C.A.— David A Stein, C.A.— Arnold J.Echenberg.C.A.— Steven A.Yophe, C.A.— Morton S Spector, C.A — Berry A.Tiseenbeum, C.A.— Gerakf A Slan, C.A.— Stanley Wener, C.A.— Jeffrey L Payne.C.A — Norman Oaitchman.C.A.— Brahm O.Levine, C.A.— Morrieh Fogelbaum, C.A.— Lawrence M Chandler, C.A.— Alan M Llvermen, C.A.— Robert H.ZIttrer, C e.— Henry Roeenhek, C.A.— Norman Jatkolka.C.A.— Michael Stern, C.A.— Gillee Brouillet, C.A.4115 Shérbrooké ouest Westmount.Qué H3Z 1K9 • 935-1117 M l U 1 ¦V U * n Il lï des comptables agréés duQiiéBec cm] Z n- b Ov .D 11 680.rut Sherbrooke ouesk 7e étage * Montréâl.Québec H3A Téléphooe (Sl4)28S-3jM.' O 9'V . *16:B Le Devoir, mercredi 21 mars 1984 fiscalité.Les frais de garde d’enfants: un labyrinthe qu’il faut connaître aqpfs par Marc-André Trudeau Cette chronique est une collaboration spéciale de l’Association québécoise de planification fiscale et successorale.M.Marc-André Trudeau est membre du service de la fiscalité chez Weiss, Brazeau, Roussin, Tremblay & Associés, comptables agréés.- I LKS contribuables sont généralement informés du fait qu’ils peuvent déduire dans le calcul de leur revenu pour l'année, selon les conditions et les limites prévues par les lois fédérale et provinciale, les sommes payées dans l’année pour les services de garde d’enfants.Pour avoir le droit de déduire des frais de garde d’enfants, le contribuable doit rencontrer une multitude de conditions et restrictions.Parmi les plus importantes, mentionnons les suivantes: ¦ les frais doivent avoir été payés par le contribuable ou par la personne qui assumait les frais d’entretien d’un enfant (appelé le soutien) et ce dernier doit avoir vécu avec le contribuable à un moment quelconque en 1983 et au cours des 60 premiers jours de 1984.Le soutien d’un enfant admissible est le père ou la mère de l’enfant, le conjoint du contribuable ou une personne qui déclare l’enfant admissible à sa charge ; pe sort de jj^ès du tiers djes sidérurgistes français est en jeu PARIS (AFP) — Le gouvernement français doitdécider aujourd’hui du sort de près du tiers des salariés de la sidérurgie du pays, au terme d’une longue concertation sur l’un des problèmes économiques les plus difficiles que la gauche ait eu à affronter depuis son arrivée au pouvoir.Le plan acier, qui doit être arrêté en cOnseil des ministres, pourrait entraîner la suppression de 20 à 30,000 eirjplois, sur les 90,000 personnes employees par la sidérurgie française.Une opération chirurgicale d’autant plus délicate qu’elle devra être pratiquée dans un secteur qui constitue un bastion traditionnel de la gauche.Au cours d’une réunion interministérielle lundi, les quatorze ministres ou secrétaires d’Etat concernés son tombés d’accord sur l’objectif à atteindre: retour à l’équilibre en 1987 des groupes sidérurgiques nationalisés Usinor et Sacilor, qui ont perdu 10 milliards de francs (125 millions de dollars environ) en 1983.Le gouvernement doit en effet revenir sur des prévisions trop optimistes.Un précédent plan acier, mis au point en 1982, se fondait sur une hypothèse de production de 24 millions de t’ônnes.En 1983, la production s’est effondrée à 17,5 mt en raison de la crise économique mondiale qui li- mite la production d’acier.Le gouvernement doit maintenant revoir ses objectifs en baisse mais il n’a pas encore arrêté les choix sur les investissements à opérer.La sidérurgie française a déjà subi des réductions d’effectifs draconiennes.De 160,000 emplois en 1964, ses effectifs sont passés à 90,000 début 1984.La Lorraine, dans le nord-est de la France, a été particulièrement saignée à blanc par la crise de la sidérurgie: en 1964 95,000 personnes travaillaient dans l’acier contre 38,000 fin 1983.Les décisions sur la sidérurgie interviennent au moment où le chômage, que le gouvernement avait réussi à maintenir autour de 2 millions pendant près de deux ans, s’envole à nouveau.58,000 chômeurs supplémentaires ont été enregistrés en février, portant le nombre de demandeurs d’emplois à 2,193,000.Parallèlement aux restructurations industrielles et aux suppressions d’emplois qu’elles entraînent, le gouvernement doit d’ailleurs rendre publiques aujourd’hui un ensemble de mesures sociales d’accompagnement.Ces mesures concernent notamment les stages de reconversion et l’aide au retour dans leur pays d’origine pour les travailleurs immigrées souhaitant quitter la France.