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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 15 juillet 1929
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1929-07-15, Collections de BAnQ.

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Volume XX -Nol6i Abonnements par la poste : Edition quotidien» CANADA.t Etats-Unis et Empire Britannlqae .8.0# CVION POSTALE.10W Edition hebdomadaire CANADA.2.08 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Directeur: HENRI HOUR ASS A FAIS CE QUE DOIS! Montréal, lundi 15 juillet 1929 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: - - HArbour 1241» SERVICE DE NUIT: Administration: « HArbour 1243 Rédaction: - * HArbour 3679 Géra ai: • • • HArbour 4897, “De quoi demain sera-t-il fait ?Autour du choix de M.Houde —Rôle ingrat et fécond de l’Opposition — M.Barré et son discours du Champ de Mars — Une citation de la Gazette — Un bonnet qui peut coiffer plusieurs têtes De quoi demain sera-t-il fait?ou, pour donner à la formule hufiolienne une allure plus actuelle, qu’est-ce que réserve à la politique provinciale l’arrivée à la tête du parti conservateur de M.Camillien Houde?C’est un point d’interrogation sur lequel on glose indéfiniment depuis quelques jours, à travers la province.Et la glose a d’autant plus de chance de se prolonger, sous les formes les plus variées, que les neuf dixièmes des électeurs, et une forte proportion de ceux qui l'ont choisi à Québec, ignorent absolument ce que vaut le nouveau chef, ce qu’il a dans le ventre, pour employer l’expression vulgaire.On J’a élu parce que c’est un batailleur et que la fortune lui a souri.On calcule qu’il portera dans son nouveau poste son habituelle combativité et que la fortune continuera de lui être favorable.Et l’accord, entre partisans et adversaires, entre admirateurs et.non-admirateurs du nouveau chef paraît être fait sur ce point: il y aura du tapage, l’opposition, galvanisée par une nouvelle équipe, par de nouvelles méthodes, va s’agiter! Les uns disent: Ce sera l’affaire d’un moment! mais tous prévoient une période d’activité intense.On ne s’étonnera pas de nous voir écrire que, dans l’intérêt de la province, il faut souhaiter que l’opposition soit active tt vigoureuse.* * * Si l’opposition est forte, si elle se remue, il y a chance que le gouvernement se conduise mieux.Tout le monde l'admettrait s’il ne s’agissait point de politique: les ministres, bleus, rouges ou cailles, sont des hommes comme les autres.Ils sont exposés, comme nous tous, aux tentations de la paresse, du laisser-aller, de la cupidité.^ Ils sont entourés de gens sujets aux mêmes noblesses et qui, à l’occasion, ne manquent pas de faire pression sur eux pour obtenir, soit pour eux-mêmes, soit pour des amis, soit même pour des régions particulières, des concessions excessives.C’est un grand avantage pour eux que de se sentir surveillés, talonnés par une opposition active, de savoir que toute faute peut leur être reprochée, servir d’argument contre eux, diminuer leurs chances de succès .C’en est un autre aussi grand de pouvoir utiliser les critiques d’un groupe d’hommes actifs, qui étudient les mêmes problèmes qu'eux, les voient sous un autre angle, recueillent naturellement toutes les doléances populaires.Et l’on’sait que les hommes qui administrent depuis trente ans les affaires de la province n’ont pas manqué — quoique bien tardivement en certains cas — de profiter de ces critiques.Les anciens se rappellent qu’il y a un quart de siècle le chef du parti libéral d’alors qualifiait avec dédain, de moyenâgeuse la politique des forces hydrauliques qu’esquissait déjà M.Bourassa et dont les ministres se font aujourd’hui gloire.Et il est clair que dans le programme-manifeste de M.Perron, on pourra retrouver la substance des critiques et des suggestions faites — depuis vingt ans par l’opposition et les observateurs indépendants.# * * Bêle ingrat et fécond que celui de l’opposition.Si elle fait sa preuve, si elle popularise des idées justes et que le gouvernement les adopte, si elle stimule les ministres et les pousse ainsi à une activité plus heureuse, elle a toute chance de consolider ses propres adversaires.Et l’opinion est beaucoup plus encline à tenir compte des réalisations que des suggestions et des campagnes d’idées qui ies ont préparées et rendues possibles.Ce rôle est pourtant la condition même de son existence et tie ses propres succès .Il n’y a que les historiens — et encore! — à pouvoir se rendre compte des services réels de l’opposition dans la vie parlementaire.Nous disons encore, et nous ajoutons un point d'exclamation parce qu’à la rigueur on peut retracer les origines de certains projets de loi, de certains actes administratifs, mais qui saura jamais le nombre d’erreurs qu'empêcha, sans qu’elle .ùt besoin même d’élever la voix, la simple présence d’une opposition vigilante?A tout gouvernement, quel qu'il soit, il faut donc souhaiter une opposition forte.* * # Les débuts de M.Houde ont démontré qu’il compte beaucoup sur le concours d’un élément presque nouveau dans la politique provinciale, M.Laurent Barré.C'est M.Barré qui a présenté à Québec le maire de Montréal.alors qu'on s'attendait à quelque haut patronage de la vieille garde conservatrice; et tout de suite après M.Houde a pris soin de déclarer que, s’il n’eùt été assuré du concours de M.Barre, il n’eût point consenti à laisser poser sa candidature.A Montréal même, l’autre soir, on a voulu que M.Barré parût à côte de M.Houde dans sa première grande réunion publique.Tout cela est fort intéressant, — d’autant plus intéressant qu'a Québec déjà, au cours du congrès, le nouvel associé du chef de l’Opposition a eu le soin de marquer qu’il n’est point ui partisan d'une très rigoureuse orthodoxie et qu’à Montréal, l’autre soir, il a bien spécifié que son concours est subordonné à la poursuite d’un programme, au maintien d’une attitude et non point à la couleur d’un drapeau.Si M.Houde cessait d’être x* que je crois, l’homme du peuple et un homme qui sait se enir debout, a-t-il déclaré, dès le début de son bref discours, e le dénoncerais avec la même vigueur que je me propose d'employer contre ceux qui détiennent aujourd'hui le pouvoir.