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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1984-03-30, Collections de BAnQ.

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liA.'- 35 CENTS météo: Ensoleillé avec passages ’nuageux.Max.; 4.Samedi; ensoleillé, plus chaud, (détail page 15) Vol.LXXV No 76 Montréal, vendredi 30 mars 1984 Côte-Nord - AtxtiO ' Gatpés^ 4S cmUt; Nouveau-Bruntwick 50 oanli; lt«s^«>la-Mâdêlf(ne 00 oanit Le départ de Francine Fournier de ia Commission des droits Les orientations de la Commission sont en cause par Rodolphe Morissette Le non-renouvellement du mandat de Mme Francine Fournier à la présidence de la Commission des droits de la personne du Québec fait l’objet d’un consensus officieux entre le gouvernement Lévesque et l’opposition libérale à Québec.Le gouvernement refuse de s’expliquer et ses porte-parole qui acceptent de parler se réfugient derrière l’argument que Mme Fournier fut vice-présidente de la Commission Au cours du colloque boudé par Québec T rudeau livrerait son «testament» politique aujourd’hui par Gilles Lesage QUÉBEC — Le premier ministre Trudeau prononce ce soir un important discours — que certains prévoient être son « testament » politique aux Québécois — dans le contexte du colloque sur la réforme des institutions fédérales qui s’est ouvert hier.Le gouvernement du Québec, par suite d’une décision de l'ancien ministre des Affaires intergouvemementales, M.Jacques-Yvan Morin, ne participe pas à cet événement annuel, sous l’égide de la faculté de droit de l’Université Laval, en collaboration avec le Barreau canadien.Mais, sans briser la consigne en vertu de laquelle aucun « politique » n’assiste aux déübérations, plusieurs fonctionnaires québécois intéressés au dossier Québec-Ottawa ont été autorisés à y prendre part.Un ancien ministre, M.Claude Morin, est toutefois conférencier, à titre personnel.Probablement parce qu’il est en campagne électorale et pour ne pas porter ombrage au premier ministre sortant, le ministre de la Justice, M.Marc MacGuigan, a annulé la conférence qu’il devait prononcer à midi.Les organisateurs ont tenté de réunir, pour le banquet de ce soir, les trois « colombes » libérales, mais seul le sénateur Jean Marchand sera aux côtés de M.Trudeau.L’ambassadeur Gérard Pelletier n’a pu se rendre à Québec.Concernant la réforme de la Chambre des communes, le professeur Vincent Lemieux, de Laval, estime qu’elle doit être inspirée de trois objectifs: la rendre plus représentative, moins avocassière et plus Voir page 10: Trudeau Morin et le veto, page 2 durant deux ans et demi, puis présidente pendant deux ans — ce qui fait cinq ans et répondrait aux mandats plus courts que souhaite pratiquer maintenant le gouvernement.L’opposition libérale, quant à elle, n’ose pas se prononcer officiellement.Toutefois, les confidences recueillies par LE DEVOIR auprès de représentants du Parti libéral confirment que «les orientations actuelles» de la Commission des droits sont au coeur du problème, lequel est, à Té-vidence, politique.Il importe de souligner que les moindres décisions de la Commission sont prises collégialement par l’ensemble des dix commissaires, et non par la seule présidente, de sorte que s’il s’agit vraiment d’une question d’orientation de la Commission, c’est l’ensemble du corps des commissaires actuels qui est visé.Rappelons également que le président ou la présidente de la Commission des droits n’est pas choisi par le conseil des ministres, mais doit être élu par les deux tiers de l'Assemblée nationale, sur proposition du premier ministre.Un consensus certain est, dès lors, requis au préalable entre les deux grands partis politiques.Prenons d’abord note des commentaires officiels du gouvernement au sujet de la décision de ne pas renouveler le mandat de Mme Fournier.Au bureau du nouveau ministre de la Justice, M.Pierre-Marc Johnson, le porte-parole de son cabinet, M.Martin Hébert, dit que la décision échappe à ce ministère et que, de toute manière, elle avait été p^ au moment où M.Marc-André Bédard en était le titulaire.«M.Johnson n’a eu rien à dire là-dedans.» Quant au sous-ministre de la Justice, M.Daniel Jacoby, il nous a fait répondre par son adjointe.Me Carmen Pepin, que le non-renouvellement est une affaire «technique» en l’occurrence.Les mandats sont de plus en plus courts pour ce genre de postes; de dix ans, ils sont passés à cinq et, plus récemment, à moins.Voir page 10; Commieslon Francine Fournier Un géant tombe îîï 5 Le fabricant français se sent obiigé d’intervenir dans «i’affaire» des ordinateurs Matra promet que le «nouvel» Axel saura rallier les sceptiques Les vents violents qui ont soufflé hier dans le Delaware ont déraciné cet arbre majestueux qui, en s'abattant sur la maison, l’a presque coupée en deux.Les occupants de la maison en ont été quittes pour la peur.En Caroline du Nord et du Sud, de violentes tornades ont causé des dégâts énormes et provoqué la mort d’au moins 65 personnes, et causé des blessures à 600 autres.Nos informations en page 15.(Photolaser AP) par André Bouthllller PARIS — La direction du groupe Matra s’étonne d’éprouver autant de difficultés à convaincre le Québec de choisir son micro-ordinateur scolaire Axel-20.«Les Québécois sont moins pro-Français que nous le pensions», commente le directeur de la Branche Informatique de Matra, M.Jean-Yves Leclerc.Silencieuse depuis le début de «l’affaire» des micro-ordinateurs scolaires au Québec, Matra, l’associée de Comterm, a finalement accepté de rencontrer la presse, hier midi, à son siège social de Paris.Si elle ne l’a pas fait avant, ont expliqué ses porte-parole, c’est parce qu’ils ne voulaient ni intervenir dans le «débat interne québécois» ni se substituer à son partenaire Comterm de Pointe-Claire.Mais Matra se sent maintenant obligée de parler car «les médias du Québec s’éloignent trop de la vérité ».M.Michel Schmit, directeur des affaires internationales du groupe Matra, explique: «Je ne comprend pas pourquoi on a essayé de faire croire que notre première version de rAxel-20, présentée en juin dernier, était celle que Québec utiliserait dans ses écoles.Il y a eu ambiguïté dès le départ.Nous savions qu’il fallait présenter ensuite un produit définitif avant d’obtenir le contrat».M.Schmit s’est dit déçu que la presse québécoise ait embarqué dans ce jeu.