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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 4 novembre 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1910-11-04, Collections de BAnQ.

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PREMIERE ANNEE—No.252 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : Canada et Etats-Unis.33 MONTREAL, VENDREDI 4 NOVEMBRE, 1910 UN SOU LE NUMERO Onion Postal» •••••• Edition Hebdomadaire : Canada .Etats-Unis et Union Postal» oo $6.00 $1.00 • • • •'Mm.$1.50 LEDEVOI Rédaction et Administration j 71A RUE SAIN" ^XCQUES, MO N tr a ?v TELEPHONE, * \ REDACTION: Main % s ADMINISTRATION: No '461 Directeur : HENRI BOURASSA.Double échec Double leçon J écrivais hier, que l'heure du châtiment et des leçons salutaires approche.En vérité, je ne croyais pas que le premier coup en dût sonner si tôt et avec tant d'éclat.( ’ est le revers le plus rude, le plus complet et surtout le plus personnel que .M.Laurier ait subi depuis sa propre défaite, dans ee même comté d’Arthabaska, en 1877.‘‘C'est 1c commencement de la fin’'—tel est le mot,qui a jailli de toutes les bouches.t e n est pas le hasard des circonstances qui avait imposé au premier ministre la lutte où il vient de succomber.11 avait désigné lui-même, d’avance et secrètement, l’heure, le lieu et toutes les conditions du combat; puis il les avait imposés à ses adversaires avec l’autocratie d uu despote, l’astuce d’un Machiavel, et la puissance corruptrice d’un chef d’Etat sans scrupule.11 a choisi non seulement l’un des camps retranchés de son parti, mais, de toutes les circonscriptions électorales du pays, celle où sa personne, sa présence et de multiples amitiés personnelles pouvaient attirer à sa cause le plus de sympathies et de suffrages.11 a voulu faire passer sa loi navale sous l'autorité de son nom et le charme de sa personne.Il ne saurait donc se plaindre si, aujourd’hui, de Sydney à Victoria, tous,—amis, adversaires ou neutres— L’Appel au Peuple Nous demandions que le peuple fût consulté.Ün nous répondait : A quoi bon?Les quatre-cinquièmes des députés de la province, presque tous ses grands journaux sont favorables au projet de loi navale.N’est-ce pas la meilleure preuve que le peuple pense comme M.Laurier ?Drummond et Arthabaska n ms apporte la réponse du peuple.Et la victoire d’hier, si grande qu’elle soit, ne donne pas une exacte idée de l’opposition réelle au projet de loi navale.Hier, les adversaires de la politique nouvelle ont eu à combattre les 'Teilles attaches de parti, le prestige personnel de M.Laurier, la crainte de renverser le cabinet, toutes choses dont il n’eût pas été question dans un referendum.On leur a dit—-c ’était le suprême argument de M.Béland: “Vous êtes en présence du fait accompli, savent que la défaite dê AI.Perrault constitue un double et formidable i vous ne pouvez plus que choisir en-éehee au Lauriérismo et à la loi navale du premier ministre.Et certes, M.Laurier ne saurait garder rancune à ses adversaires de cette humiliation personnelle.Toute la bande qu’il a lâchée dans la circonscription ne l’a que trop fidèlement suivi dans la voie qu’il avait lui-même tracée.Il n’est -pas un harangueur ministériel, grand ou petit, gros ou mince, ministre, sénateur, député ou simple mortel— depuis le solennel M.Brodeur jusqu’au grotesque D.A.Lafortuno— qui n’ait préparé avec ardeur eet affront sanglant, à leur idole.Dans toutes les réunions, dans chacun des discours, revenait le refrain, le leit-motiv: “Un vote pour Gilbert est un vote contre Sire Wilfrid! La défaile de M.Perrault serait une insulte personnelle au Grand Canadien! Elire Gilbert, c’est causer la défaite et la mort de Laurier!” M.Laurier doit constater maintenant les vices du régime personnel qu il a laissé créer autour de lui, de son gouvernement et de sa politique, surtout dans la province de Québec.Aux amis sincères qui l'aimaient saps l’aduler, qui voulaient travailler à sa gloire véritable, dans la voie de l’honneur, l’accomplissement du devoir et le respect de la vérité, il a peu-à-peu substitué des partisans aveugles, serviles et cupides qui l’ont transformé en idole brahmanique.Cette cohorte d’esclaves avaient réussi à étouffer, dans notre province, toute discussion sérieuse, toute affirmation de principes, toute lutte d’idées.La moindre critique des actes du ministère était un blasphème contre le “plus grand de nos compatriotes,” une véritable trahison nationale.Us avaient même réussi à, imposer cette mentalité révérencieuse à un grand nombre de leurs adversaires.Ce régime—comme tous les fétichismes—porte les germes d’une j.rompte décadence.A l’abri du nom et du prestige de M.Laurier, le parlement s’est rempli de personnages nuis, répugnants ou grotesques, qui ne connaissent qu’une politique: acclamer le nom de Laurier et manger ou faire manger leurs amis dans sa main.Quant, à ceux qui à la personne et à la politique | tre la politique de M.Laurier et celle de M.Borden.La politique Laurier, c’est encore le moindre mal.” Dans un referendum, il eût été impossible d’user d’un argument comme celui-ci, qui ne pouvait manquer d’avoir quelque influence auprès des électeurs désireux de ne pas rompre avec des amitiés chères.En fait, l’on peut se demander, en face du résultat actuel, si les partisans de la politique navale auraient, dans un referendum, recueilli plus de cinq ou dix pour cent des votes.Et cela montre à quel point les députés représentaient peu l ’opinion publique, à quel point des journaux comme la Patrie et la Presse ont trompé leur public lorsqu’ils ont essayé de lui faire croire que la majorité du peuple appuyait la loi.Et cela prouve avec quelle justesse aussi les manifestations splendides de Saint-Eustaehe, de Saint-Hyacinthe, de Grand’Mère et de Montréal traduisaient ie sentiment public.La preuve est faite pour le peuple de la province et pour celui de ., -, , j 1V , ir , toutes les provinces qu’on l’a odieu avaient du coeur et de intel .genee-U en reste quelques-uns-ils ont senient trom g sur ro]>illioil de la Ir* T" O.m rt'K» /dll W» » 1 ! «“vn .