Le devoir, 5 mai 1984, samedi 5 mai 1984
les professionnels de U location d'automobiles 15,949 ru« Shffarooko, M»t.642-2220 Vol.LXXV — No 106 Fréquents passages nuageux Max 10 (détail page 22) Montréal, samedi 5 mai 1984 Côte-Nord Abitibi a Gaspésie 65 cents Nouveau-Brunswick 90 cents Iles-de-ia-Madeleine 1.15S 75 CENTS Séquelle de la débâcle qui emporta les caisses d’entraide en 1981 Faillite de $25 millions de cinq sociétés immobilières de Québec RODOLPHE MORISSETTE Cinq Sociétés immobilières des caisses d’entraide économique qui ont pignon sur rue dans la ville de Québec — à ne pas confondre avec les nouvelles «Sociétés d’entraide économique» — viennent de déclarer failüte, un désastre d’au moins $25 millions qui affecte une Autres informations, page 13 foule de commerçants, de petits épargnants et de contribuables québécois.Les documents judiciaires émanant du Palais de justice de Québec qu’a consultés LE DEVOIR révèlent qu’il y a quelques semaines seulement la Société immobilière 5000 Inc., la Société immobilière 6000 Inc., la Société immobilière 8000 Inc., la Gestion Entraide Inc.et la société mère de ces quatre entités, soit la Société immobilière des caisses d’entraide éco- nomiques Inc.(SICEEQL ont entrepris de réunir leurs créinciers.Ces faillites énormes, qui en-trmneront des pertes importantes pour certaines municipalités du Québec faisant partie de la liste des créanciers, forment la queue de la tornade qui avait emporté la vieille Fédération des caisses d’entraide économique à l’été 1981.Il y a deux ans, le gouvernement du Québec (les Institutions financières), chargeait deux comptables agréés de la firme La- liberté, Lanctôt, Morin & Associés, de Québec, MM.Marc Sheedy et Christian Rousseau, de remplacer les anciens administrateurs et de voir à gérer au mieux les biens de la filiale de la défunte Fédération, soit la SICEEQ, et les «filles» de celle-ci.Les cinq sociétés faillies ont maintenant toutes leur siège social au 320, rue Saint-Joseph est, à Québec.Dans le çadre des projets de la SICEEQ, elles s’occupaient d’abord d’exploitation immobi- lière.On s’appliquait à investir dans la construction de projets immobiliers dans les centres-ville de diverses région.Les filiales de la SICEEQ se sont exécutées à Alma (le Complexe Jacques-Gagnon), Chibou-gamau, La Tuque, Normandin, à (Québec (la Place .lacques-Cartier et l’édifice de la Communauté urbaine de Québec), etc.Des projets importants ont cependant avorté.Ce fut le fait notamment de la Voir page 12: Faillite QUE SONT NOS MILITANTS DEVENUS?Gérard Pelletier (à gauche), 34 ans, maintenant consultant en marketing et conseiller municipal à Outremont, n'a pas exactement l’air d'un homme brisé quand on le voit attablé avec le maire de cette banlieue cossue, M.Jérôme Choquette, accompagnant ses discussions d’une bonne bouteille.Mais l’ancien felquiste reste un «homme marqué», comme l’ont montré la récente tentative pour le faire démettre de ses fonctions.1.Le dur retour à la «réalité» Louise Lanctôt NATHALIE PETROWSKt Dans les rues fleuries de lampadaires, affichant désormais un calme suisse et blanc, les militants sont désormais absents.Disparus, évaporés, planqués, mariés, casés, recyclés, réduits au silence.Sans adresse de retour.Où sont-ils donc?Que font-ils de leurs 17 heures règlementaires «pun-chées» religieusement au nom de la noble cause?La question est intrigante.Comment peut-on se livrer corps et âme, jour et nuit à une cause — l’indépendance, le marxisme, la lutte des classes, le féminisme, la lutte armée — com- ment peut-on se révolter, poser des bombes, voler des banques, brûler des pancartes et puis subitement tout abandonner, rentrer dans le rang et se taire?Et lorsque le rideau tombe sur le grand soir, qu’est-ce qu’on fait de sa vie, où range-t-on son idéal, comment se passe la réinsertion sociale, le retour à la vie civile?Car le militantisme est avant tout un mode de vie, une mentalité, un état d’esprit, une façon romantique, idéaliste, d’aborder la vie en voulant refaire le monde.Et quand le monde se dérobe, quand la société ne suit plus, que se passe-t-il?Les militants d’hier, ceux qui ont aujourd’hui 35-45 ans, je les ai Voir page 12: Militants Jacques Lanctôt Mark MacGuigan MacGuigan en veut à Bouey.juste pour rire PAULE Des RIVIÈRES OTT.AWA — Le ministre de la Justice, M.Mark MacGuigan, a eu quelques difficultés hier à expliquer une déclaration qu’il avait faite la veille au réseau de télévision Global et qui a alerté la meute journalistique.Il avait alors déclaré, dans des circonstances tout à fait confuses, que s’il gagnait la course à la direction du Parti libéral du Canada et devenait premier ministre, il congédierait le gouverneur de la Banque du Canada, M.Gerald Bouey.Le ministre était à DaUfax hier; il a d’abord nié avoir dit une telle chose avant de préciser, plus tard, qu’il avait parlé du congédiement de M.Bouey dans le cadre « d’une blague entre le journaliste et moi, qui n'était pas destinée au public », Voir page 12: MacGuigan LOTERIES Première victoire judiciaire d’Ottawa (D’après CP) — L’affrontement au sujet des paris sportifs et de l’avènement de Sport Sélect Baseball, lancé mardi par Ottawa, a donné lieu hier à une première victoire temporaire du gouvernement fédéral: un marchand de tabac de Moncton (Nouveau-Brunswick) a en effet obtenu une injonction provisoire de dix jours qui empêche l’Atlan-tic Lottery Corporation de mettre à exécution sa menace de lui enlever (ou de débrancher) son terminal de 6/49, sous prétexte qu’il offre à ses clients des billets de pari sportif émis par Ottawa.Il fallut toutefois deux interventions successives du tribunal avant que ne soit assuré le respect de la décision; à 16h30, ce détaillant était « rebranché» et pouvait offrir le 6/49, comme d’habitude.Ailleurs au pays, la situation semblait se caractériser par une certain raidissement de concessionnaires qui, à Montréal, Moncton, Winnipeg et Hamilton, se voient retirer leur permis de représenter les loteries provinciales.Selon M.John Gow, président de la société qui en Colombie-Britannique administre le nouveau pari sportif, 15,000 des 25,000 détaillants pressentis avaient accepté des mardi d’offrir à leurs clients les billets de Sport Sélect, entrant ainsi dans un nouveau champ de paris.Voir page 12; Loteries Tripoli affirme avoir à son tour trouvé un arsenal BEYROUTH (d’après Reuter et AFP) — La police libyenne a affirmé avoir découvert dans l’ancienne ambassade de Grande-Bretagne à Tripoli cinq pistolets, 46 cartouches, 20 cartouches de gaz et 45 masques à gaz, a annoncé hier l’agence de presse Jana reçue à Beyrouth.La police a fouillé le bâtiment jeudi en présence de diplomates italiens, précise l’agence.L’Italie a accepté de représenter les intérêts britanniques en Libye depuis la rupture des relations diplomatiques entre Londres et Tripoli la semaine dernière.L’ambassadeur d’Italie à Tripoli, M.Alessandro Quaroni, a pour sa part confirmé hier la découverte d’armes légères à l’ambassade de Grande-Bretagne à TripoU, en soulignant toutefois ne pouvoir dire si elles se trouvaient-dans l’ambassade au moment du départ du personnel britannique ou si elles y avaient été apportées après.Dans une déclaration faite à Tripoli à l’agence italienne ANSA, M.Quaroni indique que des diplomates italiens ont assisté à titre de « simples observateurs » à cette perquisition comme aux quatre qui l’avaient précédée, conformément au rôle de représentation des intérêts britanniques confié par la Grande-Bretagne à son pays après la rupture des relations diplomatiques entre Londres et Tripoli.Au cours de cette perquisition, un coffre-fort situé dans la salle du chiffre de l’ambassade a été forcé en leur présence « avec des moyens mécaniques », a poursuivi l’ambassadeur.A l’intérieur se trouvaient cinq pistolets (trois Smith and Wesson, un Webley et un Walther P38).Dans un angle de cette pièce, les Libyens ont découvert 20 petites bombonnes de gaz lacrymogènes et dans un autre local plusieurs masques à gaz, a-t-il ajouté.M.Quaroni a d’autre part indiqué que l’ambassade britannique était fermée en temps ordinaire et que les clés se trouvaient en sa possession.Il a toutefois affirmé « ne pas être en mesure de savoir si le bâtiment avait été violé » entre deux perquisitions, la surveillance de l’ambassade ne figurant pas parmi les tâches dévolues à Tltaiie.La perquisition jeudi fait suite à celle effectuée par la police britannique dans l’ambassade de Li- Volr page 12: Tripoli AU SOMMAIRE Bérubé reporte la loi 40 et gèle la tâche Le ministre de l'Éducation.M.'Yves Bérubé.a décidé de reporter d'une année l'application de la loi 40 sur la restructuration scolaire dont il fera connaître les nouvelles orientations d'ici une quinzaine de jours.Parallèlement, il accepte de geler pour 1984-85 la tâche des enseignants.Une offre que la CEO a immédiatement recommandé à ses membres d'accepter Page 4 LE DEVOIR CULTUREL Félix Leclerc et r indépendance A l'occasion du lancement de son livre Des rêves à vendre, Félix Leclerc a déployé toute son énergie pour ^ convaincre ses interlocuteurs qu'il croyait toujours, plus que jamais, à l'indépendance du Québec.Et ce, malgré l'amertume qui filtre au travers de sa prose, comme le rapporte de l'Ile d'Orléans notre collaboratrice Julie Stanton Page 35 Via New York Du 8 mai au 23 juin, le Musée d'art contemporain est l'hôte d'une exposition qui regroupera le gratin du réseau new-yorkais de la nouvelle peinture.Pour le musée, estime son directeur, André Ménard, c'est l'occasion de démontrêr qu'il peut être un véritable laboratoire de l'art actuel et non seulement un musée du «passé».Gilles Daigneault parle de cet événement d'envergure jamais tenu à Montréal.Page 25 Des fêtes ad nauseam L'été culturel s'annonce chaud.Au moins cinq organismes préparent des programmations, dont les plus prestigieuses — et les plus coûteuses ! — serviront à célébrer le 450e anniversaire de l'arrivée de Jacques Cartier Mais à 47 jours des festivités, la programmation n'est pas encore arrêtée.Mireille Simard navigue dans ces eaux troubles où semble régner une belle anarchie.Page 25 LE DEVOIR .A LOISIR Guillaume aller-retour Guillaume le Bâtard, devenu le Conquérant, traversa la Manche en 1066 pour conquérir l'Angleterre.Près de 900 ans plus tard, c'était au tour des force» alliées, notamment des Anglais et de leurs «coloniaux» (Canadiens compris) de débarquer en Normandie pour entreprendre la reconquête de la France occupée par les armées nazies.Les vétérans du Jour-J en célébreront le 40e anniversaire en juin.Monique Nuytemans et Jacques Coulon les ont précédés : ils ont fait le pèlerinage de Normandie, s'arrêtant, entre autres, â Arromanches et à Bayeux.Pages 37 à 39 La fierté a-t-elle une ville?Le mont Royal fait, bien sûr, le délice des Montréalais, et l'avenue McGill-College, où l'on se propose d'ériger la nouvelle maison de l'Orchestre symphonique, donne sur la montagne une vue telle qu'on songea longtemps à en faire la pièce maîtresse de nos propres Champs-Elysées.Mais Jean-Claude Marsan se demande si le projet mercantilo-culturel qu'on veut retenir pour cette avenue ne compromettra pas, une fois de plus, la «fierté (qui) a une ville».Page 41 Tristan Les égarés « ATTENTION, CHEF-D’OEUVRE! » PARIS-MATCH ¦ Lésé « Dès les premières pages, on est séduit par la qualité du style, remarquablement élégant et classique.Puis, ce sont les personnages qui exercent leur fascination.Enfin, les amateurs de péripéties romanesques, de héros chevaleresques, tourmentés et passionnés, seront comblés.» FRANCE-SOIR « Un livre très excitant, .le séducteur, ce n’est pas Varlet, c’est maître Tristan, démiurge en diable! » VSD Frédérick Tristan Prix Concourt « Toujours à double entente et à double fond, cette création à la fois naïve et rusée nous apporte un bizarre mélange de feuilleton à lu Dumas et d’épopée métaphysique.» LE MONDE «.passionnant.» lA PRE,SSE , FRANCE-AMERIQUE Le Devoir, samedi 5 mai 1984 Ses organisateurs assurent qu’il est « en bonne troisième place » John Roberts veut s’en tenir à une « campagne d’idées » PAULE Des RIVIÈRES OTI'AWA — Même si la presse a accordé peu d’attention à son candidat jusqu’à ce jour, l’équipe de John Roberts demeure confiante que la «campagne d’idées» du ministre de l’Kmploi et de l’Immigration portera des fruits dans la seconde moitié de la course à la di rection du l’arti libéral du Canada.Les organisateurs de M.Roberts assurent que ce dernier est en bonne troisième place .Ils maintiennent que M.Roberts prend de l’avance sur le candidat Donald Johnston qui vise aussi le troisième rang.Dans cette optique, c’est avec agacement et jalousie qu’ils ont pris note de l’attention que les médias ont accordée ces derniers temps au candidat .lohnston.«M.Roberts est plus discret.Il n’est pas du genre a provoquer la controver.se, lui.C’est un homme de consensus», déclarait récemment au Devoir Mme Susan Kitchener, qui, avec Mme Brigitte Fortier et M.Terry Flynn, s’occupent de l’organisation nationale du candidat, à Ottawa.Mme Kitchener sait que, contrairement aux deux candidats favoris, MM.Jean Chrétien et John Turner, M.Roberts n’a« pas d’entrée automatique dans les médias».M.Johnston, ministre d’État au Développement économique, s’est valu l’intérêt des médias au cours des dernières semaines en se dissociant publiquement des politi- ques de .son gouvernement.Il est bien évident, renchérit le CO directeur de la campagne de M.Roberts, M.Michael Ronan, «que nous devenons inquiets dès qu’un candidat bénéficie de la moindre attention des médias».Mais il sent le vent tourner et parle de l’accueil réservé à son candidat lors du premier colloque régional du parti à Saskatoon, dimanche dernier: «Nous pensons que les colloques et leurs ateliers sont notre meilleur atout»,dit-il.Demain à Halifax, M.Roberts proposera une commission nationale de l’enseignement et la recherche post-secondaire, pour définir dps objectifs nationaux.M.Ronan est à Toronto et dirige la campagne de M.Roberts, avec M.Gilles Gascon, qui est à Montréal.M.Ronan est responsable de la stratégie et est en contact permanent avec M.Howard Aster, de rUniversité McMaster à Hamilton, responsable des politiques.( mais en voyage d’étude en Chine).Les stratèges promettent que M.Roberts multipliera les déclarations au cours des prochaines semaines.Ils sont confiants que les mises en garde de leur candidat contre la tentation de la droite lui vaudront des appuis, à Halifax demain comme à Saskatoon dimanche dernier, où les mili-tants libéraux l’ont bien accueilli.Ils croient aussi que les jeunes libéraux partagent les inquiétudes de M.Roberts vis-à-vis de la fo.ssilisation du libéralisme, s’il ne réussit pas à se renouveler.D’ailleurs, M.Roberts appuiera Roberts s’est entouré de jeunes o'r'l’AWA — M.Roberts n’a pas hésité à confier des responsabilités à des jeunes.Deux catégories de personnes ti availlent pour lui: les amis de longue date qui n’en sont pas à leur première campagne et les autres qui ont rencontré M.Roberts au cours des deux dernières années et qui l’ont aimé.Beaucoup ont été tra vailleurs bénévoles au Parti libéral.Michael Ronan, co-directeur de la campagne connaît M.Roberts depuis de nombreuses années.Il travaille en publicité et n’a jamais été payé pour ses activités partisanes.Il est un ami de longue de M.Roberts, qu’il aide à chaque élection depuis 196k.M.Ronan est président du comité organisateur du Parti libéral ontarien.Kn Ontario, M.Rick Weiler occupe aussi une place importante, comme responsable de l’organisation à l’extérieur de Toronto.il est âgé de 30 ans, est avocat et possède un diplôme en sciences politiques de l’Université de Toronto.Il est un ancien président de l’Association des jeunes libéraux.Gilles Gascon est co directeur et s’ocupe surtout du Québec.Il a été l’organisateur de M.Daniel Johnson, lors de la course à la chefferie libérale du Québec.Il a aus.si travaillé activement pour la campagne du NON, aux côtés de M.Claude Ryan et, en 1981, a aidé M.Maximilien Pollak à se faire élire à l’Assemblée nationale.M.Gascon connaît M.Roberts depuis un an .Des connaissances communes dans l’industrie de la technologie au Québec les ont mis en contact.M.Roberts a été ministre responsable de la Technologie un temps.Mme Julie Dutil, avocate, s’occupe de l’Est du Québec.Elle est secrétaire du Parti libéral du Québec.Mme Brigitte Fortier est directrice des communications.Âgée de 23 ans, elle connaît bien le milieu politique parce que sa famille en était passionné et parce qu’elle a travaillé deux ans avec le secrétaire d’État, M.Serge .loyal, comme attachée de presse et adjointe législative.F^nsuite, en octobre, elle est passée au bureau de M.Roberts.Originaire de Montréal, elle a un diplôme en sciences politiques de Concordia.('haque province a son responsable mais les forces pro-Roberts sont concentrées en Ontario, à Toronto plus précisément où M.Roberts est député.M.Hugh Cameron y dirige la campagne de financement.Malgré une demande de leur Conseil Les médecins de Dolbeau refusent de rentrer au travail DOLBEAU (PC) -Les médecins du Centre hospitalier de Dolbeau refusent de retourner au travail, malgré une recommandation en ce sens formulée par le Conseil des médecins et dentistes de l’hôpital.Mon nouveau programme de français au primaire ISBN-2-7601-1084-2 — Dans un télégramme adressé hier au ministre des Affaires sociales Camille Laurin, le président du con.seil, M.Paul-Emile Bérard, a mentionné qu’il avait invité ses confrères à retourner au travail, mais que ceux-ci, las d’un conflit qui traîne en longueur et impatients de le voir réglé, s’y .sont refusés.Le président du Conseil des méclecins et dentistes de l’hôpital pré-ci.se cependant que si le ministre fournit une date rapprochée de solution concrète du pro- 4,75$ En vente dans toutes les librai- L'enseignement et l'apprentissage reposent non seulement sur la relation de l'enseignant avec l'enfant mais sur une relation authentique de l'enfant avec toutes les composantes de son milieu.L'enfant s'exprimera spontanément s'il est placé dans des situations proprement motivationnelles.Les activités proposées inciteront l'enfant à utiliser à bon escient les types de discours expressif, informatif, incitatif, poétique et ludique.4560 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél (514) 849-1112 En vente dans les librairies: Station 168 est, tue Métro-Longueuil Sainte-Catherine Longueuil, Québec Montréal, Québec Tél : (514) 677-6525 Tél : (514) 861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél : (514) 843-6241 K" bientôt un document proposant une réforme des structures du Parti.Un sondage effectué récemment par le Globe and Mail donne 33 délégués à M.Roberts et 26 à M.Johnston, contre 568 à M.Turner et 251 à M.Chrétien.«C’est complètement farfelu», s’indigne Mme Fortier.Fille souligne notamment que les reporters du Globe ont surtout parlé à des hommes de 40 ans, faisant peu de cas des femmes et des jeunes.L’organisation Roberts revendique le soutien déplus de 100 délégués.«Nos conversations avec les délégués nous font croire que la publicité dont bénéficie M.Johnston ne se traduit pas en appuis de délégués», dit encore Mme Fortier.Jusqu’à présent, les appuis des délégués libéraux que le ministre de l’Flmploi a récoltés sont concentrés dans la région torontoise et chez les clubs de jeunes libéraux où il bénéficie d’une popularité certaine.Au Québec, personne n’espère de miracle.Mais, là comme ailleurs, les pro-Roberts se rabattent sur le nombre élevé de délégués indécis ou dont l’appui à l’un des deux principaux candidats est sujet à révision.Au Québec, c’est dans le comté de Portneuf que M.Roberts a enregistré sa meilleure performance, en s’assurant l’appui de six délégués.Le député du comté, M.Rolland Dion, appuie M.Turner mais n’a donné aucune consigne à ses militants.Pour le reste, M.Roberts peut compter sur le vote d’un délégué ici et là, un dans Charles-bourg, un dans Québec-Est.Mais le total ne dépasse pas 10 délégués.M.Gascon ne doute pas un instant que l’appui des gens de Port-neuf vient du fait que l’année dernière, comme müiistre de l’Flmploi, M.Roberts a contribué $2.4 millions à la réouverture du moulin à papier de Saint-Raymond .M.Gascon attend impatiemment la fin des examens dans les cégeps et c’est à ce moment qu’il retrouvera ses travailleurs.Dans la ville de Québec, Mme Julie Dutil assure un suivi auprès des délégués.M.Roberts a l’appui du président de la Commission des jeunes libéraux du Canada, M.Bruce Ogilvie, qui a 24 ans.Il a aussi l’appui de trois des neuf autres membres de la Commission jeunesse du parti.Au Québec, M.Roberts compte sur M.Christian Nolin, le vice-président des jeunes pour cette province.À 19 ans, M.Nolin «man-ge»de la politique depuis plusieurs années déjà.Il a rencontré M.Roberts au Salon de la Jeunesse l’année dernière lorsque le projet d’un ministère de la Jeunesse fut lancé pour la première fois.M.Roberts a vainement souhaité que tous les candidats limitent leurs dépenses de campagne à $500,000, même si le parti permet d’aller jusqu’à $1.6 million.Son équipe prévoit dépenser environ $600,000, que le directeur aux finances, M.Hugh Cameron tente de recueillir.Parallèlement à ces appels à la frugalité, M.Roberts a été critiqué par l’opposition néo-démocrate pour avoir distribué 5 millions de brochures gouvernementales sur les programmes d’emploi de son ministère.avec sa photo en bonne place.M.Roberts s’est doté, pour sa campagne, d’un conseiller sur la jeunesse ainsi que d’un conseiller sur les questions multiculturelles et d’une personne-ressource sur les questions féminines.Et on ne veut pas spéculer sur les alliances que M.Roberts con-cluerait sur le plancher du congrès pour aider l’un ou l’autre des principaux candidats.Non car on espère remporter la course en glissant comme un voleur entre les deux gros.«Après le premier tour, on continue», dit Mme Fortier.blême, les médecins accepteront d’abandonner leurs moyens de pression et de revenir à leur tâche.« Les médecins comprennent que leurs moyens de pression sont rigides, mais non excessifs, et que cette volonté de vouloir régler le problème du centre hospitalier vient de la population même de Dolbeau », souligne le télégramme du Conseil des médecins et dentistes.L’Hôpital de Dolbeau est aux prises avec un manque d’effectif médical.Le conflit perdure depuis deux mois.Au premier débrayage des médecins, le ministre Laurin avait pris l’engagement de solutionner le problème, mais depuis, aucune intention ne s’est concrétisée.UNE GRANDE PREMIERE! LE QUEBEC Vu D'EN HAUT À titre d’exemple, voici une liste de quelques-unes de nos destinations et des économies que vous pouvez réaliser.DESTINATIONS TARIFS RÉDUITS TARIFS RÉGULIERS ÉCONOMIES RÉALISÉES Port Menier (Anticosti)/Quêbec 153$ 340$ 187$ Montréal/Blanc Sablon 297$ 660$ 363$ Sept-îles/Toronto 167$ 372$ 205$ Québec/Rouyn-Noranda/Val D’Or 113$ 262$ 139$ Baie Comeau/Toronto 163$ 362$ 199$ Gaspé/Québec 138$ 306$ 168$ îles-de-la-Madeleine/Montréal 150$ 334$ 184$ Mont-Joli (Rimouski)/Sept-îles 81$ 180$ 99$ Bagotville (Saguenay)/Montrêal 97$ 216$ 119$ Wabush (Labrador City)/Québec 168$ 374$ 206$ Québec/Toronto 121$ 268$ 147$ Sept-îles/St-Augustin 157$ 348$ 191$ Schefferville/Montréal 239$ 530$ 291$ Port Menier (Anticosti)/Natashquan 113$ 252$ 139$ Gagnon/Toronto 244$ 542$ 298$ ADES1ARFS VUS D'EN BAS QUEBECAIR vous invite à prendre l'air avec des réductions de 55% (70% enfants de moins de 12 ans) sur l’ensemble de ses destinations en aller-retour économie.Cette offre comporte également un escompte de 15% à la location d’une voiture chez Budget pendant votre séjour, ainsi que des escomptes de 25% dans certaines Auberges des Gouverneurs, et 10% dans les hôtels Hôte participants.CET ÉTÉ, DU 15 JUIN AU 3 SEPTEMBRE 1984** 55% DE RÉDUCTION Saisissez l’occasion au vol! 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Le Devoir, samedi 5 mai 1984 Le déversement des eaux usées de la CUM dans le fleuve Ouellette compte confier au BAPE le soin d’évaluer l’impact environnemental ROLLANDE PARENT de la Presse canadienne MONTREAL (PC) — Des discussions orageuses sont à prévoir entre le ministre de l’Environnement et la Communauté urbaine de Montréal sur le choix de l’organisme chargé d’évaluer l’impact environnemental du déversement des eaux usées, non traitées, de la ÇUM sur la Rive-Sud du Saint-Laurent, à compter du 1er juin.La ville de Varennes demande que le mandat de surveillance de l’opération soit confiée au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) mais la CUM s’y oppose parce que cet organisme a déjà émis un avis défavorable et qu’il ne peut plus être considéré comme neutre.En conférence de presse hier, le ministre de l’Environnement'Adrien Ouellette a soutenu qu’il n’était pas question d’autoriser la CUM à enquêter sur elle-même et qu’il favorisait le choix du BAPE.« Je ne vois pas comment le ministère de l’Environnement confierait au pollueur le soin d’assurer le suivi environnemental car il ne fait aucun doute que la CUM va devenir le pollueur et les gens de la Rive-Sud les pollués ».Dans l’esprit du ministre, la supervision du suivi environnemental devrait être assurée par le BAPE alors que les analyses seraient confiées à l’entreprise privée.« Le ministère de l’Environnement garde son rôle qui est celui de protéger l’environnement » a lancé M.Ouellette.Le ministre assure qu’il se garde le pouvoir de stopper le déversement « si les analyses environnementales démontrent qu’il y a dommage permanent ou importaht au Saint-Laurent, à la hauteur de l’île aux Vaches car nous sommes conscients que ce déversement va provoquer de la pollution dans le Saint-Laurent».Une séance d’information sera Adrien Ouellette convoquée d’ici 15 jours à l’intention de la population riveraine de Varennes à Sorel qui recevra à compter du 1er juin les eaux usées collectées sur toute la limite nord de la métropole qui sont actuellement déversées dans la Rivière des Prairies.L’usine d’épuration des eaux de la CUM pour le secteur nord ne sera terminée qu’en 1986.Le ministre Ouellette a été contraint de parler d’eaux usées alors qu’il avait convoqué la presse pour lancer l’Opération eau propre.Une campagne d’éducation se déroulera jusqu’au printemps 1985 afin d’amener les utilisateurs de l’eau à devenir des partenaires de la dépollution au Québec.Le premier ministre Lévesque quant à lui a rappelé l’effort fait par le gouvernement pour assainir les eaux.En 1983-84 des travaux d’assainissement des eaux ont été menés au Québec pour $155 millions et des ententes avec des municipalités ont été signées pour une somme $237 millions.M.Lévesque a invité les jeunes « à continuer à pousser » en faveur de la conservation et de la dépollution.L.-H.Lafontaine Le rapport sera remis le 21 mai RENÉE ROWAN Le ministre des Affaires sociales a décidé de reporter au 21 mai la date du dépôt du rapport des trois personnes chargées de faire enquête sur la quaUté de l’administration et du fonctionnement de l’hôpital Louis-H Lafontaine.Les docteurs Arthur Amyot et Georges Aird, psychiatres, et Mme Céline Charland, infirmière, devaient rendre leur rapport le 9 mai.« Devant la lourdeur du dossier, le délai est prolongé d’une dizaine de jours », a fait savoir hier M.Camille Laurin rencontré à l’issue du sixième colloque Jean-Yves Rivard.Le mandat des enquêteurs est triple: vérifier les allégations d’un rapport, qui date de 18 mois, du comité d’inspection professionnelle de l’Ordre des infirmières, et voir si des correctifs appropriés ont été apportés; vérifier la qualité des soins internes et externes; vérifier la coordination et la complémentarité de l’hôpital par rapport aux centres hospitaliers de courte durée, en particulier avec leurs unités psychiatriques.« Il est impératif de concilier monde médical et monde administratif » a par ailleurs affirmé M.Laurin devant les participants au colloque sur L’intégration des médecins J l’administration organisé par le département d’administration de la santé de la faculté de médecine de l’Université de Montréal.Le ministre a fait appel « à la conscience », à la fois des médecins et des gestionnaires pour améliorer le climat social interne des établissements.« Le chef de service, le chef de département et même l’ensemble des médecins impliqués dans les divers comités du centre hospitalier, doivent relever le défi d’être tout à la fois des leaders médicaux et des partenaires de l’administration », a-t-il déclaré ajoutant que la « responsabiUsation'» du réseau et de ses intervenants passe par de telles attitudes et constitue une de ses priorités.Québec songe à faire appel au taxi pour le transport des handicapés QUEBEC (PC) — Le gouverne-! a réduit ment songe à réduire ses contributions à la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal pour le service aux handicapés en faisant appel à l’industrie du taxi.« Si nous trouvons des méthodes moins coûteuses, tant mieux.C’est dans l’intérêt de la CTCUM et du gouvernement, a indiqué hier à la presse le nouveau ministre des Transports, M.Jacques Léonard, en marge du congrès de la Fédération des ligues de taxi.Mais ça ne veut pas dire qu’on réduit le service.» Chiffres à l’appui, M.Léonard a montré que la Commission de transport de la Communauté urbaine de Québec était parvenue, CTâce à l’aide de l’industrie du taxi, à assurer le transport des handicapés à un coût horaire de revient de $14 alors qu’il en coûte $42 l’heure à la CTCUM en utilisant un matériel coûteux et sophistiqué.« Comme le gouvernement subventionne 75 % du transport des handicapés, c’est sûrement intéressant pour le public », a souligné M.Léonard qui soutient que le service ne diminuera ni en quantité, ni en qualité.« Il va être plus flexible, plus indivi- dualisé.» Réticent à discuter du sujet, le ministre a tenu à préciser que déjà la faire appliquer la loi prévoyant l’utilisation du premier taxi en tête de li- CTCUM expérimentait cette option, hé à dissit Il a cherché à dissiper l’idée selon laquelle il s’apprêterait à sabrer dans ce budget de la CTCUM « parce qu’elle partage environ 20 % des coûts et elle aussi est intéressée à les baisser ».Abordant la q^uestion du plan de rachat de 1,500 à 2,000 permis proposé par le COPEM et l’industrie du taxi à Montréal, M.Léonard a précisé que la décision ne sera prise a ce sujet que la semaine prochaine.Durant son intervention à l’ouverture du congrès du regroupement des 31 ligues de taxi, le ministre n’a gne dans les postes d’attente.:ôte,I De son côté, le député libéral de D’arcy McGee, M.Herbert Marx, qui trouve « intolérable » le racisme ouvert qui se pratique sur le territoire de la CUM, suggère d’envisager la perte du permis de taxi ou de tout autre permis quand une personne est trouvée coupable de manière répétée d’enfreindre un droit ou une liberté reconnue par la Charte québécoise des droits et libertés.« Il faut que nos lois aient des dents pour mordre et non pas seu- lement pour sourire », soutient le cri-I libér jamais fait allusion à l’épineux pro-li sévit ' blême du racisme qui sévit à Montréal.® J’ai touché un certain nombre de sujets et je n’ai pas à faire de cas individuels dans un discours public », a allégué M.Léonard.Disant déplorer « au plus haut point » la situation qui a conduit le président de Taxi Moderne à vouloir congédier tous ses chauffeurs noirs, le ministre soutient que ce dossier relève du ministre de la Justice, M.Pierre-Marc Johnson.Il le presse de tique libéral en matière de justice dans un communiqué émis hier.Les amendes actuelles en vertu de la charte sont d’un maximum de $500.Le député Libéral reproche en outre au ministère de la Justice de ne pas avoir fait adopter un règlement visant des programmes d’ac- tion positive tel que prévu par les .I la Cha ‘ modifications de la Charte adoptés en 1982.« S’il y a une discrimination systémique dans l’industrie du taxi, il sera possible de rectifier la situation en imposant un tel programme », a-t-il conclu.Le supplément de $23.50 par jour Saint-Luc affirme agir légalement RENÉE ROWAN L’hôpital Saint-Luc « n’a jamais agi en cachette dans le dossier des suppléments de chambre; le Conseil de la santé et des services sociaux de la région de Montréal métropolitain, le ministère des Affaires sociales et nos patients sont au coiu'ant de notre politique d’admission, entérinée par le conseil d’administration de l’hôpital et en tout point conforme à la loi, selon nos conseiUers juridiques ».Le directeur de l’hôpital rappelle que tous les hôpitaux du Québec sont régis par la meme loi de l’assurance hospitalisation.L’hôpital doit, devant la nécessité médicale d’hospitaliser un patient, lui donner accès à un lit où qu’il soit situé dans l’hôpital: «A Saint-Luc, dans un cas d’urgence, le patient est immédiatement hospitalisé dans le premier lit disponible », précise M.Jean Leblanc.Dans un communiqué de presse rendu public hier, M.Leblanc répondait aux allégations à l’effet que les patients doivent débourser $23.50par jour, de leur poche, s’ils veulent etre hospitalisés à Saint-Luc par le biais de l’unité des soins de courte durée.Le ministre des Affaires sociales, M.Camille Laurin, a affirmé plus tôt cette semaine, à l’Assemblée nationale, que l’hôpital Saint-Luc entendait « apporter des correctifs clairs et visibles pour l’avenir » afin que des patients n’aient pas à payer cette somme.Le directeur de l’hôpital a réitéré, hier, qu’il n’a nullement promis de tels correctifs.« Il n’y a eu aucune di- rection émise en ce sens par Québec, mentionne au cours d’une entrevue téléphonique un porte-parole de l’hôpital, Mme Lyne Danis.Il n’y a eu jusqu’à maintenant que des échanges sur le fonctionnement de l’hôpital.Les discussions se poursuivent ».Par aUleurs, selon l’article 7 du règlement, tous les hôpitaux du Québec doivent faire en sorte que 20 % de leurs lits soient situés dans des salles.En date du 26 avril, mentionne la direction de l’hôpital, 535 patients 3italisés(' étaient hospitalisés dans des lits sans en défrayer les coûts prévus par la loi, qu’ils soient situés en chambres privée, semi-privée ou en salle.Ce nombre, souligne-t-on, correspond à 78 % des lits occupés dans l’hôpital et dépasse de 58 % la norme exigée par la loi.'et + Spf + PARIS ATHÈNES m el + 108* et + Sol ^ ''VOYAGES «LA BILLETTERIE» AUBAINES Aller simple de Montréal à: Paris à partir de 230$; Frankfurt à partir de 249$: Londres à partir de 185$; Bruxelles à partir de 249$; Amsterdam à partir de 279$; Madrid à partir de 230$; Genève, Zurich à partir de 279$; Milan, Rome, Athènes à partir de 299$; Istam-boul à partir de 350$; Bankok à partir de 509$: Damas, Varsovie, Alger, Prague, Bucarest à partir de 369$; Beyrouth, Stockholm, Helsinki, Copenhague à partir de 369$; tous ces allers sont sujets à changement selon disponibilité et payables en dollars américains.«La Billetterie» offre également des billets «Peopleexpress» pour Londres et autres destinations, «international Weekends», de très bons forfaits avec Travac, Capitol, Colossus, T.F.I., Tourlite, Cies ainsi que la plupart des grossistes américains.Voiture en Europe à partir de 79$ US par Semaine kilométrage illimité.Aller/rettiur Paris à partir de 399$ (été 555$) Aller/relour New York à partir de 99$ Aller/retour New York par autobus à partir de 40$ — fin de semaine avec hôtel 99$ Services professionnels, assurances voyages et service de change Aucune carte de membre exigée.«La Billetterie» 2021 rue Peel Montréal, tél.: (514) 282-1022 (7 jours/semalne) Parmi» du Québec Gouvernement du Québec Ministère des Communications i Réalités du Québec Plus d'une centaine de photos couleurs En aide-mémoire : des données essentielles à retenir Réalités du Québec Ministère des Relations internationales 80 pages abondamment illustre EOQ 21312-4 3,95 $ Version anglaise : Québec Today EOO 21313-2 En vente à la librairie de l’Éditeur officiel du Québec : Montréal Complexe Desiardins Tel 873-6101 ou par commande postale à ; Ministère des Communications Case postale 1005 Quebec (Quebec) G1K7B5 (418) 643-5150 Paiement par cheque ou mandat-poste a I ordre de Les publications du Québec Québec Cl a n d Également en vente chez votre fournisseur habituel Les Propriétés Sheldon n’entendent pas céder leur place au projet de Cadillac-Fairview ANGELE DAGENAIS M.Sheldon Shatter propriétaire de 14,000 pi.ca.de terrain (donnant rue Mansfield) situés au coeur du futur développement Cadillac-Fairview dans le centre-ville de Montréal n’entend ni vendre son terrain ni se laisser exproprier.Au contraire.M.Shatter dévoilait hier les plans d’un immeuble à bureaux de 14 étages, d’une valeur de $15 millions, qu’il compte ériger sur son terrain dans le quadrilatère convoité par Cadillac-Fairview et la Ville de Montréal.Au cours d’une conférence de presse tenue hier à Montréal, M.Shatter laissait entendre qu'il contestera l’expropriation et ne cédera pas un pouce carré de terrain à qui que ce soit.« Les Propriétés Sheldon travaillent sur ce projet depuis 18 mois », a-t-il précisé en ajoutant qu’il en avait « discuté » avec Cadillac-Fairview à Toronto en 1982.« À celte époque Cadillac-Fairview élaborait un concept de développement qui pouvait fort bien s’adapter à notre propre projet.Ce n’est évidemment plus le cas aujourd’hui ».Propriétaire du terrain depuis 25 ans avec ses deux frères, M.Shafler compte ériger une tour de prestige en aluminium et verre, nommée Place Charles en hommage à son père, Charles Shafler, en vue d’offrir des bureaux et des salles d’exposition à des compagnies d’ordinateurs.M.Shafler est d’avis que la Ville de Montréal devrait donner suite à son idée d’élargir la rue McGill College pour en faire une artère de qualité au coeur de la ville et estime que la Maison de l’Orchestre symphonique de Montrjéal doit être localisée dans un heu plus approprié que le centreville commercial.« Si je peux me permettre une suggestion, je favoriserais le Vieux-Port qui pourrait être aménagé pour roSM comme le sont les rives de Sydney (Australie) pour l’Opera House de celte ville; je puis vous assurer que les responsables du développement du Vieux-Port seraient extrêmement réceptifs à une telle proposition ».Le terrain appartenant à la famille Shatter rue Mansfield (100 pi.sur 120 pi.) est présentement occupé par des commerces, un terrain de stationnement, des bu-.eaux et des appartements.Le projet Shatter qui pourrait être construit d’ici à douze mois ne requiert aucun remembrement de terrains, a précisé l’architecte Gerald Soiferman du bureau Kichten, Soiferman.Il travaille sur les plans de la « Place Charles » de puis 15 mois, a-t-il préci.sé, et, selon lui, il s’agit d'un projet parfaitement viable qui ne met pas en péril la vie commerciale de la rue Sainte-Catherine comme le fait le projet Cadillac-Fairview (élaboré par la « division Shopping Centre » de (;.-F ).Selon l’avocat en chef de la Ville de Montréal, Me Jean Péloquin, la contestation de M.Shafler n’ira pas très loin.En effet, la Ville a acquis en décembre dernter par une modification à sa Charte .sanctionnée par l’Assemblée Nationale les « pouvoirs spécifiques » d'exproprier tous les terrains du quadrilatère Mansfield, Sainte-Catherine, McGill College el de Maisonneuve pour y aménager un développement commercial et culturel, M.Shafler ne sera pas le seul propriétaire impliqué dans cette expropriation car les terrains n’appartiennent pas tous déjà à Cadillac-Fairview ou à la Ville de Montréal, a préci.sé Me Péloquin.Tous les commerçants de la rue Sainte-Catherine notamment seront dans le même cas que lut.Me Péloquin ne s'est pas dit étonné de la conférence de presse de M.Shafter.« Il conteste tout le temps, ce n’est pas nouveau, seulement dans ce cas-ci, il n'a aucun droit sinon celui d'obtenir une juste valeur pour .soq terrain».La Ville de Montréal compte acheter pour une somme ne dépassant pas $28 millions les terrains du quadrilatère en question dont elle n’est pas déjà propriétaire.Dans l'accord intervenu entre la Ville de Montréal et Cadillac Fair-view, il a été convenu que les terrains appartenant à C.-K.seront revendus à la Ville pour quelque $12.5 millions, ce qui laisserait $15.5 millions pour les autres expropriés.La Ville de Montréal .se remboursera par le biais du bail emphylhéotique de 75 ans qu’elle doit conclure avec Cadillac-Fairview et dont le premier terme de 25 ans doit lui rapporter $28 millions.U de M: l’occupation continue Après dix jours de débat el de négociation, quelque 600 étudiants en médecine de l’Université de Montréal occupaient hier encore les corridors de leur faculté.Ils réclament toujours une période de quatre semaines d’études en cinquième ann^ avant leur examen de synthèse.Ils espèrent un règlement au cours de la semaine prochaine, au retour du doyen parti en congrès, a expliqué au DEVOIR une porte-parole des étudiants, Mme Édith Villeneuve.Pour l'heure, la seule question encore en litige touche précisément cette période d’étude.La faculté, a-t-elle expliqué, a proposé de trancher la poire en deux et d’accorder douze jours mais qui ne seraient pas néces- sairement consécutif.I-e communiqué émis par la faculté avant-hier -stipule en effet que «la répartition de ces deux semaines dans l'année sera à déterminer».Les étudiants tiennent pour leur part mordicus à ces quatre .semaines d’étude et ils sont ailés, au cours des derniers jours, chercher des appuis auprès des internes et des médecins des hôpitaux.Ils comptent sur ces appuis pour faire fléchir la faculté.En I I principe, l’occupation doit se poursuivre lundi.De son côté, la fa cullé «lient à réaffirmer que le seul objectif qu'elle poursuit e.st l’amélioration de la qualité des médecins qu’elle a mission de former pour le mieux-être de la .société».d'un succès .