«On devait pourtant savoir que rAxel-20 testé en janvier dernier (lors du banc d’essai) n’était pas le bon appareil .» Entre la fin avril et le 15 mai prochain, Matra Micro Systèmes — la filiale de Matra Associée Comterm — remettra au gouvernement du Québec une version améliorée et corrigée de son prototype tant controversé afin que celui-ci puisse satisfaire aux normes du ministère de l’Éducation du Québec.C’est ensuite seulement que le Québec prendra sa décision finale.Depuis l’annonce-surprise par le premier ministre, M.René Lévesque, de l’octroi du contrat de fabrication d’une première tranche de 9,000 micro-ordinateurs scolaires au consortium Comterm-Matra, en décembre, plusieurs au Québec ont cq-tiqué la faible performance de rAxel-20.On lui reprochait, entre autres, sa capacité de mémoire restreinte, ses couleurs imparfaites, son incompatibilité avec l’IBM PC (la principale norme dans l’industrie des micro-ordinateurs) et la mauvaise qualité de son graphisme.Hier.MM.Schmit et Leclerc ont affirme que le «nouvel Axel-20» convaincra les plus sceptiques.Ils ont cependant ajouté qu’il faudra encore améliorer l’appareil.«Aujourd’hui, une génération de micro-ordinateurs est dépassée par une nouvelle en moins de six mois.Il ne faut donc pas Voir page 10: Matra La guerre des tories contre ie fisc fait une première victime Trudeau mute le sous-ministre par Bernard Descôteaux OTTAWA — La guerre que l’opposition conservatrice livre au gouvernement sur la gestion du ministère du Revenu a fait tomber une première tête, celle du sous-ministre, M.Bruce MacDonald, qui a été muté hier à de nouvelles fonctions.Le premier ministre Trudeau, dans un geste qu’il a refusé d’expli- quer, a affecté hier M.MacDonald au Conseil privé à un poste qu’on ne connaît pas pour l’instant.Il sera remplace au Revenu par Harry Rogers, l’actuel contrôleur général du Canada.C’est par un laconique communiqué de huit lignes que cette décision a été annoncée peu après que l’affaire eût été discutée à, la réunion hebdomadaire du cabinet du jeudi matin.Pour l’opposition conservatrice, la hache n’a pas frappé la bonne tête.Selon le député Chris Speyer, qui mène depuis six mois l’attaque dans ce dossier, c’est le ministre, M.Pierre Bussières, qui aurait dû donner sa démission.Dans le cas présent, M.MacDonald n’est que l’agneau innoncent immolé à la place de M.Bussières.Cette affirmation de l’opposition a amené le premier ministre à voler littéralement au secours de M.Bussières hier après-midi à la Chambres des communes qui était mal à l’aise devant les questions des conservateurs.« Si jamais le ministre avait eu la moindre intention de démissionner, je l’en aurais dissuadé et j’aurais refusé sa démission », a lancé M.Voir page 10; Sous-mInIstre Le sous-ministre Bruce MacDonald «lona»: une popularité qui devient gênante pour les candidats déclarés lona Campognolo: les candidats laissent les libéraux sur leur faim.par Bernard Descôteaux OTTAWA — «lona», comme tout le monde l’appelle au Parti libéraL n’est pas candidate.Elle Ta dit et répété.Elle a supplié qu’on la laisse tranquille, mais rien n’y fait.Plusieurs militants libéraux rêvent encore d’elle comme de la candidate idéale pour succéder à M.Pierre Trudeau.La popularité de Mme lona Cam-pagnolo, présidente nationale du Parti libéral du Canada, est même en voie de devenir, avec ces pressions, un véritable phénomène au sein de ce parti.Au point d’en devenir gênant pour les autres candidats, qui constatent que leur propre candidature laisse de nombreux militants insatisfaits.Il est maintenant peu probable que l’ancien ministre du S^rt ama- teur entre dans la course, même si certains croient encore que la porte n’est pas totalement fermée.On ne se fait plus trop d’illusions depuis qu’elle a récusé une manifestation assez exceptionnelle de sa popularité, le week-end dernier, au congrès de la section ontarienne du Parti libéral.Les militants ne se gênaient pas alors pour afficher leur préférence envers cette femme, en portant un macaron où était inscrit: Draft lona.Elle dut aussi affronter une délégation de 100 militants venus lui porter chacun une rose et la prier d’entrer dans la course.Cette popularité n’est pas surfaite.Ainsi, le ministre des Finances, M.Marc Lalonde, oui a contribué à la faire élire présidente du parti, dit de Mme Campagnolo qu’il s’agit d’une femme d’une grande valeur personnelle qui a su se bâtir des racines dans le parti.Ils ont travaillé ensemble alors qu’il était ministre de la Santé et qu’elle était ministre d’État au Sport amateur.«Depuis qu’elle est présidente du Earti, elle a parcouru le pays d’un out à l’autre; elle s’est impliquée énormément au niveau du parti, de la réforme du parti.Les gens ont senti qu’il y avait quelqu’un qui était leader», explique, pour sa part, M.Rémi Bujold, qui co-pré-side avec Mme Campagnolo le comité d’organisation du congrès.De fait, Mme Campagnolo n’a pas arrêté depuis qu’eue a été élue présidente.Élle a transformé ce poste, qui était à temps partiel, en fonction à plein temps.Nombreux sont ceux qui, la voyant faire, avaient conclu qu’elle était en piste Voir pag* 10: «lona» Boivin quittera le cabinet de Lévesque avant la fin de juin par Marie-Agnès Thellier QUÉBEC — M.Jean-Roch Boivin, chef de cabinet du premier ministre, M.René Lévesque, depuis le 28 septembre 1977, a annoncé hier qu’il quitterait ses fonctions avant la fin du mois de juin pour retourner à la pratique du droit dans un bureau privé.M.Boivin a déclaré que sa décision, envisagée par lui dès l’automne, discutée avec M.I,évesque début janvier et ferme dans son esprit depuis le début de février, n’avait rien a voir avec !’« affaire » de la Société d'habitation du Québec ( SHQ ), ni avec la commission parlementaire sur l’accord hors-cour survenu dans les poursuites contre des syndicats suite aux saccages de LG2 à la Baie-James.La date du départ de M.Boivin ne semble pas encore fixée: elle dépend des affaires à régler auparavant au cabinet de M.Lévesque ainsi que des négociations de M.Boivm avec un cabinet d’avocats.M.Boivin a exercé sa profession à Montréal de 1956 à 1977.Questionné sur cette démission à l’Assemblée nationale, le premier ministre a déclaré qu’un avocat de pratique et qu’un homme politique comme M Boivin « peut finir après sept ou huit ans par vouloir retourner à l’exercice de sa profession ».Interrogé par le député de Brôme-Missisquoi, M.Pierre Paradis, sur le lien entre ce départ et les « scandaleux dossiers du saccage de la Baie-James et de ta SHQ », M.Lévesque a ajouté qu’il y aurait « peut-être un lien jusqu'à un certain {râint: dans le sens qu’un homme finit à l’occasion par en avoir jusque par-dessus la Voir pago 10: BoMn Les Dix Jommandements de l’avenir (Megatrends) JOHN NAISBITT Un livre indispensable pour comprendre notre époque, pour prévoir les conséquences des bouleversements technologiques sur notre carrière, nos enfants, nos affaires.Plus d'un million d'exemplaires vendus aux États-Unis I Seize mois sur la liste des best-sellers I John Naisbili t:^t un des ' observateurs le^ plus perspicace;- des changements qui bouleversent nus sociétés d'aujourd'hui.» Alvin Toffler, auteur du Choc du Futur.UN ÉVENTAIL DE BEST-SELLERS PRI’MIstlIÎ 5253, avenue du Parc Suite 530, Montréal, QC H2V4P2 Tél.: 270-8401 347 pages 16,95 $ 10 Le Devoir, vendredi 30 mars 1984 ^ Sous-mInIstre Trudeau en prennant la relève de son ministre.Le premier ministre, malgré les invitations pressantes des conservateurs, s’est refusé à toute explication sur les motifs de ce qu’il assure être qu’une simple réaffectation.On n’a pas du tout «viré» M.MacDonald, a-t-il assuré aux conservateurs demeurés hilares.