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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 20 décembre 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1910-12-20, Collections de BAnQ.

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PREMIERE ANNEE—No.290 MONTREAL, MARDI 20 DECEMBRE, 1910 ON SOÜ LE NUMERO $ ABONNEMENTS : ^BT TP* Rédadion et Adminiét Edition_Quotidienne ¦ 1 ¦ ¦ M ¦ | fl B | Il UNION POSTALE.¦ ¦ H H V H H ¦ Bü^F -^ Edition Hebdomadaire: ¦ M ¦ 1.¦ H ¦ aB BM B B B B B TELEPHONES: ^Îh«-::;;;.v.:::: : S’SS fl Jfl J mW fl A WÊ m W fl fl Bl 0 union postale .$ioo gBaB dÊmA mÊm^ mÊÊêÆ bF ÆÊÊ MB Br ADMINISTRATION 7461 Directeur : HENRI BOURASSA FA/S C£ Ql/F DO/S / BOITE A SURPRISES B1LLF.T DU SOIR î/cs comptes publics de Ja province de Québec sont une inépuisable boîte h surprises.Le main plonge presque au hasard dans ce gouffre et toujours elle en retire quelque étonnant bibelot.Prenez, par exemple, le dernier rapport du Ministère de la Colonisation fpour l'année finissant le .10 juin 1909.1 Vous y trouverez, aux pages 167 et suivantes, un tableau donnant P'‘état détaillé de 1 'emplri de la somme de $123,-701.44 entrée sous le titre de “Visites et Explorations’’ dans le tableau No 1.” \ ous avez tout de suite la vision de longues courses à travers les territoires inexploités de la province ou dans les régions nouvellement ouvertes à la colonisation.Et de fait les dépenses de voyage de M.Gastonguay et ses aides peuvent légitimement figurer dans ce tableau; mais l’on se demande par quel prodige d’ingéniosité on a réussi à classer dans les “Visites et Explorations’’ du Ministère de la Colonisation l’argent payé à M.Georges Bellerive de Québec, “pour cent exemplaires de son livre: Orateurs canadiens-français’’, et qui figure à la page 172 de ce document.Est-ce que le ministre remet chacun de s>s explorateurs un de ces volumes pour charmer les loisirs de ses longues promenades à travers la forêt ou pour faire retentir sous les voûtes des grands bois les accents de Chapleau et de Mercier?On se demande pareUlement en vertu du quel principe de comptabilité, le gouvernement peut classer dans les “ Visites et Explorations ’ les frais de bureau de M.Carufel, l’agent de colonisation de iuontréal.Les $372.00 payés pour le loyer du bureau de M.Carufel, les $16.00 de taxes d’eau, les $19.13 de gaz et d’électricité, les $80.52 de fournitures de bureau et d'articles de toilette, les $40.99 donnés aux femmes de peine pour le nettoyage du bureau, peuvent être des dépenses absolument justifiées, de même que les $885.00 payés au gardien et au commis du bureau; mais on ne voit pas du tout 1.Duckett propose alors la san jté du parlement du Canada.Il invite ATM.Mackenzie King et Doherty à \ •répondre.Voici un résumé bien sue jrint de l’éloquente allocution du minis jtre fédéral du Travail.Après avoir 'fait les compliments d’usage, l’ora-jteur parle du transport eoimne à peu .près l’unique moyen de faire complète [l’union «le tous les f anadiens.I t les •habitants de ce pays devraient regai der, comme «piestion d’intérêt national, tout mowvciiicnt ayant pour but r chiffre à un tien plus de $!>l)0.Incendie chez un tailleur I n incendie n causé des dommages hier l'après-midi, au magasin de M.I,.Miller, tailleur.\n 592.rue Dorches-Iet-Ouest.I.e feu fui allumé par l es plosion d'liti récipient contenant de la et.toutes autres gares au Canada, Fort.William et, Kst, aussi a Hétroit et Mnult Sainte-Marie.Midi.: liufl'ulo, Black Rock.Suspension Hridgn ,,t.Xiitcura lulls.N.-A .et aux gares Hu Pneifimio Canadien dans le Vermont et le Maine.PRIX D UN BILLET SIMPLE DE PREMIERE CLASSE Bon pour départ, le gJ.25 et 20 décembre.limite de retour.27 décembre 1910 • aussi départ le 31 décembre 1.910 et jnn?vier 1 et 2.1911, limite do retour.3 janvier 1911.BILLET DF, PREMIERE CLASSE PLUS UN TIERS Bon .pour aller te 21 décembre a janvier n, 1911.Limite do retour 1 janvier 1911.EXCURSION SPECIALE, PRIX D’UN BILLET SIMPLE Ville de Québec, places des Provinces Maritimes.Bon pour départ du 21 déc." nu 2 jnnv.1911, et bon retour jusqu'au t janvier 1911.WÀGON-LIT POUiv OTTAWA Quittera chaque Jour, la garo do la rue Windsor, à 0.50 p.m.T,os passagers pourront rester il bord jusqu’il 0.00 n.m.Prix du lit, $1,50.SERVICE DE WAGON-CAFE entre Montrée! et.Québec, sur tes trains du matin et do l’après-midi.BUREAU DES BILLETS en ville, 218 rue Saint-Jacques, Téléphone Main 3732-3733 ou aux gares Windsor et Yi-gcr.Courrier de la Semaine Les umllcs pour l'Kurope scroul fermées au bureau de poste comme suit durant cette seinaitie : Mardi à 7.15 a.m.par le Teutonic (Milite Star); à (I p.m., malle supplémentaire.Mercredi à 7.15 a.m.pur la Touraine (Générale transatlantique); à 6 p.m., malle supplémenta i re.Vendredi à 7.15 a.m., par le Baltic (While Star): 6 p.m.tnulle supplémentaire.Vendmli à 10.36 a.m.pm ITTcsp*-rinn I Allan).I.es colis son! expédié* par ce paquebot : ils devront être mis n In malle aviinl 9 h.30 a.m.vendredi Les lettres peuvent être déposée- jirs-qu'à 6 p.m.: les mitre-, matières avant LE DEVOIR, Mardi, 20 Décembre, 1VLU.Inauguration et bénédiction de l’Académie Marchand *îA GRANDEUR MGR BRUCHESI PRESIDE LA CEREMONIE.— INTERESSANT PROGRAMME REMPLI PAR LES ELEVES._ DES DIS- COURS SONT PRONONCES PAR MGR L’ARCHEVEQUE, L’HONORABLE JUGE LAFONTAINE, L'HONORABLE J.DECARIE ET M.C.J.MAGNAN.Tüînaugmration officielle do la splendide Académie Marchand a eu lieu hier soir.I ne foule nombreuse avait envahi le vaste édifice et on n'entendait partout qu’exclamations élogieuses sur sa beauté.Lorsque Sa Grandeur Mgr Bruchési commença la bénédiction de l’écolp.qu’il parcourut les corridors bien éclairés, nous pûmes, en le suivant, admirer le bon goût qui régne partout.Les classes sont très bien aménagées.i.lles sont spacieuses, garnies do joli-' pupitres et de sièges très confortables.Bar de larges fenêtres des flots de lumière et de soleil entrent.D’autre part, une installation électrique, d’un style très sobre mais élégant, fournit un éclairage qui ne laisse rien à désirer sans cependant fatiguer la vue.L’école est en outre munie d’un appareil de M utilation dernier modèle.Attenant à chacune des classes est un vestiaire à l'usage des élèves.Au rez-de-chaussée, nous avons remarqué une grande cuisine où les jeunes filles pourront apprendre l’art culinaire.Sur chaque étage est une salle dans laquelle se trouvent des machines à écrire, des tableaux de leçons de choses, etc.Enfin, à l’étage supérieur est un grand salon, avec petite estrade, (’’est là qu’eut lieu la première séance donnée par les élèves.Lorsque l’archevêque de Montréal y entra, précédé de plusieurs membres du clergé en surplis, tout le monde se leva.Monseigneur bénit un beau crucifix qui fut aussitôt après suspendu au m ur.Puis la séance commença par un morceau de piano exécuté par trois élèves.11 y eut lecture d’adresses, en français et en anglais, plusieurs jeunes filles récitèrent des vers.Citons entre autres Mlles Blandine Cloutier, -leanne Despocas et Gabriel-le Lavigueur dont nous avons tout particulièrement admiré le joli talent de diseuses.Mentionnons aussi mesdemoiselles B.Larochelle, L.Courtois, A.Alarie et Gabrielle Dalpé qui ont joué ou chanté d’une façon très intéressante.A l’issue de la séance, l’Honorable juge Eugène Lafontaine souhaita la bienvenue à l’auditoire et après avoir fait l’éloge de Mgr Bruchési, invita Sa Grandeur à porter la parole.S.G.MGR BRUCHESI L’Archevêque de Montréal se leva aux applaudissements de toute la salie.“Depuis quelques semaines,” dit Monseigneur, “je suis surtout occupé à bénir et à inaugurer des écoles nouvelles.Et je trouve que ces semaines doivent compter parmi les plus heureuses dans la vie d’un évêque.” Après avoir énuméré les écoles qu’il avait bénites dernièrement.Monseigneur continua : “Hier, j’étais au sein d’une population très nombreuse ; les jumeaux y sont, dit-on, à l’ordre du jour, .l’ai donc béni deux écoles jumelles : une pour les filles et l’autre poulies garçons.C’était la septième bénédiction que je présidais depuis cinq ou six semaines.Partout j’ai rencontré des prêtres, des frères et des religieuses, des magistrats, des pères et des mères, des enfants.C’est à.ceux-ci que revient la place d’honneur dans ces cérémonies.A Saint-Edouard, hier, .j’en ai vu 2,500 et es tableau-là était charmant."Partout j’ai suivi le cérémonial dicté par l’Eglise.Il est beau, allez, ce cérémonial ! C’est tout un traité d’éducation chrétienne! c’est un véritable code de toutes les vertus à pratiquer par les maîtres, les maîtresses et les élèves.