^ ¦ autre! Le Sanctuaire du Mont-Royal continue de balire tous les records! Records de ventes.rt'cord d'acheteurs satistails.retord de dislim lions honorifiques.record de (lualilé.record d'avantages.LT la phase II qui s'eM enlevée en un temps record! Venez vous aussi voir ()our(|uoi tant de gens préfèrent le sui cès.el dioisissent le Sanctuaire de (iréférence à tout autre lon’do-minium.Phase 3.I il résidences d'une qii.ililé incom-parahle dans un environncnnenl inc ontp.irahle.IC SOnCTUQlDC du'mont-royal LANCEMENT OFFICIEL - PHASE 3 (X:CUPATION: PRINTEMPS iqH.S.' 1 ( h loue h(‘t l()S(i (Il 1,1 net cl plus À compter de SS SIX) 4 2 ch.a ( ouc her - 1 i2S pi eu net el plus À compter de 12S OCX) $ i c h a loue her - 172S pi ce net el plus À compter de- I bS 0(X) i Penthouses - 2242 pi ra nelel plus À compter de iS2 OOP $ BUREAU DES VENTES: 6000 CHEMIN DEACON, MONTRÉAL (514) 738-6000 ID* prèfèr*iK* «wr rendti-voti*! maaam .-.i.' mmMà Le Devoir, samedi 5 mai 1984 EN BREF.Les femmes y perdent l.es femmes sont perdantes sur le plan économique au sein du mariage, ntper affirme une étude réalisée par le Conseil consultatif du statut de la femme Klles le demeureront tant qu'elles ne seront pas décidées à changer la situation et tant qu’il n'y aura pas une volonté politique en ce sens.«Même si le mariage a déjà assuré aux femmes une certaine sécurité financière, ce n’est plus le cas aujourd’hui», soutient l’organisme.Les jeunes femmes indépendantes commencent à s’opposer aux limites que leur impose la vie de femme mariée et elles sont fatiguées d’effectuer «une double journée de travail pour la moitié du salaire».Le rapport rédigé par l’avocate Loui.se Dulude suggère certaines mesures à l’égard du paiement des pensions alimentaires et de la protection des droits économiques des femmes.¦ Le temps, ou l’argent?Le ministre des Communications du Canda, M.Francis F’ox, a évité de .se prononcer sur la sugge.stion du CRTC qui songe à permettre une réduction du nombre des émissions de télévision canadiennes quand les télédif-fuseurs préfèrent investir dans la qualité des programmes.Le quota des heures d’émis.sion serait alors remplacé par un quota d’investissements.«Il est trop tôt pour envisager la position que le gouvernement va prendre dans ce do.ssier», a déclaré M Fox à sa sortie des Communes.¦ Un amendement mineur Le plan de protection hypothécaire qui sera bientôt annoncé autorisera Ottawa à subventionner unilatéralement la construction domiciliaire en milieu rural et améndien sans tenir compte des autorités provinciales, a indiqué aux Communes le ministre responsable de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, M Roméo LeBlanc.Comme on lui demandait SI on tente de convaincre la Colombie-Britannique de réintégrer le [)i ogramme conjoint fédéral-provincial de construction résidentielle, M LeBlanc a dit avoir «les mains liées» puisque la loi sur le logement interdit toute participation d’Ottawa quand la province refuse de fournir au moins le quart du financement requis.Il faudrait un «amendement mineur» à la loi afin que le gouvernement puisse agir unilatéralement, à l’avenir, a-t il dit.(Québec n’a jamais participé à ce programme conjomt.) ¦ L’eau-de-vie en ballottage Un référendum a eu heu vendredi au Village huron, en banlieue de Québec, poui demander au gouvernement fédéral de lever l’interdit sur la possession ou la consommation de toute boisson alcoolisée dans la réserve.Le conseil de bande des Murons veut réglementer lui-même cette question.Les résultats n’étaient toujours pas connus hier soir.¦ Les USA n’ont rien contre Lalonde Les Ktats-Ums ont nié qu’ils soient opposés à la candidature du ministre canadien des Finances, M Marc Lalonde, au poste de secrétaire général de l’Organisation de Coopération et de Développement économique, comme l’affirmait un article du New-York Times en provenance de Pans.Le journal écrivait que la Maison-Blanche reproche surtout à M.Lalonde d’avoir ailopté une politique énergétique protectionniste, au détriment des grandes compagnies américaines ¦ Mulroney dans Manicouagan La station radiophonique CJMS soutient que le chef conservateur, M.Brian Mulroney, sera candidat dans le comté de Manicouagan, sur la Côte Nord, lors des prochaines élections.La nouvelle aurait été confirmée par l'organisateur du Parti conservateur dans ce comté, M.Jacques Blouin.Le comté est actuellement représenté par le hbéral André Maltais.¦ La CSN s’inquiète La CSN reconnaît l’importance d’une réforme du régime de négociation dans le secteur public mais s’inquiète du processus de consultation que propose Québec, a indiqué le président de la centrale, M.Gérald Larose.Ce dernier estime que le mécanisme proposé jeudi par le ministre Michel Clair ne favorise pas le débat public.Il s’inquiète aussi qu’on ait déjà consulté les représentants patronaux du réseau des affaires sociales et du secteur de l’éducation.Quant au droit de grève dans le secteur pubbc, M.La-ro.se juge que sa suppression n’amènerait pas la paix sociale.¦ Candidat à l’exécutif du PQ Un des conseillers du Parti Québécois, M.Jules-Pascal Venne, a annoncé (ju’il .se portera candidat à l’exécutif national du parti, au congrès de juin.M Venne a présidé le comité directeur du IXe congrès et le coUoque national sur la .social-démocratie.Il se réclamme d’un projet de souveraineté axé sur la «mondialisation de l’économie» et affirme que sa priorité sera de former les militants à la base comme diffuseurs du projet de souveraineté.À ses yeux, la crise économique n’empêche pas qu’il demeure des principes (celui de la redistribution équitable de la richesse collective, par exemple) «qu’aucun parti social-démocrate comme le Parti québécois ne peut trahir.» ¦ Pour la survie de l’enfant Un Croupe d’intervention international pour la survie de l’enfant vient de se créer à Genève, a annoncé le journal Health Herald, à Genève.Reprenant une idée de M.Robert McNamara, ancien président de la Banque mondiale, et du Dr Jonas Salk, pionnier de la lutte contre la polio, ce groupe veut recueillir $100 millions pour appuyer les campagnes de vaccination infantile dans les pays en voie de développement et pour intensifier la recherche, indique le Health Herald.L’Inde, la Colombie et le Sénégal devraient figurer parmi les premiers pays bénéficiaires de cette aide.Le groupe d’intervention sera dirigé par le Dr William Foege, ancien chef du Centre américain de contrôle desjnaladies.MM.McNamara et Salk ont aussi obtenu la collaboration de responsables de l’Organisation mondiale de la santé, de l’UNICKF, du programme de l’ONU pour le développement et de la Banque mondiale.Le groupe entend également s’adresser à des organisations privées comme la Fondation Rockefeller.¦ De Kingston à l’espace U ne éf(uipe de l’université Queen’s, de Kingston, a remporté le troisième concours Cosmique Spatial qui permet aux chercheurs du Canada et des autres pays collaborant au programme spatial américam de faire réaliser une expérience dans l’espace au cours d’un vol de la navette spatiale.L’équipe dirigée par le professeur Réginald Smith a proposé une expérience sur le traitement des alliages et ce projet a été retenu parmi 27 autres, dont cinq provenaient du Québec.L’expérience devrait avoir lieu en 1986.Klle a jiour but de déterminer s’il est possible en l’absence de gravité d’obtenir un mélange liquide uniforme d’aluminium et d’indium (un métal léger comparable au fer blanc).M.Smith croit que ces observations pourraient permettre de trouver le moyen de solidifier davantage les pales des turbines des moteurs d’avion à réaction.Ces pales sont soumises à des chaleurs SI intenses qu’elles s’étirent et risquent de toucher à la paroi du moteur.KJles doivent être vérifiées à toutes les 100 heures de fonctionnement.M Une station américano-européenne Au retour d’un voyage en Europe et au Japon, le directeur des programmes .spatiaux américains, M.James Beggs, a déclaré qu’il y a «de bonnes chances» pour que la France, l’Allemagne et l’Italie participent financièrement au projet américain de station orbitale.«Ces trois pays sont les trois principaux partenaires de l’Agence spatiale européenne et.s’ils disent oui, je pense qu’un certain nombre d’autres pays participeront également mais dans une moindre mesure», a déclare M.Beggs.Une délégation de l’ESA doit rencontrer les responsables de la NAS en juin dans le but de conclure un accord à l’automne.Les Etats-Unis envisagent d’investir $H milliards dans ce projet tandis que les trois pays européens pourraient fournir $2 milliards et le Japon, environ $un milliard.¦ Inglis offre trop peu Dans une proportion de 70%, les 200 employés de l’usine Inglis de Mont-magny ont rejeté les dernières offres patronales.L’employeur offre une augmentation de $1 l’heure, répartie sur les trois années de la convention collective, alors que le syndicat exige $1.60.¦ L’arrêt des autobus scolaires Soixante-deux chauffeurs du transporteur scolaire Les autobus Tremblay et Paradis, de Sainte-Foy, ont déclenché la ^ève vendredi matin.Le conflit touche environ 2,500 etudiants de la Régionale de Tilly, du Séminaire Saint-François Augustin de Cap-Rouge, d’une partie de la régionale Chauveau, de la Commission scolaire Greater Quebec et d’une partie de la Commission des écoles catholiques de Québec.Le litige porte sur les salaires, les vacances, le processus d’arbitrage et les libérations syndicales.Les pourparlers devaient se poursuivre hier soir.¦ Vol des Jambes de bois U n homme de 27 ans qui avait volé les jambes de bois de son père a été condamné par un juge de Houston (Texas) à ne pas retourner au domicile paternel pendant dix ans.L’homme avait voulu se venger de son père qui refusait de continuer à l’entretenir en raison de ses démêlés avec la Justice.« Québec retarde Tapplication de la loi 40 au mois de décembre 1985 MARIE-AGNÈS THELLIER QUÉBEC — Le ministre de l’Éducation, M.Yves Bérubé, a décidé que le projet de loi 40, dont la nouvelle version sera déposée en seconde lecture à l’Assemblée nationale au pnntemps ou à l’automne, ne sera mis en application qu’en décembre 1985.Cela signifie que la restructuration scolaire, notamment l’éventuelle fusion des commissions scolaires du primaire et du secondaire et la transformation des commissions scolaires confessionnelles en commissions scolaires Imguistiques, ne sera appliquée qu’à la rentrée scolaire 1986.Initialement, le projet de loi 40 prévoyait une mise en application à la rentrée scolaire 1985.Par aiUeurs, on connaîtra d’ici une à deux semaines les orientations qu’entend donner M.Bérubé au projet de loi'40, en cours de réécriture,.Une réunion entre toutes les parties intéressée à la réforme scolaire se tiendra mercredi prochain.Tous ces points ont été annoncés hier matin par M.Bérubé, lors de sa conférence de presse sur la tâche, des enseignants.Les $10 millions prévus au budget 1984-85 pour la mise en place de la réforme scolaire serviront à éponger le surplus de dépenses occasionné par le gel de l’augmentation de la tâche des enseignants en 1984-85 et par le maintien de près de 1,300 postes, au lieu des mises en disponibilité pré- Une augmentation d’une demi-heure pour 1985-86 Bérubé propose le gel de la tâche pour l’année 1984-85.MARIE-AGNÈS THELLIER QUÉBEC — Le ministre de l’Éducation, M.Yves Bérubé, propose aux enseignants du primaire et du secondaire de ne pas augmenter leur •tâche d’enseignement l’année prochaine, comme le recommandait mardi le Conseil supérieur de l’éducation (CSÉ), mais d’augmenter d’une demie-heure leur tâche d’enseignement en 1985-86.Dans son rapport préliminaire, le CSE n’avait demandé un moratoire que pour 1984-85 et ne s’était pas prononcé sur 1985-86.Par ailleurs, les enfants n’iront pas à l’école primaire une heure de plus l’an prochain si la proposition patronale dévoilée hier matin est acceptée par les enseignants.Revenant sur un avis précédent, le CSÉ recommandait mardi un tel moratoire.L’offre patronale signifie qu’il n’y aurait pas 1,300 mises en disponibilité de plus à la rentrée 1984-85, tel que le prévoyaient les accords Désilets.Les seules mises en disponibiiité d’enseignants seraient alors liées à des diminutions de clientèle scolaire.Quelques heures avant une réunion de la Commission des enseignants des commissions scolaires (CECS), affiliée à la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ), M.Bérubé parlait hier d’une offre ferme, globale, finale et non-négociable.«Les enseignants ont droit de choisir leurs conditions de travail (accords Désilets ou proposition patronale).En autant que je suis concerné, la présente offre ne sera pas modifiée», a déclaré M.Bérubé.Les assemblées générales des syndicats locaux doivent se tenir dans les prochains jours.Selon les accords Désilets, qui ont adouci l’application des décrets de décembre 1982, la tâche des enseignants au primaire augmenterait d’une demie-heure en 1984-85 mais n’augmenterait pas en 1985-86.La tâche des enseignants au secondaire augmenterait de 50 minutes en 1984-85 et Ae 25 nunutes en 1985-86.Les termes de la précédente proposition patronale, rendue publique le 26 avril, demeurent mais les années d’application sont donc inversées.Par ailleurs, selon la dernière proposition patronale, la présence des enfants à l’école primaire n’augmenterait d’une demie-heure par semaine qu’en 1985-86 - et non pas en 1984- 85 comme le prévoyait la proposition patronale du 26 avril.Alors que les accords Désilets prévoyaient qu’en trois ans (1983-1986), la durée hebdomadaire de la fréquentation scolaire augmenterait de deux heures pour atteindre à nouveau 25 heures, elle ne sera que de 24 heures en 1985- 86.«Comme il était impossible d’injecter des crédits'non disponibles pour financer ce moratoire (en 1984-85), le gouvernement et les commissions scolaires ont dû renoncer pour 1984-85 à augmenter d’une heure le temps de présence des élèves dans les écoles primaires (comme le prévoyaient les accords Désilets).En effet, c’est l’augmentation de la tâche des enseignants qui rendait possible cette augmentation (du temps de présence des élèves)», a expliqué M.Bérubé.Les deux présidents des Fédérations de commissions scolaires, M.Jacques Chagnon et John Simms, .et la CEQ en recommande l’acceptation ROBERT LEFEBVRE QUEBEC (PC) - La Centrale de l’enseignement du Québec recommandera à ses membres d’accepter le moratoire d’un an sur l’augmentation de la tâche que lui a proposé jeudi soir le ministre de l’Education, Yves Bérubé.C’est ce qu’a fait savoir hier M.Robert Bi-saillon, le président de la Commission des enseignants des commissions scolaires, organisme de la CEQ qui représente les enseignants des niveaux primaire et secondaire.Les 150 délégués de cette instance se sont réunis hier après-midi à Sainte-F'oy pour analyser le contenu de la proposition gouvernementale.Ils ont trouvé la proposition acceptable et ont décidé de la soumettre aux enseignants de chacun des syndicats locaux d’ici à mercredi prochain.« Une victoire du bons sens», a déclaré M.Bi-saillon en conférence de presse hier, en fin d’a-près-midi.« Ce n’est évidemment pas une victoire absolue dans le sens que nous n’avons pas obtenu que tous les problèmes en éducation soient réglés rapidement, mais c’est une victoire par rapport au moratoire sur l’augmentation de la tâche.» Au terme d’une réunion de trois heures de la CECS, M.Bisaillon a encore observé qu’il préférait, pour éviter d’avoir un discours politique, qualifier le gain syndical de « pas significatif » et de « percée pour l’éducation».Pour lui, le gain ne consiste pas seulement en l’obtention d’un gel de la tâche à son niveau actuel, mais aussi et principalement à avoir pu arracher finalement au ministre de l’éducation la garantie écrite, et non pas seulement verbale, qu’il verrait à corriger tous les autres problèmes vécus dans l’école.Ce sera le mandat du comité mixte au cours de l’année à venir.« Ce changement d’attitude, dit-il, est salu-tau-e pour l’amélioration du climat, mais je ne sais pas encore si ce cnangement d’attitude vient du ministre Bérubé ou du conseil des ministres », a ajouté le président de la CECS.La proposition gouvernementale prévoit que l’augmentation de la tâche sera reportée à l’an prochain, mais M.Bisaillon refuse de n’y voif qu’un sursis pour ses membres.« On n’aura pas l’an prochain une augmentation de tâche », a-t-il lancé fermement.« Nous, on achète l’offre du ministre de prendre l’année pour regarder de près comment on peut corriger les autres problèmes.» C’est dans le même contexte, a-t-il dit, que nous avons accepté l’an dernier de signer l’accord Désilets qui prévoyait des augmentations de tâche pour cha-, cune des trois années du décret.MAISONS D’ENSEIGNEMENTS UN ARTICLE À VENDRE?LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR SONT UNE SOLUTION FACILE 286-1200 UABO' ,UTlO'J^ ÉCOLE \moncie -ontage® _ de , et poc letc , à P»'»"*' i\nscrip'*°" 521-0855 ¦2341 débu' liant te •\Aina' \ et" Biberine Etï.iltéa' présents lors de la conférence de presse, ont souhaité avoir une réponse ^sitive des enseignants.M.Bérubé a révélé que lors des discussions qui ont eu lieu jeudi 26, vendredi 27 et samedi 28 avril, on est passé à un cheveu d’un accord.Avec les négociateurs syndicaux, on avait même discuté des termes de lettres d’entente mais la centrale syndicale n’a pas ratifié ces acçords, selon M.Bérubé.On attendait alors la sortie du rapport intérimaire du CSÉ.' Comme prévu par la CEQ, ce rapport devait «modifier l’échiquier» en faveur des enseignants et forcer la partie patronale à accepter un moratoire pour l’an prochain.Mais la partie patronale gardait, à ses yeux, les mains libres pour 1985-86.«Je suis convaincu qu’il y a un meilleur climat dans les écoles depuis quelques mois car, au sein du comité mixte sur la tâche d’enseignement, il y a recherche de solutions aux problèmes d’organisation scolaire», a aussi déclaré M.Bérubé.Il estime que le défi du comité mixte est maintenant de diffuser le contenu de ses séances de travail.vues aux accords Désilets, tel que le propose maintenant la partie patronale du réseau de l’éducation.«Tout le monde réclamait plus de temps pour l’implantation de la réforme», signale M.Bérubé.Les motifs de ce consensus sont cependant divers: organisation du maraudage • pour les syndicats, organisation du transfert pour les commissions scolaires.«Il n’y aura pas nécessairement report du projet de loi 40, qui est toujours prévu pour le printemps.Mais les négociations actuelles sur la tâche des enseignants ne nous ont pas laissé le temps de faire face aux autres dossiers.On verra si le projet de toi sera prêt en juin ou en septembre», a déclaré M.Bérubé.Même si le contentieux entourant l’augmentation de la tâche des enseignants prévue pour la rentrée prochaine sera réglé d’ici quelques jours, il reste d’autres dossiers chauds: la commande de micro-or-dmateurs (avec le résultat du banc d’essai de rAxel-20 le 15 mai) et l’application de la politique de l’éducation des adultes (avec une rencontre _ nationale de concertation le 11 mai à ‘Montréal) notamment.Selon le président de la Fédération des commissions scolaires catholiques, M.Jacques Chagnon, l’entente à l’intérieur de la partie patronale au sujet de la tâche des enseignants ne si^fie pas que les commissions sco-.laires endossent le projet de loi 40 version Bérubé.«Ce sera le gouvernement qui tranchera», ajoute-t-il.Le projet Laurin avait suscité de nombreuses oppositions, en particulier des syndicats d’enseignants et des commissions scolaires.Le projet de loi 40 sur l’enseignement primau-e et secondaire public a été déposé par le précédent ministre de l’Éducation, M.CamiUe Laurin, le 20 juin 1983.Il a fait l’objet des travaux d’une longue commission parlementaire en janvier et février derniers.Le rapport de cette commission a été déposé le 13 mars et le projet réécrit aura encore deux étapes législatives à franchir avant son adoption par l’Assemblée nationale.ège André-Grasset ÉDUCATION PERMANENTE COURS OFFERTS AU PRINTEMPS 1984 (Cours du soir) ANTHROPOLOGIE 902 Int a l'Anth soc et cuit ASTRONOMIE 926 Init a l'Astronomie ÉCONOMIQUE 935 L’Economie du Québec ESPAGNOL 101 Elémentaire I ESPAGNOL 201 Elémentaire II FRANÇAIS 302 Roman FRANÇAIS 402 Essai FRANÇAIS 938 Cinéma et Littérature GÉOGRAPHIE 216 Géo et tourisme HISTOIRE 971 De la Russie et de l’URSS HIST.DE L’ART 909 L'Art grec INFORMATIQUE 918 Int au Langage Basic MATHÉMATIQUES 101 CompI de Mathématiques MATHÉMATIQUES 103 Calcul diff et intégr I MATHÉMATIQUES 105 Alg vec lin Géométrie MATHÉMATIQUES 203 Calcul diff et intégral II MATHÉMATIQUES 307 Probabilités et statistiques PHILOSOPHIE 101 La connaissance et ses instruments.PHILOSOPHIE 201 L’homme et l’univers PHILOSOPHIE 301 L’homme et la société PHILOSOPHIE 401 Éthique et Politique POLITIQUE 944 Idées politiques modernes PSYCHOLOGIE 214 Relations humaines SOCIOLOGIE 976 Soc de l’Éducation Début des cours: le 16 mai Prospectus, renseignements, inscription: Secrétariat de l’Éducation permanente Collège André-Grasset 1001 est, boul.Crémazie Montréal, Qué.H2M 1M3 Tél.: 381-4293 (poste 108) La compagnie internationale EDUBI International Corporation Inc.présente une série de 4 conférences intitulée: UNE MACHINE NOMMÉE LOGO 9/05/84 16/05/84 23/05/84 30/05/84 Début du LOGO LOGO langage évolué Les applications commerciales du LOGO Les modèles proposés par LOGO Le conférencier invité, Monsieur Guy Chevalier, présentera les utilisations du langage Logo dans les domaines de la pédagogie, de l’informatique populaire et de la gestion d'entreprise depuis 10 ans au Québec.Endroit: Prix d’entrée: Sheraton Mt-Royal à 19h00 Série des 4 conférences 150,00$ Étudiants 100,00$ Conférence individuelle 45,00$ (Visa & M.C.honorées) Pour renseignements supplémentaires ou réservations téléphoniques (7 jours par semaine) 655-0691 Le Devoir, samedi 5 mai 1984 *•" X v'\ ^ Saint, Un album exceptionnel pour découvrir ou redécouvrir, grâce aux photographies inédites de Mia et Klaus, ce fleuve majestueux qu’est le Saint-Laurent.Jamais autant de photos couleurs sur le Saint-Laurent n’ont été réunies sous une même couverture, révélant à chaque page un visage nouveau de ce cours d’eau et des sites tabuleux qu'il traverse.La mise en pages somptueuse a été réalisée grâce à la participation des artistes-photographes ; l’impression et la reliure de ce prestigieux ouvrage ont été confiées à nos meilleurs artisans.Pour rêver au gré des eaux du Saint-Laurent, cet album d’art s’inscrit avec brio dans le cadre des fêtes commémorant le 450^ anniversaire du voyage de Jacques Cartier.Le Saint-Laurent 224 pages 140 photos couleurs Texte de Pierre Perraul Reliure pleine toile Vignette couleurs en cuve sur la couverture J lires trappes or LOQ 21269-6 70 $ Lgalement offert en version anglaise , LOQ 21270-4 Le SainfeLaurent Coédition Libre Expression / Art global sous licence du Gouvernement du Québec Québec Le Devoir, samedi 5 mai 1984 INFORMATIONS INTERNATIONALES Les Salvadoriens, les Panaméens et les Équatoriens vont aux urnes SAN SALVADOR (AFP) - La fièvre élec torale n’est pas au rendez-vous du deuxième tour de l’élection présidentielle salvadorienne, qui opposera demain le démocrate-chrétien Napoleon Duarte au major Roberto d’Aubuisson, représentant de l’extrême-droite.La quasi certitude de la majorité des observateurs, partagée par une bonne partie de la population, que Napoleon Duarte devrait l’emporter avec une bonne marge, a fortement contribué à calmer les esprits.La ca-[iitale, San Salvador, siège d’une activité fébrile à la veille du 25 mars, jour du premier tour de l’élection, a retrouve le calme.La tranquilité de la capitale, qui frappent habituellement les visiteurs de passage, contraste avec la guerre qui règne dans les (leux tiers du pay.s.Peu d’affiches et de banderoles, (juasiment pas de voitures aux couleurs des (lartis en lice, même les sinistrement fameuses « Cherookee » — les station-wagons communément ul ilisées par les gardes du corps de tous les bords qui sillonnent les rues — se .sont fait discrètes.Seules les affiches apposées un [leu partout lors de la campagne |)our le premier tour, et qui finissent de se décolorer, attirent l’attention sur les élections tandis que la pro-(lagande mi.se en place par le Conseil central des élections rappelle: « le 25 mars, choisis ton président ».Ce second tour, indiscutable, lent, ne lait pas vraiment recette.La meute de journalistes internationaux qui avait pris d’assaut les hôtels de San Salvador — ils étaient plus de mille — a laissé place aux habitués de l’Amérique centrale et les multiples mini bus et taxis aux pare-bnses marqués « TV-presse internationale» sont beaucoup moins nombreux.Les observateurs politiques eux-mêmes, venus à .300 de 55 pays le 25 mars dernier .sont allés ailleurs donner leur caution au scrutin.On en attend moins d’une centaine de 22 pays seulement.L’armée, par la voix du ministre de la Défense, le général Kugenio Vides Ca.sanova, a rappelé jeudi matin son €< apolitisme » et sa dette morale vis-à-vis de la démocratie qui l’obligeraient à veiller à ce que « nul n’interdise la liberté de choix face aux urnes».Malgré l’ab.sence de suspense, une enquête d’opinion réalisée il y a deux semaines par l’Université Centra-méricaine (UCA), prévoit une participation sensiblement égale ou légèrement inférieure à celle au premier lour.Kn tenant compte néanmoins d’un senliment de peur répandu chez la [iluparl des personnes interrogées et qui les pous.se à affirmer qu’elles voteront, ruCA table sur un nombre de suffrages exprimés de l’ordre du million de VOIX.Mais la question qui est sur toute les lèvres ne porte ni sur le nom du prochain président ni sur le nombre de voix qu’il va recueillir, mais sur ce qu’il pourra faire et ce qui .se pa.s.sera au lendemain du premier juin, lorsqu’il prendra ses fonctions.L’op()o.sition armée .salvadorienne, qui entre les deux tours n’a pas modifié .ses positions sur la « farce électorale », prépare déjà les lendemains du 6 mai et de la victoire probable du démocrate-chrétien Duarte.Un Napoleon Duarte qui, pour le Front Fa-rabundo Marti de libération nationale (FMLN), loin de disposer du pouvoir accru que confère normalement une élection au suffrage universel, sera en position de faiblesse face à une droite et une extrême-droite majoritaires au sein de l’Assemblée constituante comme l’a montré il y a trois semaines le débat sur la loi électorale.Le nouveau président, estime le FMLN, n’aura le choix qu’entre deux options : dialoguer avec l’opposition armée malgré la pression des secteurs les plus durs de l’extrême-droite et de l’armée, ou demander aux États-Unis une aide de plus en plus importante qui débouchera inéluctablement sur une intervention directe.L’échéance du 25 mars, date du premier tour des élections présidentielles, avait posé de sérieux problèmes au FMLN et à .son organisation politique, le Front démocratique révolutionnaire, présidé par le social-démocrate Guillermo Ungo.Tirant la leçon de l’échec du boycottage des élections précédentes, en mars 1982, le FDR avait tout à la fois nié toute valeur à la consultation et affu-mé qu’il ne ferait rien pour troubler le scrutin.Sur le terrain pourtant, notamment dans le centre et l’est du pays, où opère Tun des plus importants groupes armés, l’Armée révolutionnaire du peuple (ERP), les guérilleros avaient saisi des cartes d’identité pour empêcher les électeurs de voter et détruit quelques urnes.En dépit de ces « bavures », qui ont fait apparaître certaines divergences entre l’appareil militaire et la di- Des Salvadoriennes attendent leur tour pour voter lors du premier tour de scrutin des élections présidentielles Photo AP rection politique, le FMNL-FDR considère que le premier tour, marqué par une baisse de la participation par rapport à 1982 (1,4 million contre 1,6), s’est soldé par un échec.La consultation n’a pas pu être organisée dans plus de 60 cantons, remarque le Front, bien qu’à deux jours du scrutin, le chef des conseillers militaires américains au Salvador assurait encore que ce chiffre ne dépasserait la trentaine, et en dépit des efforts de l’armée pour assurer la tenue des élections dans un maximum de localités.Le FMLN-h'DR, qui a répété à la veille du 6 mai que les élections ne constituaient pas un objectif militaire, estime que l’élargissement sensible de la zone soustraite au processus électoral témoigne de l’expansion de son influence depuis deux ans.Préparant raprès-6 mai, l’opposition armée a d’ores et déjà annoncé que si la politique de l’actuel gouvernement n’était pas modifiée fondamentalement, il faudrait s’attendre à « plus de chaos, plus de grèves et de protestations populaires, à un approfondissement des contradictions entre les partis au pouvoir, à des affrontements de plus grande envergure au niveau militaire et à de plus fort revers pour les troupes gouvernementales ».Samedi dernier, à une semaine du second tour, le FMLN, a lancé un appel à la classe ouvrière « pour qu’elle ne se laisse pas intimider par les menaces et la répression.» Le FDR a dénoncé l’imminence d’une intervention militaire directe des États-Unis et condamné les manoeuvres maritimes conjointes des forces américaines, honduriennes et salvadoriennes dans le golfe de Fonseca.Déjà, affirment les dirigeants du FMLN, l’aviation américaine participe directement aux combats: durant les opérations, ses avions d’observation basés au Honduras renseignent l’armée salvadorienne sur les déplacements et les regroupements des guérilleros.À PANAMA Quelque 900,000 Panaméens de plus de 18 ans sont appelé à se rendre aux urnes demain pour désigner un président, un vice-président et 67 lé-gislaîteurs, mettant amsi un terme à seize ans de régime imposé par les militaires.Depuis 1961 le Panama vit dans l’ombre du général Omar Torrijos, ancien commandant en chef de la Garde nationale, disparu dans un accident d’avion le 31 juillet 1981, mais dont la présence n’a cessé de peser sur les gouvernements de transition et qui avait lui-même décidé en juillet 1978 que des élections « directes » à la présidence de la République auraient lieu en 1984.Malgré la succession de présidents civils, les militaires ont toujours gardé le pouvoir.Aristides Royo mis en place par Omar Torrijos en octobre 1978 a été démis de ses fonctions en 1981 par le général Ruben Dario Parades, commandant en chef de la Garde nationale.Ricardo de la Es-priella, a été « démissionné » le 13 février dernier par le général Manuel Noriega, successeur du général Paredes.Cette fois, le président désigné demain le sera par les voix des électeurs dont plus de la moitié, tous ceux qui ont moins de 37 ans, exerceront leur droit de vote pour la pre- ÉTATS-UNIS OCÉAN ATLANTIQUE sZtlÏBÂHÂM «^Nassau la Havane ¦¦ I—""P ¦ cUB.v=OS: ' ” — RÉPI Jelize— OüATKMALÀi°Æa|niopan—j.\m.a1que HAltl.^St-D RÉPUBLIQUE ~~MINICAINE Domingue Guatemala EL SALV Tegucigalpa COSTA-RICA OCEAN PACIFIQUE EQUATEUR mière fois pour une consultation d’une telle importance.À l’intérêt indiscutable que suscite le fait de pouvoir enfin participer à la désignation de ses représentants, et qui se réflète dans la mobilisation pour la campagne et le taux élevé de participation espéré (plus de 70 %), s’ajoute l’espoir d’un changement qui permette de sortir de la crise.Panama, frappé plus tardivement que les autres pays d’Amérique centrale par la crise économique mondiale, en subit actuellement le contre-coup qui se traduit notamment par un taux de chômage impression- nant; 120,000 travailleurs sans emploi, sur une population active d’environ 400,000 personnes.Les électeurs attendent du président et des législateurs qui sortiront du scrutin de demain que, fort de leur légitimité, ils prennent des décisions radicales pour relancer l’économie et résorber le chômage.Deux hommes, mais aussi deux options, se disputent essentiellement leurs suffrages, les cinq autres candidats n’ayant pas la moindre chance, dans cette élection à la majorité relative.Tous deux se présentent comme les hommes du changement tout en se reprochant mutuellement d’être les candidats du passé.Nicolas Ardito Barletta, un gestionnaire de 45 ans, formé à l’école américame et habitué des grands organismes financiers internationaux — il est notamment vice-président de la Banque Mondiale depuis 1978 — a finalement été invité à défendre les couleurs du « tornjisme », après une dure lutte de tendances au sein de l’Union nationale démocratique.Arnulfo Arias Madrid, trois fois président et trois fois renversé par des coups d’État en 1941,1951 et 1968, brigue un quatrième mandat à 82 ans, « pour en finir avec le pouvoir des militaires».Entre « Nicky » Ardito, qui refuse la confrontation sur le passé et propose le dialogue et la reconciliation « pour sortir ensemble de la crise » et le vieux chef de la droite traditionnelle qui tire sa légitimité de ses trois renversements et veut faire table rase du « torrijisme », la conciliation est impossible.C’est notamment sur le plan international que leurs positions sont le plus opposées.À M.Ardito qui reprend a son compte les thèses nationalistes et tiers-mondistes du défunt Omar Torrijos, M.Arias répond que Panama n’a rien à faire avec le tiers-monde et prône un alitement sur la politique du président Reagan, la participation au Conseil de défense centro-amencain (CONDECA) et la fin des relations avec Cuba.EN EQUATEUR Les Équatoriens se rendront demain également aux urnes pour le second tour des élections présidentielles au cours desquelles doit être désigné le troisième chef de l’État depuis le rétablissement de la démocratie en 1979.Le futur président de ce petit pays de 8,6 millions d’habitants, qui devrait prendre ses fonctions le 10 août prochain, succédera au démocrate-chrétien Oswaldo Hurtado qui avait lui-même accédé au pouvoir en mai 1981, après la mort accidentelle du président Jaime Roldos.Lors du premier tour, le 29 janvier, le candidat de la Gauche démocratique (affiliée à l’Internationale socialiste), le Dr Rodrigo Borja Ceval-los, avait devancé l’ingénieur Leon Febres Cordero, candidat du Front de reconstruction nationale qui regroupe les partis de droite ou de centre-droit.Sur 3,7 millions d’électeurs inscrits, 2,6 millions avaient participé au scrutin.La campagne électorale pour ce deuxième tour, exceptionnellement longue puisqu’elle a duré plus de trois mois, s’est déroulée dans un calme relatif.Au lendemain du premier tour, M.Febres Cordero avait accusé de fraude le tribunal électoral chargé de contrôler la régularité du scrutin.Une intervention télévisée du président Hurtado avait permis de calmer les esprits.M.Borja, 47 ans, jouit du soutien de sept partis de gauche ou de centre-gauche, dont le Parti communiste et la Démocratie populaire, parti du président actuel M.Oswaldo Hurtado.L’éventualité d’une victoire de M.Borja, qui prône plus de justice sociale et entend procéder à une remise en ordre de l’économie, inquiète sérieusement le secteur privé et l’oligarchie qui l’accusent de vouloir renforcer l’intervention de l’État dans la production.Israël et la Syrie négocient DAMAS (Reuter, AP) — Israël s’efforçait hier d’obtenir que la Croix-Rouge internationale puisse rendre visite dans leur prison de Damas à trois Israéliens capturés mardi par l’armée syrienne au Liban.Des négociations sur un échange de prisonniers de guerre entre Israël et la Syrie sont déjà en cours sous l’égide la Croix-Rouge.Alors qu’Israël soutient que les trois ressortissants israéliens sont des diplomates en poste dans un bureau de liaison près de Beyrouth, la Syrie affirme que les trois hommes étaient en mission d’espionnage, et qu’ils ont ouvert le feu sur des soldats syriens.Le ministre syrien des Affaires étrangères a déjà annoncé que les trois Israéliens seraient traités en prisonniers de guerre, ce qui a été favorablement ac-cueuilli par le gouvernement israélien.« À partir du moment où les Syriens les ont conduits à Damas, le problème de leur libération est devenu beaucoup plus compliqué », a déclaré un dirigeant qui a demandé à ne pas êlre identifié.« Il est tout a fait possible que nous ayions à négocier leur libération dans le cadre d’un échange général de prisonniers, a-t-il ajouté.Israël s’inquiète cependant d’entendre Radio-Damas continuer à les traiter de « saboteurs » et a dit qu’il avait été demandé à la Croix-Rouge de rendre visite aux trois hommes dès que possible.l’aulote^tamcnt La façon sûre, simple et légale de faire vous-même votre testament: — Conçu par un notaire pour les situations courantes — Prix modéré — Enregistré et confidentiel Protégez vos héritiers des problèmes et des contestations de testament.Informations gratuites à (514) 669-3510 ou à 15 Boul Lévesque.Laval (Pont Viau).H7G 1B3 Si l’ALCOOL vous fait voir la via an noir.La porte est ouverte J J’y vais aussi, surtout à mdtié prix! 50% de rabais du billet à tarif régulier accordé à votre douce moitié ou à un dépendant (âgé de 2 à 21 ans) qui accompagne un passager muni d’un billet à tarif régulier vers n’importe laquelle de nos destinations canadiennes.e Offre s’adressant à un membre de votre famille immédiate, lequel doit vous accompagner au moins pour le départ.s Preuve de lien familial ou de cohabitation peut être requise.• Changements ou remboursements seulement sur présentation des deux billets.• Rabais offert dès maintenant pour vols effectués entre le mai et le 15 juin 1984, date limite pour le retour.• Offre valide sauf si non acceptée par le gouvernement.Exemples de prix de Montréal vers: TORONTO 57 $ mLD’OR 52$ Téléphonez à votre agent de voyages ou à Nordair: (514) 636-7670 ou 486-3875.Demande! 8t-S®UV#Uf-d##-Mont# notre brochure Centre de Réadaptation * c.p 742 (Alcool - rnédlcamenla - drogues)'' ' JOR IRQ Claude Bourgeauli, directeur Adhen Berlfand.thérapeute > 1 •(51 4) 22.7”2T4,0 LIGNE DIRECTE DE MONTREAL; 430-6130 /VORDéliR UNE CLASSE A PART Le Devoir, samedi 5 mai 1984 INFORMATIONS INTERNATIONALES Nigeria: le régime militaire s’attaque à la liberté de presse CLIFFORD D.MAY The New York Times LAGOS — Le régime militaire qui s’est emparé du pouvoir le 31 décembre a imposé de sévères sanctions à la presse nigérianne.Cinq journalistes ont été emprisonnés et, selon certains, de nombreux autres sont victimes de harcèlement.« C’est la première fois depuis que le Nigéria a obtenu son indépendance qu’un gouvernement tente systématiquement de restreindre la liberté de la presse », déclare Ray Kkpu, président du comité éditorial des journaux Concord.« Ils veulent nous réduire à la servilité.Jamais un gouvernemenbt nigérian, militaire ou civil, n’a posé de tels gestes.» Le 17 avril, les dirigeants militaires ont promulgué un décret en vertu duquel un journal ou une station de radio ou de télévision, qui diffusent des informations jugées nuisibles aux intérêts du gouvernement, peuvent être fermés.De plus, les militaires se sont accordé le droit d’incarcérer les journalistes qui publient des articles inexacts ou diffamatoires.La portée du décret étant rétroactive, les journalistes pourraient également être condamnés pour des informations publiées avant le 17 avril.Aucune des accusations portées contre les cinq journalistes détenus n'ont été révélées.En outre, le contenu des articles qui auraient provoqué ces représailles n’était ni erroné ni calomniateur.Depuis déjà longtemps, la presse nigériane ne ressemble a nulle autre en Afrique.Bon nombre de journaux font dans le sensationnel, et plusieurs affichent sans rougir leur caractère partisan, mais tous sans exception publient des informations et des idées très diverses.Jusqu'au renversement du gouvernement civil, à la toute fin de 1983, les journaux des partis d’opposition, tout comme les quotidiens indépendants, critiquaient durement les jw-litiques économiques du président Shenu Shagari, ainsi que la corruption régnant au sein de son gouvernement et la manière dont les dernières élections ont été menées.Lorsque les militaires ont pris le pouvoir, la presse s’est montrée enthousiaste, rapportant les faits et gestes du nouveau régime avec approbation.« La presse n’a rien publié dans les quatre derniers mois qui justifie des mesures si draconiennes », affirme M.Ekpu.« Au contraire, la presse a soutenu les militaires dans l’espoir qu’ils sauraient faire mieux que le gouvernement précédent.» Une caricature parue dans le Na- tional Concord semble illustrer parfaitement les désillusions qu'éprouvent plusieurs journalistes en ce moment.On y voit un homme menotté, étiquetté « la presse », qu'un policier est en train de mener à la prison: « Mais, mais.nous avons remporté la même victoire », proteste le journaliste.Un important diplomate occidental en fonction à Lagos faisait remarquer que les autorités civiles défaites, bien que souvent irritées par les propos de la presse, comptaient sur les quotidiens pour tâter le pouls de la population.« En entravant les libertés de la presse, déclare-t-il, les militaires vont se couper de l’ensemble du pays.Jusqu’à maintenant, les gouvernements nigérians ont toujours laissé la presse agir comme elle l’entendait, afin d’être mis au fait des difficultés naissantes.» Les journalistes nigérians maintiennent en outre que les restrictions actuelles vont mettre fin aux reportages sur la corruption.Or, le nouveau gouvernement s’est engagé à l’enrayer.« Comme il est interdit de porter atteinte à la réputation d’un fonctionnaire, celui qui publiera un article sur ses transactions douteuses courra de très grands risques », estime Eddie Iroh, rédacteur-en-chef du journal The Guardian.