« Si je n’avais pas eu une confiance entière en M.MacDonald, il ne serait pas resté en poste pendant six ans et nuit mois, ce qui est beaucoup plus que la moyenne recommandée par la commission Lambert », a prétendu M.Trudeau en défense.L’enquête interne menée sur la gestion du ministère du Revenu et son attitude envers les contribuables démontrera que le sous-ministre a fait un bon travail, a-t-il ajouté.Le premier ministre s’est étonné par ailleurs que les conservateurs, après avoir prétendu pendant des semaines que tout allait mal au ministère du Revenu, soutiennent maintenant que tout est bon, sauf le ministre puisque seul le ministre aurait dû démissionner.M.Trudeau a dit avoir voulu attendre pour muter M.Mac-Donald que les conservateurs aient terminé les auditions publiques tenues à travers le Canada sur la gestion du ministère du Revenu.Ces auditions sont maintenant terminées et, selon un député conservateur, on a recueilli assez de témoignages pour démontrer que le premier ministre aurait dû agir bien avant.^ Matra dramatiser.Avec Comterm, nous avons entrepris un programme d’amélioration permanent.» De toute façon, a laissé à entendre M.Leclerc, les Québécois retireront plus de retombées avec Matra qu’avec les concurrents américains en lice.«Nous offrons au Québec la possibilité de développer en commun un programme global pour conquérir les marchés francophones de rinfor-matique scolaire.» À court terme, a-t-il ajouté, le contrat des micro-ordinateurs scolaires québécois ne rapportera pas d’argent à Matra.«L'Axel-20 sera entièrement fabriqué à Pointe-Claire.Mais à long terme, par contre, le développement de logiciels et de didacticiels ouvrira des perspectives intéressantes.Une véritable collaboration pourrait alors naître avec le Québec dans ce domaine».Selon lui, il est très difficile d’imaginer que la France, d’un côté, et le Québec, de l’autre, s’appuient sur du matériel américain pour concevoir des programmes.C’est la raison pour laquelle il se dit très étonné de la réaction des Québécois face à la présence de Matra dans ce dossier.^ Commission Mme Fournier fut nommée vice-présidente de la Commission le 22 décembre 1978.En juin 1981, le gouvernement l’en nomme présidente pour un mandat de deux ans qui expirait en décembre dernier.Entretemps, Mme Fournier a dû cumuler pour un an (d’août 1980 à juin 1981) la vice-présidence et la présidence, après le départ pour la magistrature du premier président de la Commission, M.René Hurtubise, aujourd’hui juge de la Cour supérieure.Au bureau du premier ministre, un porte-parole officiel fait état du mot d’ordre: «Pas de commentaire!».A Mme Fournier, ainsi qu’elle en témoigne, le représentant du bureau du premier ministre qui lui a appris la nouvelle, M.Utlles-R.Tremblay, un attaché politique, n’a donné d’autre explication que la théorie des «mandats plus courts»; trois ans vice-présidente, plus deux ans présidente, cela fait cinq.Un représentant de l’opposition libérale à Québec, qui refuse de s’identifier, révèle ceci : d’abord, «la Commission (sous la présidence de Mme Fournier) s’est donné un mandat trop large : elle va à la fois dans toutes les directions et nulle part».Le même interlocuteur ajoute que idré fi \ rAli ium (il- la mai.son .Mean.1IK8 one.sl.rue Sherbrooke, à midi, les eliaiuhrisles de l'U de M.piano, flûte.UUilare el eonlreba.s.se ¦ \u Centre intereullurel Monehanin.lémoij’nat'e de .lacqiies l-anglais sur l'histoire (lu Québec, à 20 h, 4917, rue Sainl l'rbam Kntrée libre.288-7229 ¦ l.e iiiouieiiieni .leunese-.Xmour de ri niiersilé de Montréal consacre .sa reiiconlre au Credo, animée par l'au iiiônier Robert l.apointe de la prison \rchambault, à 19 h .90, .salle B 240.5 du Centre communautaire de l'i: de M ¦ I .e Club des diplômés universitaires invite tous les universitaires célibataires.séparés, divorcés, à une danse, à l'hôtel Bonaventure, à 20 h 30 340-1315.¦ \ 19 h 30, au sous-sol de l'église Saint A'incent-Mane-Strambi, 10813, rue .\rmaiid-l.avergne.débutera une retraite de deux jours sur le thème «.\spire7 au don de l'Ksprit», avec les jjères Paradis et I.emire.648-5111 ¦ Dans le cadre du tricentenaire de la paroisse-mère de Repentigny, le comité de la «vieille église» présente une exposition du patrimoine religieux de Kepenlignv.581-4824 ¦ • l.a visualisation au service de la relaxation», tel est le thème d'un cours d'une durée de quatre semaines qui débute ce vendredi à 13 h 30 et à 19 h au Centre de relaxation Rive-Sud de Boucherville 655-3545.¦ •lean Vallières et Peter MeCut-cheon.guitaristes, offriront un concert en duo de guitare classique (oeuvres de Scarlatti.Sor.Beethoven.Granados, de Kalia) au Centre communautaire de loisirs de la Côte-des-N'eiges.5.947, chemin de la Côte-des- .N'eige.s.à '20h Kntrée: $4.73.9-1478.¦ I.école (le cirque Circusdu centre Immaculée-Conception organise une fin de .semaine de jonglerie au centre.527 1'2.56 ¦ ColUM(ue sur la loi sur les normes du tra\ ail (loi 116).organisé par le Con-.seil du patronat du Québec et la Commission des normes du travail, à l'hô-lel Bonaventure.de 9 h à 14 h 15 288-.5161 ¦ Trois étudiantes de l'école de Bibho-théconomie de TU de M sont à rédiger un annuaire répertoriant toutes les jH-rsonnes travaillant à titre de bibbo-Ihécaire-con.seil ou de courtier en informai ion.Si vous voulez être cité dans cet annuaire, il faut téléphoner au .981 6809 ou 527-4405 ou écrire à Johanne Ciuévremeont.école de Biblio-Ihéconomie, pavillon I.ionel-Groulx, 3e étage, U de M, C p 6128, suce.A, Montréal, I13C 3.17 ¦ .lournée d'information sur les bibbo-théciaires-conseils.à l'école de Bibliothéconomie, pavillon Jean-Brillant.,981 6809 ¦ I .e service de sécurité aquatique de la Croix-Rouge offre un cours de moniteur en .sécurité aquatmue à la po-Ivvalente Anjou.8205, rue Frontenac, .\njou 728 8159 ou .953-0406 (après 18 h).¦ Collecte de .sang de la Croix-Rouge à Poinle-Claire.5500, route Transcanadienne.de 9 h 30 i 15 h 30: à ChA-leauguay.église Saint-Jean-Baptiste-Marie-Viannev.sous-sol, 8.rue Rainville.de 14 h 30 à 17 h el de 18 h 30 à 20 h .90.et à Saint-Polycarpe.