“On y enseigne, entre autres choses, à soigner la santé : santé de l’âme et du corps ; les maîtres et les maîtresses seront doux, ils seront éclairés, ils seront dévoués ; les élèves seront soumis, obéissants et assidus et cultiveront l’amour du travail.“H y a beaucoup d’analogie entre la bénédiction d'une école et celle d’un temple.Ri le temps nous l’eut permis, nous aurions dû aller chanter, à l’église, le “Veni Creator”, puis revenant sur nos pas, nous aurions béni l’extérieur do ce magnifique édifice et puis nous serions entré pour bénir l’intérieur.A cause de notre climat nous avons dû abréger la cérémonie.“Permettez-moi de relever une remarque qu’on a faite dans un journal.On a annoncé que je devais inaugurer ce soir l’académie “laïque” de Madame Marchand.Je n’aime pas cette épithète de "laïque” accolée à une institution si profondément chrétienne.On donne au mot laïque une trop mauvaise signification.Dans certains pays, école laïque veut dire école sans Dieu.Jo vais toujours avec plaisir visiter les institutions dirigées par des religieux et des religieuses.Et c’est avec une joie non moins grande que je suis venu bénir l’Académie de Madame Marchand.' Madame Marchand 1 quelle femme j dévouée, aussi humble que distinguée ! | Certes.elle était loin de se douter, lorsqu’elle embrassa la carrière de l’en- j saignement, tfu’un jour viendrait où 1 l’on élèverait un si beau monument à sa mémoire.Elle fut modeste, accomplit le bien en secret, instruisant les enfants mais trouvant qu’elle n’était jamais assez instruite elle-même.Dieu l’a récompensée et les hommes l’hono-rent.“Mes chers enfants, je désire que vous reteniez de cette soirée une leçon: On s’occupe beaucoup do vous, on veut votre perfectionnement, votre avancement.Profitez bien de ces belles années.” Ici l’orateur distingué parle de l’école du soir des Dames du Sacré-Cœur où nombre de femmes et de jeunes filles pauvres, vont, après leur journée faite, et souvent avant d’avoir soupe, puiser l’instruction qu’elle n’ont pas eu la | bonne fortune d’acquérir.Monseigneur encourage les élèves a | soigner leur diction, leur prononciation.Elles ont, en Mademoiselle Saint-Jean, une professeur de grand mérite.Puis il termine par In charmante anecdote suivante : “Mgr Mermillod visi-tn,U un jour une petite école.En entrant, il vit sur le tableau noir toutes les lettres de l’alphabet.—r‘Cest bien long, tout cela”, dit-il aux enfants.“Je vais vous enseigner tin alphabet bien plus court.11 ne se compose que de quatre lettres qui sont le gage de votre succès : O.B.1.C.“Et, ajoulo Mgr Bruchési, en souriant, c’est le dernier conseil que je vous donne.” L’orateur suivant est L’HONORABLE J.DECARIE secrétaire de ln province.Il commence par féliciter les commissaires d’écoles de ectte ville de l’initiative qu’ils ont prise de combler une lacune qui existait dans le domaine éducationnel de la métropole.11 déclare que le gouvernement actuel s’était toujours montré favorable au développement de l’éducation dans la province et qu’il ne cesserait de l’encourager.L’orateur formule le voeu que bientôt des écoles semblables fl l’académie Marchand soient établies partout dans notre province.Nous avons d’excellents collèges où lïoiSrwtim: .-.'.périeure est donnée ; mais llnstruetlon pT+maln> ;»{«M encore à désirer dans bien des endroits.Le gouvernement fait tout en son pouvoir pour améliorer les choses de ce côté-là.La preuve réside dans le nombre d’écoles normale*) qui ont été fondées.M, Décarie préconise hautement la nécessité d’une solide culture religieuse, sans laquelle l’éducation ne saurait être complète et encourage les élèves de l’Académie Marchand à étudier sérieuse-me)% 1 histoire du Canada.L’orateur termine en faisant un bel éloge de Louis Fréchette, notre poète national, qui a chanté sur sa lyre les gloires de nos an-j cêtres.M.C.-J.MAGNAN prononce ensuite le magnifique discours suivant.Monseigneur, Monsieur le Ministre, Mesdames et messieurs, Permettez-moi, tout d’abord, de remercier bien cordialement la distinguée directrice de cette belle académie, Mlle Bibaud.pour soir aimable invitation.Cette délicate démarche me rappelle, de la façon la plus gracieuse, que je ne suis pas un étranger ici cesoir, que 25 années de professorat et de journalisme pédagogique donn nt droit de «té au directeur de ‘TEnseignement I rimaire dans une téumon comme celle d’aujourd’hui.A la grande joie de prendre part à une aussi belle démonstration s’ajoute le plaisir non moins vif de saluer en -Mlle la Directrice de l’Académie Marchand l’héritière d’un grand nom, la continuatrice de l’œuvre pédagogique de Michel Bibaud, l’un des pionniers de enseignement au commencement du siècle dernier, le fondateur véritable de la littérature canadienne.Monseigneur, nous assistons ce soir à line véritable fête de l’éducation.Cette école primaire supérieure que vous venez de bénir et qui a pour parrain le Secrétaire de la Province, est un nouveau monument élevé en l’honneur de la plus noble des causes par une commission scolaire soucieuse de ses devoirs.Destinée aux jeunes fil-les, cette maison a un rôle important a remplir.( est ici que veindront se former plusieurs générations de futures mères de famille, do femmes foi'tes qui perpétueront dans nos foyers les traditions canadiennes et catholiques.Mais, pour remplir cet admirable rôle, il faut que durant son adolescence, la femme ait été mise à même, par une education bien comprise, de develop-per et de fortifier toutes les nobles qualités qu'elle porte en son cœur et en son intelligence.li faut aussi qu'elle soit armée con-tie les difficultés et les épreuves inhérentes à sa haute mission, mais il importe surtout qu’elle soit armée contre 1 erreur sous toutes ses formes.Nos mères furent admirables de vertu et de courage, parce qu’elles furent de grandes chrétiennes.Elles cherché rent leur idéal dans l’Evangile et le trouvèrent au pied du Calvaire.Elles ignoraient la mauvaise littérature et le theatre immoral.Aussi surent-elles s entourer fièrement d’une riche cou-ronne de vigoureux enfants, qu’elles offrirent généreusement à leur Dieu et à leur Patrie.Dans des conhitions différentes, les institutrices d’aujourd’hui ont à former les imitatrices de celles dont ie \iens d évoquer la mémoire.Quelle grande, niais lourde tâche ! iour la poursuivre avec succès, il faut rappeler que le but essentiel de renseignement, dans le cas qui nous occu-pc, c est de préparer Ies jeunes filles à leur destination future comme chrétiennes, mères de famille et bonnes pa-tnotes.Les besoins de la vie doivent decider du caractère de l’enseignement, et 1 on ne saurait trop recommander max’me : “L’Ecole pour la Vie.” N impqrte-t-il pas, en effet, de préparer les jeunes filles aux réalités de la vie.’ La jeunesse, a-t-on dit, écrit ses espérances et ses rêves sur le sable où elle s ébat joyeusement ; mais avec la maree montante des années tout s’efface sous les flots.C’est bleu là la réa Ijte, car il est rare qu’à l’automne de 1 existence, la vie remplisse toutes les promesses du printemps.Pour accomplir son devoir jusqu’au bout, il faut à tous, — à la faimme encore peut-être plus qu’à l’homme.— cette chose rare qui s’appelle le “call n y a point d’"homme” dans le monde, suivant Joseph de Maistre.