¦ les frais doivent avoir été payés afin de permettre au contribuable de: • remplir les fonctions d’une charge ou d’un emploi; • exploiter une entreprise, soit seul, soit comme associé participant activement à l’exploitation de l’entreprise; • entreprendre un cours de formation professionnelle pour lequel il reçoit une allocation; • mener un travail de recherches ou travaux similaires pour lesquels le contribuable r^oit une subvention.¦ les frais doivent avoir été payés pour un enfant âgé de moins de 14 ans ou de 14 ans et plus s’il était atteint d’une incapacité physique ou mentale; ¦ la personne ou rétablissement qui a gardé l’enfant doit avoir fourni des reçus et lorsqu’il s’agit d’un particu-Uer, le reçu doit inclure son numéro d’assurance sociale et sa signature.Les reçus doivent être annexés à la déclaration pour les fins de l’impôt du Québec ; cependant, aux fins de l’impôt fédéral, on ne doit les produire que sur demande.Aucune déduction ne sera toutefois accordée, si les frais de garde sont versés au père ou à la mère de l’enfant, à la personne qui assumait les frais d’entretien de l’enfant (le soutien), à une personne déclarée à la charge du contribuable ou du soutien et a une personne âgée de moins de 21 ans et qui est unie au contribuable ou à son conjoint par les liens du sang, du mariage ou de l’adoption.Le fisc veut ainsi éviter que certains contribuables réclament des frais fictifs; ¦ les frais doivent être réclamés par le contribuable ayant le revenu le moins élevé; il s’agit là d’une nouvelle mesure car, auparavant, seule la mère pouvait réclamer la déduction (sauf dans un cas spécifique).Le contribuable ayant le revenu net le plus élevé pourra néanmoins réclamer les frais de garde dans les cas suivants; • lorsque le contribuable et son conjoint (ou le soutien) ont vécu séparés pendant une période de 90 jours ayant commencée en 1983 à la suite d’une rupture du mariage ou de la vie commune; • lorsque le conjoint (ou le soutien) a fréquenté à plein temps un établissement d’enseignement désigné; • lorsque le conjoint (ou le soutien) était atteint d’incapacité ou était hospitalisé, interné ou emprisonné pendant au moins deux semaines (le cas échéant, un certificat médical m-diquant la nature et la durée de la maladie doit être annexé à la déclaration).Le contribuable peut réclamer une déduction à titre de frais de tarde d’enfants jusqu’à concurrence e la moins élevée des limites suivantes: ¦ Limite relative aux sommes versées Le total des sommes payées pour des services de garde d’enfants a des organismes ou à des particuliers; cependant, les frais payés à un pensionnat ou à une colonie de vacances ne doivent pas excéder $60 par semaine par enfant aux fins de l’impôt fédéral (au Québec, ce montant est de $45 par semaine p^u* enfant) ¦ Limite relative au revenu 2/3 du revenu gagné, soit: revenu tiré d’une charge ou d’un emploi, les prestations d’assurance-revenu, le revenu net d’un travail indépendant (excluant les pertes), les allocations de formation, la partie imposable des bourses d’études et de perfectionnement et les montants nets de subventions de recherche.¦ Limite relative à la famille Impôt fédéral: $2,000 par enfant admissible, jusqu’à un maximum de $8,000.Impôt du Québec: $2,000 par enfant admissible, jusqu’à un maximum de $6,000.