école po-IvvalenteSoulanges, de 14 h 45 A 17 h el de 18h30 A 20h30 «dans l’entourage de M.Marc-André Bédard fex-ministre de la Justice), comme dans celui du premier ministre, on n’était pas satisfait» des orientations de la Commission et de «son administration un peu trop molle (iousse)».LE DEVOIR a vérifié, auprès des autorités du Conseil du trésor, cette allégation au sujet de r«administra-tion».Mme Marie-Line Éthier, une porte-parole du ministre-président du Conseil du trésor, a répondu qu’«aucune étude, aucune enquête, aucune plainte, aucun commentaire négatif» n’avaient été enregistrés à cet égard.Rappelons que des représentants du Trésor ont passé plusieurs mois à la Commission, l’an dernier, à scruter les pratiques de gestion de la Commission pour voir si l’exigence de crédits accrus, formulée par l’organisme, était justifiée.Le budget 1984-85, qui vient d’être publié, traduit en partie les conclusions des enquêteurs du Trésor.Les crédits de $2.8 millions accordés à la Commission en 1983-84 sont augmentés cette année à $4.3 millions ( + 53.6%).De même, le nombre d’employfe autorisés passe de 59 l’an dernier a 115 cette année.En regard des cinq organismes qui administrent la Charte du français ($19.8 millions et 486 employés cette année), c’est encore relativement peu pour les droits fondamentaux.Rappelons que l’an dernier, la Commission des droits de l’Ontario avait un budget de $4.5 millions, 78 employés à temps complet oeuvrant dans une quinzame de bureaux dans la province (au Québec, la Commission a deux bureaux, l'un à Montréal et l’autre dans la capitale).Au sujet des «orientations discutables» de la Commission des droits, nos interlocuteurs libéraux, qui se disent plutôt d’accord avec le non-renouvellement du mandat de Mme Fournier, mentionnent expressément comme malvenue l’intervention de la Commission, le 2 février dernier, sur la confessionnalité scolaire.Dans son mémoire sur le projet de loi 40 touchant la restructuration scolaire, la Commission heurtait de front les positions péquiste et libérale en préconisant une école non confessionnelle afin de ne point brimer les droits des enfants des minorités religieuses et des athées.La Commission avait essuyé les foudres et du ministre de l’Éducation, M.Camille Laurin, et du critique libéral en la matière, M.Claude Ryan.La Commission avait aussi affronté le gouvernement Lévesque sur deux fronts récemment: celui de l’affichage public unilingue, le 2 novembre dernier, et, il y a un an, sur la loi spéciale (111) qui mettait fin à la grève des enseignants.La Commission protestait que la loi suspendait sans justification des droits et libertés prévus par la Charte des droits.Le premier ministre répliquait, deux semaines plus tard, que la Commission «avait erré» en cela.Un ex-commissaire de l’organisme nous a confié qu’à partir de ce moment-là, la Commission était «à couteaux tirés avec le gouvernement Lévesque» et que l’opposition libérale, qui a toujours souhaité que la Commission soit dirigée par quelqu’un de formation juridique (plutôt que formé aux sciences politiques, comme l’est Mme Fournier), s’accordait de plus en plus avec le gouvernement sur l’orientation souhaitée de la Commission.Le représentant du Parti libéral qui nous a parlé a confié qu’il verrait d’un très bon oeil que la Commission soit présidée à l’avenir par Me Daniel Jacoby, l’actuel sous-ministre en titre à la Justice.Me Jacoby, alors un haut fonctionnaire à la Justice, était le premier responsable du dossier de la Commission quand le gouvernement Bourassa a créé celle-ci en fin de mandat.U n professeur de sciences politiques ae l’Université de Montréal souligne qu’il importe que la Commission ne s’enferme pas dans les règles strictement juridiques.Les droits fondamentaux, explique-t-il, dépassent les juristes.«À la Commission, il faut, certes, des juristes éminents; mais les citoyens ont besoin d’y trouver aussi des gens qui ont une certaine sensibilisation a tout ce qui atteint aujourd’hui les droits de la personne», explique-t-il.Le gouvernement n’a encore offert aucun poste de rechange à Mme Fournier, qui doit diriger la Commission jusqu'à la nomination d’un successeur, d’ici la mi-juin au plus tard.Elle aurait préféré garder son poste pour un second mandat.Elle ignore toujours quelle orientation elle donnera à sa carrière.^ Boivin r tête de se faire salir impunément par n’importe qui».Aux journalistes qui l’interrogeaient hier midi à la sortie du caucus des députés du Parti québécois, M.Boivin a confié que le pire souvenir de ses sept ans comme chef de cabinet du premier ministre était ce matin du 8 février dernier où, sur les ondes de Radio-Canada, il a entendu lecture de la manchette du journal LE DEVOIR: « Québec a depuis octobre un rapport policier incriminant Jean-Roch Boivin ».On sait que M.Boivin a déposé le 21 février une action en dommages et intérêts de $750,000 contre l’Imprimerie populaire ainsi que contre les deux journalistes auteurs de l’article, MM.Pierre O’Neill et Michel Auger.L’opposition officielle a demandé hier si la démission de M.Boivin serait suivie par la démission du leader du gouvernement, M.Marc-André Bédard, qui lui aussi a déposé une action en Cour supérieure du Québec, réclamant $125,000 au DEVOIR et aux deux journalistes.« L’action que j'ai eu à prendre ne concernait que le fait qu’on ne m’avait pas transmis un certain dossier.Cela ne justifie en aucune façon les allusions malveillantes du député de Brôme-Missis-quoi», a répondu M.Bédard.« J’ai hâte que l’affaire arrive en Cour supérieure : la Cour va pouvoir me poser des questions pendant des jours si elle te souhaite », a déclaré M.Boivin.Cependant le chef de cabinet de M.Lévesque n’est pas partisan d’une commission d’enquête dans le dossier de la SHQ comme le demande encore l’opposition offi- • cielle: « Une enquête publique a un effet très dur sur la personne impliquée pendant les six ou neuf mois de l’enquête, même si la personne n’a rien à se reprocher ».Avocat, Me Boivin a davantage confiance dans les tribunaux pour décider si oui ou non « il a fait (Quelque chose de croche » dans le dossier de la SHQ.D’abord conseiller spécial de M.Lévesque après la victoire du 15 novembre 1976, l’actuel chef de cabinet concède qu’actuellement il « pouvait se sentir un poids un peu négatif pour M.Lévesque et pour le Parti québécois », même s’il rappelle que « les gens près des premiers ministres sont des cibles favorites des médias ».On se souvient de l’impopularité de celui qui fut longtemps le chef de cabinet de M.Robert Bourassa, M.Paul Desrochers.Récemment, des militants du Parti québécois de mandaient à M.Lévesque un ménage au sein de son cabinet.« Dans l’affaire de la SHQ, je n’ai rien compris.Un midi, Guy Tardif ( ministre de l’Habitation ) cherchait un nom.», a déclaré hier M.Boivin, qui a alors suggéré le nom de M.Luc Cyr.Il n’a pas élaboré davantage, l’affaire étant sub judice.« Dans l’affaire de LG2, je n’ai pas senti mon intégrité affectée par cette histoire.L’erreur aurait été d’informer les avocats ( des syndicats incriminés dans le saccage ) de notre volonté de régler à tout prix », estime M.Boivin.A ses yeux, cela n’a pas été le cas: la volonté de régler hors-cour a bien été communiquée à la partie adverse mais non pas celle de régler à tout prix.