-llci ci /¦v 4- .,-t ^ 11 eur point.Rome, L- Le bureau de santé de Bisceplie, près Bari, avait décidé de désinfecter la cathédrale à cause des dangers d’epidenne.Lorsque la po pulation a appris quo les e: communaux procédaient à cette opération, elle a forcé les portes et a envahi l’église.Do nombreuses femmes constatant que les statues sacrées étaient noircies par les fumigations, se sont précipitées sur les employés et les ont maltraités.L’arrivée des cara- biniers a augmenté la fureur do la foule.Au cours de la bagarre, une personne a été assommée ; plusieurs ont été blessées.La foule a déposé le cadavre devant l’autel.CHEVAUX TONDUS Allez faire clipcr vos chevaux par l’électricité en 30 minutes chez Jos.L.Gaudet, 540 Amherst, coin Ontario.Téléphone: Est 1306.Ouvrage garanti.VOTRF CHEVAL boite t il ?Servez-vous du “Horse Foot Remedy”.Satisfaction garantie.En vente chez Jos.Papineau, 1479 Notre-Dame Ouest, Tél.Main 3860.______________ POELE EN ACIER Assortiment complet de poêles en acier, fournaises — Moffatt — ainsi que poêles à gaz, Ustensiles do cuisine, lil1 l’V peintures, huiles, mplqyes p xles échangés TABLE A VENDRE Table en noyer noir solide, 4x6, avec tiroir, pouvant servir pour salle de réunion ou grand bureau.Vendra bon marché.S’adresser, 2004 Saint-Denis.251-5.LE COKEStar ”, broyé, tamisé et préparé pour poêles et fournaises.Prix $5.75 la tonne livrée.$3.00 la 1-3 tonne livrée.“La Star Coke.Go.” est la seule compagnie de la vule, préparant spécialement le coke à la machine pom-l’usage du ménage.Ce coke tient la chaleur toute la nuit dans les fournaises, 10c la poche, à vendre aux épiciers, “Star Coke Co.,” 221 rue du Havre.Tél.Est 5862.251—6 Cartes Professionnelles AVOCATS ALLARD & ALLARD, AVOCATS.-Victor Allard, Gaston Allard.Chambre 30, 20 rue S.-Jacques, Montréal.Tél.Main: 7019.Bureau du soir: 764 Ontario Est.BAYARD, J.-ALPHONSE, AVOCAT, Bureau du soir: No 1240 Ave Des Erables.Chambre 20 Bâtisse R5y.16 et 20 rue Saint-Jacques.Tél.Main 683.Cours privés d’élocution française et d’art oratoire pour Messieurs les Ecclésiastiques, Avocats.Conférenciers, Elèves des Universités et autres personnes voulant parler ou liro en public.Cvun spéciaux pour Dames, Demoiselles et Jeunes Gens Leçons de lecture à haute voix, de déclamations, de gestes et de maintien.Eludes .spéciales de monologues et, de pièces de théâtre pour salons.Cours particuliers pour enfants ifillettes et (tqons) Méthode spéciale pour la correction du bégaiement, ehuintement, zézaiement, de la blésité et du grasseyement.Leçons Personnelles Les cours ont lieu le jour et le soir.Les eours sont faits au No I2S, Ntt Int-Hubert, ancienne Académie Maivlmml, par M.Eugène Lassalle, directeur du Conservatoire, professeur d'Elocution Française au Collège de Montréal, Université Laval et McGill, par Mme Eugène Lassai-le, professeur des Pupilles du Conservatoire, îiu Couvent d’Hochclaga et f! L’Institut Lanctôt, (Los Hirondelles.) Pour tous renseignements s'adresser à M.EUGENE LASSALLE, No.128.Saint-Hubert.Téléphone 0522 Est.LES ASSISES ROBINSON EST TROUVE COUPABLE La grève de New-York New-York, 4.— T,a première rebuffade nfue les employés des messageries américaines, actuellement en grève, ont subie, a été de se faire refuser aujour-Le procès de F.d.Robinson s’est ter fl™ P*1' J™ employeurs, avec qui oer- minc hier l'après-midi par un verdict /¦ ! '' ’ ,'s] pl.VIs 0.nt 0,1 llne .2'.'^’J?con" .i .____________________/.ference, la 'boutique fermée .Ce sur quoi les grévistes insistent particulière- de culpabilité.Le prévenu, comme nous le disions, avait volé $10 à une Dame Larivée, alors qu’il courtisait sa servante.Robinson purge actuellement 3 mois de prison pour port illégal d’arme : on avait trouvé un revolver sur lui lors de son arrestation.Les grands jurés ont délibéré toute la journée et ont fait les mises en accusation suivantes avant l’ajournement : Ferrari, attentat sur la personne ; Lepage et Murcoux, escroquerie ; Eugène Lamond.tentative de meurtre ; Joachim Sicotte.faux t Samuel Johnson.fausses représentation et James Clark, attentat sur la personne.ment, c est la reconnaissance de leur union.Les employeurs ont toutefois promis aux grévistes qu’ils prendraient en sérieuse considération leurs demandes pour un salaire plus élevé et des heures moins longues de travail.“Qui court, dîne” voilà une incontestable vérité quand celui qui court se rend chez BOUILLON dont la cuisine fameuse fait la joie de tous, à son restaurant, Cote de la Place d’Armes.Banque d’Hochelaga AVIS est, par les présentes donné qu’un dividende do deux pour cent (2 pour cent), é gai nu taux do huit pour cent (8 pour cent) par année sur lo capital payé de cette Institution, a, été déclaré pour le trhnest.ro nissant le 30 novembre prochain et sera payable nu bureau-chef de la Banque on cette Ville et à ses Succursales, le et après lo premier jour de décembre prochain aux actionnaires inscrits au registre le' 15 novembre.L’assemblée générale annuelle des actionnaires aura lieu au bureau-chef de cette Banque, à Montréal, mercredi, le 21 décembre prochain, à MIDI.Par ordre du Conseil de Direction, M.J.-A.PRENDERGAST, Gérant-Général.La Société Royale arbitrera La loi martiale dans THonduras Washingcon, 4 novembre.—-A la suite du soulèvement organisé par le général en révolte .lose Vallatudares, tout I Honduras a été mis sous la loi martiale.Uc sont là les dernières ¦nouvelle* venues de ce pays.Le port d’Amapala a été fermé à tout trafic extérieur et est en état de siège.Londres, I.- La Société Royale de Géographie a été requise par Frank Hedges Butter, de vouloir bien vérifier la tfistance parcourue par l’aérostat “America 11" dans la récente course.D’après M.Butter.In distance entre Saint-Louis et Chicoutimi est de 1.195 milles.MM.Hawley et Post de leur __________ _________ e5té prétendent que la distance est de j Guillaume U rendra visite l’an 1,355 milles.chain au roi Alphonse.Le Kaiser et Alphonse XIII Madrid, 4 novembre.L’Empereur pro- PROVINCE DS QUEBEC - Distrcit de Montréal.—- COUR SUPERIEURE.—No 795.— Sam.Lipsehitz, Demandeur.vs.Elias llioffff.