« Donc, si les dirigeants entendent véritablement éliminer la corruption, le décret n’est qu’un obstacle à leurs fins.» Selon d’autres journalistes, l’aspect le plus inquiétant du nouveau décret est que de véritables règles n’ont pas été prévues pour régir son application.Ainsi, Tunde Thompson, correspondant diplomatique au Guardian, a été arrêté le 11 avril pour avoir dévoilé dans un article les projets du gouvernement pour la réorganisation des services diplomatiques.Plu sieurs des transformations décrites par M.Thompson ont été réalisées par la suite.L’agence pour la sécurité nationale, sorte de police fédérale, a indiqué que M.Thompson ne sera relâché qu’après avoir révélé ses sources, ce que le journaliste refuse de faire puisqu’il enfreindrait alors les règles de l’éthique professionnelle.Par ailleurs, deux journalistes du journal The Statesman, qui paraît dans l’état de l’Imo, ont publié un article où ils s’interrogent quant aux raisons qui ont poussé le gouvernement à incarcérer l’ex-vice-prési-dent Alex Ekwueme, alors qu’on s’est contenté, dans le cas de l’ancien président Shagari, de le confiner à ses appartements.Les auteurs laissaient entendre que la discrimination tribale n’était pas étrangère à cette décision.Accusé de s'être dissocié des buts et des aspirations du nouveau gouvernement, le Statesman s’est vu forcé de suspendre ses activités pen dant deux mois.Les deux journalistes ont été congédiés.Ont également été mis en état d’arrestation; Niyi tinigoro, éditeur d'un quotidien de l’Oyo; Haroun Adamu, collaborateur du journal The Punch Ae Lagos; Idowu Odeyemi, ré-dacteur-en-chef d'un journal de l’I badan, et Nduka Irabor, rédacteur adjomt au Guardian.De nombreux autres journalistes ont d’abord été détenus puis remis en liberté.Plusieurs ont été remerciés de leurs services, en particulier ceux qui étaient à l’emploi de médias contrôlés par l’Etat.Les journalistes accusés d’avoir enfreint le décret seront traduits de vant un tribunal spécial, présidé par un juge auquel s’adjoindront trois militaires de haut rang.Les accusés auront la charge de la preuve, et seront pa.ssibles d’une peine maximale de deux ans d’emprisonnement.Les groupes de presse jugés coupables devront payer une amende de *13,000 ou fermer leurs portes pendant l‘2 mois.Les décisions du tribunal seront sans appel.De l’avis de nombreux journalistes, les lactiques gouvernementales produisent déjà leur effet.Certains journalistes n’acceptent désormais de üvrer le fond de leur pensée qui si on leur garantit l’anonymat.« Analysez le contenu des articles parus dans la presse nigérianne au cours des deux ou trois dernières semaines », explique M.Ekpu des journaux du groupe Concord.« Vous verrez combien les propos se sont radoucis, comme les voix sont moin.' hautes.Voilà tout à fait le résultat auquel le gouvernement voulait en arriver ».Parallèlement, signale M.Ekpu, des journalistes commencent à riposter.Le syndicat des journalistes nigérians a déposé une requête à la Haute Cour de Lagos, dans l’espoir de voir le décret déclaré anticonstitutionnel.Des communiqués émis par des professeurs d’université, des associations étudiantes et des regroupements d’avocats manifestent egalement une opposition aux mesures répressives du gouvernement.« N’allez pas croire que nous entendons nous déclarer vaincus dès le départ» déclare M.Ekpu.Mais beaucoup de journalistes semblent douter de leurs chances de succès.« Si la situation ne s’améliore pas », affirme M.Iroh du Guardian, qui avait critiqué sévèrement le i é gime Shagari, « je compte quitter le pays.Je suis d’abord et avant tout journaliste.À quoi bon rester ici si je no peux pas faire mon travail ?» lit Attentats anti-arméniens en France Le pape a rencontré des lépreux lors de sa visite hier à un centre hospitalier de Sorokdo, en Corée du Sud.Photo AP Jean-Paul II en Corée: La police fiche des dizaines de milliers de fidèles KWANGJU (AFP)-Le pape Jean-Paul II a prêché hier la réconciliation aux Coréens de Kwangju, dans l’homélie d’une messe célébrée devant 63,000 personnes au stade de la ville en évoquant les événements qui avaient ensanglanté la cité il y a quatre ans.Aux fidèles, triés sur le volet et étroitement contrôlés, le souverain pontife a rappelé les vertus du pardon.« Je suis parfaitement conscient des blessures profondes qui meurtrissent vos coeurs et vos âmes en résultat d’expériences personnelles et de tragédies récentes et qui sont difficiles à surmonter, surtout pour vous à Kwangju », a-t-il ajouté.De violents affrontements avaient opposé l’armée à une partie de la population de Kwangju en mai 1980 au moment de la prise du pouvoir du président Chun Doo-Hwan et avaient fait 189 morts selon les chiffres officiels, au moins 400 selon la population.Lors de cette messe, le pape a procédé au baptême et à la confirmation de 72 catéchumènes provenant des différentes provinces du pays.Arrivant de l’aéroport à bord de la papemo-bile » après avoir traversé la ville où plusieurs dizaines de milliers de personnes s’étaient massées sur son passage, Jean-Paul II a été acclamé au stade aux cris de « Viva il Papa » et « Gyo Whang Mansei » (longue vie au pape).Après la messe, Jean-Paul II est allé au séminaire de Kwangju pour déjeûner, avant de monter en début d’après-midi en hélicoptère pour se rendre «dans l’Ile-hôpital de Sorokdo, où vivent 2,300 lépreux.Dans le discours qu’il leur a adressé, en coréen, le pape a souligné le lien particulier existant entre les souffrances de Jésus et celles des malades, avant de réaffirmer la « dignité » de la souffrance.Par ailleurs, il a félicité les malades catholiques, bouddhistes et protestants de l’harmonie régnant dans leur communauté.« Peut-être en est-il ainsi parce que vous avez tant souffert », a-t-il déclaré.Avant de quitter l’île, le souverain pontife a offert à l’hôpital la somme de 25,000 dollars.Incidemment, tous les catholiques coréens désirant assister à une ren ¦ contre avec le pape ont été fichés et mis sur ordinateur par mesure de sécurité, a-t-on appris hier de source reli^euse à Kwangju.Ainsi, les 63,000 personnes rassemblées au stade de cette ville ont dû montrer leurs cartes d’identité à l’entrée et il en sera de même pour les 400,000 fidèles qui assisteront demain a Séoul à la canonisation de 103 martyrs sud-coréens.Un petit livre jaune publie par les autorités précise en outre que les seuls objects que l’on puisse apporter avec soi sont « un vêtement de pluie transparent » et la carte d’identité.Les livres de prière sont interdits, ainsi que parapluies, radios, magnétophones, caméras, jumelles, sandwiches et boissons.La crainte d’un attentat nord-coréen justifie ces mesures dont personne ne se plaint.D’autre part, la police sud-coréenne a offert hier une prime de 37,500 dollars à toute personne qui fournirait des informations sur d’éventuels projets d’attentats contre le pape.DanS’un communiqué, la police a demandé aux Sud-Coréens de dénoncer au plus vite tout « élément présumé impur • en possessilon d’armes ou d’explosifs, durant le séjour du pape.Toute personne a qui des inconnus auront offert de l’argent pour qu’elle dépose des explosifs en des lieux déterminés recevra une double prime si elle contribue à l’arrestation des commanditaires, a en- core précisé la police.Par ailleurs, le vice-ministre sud-coréen des Affaires étrangères, M.Lee Sang-Ok, a jugé hier « très regrettable » le fait que le pape Jean-Paul II ait été incommodé la veille à Séoul par émanations de gaz lacrymogènes, tirés jeudi pour empêcher des manifestants de sortir de l’Université de Sung-kyunkwan, située à proximité d’un séminaire dont le pape rencontrait les jeunes pensionnai- res.Mais le vent avait poussé les gaz dans cette direction, et Jean-Paul II, arrivé mercredi à Séoul pour une visite de 4 jours, avait dû essuyer quelques larmes.Les policiers n’avaient pas d’autre possibilité pour rétablir l’ordre et assurer la sécurité du pape, a cependant ajouté M.Lee Sang-Ok qui a dit ne pas savoir si son gouvernement présenterait des excuses officielles au souverain pontife.ANKARA (Reuter, AFP) — La Turquie a nié hier toute responsabilité dans les attentats anti-arméniens qui sont survenus jeudi à Alfortville, en banlieue parisienne, blessant une quinzaine de personnes.Une des trois explosions a pratiquement détruit un momument à la mémoire du génocide des arménien.Son inauguration dimanche dernier par M.Joseph Fran-ceschi, secrétaire d’Etat à la Sécurité publique, avait provoqué de vives protestations d’Ankara.Ces attentats ont été revendiqués hier auprès de l’AFP à La Haye par « l’Organisation anti-arménienne », inconnu jusqu’à présent.Peu après les attentats de jeudi, M.Gaston Defferre, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, et M.Franceschi se sont rendus sur place.La première explosion a ravagé un café, blessant une dizaine de consommateurs.La troisième, dans un centre sportif de la ville, a fait d’autres blesses.Peu après, une alerte à la bombe a contraint à évacuer un supermarché de la locaUté.D'autre part, Ankara a décidé d’annuler une visite prévue prochainement en Turquie du ministre français du Commerce extérieur, Mme Edith Cresson, après l’inauguration du monument à la mémoire du génocide des Arméniens, a annoncé le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères: Le principe de cette visite avait été arrêté entre tes deux capitales mais aucune date n’avait encore été fixée pour elle.Cela avait été perçu à Ankara comme le net signe d’une volonté des deux parties, d’améliorer les relations bilatérales sérieusement éprouvées par la « question arménienne ».Aucun ministre français ne s’est en effet rendu en Turquie depuis plus de 10 ans.Réagissant à l’annonce de l’annulation du déplacement de Mme Cresson pour protester contre l’attitude du gouvernement français, Paris a indiqué qu’une visite en Turquie de Mme Cresson n’était pas envisagée.« Nous ne voyons pas à quelle visite fait allusion le gouvernement turc car Mme Cresson n’a jamais examiné une telle éventualité », a af firmé un porte-parole du ministère du Commerce extérieur.Il a également contesté que le principe même d’une visite ait été envisagé entre les deux capitales.Par ailleurs, quelque 1,500 à 2,000 personnes, en majorité d’origine arménienne, ont manifesté sans incidents hier soir à Alfortville contre les trois attentats.Les manifestants, qui répondaient à l’appel d’associations arméniennes d’Alfortville, ont défilé devant l’église au monument commémorant le génocide en Turquie contre les Arméniens en 1915.LE MONDE EN BREF ¦ Washington armera le Costa-Rica SAN JOSE ( Reuter, AFP)— L’ambassadeur des Etats-Unis à San José, M.Curtin Winsor, a déclaré hier que son pays était prêt à fournir du matériel militaire « adapté au circonstances » au Costa-Rica.Cette déclaration fait suite à l’annonce que le Costa-Rica allait acquérir des armes non spécifiées auprès de « pays amis » pour se défen dre contre les incursions de l’armée nicaraguayenne à la poursuite des l ebelles anti-sandinistes opérant à partir du territoire costaricien.En cas d’invasion du Costa-Rica, a déclaré l’ambassadeur, les États-Unis feraient face à leurs obligations, notamment dans le cadre du Traité inter-américain d’assistance réciproque, ou Pacte de Rio de Janeiro.¦ Mauroy à l’hôpital PARIS (AFP) — Le premier ministre de France, M.Pierre Mauroy, a été hospitalisé hier matin à Paris, pour une affection aigiie des poumons.M.Mauroy a dû annuler tous ses engagements jusqu’au milieu de la .semaine prochaine, indique-t-on au bureau du premier ministre.¦ Ferez de Cuellar au Proche-Orient N EW 'VORK (AFP) — Le secrétaire général des Nations-unies, M.Javier Perez de Cuellar, devrait effectuer en juin une tournée de tous les pays directement impliqués dans le conflit israélo-arabe.Le secretaire général se rendra en Egypte, en Israël, en Jordanie, au Liban et en Syrie.Ce sera la première fois qu’un secrétaire général de TON U effectuera un tel déplacement dans les pays directement impliqués dans ce conflit.¦ Réfugiés guatémaltèques assassinés MEXICO (REUTER) — Le Mexique a élevé une vive protestation auprès du Guatemala après le meurtre de six réfugiés guatémaltèques en territoire mexicain.Dans une note de protestation énergique, Mexico a tenu le gouvernement du Guatemala responsable des assassinats corn mis dans un camp du sud du Mexique « par des hommes portant l’uniforme de l’armée du Guatemala.» ¦ Sécheresse en Éthiopie CiENEVE (AFP) — Un miUion d’Ethiopiens .sont directement menacés par la famine provoquée par une sécheresse persistante en Ethipie, et l’insécurité empêche l’acheminement des secours dans certaines régions du pays en proie à la guerre civile, soulignent les responsables d’organismes d’aide.¦ Le dernier des tyrannosaures ASUNCION (Reuter) — Le président du Paraguay, le général Alfredo Stroessner, a célébré hier ses 30 ans de pouvoir.Qualifié par Le Monde comme de « dernier des tyrannosaures » d’Amérique latine, le général Stroessner, âgé de 71 ans, a participé à un défilé en son honneur.tk'puis 1094.^ IC cur.raisiocioL (la rc(ouufCiïicrtC:j DE SELIG (2e ÉTAGE) Sofa moderne, de "Selig”, complètement recouvert de véritable cuir, choix de couleur.Causeuse même description, (non représenté) Fauteuil SPÉCIAL 1595.1395.995.N.G.VALIQUETTE LIÉE, 510 EST STE-CATHERINE 842-8811 8 Le Devoir, samedi 5 mai 1984 Le Canada veut profiter du début de reprise au Mexique Il sera surtout question de commerce lors de la visite de trois jours au Canada du président mexicain de la Madrid PAULE DES RIVIÈRES OTTAWA — Le président mexicain entreprend dimanche une visite de trois jours au (-anada.C’est la première incursion de M.Miguel de la Madrid hors du teritoire latino-américain, depuis son accession à la tête du pays en 1982.Elle inclut des entretiens avec le premier ministre, M.F’ierre Trudeau, et le chef de l’opposition, M.Brian Mul-roney ainsi qu’une allocution devant le parlement, mardi matin.('ertain^jentretiens porteront sur la situation politique en Amérique latine, le Canada considérant le Mexique comme «l’interlocuteur le plus valable» du groupe de Contadora (les autres membres en sont Panama, La Colombie et le Venezuela), qui tente de trouver une solution politique au conflit au Nicaragua.Mais, peut-être davantage, il sera question lundi et mardi à Ottawa de commerce entre les deux pays.«Nous sommes demeurés un allié fidèle dans l’adversité et maintenant que le Mexique est sur la voie de la reprise économique, nous voulons participer à cette reprise», expliquait cette semaine un porte-parole du ministère des Affaires extérieures.La balance commerciale entre les deux pays penche nettement en faveur du Mexique — qui exporte entre autres 44,000 barils de pétrole par jour au Canada—.Les produits mexicains au Canada dépassent le $1 milliard alors que les biens canadiens au Mexique s’élevaient l’année dernière à $37.5 millions, en baisse $69 millions par rapport à 1982.Cette baisse découle du programme d’austérité qu’adoptait le président de la Madrid au plus fort d'une crise qui laisse presque 20 millions de ses 75 millions d’habitants sans travail suffisant.Le Mexique a réduit ses importations de 57% pour rééquilibrer sa balance de paiements.Aucun accord spectaculaire ne sera signé durant le séjour du président mexicain et de ses ministres du Commerce, des Finances.et des Af-faii es étrangères mais le Canada espère assouplir les règles imposées aux investisseurs étrangers par le Mexique.Le contrôle exercé est tel que seulement 4 % des investissements dans ce pays sont étrangers.Le gouvernement garantira aussi un prêt de $100 milüons au Mexique.Et il sera question de la construction du métro de Monterry, au nord du Mexique, dont la France et le Canada (avec Bombardier) veulent arracher le contrat.«Nous sommes prêts à appuyer Bombardier», a déclaré un porte-parole gouvernemental en précisant toutefois que la compagnie s’occupait très bien de ses affaires.Des discussions porteront aussi sur les transports aériens.Le Canada ne voit pas pourquoi ce sont Japan Air Lines, depuis Vancouver, et Iberia, depuis Montréal, qui transportent 35(1,000 Canadiens chaque année sur les plages mexicaines.Et il demandera au Mexique d’augmenter le nombre de conseillers canadiens dans les régions mexicaines pour dépanner les Canadiens là-bas.L’ombre des États-Unis planera au-dessus des discussions qu’auront les représentants des deux pays, parce qu’il est le principal partenaire de l’un et l’autre mais aussi parce que la dette du Mexique est telle qu’il ne peut accroître ses importations de façon significative sans passer d’abord par son principal prêteur.Le chef du gouvernement canadien aura par ailleurs l’occasion de dire à son homologue mexicain qu’il est disposé à une rencontre trilatérale avec le président américain, M.Ronald Reagan.D’ailleurs, dans un .semaine, M.de la Madrid sera à Washington.«Le Mexique ne peut se permettre d’être anti-américain, esime le ministère des Affairs extérieures, mais il a toujours été méfiant.Nous partageons une expérience américaine avec le Mexique mais nos relations à nous sont basées sur la confiance».Enfin, le gouvernement canadien s’informera auprès du président mexicain des derniers développements en Amérique centrale et au Nicaragua.Une réunion des pays membres du groupe de Contadora a eu lieu au Panama récemment et «nous voudrons savoir ce qui s’est passé», dit-on au ministère des Affaires extérieures.Car, durant le récent séjour en Amérique centrale, le Secrétaire d’Etat au Affaires extérieures, M.Allen MacEachen,® nous ne pouvions jamais savoir ce qui se passait exactement».Le Mexique fut un des premiers pays à appuyer la révolution sandi-niste et ici, on croit qu’il a exercé une bienfaisante « influence modératrice »au Nicaragua.M.Miguel de la Madrid lors de son assermentation comme président du Mexique en 1982.mma^pÉCiAUX dOTM -M- P'Ubliera le 7 septembre prochain, veille yHiiÉlfi^éeldu pape Jean-Paul II au Canada, un ca- BisQyeM aui se veut une réflexion à roccasion de visite historique.Ce cajœrrspécial traitera du Vatican, aux plans poli-tique^ptor|que, de son évolution récente, de la pa-ipaut^ppmmerfstitution, de la personne de Jean-PaulBIét de SOT influence à travers le monde.On y nrai^p aussi de l’Église canadieni^ et québécoise, P® Bs rapports avec Rome, à travirs l’histoire, et mujnrd’hui.Spïpour le grand public que pour les commu Ifutés chrétiennes, ce cahier devrait être un impor îant instrument d’information et de réflexion.Pour obtenir des renseignements sur les blicitaires, contactez Francine G ingras jusqu’au 1er juin 1984.Parution le 7 septembre 1984 Le Devoir, samedi 5 mai 1984 9 Chrétien peut difficilement espérer rattraper Turner dans la course aux délégués du Québec MAURICE GIRARD MONTREAL (PC) - Jean Chrétien aura beaucoup de difficultés à gagner sur son propre terrain la « course » aux délégués libéraux, qui prendra fin au cours du week-end au Québec.Selon une évaluation de La Presse Canadienne, M.Chrétien est assuré de finir bon deuxième puisque l’avance de son adversaire John Turner est trop forte pour que le ministre de l’Energie puisse espérer le ra-trapper, même s’il remportait la totalité des 11 dernières assemblées d’investiture à se tenir dans la province.Un-relevé effectué dans les 64 circonscriptions où se sont tenues des assemblées d’investiture révèle que M.Turner obtient l’appui d’un peu moins de la moitié des délégués qui ont fait leur choix, M.Chrétien recueille le tiers et le reste ne s’est pas encore affiché ouvertement.Ainsi, 336 délégués semblent acquis à l’élection de l’aspirant de Toronto (49 %), 229 délégués lui préfèrent le ministre de l’Energie (33 %) et 127 autres n’ont pas encore pris officiellement position.• Cette répartition du vote québécois a été établie à partir de données fournies par les associations locales, pondérées par les informations recueillies des permanences, des journalistes présents aux assemblées et de source indépendante.Ainsi, même dans l’hypothèse peu probable où il gagnerait la confiance des quelque 80 délégués à être élus au cours du week-end, M.Chrétien perdra cette « autre » bataille du Québec aux dépens de son avder-saire de la Ville-reine, qui jouit déjà d’une avance de 107 voix.Toutefois, au Québec comme ailleurs, cette étape importante de la course à la succession de Pierre Trudeau ne scelle nullement l’issue du vote puisque le nombre d’indécis à l’échelle nationale est trop élevé pour prédire avec justesse une vie- Smallwood est d’accord avec la décision de la Cour suprême SAINT-JEAN, T.-N.(PC) — La décision de la Cour suprême du Canada refusant à Terre-Neuve le droit de résilier son contrat avec Hydro-Québec au sujet de l’électricité produite aux chutes Churchill a été rendue dans le meilleur intérêt de la province.C’est ce qu’a déclaré jeudi l’ancien premier ministre libéral de Terre-Neuve, M.Joseph Smallwood, qui avait autorisé la Churchill Falls Labrador Corp., en 1961, à exploiter Hamilton Falls, située au nord de la rivière Churchill.En 1969, la compagnie signait un contrat à long-terme avec Hydro-Québec lui donnant le droit d’acheter de l’électricité produite aux chutes Churchill à un taux réduit pendant 65 ans.La Churchill Falls Labrador Corp.était à l’époque une entreprise privée, mais est aujourd’hui propriété de la province.Selon M.Smallwood, la réputation de Terre-Neuve aurait été ternie si la Cour suprême lui avait autorisé à revenir sur ce contrat.« Je suis d’accord avec Steve Neary (le chef du Parti libéral provincial) qui voudrait remercier la Cour suprême de notre grand pays pour avoir sauvé Terre-Neuve d’une réputation salie à travers le monde pour avoir agi comme la plus inférieure des républiques de bananes de l’Amérique du Sud — une province qui brise des contrats », a lancé M.Smallwood.M.Smallwood ainsi que M.Léo Barry, le critique libéral en matière d’énergie, ont suggéré au gouvernement de Brian Peckford de retourner à la table des négociations avec le Québec, si la province veut en arriver à une meilleure entente.Le ministre des Relations extérieures Jean-Luc Pépin devait pour sa part déclarer que « le rôle du gouvernement fédéral pour résoudre l’impasse dans laquelle se trouvent le Québec et Terre-Neuve, au sujet des chutes Churchill, se limite à celui de médiateur ».« Il s’agit d’une querelle, d’un conflit, entre deux provinces », estime M.Pepin, qui agit comme premier ministre suppléant, en l’absence de M, Pierre Trudeau.« A moins de vouloir s’attirer les foudres de la Cour suprême pour être intervenu dans un domaine qui ne relève pas de sa compétence, le gouvernement fédéral ne peut agir que comme médiateur », a-t-il dit.En réponse à une suggestion du député conservateur de Terre-Neuve, M.James McGrath, voulant que le premier ministre Trudeau apporte sa médiation dans ce différend, M.Pepin a fait valoir que cela « n’était pas une mauvaise idée ».La Cour suprême a statué, mardi, que Terre-Neuve ne pouvait rompre un contrat avec Hydro-Québec, permettant à la société d’Etat de retirer la majeure partie des profits de l’électricité produite aux chutes Churchill, au Labrador.Le député McGrath a demandé au ministre Pepin si le gouvernement entendait apporter un amendement à la loi permettant de considérer les lignes de transmission comme de simples moyens de transport.Ce qui permettrait à Terre-Neuve d’acheminer l’électricité du Labrador aux Etats-Unis, ou vers d’autres marchés, tout en retirant directement les recettes.L’ancien ministre de l’Ener^e, M.Marc Lalonde, a expliqué que le fédéral avait déjà adopté une loi autorisant les provinces à demander la permission à l’Office national de l’énergie de construire une ligne de transmission traversant le territoire d’une autre province.Jean Chrétien toire certaine de l’un ou de l’autre candidat.Une projection des dernières assemblées à se ternir au Québec permet d’avancer que John Turner finira avec plus de 350 voix, Jean Chrétien obtiendra autour de 275 votes tandis que le reste demeurera indécis (quelque 150).Ces résultats lai^nt donc prévoir que, d’ici le congrès, une dure lutte s’engagera entre les deux camps pour se rallier l’appui des indécis, qui désigneront finalement le prochain premier ministre du Canada.N’empêche que l’aspirant du Québec Chrétien aurait pu trouver quelque réconfort à se classer bon premier dans sa propre province alors John Turner que, depuis le début de la campagne à la direction du Parti libéral du Canada, il reste au deuxième rang à l’échelle nationale, comme l’ont iSustré une série de sondages de la PC effectuées au Canada anglais.Au Québec, il semble que les militants libéraux du PLC en ont jugé autrement et, à l’exemple de leurs concitoyens des autres provinces, ils ont donné libre cours à leur penchant pour M.Turner, comme ne témoigne le faible pourcentage d’indécis au Québec par rapport au reste du pays.Un examen de la « performance » des députés au cours de cette lutte permet d’avancer que les pro-Tumer ont été plus efficaces que les pro-Chrétien: le pourcentage de réussite est supérieur à 80 pour cent dans le premier cas et de moins de 60 pour cent dans le deuxième.Par ailleurs, l’équipe montréalaise du ministre Jean Chrétien a déjà signifié à quelques reprises son mécontentement devant les données publiées depuis le début des investitures libérales par les médias.« Vos chiffres sont faux.On dirait que vous avez un parti pris, qu i) existe un mécanisme voulant que M.Turner soit gagnant et que cette créature qu’est le quatrième pouvoir doit le maintenir », a déclaré mercredi, M.Marcel Angrignon, employé du service des communications de la permanence montréalaise de M.Chrétien.Selon le porte-parole du ministre de l’Energie, les travailleurs d’élection de ift.Chrétien sont mieux placés que les journalistes pour être au courant des tendances a l’intérieur du parti.« Les médias sont très mal équipés pour faire leur travail parce qu’ils ne disposent pas de service de recherches », a poursuivi M.Angrignon.Il a indiqué toutefois qu’il ne contesterait pas les chiffres de la PC si on donnait plus de points à M.Chrétien « ou si vous disiez qu’on est nez à nez».Selon le porte-parole de la permanence du ministre Chrétien, 298 délégués sont acquis à la cause du ministre de l’Energie, 258 optent plutôt pour M.Turner et 95 indécis.Par contre, à la permanence de M.Turner, Mme Denise Duhaime accorde 315 voix au candidat de Toronto, 146 à M.Chrétien et 99 indécis.Turner y serait aussi en avance Les sept candidats à l’assaut des Maritimes H ALIFA.X (PC) — Les sept candidats au leadership libéral navigueront en eaux inconnues en fin de semaine quand il tenteront de séduire les délégués qu’enverront les Maritimes au congrès d’investiture de la mi-juin.Quelques 575 délégués des 3,400 du congrès viendront des quatre provinces maritimes.Selon les sondages, c’est dans l’Atlantique que les délégués déjà choisis comptent la plus forte proportion d’indécis avec plus de 60 ^ur cent de délégués qui affirment ne pas avoir fixé leur choix sur un candidat.En outre, dans beaucoup de provinces le choix des délégués n’est pas encore terminé, alors que ce sera chose faite, demain au Québec.Dimanche, près d’un millier.de militants libéraux sont attendus à Halifax où se tiendra le deuxième des cinq forums régionaux organisés par le PLC dans le cadre de la campagne à la direction, afin de mousser sa visibilité hors des grands centres.Arrivant pour la plupart samedi, les a.spirants au leadership profiteront de la journée dans la région pour tenter d’amener dans leur giron les délégués indécis, proportionnellement plus nombreux que dans les autres régions.Dimanche, dans une formule éprouvée la semaine dernière à Saskatoon, les sept candidats prendront tour à tour la parole dans le cadre d’un colloque qui veut proposer des solutions aux problèmes de l’avenir.Suivront six ateliers qui produiront chacun une question qu'auront à affronter chacun des candidats.Les ateUers porteront sur la nécessité d’un Etat central fort, une stratégie nationale pour la formation, et l'environnement.Les questions agricoles seront aussi abordées pour satisfaire l’Ile-du-Prmee-Edouard, tout comme les négociations sur le Banc George avec les Américains et les implications du rapport Kirby sur les pêches de l’Atlantique, d’expli quer Dulcie Conrad, organisatrice de l’événement.U ne série d’entrevues téléphoniques avec les représentants des organisations des deux principaux candidats, John Turner et Jean Chrétien dans chacune des provinces Atlantique démontre que l'avocat torontois a su prendre de l’avance sur le ministre de l’Energie.Mais ce dernier semble avoir réduit l’écart dans les der nières semaines, si l’on en croit ses organisateurs.Dn pense qu’on est second, derrière Turner, mais on a fait des gains importants, nous sommes partis de loin, de tancer le député libéral Dave Dingwall, principal lieutenant de Chrétien en Nouvelle-Ecosse, (169 délégués).POUR BIEN VOYAGER IL FAUT EMPÊCHER LA FERMETURE DE LAVENUE McGILL COLLEGE.-X- Sans consultation auprès du public, radministration municipale se propose d’entériner un projet de construction comprenant une stmeture sur l’avenue McGill College qui formera tm écran impénétrable devant le Mont Royal.Ce concept est d’autant plus inacceptable que, depuis longtemps déjà, les édifices construits aux alentours respectent des normes qui devaient permettre de transformer l’avenue McGill College en une élégante artère s’étendant de la Place Ville-Marie jusqu’au campus de l’Université, avec vue imprenable sur la Montagne.IL FAUT AGIR IMMÉDIATEMENT.LE TEMPS PRESSE CAR LE CONSEIL MUNICIPAL, LORS DE SA RÉUNION DU 17 MAI PROCHAIN, DOIT AITROUVER LE PLAN DE FERMETURE DE L’AVENUE McGILL COLLEGE.Si vous êtes d’accord avec nous sur l’effet désastreux qu’aurait cet aspect du projet, faites connaître votre désapprobation aux responsables en utilisant le coupon ci-dessous.D’autres aspects dudit projet mériteraient d’ailleurs d’être étudiés de plus près avant de procéder: une large passerelle enjambant la rue Mansfield; l’emplacement de la salle de concert; l’effet sur la circulation et sur l’activité des commerces existants.NOUS ACCUEILLONS AVEC nERTÉ LES PROJETS DE DÉVELOPPEMENTf BIEN PLANIHÉS.AIDEZ-NOUS A AMÉLIORER CE PROJET.Vue actuelle sur le Mont Royal.Concept de transformation en boulevard.SAUVONS L’AVENUE McGILL COLLEGE r Sauvons l’avenue McGill College Case postale 2100 Tour de la Bourse Montréal, Qué.H4Z1K7 Je fais appel au Conseil de la Ville de Montréal, afin d’empêcher l’obstruction de l’avenue McGill College et l’élimination de la vue sur la montagne.Je demande de ne pas agir avant que le projet soit révisé en consultation publique.n Signature Nom Adresse 10 Le Devoir, samedi 5 mai 1984 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Jean-Louis Roy Rédactrice en chef: Lise Bissonnette Rédacteur en chef adjoint: Jean Francoeur Directeur de l'information: Jean-Guy Duguay Directeur adjoint: Denis Lord Directeur des services administratifs: Michel Paradis ENFIN LE DROIT D’AUTEUR Fin humoriste, l’auteur des commumqués qui accompagnaient, cette semaine, le livre blanc fédéral sur la réforme de la Loi des droits d’auteur.De Gutenberg à Téhdon, rappelle qu’en 1981 les deux ministres intéressés, celui des ('ommunications et celui de la Consommation et des ('orporations, « déclaraient urgente l’adoption d’une nouvelle loi sur le droit d’auteur, compte tenu de l’évolution de la situation culturelle et des changements techniques ».Trois ans bien sonnés plus tard, les deux mmistres en question déposent un texte qui doit faire le détour du comité parlementaire permanent des Commumcations et de la Culture avant d’être traduit en projet de loi.On connaît le rythme de ces comités, et du Parlement.Ce n’est pas demain la veille, avec une élection fédérale en gestation, qu’on verra les législateurs s’affairer autour de cette « urgence ».Mais les créateurs ont de la patience, puisque la loi actuelle a 60 ans, et qu’elle n’a jamais été révisée.Ils se réjouiront au moins de voir apparaître un texte adapté aux temps modernes, à partir duquel se tiendra le débat si attendu, qui devrait permettre à un public plus large de s’intéresser à leur sit uation.Avant toute chose, ce complexe livre blanc est une reconnaissance publique de l’apport des auteurs de toutes sortes à l’activité économique d’une société, et un appel à leur donner un traitement équitable.Nous ne connaissons, en général, que les abus les plus flagrants des droits d’auteur : la lutte des écrivains pour percevoir une redevance sur les prêts en bibliothèque ou pour freiner la photocopie abusive de leurs oeuvres; la « sortie » récente des auteurs-compositeurs de chansons qui ne reçoivent pas de redevances sur certaines interprétations; l’altération quand ce n’est pas le massacre d’oeuvres d’art par des pouvoirs publics barbares, comme dans l’affaire Comdart; le problème plus récent du piratage de logiciels informatiques.Mais comme ce document exhaustif le démontre, la multiplication des nouvelles technologies, la révolution des communications, vont aggraver les problèmes en d’autres domaines moins connus, où les « auteurs » sont mal équipés pour contrôler l’usage de leurs oeuvres.Le livre blanc suggère des dizaines de mesures de redressement, dont certaines semblent bien aléatoires.Mais les grandes lignes de la réforme sont bien en place.Soulignons particulièrement les dispositions relatives au « droit moral » qui protège le droit de revendiquer la « paternité » d’une oeuvre, et d’en préserver l’inté^ité contre des adaptations ou modifications; il sera précisé et élargi.De même, le livre blanc annonce une redéfinition de « l’usage équitable », ces règles qui gouvernent l’accès raisonnable des médias ou des maisons d’enseignement, par exemple, à du matériel protégé, pour des fins de recherche, de cri- tique, ou d’éducation.Et l’ensemble de mesures touchant les nouvelles technologies semble devoir prévenir les formes de piratage qui se répandent déjà.Mais c’est au chapitre des moyens précis de contrôle qu’on reste sur sa faim.On aura beau tout prévoir dans une législation, l’important est de pouvoir la faire respecter.Le livre blanc semble miser essentiellement sur la formation de « sociétés de gestion des droits des auteurs » qui auraient la force nécessaire pour négocier les redevances avec les usagers.Or, comme l’ont démontré encore récemment au Québec les démêlés entre rassemblements d’écrivains, ces sociétés ont beaucoup de difficultés à naître et à fonctionner.S’agissant de groupes plus restreints que les écrivains, les auteurs de logiciels par exemple, ou les artistes du domaine visuel, on voit encore plus mal comment cet exercice collectif pourra s’organiser.On aura beau élargir le mandat de la Commission d’appel du droit d’auteur, elle ne pourra traiter avec des société faiblardes, ou aux prises avec des problèmes de représentativité.Quant aux recours civils, ils sont en pratique réservés aussi aux plus forts, à ceux qui sont capables d’engager des frais dans ce long processus.À plusieurs reprises, le livre blanc tourne court faute du plus élémentaire consensus.Il veut tellement tout régir qu’il tombe dans des dilemmes kafkaïens.Faut-il vraiment débattre, par exemple, du « droit d’auteur » d’un employé quand, dans le cadre régulier de son emploi, il rédige une lettre ou un mémo interne ?Vient un moment où il faut se demander si le souci de protéger à peu près tout ce qui se publie, s’écrit, se compose, et est « fixé sur un support », ne devient pas une entrave à la libre circulation des biens culturels et surtout des idées.On peut comprendre la frustration des milieux qui ont fait pression pour obtenir enfin un énoncé complet de politique, mais ils doivent à leur tour s’interroger sur les limites de l’hy- r;r-réglementation.Quand la nouvelle loi réussira protéger suffisamment les auteurs de produits culturels, surtout ceux qui en tirent tout ou partie de leur subsistance, contre les abus actuels du marché, elle aura fait des pas de géant vers son objectif de « stimulation » de la création.Au-delà, on devrait laisser aux mécanismes normaux, notamment aux ententes et conventions employeurs-employés, le soin de régler des situations particulières, comme c’est déjà le cas dans le journalisme ou les universités.Il est plus que temps que le Canada passe de Gutenberg à Télidon en songeant autant aux ressources humaines qu’aux machines.Mais il lui faut éviter, en 1984, le piège orwellien.— LISE BISSONNETTE La bataille des loteries LA BA'I’AILLK des loteries ne fait pas rage seulement en cour.Loto-québec a lancé un « journal d’information », dont le deuxième numéro menace les détaillants de billets gagnants de perdre leur « terminal • s'ils vendent un produit concurrent, tel celui du gouvernement fédéral.