À l’Assemblée nationale, M.Lévesque a été hier beaucoup plus virulent sur ces deux affaires.« S’il y a eu scandale à la Baie-James, c’était sous le régime Ubéral.Tout le monde se souvient qu’il y a eu saccage à la Baie-James à cause de certaines collusions absolument inavouables, mais qui sont devenues publiques avec la commission Cliche qu’en dernier ressort l’ancien gouvernement s’est senti obligé de mettre sur pied », a déclaré le premier ministre.En mission au Manitoba pour applanir les divergences qui opposent les conservateurs du Manitoba au Parti conservateur du Canada, M.Brian Mulroney a tenté hier de corriger l’impression laissée par un lapsus qui lui avait fait dire aux journalistes que le parti avait été déchiré par la question des droits linguistiques.Il est revenu sur ses mots en expliquant qu’il avait voulu dire que le pays était déchiré depuis 20 ans par un climat d’hostilité et de confrontation parce que les libéraux dirigeaient le pays sans appui des provinces de l’Ouest.(Photolaser CP) • « Deuxièmement, s’il y a eu scandale en ce qui concerne la SHQ, c’était le scandale d’entrepreneurs amis du régime Bourassa qui ont fabriqué littéralement des taudis neufs qu’après il a fallu réparer pour des millions de dollars.Ce sont deux scandales », a ajouté M.Lévesque.La rumeur insistante du départ imminent de M.Boivin avait circulé à Québec début février, dans les jours qui ont précédé la publication de l’article du DEVOIR.« La décision de partir a été prise dans ma tête l’automne passé mais quand on est en politique on est solidaire.Avec la sortie du Plan de relance, j’ai décidé d’attendre », précise M.Boivin.Dans son travail de chef de cabinet, M.Boivin déteste le plus la partie publique: « mais elle est inévitable et il était donc irréaliste de ma part de ne pas m’y faire ».Ce qu’il apprécie le plus, c’est la variété des sujets traités dans une seule journée, meme s’il considère comme un mythe nécessaire aux médias le « pouvoir » qu’on lui prête.« J’ai ( seulement ) une certaine influence sur M.Lévesque car c’est moi qui lui parle le plus souvent », a-t-il déclaré aux journalistes, qu’il accuse de ne jamais faire de nuances.Le meilleur souvenir de sa carrière politique a été la réélection de 1981, qui lui a notamment valu de gagner un plantureux pari contre l’ex-député libéral de Chomedey, M.Jean-Noël Lavoie.Originaire de Bagotville, M.Jean-Roch Boivin travaille en politique avec M.René Lévesque depuis l’élection libérale de 1962, dont le thème majeur était la nationalisation des ressources hydro électriques.M.Boivin a suivi M.Lévesque au MSA et au PQ.Il a été candidat péquiste défait lors de élections de 1970 et de 1973.4 Trudeau ouverte.Partisan de la proportionnelle, le politicologue note; « Aucun argument en faveur du mode de scrutin majoritaire ne peut effacer l’injustice fondamentale qui y est inscrite, du moins pour ceux qui croient qu’en démocratie représentative, les élections servent d’abord à représenter les électeurs.Le mode de scrutin dit majoritaire, mais en fait plurali-taire, est fondé sur une conception dépassée de la démocratie.Mais dans la société pluraliste, l’opération majoritaire est un leurre.»,M.Lemieux souligne qu’il y a un très grand nombre de variantes du scrutin proportionnel; il s’agit de les adapter « à une époque où Fort exigera de plus en plus des gouvernements qu’ils soient responsables et modestes plutôt que stables et prétentieux ».Professeur de droit à Ottawa, M.Gérald-A.Beaudoin opine quant à lui que « le système de scrutin uninominal à un tour, malgré ses lacunes, demeure peut-être le moins mauvais ».Mais la nouvelle charte fédérale des droits va forcer à éviter les disparités trop prononcées d’un comté à l’autre.D’autre part, à la question; doit-on réformer la Cour suprême ?l’avocat V Le chef de cabinet du premier ministre, M.Jean-Roch Boivin, a annoncé hier qu'il retournerait, d'ici le début de l'été, à la pratique privée du droit.Ma décision, a-t-il précisé, n'a rien à voir avec l'« affaire » de la Société d'habitation du Québec ( SHQ ), ni avec la commission parlementaire sur l'accord hors-cour survenu dans les poursuites contre des syndicats suite aux saccages de LG2 à la Baie-James.(Photolaser CP) montréalais Louis-Philippe de Grandpré, ancien juge de cette Cour, répond sans ambages: « Réformons plutôt l’attitude du gouvernement à son endroit.» « C’est moins la Cour qui doit être corrigée que la constitution elle-même », répond l’ancien ministre Claude Morin; la composition de cette Cour pourrait à tout le moins refléter la duaUté juridique du Canada, à défaut de la véritable dualité sociologique et démographique.Concernant le sénat, M.Morin estime que, s’il doit défendre et promouvoir les intérêts des provinces, ces dernières devraient en choisir et nommer tous les membres, pour éviter la partisanerie.Et le nombre de sénateurs québécois devrait être plus que proportionnel à la population du Québec.Le professeur Réjean Pelletier, de Laval, n’est pas d’accord avec la principale conclusion du récent rapport du comité mixte spécial sur la réforme du sénat.Contrairement au sénateur Arthur Tremblay, membre de ce comité, le poüticologue estime que, dans notre système parlementaire de type britannique, un sénat élu aura tendance, comme en Australie, à reproduire des comportements partisans et une discipline de parti à peu près semblables à ceux des Communes.À l’instar de M.Morin, M.Pelletier conclut qu’il faut procéder à la nomination des sénateurs au plan pro-vincial.seulement, en tenant compte de la représentation des partis politiques dans les législatures.« Ce serait le moyen le plus sûr de faire du sénat canadien une véritable Chambre de la fédération, capable de représenter et de défendre adéquatement la diversité des intérêts régionaux.» D’autre part, deux anciens architectes des conférences fédérales-provinciales, MM.Morin (Québec) et Gordon Robertson, opinent que ces sommets seraient plus productifs s’ils se tenaient à huis clos, loin des caméras de la télé.Ce n’est pas l’avis de Mme Solange Chaput-Rolland, qui les considère comme des « outils de notre démocratie », et pour qui la participation du grand public à ces discussions (entre premiers ministres) est bénéfique à la santé politique du pays.Quant a M.Robertson, président de l’Institut de recherche politique d’Ottawa, il dresse un bilan sévère ; la profonileur exceptionnelle des divisions régionales constitue le problème primordial et fondamental au Canada; les institutions fédérales ne reflètent pas fidèlement les points de vue régionaux, et il y a un équilibre instable entre les deux ordres de « gouvernements tentaculaires ».Les problèmes intergouvemementaux ne sont pas près de disparaître mais ce n’est pas en affaiblissant le centre (Ottawa) que l’on améliorera le fonctionnement de ce pays.