— Le Hième jour de novembre 19|0, à dix heures de l’avant-midi, à ht chambre 43, au No 160 rue Saint-Jacques, en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice le» biens et effets du dit Défendeur saisis en cette cause, consistant en un billet promissoire valeur, $400.00, due.— Conditions : Argent Comptant.— J.S.LAVERY, H.C.8.— Montréal, 3 novembre 1910.vernis, vitres, etc.et réparés avec soin.M.H.Boucher, 1490 Boulevard St-Laurcnt.Tél.St Louis 1814.^ CHAPEAUX DE DAMES ET D’HOMMES Nous faisons une spécialité de reformer tous les chapeaux de feutre, durs et mous, le dames et messieurs, à des prix modérés.J.C.Saulnicr, 50 Dupré, coin Notre-Dame.218—1 m’s.TEINTURERIE ET NETTOYAGE à sec, Réparations d’habits en tous genres pour dames et messieurs, faites avec soin, prix modérés Ordres pris à domicile et délivrés sous bref délai.460 Ontario Est.Tél.Bell Est 3442.L.Van Alken._____________ GAZE.1ER Gazeliers 35c à $5.00, 3 branches, $2.50.Lampes à gaz renversées, 50c.Fanaux de passage $.1.50 a $5.00.Balais à rouleau $2.50 a $5.00.L-L.Kouilliard, 332 Mont-Royal Est, coin Rivard.Tél.St-Louis 1049.___^ SERRURIERS Clef , serrures, spécialité: découpage de defs, Yale, Corbin, Sergent et Green Lea-', pour toutes vos réparations de clefs, 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en fait de qualité et à meilleur marché qu’ailleurs, chez L.-O.Girard, 423 Boulevard Saint Laurent.LEMIRE, .TOSEPH-E., L.L.L., NO-TAIRE PUBLIC, eliambro 12 Bâtisse du Crédit Foncier.Tél.Bell ain 5745.Bureau du soir, 196 Versailles, Tél.Bell Up Town 167L Prêts sur hypothèques, règlement et administration de successions.DENTISTES DR J.-G.-A.GENDREAU, chirurgien de.itia'e, 117 Rue S.-Denis, Ci ' Dorchester Est.Tél.Bell Est, 2916 Mont-téal.Le Docteur Conrad Gendreau oc-ei .e D même bureau.Dr.J.NOLIN, Chirurgien Dentiste, 637 rue St Denis, coin Charrier, Tel.Est 764.Consultations: 1 h.à 6 hrs.PO- ROUS SET., EMERY A., chirurgien-dentiste, 502 Ste Catherine Est.Montréal.Tél.Est 2971.ARGENT A PRETER AVIS — A voz-vous besoin d'argent, gros ou petits montants?Adressez-vous à M.Tlipmas Touzin, notaire, 947 Saint-Denis.Tél.Saint-Louis 1514.CARTES D AFFAIRES INGENIEURS ET ARPENTEURS CHOPIN & RINFRET, ingénieurs civile, arpenteurs fédéraux et provinciaux, 26 Rue S.-Jacques- Tél.main 3820 De GASPE 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donnant nu bon , logement pour les fermiers et une ma- ; OîDS 18 181111118, 8 lECOlfi, 3U CalBChiSIDB, gnifique résidence pour le propriétaire.I ___ Co domaine pourrait être divisé do ma- Pnr .te propriété se trouve située a un de-1 Saintet6 ,,io x Mlr )v nulle de 1 éghsc, à quelques pas du,* la |.rcmi*rn , ommonTnn et des Pro-fleuve, avec p aces de pêche.Tout est ;niifrr Notions de Catéchisme pour les eu parfait ordre.Conditions de paie- petits enfants.— Prix l’exemplaire lüc ment faciles.Pourra être visité .pis- prix ]n douzaine.$1.00.Prix lo ' De l’Education Eucharistique des Enfants qu’au 15 novembre prochain, en s'adressant an propriétaire, à Knmouras-Ua, ou à JUS.P.UUELLET, architecte, Qué.250—6 .____ cent.$6.00.Notions de Catéchisme, seules, 50c le cent.Envoi à la chu ,e du destinataire.S’adresser à l’autour ou nui libraire». TÆ DEVOIR Vendredi; 4 Novonilire, 1010.3 “PAS DE MARINE!” REPOND DRUMMOND-ARTHABASKA M.ARTHUR GILBERT, CULTIVATEUR, CANDIDAT AUTONOMISTE, EST ÉLU DANS LES DEUX COMTÉS.Il a plus de 240 voix de majorité.—Grandes manifestations à Drummond ville, à Victoriaville et à Montréal.—Monk, Bourassa, Lavergne et Gilbert acclamés.—La foule conspue la presse ministérielle canadienne-française.—Le désarroi chez les ministériels.La défaite de M.Laurier crée une profonde impression dans tout le Canada.EN 1910 COMME EN 1877, CETTE DIVISION FAIT ECHEC A M.LAURIER.A MONTREAL diw ({am4a vui remPorté 1,ier uue On ) , tt.lu il vigour,.usejnent avelamés.Je résultat cl que tous les comités libéraux étaient fermés : elle dut entendre l’ex-clamation de triomphe des vingt personnes présentes dans la salle où cette nouvelle fut communiquée par son client ! On n’en pouvait plu» d'attendre et la joie éclatait dans toutes les poitrines.Presque au même moment, chez M.Paul Tourigtn, on se décidait à communiquer la nouvelle de la défaite essuyée par le gouvernement.En quelques paroles résignées, M.Tourigny dit à la foule f "Le gouvernement, perd un siege en parlement, et notre ami Perrault, malgré ses vaillants efforts, est écrasé par le sentiment de peur que nos adversaire» ont.communiqué aux électeurs.Nous nous reprendrons, je l'espère, et le gouvernement, Laurier fera mieux comprendre sa loi de la marina encore insuffisamment connue du peuple !” A BAS LA MARINE La foule évita de manifester en face de chez M.Tourigny, mais partout ailleurs retentissaient les cris "Vive Gilbert !” "Vive Lavergne !” "A.bas Niobé-BrodCur ! ” " A bas la mari- ne ! ! ! ” "A bas la marine.!” c’était là surtout le grand cri de triomphe.Peu après on apprit le détail du vote dans Drummond.Les paroisses libérales de l’Avenir et de Saint-Germain, cette dernière surtout.avaient causé les plus agréables surprises, ou les plus grandes déceptions, suivant le point de vue.Saint-Germain an lieu de 135 que réclamaient "opr friends the enemies” ne donnait que 3 de majorité.L'Avenir au lieu de .100, en donnait seulement 25 ! PREMIERES PENSEES “Télégraphions à nos chefs, dit Mar-sil, puis allons remercier les électeurs!” On rédigea la dépêche suivante qui fut adressée à MM.U.k et Henri Bourassa, les deux champion* entre tous le& champions do notre autonomie : “Nos amis victorieux saluent leurs chefs et les remercient de leur puissant concours”, (signé) Marxil.Puis Bloudïn, Mai'sil ct Sévigny, en de courtes haranguelf, jtoulttvèrent l'en- C’est le principe du droit ) hier ^soir, à Vietorlav iilo grande assemblée de triomphe fut immédiatement organisée pour t’arrivée du cultivateur député.Al.Hilbert, qui avait fait de si bonne besogne dans paroisse-do Stanfold ! • ¦ .Personne n’avait encore songé à sou I de pouvoir.Le peuple est le maître et per et S heure- venaient do .sonner.On R entend être consulte sur les ques-se sépara donc momentanément, eu.sejtionS politiques nouvelles et- impor-do,niant rendez-vous dans une heure à la gare du Grand-Tronc., CHEZ LES LIBERAUX M.Béland, député do Reaac,.