“J’ai vu dans ma vie, dit-il, des Fran-^çais, des Italiens, des Russes, etc., je “sais même, grâce à Montesquieu, Peut être: Persan : mais quant Ji 1 “homme”, je déclare ne l’avoir “rencontré de ma vie ; s’il existe, c’est “bien à mon insu.” Plus heureux que Je grand écrivain français, nous Canadiens, nous n’avons pas à faire le tour du monde pour voir des “femmes” qui méritent ce titre dans toute sa noble et haute conception.Grâee à une formation religieuse bien comprise, les jeunes filles et les jeunes femmes modèles sont encore nombreuses chez nous.Mais notre nationalité est au tournant de son histoire.La vie fermée d’autrefois, qui fut notre sauvegarde, devient presque impossible.La multiplication des moyens de communication, l’immigration étrangère, les importations littéraires de tout genre créent une situation nouvelle qu’il faut savoir envisager.De là.un redoublement de zèle ct_ de travail dans le domaine de l’enseignement.L école doit orienter son enseignement sur les besoins de la vie, nous 1 avons dit ;; elle doit même prolonger son influence après la sortie définitive des élèves, car il est salutaire à l’âme de retourner spontanément, joyeuse ment au berceau de son initiation à la vie intellectuelle, morale et religieuse.Mais, pour cela, il faut que l’institutrice soit à la hauteur de sa mission, qu’elle sache ce qu’elle a à faire rommont la fnifn m, ’al la et comment le faire, qu’elle soit instruite, pleine d’adresse et d’habileté, se recommandant par un grand tact.Dans l’enseignement, si l’on ne sait pas exactement où l’on doit aller, on marche au hasard, l’on s'égare.Il est donc du devoir strict et impérieux de l’instituteur (ou de l’institutrice) de travailler sans cesse au parachèvement de son instruction, de «e tenir au courant des progrès de la science pédagogique et de se préoccuper sérieusement de son perfectionnement professionnel.11 ne faut pas se contenter d'occuper une place, il faut la remplir, l’honorer même, par sa science et son zv'Ie, en un mot faire tout son devoir et plus que son st rict devoir, en dépit des pré- I jugés et.souvent, de l'ingratitude.Qu’elle est grande ! quelle est difficile.la mission de l'institutrice ! Non seulement il lui faut rendre intéressant un sujet qui ne l'est nas toujours, éveiller le goût des enfants pour des matières auxquelles ils ne sont guère portés de leur naturel, combattre la monotonie de certains exercices en faisant passer leur aridité à travers son entrain et son dévouement, mais ilfaut encore, il faut surtout former, dans l’élève confié à ses soins, l’homme, la kenme, ou plus exactement, le chrétien, la chrétienne qui, demain, prési- vùP; M /i Le choix chez “DESJARDINS est très varié L'APPROCHE DES FETES fait songer aux toilettes et aux cadeaux.On a done double raison de parler de FOURRURES ce complément indispensable de toute toilette d’hiver, et Fur tide par excellence à offrir comme étrenue.n .t î Ceft l’adversaire du tripotage, des pots-de-vin, des vendeurs de promotions.CJ C’eét le meilleur médium d’annonces.v- « q C’est le défenseur hardi des classes ouvrières, des pauvres, des exploités.q II donne une critique sévère mais ju&e de nos administrations fédérale, provinciale et municipale.q CeSt le journal des sportsmen le dimanche.v- CST Abonnez-vous et Annoncez dans le “ Nationaliste BUREAU : 71A RUE SAINT-JACQUES.- Tel.Main 7460.elles dirigent, en font foi.Mais l’Académie Marchand s'imposait et.il« l’ont, compris.Cette nouvelle école sera toujours guidée par des maîtresses dont les principes ne laissent rien fi désirer.Elle sera toujours franchement catholique.“Eliminer, l'enseignement de la morale de nos écoles,” dit M.le juge en terminant, ‘‘et vou» ne ferez des élèves que des criminels avérés.Cela est admis par tout homme connaissant la vie et qui a eu l’opportunité de tirer des conclusions do sou expérience do chaque jour.” Après, le discours du juge Lafontaine, tout lo monde fut invité A signer son nom dans un registre-souvenir.Outre les personanges déjà mentionnée, nous avons encore remarqué MM.le chanoine uoy, le euré Charrier, l'abbé Trunchemontagne, l'abbé Richard, l’abbé Castes, l’abbé Fh.Perrier, visiteur des Ecoles, J.N.Perreault directeur, M.Moudan, principa, de l’Ecole Montcalml les RR.PP.Valentin et Henri, de l’ordre dea Franciscains, le Dr et Madame J.P.Décurie, M.McLaughlin, M.Giroux, le Dr Katini Malouf, l’àebevin Brodeur, l’abbé Desrosiers, .T.M.Dionne, tous les prêtres de la paroisse Saint-Jacques, Madame H.Gérin-La-joie, Mlle Idola Saint-Jean et tout ie «¦•J Am A •aslAmiji ItaraliAnd. « LE DEVOIR.Mardi.20 D&swabrç, 1910.Concours de la Sodété du Parler Français au Canada, 1911 Programme.— Dispositions générales I.—T.e concours rlc la Société du Parler français au Canada, ouvert le 1er ienvier 1911, sera fermé le 15 septembre 1911.II.—Le concours est ouvert « tout auteur canadien-français qui voudra y prendre part.L’inscription est gratuite.Il suffira d’envoyer son manuscrit, en observant les conditions du ‘ programme”.III.—Toute oeuvre présentée au concours devra être inédite.IV.—Les concurrents devront s'inspirer de l’esprit, qui préside aux travaux de la Société du Parler français nu, Canada: préférence sera donnée aux’ oeuvres de caractère plus nettement canadien-français.V.—Les manuscrits présentés au concours devront être écrits lisiblement sur le recto seulement du papier.Ils ne devront pas être signés, mais ils porteront uniquement une "devise .Cette “devise” sera répétée, avec le nom et l’adresse de l’auteur, sur une feuille distincte, qui sera contenue dans une enveloppe fermée, transmise avec le manutrerit.VL—Les manuscrits devront être adressés et parvenir, avant le 15 septembre 1911.à M.le Secrétaire général de la Suviété du Parler français nu Canada.\o Ælt».Casier, Québec.VU.—Le concours sera juge par un jury constitué de la façon suivante: \i.Pamphile LcMay, de Québec ; M.l'abbé Ph.Perrier, de Montréal : M.l'abbé Camille Koy, fie Quebec : M- A]' bert Lozeau.tic Montreal : et le Secretaire général de la Société du Parler français au Canada.V| j|.Le nombre et la nature des récompenses dans chaque section seront déterminés par le jury, d apres la valeur des œuvre* présentées au concours.IX - Les résultats du concours seront proclames dans une seance solennelle de la Société du Parler français au Canada, da.NT.Les manuscrits pourront être retournés aux auteurs, sur leur demande et ii leurs frais.Mnis la Société décline toute responsabilité on eus de peitc ou de détérioration.Xll.-T.fi concours comprendra trois sections: lo.Section de la dialectologie.Çn Section de la prose.So.Section de la poésie.Chaque manuscrit devra porter l'in-di.’ation: 1ère Section.'Je Section, «ni de Section, suivant la section pour la quelle l'ouvrage sera présenté au concours.Mais un même concurrent pourra être admis à concourir dans plus d’une section.DISPOSITIONS P.VRTTCI,'LIERKS 1ère Section.Dialectologie.I.Chaque concurrent pourra soumettre au jury une “étude de lexicologie canadienne-française”.comportant le relevé et la signification des termes populaires franco-canadiens se rapportant à Ta maison du paysan cana-dien-français” fconstruction, aménagement.mobilier, ustensiles, etc.L JL—La longueur du manuscrit n’est pas limitée.HL—I! pourra être décerné dans cette section: l’n prix de vingt à quarante piastres (selon la valeur rie l’étude).Des diplômes d'honneur et des mentions.Je Section.Prose.I .—Chaque concurrent pourra presenter une “nouvelle canadienne-françai-se”.Le sujet est libre: l'action peut être entièrement imaginée par l’auteur, ou se rapporter à l'histoire.IL La nouvelle devra remplir, à 1 impression, au moins une vingtaine de pages dit “Bulletin du Parler français au Canada".Ill 11 pourra être décerné dans cette section: lu prix de vingt-cinq piastres.Des diplômes d’honneur et des mentions.3p Section.Poésie, L—Chaque concurrent pourra «ou mettre un poème ou une collection de poèmes.Sujet libre.II.Le nombre de vers n'est pas limité.III.Il pourra être décerné dans cette section: Vn prix de vingt-cinq piastres.Des diplômes d'honneur et des mentions.0 Pour le Bureau de direction de la société du Parler français au Canada.Le Secrétaire général.AD.U TOR RIVARD, No 239.Casier, Québec.LES CRITIQUES DES FONCTIONNAIRES Les Commissaires et les échevins s’opposent à ce que les fonctionnaires municipaux accordent des interviews aux journaux (F VL IVilliaiu Kobb, trésorier municipal, a été cité devant le Conseil, à la fiance d'hier après-midi, pour donner de* explications au sujet d’une interview accordée » un journal, et qui n’a vait pas été fidèlement rapportée.M.Robb aurait exprimé à un jour naliste son dépit de ce que le Conseil n avait même pas daigné mettre à l’étude son mémoire relatif à l'aucrmon-tation de la taxe foncière.Kt il aurait ajouté qu'il se félicitait, néanmoins, d'avoir en l’entière approbation des commissaires, qui sont do« hommes d affaires.Or, quelques échevins ont cru voir, dans ce certificat décerné aux commissaires, une distinction blessante pour eux-mêmes.L’éehevin Lapointe déclare que s’il a pris la déterminat ion de citer M.Robb devant le conseil, c’est (pie ce dernier lui avait envoyé une lettre fort cavalière en réponse, à sa demanda d'explications au sujet de son attitude à l’égard des échevins.Dans cette lettre, le trésorier dit nettement à l’échevin La-pointe qu’il n’a pas le droit de lui poser individuellement une pareille question et qu’il regrettait de ne pouvoir y répondre.I.