* » * Sous ce titre: "Counsel for the Sew Leader" — "Conseil ou nouveau chef", la Gazette de ce matin traduit ce passage je l'un de nos blocs de vendredi: A Drummondville, hier, M, Taschereau a fait au nouveau chef de l'opposition provincial une brève allusion.D'après le compte rendu de la Gazette, il parait lui avoir surtout donné des conseils de modération et 1e sagesse aratoire.En fait, le ton dr certains discours de M.Houde peut expliquer ces conseils" , Les lecteurs de lu Gazette seraient singulièrement mieux renseignée sur notre pensée si leur journal, au lieu de couper là sa citation, et sans même indiquer par des points de suspension qu’il scindait une phrase, avait traduit les paroles qui, lans la même phrase, suivent ce texte: "dont d'antres aussi, et qui ne sont [Ht* de la même couleur, pourraient à l'occasion faire leur profil".Tel que cité par la Gazette, notre texte parait ne viser que M.Houde.Il était destiné à de plus nombreuses tètes et suivi de citations du Soleil qui démontraient à l’évidence que les Uactualité A propos du nouveau pont D’une façon générale à Montréal on prend grand soin de la façade et on néglige le reste.C’est un grave défaut, sinon un vice — le vice d’hypocrisie architecturale.I u de face, un édifice, presbytère, école, église ou maison particulière a bonne mine, ou mine fort prétentieuse.Voyez-le de côté: la pierre se mue sans transition, en brigue ou en tôle.Nous sommes loin, nous sommes aux antipodes du raffinement d'art des sculpteurs du moyen âge qui prenaient soin de sculpter l’envers d’une feuille dans la dentelle de pierre qu'ils suspendaient à la façade des églises et des monuments publics.C’était de l’art minutieux Jusqu’au scrupule.Aujourd'hui nous avons uniquement le souci d’épater le passant, qui passe vite, la plupart du temps | à vingt milles à l’heure au minimum.Cette coquetterie de façade fait songer au défaut des enfants qui se lavent tout juste le bout du museau et ne passent pas derrière les oreilles.La construction, quelle qu’elle soit, doit être proportionnée aux ressources du constructeur.Qu'il dispose d’une somme de dix mille dollars, si vous voulez, il doit en répartir la dépense de façon à construire tout l’extérieur, au moins tout l’extérieur visible, de sa maison dans le même matériel.Nos règlements ont été souvent conçus et rédigés par des gens d’un goÿt peu sûr.C’est ce qui explique le bariolage de conteurs de certaines de nos rues.On exige une façade de pierre — toujours le souci de la façade — mais on se préoccupe peu de ce qui vient derrière.El le règlement s’applique intégralement, même s'il s’agit d'un coin de rue.De sorte que c’est par centaines et milliers que l’on compte à Montréal, même parmi les maisons très anciennes, alors que le goût était généralement meilleur gu’aujourd'hui, des maisons grises par devant et rouges par les côtés et par derrière.II eût été bien plus logique d’exiger l’emploi d’un matériel uniforme de qualité suffisante.Mieux vaut une maison toute de brique solide, que de pierre par devant et de brique inférieure sur le côté.Espérons que quand on remettra enfin sur le métier les règlements de construction, cette hypocrisie architecturale sera bannie.* * # Espérons également que, des maintenant, on mettra fin à une autre pratique intolérable, partout où cela est encore possible.Dans la plupart de.nos rues, les maisons doivent être construites à une certaine distance du trottoir, qui varie généralement de dix à quinze, pieds.Cette pratique est fort discutable, car l’édilité n’entretient pas cet espace, ne l'ornemente pas.ne le gazonne pas.Rapidement il est négligé et coustilue un quasi-dépotoir.Là n’csl pas le point.Si cette servitude de recul est utile dans le corps d'un pâté de maisons, elle est deux fois plus utile aux encoignures.Si, en effet, je retire de quinze pieds toutes les maisons sauf le flanc de celles construites à l'angle des rues transversales, il arrive que ces dernières montrent leur arrière au passant qui remonte la rue.Il n'est pas de spectacle plus choquant, du point de vue esthétique.Le point de vue esthétique n'est plus le seul en cause.La sécurité intervient plus impérieusement.Ces maisons, qui empiètent sur la ligne de recul, bouchent la vue du chauffeur à l’endroit précis où elle a besoin de plus de dégagement, conditionnent les rencontres à angle droit, les plus dangereuses, les i>lus indésirables, et multiplient les tamponnements.L’esthétique prépare souvent la voie à la sécurité; tandis que le désordre viole et la sécurité et l’esthétique.* * * Il est temps de revenir au point de départ, au vire national qui s’exprime par le goût de la façade ornementée, tarabiscotée, rouverte de tôle et de toutes sortes de bijoux architecturaux de camelote, tandis que.tout le reste est néglige, rogné, amputé.