était parti avant la fermeture dos "poils”.Au moment de son départ, il avait avoue su crainte d’une défaite.Sir Wilfrid I .auricr, presque incognito, était aussi reparti dans l’apiést-midï, après une courte visite chez M.Paul Tourigny.On dit, maintenant que le premier ministre n’avait que peu de confiance j Mui o avaient pas encore dams le résultat de ht journée.(Vci eon- de changer leurs habit- tantes !" MUBIQUE ET FLAMBEAUX Ta fanfare de Victoriaville s’étant rassemblée, les chants joyeux et les.airs patriotiques se succédèrent en attendant l'arrivée du convoi.“O Gnnada” fut chanté et rechanté.Un plaisant entonnant “Il était un petit navire !” il eut un joli succès ! Quand le train de Québec entra en gare, à 9 heures, un millier d'ouvriers eu le temps travail, de firme le dire de Sir Wilfrid qu'il lit 1J cultivateurs endimanchés et de “tra-’' Devoir” chaque matin, ali déjeuner.| ''ailleurs’’ nationalistes et cousorva-Le "Devoir” l'avait bien renseigné.! | {ears étaient massés sur l'étroite plu M.Arthur Ecrément et M.E.JU-1 joùiraanco de la sympathie de tous ses pointe, députés, avant de décamper subito l’un pour Montréal.l’autre pour les pays d'en bas.firent à votre correspondant Uhonneur d’une conversation.Il- disent accepter avec philosophie la volonté de l’électorat.M.U.créinent nous dit alors qm- M • U-E.Perrault avait aussi accepté son insuccès comme un homme."Ge n'est pas M.Perrault qui est battu .souligna lo député de Berthier, c’est la loi de la marine qui est incomprise !•” Les ministériels sont moins surpris | de leur défaite dans Art habuka que du | concitoyen* résultat- dans Drummond où leurs cal cuis les moins optimiste», pensuicabils ont été renversés.tcforme Arthur Gilbert , député do Drumniond-Arthnbnska malgré la cabale et malgré le mensonge, fut porté sur les épaules du peuple jusqu’à l'hôtel de ville.Partout sur son passage il fut acclamé et complimenté, comme un héros.H oui mes, femmes, vieillards, enfant», tout le monde se porta sur son passage, et rinmlble cultivateur de Stanfold reçut Une première rècomperij-o des sacrifices qu'il avait faits en se jetant dans cri te lutte inégale, en goûtant rrtte saine ARMAND LAVERGNE Armand I .avergne avait passé- la joiunée dans un "poil” d’Arthabaskn.il fut l’un des premiers à la gare vers 8 h.45 pour fêter l’élu du peuple.La-vergne fut acelai^g partout où il fut reconnu.A la gare, on lui fit une démonstration comme si c’était- lui le nouveau député du comté ! Aînés avoir dépêché quelques télégrammes et en avoir dépouillé quelque» j autres — les compliments suivmit de j près la victoire — le député de Mont-mugny accorda une interview alix jour: A VICTORIAVILLE Yirtoriavillo, -t.Totes les mains se: sont: levées contre la marine dans Drummond-Artliabaska ! Le geste de Saint-Eustaflhc a’est propagé magnifiquement et les électeura ont saisi la première occasion que Sir Wilfrid Laurier leur a donnée de manifester leur sentiment au sujet des projets Laurier-Ci rey-Borden.M.(filbert, le Candida! autonomiste, est élu par plus do 200 voix de majorité et, comme le disait, un organisateur ministériel en vue, ce n'est pas ,W.Perrault seulement, qu’il a battu.Nul n’aurait pu se croire dans l’an cionne patrie do Sir Wilfrid Laurier, l,e triomphe improiisô qui suivit celle éclatante victoire avait une note sérieuse qu’il convient do souligner.Tandis que les fanfares sonuaient et.quo les jeunes, do quinze à.trente ans, chantaient “O Canada”, et lo reste dca paroles patriotiques, “fit tu.valeur, de foi trempée “Protégera nos foyers et nos droits”! taudis que les femmes et les enfants regardaient passer ce triompha en battant des mains, des vieillards et des hommes mûrs prenaient part plus gra veinent, à cette manifestation, (l'était la vieille garde libérale -du comté, qui venait de donner un bel exemple de ce qu’on peut faire quand on met de «ôté l’esprit de parti, manifestait pour lo principe qu’elle a défendu au sacrifice de son ancienne affection pour Je’nfant gâté du comté.LES SURPRISES Los surprises de la journée sont, nom breuses.I)'ahold les paroisses les plus libérales du comté, Sa in > Germain, Vie-toriaville, Dnimmomlviile, L’Avouir, Stanfold, sont celles qui ont le plus flagellé par le vote les moutons et les erô-chards.Saint-Germain, où les mini» tériels comptaient prendre une majorité de 135 voix ne leur a donné que 6 do majorité.Au lieu de 150 à Vietoriavil-!o, ils sont en minorité d'une centaine.Dans Dnimmomlviile, Gareeau a cotiser vé le terrain qu’il avait si vaillamment conquis dans sa lutte contre M.Iule-Allard.Dans Stanfold do 200 voix oe majorité libérale, il ne reste plus rien, et Gilbert: s'en est fait une forteresse nationaliste.Le vote anglais, à part dans la paroisse de Durham, s’est presque également partagé.G'est, la surprise des journalistes anglais qui ont suivi lu campagne.BRAVO DRUMMOND De plus te comté de Drummond sur lequel Perrault comptait pour renverser le résultat d’Arthahaska et lui assurer sa fameuse majorité de 500, a donné lui aussi la majorité au représentant de ( Suite à h, 4e pngep ¥4, // liitl v-v -AV:- '-'zvD1 -v- i v'Oy, >< Av m A - ¦ ’ «VS rmB / M «!*•**• 4 .mil « NOUS IMPORTONS directement tontes nos peau* de la source même du marché.— Tfertra organisation d’achat est parfaite.— Pas d’intermédiaire entre noua et les pre miers fournisseurs européens.Aucune maison ne jouit d’un mefflev erédit ; nous payons comptant, pour avoir encore à meilleur marché.Vous Bénéficiez de Tous ces Avantages EN ACHETANT VOS FOURRURES de la plus Importante Maison de Détail de l’Amérique Colossal de .MOUTON DE PERSE EST UNIQUE COMME VARIETE Tous les Plus Nouveaux Modèles en fait de PELLKTERIES CONFECTIONNEES Pour Dames, Messieurs et Enfants.Toujours chez, nous une VALEUR SUPERIEURE à meillf ur-marohé que pour i« qualité ordinaire.Venez, vous en convaincre.SPECIALITE : Fourrures teintes, réparées ou refaites.Noua avons des peaux pour appareiller les vôtres.Le nom u DESJARDINS ” est une garantie.LL 4 LK DEVOIR Venrlwli, 4 Novembre, 1010.