À Moncton, un vendeur, menacé de sanction semblable par la loto de l’Atlantique, a obtenu, hier, une injonction de dix jours contre sa société d’Etat.La veille, au Québec, un tribunal rendait une décision temporaire, refusant de stopper la Société canudienne des pans sportifs.Pourtant, une cour peut-elle trancher le conflit ?11 serait plus sam que le pouvoir de tenir loterie ou d’autoriser des pans soit attribué, dans la constitution, à l’un ou à l’autre palier de gouvernement, Dans la confusion actuelle, tout en prétendant ne pas empiéter sur les loteries provinciales, Ottawa s’est octroyé, à la faveur des XIVe .1 eux d’hiver de Calgary, le pouvoir de revenir dans cette « industne » en pleine croissance.La société fédérale créée le 29 jum 1983 possède un mandat qui en fait, en realilé, un important concurrent des loteries provinciales.L’Olympiade de l’Alberta n’est qu’une des activités prévues à la loi ; cette activité est du reste transitoire.Les subventions tirées des pans .sportifs et « d’autres jeux légaux » iront aux arts et à la culture, au sport amateur et au conditionnement physique, à la recherche médicale et sa- nitaire, et aux « grandes réalisations portant sur des installations d’mtérêt national » pour les arts, la culture, le sport amateur et le conditionnement physique (mais non pour la recherche médicale et sanitaire).Pareils domaines d’activité sont aussi vastes que le pays et l’ambition des fonctionnaires.De même, les « installations » dont on parle ne vont pas coûter des broutilles ! Aussi ne faut-il pas se surprendre que la loi créant la Société Im donne jusqu’à 19 administrateurs, l’obhge à soumettre un plan triennal et ne laisse pas au hasard la rémunération, les frais et la pension de retraite de cette nouvelle brochette de fonctionnaires.Même en supposant qu’une concurrence reste possible en vertu de la loi et des simples règles du marché, l’entrée massive d’Ottawa dans l’industrie du hasard va accroître les coûts d’administration, sinon réduire les revenus nets de l’État.Pour garder leurs rentrées, les loteries vont saturer davantage — si c’est possible ! — le public qui s’adonne à ces jeux.Certes, le travail honnête et la vie démocratique suscitent moins d’enthousiasme que la tentation du hasard.Mais nous approchons sans doute aussi des limites du financement par loteries d’activités ou de services publics que les parlements n’osent soutenir par des taxes progressives.Dans cette querelle, les provinces ont formé un front commun — un au- tre — visant à faire échec au pari fédéral.Il aurait été plus sage mut elles de convaincre l’Alberta de faire des jeux modestes : on n’aurait point eu besoin d’Ottawa, des contributions interprovinciales suffisant à l’événement.Sans le prétexte des Jeux de 1988, le gouvernement libéral aurait eu quelque difficulté à se lancer dans l’aventure.En lui laissant le clé de l’orgueil national, on lui aura permis d’ouvrir aussi la cagnotte des paris sportifs et de l’exploiter « seul ou avec » les provinces, comme le prévoit cyniquement sa loi.Les provmces vont-elles gagner la bataille ?Cela paraît douteux.Une grande partie de l’opinion pubUque, celle des arts, de la culture, du sport amateur, du conditionnement physique, de la recherche médicale et sanitaire (sans oublier les promoteurs d’« installations »), dont les projets dépendent des fonds publics et de la faveur fédérale, cette opinion risque de rester muette.Mais à ce jeu qui n’a rien du hasard, les provinces aussi ont miné le terrain en habituant trop d’organismes à compter sur la manne gouvernementale.La bataille semble porter sur des revenus de l’État : elle pose, en fait, le problème des dépenses arbitraires du pouvoir dans le domaine des « causes méritoires », ces oeuvres plus ou moins charitables au nom desquelles on a aboli le crime du jeu ! — JEAN-CLAUDE LECLERC Les générations tranquilles BILLET JEAN FRANCOEUR 1) ES sociologues qui s’intéressent à la jeunesse des années ’80 en sont arrivés à la conclusion qu’elle présente bien des traits communs avec la génération qui eut vingt ans au milieu des années ’50.Bref, ô horreur ! ces jeunes ressembleraient à leurs parents.Certes, plusieurs points de convergence avaient déjà attiré mon attention, mais je n’osais conclure aussi radicalement.L’opinion des experts emporte toutes mes réticences.Un point m’agace, comme un chicot entre les dents.Lorsqu’ils évoquent les ressemblances entre l’une et l’autre générations, plusieurs le font sous un jour assez ^u flatteur.Les deux jeunesses se rejoignent, mais dans la négation des valeurs qui dominent la psyché de leurs aînés respectifs.On parlera ainsi de l’apolitisme de la jeunesse d’aujourd’hui, de son refuge dans le carriérisme, de sa résistance aux embrigadements de toutes sortes, de sa complaisance dans la privatisation.Autant de traits que l’on attribuait à la génération des années ’50.Time y avait consacré un cover sfory sous le titre ; « The Quiet Generation ».Tranquille, cette génération ’50 rétait aux yeux de qui avait eu vingt ans pendant les deux décennies de turbulence qui précédaient : les années dures de la crise, la montée des collectivismes de gauche et de droite, les chemises brunes ou noires, la guerre mondiale et l’effervescence qui a suivi.Tranquille aussi, cette génération ’80 le parait, après les décennies tumultueuses marquées par les révoltes de Berkeley et tous les Mai-68 du monde entier.Marcuse, vous vous souvenez ?Les traits communs abondent.Mais l’erreur serait de croire que ces deux générations étaient — ou sont — plus « tranquilles » que les autres.Pilles ont l’esprit ailleurs, voilà tout.p;:t c’est en lui donnant un tout autre sens qu’elles ont adopté le fameux slogan des années ’70: ne comptons que sur nos propres moyens ! Une anecdote illustrera mieux ce propos.La scène se passe au milieu des années ’50, dans un « village étudiant » situé au lac Ouareau ou se tenait une session d’étude à l’intention des rédacteurs des journaux étudiants réunis dans une médiévale « Corporation des escholiers griffon-neurs ».La coutume voulait qu’on invitât un aîné.Le nom d’Ambroise (Lafortune, prêtre et bourlingueur) avait été retenu à titre de membre-fondateur de la dite corporation.Il était venu, nous avait observés, l’oeil iromque, puis s’était mis à louer notre sérieux, notre studiosité, notre application au travail, notre sens des rei^nsabllités.Bref, Ambroise avait à peine fini qu’éclatait dans nos rangs la pire bacchanale estudiantine qu’il m’ait été donné de voir.Une émeute ?Non, sire, une révolution ! qui devait se poursuivre toute la nuit.Et dans toute son horreur.Tout le mobilier rustique du campement s’est retrouve dans les eaux glacés du lac, au rythme des chansons à boire sous tous les modes.Et ce déchaînement en réponse à la provocation d’Ambroise, juste pour le plaisir de montrer ce dont cette génération était capable.Ambroise n’a jamais osé s’en vanter.Même pas dans ses Chemins qu’il publiait récemment chez Le-méac, mémoires consacrés à la jeunesse de son temps, dont il n’est pas peu fier.Mais, au petit matin, lorsque nous fîmes l’estimation des dégâts, la note était salée.D’autant plus que nos aînés avaient déjà attiré sur nous la foudre de Maurice Duplessis en se commettant dans une certaine grève de l’amiante, bye bye les subventions.Il a fallu, vendre.Qui a acheté ?Nos aînés assagis des années ’30 et ’40, bien entendu.Quand, donc, on me parle de la supposée « tranquillité » de la jeunesse d’aujourd’hui, je me méfie.Si cette génération ressemble à celle des années ’50 — comme les sociologues se plaisent à l’affirmer —, je me garderais de la pousser à bout : ces jeunes-là ont beau avoir troqué la drogue pour la bière, ils ne prisent guère qu’on les « niaise » ni qu’on les « bave », comme ils disent.Pourquoi saquer la SAQ ?aUEBEC GILLES LESAGE Le pkujet depr graduelle, sous forme de coopératives de commerce, des 360 succursales de la Société des alcools (SAQ), est dans l’air depuis plusieurs mois déjà.Mais les éclaircissements tardent à venir sur cet important virage, dont les implications débordent largement du strict plan économique et financier.Aussi volubile qu’évasif sur son dernier rejeton, le ministre de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme, M.Rodrigue Biron, responsable de la SAQ, a raté, hier, une belle occasion de répondre à quelques-unes des multiples questions sur son projet de franchises.Interpellé par le député libéral de Laporte, M.André Bourbeau, le ministre s’est contenté de reprendre les arguments plus ou moins spécieux qu’il véhicule depuis cinq mois, ignorant les interpellations les plus pertinentes de l’opposition.Par exemple, pourquoi le gouvernement tient-il mordicus à démanteler le réseau des succursales de la SAQ ?Serait-ce, comme le prétendent les syndicats, pour faire éclater les accréditations syndicales de travailleurs dont les moyens de pression risquent de faire perdre des revenus importants au gouvernement, en temps de grève ?Si c’est le cas, pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas la fran-chise de le dire clairement, demande M.Bourbeau, avec à-propos.Le ministre répond qu’il s’agit, au contraire, de faire confiance aux Québécois ordinaires et de les exercer à la souveraineté économique, avant la souveraineté tout court (sic).Mais cette pirouette ne convainc personne.D’autre part, si le gouvernement social-démocrate dont M.Biron fait partie veut transformer les succursales en autant de McDonald’s.alcoolisés, pourquoi veut-il réserver ce privilège, si c’en est un, aux seuls employés actuels de la SAQ ?Une saine philosophie de la concurrence ne signifie-t-elle pas que là où il y a deux ou trois Québécois, formés en coopératives nouveau style, ils puissent soumettre une proposition pour se porter acquéreurs d’une succursale ?Le ministre écarte, par ailleurs, les représentations du Conseil de la coopération (CCQ), censé être son interlocuteur privilégié.On ne sait ¦ La question dite nationaie l.eilro iidre.s.'iée à M Gilles Rhéaume.pi é.sidenl général de la Société Saint-.1 van-Raptisie de Montréal LA TENEUR de votre article, dans LE DEVOIR du 25 avril dernier, émanant de la 150e assemblée annuelle de la SSJB de Montréal, m’incite à vous faire les commentaires suivants : 1— D’une part, vous préconisez de « départisaniser et de dépolitiser » la question dite nationale, et d’autre part, vous faites l’apologie du PQ, seul parti représentatif des aspirations « indépendantismes » du groupuscule que vous représentez.Ceci m’apparaît être une contradiction de ce que vous prétendez vouloir signifier.2— Votre notion de « peuple » et « nation » est confuse.En fait, la première se définit comme une collectivité formant une nation, car te Québécois n’est pas exclusivement le Canadien francophone, mais tous ceux qui vivent a l’intérieur de la province, qu’ils soient d'origine, de langue, de religion et de race différentes.Le Québécois n’est pas plus un peuple que rOntarien, le Manitobain ou celui d’autres provinces le sont.La collectivité canadienne est autre chose que ce que vous décrivez.3— Vous accusez de « racisme » ceux qui ne partagent pas votre opinion sur l’indépendance; mais êtes-vous devenu tellement inconsistant dans votre comportement pour Ignorer que c’est le vôtre qui est raciste ! 4— Vous vous complaisez à faire des grandes déclarations de principes, empruntées à des « slogans » démagogiques : a) autodétermination des peuples; b) droits de la personne; c) préjugés malicieux; d) « le peuple jugera ceux et celles.»; e) devenir indépendant, c’est passer de locataire à propriétaire .; f) se donner un pays, c’est corriger .L’histoire ne semble pas être votre fort, cher monsieur Rhéaume; en fait, notre indépendance, nous l’avons acquise par le traité de Pans en 1763, sans lequel nous serions encore des colonisés à l’image de ceux de Saint-Pierre-et-Miquelon, de la Martinique, de la Corse, pour ne pas mentionner l’Algérie qui a retrouvé la sienne tout récemment.à quoi M.Biron veut en venir en prétendant que le ConseU est diidsé sur la question.Pourtant, son avis du 27 mars était très clair et unanime : « Dans sa forme actuelle, le projet soulève beaucoup trop d’interrogations pour se mériter l’appui du mouvement coopératif québécois.» Pour que le projet Biron soit acceptable au CCQ, il fauurait qu’il vienne des travailleurs eux-mêmes et réponde à leurs besoins réels et communs; il faudrait, de plus, que les futurs coopérateurs détiennent le contrôle effectif de l’affaire et que chacun soit libre d’y adhérer ou non.Or, le projet ministériel ne répond à aucun d[e ces critères.M.Biron répond que ceux qui s’opposent à son projet sont contre l’évolution, mais que les « progressistes » sont prêts à aller de l’avant avec lui.Il invoque même, à cet égard, l’appui du président du Mouvement Desjardins.Or, M.Raymond Blais a également fait part de sérieuses réserves, rappelant notamment : « Il est plus sage de former une coopérative à partir de coopérateurs que de lancer une coopérative et de partir à la recherche de coopérateurs par la suite.» C’est le bon sens même, mais le chevalier de Sainte-Croix, parti en croisade, est sûr d’avoir le pas.L’opposition a, par ailleurs, posé des questions au ministre sur le rôle précis que joue M.Pierre Allard a la SAQ, en relation avec le projet de M.Biron.Ce n’est pas sans intérêt.Ancien dirigeant de la Coopérative de tomates de Manseau, en faillite, M.Allard est aussi un important organisateur de l’ancien chef unioniste devenu ministre péquiste.Ces deux qualités expliquent peut-être le choix de M.Biron, mais-elles ne nous disent pas ce qu’on attend exactement de M.Allard.Fondé de pouvoir du ministre, le protégé de M.Biron rend-il des comptes aux administrateurs dûment mandatés de la SAQ, ou directement à son député ?Même si elle est gênante, la question des libéraux est pertinente; mais le ministre préfère l’esquive, avec des allusions mesquines à la belle-famille de M.Robert Bourassa.Pour une fois qu’une société d’É-tat est utile, rentable et bien administrée, il est étrange que le gouvernement veuille la démanteler en douce, ainsi que le fait valoir la CSN.À cause des plaidoyers nébuleux de M.Biron, on en est réduit à des hypothèses.Si les activités les plus rentables de la SAQ sont transférées à une multitude de petites coopératives, il y aura peut-être de la concurreence, mais qui assure DEVOIR que le consommateur n’absorbera pas des hausses de prix et une baisse de qualité, sinon de service ?Mais si la SAQ, sous le couvert de fausses coopératives, garde pour elle les parties les plus lucratives de son lucratif commerce, que restera-t-il aux prétendus coopérateurs ?Ne seront-ils pas les dindons de la farce, assumant tous les risques, la poide aux oeufs d’or restant sous le contrôle de MM.Biron et Jacques Parizeau ?Personne ne croira qu’en privatisant ses succursales, la SAQ sera dégagée de son obligation de remplir les coffres toujours vides de l’État, ce qu’elle fait généreusement d’ailleurs : plus de |300 millions l’an dernier, quelque 3400 mil-hons cette année ?M.Parizeau accepterait, dans un rare geste de générosité, de se départir d’un seul de ces précieux dollars ?Allons donc ! Pour justifier le virage, certains notent que la SAQ est une machine à sous déguisée, un vestige anachronique de la prohibition des années vingt, et qu’en faisant le commerce de l’alcool, l’État déborde de son rôle.On pourrait répondre qu’en fait, le commerce de l’alcool est différent des autres et doit être vérifié et contrôlé.Si ce n’est le cas, que le gouvernement s’en retire tout à fait et le libéralise complètement.À l’heure actuelle, on a la fâcheuse impression qu’il veut se garder la meilleure part, se débarrasser de problèmes qu’il n’ose aborder de front, et créer de prétendues coopératives qui donneront à leurs détenteurs autant de marge de manoeuvre qu’en a un « franchisé » de McDonald’s.À peu près aucune.Si bien intentionné soit-il, M.Biron n’a pas le droit de se servir des employés de la SAQ comme de cobayes.Sur la voie des expériences novatrices, le Québec ma pas besoin, après TricofU, des Tricovin.À ce jour, les transformations et améliorations dont le ministre de tutelle a fait état peuvent facilement être réalisées sans tout chambarder.Sinon, il y a des raisons plus profondes, que le gouvernement garde dans sa poche de veste comme un magicien.Ce n’est pas très éclairant ou transparent, surtout à Père de la concertation dont on se gargarise tant à Québec.Heureusement, tout n’est pas bâclé.Les projets de M.Biron feront l’objet d*un projet de loi, lequel requiert l’avis du Conseil de la coopération.Il y aura également une commission parlementaire.Alors seulement saura-t-on si le gouvernement veut saquer la SAQ et s’il a raison de le faire.5— Vous parlez de la culture comme « poumon » de la nation ! Vos références à ce sujet nous convainquent de l’insuffisance de la vôtre.Pour parler ainsi, vous êtes phtisique, ou atteint de narcissisme aveugle.6— Tout, selon vous, doit avoir une réponse culturelle.Alors, demandez aux 450,000 chômeurs du Québec si la primauté de la culture est la réponse à leur problème.Si OUI, que fait la SSJB, qui se fait le porte-parole culturel de la collectivité francophone pour remédier à leur,situation ?7— Enfin, vous qualifiez de traîtres et de renégats ceux qui ne partagent pas vos hallucinations dites patriotiques.Cher monsieur Rhéaume, vous étiez encore à la « tétée », SI vous y étiez, quand le sous signé et des milhers de compatriotes canadiens de toutes langues, religions, couleurs et races ont envahi le sol européen pour protéger cette liberté chérie qu’un halluciné patriotique, ou plutôt « patriotard », avait décidé d’éliminer de la vie quotidienne des peuples qu’il avait asservis en plus du sien propre.Le patriotisme, cher ami, n’est pas contenu dans les quelques « pétards » des célébrations de la SSBJ, mais dans le coeur et l’esprit de chacun de nous; il ne se démontre pas toujours en arborant le fleurdelisé avec un verre de bière à la main, mais en respectant les symboles qui nous identifient.— GILBERT TURGEON Lévis, 1er mai ¦ Déclaration de principe du RAÉU sur le 1er mal LE REGROUPEMENT des associations étudiantes universitaires du Québec (RAÉU) tient à vous faire connaître sa déclaration de principe, en ce qui a trait à la Fête internationale des travailleurs et des travailleuses, le 1er mai.Pour le RAÉU, la Fête internationale du 1er mai est une occasion de rappeler que toute la société est concernée par les conditions de vie qui sont rattachées au domaine du travail.Quand on considère que le taux de chômage se situe à au moins 26 % chez les 15-24, à 60 % chez les personnes qui n’ont pas complété leurs études secondaires, à plus de 13 % chez les diplômés universitaires et à un chômage étudiant estival de près de 31 % en 1983 (données de Statistique Canada d’avril ’84), on ne peut que profiter de l’opportunité du 1er mai afin de mettre en lumière des revendications pour une société plus juste.D’autre part, le RAÉU, qui a participé, en 1983, à la grande marche pour l’emploi, a entrepris l’élaboration d’une politique visant à proposer des alternatives à la crise de l’emploi et est en voie de préparer la tenue d’un important colloque sur la question.Le RAÉU se réjouit du thème retenu cette année qui est : « Travailler moins longtemps pour travailler plus nombreux », et souhaite que l’ensemble des organisations préoccupées par l’emploi s’engagent à de véritables actions de concertation sur la question.À cet égard, il nous apparmt que les solutions à élaborer doivent provenir de l’ensemble des intervenants.À ce titre, le RAÉU tient à rappeler une de ces propositions émises en 1983, visant, entre autres, la création d’un fond de so-hdarité communautaire, appelant la contribution des entreprises et des travailleurs, à soutenir les jeunes Québécois.Le plein emploi est un défi auquel le RAÉU est prêt à contribuer et ce, au profit de toute la société, et plus particuUèrement à redonner espoir aux jeunes qui ont été suffisamment sacrifiés jusqu’à maintenant.Profitons donc du 1er mai pour engager les bases de solidarité nécessaires à sa réabsation.— JULIE MORENCY secrétaire générale ement des associations étudiantes universitaires du Québec Montréal, 30 avril LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement Montréal H2Y 1X1 Il est composé et imprimé par l'imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc , dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boivin, Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouebecor Inc , située à 775 boulevard Lebeau, Ville Saint-Laurent, H4N 1S5 Tél 332-0680 LIVRAISON A DOMICILE PAR PORTEUR Édition quotidienne 2,50$ par semaine Le samedi seulement 75' Pour information è Montréal 332-3891 à Québec 687-2022 ABONNEMENT Édition quotidienne 120$ par année: 6 mois 62$, 3 mois 32$ A l'étranger 130$ par année, 6 mois 65$, 3 mois 35$, édition du samedi 40$ par année Postez votre chèque ou mandat-poste à LÉ DEVOIR, 211 rue St-Sa-crement, Montréal, Québec H2Y 1X1 Tant de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Pour Information (514)844-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépât légal Bibliothèque nationale du Québec Regrouper étui Le Devoir, samedi 5 mai 1984 DES IDEES, DES EVENEMENTS Le français sous PUnion Jack, la méthode ontarienne : Entre le retard historique et la parole tenue.JE suis vraiment très heureux d’arriver à ce moment dans cette législature, avec le support et l’encouragement de mes collègues.Je crois très sincèrement que c’est vraiment un moment historique, un moment qui représente la dualité de notre pays.» JEAN-LOUIS ROY Le français est un peu tordu.L’orateur le sait.Il a promis d’y remédier.Avant lui, les porte-parole du Nouveau Parti démocratique et du Parti libéral ont fait son éloge.Ils ont, de plus, assuré le solliciteur général de l’Ontario, M.Roy McMurtry, de l’appui de leur formation politique au projet de loi dit « historique », projet qui, selon les termes utilisés par le solliciteur général ontarien, prouve « oür committment to the duality of our nation ».En ce mardi 10 avril 1984, l’Assemblée législative de l’Ontario s’apprête à voter en troisième lecture le projet de loi 100 qui fait de l’anglais et du français « les langues officielles des tribunaux de l’Ontario».Les articles 135 et 136 de la loi sur les tribunaux judiciaires sont sub-stantieUement amendés.Le premier fait des deux langues officielles de la fédération celle des tribunaux de la province de l’Ontario.Le second fixe la territorialité actuelle de cette bi-lingualisation, établi le droit d’un citoyen francophone d’exiger que l’audience soit présidée par un juge bilingue pour des procès sans jury, que les juges et les membres d’un jury soient bilingues dans le cas d’un procès avec jury.De plus, cet article consacre la valeur juridique d’une preuve présentée et des observations faites à l’audience dans l’une ou l’autre langue, et fait de la langue utilisée pour un témoignage celle obligée de la réception, de l’enregistrement et de la transcription des propos de ce témoin.Enfin, sous réserve du consentement de toutes les parties, les actes de procédure et les documents déposés devant les tribunaux peuvent être rédigé en français.Les même règles s’appliquent pour l’énoncé des motifs de la décision et pour cette dernière elle-même.En cas d’appel, les mêmes droits sont garantis par la loi.Enfin, pour les cours non désignées, le tribunal doit fournir un interprète.Cet ensemble de droits vaut autant pour les personnes morales, les sociétés et les entreprises que pour les citoyens.Faisait-on vraiment l’histoire, en ce mardi 10 avril 1984, dans le vieux parlement sis au coeur de Toronto ?Certes, l’article 135 consolide ce qui existait déjà dans les faits.Mais l’affirmation du statut légal de la langue française dans les cours de justice avait la valeur d’une déclaration de principe, même si ses effets étaient tous prévisibles ayant déjà fait l’objet d’une patiente mise en place et de nombreuses vérifications.Le climat entourant l’adoption du projet de loi démontrait hors de tout doute révolution des choses dans la province centrale de la fédération.En effet, cette consolidation et cette codification des droits linguistiques de la minorité francophone a franchi les trois lectures sans opposition, sans obstruction parlementaire.Elle n’a pas créé non plus de remous dans la population.Le député du comté provincial d’Ottawa-Centre, M.Albert Roy, soulignait ce fait dans son style singulier : « Il n’y a pas eu d’émeutes, personne n’a cassé les vitres ni ne s’en est trop plaint, l’administration de la province a continué.On ne ressent pas que la population veuille piller la maison du procureur général, qu’eUe veuille le bouillir dans l’huile, on ne ressent pas cela, ici en Ontario.» Bien des facteurs peuvent être invoqués pour expliquer cette transition tranquille.Son rythme même, l’efficacité des porte-parole franco-ontariens, le poids relatif mais néanmoins réel de l’Association des juristes francophones de l’Ontario, l’attitude franchement ouverte des deux partis d’opposition et la détermination discrete niais résolue du procureur général.À ces facteurs s’ajoutent la politique générale du gouvernement ontarien quant à l’extension des services dans la langue minoritaire et plus de 20 années de débats, de pressions, de crises au niveau des rapports politiques au sein de la fédération.Certes, depuis la conférence de Victoria, en juin 1971, le gouvernement ontarien a toujours refusé de porter au plus haut niveau son engagement au sujet de la minorité francophone.Mais ce refus, resté incompris au Québec, ne signifie pas qu’il est sans politique et sans projet quant à la protection des droits linguistiques et des services dans la langue minoritaire.À défaut de faire l’histoire, la loi 100 illustre cette politique et éclaire la méthode ontarienne.Cette dernière mesure chacun des engagements consentis en tenant compte des mentalités et des ressources disponibles.Elle privilégie l’expérimentation, tire profit des étapes franchies, consent aux révisions qu’impose la faillite ou l’insuccès de l’entreprise.Enfin, la méthode onta- rienne conjugue la recherche de progrès véritables et la discrétion publique selon une stratégie, sinon une philosophie, contraire aux habitudes de la classe politique québécoise.Cette dernière annonce dix fois plutôt qu’une ses plans, dépose de vastes fresques et se retrouve souvent en déficit par rapport à ses projets.Ces deux méthodes si diamétralement (mposées ont chacune leur mérite.Elles expriment deux cultures politiques et deux conceptions de l’intervention de l’État dans la société.Certes, la méthode ontarienne est plus discrète et plus lente.Elle a souvent pour effet de provoquer l’impatience des groupes de pression.Elle paraît marquée par un manque de courage sinon par un manque de vision politique.Pragmatique, sa trajectoire est rarement déroutée par des révisions déchirantes.La méthode québécoise privilégie d’abord l’exposé des principes et l’aménagement théorique des choses.Elle provoque davantage.Dans certains cas, elle produit une véritable accélération dans le changement des structures auxquelles, par la suite, les mentalités doivent s’ajuster.Elle paraît souvent plus courageuse, illuminée par une vision apparemment plus riche de Tordre du possible.Son rythme est plus accéléré.Elle a été bien servie par la longue période de croissance continue des deux dernières décennies.Mais on ressent aujourd’hui ses limites, le coût de réformes trop larges produites avec une idée plus qu’approximative des ressources disponibles, les attentes restées inassouvies, les erreurs découlant du manque d’expérimentation, la faillite d’une rationalité qui s’infiltre partout.Mais revenons à la méthode ontarienne et au projet de loi 100.11 aura fallu 17 ans au gouvernement de la province voisine pour atteindre, et partiellement, les objectifs de services en langue française devant les tribunaux, politique énoncée en 1968 par le premier ministre John Robarts à l’occasion d’une conférence fédérale-provinciale.Suite à cet énoncé de principe, le gouvernement ontarien créait un groupe de travail sur l’administration de la justice.En 1976, une première cour provinciale devenait bilingue, la cour de Sudbury (division criminelle).L’année suivante, l’expérience de Sudbury était étendue aux cours d’Ottawa, de L’Orignal, de Kapuskasing, de Hearst, de Smooth Rock Falls, de Cochrane et de llor-nepayne (division criminelle).La meme année, un comité consultatif formé de juristes ontariens et qué bécois était mis sur pied pour con seiller le procureur général de l’Ontario sur la façon la plus efficace de développer l’usage du français dans le système judiciaire de la province.Enfin, toujours en 1976, les cours provinciales des districts de Sudbury et d’Ottawa (division de la famille) étaient autorisées à entendre les causes en français.Ces dispositions ont été étendues, par la suite, aux tribunaux (division de la famille) des districts précédemment identifiés, districts dits «désignés».En 1978, une loi autorisant la création de jurys bilingues était adoptée et d’importants amendements à la loi sur la preuve consacraient la force juridique des versions françaises des lois comme élément de preuve.Enfin, en 1982, un amendement à la loi sur l’organisation judi ciaire étendait la protection linguistique visant les cours situées hors des régions désignées.Ce cheminement lent et long a abouti, en avril dernier, à l’adoption de la loi 100 dont l’article 135 se lit comme suit ; « Les langues officielles des tribunaux de l’Ontario sont l’anglais et le français.» À l’occasion de la présentation du projet de loi, en octobre 1983, M.McMurtry illustrait comme suit la méthode ontarienne : « J’ai pris un engagement dès ma nomination en 1975.Depuis ce temps, nos services en français ont connu une croissance continue .En huit années, nous avons repris le temps perdu au point où maintenant, nous offrons une gamme complète de services dans les régions ou vivent 83 % des francophones ontariens et des services substantiels dans les régions où vivent 96 % de ces derniers.» Mais la méthode ontarienne ne va pas sans problème.Ainsi, le gouvernement de Queen’s Park a été accusé de tenir un double language selon qu’il s’adressait à l’ensemble des Ontariens ou aux francophones de cette province.Aux premiers, dans un but évident de rassurer, on affirmait que la loi 100 n’ajoutait aucun droit à la minorité francophone.On ramenait la teneur de cette loi à une simple codification, sans plus.Mais s’adressant aux francophones ontariens, on aurait tenu un autre langage en présentant le La santé au Québec : une détérioration qui s’accentue PIERRE PARADIS Porte-parole de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale dans le dossier des affaires sociales.L’IMPORTANCE du ministère des Affaires sociales n’est plus à démontrer.11 est un peu le miroir ou le reflet d’une société et de sa santé économique comme de sa santé morale parce que la clientèle qui est desservie par ce ministère est celle qui est aux prises avec le plus de besoins criants dans notre société.On parle des malades, des personnes âgées, des handicapés, etc.Et parce qu’on parle de gens tellement démunis, on juge souvent un gouvernement, une société, à la manière dont elle s’occupe de ces personnes et, également, du niveau de ressources, tant financières qu’autres, qu’elle leur consacre.Le ministre des Affaires sociales nous rappelle souvent qu’il doit administrer les ressources disponibles en tenant compte de la capacité de payer des citoyens québécois.C’est un point contre lequel on ne peut argumenter, mais c’est un raisonnement qu’on ne peut, par contre, arrêter la.Car il s’agit non pas simplement des ressources disponibles dans les crédits budgétaires du ministère, mais également des ressources disponibles dans l’ensemble du gouvernement.Il s’agit de voir à quel rang de ses priorités le gouvernement situe les affaires sociales, quelle part du budget il consacre aux malades, aux personnes âgées et aux handicapés.Or, la part relative du budget consacré aux affaires sociales est passée, entre 1980-81 et 1984-85, de 30 % à 22 %.Je comprends que le ministre soit emprisonné dans le carcan des crédits qui lui sont alloués par le Conseil du trésor, mais il y a des batailles à livrer afin qu’une part plus importante et plus réaliste du budget soit consacrée à son ministère.Et cette bataille est d’autant plus importante à être livrée en temps de crise car c’est durant ces périodes que les coupures font le plus mal aux personnes les plus démunies dans notre société.Et des coupures, il y en a certainement eu au cours des quatre ou cinq dernières années.1984-85 verra aussi sa part de compressions budgétaires même si les hôpitaux affirment qu’ils sont au « bout du rouleau» et qu’ils n’auront d’autres choix que de créer des déficits ou de couper dans les services essentiels.Le ministre parle de compressions de Tordre de $17 millions.Il faut quand même être réaliste et s’apercevoir que les centres hospitaliers auront un manque à gagner d’environ $60 millions, soit au titre des déficits ou autres.Lorsqu’on demande où les hôpitaux vont prendre ces sommes, le ministre Laurin nous répond « que les hôpitaux et les centres d’accueil qui ont atteint l’équilibre budgétaire au cours de Tannée précédente, ou au cours des années précédentes, pourraient répondre à cette question beaucoup mieux qu’il ne saurait le faire ».Ce que le ministre ne nous dit justement pas, c’est à quel prix ces hôpitaux ou centres d’accueil ont pu le faire.Le prédécesseur du ministre actuel, M.Pierre-Marc Johnson, a eu un succès qu’on doit lui reconnaître à tenir les couvercles sur les chaudrons pour ne pas que cela explose pendant qu’il occup^^t le poste de ministre.Il a quand même eu à affronter le début de la débâcle.On a vu ce qui s’est produit avec les détournements d’ambulance.On a mentionné, en conférence de presse, les problèmes de la région du Montréal métropolitain.On aurait pu mentionner ceux de la ville de Québec et de toutes les autres régions du Québec.Comment le ministre peut-il alors considérer les propos qui ont été jusqu’ici tenus dans ce domaine comme étant des propos alarmistes ?Combien de lettres recevons-nous dans nos bureaux, des lettres de personnes qui ont eu à fréquenter les salles d’urgence, de parents qui ont des enfants dans les salles d’urgence depuis des heures, sinon des jours ?Lorsque le ministre parle d’alarmistes, il traite alors tous ces gens d’a- larmistes.Même le député péquiste de Saint-Jean interrogeait récemment le ministre en Chambre sur la fermeture de l’urgence de l’hôpital de Saint-Jean-sur-Richelieu.Si le ministre prend l’attitude de traiter d’alarmistes tout ceux qui dénoncent des problèmes dans ce domaine, il va être obligé d’en qualifier ainsi Ten-semble des députés péguistes, l’ensemble des députés liberaux et l’ensemble de la population.Les moyens d’action qui en découleront seront aussi à la hauteur d’une telle attitude.On se contentera d’éteindre des feux à Saint-Jean-sur-Ri-chelieu, à l’hôpital Fleury à Montréal, au CHUL de Québec, à Hull ou à Dolbeau, même si ces feux risquent de se rallumer quelques jours plus tard.Les solutions adéquates sont pourtant multiples, mais rien dans les budgets du ministère ne nous permet de croire que ces problèmes seront réglés.Il faudrait libérer des lits pour soins en courte durée, mais occupés par des malades en soins prolongés et des personnes âgées, réouvrir les lits qui ont été fermés, augmenter le personnel infirmier, s’assurer de disposer maintenant d’un équipement moderne qui, à long terme, permettrait de décongestionner les listes d’attente et d’accélérer le service, remédier à la vétusté et aux problèmes de sécurité de nos bâtiments et ce, complètement et dans le plus court laps de temps, afin de ne pas handicaper encore plus longtemps les budgets consacres aux immobilisations, ce qui pourrait accroître les problèmes financiers des centres hospitaliers.Le ministre lui-même admettait que « ce qui a le plus souffet t au cours des quatre ou cinq dernières années, ce sont les crédits qu’il aurait fallu affecter à l’entretien, à la réparation, à la rénovation d’hôpitaux construits, par exemple, il y a 15 ou 20 ans.Nous sommes parfaitement conscients, dit-il, que nous n’avons pas consacré, au cours des dernières années, les crédits .'.déquats qu’il aurait fallu consacrer à ce chapitre ».Les nouveaux budgets qui y seront affectés excusent-ils ce retard et seront-ils suffisants pour le combler ?Le problème de manque de places dans les hôpitaux pour soins aigus est en grande partie dû au manque de lits dans les centres d’accueil et les centres hospitaliers de soins de longue durée.Mais, dans les crédits du ministère, on ne retrouve pas les budgets nécessaires pour augmenter le nombre de places en établissements pour personnes âgées.Nous sommes parfaitement d’accord avec la philosophie du ministre qui veut maintenir le plus longtemps possible les personnes âgées dans leur milieu naturel, même si cette philosophie n’est pas nouvelle dans le discours du ministre ou de son prédécesseur.D’ailleurs, cela démontre à quel vitesse le gouvernement se décide à mettre ses belles paroles en pratique.On nous a habitués à des « bouts de route », même en matière de santé et de services sociaux.Ce n’est pourtant que Tan dernier gue le budget consacré aux services à domicile connaissait une croissance nulle.Mais malgré notre accord avec cette politique qui pourra également résoudre une partie du problème, il faut bien réaliser que ce programme s’applique à une clientèle nouvelle.Et il y a des problèmes pratiques qui se posent actuellement et il faut pouvoir y répondre.Crée-t-on de la place pour libérer nos centres hospitaliers de courte durée, pour permettre aux urgences de mieux fonctionner, et pour permettre également à des gens qui attendent des interventions chirurgicales de toutes natures sur les listes électives de ne pas attendre un an ou deux dans certains cas avant d’être appelés ?En conclusion, j’aimerais rappeler ce que j’ai dit au début : le ministère des Affaires sociales, c’est un peu le miroir ou le reflet de la santé économique tout autant que morale d’une société.Et si le ministre Laurin n'aime pas qu’on qualifie notre système de santé de véritable « médecine de guerre », il y aurait lieu qu’il rajuste son tir en accroissant les ressources disponibles d’un ministère dont le budget n’est malheureusement pas à la hauteur des problèmes qu’il doit solutionner.contenu de cette loi comme comportant des éléments nouveaux.Le chef du Nouveau Parti démocratique de l’Ontario, M.Robert Rae, a dénoncé cette « prudence » qui équivaut à une véritable statégie d'affirmation et d’apaisement combinés.Si la méthode ontarienne ne perd pas de vue les objectifs fixés, elle se déploie sur le terrain lentement, elle ajuste son rythme aux ressources et aux circonstances.Elle est aux antipodes d’une démarche déductive pressée, passant rapidement des principes aux aménagements concrets.Même au terme d’une démarche valable et productive, c’est la prudence qui domine toujours.D’où l’absence de réponse de M.McMur try aux porte-parole des partis d’opposition qui réclamaient l’enchâssement constitutionnel des droits linguistiques garantis par la loi 100.Même assuré de l’appui des partis d’opposition, le gouvernement Davis a fait la sourde oreille.À la vérité, le ministre faisait la loi, ce 10 avril, et non l’histoire.En conséquence, il n’a pas entendu les revendications des partis d’opposition et des représentants de la minorité et a évité absolument de les suivre sur le teirain de la sécurité constitutionnelle.M.McMurtry affirmait à la Chambre, le 29 novembre 1983, que la loi 100 était « très importante pour l’administration de la justice en particulier, et pour la dualité de notre pays en général ».Le procureur général de l’Ontario donnerait à ses proixis, dont l’importance est majeure, une véritable signification historique en acceptant de muter cette simple loi provinciale au niveau d’une véritable protection inscrite dans la constitution du pays.Ce choix rendu possible par la démarche politique décrite précédemment ferait l’histoire de l’Ontario et celle aussi du Canada.Mais il déborde le [xiuvoir du ministre.Ce choix devrait exprimer la politique du gouvernement et obtenir l’assentiment du premier ministre Davis qui est reste silencieux à l’occasion des débats qui ont entouré Ta-doption de la loi sur les tribunaux judiciaires.Le procureur général de l’Ontario a tenu parole.Dans son domaine et dans les limites de ses pouvoii's, il a comblé, en partie du moins, le retard historique de sa province quant à la protection des droits linguistiques des francophones devant les cours de justice.Il a invoqué la dualité du pays pour ju.stifier la loi 100.Cette évocation venue de Toronto est majeure.Elle prendrait une formidable signification si cette protection légale était inscrite dans la première loi du pays.Ce n’est pas réduire la valeur du travail de M.McMurtry, ni ramener ses convictions à peu dê choses, que de lui rappeller que cette inscription donnerait tout son sens à ce « commitment to the duality of our nation », engagement qu’i) a rappellé à maintes reprises à l’occasion de l’adoption de la foi 100.VIENT DE PARAÎTRE luMoni" U' de dvei»' NI DIEU FRANÇAIS.NI MAITRE AMÉRICAIN.LA CULTURE QUÉBÉCOISE ALEGOÛT DE S’INVENTER SEULE.QjuXhMmafrÜ en vente en librairie -13,95 $ Diffusion: Dimédia inc.(514) 336-3941 12 Le Devoir, samedi 5 mai 1984 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ^ Loteries Au Manitoba et au Québec, notamment, l'on signale des cas de dépossession de terminaux, les régies provinciales ne tolérant pas que leurs détaillants deviennent agents d’une « loterie « fédérale.Parce qu'il vendait des billets du Sport Sélect Haseball, Ralph l)a-mato, de Verdun, est devenu ainsi jeudi le premier détaillant auquel Loto Québec a retiré son terminal servant à la « validation » de billets de loterie.Damato devient le premier témoin concret d’une controverse au sujet de ces paris sportifs con(;us par le fédéral.Les provinces croient que de tels paris vont à l’encontre d’une entente intervenue entre Ottawa et les provinces en 1979, entente qui prévoyait le ver.sement d’un forfait (indexable) au fédéral, en retour de quoi Ottawa concédait aux provinces une juridiction exclusive sur les loteries.« Ce pays est censé être une démocratie mais je suis furieux et dégoûté », a commenté Damato en pré-ci.sant que deux agents de Loto-Québec étaient venus le voir et qu’ils lui avaient donné 24 heures pour se défaire des billets (fédéraux) de Sport Sélect s’il voulait conserver son centre de validation de Loto-Québec et son terminal.Damato pense, après avoir vendu plus de 100 billets de Sport Sélect en une journée, que cette veine est trop payante pour qu’il la laisse tomber.Un porte-parole de Loto-Québec, M.Hervé Bellerive, tient à rappeler que Damato ne .serait pas le dernier détaillant qui .serait jîrivé de son terminal s’il offre des billets autres que ceux qui émanent de Loto-Québec.Hier, il fut impossible d’obtenir de Loto-Québec un chiffre précis sur le nombre de terminaux qu’on aurait ainsi retirés ou menacé de retirer.Pour le directeur de la Corporation canadienne des paris sportifs, M.André Latour, il n’est pas question que son organisation laisse sans ré-[)onse les gestes posés par Loto-Québec.Ainsi, M.Latour a promis à Ralph Damato de s’occuper de contestations judiciaires et de compenser les pertes financières encourues du fait qu’il ait accepté d’offrir Sport Sélect à ses clients.M.Latour dit avoir reçu plusieurs coups de fil de détaillants qui désirent vendre les billets fédéraux mais craignent les représailles de Loto-Québec.Au Nouveau-Brunswick, M.John Sears, au nom de la commission canadienne des paris sportifs, a de même manière promis son appui à M.John Townsend, de Moncton, devenu le premier détaillant visé par l’Atlantic Lottery Corporation à vouloir contrer le nouvel interdit.L’avocat de M.Townsend a donc obtenu un répit de dix jours.M.Townsend croit que l’on a voulu faire de lui un exemple car il a déjà eu maille à partir avec l’Atlantic Lottery au fil des ans.On se rappelle que.mercredi, des procureurs de ligues de baseball disaient à la Cour supérieure de Montréal qu’ils attendraient peut-être à y 4^ 'W \xi ¦ y xième injonction en sa faveur.l’automne pour déposer une demande d’injonction permanente.Deux ligues de baseball, ainsi que des clubs, ont été déboutés mercredi dans leur tentative pour obtenir de stopper l’initiative fédérale par le biais d’une injonction provisoire.Loto-Québec plaide pour sa part qu’Ottawa enfreint un accord intervenu en 1979 accordant aux provinces pleine juridiction sur les loteries (en retour, les provinces versaient un forfait annuel indexable au gouvernement central).Les dirigeants des ligues estiment que la nouvelle « loterie » va ternir la réputation du baseball.4 Faillite Place de Tllôtel de ville de Chicoutimi, où l’on se proposait d’ériger un hôtel et un édifice à bureaux sur la base d’un stationnement intérieur municipal.Le syndic nommé pour disposer de la cession de biens est la firme Latu-lippe, Renaud, Bourque Ltée et Normand Bourque, de Beauceville.Plusieurs créanciers sur les bilans déposés en Cour supérieure, division des faillites, au mois d’avril, le sont pour des montants qui restent indéterminés.Quant aux montants connus, ils représentent dans l’état actuel du dossier, rien de moins que $’24,828,628.¦ La Société immobilière 5000 Inc.affiche une faillite de $13,100,802, dont $12.8 millions visent des jaetits créanciers non garantis, soit, pour la presque totalité de ce dernier montant, la Fédération des caisses d’entraide économique du Québec, puis la firme Rocois Construction, de L’Ange-Gardien (près de $20,000) et les FInsei- WEEK-END Samedi 5 mai l•',\|)oslll()Il « 36Vt 532 H 32 53esti 36W 514‘/7 13V7 519’* 19'z4 524'• 24V« 523''t 23'/6 525»* 25V7 204 201 2 522^ 22^ 527 27 35 35 527V7 27177 526V4 26^4 59’* 9'z4 265 265 2 513'* 12^4 320 320 3 56 6 56 6 56 SV.55 ^'4 528'* 28 120 120 1 175 175 1 ns 114 1 57'* 7'* 254 245 2 74 65 522 21V.51I'7 11^ 57S* 7S» 235 235 2 360 360 1 56'* 6 512*% I2V7 524Vs 74X4 : 524V4 24'* : 532'î 32’'* : 528' 4 28 524 23*% 465 455 4 5MS% 11'* 25 25 55 5 55 S 185 185 II 512'J 12V7 145 140 L 20 19 V.niii BeoutyCo 5000 Bel Ent 145799 Bell 1 80 200 Bell 2 05 1200 Bell 2 70 17675 Black Phot 116 Blake Res o37914 Bluesky 9476 Bluesky pr 200 Bombdr A 200 Bononio R 37262 BonzQ R w 23230 Bow Volv 23482 BowVlv 205 3950 Bow Vly R 700 Brolorne 22100 Brolor 8 75 3750 Brolorn w 4900 Bromolea 2500 Brscodep 2019 Broscon A 24756 Brscn 8'$ 300 Brscn 1981 250 Brkwater 0 15900 Brendo M 1000 Brinco 2300 Bnnco p 200 BCFP 6456 BC Res 29222 BC Res p 1200 BC Phone 4660 BCPhSIS 400 BCPh6B0 200 BCP7.04P 100 BCP 10 16 P S6S BCP2.32P il BCP 11 24 p 300 Broulan 7500 Brunswk 2500 Budd Con 100 Bytec 4875 76 75 531 Y7 31'/a 521V, 215% 531H 31'A 533V.33'/4 517 17 10V% 10 490 480 55'/4 5'/4 516V.I6V1 470 455 95 90 524Va 23V.533 32V.57V7 7'/4 $7V% 7 524%% 24 199 195 5145% 14V| 541'^ 40^^ 537 36V.525'/3 25V«7 526'/% 26^8 595% 95% 513V% 13 237 226 265 265 5105% lO'/B 375 3*5 527V% 24^% 5195* 195% 551 SI 518'/.I8'/4 518 18 52SV.25V7 5385% 385% 52SV.28V* 118 110 5175% 17V% 5I3'/4 13'/.405 400 Ql 76 -t I 31'/4 - V% 215% 3IV4 * V» 33W * V% 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GokkileAf 2000 370 3*5 370 a 10 Goldcorpf 156J0 S7W 7Vi 7%— V% lU IntI 573 $26'A 2*'/a 24>A a Vt Imasco 9376 $37 36V, 36'/% a H Imp Life p 550 $28 28 28 4 H imp Oil A 27423 $39V.39H 39H 4 V% Imp Oil B 2l $39'/, 39'/a 39'/.Incao 800 $6H 6H 6H Inco 32155 $16H l5'/% 16 - H lnco7 8S 10000 $I6H 1BH tSH - '/a Incowt 3900 400 400 400 -15 Indal 100 $12 12 12 Indusmm 240 $2IH 21H 21H Inglls 200 $48'/?48 48 - V?Inlond Gas 274 $15’% 14H 14H inland G p z26 $9’/?9V7 9V7 InlndGlOp 1700 $24V.24V7 24'/?