* ¥ * Ce défaut, nous le constations en i rentrant en ville ce matin, est pro- ! pre aux particuliers: ta communauté l'évite, mais pour tomber dans te ' défaut contraire.Ce qtd est te plus néglige a Montréal.d’une façon générale, ce sont les entrées dr la ville.Le touriste est défavorablement impressionné dès le début et s'il ne fait que passer, il lut est impossible d'user cette première impression mauvaise, dr s'en débarrasser.Les autorités du Chemin de fer National du Canada ont amélioré ta sortir du pont.Grâces leur soient rendues de ce que l’intense rou tage automobile ne se trouve plus fréquemment embouteillé sur l'é- troite passerelle du pont par le passage des trains.Mais, une fois le pont franchi, les initiés — et l’on constate que les Américains sont de plus en plus nombreux parmi les initiés — longent les quais pour éviter la circulation difficile du rentre.Ils ne le font pas sans risque; car ce pavage est atroce et bien rarement réparé.Voilà un exemple de ces entrées négligées.La rue des Commissaires devrait être entièrement réparée, non pas au cours de la saison touristique mais quand celle-ci est passée.La ville pourrait aussi achever ce qu’elle a si utilement commencé.Nous avons maintes fois réclamé ici l’ornementation des abords de l’aqueduc.Cela a été fait et bien fait; mais pourquoi laisse-t-on subsister les ruines de l’ancien aqueduc visibles par tous ceux qui entrent par chemin de fer?Pourquoi s’arrètc-t-on sur une si heureuse pente?Il faudrait des milliers et des centaines de milliers de dollars pour rendre convenables ces entrées disgracieuses, pour donner as à étancher la soif immense de nos voisins.L’alcool en-pas-1 nadien qui entre aux Etats-Unis ne souhaitons qn » I avenir comme par le passé, le ministère de la voirie encourage les imprimeurs et les artistes de riiez nous, G.P.Politique fédérale L alcool canadien aux Etats-Unis LE GOUVERNEMENT FEDERAL N’A PAS L’INTENTION DE CHANGER D’ATTITUDE AU SUJET DES CONGES DE PARTANCE LES ARGUMENTS DE M.EULER La nouvelle lancée par le bureau d Ottawa de la Presse Canadienne et laissant entendre que le gouvernement federal, vu les nombreuses communications qu’il a reçues, ces derniers temps, et qu’il reçoit encore à cc sujet, pense sérieusement à changer d’attitude au sujel des i permis d’exportation de l’alcool I c anadien aux Etats-Unis, n’est pas I restée longtemps sans réponse.Plusieurs correspondants de ta capitale viennent de télégraphiera J leurs journaux que le gouverne-j ment ne songe pas du tout, n’u pas I la moindre intention de changer son attitude.Le gouvernement n’est pas disposé à sc laisser forcer la main jnir les propagandistes de la prohibition, chez nous ou aux Etats-Unis.sont des fonctionnaires américains qui l’ont admis.Même si le Canada se rendait à toutes les demandes du gouvernement de Washington ainsi qu’à celles des fervents de la prohibition, s’il refusait le congé de partance aux navires qui prennent des cargaisons d’alcool chez nous à destination des Etats-Unis, s’il établissait une police tout le long de la frontière pour exercer une surveillance qui est au-dessus des forces, c’est prouvé, de la police amérieni-J ne, il n’y aurait tout de même pas ‘ grand’diose de changé chez nos voisins.Ni les prescriptions de la loi Volstead, ni celles du 17ième amendement n’en seraient mieux observées.Comme seul résultat cela occasionnerait, chaque année, une perte de quelques millions de dollars au Canada.D’abord il en coûterait gros pour établir une police de surveillance le long de la frontière et par ailleurs le fisc perdrait tout le produit de la taxe d’accise sur l’alcool qui passe actuellement aux Etats-Unis.En effet, si le Canada refuse d’accéder à la demande de Washington à propos des congés de partance, il n'en prend pas moins tous les moyens raisonnables de lui rendre service.Chaque congé «le partance qui est accordé à un navire chargé d'alcool pour les Etats-Unis est signalé aux douaniers de ce pays.De plus cet alcool qui est destiné à désaltérer un pays soi-disant probibitionniste est frappé d’un lourd droit d’accise, $9 par gallon.de zèle de leur part et toute la question de l’entrée en contrebande de l’alcool canadien aux Etats-Unis serait promptement réglée.Mais voilà, les douaniers américains ne font pas tant de zèle et ne sont pas disposés à en faire.C’est même sons leur nez que les contrebandiers, des citoyens américains pour lu plupart, opèrent à Détroit ainsi que dans d’autres ports, le déchargement de leurs cargaisons liquides.M.Euler, en Chambre, signalait un autre fait non moins curieux et qui dépend des seules autorités dos Etats-Unis.Un navire américain de moins de cinq tonnes n’a pas besoin de congé de partance pour aller d'un port étranger dans un port américain.Le Canada, pour tous ses navires, exige le congé do partance.Si les Etats-Unis établissaient la même règle, bien des dif-firultés disparaîtraient.En, effet, ce sont des embarcations rapides mais d’un faible jaugeage qui font généralement le transport des alcools dans la région «le Détroit.Ces embarcations naviguent, font la navette entre Windsor ou d'autres ports canadiens et la côte américaine d’en face, sans avoir à s’embarrasser d’aucune formalité.Sans vouloir assumer l’obligation de lu mise en vigueur de la loi de prohibition américaine, le Canada fait tout son possible pour aider le gouvernement du pays voisin.Il ne peut tout de même se charger complètement de faire sa police.Ça serait contraire aux principes les plus élémentaires de la souveraineté internationale.^ Comme question de principe le Canada ne peut interdire ni In vente ni l'exportation «le produits dont la fabrication est parfaitement légitime chez lui.Comme «iiiesti«>n d’opportunité, il ne servirait à rien «le sc rendre aux exigences «le Washington et «les associations pro-hibitionnistes américaines ou ca-nadicnnes.Si les Américains veulent appliquer chez eux la loi de prohibition qu’ils se sont donnée, ils disposent de tous les moyens nécessaires.Quant au Canada, il ne peut faire plus que ce qu’il fait et, •si Ton tient compte de la façon dont les choses se passent, il serait même fort mal venu de faire du zèle.M.Euler a donc tout à fait raison «le maintenir l’attitude ferme C'est d'ailleurs ce que nous pré-1 • .i - , • ¦ 1 - 1 ce qui n est pas le cas pour 1 alcool Sr.