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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 26 décembre 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1910-12-26, Collections de BAnQ.

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PREMIERE ANNEE—No.295 MONTREAL, ! LUNDI 26 DECEMBRE, 1910 tJN SOU LE NUME RO > ABONNEMENTS: Rédac^ et Administration: EditiorToüotîdienne 9 9 a 9 ¦ 9 fal M f fl B 9 9 9 7,a }\ ^INT-JACQUES, et H H ¦ Ê ¦ H H .H ^^^a m BH ;j- Edition Hebdomadaire: ¦ B ¦ VB ¦HH1- HbH HH H^H TELEPHONES: ;i:Sg H JH 1 H W H m 9b 91 fl fl fl fll réaction : Main ?46o postale.$>2.00 jttÊÊÊÊÊL HhH ÉHbH Ha HH HH ADMINISTRATION : Main 7461 Directeur : HENRI BOURASSA FA/5 CF Qt/£ DO/5 / ^ CELLES QU’ON OUBLIE Nous ne permettrons pas qu’on rapetisse aux proportions d’une basse querelle de parti le débat engagé autour du sort misérable fait aux vieilles institutrices ; nous ne permettrons pas davantage que certains journalistes ministériels trompent le public en confondant toutes les responsabilités.Le traitement des institutrices en activité de service dépend exclusivement des municipalités scolaires, et c’est à elles qu’il faut particulièrement prêcher la générosité; c’est à elles qu’il convient de récompenser largement les maîtresses.Le gouvernement, obéissant aux suggestions des professionnels, accorde certaines primes aux institutrices qui restent dans l’enseignement dix ou quinze ans, afin de relever le niveau du corps professionnel.Et le gouvernement fait très bien.-Mais les municipalités n’ont pas le moyen d'aider les institutrices retraitées, celles à qui l'âge interdit tout travail.Bien plus, si par hasard les vieilles institutrices voulaient encore se livrer à l’enseignement et que les municipalités consentissent à les employer, elles perdraient du coup le droit de toucher—jusqu’à abandon de leur travail—le produit de leur maigre pension de retraite.Il n’y a plus que le gouvernement qui puisse aider les parias de l'enseignement; il n’y a plus que lui qui puisse réparer l’injustice dont la province s’est rendue coupable envers elles.Il l'a compris dans une certaine mesure, puisqu'il a affecté une somme supplémentaire de $1.000 au fonds de pension.Mais nous avons prouvé que le mode de distribution adopté laisse dans la plus abjecte misère grand nombre d’institutrices, et précisément celles qui ont le plus besoin de secours, qui ont été le plus maltraitées par la vie.La pension, qui ne peut être touchée, règle générale, qu’après vingt années de service et cinquante-six ans d’âge, était égale à deux pour cent du traitement moyen reçu par l’institutrice pour les années pendant lesquelles elle a enseigné et versé sa retenue.De sorte que, plus le traitement était petit, plus petite est la pension; de sorte que, si l’extrême modicité du traitement ne permettait pas à l’institutrice de verser ses retenues, sa pension en était diminuée d'autant.Prenons un exemple concret et supposons une institutrice qui se retire après avoir, pendant vingt années, reçu un traitement moyen de cent piastres.Elle avait droit à une pension de quarante piastres, mais si elle a omis de verser ses retenues pendant trois, quatre ou cinq ans.cette pension sera diminuée de six, huit ou dix piastres.En augmentant les pensions de 50 pour cent, on bloc, sans se préoccuper d’établir un minimum, le gouvernement a prolongé la situation ’a ment able des plus pauvres et des plus misérables qui continueront de recevoir des pitances de quinze, vingt, trente ou quarante pias: très.Ce que nous réclamons tout d’abord, c'est la fixation d’un minimum de traitement qui empêche de crever de faim les malheureuses qui nous ont appris à lire.Peut-être faudra-t-il plus tard refondre toute la loi.mais le certain, c’est que la province de Québec n'a pas le droit, lorsqu’elle se vante de sa richesse, de laisser dans la misère noire les plus méritantes de ses enfants celles qui lui ont donné sans compter leurs forces et leur dévouement.Et nous réclamerons justice tant que le pouvoir public n'aura pas accompli cet acte de simple humanité.Dans quelques jours l’élection de Saint-Jean sera chose du passé et les journalistes exotiques que les ministres paient pour nous donner des leçons de patriotisme, seront peut-être allés faire la même besogne au Chili ou au Congo, mais il restera des femmes qui peinent, qui -souffrent.qui ont ruiné leur santé au service du publie;—et de celles-là personne n'n le droit d’étouffer la plainte.BILLET DU SOIR LES PETITES PAÏENNES MGR LANGEVIN ET LE “ CANADA” OMEtt HEROuX.LA CAMPAGNE DE ST-JEAN Le discours du notaire Brossard.— Comment faut-il l’interpréter ?M.Gouin n’y fait pas la moindre allusion.L’union libérale prêchée parles destructeurs de l’harmonie libérale.•-taint-Jean.25.—On jiourra toujours penser, observait un électeur présent lorsque la trêve rte Xoël fut annoncée pour MM.Gouin et Tcllier.Remarque qui traduit bien l’état rt’esprit des électeurs rte Saint-Jean.lies sujets rte réflexion no manquent pus.D'abord, pourquoi le gouvernement a-t-il préféré M.Robert aux autres aspirants ’ Jo comprends que la crinière plate rte M.Poulin lui.inspirait peu d'enthousiasme; mais il y avait aussi M.Bémifiaid, cultivateur de Saint-Valentin et M.Brassard, notaire do Saint-Jean.M.Rémillard était certainement beaucoup plus “présentable” que AI.Robert.Quant à AI.Brossard il ne manque pas de rouerie.Son discours à l’asemblée do la nomination est le fait d’un homme habitué aux manoeuvres électorales.Apparemment, c’est un appel au ralliement de ses partisans en faveur de AI.Robert; en réalité, n’est-ce pas plutôt un coup porté à la candidature ministérielle?L?parti libéral de Saint-Jean, a des griefs, affirme AI.Brassard.Donc, il a raison do se plaindre.Ces o-riefs existent encore, ajoute Al.Brassard, Donc, les raisons de protester existent aussi.Oublions cela pour un moment, continue AI.Brassard! Pourquoi?'Nous reprendrons la lutte après, déclare AI.Brassard.Pourquoi ne pas en finir tout de suite?Je crois que c’est aussi l’opinion de M.Brassard, car il n'a guère insisté sur la nécessité du ralliement.Saint-Jean est un comté où les idées de AI.Bouiassu dominent, s'écrie-t-il aussitôt.Et l’assommée éclate en applaudissements.Or AI.Bourassa, affirme-t-il, disait en 1908 que le gouvernement Gouin était le meilleur gouvernement que la province ait eu.Donc, écoutons Ai.Bourassa.TJno partie de l’assemblée a,.laudit tandis que l'autre regarde d'un oeil sceptique le notaire qui file à son siège.Los sceptiques sont probablement ceux qui ont le mieux compris.La manière de dire est pour beaucoup dans l’effet qu’un < ateur veut pro-âuire.Or Al.Brasard a tellsement appuyé sur les griefs d’un certain nombre de libéraux et sur la nécessité de reprendre la lutte après la votation qu'il est permis de douter qu'il ne désire pas beaucoup le ralliement de ses partisans i la candidature de Ai.Robert.Et ce cri: ‘‘les idées de Bourassa dominent ici” no vous frappe-t-il pas fommo la note principale que AI.Brassard a voulu donner à son discours?AI.Brass ltd, e.’cst vrai, a ajouté qu’en 1908, M.Bourassa lui-même proclamait le cabinet Gouin le meilleur que l’on puisse désirer; mais l’assertion est si facile li conti"dire qu’un homme intelligent, comme M.Brassard, n'a pu la risquer que dans le but de provoquer uu démenti qui tournât, contre le candidat ministériel.Et c’est ce qui est arrivé.Prompt comme l'éclair, M.Cartier n demandé la preuve de la vérité des paroles attribuées à AI, Bourassa.Et M.Brossard est resté silencieux, presque souriant.Le premier-ministre qui parla immédiatement, après Al.Cartier ne la fournit pas non plus, pour la très simple raison qu’elle n'existe pas.En 190S, M.Bourassa s’accordait si peu nvee M.Gouin, qu’il le combattait, et.le battait dans la division Paint-Jacques.Il est.pou probable qu’il ait remporté la victoire eu donnant dos certificats de bonne conduite à son adversaire.En dépit du dicton ” L'habit ne fait pas le moine,” je crois bien, moi.que la robe est révélatrice de la femme, et la mode de ee$ dernières années semble nous ramener lentement, mais sûrement aux instincts païens.Tuniques, draperies, transparence des vêtements qui moulent et déshabillent, c’est l’antiquité ()rcc-q\ie qui venait, moins le sens artistique, bien entendu, et les mondaines ont été, cm ce genre, d’un risqué qui nous ouvre des horizons inquiétants sur l’avenir de notre société.Quand ces mondaines sont des jeunes filles, les jeunes gens sont excusables d’avoir peur de l’aventure.du mariage, certaines modes éteint incompatibles avec une âme un peu supérieure.Mais voilà! Nos païennes n’ont d’âme que juste ce qu’il faut pour