échevin Lapointe prétend qu'une telle réponse de la part d’un employé de la ville ne peut être tolérée et qu’un échevin a le droit de questionner un chef de service.Kn ce qui le concerne, il annonce qu'il continuera à demander des explications aux chefs do service quand il le croira nécessaire.Invité à s'expliquer, AL Robb dit qu'il a été peiné de voir qu’un aussi important rapport n’avait pas été étudié par le conseil, mais il déclare que la nouvelle où on lui fait dire que les commissaires sont îles hommes d’affaires, est fausse, car il ne se permettrait jamais de juger ses supérieurs.L’échevin L.-A.Lapointe prend bonne note des explications de M.Robb qui satisfont le conseil.Avant de clore l'incident, l’éehevin Lapointe prend à.partie le surintendant de l'aqueduc, M.Tanin, qui, lui aussi, aurait fait à un journaliste des déclarations contraires à la discipline municipale.Il regrette que la motion de l’échc-vin Tétreau, faite autrefois pour, empêcher les employé* de l’IIôtel de A'ille de s'épancher dans le coeur des journalistes, ait été retirée par considération pour ces derniers.L’échevin Kmard a présenté sa motion, portant que le tramway ne remplit pas ses engagements relatifs à la construction de nouvelles voies suivant les besoins de la circulation, et demandant aux avocats si, dans ces conditions.l'administration municipale u'u pas le droit de résilier le contrat de la compagnie.La motion a été adoutee.L'échevin Tétreau a demandé aux commissaires s’ils pouvaient faire paser des égouts dans la paroisse de Saint-Jean Berehmans.Quand a été présenté au Conseil le rapport des commissaires, recommandant la nomination de Thomas Fleming aux fonctions de cotiseur, 1 ns forçats; le j prêta pour la première semaine de jaii-Mftgistrat Bazin les a renvoyés ft St- visr.Les travaux coûteront plus de Vincent dé Paul pour trois années.soixante mill, dollar* ÏÆ DEYOIR.Mardi.20 D'ëcemtro.1910.' ' V m six Clubs de la Ligue de la Cité DEVANT UNE FOULE NOMBREUSE.ILS FONT L’INAUGURATION DE LEUR SAISON DU JUBILE, HIER SOIR.— ENCOURAGEONS LES AMATEURS.Lu Ligue do Hockey de lu Cité a dé-bu|e hier soir, au patinoir Jubilé, de brillante façon.Les -'i\ clubs r|ui la composent faisaient hier soir, l'inauguration de lotir ccdùle do parties.11 y avait beaucoup de spectateurs, et c'est peut-être ce qui nous a le plus réjouis.K-spérons que durant le cours de la saison le public, tout comme hier, ne manquera pas de donner son encouragement aux clubs amateurs, ' qui en sont méritoures.Si I n veut former des joueurs qui feront honneur à notre race, plus tard, sur les champs tie glace, on doit leur prodigue!' un encouragement constant, et stimuler leur émulation.Il y a de très bons joueurs parmi nos amateurs.Quelques-uns sp chauffent, du bois dont on fait les professionnels.Ils n'ont tlii'u continuer à travailler ardument, ci bientôt leur ronrage et leur ténacité au jeu seront bien récompensés.Bravo les amateurs, continuez.M.l’échevin Carter, maire suppléant, mit la rondelle au jeu pour la partie 1S qà i on a I -Bai 11 argent}.Le chronométrage était confié à M.E.C.S’ l’ère., Tl y eut trois parties bien contestées, ¦dont voici le résultat.Nous donnons aussi le* noms des joueurs dans chacune.ASTOR : Couture, buts ; Granany, point ; Roulai'd.cover ; Xent, Lachapelle, Fennell, ïlcGranalian, avants.ST-JACQUES : Cadot, buts ; Duckett.point : Dandurand, cover ; Lortie, Rochon, lord et Hughes, avants.SOMMAIRE Première Période lièrc partie: Astor, Kent, 17:00.Deuxième Période Pas de score.• loueurs punis : 1ère période, Grana-ny.5 in ins ; Duckett, ô mins.-ème période : Lortie, 5 mins., Ford, 1 min.DEUXIEME PARTIE NATIONAL : Larochelle, buts ; Yali- 1 quelle.Brais, .Jette, Robert, Pontbri-land, (.'ormeau.! IUI1.1 ARfiF.OX EXPRESS : Cham-jpagnp, buts; Hin.—ertvin, Picard, Brunet, Leblanc et Fyon.SOMMAIRE Première période Partie 1.National — Beaubien.6.'-’5 2.National — Beaubien .J.45 •i.National — Cotneau.2.55 Deuxième Période 4.National — Pontbriand .6.25 5.National — C'omeau.35 (i.National — Comeau.1.30 7.National — Valiqnette .3.45 s.National — Pontbriand .30 1).National - Comeau.1.45 ¦loueurs punis : 1ère période—Brunet, 5 ni.; Valiquette, I m.; Hill, 3 m.: Fyon, 5 ni.; Picard.3 m.; Lyon.7 ni.: Pontbriand, 5 ni.'Jicme période— •Jette, I ni.: Fyon.5 in.'; Comeau, 5 m ; Brais, 5 m.; Fyon, S m.TROISIEME PARTIE STAR.— R.Peters, buts ; P.Heffer-man, J.Kennedy, S.Darragh, Colli-gan.I.aeken et McCuaig.GARNET.— Wray, buts ; Kerlin, Johnson, Turner, Walsh, Séguin, Bréard.SOMMAIRE Première Période 1.Stars — Eacken.3.28 2.Garnets — Séguin.32 3.Carnets — ruiner.5.00 1.Garnets — Walsh.30 Deuxième période 5.Garnets — Séguin .5.05 0.Garnets — Bréard.3.45 7.Stars — Coolican.7.20 S.Carnets — Turner .1 .32 0.Garnets — Johnson.20 •Joueurs punis : Jère période .M McCuaig, 5 m.; Séguin, 4 m.: Turner, 5 m.; Kennedy, 5 m.; Darragb, 5 m ; Walsh.J2 ni.Janvier 25 —— Pen Angle vs Indéni-dants.Lévrier 3 — Nations] vs Indépendants.Le Tricolore paradera ce soir C'est ce soir qu'aura lieu la démuas-tration organisée par le Tricolore, (Te Maisonneuve.Chaque club est invité à y prendre part avec sa mascotte et son i corps de clairons et tambours.Le rassemblement se fera à l'angle des rues Lasalle et Oniario.Le parcours i s,*ra le suivant; rues Ontario, Pie IX, j Lafontaine, Létourneaux, Adam, La.sal-le et Notre-Dame.Il y aura représentation au Readoscopc et concert-boucane a I Hôtel de \ ille.La fanfare de Maisonneuve ouvrira la marche.à Cinq joueurs ont signé Wanderers avej: T.T.T.Hawkins comme secrétaire.Le châtelet de la “Toque Rouge”va être agrandi pour cette saison an moins du double.Une aile va être jointe à.la bâtisse actuelle afin d'avoir une grande ! salle pour les réceptions quand il y aura des dames.Le hockey a Coaticook UNE LIGUE LOCALE POt.R LE CHAMPIONNAT DE CETTE MLLE.Coaticook, 20.— Trois clubs de hockey de cette ville, se sont formés en ligue et se disputeront le championnat local durant l’hiver.Voici l'échelle des parties de la saison: Janvier 16.— Indépendants vs.National.Janvier l|.— Pen Angle vs Xatio-' nal.: Janvier 13.— Indéendants vs Pen ‘Angle.Janvier LS —.National \s Pen Angle Moncton, N.-B.13.— Les amateurs de la lutte en notre ville ont assisté samedi soir à une double victoire de Cyclone Burns.Il devait se mesurer contre McLeod et Küqsis,;.in^!s à onze heures le Grec fit savoir qu’il ne pouvait, à cause de son poignet endolori, lutter ce soir-là.Cyclone Busch le remplaça.Burns tomba en 25 m.' McLeod au moyen,d'un Nelson et d’un bras barré.Ce match bien que chaudement disputé ne fut rien en comparaison du second.Busch fut tombé par Cyclone Burns apres une lutte des plus émouvantes en 13 m.14 s.Un jockey qui fait des siennes JOCKEY BELL PILOTE QUA-1RE VAINQUEURS DANS 1 i •JOURNEE D’HIER Jacksonville Fie., 20.- La journée (1 hiet sur le champ des courses a été tout a lait émotionnante.La conduite du jockey Bell a suscité l’admi-ifttion de tous.Il a piloté quatre vainqueurs.Ci-suivent les résultats d hier et les entrees d’aujourd’hui • 1ère course.1 mille : ]er, John Patterson.102.Bell ; 2e, Aviator 02.Gordon ; 3e, Heart Pang, 10S, Gros* lemps : 1.43 3-5.Peep Shot, Allon- by, u oolspun, Peepover, Sam Mathews et Anna Ran ont aussi couru.2èine course, 6 furlongs : 1er,Man-heimer, 109.Bell ; 2e.Mark Antho-i1'- “¦ 109' Davenport ; 3e.Détroit, 105, Musgrave.Temps i l.li.Kemp-ton Park.Brass Buttons, Jîonrv Crosscaddin.E.Shipp, Freca-les.Krri-mare Queen.Saraband ont aussi couru.3ème course.5 1-2 furlongs • 1er Sy h est ris, 100.Bell ; 2e.Marie Hv- de, 106.Rutwel! ; 3e.Herpes, 109.Goldstein.Temps : 1.07 3-5.King of Yolo, Prometheus, Eye Bright, Hildas ‘Sister, Lanier.Tennessee Bov.Sal Volatile.Firécateher, Lasalle et Adèle R.ont aussi couru.4eme course, mille 70 verges : lér.EJibabethan.101.Bell, ; 2c, Earl of Richmond.109.Goose ; 3e.Cano-pian, 106, Gould.Temps : 1,46 3-5.Mystifier, Austin, Sturtevant.Fabers-ham, Banbury.Roseburg II, Don Diaz Montclair.Oilpian, Lady Esther et Harvey L.ont aussi couru.ôème course.5 furlongs : 1er Bad News II, 106, But well ; 2e, Minta 106.Musgrave : 3e, Lesh, 106, Bell’ Temps : 1.27 4-5, Syi-ygy.The Wisp, bpes Nostra, Morning Song, et, Ed.Lèvan, ont aussi couru.Orme course, .1 mille-et un seizième : 1er.Edwin.T.112, Goose ; 2e.Mer man, • 103,.McCnhey * 3e.Mamie Algol.103, Obert.Ttu-ncoat, et Minot ont aussi .couru.