îeïni’.r «• .«• -’“’"T « 4'*- nouvelle «le la Presse Canadienne.c congi de partance Après les déclarations faites i * l.'"t ''efuse nux navires de ces gens M.Euler, ministre du revenu na ,tIll(' \cs ™ats-Unis consldèrent comme «les contrebandiers, ceux-ci auraient tout à fait raison de chercher à éviter la taxe d’accise.La con- violences de Inngatfc no sont jm» toutes du même côté.Kn fnit, il y n beimcoup de vrai dans or (juc disait samedi soir an Champ de Mars M.William Tremblay: Vous trouvez que nous vous frottons durement?Nous usons du Innqnqe que nous avons appris au pied de nos propres tribunes!.Et il y a pince pour de raméfioration dans tous les |>artis.Orner HEROUX ' tional, à la veille même de la pro-j rogation «le la dernière session {parlementaire, il eût été bien étran-|gr qu’il en soit autrement.Le ministre avait alors, à in satisfaction de la plupart «les membres de la «réputation, non seulement justifié j’attitudr qu’il avait eue jusque là mais il l’avait encore, pour l’avenir, étayée avec des arguments qui valent encore aujourd’hui et qui vaudront demain.Comment le ministre pourrait-il, en toute logique, se laisser maintenant circonvenir par les tenants de la prohibition (|tù tentent bien un nouvel assaut mais qui ne peuvent ajouter une seule raison à celles qu’ils ont déjà fait valoir «lans les requêtes adressées au Parlement?¥ ¥ ¥ Puisque cette question «le l’exportation des liqueurs alcooliques devienl encore une fois «('actualité revoyons donc un peu les nrgii-menis de M.Euler «d du gouvernement.Tout en prenant JUILLET 1020 VOLUME XX — No 162 Le congrès des infirmières .E DH R.-J.MANION A PRONONCE LA DERNIERE CONFERENCE SAMEDI SOIR — ALLOCUTIONS DE MLLE CHAPTAL ET DES DELEGUEES DE CHAQUE PAYS — A PARIS EN 11)33 M.1 donne des concert., très suivis.(> ' soir ils rentrent a Joliette après une ¦ (Journée de ce genre; et avant de réintégrer leur domicile ils veulent bien donner un Programme de fanfare à Montréal-Est.Rappelons que ce festival offre vun intérêt double aux auditeurs: é est que sans être un concours technique, les fanfares qui y prennent part seront soumises à une épreuve de lecture à vue oui leur donnera droit à environ 1000 dollars de prix.(Communique) avant que le T.Fontanel ne se mil à l’oeuvre.Non que ce fût alors le néant absolu, mais personne au Canada français n’avait, en faisant la synthèse des nombreux documents qu’un gouvernement des plus progressifs en ce point met à la disposition de tous, créé un ouvra-I ge nettement pratique et national.Deux volumes parurent, l’un en 1324, Taulre, Tannée suivante.Les titres proclament hautement la pensée de Tailleur: Minéraux et roches du Cumula, puis Le Sol canadien.Ues deux volumes de toute première valeur supposent une somme de travail énorme, d’innombrables lectures, (t’actives et patientes recherches, de fortes études, poussées et soutenues.Ils sont I clairs et complets, ils sont sérieusement documentés au point de vue ! canadien.Rien d’important qui ne | s’y trouve, le tout bien dit et bien pensé.L’avenir de telle et telle branche de l'industrie minière na-! tionale suggère à l’auteur des réflexions justes et lumineuses, j C’était plus qu’un cadeau et Ton pouvait croire que ce Jésuite avait fait son ample part.Et voilà, anrès quatre ans, un nouvel ouvrage, fruit d’un labeur incroyable, où se retrouvent les mêmes qualités mai-tresses, le même souci d’intéresser aux ressources et à l’industrie nationales tout en instruisant.Lisons plutôt ces lignes de la préface.“Nous ne vi*ms pas un but purement spéculatif; nous voulons l’union de la science théorique et de l’industrie nationale.L’industrie minière et métallurgique se développe rapidement; mais le sucrés meme de certains métaux nuit à d’autres moins répandus et moins connus.Nous voudrions que l’enthousiasme peur Tor, l’argent, le nickel, le cuivre, le zinc et le plomb, non seulement ne fasse pas oublier que la liste peut être allongée.mais encore fournisse l’occasion d’étudier les terrains et les échantillons nouveaux plus attentivement”.A la recherche des métaux rares étudie des métaux non précisément précieux, à la façon de l’or, de l’argent et du platine, mais plutôt “des métaux existant en petites quantités dans la nature, ou en quantité insuffisante pour Tindus-Irie; des métaux qui pourraient être absorbés en quantités beaucoup plus grandes s’ils étaient plus abondants, à un prix moins élevé; ees métaux tout eu étant abondants ailleurs, restent rares pour le pays qui en possède lieu, qui doit en importer, qui pourrait en vendre ou en absorber beaucoup plus qu’il n’en produit", (p.lût.En fait, Tau-leur exclut le groupe conventionnel particulier dit précieux.Pour fariliter leur étude, ees métaux relativement rares sont divisés en deux groupes, le groupe de Tacier.comprenant les métaux qui entrent dans la constitution des aciers modernes, et le groupe des métaux radioactifs.Le premier groupe comprend te manganèse, le chrome, le molybdène, le tungstène, le titane et le vanadium; le second, le thorium, le cerium, Turanium et le radium.On ne nourra que remarquer le caractère pratique de la division.Le volume est fait de préférence industrielles et minières du Domi nion et par souci d’érudition, trouveront ample matière à réflexion dans chaque