animer leur corps: celui-ci seul les occupe et les préoccupe.Elles ne soupçonnent ni une vie de, l’esprit ni une vie intérieure et elles ne croient pas à la vie future.Elhs ont mis le diable au même rang que croquemitaine, et si elles m l’expriment pas carrément, elles rivent d’après l’idée païenne, que la vie leur doit des jouissances cl des plaisirs et qu’elles ont le droit de se les procurer à tout prix.Je ne vais pas plus loin, sans dire explicitement que je vise ici une catégorie etc femmes que tous ont pu observer comme moi, et que les autres auraient tort de, m’en vouloir et de, crier à l’exagération.J( n'exagère rien, je photographie.Nos païennes ont des apparences de chrétiennes, elles en font les gestes, mais chez elles, c’est grimace et comédie.Elles vont à l’église parce oue .c’est de bon ton.Elles ne se gênent .aucunement pour s’en abstenir, d’ailleurs, mais clics le cachent.Savent-elles qu’on va à l’église pour prier Dieu, pour cela faudrait-il qu’elles croient bien à l’existence de Dieu?Et le poète n’a-t-il pas voulu les décrire quand il dit : ¦'Elle priait, si deux beaux yeux Tantôt s’attachant à la terre.Tantôt se levant vers les vieux Peuvent s’appeler la prière.” En réalité elles n’ont qu’un culte, celui de leur propre personnue.t’osées en petites idoles, elles réclament, non seulement les hommages mais les sacrifices de ceux de qui elles attendent la parure de ce corps laid aimé, et le cadre où elles l’offriront à l’admiration.Elles n’ont pas de devoirs mais des préférences.Le caprice est, leiu loi, le monde leur maître, par contre, elles sont les esclaves de la mode cl de leurs propres faibles scs.On trouve de cts païennnes en haut et en bas.chez les riches cl chez les pauvres.Filles vaniteuses il dures, fcmnnnts coquettes il volontairement stériles, mères légères et néglige.nies, ce que je leur reproche davantage, v.’est d’ajouter à leurs clinquants le masque de la religion qui each, leur véritable: physionomie.l’ou rquoi encombre nielle s les églises pour ces grandes fêles louchanlcs dont elles ne comprenne nt ni le sens, ni l’esprit?Pour elles Noël, c’est un réveillon au champagne, Pâques, un chapeau mirobolant, les retraites, des lieux, de réunions oie les dames checs débinent le prédicateur et appliquent à leurs nu illcures amii s ses reproches et ses critiques.Dieu! Où allons-nous, si le.nom-bn eh ces éieignoirs d’idéal angine nie?X’cst-il pas temps de, jeter un cri d’alarme qui sorte de leur torpeur douce nos chrétiennes un peu enelormies?(fit'elles u’oublie ni pus leur mission.Les pauvres hommes cheminent elans la poussière, courbés par le s souris joitrnedie rs, constamment tirés eu bas par le malérialis-mc vulgaire, ils attendent des femmes l’air pur ci lumineux qui les vivifie.Ils ont besoin de les voir à leurs cédés, mais touchant ei peine la te rre de, leur pied mignon, pures, aériennes, avec des elites repliées el frémissantes lent jours prêtes à s’ouvrir pour s’élever.Les païennes veulent nous perdre, ne nous permettez pas de les suivre, soyez nos é'toile s, O chrétiennes el appelez-nous! MARC LEBLANC.ugr Lange vin, archevêque de Saint-Boniface, mis en cause dans un article du “Canada”, a adressé à ce journal la lettre suivante.Cette lettre a été mise à la poste sous pli recommandé, le vendredi CA décembre, à cinq heures et demie de l’après-midi.Le “Canada” ne l'a pas encore publiée.Montréal, 2d Déc.1910.A M.le Rédacteur du Canada, Montréal.M.le Rédacteur, L’article de votre journal d’hier, intitulé: 4iMgr Langevin et le Dc-ir”, est tellement étrange et si njurieux pour moi que je crois devoir y répondre tant pour me défendre que pour mettre les choses au point.Voici les faits: Dans ma dernière circulaire (celle de novembre dernier) je n’ai pas dit un mot des journaux, comme je l’ai affirmé dans ma lettre du huit décembre courant à 'Action Sociale.Voilà le fait principal autour duquel gravite toute la discussion et je vous mets au défi, M.le Ré-lacteur, de pro'uver le contraire, bien que vous disiez dans votre article: “Nous avons ajouté foi im-“ plicitement à la parole de Mgr “ Langevin et nous avons repro-" finit dans nos colonnes sa lettre “ à U Action Sociale,” Pourquoi cette foi implicite seulement et comme ce regret d’avoir reproduit ma lettre dans vos colonnes?Ah! c’est que vous avez pensé trouver la contradiction de mon assertion dans uu document du mois de janvier dernier, que vous appelez une circulaire, mai' qui n’est qu’une lettre privée re mise au Rév.Père Blais pour l’accréditer auprès de mes curés, alors qu'il était chargé de recueillir des abonnements pour trois do nos pi blications catholiques, du Manitoba ; et c’est dans cette lettre privée de janvier, et non dans ma circulaire de novembre, que j’ai recommandé, comme c’était mon droit, ]’Action Sociale et le Devoir.Est-ce assez clair et votre idée, d’un faux n’est-elle pas au moins étrange si clic n’est pas malhonnête ?Et vous osez dire, M.le Rédacteur, que la.fameuse dépêche de Winnipeg disant que j’avais d' fendu à mes fidèles de lire le Cee nada, la Presse, la Patrie, le Soleil, était basée sur ma lettre de janvier (pii vous est, dites-vous, tombée sous les yeux quand cet tu lettre ne dit pas un seul mot de cette prétendue condamnation! Tout homme franc et loyal conclura deux choses de ces faits: la première est que la dépêche de Winnipeg affirmant ma condamnation supposée de quatre journaux français, journaux purement politiques, est un mensonge effronté fabriqué par un politicien de bas étage : la seconde conclusion des faits équmém plus liant est que ma déclaration disant que je n ai pas dit un mot des journaux dans ma dernière circulaire de novembre reste vide, inattaquable, et que ceux qui y ont ajouté une foi explicite ont simplement respecté la parole d’un archevêque.Or.votre article, M.le Rédacteur, tend à nie faire passer pour un homme à la mémoire trop courte ou simplement pour un menteur et cela tout en v.uut l'air de vous attaquer seulement à deux confrères traités par vous de menteurs et de faussaires.Et vous osez demander une explication, eu disant que la morale : l’exige! Votre article.Al.Ic Rédacteur, est uu outrage à la morale jndùi-quo parce que, outre l’accusation odieuse qu’il fait planer sur moi.vous dites une fausseté, à savoir, que ma lettre privée de janvier, non pas ma circulaire, a.été adressée à nombre de personnes, alors qu’elle a été simplement présentée à qui de droit par le Rév.Père Blais.Vraiment, il y a bien lieu de prendre une assurance contre un journal quand il se permet ainsi de jeter le discrédit sur un archevêque qui ne l’a nullement provoque.Espérant que vous me rendrez la justice de publie)' cette lettre •dans votre journal, j’ai l’honneur d’être, M.le Rédacteur, votre humble serviteur, (Sjwné) ADELARD.O.M.I.Arch, de St-Boniface.GLANURES D’HISTOIRE L’histoire d’une captive d’autrefois Entre quatre yeux, Ai.Gouin me dirait probablement qu'il interprète comme moi le disronra de M.Brassard, S'il pensa't autiemtn, je 1 il demanderais do m‘expliquer pourquoi pariant après M.Brassard, et recommandant l'imoin de tous les libéraux, il n 'a pas fait la moindre allusion au discours du notaire.L’exemple de celui-ci.s’il le croyait de natun à prêcher l'union, avujt pourtant beaucoup plus d'à propos que l'êlogc ébouriffant dont le premier-ministre a couronné son collègue de l'Agriculture, qui peut avoir une certaine compétence rtat-s srn métier mais qni, nu point, de vue où M.Gouin se plaeait, l’union du parti, dément plutôt qu'il n'affirme la sincérité du premier-ministre.Quand les libéraux voient à côté de M.Gouin et jouissant de son ostimo, un homme du calibre de AI.Caron, qui ne fut jamais conservateur, -— il i a dit et c'est vrai, — mais qui fut toujours l’instrument de tous les pnrüs, — i] n'oso pale nier, — comment voulez-vous qu’ils se sentent impressionti's par les appel qu’on leur fait aujourd'hui! AI, Gouin lui-même en b uue.fsion à grêeher l'harmonie après avoir tordu le cou à AI, Parent.PIERRE AUBRY.Libéraux à la Pairie TROIS DOUZAINES DE DEPUTES LIBERAUX SERAIENT CREES LORD AU NOUVEL AN.Londres, 2(1 déc.