¦ Limite lorsque le revenu du contribuable est plus élevé que celui du soutien Impôt fédéral: $60 par semaine par enfant admissible, jusqu’à un maximum de $240.Impôt du Québec ; $45 par semaine par enfant admissible, jusqu’à un maximum de $180.Allocation de disponibilité — Québec Aux fins de l’impôt du Québec, un contribuable a le choix de réclamer, relativement aux enfants, âgés de moins de six ans au 31 décembre 1983, soit la déduction pour frais de garde d’enfants, soit l’allocation de disponibilité.Ce choix ne peut être exercé que par une seule personne.Les montants alloués aux fins de l’allocation de disponibilité sont; $300 pour le premier enfant; $200 pour le deuxième enfant; $100 pour chacun des autres enfants.L’allocation de disponibilité est généralement accordée à la mère, car c’est elle qui est bénéficiaire des allocations familiales du Québec; cependant, le père peut réclamer cette allocation s^il est le bénéficiaire des allocations familiales.Pour déterminer le choix le plus avantageux, la méthode suivante pourrait être utilisée: 1) Le calcul de l’impôt est effectué sans aucune déduction au titre des frais de garde d’enfants âgés de moins de six ans.2) Le calcul de l’impôt est effectué en prenant la déduction au titre des frais de garde d’enfants âgés de moins de six ans.3) Lorsque l’écart entre 1) et 2) est supérieur aux montants alloués aux fins de l’allocation de disponibilité, la déduction pour frais de garde est la plus avantageuse.Lorsque l’écart entre 1) et 2) est inférieur aux montants alloués aux fins de l’allocation de disponibUité, il est plus avantageux de r^lamer l’allocation de di^nibilité.En conclusion, nous constatons qu’il y a eu une certaine régression en 1983 quant à la déductibilité des frais de garde d’enfants, puisque cette déduction ne peut être gén^a-lement réclamée que par le soutien ayant le revenu le moins élevé et cette façon de procéder ne peut engendrer qu’une augmentation des impôts autrement payables.De plus, la complexité des conations et exigences de déductibilité s’est accrue de façon telle que le contribuable puisse être tenté d’abdiquer.Quelques heures d’efforts pourraient néanmoins résulter en des économies d’impôt appréciables pour les contribuables concernés.Les articles publiés dans le cadre de cette chronique font l’objet d’un J^ scdli^é Chain rec ___________i auprès i______________ québécoise de planification fiscale et successorale, 387, rue Saint-Paul ouest, bureau 203, Montréal (Québec) H2Y 2A7 au coût de $8 plus $1 de frais d’envoi.Téléphone (514) 845-3124.I » Le Devoir .à loisir % ^ .Ministère des Finances Canada Department of Finance Canada ÉMISSION DE $850,000,000 Mallette Boulanger COMPTABLES AGRÉÉS BUREAUX DANS 13 VILLES AU QUÉBEC Représentation nationale et internationale & ASSOCI ^ Bureau 1600 Québec social ouesi’ Q^anby (514) i Montréal Toronto Québec Granby RirnousKi Saint-Jeao Victoriavill® D’OBLIGATIONS DU GOUVERNEMENT DU CANADA NON REMBOURSABLES PAR ANTICIPATION DATÉES DU 1*' AVRIL 1984 Le ministre des Finances a autorisé la Banque du Canada à recevoir des souscriptions à un emprunt à émettre contre espèces comme suit: Obligations 12% échéant le 15 novembre 1987 Prix d’émission: 98.75% plus l’intérêt couru du 15 novembre 1983 au 1*' avril 1984 rapportant environ 12.43% à l’échéance Inlérél payable le 15 mai el le 15 novembre L'mlérét de s\x mois payable le 15 mai 1984 et Obligations 12'/2% échéant le 15 mars 1989 Prix d’émission: 99.375% rapportant environ 12.67% à l’échéance Intérêt payable le 15 septembre el le 15 mars L'mlérét de cinq mois et demi payable le 15 septembre 1984 et Obligations 13% échéant le 1" avril 1994 Prix d'émission: 98.50% rapportant environ 13.28% à l’échéance Iniérél payable le I*' octobre el le 1" avril et Obligations 131/2% échéant le 1" juin 2004 Prix d’émission: 99.25% rapportant environ 13.60% à l’échéance Intérêt payable le 1*' juin et le I*' décembre L'intérêt de deux mois payable le I*' juin 1984, Les nouvelles obligations seront disponibles en coupures de $1,000, $5,000, $25,000, $100,000 et $1,000,000.L’émission d'obligations I3i/j% datées du U'avril 1984 et échéant le l"juin2004 ne dépassera pas $250 millions, La Banque du Canada convient d’acquérir un minimum de $250 millions des nouvelles obligations.Cette acquisition sera affectée à n'importe quelle échéance saufque ce total comprendra un minimum de $45 millions des obligations échéant en 2()04.Le produit de l'offre sera affecté au rachat de $967 millions d’obligations du gouvernement du Canada échéant le I" avril 1984.Les nouvelles obligations 12% échéant le l5novembre 1987 sont en sus des $200 millions d’obligations 12% échéant le 15 novembre 1987 déjà en circulation.Le