chapitre.L’auteur n’oublie jamais le but initial de son oeuvre.11 brosse d’ordinaire un tableau général du métal étudié, expose son rôle dans l’industrie canadienne, ses chances d’avenir et en détermine, avec un coup d’oeil habitué et sur, les conditions de progrès, toutes choses intéressantes et pratiques qui.pour être comprises, ne requièrent pas une formation de spécialiste mais une culture honnête et Tamour vrai et réaliste de son pays.A l’auteur donc, remerciements pour l’oeuvre éminemment natio-nale qu’il poursuit, et remerciements plus spéciaux pour l'acquisition que fait la littérature technique, industrielle et minière du Canada par A la recherche des métaux rares.D'autres volumes doivent suivre, nous dit-on.Félicitons-nous en.Le but poursuivi si généreusement et si heureusement jusqu'à ce jour n’en sera que plus magnifiquement atteint.Et que la grande leçon de travail persévérant ne soit pas perdue pour nous! Un ne saurait jamais trop insister sur l'immense dépense de forces que demandent ces travaux.A titre d’exemple, nous savons personnellement que le P.Fontanel a résumé en neuf pages de son nouveau livre près de quatre mille réactions qu’il a faites dans le but d'identi-lier les métaux rares par les alcaloïdes.Ne serait-il pas à propos en finis sant de rappeler que le Canada est en train de se placer très près de la tète dans le monde des mines et de la métallurgie, que jamais nous n’avons progressé comme nous progressons à l’heure actuelle.Pour répondre aux besoins, il faut des prospecteurs, des chimistes, des analystes, des techniciens, des hommes d’affaires! Les Canadiens français sont-ils représentés comme ils le devraient?Jeunes gens qui depuis trop longtemps ne rêvez que de trois issues aux études classiques, le sacerdoce, la médecine et le droit, c’est pour vous que j'écris! Voilà une voie ouverte aux plus hautes ambitions et aux plus belles intelligences.Cette carrière requiert des talents authentiques et ne doit pas se présenter relui qui n’eût fait qu'un triste avocat et un mauvais médecin.Il faut des Canadiens français a la hauteur de la tâche oui puissent développer les ressources du sous-sol dans la province de Québec au moins! Tout dernièrement, on se plaignait en haut lieu de ce qu'on ne pouvait trouver de Canadiens français suffisamment qualifiés pour prendre la direction des expéditions géologiques organisées tous 1rs ans par le gouvernement fédéral.En serait-il ainsi, si Ton comprenait l’importance ’ de prendre notre rang dans le monde économique?C’est m insistant sans cesse qu'on fera la mentalité et c'est en publiant et en s’intéressant à des travaux sérieux et rompétents rom me celui du P.Fontanel qu'on aidera le plus puissamment â*la faire.A.R.('liez kerhultt et Odiau 1 Avis cle décès p CM OUC H EL.— A Montr#*), te 12 Juli 11*' /^IJ¦, ,/t‘ 400 Russes de la Mandchourie, le gouvernement soviètlgue a averti les gouvernements de Mandchourie et de Nankin qu'ils avaient trois jours pour régler l’affaire à l’amiable, Si la Chine ne peut s'entendre avec la Russie, dans une conférence, celle-ci sera forcée d'avoir recours ù d'autres moyens de défense pour (aire respecter ses droits.Feu Mademoiselle Marie-G.Gaudreau Mlle est déc Marie-Germaine Gaudreau cédée, samedi, après une lon-„ laladie, à l’Age de 23 ans, 5 mois et 9 jours.La défunte était la fille de M.Fortunat Gaudreau et de .Marie-Claudia Gagnon, décédée.Outre son père, elle laisse quatre frères, MM.Louis-dc-Gonzague, Fortunat, Francois et Paul, ainsi qu'une soeur, Mlle Rose Gaudreau.Les funérailles auront lieu demain, à 8 heures 30, à l’église Saint-Jacques.Le ronvoi funèbre partira de la maison de son père, au no 251, rue Dorchester est, à 8 heures 15.L'inhumation se fera au cimetière de la Côte-des-Neiges.L’épopée canadienne Candide de Nant, Capucin.Préface d’Emile Laiwrière.format 6‘ 1-2 x PAGES GLORIEUSES DE L’EPOPEE CANADIENNE.—Une Mission capucine en Acadie, par le R.P, 10, S38 pages, nombreux hors-texte et une carte."De même que Georges Goyau a intitulé son beau livre récent: Les Origines religieuses du Canada, le P.Candide de Nant aurait pu intituler le sien: Les Origines religieuses de l’Acadie.Le P.Candide connaît ù fond cette coiürée pour y avoir passé vingt-deux ans comme missionnaire.C’est là qu’il a réuni les premiers éléments de son travail, pour les enrichir ensuite de documents Inédits puisés en grande partie dans les archives romaines.11 écrit l'histoire de VAcadie, son histoire religieuse surtout, depuis ses débuts jusqu’à nos jours.A l'aide de documents irréfutables il précise certaines données communément admises; U en contredit et en réfute d'autres, remettant chacun à sa juste place, au risque de détrôner certaines idoles.En un mot, le P.Candide fait oeuvre de justice et d’érudition.Il complète ce qu’ont écrit avant lui et Georges Goyau, et Emile Lauvriè-rc dans La Tragédie d’un Peuple.U s'étend en particulier sur la fondation de la Mission des Pères Capucins chargés de l'évangélisation de ces contrées (1632-1055).et sur son développement ultérieur.Il semble bien que maintenant le “mot definitif'' soit dit sur cette "glorieuse mission’’ des anciens Capucins d’Acadie.Mais /'ouvrage du P.Candide ne fait pas seulement honneur à sa “probité historique et à sa perspicacité psychologique", il contient aussi de nombreux détails pittoresques sur les indigènes, les curiosités géographiques, etc., le tout écrit dans un style vivant, alerte et limpide.Service de Librairie du Devoir, 336, rue Notre-Dame est, Montréal.f2.00 franco.Conditions spéciales pour les libraires.Officiers du L.P.R.en visite dans l’Ouest Nelson, C.