— '/a Innopoc 3350 $9'/?9H 9H Inter-City 3538 $9H 9i/a 9H Inter C Bp 100 $15'/: MVi ISV?Intrmelco 150 i9Vi 9Vi 9Vi lAtlontiso 4000 200 190 190 —9 I Atlantis w 1500 21 21 21 IBM 1052 $147'/.146'/2 146Vj - 3 Inti Thom 14400 $15H ISV?ISV?InlprPipe 5516 i76Vt 2S'/% 25'/% - Va Inverness 1200 $6Va 6H 6V8 Inverns875 700 $16'/% I6H 16V, — /2 58% + '/t 101 1» 101 + 1 20 20 20 —5 $8'/?8'/* iVt 169 151 151 -10 $26'/% 26H 26H — '* $5% 5V2 5V2 $6% 6V2 6V2 — % $20% 2OV2 2OV2 — % $8'/2 8 * 8>/% + V% 4M 395 395 — 5 $20 20 20 — »/* $21'/.21'/, 21'/*— $9% 9% 9% 360 360 360 36 35% 35% -2% 1» 1» 1» 30 29'/2 30 UAP w 3» Ulster P 0 31926 Ultramar 5» Unicon S 2» Unicorp A f 248 Unicorp tO S» Un Carbid zMO Union Gos 38575 UGos 5V2 3» U Gos 1438 U Canso Un Corp U Keno U Siscoe VS Serv Vedron 0 Versfl A f VerstICorp 3» VerstI 2625 7» Vestgron 8» VG Trstco 755 Vulcan Ind 60» W X 9» 20» 390 20s 2» 1» 50» 39» $7'/2 7% 142 131 $12 12 $5'/% 5% $6 6 $17'.% 17'/% $13 13 $10% 10% $»'/* 29% $24 24 287 285 $22 21'/% $17V2 17% 450 445 $19H 19H 55 52 $7H 7H $13H 13H 132'/2 32H $15H 15V2 $12'/4 \2Vt 285 265 7Vi * V% 131 - 8 12 - % 5% — Vt 6 17'/%— V% 13 lOH 30'/4 + V2 24 285 +5 22 Î7»/2 445 —10 19H- % 52 7H 13H 32H- Vt 15V2 12'/4 265 -20 Dow Jonoft Imkistriol Dow Jonos Transport Sofvicos publics 507,61 126,49 Voriations dos titres S& P 500 NASDAQ OTC 159,11 1 250.89 > INDICE GÉNÉRAL i200r VOLUME (en millions) llllllllllllllllllll VIMMJVIMMJIMMJVIMMJV 6 9 10 11 1?13 16 17 18 19 23 24 25 26 27 30 I 234 A B Vantai Hout les Farm.Qi.WIC B f 10350 $7H IVt 7'/.Woddyo 59» 190 185 187 h Walker R 12724 $23H 22'/% 23 -Walker 7% 6025 S24H 24 24V% Walker 9V2 8M $27 27 27 / Walker w 20» 370 360 360 - Wlkr 1988 w 2640 395 385 385 - Walwyn 106» 325 315 315 - Wardair A f 63» $5% 4M 5% t Wardoir B 44» $5% 4M 5% t Warn Con 2» $18% 18% 18% > Warren 0 105» 24 23% 24 - Wrintn 78» 1» 106 1» t WosabI 0 18» 35 33 33 - Weldwod 29946 $34 33H 33H- Westar A p 32» $25 24'/% 25 Wstburne 4» $16H I6V% 16H Wcoost T 5237 $14V4 14 14 Westfield 57» 205 202 205 + Westtorto 178» 27 26 26 - Wstgr 50» M N N Wstgro B p 2» $5 S 5 WstgroCp 5» 445 445 445 - Westnhse 1» $52 52 52 Wesimlli 20» 105 105 105 Westmln 28125 $14H 14 14%- Westmlnp 146» $27% 27H 27% Westmnl r 20» 1» 1» 1» Weston 650 $68 *7% 67% Wharf 341» 495 485 495 + Whonok AI 1333 $8% 8H 8H - Wllortouro 3» 190 190 190 > Wln-EIdo 80» 77 75 n * WoodwdA 1977 $14 13H 13H~ WEqite Al SM $7% 7% 7V?WEqute I w 53» 90 90 90 ?WEqu tl w 1» 145 145 145 + 7» I8H 8% IV*.*50 » » M - Portneritlip Unit* Trust URtti 12» SéH 6% 6% - 67» 1» 98 99 - 195 18'/% 8'/% 8H Troded In US Funds 13» $25% 25% 25% + 1» tS2% 52% 52% + 2» $*SH *SH 6SH- 870 $26% 2*% 2«%- RyTrcoOp 1450 S28H 28% 28% + Slinbo 2175 3» $2*% 26% 3*% - ACF AMF AMRCp ASA AbtLob Acme Cl Alcan Allg Cpb Alg Int AllenG AlldCp AlhsCh Alcoa Amox AmHes ABrond A Bdest Am Con A Cyan Am EIP AExp AHome AHosp Amrtc AMI AmMot AmSfd AT&T Ametk Ampin Armeo ArmsR Arm Win Asorco Ashid O AtlRich AtlosCp Aveo Cp Avon Axia Bkrlntl BoldwU BoxfTr BeatFd Bel How BeilAI BellCan BelISo Bendx pf Benfl Cp Beth StI Black O BIck HR Boeing Bois Cas Borden BorgWo BristM BnfPf Bwn Gp BrwnF Brnswk Bucy Er Burl Ind BrINth 1 Burndy Burrgh C D 659 50 52 % 52% 1324 17'/b 16'/2 7 2301 35'* 33'/% 3» 65H 64V2 14 2327 43'/% 42% 51 21'/% 21'/2 17 X12641 29'/2 d28'/ 13 10 71'* 70% 20 365 24 23'/2 12 93 20H 20'* 9 1972 52% 52 75 11% MH 10 9237 34V2 33% x630 25H 25'* 9 1669 32'/a 3I'/% 8 365 56H 55H 10 1123 59% 58'* 13 603 44H 43% 12 2116 50 48 6 x8821 16'* dlS'/% 14 7543 31% 30H 13 1360 55'* 54H 12 891 36'/a 35'/?7 1610 67'-% 66'/?14 2921 26H 25'* 1206 4'/% 4% 16 446 29H 29 6 14676 16H 16'* 13 106 24'* 23% 18 804 104% 102 2485 1 9 18'/% 7 88 17H 16H 8 139 26 25'* 174x4» 29% 29'/$ 9 139 27% 27H 7 63» 47H 46H 202 18% 16% 6 527 27V2 26'/% 10 13857 22H 21 24 8 25 25 2174 22V2 21H 408 M'a 1H 12 5361 17'/% 17'/4 7 3558 30H SO'/a 9 665 25'/% 24'/% 7 1330 71% 70 1767 24H 24'/% 8 959 92'* 91H x2 82'/4 82 7 MO 26H 25% xl862 24 % 23'/2 15 1511 2239'/2 39»* 113181 39H 38'/e 16 141 40'* 39'* 9 585 56’/2 55 9 470 2OV2 19% 14 2159 45'/2 44H 10 428 29'/$ 28'/% 9 75 30 29% 12 2140 29 28Va 8 926 28% 27V2 167 ISH I5H 6 1228 28'/?27H 7 1829 43'% 41H 16 23 17'/% 17H 11 2228 52H 52 52%.16%+ Ve 34H— H 64H- % 42%-l 21'/%+ % .28'/%- '/% 70%- H 23%- % 20H+ H 52Va~l% MH— Vt 34 — Va 25'/a+ '* 31'*- H 55'%- H 58'*-l'/a 44 — )* 48'/e-1% 16Va+ '* 30H- H 54'/a- % 35'%- '* 66H— H 25H-1 4%— V% 29 - '* 16Va+ Va 23%- '* 102 -3 19 16'%- '% 25'*- % 29'/a+ % 27Va— '* 46%- H 1B'/a+1% 26'%- H 21H-1 25 21H— H lVa+ % 17H~ H 30Va+ H 25'%+ H 70%- % 24'*— * 2 85 $22'* 1 $2% $22% 7135 $22% 2 $3% $20% } 70 $20% i 160 $20% 1 45 $20% 2 $2% $20% 3 65 $20% 3 75 $20% Rong Ja 12% Rong Jy 10 Rang Jv 12% Rong Jv 12Vap Rong Jv IS Rong Oc 10 Rong Oc 12Va Rang Oc IS Rov Bk Jo 27% Rov Bk jQ 27%p Rov Bk Jo 30 Rov Bk Ja 32% Rov Bk Jv 27% Roy Bk Jv 30 Rov Bk Jv 30 P Rov Bk Jv 32% Rov Bk Jv 32%p Roy Bk- Jv 35 p Rov Bk Of 27% Rov Bk Oc 30 Rov Bk Of 30 p Rov Bk Oc 32% Rov Bk Oc 32%p 2 38 10 1097 131 3757 IS 421 9 1997 17 768 38 2374 53 310 140 $11% 165 $11% 45 $11% 130 $11% 10 $11% $2H$n% 90 $11% 30 $11% SO S7 $2H $28% 10 101» $28% 3 12150 $28% 3 23 55 $28% 109 36115 $2t% 16 8» 25 $21% S T 8 631 19 135 10 67 15 73 566 2» 399 15 75 15 742 3 50 $28% 5 $28% U% $28% UHf2t% 190 $28% 15 $28% $2% $21% 25 $21% U% $21% Segrm Segrm Segrm Segrm Segrm Segrm Segrm Shell C Shell C Shell C Shell C Stico A Silco A Stico A Stico A Stico A Totol P Total P Total P TrC PL TrC PL Tx Con Wlkr R Wtkr R Wlkr R Wtkr R Wlkr R Jo SO 10 10 19$ $44H Jv 40 15 72 $5% $44% Jy 45 75 601 175 Oc 40 3 61 U%$44H Oc 45 3 266 $3 $44H Oc SO 1 209 1)5 $44% Oc S p SO .143 $5 $44% Mv 20 10 » UHttSW Mv 22% 3 SO $2Ht2$H Mv 27% 2 420 IS $25% Nv 27% 2 407 145 $2S% Mv 27% 6 423 5 $25% Ag 27%p 25 201 $2%$25H Ag 30 20 1020 20 $25% Nv 25 11 : BS96 $2HI2S% Nv 30 20 181 65 $25% Ja 15 40 50145 $14% Jy 12% 9 91.1214 (14W Jv IS » 2575 60 $14% Mv 13% 4 31125 $15 Nv IS 20 3548 1» $15 Jn 40 10 44 15 $39% Jn 22% 10 189 95 .23 Sp 22% 10 105 170 $23 Sp 25 20 806 55 $23 Oc 22% 10 28 $2 $23 Oc 25 60 103 as $23 Le Devoir, samedi 5 mai 1984 ¦ 17 LE raVOIR ECONOMIOUE MONTREAL Nouvelle baisse l’our une deuxième séance conséculive, les cours ont été en baisse, hier à la Bourse de Montréal.Les six secteurs de classification des titres ont régressé et l’indice canadien général (XXM) a néchi de 1.35 à n3.‘23.Le nombre des titres en recul a été supérieur à celui des titres en avance dans un rapport de trois à deux.Le volume a été de 1,655.827 actions transigées; au regard de 1,666,487 jeudi.Depuis le 1er mai, la Bourse de Montréal utilise de nouveaux indices boursiers, basés sur le 3 janvier 1983 comme journée de référence, date à laquelle on a attribué la valeur 100 à l’indices général canadien et à l'indice de chacun des secteurs de classification.L’indice canadien des hydrocarbures (XCO) a régressé de 1.86 point à 127.51 ; celui des industrielles (X(’I),de 1.48à 121.48; celui des mines (XCM),de 1.09 à 111.87: celui des banques (XCB), de 0.96 à 103.38; celui des produits forestiers (XCK), de 0.83 à 146.20; et celui des services publics (XCU), de 0.20 de point à Le titre le plus actif, du point de vue des échanges, a été chez les industrielles Bell Canada, qui a perdu 1-8 à $31 1-4 dans le virement de 118,444 actions.Chez les mines et pétroles, c’est Asamera Inc., en recul de 1-2 à $12 7-8 dans le virement de 8,000 actions, qui a été le plus achalandé.Le nombre de titres gagnants a été de 72, de titres perdants de 114 et de titres inchangés de 72, pour un total de 258; au regard de respectivement 91,104,76 et ‘271 jeudi.Parmi les autres industrielles, on a noté: Alcan, moins 1 5-8à $37 1-4; Northern Telecom, moins 1 l-2à $42 7-8; Pancanadian Petroleum, moins 1 à $25; Husky Oil A, moins 1-2 à $48; Long Lac Minerais, moins 1-2 à $33; Gulf Canada, moins 3-8 à $19; Power Corp., moins 1-4 à $20 1-2; et Iliram Walker, moins 1-8 à $23.Mais Brunswick Mining and Smelting Corp.a gagné 1-4 à $17 1-4; Imasco, 1-8 à $36 7-8; et Imperial Oil A, 1-8 à $39 1-2.Sont demeurés inchangés: Placer à $22 1-2; et Banque Toronto Dominion à $15 3-4.Chez les juniors, les titres les plus actifs ont été: Ba-rexor Inc., en hausse de 9 cents à 65 cents dans le virement de 171,100 actions; Menora, inchangé à 70 cents dans le virement de 68,875 actions: et Muscocho, en baisse de 3 cents à $2.12 dans le virement de 29,300 actions.Cours tournis par ta PRESSE CANADIENNE XXM MARCHC XCM Mmes n MITAUX.113,23 127,91 X€« PRODUITS raHEisnNis xc# RANCADIE INDICE GÉNÉRAL 119 lis 117 .- VOLUME (en millions) .W.- ._ V ,k M J V t M M J il» M J V t M M I Ÿ Ji 910 H n n 16 it y 301 i rt fCompeou CmpeouWt fCDC CDC Pr B CDC 1980 C imp Bk ClBo 2.50 Cl Bq 2.05 CIBQ 3.562 CP Ltee ~ W 100 I5H SH SH ~ H 569 490 400 400 910 $96 96 96 — H 1200 $13H l3Vt )3H ~ H 12523 S25H 25H 2SV3 000 $26H 26 26H - H 400 $23% 23% 23% % 100 $29H 29H 29H 3972 $44% 43% 43% - W 3600 $11H 11% 11% - % 300 $26V3 26H 26H - % 1600 $13 13 13 » H 5050 $)0V2 10H lOVt - H 5930 $15 14% 15 * % 4650 225 220 220 -2 550 $8V} OH OV3 — H 4000 55 55 55 410 2175 $13 12H 12% 4 H 250 $30% M M -3% Ookwood z77 $7% 7% 7% + % 3866 $I5'/4 15% 15% - % fOcelot B 600 $5 5 5 - % 5557 $I7'/4 17% 17% fOsha A 100 $36% 36% 36% 3000 $17 17 17 — % Ponedn Pt 3000 $25 25 25 - 500 405 405 405 -5 PC.Prod.B 900 $14% 14'A 14% * % 2000 220 216 216 —9 Plocer Dv 5600 $22% 22% 22% 5250 S29>/4 29% 29% PlocerDwt 200 $5V4 SV4 5V4 4- % 300 $52% 52% 52% 4-1 fPowr Cr 65760 $20% 20% 20% - '/4 1000 315 315 315 f 10 Precomb 1000 $6'/4 6% 6'A — % 900 $M% 30% 30% - % Prefoc A 200 100 100 100 900 $25% 25% 25% — % Provigo 9160 $16% 15% I6V4 4 % 600 380 380 380 + 5 Pub Strge 400 $19 19 19 ?% 300 $6% 6% 6% 4 % 8200 158 148 158 46 200 I18V8 18% 18% - H 9800 $22% 22 22 - % 550 $23% 22% 23% 4 V7 1000 $9'% 9% 9% 1100 $5 485 485 -I5 560 $17% 17% 17% 4115 375 360 360 -20 50120 1% 1 1 3101 $14% 14% 14V2 - % 5714 $34H 34H 34H 4 % 935 $30% 30% 30% — % 1141 $8% 8 8% 4 % 2500 125 125 125 5000 25 25 25 -5 Echo Boy 4350 $11 10% 10%—% fEnPrA 1000 74 74 74 4 29 EntBell 118444 $31% 30% 31%—% EnBell2.05 100 $31% 31% 31% 4 % EnBell2.70 3650 $33% 33% 33%-% EntrepCP 15189 $22% 21% 21%-% Epitek Int 3000 63 62 62 Froser Inc 100 $23% 23% 23% 4 % G H Gaz Metr Gaz 15 Genstor Genstar c fGIdcrp.A GIdcrp.Wt Gulf Can Helix HeIxWt Hir Walkr H Wlkr D H Wlkr E H Wlkr f Wlkr Wts H Bay Co H Bay2.25 Husky Oil Husky 13 I J 1902 $7% 7% 7% 400 $29% ^% 29% 5200 $21% w1 21 - H 500 $29% 29H 29% - % 900 $7% 7% 7% — % IU Inter 300 $26% 26% 26% 4 % Imasco ltd 31503 $37% 36% 36% 4 % Imp Oil A 17912 $39% 39% 39% 4 Vt Inco Ltd 5040 $16% 15% 15% - % mind NG z30 $14% 14% 14%—% Innooac 100 $9% 9% 9% IBM z6 $146% 146% 146% —3Vs inter Pipe 3600 $26% 26 26 flvoco A 12418 $16% 16% 16% - % Ivoco E p 600 $25% 25% 25% 4 % Janock z3 $12'/} 12V2 12% — % K L Labott 7700 $18V4 18% I8V4 Lof.Cor 10649 $15 14% 14%-% Loblaw 600 $14/4 7V4 4 % 300 $10% 10% 10% 120 $21% 21% 21%-4% Z15 $34% 34% 34% — % 2800 107 106 107 —1 600 $14V6 14 JuniorMinesOits 9580 165 160 500 40 40 62 62 58 12 18 69 4 25 130 30 260 2500 171100 1000 12 1635 $20% 17000 70 10250 4 500 25 3842 135 5625 35 680 260 14% 163 -40 62 65 12 —1 49 4l 19V2 4 1 70 4 25 135 35 260 -IVj Mcleon X McM Bldl C AAorconi fMorit Tel Mass Fer McNeil M fMeston Min Lac fMitchlI A Mitchell B MItel Corp fMolson A Molson 8 fMonenc a MTrustc A Dumagmi 4000 $6 6 6 I4IÜU $l/% 17% 17% DumWt 1000 90 90 90 2400 »1% 31% 31% - % Dumont 4500 23 22 22 6500 $22% 22% 22% - % Goldex ltd 100 120 120 120 2605 $34% 34 34 4- V4 Lynx Exp 17100 105 101 101 2050 425 425 425 -5 Mnro Res 68875 78 70 70 2000 290 290 290 Midepsa 4000 43 43 43 575 211 211 211 —4 Mscoch 29300 217 212 212 2509 »3% 33 33 - % Musco pr 100 $9% 9'/} 9Va 450 $17'/4 17'/4 17'/4 4- V4 NA RoreM 11000 22 20 20 1000 $17 $4% $4% MO 135 140 I .V dollar des Ktats-Unis a ajouté 53-100 hier à la ferme! ure du marché des changes el cotait à $1.2928 en des ist* canadienne.Il cotait à $1.2875 à la fermeture jeudi La livre sterling a régressé de 151 100 à $1.8125.Sur le marché newyor-kais, le dollar canadien a fléchi de 8-25 à $0.7735; et la livre sterling a cédé 1 3-4 à $1 4020 DIVIDENDES U TrAII A Nv » p K 45 TrAII A Nv 23W 25 50 10 TrAII A Nv nvip 5J«i 160 TrC PL Mv Uv, 52H i]».u«i TrC PL Mv lîVip 5 TrC PL Mv 1314P 10 15 TrC PL Mv 15 10 25 25 TrC PL Mv 15 p 10 25 20 TrC PL Mv lé'v 10 20 TrC PL Mv 16'.p 120 145 100 IrC PL Mv IIV, 5 TrC PL My 17Vip S2H S2H TrC PL Ag 1366 145 145 125 I T-C PL Ag 116,p 5 25 15 I PL Ag 15 45 45 35 TrC "l Ag 15 p 35 60 65 r PL Ag 16' 10 25 35 1 •! A-.: '"ISS 130 TrL l-L 10 20 TrC PL Ag >2Vip 52V] I2>6 IrC PL Nv 12V) $2Vi 43 TrC PL Nv 13V1P 25 TrC PL Nv 15 p 45 20 45 3 TrC PL Nv I7V| 30 20 40 TrC PL Nv 12V1P I2H 431» 421* T> Con Jn 35 44Vi 451» 44)4 Island Telephone: 41.5 iTtil.s l’aclion, payable le 15 juin, iilsctiLs le lit mai.Mobil OH: 55 cents US l’m'lion.payable le 11 juin, inscrits le 7 mai.Rothmans of Pall Mall Canada Ltd.: 40centsI’ac-lion orii ; $1.7125 l’action A (Ic pri'mier pnv.de 6.85 p.c., :i:i r25 cents I’aclion B de second priv., payables le 17 Jilin, in.scrits le 5 juin.Stuart Oil Co.D.A.: 10 cents I’aclion.payable le 1er juin, in.scrits le 16 mal.X'ersatile Corp,: S5 cents I’action privée A; 65.625 cents l’action priv.B de $2.625, payables le 29 juin, mscriLs le 8 juin. 18 B Le Devoir, samedi 5 mai 1984 LE DEVOIR ECONOMIQUE L'avant-guardisme économique japonais ne néglige aucun secteur La reconversion industrielle s’opère en douceur au Japon EDWARD BOYER reproduit du mensuel L EXPANSION Vue de loin, l’économie japonaise donne l’impression de tourner rond.Ces dernières années, le PIB japonais s’est accru de près de 4 % en moyenne, tandis qu’ailleurs il trébuchait.Avec le même taux de chômage (2.7 %), on parlerait chez nous de plein emploi.Vu de près, pourtant, le Japon ne connaît pas moins d'ennuis que les autres nations industrielles, fclt d’abord avec ses industries en déclin, celles qui ont vu leur compétitivité battue en brèche par des nouveaux venus tels que la Corée ou Taiwan.Même au pays du Soleil-Levant, on peut connaître le crépuscule.Neuf activités sont officiellement considérées en régr.ession: l’aluminium, le carton, la filature de coton et de laine, les aciéries électriques, le ferrosilicium, les engrais, les chantiers navals, les fibres synthétiques et la pétrochimie.Mais la différence, c’est que les Japonais — gouvernement, entreprises et syndicats — ont su mettre en qeuvre une politique d’ensemble pour que la retraite s’opère en douceur.L’instrument en a été une loi adoptée dès 1978, accordant une assistance financière aux industries en déclin et les exemptant de l’application ae la loi antitrust héritée de la période MacArthur, après la guerre.Elles ont ainsi pu former des cartels, afin d’éliminer les capacités de production excédentaires sans se livrer à des batailles commerciales meurtrières.Cette politique n’a pas toujours fonctionné a la perfection; Une faudrait pas croire que tous les Japonais ont l’esprit d’équipe.Les producteurs d’aluminium, par exemple, ont beaucoup tardé a désinvestir et ont failü y laisser leur peau; les aciéristes se sont même entêtés à accroître leurs capacités de production, malgré le recul de la demande.Et les partisans de la libre concurrence reprochent à la loi de 1978 d’avoir renforcé la réputation protectionniste du Japon.Pourtant de remarquables succès ont été obtenus.Ainsi dans la construction navale, où le premier choix pétrolier avait porté un coup terrible.En 1978, la production des chantiers japonais était tombée au tiers de ce qu’elle était en 1973.Malgré une tentative de restriction concertée de la concurrence, 19 compagnies avaient le ventre en l’air.Lorsqu’il fallut en venir à tailler dans le vif, les 61 suivantes eurent beaucoup de mal à s’entendre.Il est difficile de savoir exactement comment se passe ce genre de discussion au Japon.Le processus est connu sous le nom de nema-washi, terme qui désigne le soin que prend un jardinier d’attacher les racines d’un arbre avant de le transplanter — et, par extension, l’interminable recherche du consensus en coulisse avant qu’une décision, collective et anonyme soit prise.Il y eut certainement beaucoup d’allers et retours (10 minutes à pied) entre la chambre syndicale patronale et le conseil consultatif installé au ministère des Transports, et composé de professeurs, de patrons, de ban- 3uiers, de journalistes et e syndicalistes.Finalement l’accord se fit sur des réductions de ca-pacité de production échelonnées entre 40 % BINNACLE Le spécialiste de la voile vous 1 offre de tout et « davantage.VISITB2N0TRE NOUVEL ENDROIT 2055 rue PmI 843-9866 pour les sept plus grands chantiers et 15 % pour les plus petits.Les grands furent les plus frappés parce que leurs installations étaient sou- ' v^nt moins modernes que celles des entreprises plus jeunes, enfants du boom, et que leur diversification plus large facilitait le reclassement de la main-d’oeu-vre.La pilule a été cependant difficile à avaler, même s’ils ont tous retrouvé maintenant des résultats positifs.« On a fait trop de concessions aux petites entreprises, et le gouvernement ne nous a pas beaucoup aidés », se plaint Isshi Sue-naga, un dirigeant des chantiers Mitsui.En gros, on s’est efforcé de garder en activité les chantiers les plus modernes, tandis que les autres étaient fbrmés ou même démolis.Un certain nombre furent convertis à d’autres fabrications.Ainsi, l’un des cinq établissements de Mitsubishi Heavy Industries fabrique maintenant des plates-formes de recherche pétrolière.Ishikawa-iima-llarima, qui avait construit une flotte de pétroliers pour l’armateur américain Daniel K.Ludwig, imagina de fabriquer une usine flottante de pâte à papier qui, après avoir traversé les océans et remonté l’Amazone, devait être la pièce centrale du grand projet entrepris par Ludwig — l’industrialisation de la forêt amazonienne, projet qui a d’ailleurs échoué.Dans les grandes entreprises, ou l’emploi à vie est la règle, il était évidemment essentiel de trouver un travail pour la main-d’oeuvre, en excédent.« Si nous faisons tant d’efforts de restructuration, c’est pour sauver le système de l’emploi permanent, qui est la clé du succès japonais », déclare un autre dirigeant de Mitsui.Comment fait-on ?On commence par négocier des réductions de salaires et de primes.Les dirigeants donnent l’exemple.Ainsi, le revenu'du président de« Mitsubishi Petrochemical, Hisashi Kurokawa, a été retaillé de 20 %: « Ce n’est peut-être pas très rationnel, dit-il avec un sens très japonais de la litote, mais c’était inévitable.» Ensuite on supprime les heures supplémentaires, on stopi^ l’embauche, on licencie les travailleurs temporaires — souvent des jeunes femmes disposant d’autres ressources.Si cela ne suffit pas, on pousse à la retraite anticipée agrémentée d’une prime (katatataki, ou « tape sur l’épaule »).Au pire, on a recours au « départ volontaire » ; les jeunes qui acceptent de partir reçoivent une bonne prime, et on les aide à se reclasser soit dans des filiales « filles » ou «petites-filles» du groupe, soit chez des fournisseurs ou des clients.La formation nécessaire est donnée par l’entreprise ou dans les très nombreux organismes gouvernementaux ad hoc.Durant l’été 1979, Mitsui a ainsi «prêté » 300 ouvriers à Toyota, dont l’usine était voisine d’un chantier, en compensant la différence de paie.Toyota et Mitsui se rendent des services de ce genre depuis le XIXe siècle.Pour couvrir leurs dépenses de restructuration, les chantiers ont pu faire appel à un fonds de garantie du crédit aux industries en déclin, financé à 80 % par l’officielle Banaue de développement du Japon et à 20 % par les banques privées.La principale utilité de cet organisme est la suivante; les actifs servant de garantie pour les prêts bancaires, lorsqu’une entreprise ferme une usine, elle diminue par là même sa capacité d’emprunt; les avances du fonds de garantie, que l’on considère comme des fonds propres, permettent de lever cette difficulté.Un autre fonds a reçu pour mission de racheter les installations, terrains et outillages devenus inutiles et, en théorie, de les revendre.Pour l’instant, les acheteurs ne se bousculent pas.Tous ces crédits sont remboursés par les chantiers grâce à des aides de l’État et à un prélèvement sur cha-que nouvelle commande.En principe, tout devra être remboursé en 10 ans.« Les banques n’y perdent jamais, grommelle M.Suenaga.C’est une honte.» Mais les banquiers, eux, estiment qu’ils ont pris leur part du fardeau en accordant des prêts à taux réduits, des délais, voire des moratoires.« Les entreprises doivent apprendre à se débrouiller toutes seules et cesser de regarder leur banquier comme leur père, dit Masahiro Ohira, un économiste de la banque Mitsubishi.Et nous, il est temps que nous nous conduisions comme de véritables banquiers.» Le principe appliqqé dans ce cas, comme dans tous les cas de restructuration, est qu’il faut répartir le risque le plus largement possible parmi ceux, notamment les entreprises et les banques, qui ont un intérêt dans l’affaire.Si le gouvernement peut apporter de l’argent, il joue cependant le plus souvent un rôle symbolique en manifestant sa sollicitude et en incitant ainsi les actionnaires et les prêteurs à en faire autant.Cela ne va pas sans grogne, mais le résultat est là : après avoir frôlé le gouffre, lâ construction navale japonaise est maintenant une industrie relativement saine et prospère.L’industrie de l’aluminium, peut-être la plus malade de t«utes, a failli, elle, y passer, parce que les grandes entreprises re'fusaient de céder.Alors que les fabricants américains disposent d’abondantes ressources d’énergie hydraulique, l’électricité japonaise est surtout à base de pétrole.Après le choc de 1973-1974, elle coûtait trois ou Quatre fois plus qu’aux Etats-Unis.Or l’énergie électrique, on le sait, forme l'essentiel du prix de revient de l’aluminium.Entre 1976 et 1981, les importations étaient ainsi passées de 24 % à 56% du marché japonais.Un consultant américain appartenant au Hudson Institute a pu dire que l’aluminium est le seul exemple, dans le Japon moderne, d’une industrie de base qui ait été littéralement noyée sous les importations.En l’absence d’une subvention massive du gouvernement ou d’une improbable percée technologique, raluminium japonais était dans l’impossibilité absolue de retrouver sa compétitivité.Pourtant, à la différence des chantiers navals, les fabricants d’aluminium ne se pressèrent pas de réduire leurs capacités de production.« C’est absolument ridicule, nous déclarait un responsable d’une compagnie de commerce.Leur industrie n’a pas gagné un sou depuis 10 ans et les présidents sont toujours là.En Amérique, ils auraient été vidés depuis longtemps.» C’est qu’en ef-fet les entreprises pro-» ductrices d’aluminium appartiennent, via leurs filiales chimiques, à de grands groupes anciens et orgueilleux — Mitsui, Sumitomo, Mitsubishi —, solidement organisés autour d’une banque et d’une compagnie de commerce, et structurés par d’innombrables liçns financiers et personnels.‘L’aide de leur groupe leur a longtemps permis de repousser tout effort de rationalisation ou d’entente.« Peut-on imaginer un Mitsui parlant à un Mitsubishi ?», dit un dirigeant avec un sourire sceptique.Après avoir demandé en vain au gouvernement de subventionner le prix du courant électrique, les producteurs en furent réduits à diminuer — de 57 % — leurs capacités de production.Nippon Light Metal alla jusqu’à démonter une usine de 80,000 tonnes pour la remonter .en Afrique du Sud.Heureusement, la fabrication de l’aluminium emploie peu de main-d’oeuvre et les hommes en excédent ont pu être reconvertis à l’intérieur des groupes.Mais le problème n’est toujours pas définitivement réglé.Si le Japon n’est pas capable d’avoir une industrie de l’aluminium compétitive, soutiennent certains économistes, eh bien qu’il s’en passe.On voit difficilement, cependant, une grande puissance prendre le risque de dépendre totalement de l’étranger pour un produit aussi important.Le Miti (ministère de l’Industrie et du Commerce) et les industriels ont donc résolu de sauvegarder une capacité de production d’environ 700,000 tonnes.Mais pour l’instant la moitié seulement de cette capacité est utilisée.Ce sont les fabricants d’acier au four électrique, toutefois, qui se sont montrés les plus obstinés.Malgré la hausse du prix de l’électricité, ils sont restés compétitifs, au moins pour certaines qualités d'acier.Aussi, par crainte de perdre des parts de marché, aucun n’a accepté de réduire sa production.Ceux qui possédaient plusieurs fours en arrêtaient un mais augmentaient la production des autres, ou le remplaçaient par un neuf.Quant aux plus petits, ils étaient le dos au mur.Dans d’autres pays, de telles situations se résolvent par des fusions, mais cette solution n’est pas valable au Japon, où une entreprise est considérée avant tout comme un groupe humain, qui ne saurait être acheté ou vendu.Le plus entêté de tous fut le no 1, Tokyo Steel Manufacturing, qui représente 10% du secteur.« Pourquoi de vrions-nous marcher du même pas que les autres ?, demande d’une voix douce le directeur rebelle, Hideo Ozeki.Ce n’est qu’une phase temporaire de surproduction.Nous n’avons pas perdu notre compétitivité.Le problème, c’est que le Miti veut maintenir toutes les entreprises en vie, quelle que soit leur efficacité.» En d’autres temps, pareille attitude aurait attiré les foudres du ministère.Mais l’opinion refuse de plus en plus les interventions du gouvernement.« Ce qui m’étonne, poursuit M.Ozeki, c’est que le Miti conserve son influence.C’est sans doute luie survivance des vieilles habitudes féodales de respect de l’autorité.» La chambre syndicale a proposé que les grandes compagnies comme Tokyo Steel rachètent — $40 la tonne — Les Japonais ont, dès 1978, identifié comme « mous » neuf secteurs de leur économie dont ils ont immédiatement entrepris la reconversion.(Photo L’EXPA NSI ON, Jean-Marie Del Moral) les capacités de production supprimées par les petites.« Comment voulez-vous que mes actionnaires acceptent ?», dit M.Ozeki.Noyée sous un raz de marée d’éthylène, la pétrochimie est également en retard pour sa restructuration.Là aussi c’est la conséquence du choc pétrolier : les chi-• mistes japonais utilisent le pétrole (naphta) comme matière première, les Américains et les Canadiens le gaz naturel, moins coûteux.Le Miti, qui contrôle toujours les prix des produits pétroliers, a commencé par baisser ceux du naphta et par l’exempter de taxes.Puis il a prêché la réduction des capacités mais avec moins de succès que pour la construction navale ou raluminium.La stratégie a consisté à regrouper la douzaine de producteurs existants en trois ou quatre ensembles et à confier à chacun de ceux-là le soin de procéder aux réductions de capacité en tenant compte de la productivité des unités.Chaque groupe pourrait constituer une société commerciale, et les producteurs les plus petits seraient rachetés par les survivants.L’action de restructuration menée par le Miti ne fait pas l’unanimité dans les milieux dirigeants japonais.Le ministère des Finances se soucie, naturellement, de l’extension des subventions, alors même que le déficit du budget s’accroît.« Ils sont toujours contre les subventions au début, souligne Takashi Wata-nabe, de la Banque de développement, mais ils y viennent petit à petit.» Quant aux Américains, Çar la voix de la Federal rade Commission, ils accusent la loi sur les industries en déclin de favoriser les cartels et de fermer encore un peu plus le Japon aux importations.À cela, le Miti réplique que les Améri- turer eux aussi leurs industries, et qu’en tout état de cause ils vendent au Japon beaucoup plus d’aluminium et de produits chimiques qu’avant.D’accord, réplique la FTC, mais on en exporterait encore plus si le commerce était libre .Critiqué à la fois de l’intérieur et de l’ex- térieur, le Miti a la vie dure.Il y a pourtant une leçon à tirer de l’expérience japonaise.Certes, ce n’est jamais facile de remédier au déclin industriel, même avec un peuple aussi renommé que les Japonais pour leur souci du bien commun.Et il existe un dan- ger permanent: qu’au lieu de revivifier les entreprises compétitives, une politique inadaptée aboutisse seulement à subventionner des canards boiteux.Mais cette enquête montre clairement que la discussion et le compromis sont les seuls moyens de se sortir au mieux de si- tuations aussi pénibles lorsqu’elles touchent de larges secteurs d’activité.Les Japonais ont beaucoup appris de l’Occident.Qui sait ?Nous aurions tous peut-être intérêt à nous inspirer de leur exemple pour reconvertir nos économies.MA VOITURE wunnus ont QUE CA!” œ Si vous êtes le fier propriétaire d’une voiture modèle'84et que vous avez un bon dossier de conduite, l’Assurance Royale du Canada et la Compagnie d'Assurance du Québec vous proposent “une autre affaire extraordinaire” w ar M J 4 IJ R G ] \l N € E » K X T A I R E » Association des chirurgiens dentistes Service professionnel de soins dentaires le samedi et le dimanche.du Québec 9 Grâce à notre convention: “Ma voiture vaut plus cher que ça!" Si votre voiture neuve était complètement détruite lors d'un accident, dans les 30 mois suivant son achat, La Royale ou la Compagnie d'Assurance du ûuébec vous la remplacera par une flambarit neuve, de mêmes marque et modèle, et comportant les mêmes accessoires.Après cette période, un Programme spécial anti-dépréciation entre en vigueur.Pour savoir si vous avez droit à ce Bouclier contre l'inflation', il vous suffit de communiquer avec un courtier de La Royale ou de la Compagnie d'Assurance du Québec I"' 4, l’AssuMte Royale Compagnie d’AÜtace du Québec Une autre affaiie EXTRAORDINAIRE Le Devoir, samedi 5 mai 1984 LE DEVOIR ECONOMIQUE L'avenir des boisés privés au Québec Québec se dit prêt à donner aux exploitants un statut distinct des producteurs agricoles LOUIS-GILLES FRANCOEUR Le gouvernement québécois est prêt à reconnaître un statut de « producteur forestier », distinct de celui de producteur agricole, à ceux des 100,000 propriétaires de boisés privés, y compris les agriculteurs, qui voudront les aménager pour accroître drastiquement leur rendement et les exploiter à des fins commerciales.C’est ce qu’a déclaré jeudi, en fin de journée, le ministre québécois de l’Energie et des Ressources (MER), M.Yves Duhaime, à l’issue du col-Ic^ue provincial sur l’avenir de la forêt privée au Québec qui se tenait à Trois-Rivières.Ce colloque constituait le dernier maillon d’une consultation provinciale qui a commencé à la mi-novembre sans trouver d’écho djns les grands médias d’information.Cette consultation a été initiée par la Fédération des producteurs de bois du Québec, un affilié de l’Union des producteurs agricoles (UFA), et par le MER.Le comité de consultation, présidé par M.Marcel Lortie, de la faculté de forestrie de l’Université Laval, remettra son rapport au congrès des producteurs de bois à Gaspé, à la mi-juin.En se prononçant carrément en faVeur d’un statut juridique pour les producteurs de bois des privées, M.Duhaime rejoignait l’un des consensus qui s’ést dégagé du colloque.Le ministre s’est en quelque sorte « mouillé » dans le débat sur cette question en se prononçant en faveur d’un statut « distinct » pour les gens de cette industrie, qui se sont tradi- tionnellement regroupés au sein de rUPA.La consultation publique des derniers mois aura fait ressortir notamment que les deux tiers des 100,000 propriétaires de boisés privés du Québec sont des cols blancs ou bleus, voire des rentiers, qui ne tien- nent pas nécessairement à être chapeautés par le syndicalisme agricole.Outre la question d’un statut propre à cette industrie qui peut voler de ses propres ailes, le colloque a accouché d’un certain nombre de consensus en faveur d’un zonage forestier distinct du zonage agricole et pour la création d’un fonds forestier destiné à l’aménagement des boisés privés.Les producteurs insistent aussi pour que l’industrie des pâtes et papier, voire celle du sciage, s’approvisionne en priorité chez eux.' Avec un relèvement des prix actuels, cette mesure est jugée essentielle pour justifier les investissements dans l’aménagement systématique de boisés voués jusqu’à présent à un développement artisannal.M.Duhaime a d’autre part annoncé au colloque que 100 million des 300 millions de jeunes pousses, qui seront replantées chaque année dans les forêts québécoises à compter de 1988, seront produites par des membres de la Fédération des producteurs de bois du Québec.Les boisés privés du Québec fournissaient en 1981 près de 15 % de la matière absorbée par l’industrie des pâtes et papier du Québec.Si ce secteur compte quelques « professionnels » et beaucoup de « pilleurs de lots », la plupart des petits propriétaires ont peu investi dans leurs boisés.Leur part du marché n’a aug-• menté que de 1 % de 1975 à 1981.Plusieurs raisons expliquent cette faible productivité, d’autant plus surprenante d’ailleurs que les boi^s privés auraient dû attiser depuis longtemps l’appétit de l’industrie forestière ou du sciage en raison notamment de sa concentration dans la vallée du Saint-Laurent.L’intérêt nouveau du gouvernement pour ce secteur, jusqu’ici négligé et assimilé au milieu agricole, tient en grande partie au nouveau déficit forestier global du Québec et à la demande croissante pour les produits forestiers, qui devrait augmenter de 20 % d’ici l’an 2,000.Les producteurs forestiers se di- sent frustrés par le système de taxe foncière qui ajoute la valeur des arbres â celle de leur terrain.En agriculture, la valeur de la production n’est pas coihptabiüsée avec cell du terrain et ce type de production gèle souvent l’évaluation foncière, en tout * teurs agricoles, les autres producteurs ne peuvent déduire en dépenses d'exploitation les investissements liés à l’aménagement de leurs boisés, comme les coupt*s d’éclaircissement, le drainage, le reboisement et les percées routières.Comparaison de données générales et forestières Norvège, Suède, Finlande, et Québec Total pour SUJET Norvège, Suède et Finlande Québec POPULATION (en million) 17,2 6,2 SUPERFICIE TOTALE (km ) 1 078 600 1 669 000 TERRAINS FORESTIERS (exploitables).PROPRIÉTÉ DES FORÊTS (exploitables) .496000 550000 — l'État (en %) 24 85 — particuliers (en %) 61 13 — nombre de petits propriétaires ., .639 000 125 000 — corporations (en %) 15 2 TOTAL,'FORÊT PRODUCTIVE (en %) COUPE DE BOIS D'INDUSTRIE (1980) 60 33 (millions m') 110 30 PLANTATIONS en 1983 (millions de semis)., 700(env ) 65 ou en partie.Les propriétaires de boisés doivent donc payer plus de taxes pour une production souvent rentable au bout de 50 ans d’investissements et de travail.La fiscalité québécoise apporte aussi son train d’embûches.L’étalement des profits sur cinq ans est jugé tout à fait injuste car les dépenses se répartissent sur plusieurs décennies.Exception faite des produc- Le structure juridique, qui encadre le milieu agricole, n’est pas davantage à la hauteur des besoins:.incertitude face aux plans d’aménagement des municipalités régionales de comté (MRC), qui .sont loin d’êlre terminés; une Loi des producteurs agricoles opposée en principe au reboisement des 588,000 hectares de terres en friche au profit d’une éventuelle reconversion à l’agriculture; une Loi sur la protection du territoire agricole qui empêche le morcellement ou le regroupement des bouts de terre, généralement boisés, [X)ur en faire des blocs forestiers susceptibles d’un aménagement global; 4,9 millions d’hectares de forêts in-termumcipales qui servent souvent au chauffage domestique et qui ne peuvent être mises en valeur que par des exploitants locaux, peu importe leur de compétence et leur stabilité financière.Les prix actuels constituent, de l’avis des producteurs, le principal obs-tacle à la rentabilité d’un aménagement rigoureux des boisés privés.Le marché des copeaux, ces « rejets » des scieries, fournit comble à lui seul 47 % de la consommation en bois des grandes papetières.Aucun producteur, soutiennent ces derniers, ne pourra jamais vendre des billes au prix des copeaux et plusieurs pensent qu’ils devront chercher des débouchés plus payants pour leur bois.Mais d’autres estiment que le gouvernement pourrait imposer aux panetières une priorité d’achat pour le bois des forêts privées, question de justifier les investissements et l’amélioration du rendement de cette portion de la forêt québécoise.Si les producteurs de bois souhaitent l’aide financière du gouvernement, les nombreux moyens qu’ils évoquent - dont un modèle d’investissements calqués sur les REER - doivent à leur avis être « incitatifs » et « sans condition », que ce soit du côté environnemental (drainage, routes, monoculture) ou à propos de la « polyvalence » de leurs aménagements (chasse, pêche, récréation, etc).Une hausse ont ramené CLAUDE TURCOTTE Après avoir eu très peur d’une surtaxe américaine, les industriels québécois du bois de sciage, ainsi que leurs banquiers, ont retrouvé le sourire en 1983 avec une reprise forte des mises en chantier, qui a entraîné une augmentation de 14 % de la production de bois de construction et une remontée sensible des prix, ce qui a donné à l’industrie des ventes de $810.4 millions, comparativement à $691.6 millions l’année précédente.C’est donc dans un climat totalement changé que l’Association des manufacturiers de bois de sciage du Québec commence demain son 31ième congrès annuel à Québec.Dans son rapport aux membres, le directeur général, M.Richard Laçasse, fait la déclaration suivante: « Notre industrie de sciage respire beaucoup mieux maintenant.La trésorerie des entreprises s’améliore constamment de sorte que si l’augmentation des coûts est bien contrôlée en 1984, on devrait assister à une autre bonne année.Les industriels se décident enfin à renouveler leur matériel de production et les ban- COGEMA CANADA LIMITÉE quiers respirent également beaucoup mieux ».L’Association a 313 membres, dont les entreprises fournissent en- de la production et une remontée des prix le soleil sur l’industrie québécoise du bois de sciage ces mêmes produits ont hnns.sîP rlp.»! misps pn nflria _ i .ême fait l’objet d’une ces; même fait l’objet d’ flambée en avril et en mai, atteignant le sommet de $325 du mille hausse des mises en chantier de 56 % en 1983, soit 59 % aux Etats-Unis, 58 % au Québec et 30 % pour l’ensemble du Ca- nada.En revanche, les exportations outre-mer sont demeurées dans un état de « quasi-stagna- tion », à cause surtout de la force relative du dollar et de la conjoncture économique difficile dans plusieurs pays.Par rapport à 1982, les exportations québécoises n’ont augmenté que de 6%.A eux seuls, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, la Libye et le Royaume-Uni ont accaparé 85 % des expéditions outre-Atlantique.Pour ce qui est de la provenance régionale de ce bois de sciage, le Nord-Ouest, c’est-a-dire l’Abitibi, a produit 43 % du bois de sciage québécois; la contribution de cette région a augmenté constamment depuis 1970; sa part était alors de 18%; en 1975 c’était 39 % et en 1980, 42%.Le Saguenay/Lac St-Jean est la deuxième grande région du Québec pour le bois de sciage avec 23 % comme c’est à peu près le cas depuis 1975.La région de Québec arrive au troisième rang avec 18%; le Bas St-Laurent et la Gaspésie suivent ensuite avec 6 %, qui est à ce niveau depuis 1975; toutefois en 1970, ces régions fournissaient 23 % de la production québécoise de bois de sciage.Au cours de ce congrès qui aura lieu à Québec jusqu’au 9 mai, les participants se pencheront sur un grand nombre de problèmes, presque tous dépendants d’actions gouvernementales.Us s’intéressent en particulier à la nouvelle politique forestière annoncée par le gouvernement du Québec, aux questions de travail, de santé, de transport, etc.Même si la surtaxe américaine sur les exportations n’a pas été imposée à la suite du jugement d’un tribunal fédéral à Washington, des rumeurs persistantes veulent que l’industrie du sciage du sud des Etats-Unis, toujours mécontente de la décision, s’apprêterait à reprendre le dossier avec une approche législative.« Il faudra donc demeurer vigilant avec l’aide de notre avocat américain, M.Herbert P’ierst », prévient M.Laçasse dans son rapport.viron 75 % des expéditions de bois de sciage du Québec.En 1983, la production est pass^ de 6,516,403 à 7,434,505 mètres cubes.De plus, certains prix ont connu des hausses sensibles; par exemple, le prix du 2x4 dans certaines qualités sur le marché de Montréal a grimpé de 24 %, passant de $222 à $275 le mille pieds.Les prix de pieds.La disparation de la menace d’une surtaxe qu’ont laissé planer les Américains pendant une longue période n’explique pas cette reprise.En réalité, avec le retour « à la normale » des taux d’intérêt, les constructeurs d’habitation d’Amérique du nord ont donné le ton à la reprise économique par une FONDS À INVESTIR Investisseur désire s'associer — comme bailleur de fonds de preference — avec entreprise florissante ayant besoin de capitaux pour prendre de l'expansion Financement de la mise de fonds egalement possible pour racheter associes ou proprietaires existants ou, exceptionnellement, pour démarrer une affaire Discretion totale assurée Écrire à: DOSSIER 149 Le Devoir, C.P.6033 Suce.Place d'Armes MU H2Y 3S6 M.André Coste M.Yves Coupin, Président du Conseil d'administration de COGEMA CANADA LIMITÉE est heureux d'annoncer la nomination de M.André Coste au poste de directeur-général de la société.Il remplace M.Daniel Faure appelé à d'autres fonctions au siège de la société-mère à Paris.Jusqu’au mois dernier, COGEMA CANADA LIMITÉE était connu sous le nom de SERU NUCLÉAIRE (CANADA) LIMITÉE.le omrevUe aim chez-sol! 