— Le scrutin est à pqine fermé que déjà on annonce de nombreuses élections partielles d'ici peu: très probablement à la fin de février.Plusieurs Libéraux, membres actuels de la Chambre des Communes seraient, en effet, créés Pairs.Ils sont, parait-il, deux ou trois douzaines sur la liste do promotion du Jour de l’An.A première vue.il semble que e« soit là une tactique pour engager les Lords à renom-or n la iuMe au sujet, du veto.Les Assurances Mutuelles ET LA QUESTION DG DEPOT Le plaisir (pie le “Canada” met à accuser AI.Tellier de mensonge montre combien la réputation de cet honnête homme ennuie les ministériels.Be cette attaque du “Canada” le chef de l’opposition ne souffrira aucunement.Notre représentant a pu exagérer les assertions de Al.Tellier, mais il est certain que AI.Tellier n’a dit que ce qu’il peut établir par des textes irréfutables.Sur quelle catégorie de compagnies d’assurances porte la discussion dans la présente lutte ?Sur les compagnies mutuelles faisant affaires dans les campagnes, n'est-cc-pns.Or le “Canada” oscra-t-il prétendre que la loi requiert un dépôt de “toutes” les compagnies mutuelles '! [.’article de la loi qu’il cite le laisse croire.Seulement la citation est incomplete; la partie que nous appellerions explicative, manque.C’est une lacune d'autant moins explicable que pour trouver la citation qu’il donne, le rédacteur du “Canada” a été obligé de lire l’article en entier.Complétons donc la citation, et après cela nous verrons, comme dit la chanson.Le “Canada” a cité du statut de 190' ; nous citons des statuts révisés: c’rst le même texte.En tête de l'article concernant les dépôts requis des compagnies d’assurances on lit done, page H9 des statuts révisés : “A l'exception” des compagnies d'assurance mutuelle contre le feu autorisées par un permis à faire l'assti-ram-c DES BATIMENTS DE FERME ET DES RISQUES ISOLES (tels risques étant ni des risques de commerce, ni des risques extra hasardés) et des compagnies autorisées à n'assurer (pic des beurreries et des fromageries d'a-près un système strictement mutuel, chaque compagnie ou société demandant un permis rie cette province pour faire des assurances, doit, avant, l’émission primitive ou le renouvellement du permis, et avant l’enregistrement, remettre au trésorier de la province les dépôts ei-indiqués.Certaines eornpngnies d'assurances mutuelle sont done exemptes de l’obligation de faite un dépôt initial.Le paragraphe 2 du même artiele le lit, eneore plus explicitement.“Le dépôt initial exigé de toute compagnie OBLIGEE DE FAIRE UN DE-DOT avant l'enregistrement initial,est le montant, fixé pour telle eompagninou ¦ooiété dans le paragraphe 4 du présent article”.Et.l’exemption du dépôt initial comporte aussi l’exemption du dépôt de re-notivelifmouL Le paragraphe J du même article dit eneore: .1.“Avant le renouvellement annuel de l'enregistrement le montant du dZ-Iait requis de toute TELLE compagnie, De toute ’i ELLE coiup.-urnic-j c’osi-à-"ire des seules compagnies qui ne sont ]>:is obligées de faire le dépôt initial.I our dissiper tout doute sur en point, v lions encore rarticle 0 :|iii IVaite des permis (>9n0.Le trésorier de la province doit publier annuellement dans la “Gazette officielle de Québec”, une liste des compagnies (Ml sociétés SOI S DERMIS 01 1.N ){]-,(; i S I RI, ES en vertu de In présente section, avec le montant du depot, S’IL ô EN A.fait elmq„„ compagnir ou socittu, etc.” Avec EN A pagaies à, sous- dépôt nu trésor ar leur beau caractère, mais Esther les y surpassées par l’éclat de ses vertus Elle fut capturée par les indiens Abé-nakis, le 10 août 170.3, à Wells, près de Boston.Après son enlèvement personne ne put découvrir ce qu’elle était devenue, et bientôt il se fil sur son sort un silence rie morf.Il y avait deux ans déjà qu 'elle était disparue quand un jour le missionniaire F.Bigot, jésuite, qui évangélisait les Abéuakis, la découvrit clans un petit village indieu à la tête de la rivière Ké-néboe, aujourd’hui Sninl Cômo.paroisse du comté cle la Ueiuiee.Il s'intéressa immédiatement à sa délivrance et il en avertit le gouverneur de audreuil ù Québec.O petulant, la liberté de la jeune captive fut très difficile :i obtenir.Les indiens s'étaient tellement attachés à elle qu’ils ne voulaient plus consentir à s’on séparer.Los négociations pour son rachat traînèrent encore trois ans.Enfin, ù force de supplications, Je Père Bigot, que les indiens tenaient; en grande estime obtint qu’on lui remettrait la jeune captive, mais à la condition qu’on la remplacerait par une jeune esclave qui consentirait à vivre (‘liez les indiens.Aussitôt qu'Esther eut été remise aux soins .lu Père Bigot il se hâta de la mener à Québec où elle fut reçue chez le gouverneur de Vaudrcuil et admise dans l’intimité cle la famille au château Saint-Louis.Enlevée de la maison paternelle à Al.Rodolphe Lemieux : une collection de peruques tout prêtes; “la Grenouille et le Boeuf”, tableau peint ù l 'huile par Jacques Bureau; In grand’-croix de l'ordre du Noleil-l.evant.don du “ exactement les plus petites règles, eu captive.Le 13 avril' 171-1, elle prononça ses voeux solennels, dans l’église du monastère, en présence de Monseigneur du Québec, de plusieurs dignitaires ecclésiastiques, du Marquis de1 Yaudreuil et de sa suite.Elle prit le nom .le Esthei Marie Joseph de l’Enfant 'ésus.On dit qu’après l'émission de se* voeux solennels et sur le conseil de !'é-vccpie, elle écrivit une lettre à son père pour lui apprendre ce qu'elle était devenue et par quelles voies admirables la divine providence ] 'avait conduite et protégée.Il serait intéressant de* savoir quelle émotion produisit une telle lettre sur le coeur de c e fanatique puritain rteseen riant, de la classe des (jrornwell et compagnon .le college do ce dernier.Il parait que son père avait, pourvu dans sou testament au sort de sa fille au cas qu’elle reviendrait sur sa determination.Afaintenant voici rt que nous lisons dans l’histoire des l’rsitlines de Québec» tome III, page 263.“ Nous avons eu lieu d'admirer la “ conduite de la divine Providence sur “ les âmes que Dieu prédestine de tou-“ te étcrnjté, dans notre Chère et res-“ portable Mère Esther.arie, Joseph “ Wheelwright .le l'Enfant-Jésus, qui “ en est, un exemple des plus marqués.“ Il faudrait une autre plume pour dé-“ criro les vertus de cette âme chéri» “ de Dieu et des hommes si ces vertus “ mêmes et l’exemple admirable qu’-“ elle’ a donné à eetto communauté, “ l’espace de 68 ans et plus, n’était “ un langage plus éloquent (pie tout ce “ qu’on en pourrait écrire.11 est vrai “ (pic le Seigneur l’avait douée du “ plus heureux naturel et d’un tempé-‘ rament excellent mais quel saint u*a-“ ge n'a-t-elle pas fait de ces dons pour “ marcher cl'un pas ferme jusqu 'à la “ fin de sa carrière clans la fidélité et “ la ferveur, s’attachant à pratiquer Mikado; un album cle ses photogrn phics publiées dans le “Soleil ’;.l’automobile et le cable de la Rivière Madder ; “Sir Rudolph ’ cire manquée.“ayant, disait-elle, toujours fait son “ bonheur et.sa consolation.C'est surtout dans les charges d» maîtresse clés novices, d'assistante et tie supérieure n eue a Utilisé sa ertu et ses talents.Dette vénérée .Mère est morte comme elle n vécu, dans des aspirations eonti-miellés vers le ciel, répétant souvent le» versets dos psaumes.De fut le 28 octobre 1780, à 8 heure* du soir, qu elle cessa d’habiter c< monde pour aller vivre éternellement AI.Raoul Dandnrnnd : la plume d’oie avec les Bienheureux.Ses ancêtre* dont Godfrey se servit jadis pour lui èctaiont nobles comme l'attester'- let écrire des billets doux ; I.n mouche dp gR famille, mais son (WMI S i-1" -«* •»'«" « >¦ — par Vindicator, du “Bays”; un peigne |de ses vertus so-, a jamM» «MM à à barbe.cotte maison.( A suivre 1 L'abbé G.DUQAB.Ptc.M.L.P.Brodeur: une flotte canadienne améliorée ; six douzaines de gaffes solides mais inoffensives; le portrait d'Honore Gervais ; la collection des caricatures du “Canada”; un cahier de citations truquées; du génie.M.Jacques Bureau : le buste de Rodolphe, ciselé dans une pomme cuite: “ Alémoires d’une buse” par “Un ministre de la marine”.0254 2 LE DEVOTE.Lundi, 26 Décembre, 1910.LE RÈGLEMENT DE PIE X SUR LA MUSIQUE SACRÉE INSTRUCTION SUR LA MUSIQUE SACREE PRINCIPES GENERAUX T.La musique sacrée, partie intc-rrrante i Itee, mais qu on t'lumte 1 otil-j $2,000.000 de capital-actions._ j “incriminés, i.es prêtres que 1 ignoran- AVIS PUBLIC est par les présentes ee ; il Veut rie la musique d’cgliscA En un mot, la situation est celle-ci : , “oe des faits ou la mauvaise foi ont donné par le soussigné, Secrétaire-Tré-non pas de la musique ‘ii l'êttli- les expéditeurs passent-contrat avec les, “calomniés le plus sévèrement, surtout s„ri,.r de la V-ule de Maisonneuve, que ^ compagnies de chemin» de fer, par l’in-j “ceux du IV siècle, furent, à notre 1 )e rôle de perception des taxes fonciô- termédiaire des compagnies de messa “sens, des hommes de lu trempe des ,.CSj tn„t municipales que scolaires, geries”.I “premiers apôtres du Christ.Us ont pour l’année commençant le premier Le jugement montre aussi que la “ Do ’ “subi, pour la cause, du bien, presque 1Ilai ituo et se terminant,le trente avril Beau site d’affaire Disponible au 1er mai prochain, Nos 266 et 268 rue Saint-Denis, coin de la rue de Montigny.Sera transformé en un seul ou deux magasins au désir du locataire.Au-dessus magnifique logement avec entrée rue Saint-Denis, contenant quinze chambre à coucher, salon, salle à dîner, cuisine, deux bains et cabinets, jardin d’érté, etc.Pour plus am pies détails s’adresser au soussigné No 78 rue Durocher, oh les plans peuvent être vus.ALPHONSE LEOLAIRE.283—12 CADEAUX DU JOUR DE L’AN pour sleighs de 25c.