-B., 15.M.Grant Hall, premier vice-président du Pacifique Canadien, (pii se rend à Cul-gary, pour le “stampede”, a profité de son passage dans lu sud de la Colombie-Britannique pour visiter les propriétés de la Consolidated Mining & Smelting à Trail, de même que l’usine génératrice de la West Kootenay Power Co„ à South Sto-can.M.Hall, qui est accompagné dans son voyage dans l’Ouest par M.I).C.Coleman, vice-président en charge des lignes de l’Ouest du C.P.K., a quitte cette ville pour continuer son voyage par voie du lac Kootenay le long de la nouvelle voie du Pacifique Canadien, actuellement en cours de construction de Proctor ù Kootenay Landing, pour établir une ligne ferroviaire directe entre le (’.row’s Nest et Vancouver, par le sud de la Colombie-Britannique.Les autres membres du groupe sont M.R.-C.McNab, ingénieur en construction, de Winnipeg, et M.C.-A.Cotterell, surintendant de la division de la Colombie-Britannique à Vancouver.—- ——- «^ » * « *( - - M.L.-J.Gaboury ' A A • f L V 20 19 N^rlf ^ !0 is#4 • i T Vv 'y ’ « f • * « ?.e •T « • \12 \ 'a P I H g A V i \2L a n y • -n •s/v V- * / 3 >«¦ H C • * e f « I % A, ri* 17 jBùuœ A quelque* heures de Montréal par chemin de fer oa trouve une région éloignée du brouhaha du monde — une terre de paix, dépositaire de pieux sanctuaires, de.coutumes rustiques, de villages anciens.C’est là que se trouve le sanctuaire vénéré de Sainte-Anne de Beaupré: aussi la Malbaie, le Newport canadien.Service de trains commodes par le Canadien National en passant par Québec.Rtneeisnements art Btrremt des Billet» en ville, SS4 rue Saint-Jaeque», MArquette 4731 ¦ô wm m a t a « e Si T U « C 15 * -y.Photographie de la nouvelle cart,- : agricole provinciale telle que pré parée par M.L.-P.Roy, directeur; des Services au ministère de l’Agri-! culture.La province est divisée en «ones ou districts.Cette elassifica tion a été faite d'après les condi lions du sol et les facilités de prn-i duction et de vente.Voici comment sont divisé* les 23 , districts •gricol«A‘ Laval et Jacques-Cartier, l.aprairie, une partie de Na-pierville.HouviUe.Cham-iily.Iberville et Saint-Jean.• Chateauguay.Beanharnois, Soulanges et Vaudreuil.- Deux-Montagnes, L'Assomption.une partie d’Argen-teuil.de Terrebonne et de I Joliette.Partie sud des comtés de Jq liette.Rerthier.Maskinon-gé et St-Maurice V enchères, Richelieu.^a-maska.St-Hyaeinthe et lingot.- Huntingdon, la partie csl de St-Jean.Missisquoi.Brôme.Stanstead, Shefford et Roupille.- Richmond.Sherbrooke et Compton.9.12.Arthiihnska, Drummond.Mégantic et Wolfe.Nicolet.Lotbinière el Lévis.Partie des comtés de St-Mnu-rier, Champlain et Portneuf.Frontenac.Beauce et partie sud des comtés de Belle-chasse.Montmagny, L'Islet.Kamouraska et Dorchester.Partie des comtés de Belle- ! chasse, Montmagny.L is ; let et Kamouraska.Partie des comtés de Port-1 neuf, Québec, Montmagny et lie Orléans.Partie des comtés d’Artha- ; haska Témiscouata, Hi-mouski, Matane et Bona-venture.Matapédia La Gaspésie.18.Lac St-Jean et Chicoutimi.19.Comtés de la rive nord du St-Laurent.de Monttalm à Charlemagne.20.— Partie nord de Terrebonne, Labelle en entier, partie de Papineau et de Hull.21.— Pontiac, Argenteuil, Papi- neau et Hull.22.- Temiseaminguc.23.— Abitibi.Pacifique Canadien WAGONS A SIEGES INDIVIDUELS ENTRE MONTREAL ET CHICAGO _____ Le Pacifique Canadien annonce que des wagons à sièges individuels sont maintenant attachés a leurs trains “The Canadian’ , circulant tous les jours entre Montréal et Chicago; au No 19 quittant la gare Windsor.Montréal, à 9.45 n.m., et arrivant à la gare Union, Toronto, A 5.55 p.m., et A la gare Centrale, Chicago, à 7,40 a.m.et au No 20.quittant la gare Centrale, Chicago, à 5.40 p.m., la gare Union, Toronto, à 9.00 a.m.et arrivant A la gare Windsor, Montréal.A 5.10 p.m.Ces wagons dont les sièges sont pourvus de souples ressorts assurant le maximum de confort en voyage et éliminant toute vibration, sont aussi attaches A plusieurs trains entre Montréal et Québec, Montréal et Ottawa, et Montréal et Toronto.Pour plus amples renseigne-ments, s’adresser à tout agent de billets du Pacifique Canadien nu 1 au bureau de ville, 201-oued ru* i St-Jacques.tél, H Arbour 4211.(r.) VOLUME XX — No 162 Chronique de VA.C.J.C.Organe du Comité régional de Montréal L’EMPLOI DU TEMPS Les mois d'été apportent à plusieurs d’entre noua des jours attendus avec impatience, et dont on apprécie la valeur .quand ils sont passés.Je veux parler des vacances, lesquelles, selon moi, doivent cire un temps de repos et de préparation aux travaux futurs.Il n’est pas douteux que des vacances soient légitimes, voire nécessaires.Dieu‘lui-même, après avoir travaillé six jours, se reposa le septième.Mais ce qui n’est ni légitime ni nécessaire, ce sont ces dépenses folles et extravagantes que trop de bons canadiens se permettent, au détriment de leur bourse, et quelquefois de leur santé, tant physique que morale.Des voix plus autorisées que la mienne se sont élevées pour défendre la morale chrétienne contre les attaques du paganisme, dont la marée montante se fait sentir à mesure que les ‘’catholiques’’ pactisent avec le Mal.Rappelons-nous qu’il est des principes avec lesquels la vie de tout homme consciencieux doit être en parfaite harmonie.Et si cela est vrai pour le commun des mortels, ce doit l’être davantage pour des acéjistes convaincus (Philie dirait: persuadés).Pour être honnêtes, des vacances n’en seront pas moins agréables.Dieu s’est plu à dotter le Canada, et en particulier la province de Québec, de sites grandioses pouvant faire concurrence à toute autre partie d’Amérique, peut-être môme d’Europe.l^e Saint-Laurent entraîne le voyageur vers des rivages où l'histoire de la