“PAS DE MARINE !” REPOND DRUMMOND-ARTHADASKA ( Suite de la T'e paue’l l'humum c|ui a été insulté pur uon \ iiiK-taine cl'ivmjfues salariés et suoùlés par.les urnuiiisutetirs de ht fameuse assemblés des roelies ù Saint-Koch.Ijtis deux convois du (irand-Troiie partis de Vietoriaville ont ramen chez eux une couple de cents “cabaleurs-de tout calibre engagés pour ('•touflev le sentiment populaire.Inutile do dire s’ils avaient l’oreille basse.I>e nomlireux paris au pair avaient rte engagés par nos amis, la-s lil^éraux comptant sur ce dont parlait “la; Devoir’’ hier soir, pniitii.-al encore de-, centaines de dollars sur une majorité de ütitl |iour leur candidat, (l’est une jn-tite moisson ipii dpclommagera nos dé voués t rac ailleurs pour les sacritices -I'" ten.p- et d’argent cju 'ils ont fait.VObd AVEZ LA PAROLE I,’effet produit par l'écrasante défaite du gouvernement, sur les députés ministériels les avaient frappés de stu-p-.-ur.Ils étaient là, dans une petite salle de comité, n éi-ltanger des “Oonip-lez cous”, ‘‘(''est il possible'’, *‘Kst-e eroyablé”, en oubliant de rallum’r leur dernier cigare- d'élection piteusement collé à leurs lèvres.lai eonver-sation était tout ce cpj’il y a de moins réjouissant, juste assez de mots incolores pour-donner le change et se faire croire les uns aux autres qu'ils ne pensaient pas tous aux petits ou gros frontages qu'ils convoitent avant la débâcle qui menace leur parti.Soudain, l’un d'eux cul une idée, ('ne idée,, dans un comité ministériel, quelle aubaine! ’’Il faut que .Bélaml résigne son mandat ”, .lit le plus rosi- et le moins vieux des organisateurs déconfits, “et qu'il se fasse réélire en ftoauee par une énorme majorité.«"est le seul moyen de pallier l’effet terrible de notre terrible défaite”, “ Bah, lioland est pas plus fin qu hin autre”, dit un candidat au portefeuille que le député de la Heaucc convoite.•'Il ne voudra jamais courir le risque d’un échec dit un des valets de Bit-Douter.“Vous achevez de le faire crever”, ajouta un cabaleur beauceron.Dref, on ne parut pas, en général, avoir une gtosse envie de rceoimuenepr le bal.Il est à.craindre que Je député rose et blond ne se paye pus de sitôt le luxe d’une autre idée! PAS DE CONTESTATION M Arthur Ecrément, qui, parmi les ministériels, semble accepter la défaite avec le plus de philosophie a déclaré au représentant du “Devoir’’ qu’il te croyait pus qu’on conteste l’élection de •M.(Jilherl.Profitons de cette déclaration du député de Hortbier pour dire que si, .-.-a général, les élections ne se font pas avec des prières, relie de Itrummond-Arthabasha ne s’est faite qu'avec fies principes, de l'éloquence, du dévouement et de l’enthousiasme.t a commerçant d'origine augio-sa xomie, qui habite Vietoriaville et qui a suivi cette campagne déclarait que ju-j mais, ni dans ce comté ni ailleurs, il n avait assiste “ to such a clean and gallant light.’ ’ 11 ne parlait certainement pas de la campagne ministérielle.DAMPHOUSSE ET GARCEAU Deux modestes travailleurs à qui nous devons une très large part du succès sont MM.Napoléon Uarccau, de Dru m mondv ille.et Wilfrid Damphoussc de Grand’Mère.Le premier avait char-j go du comté de Drummond, le second,! d-' comté d’Arthabaslca.Tous deux ont déjoué les calculs de leurs adversaires I et fait surgir vies majorités pour (iil-| bert où l'on comptait acheter des ma : jorités pour Perrault, Dire le travail ardu et intelligent d’organisation ae eompli par ces deux hommes serait dit' 1 fieile.Ils ont stimulé sans cesse les I courages, trouvé eliaeim le point de combat où il pouvait rendre les moil- ! leurs services, et, secondés par d’au ! très modestes dévouements, ils ont ae I eompli la tâche que d’autres jugeaient; impossible et battu le gouvernement sur toute la ligne, («arceau et Damphoussc sont deux noms à retenir ! A QUEBEC Québec, 4.- - De résultat .D- i ”de.-Don d'ArthabasUa et Drummo i 1 a sou-1 levé un enthousiasme hides-riptible dans la Vieille Capitale, et surtou!, a j surpris grandement, non seulement les j partisans de la marine, qui entre nous, ne sont pas nombreux, mais aussi les uiiti marinistes.On ne pouvait s'.it-i tendre à une victoiie, car depuis le! i ommencement de la lutte le “So-t leil”, en nous parlant des assemblées, nous annonçait toujours les fiascos nationalistes, A fi'heures, les premières nouvetUs nous arrivaient et elles étaient favora- -Ides à Gilbert.Devant ) Evénement” la foule commençait à s’amasser.Au “Soleil” on devait aff'icnci-les résultats, mais on préféra ne le faire qu'à l'intérieur.Vers 7 heures, il n'y avait plus de doute, la flotte < a indien ne on tennis «le poix et impériale ou rnmps de guerre était coulée.C’éDiit un dés.istre pour les marins.A huit heures, le résultat final était connu et les jeunes criaient dos hourras pour iiourassa.LA "GALETTE” ET LE “CANADA” Nous donnons ci-après des extraits ib- eommentaires publies par les divers journaux ch- Montréal.Tous s'accordent, pour manifester leur Dvs grande surprise sur le résultat de l'élection.\pros avoir laissé entendre que ce résultat était le commencement de In fin du "solid Quebec" "l.a Gazette” ajoute : "Evidemment le gouverneniem n'a cMimim- que trop tard pour se sauver quels changements avaient pu se pro iliiire dans le sentiment de l’électornt.Malgré .pie sa défaite fût richement méritée, à caus-e de ses fautes (l'omission et de commission, le principal facteur qui l'a occasionnée est un de ceux qui sont beaucoup plus forts à Québec .pic dans toute autre province, ("est à cause de ce que les libéraux de cette province ont dit et ont.fait dans le passé.Plus loin, ce journal dit : "De résul-t a t de I election sera bon.Cela fera Comprendre aux ministres et à leurs suivants que leur cri "pour Laurier” ne sera plus accepté comme réponse à la critique de la conduite ministérielle et c'est pourquoi la fissure faite dans le bloc solide de Québec, avec la poudre meme de M.Damier est une excellente chose." Nous détachons du "Canada" le passage suivant : Nous regrettons cette .défaite, mais nous n’en sommes aucunement découragés.Des préjugés ont obtenu un succès i-pbeniere : mftis il n’v a pas de raison de sc laisser abattre.Au contraire, cette défaite, eet inci dent désagréable comme il est impossible qu’il n'en arrive pas dans la politique, doit servir è secouer le parti libéral qui y a prêté un peu par la trop grande confiance qu’il avait dan» la bonté de sa cause, et parce qu'il a négligé de suivre la propagande na- (ionalist-e, pour rétablir la vraie signification la vraie portée de la loi de la marine et étouffer les nréjuges avant qu’ils aient eu le V'inps de germer dans l’esprit des cultivateurs.