à $3.00, traîneaux 25c.à $3.00, hockey, patin», 10c.à $3.00, etc.J.L.Roublard, 332 Mont-Royal Est, coin Rivard.279-26 CARTES POSTALES ILLUSTREES PERSONNEL — Collectionneurs de cartes-postales, entrez dans notre Union Coût, 10c.Vous pourrez faire échange do cartes partout.Liste de changeurs, sut laquelle sera votre nom.Post-Card Union of ^ nada, A.-E.Stilwell, Rougemont, P.Q.CHEVAUX TONDUS Allez faire cliper vos chevaux par l’électricité en 30 minutes chez Jos.L.Gaudet, 540 Amherst, coin Ontario.Téléphone: Est 1S06.luvrage garanti.VOTRE CHEVAL boite-t-il f S( -ez-vous du “Horse Foot Remedy”.Satisfaction garantie.En vente chez Jos.Papineau, 1479 Notre-Dame Ouest, Tél.Main 3860.-.r.r.-.Voulez-vous être bien CHAUSSE et avoir bonne valeur pour votre argent?N’hésitez pas, allez chez L.O.GIRaRD 423 Boulevard Saint-Laurent.SATISFACTION OU ARGENT REMIS.280 1 m.DENTISTES GENDREAU & GENDREAU, Chirurgiens-Dentistes, 117 Saint-Denis, coin Dorchester, Tel.Bell Est 2916.Dr J.G.A.Gendreau, Dr Conrad Gendreau.Dr.J.NOLUSI, Chirurgien Dentiste, 537 rue St-Denis, coin Cherrier, Tel.Est 764.Consultations: 1 h.à 6 hrs.p.m.ROUSSEL, EMERY A.# chirurgien-dentiste, 502 Ste-Catherine Est, Montréal.Tél.Est 2971.Dr.ARTHUR BEAUCHAMP, Chirurgien Dentiste.rcfe Saint-Denis.LE Dr.O.H.DESJARDINS Spécialiste poar les t&ALAxJltiù AJiiù YEUX 502 Rue St-Denia.Téi.Est • 'm DOCTEUR J.-A.ST-DENIS Maladies des yeux, au nea, ce :a gore» 0» des oreilles.T.Est 329, 133 Rue Cherrier, Montréal.a-mer-T.ino million Express Oy”, a payé nu Paci-1 “toutes les persécutions que Saint-Paul nm, a été complété et qu’il est dépo-fiquo-Canadion, $80,000 en 1901 seule-1 “dit avoir ondulées nu cours do son sû fi, mon bureau, après avoir été dûment, de plus que le montant chargé “ministère, et leur courage n'a pas ment homologu.par le Conseil de la en 1903, $340,000 en 1904, $220,000 en 1905 et la même somme en 1906; ees Le juge Bruneau n accordé gain de 0 - ix montants plus faibles s'expliquent cause au Dr James E.Guerin eontre la ’ — ’** —* - “Ktat-e Life Assurance Co.” Lo plai- potir desservir ies succursales.Ce sur "failli, plus fut de $155,000 en 1902, $330,000 "Lu race dont ils ont éclairé et fortl- “fié les finies a donné ses preuves.“En face de l’exil, de la déportation, gnnnl réclamait 81,200 de la compagnie défenderesse pour services professionnels, Il y avait eu engagement de signé le 8 août 1904 entre le demandeur et MM.Pcmion éfe Kelly, gérants généraux de la compagnie du Canada.Les défendeurs ont prétendu qu’il n’y avait jamais eu de question de salaire vice possible?par 1» fait que les années étaient nmu vaises.Le juge Mabee poursuit en disent qu’ils semble que les compagnies de mesageries ont surtout comme base, le principe suivant : Quel est le tarif le plus élevé que nous puissions imposer au publie, tout en lui fournissant le plus mauvais srr- do mentionnée Hans le- contrat.Lo juge a accordé au plaignant $950, intérêt et irais.On n’a pu établir exactement le profit réel que les compagnies de chemins de fer retirent du.transport par l’inter- s “de la perte des biens do co inonde, el-“le est restée aussi ferme, aussi iné “brauluble quo les premiers chrétiens “devant les artifices et les persécu-“tiens de Néron."IJommago et reconnaissance fi ees “auriens missionnaires Le R.I’.G.Français, supérieur général de lu Congrégation Sainte-Croix, lui écrit », ce propos : “Je viens de lire avec le plus vif intérêt votre beau travail sur "Les Anciens Missionnaires de l’Acadie devant l’histoire.” Ville de Maisonneuve, suivant résolution en date du 14 décembre courant.Je requiers toutes les personnes te-m-i-s au paion.t des sommes y mentionnées, (Uen payer le montant à mon bureau dans les vingt jours qui suivront, la publication du présent aviV Un -pte de cinq pour eent(5 p.c.) sur lo montant do cos taxes sera accordé à t- de personne qui en effectuera le paiement dans les quinze jours do cotte date.Donné fi Maisonneuve ro quatorzième jour de décembre mil neuf cent-dix, M.U.ECREMENT, Sec.-Très.de In Ville de Maisonneuve 15, 17, 19, 21* 24, 26, 28 et 30 déc.CARTES D AFFAIRES INGENIEURS ET ARPENTEURS CHOPIN & RINFRET, ingénieurs civils, arpenteurs fédéraux et provinciaux, 26 Rue S.-Jacques.Tél.main 3826 Pe GASPE BEAUBIEN Ingénieur Conseil.Bâtisse Liverpool.London & Globe, Montréal.Tél.Mair, 3814.209-2.ENTREPRENEUR ELECTRICIEN ACHiLLE DAVID, 250 rue Saint-Paul.Tél.Boll Main 929.Installe et répare lumières, moteurs, dynamos, té-lénhones, cloches, etc.OU LT NCIIKli ?CAFE KRAUSMANN, Bières en fûts et en bouteilles Würo-burger, Hofbran, Pilsnor et Knimb»-cher.Lunch de 12 à 8 hres., p.m., à ia carte jusqu'à 8 p.m.SOUPERS SUR LE POUCE JUSQU’A MINUIT.Salle à dîner spéciale au deuxiènu étage pour dames et messieurs.___________ 284-306 f, AGENTS D’ASSURANCE VIE DELA PROVINCE DE QUEBEC Ayant de bonnes références peuvent représenter la meilleure des Compagnies S’adresser à THEODORE LANGLOIS, Gérant Provincial, Nos 4 et 5 Bâtisse du "Star”, Montréal.281-6 COMPTABLE Pour t,10 à $15 par mois, J.A.BER THIAUME, 28 avenue Lalonde, Montréal, fera chez vous votr tenue de livras, finance et e- lection, appelez Est 857, téléphone Bell.273-1 mois BUREAUX A SOUS-LOUER dans la nouvelle bâtisse de la Compagnie “Trust & Loan”.S’adresser à BAUDOUIN &• BAUDOIN, notaires, 66, rue Saint-Jacques.___ 293-6.übraiwéTgodet 1710 rue Saint-Laurent, Montréal.Cartes postales pour Noël et le Jour de l’An.Articles religieux.Statuettes do- _ __ ______ , rées, Calendriers, Imagerie, OATALO-iGoui t-o*-, absent e»- -g lieux inconnus GUE GRATUIT.15 j Défendeur— Une a-'ion en réparation - - ’ .ide biens a été instituée en cette enusn NETTOYAGE ET PRESSAGE .d’habits et costumes pour dames et messieurs.La meilleure maison on ville.VAL ALKEN, RUE ONTARIO, 460, EST, Tél.Est 3442.Ordre* pris et livrés sous bref délai.LA MAISON FRANÇAISE PROVINCE DE QUEBEC District do Montréal.— COUR SUPERIVU E.— Dame Ordéli- Dion, des Cité et District de Montréal, duement autorisée à ester on justice, épouse de Alphonse Evaristo Gougeon, autrefois boulangei du dit lieu de Montréal, aujourd’hui absent en des lieux inconnus, Deuiapdo-resse.vs.Le dit Uphonse Evariste ce jour 17 novembre 1910.— Montréal, 17 "o.-ombre lO.*”— J.-B.Boudreault.-a Avocat de la demanderesse.' •iuu.i^ti-.niepj9jip UBsiwiiUfcl uuapj •(eç^iturj o-piiqusuodKM t ) ,, ÿijaqqoj •X, «d 'iinjupioRi ^‘eenboof-îUiBg en ‘•U 118 Stundu*! I*® inuxnof ea 424 99 TÆ DEVOIR.Lundi, 26 Décembre, 1910.R' La Vie Sportive TRIBUNE LIBRE Sir Lomer Gouin et les Institutrices La Grande Semaine 7)S PREVOIT UN SUCEES SANS PRECEDENT POUR LE CARNAVAL DE FEVRIER.— APPEL AU PUBLIC Après lus fi'tes, 1p comité chargé de voir à la partie financière de la semaine de sports de février, se remettra de suite en campagne afin d’encaisser l’argent nécessaire pour faire de notre carnaval un grand succès.En dépit des obstacles qui se sont dressés sur notre chemin en ce temps de fête, a dit M.E.Sheppard, le président du comité de finance.nous avons pu travailler avec assez de succès et réunir un assez grand nombre de souscriptions.Jusqu’ici nous n’avons pas à nous plaindre de l’accueil que nous a fait le public, loin de là.” ‘‘ Cependant nous ne nous arrêterons pas en si beau chemin, car plus les donateurs et les souscripteurs seront généreux, plus nous serons en mesure d’offrir au public de Montréal tin spectacle de toute première valeur.“Jusqu’à date, continue M.Sheppard, les trois principaux numéros du programme que nous avons préparé sont les courses de championnat, pour le ski, le patin et la raquette ; mais nous aurons aussi un grand nombre d’autres numéros intéressantes.Chauffeurs suspendus ,sc terminera le 17 mars.Douze parties seront jouées en tout, chaque club allant jouer deux fois en dehors, et recevant deux visites.Voici les dates des joutes.13 janvier.—Saint-Pierre vs Union du Commerce.20 janvier.—Union du Commerce vs Delorimier.27 janvier.—Delorimier vs Saint-Pierre.3 février.—Union du Commerce vs Saint-Pierre.10 février.—Saint-Pierre vs Delorimier.15 février.—Union du Commerce vs Delorimier.21 février.—St-Pierre vs Union du Commerce.3 mars.—Delorimier vs St-Pierre.8 mats.Union du Commerce vs St-Pierre.10 mars.