race s’est écrite en des pages immortelles, inspiratrices d’énergie et de persévérance .Et cette considération n’est qu’un aspect de la question des vacances.Mille autres moyens s’offrent à la distraction du citadin en quête de repos.Signalons entr’autres, certains livres, dont la lecture attrayante et facile, instruira le lecteur, tout en le délassant.U y a aussi la pratique des sports et des exercices physiques: deux éléments utiles à l’homme, pourvu qu'il les domine.En fin, en vacances comme en tout temps, rappelons-nous que nous avons des devoirs envers Dieu, envers le prochain- et envers nous-mêmes.Profitons de ce temps de grâce pour grandir dans l’apostolat qui est le principe fondamental, l’idée-mère de l’A.C.J.C.Roland CHAGNON QUI VIVE ?LA JEUNESSE ! CERCLE VERDUN Deux réunions réffulières ont eu lieu dans le cours de mai.On y traita des sujets suivants: "Les bois canadiens” et “En garde contre les anglicismes.' Le cercle a aussi organisé la veillée d'armes du 23 mai et mérite les félicitations du comité pour le succès remporté.Voici un aperçu de cette soirée qui s’est déroulée devant 7,000 personnes.Le programme comportait une parade à laquelle les associations suivantes ont pris part: la Société Saint-Jean-Baptiste, les Voyageurs de commerce, les Artisans canadiens-français, les Chevaliers de Colomb et les Zouaves pontificaux.On remarquait aussi dans la procession la ligue du Sacré-Coeur, la Congrégation de la Sainte-Vierge, la chorale de l'académie Richard ainsi qu’un groupe de paroissiens.Le cercle Verdun fermait la marche.Arrivés au monument Dollard, les Zouaves firent l’appel des dix-sept braves.La foule entra ensuite à l’église, où M.l'abbé Henri Le-compte, du collège de Sainte-Thérèse, fit le sermon de circonstance.Mgr Deschamps chanta le salut du très Saint-Sacrement.CERCLE PIE X Tous les rapports qui nous parviennent de ce groupe sont toujours de plus en plus encourageants et consolants.Son rapport d’avril nous démontre une fois de plus la vie intense qui règne dans cet actif milieu.Tout d’abord, nous nous permettrons d’en souligner la principale raison: la communion fréquente et la communion par roulement sont toujours en honneur dans ce cercle.La moyenne par membre at- teint 9 communions par mois.Etude: Deux assemblées régulières et une libre ont eu lieu dans le cours du mois.A l’une de ces réunions, le cercle avait le plaisir de recevoir M.Venceslas Ruiz, un camarade de l’A.C.J.M., qui donnera une causerie sur la situation religieuse dans son pays.(Le groupe Pie X nous avise en passant que le camarade Ruiz accepterait volontiers de donner cette causerie aux cercles qui lui en feraient la demande).A une autre séance, on traita de l’aviation.Action: Le cercle a demandé à M.Athanase David de rendre bilingue le tableau annonçant les parties de balle au camp, au Stade.Par la suite, ce tableau a été rendu bilingue, et deux autres tableaux ont été ajoutés, dont l’un est français.Les RR.PP.Jésuites ont chargé encore cette année, du groupe Pie X du pèlerinage au sanctuaire des Bienheureux martyrs canadiens.Inutile de dire que les membres s’en occupent activement.Le cercle a aussi préparé et mis en marche sa campagne en faveur du drapeau Carillon-Sacré-Coeur, qui est le drapeau national des Canadiens français.Une résolution relative à l'observance du dimanche a été adressée à qui de droit.En marge de cette campagne, le cercle donnait, le 28 avril, une soirée publique è laquelle on avait invité M, le juge Edouard Fabre-Sur-veyer, à traiter de cette importante question.Le Rév.Père Dugré prononça une allocution.I! y eut aussi musique et saynète.Le 4 juin, les membres actuels invitaient à une soirée récréative, les anciens pour y fêter "les sucres”.Ne pas confondre! Rappelez-vous la première semaine de juin! Ça ne devait pas être une partie de sucres! François DESMARAIS, du comité régional.AVIS AUX LECTRICES La directrice de notre Page Féminine étant absente pour une quinzaine, la publication de cette page de notre journal sera suspendue jusqu'à la fin du mois courant.LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 15 JUILLET 1929 n NOTESJBREVES Notre trilogie: Piété, Etude, Action, doit être toujours h l’honneur chez un membre de l’A, C.J.C.même pendant les vacance».•Jf * * La chaleur et lu belle température ne devraient pus nous faire faiblir sur notre premier point.•r ^ Et les deux autres, pensons-y aussi.* * ¥ Prenez-vous vos vacances bien-têt?En avez-vous réservé une petite partie pour une retraite fermée?* * * Trois jours, ce n’est pas beaucoup et quel repos vous en retirerez au point de vue moral et physi- Vous êtes décidé?Téléphonez immédiatement au secrétariat du comité régional et c’est réglé.Ce n’est pas plus difficile que cela.^ * Avez-vous pensé à tenir des réunions de vacances?* * * Sinon, tenez donc au moins des réunions du Conseil pour préparer le programme de la prochaine année.P.