^ «lona» pour succéder à M.Trudeau.Presque tous les jours, elle faisait des interventions publiques.Plus que tout autre président du parti, elle s’est assurée une visibilité aussi importante que bien des ministres.Dès qu’elle a accepté d’être présidente du parti, il y a un an et demi, elle avait décidé de ne pas être candidate, croit M.Bujold.Toutes les rencontres qu’elle eut avec les militants depuis son élection ne pouvaient que donner pour résultat ces pressions dont elle est l’objet depuis la démission de M.Trudeau, explique, par ailleurs, M.Bujold.Les pressions les plus fortes sont .venues de l’Ouest.Député de Skeena, dans le Nord de la Colombie-Britannique, de 1974 à 1979, elle a une image positive dans cette partie du Canaêla.Son sens du leadership, sa fermeté, sa connaissance des problèmes de l’Ouest ont suscité des réactions telle celle du président du Parti libéral de l’Alberta, M.Nick Taylor.Celui-ci a indiqué à Mme Campagnolo que si elle désirait entrer dans la lutte, l’organisation ne serait pas un problème.Ni l’argent, d’ailleurs.Selon M.Taylor, il aurait été possible de recueillir rapidement jusqu’à $2 millions pour sa campagne.Cette popularité n’^ pas limitée à l’Ouest.Au Québec aussi, on a envisagé sa candidature.Certains, comme le ministre Jacques Olivier, en parlaient déjà l’automne dernier.Le député de Chambly, M.Raymond Dupont, est de ceux qui, jusqu’à tout récemmenL ont fait pression sur elle et qui espèrent, sans trop se faire d’illusion, qu’elle puisse renverser sa décision.Selon lui, l’échéance ultime est cette fin de semaine.Après, ce ne sera plus possible puisque trop de personnes se sont engagées à appuyer les autres candidats.Dans certains cercles libéraux du Québec, on se demande même si le choix de cette femme de 51 ans comme chef du parti ne serait, somme toute, pas préférable à celui d’un Jean Chrétien ou d’un John Turner pour faire face à M.Brian Mulroney, chef du Parti conservateur.D’un côté, M.Chrétien est trop associé à l’image du «French Power».De l’autre, M.Turner risque trop d’être la copie conforme de M.Mulroney à qui il ressemble trop au plan de l’image et de la politique.Entre les deux, l’électorat qui cherche du nouveau préférera possiblement la copie originale et élira M.Mulroney, faisait-on valoir il y a quelques semaines.Dans ce contexte, Mme Campagnolo aurait pu présenter à l’électorat un véritable choix.Le fait qu’elle soit une femme n’aurait pas été un obstacle.Du moins certains comme M.Marc Lalonde croient que la maturité politique des Canadiens l’aurait permis.Pour M.Dupont, le Parti libéral aurait pu profiter de cette première canadienne.Mme Campagnolo a douté elle-même de cette maturité.Le simple fait de se demander si une femme peut assumer le leadership d’un grand parti illustre que les mentalités n’ont pas assez évolué encore, a-t-elle indiqué l’automne dernier en entrevue.Le français hésitant qu’elle parle aurait été aussi, à ses yeux, un obstacle, dit-on.Loin d’être la personne bilingue que les journalistes anglophones imaginent parce qu’elle peut répondre à quelques questions en français, elle aurait craint d’être mal perçue au Québec, faute de pouvoir s’exprimer en français avec aisance.Le sénateur Pietro Rizzuto est un autre Québécois qui aurait souhaité sa candidature.Il avoue avoir reçu beaucoup de pressions de la part de militants qui lui demandaient de faire à son tour pression sur Mme Campagnolo avec qui il travaille à la préparation du congrès.Deux problèmes se posaient à son avis.Tout d’abord, la question de sa popularité.Une fois la course lancée, la réalité est bien différente souvent de ce qu’on pouvait imaginer au point de départ, dit-il.Il aurait fallu pouvoir examiner sérieusement la question et peser les véritables motifs des gens qui se disaient prêts à appuyer sa candidature.Certains étaient sincères.D’autres cherchaient simplement à avoir un troisième candidat assez fort qui puisse brouiller les cartes, explique le sénateur.De fait, la candidature de Mme Campagnolo aurait pu^rvir la candidature de M.Chrétien.La présidente du parti aurait pu gruger une partie des votes de M.Turner, a-t-on considéré dans l’entourage du ministre de l’Énergie où on a souhaité sa candidature.Faute de pouvoir jouir d’un tel appui, on se réjouit maintenant d’avoir avec M.Chrétien la fille de Mme Campagnolo, Jennifer.Ce sera, espère-t-on, une sorte de symbole.1981 : le président Ronald Reagan est blessé à la poitrine au cours d'un attentat à Washington.Son agresseur.John ilinkley, est immédiatement arrêté.1977: les pourparlers américano-soviétiques sur la limitation des vecteurs d'armes nucléaires abou-ti.s.sent A un échec.1954 : le premier système de transport par métro au Canada est inauguré à Toronto.19.52: des émeutes anti-françaises éclatent A Tanger au Maroc.1951 : création de la Régie des Loyers au Québec.1867: la Russie cède l'Alaska aux Ktats-Unis pour une somme de $7.200.000.1816: Joseph Bonaparte monte sur le trône de Naples.Ils sont nés un 36 mars; le chanteur anglais Kric Clapton (1945): l'acteur français Jean-Claude Rrialy (1933): le poète français Paul Verlaine (1844): le peintre espagnol Francisco Goya (1746). Le Devoir, vendredi 30 mars 1984 19 Bill Lee jouera pour les Mets.de Moncton MONCTON, Nouveau-Brunswick (PC) — Ancien porte-couleurs des Kxpos de Montréal, le lanceur Bill Lee portera l’uniforme des Mets de Moncton l’été prochain.Agé de 37 ans, celui qui a été surnommé « Spaceman » a paraphé hier une entente avec les Mets de la Ligue de baseball senior du Nouveau-Brunswick.Lee n’a plus sa barbe et ses cheveux ont quelque peu grisonné, mais son approche du baseball demeure toujours la même.« Trop de gens, dit-il, prennent le sport trop au sérieux ».« Cela ne me dérange aucunement.Ceux qui n’ont soif que de victoires sont généralement des individus qui meurent jeunes».« Le but du sport n’est pas de gagner mais de jouer selon ses capacités.C’est ce que nous allons tenter de faire l’été prochain afin que chaque individu à Moncton puisse adopter cette philosophie que chacun pourra adapter à sa propre vie».' Lee, auteur de 119 victoires dans les majeures, s’attend de jouer au premier but quand il ne sera pas appelé à officier au monticule.« .le suis ici pour jouer à la baUe et pêcher, a tenu à préciser celui qui a aussi brillamment défendu les couleurs des Red Sox de Boston avant de passer à l’histoire avec les Expos.Les Mets vont s’occuper de m’héberger et de me trouver des endroits pour la pêche».