("est à eet te tfiche, désormais, que nos amis devront s'appliquer.L'OPINION DU “HERALD” "Naguère, avant que la nomination au sénat de \1.Louis Lavcrgne ouvre la division d'Arthabaska, le " Herald attira l’attention sur le fait que nos concitoyens de langue française commençaient à s’imprégner du senti ment de leur force, et que seul un aveu gle ou au moins un borgne pouvait ne pas se rendre compte qu'un mouvement, politique important, avec scs chefs reconnus et ses sous-chefs, faisait son apparition et qu’il faudrait, compter avec lui.Nous devons reconnaître que, n.ms en avons eu la preuve beaucoup plus vite que nous nous y attendions.il était évident que ce nouvel element- politique se groupait autour de M.Boiirassa et 'cs actions.UNE OFFRE AU PUBLIC Le Club Athlétique Canauien Incorporé qui vient de se réorganiser sur des bases absolument solides avec un bureau de direction consciencieux, entreprenant et entièrement fiable, offre au public 500 actions do $10.00 chacune payable 10 pour cent comptant et 10 pour cent tous les 3 mois.NOS HOMMES LES PLUS EN VUE SE SONT FAIT UN DEVOIR DE SOUSCRIRE ::::::: ARTHUR BERTHIAUME, Avocat, Gérant, de ‘ ‘ La Presse ’ ’ Accidents de la brume T KL Bureau de Direction du Club Athlétique Canadien Incorporé.HECTOR BlSÀILLONT, Avocat;, Président.Président Honoraire.U.P.BOUCHER, Vice-Président.GEO.W.KENDALL, Secrétaire-Trésorier.DIRECTEURS : N.Dorval, Raphael Ouimet, Jos.Cattarînfch, bureau Temporaire, nu; jour duns l'Uctavo de lu Toussaint, Lever du soleil: ti !i, Il : eouclnu- du soleil: I II.I.'î.I.ever dn lu lune: Kl h.-7 (m.); coueher de la lune: ü lu ,'17 ( s.j.Nouvelle lune.Nous donnons ci-après le vote, paroisse par paroisse, des comtés de DnjmmomJ et Artliabaska.La majorité de M.Gilbert sur M.iVr rault est actuellement de 248 avec le résultat d’une paroisse i venir, (•elle de Sa into-Clothilde.A Sainte-Clothilde nos amis escomptent une majorité d’une quarantaine de voix.M.Gilbert semble donc élu par près de 300 voix de majorité.Kn regard de ees résultats, nous donnons les prévisions nationalistes et ministérielles.On y verra que les deux partis ont eu des surprises.Celles des libéraux ont été plus cruelles que les nôtres.En somme, nos amis .gagnent par une majorité double de celle qu’ils prévoyaient.TEMPERATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hcarn & Harrison, 30-TJ rua Notre-Dame Est.S.de MBSLE.Gérant.Vujuiii'd'liui imxiuiuin .Même date l'an dernier.Aujourd'hui minimum.Mémo date Tau dernier .HAItOMKTUi: S h.malin: UO.IU.Il h.matin: 30.20.Midi: 30.22, 1,K TEMPS Ql 'IL T KH A Nuageux, mais beau.13 •IS 3 Ù 40 Une interview de M.L.0.David M.L.O.Davitl, sénateur, interviewé c matin nu sujet do la victoire* autonomiste dans f >rnm ni on d Arthabaska disait à peu près ce ijtii suit : “Si j’étais avec, sir Wilfrid Laurier, je saurais quoi lui dire; mais je ne sais que déclarer publiquement.iqu’il en *oit, l’élection d'hier démontre combien il est difficile de gouverner le pars sous Je régime actuel de la cnn fédération; un homme politique doit tenir compte îles préjugés (pii se soulèvent dans chacune des provinces du Lannd.v et il n'a que deux alte.rnati es : être un traître à sa race ou un traître à l'Angleterre”.Armand Lavergne Arma ml Lavergne est arrivé à Montréal à une heure et demie, avec un certain nombre de scs compagnons d’armes.Le brillant député dp Montmaerriv déclare que In discussion a été particulièrement courtoise pendant, la campagne.Il est surtout enchanté du vote donne par les électeurs anglais.\ Llverton, où ( i arceau.dans sa magnifique lutte avait été battu par 75 voix, la majo rité ministérielle a été réduite à.’bl.à l'Avenir, elle a été diminuée de 1-5 à II.Lavergne dit que rarement il a rencontré des auditoires aussi évidtan-ment désireux de se renseigner.On dit que le vote a été très fort.Prévisions Prévision» NationalLstos UbéraUa Drummond-Arthabaska 4- « £ 3 H u c s ’3 ri t et S C 3 5 Ct 0- O -D C» Saint-Lucien 20 Saint-Germain r» • > 100 130 Grantham 57 00 ’20 Saint-Majorique 4 25 20 Drummondville (18 40 Alverton 30 25 Saint-Cyrille 5 20 10 Wickham West 15 25 (50 Wheatland 17 20 (>0 L’Avenir 52 75 100 Durham 73 25 00 Kingsey 40 lf> Notre-Dame du Bon Conseil 14 40 (50 Saint-Eugène 8 65 Arthabaska Arthabaskaville 25 10 25 Saint-Christophe 11 L’0 20 Victoriaville Mi 50 100 Sainte-Victoire 25 25 Stanfold iit> 20 40 Saint-Albert 38 10 Sainte-Clothilde 40 20 Saint-Valère 49 Saint-Norbert 10 Sainte-Hélène 80 (50 20 Saint-Louis > »t) 30 50 Saint-Rosaire (5 25 Sainte-Anne du Sault 30 et 31 ont été sauvés en vêtements de nuit.La nouvelle do la nomination de Sa Grandeur Mgr Stagni, comme successeur de Mgr Sbarretti.a été accueillie ce matin, très favorablement par tous les membres du clergé canadien.Le nouveau delegué apostolique n’est pas un inconnu pour plusieurs d’entre eux ainsi qu’on le verra plus loin.C est la première mission diplomatique qui est confiée à Mgr Stagni et nous osons croire que Sa Grandeur se t rom era chez elle sur la terre du t'a-nada.BIOGRAPHIE Sa Grandeur Mgr Stagni ( Pellegri-no-Eranceseo ), servi te, est né à Ba-dria.diocèse de Pologne, le 2 avril 1*52.11 fut fait profès le 22 juin 1 S7.J et ordonné prêtre le 24 septembre 1S81.Il fut nommée prieur-général des Servites.le 23 juillet 1901.et fut eonsulteur du Saint-Office jusqu’en 1901.Il fut élu evêquü le 11 février 1907, publié le 15 avril et sacré le 28 mai suivant, par le cardinal Genuavi.dans l'église Sainte-Marie "in via" à Rome.Son intronisation eut lieu le 9 avril 1908.Il succéda à Mgr ('ar-reno.Le diocèse d’Aquila fut érigé le 20 février 1257.Le nouveau délégué apostolique fut pendant plusieurs années professeur de -Métaphysique et de logique au Collège de la Propagande.Plusieurs piètres canadiens l’ont bien connu ayant été ses élevas.Citons entre autres M.Labbo Curotte, supérieur du Collège Canadien à Rome .AL Tab-bé Oscar Gauthier, curé d0 West mount et M.I abbé Dubois, principal de Té-cole Normale Jacques-Cartier.Ces messieurs furent ses premiers élèves canadien®.Loin me professeur à la Propagande, Algr.Stagni succédait à Mgr Lorren-zelli, le dernier nonce de Paris.I endant huit ans d exerça son ministère en Angleterre.Mgr Stagni parle le français et l’anglais avec beaucoup de facilité.Il appartient à ln Congrégation des Servites dont fait partie également le célèbre père (.