-H.TESTEVIDE.du comité régional.Retraite fermée Une retraite fermée pour jeunes gens aura lieu à "’La Broquerie”, du 1er au 4 août.Pour renseignements, s’adresser à François Desmarais, 00, rue Brodeur, téléphone: WAl-nut 9606-W.Retraites fermées AU COUVENT DE MARIE-REPARATRICE, 1025 MONT-ROYAL OUEST, MONTREAL Juillet, 18 au 21, jeunes filles.Juillet, 25 au 28, jeunes filles.Août, 1(5 au 10, jeunes filles Août, 24 au 27, institutrices.Août, 3ü au 2 septembre, jeunes filles.LES TROIS-RIVIERES, 117 SAINT-CHARLES Août, 1er au 5, jeunes filles.Août, 15 au 19, jeunes filles.Août, 22 au 20.institutrices.Prière de s’inscrire à l’avance et pour tous renseignements, s’adresser à la directrice des retraites.I IL Y A QUINZE ANS J LE DEVOIR DU MERCREDI 15 JUILLET 1914 Pour se conformer aux instructions du premier ministre Viviani, c consul de France à Montréal s’est asbtenu d’assister à la messe célébrée pour la France à l’occasion du 14 juillet.Dans un article où il commente 'cet incident, M.Héroux écrit: "Mais ’est un jeu dangereux — et à plus d’un point de vue - que d’éteindre es étoiles.Oambella et les ministres des affaires étrangères du passé l’avaient senti; nous regrettons pour la France et pour nous que M.Viviani l’oublie si complètement”.Commentant ensuite l’annonce de la fondation prochaine d’une école laïque française, M.Héroux fait observer que la neutralité, qui est censée caractériser l’école laïque, est une impossibilité, et il cite ces lignes que M.Viviani précisément écrivait, il y a dix ans dans [’"Humanité”: “Et la neutralité! Elle est, elle fut toujours un mensonge.Certes, el’e fut peut-être un mensonge nécessaire lorsqu’on forgeait au milieu ries impétueuses colères (te la droite, la loi scolaire.Le passage à franchir était périlleux.C’était beaucoup déjà que de faire établir une instruction laïque et obligatoire.On promit cette chimère de la neutralité pour rassurer quelques timidités dont la coalition eût fait obstacle au principe de la loi”.« * * L ne dépêche de Paris annonce que le président Poincaré partira samedi pour rendre visite à ’’empereur de Russie et aux rois de Danemark, de Suède et de Norvège.* * * La flotte anglaise commence au jourd’hui de grandes manoeuvres qui dureront dix jours.Le nombre des vaisseaux re- , revoir les montants d'abonL «léter- j minés.En retour, 1rs pays d’Europe, particulièrement l'Allemagne, pour : ronl donner leur plein rendement j rt se rétablir définitivement des conséquences économiques de la puerre.Il en résultera une stabili- I s ttion des industries et par cotisé- ! Otient l'assurance «le marchés im-j'ort ints pour nombre de produits I 4 1724 172 4 1724 39s.40s.34 s.lbs 19s.20s.27 s.28s.35s 37s 40s.38?De crémerie, en blocs.De cuisine.Fromage : Québec, doux, meule, de 20 Québec, doux, au morceau Canadien fort, «nie de 80 Ibs Canadien fort, au morceau .Kraft, boite «le 5 Ibs.Kraft, boîte dt* 1 1b.OEUFS Prix fournis par la Maison Z.Li moges et Cie.Oeufs frais; Chanlecîerc.Extras.Premiers .3U Seconds.27s.POMMES DE TERRE Prix fournis par la Maison A.La Ion de.Les patates du Nouveau Brunswick se vendent $1.10 la poche «te 80 livres.L'indiru clés prix «h' £ro* Le nombre-iniiiet' des prix de gros, tel que emnpilè par l'Office fédéral de la statistique sur la base de 1926-100.a avancé d'une fraction en juin; il s’est établi à 92.6, contre 92.4 le mois précédent.Soixante-sept prix ont progressé, soixante douze ont baisse et trois cent soixante-trois sont demeurés stationnaires.Quatre des principaux | groupes ont avancé et quatre ont rétrogradé, les changements étant ; tous de moins d'un point.Les produits végétaux ont avancé de 81.7 à 82.4; la hausse du prix j des grains, de la farine et des fruits frais importés a plus que contrebalancé la baisse du caoutchouc brut, du sucre brut, du thé et de l'avoine roulée.Les animaux et leurs pro-t «hiits ont décliné de 1(18.6 à 108.2 1 par suite de la baisse du prix du j poisson, du cuir et du lait, qui a été | suffisante pour contrebalancer la i ; hausse du bétail vivant, «les viandes ; i fraîches et des oeufs.Les fibres et ( , .i produits t«‘xtil(‘s ont cédé de 91.8 , ' ' 1 ; à 91.6 par suite de la baisse du copia, vent compter que ! |°" l,r,11'' du j111!' soi Canada ItMlTEO SOUTHERN CANADA ZXX: mWERCOMPANY , No.17 LIMITED UN DIVIDENDE d« vingt-cinq cents (25c} par ACTION ORDINAIRE SANS VA* | LEUR AU PAIR DE LA SOUTHERN CANADA ; POWER COMPANY LIMITED pour les trois mots terminé» le 31 juillet 1929 a été déclaré payable le 15 août 1929 aux actionnaires enré* gintrés k la date du 31 juillet 1929.Par ordre du conseil d'administration.L C.HASKELL, Montréal, 28 juin 1929.Secrétaire.Cartes Professionnelles et Cartes d’Âffaires ARPENTEURS & INGf.NlEURS BREVETS Rapport sur le combustible Le deuxième rapnort de cette Commission vient d’être publié en français.Il met en contraste les conditions actuelles et celles qui existaient il y a cinq ans, alors que le problème principal à résoudre était relui de l’approvisionnement du charbon, et il indique qu'il y a aujourd’hui une abondance de combustibles canadiens et étrangers TI.l.ibr*C(|u,v I.G.G.Papineau.I.G.al Arpenta jr M.Cailloux.I.C.Leg Ingénieurs Associés LTMÎTKK INGÉNIEURS CONSEILS BPtrm armé — Arpentage — Expert'iv EDIFICE THEMIS 10.It.Jarqvea ouest ^— HArbour «I4RJ MONTREAL Vnlrur.- Ceiv il h American Bnsrh Magnéto 564 American (’an 167 165 American Locomotive 1304 130 American Smelting , 1054 106« g American Water Works 1364 135 American Tel.’ Cons, Gas of New York 142 1394 Corn Prorii-icts 106 4 106*, Curtiss Aeroplane .,.1654 1664 Commonwealth Power 22fi1 ?J.-Paul BENOIST, C.P.A.COMPTABLE PUBLIC LICENCIE Spécialités: Vérifications municipales, scolaires, commerciales et industrielles.Edifice "Ban«iue d’Epargne” 266 ouest, rue St-,!acques - Ch.216 Tél.HArbour 9979 14-6-29 Raymond Beausoleil I.C.{(pédante : COMBUSTION CHATTrFAOB TNDtTBTR HTL FT DOMESTTQTTB — tNS’nTUTIONS HOPITAUX — CONCIERGERIES 132, rue St-.Tacqne» O.- HA.1811 Chambre SîP VENTEURS Darui/tdei ce’ Tha/uifJ firrmuJade Ÿnum d Iwan.ijm vwautA ALBERT FOURNIER 934 STE CATHERIN EErt »ilg wlipijV«i ASSURANCE Normandm & DcsRo«iers Co-irtlppa en A *«!,,ronron 232.RÏJF, SAINT-JACQUES Tél.MAIn 3999-4*53 — Montréal AVOCATS Immeuble général •t Prêts hypothécaires J963 rue Wellington Tél.YOrk 4707 Aidérie Rlaln, T,.T,., L.M.A.L Jean Fautewx.L.î
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