—Delorimier vs Union du Commerce.15 mars.—St-Pierre vs Delorimier.17 mars.—Delorimier vs Union du Commerce.New-York, 25.—D’après une circu- laire officielle, publiée par “l’American Automobile Association ”, il ne pourra se faire aucune course d’automobile ticana D’intéressantes épreuves ONT ETE DISPUTEES HIER.A PENSOCOLA.RESULTATS DETAILLES Pensocola, 25.—D’intéressantes épreuves ont été disputées ici, hier après-midi à l’occasion de la Noël.Résultats : 1ère course, 41-2 furlongs.Johnny Wise ; 2e, Polly Lee Red Robin.Temps : 0.35 3-5.2ème course, 6 1-2 furlongs La "Patrie” du 23 du courant rapporte ces paroles du discours de Sir Lomer Gouin a St-Jean : "L’instruction publique est certainement l’instrument par excellence du perfectionnement de la vie nationale.Initiatrice du progrès, elle est en quelque sorte l’âme de la prospérité des nations ; ouvrière de l’avenir, elle est la source même de leur grandeur future.” Et qu’est-ce que le gouvernement a fait pour les institutrices, pour celles qui ont répandu à pleines mains et presque toutes seules (puisqu'il y a 0993 institutrices et seulement 459 instituteurs laïques) les bienfaits de l'instruction publique dans cette province et qui sont d’après la propre expression du Premier ministre, l’âme de la prospérité des nations, la source de leur grandeur future ?En profitent-elles dans leur vieillesse dp cette prospérité prodigieuse dont elles sont les auteurs indispensables ?Non, elles manquent de pain, et traînent les chemins sans gite n’ayant d’autre refuge assuré, les malheureuses, que la prison commune pour abriter leur vieillesse ou les asiles encombrés soutenus par la charité publique.Une d’elles entre autres, atteinte d’hydropisie et qui n’avait, après 33 ans d’enseignement, que 361.52 de pension, m’adressait une lettre navrante, que j’ai fait lire au Premier ministre, et dans laquelle elle me disait : “Je suis réduite à me priver des soins du médecin et des médicaments requis par Tétât de ma santé et je souffre de la faim et de la nudité.” Et qu’avez-vous répondu, misérable, ,®r’ l lorsque plus tard, des larmes plein le 3e, New Star ; 2e, Lord Wells 3e, sur la piste d’Ascot Park, à Los An geles, Cahforoie, d’ici un an.H y a quelque temps, les promoteurs de courses d’Ascot Park, permirent à Barney Oldfield d’organiser une réunion à cet endroit alors que ce chau-feur avait été suspendu par T Auto-Club des Etats-Unis.Les directeurs de l’Association ont en même temps disqualifié, pour une période d’un an, les chauffeurs qui ont.pris part aux courses organisées par Oldfield.Parmi ces derniers se trouvent : George H.Clarke, E.Rogers Stearns, Ben Kerechers et neuf autres chauffeurs de Los Angeles même.Sème Temps : 1.00 3.5.course, 0 1-2 furlongs Haymarket ; 2e, Walter McLean Bon Hamilton.Tlemps 4ème course, 1 1-8 mille Zeb -’e.3e, 1.29 3-4.1er, Col Malvina.Une course comme on en voit peu ELLE SERA DISPUTEE CET APRES MIDI, A JACKSONVILLE J acksonville, Floride, 20 déc.—L’as-«ociation de courses qui mène en ce moment à bonne fin la réunion de cent jours a ajouté une épreuve fort originale au programme qui sera en honneur cet après-midi.C’est un handicap à disputer entre un homme — le cou-reur de fond Williams, qui devra couvrir 550 verges — un mulet, — qui, avec une charge de 110 livres devra parcourir 4 furlongs et demie—, le cheval Mary Hyde qui devra couvrir 6 fur-longs et enfin un automobile Stearns qui aura à parcourir une distance de 1 mille et un huitième.Une bourse de 3400 sera divisée entre les trois concurrents ( ou plutôt entre leurs propriétaires) qui, les premiers, auront atteint leur poteau d’arrivée.Ijes distances à parcourir ne sont pas les mêmes — cela sjentend — pour chaque concurrent, mais elles sont basées sur les records de moyenne de chacun d’eux.Octopu Temps : 2.17 3-5.Sème course, 6 1-2 furlongs : 1er, Hatting ; 2e, Automatic ; 3e, Royal Lad.Temps : 1.28 3-5.Voici la liste des inscrits dans les courses de cette après-midi : 1ère course à réclamer, 6 furlongs: St-Valentine, 107, Sir Grey 109, Tallow Dip 109, Tanbark 109, Nettie C'arita 109, Escutcheon 109, Hariace E., 109, Rubiola 109, Van Dan 109.Von Laer 112.2ème course, à réclamer, G furlongs.fajsjez porter votre indemnité Malvina 109, Dick Rose 109, Blaca goo.00 à 88,500.00 Merise HO, Virginia, cœur et dans la voix en faisant allusion à cette lettre, je vous suppliais de donner du pain aux pauvres institutrices qui souffrent de la faim et de la nudité ?Vous le rappelez-vous ! Le voici : “Ça doit être beau une institutrice toute nue”.Trouvez-vous cela plus beau, sir Lomer Gouin, la vérité toute nue ?I rouvez-vous cela beau, ces autres paroles ineffables sorties de votre bouche, lorsque, avec persévérance, je demandais du pain pour les institutrices retraitées : "Le gouvernement ne vous doit rien, ne pensez pas que vous êtes une classe privilégiée.” Une autre fois voua me disiez : “H faut attendre votre récompense du ciel ", et je rétorquais : “En attendant que nous y allions.j’ Est-ce du ciel que vous attendiez même votre récompense, lorsque vous de 35,- Domino 109 : .Merise Maid, 109 ; Berth Goodwin 109, Oe-eidebtai 109; Drv Dollar, The Ram, 122.3ème course, à réclamer, 6 1-2 fur-longs.œ Cheeky.87, Mark H., 87, Lords Wells , 90j SweetOwen 93 : Don Milton 104.Regards 104, Haymarket, 112, Mrs, Wisler 112, First Premium.107.Pleasing, ,112.4ème Course.6 1-2 furlongs : Chess, 90 ; Lew Hill, 90 ; Cry Cry baby, 90, Candiver 102, Harding 112, Ringer 112, Dr Crook, 112.Haw Abiut Yon.112m Bonserrain, HI Carew, 115.5èm« Course, à réclamer.6 fur-longs : Shepherd’s Somr.103, Johnny Wise, 105 v Grecian Bond.105 : Crenel, 105.Emmy Lou, 105 ; Bro-gen Ties, 108 ; Omicron, 108 : Lu-cetta, 108, St-Dunstau, 108.Sème course, à,réclamér, 1 mille : -Explicit, UH: T.H.McBride, 89 : Ameron.109 ; Oklona, 89 ; Massona, 111; Chief Haves, 114; Bethlehem, lU., .7ftme course, chevaux de tous les ages six furlongs : Annie Nelson, S3 : Cherokee Rose, 87 ; Eva Tanguav.100 Hiram, 105 ; Pinte, 109, Fundamental, 109 ; Our Nugget, HO.Moncrief Park.Lo programme était des J^g (oilITloi de la M.A.A.A.plus intéressants.Hier, une température idéale, aidant, le public prit d’assaut les estrades de Huit mille cinq cent piastres pour vous seul, c’est plus que la fameuse augmentation de 87,000.00 que vous avez fait voter pour 508 institutrices retraitées qui ne recevaient pas un sou de la subvention du gouvernement, absorbée presque entièrement par les instituteurs et les veuves d’instituteurs- ?87.000.00 divisées entre 508 institutrice?, (.-a fait 813.00 par tête.C’est digne de vous cette augmentation la, surtout lorsqu’on la compare à l’augmentation de l’indemnité parlementaire d’environ 880,000.00 (quatre-vingt mille piastres) votée quelques semaines plus tard en faveur d’une centaine d’hommes : 74 députés et 24 conseillers législatifs.880.000.00 pour 100 hommes et 37,-000.00 pour 508 institutrices : 8800 pour chaque homme en moyenne et, 813 pour chaque institutrice.Voilà, deux des augmentations votées en 1909, Ce n'est rien, des vieilles institutrices.n’est-ce pas?Ce sont des femmes, elles n’ont pas besoin de manger beau coup, lorsqu’elles ne peuvent plus travailler, au rancart , comme de, la vieille ferraille! Pourquoi pas à l’assommoir, au cimetière, comme disait le fameux Osler, puisque ce sont des gens désormais inutiles et encombrants, Et lorsque je vous demandais une maison de retraite pour environ 250 institutrices âgées ou malades qui qui n’ont ni feu ni lieu, qu’avez-vous répondu?“Renfermer 250 filles qui n’ont pas voulu se marier'.’’ C’ost ineffable, cela.Parce qu’elle n’ont pas voulu se marier ou qu'elles n’ont pas trouvé Iquelqu'un qui leur convenait et qu’elles ont employé plusieurs années de leur v ie au service de leur pays, on va les laisser dans le chemin ! ! Et.lorsque, avant la fin de la der nière session, le 6 mai dernier, jour de la mort du roi Edouard VII, désespé rant do toucher autrement votre cœur de pierre, je me suis jetée à genoux à vos pieds: “Je vous demande justice, du pain et une maison de retraite pour les institutrices qui n’ont pas de pain et qui n'ont ni feu ni lieu : vous êtes le premier sujet de 8a Majesté devant lequel je me mets à genoux.” Qu’avez-vous répondu: "Je vous écrirai ’; et je n’ai pas reçu un mot de vous.Vous m’avez dit lors de mon dernier voyage a Québec, fait expressément pour vous demander ce que vous vouliez faire à propos du fonds de pension: “Je ne suis pas obligé de vous répondre ; je ne suis pas obligé de vous recevoir.” Non, vous n’avez pas de temps pour faire rendre justice aux institutrices Vous en avez bien cependant pour recevoir les quémandeurs de toutes sortes et les rédacteurs des journaux qui publient si souvent votre portrait et entonnent si bien vos louanges, que les oréchards chantent en chœur.Après avoir demandé à genoux du pain pour 160 institutrices qui sont exposées à crever de faim avec une pension de moins de 850 par année, tandis qu’une institutrice protestante qui n’y a pas droit plus que d’autres, après la première année de retraite revoit, 3704.02, ou autant que quatorze de res institutrices ; après avoir été rebutée tant de fois par vous et certains de vos collègues, une femme a le droit, ce me semble, de se relever dans toute sa dignité et d’administrer un soufflet, à celui qui Ta ainsi traitée, surtout lorsque ie lieutenant-gouverneur, sir A.I’.Pelletier, lui a dit : "Si vous avez des moyens extrêmes, prcnez-les ; c'est injuste, tapez.” Et voilà sir I,orner Gouin dans toute la laideur de son âme de tyran.Electeurs de Saint-Jean et, vous tous lecteurs, saviez reconnaître que l’instruction que vous avez reçue, vous et vos enfants, vaut infiniment plus que l’amélioration de vos routes que vous aurez, même si vous votez contre le gouvernement puisque c’est décidé, vengez les institutrices à qui vous devez ! le bienfait inappréciable de savoir lire ! et écrire et votez pour M.Hébert.Aux élections générales, si les libéraux ont a leur tête un premier ministre juste et s’ils vous proposent un bon candidat pour l’appuyer, je vous dirai: Revenez à vos anciennes amours et votez pour les libéraux qui ont conservé les bons principes du parti.Montrez le 29 que vous avez conservé l’esprit de justice et de chevalerie française et que vous ne permettrez pas impunément à un Canadien-français, comme sir Lomer Gouin, d’écraser* des Canadiennes-françaises, vos bienfaitrices, celles à qui vous devez ce que vous avez de plus précieux dans le domaine temporel, après la santé : votre instruction et celle de vos enfants.Electeurs de Saint-Jean vengez les institutrices.Du tyran sir Lomer Gouin, délivrez-nous Seigneur.JOSEPHINE SAMSON.Institutrice.1041 rue St-Hubert, Montréal.JE VEUX!!! Amis lecteurs de cette annonce, je veux vous Faire des Etrennes.Pendant toute la dernière semaine de l’année, je AN A TOLE Mercier, Chapelier, Bottier, Etc.81 Boulevard St-Laurent Vous offre un escompte de 25 % EN GUISE D’ETRENNES Sur un joli lot de Robes de Chambre et de Gilets de Fumeurs à des prix variant de $3.50 à $10.50 (Si Torn mentionnez cette réclame) Aussi 2r> % sur toutes nos Chaussures pour Hommes “ Goodyear ” Vous avez là une occasion unique de vous chausser à bon marché avec des chaussures des meilleurs manufacturiers (Si vous mentionnez cette réclame) Et une Cravate Gratis Le choix parmi notre assortiment de Cravates de 50c à tout acheteur d’un Chapeau “Heatan Dent” Ces chapeaux sont de qualité supérieure et de la plus haute nouveauté ; notre prix est de $2.25 et $2.50 ; égaux en valeur aux meilleurs chapeaux de $3.00 sur le marché.'Fnudra mentionner cette réclame) et que d’autres bonnes occasions je pourrais vous offrir si j’avais l’espace ; qu’il me suffise de dire que tous et chacun de nos articles sont de bonnes valeurs GRAND TRUNK RAI L W AV SYSTEM! I FETES DE NOEL ET DU JOUR DE L’AN Des billets il’allor et retour seront ven-I dus A Montréal pour toutes lea gares du Canada, incluant le» endroits oi-deesou» mentionnés.Aussi des gare» du Canada A Buffalo, Suspension Bridge, House s Point.Matseitu Springs, island Fond, I Vt,, comme suit: Québec .94.90 Sherbrooke, 93.20 : Ottawa,.$3.35 I Détroit .914-70 Toronto .910.01 Hamilton .910.85 London .912-05 Port Huron 914-8G PrtlX D’UN PASSAGE SIMPLE DE PREMIERE CLASSE Départ le 26 décembre.Limite de retour, 27 décembre.Aussi départ le 31 décembre, les 1er et 2 Janvier.Limite d» retour, le 3 Janvier.Prix d’un passage et un tiers en première classe.Départ du 26, 2 janvier inclusivement Limite du retour, 4 janvier.MONTREAL OTTAWA Laisse à aS.30 a.m.b3.55 p.m.aS.OO p.m.MONTREAL SHERBROOKE LENN OX VILLE Laisse 4 aS.OO a.m., bl.16 p.m.a8.15 P m- aTous les jours , b.tous les jours, dimanche excepté.Accommodation d’élégauts restaurant», et, de chars-salons sur les trains du jour Ht.chars-dortoirs Pullman sur les trains do nuit.LE MEILLEUR SERVICE VOIE DOUBLE EMPLOYES ATTENTIFS BUREAU DES BILLETS EN VILLE, 128 rue Saint- Jacques.Tél.Main 0905 ou à la Gare Bouaventure.Tous les Gens Sensés Voyagent par TORONTO SERVICE DES TRAINS NORD ET OUEST DE TORONTO Direct pour les parties résidentielles DEPART DE LA GARE WINDSOR 10.45 p.m.tous les jours excepté le dimanche Arrêt à Westmount sur signal 81 Boulevard Saint-Laurent.Dans chaque page lisez l’annonce d’Anatole.A la Gare Union (Pour Détroit et Chicago) La route de l’homme d’affaires vers la 11 partie commerciale DEPARTS DE LA GARE WINDSOR 8.45 a.m.et 10.00 p.m.tous les jours.Arrêt à Westmount sur signal Le handicap de Noël, qui devait rapporter 32,000 à son gagnant, a été gagné par le favori Master Robert.Deux favoris, doux bons second-choix et deux “long shot” se sont partagé les honneurs de la journée, remportant chacun un nombre égal de victoires.Président de la Ligue de Billard M.L.A.MICHAUD, DU DELORIMIER.SUCCEDE A M.CHEVALIER.Vendredi soir dernier, la ligue Intermédiaire de billard tenait sou assemblée annuelle, dans les salles de l’Union de Commerce, sous la présidence de M.Albert Chevalier.Tes équipes de l'Union de Commerce et du Cercle Saint-Pierre étaient les deux seules représentées, le De,orimier ayant déclaré qu’il accepterait et approuverait tout ce que rassemblée déciderait.J .es délégués étaient:’ Saint-Pierre.—P.Phaneuf, A.Bertrand et A.Benoit.Union du Commerce.—Albert Chevalier.A.Trépanier, A.V.R, Laporte et E.Brosseau.L’élection des officiers donna la résultat, suivant : Président.—L.A.Michaud, du Delorimier.Secrétaire.—P.Phaneuf, du Cercle Si - Pierre.L’on décide que chaque équipe se composera de quatre joueurs et que les parties seront de 200 points, à 11.2.La saison s’ouvrira le 13 janvier et Le tournoi do billard ( partie américaine) organisé par le M.A.A.A.vient de se terminer avec les résultats suivants ; Groupe A.— 1, E.A.Cornell ; 2e Allan Cameron.Groupe B.— 1, Dr Harding, 2e C.P.Lyman.Groupe C.— 1 AV.Cairns, 2e G.Sor-nert.La ligue de Billard de Montréal Voici la position actuelle des clubs de la ligue de billard de Montréal : G.P.Points 0 3,137 1 2,887 3 2.765 I 2,752 M.A.A.A .I St-Denis 3 Canadien.1 Delorimier .0 Le “ Teutonic ” à Montréal Londres, 26.— On dit ici que le "Teutonic”, ligne White-Star, sera placé sur la route laurentienne l’an prochain, et prendra des passagers de deuxième et do troisième classe, ainsi que du fret.La nitroglycerine UN OUVRIER EST TUE PAR UNE CHARGE ABANDONNEE FAR DES CAMBRIOLEURS.Chicago, 26.— Stephen Pavletik, travaillant à réparer un-coffre-fort avarié par des cambrioleurs, a trouvé une mort horrible samedi ici.Il y a quinze jours, des “yeggs” essayaient de faire sauter ie coffre-fort en question à Kimmel, Indiana, mais ne pouvaient pas obtenir d’autre résultat que de fausser la serrure et de ployer les verrous.Lo coffre-fort fut transporté ici, et Pavletik, en voulant redresser le bouton de la serrure, frappa un coup do marteau.Une explosion violente se pro duisit et la porte du coffre sauta, écrasant l’ouvrier contre la muraille, à vingt pas de là.Les voleurs avaient laissé une charge de nitroglycérine dans le mécanisme.Vingt-cinq échevins L’’ “ Angélus” une croûte Paris, 26.— D’innombrables critique disent ici que 1’ “Angélus”, de Millet, Grand choix de Pianos Pratte Modèle d’artiste en chêne et en acajou do différentes nuances, à 3350.00 et 8375.00 ; Style Louis XV, 8150.00 et 85.j0.00 ; Style Sheraton, avec incrustations en bois satiné, $500.00 ; Style Marie-Antoinette, unique, $700.00 ; Style Louis XVI, très riche, $750.00.Pianos automatiques do 88 notes : 3500.00.Aussi Pratteolas ( Pianos Pratte automatiques ) très perfectionnés.Termes faciles si oh le désire.Pas d’agents.Les visiteurs sont bienvenus.En vente seulement par L.E.X.Pratte, à la Fabrique de Pianos Pratte, 2502 Boulevard Saint-Laurent ( vis-à-vis la gare du Mile-End ).LA ROUTE A DOUBLE VOIE -POUR TORONTO, HAMILTON, NIAGARA PALLS, BUFFALO, LONDON, DETROIT ET CHICAGO, avec raccordements directs à Chicago, pour tous les endroits des Etats de l’ouest, de la Californie, do la Côte du Pacifique et do l ’ouest du Canada.QUATRE TRAINS RAPIDES PAR JOUR Entre MONTREAL, TORONTO et L’OUEST.Laissent Montréal à 9.00 a.m^ 9.45 a.m., 7.30 p.m.et 10.30 p.m.LE CHEMIN DE FER LE PLUS RAPIDE du CANADA L’“INTERNATIONAL LIMITED^” laissant Montréal chaque jour de • l'année pour Toronto et l’Ouest, est le “fameux” train du Canada et le plus i beau et le plus rapide du Dominion.7 1-2 heures de Montréal à Toronto.LES AVANTAGES DU GRAND TRONC Voie unie — excellent personnel du train — service do chars à diner non | surpassé — service courtois — chars-salon et librairie modernes et beaux attachés aux trains du jour — chars-dortoirs Pullman du dernier genre aux trains de nuit.LES GENS D’EXPERIENCE VOYAGENT PAR LE GRAND TRONC BUREAU DES BILLETS EN VILLE.! 