¦ "Voici la, liste de» inscrits dans les courses de, mardi après-midi : lèrn course, 5 furlongs : Waltz.Myrtle.Marion, Bake.101.Mindinet-te, 106, Fort.• Wortn.109.Tipping Monte Fox, Oakley, 112.2ème course.5 12 furlongs : Common Serree', Definite.Floy Battle, 103.Label 104, Limpet.Dance Away, 106, Whin.Cardiff, 107, Red Bob, JOS.Jènie course.1 mille 70 verges : Outpost.J-ld.Keck, Galley Slave, Star Over, 102; Heine, 103.Tumcoat.Wan-der, 106.Beaubrummel, Mapleton, 109, Ben Howe.112.feme course, 6 furlongs : Danger-mark.Bluemouse, 90.Whitewood, 93.Guy Fisher.109.Jack Parqev, 111.Hoffman 112.5ème course, 6 furlongs : Mon Ami, 103, Ida D., 104.Danfield, Bob Co.I OS.Flying Squirrel.110.Eschau.All Red.Ill, Holm A.Munroe, 112, Toison d’Or.113.Oème course, 1 1-16 mille : Flashing.94.Hazel Thorpe, 100.Camel.First Peep.Faleada.Earl of Richmond Hill Top, 103, Ardri, 107, Live Wire.Ill, Glucose.112.Le Tricolore s’affirme LA PREMIERE PRATIQUE DES CHAMPIONS A EU LIEU HIER SOIR.Les Wanderers, champions do l'au dernier, ont eu leur premiere pratiqua hier soir à l'Arena.Il y avait sur In glace : Hern.Marshall.Johnstone, Hyland, Gardner, Finie Russell.Smaill Roberts, l.iffiton, Price, Sibby Xicolls et quelques autres.Après une bonne pratique d'une heure, Jus joueurs se sont retirés dans leurs quartiers généraux.Après quelques pourparlers entre eux ec Eddie McCafferty.cinq des champions de l’an dernier ont apposé leurs signatures au bas d'un contrat.Ce sont Riley Hern.Jack Marshall! Ernie Johnson.Harry Hyland et Jimmy Gardner.Il est tout probable que "Puddy" Glass jouera cette année avec Hailey bury, Ernie Russel signera avec Wanderer ces jours-ci.La direction choisira entre les autres dont les noms figurent.ci-haut, pour compléter son équipe.Saint-Vulier.Côte d’Abraham, Saint-Eustaclie.Saint-Jean.Des Zouaves, Uachevrotiêro.Grande Allée, Saint-louis.Du Fort, Ruade, lu Fabrique, Saint-Jean, pour se terminer à l'Auditorium.E l nion tiendra une assemblée vendredi prochain.Il sera question de l'organisation rie l'excursion à Montréal.L’élève et le maître |La Maison de Confiance Rochester.VY., 20.Orn Morning-star, à qui Jake Schaefer avait confié I éducation de son jeune fils, a été défait ec soir par son élève.Morningstar joua 100 points contre 200.Les scores des deux parties furent les suivants: Schaefer- 200 : Morningstar- 383 ; Schaefer, 200 : morningstar, 219.Dumas-Burns Ce soir, grande lète du club de raquette Tricolore, à Maisonneuve, à sept heures, les clubistss se réuniront » leur salle et à.huit heures, il y aura groupement' des hommes du Tricolore et de leurs imités, à l'intersection des rues Ontario et T.a Salle.On fera ensuite une procession aux flambeaux parles vues Ontario, Pie IN.Lafontaine.I.étonrneiix.Adam, LaSalle.Notre Dame, terminant au Readoscopc, où une jolie séance théâtrale sera donnée.On se rendra ensuite à l’Hôtel de Ville où un concert boucane est à l'ordre du.soir.Les clairons et les tambours des divers clubs invités sont priés d'etre présents.léger E.Hardy.de Saint-Basile, organisateur de la bataille Dumas-Burns est à faire les préparatifs nécessaires dans sa salle afin de recevoir environ 1200 personnes.Cette rencontre.qui aura Heu samedi le 24 courant.fait le sujet des conversations à l'ordre du jour et intéresse vivement les amateurs sportifs de Saint-Basile et des paroisses environnantes.Arrestations étranges Schenectady, X.Y.20, — Les pugilistes Sam Langford, Bob Armstrong, et le promoteur Carey ont été arrêtés ce soir pour avoir cherché à faire rencontrer Jack Twin Sullivan et, Porky Flynu, au club Athletic American.Le révérend George R.Ipmii a assermenté le mandat.Le Cercle Lafontaine A une réunion des membres-raquet-teurs du cercle Lafontaine, tenue dimanche, le programme suivant a été arrêté pour le premier mois (V la saison des raquettes: 1910: 22 déc.—Sortie, jeudi.24 déc.—Messe de Minuit.26 déc.—Guigiiolée, lundi.27 déc.—Guigiiolée, mardi.1911: 5 janv.—Marche avec dames, jeudi.S janv.—Sortie de campagne, dimanche.i I janv.—Courses des novices, mer-eredi.15 janv.—Sortie .de campagne, dimanche.18 janv.—Sortie en ville, mercredi.19 janv.—Glissoire Montréal, jeudi.22 janv.—Course à la campagne, dimanche.28 janv.au 5 fév.—Carnaval et convention de sport de l’hiver.M.le président a ensuite fait part au cercle d’une lettre, d'invitation du Tricolore pour une demonstration du Cercle au Readoscope, le 20 courant.L’invitation a été acceptée avec plaisir et tous les membres se feront, un devoir d'y assistas.A l'occasion de l’invitation du cercle Tricolore, les membres du cercle Lafontaine sont priés de se rendre chez Lajoie & Marchand, rue Ontario, près de l’Avenue Hôtel de A ille, mardi, le 20 décembre à 7 h.39.“ I.e but étaient, surtout de donner aux novices un peu de pratique.On espère bien par l’heureux résultat de notre première sortie d’avoir beaucoup «le plaisir durant la saison d’hiver.A l’assemblée de dimanche dernier le Cercle a changé l’endroit où il devra entendre la Messe de Minuit.Au lieu de Saint-Laurent, l’endroit choisi en premier lieu, le club ira à Saint-Martin.Tribune Libre Monsieur le Redact eu r.Auriez-vous la bonté de nicttrc ces quelques lignes sxnvartes dans la pape du sport ?Le club de hockev Sainte-Anne de Bell evue se croyant invincible subit une humiliante défaite dimanche le 18 courant par le jeune club Canadien de Stc-Anne.I-CS Sainte-Anne se croyaient gagnés avant d'embarquer sur la glace et disait qu'ils voulaient prendre une pratique en jouant avec le Canadien.Mais les Canadiens au contraire sc pensaient jbattus par un score de 10 à 0.Après le premier mi-temps le score était 0 à 0.Les Ste-Annc ne parlaient pas si fort, et ils se disposèrent à bûcher mais ils trouveront leurs hommes.Dans le 2e mi-temps ils furent tous surpris devoir J.Léger, de Eachino, enregistrer un point dans l'espace de cinq minutes ce qui encouragea beaucoup le club Cu-dien.A la fin du compte c’est le Canadien.En fin de compte c’est le Ca-Annes qui la prirent sans rien dire.Les amateurs de hockey de Stc-Amio ont été très satisfaits de la manière dont le Canadien a agi en engageant M.Léger pour cette partie; il se distingua comme une brillante étoile et sauva la partie eu enregistrant le point.Les noms .des vainqueurs : N.Legault, B.Leduc.G.Angcll, J.Cousineau, R.Cypiot, E.Lamarche, J.Léger, étranger du club.Referee : E.Trottier.qui se montra à la hauteur de sa position.C.HUSSENOT Etablie depuis plusieurs années au No 351 rue Ontario Est, le Maison C.llussenot s'est, acquis une très enviable réputation, grâce à la qualité supérieure dos produits qu'elle vend et à la parfaite courtoisie avec laquelle elle truite ses clients.^ Nos lecteurs auraient un intérêt tout 1 particulier à y aller à celte époque des Fêtes pour y faire leurs m-hats de A'ins.Conserves.Asperges.Galantines.Cliuui-pignons, Huiles d’Olives pures, Eaux Minérales, etc., etc.Nous icéonimaii-Jons tout particulièrement les Thés et Cafés de cette maison hautement renommes et appréciés par tous ceux qui en ont tait, usage.Ils sont des nieilleuves qualités et à des prix très modérés.Tous y trouverez, aussi les plus célèbres marques de savons de Marseille et des Cafetières françai c— Sachez, rofltcr des avantages qui vous sont offerts et allez y immédiatement, t ous on serez enchantés.c.PR.rt"'Siiijjfess La Ville contre la Ontario-Feu LA PREUVE EST TERMINEE.— UN I’wjNT DE LOI A DECIDER.Parfums Dernière Création de Paris j Premier mai, Lariette, bons Bois, ]Jockey.La Rose, Jacqueminot, Lotus jBleu, Parfum de la Dame eu Noir, i Pharmacies Henri anetôt.coin Saint-Dénis et Sainte-Catherine, coin î’rinec-j Arthur et Saint-Laurent.Les derniers témoignages dans l'affaire maDr", oh! «lors! je m'incline!.,.Briser 1» coeur d'itne femme! poursuivit’-il avec une solennité assez voisine de l'emphase, ft Dieu ne plaise que j’side ft commettre pareil forfait! L'amour fait Je , In femme un être sacré à qui nous devons un cülte pieux.L’amour.Jo craignais que le maître ne s'at-ardât ft me réciter quelques phrases le, son prochain roman; j’osai l'inter-ompre: —Vous parlerez au Dr Denay, deman-• ;.ai-je< et, dans le sens que je vous ai Mit?