« Les Expos s’occupent toujours de moi sur le plan financier.J’aimerais bien voir le visage du président John McHale les 1er et 15 de chaque mois quand il lui faut parapher un chèque portant mon nom».Avec les Mets de Moncton, Lee disputera des matches à Bathurst, Chatham, Marysville en banUeue de Fredericton, Woodstock et contre les Dodgers de Saint John, champions du circuit en 1983.La Ligue senior du Nouveau-Brunswick regorge de talentueux jeunes joueurs qui rêvent d’une place dans les majeures et aussi de joueurs à leur déclin.Lee dit n’avoir jamais joué au baseball pour « la piastre » et qu’il a toujours horreur des joueurs et des propriétaires des ligues majeures.Pendant la grève du baseball en 1981, il dit avoir souhaité pouvoir acheter tous les stades de baseball.« J’aurais voulu que les amateurs de baseball viennent au stade à prix réduit.J’aurais voulu voir des concerts rock à l’issue de chaque match de baseball et manger au son d’une musique d’orgue.Les autres joueurs ont toujours dit que j’étais idiot.Je suis peut-être idiot mais, chaque matin quand je me lève, je peux me regarder sans honte dans un miroir.Ce sont des joueurs qui gagnent $500,000 par année et qui se foutent bien des amateurs de baseball».Bill Lee a été retranché par les Expos en 1982 après avoir quitté l’équipe pendant quelques heures avant un match contre les Dodgers de Los Angeles, en guise de protestation contre le renvoi de Rodney Scott.McHale l’a suspendu et mis à l’amende pour avoir raté ce match.Lee fut renvoyé à son tour quand il confia qu’il n’avait pas manqué le match, l’ayant vu, disait-il, dans un bar par le truchement de la télévision.C28 Damaso Garcia des Blue Jays de Toronto a tenté en vain de « briser » un double-retrait que complète Tim Hu-lett des White Sox de Chicago, hier en match d’entraînement.(Photolaser AP) Les Expos perdent 13-1 contre les Braves Rogers-Breining: de l’espoir WEST PALM BEACH, Floride (PC) — Les Expos se sont fait rosser 13-1, hier après-midi, par les Braves d’Atlanta, mais l’action ne se déroulait pas sur le terrain principal du complexe municipal de West Palm Beach.C’est plutôt sur un terrain adjacent au grand stade que l’on a tourné les yeux.Pendant que Charlie Lea accusait 10 points mérités et 11 coups sûrs en quatre manches aux Braves dans le grand stade, le président et directeur-gérant John McHale, son adjoint Bill Stoneman, le gérant Bill Virdon, l’instructeur des lanceurs Galen Cisco, et le physiothérapeute Ron McLain observaient en effet — et de manière très attentive — le travail de Steve Rogers et de Fred Brei-ning.Les deux lanceurs qui récupèrent d’un sérieux malaise à l’épaule, ont participé à un match simulé d’une durée de trois manches.Ils ont passablement bien fait pour des joueurs qui n’ont pas encore pris part à un match.Ce qui est encore plus encourageant, c’est qu’ils ont tous deux révélé ne pas avoir ressenti de douleur.Rogers a lancé au maximum de ses capacités et il a effectué 47 tirs dont 30 prises.« Le but de cet exercice était de mettre mon bras à l’épreuve dans des conditions de matches, a mentionné Rogers.Je dois dire ç|ue je suis satisfait de sa réaction, meme si je manquais légèrement de contrôle sur mes lancers.» Breining, lui, y est aUé en douceur au cours des deux premières reprises, mais il a ouvert la machine toute grande à la troisième, après que Virdon lui eut demandé de le faire.Il a totalisé 54 tirs, dont 31 prises.« J’ai pris soin de ne pas aggraver mon mal au cours des deux premières manches, a indiqué le grand droitier acquis des Giants de San Francisco en retour d’Al Oliver.Après avoir constaté la résistance de mon bras, j’ai été en mesure d’acquiesser à la demande de Virdon.» Même si les résultats de ce test sont encourageants, ce n’est pas avant aujourd’hui que le sort réservé à Rogers et Breining sera connu.Tous les membres de l’état-major des Expos se sont montrés prudents à cet égard.On en a discuté longuement dans le bureau fermé à double tour de Virdon.« Je n’ai aucun commentaire à formuler avant demain (aujourd’hui).Je tiens d’abord à obtenir l’opinion des médecins, a catégoriquement déclaré McHale qui, comme ses lieutenants, marchait d’un pas rapide pour éviter la presse.Rogers et Breining disent ne pas avoir eu mal au bras, mais la douleur pourrait apparaître demain.» Pour sa part, Virdon a confirmé que Rogers lancera lundi, à Jackson-viUe, lors du match opposant les Expos à leur filiale AA.« Je ne sais toutefois si Rogers va accompagner l’équipe à Houston ou s’il demeurera à West Palm Beach fa pour compléter son programme de physiothérapie », a mt le gérant.Rogers ne pourra lancer dans un match régulier avant le 9 avril, son nom ayant été placé sur la liste des blessés jusqu’à cette date.Pour sa art, Breining attend impatiemment a décision de la direction de l’équipe qui sera prise avant le 1er avril « Je pourrais lancer dès la semaine prochaine si on me le demande », a-t-il d’ailleurs mentionné.Les Expos ne lui donneront pas, par contre, cette occasion: « Il n’est pas question que Breining lance avant la dernière semaine d’avril ou la première de mai, a affirmé Cisco.« Même si tout allait bien, même s’il reprenait le contrôle de tous ses effectifs sans éprouver de douleur à l’épaule, il aura besoin de tout ce temps pour retrouver sa forme, puisqu’il n’a pas lancé une seule manche a l’entraînement», a conclu Cisco.ÉCHOS — La direction des Yankees de New York a décidé de remettre au Comité olympique américain tous les profits du match d’ouverture contre les Twins du Minnesota.Le champion mondial et médaillé d’or des Jeux olympiques de Sarajevo, le patineur artistique Scott Hamilton, lancera la première balle lors des cérémonies d’avant-match.Plusieurs autres anciens champions olympiques, dont le boxeur Floyd Patterson, le patineur artistique Dick Button, la nageuse Donna de Varona, et le hockeyeur Mike Eru-zione seront sur place.Ligue Nationale Mercredi Washington 6, N.Jersey 2 Philad'phie 5, Pittsburgh 3 Detroit 4, Toronto 2 Minnesota 6, Chicago 3 Vancouver 5, Winnipeg 1 Hier Québec à Montréal Hartford à Boston Pittsburgh à Rangers Los Angeles à Calgary Ce soir Philad'phie au New Jersey St-Louis à Winnipeg Minnesota à Vancouver Samedi Montréal à Boston Rangers à Hartford Buffalo à Québec Islanders à Washington St-Louis à Toronto Chicago à Detroit Minnesota à Calgary Edmonton à Los Angeles Les meneurs (ParM d'hlar non compriaa) b a pt$ Bobby Smith.29 43 72 Guy Lafleur.30 40 70 Mats Naslund.29 35 64 G Carbonneau 24 30 54 Ryan Walter.20 29 49 Larry Robinson.9 34 43 John Chabot.17 24 41 Bob Gainey.17 22 39 Mario Tremblay 14 25 39 Pierre Mondou.15 22 37 Steve Shutt.14 23 37 Perry Turnbull.20 15 35 Chris Nilan.16 10 26 Craig Ludwig.6 16 22 Bill Root.4 13 17 Alfie Turcotte.7 7 14 Jean Hamel.1 12 13 Rick Nattress.0 12 12 Kent Carlson.3 8 11 Mark Hunter.6 3 9 MikeMcPhee.4 0 4 Rick Wamsiey.0 3 3 Rick Green.0 1 1 Chris Chelios 0 11 Gardiens min bc M moy.Sévigny 2.143 1 22 1 3.41 Wamsiey.2.333144 2 3.70 Holden.52 4 0 4.62 Penney IBO 14 0 4.67 (Ouaes buts dans un SM déMrt) Les meneurs (Parties d'hier non comprises) b a pts Gretzky, Edm.87115 202 Coffey, Edm.38 85 123 P.Stasfny, Qué.46 73 119 Goulet, Qué.54 