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sous la direction d'un dissident du Pan communiste français Jean Sagne.L'atelier du photographe.1840-1940, Presses de la Renaissance, 336 pages Ou l'on apprend qu'on n'al-lait pas toujours a Tatelier du photographe seulement pour se faire prendre son portrait René Hardy.Normand Séguin, Forêt et société en Mauricie, Boréal-Express.222 pages Deux professeurs d'histoire à l'Université du Quebec a Trois-Rivières nous donnent, dans un livre abondamment illustré, un siecle d'histoire de la capitale de la Mauricie, de 1830 à la crise de 1929 ROMANS Jean-Louis Curtis, Le mauvais choix.Flammarion, 319 pages Deux histoires qui se répondent celle d'un patricien (entre 310 et 326) qui déplore le triomphe du christianisme dans l'Empire; celle d'un libéral de la deuxième moitié du XXe siècle qui ne voit pas d'un tresb on oeil le progrès du socialisme en Europe On devine ou l’auteur est branché Dirk Bogarde, Des voix dans le jardin bien lui, l'acteur de The Servant, de Providence, de Mort à Venise.Et c'est son deuxieme roman Un jeune anglais avec sa petite amie allemande, un metteur en scène avec son petit protégé chez un vieux couple d’aristocrates anglais Six personnages en quête d'acteur Romain Gary, L'homme à la colombe, Gallimard, 167 pages Publié une première fois en 1958 sous le nom de Fosco Sinibaldi, le livre est aujourd’hui remanié Un jeune homme veut apprendre au monde que l'ONU est une « farce .On comprend que l’auteur, alors dans la diplomatie, ait publié masqué Gabrielle Roy, De quoi t'ennules-tu, Évetine ?, Boréal-Express, 122 pages Les deux derniers textes de la grande dame de la littérature cana-dienne-française l’un déjà publié aux Éditions du Sentier, l’autre dans le no 123 de la revue Liberté Philippe Djian, Zone érogène, Barrault, 300 pages.Enfin un titre qui vous fait rentrer tout de suite dans le sujet CINÉMA Jean Renoir.Lettres d'Amérique, Presses de la Renaissance, 359 pages.Écrites pendant son exil aux USA de 1940 à 1949 et publiées par les soins de sa femme, des lettres d'un grand cinéaste qui songeait parfois à quitter le cinéma pour faire de la littérature.Un document., 383 pages.Pierre OUESNEL LAVLE LITTERAIRE AL'TRKMKNT, c’est le nom (l'une revue fran(,’aise qui vient (le consacrer tout son numéro (le mai au Québec: 250 pages de textes signés par des écrivains et des journalistes québécois pour mieux nous faire connaître de nos cousins (te France .Les responsables présentent ce numéro sous le sous-titre « Histoires de Chums et de grands esjiaces », en expliquant en page couverture que le mol chuni signifie co-[lain.D'ailleurs pour la compréhension (les articles, on a pris soin d’inclure dans la revue un petit glossaire pour définir ce que nous entendons jiar bn/.ou, chialer, ail dress, qué-taine, craek-pot, pantoute, garrocher et plusieurs autres termes employés couramment dans notre langage [laiié et écrit.Les textes sont regroupés sous différents thèmes; « Kmergence .d’une nation » où il est question de politique et des rêves d’indépendance, « Le Crépuscule des pionniers » qui présente la Baie James, Fort Chimo et nos territoires lointains, « Le Québec à vif » s’intéresse aux jeunes et aux minorités ethniques, « Knlre France et USA, une culture à soi?» s’interrogent quatre femmes entre .30 et 50 ans et des chroniqueurs de musique, de télévision et de spectacles, « Un certain art de vivre » offre un portrait de Montréal et de nos idiosynchrasies sjiortives, enfin « Tomber en amour au Québec ou avec le Québec », à quoi cela ressemble-t-il?Pour finir, la revue Autrement publie un intéressant guide touristique de Montréal.Tous les abonnés de ce magazine littéraire auront donc l’occasion de se familiariser avec le Québec alors que nous recevrons la semaine prochaine la responsable et la coordonnatrice de ce numéro spécial, Michèle Decoust et son directeur et rédacteur en chef, Henri Dou-gier.Trois raisons principales justifient à leurs yeux cette initiative, lit-on en page de garde de la revue : la place essentielle de ce pays dans la communauté francophone, les problèmes très modernes de rapport à nos racines et de l’identité culturelle qu’il pose (aux Français), enfin le 450e anniversaire de la découverte de la Nouvelle France par Jacques Cartier.Des journalistes et un collaborateur du DKVOIR signent des articles dans Autrement: Marie-Agnès Thel-lier, Nathalie Petroswski, MireiUe Simard, Jean Royer et François Hébert.Les Grecs du Québec, de Stephanos Constantinides, aux Flditions O Me-toikos-Le Métèque vient de paraître en îibrairie.Il s’agit d’une étude historique, sociologique et de nature générale de la communauté grec(}ue, la moins connue et la moins étudiée de toutes les communautés ethno-culturelles, souligne l’auteur qui veut corriger cette lacune.Celle-ci s’expüque en partie par le sous-déveldoppe-ment des études ethniques au Canada et plus particulièrement au Québec.Selon le dernier recensement de 1076, quelque 32,970 Grecs sur un total de 34,600 vivaient dans la région de Montréal.La question cruciale que pose l’étude de Constantinides est celle de l’avenir de ce groupe, de son intégration et de ses possibilités de survie.Une jeune vietnamienne qui ne signe que son prénom, Doan, vient de publier aux Hlditions Paulines un petit livre intitulé L’eau delà liberté, du Vietnam au Québec.Doan est l’héroïne, soit une enfant de 15 ans arrachée à son foyer, lancée sur les flots de l’inconnue depuis le Vietnam jusqu’au Québec.C’est le récit de cinq ans de vie difficile, de 1975 à 1980, qui témoigne de la situation vécue par un grand nombre de réfugiés en quête d’une nouvelle patrie.Emouvant et tendre, ce livre est dédié à la famille adoptive de la jeune fille et aussi à sa famille vietnamienne, qu’elle rêve de revoir un jour.Aide à l’édition — Le ministère des Affaires culturelles rappelle que les maisons d’édition québécoises ont jusqu’au 31 mai pour faire leur demande d’aide financière.Destinés aux maisons d’édifion ajjréées ou admissibles à l’agrément, les deux vo- Julien Green lets du programme permettent aux éditeurs de faire la promotion de leur production, de rejoindre de nouvelles clientèles et d’élargir les possibilités de leur marché au Québec et en France.Pour plus de renseignements sur les autres exigences, communiquer avec le MAC, Direction de la commercialisation et de la promotion, à Québec.Julien Green est l’écrivain invité à l’émission Rencontres à la télévision de Radio-Canada le soir du 8 mai.L’auteur de Adrieniie Mesurât, de Mont-Cinère et plus récemment de Frère François converti au catholicisme à 20 ans, parlera de la vie intérieure et de sa démarche spirituelle.Au sommaire de la revue littéraire Lettres québécoises de l’été 1984 qui présente une photo de Gilles Vi-gneault sur sa page couverture, on peut lire une entrevue avec ce poète-chansonnier, des recensions de romans, de recueils de poésie récemment parus, une étude sur le féminisme, des hommages au père Emile Legault, à Séraphin Marion et à Gabrielle Roy, ainsi qu’une revue des revues et plusieurs autres articles sur l’actualité culturelle.¦k Dans la livraison de mai du journal Livre d’ici, qui possède également sa version hebdomadaire radiophonique diffusée par 15 postes de radio au Québec et en Ontario, l’éditeur J acques Thériault souligne que durant la saison 1983-1984, quelque 60 auteurs ont pris la parole devant les micros et que 137 livres publiés par 39 éditeurs ont été recensés.Il annonce également que sept nouvelles stations radiophoniques du Québec se joindront à ce réseau la prochaine saison, la neuvième de Livre d’ici, et que par le fait même 70,000 auditeurs pourront ainsi bénéficier de ce bain culturel.Marie LAURIER Dans le cahier spécial Odes au Saint-Laurent que publiait samedi dernier LE DEVOIR, la recension du livre de Damase Potvin, « Le Saint-Laurent et ses îles », est l’oeuvre de Roger Chamberland (et non Pierre) ; nos excuses à l’auteur, qui fait partie de l’équipe produisant le Dictionnaire des Oeuvres Littéraires du Québec.Nos lecteurs auront peut-être éprouvé de la difficulté à repérer les cinq suites d’articles.qui se trouvaient bien à la page 12 (du cahier) mais en réalité à la page 60 du journal ! MASPERO ROMANCIER Une anthologie de René Garneau ROGER DUHAMEL * Hommages à René Garneau, Témoignages et choix de textes, numéro 50 des Écrits du Canada français, Montréal 1984, 225 pages.Un écrivain disparaît; quelques articles soulignent l’événement, la .semaine de son décès; son nom s’efface bientôt dans les mémoires; s’il a de la velue, une génération plus tard, une anthologie ravive son souvenir par quelques pages de son oeuvre oubliée.Tel est le scénario habituel, qui a au moins cet avantage de nous convaincre de la fragilité de la renommée.11 est presque miraculeux que René Garneau ait échappé au sort commun.À peine un semestre après sa mort, nous avons en mains un choix extrêmement bien équilibré de ses textes.Dette aubaine, nous la devons à la fidélité éclai- rée de l’équipe des Écrits du Canada français, qui a fait diligence pour rendre hommage à un écrivain d’une haute probité intellectuelle.En voulant prolonger son souvenir, ses amis ont enrichi notre patrimoine üttéraire.La tâche n’était pas aisée, elle exigeait beaucoup de lucidité et elle a dû imposer des choix douloureux.Pourquoi retenir ceci et exclure cela ! La matière est vaste chez un critique et un essayiste dont l’oeu- vre s’étend sur environ un demi-siècle.Quand il s’agit d’un homme aussi rigoureux (lue Garneau, peu enclin a la complaisance à l’égard de ses propres travaux, on imagine que le déchet est rare et que l’entreprise des compilateurs ne s’en trouve pas simplifiée.C’est dans une lettre à Louis Dantin, datée de 1932, et par une conférence de 1973 à l’Alliance française, que Garneau consent à livrer quelques confidences sur sa vie intime ou.'NOUVEAUTES' \ac # LES SAISONS DE DIEU par René Pageau Coll.« Contemplation » No 9 96 p.— 7,00$ LES SAISONS DE DIEU est un jardin à admirer Un jardin intérieur qui dégage un parfum d’amour Parfum que l’on savoure page après page, en découvrant que les racines de la joie, de l’exubérance de l’humanité et de l’amitié sont nul autre que l’amour.René Pageau a l’art de libérer les images, de casser les mots pour faire éclater dans un fragment du verbe, l’absolu.JE MARCHE AVEC TOI par Claude Fortin Coll.« Contemplation > No 10 152 p.—10,00$ Claude Fortin vient en aide à tous les jeunes du secondaire et du collégial attirés par la prière, mais qui n’arrivent pas toujours à trouver une façon de prier qui leur convienne.JE MARCHE AVEC TOI saura sûrement guider les jeunes à rejoindre Jésus Christ.L’EAU DE LA LIBERTÉ Par Doan Coll.• Del Idées 1 des Hontmes > No 13 152 p.— 8,50$ DOAN est l’héroïne, une enfant de 15 ans, arrachée à son foyer, lancée sur les flots de l’inconnu.Point de départ, le Vietnam; point de chute, le Québec.Quelle force d’âme, de coeur, d’esprit et de ténacité il a fallu à cette enfant — en charge de son jeune frère — pour sortir de ces heures d’angoisses avec un courage neuf et une énergie à la fois physique et spirituelle.En vente chez votre libraire habituel EDITIONS PAULINES 3965, boul.Henri-Bourassa est Montréal, Qué., H1H 1L1 Tél.: 322-7341 plus exactement, sur les orientations de son esprit.Dès sa jeunesse, il dénonce « le groupe des intégraux canadiani-sants », c’est-à-dire ceux des nôtres empressés à confondre Tombre et la proie et qui ressentent comme une servitude le poids merveilleux de l’une des plus riches cultures du monde.Lui, il n’a jamais renié son héritage français.À ce titre, il demeure un exemple.Qu’on ne voie pas dans cet attachement à une langue et à des disciplines chères une nostalgie morbide de je ne sais quel colonialisme étranger.Garneau n’a jamais joué les émigrés de l’intérieur, il n’a jamais affiché un purisme ridicule.(On lira tout le bien qu’il pense de la langue savoureuse de Germaine Guèvre-mont).Mais il n’a jamais cru que la traver- sée de la mer océane devait nous délester de notre bagage séculaire et nous obligeait à inventer un langage nouveau sur les plages d’Amérique ! M.Paul Beaulieu le note justement dans sa présentation, en voyant en lui « le défenseur intraitable de la culture française ».Ce qui ne signifie pas que Garneau se soit figé dans des attitudes définitives, qu’il se soit enfermé dans ses certitudes.Bien au contraire, il a pratiqué une politique d’ouverture et d’accueil, désireux de ne rien laisser s’échapper de ce qui peut comporter une parcelle de qualité.Ainsi, devant une école nouvelle comme le structuralisme, qui bénéficia pendant un temps des faveurs du snobisme, il cherche plus à comprendre qu’à rejeter.Sa pru- Suite à la page 36 François Maspero Le sourire du chat Roman Cette fidélité ardente nous rend la jeunesse et l'espoir.B.Poirot-Delpech / Le Monde SEUIL A “APOSTROPHES” - TVFQ 99 Le dimanché 6 mai à 2lh ^ René Hardy et Normand Séguin FORET ET SOCIETE EN MAURICIE La formation de la région de Trois-Rivières, 1830-1930 : IkmtHcinly.fin-mmé.Siiitiiik Abondamment illustré, ce livre retrace le long cheminement qui a abouti à la_ formation d’une société régionale ^ parvenue à maturité et imbue d’un héritage bien à elle.BOREAL EXPRESS Musée national de l’Homme ui éditions hurtubise hmh Itée 7360, boulevard Newman Ville LaSalle (Québec) H8N 1X2 Téléphone (514) 364-0323 Vovage* en Nouvelle-France Voyages en Nouvelle-France Jacques Cartier Texte remis en français moderne par Robert Lahaise et Marte Couturier avec introduction et notes Coll Documents d'histoire 160p —7,95$ Québec et le Saint-Laurent Préface de Yves Thériault Cet ouvrage suit, en photos le cours du Saint-Laurent sur 1,200 milles, de Kingston aux Iles de la Madeleine.86 p.— 15,95$ Salon du Livre de Québec kiosques 584-585 II» Scdat-loûnKit 1- QRANO PRIX UntlWMtt DCU SOSmiUtUMJrt UBMINt OE MOHTBÉAI Le Saint-Laurent grande porte de i’Amérique Jean-Claude Lasserre Préface de Pierre Camu Cott.Géographie 1er grand prix littéraire de la communauté urbaine de Montréal. Le Devoir, samedi 5 mai 1984 27 LE DEVOIR CULTUREL Le Robert-Cliche : la relève ou la rechute?LETTRES eUJEBECOlSES FRANÇOIS HÉBERT * Danielle Dubé, les Olives noires, Quinze, 271 pages.Le prix Robert-Cliche est peut-être moins prestigieux que d’autres (David, Gouverneur général), mais il est plus efficace, en ce sens que le livre primé va se vendre.Ce prix permet des tirages de l’ordre de 5,000 exemplaires, ce qui est beaucoup pour un premier roman québécois.L’an dernier, 371/2 AA avait même trouvé quelque 35,000 acheteurs ! Organisé par le Salon du livre de Québec en collaboration avec les é^-tions Quinze, le prix a fait découvrir d’excellents jeunes auteurs, comme Madeleine Monette et Gaétan Bru-lotte.Récemment, les jurys ont plutôt primé des livres plus populaires, commerciaux, comme le thriller de Chrystine Brouillet ou le pseudo-har- PRtX nOBeRT-CLICHE LESOLIYES DANIELLe DUSE lequin de Louise Leblanc.Pour la quatrième année de suite, le lauréat est une lauréate: Danielle Dubé, « reporter-intervieweure » dit la publicité, pour son roman les Oli- ves noires.Je ne l’ai pas aimé.C’est une scène de ménage étalée sur près de 300 pages.Un jeune couple avec enfant loue une maison en Espagne, au bord de la mer.Un ami les accompagne.Le narrateur adopte le point de vue de la femme, Christiane, qui va se révolter contre Pierre, avec la complicité de François.À la fin, le couple va se séparer.Voilà.Y a-t-il autre chose dans ce roman ?Oui et non.Les personnages sont le plus souvent superficiels.Pierre est tout d’une piece : c’est l’homme des causes socio-politiques, le théoricien brutal, l’insensible, l’égoïste, l’incohérent.Il n’y va pas avec le dos de la cuiller dans ses relations avec sa femme: « Ta gueule, hostie ! » Ça prendra pas mal de temps à Christiane pour se rendre compte qu’il n’est pas le prince charmant de ses rêves d’adolescence.Pour qu’on ne pense pas que tous les hommes sont comme Pierre, de pierre, l’auteur fait de François l’être sensible, l’amant de rechange de Christiane.Mais François est fade, effacé, presque inexistant: sans doute l’homme dont rêvent les fé- Possibles sonde la modernité MARIE LAURIER réer au (ou le) Québec », // E telle est la question qu’ex-^-^lore la revue Possibles dans son dernier numéro, paru cette semaine.On s’y interroge aussi sur la signification de la modernité, un concept qui réunit autant d’opinions que les 18 écrivains, journalistes, sociologues et artistes qui tentent de le définir.L’idée de préparer ce numéro thématique a germé il y a un an environ, au moment où le Québec était plongé dans la plus grande morosité et que les intellectuels se terraient dans le plus accablant silence.« Ce qui ne voulait pas dire qu’ils étaient inactifs, soulignent tour à tour Lise Gau-vin et Marcel Fournier, deux des ECHOS Le Théâtre de Quartier offre aujourd’hui et demain un atelier intensif sur l’initiation à l’improvisation.De 9h30 à 17 h au 3702 Sainte-Famille.¦ Le Service des activités culturelles de la Ville de Montréal et la présidente du Comité de la culture made-leininenne invitent le pubüc au spectacle de Suzanne Turbide qui sera suivi du lancement de son disque Toi la musique à la Maison de la culture Marie-Uguay du bout.Monk.membres du comité de rédaction de Possibles qui assistaient mardi au lancement de la revue, à la Galerie Graff de la rue Rachel.Mais nous nous sommes demandés en effet si la création au Québec était dans une impasse.Nous pouvions bien identifier des courants de création sans toutefois pouvoir les cerner dans toute leur dimension, tant ils nous apparaissaient dispersés.Il s’agissait donc de faire le point et d’analyser ces lignes de force, d’y trouver ce qui restait des événements et des improvisations dans le domaine culturel.» Dans son texte de présentation de la revue.Lise Gauvin parle justement de « La culture de l’immédiat » en l’expliquant par « le refus du li-.néaire, du construit, l’attention donnée au collage, à l’hétéroclite, au fragment(.) Le créateur d’aujourd’hui a choisi d’intégrer le public à sa recherche en l’amenant à s’intéresser directement aux moyens de production et de réception de sa pratique.» Un peu plus loin, l’éditorialiste écrit: « Créer le ou auce de la Galerie autogérée Graff et qui fut un des fondateurs de la revue Possibles, « le Québec vit présentement un nouveau dynamisme dans le domaine culturel pour laisser la voie ouverte aux artistes super-spécialisés.Alors que dans la culture de masse, il ne se passe rien.» Il faut donc accueillir cet esprit créateur, tout individualiste qu’il soit, comme le signe d’une importante évolution dans notre communauté, croit-il.C’est aussi l’opinion de Lise Gauvin.Parmi les collaborateurs du 8e volume du numéro 3 de la revue Possibles, mentionnons Marcel Rioux, Jean-Pierre Lefebvre, Odette Gagnon, Louise Poissant, Marie-Hélène Cousineau, Francine Couture, Annie Desbiolles, Rose-Marie Arbour et le peintre Reynald Connolly, auteur aussi de la page couverture.Une vingtaine d’écrivains ont aussi répondu, parfois fort brièvement, sur ce qu’ils entendent par la modernité dans la littérature, un « privilège qui n’appartient à personne en particulier ni à aucune école », précise Yves Beauchemin, auteur de du Le Matou alors que pour le poète Lucien Francoeur, la modernité est « la pensée sauvage mêlée à l’évolution créatrice ».Jacques Godbout trouve pour sa part que « les modernes ne savent jamais qu’ils le sont ».Madeleine Gagnon croit qu’être moderne, c’est « demeurer éternellement jeune, jeune poète, jeune héros, jeune Dieu .Plu sieurs autres auteurs définissent la modernité: Claudine Bertrand, Jacques Brault, Paul Chamberland, Robert Mélançon, etc.La revue Possibles est disponible chez tous les libraires au coût de $5 mais un abonnement d’un an pour re^ cevoir les quatre numéros est plus avantageux: $15.Adresse: Revue Possibles, B.P.114, Suce.Côte-des-Neiges, Montréal, H3S 2S4.ministes, un prince somnolent.Je ne dis pas ça pour défendre Pierre, qui est évidemment un imbécile, un inconscient, un impoli.Le récit raconte la prise de conscience de Christiane.Elle est très lente: on avait tout compris et deviné dès le début.Disputes à propos de la petite Nadia (qui reste le personnage le plus touchant), à propos de la vaisselle et des travaux ménagers à partager, de tout et de rien : en voulez-vous, il y en a ! Quant aux dialogues, ou bien ils sont plats, ou bien Us sonnent faux.Il s’agit en fait d’un roman à thèse, dont l’argument est à peu près le suivant : la femme est opprimée, on le lui avait dit, à Christiane, mais elle ne pensait pas que ça pourrait s’appliquer à elle.L’homme, lui, est l’être des généraUtés, des théories, et il ne discerne pas l’individu à travers ses idées.Il veut changer la société, mais sa vie, ah non ! La thèse n’est évidemment pas mauvaise, mais ça manque de nuances.Le projet d’établir un parallèle entre la vie de tous les jours et les événements d’octobre 1970 aurait pu donner de meilleurs résultats s’il avait été approfondi.De bons passages toutefois quand les estivants décident de tourner un film, de se mettre eux-mêmes en scène; mais tout revient vite au même, la chicane reprend, on n’a pas beaucoup avancé.Sans doute lira-t-on dans ce livre des signes du temps, des années 80 en tout cas, comme dans la Maryse de Francine Noël ou dans les Militaires ont envahi Manhattan de Pierre Olivier: le soupçon porté sur le système, sur les idéologies (Marx, Freud, Spock, finies ces folies), le retour à l’individualisme, à des valeurs anciennes (dites anciennes seulement parce qu’elles s’étaient écüp-sées), le désir de consommation (on visite souvent les boutiques dans ce roman), le refuge du privé.Chacun pour soi.Le roman a donc, au moins, ce mérite de prendre le pouls actuel : nos châteaux étaient de sable et s’écroulent.Justement, c’était des châteaux en Espagne ! Mais de là à prétendre, comme l’auteur le fait à la fin, que son héroïne a découvert « la face cachée du réel », il y a un pas que je ne franchirais pas.L’auteur enfonce souvent des portes ouvertes.On sait maintenant que l’homme doit faire la vaisselle, que la femme a une âme.Les idées abstraites, les grilles de toutes sortes, on en a soupé.11 y a d’ailleurs quelque chose de curieusement paradoxal dans le fait de mettre en doute la parole des hommes politiques (et de leurs suppôts, les journalistes), mais sans aller plus loin, plus profond, sans décortiquer cette parole, tout en la reconduisant implicitement, en la répétant: et ceux qui s’y opposent sont aussi schématiques voire caricaturaux qu’eux.Si la thèse, c’est qu’il faut être contre les thèses, c’est illogique, naïf.L’apologie de la femme, du pacifisme, de la tendresse et de tout ce que vous voudrez, n’est pas plus innocente que les idéologies.On n’en sort pas.Les bonnes causes sont aussi des causes, et il y a trop de bonne conscience ici.Qui n’est pas pour la vertu, contre le vice ?Écrit dans une langue correcte mais assez mécanique (sujet-verbe complément, avec quelques adjectifs ici et là), ce roman n’offre rien de plus que ce qu’il dit en toutes lellres; il ne suggère pas, ne fascine pas, ne propose pas un monde, des êtres inoubUables, des mystères, d’autres émotions somme toute que les plus banales.Ça me peine de le dire, mais je ne trouve pas que le roman québécois trouve ici .sa relève.C’est plutôt une rechute.Une erreur de parcours du prix Cliche, espérons-le.PS Pléonasmes et embryon « Restez à l’écoute du Point qui suit tout de suite à l’instant » ; quelqu’un de La Presse avait relevé la fameuse phrase (plusieurs fois pléonasmique) de Bernard Derome; il s’est corrigé depuis, omettant, le • tout de suite » ou le « à l’instant » (ou les deux, les soirs de grâce).Je rêve du jour où il dira tout simplement: « Le Point suit ».J’ai tu d’autresphra ses qui m’ont aussi impressionné ces Jours-ci: l’une de l’impôt fédéral (ligne 42).l’autre d’un étudiant.« Déduire f 1,300 pour chaque enfant( .)qui fréquentait l’école ou l’université à temps plein ou était infirme».(’’est un phrase pour Ci oc, moins que celle-ci toutefois: « L’école littéraire de Montréal avait comme principal objectif d’offrir un em-briyon (sic) à Emile Nelligan ».Drôle de cadeau ! (’’est ça qui l’a rendu fou ’’ F.H.«.le NOUS (M i’is •ruiiiii’.” mf Michel Déon JE VOUS ÉCRIS D'ITALIE.• Voici un livre Iruité, et qui lait ‘‘«“cernent tourner la tête, comme un vin Blanche.$16.50 cké^ //yttf *(üim ù cjmEois Dialogue des cultures et formation de ia personne \ S- CONGRÈS MONDIAL du laFMérâiKin «nttmAtiomi'» de» profMWunt frRncaia FIPF Au Palais des Congrès à Québec 6e CONGRÈS MONDIAL du 15 au 20 juillet 1984 Fédération internationale des professeurs de français Le congrès coïncide avec la conférence internationale: Culture et technologie, fusion ou collision?présentée par l’Union des Écrivains Québécois Pour s’inscrire ou se renseigner .(pour recevoir le programme) Irène Belleau (418) 527-5554 1460 Ch.Ste-Foy, Québec, GIS 2N9 Nom.Adresse.Ville.Province.Code Postal.s U )RI \ 1 \PI< SS GABRIELLE ROY Deux récits, enfin accessibles au grand public, où on retrouve cette langue simple et directe, cette ten-dresse'*, cet humour aussi, qui marquent toutes les oeuvres de la grande romancière.Boréal Express Visitez le Stand du Boréal Express au Salon du livre de Québec: 549 •’ 550 Pierre Bulon • L’enfant du cinquième Nord .\niH ik'bqi Les fous (le Bassati LetessierS RoIktI .M, Pii'sig I Traité du zen ctde rentretien des motot vcletÉes France I falser maison cHt désir i IfaloCalvino Lechevalkr inexistant Prix de 4,50$ à 7,75$ Le Devoir, samedi 5 mai 1984 LE DEVOIR CULTUREL Douzième Rencontre internationale des écrivains A la découverte de l’espace littéraire, à Québec JEAN ROYER Ayant navigué l’imaginaire, il a vécu la fiction • Cet écrivain, tel que défini par Pierre Perrault, c’est, bien sûr, Jacques Cartier, dont l’image a traversé la douzième Rencontre québécoise internationale des écrivains, qui se tenait en fin de semaine dernière à Québec.Ce 450e anniversaire de la découverte du « pays de Canada » avait inspiré le thème du colloque.« l’écri-vain et l’espace ».Plus d’une cinquantaine d’écrivains de 12 pays d’Kurope et des Amériques, de l’Islande et du Québec, d’Argentine et de Roumanie, de Bretagne et d’Acadie, de la France et des Etats-Unis, entre autres, ont réfléchi à voix haute sur les découvertes de l’espace littéraire L’écrivain est alors devenu tour à tour un navigateur, un guemer ou un cosmonaute, explorateur ou conquérant de son espace, cherchant l’éternel passage qui relie le savoir et le rêve, tel que l’a bien dit Pierre Perrault dans son allocution inaugurale qui restera l’un des grands textes du poète-cinéaste, donnant son envol à un colloque qui ne manquait pas d’idées ni d’affrontements.« L'écriture est une navigation et une façon de regarder », a donc rappelé Perrault, ajoutant que le texte ne doit pas devenir son propre territoire et qu’il doit savoir parler des hommes.üe son côté, Jeanne Hyvrard, professeur d’économie politique en France, s’est embarquée sur « le bateau des mots », prenant le voyage même pour l’espace et parlant de 1^-criture comme d’une mémoire et du lieu de la transmutation, défimssant un langage au-dessus de la « mondialisation », au-delà de tout territoire national ou identitaire.Ce concept, loin de faire l’unanimité, a permis à Alicia Ortiz et Gaston Miron de ramener tout le monde sur terre : « Il y a encore des millions d’hommes qui sont humiliés dans leur identité, qui sont aussi dévalorisés dans leurs espaces langagier et culturel.On ne peut en faire abstraction », a dit Miron.« Les mots sans territoire m’ennuient profondément», ajoutera Mme Ortiz.Pour Madeleine Ouellette-Mi-chalska, justement, « l’espace est la matière même dont nous sommes faits ».C’est-à-dire que le premier espace est le corps, avant d’être celui du langage qu’il faut sans cesse agrandir.« Écrire, c’est abolir aussi la distance qui sépare la feuille du geste d’aimer.» Des romanciers comme l’étatsu-nien Herbert Gold ont réclamé l’espace qui passe « par la route et les isles », par les chemins de la vie et dans la solitude.« Errer, c’est être humain.Je me ballade, donc je suis », dit Gold.Quant à l’écrivain algérien Rachid Boudjedra, il identifie récriture en conquête de l’espace, se référant à l’environnement et à l’architecture comme déterminant les phrases de l’écrivain.Dans un même esprit, le romancier roumain Virgil Tanase a parlé de l’écrivain comme d’un guerrier de l’espace qui, après le big bang, veut retrouver l’unité primordiale.Le poète français Jean Rousselot a parlé, pour sa part, à la suite de Pierre Perrault, des écrivains inventeurs d’un espace imaginaire, nécessaire à la survie de l’homme dans sa découverte de lui-même.D’autres poètes, comme Sigurdur Magnusson, d’Islande, et Roberto Vallarino, du Mexique, ont rappelé que l’écrivain se meut dans l’espace de la liberté qu’il a pour fonction d’agrandir sans cesse.La romancière québécoise Monique LaRue a précisé plusieurs notions échangées au colloque en proposant que l’arpenteur de Kafka, celui qui arpente le vide sur la surface du monde qu’il explore, devienne as- trophysicien ou astronome.Il s’agit de reconnaître sur quel vide nous construisons, quand l’écriture propulse les corps dans l’espace littéraire.Regardons sur l’écran catho-dicme : on peut y voir une image de la voûte céleste ou l’emblème du coeur .de la matière.Nous sommes à l’entrée d’un monde parallèle: celui des traces.Alors le texte ouvre à tous les textes, récriture débouche dans une autre région du réel.L’écrivain apprend aussi que sa ballade sera sans fin et transitoire.L’écrivain, « croyant explorer des langages, a parcouru des visions du monde ».Quant à l’écrivam québécois, il se retrouve, tel Hubert Aquin, entre Europe et Amérique, construisant un pont, à son milieu du monde, ajoute Momque LaRue.Cette Rencontre des écrivains a aussi donné lieu à des atehers où en petits comités durant deux jours, les écrivains ont réfléchi sur les rapports de leurs écritures aux territoires intérieurs.Deux textes d’écrivains québécois, ceux de Madeleine Gagnon et Louis Caron, ont particulièrement porté la réflexion en ateliers.Répondant à la question : « Y a-t-il des écritures sans territoire ?», Madeleine Gagnon a rappelé que « si le livre délimite le territoire de l’écrit, le texte, lui, n’a pas de patrie.L’espace de l’écriture n’est pas plus opérable, textuellement, que celui du temps des amoureux.Tousles mots sont des attributs sur la chair vive du verbe ».Dans un autre atelier, à l’enseigne de la question: « Y a-t-il des territoires sans écritures ?», Louis Caron a présenté l’écrivain comme .étant celui qui a laissé la trace de sa main sur la paroi interne du ventre de sa mère puis sur le visage de la mort.Il n’y a pas de territoire sans écriture, dit Louis Caron, parce qu’elle est l’instrument d’exploration de l’ultime territoire.Plusieurs autres thèmes ont effleuré l’espâce du colloque qui se tenait au Château Frontenac, à l’es-tuaire du fleuve Saint-Laurent.Mais il ne faudrait pas oublier la dermère discussion qui a porté sur l’art comme trace.Certains ont parlé de la beauté des ruines et d’autres dé la disparition des civihsations.Pour l’é-crivain québécois Marco Micone, la fonction de l’écrivain serait de faire revivre les mémoires refoulées de l’humanité.Pour Jeanne Hyvrard, ce qui compte, c’est que l’ensemble humain, toutes cultures confondues, se survive.Pour Jacques Folch-Ribas, nous cherchons à devenir des traces, des ruines.Mais pour Fernande Saint-Martin, la question n’est pas d’avoir des traces mais de créer de nouveaux discours.La conclusion de ce colloque pourrait revenir au poète Roland Giguère dont Pierre Mo-rency a rappelé le titre d’un recueil évocateur: « Le défaut des riunes est d’avoir des habitants.» L’intérêt suscité par le thème de cette année, « l’écrivain et l’espace », chez les participants, la diversité et la vigueur des interventions font de cette douzième Rencontre, une des plus réussies à laquelle j’ai pu assister.Il faut noter enfin l’aisance avec laquelle les écrivains québécois interviennent dans les débats maintenant, ce qui n’était certes pas leur cas il y a cinq ou six ans.On pourrait bien penser que la Rencontre redonne aux écrivains une plus grande confiance en ce qu’ils font.Mézières a révolutionné la BD PAUL CAUCHON Jean-Claude Mézières, 46 ans, dessinateur de Valénan, gagnant du Grand Prix de la ville d’Angoulème 1984 (ce prix, c’est un peu l’Oscar, ou le Gon-court de la bande dessinée ' ).Je l’ai rencontré alors qu’il se préparait à affronter ses fans lors du Salon du livre de Québec.("est un homme simple, direct et chaleureux, sûrement trop humble pour affirmer, a l’in.star de plusieurs spécialistes, que Valénan est la meilleure bande dessinée de science-fiction en France.Lorsque le journal Pilote a présenté il y a 15 ans la première aventure de Valénan, le défi était de taille.La science-fiction n’était pas à la mode et c’était un genre déconsidéré, contre lequel on avait beaucoup de préjugés.Mézières, avec son ami le scénariste Pierre (’hristin, voulait raconter quelque chose de nouveau qui puisse atteindre le grand public.La science-fiction leur a permis d’exprimer très librement leur fantaisie LE DEVOIR CULTUREL •t Jinoe par Mario Pelletier Jean-Claude Mézières le créateur de Valérian et de laisser libre cours à leur imagination sans se préoccuper d’un certain réalisme.Et à travers cette série qui s’imposait peu à peu, le style graphique de Mézières a évolué de façon étonnante.« Au départ, dit Méziè res, nous ne savions pas ce que Valérian allait devenir, mais nous savions ce qu’il ne serait pas: un batailleur, un vainqueur, un §ros costaud.» Effectivement Valérian est un anti-hé-ros remarquable, qui se remet constamment en question, qui doute souvent des missions qui lui sont confiées (il est agent spatio-temporel au service de Galaxity, « métropole du futur et capitale de l’empire galactique terrien », qui a développé le voyage dans le Temps!.Selon Mézières, « Valérian est un témoin avant tout, un observateur de son temps (et du nôtre ! ) qui se laisse gagner par ses états d’âme ».Et les aventures de Valérian ont mis à jour une nouvelle approche de la science-fiction dans un contexte large public.Les relations entre les individus sont d’une grande importance et on retrouve dans tous les coins du cosmos différentes constantes: pou- voirs totalitaires ou religieux oppressifs, racisme et exploitations de toutes sortes, révoltes populaires, pollution, mainmise économique des multinationales, etc.Tout en se défendant d’être un militant pour quelque cause que ce soit, Mézières se réjouit que « la bd puisse ainsi traiter de façon légère des sujets sérieux », et il donne à Christin le crédit d’avoir « mis en place une pensée politique.« Avant la grande révolution de Pilote, la bande dessinée était foncièrement réactionnaire, de droite, raciste et colonialiste.C’était toujours le bon cow-boy qui tuait le méchant Indien.En science-fiction, la bd et la littérature ont modifié ces règles, devançant nettement le cinéma, par exemple, qui présente encore une vision de l’espace des plus éculées.» On remarque, par exemple, que dans cette série les extra-terrestres sont immédiatement acceptés et intégrés dans l’univers de Valérian sans conflit pré-déterminé.C’est là tout le problème de la différence et de l’Autre, et pour Mézières « il y a chez Christin et moi une volonté d’accepter les autres tels qu’ils sont, sans préjugés.La bd américaine, toujours trop violente, en est encore à l’image des gros méchants monstres qui font peur».Et Laureline ?C’est la compagne üe Valérian, son adjointe, son amie, sa maîtresse.Autre révolution: Laureline tire les ficelles et dénoue souvent les situations, et c’est, d’après Mézières, « une des premières héroïnes positives de la bd classique et populaire.Elle a un jugement différent: de par sa féminité et de par sa plus grande liberté par rapport à Galaxity, elle est très critique.L’évolution de la représentation de la femme dans les années'70 nous a influencés.C’est une femme véritable, en évolution, avec ses contradictions, plutôt qu’un stéréotype habituel de princesse, de fiancée ou de séductrice.» Et dans les albums plus récents .son rôle s’accroît, alors que Valérian se perd dans des réflexions existentielles.La collaboration avec Christin est harmonieuse.Après une élaboration de l’histoire en commun, Mézières travaille sur les dialogues de Christin.« J’agis comme un metteur en scène au cinéma, où les acteurs ont appris leur texte.Je coupe une séquence, ré-invente un jeu de scène, choisit un cadrage et ré écrit l’ensemble à ma manière.» Et pour Mézières la bd a évolué très rapidement.out T E S QUÊTES To «tes d autouf \ '?tjlo r}o»>h»*co 1 Fwlvi* Cacc'O Quêtes Textes de dix-huit, auteurs italo-québécois, 286 p.14,95 $ Une première au Québec ADDOLORATA % Addolorata Marco Micone Théâtre, 112p.7.95$ « Plus que du bon travail un enchantement.» La Presse C.P.633, suce.N.D.Q., MONTRÉAL H4A 3R1 .ADDOLORATA Notre troisième numéro est maintenant disponible en kiosque EN VENTE PARTOUT magazine d’action et de réflexion La seule publication entièrement consacrée aux Idées, valeurs et pratiques alternatives dans tous les secteurs d’activité.écologte padfiime éconoffliM du nouvel Age auto-conttnidion écodévetoppement technologies nouvellei mutations sociales alimentation saine écosanté spiritualités écoles alternatives drogues cultures loisirs etc., etc.Ne tardez pas à vous abonner.L’autofinancement se réalisera, entre autres, par votre abonnement.Guernica PdfiisKin iMlitions hurtiibfse hmh lteirituet ai $.cmmmaitttm mmn Êditioiis Georges ü^rte inc.CoMeToatidle INM «uoe- "C” Mootriai H2t4Kl ($14) $27.47.tS Un Heu unique de débets, ouvert sur tous les donislnes de racUvité culturelle.Vient de paraître \le mystère QUÉBEC de Solange Chaput^RoUand Le dixième tome du journal politique de Solange Chaput-Rolland pose la question fondamentale! « De quel côté aller pour que l’avenir soit plus doux à nos enfants?• Queb®® Une écriture différente qui demeure accès sible par sa qualité ioumallstique.Magarne laDhxi mensuel Pim du numéro 1 SOI Soyez rions le ceep, lbenee^velttl Nom Adresse Code posial Tôl.chètiun ou mrtnd,Ti postal il roMre de SPiRAtC CP 6?7 Suce Oulremoni Otii'pmoni (Ouétieo Cnn,KM H?V4N6 Ahnnnnnwnis 4 numéros en» 1?5 ¦nstiiulions ISS 14,95 $ |92page« « Ce livre est vibrant d’émotion et de générosité » Marie Laurier, LE DEVOIR « Son chapitre sur le rôle que devrait jouer Radio-Canada est re et à relire » Roch Poisson, La Presse Éditions Pierre Tisseyre mi vente dans toutes les librairies qu’elle soit féministe au sens combattant du terme.EUle vit sa vie trop passionnément pour se soucier des théories.Ce que je lui reprocherait, c’est d’être un peu ce que ron appelle « machiste » : c’est d’avoir, face aux hommes, la même attitude que les hommes ont face aux femmes.Elle dit toujours « les hommes » comme ces derniers disent, depuis des millénaires, « les femmes ».C’est classer les gens dans des catégories: c’est le début du racisme.» Jeanne est une comète.Elle traverse le ciel seule, elle n’a pas de satellites.Chez les hommes qui ont lu le roman, elle suscite aussi des réactions.« Ils rêvent tous d’être celui qui l’arrêtera dans sa course.Ils se retrouvent peut-être aussi dans les personnages masculins qui sont démunis et effrayés devant ce genre de femmes», note Nicole Avril.Jeanne est totalement imaginaire.Toutefois, avant de l’écrire, rauteur n’a pas hésité à aller voir une opération à coeur ouvert.Nicole Avril est fasemée: «.le péricarde se déchire comme un ciel d’orage, et, gorgé de sang, seul, unique, rubescent, acharné, fort et menacé, encore in-vameu, opiniâtre, persévérant, têtu, rythmant à l’infini le temps du temps, apparaît le coeur».Si le livre est dérangeant, il est aussi merveilleusement bien écrit.Un livre poids plume PIERRE QUESNEL John Irvmg, Un mariage poids moyen, Seuil, 294 p Le lecteur naïf croit peut-être que le nom d’une grande maison d’édition est un label sûr de qualité Le lecteur averti sait qu’il n’en est rien.Il en a des preuves chaque semaine.Il se trouve que les éditeurs sont aussi des marchands.Prenons ce livre-ci, par exemple.Son auteur, John Irving, s’est fait connaître mondialement pour avoir écrit un best-seller: Le monde selon Garp.Ce genre de succès suffit, du reste, pour me le rendre suspect.Recette présumée : sexe et sensationnalismes en tous genres.Un mariage poids moyen est antérieur à son grand succès.C’est un roman poids léger, très léger.Pour ne pas dire m^ocre.Le monde selon Irving, du moins dans ce roman, c’est le monde vu par le petit bout de la lorgnette.L’art de ce monsieur est grossier, son style bâtard, sa pensée simpliste, sa sensibilité d’une pauvreté affligeante, son humour pénible, ses dialogues à l’avenant.Voilà un récit qui se traîne dans l’anecdotique le plus trivial.Ne parlons pas des longueurs.Si bien que, à part quelques scènes érotiques qui ne manqueront pas d’émoustiller le lecteur, une grande partie de ce roman est proprement assomante de bêtise et de vulgarité.Car de l'érotisme, on en trouvera bien sûr, mais à rabais, du sexuel tout cru.Sans art, aucun.On en trouvera forcément puisque l’histoire est celle des échanges de partenaires entre deux couples libérés et « modernes», cela va de soi.Chassé-croisé des amours conjugales donc (pendant que les enfants sont couchés !) Avec Lesbos en prime, pour pimenter le tout ! (quant a son pendant masculin, si je puis dire, pas trace ! (Quant à son pendant masculin, si je puis dire, pas trace ! On est poids moyen ou on l’est pas ! ).S'il faut dire un mot de l’histoire, disons que, dans les débuts du moins, le troc des amants fait l’affaire de tout le monde mais voilà que bientôt la jalousie s’en mêle, ça grince un peu, et puis finalement on abandonne, on remet ça.Fin de partie.Et la vie continue.Les nostalgiques des gentilles par-touzes en petits comités se régaleront de ces histoires aigres-douces mais toujours croustillantes, à condition de ne pas être trop regardants sur la marchandise.Quant à moi, lecture faite, la morale est claire.L’important est de se faire un nom; après, ne pas s’er faire: on pubbera de vous n'import quoi.l* lîîV"' «il UH «HS î*” LK WGABOM» ivimdiule i,helTou^,,„ “•‘TrABOND IMMOBILE lE VAGABOND .