—Je rn’y engage, fit-il: dès ce matin.Donay sera prévenu.C'est un homme l'honneur, il comprendra.Lui aussi | respecte l’amour, notre maître ù tous.! Ah! poursuivit M.Dorimond, après un | silence.George Sand avait raison! C’est ' la vie qui copie le roman.Oui, nous | autres créateurs de fables, on dirait i vraiment que nous élaborons les données sur lesquelles la vie va travailler, (pie nous lui fournissons le eMtievax de ses drames! Nous sommes des voyants, ides inspirés.Avez-vous lu un de mes ! romans de-jeunesse “Deux limes?’’ j ' —Non.maiire, avouai-je toute confit-i se, je croyais connaître toute votre oeu-ivre.Je n'ai point lu “Deux âmes''.—Ah! fit M.Dorimond, je le rogret->te! Ce roman vous eût intéressée.eu Ice moment, surtout.J'étudie là une situation .Clairement, je compris (pie le maître voulait «o réciter devant, moi.J'avais la promesse que j'étais tenue chercher: je pouvais lai faire l’aumône de mon , attention.¦ Ri' cepte situation?dis je.; ’ —Bile est.reprit M.Dorimond.ae*-jlogrue à celle oit nous nous trouvons mê- lés.Mlle Claire, Roger Denay.l’au t.re, ils sont là, vivants, dans mon livre! Le maître retraça, dans scs grandes lignes, son livre de jeunesse, il allait, il allait.Rien n’est dangereux comme d’arrêter un auteu'r lancé sur le chapitre de ses livres.Je ne l’interrompis pas.Quand il m’eût conduit au dénoue-ment> je me levai pour prendre congé.Le maître, qui venait de se mirer dans son oeuvre, souriait à son génie; et je le quittait presque aussi contente de moi qu’il l'était de.lui-même.— Le Dr Donay a vu Claire, ce soir, au salon, puis il m'a dit en partieifticr: “Je tiens beaucoup à ausculter mademoiselle votre nièce.” 10 avril.— Le Dr Denay nous a dé claré, ce matin quo Claire était phtisique, que nous nu devions point garder d’illusion (Vest affreux! Tandis que j’écris des larmes s’étalent sur nion papier et je me sens prise d'épouvante, comme si le inallteui' était, à ma porte.Oh! cette consultation! Quelle torture ce fut pour nous tous, pour mon frère, pour ma belle-soeur- pour moi! Nous étions là, l’esprit tendu par l’angoisse; épiant tous les mouvements do physionomie du docteur: tâcliant de suivre sur sa figure les impressions les plus fugitives, d'y lire In pensée secrète qui nllait p0ut-ctre se ( hanger en sentence fie mort! Alt! ceux qui n'ont jamais aceompagné chez, te médecin l'être qil'ils niruent le plus au monde ne peu-verni -omprendre cette indicible souffrance 1 Mon frère ne cessait de regarder le Dr Denay que pour se tourner vers moi, comme pour me demander du courage et •le ’'espoir.Hélas! je ne pouvais lui en donner! Je me sentis pâlir parce que j'avais vu le médecin froncer le sourcil.A tout instant, ma belle-soeur, les yeux lourds de larmes, se cachait la této dans les mains.Seule, Claire était, réglée ealnre; on eût vraiment dit que, dans cette consultation il s’agissait d’u-ne autre qu’elle! Quand lo docteur eut terminé son examen, il dit, mais sans grande vigueur dans la voix: —Rien de grave, mademoiselle, mais, toutefois, des soins vous sont nécessaires.Ale promettez-vous de suivre le régime que jo prescrirai ?—Jo vous le promets, monsieur! dit Claire eu souriant.1! n’était poinl difficile de comprendre que b- médecin dissimulait sa pensée et nous réservait une confidence.Aussi, dès que Chiite eut quitté le salon, muti frère, ma belle-soeur et mot, nous tournâmes-nous, tous les trois à lu fois, vers le médecin: —Eh bien, dit-il, nous sauverons Mlle Claire; mais il y a des mesures nécessaire* et urgentes n prendre! Mit t’illo est perdue! s'écria ma belle-soeur avec des sanglots dans la voix.Oh! madame, fit avec, vivaeilé W Dr Denay, je vous en supplie laissez à mes paroles le sens que je.veux leur donner! Non, Mlle Claire n'est pus perdue.J'affirme le emit mire, Je dis qit'il y a dns mesfrrs ft prendre.—Mais qu'a, donc, Claire?fit mon frère consterné, et dont la voix tremblait.-Mlle Claire, (lit le docteur, a de la tuberculose pulmonaire à son début, c’est-à-dire au degré toujours curable —Ma fille va mourir! Ah! c'est af freux! répétait ma belle-soeur dont les larmes coulaient.—Mais je vous en prie; disait, le docteur, la situation n’a rien qui vous autorise à parler ainsi?Nous sauverons mademoiselle; je vous en donne l'assu-ran c.Un séjour un peu prolongé dit.',s un sanatorium, en Suisse ou ailleurs, ir.rêtera net le mill; niais, avant d'avoir recours à ce moyen presque toujours efficace, je vais prescrire un traitement d'attente.Je repars pour Paris demain.Vous voudrez bien nie tenir au (¦mirant par lettre, de l'état de santé do mademoiselle 1 — Je (dits le promets, dit mon frère.—Même ajouta le docteur, si vos inquiétudes persistaient, si quelque symptôme apparaissait qui vous semblât Je quelque gravité, n 'hésitez pas à me le faire savoir.J'accourrai nu premier si-1 gué.Nous remerciâmes le médecin de son dévouement.Q'-ui'd il eut griffonné deux pages entières de prescriptions, il se lr-va pour pri'lir ••vnnt de nous quitter, il n'omit point le nous rassurrr^oncure et emporta la promesse que,'chaque semaine, mi lui écrirait.Ain beHo-socttr, .malgré les pjiroles ré confortantes du médecin, resta, tout le jour, daus un indicible abaltemcntj inc- line en prtsc'joe de Claire, elle ne pavvo* nait pplnt à se sonstiaire à l'obsédante pensée.Un espoir me soutient, moi.Et pourquoi le Dr Denay ne se trompe-lait-il pas?Est-il donc infaillible parc» qu’il est de Paris* parce qu’il est jeu-ne?parce qu'il a fréquenté tes coulisses des théâtres où l’on n'a jamais dit qu'un médecin ramassait de la science?Oui, pourquoi oc se tromperait-il pas! Claire poitrinaire! Ce mot qui sonnt dans mou âme ",0011110 un glas, iiot'4 tué Irein lo brave Dr Grizard, le pro-iionceriut-il, s'il examinait Claire am juiird 'Inti ?Et j'ai en cet excellent homme un» confiance entière.Je veux qu’il nus-cultc Claire.S'il n'est pas de Paris, il a pour lui une pratique de trente ans, dans une profession où l’expérience vaut bien quelque chose, il me semble.•le t e suis point de celles qui croient nux veltovtteors et aux sorciers de vi!l,i< je, imtis j'ni foi en nolle médecin, en* (ore que M.Dorimond ne lui ait pas dé* (¦orné le brevet “d'homme du monde’h ni Lucie un certificat d'infaillibilité, •l'ai fait, part à mon frère de mou douta ot de mon désir.(A suivre 13 Ce jburt.A! est.imprimé au No.7ta, ruo Saint-Jacques,à Alontreal, Publicité” (A.responsabilité Limitée), Henri Bourassa, directeur-gérant.144 LE DEVOIR, Mardi, 20 Déc«mbre, 1010.COURROIES CUIR ET “BALATA” 0.K.MCLAREN, Limitée, 808-311 EUE CEAIQ OUEST Uam 4801-4905 CALENDRIER MERCREDI, LE 21 DECEMBRE 1910 Fête de saint Thomas, apôtre.I.evor du soleil: 7 h.10; coucher du soleil: 4 h.19.Lever rte le lune: 10 h.ül (b.); coucher de la lune; U h.92 (s.).Pleine lune.TEMPERATURE Bullotln d’après le tuermomôtre de Hearn & Harrison.10-12 rue Notre-Dame Est.K.de MESLE.Gérant.Les adieux de M.Brodeur à ses électeurs de Rouville Grande assemblée ministérielle, à Saint-Cosaire, comté de Rouville, samedi, le 24.M.Louis-Phillppe-Brodeur, ministre de la navigation - les gaffes y comprises, — de la marine de fer blanc et des pêcheries, y fera probablement ses adieux à sesélecteurs car il s’attend, à brève échéance, de d.oarquer du ‘‘Nlo-be”, en y laissant son fils comme cadet, pour grimper sur le banc de Sir Louis jetté.Dimanche, jour de Noël .à Saint-Hilaire, sous la présidence du grand amiral en passe .j devenir grand juge, réunion secrète des ministériels: en y choisira le futur candidat ministériel uans Rouville.Il est à peu près certain que M.le docteur Béland succédera à M.Brodeur comme ministre de la marine.Mtre D.-A.Lafortune protestera, dit-on, contre ce choix, ainsi que M.Gustave Boyer, qui perdra ainsi ses chanc -s de devenir ministre de la milice, le jour où Sir Frederick Borden quittera l’épée pour la robe.•T2 20 18 plus Aujourd'hui maximum .ARme dutp l'an dernier.Aujourd'hui minimum.firme date l'on dernier .BAROMETRE: * h.matin: 29.10.11 h.matin; 29.48.Midi: 29.50.LE TEMPS QU'IL FERA : Nuageux avec neigo et un peu froid.CE SOIR FETES ET BANQUETS:— —Orclo Paroissial: Banquet ilu Club de ïtaquette, û.la salle du Cercle.—Assistance Publique : Rafle de dindes au bénéfice de l'institution.DEMAIN CLUBS ET CONFERENCES:— UniveraiW Laval: Conférence par M.du Heure.Sujet: Ecrivains et.gens du monde sous Louis XIV.