64 118 Bossy, Isl.49 67 116 Kurri, Edm.52 61 113 Pederson, Bos .37 76 113 Trottier, Isl.40 71 111 Federko, St.L.41 65 106 Middleton, Bos.47 55 102 Messier, Edm .37 64 101 Hawerchuk, Wi.36 64 1 00 Anderson, Edm.54 45 99 Vaive, Tor.52 41 93 Nicholls, LA.40 53 93 D.Savard, Chi.37 56 93 Bourque, Bos.30 63 93 Kerr, Phi.54 38 92 Propp, Phi.38 53 91 Perreault.Buf.31 59 90 Simmer, LA.43 46 89 Sundstrom, Van 37 51 88 Bullard.Pit.50 37 87 Dionne, LA.36 52 88 Broten, Min.27 59 86 Tanti, Van.44 41 85 Johnson, Har .35 50 85 Ligue Majeure du Québec (Quarta-da-llnals 4 de 7) Mercredi Shawinigan 6, Drum'ville 3 Québec 6, Longueuil 5 (Longusuil mène 3-1) Ce soir Verdun à St-Jean (Verdun mène 3-0) Laval à Granby (Laval mène 3-0) Shawinigan à Drum'dville (Drummondville mène 3-1) Les meneurs b a pis Lemieux, Lav.7 4 11 Lemieux, Ver.5 4 9 Courteau.Lav.5 3 8 Rouleau, Lon .3 5 8 Carrier, Ver.1 7 8 Bourgeois, Lon .61 7 Pellegrino.Ver .3 4 7 Herring, Lon.0 7 7 Kasper.Sha.3 3 6 Muttart, Ver.2 4 6 Ligue Collégiale AAA (Oeml-llnale 4 de 7) Ce soir St-Hyacinthe à Thetford (St-HyscMhe mène 2-1) St-Jérôme à St-Georges (La eérle eet égale 2-2) en bref.¦ Les Colts déménagent INDIANAPOLIS (AP) — Une entente de principe est intervenue en vue du transfert des Colts de Baltimore de la Ligue nationale de football à Indianapolis.Il a été aussi annoncé que la Merchant National Bank and Trust Co.avait consenti un prêt de $15 millions à Robert Irsay, propriétaire de l’équipe.Le nouveau stade Hoosier Dome, sis dans le centre-ville d’Indianapolis, peut contenir plus de 61,000 spectateurs.Les autorités de cette ville auraient également offert à Irsay d’ériger un terrain d’entraînement et des facilités pour l’administration de l’équipe.¦ Victoire en curling PERTH, Ecosse (PC) — Le rinkde Connie Laliberté de Winnipeg, représentant le Canada au championnat mondial féminin de curling à Perth en Ecosse, a remporté hier une dernière victoire de 7-6 contre les Etats- Unis en ronde préliminaire.Le Canada boucle donc la première étape de la compétition en tête avec une fiche de 8-1 contre un dossier de 6-3 pour les Allemandes de l’Ouest au deuxième rang.Une éliminatoire a été rendue nécessaire hier, suite à la sextuple égalité au troisième rang, six pays ayant terminé la ronde préliminaire avec des palmarès de 5-4.Les demi-finales ont lieu ce matin et le Canada affrontera la Norvège et la RFA se mesurera à la Suisse.Les championnes mondiales de curling seront connues en fin d’après-midi.Asile politique isr«MHm LIGUE NATIONALE Division Prince-de-Galles Section Charles Adams Pi g P n bp bc pts BUFFALQ.78 47 24 7 3l0 251 101 BQSTON.77 46 25 6 327 257 98 QUÉBEC.78 40 28 10 351 275 90 MONTRÉAL.78 35 38 5 283 288 75 HARTFORD.77 27 40 10 280 310 64 Section Lester Patrick ISLANDERS NY.78 48 26 4 352 267 100 WASHINGTON.78 47 26 5 303 222 99 PHILADELPHIE.78 43 25 10 342 284 96 RANGERS NY.77 40 28 9 303 295 89 NEW JERSEY.78 17 54 7 228 341 41 PITTSBURGH.78 16 56 6 249 382 38 Division Clarence Campbell Section James Norris MINNESOTA.78 39 30 9 339 333 87 ST-LOUIS 78 32 39 7 288 308 71 DETROIT 78 31 40 7 293 315 69 CHICAGO 78 28 42 8 269 306 64 TORONTO 78 25 44 9 295 379 59 Section Connie Smjrthe EDMONTON 79 56 18 5 442 311 117 CALGARY 77 33 30 14 296 302 80 VANCOUVER.79 32 39 8 303 325 72 WINNIPEG 78 29 38 11 335 371 69 LOS ANGELES.78 22 42 13 301 369 57 BAKERSFIELD, Californie (AP) — Iwona Kuczynska, meilleure joueuse de tennis polonaise en 1981, a demandé et obtenu l’asile politique aux Etats-Unis.Iwona Kuczynska, 22 ans, avait demandé l’asile politique en 1982 après une année de tennis passée au collège californien de Bakersfield.Elle avait affirmé vouloir l’asile politique après avoir été « choquée » de voir à la télévision les autorités de son pays tenter d’éliminer le syndicat soUda-rité: « J’ai su alors que je ne retournerais pas dans mon pays de sitôt », a-t-elle déclaré.¦ Laroche champion TIGNES, France (AFP) — Le Canadien Yves Laroche et ses compatriotes - sept dans les dix premiers - ont dominé la dixième et dernière épreuve de sauts de la Coupe du monde de ski acrobatique et artistique disputée à Tignes dans le sud-est de la France, avec plusieurs heures de retard en raison du mauvais temps.Yves Laroche, grâce à cette victoire, remporte la Coupe du monde des sauts.Chez les dames, la Suissesse Evelyne Wirth, vainqueur de l’épreuve féminine de sauts, remporte également la Coupe du monde de la spéciaUté.Alain Laroche, frère de Yves, a remporté de son côté le combiné devant un autre canadien Chris Simboli.Chez les dames, le combiné revient à la Suissesse Connie KissUng, devant la Française Catherine F'rarier.¦ Canadiens au Népal KATMANDOU (AP) — Des alpinistes canadiens s’apprêtent à ^avir le « Lan^ng Li-rung », une montage haute de 7,200 mètres, au centre du Népal.L’expédition, dirigée par un Ontarien de 27 ans, Shaun Parent, tente de se tracer un chemin sur le versant sud de la montagne.Hier, un premier camp a été établi en haute altitude et au moins trois autres camps seront nécessaires avant d’atteindre le sommet de la montagne au mois de mai.Shaun Parent faisait partie de l’expédition britannique qui, en 1980, avait dû rebrousser chemin lors de l’escalade du Langtang Lining en raison du mauvais temps.-chronique Les Expos, § la meilleure équipe sur.le papier par Richard Milo À trop vendre la peau de l’ours .sans l’avoir tué, les partisans des Expos ont compris que les meilleures équipes sur le papier ne remportent pas nécessairement le championnat.Demandez-le à mes collègues.À François Lemenu, qui les place au mieux au troisième rang, à Gilbert Grand, qui ne risque aucune prédiction même s’ils ont le potentiel pour finir en première place, à Guy L’Heureux, dont le Je le souhaite.mais.valait mille mots et encore plus.Les Expos sèment le doute, même s’ils présentent — sur le papier ! — une bien meilleure équipe que l’an dernier.Qu’il suffise de mentionner l’acquisition du rele-veur gaucher Gary Lucas, du réserviste Derrel Thomas, du vétéran Pete Rose, dont le leadership proverbial s’avérera peut-être la réponse aux défaillances inexplicables de l'équipe au cours des deux dernières années.Mais les Expos ont tellement déçu qu’on ne peut croire à leurs succès .avant septembre.Et le départ d’Al Oliver, que la direction de l’équipe a commis l'erreur d’échanger en retour d’un lanceur souffrant de maux de bras, Fred Breining, n’a rien pour rassurer les partisans .surtout que Breining ne lancerait pas avant le mois de mai.Et il y a Steve Rogers, qui ne pourra lancer le match d’ouverture en raison de malaises à l’épaule.Andre Dawson, qui se plaint déjà de malaises au genou.Pete Rose, que le gérant Bill Virdon s’obstine à utili.ser au champ gauche malgré son .âge avancé.11 faut comprendre que Bill Virdon ne fait pas l’unanimité.Un p
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