128 Saint-Jacques.houe Main 6905 ou Gare Bouaventure.Wagons-lits modèles, magnifique aménagement, gaves confortables, T'oie unie, employés attentifs.EXCURSIONS DE NOEL ET DU JOUR DE L’AN Toronto .$10.00 Ottawa .$3.35 Québec .$4.90 Sherbrooke .$3.20 Ste.Agathe $1.90 Hamilton .$10.65 Loudon .•942.93 Détroit .$14.71 Feterboro .$7.83 StJeanNB.14.30 Le Japon peut prendre les Philippines New-York, 26.— L’ “American” di- j sait samedi que les officiers américains en garnison à Manille étaient d’opinion qui fut rapportée d’Amérique au coût ; que les Japonais sont les véritables de $150,000.est inférieure sous tous maîtres des Philippines et qu'ils pour-rapports.Cotte toile avait été achetée ront s'en emparer quand ils le, vou- par Chauehard, ‘-.le propriétaire des (Iront bien.grands magasins du Louvre, et avait) Ces officiers affirment que les Japo-été léguée à l’Etat à la mort du com- ' nais ont établi des stations de télégra- toutes nutros gérés au Canada, Fort William et aussi à Détroit et Sault Sainte-Marie, Midi.A.Buffalo, Black Bock, Suspension Bridge et Niagara, Falls, N.-Y., et eux gares du Pacifique Canadien dans le Vermont et.le Maine.PRIX D JN BILLET SIMPLE DE PREMIERE CLASSE Itou pour départ le 26 décembre, li-mile «le retour.27 décembre 1910 ; aussi départ le 31 décembre 1910 et janvier 1.H.2, 1911, limite de retour, 3 janvier 1911.BILLET DE PREMIERE CLASSE PLUS UN TIERS Bon pour partir jusqu’au 2 janvier 1911.3,imite de retour d janvier 1911.EXCURSION SPECIALE, PRIX D'UN BILLET SIMPLE Ville de Québec, places des Provinces Maritimes.Bons pour départ jusqu'au 2 janv.1911, cl.bon retour jusqu'au 1 janvier 1911.SKHVICK DK TRAIN SPKC1AI, Ste-Agathe et: gares intermédiaire*.Déc.20.l’art de Ste-Agathe.0.20 p.m.Sl-.JOrOmo et gares intermédiaires Déc, 26.Part de St-Jérôme pour Montréal, ft.00 p.m.Calumet et gares intermédiaires Le “ couvre-feu à Boston II vole parce qu’il avait froid L'Association des citoyens do Montréal doit discuter mercredi avant-midi, ù onze heures et demie, la redistribution des quartiers de la ville en cinq divisions donnant chacune cinq éche-, talion de chef-d’œuvre au sujet senti- le nez des officiers chargés de surveiller vins.| mental.les nouvelles possessions yankees.incrçant." Tout au plus, dit Pierre ('a- ' phio sans fil dans Tile Luzon et en di-'o, c’cst une croûte, qui doit sa répu- vers autres endroits des îles, droit sous Boston, 26.— Le maire Fitzgerald a fait parvenir au commissaire de police, O'Meara, un projet au sujet do là nouvelle loi du “couvre-teu”.Cotte ordonnance a été rédigée par T “Association sociale du Foyer de Boston” qui édicte que tout enfant, âgé de moins de quatorze ans, trouvé- dans les rues ou dans les parcs, après neuf heures du soir, sera appréhendé et devra payer une amende de pas plus de 85 pour chaque contravention.Un individu du nom de Henri Piché, a été arrêté samedi, au moment où il sortait d’mv magasin do la rue Mont-j Royal, qu’il venait de cambrioler.Traduit devant le Magistrat, Piche s’est reconnu coupable et a déclaré qu’il s’était emparé d’un habit neuf parce (pie le sien n’était pas assez chaud.Le magistrat a promis au Voleur qu’il n’aurait.pas à souffrir de la froide saison et que l'Etat se ferait un plaisir de le loger gratuitement.Sentence sera prononcée mercredi prochain.Déc.24, 26.l’ait de Mont- l’iaco Vigor, 5.10 p.m.ink.25.Part do Montréal, Place Vigor, 9.30 p.m.liée.21, 26, 27.l’art de Calu- met 5.45 p.m.Déc.25.Part de Calumet à 9 .98 a.m.et 6.50 p.m.WAGON-LIT POUR OTTAWA Quittera chaque jour 3a gare do la rue Windsor, a 9.50 p.m.3.es passagers pourront rester A bord jusqu'à 9.00 n ui.Prix du lit, *3.50.SERVICE DE WAGON-CAFE entre Montréal et Québec, sur les train'» du matin et do l'nprés-midi.BUREAU DES BILLETS en ville, 218 rue Saint-Jacques, Téléphouo M»in 3732-3783 ou aux gares Windsor et Vi-per.FEUILLETON JULES PRAVIEUX FEUILLETON 34 ( Suite) —Qu’est-ce que je vous racontais ! Etait-ce vrai ?Sont-ils gentils, mes pensionnaires ! Croyez-vous qu on serait parti si vite, à mon premier signal.s’il y avait eu lâ des femmes ?Elles auraient fait leurs embarras.Elles auraient trouvé des prétextes pour s'attarder.Pensez donc ! Il n’aurait pas fallu que leur mari eût l’air do m'obéir comme un toutou à son maître ! Et Mme Dorimond lança une éclatante fusée de rire.Surpris par cette joie improvisée, ces messieurs crurent de leur devoir de s’y .associer, sans s'enquérir de la cause, taut ils redou-riaient de contrister leur hôtesse en ne prenant point leur part de sa belle humeur.On était en plein accès de gaie-1 é quand la voilure s’ébranla : un vrai retour de noce !.Je regardai s é-loigner les illustres visiteurs.Tous il air jubilant Potot lo tonnelier, un l’unisson ! M.Dorimond, pour complaire à sa petite femme, prenait un soir de vendanges, à cette figure-la.M.Rocardent.par son attitude soumise, apprivoisée, faisait songer, sauf le respect que je lui dois, à l’un de ces bons vieux ours qui dansent si gentiment pour gagner deux sous à leur maître.Le “doux aède do l’amour ", papa ! Mascarin étalait sa grâce épanouie à côté du petit blondin qui se trémoussait, radieux comme un enfant de chœur qui vient do boire lo vin des i burettes.Mme Dorimond les envelop-1 pait tous d'un sourire d'heureuse mère.Ils étaient à croquer ! Quand le break eut disparu au tournant do l’allée, je me mis à songer aux propos que m'avait tenus .Mme Dorimond.Je n'en revenais pas de tout ce qu'elle m’avait dit : "Kh quoi, ponsnis-je, cette petite bonne femme, a qui je donnais une cervelle do passereau, sait observer ce qui se pas- se autour d'elle et vous le raconter ! \ J’aurais dû m’y attendre ! On doit! toujours se défier de la candeur des j femmes, do celles même qui vous pa- j missent les moins subtiles.Avec ces , messieurs, il importe O; rendre la pré- ! Caution contraire ; avec les hommes, ) je dis les plus malins, ceux qui, d’em- i bléo, s’imposent à notre admiration, on s'aperçoit, à T usage, qu’il faut dé- j chanter ! 20 avril.- Glaire que nous avions envoyée pour quelques jours chez son ] amie Mine de Ramon, à SaintT’irmin, nous est revenue, ce matin, avec un ! petit air de santé qui fait plaisir à voir.Ge qui me restait d'inquiétude après la consultation, sc dissipe tout â fait.Hélas ! un souci de perdu, un autre de retrouvé.Ce matin, Henri qui étai allé chercher sa sœur au château do Saint-Firmin est venu me trouver une heure après son retour.Quatnt il pénétra dans ma chambre, je m’aperçus aussitôt qu’il était en mauvaise 1 humeur.Un pli de colère lui barrait le front ; •—Ça ne peut pas durer ! Çù ne peut ; pas durer ! déclara-t-il.Quoi ?fis-je, très surprise, Non.non, ça ne peut pas durer, continu» Henri s'enivrant de sa colère.—Mais quoi ?Quoi ! quoi! s'écria mon neveu.Tu crois donc que je suis heureux, ma (ante ?Non, mon pauvre enfant, j’ai tant de raisons de croire le contraire ! Non, non, non, reprit Henri avec plus de \ éhémenee encore, çà ne peut pas durer ! t'e n’est pas une v ie «pie la mienne ! Ge n’est pas un ménage que le nôtre ! Ge n’est pas un intérieur que lo nôtre, mais une boutique de livres, une salle d’études, une bibliothèque, un la-bo-ra-toi-re d'idées ! On doit so tenir là dedans comme dans un sanctuaire ! 11 ne faut pas marcher trop fort, ni ouvrir et fermer trop souvent, les portes, ni parler à, voix trop haute, ni chanter, ni remuer, ni vivre ! Mais on n'aurait même pas le droit de mourir on faisant un peu de tapage ! Cela dérange madame ; cela la trouble dans ses lectures, scs méditations, ses extases ! Car, lorsqu’elle a un bouquin de son Armnndv en mains, elle est en extase, il n’y a pas a dire, c’est de l'extase ! A étaler ainsi son ressentiment, Henri devenait comique, mais je n avais pas envie do rire.