principal et l’intérêt des nouvelles obligations sont payables, lorsque exigibles, en monnaie légale du Canada: le principal à l’échéance, à toute agence de la Banque du Canada, et l’intérêt, sans frais, à toute succursale au Canada d’une banque.Les titres définitifs seront disponibles le ou vers le 2 avril 1984 sans paiement de l’intérêt couru (pour le 1*' avril 1984) et par la suite sous deux formes: au porteur avec coupons annexés et sous forme entièrement nominative, l’intérêt étant payable par chèque.Les obligations de l’une ou de l’autre forme seront de mêmes coupures et entièrement interchangeables quant aux coupures et/ou à la forme, sans frais (sous réserve des exigences de transferts statutaires, le cas échéant).Les' nouvelles obligations sont autorisées conformément à une Loi du Parlement du Canada.Le principal et l'intérêt sont imputés au Fonds du revenu consolidé du Canada.Sous réserve d’attribution, les souscriptions aux nouvelles obligations peuvent se faire par Hntermé-diaire de tout courtier en valeurs mobilières ou de toute banque autorisés i faire office de distributeur initial.Canada MR 4 Jeudi à 21h30 Gisèle Lalande anime L’actualHé économique Au programme cette semaine: “L’état des sociétés d’état” Un reportage avec la participation de messieurs Jean-Claude Lebel, président de la S.G.F., André Marier, président de S.O.Q.U.I.A., et Roland Parenteau, professeur aux H.É.C.LA TABLE D’ANALYSE Une analyse de l’actualité économique avec Pierre Lortie, président de la Bourse de Montréal, Mario Damais de l’U.P.A., Yolande L’Écuyer, journaliste et Léon Courville, professeur aux H.É.C.Soyez des nôtres demain à21h30 Réalisation: André Caron 4^ Radio •IP Québec télévision Le Devoir, mercredi 21 mars 1984 ^ 17 Désaccord sur le montant de la contribution de Londres au budget de la CEE La Sommet européen se termine sur un constat d’échec BRUXELLES (AFP) - Le prési dent François Mittprrand a annoncé hier soir à Bruxelles l’échec du sommet européen qu’il a attribué au désaccord entre la Grande-Bretagne et ses neuf partenaires de la CEE sur le montant de la contribution de Londres au budget de la CEE.Le premier ministre britannique, Mme Margaret Thatcher, après deux jours de négociations acharnées entre les Dix a refusé hier soir de donner son accord à une ultime proposition de compromis qui devait alléger d’un milliard d’écus ($860 millions) par an pendant 5 ans la contribution britannique au budget communautaire.Cet échec, le second après celui d’Athènes, début décembre, a ainsi mis fin aux espoirs de sortir l’Europe de sa crise financière et agncole.De même, l’augmentation des ressour- ces financières de la CEE (pour permettre l’adhésion de l’Espagne et du Portugal et de relancer la communauté par de nouvelles pohtiques industrielles, ainsi que la réforme nécessaire de la politique agricole commune) reste en su^ns.En outre, l’échec du conseil européen risque de compromettre la fixation des prix agricoles pour 1984-1985 dont dépend le revenu de 8 mil-hons d’agriculteurs, estiment les observateurs.M Paul de Kersmaeker, ministre belge de l’Agriculture, a indiqué que les neuf partenaires de Londres ont décidé de bloouer le versement de 750 millions d’ecus que le Royaume-Uni devait recevoir en compensation de sa contribution au budget communautaire pour 1983.Le sommet européen avait aussi achoppé hier sur le problème parti- Mme Margaret Thatcher cuber de la production laitière irlandaise.M.Garret FitzgeraM, premier ministre irlandais, avait décidé dans l’après-midi de quitter la séance pour n’y plus revenir, après que plusieurs délégations eurent refuse un compromis présenté par M.Mitterrand et qui autorisait rlrlande à augmenter sa production de lait de 5 pour cent en 1984.Il avait chargé son ministre des Affaires étrangères, M.Peter Barry, de le représenter et d’exprimer que l’Irlande refuserait son aval à tout accord global éventuel sur la réforme de la CEE.La décision de M.Fitzgerald avait dramatisé l’atmosphère déjà tendue du sommet qui avait buté depuis lundi sur les deux problèmes particuliers de rirland* *
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