„.,navecset crayon., et ' *!.!l de^roquer toül ce qu» •• , ntreprena'l nmmobillt* du ' !e9 rencontres ou rirnm P.a 4e fed- par E Qt ÉBEC j avec la collaboration de la I FONDATION DÉ I OPÉRA DF OllEBÉC 9||e GRAND THEAI HE DE QUEBEC llll.- SALLE LOUIS-FRECHETTE.TEL.643 8131.Dea frais de service de 75* par billet sont perçus par le Grand TliéAtre de Québec dans chaque nuu^é d'alimentation Provigo participant et aux gui^^bets du Grand Tlkéâtre.Au Musée du Québec JACQUES CARTIER LA FRANCE LA NOUVELLE-FRANCE ET LE QUÉBEC Du 9 mai au 19 août: Le trésor du Grand Siècle Jacques Cartier et la découverte du Nouveau Monde Les cadeaux du Roi La ville de Québec, le fleuve et ses voiliers Du 9 Diai au ') août: Découvrir la Grande Allée Québec 84: L’art d’aujourd’hui Entrée libre Heures d’ouverture tous les jours, de9hl5àl7h le mercredi, de 9 h 15 à 23 h Musée du Québec 1, rue Wolfe Parc des Champs-de-Bataille Québec GIR 5H3 Tél.: (418) 643-2150 Québe LE DEVOIR CULTUREL Le Devoir, samedi 5 mai 1984 31 Bernard Lagacé à l’orgue CAROL BERGERON Bernard Lagacé (organiste) — Samuel Scheldt (1587-1654).Tabulatara Nova (3ème partie).Messe pour orgue.Magnificat i Toni.L'orgue de la Collégiale Saint-Martin de Colmar, traction entièrement mécanique Calliope CAL 1747.texte de présentation en français — Dietrich Buxtehude (1637-1707) Praeludium en la mineur, sol mineur, ré majeur et si mineur, Passaglia en ré mineur.Magnificat nom toni, Canzona en sol et 4 chorals L'orgue Rudolf von Beckerath de l'église de rimmaculée-Conception de Montréal, traction mécanique Calliope CAL 1733, texte de présentation en français — Johann Sebastian Bach (1685-1750)' « The young Bach », Toccate en ré mineur S.565, Pastorale en fa majeur S.590, Fantaisie en sol majeur S 571, (petite) Fugue en sol mineur S 578, trois Chorals Préludes S 734, S.727, S.736.L'orgue Karl Wilhelm de l'Église Saint-Matthias de Montréal Titanic Records TI-14, texte de présentation en français.— Johannes Brahms (1833-1897).les 11 Préludes de Choral pour orgue op.122 et la Fugue en la bémol mineur (1857).L'orgue Hellmuth Woltt opus 20 de la Eight Church of Christ, Scientist de New York.Titanic Records TI-38, texte de présentation en anglais O * je refaisais mes enregis-// ^^trements, ils ne seraient très différents.» Voilà une réflexion qui, de la part d’un interprète, peut sembler étonnante mais l’organiste Bernard Lagacé, qui me l’a livrée, ne plaisante pas.Il nuance un peu son affirmation cependant, à propos d’un enregistrement consacré à des oeuvres de Johann Pachelbel (1653-1706) - pré-cuseur de Bach à qui l’on doit autre chose que le célèbre Canon; « Ça ne serait pas radicalement différent mais le jeu serait plus libre, moins lié, plus articulé et plus orné.» À 54 ans, Bernard Lagacé a gravé une quinzaine de disques.Il s’agit d’un exploit quand on songe à la précarité du marché du disque d’orgue.Seuls les plus grands interprètes peuvent atteindre ce nombre.Quinze disques, quinze preuves d’un talent exceptionnel, qui ne cède jamais à la facilité.Ses interprétations de Samuel Scheldt, de Dietrich Buxtehude, de Johann Sebastian Bach et de Johannes Brahms (les quatre gravures qui font l’objet de cette chronique) se distinguent par une lecture intelligente des textes, par un souci constant de rigueur et d’authenticité et par une connaissance profonde des ressources de l’instrument.« J’aime faire des disques: être dans un certain état de grâce, qui peut donner des résultats différents du concert et pas nécessairement inférieurs.» Bernard Lagacé ajoute: « Des oeuvres religieuses comme celles de Samuel Scheldt se prêtent admirablement bien à l’enregistrement, et pour l’exécutant et pour l’auditeur.Mais elles ne se placent pas facilement au programme d’un récital.» Dans ce cas précis de Scheldt (Calliope CAL 1747)L, Bernard Lagacé m’explique que l’enregistrement s’est fait de nuit sur l’orgue de la Collégiale Saint-Martin de Colmar (en Alsace).Il était seul à la tribune et les techniciens à l’écoute étaient invisibles et discrets comme des anges, à l’autre bout de l’église, dans la sacristie.À cause de la très grande réverbération du vaisseau, il n’était pas question de faire du montage de bande magnétique, chaque pièce devait être enregistrée sans interruption.Trois autres disques complètent cet enregistrement de la 3e partie de la Tabulatura Nova de Samuel Scheldt, et un cinquième disque qui n’est pas encore paru devrait nous donner une idée du contenu des le et 2e parties.Cette somme publiée en 1624 contient des variations, fantaisies, cantilènes, passamezzos, canons, toccatas, échos, psaumes, hymnes, un Magnificat et des paraphrases du Kyrie et du Credo.Le Buxtehude (CAL 1733) fait partie d’une intégrale de l’oeuvre du compositeur allemand d’origine danoise, un autre prédécesseur de Bach.Une intégrale qui comprend 8 disques et que Bernard Lagacé partage avec son épouse Mireille Lagacé.De cette oeuvre enregistrée à l’orgue Beckerath de l’Église de rimmaculée-Conception de Montréal, l’organiste est très heureux: « Nous avons travaillé l’interprétation à un point qu’il est pratiquement impossible de savoir qui joue quoi.Je crois que je pourrais m’y tromper.» Un seul disque permet difficilement de commenter une intégrale.Si, comme me faisait fort justement remarquer Bernard Lagacé, on ne comprend vraiment la pensée d’un compositeur qu’en embrassant toute son oeuvre, le même principe vaut pour l’interprète.Si les deux autres disques, consacrés à des oeuvres de jeunesse de Bach et à l’ultime partition achevée de Brahms (Titanic TI-14 et TI-38), sont, à mon avis, des réussites remarquables à tous égards, il est quand même possible de préférer le second.Peut-être parce que les 11 Préludes de Choral op.122 sont des oeuvres d’une grande et émouvante simplicité et que Bernard Lagacé en exprime admirablement bien la substance poétique et religieuse.5(r SAISON • 50- SAISON • 50' SAISON'» 50 SAISON 3 ORCHESTRE SYMPHONIQUE DEMOl'mtËAL CHARLES DUTOIT 8-9 MAI LES GRANDS CONCERTS Mardi, mercredi CHARLES DUTOIT MAUREEN FORRESTER, contralto DEBUSSY-ANSERMET Six Épigraphes antiques SCHAFER The Garden of the Heart STRAVINSKY Symphonies d'instruments à vent DE FALLA Le Tricorne Commandite de Beil Canada BILLETS 8$, 10$, 16$.21 $ CÉLÉBRATION OU lOOème ANNIVERSAIRE DE NAISSANCE D'ANSERMET Une heure avant le concert, 100 billets seront offerts à prix réduits si disponibles.n _ Salle Wilfrid-Pelletier Ov Place des Arts Guichets 514 842-2112 Redevance do 0 75 S s'iir'tout b»Hpt do plus de § S 1 Une imposante saison pour l’Orchestre des jeunes GILLES POTVIN La saison 1984-1985 de l’Orchestre des jeunes du Québec, la septième depuis sa fondation, sera des plus imposantes et comprendra pas moins de 30 concerts, incluant des séries à Montréal et à Québec, des tournées dans diverses régions du Québec' ainsi que des concerts de musique de chambre.À Montréal, la saison comptera cinq concerts à la salle Redpath de l’Université McGill ainsi qu’un concert hors série en avril à la salle Claude-Champagne.Les chefs et solistes invités ainsi que les programmes sont les suivants: Vendredi, 26 octobre; E’ranz-Paul Decker, chef d'orchestre.Symphonie no.31, (Mozart), Kon-zertmusik, op.50 (Hindemith), Symphonie no.S (Dvorak).Vendredi, 23 novembre; Un Mayer, chef d’orchestre et Gwen Hoebig, violoniste.Petite Suite (Roussel), Concerto en mi mineur (Mendelssohn), Danses de Galanta (Kodaly), Variations sur un thème de Haydn (Brahms).Vendredi, 18 janvier: Charles Dutoit, chef d’orchestre et Stéphane Lemelin, pianiste.Suite Lyrique (Berg), Concerto en la mineur (Schumann), Symphonie no.99 (Haydn).Vendredi, 22 février: Joseph Silverstein, chef ECHOS Jazz Montréal présente ce samedi à 20h 30 en l’église St.John the Evangelist, rue Président-Kennedy,un concert de violoncelle et de contrebasse avec l’artiste Dave Holland.¦ Les Mariés est le thème que Monique Pé-rigny utilise dans presque tous les tableaux qui feront l’objet d’une exposition à la Maison de la culture Marie-Uguay jusqu’au 29 mai.Une autre exposition au même endroit porte sur les oeuvres de 18 artistes féminines.Il y aura un festival interculturel à l’occasion du 20e anniversaire du Centre Monchanin dimanche à 20 h à la salle Marie-Génn-Lajoie de l’UQAM.d’orchestre et violoniste soliste.Ouverture Des Freischiitz {Vieixr), Jeu de cartes (Stravinsky), Concerto en ré majeur (Beethoven).Vendredi, 19 avril ; Simon Streatfeild, chef d’orchestre et Marie-Andrée Benny, flûéiste.Water Music (Handel), Concerto (Jolivet), Swiateo, un pas vers la lumière (Michel-Georges Brégent), création d’une commande de l’OJQ, Symphonie no.2 (Schubert).Le concert hors série du jeudi, 4 avril, à la salle Claude-Champa gne, sera donné avec la collaboration des Petits Chanteurs du Mont-Royal et du nouvel Atelier de l’Opéra de Montréal.Le programme comjirendra ïOratorio de Pâques de J.S.Bach pour souligner le tricentenaire de la naissance du compositeur ainsi que le Gloria de Poulenc.Uri Mayer sera au pupitre grâce à une subvention de $ 10,000 dollars de la Cie des pétroles Esso, rOJQ présentera trois concerts à Québec, à la salle Albert-Rousseau de Sainte-Foy.Vendredi, le 2 novembre, le chef invité sera Mario Bernard! et le soliste, le pianiste Louis Lortie.Le vendredi 25 janvier, les invités seront Simon Streatfeild, chef d’orchestre et Gwen Hoebig, violoniste.Un Mayer sera au pupitre le vendredi, 29 mars, alors que la soliste sera Sophie Rolland, violoncelliste.Dans le cadre des célébrations 1534-1984, rOJQ donnera cinq concerts sous la direction de François Dompierre entre le 19 et le 27 juin dans diverses villes du Québec.D’autres concerts auront heu en tournée dont les détails seront plus tard précisés.Deux concerts de musique de chambre seront présentés à l’auditorium du Musée des beaux-arts de Montréal, le 2 décembre et le 24 mars à 15 h 30.L’entrée à ces concerts est libre.La directrice générale de rOJQ, Louise La-plante, a également annoncé que Gilles Auger, qui poursuit ses études à la Juilliard School de New York, sera le chef d’orchestre en résidence de rOJQ pour la saison 1984-85.Rappelons que l’OJQ participera à l’exécution de la Symphonie des Mille de Mahler lors du gala du 30 mai prochain au Forum, alors que l’Orchestre symphonique de Montréal clôturera sa 50ième saison.CONSERVATOIRE DE MUSIQUE ET D’ART DRAMATIQUE DU QUÉBEC Les enseignants du Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec sont fiers de rendre hommage à leurs anciens éléves.André Gagnon Pianiste j ' Lorraine Pintal .Comédienne et co - fondatrice du «Théâtre de la Rallonge» SYNDICAT DÉS PROFESSEURS DE L’ÉTAT OU QUÉBEC On s’emploie à la relance culturelle L OPERA DE MONTREAL A m Directeur artistique |ean P-».i - RIGOLETTO (chanté en italien) Cette production est présentée grâce à la collaboration d'Air Canada ^ iR Louis Quilico clans le rôle-titre et Enrico Di Giuseppe • Costanza Cuccaro • Joseph Rouleau Odile Fay • Gail Desmarais • Roland Gosselin Charles Prévost • Gaétan Laperrière • Claude-Robin Pelletier Marie-Marthe Bernard • Marie Dugal Chef d’orchestre: Bruno Amaducci • Mise en scène: Frans Boerlage Décors: Harold Laxton • Costumes: Richard Lorain Éclairages: Wayne Chouinard • Maître des choeurs: René Lacourse Orchestre symphonique de Montréal 22, 25, 28 mai, 2, 6, 9 et 12 juin 1984 Première, vendredi, samedi; 12$, 15$.21 $, 30$, 35$ Lundi et mercredi: 12$, 15$.20$.28$, 33$ 'Rideau: 20heures précises Les compagnies suivantes ont généreusement contribué à la présentation d'une soirée d'opéra: Le Groupe La Laurentlenne • Pétroles Esso Canada Park Avenue Chevrolet Oldsmoblle Cadillac Inc.• Northern Telecom • Shell Canada ^ Caron, Bélanger, Dallaire.Gagnon et Associés n suis estourbi de bonheur galactique.» — Patrick Grainville «.Ah Dieu, que le naufrage est joli!» .« .— Figaro Maijame .«.Un nouveau tour de magie,que les amateurs ne sauraient manquer!.» ,—D CH Ciné Vidéo Star «.C’est généreux, tendre, fou, ardent, désespéré, avec les clins d'oeil de l'humour pour ponctuer le drame.On ne peut pas ne pas aller voir «ET VOGUE LE NAVIRE».» — France.Soir FEDERICO FELLINI ^ ET VOGUE LE NAVIRE.« Un film qui va droit au coeur.Ce film réussit le tour de force de conserver le ton de la sérénité, de la tendresse et de l’humour, tout en révélant l’exploitation sordide subie par les noirs de Martinique.Une chaleur et une authenticité qui forcent l’émotion.Et le classent dans la catégorie de ces films qu’il faut voir absolument et tout de suite, de crainte de le rater! » — Francine Laurendeau, Le Devoir « C’est un film que je recommande vivement.Tout simple.Mais sublime.Tout est émouvant dans ce film.Euzhan Palcy manifeste un talent évident de conteuse.Une chose rare par les temps qui courent!.» — Luc Perreault, La Presse « José est absolument adorable.la grand-mère; un personnage extraordinaire.C’est un film qui est très doux en même temps que dramatique.Un film que j’ai aimé! » — Chantal Jolis, À Première Vue « Il y a une telle sincérité, une telle justesse dans ce film.Il est intéressant de voir ce regard que les noirs jettent sur les blancs, sur eux-mémes.l’interprétation des comédiens est absolument remarquable.très juste, très prenant.J’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé ça! » — René Homier-Roy, A Première Vue * - GOUVERNORAT DE MARTINIQUE RIVIÈRE SALÉE.AOUT 1930 M :4c-.iU.3*' T y f.yMi Scenano de FEDERICO FELLINI et TONINO GUERRA Oirr'fit'uf c^e la photographie GIUSEPPE ROTUNNO Decors de DANTE FERRETTI Musique de GIANFRANCO PLENIZlO r.rrfi 5\|5' __ un film de ' EUZHAN PALCY d après le roman de Joseph Zobel Darling Legitimus-Garry Cadenat Douta Seek PARISIEN: 1:10, 3:10, 5:10, 7:10, 9:15.Sam., dernier spectacle 11:15.P.-V.MARIE: 1:30, 3:30, 5:30, 7:30, 9:30.35 MILTON 842-6053 EN FRANÇAIS SAMEDI & DIMANCHE 1.30, 4.10, 6.50, 9.20, SEMAINE 6.50 è 9.20.Version Originale Soua-TItre* Anglais Le PARISIEN 4 B PLACE VILLE-MARIE 480 ST-CATHERINE O 866 3856 CINEMA-1 866-0689 37 CAHIER Montréal, samedi 5 mai 1984 NORMANDIE, terre de souvenirs humeurs r- I ” .yj7' L’étang japonais du jardin de Claude Monet, à Qlverny.MONIQUE NUYTEMANS pare d’une qualité de plus : elle fait DIEPPE — Le camembert, le calvados, le cidre, la bénédictine et le « trou normand » ont, depuis des siècles, fait la renommée de la Normandie.S’il n’y avait que cela, ce ne serait déjà pas mal et on serait assuré d’y bien boire et d’y bien manger.Mais, en plus, la Normandie foisonne de points d’intérêt.Pour faire bien les choses, il faudrait s’y arrêter tous les dix kilomètres.Car, où qu’on aille, dans n’importe queUe direction, on tombe pile sur un château, une église, une plage, un village, une ville, tous lourds d’histoire, tant ancienne que contemporaine.Pour les Français, la Normandie a été la première région à être élevée au rang de site de villégiature.Elle le doit à ses plages, ses bois, sa campagne et sa proximité de Paris.Mais pour le touriste canadien de souche française, la Normandie se souvent partie de son arbre généalogique.Ca ‘ ;ar nombreux sont les Fran-çais’qui quittèrent leur Normandie natale pour venir peupler les rives de la Nouvelle-France.D’autres Canadiens, tant d’origine française qu’anglaise, ont une autre raison sentimentale pour venir se recueillir en Normandie.Car c’est là qu’eut lieu le malheureux raid de Dieppe en 1942, et c’est là également liberté, il y a 40 ans.Essayer de tout voir en Norman-die exigerait un séjour beaucoup plus long que celui que l’on consacre d’habitude à des vacances.Et comme toujours, il faudra choisir.1 de ¦ Au risque de me faire accuser de lèse-majesté, je me permettrai d’énumérer certains hauts lieux normands que l’on ne devrait pas man-nle que sej)assa le débarquement victo- quer en visitant cette riante région de France.rteux de 1944.Que de souvenirs ces visiteurs ressassent alors et avec quelle fierté ils désignent à leur femme, à leurs enfants ou leurs petits-enfants l’endroit de leur débarquement, de leur affrontement avec l’enneini.Ils racontent comment les plages étaient alors hérissées de fil de fer barbelé, criblées de mines, ponctuées de bunkers.Alors qu’aujourd’hui, de jolies filles insouciantes se dorent au soleil à l’endroit même où des jeunes gens de leur âge tombèrent au nom de la Parmi les villes, Rouen vient en tête de liste.Suivie de Caen, de Bayeux et de Ronfleur.Toutes jolies, toutes riches d’histoire.Lisieux est à voir aussi.Lisieux qu’une jeune femme, Thérèse, rendit célèbre.Une jeune sainte à la mémoire de qui on érigea une énorme basilique qui domine toute la région.On y verra le Carmel où elle était recluse.Mais de l’extérieur seulement.Car aucun visiteur — sauf le pape — n’a le droit d’entrer au Carmel.Attention : si on y entre, on n’en sort plus ! Puis, il y a Alençon et sa dentelle.Le point d’Alençon est né ici.C’est la dentelle la plus fine au monde, la plus coûteuse également.Plus attachante encore que les villes est cette délicieuse campagne normande qui relie les villes entre elles.Elle est tapissée de vergers, de pâturages et de forêts, parsemée de villages avec de charmantes maisons a toits de chaume, à façades à colombages, aux rideaux bonne-femme et aux géraniums aux fenêtres.Et sur la route du cidre, quel plaisir que de s’arrêter à l’une ou l’autre de ses invitantes fermettes et d’y déguster du cidre sous les tonneUes ! À Giverny, un arrêt s’impose à la • - ¦¦¦ t.To maison de Claude Monet.Tout en y parcourant son jardin, on est fascine, car on a l’impression de renouer connaissance.On semble connaître ce jardin, ce pont japonais, ces glycines blanches, ces iris mauves.On croit s’y être déjà promené.L’impression ne viendrait-elle pas plutôt du sou- Le château de Carrouges, près d'Alençon.L’insoutenable odeur de l’impôt NATHALIE PETROWSKI L’argent n’a pas d’odeur, c’est bien connu.L’impôt, par contre, pue.L’impôt fait peur comme un mauvais film d’Alfred Hitchcock produit par Jacques Parizeau.À chaque année, c’est la même chose : les gens deviennent complètement obsédés, terrorisés, té- tanisés par leur rapport d’impôt.l’a la dernière Ils attendent jusqu’ minute et transforment cette fatidique date en une journée de deuil national et de corvée collective, cautionnés par la certitude que c’est le prix qu’il faut payer pour vivre en société et pour rouler sur les autoroutes d’un cauchemar cbmatisé.Le rapport à l’impôt devient un rapport à la punition, un rapport de culpabilité envers cette épée de Damoclès qui tombe et tranche la tête des travailleurs, un jour avant leur fête.Ce jour-là, les travailleurs se prennent pour lessacrifiés de l’État.Ils vident leurs poches, grattent leurs fonds de tiroirs, dégèlent leur congélateur et passent à ta caisse, résignés, silencieux, courbés sous te poids de l’injustice sociale.Ils obéissent à contre coeur à un vieil adage romain qui remonte au temps où les percepteurs étaient des sympathiques soldats en mini jupes qui entraient par effraction dans les maisons en clamant : « Sors ton cash, bonhomme, sinon je t’empale avec ma lance.» Le temps et les énergies douces aidant, les méthodes ont changé et les lances sont devenues de drabs formulaires sans personnalité, mais les raisons sociales, elles, n’ont pas évolué.Il faut encore rendre à César ce qui lui revient et remettre à l’État ce que César a oublié de déclarer.Dans les ternes bureaux du Revenu, au matin du 30 avril, les travailleurs hagards, les contribuables hargneux n’avaient pas le coeur à fêter.En file indienne comme de simples soldats du système, tous les figurants du drame ressemblaient à Henru Fonda dans The Wrong Man.Tous en retard, donc tous coupables, devant le tribunal du J ugement dernier et portant malgré eux les stigmates d’une faute ancestrale.Car personne n’a la conscience claire devant le ministère du Revenu.Tout le monde a quelque chose — un petit oubli véniel, une légère erreur de calcul, un enfant en trop, une charge en moins — à se reprocher.Mais la tentation de rouler le système est forte.Elle est inversement proportionnelle à la rapacité impitoyable d’un État sans coeur, sans peur et sans odeur.goire, l’éternel retour de Claude Charron.Qui sait, en effet, où va tout cet argent ?Où vont tous les billets crépitants et gagnés au prix de mille efforts et de mille relations par des patrons zélés, des chefs d’entreprises dynamiques, des pigistes angoissés, des artistes torturés, des animateurs de Radio-Canada pénalisés pour leur belle gueule.Pourquoi l’impôt prend-il un plaisir maladif à les persécuter, à les poursuivre jusque dans l’intimité de leur Jaccuzzi ou de leur .sauna.Ecoutez, par exemple.la pathétique histoire de cet im presario qui Qui sait, d’ailleurs, où va tout cet argent gagné à la sueur de notre front et égaré dans des voûtes anonymes.Cet argent dont nous perdons subitement le contrôle et qui sert à financer des opérations-bidon, des routes défoncées, des édifices qui s’effritent, des stades décapités, des parlements austères, des télés pas payantes et des ordinateurs pas fonctionnels, sans oublier les neuf chauffeurs de Monique Bégin, les vacances-voyages de Trudeau, l’appartement meublé de Louise Beaudoin qui hésite encore entre le design finlandais et le rustique salvadorien, le siège réservé de Gilles Gré- présario que l’impôt harcèle pour $200,000.Nous dînions dans un fin et chic restaurant de la ville lorsque, la voix pleine de trémolos, il me raconta son pitoyable sort, la Mercedes qu’il faudra peut-être vendre, la piscine creusée à laquelle il faudra renoncer, les tableaux des grands maîtres et le piano à queue probablement expatriés au dépotoir municipal sinon à l’Armée du salut.Quel gâchis ! Et que dire de cet homme d’affaires millionnaire qui aurait voulu être un artiste et qui sub-üme en collectionnant les oeuvres des autres.Le fisc le talonne avec tellement d’acharnement qu’il songe à déménager en Ontario.Ou encore de tous ces pauvres pestiférés qui doivent déterrer les vieilles factures fripées pour justifier les 365 jours où ils brassent des affaires au restaurant.Songez un peu aux fortunes englouties dans les frais de représentation que doivent défrayer tous les personnages publics piégés par leur propre visibilité.Le coiffeur, la manucure, le couturier, le masseur, les pots de fleurs, les pots-de-vin, la maison au Vermont, la villa sur la Riviera, tous les accessoires déterminants qui renforcent une image et redorent un standing social : tout cela coûte excessivement cher et tout cela n’est presque jamais déductible d’impôt.Mais contre mauvaise fortune, il faut savoir être bon perdant.Car malgré cette odeur insoutenable et nauséabonde qu’il dégage, l’impôt est un mal nécessaire.S’il n’y avait pas d'impôt, comme le souligne judicieusement Astérix, il n’y aurait pas de revenus, donc pas de travail, donc pas d’économie et, à la limite, pas de pays.Moralité : il faut à tout prix changer notre rapport à l’impôt.Ne plus y voir l’instrument de notre châtiment mais, au contraire, le tremplin de notre salut, le prétexte de notre rédemption collective.Il faut retrouver le sourire à chaque fois que nous remplissons le formulaire et que nous imaginons Jacques Parizeau gonflé comme un pneu Michelin.Il faut déclarer que nous n’avons rien à déclarer, sinon les trois quarts de notre salaire, et s’empresser de poster le généreux chèque en l’accompagnant même d’une prime patriotique à l’État.Payer ses impôts est un privilège.Après tout, s'il n’y avait pas d’im- Apre pot, ( pot, de quoi pourrions-nous nous-plaindre ?Nous serions comme les Soviétiques à qui l’État ne prélève qu’un minable 3 %, juste de quoi repeindre le tomteau de Lénine.Nous ne serions pas seulement tristes le 30 avril, nous serions tristes et coupables tout le temps.r PUCE/PLACE AU COllB -TEUj?l>'îiMPÔTS,ENVOyÊ jSpfciAl PE JULES CtSA9i « Il faut rendre à César.» (Courtoisie d’Astérix le Gaulois, Dargaud, éditeur.) (Photos : Monique Nuytemans) venir des nombreux tableaux que l’artiste en a brossés et que l’on a vus à Paris, à New York, à Cmcago, à Ottawa, à Léningrad, à Moscou ou dans quelque livre d’art ?Les châteaux pullulent en Normandie et nombre d’entre eux sont ouverts au public.Le plus original — selon moi — est celui de Vascoeuil, près de Rouen.11 expose des collections de tapis, de bijoux, de peintures ]ui se renouvellent tous les six mois.5“ Collections qui ajoutent encore à l’intérêt initial de la visite, car Vas- Suit* t la paga 40 TOURBEC=PARI Vols nolisés ?TOURBEC MONTRÉAL: O’autns départs sont dlspoalblat à d’autres prix Départs du 4 au 18 juin Retours avant le 16 juillet Conditions d’appiicalion: consuitaz ies conteiiières en voyage de Tourbec 3506.av.Lacombe / 342-2961 / TOURBEC QUÉBEC: 29.rue d’Auteuil / 694-0424 / TOURBEC SHERBROOKE: 29.rue King ouest / 563-4474 / m i'm panait 4t I Le Devoir, samedi 5 mai 1984 TOURISME Arromanches : l’invasion pacifique **’**^-*’'-î ' '¦ V ~if' •»* * Monument commémoratif près de Courseulles-sur-Mer.(Photos : Jacques Coulon) Culture et tourisme grecs à l’île de Lesbos cet été Combiner culture et tourisme en (Irèce, voilà une possibilité offerte cet été par le centre de langues 'l'ransatlantique, en collaboration avec l’Office national du tourisme grec.Ces organismes proposent un alléchant voyage d’un mois dans l’île de Lesbos pour aussi peu que |1,49D en classe économique et $1,799 en classe de luxe.Ce forfait comprend le transport aérien Montréal-Athè-iies-Le.sbos, ‘28 jours d’hébergement dans le village de Mythimna ainsi que 36 heures de cours de grec en juillet et en août.Les départs se feront les 31 mai, 5 juillet et 2 août.Le but de ce voyage est d’apprendre la langue grecque tout en favorisant la détente et le contact avec les gens du pays.Afin de permettre aux participants d’explorer les îles et villages environnants, les cours de grec moderne débutent quatre jours après le départ de Montréal et se terminent six jours avant le retour.Les 36 heures de cours inclus dans le programme se répartissent sur 18 jours à raison de deux heures de cours par jour.Le centre de langues Transatlan-tajue, une institution reconnue par te mim.stère de l’Éducation du Québec, e,st à la fois une école et un club créé pour familiariser ses membres avec la culture et la civilisation grecques.Situé au 1535 ouest, rue Sherbrooke, on y donne des cours de langue et de cuisine, on y tient des réceptions, on y organise des lectures de poésie, on y présente des films.Ceux qui fréquente ce centre sont généralement passionnés de voyage et c’est dans cette optique que les séjours culturels et touristiques à l’île de Lesbos ont été mis sur pied.Située pas très loin des côtes turques, Le,sbos est la plus grande des îles de la mer Égée orientale, la troisième de Grèce.La richesse de ses côtes, bordées de nombreuses plages dé.sertes, offre beaucoup de possibilités de découvertes et de promenades.Le petit village de Mithymna, accroché au roc et dominé par son château médiéval, est parsemé de petites maisons de pierre et de bois formant un labyrinthe étroit de rues pavées qui donnent sur la mer et aboutissent au petit port.Mme Iréna Karafilly, directrice du centre de langues Transatlantique, est en mesure de fournir tous les renseignements voulus sur le programme d’été dans l’île de Lesbos, au numéro 9,37-6848.— MARIE LAURIER Neuf millions et demi de visiteurs en Chine PÉKIN (Reuter) - Près de 9.5 millions de visiteurs venus de l’étranger se sont rendus en Chine en 1983 pour affaires ou tourisme, apportant avec eux pour 1.86 milliards de yuan ($881 millions) en devises, a annoncé cette semaine le bureau d’État des stali.stiques à Pékin.Les visiteurs se décomposent en 873.000 étrangers, soit une augmentation de 14.3 % par rapport à 1982, et 8.604.000 t'hinois vivant hors de la République jKipulaire, représentant une I ogression de plus de 20%.JACQUES COULON Quarante ans après que les premiers éléments des forces d’invasion alliées eurent pris pied sur les cinq plages normandes désignées pour la plus formidable opération navale et militaire de tous les temps, cette petite ville de la côte du Calvados, située à huit kilomètres de Bayeux, se prépare à subir sa seconde invasion, pacifique cette fois.Partout des drapeaux, des banderoles, des fleurs et des panneaux explicatifs fraîchement peints pour ceux qui ne sont pas très familiers avec l’histoire.Les magasins de souvenirs débordent de marchandises et les restaurateurs, qui s’apprêtent à « une saison historique », jurent leurs grands dieux que les prix ne seront pas augmentés .On a fait la toilette des anciens tanks, canons et péniches de débarquement placés le long de la rue principale, face à la mer, autour de ce qu’on nomme justement !’« exposition permanente du débarquement ».Sur une petite esplanade dominant une belle plage de sable, face à cet extraordinaire musée, les couleurs des nations britannique, américaine, canadienne, française, belge, polonaise, hollandaise, norvégienne et luxembourgeoise flottent au vent.Une façon de rappeler que sans l’effort conjugé de tous ces pays, la bataille de Normandie — prélude à la fin des hostilités — n’aurait probablement pas été gagnée.Dans un rayon d’au moins 100 kilomètres, les hôtels sont déjà pris d’assaut et les touristes qui seraient tentés d’aller faire un tour par là, entre les 4 et 12 juin surtout, ont intérêt à le savoir d’avance ou à reporter d’un mois ou deux leur pèlerinage aux plages du débarquement.Aux prises avec d’épineux problèmes d’hébergement, les responsables des régions touristiques et des villes d’accueil qui ont travaillé à l’organisation des manifestations officielles conseillent vivement à ceux qui désirent se rendre en Normandie durant la première quinzaine de juin de s’adresser aux associations et agences de voyage qui ont planifié leurs séjours depuis longtemps.On attend, en effet, pas moins de 30 à 35,000 visiteurs de Grande-Bretagne et d’Amérique du Nord seulement, et une foute de personnalités venant d’une trentaine de pays participeront aux cérémonies débutant à Caen, le 5 juin, veille du fameux Jour-J 1944.Parmi ces personnalités se trouveront la reine d’Angleterre, Ml CO CO CO CO CO CO CO CO CO CO CO CO CO CO CO M M CO CO CO CO CO COI Cimetière canadien de Beny-sur-Mer.les rois de Belgique et de Norvège, Mme Margaret Thatcher, les presidents François Mitterrand et Ronald Reagan, les premiers ministres Pierre Trudeau et René Lévesque et une importante délégation parrainée par les Affaires des anciens combattants du Canada.De part et d’autre de l’Atlantique, on explique l’ampleur des événements commémoratifs et le grand nombre de touristes attendus de la façon suivante : la plupart des vétérans de la campagne de Normandie et les membres d’amicales et d’associations culturelles intéressés aux événements de la Seconde Guerre mondiale, sont maintenant dans la soixantaine avancée, sinon plus, et il est problable qu’on assistera, en juin, aux dernières grandes commémorations.Arromanches — située près de l’estuaire de l’Arro — ne fut, pendant des siècles, qu’un petit havre de pêche jusqu’à ce que l’arrivée du chemin de fer en Normandie en fasse, à la fin du siècle dernier, une station balnéaire à la mode.À cause de sa situation géographique, elle fut choisie par le haut commandement allié comme le principal point de chute de l’armée dTnvasion qui, à l’aube du « jour le plus long », commença de déferler sur les rives et les campagnes normandes.Elle se trouvait etre le centre stratégique de la plage Gold, longue d’environ cinq kilomètres et assignée à la 50e division d’in- fanterie britannique.Dès le 7 juin, les forces d’assaut transportaient les éléments préfabriqués de deux ports artificiels devant être assemblés à Saint-Laurent-sur-Mer — zone américaine — et Arromanches.Ces ports comprenaient surtout des plates-formes d’accostage constituées d’énormes caissons métalliques et des « routes » posées sur flotteurs et reliant les quais à la plage.Pour assurer la protection de ces installations contre les tempêtes, une teinture de 115 caissons de béton armé — certains mesuraient 70 mètres de long et avaient la hauteur d’une maison de six étages — posés sur le fond de la mer, fut établie à un peu plus d’un kilomètre au large.Six jours seulement après le premier assaut, 326,000 hommes et 54,000 véhicules de toutes sortes avaient transité par Arromanches.Le port demeura actif jusqu’en décembre 1944.La mer, qui abrite toujours de nombreuses épaves et quantité d’ob-jets de toutes dimensions, rejette parfois sur les grèves d’étranges vestiges, lors des grandes marées d’équinoxe.Souvent, en se retirant loin au large, elle découvre les restes d’une soixantaine de navires marchands coulés aux premières heures du débarquement pour servir de digue de fortune contre les fortes houles.Seuls les pontons Phoenix sont toujours visibles.Construits pour durer quatre mois, une quarantaine de ces caissons de béton continuent de résister aux tempêtes qui les démantèlent peu à peu.Les pêcheurs y ramassent des crabes et des coquilles Saint-Jacques.Ceux qu’intéressent les circuits des plages de débarquement en Normandie (visite des villes principales, des plages de débarquement, des musées, etc.) peuvent encore s’adresser, le plus rapidement possible, aux agences de voyage suivantes : Voyages Bel-Air, Inc.(871-8330).Séjour de trois semaines à partir du 31 mai.Normandie, Belgique, Hollande.$2,500 par personne sur la base de deux personnes par chambre.Le Tourisme français (935-5253).Séjours de trois et sept jours Les flâneries normandes.Rouen, Caen, les plages et le bord de la mer jusqu’à Cherbourg.Dernier départ le 16 septembre.Allan’s Travel Service, Ltd, Ottawa (613-238-5696).Circuits de 14 jours comprenant non seulement la Normandie, mais des villes anglaises, Paris, la Belgique et la HoUande.Départs les 18 mai, 13 juillet et 14 septembre.Mimoco Travel, Toronto (416-259-5694).Circuits de différente durée commençant le 1er juin.Londres, Caen, la Normandie, Paris et retour à Londres.CLUB CLUB IXd VOYAGES JEUNESSE En collaboration avec la faculté des Sciences de l’éducation Université de Montréal VOUS PROPOSENT UNE VISITE DE LA .GRÈCE DU 28 JUILLET AU 18 AOÛT: $1863.00 Incluant: — Le transport aérien et terrestre — Les hAtets (classe A ou B — 2 par chambre) — Les petits déjeuners et 3 soupers — Les excursions guidées M.Gravel, professeur titulaire à l'Université de Montréal, accompagnera le groupe.Pour renseignements: Club Voyages Université (lundi au vendredi de 9h00 à 18h00) Tél: (514) 844-2831/1-800-361-5080 (Permis du Québec) M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M IM POUR L’EUROPE Réservez vos billets d'avion au prix économique Consultez^nous pour les spéciaux Londres $348 US NEW-YORK - BRUXELLES et retour un an $398 US NEW-YORK-BRUXELLES SB $199 US NEW-YORK - MADRID Aller simple, BS $289 US NEW-YORK à MADRID, RT, BS $399 US SPÉCIAL PARIS à partir de $398 CAN « 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SUCCÉDÉ.SUR UN PLATEAU.Afin de vous offrir un tarif super-économique, nous avions pensé que vous servir un panier-repas ne serait pas une mauvaise idée.Nous avions tort.Si notre tarif Air France Vacances avait beaucoup de succès, notre «boîte à lunch», par contre, nén avait pas du tout.Et vous nous l'avez fait savoir.Nous vous avons écoutés.Nous avons gardé les tarifs super-économiques et supprimé la «boîte à lunch» en la rem- plaçant par un tout nouveau service.Si vous vo)/agez à un tarif superéconomique, votre repas sera maintenant servi à votre siège.Sur un plateau.Accompagné de bière ou vin français (blanc, rouge ou mousseux) à votre choix.Gratuitement! Notre «boîte à lunch» n’a pas été un succès?Oubliez-la! En choisissant un tarif super-économique, vous bénéficiez maintenant d’un service à la place.Offert sur un plateau.AIR FRANCE TOURISME Le Devoir, samedi 5 mai 1984 P' La tapisserie de Baveux Un fragment de la tapisserie longue de 70 mètres.(Photo : Monique Nuytemans) Portsmouth aussi commémorera le Jour-J VOYAGER SANS DOULEUR Boire et manger ailleurs MOMIQUE NUYTEMANS pjn voyage, il faut toujours se méfier d’abuser des bonnes choses.Ce n’est pas parce qu’on est en vacances qu’on peut se permettre trois gros repas par jour, avec apéritifs et vin à gogo.Si on le faisait chez soi, on écoperait d’une indigestion ou d’une jaunisse.À l’étranger aussi ! Et même à plus forte raison à l’étranger que chez soi, car on subit peut-être encore les affres du décalage horaire, la fatigue s’en mêle parce qu’on veut tout voir à la fois, et on mange des mets auxquels son organisme n’est pas habitué.Si vous voulez, donc, profiter au maximum de vos vacances, suivez la ligne de la modération.Laissez à votre estomac le temps de s’habituer aux feuilles de vigne farcies, à la pieuvre vinaigrette, au marcassin à la crème fraîche.Mais ne refusez pas automatiquement ces spécialités du pays sous prétexte qu’elles pourraient vous faire du tort, et ne rappliquez surtout pas à la première pizzeria du coin.Vous manqueriez beaucoup.Tout comme l’oeil doit s’habituer aux originalités d’un pays, l’estomac doit s’adapter aux spécialités culinaires.Un bon principe de base, en voyage, est sans doute de prendre un excellent repas le soir.Je sais : les diététistes vont hurler.Ils disent que c’est le midi qu’il faut prendre son repas principal.Je veux bien, mais après un gros repas de midi avec du vin, on a beaucoup envie de faire la sieste plutôt que d’aller découvrir Goya, Velasquez et El Greco au Prado.Tandis que le soir, les musées sont fermés.Donc : bon petit déjeuner.lunch léger, mais solide dîner avec les spécialités du pays.Celles-ci sont souvent les moins coûteuses, les mieux apprêtées et les.plus fraîches.Il en va de même pour les vins qui sont souvent excellents, mais inconnus de nous, parce qu’ils voyagent mal.En ne mangeant pas entre les repas et en marchant beaucoup, on éliminera aussi tout risque d’embonpoint.Si, même en faisant attention, vous sentez que votre estomac ou votre foie, ne tient pas le coup, mettez-vous à la diète pour un jour : thé et rôties pour la journée.Évitez toujours de boire l’eau du robinet, où que vous soyez.Aussitôt arrivé à votre chambre d’hôtel, commandez de l’eau minérale.Employez cette eau même pour vous brosser les dents, et fermez la bouche en prenant votre douche (au cas où vous auriez l’habitude d’y chanter Carmen .) Une migraine tenace vous prend au moment même où vous vous apprêtez à visiter la ville.Pourtant, vous avez rarement mal à la tête ?C’est normal : le changement d’atmosphère peut en être responsable, comme la tension, la nervosité, l’altitude auæi.À Mexico, la direction met deux cachets d’aspirine sur votre table de nuit; à Cuzco, au Pérou, aussi.Il faut quatre jours à l’organisme pour s’habituer au manque d’oxygène qu’entraîne l’altitude.Prenez donc vos deux cachets d’aspirine, allongez-vous pendant 20 minutes.Ensuite, bonne promenade.Et, pour les heures qui suivent, ne surchargez pas votre estomac.Ne décidez pas un voyage en EUROPE sans avoir la brochure MALAVOY! , • Les meilleurs hôtels et services • Prix tout compris à l’abri des surprises • Grâce à nos réservations sans intermédiaire et à notre travail artisanal.• .les meilleurs prix à services et qualité comparables.^rirti^nyyvvinnro'virtnrinnf » » GMNO TOUR D’EUROPE I ESPAQNE/PORTUQAL/MAIiOC FRANCE/ITMiE/SUISæ yyTHfTinroTVinnrvirinnp 30 juin su PROVINCES DE FRANCE : EUROPE GERMANIQUE : DANEMARK/ALLEMA00 02 029196 818 KRNKST LA-FLVMMI’l demandeur \s LKS \l T os 5 ÉTOl L KS LTÉ K.défen (Un esse Le 15 mai 1984 à 10 heures au domicile du demandeur au No 4566 rue Pai lhenais.dans les v ille et disliiel de Montréal .seront vendus par auloi Hé rie Justice, les biens el eflels de la partie demanderesse.s00 27 1032O-H.38 JKANNK DKS-NoYKHS agi.ssant pour et au nom de l.IIONORABLK PR()(*URKUR GKNÉRVL demanderesse, vs-LKS MINKS DK SILICK MONT RÉ VL LT É K.défenderesse Le 17 mai 1984.à 12 heures au domicile de la défenderesse au No 50 Place ( ré-ma/ie Ouest «317 A dans les ville el disl» ict de Montréal, seront vendus par autoritéde Justice, lesbiens el effets de la défenderesse, saisis en celte cause, coasislant en 1 Pho tocopieusc Xerox 3100 avec acc , 1 classeut 2 tiroirs, couleur beige Meubles de bureau, etc Conditions VRGKNT COMPTANT J K VN JOBIN.hui.ssier.845-1147 Monliéal.le 5 mai I9H4 Pi o\ ince de Québec.District de Montréal.COUR PROVINCIALK, No 500 27 007838 834 MONIQUK DION, agissant pour el au nom du SOUS MINISTRK DU RKVKM DU QUÉBKC.demanderesse, vs KI.L A H i: L K N C( )TT KN.défende lesse l-e 17 mai 1984.5 10 heures au domicile de la défenderese au No 4K501 ue Côte Sl-Luc.« 106dans les \ ille et district de Montréal, seront v endus par autorité de J uslice.les biens et effets de la défenderesse, saisis en celle cause, consistant en I (Irand sofa fleuris, 1 humidificateur Kleelrohome.meubles de ménage, etc Conditions ARGKNT COMPVVNT JKAN JOBIN.huis-siei.845 1147 Montréal, le 5 mai 1984 l*io\mce de Québec.District de Molli léal.COU rf PROVINCIALK No 500 02 001378-842 JACQUKS BRI NKAU (CYCI.OVAC KNRG), (lemanderes.se.