épicier.Le notaire Bouvier arrêté Te notaire Joseph Bouvier a été le grand : V.Dos-i!lo accuse arrêté ce matin par connétable Lambert à de de madame dos taler, de Saint-Hugues.Bouvier d’avoir converti à son usage $600 qu’elle lui avait confiées, (.’inculpé fut traduit devant lo magistrat Ba-rin et nia la prévention.M.Bazin consentit à remettre Bouvier en liberté provisoire moyennant un cautionnement de 82,000.Aux Assises L'abondance des matières nous force à remettre à demain une appréciation de notre confrère Ouimet de la reprise de “Lakmé”, à l’Opéra hier soir.Explosion à l’église Bruxelles, I.Lucien Hody, 2i ans, père de deux enfants, poseur au téléphone.demeurant à -Icneffe-Conro/.était occupé, hier, après avoir terminé sa journée.» réparer les appareils d’éclairage.de Téglifc de cette localité, lorsqu’une bonbonne de cinquante litres de benzine explosa.En un clin d’inil la charpente de Té-glise était en feu et llody brûlé vif.I ’église a pu être préservée, sauf le clocher qui a été détruit.LE COMITE DOLLARD Il est formé hier soir, au Monument National, et la présidence est confiée à M.J.B.Lagaeé, de l’Université Laval Ou a commencé ce matin, le procès de Zéphyr dairy, accusé de vol, sur la personne de son oncle.AL Romuald J any.L’affaire so terminera probablement cet après-midi.Vingt ans de pénitencier Edouard Moussette, un fameux voleur à la tire, a été condamné ce matin à vingt ans de pénitencier sur quatre chels d’accusation par le magistrat Bazin.Il ne purgera cependant que cinq années, car les quatre sentences seront comptées concurremment.Le comité central du monument Dollard a été formé hier soir.Les officiers sont : AIM.J.B.T.nga-cé.professeur à El niversité Laval, président : .1.C.Walsh, rédacteur en chef du "Herald", pi (•',.V.Beaupré, président de TA.C.d.C.vioe-présidents ; Emile Vuillaneourt.secrétaire; Mon tnrville M.de la Bnière.chef du si'rvi-cc d'information au "Devoir", trésorier.Ce comité actif s'adjoindra sept directeurs recrutés chez les travailleurs zélés (le cette belle cause, et formera plus tard un comité d'honneur.J’iusicurs personnes ^'étaient réunies hier soir a la salle No (i du Alonument National, gracieusement mise à leur disposition par l'Association Saint Jean-Baptiste.M.Emile Vaillancourt, l'un dos organisateurs de la superbe démonstration du 29 mai, expliqua le but de la convocation et.sur Ja dentatide générale, AL Joseph Ibnuais, professeur d'é locution au Alonunient National, fut.appelé à présider lu séance.MAI.Philippe Hébert, chevalier de la Légion d’honneur ; Gustave Mon«U sociétaire de l'Association eut ludique de la jeunesse canadiennc-française ; le docteur Boucher.AL Leopold Houle* de Les colonies autonomes Londres.4.— Le "Daily Mail” dit que la besogne du “Colonial Office” sera partagée et qu’un nouveau secrétaire d’Etat sera nommé pour s'occuper des affaires des colonies autonomes.Cependant, rien ne sera fait avant la prochaine conférence impériale.Il est probable que le nouveau titulaire ne sera pas ministre.-?- Expulsion des Jésuites Lisbonne, I novembre.— Cinquante prêtres de la Compagnie de Jésus, les derniers membres des ordres religieux actuellement en Portugal, ont été expulsés de la ville hier soir.Ils se sont dirigé» sur la Hollande.Un coup d’assommoir à la politique navale .Opinion de M.W.B.Nantel députe! M.W.Bruno Nantel, député fédérai du comte de Terrebonne, de retour qq C’EST L’OPINION EMISE PAR LES PARTISANS LES PLUS ATTACHES AU PARTI MINISTERIEL, A OTTAWA, A LA NOUVELLE DE LA DEFAITE DE DRUMMOND BT ARTHABASKA.Ottawa, 4.— Tl fallait le résultat d’une élection comme celle d’Jiier « à Drummond-Artbabaska, pour donner le sentiment véritable de la population d’Ottawa et do Hull.De fait, le résultat de cette rude bataille a été une révélation pour les deux villes-soeurs de cette partie du pays, en ce sens qu’elle a révélé à l’opinion publique, l’existence d’un élément nationaliste jusqu’ici inconnu.Dès sept heures, hier soir, les bureaux de journaux étaient encombrés de personnes avides de recevoir les rapports de la lutte.Les premiers rapports, qui étaient en faveur de Gilbert., ont été reçus assez froidement, mais plus tard, lorsque on a annoncé que c’était le rapport final et que Gilbert était élu par 250 voix de majorité, des centaines d’hommes ont donné libre cours à leurs enthousiasme et ont lancé dans les airs des acclamations retentissantes en faveur de la victoire du candidat nationaliste.Des citoyens peu démonstratifs s’en retournaient par petits groupes et discutaient la situation.Les partisans les plus attachés à la politique du gouvernement Laurier ne pouvaient s’empêcher d’admettre que le résultat de l’élection était un coup d’assommoir au Premier ministre, et que la portée de cette élection était grosse de conséquences et anenacante pour l’administration politique actuelle.Des amis de la politique libérale s’attendaient à la.victoire de M.Perrault, mais avec une faible majorité.Personne ne s’attendait au triomphe de M.Gilbert.Le Citizen de ce matin, commentant le résultat de l’élection, déclare (pie les nationalistes ont fait appel aux préjugés de races et qu’ils ont compromis l’équilibre de sentiments qui existe en ce pays entre les diverses nationalités.11 déclare que certains orateurs ont même parlé de guerre civile, et ajoute qu 'une guerre civile ne durerait que dix minutes dans la province de Québec.Il conclut que.comme la