-le le savais vraiment malheureux : —Ah! reprit-il, de plus en plus animé, on pourrait, mettre des pancartes sur toutes les portes avec des défenses."Défense de parler ”, défense de rire ”, | “défense de bâiller ", c’est un collège ! chez nous : c’est pis ! Quand Lucie est avec ses revues, lu maison hrû-1 lerait qu’elle ne s'arracherait pas â ses lectures.Aussi, je m'y ennuie à mourir à In maison, Jamais d’intimité ; jamais 1 de conversations comme je les aime,où Ton parle de toutes sortes de choses que tout le monde peut comprendre.Non.ce sont des idées qu’il faut à madame.Des idée ! Dos idées.Tiens! j’aimeruis mieux une femme qui, toute la journée fumerait des cigarettes, des cigares, la pipe ! qui mangerait des tartines d'ail ! Et ce sont nos domestiques qui sont heureux, je t’assure ! Tu penses bien que madame ne veut pas s’arracher à ses bouquins pour surveiller des bonnes ! Fi ! donc! C’est bien trop au-dessous d’une fem-, me qui a tant de science en conserve dans la tête ! Tu sais que lions avons pour cuisinière Louisa ; encore un phénomène, celle-là, une doctoresse manquée ! Tu peux voir, quand tu viens déjeuner chez nous, quels propres fricots elle nous sert, : nies chiens font j les dégoûtés ! Mais clic a un brevet, ! et Lucie trouve tout exquis ! Tiens, ce i qui m’a mis hors do moi, tout à l’heure, c’est que j’ai pris Louisa qui, assise clans un fauteuil du salon, les pieds sur une chaise, lisait, avec des yeux goulus, un volume à.couverture rou- «p- •T’ai regardé le titre : “Sensations d’alcôve ”, Etonne-toi, après cela, que les sauces soient manquées ! Le plus fort, c'est, que je suis allé iniméyjiute-ment, prévenir Lucie, 'le lui ni fait même une observation assez verte.Sais ce qu'elle m’a répondu î “ Si tu n’as aucun goût pour la lecture, toi ce n'est àià pas une raison pour en [Hiver une pauvre iille, déjà assez malheureuse d'être forcée de se livrer ù des travaux manuels ! Si Louisa a des besoins intellectuels-.je trouve tout naturel qu’elle les satisfasse.En lisant des pornographies ?” lui ai-je dit.Non! tu ne devineras jamais ce que Lucie m'a répondu ; c’est monumental ! “Mon cher, a-t-elle répliqué, pourvu que Louisa fasse son service, je n’ai pas à m’occuper de savoir si elle a des préférences pour telles ou telles écoles littéraires.En fait de critique littéraire, je suis, moi, pour la méthode subjectivistc ! ” Elle est pour la méthode subjeotivis-te ! Voilà ce que j’ai pu en t irer ! J'allais éclater, je suis sorti et suis venu te trouver.Quand je te dis que ça ne peut pas durer ! A ce montent, mon frère Charles entra en coup de vent dans la chambre: —Ah! tu es là ! fit-il s'adressant à Henri.Je te cherchais.Viens vite ! Ta femme nous attend sous la charmille.Elle va nous lire un article sur “l’Ibsénisme et l'amo contemporaine ’’ ! v •le n'irai pas.fit Henri avec de l’âpreté dans la voix ! —Gomment ! s’écria mon frère interloqué, tu ne viendras pas â —Je n’irai pas ! répliqua Henri d’un ton de plus en plus rogue.¦ Mais, reprit Charles, c'est un article sur l’Ibsénisme ! Allons, Henri, dis-je, tu ne v»» ns* savourer ça?L’Ibsénisme ! Tu m sais donc pus ce qui est bon ! • En fait d'ibsénisme.j’aimerai' mieux un bifteck qui fût mangeable.Depuis que nous avons pour cuisinière une espèce do phénomène.—Henri, interrompit mon frère, jr trouve que.depuis quelque temps, ti as bien mauvais esprit ! Penaud, Charles quitta nia chambn suivi d’Henri.Je me mis sur le seuii de la porte pour les regarder s’éloigner.Le père et le fils s’en «liaient chacun de son côté : l’un à droite l’autre à gauche.Hélas ! je suis bien forcée do reconnaître que, dans le ménage, lo désaccord s’aggrave, ("est lft guerre.Henri est complètement retourné.1 Chez le» caractères faibles, ces subit revirement i no sont pas rares ; leur douceur devient aisément belliqueuse, lorsqu’ils veulent secouer le joug qu’ils se sont laissé imposer et sc venger de la femme qui les a tenus en sa dépendance : c’est ainsi qu’ils aiment à se donne: l’illusion de la force.(A suivre ia 4 LE DEVOIR.Lundi, 2fi Décembre, 1910.Poulies en Acier Pressé LES MINISTÉRIELS  Nous en avons un Stock Complet D.K.MCLAREN, Limitée, 109-311 SUE OBAIQ OUEST.Main 4904-4805.CALENDRIER MARDI, LE 27 DECEMBRE 10JK Fête de saint Jean.Apôtre t C\an péliste.Lever du «oleil: 7 U.« i ; couchei' du soleil: 4 h.23.Lever de la •une 56 (m.); coucher de la lune: 1 d «• ) • Dernier quartier.3 h.h.45 ST - CÊSAIRE On trouve le cadavre de Willis Dénoncent violemment les Nationalistes ET REPETENT QUE LA MARINE DE GUERRE EST ESSENTIEL,LE AU SALUT DU CANADA.LE CORPS DU NEGRE DISPARU LORS DE L'INwENDIE DE L’EDIFICE “KINv, HALL" A ETE RETROUVE DANS LES DEBRIS, SA MEDI.AVEU Le “Canada" ne conteste pas qu’il figure aux comptes publics pour ‘'dépenses de voyage" ; mais il affirme qu’il y a eu transposition de textes et que ce chiffre devrait être porté au compte de MM.Dussault et.T’rottlx, qui ‘ sont, dit-il, des employés du gouvernement." C’est possible, mais l'etrone a pris les comptes publics tels qu’ils sont et il s'y trouve des choses ,-i extraordinaires qu’il n’avait pas de raison d’écart «r celle-ci : c’est possible, mais MM.Dussault et Proulx ne sont pus des employés du gouvernement.Ce sont purement et simplement des imprimeurs et le ‘‘Canada", en les quali fiant de fonctionnaires, n’est pas plus sûr que les comptes publies do son gouvernement."I.o gouvernement a, comme les années précédentes .dit encore le ‘‘Canada’j pris une certaine somme sur les crédits non utilisés, votés pour le Mérite Agricole, pour payer une partie de notre compte d'impression du dournal d'\ grieulture.Et c’est tout.’’ C’est-à-dire que, de l'aveu du '('atm-dn” et depuis des années, c'est dans sa ! propre caisse que tombe uni Crédits votés pour le Mérite L’honorable M.Brodeur, ministre de In Marine, a fait, samedi dernier, v.ne flcseoate clans roh comté.11 étaif a -coinpagné de Al.ffonoré Oervais, député de Saint-Jacques, du Dr Béland député de Bcauce, du T)r Choquette, eot-seiller législatif, de AJ.Alajorique Beau-jiarlaut, député de Saint-Hyacinthe, de Al.Robert, député de Rouville, à.f.^ué-bec.Les discours ont roulé sur la marine surtout.Loin de ses adversaires, AL Brodeur a été d’une furie remarquable.AL Bou-rassa, les nationnlistus, et en général tous ceux qui combattent In marine sont des propres à rien, des gens qui « ’ont pas de famille ou qui sont incip i-ides de faire vivre celle qu ’ils ont, des nullités qui s'assemblent sur la rue St-.(arques, à Montréal, pour insulter tout le monde.Quant à lui, Al.Brodeur il affirme qu’il a fait de grandes Ai os es : il a r ¦-mis le ministère de la.marine en ordre, il a creusé le riaint-lmureiit, il a appuyé le Transcontinental et, c’est peut-être lui aussi qui a fait augmenter o core merer.La marine est necessaire, tout le mon- de l’admet, affirme Al.Brodeur.Le i’é-rou, le Chili, F Argentine ont lu leur.Les conservateurs veulent d'une marine pour faire l’affaire de Chamberlain, les libéraux veulent d’une marine autonome pour le < 'anda.Al.Oervais est scandalisé.Il parait qu'en ¦•ertaines maisons d'éducation on lit le "Devoir”, c’est abominable.Il faut une marine pou r protéger nos pêcheries.Le Dr ( hoquette demande aux auditeurs do ne pas se laisser tromper par ceux qui crient contre la marine.En marine ne veut pas dire guerre.On peut avoir une marine sans faire la guerre.Le Dr Béland voit éans l’attitudede-i autonomistes une manœuvre pour bat-fre Lruiriei.Quand on aura battu l.au-i ici on s embrassera et l'on dira: au diable la marine.D prétend que dans le "Devoir" du Il février Htld, M.Bon cassa, n approuve le projet de marine du teouver-nement pourvu que l’autonomie du Canada fût.sauvegardée.Enfin, pour le Dr Béland, le salut du Ohnadn français étant lié au maintien de l'Empire, c’est juste que le Canada mette sa marine à la disposition de la mère-patrie.LA LOI LA VERONE Le cadavre du ¦ nègre Charles Willis disparu après l’incendie du "Kings Hall a été retrouvé samedi, par des ouvriers occupés û déblayer les ruines.Le propriétaire de lu bâtisse, AI.Ba-caud, prévenu, fit avertir la police, et celle-ci peu de temps après faisait recueillir par le fourgon de la Morgue, le corps carbonisé de la victime.D après ce que l’on a pu constater, le malheureux nègre est mort asphyxié.Comme nos lecteurs s’en souviendront ~ix autres personnes avaient perdu la vi.v dans l’incendie du “King Hall” le IJ octobre dernier : on fit une enquête dans le temps et malgré les plus actives recherches on n’avait pu retrouver le garçon de la salle de billard: c’était AVillis.Le défunt était âgé de 25 ans et.célibataire, Le coroner fera une enquête demain.CAMPAGNE DE ST-JEAN a Latchtord __________ HUIT BATI3SES SONT DETRUITES.¦ DNE ASSEMBLEE C’ONTRADÎÜTOIR E A LIEU VENDREDI DERNIER, A — LES PERTES S’ELEVENT A ! LAQUELLE PRENNENT PART MM.JEREMIE DEC ABIE, SECRE- .$38,000.TAIRE PROVINCIAL, BERNARD, SYLVESTRE.LAFONTAINE, DEPUTES, ARES ET DEPOCAS.Terrible incendie à Dresden, Ont.SIX MAGASINS DETRUITS.UN HOMME TUE PLUSIEURS BLESSES.ie grande par , à Dresden, nuit dernière Prescriptions et Sanctions janvier Xoti* don nous ci-f/owus.pour l’infoniNiiion
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