— Mme de Sïv-blf) — Le,s lettres do Mme de Sévigné : ses amis — Mme de La Fayette et La Rochefoucauld - Mme do Maintenon — L’idéal classique.LE NORD-CANADIEN A LA POINTE-AUX-TREMBLES LA COMMISSION DES CHEMINS DE FEB FORCE LA COMPGAINE A CONSTRUIRE UNE GARE ET A ARRETER SES TRAINS.Des lafortuniaiseries Maître D.A.Lafortune, Tunique de son genre, a assisté à une assemblée, danï Montealrn, à Saint-Esprit, le dimanche, 18 du courant.Il a d'abord accepté de discuter la question de la marine avec notre ami, M.Jos.Rainville, de Montréal, mais il s’est ensuite retiré dans un groupe de partisans, et il n’a pas du tout toulu se rappeler l’entente conclue avec M.Rainville.Sous la rubrique “Sur le Pont d’Avignon,” nos lecteurs trouveront quelques extraits sténographiés de ses lafortuniaiseries.La Constitution en Chine L’ELECTION DE SAINT - JEAN u “ Assemblées à Saint-Luc et à l'Acadie.— M.Trudeau pose DEUA DE SES J ., V ¦* n L 1.L'ACQUISITION D’UN EMPLACE- des questions embarrassantes a Kobert ment.DEUX DEPUTES LIBERAUX F ONT L’ELOGE DE M.TELLIER Les habitants de la Pointe aux Trembles viennent de gagnv un point important devant la Commission des chemins de fer, par l’entremise de Maître J.-H.Rainville, qui luttait depuis plus d’un an contre la compagnie de chemin de fer du Nord-Canadien pour obtenir divers avantages à ses clients de cette localité voisine de Montréal.On réclamait l'arrêt des trains, la régularisation des taux de transport pour voyageurs et pour marchandises, afin d'éviter de descendre dans les fossés et dans les champs, et pour ne pas être forcé de payer de Montréal à la Pointe, le même prix de passage que pour Charlemagne.La Commission des chemins de fer a rendu son jugement Sur cette question, et décide que -e Nord-Canadien devra construire une plateforme d’une longueur de cent cinquante pieds au moins, les plans des travaux devant lui être soumis avant le 1er janvier prochain, et la construction terminée avant le 15 février 1911.Do plus, la compagnie devra indiquer dans ses horaires l’heure des arrêts à la Pointe aux Trembles de tous les trains spéciaux voyageant entre Joiiette et Montréal, voir aux bogages des voyageurs et aux mess geries comme dans toutes les gares de signal ou d’arrêt régulier.Le prix du passage d’un point quelconque â la Pointe aux Trembles devra être basé sur la distance parcourue.Mtre J.-H.Rainv._ a reçu ce matin même avis de la décision de la Commission.M.Devlin et le cri de race L’ATMOSPHERE DES COURS ELLE SERA ANALYSEE P-R DES EXPERT^.IT.Devlin était à Saint-Jean, dimanche.il en est revenu hier matin et il a tout de suite eontié à l’un des rêdae- ! leurs du "Witness” ses impressions de UM%evUn déclare «me ses amis et lui Le sera certainement des plus intéressants: les bactériologistes suivront partout les orateurs nationa-! cueilleront toute» esPèces de Probes; depuis ’e bacille très aristocratique de listes et qu'ils les empêcheront ttu faire la Cour d’APPe]: en Passant par le bacille dodu des bourgeois de la Cour Sapé- appel aux passions de race.Si M.Devlin veut combattre ceux qui Lorsque les juges se plaindront, dorénavant, nous (usait M.Lemieux, je ' timirrai Iaht* ri&«r»nrlra nriant-it'imiomflnt.’ ¦’ exploitent de la pire taçon, * t peur leur avantage propre, les préjugés de race, il n’a qu’à sc tourner vers se.-.1 nouveaux amis, les conserv.itours du j ' "News’ ’, et vers ses amis do toujours les ministériels de Saint-Jean, qui ford de l’article du "News” un usage ignoble.Pour justifier une volte-face qu’ont dû commander des motifs d’un tout ______________________ mitre ordre, le “News” en est rendu à affirmer ( nous citons la traduction i & MORTS, CENT BLESSES, DES DEGATS MATERIELS FOUR $1,000,000.françaises distribuée, à Saint-Jean par j UNE SUITE DE CIRCONSTANC420 FATALES.les ministériels), cpie les nationalistes! veulent écraser la minorité dans cette j — province.Kt dans l'espoir do tirer de cette vol te-face un avantage do parti, les mi- ’ nistériels se sont abaissés au p ici de faire imprimer cet article d,i ’Mews”, avec la traduction française en regard, et de le distribuer par milliers omis le comté de Saint-Jean.M.Devlin sait mieux que personne nue les nationalistes n’ont iamais fait ! M.le shérif Lemieux, toujours soucieux du bien-être des jugés, des avocats et des plaideurs, a chargé des experts de faire l’analyse de l’atmosphère des Cours du palais de Justice.rieure pour enfin cueillir le pauvre microbe tout frêle de la Correctionnelle.“Lorsque les juges se plaindront, d pourrai leur répondre scientifiquement.’ LA CATASTROPHE DU NEW-YORK CENTRAL New-York, 20 décembre, — L’enquête au sujet de la terrible conflagration qui s’st produite hier mati nau terminus du New-York Central, se poursuit activement.On a, jusqu’à présent, retiré des ruines, onze cadavres; quant aux blessés, ils sont plus de cent et les dégâts matériels se montent à plus de $1,000,000.00.Quoique la cause exacte de lé’xplosion n’ait pu être encore déterminée, on prétend que le malheur aurait pu être évité à l’aide d’une simple poignée de sable ou si on avait disposé d’"ue certaine façon les piles de planches.La cause première de l’accident fut qu’une rame de wagons électriques un acte, n’ont jamais prononcé une sur la “S110 du Graild Central, se mit en marche toute seule et vint frapper parole qui puisse faire croire qu’ils le raur de l’édifice, brisant une conduite de gaz.veulent écraser la minorité dans cette I,e flulde s’échappa en grande quantité et s’accumula dans la cave, province, ou attenter en quoi que ce 11 aufm Peu aPrès d’ime étincelle électrique ayant jailli par suite d’un soit à ses privileges religieux, scolaires ! court circuit’ poiu: déterminer l’explosion, ou politiques Comme on le voit, U y a là, toute une série do fatalité.M.Devlin sait mieux que pe-sonno j Les sauveteurs travaillent avec acharnement, à déblayer les ruines; touque jamais un parti politique dans la tefois, on ne sait pas s il y a encore des cadavres, mais quatre des employés province do Québec n’a entretenu de du New-York Central manquent à l’appel.semblables desseins.- - Là-dessus, et c’est un fait dont nous sommes infiniment fiers, tous les Canadiens-français, quelle que soit leur opinion politique, n’ont qu’un sentiment : ils veulent, et dans la pleine mesure fixée par les textes de la Constitution et par leur esprit de générosité, respecter tous les droits et privilèges de la minorité.M.Fisher, M.Ames, un conservateur et un libéral protestants, l’ont déclaré à la Chambre des Communes, dans une circonstance mémorable ; mais personne no l'a dit avec plus d’éclat que LE BUDGET DE 1911 - ADMINISTRATION MUNICIPALE NE PEUT ACCORDER D’AUGMENTATION DE TRAITEMENT AUX FONCTIONNAIRES PARCE QUE L’AUGMENTATION DU BUDGET N’EST PAS EN RAPPORT AVEC L’ACCROISSEMENT DES BESOINS LE SENAT IMPERIAL EN CONFLIT AVEC LA COURONNE A PROPOS DE L’ABOLITION DU GRAND CONSEIL ET LA NOMINATION D’UN CABINET CONSTITUTIONNEL.Pékin, 20.— Une crise gouvernementale règne, en ce moment, ca Chine, à la suite des tentatives réitérées du Sénat Impérial, pour l’établissement d’un cabinet constitutionnel et l’abolition du Grand Conseil.Hier, un édit Impérial annonçait que la proposition était repoussée et, ce matin, le Sénat Impérial se réunit au milieu d’une grande effervescence.Les sièges des déléguées do laCouron-ne, soit la moitié de l’assemblée, étaient vides.On proposa l’adoption d’une mesure pour forcer la Couronne à constituer immédiatement un ministère responsable ou pour la dissolution du Sénat.Il fut déclaré que les deux cours de la Législature, tels que constitués ne pouvaient marcher de pair.Pas une voix ne s’éleva pour défendre le gouvernement.La, résolution a été adoptée à une forte majorité; vingt-cinq députés seulement ont voté contre.Lne foule nombreuse et enthousiaste assistait à la séance, dans les galeries.C’était surtout des progressistes chinois et des résidents étrangers.Leur opinion est que l’action du Sénat fait présager une situation très grave.Incendies à New-York UN HOMME TUE.— UN POMPIER BLESSE GRIEVEMENT.— $350,-000 DE DEGATS.