campagne nationaliste a été purement anti-britisk, en ce sens, qu’on ne voulait, ni directement ni indirectement, aider à l’Angleterre, dans la défense de l’Empire, il—le Citizen—ne pouvait sympathiser avec le résultat de l’élection de Drummond et Arthabaska.Un libéral très en vue de la Capitale, et qui connaît très bien les rouages de la politique a exprimé son étonnement du résultat de l'élection.Il a ajouté: ”Le résultat est malheureux pour le parti libéral, mais il faut admettre qu’il y a là une preuve d'un grave ceur’, de jugement, de la pari du premier ministre d’avoir d’abord “ouvert” le comté de Drummond-Arthabaska.De fait, dans le but exclusif, en apparence du moins, de donner un fauteuil de sénateur à un ; vieille croûte, on a fait une élection qui n’était pas nécessaire et dont le résultat aujourd’hui compromet, il faut bien l’admettre, l’existence du parti libéral.Ce n'est le, que le premier mouvement d uparti nationaliste et ce mouvement va s’accentuer dans la province do Québec Sir Wilfrid va s’appereevoir que M, Bourassa à une griffe solide qui sera désormais une menace constante et inévitable.Oui, Sir Wilfrid a été imprudent, et il doit le reconnaître aujourd’hui.Pour moi.il y a là la preuve que le premier ' ministre vieillit.” A Hull, le résultat de l'élection a provoqué un véritable délite, une frénésie indescriptible.Partout on entendait des cris de “Vive Bourassa!” “Vive Gilbert!” “A bas la marine!” Des centaines de citoyens se sont promenés dans les rues et des groupes se sont formés puis des discours ont été prononcés en faveur du mouvement na tionaliste.STR WILFRID LAURIER Sir Wilfrid Laurier était à son bureau ce matin, mais il ne veut rien dire du résultat de l’élection d’hier.M.R.L.Borden a fait la déclaration suivante: Le résultat n’a rien de surprenant.Wilfrid Laurier, chef do l’opposition en 1896 a défait Sir Wilfrid Laurier, chef du parti libéral en 1910.Les nationalistes dans Drummond ont combattu avec les mêmes armes, avec la même tactique politique que Sir Wilfrid lui-même en 1896.G’est le.maître qui a été battu par les élèves qu’il a formés.L’hon.M.Brodeur a été frappé de mutisme.M.Perley, whip en chef des conservateurs,dit que l’élection d’hier prouve que la province do Québec n’entend pas se laisser conduire par un autocrate.Elle est opposée à la marine et a pris les moyens de le faire connaître au pays.-»—- La rougeole dans les écoles i Le Dr J.-E.Laberge, directeur du service municipal des maladies contagieuses.disait ce matin que les cas de rougeole sont si nombreux dans les écoles de la Ville, qu’il ordonnera probablement bientôt que Ton suspende les classes dans quelques-unes d’entre elles.la division électorale Dru m u kuuT A r! ha» buska où il u pris part d’inn: fnçoi< .très active ù la lutte, en faveur ihl ! candidat Gilbert, non» a déclaré ce qui ! suit : Le résultat de cette élection me fui# infiniment plaisir, mai» il ne me sur» prend pas.("est le coup de mort è lit politique néfaste que M.Laurier at voulu imposer nu peuple sans qu’il fut! d’abord consulté.("est le commença» ment ‘le la fin du règne de Sir Wilfrid, Et pour me servir de- l’expression di» M.Gladu.le x’ote qui viènl d’étre douai sera l’assassinat du grand chef.” " Ce qui m’a le plus frappé dan* eette élection ce fut do voir le dévoue» ment inlassable de tous nos amis, puis l’empressement avec lequel tous les électeurs, hier, sont, allés déposer leurtf votes dans Turne électorale.” “ Dans Wickham où je me suis lem| durant une grande .partie de la campa» gne, nous avons réussi à obtenir o® faveur de la cause que nous prêchions» un déplacement de 69 voi.x.Encor# une fois on peut compter quo cettij élection n’est que le prélude de ce qui arrivera infailliblement au proehaiij appel au peuple du gouvernement adi tuai.” Grève à Philadelphie ' Philadelphie, 4.— Les employés (iff réseau Philadelphia Rapid Transit ouff autorisé leurs officiers à appeler 1» grà» X'e des mécaniciens et conducteur! quand ils le jugeront h propos.La mêM me résolution avait été prise à la veil» le de la grève de février dernier.O* croit que la grève sera déclaré» Incdî.Un meneur a été arrêté par la Sûreté^, et fouillé, puis relâché quand on a cons» taté qu’il n ’avait aucun des pn/pieiff compromettants qu’on cherchait sur luff - ai NAISSANCE LABERGE.— A Montréal, le 28 oc» tobre 1910, au No 495 rue Berri.l’é» pouse de M.Eoctunat Laberge, N.P., une fille baptisée Marie-Simonne-Gers trade.Parrain et marraine, M.et Mma Napoléon Massé, grands-parents dd T enfant.DÉCÈS A MONTREAL Auguste, s mois, enf.do Narcissfl BRIEN.mécanicien, r.Van Home» J LIS; Eucharist a, 2 m.enf.de I.ud* ger LI/.OTTE, constable, r.Desery» 272; Dollard, 17 a., fils d’Alexandra PERRAl LT, cordonnier, r.612 f Rod.Alexandre PERRIN, 23 a., ecx elésiastique.r.Saint-Denis.712 ; Rhéa, 1 a., enf.d’Edmond Ol ! MET.peintre.Ave.Hôtel-de-Ville, 1411; John B RO» PHA , 45 a., charretier, r.Fairmont, 71 : Alberta, I a., enf.d’Alfred GAGNON', menuisier, r.Frontenac, 417 } Henri, 1 a., enf.de Oamille DANSE» REAU, ingénieur, r.Palm, 43 ; I'd-ward, 1 a., enf.de Philip MOORE, in» génieur, r.Dufferin, 2018 ; Adélaïde, À a., enf.de James LEATHEAD, cordon» nier, r.Fulford, 42, Adélina Paradis, 76 a., femme de Dieudonné LAURENDEAU, rentier, r.Fullum, 11 ; Yolau» de, i m., enf.d’Eugène DUBEAU, polisseur de cuivre, r.Jeanne d’Arc, 215» Raoul DORAIS, 32 a., électricien, n, Delorimier, 861 : Ocravie TESSIER, 28 a., Saint-Rémi de Portneuf* Joseph CHAUSSE, 64 a., menuisier, N.-D.df Grâces : Désire DUCHESNEAU.75 a., journalier.Hospice Gamelin, Cléophaa OUIMET, 53 a., comptable, r.Bienville, 197 ; Clara, 19 a., fille de Dalvid^ FORTIER, cultivateur, r.Laçasse, 94* Tous les Canadiens-Français devraient célébrer La GrandeVictoire de Bourassa en achetant un terrain à Kingsdale à Queensdale OU à Princedale Les sites les plus recherchés dans la partie Ouest de Montréal Leur valeur sera doublée dès le printemps prochain.Téléphonez Uptown 2990 ou venez à notre nouveau bureau, 517 rue Sainte-Catherine ouest, et consultez notre expert en immeubles.1
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