- New-York.20 déc._ Ce matin, deux incendies considerables ont éclaté dans la métropole, coûtant la vie à un gardien de mut, et causant des dommages materiels pour une somme de $350,000 Le premier de ces feux a détruit un édifice a six étages, occupé par Xenas & l ie.manufacturiers d’objets en cuivre, qui avait été rasé, déjà, de la mémo taçon, il y a huit mois.C’est là que le gardien a péri, ou du moms, ou lo suppose, car il n’a pas été revu.De plus, un pompier, William Ker-est de la pompé â vapeur No 16, est tombe de 40 pieds de haut et a été trans-piirte a 1 hôpital Lincoln dans un état pitoyable.Un a craint pendant quelque temps, pour les maisons avoisinantes, car l'édifice incendié est au centre d'un quartier lit9 populeux, niais les pompiers ont pu maîtriser l’incendie.Le second sinistre a, nécessité une 4ème alarme, ce qui est très rare à New-York.C’était une manufacture à 5 étages, au coin de l’avenue Morningside et de lo J 25e rue.à enté, était un établissement de teinturerie et dégraissage contenant entre autres produits enflamma.bles, plusieurs centaines de gallons de gazoline.On put éviter une conflagration générale, en dirigeant, pendant plus d’une heure, huit lances à toute pression sur le petit batiment.La manufacture est complètement dê-ttuffe et les dégâts ae montent 9.$250,- Les commissaires ont remis co matin M.Devlin lui-môme dans sa fameuse ré-j mémo aux échevins des copies du bud-plique à Dalton McCarthy.1 déput L'honorable Charles Devlin, DénnJs*1 tlu Prochaine, afin qu’ils du conQ.ê canadien-français de Nicolet et ministre de la Colonisation, doit avoir gardé le coeur du Charlie Devlin d’autrefois.Puisqu’il veut dénoncer l’exploitation dos passions do race, nous lui demandons de flétrir tout de suite le plus ignoble appel aux préjugés nationaux qui ait encore été fait dans cette province.Il y aura d’autant plus de mérite que c’est au bénéfice do son propre parti que sc fait cette méprisable besogne.Du reste, oc sera peut-être rendre à ce parti même un très grand service ; car il est possible que l’odieuse tactique du “News” suscite, dans les mi- _______________ lieux anglais et français où I on a le ; ( ion générale du service des finance puissent en prendre connaissance avant lu réunion extraordinaire du Conseil municipal du jeudi 22, alors qu’ils sera mis à l’étude.I.o fonds de réserve (5 p.c.) se chiffre à ?;I5Ü,264 contre $299,18',) en 1910.Lo budget fait pour l’année prochaine, ce qui ne s’était pas fait l’année dernière, où lo chiffre des augmentations de traitements était donné, une réserve de $11.120 pour (le remaniement des salaires.La Ville rembourse cotte année aux commission?scolaires, pour taxes encaissées en leur nom, une somme île 81.035,000, contre 8945,000 en 1910.Le budget affecte, pour l'administra- sentiment du "fair-play” et de la justice, une réaction dont le parti ministériel subira durement le contre coup.OMER HEROUX.Café Krausmann $079,599 contre $609,0.10 l’année courante.L'administration affecte à la voirie en 1911 $028.097 ; et à la police $596.229 v,fntie 8510.011 en 1910.A la correctionnelle, $20,900, même chiffre que l’année courante.Au service des incendies, 8-183,017 contre $415,082 en 1910.Au service de l’éclairage, $228,891 conte 159,205 en 1910.A l’inspection des bâtiments, 824-690 contre $10,820 en 1910.Au service de l’aqueduc, $301,253 contre $252,708 en 1910.Au service des marchés, $30,005 contre $30.355 en 1910.A l’ineincration, $148,431 contre 117.105 en 1910.Au service de l’hygiène et des statistiques, $103,780 contre $101,590 en 1910, Au service des parcs, $02,234 contre 867,675 en 1910.Au service de l’hqtel de ville : $70,-438 contre $09,460 en 1910.Total des sommes disponibles dans le budget de 1911 : $7,005,284.Celui de l’année courante portait une somme de 85,983,781.Il y a donc pour l'année prochaine, une augmentation de $1,021,503, niais cette somme est loin d’être suffisante pour couvrir tous les frais et Je coût des travaux publics de la ville do Montréal telle qu’agrandie, parce que l’augmentation du budget n’est pas du tout en rapport avec l'accroissement des besoins.C’est ce qui explique, que l’administration municipale a dù priver d’augmentation de traitement presque tous les fonctionnaires.Un changement a été fait dans la cuisine du Café Krausamann.SO rue Sairt Jacques.Le nouveau chef est Oscar Hoffmanr.qui est récemment arrivé de Berlin en Allemagne.Cuisine allemande de première classe.Steaks et poissons apprêtés.Ouvert jusqu ’à minuit.Service rapide.Prix modérés.Toujours en fûts, Würzburger Ilof-bran importée et véritable Pilseuer.DECtS A MONTREAL Catherine Hoaly, 81 a., femme de Frank MULLINS, rue Tupper, S>47 ; Surah McDonald, 31) a., femme d’Edward HALLIGAN, journalier, r.St-Georges, 254 ; PhilomSno Bonneau, 73 n., femme de Jérémie LAMBERT, douanier, Avenue Laval, 832 ; Marin Bélair, il!) a., femme d'Osear VIGEB, mécanicien, r.Drolet, 988 ; Marcel, (1 a., euf.d’Odilon GADOl'-HY, charretier, r.Mont-Boyal, 104 est, ¦ Thomas James WEBB, 44 a., marchand, r.St-Paul, 140 : Jeanne, 4 a., enf.d'Albert LEFEBVHE, boulanger, r, Chambord, 600 ; Marie Benoit, (17 a., femme d’Octave GAUTHIEK, journalier, r.Lu-prairie, 47 ; Jérémie LOHTIK, 84 uns, rentier, r.Walker.177 ; Michael, 10 a.enf.do James TAYLOR, expéditeur, rue St-Hubort, 419 ; Louis UK MK.K.S.93 u ancien boucher, Hospice Bourget ; Aurélie Beaudoin, 82 a., femme de Jos.MII.LH-RE, Journalier, r.St-Phillppe, 821 • \n nette, 6 a., enf, dp Jos.PERRON, journalier, r.Aybvln, 227 ; Rita, 5 m.enf.1* Pelphis DESROCHES, peintre r.Montcalm, 506 ; Uélina Gougeon, 77) n femme de GMéon BELANGER, cordonnier, r.Desery.24 : Arthur, 3 n.enf.rie Georges LECLERC, briquetcur, rue Palm.120 : Bridget T’ntt erson.74 ans.Ismme rie Patrick O'DONOGHUE sellier, r.Blaury.87 ; Jean-Marie PREVOST.81 t;.cultivateur, r.de Gesp».10 : Simone, l m., enf.rie Colailie PTCHE, menuisier, r.Duiferin, 2120.Le service du tramway M.Barlow, ingénieur municipal, a écrit, à la Montréal Street Co, lui demandant de faire un service régulier de 5 minutes dans la rue Notre-Dame,entre la ruo Gosford et l’avenue Delori-mier.M.Duncan McDonald, surintendant de la compagnie, a répondu immédiatement par téléphone qu’il allait s’occuper de la question.Le service dans cetto rue est actuellement de 20 minutes.L’ingénieur municipal a aussi chargé ses inspecteurs du tramway de surveiller la circulation des voitures des rues Saint-Denis et Bleury.Ceux-ci ont fait rapport que le service de la rue Bleury est le mieux fait de la ville ; il passe un tramway à chaque minute et demie aux heures d’encombrement.Dans la rue Saint-Denis, le service est de deux minutes pour In direction sud et d’une minute, et demie dans la direction nord, pendant les heures d'encombrement.Comme la charte exige un service de cinq minutes, ces rapports accusent que c’est à tort que l’on se plaint.La Compagnie déclare que même le service d’une minute et demie est insuffisant pour les besoins actuels.-$- Joueur condamné C’EST UN METIER QUI NE PAIE PAS DIT LE JUGE (Spécial au Devoir) St-Luc, 19.— Journée très active pour les candidats.A deux heures cet après-midi, ils se rencontraient avec leurs amis respectifs à St-Luc devant un auditoire d’une centaine de personnes réunies dans le maa^sin de M.Georges, sous la présidence de M.le maire Clément.MM.Hébert, et Robert exposèrent brièvement leur programme.Celui de M.Robert est très simple : il a été rouge, il est j-ouge et il sera rouge.AI.Trudeau trouve cela un peu risqué.11 est rouge, lui aussi, mais rouge en droit et raison.M.MARSIL répond à AI.Robert que l’on peut être rouge sans approuver ceux qui n’ont de rouge que le nom.L 07 1-2; 6 à 67; 50 à 67 1-2: 125 à 67 :L8; 175 à 07 1 -4; 1 55 à.67 1-2 ; 1 i a 07; 5 à C >7 1-2; 25 à 67 5-8: 100 à 67 l-iJ; 50 à 6 7 5-8 ; 10 i à 67 8-4; ; 50 a 67 7-8; 5 à OH : 10 A.67 7-8; 100 à 68; «> à 08 1-J ; 1' 75 à.68 1 _o Mark» y Corn.— 25 ù oi.Ottawa L.& l \—15 à l ,28.Rio.—12 5 à lu 1 M-1 Street By.1 il 22(J.Telephone.—50 ù.143.Toronto By.—15 à 124.Hic h.&.Ont.—10 à 91.Quebec Gy.—100 à.58 3-1; 10O à 5! Mont.Ootf—50 ù 130.Iron Pfd.—4 ii.103 1-4.Switch Com.—56 it 350.Textile Com.—25 il 60 1-2.l’emnan's.—12 è 60.Ogilvie.—10 à VH 3yi; 13 ù 125.Scotia.—50 5 ST: 105 A 86 3-4; 5C 85 1-2; 60 à 85; 125 a 84 3-4.Steel Corp—B) il 60 7-8; 25 a 60 I 150 à 60 1-2; 75 à 60 3-4.Cornent Pfd—3 a 86 1-2; 10 A 86 1 3 ù 87; 5 a 86 3-4.Switch Pld—20 a 125.Crown Kes.—300 a 2.69.Cernent.—25 ù 23.Hk.Mont—86 a 245; t a 214.Hoyal Hk—25 a 242.Molsons Hk.—8 A 205.Merc.Hank—20 a 187.Hk.Coin—5 il 214.Iron Bds—$2000 a 95 7-8; $8000 96.Text ilo Bris.—$15000 a 97A; $1000 9GO.Bico Hds—$1000 a 85 1-2.QUARTIER CENTRE COMITÉ CENTRAL DE - M.Victor Morin, N.P, Candidat de l’Association des Citoyens de Montréal.71 rue SAINT - JACQUES TELEPHONE, MAIN 3220
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