-vs- I.KRCAN INf'.défende! es.se Le 17 mai 1984, 5 13 heures 5 la place d'affaires de la défenderesse au No ,3565 Terrasse M.ucii à Cangnan.district de Mont-I éal.sei ont v endus par autorité de Justice, les biens el effelsde la dé-fendei esse saisis en telle cause, (onsistant en 1 filière classeur.4 li-loits en métal beige.I machine 5 éci II e « SKARs » corrector, meubles de bureau, etc Conditions \R(;KNT COMPTANT DANIKL LKFKBVRK, huissier.845-1147 Monlréal.le 28 avril 1984 l’i o\ iiuc de Québec.Distru t de Monliéal COUR PROVINCIALK \o 500 02-0.54429-829 CHAR-TR WD MICHKI, demandeiesse.-V Z VRBONI .1 \MKS.défen-del esse Le 16 mat 1984.à 10 OOheuies au domicile de la défenderesse, au No 34.20e avenue, en la cité de Latlune.district de Montréal, seront venduspar auloi itéde Justice, les biens et effet.s de la défendei esse, saisis en celle cause consistant en 1 \ éliicule automobile de marque Pl\mou! h beige avec acc .1 moto-tviletletüuleui noirllarlev David-soiielacc Conditions ARGKNT ( OMPI'VNT CAROL PAUZK.huis siei* 365 7171 Montréal, le 2 mai 1984 Pi o\ ince de Québec.District de Montiéal COUR PROVINCIALK No 500 02 03*2490 828 DUOTROLL CORPOR \TION LTD , demandeiesse -VS- FRANCIS I.ORD.dé-fendeui Le 15 mai 1984.à 11 OOheu-1 es au domicile du défendeur, au No 171 ue .la.sper.en ta cHé de Beacons-field.district de Montréal, seront vendus par aulontéde Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en celle cause, consistant en I (‘haine stéi éo Akai ampli, tuner, table el acc 1 v idéo Bêla Zenith avec lélévomtnande 1 TV couleur Ut-Lu’hi2fl‘.elc Conditions ARGKNT ( OMPTVNT GILLKS MALOJR.huissier 288 6317 Montréal, le 5 mai 1984 1*1 o\ itice de (Juébec.Disti ict de Monliéal COUR SUPÉRIKURK No .500 05 007 360 819 BLUKNOSK KNTKHPRISKS LTD ROSS AR-NOTT demanderesse —VS — BRI ( K MKKHAM KT KDITH Bol ( MKR MKKII AN.défendeurs Le L5 mai 1984.5 11 00 heuresau domicile des défendeurs, au No 21 rue VVe.slwood.en la citéde Hudson, se I ont V endus par autoi ité de .1 ustice, les biens el effets des défendeurs, saisis en cette cause, consistant en 1 (kicivio V'iking.une horloge Grand-pèle.1 cabinet à boissons, stéréo Clan stone, etc Conditions AR GKNT COMPTANT GILLKS M \LO JR , huissier.288 6317 Mont-léal.le .5 tn.u 1984 Pi ov ince de Québec.District de Monliéal COUR PROVINCIALK No 500 02 04I48.3-R30 BOSTON F VCTORS OF CANADA, deman-(ieies.se -VS- ALYR LOISKL.CAROL VSPl Rot ( Le Cotier enrg ).délendeuts Le 16mai 1984.5 10 00 heuies au domicile des défendeurs, au No 4975 rue Édouard Monlpetil.en l«‘.s cité el district de Montréal, seroiil vendus par autorité de Jus-lice, les biens el effets des défen deurs.saisis en cette cause, consistant en 1 système de son.table louinante, receiver, haut parleurs, TV couleui 14".lloveseat Condi-lions VRGKNT COMPTANT IKVN evRON.huissier.288-8317 Montiéal.le 5 mai 1984 Prov ince rie Québec.District de Montiéal COUR PROVINCIALK No .500 02 009,378 840 MONTRKAL SPORT PANTMOUSK INC .demandeiesse -VS- AUX ARMKS DK FRANCK INC .défenderesse.Le 15 mai 1984 5 10 00 heures 5 la place d'affaires de la défenderesse au No 2020 I ue Université en la cité de Monlréal.seront vendus par auto-I Hé de .luslice.les biens et effelsde la défendcre.s.se, saisis en celte cause, consistant en 247 pantalons en laine ou coton pour dames, 110 plus chenu.ses différentes pour hommes.plusieurs lots de vêtements de toutes sortes Conditions ARGKNT COMPTANT JKAN CARON, huissier.'288 6317 Montréal, le 5 mai 1984 Canada.Province de Québec.District (le Montiéal.COU R PROVINCI VLK No .500 02 012455-841 SY-LKAN INVKflTMKNTS LTÊK.partie demanderesse.— VS — PKTKR FKINGOLD.partie défenderesse PR KN KZ AVIS que le 16 mai 1984 5 13 00 heures Au 1000.Pratt «204, Oulremonl, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens el effets de PKTKR KKIN GOLD.saLsisen cette cause, consis-tant en 2 causeuses en matériel orange brûlé, 1 table 5 café.1 télé-vi.seur couleur 19" Sanyo.1 récep-leui um/fm Sansui et 2 enceintes ac-cousli()ues.1 banc d'exercice et acc Conditions PAIKMKNT COMPTANT Ren.selgnemenls DKNls S I-LOUIS.hui.s.Hier.284-1148 De l'élude Paquette.Rocheleau, Dion, Grenier & ass.huissiers Montréal le 01 mai 1984 Prov ince de Québec, District de Montréal.COUR PROVINCIALK.No 500 02 046082 835 LA COMMISSION DKS NORMKS DU TRA VAIL, demanderesse, -vs-GKOR-GKSK KARLOZIAN KT AL.défendeur Le 17 mal 1984, à 13 30 heures au domicile du défendeur au No 3225 rue Cartier, en la cité Chôme dev.dtMlrlct de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens el effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en I TV couleur Sanyo It Appareil Jerrold acc, 1 Vidéocassette recorder Panasonic portatif, 1 radio portatif Sanvo.effet mobilier divers Condl-Uons ARGKNT COMPTANT GAÉTAN ROY, huissier, 879-1007 Montréal, le l mal 1904 ( .iii.id.i Prov ince de Québec.Dis Il Kl de Monliéal.( OCR PROVIN CIVLK No 500-27 005512 837 ( I \l DK MKUMKK.PKHCKP 'I Kl H pal tie demanderesse.-vs-IIVKRISBRIVN partie défende res'.e PRKNKZ AVIS que le 16 mai P)84 à 10 00 heures Au 776.12e Ave nue I achine district de Montréal, set ont V endus par autortlé de Jus tue les biens el effets de H ARRIS BRI VN saisis en cette cause, consistant en t table 5 café en bois rec tangulaite.1 table de coin en bois, i fatileuil en tissus de couleur vert.1 fauleuil quatre places en tissus vert.1 ai moue en bois quatre tiroirs et deux portes vitrées Conditions P VI KM KNT COM PTANT Henseï gnemenls DVNIKL KMOND huis siet *284 1148 De l'élude Paquette.Hot heleau.Dion.Grenier & ass.huissieis Monlréal le02 mai 1984 Canada.Prov ince dt-Québec, Dis-iMcl (le Monliéal.COUR PROVIN l I \LK No '200 ‘27 00;)990-826.200-27 Ofl.)»35K21 MAURICK RACKTTK.paille demanderesse, — VS — TVRDV R VYMOND.partie défen del esse PRKNKZ AVIS que le 16 mai 1984 5 L) 30 heures Au 11371.l*la/a Monliéal-Nord.district de Mont I éal.seront vendus par aulo-1 Hé de .1 usl Ice, les biens el effets de R VYMOND TARDY .saisisen cette cause, consistant en 1 classeur de m.iKjue Commodore en métal iK'ige.'iliioirset acc.1 cla.s.seurde mai‘(|ue Cole en métal gris, 1 table 5 dessin en Iwi.sel acc 1 téléviseur de mai ({ue Viking 26' sur table en mé lal sui luuleltesel acc Conditions P VIKMKNTCOMPi'ANT Renseï gnemenls (IILLKS POIRIKR.hiiissiei.284-1148 De l'élude Pa-(|iuite.Rocheleau.Dion, Grenier & .rss .huissiers Montréal le 02 mai l‘)K4 Can.ula.Piov Ince de Québec.Dis-liKi de Monliéal.COUR MUNICI-Î*\LK No ST84/0822 VILI.K DK VKRDUN.partie demanderesse.• \s-('l KRRIKR RICHARD, partie délendeie.sse PRKNKZ AVIS que le 17 m.ii 1984 5 10 .30heuies Au 3871, Vt*idun.Veidun.district de Monl-léiil.seront venduspar aulontéde Justice.les biens el effets de RI CM VHD CUKRRIKB.saisis en celle cause, consistant en 1 automobile de marque Ponliac modèle Catalina 400.4 portes couleur or im-mati icué Québec 84 et acc Condi-lions I* VIKMKNT COMPTANT Renseignements DANIKL KMOM).hui.s.sier.284 1148 De t'é tude Paquelle, Rocheleau.Dion.Gi enter 6 ass.hui.ssiers Montréal le 01 mai 1984 Canada.Prov nice de Québec.Dis-liict de Terrebonne.COUR PRO-VINdVLK No 700 02-0001.50-848 LKS I*IC,KONS DU,demanderesse, -vs VLTIDA BIKNNK.défendeur I.e 16 mai 1984 5 II 30 heures au domicile du défendeur, au No 11060 rue Hé-beil «I.en ta cité Montréal-Nord, dislnct de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cau.se.con.sistant en 1 mobilier de salon 3 mcx beige.I radio enregistreuse Candie.1 TV portative Viking brune 6 acc, Kffet mobilier divers Conditions ARGKNT COMPTANT \M)RÉ PKLLKTIKR.huissier, 879-1007 Monlréal, le 2 mai 1984 Canada.Province de Québec.Dis-tiict de Monlréal.COUR PROVINCI \t.K.No 500 02-063066-8.36 IM-PRIMKRIKTRISTAR INC., partie demandere.sse.— VS — LKS IN-VKSTISSKMKNTS G M INC .partie défenderesse PRKNKZ AVIS que le 16 mai 1984 5 13 00 heures Vu 675.PI Soulanges.Brossard, disti ict de Montréal, .seront vendus par auloi Hé de Justice, les biens et ef-felsde LKS INVKSTISSKMKNTS G II INC .saisis en cette cause, con-.sislanl en 1 bureau 3 tiroirs er^bois bi un.1 chaise sur roues en tissus beige.I bureau en bois 3 tiroirs de couleur beige, 1 chai.se sur roues en lis.sus beige, t maehine 5 chèque Pay master.1 calculatrice à ruban portative, et autres biens meubles Conditions PAIKMKNT COMPTANT Renseignements NORMAND POISSANT, huissier.284-1148 De l'étude Paquette.Rocheleau.Dion, Grenier & ass.huissiers Montréal le 01 mai 1984 Province de Québec.District de Montréal.COUR MUNICIPALK No 12161 VILLK DK MONTRÉAL-NORD, demanderesse, -vs* GINKTTF^ TARDY, défenderesse Le 16 mai 1984.5 11 SOheuresaudo micile du défendeur au No.12345 rue Lapierre #1, en la cité Montréal-Nord, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effet.s du défendeur,^! SIS en cette cause, consistant en 1 mobilier de .salon bleu 2 mcx.1 TV couleur portative Sanyo & acc.brun.I chaise berçante en bols brun et blanc, effet mobilier divers Conditions ARGKNT COMPTANT ANDRÉ PKLLKTIKR.huis.sier.879-1007 Montréal, le 2 mai 1984 Province de Québec.District de Montréal.COUR SUPÉRIKURK.No 500 05-015778-812 COOPÉRA TIVK FÉDÉRÉK DU QUÉBKC.demanderesse, -va- USINAG K DK SILICK'IIAMPI.AIN LTÊK.défen deresse l.e 15 mat 1984.à 10 00 heure 5 la place d'affaires du défen deurauNo 910 rang Des Dumas en lu cité ( )rmslown.district de Beau-harnots, seront vendus par autorité de Justice, les biens el effets de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en 1 camln CMC 10 roue.s Dompeur rouge sans identlft-calion & acc.1 camion Kucitde oi ange « Fiole 150.2-60-01 licensé & acc.J compresseur IJ» Tarahi.Équipement divers Condiltona ARC.KNT COMPTANT MICHKL RO-BILi.ARD.huissier.879-1007 Montréal, le 2 mal 1904 1*1 «v rni e de Québec.District de Montréal.COU R PROVINCIALK No 500 02 02K228 828 ROGKR PK RI SSI-: demandeur, vs PIKRRK HK'VRI) défendeur Le 16 mai 1984 5 10 00 heuie.s au domicile du défen deur au No 111 rue Bout est.en la cité Maskinongé, district de Trois Rivières seront vendus par autorité de .1 ust ice.les biens el effets du dé feiidcui saisis en celle cause, con sislanl en 1 four micro ondes (J K.1 TV RCA \C100 lave vaisselle Kel-viiialoi l)eige el noir effet mobilier divers ('ondilion.s ARGKNT COMPTVN'I C.AÉTAN ROY.huis sH*i‘ 879 1007 Montréal le 2 mai 19H4 1*1 ov inie de (juébec.District de MüiHiéal.t OUR PROVINCIALK No 500 02 058:158 834 MONTRÉAL BRIQI K&PIKHRKINC.deman (leiesse vs- NORMAND BKR-ru 1 \l MK, défendeur Le t7 mai 1984 à 10 00 heure au domicile el place d'affaires du défendeur, au No 120 rue ViUandié.en la cité Le G.ndeui.di.strici de .loliette.seront v endus par autorité de Ju.stice.les bH*ns el effets du défendeur, saisis en celle cause, consi.slant en 1 camion (le marque Ford 1976 de couleui \ erl no plaque Qué F 408 653 no séné F15YCB31I41 1 lave vais-selle G K 1 bureau secrétaire brun 3 lirons équipement divers ('ondi-tions VRGKNT COMPTANT G VÉTAN ROY.huissier.879-1007 Mopliéal le2mai 1984 Pi ov met* de Québec, District de Montiéal.COUR PROVINCIALK No 500-02-051617 830 HONKY-WKLL LTÉK.demanderesse, -vs-RKI’KRTOIRK CINÉMA 5 LTÉK.délendeui* Le 17 mai 1984 510 00 heui e à la place d'affaires du défen-deui au No 5560 rue Sherbrooke ouest, en la ciléel district de Monlréal.seront \ endus par autorité de .lustice.les biens el effets du défendeui .saisis en celte cause, consistant en 1 Lot d'accessoires de cinéma t ciné caméra Specialist.1 machine à liqueur en fontaine (I okc) 4 acc .équipement divers Conditions ARG KNT COMPTANT MICHKL ROBILLARI).huissier.879 1007 Monliéal.le 2 mai 1984 Prov ince de Québec, District de Montréal.COU R PROVINCIALK No 500-02 00*2286-842 JKAN-GUY SI G KORG KS.demanderesse, vs-niKP llosi, défendeur Le 17 mai 1984.5 10 .30 heures, au domicile du défendeur au No 2084 rue Décane «2, en la cité et district de Montréal.sei ont V endus par autorité de .lustice.les biens et effets du défendeui .saisis en celte cause, consis-lunl en 1 Vulomobile Dodge Aspen 1978 C.iLse «M 45G8Bt.39441.Li-ceiisé'ill-M 970Qué/84.1 congélateur Heaumai k.t tabe tournante Vudio Reflex 4 Acc.effet mobilier div ers Conditions AR(î KNT COMPT VNT MICHKL ROBILLARI).huis.siei.879-1007 Monlréal.le 2 mat 1984 Pt ov ince de Québec.District de Montréal, COUR PROVINCIALK No 500-02 034017-831 LA COMMISSION DKS NORMKS DU TRA-V VIL.demanderesse, -vs- BKN AU-MKI) MOHAMKD 4 ABDKL-K VDKR VBKDDA.défendeurs Le 16 mai 1084, à 10 30 heures au domicile des défendeurs, au No lî rue Lafleui «11.en la cité LaSalle, dis-tiict de Monlréal.seront vendus par autoi Itéde .lustice, les biens et effet.s des défendeurs, saisis en cette cause, consi.slant en l mobilier de salon I a\é 2 mcx.1 TV couleur Hil-chi.1 bibliothèque en bois 4 mcx, effets mobilier divers Conditions VRGKNT COMPTANT MICHKL ROBILLARI).huissier.879 1007 Monlréal.le 2 mai 1984 Pi ov met* de Québec.District de Monliéal.COUR MUNICIPALK No 12026 VILLK DK MONT-RK^VL-NORl).demanderesse.-vs-RICII \RI) ROGKR.défendeur Le 17 mai 1984,512 00 heures au domicile du défendeur, au no 11945 rue Vll.iid «H, en la cité Monlréal Nord, dislnct de Monlréal, seront vendus pat autoi lté de Ju.stice, les biens et effets du défendeur, saisis en celte cause, con.sistant en 1 TV couleur consol Rradfotd 4 Acc.I mobilier de .salon 4 mcx.1 TV portative Fleet-wood, effet mobilier divers Conditions VRGKNT COMPTANT AN-DKft t’KI.I.KTIKR.huisblsr, 879-1007 Monlréal.le 2 mat 1984 Pi ov ince de Québec.District de Abi-llbi.COUR SKSSIONS DK l,A PVIN.No 605-27-003258-82 R(>-LVLNDK BRUNKT.percepteur, demanderesse, -vs- JKAN KOU-(¦ VU LT.défenderesse Le 16 mai 1984 5 10 00 heures au domicile du délendeui*.au No 7852 rue Simone, en la cité de Lasalle, district de Montiéal.seront vendus par auto-t Hé de .lustice.les biens el effets du défendeui.saisis en celle cause, consistant en 1 La^y Boy brun, 1 élagère en mélamine noir et blanc.1 radio receiver .IV(' R-57 4 acc, effet mobilier divers Conditions AR-G KNT C( IMPTANT MICIl KL RO BILLARD, huissier.879-1007 Montréal.le 2 mai 1984 Prov ini e de Québec, District de Montréal.COUR PROVINCIALK No 500 02 096255 832 SKRVICKS FIN VNCIKRS AC,RI COM LTÉK.demandere.sse.-vs- FRANK DITCH VM.défendere.s.se Le 16 mai 1984.à 10 00 heures au domicile de la défenderes.se.au no .330 rue Korlier, en la cilé de St Armand oue.st.dis-tnct (le Bedford, seront vendus par autorité de .1 u.slice, les biens et effet s de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en 1 véhicule automobile de marque Pontiac Grand Piix de couleur rouge et acc Conditions ARGKNTCOMPl'ANT GKRMAIN DKLISKL, huissier.365-7171 Montréal, le 2 mai 1984 Canada.Prov ince de Québec, Dis-tncl de Montréal, COUR SUPÈ-HIKURK No 765-12 001196-79 MA-JORIK KNNIS, partie demande-re.s.se.- VS - CARBONNKAU DANIKL, partie défenderesse PRKNKZ WlSquele 16 mai 1984 5 11 00 heures Au 71.Troy.Verdun, distr-cit de Montréal, seront venduspar auloi lié de Justice, les biens et ef-fels de DANIKL CARBONNKAU.saisis en cel le cause, consistant en I laveuse el une sécheuse automatique de marque Kenmore, 1 lave vaKselle Kenmore, 1 téléviseur couleui console 26" Toshiba et acc, 1 table Iburnanle Sanyo un récepteur .\M/KM Technics et acc .el autres biens meubles.Conditions PAIKMKNT COMPTANT Renseignements DKNIS ST-LOUIS, huissier.*284-1148 De l'étude Paquelle, Rocheleau.Dion.Grenier 4 ass.huissiers Montréal le 01 mai 1984 Prov ince de Québec.Dislnct de Abi-tibi, COUR SKSSIONS DK LA PAIX No 605-27-000061-837 ROL-LANDK BRUNHiT.percepteur.de-mandeies.se, -vs- JKAN FOUCAULT, défendeur 1^16 mai 1984 5 10 00 heure au domicile du défendeur au No 7852 rue Simone, en la cité de LaSalle, dislnct de Montréal, .seront vendusparautoritédeJus lice, les biens el effets du défendeur, sai.sis en cette cause, consistant en 1 Automobile Chrysler New Yorker grtse 1978, 4 portes « série C543N8C127561 licensé 325-S-282 Qué 84 4 acc , 1 mobilier de salon 3 mcx bleu gris, 1 TV couleur Sharp 4 acc .effet mobilier divers Conditions ARGKNT COMPTANT MI-CMKL ROBILARI).huissier, 879 1007 Montréal, le 2 mai 1984 ('anada.Province de Québec, District de Labelie, COUR PROVINCIALK No 560-02 000333-830 COMMISSION DKS NORMKS DU TRAVAIL.partie demanderes.se, -v$-MOUHKLATOS DKNIS.partie défenderesse PRFbNKZ AVlSque le 16 mat 1984 à 15 00 heures Au 8335, Rirnam «4, Monlréal.dit dislrict.set ont vendus par autorité de Justice.les biens et effelsde DKNIS MOURKLATOS.saisis en celte cause, consistant en 1 téléviseur couleur 19" Sony avec convertisseur Philips.1 congélateur vertical Admirai.l téléviseur 19" Fleetwood Conditions PAIKMKNT COMPTANT Renseignements DKNIS ST LOUIS, huissier.284-1148 De l'élude Paquette, Rocheleau.Dion, Grenier 4 ass.huLsslers Montréal le 01 mai 1984 Voir aussi en pages 45 et 46 ('anada.Prov mee de Québec.District de St Hvacinthe, COUR SU-PÉRIKURK.'No 750-05-000395-839 B WQU K HOYALK DU CANADA, pai liedemandere.sse.VS — NO-HIMCO (1980) INC KT RAYMOND h KRf, VND KT Al., partie défende levse PRKNKZ AVISque le 16 mai 1984 5 10 00 heures Au 156.Morin, Ste Vdèle, district de Terrebonne, sei ont vendus par autorité de Jus lice, les biens el effets de RAY MON!) h KRLAND KT LUCILI.K B|SS( )N.saisis en cette cause, consistant en 1 table 5 dîner avec 8 (haises assorties et acc en bois ntas.sif.1 lélécouleur Zenith 24” avec meuble et acc 1 vidéo cas.sette Pa-na.sonic VllSel acc.1 ensemble de salon cumpi enanl t cau.seuse.I sofa.1 fauteuil el une table en marbre el acc .et autres biens meubles Conditions PAIKMKNT COMPTANT Renseignements Ai.AIN RU'HKR, huissier 284 1148 De l'élude Paquette.Rocheleau.Dion.(>renier 4 ass .huissiers Montréal le 01 mai 1984 l’i o\ inie de Québec.District de Monliéal.col R PROVINCIALK No 500 02 059318 837 G U S CA-N \D \ INC /DIVISION LÉGARÉ.demandere.sse, -vs- ANNKTTK Mc lON'l’V R K C.R AZU LIS.A G R A-/I LIS et CARL McKNTYRK, défendeui s i.e 17 mat 1984 à 13 00 heures au domicile de la défenderese WNKTK McKNTYRK GRAZU-LIS.au Nu 1803 rue St Jacques, ap)) 7.en la cité et district de Mont-léal.seiont vendus par autorité de Justice, les bien.set effet.s de ladite délendci*e.s.se.saisis en celte cause, consistant en 1 téléviseur 17" Hitachi el 1 base.I stéréo Lloyds et 2 haut-parleurs.1 polisseuse Klectro-luxetacc.elc Conditions AR-CrKNT COMPTANT RKJKAN CH MLLK.huis.sier.K42-.5291 Montréal.le 2 mai 1984 Prov ince de Québec, Di.stricl de Montiéa.COUR PROVINCIALK No .500 02-004082 843 GUS CA-N \D \ INC /DIVISION LÉGARÉ, demandeiesse.-vs- IIKNRI LA-Rol ( IIK.défendeur Le 18mai 1984 5 11 00 heures au domicile du défendeur, au No 1040A.rueRonm.enia cité de Ti acy.district de Richelieu, .seront v endus par autorité de Justice.les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en I auto de marque Oldsmobile Cutlass 1973.série 3J57KG144813.pla-()ue \KI) 994 Conditions ARGKNT COMPTANT RKJKAN CIIAILLK.Iiitissiei.842 5291 Montréal, le 2 mai 1984 Pi ov ince de Québec, District de Montiéal.COU R PROVINCIALK \o 500-02 013855-767 FLORA CONSTRUt'TlON LTÉK.demander es.se.-vs- GKORGKS WANI.défendeui Le 16 mai 1984.5 11 OOheu-res au domicile du défendeur au No 5KH9i ue Centennial «87.en la cité Côte St Luc.(li.stncl de Montréal, .SCI ont vendus par autorité de J uslice.les biens el effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en 1 mobilier de salon noir et or 3 mcx.1 T\ couleur Hitachi 4 meuble.1 élagère en bt ass.Kffet mobilier di-\ei9 Conditions ARGKNTCOMP-TWT MICHKL ROBILARI).huis-siet.879 1007 Montréal.le2mai 1984 Piov ince de Québec, District de Montiéal.COUR MUNICIPALK No 12092 VILLK DK MONTRÉ \L NORD,demanderesse, -vs-M \HIK JOSÉK LOUIS.défenderes.se Le 17 mai 1984.à 10 00 heures au domicile de la défenderesse au No 11974 tue .lubinville «t en la cité de Monliéal-Nord.district de Mont 1 éal.seront vendus par autorité de Ju.stice.les biens et effelsde la dé-fcndei esse, saisis en celle cause, consistant en 1 TV couleur consol Hitachi brune 4 Acc.1 système de .son Kversonic 4 acc.1 table tournante, effet mobilier divers Conditions NRGKNTCOMPTANT ANDRÉ PKLLKTIKR, huissier.879 1007 Monlréal.le 2 mai 1984 1*1 ov ince de Québec.District de Monliéal.COUR PROVINCIAI.K No .500-02 039414-8.39 L K BOTTIN Lot \L ORANG K INC .demande-i(*sse.vs KDWARI) FRANKLIN, délendeui Le 16 mai 1984.à U 30 au domiciledudéfendeurau No 1619 I ue Van Morne «3.en la cité Oulremonl, district de Montréal, seront \ endus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cau.se.consistant en 2 fauteuil en \ elour rouge.2 TV noir et blanc Zenith.1 enregistreuse 5 cas selle Sonv TC-K22 4 acc.effet mo-biliei divers ( ondHions ARGKNT COMPT \NT MICHKL ROBIL-L\RI) hui.ssier, 879 1007 Montréal, le 2 mai 1984 Pi ov ince de Québec, District de Montiéal.('OUR PROVINCIALK No 500-02-046082 835 LA COMMISSION DKS NORMKS DU TRAVAIL.demanderes.se.-vs-GKOR-GKSK KARL()ZIAN4 AL.défen-deur Le 17 mai 1984, à 12 00 heures au domicile du défendeur au No 4497 i ue Hème rue en ta cité Chomedey.distnct de Monlréal.seront vendus pai aulonté de Justice, les biens et effet.s du défendeur, saisis en cette cause, con.sLslanl en 1 sel de salon 2 mcx brun rouille el chromée.1 TV couleur Sanyo.1 fauteuil bourgogne et chromé, effet mobilier divers (ondHions ARGKNTCOMPTANT ('.AÈ I'AN ROY, huissier, 879-1007 Monliéal, ie2mai 1984 Canada.Prov ince de Québec.Dis-Incl (U* Monlréal GRKFK DFè laA P\I\ No 505-27-008296-825 LA Rh'.INK,.partie demanderesse -VS-SKRGKGUIMOND.partie défen(leres.se PRKNKZ AVISque le 17 mai 1984 5 II 00 heures Au 2209.Notre Dame de Grèce, Longueuil, dislnct de Monlréal.seront vendus pai aulonté de Justice, les biens et effets de SKRGK C.UIMOND, saisis en cette cause, consistant en 1 lé-lév iseui de marque Fleetwood d'en-V II on 20" et acc.I causeuse en feu* I re brun d'environ 4 pieds de long, 1 fauteuil en feutre brun d’environ 7 pieds de long 4 places Conditions P\IKM KNT COMPTANT Renseignements GILLKS POIRIKR.huissier.'284 1148 De l'étude* Paquette.Rocheleau.Dion, Grenier 4 ass .haussiers Montréal le 1er mai 1984 Canada.Province de Québec.District de Monlréal COUR PROVIN-('lAI.K No 500-27-010790-832 .1KANNK DKSNOYKRS.partie demandere.sse —VS— G LAFOND, partie défenderesse PRHINKZ AVIS que le 17 mai 1984 à 13 00 heures Au 171 D’Argenson, St-Bruno, districT de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effelsde GILLKS LAFOND, saisis en cette cau.se.consistant en 1 té-tév iseur couleur console (demilune) Zénith.1 sel de salon 3 mcx comprenant, 1 divan, 1 causeuse.1 fauteuil de couleur brun pèle.I bi-cv dette 10 vites.se.s Targa de couleur bleu pour homme, et autres biens meubles Conditions PAIKMKNT COMPTANT Renseignements PIKRRK PAUL ÎIAI-NAUI.T.haussier.284-1148 De l'élude Paquette, Rocheleau.Dion, (Îrenier 4 a.ss.huissiers Montréal le 1er mai 1984 Canada.Province de Québec, District de Montréal GRFÎFFK DK LA PAIX No 540-27 001R68-833 GUK-NKT JOCKLYNK.PKCKPTKUR DKS AMKNDKS, partie demande-res.se -VS— COSSKTTK BKR-NARD, partie défenderesse PRKNKZ AViSquele 16mai 1984à 11 00 heures Au 7451.Chateaubriand, Monlréal, dit disticl, seront vendus par autortlé de Justice, les biens el effelsde BKRNARDCOSSKTTK.sauHUH en celle cause, consistant en.1 télév Lseur de marque Sony couleur 20" et acc.1 fauteuil en tissus brun S pieds de couleur S places ('ondl-lions PAIKMKNT COMPTANT Renseignements GILLKS POIRIKR.huuuler.284-1148 De l'étude; Paquelle.Rocheteau, Dion, Grenier 4 U.HS.huissiers Montréal le 1er mal 1984 ( anada Ih uv iiKe de Québec, Dus-tnct de Montréal COUR SUPÉ RIKl'RK No 500-05 022.543-779 AS-CKN/ \ M \N(’INI.partie deman-(leiesxè -Vs- TONY DKL (î ROSSO partie défenderesse PRKNKZ WlSquele 16mai 1984à 10 00 heures Au 3.3.Cadillac, Kir kland.dislnct de Montréal, seront vendus pai aulontéde Justice, les bieius el effets de TONY DKL GHOSS( ), sai.sus en celle cause, con sistant en 1 ensemble de salon 6 mcx 2 enceintes accoustique Ya miih.i.I ensemble de salle à diner compi enanl 1 table lecTangulaireen bois.4 chaise.sas.sorties.1 vaisselier.1 Liv (* vausseile Viking Conditions l*\l KM KNT COMPTANT Renseignemenl.s DKNIS ST-LOUIS, huis siei *284 1148 De l'étude Paquette.Rocheleau.Dion.Grenier 4 a.ss .haussiers Montréal le 1er mai 1984 Canada.Piovince de Québec.Dis tiicl de Montréal COUR PROVIN-(IXLKNo 500-02 006.589-8.34 KDI TION Ml LTIPLICATA INC .partie demandeie.vse —VS— S(K'IÉTÉ l’KTHOLIKRK LAVAL QUÉBKC i .TÉ l’î.paît le défenderesse PR K NKZ WlSquele 18 mai 1984 à 10 00 heuies \u 20*2.5.Place Thinens.Sl-Lauienl.duslncl de Monlréal.seront \ endus pat autorité de Justice, les biens et effets de SOCIÉTÉ PÉ-THOLIKRK LAVAI.QUÉBKC LTKI''., .saisis en cette cause, consistant en 1 photocopieuse de marque Toshiba el base.2 fauteuils pivo-laids cunelle noire, l bureau plat ai boi Ht* bi une.1 cla.s.seur métal 4 ti-roii s noire.2 tables base métal chromé I fauteuil pivotant cuirette non.2 chauses cuiretles noir, et au-Ites biens meubles Conditions P \IlîMKNTC(IMPTANT Renseignements DKNIS ST-LOUIS, huis sier.284-1148 De l'élude Paquette.Rocheleau.Dion.Grenier 4 ass, huissiers Montréal le 1er mai 1984 Canada.Piovince de Québec, Disti ict de Montréal COUR PROVINCI \LK No 505-27 011417-8.30 LK PKRCKPTKUR DKS AMKNDKS.pai lie demandere.sse — VS— VÉ-ZIN.V I.OUIS, partie défenderesse PRKNKZ AVISque le 17 mai 19845 13 00 heures Au 1052.Joliette.lx>n-gueuil, dusinct de Montréal, .seront V endus par autorité de J u.slice.les bieiisel effelsde LOUIS VÉZINA, saisis en celle cause, consistant en 1 télév i.seur de marque Quasar 16" et acc t téléviseur de marque Sears 16" et acc.l meuble en bois 5 tiroirs Conditions PAIKMKNT COMP-T\NT Renseignements GILLKS POIRIKR.huissier.284-1148 De l'élude Paquette, Rocheleau.Dion, (îienter4 a.ss.huissiers Montréal le 1er mai 1984 Canada, Province de Québec, Dis-Inct de Monliéal COUR PROVINCIALK No 500-27 008386-833 MO-NI(HH‘Î DION, partie demanderesse -V.s- MICHKL NKLSON GA-R \At < l.r.Iiaitie défenderesse l.e 17 mai 19K4 à 10 00 heures, au .5H9 KOe avenue, app 2 Chomedev-I.aval.distiK't de Muntiéal.seront vendus par auloi ité de Justice, les biens et effets de MKIIKI.INK LKCAUI.T.saisis en celle cau.se.consistant en 1 automobile no série ICIABOKCO l)V221H6*>de marque Chevelle (*on ditions XRKKNTCOMPTANT In foi Illation DANIKI.JOBIN.huis sier.2HH 0211 Linteau.Villeneuve.\l illei.Loi lie.Poitev in, (liguère Montréal, ce 17iènie jour de mai 1 el acc.I ensemble modulaire de salon 5 mcx.elc Conditions ARGKNT COMPTANT I.UC VAI.ADK.hui.ssier.842 5291 Montréal, le 2 mai 1984 AVIS DE REQUÊTE EN CHANGEMENT DE NOM Nous vous donnons avis que RICHARD BELLERIVE.sans emploi, résidant et domicilie au 1627, rue St-Germain, dans les cité et district de Montréal, s'adressera au Lieutenant-Gouverneur en Conseil pour obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui de JACQUES BELLERIVE Montreal, le 24 avril 1984 Procureurs du requérant Me Marcel Lefebvre Lord Lefebvre & Goulet 1010 est.Ste-Catherine suite 530 Montreal Canada, l'rovmce de Québc.Dis tiKldc Montréal ( (lUK PROVIN ( I\LK No 500 02 054235 83 K \ ILLK DK I.AV-M.partie deman deies.si* -\S- Y VF-s Bft.l NNC.KR paMie défcnderes.se Le 16 mai I9K4 à 12 00 heuies.au 2155 St Klzéard Lavai, dislriel de Montréal, .seront vendus par autorité de Justice, les biens et effelsde YVKS BftJ.AN Cl IsK.saisis en celle cause consis l.iMt en t lompresseur de marque Pneumatique.1 sableuse à 1 air no 3209 i aev degatage.elc Condi tion.s \H(.KNT COMPTANT lii foimalion DAMKLJOBIN huis sier.288 0211 Linteau.Villeneuve Millei.I.oitie.Poitevin.Giguère Montiéal.ce ISiéme joui (le mai 1981 Canada.Piov iiu e de Québec Dis liict de Montréal ( ol K MUNICI P\I.K No K.34»256 l ITft DK DOK V M.p.iitiedemanderesse — Vs— BKH \/ARKM \t R\NT partie deiendeiesse Le 17 mai 19K4à 10 30 heuies.au 1771 avenue Cardinal.Dorval.district de Monlréal.seront vendus pai autorité de .lustice.les biensel effelsde BKLCAZ \ RKS I \l R \NT.saisis en celte cause, consistant en l réfi igéi aleui à lad de maoiue t'niver.sal Cooler.1 caisse eiiiegislreuse de marque TC \ & éijUi|H‘ment de leslauralion.eti ( onditions \RC,KNT COMP T \ NT liifoi mat ion STft.PlI AN K I.ORTIK huissiei.288-0211 Linteau.Villeneuve, Miller.Lorlie.Poitevin, (iiguèie Montréal.ce I7ième jour (le mai 1984 AVIS est par tes présentes donne, conformement aux dispositions de la Loi sur les pouvoirs spéciaux des corporations que tes garanties créées en vertu de l'acte de fiducie exécuté par ALIMENTS SEPT-ÉTQI-LES INC ("COMPAGNIE") et LA COMPAGNIE DE FIDUCIE CANADA PERMANENT.Fiduciaire, devant Me Gerald Cooper, notaire, le 31 janvier 1984 et enregistre aux bureaux d'enregistrement de Montreal et Chambly le 2 février 1984 et le 3 avril 1984 respectivement, sous les numéros 3441421 et 648033 respectivement sont devenues executoires, lesquelles garanties grèvent, entre autres, les comptes-clients et tous les comptes a recevoir de la COMPAGNIE MONTRÉAL, le 30 avril 1984 RICHTER & ASSOCIÉS AGENT DE FIDUCIAIRE CANADA PROVINCE DE OUÊBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROVINCIALE NO 5004)2-005509-844 BELL CANADA.Demanderesse -vs- MICHEL RONDEAU, autrefois domicilie au 474 rue Notre-Dame, a Lanoraie district de Joliette, Defendeur ORDONNANCE Il est ordonne au defendeur MICHEL RONDEAU de comparaître au Greffe de cette Cour, dans un delai de trente (30) jours suivant la publication de la présente ordonnance Une copie du bref d'assignation et de la declaration a été laissée au Greffe a l'intention dudit defendeur MONTRÉAL, le 2 mai 1984 Procureurs de la demanderesse.Buist.April & Plouffe AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DANS L’AFFAIRE DE LA FAILLITE DE.DANIELLE STE-MARIE, secrétaire, domiciliée au 1160, rue St-Mathieu, app 1008, Montréal, (QC), H3H 2P4.AVIS que la débitrice susdite a fait cession de ses biens le 27 avril 1984, et que la première assemblée des créanciers aura lieu le 16 mai 1984, à 4:30 heures, au bureau du syndic soussigné.Par: SERGE MORENCY, C.A., Syndic.^JæBlond Euzzetti L tTASSOCIES LTEE SYNDIC et GCSTIONNAim, 10, rue St-Jacques.suite 903 Montréal, QC H2Y 1L3 (514) 849-231S DEMANDE DE PERMIS SPÉCIAL PRENEZ AVIS que ADRIEN AUBÉ INC .1250.119ieme Rue Est.St-Georges.(Beauce).QC ddtentnce du permis 0-710.932.s'adressera a la Commission des transports du Quebec atm d'obtenir remission d'un permis l'autorisant a faire le transport de dechets solides dans la region 05 La requérante demande que la decision a être rendue devienne executoire immédiatement conformement a l'article 85 des regies de pratique et de regie interne de la Commision Tout interesse qui desire s'opposer et ou intervenir a la présente demande peut s adresser a la Commission des transports du Quebec.585 est.Boul Charest, Quebec, OC, dans les cinq (5) jours de la deuxieme publication du present avis dans ce journal Premiere publication 4 mai 1984 Deuxieme publication 5 mat 1984 Me Yvon Chouinard, CHOUINARD8LAFLAMME.480.Chemin St-Louis, Quebec.X GIS 1B6 = C 5714-1 AVIS AUX CREANCIERS DISSOLUTION CTR CONSULTING GROUP INC AVIS EST PAR LA PRESENTE DONNE que la société susmentionnée a l'intention de procéder a sa liquidation et dissolution et qu a cette fin elle a obtenu un certificat d'intention de dissolution date du 2 avril 1964 DONNE a Montreal ce I2e jour d a-vrtl 1984 MAURICE E LAPERRIÉRE (Oinqeant) PRENEZ AVIS QUE la requérante BETON PRÉPARÉ ORMSTOWN LTEE (faisant affaires sous la raiS(X) sociale de Transport G T Enrg ) s'adressera a la Commission des Transports du Quebec pour l'obtention d'un permis spécial de transport I autorisant a offrir le service suivant TRANSPORT RESTREINT - LONGUE DISTANCE - ROUTE RESTREINTE - CONTRAT - SPÉCIALISÉ (CITERNE) De Joliette a Ormstown.pour le transport de ciment en vrac, a l'aide de remorques citernes spécialement agencées pour ce type de transport et retour avec marchandises refusées avariées ou endommagées pour le compte de la compagnie Ciment Saint-Laurent Ltee pour livraison uniquement a l'usine d acimen-tene Béton Préparé Ormstown Ltee situee a Ormstown La requérante demande de plus conformement a l'article 85 des regies de pratique et de regie interne de la Commission des Transports du Quebec que la décision entre en vigueur le jour ou elle sera rendue Duree 364 jours ou jusqu'à decision finale de la Commission sur la demande de permis i>ermanent Toute personne interesee a faire opposition a la présente demande devra le faire dans les cinq jours suivant la derniere parution de cet avis en s'adressant a la Commission des Transports du Quebec GUY G BEAUDRY.MARTINEAU WALKER Procureur de la requérante Prenez avis que FRÉDÉRIC MOISAN 442 St-Cynlle St-Raymond Cté Port-neuf (Que ) titulaire du permis de camionnage en vrac numéro 0-501992-()01 pour la région 03 s'adressera a la Commission des Transports du Quebec pour obtenir le transfert de son permis en faveur de HERVÉ MATTE & FILS CAMIONNEURS LTÉE 450 rue Notre-Dame Donnacona Cle Porlneuf (Oue ) Tout interesse a ladite requête peut porter opposition ou intervention dans les cinq (5) jours qui suivent la deuxieme publication dans ce journal a Commission des Transports du Quebec 565 boul Charest Est.Quebec Gl K 7W5 lere publication 4 mai 1984 2eme publication S mai 1984 BEAUDET PlUZE Avocats 2030 Pere Lelievre suite 374 Duberger GlP 2X1 AVIS est par let présentes donné, conformement aux dispositions de la Loi sur les pouvoirs spéciaux des corporations que les garanties créées en vertu de I acte (te fiducie execute par LE MARCHÉ GRAND PRIX FRUITS ET LÉGUMES LTÉE ( "COMPAGNIE") et LA COMPAGNIE DE FIDUCIE CANADA PERMANENT Fiduciaire, devant Me Gerald Cooper notaire le 31 janvier 1984.et enregistre aux bureaux d'enregistrement de Montreal et Chambly le 2 février 1984 et le 3 avril 1984 respectivement.sous les numéros 3441420 et 648032 respectivement sont devenues executoires lesquelles garanties grevant, entre autres, tes comptes-clients et tous les comptes a recevoir de la COMPAGNIE MONTRÉAL, le 30 avril 1984 RICHTER & ASSXIÉS AGENT DE FIDUCIAIRE üichine PROVINCE DE QUÉBEC VILLE DE LACHINE it WESTMOUNT Des soumissions seront reçues au Bureau du greffier de la ville, 4333 Sherbrooke, Westmount, Québec jusqu'à midi, le vendredi 25 mai 1984 et seront ouvertes à 12h15 dans la salle du conseil, Hôtel de ville, pour les travaux suivants: RECONSTRUCTION OU PLAFOND ACOUSTIQUE AU “VICTORIA HALL” On pourra obtenir les devis au Bureau du directeur des services, 4333 Sherbrooke, Westmount, Québec à compter du mercredi 9 mai 1984.Un dépôt de cinquante dollars (50.00$) sera exigé pour couvrir le coût des spécifications, lequel sera remboursé en dedans d'un mois de l'adjudication du contrat, sur retour des spécifications en bonne condition au bureau du directeur des services.Ni la plus basse ni aucune des soumissions ne sera nécessairement acceptée P.Patenaude Greffier SERVICE DE LA PLANIFICATION ARCHITECTURE DE PAYSAGE APPEL D’OFFRES On recevra à l'Hôtel de Ville des soumissions pour 1 —Travaux de terrassement, fourniture et epandage de terre a jardinage tamisée et de terre jaune sablonneuse 2 — Reboisement 3 — Fourniture de plantes vivaces 4 — Ensemencement hydraulique 5 — Fourniture d’arbres et d’arbustes Les soumissions individuelles, séparées, cachetées, adressées au Directeur du Service de l'Approvisionnement et endossées selon chacun des Items énumérés, seront reçues au bureau du soussigné, à l'Hôtel de Ville, 30-19ème avenue, Lachine.d'ici mardi le 22 mai 1984, à 12 00 heures (midi) H A E Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement a 12 00 heures (midi) H A E , mardi le 22 mai 1984, dans la salle des délibérations du Conseil, 15-18ème avenue.Hôtel de Ville, Ville de Lachine On obtiendra les devis el formules de soumission au bureau du Directeur du Service de l'Approvisionnement, André C Gosselin, i.c M Sc A , à l'Hôtel de Ville, 30-19ème avenue, Lachine, moyennant un dépôt de (fuinze dollars (15,00$) NON REMBOURSABLE, pour chaque item ci-haut énuméré La Ville de lachine ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions ANDRÉ C.GOSSELIN Directeur, Service de l'Approvisionnement Ville de Lachine LACHINE.LE 2 MAI 1984 VENTES PAR SHÉRIF AVIS PUBLIC est, par la présente, donné que les TERRES ET HÉRITAGES sous-mention-nés ont été saisis et seront vendus aux temps et lieux respectifs mentionnés plus bas fieri facias de terris Canada — Province de Québec Cour supérieure — District de Montréal N0500-05- I A COMPAGNIE 010762-837 I.D’HYPOTHÈQUES CANADA PERMANENT, corporation légalement constituée, ayant son bureau principal pour la province de Québec au numéro 600, boulevard Dorchester ouest, ville et district de Montréal, demanderesse, contre 111956 CANADA INC .corporation légalement constituée, ayant son siège social et son bureau principal au 1014, Montgolfier, Laval, district de Montréal, défenderesse, et LE RÉGISTRA-TEUR de Laval, mis en cause.¦¦ Un terrain donnant sur la rue Montgolfier, Laval, lequel terrain est connu et désigné comme étant la subdivision douze du lot originaire cinq cent vingt-cinq (525-12) figurant au cadaste de la paroisse de Saint-Martin Avec le bâtiment commercial dessus construit et portant le numéro 1014 de la rue Montgolfier.Sous réserve d'une servitude au profit d'Hydro-Québec, de Bell Canada el de Trans-Norihern Pipe-Line, en vertu d'un acte enregistré à Laval sous le numéro 447130 Sous réserve d'une servitude de droit de passage au profit de la propriété nypothéquée par les présentes, en vertu d'un acte de servitude enregistré à Laval sous le numéro 511323 » La mise à prix est fixée à 61 250,00 $ soit 25 % de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité.multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales en vertu de la Loi sur la fiscalité municipale et modifiant certaines dispositions législatives, que l'adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé à l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication Pour être vendu au bureau d’enregistrement de Laval, 155, boulevard Je-me-Souviens, Laval.QC.le QNZIÈME jour de JUIN 1984 à ONZE heures.FIERI FACIAS DE TERRIS Canada — Province de Québec Cour supérieure — District de Montréal cipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales en vertu de la Loi sur la fiscalité municipale et modifiant certaines dispositions legislatives, que l'adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé à l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l’adjudication Pour être vendu au bureau du shérif, palais de justice de Montréal.10, rue Saint-An-toine est.local 7 81.le DOUZIÈME jour de JUIN 1984 à ONZE heures.FIERI FACIAS DE TERRIS Canada — Province de Québec Cour supérieure — District de Montréal Les produits forestiers No 500-05-002043-832 lyi ARCIA MALLAY, résidant et domiciliée au 4530, chemin Côle-des-Neiges, appartement 1109, ville et district de Montréal, province de Québec, et ALVIN MALLAY, résidant et domicilié au 5, chemin Tremayne, Oollard-des-Ormeaux.province de Québec, demandeurs.contre VIVIAN MALAY, résidant et domiciliée au 2716, avenue des Soissons, ville el district de Montréal, province de Québec, défenderesse, et LE RÉGISTRA-TEUR de Montréal, mis en cause Conformément à un jugement rendu par le protonotaire spécial du district de Montréal, Me Heléna G Homyk, en date du 28 mars 1984, ordonnant la licitation de l'immeuble suivant, savoir • Un terrain donnant sur l’avenue Soissons, dans le quartier Mont-Royal, Monlréal, lequel terrain est constitué de la subdivision un de la subdivision officielle deux cent vingt-deux du lot originaire cinquante-huit (58-222-1), et de la subdivision ollicielle deux cent vingt et un du lot originaire cin-quante-huit (58-221), le tout figurant au cadastre du village incorporé de Côte-des-Nei-ges.La subdivision un de la subdivision officielle deux cent vingt-deux du lot originaire cinquante-huit (58-222-1 ) mesure un pied de largeur sur une profondeur de cent trente-huit pieds et quatre-vingt-dix centièmes.et la subdivision deux cent vingt et un du lot originaire cinquante-huit (58-221) mesure trente pieds de largeur sur une profondeur de cent trente-huit pieds et trente-cinq centièmes sur sa limita nord-est.et de cent trente-huit pieds et quatre-vingt-dix centièmes sur sa limite sud-ouest, plus ou moins, mesures anglaises Avec le bâtiment à deux logis dessus construit, portant les numéros 2714 et 2716 de l'avenue Soissons.et dont le mur sud-ouest est mitoyen • La mise à prix est fixée à 24 558,75 $, soit 25 % de l'évaluation de l'Immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la muni- No 500-05-004890-834 NAFCO LTÉE, corps politique et constitué, ayant une place d’affaires située au 117, Sainte-Catherine ouest, suite 406, dans les ville et district de Montreal, Quebec, demanderesse, contre MICHEL SALVADQR, MARCEL SALVADOR, ET JEAN-PIERRE SALVADOR, associés, taisant affaires ensemble sous les noms de LES ENTREPRISES SALVADOR & FRÈRES ENRG.», rue St-Thomas, en la ville de Longueuil, district de Montréal, défendeurs, et LE REGISTRATEUR de Chambly, mis en cause « Un immeuble ayant front sur la rue St-Thomas en la ville de Longueuil.composé des lots de terre connus et désignés comme étant a) La resubdivision numéro deux de la subdivision officielle numéro neuf cent cinq du lot originaire cent trente-trois (133-905-2) au cadastre officiel de la paroisse de St-An-toine de Longueuil, b) la resubdivision numéro un de la subdivision officielle numéro neuf cent six du lot originaire cent trente-trois (133-906-1) au susdit cadastre.Mesurant en totalité cedil immeuble trente-six pieds (36 ) de longueur par une profondeur de quatre-vingt-deux pieds (82'), mesure anglaise et plus ou moins.Tel que le tout se trouve actuellement avec toutes constructions, circonstances et dépendances y érigées, notamment un triplex portant les numéros 2240, 2242 et 2244 de ladite rue St-Thomas.et sujet à toutes les servitudes actives et passives, apparentes ou occultes pouvant le grever, et notamment sujet et jouissant d'une servitude de passage mitoyen et perpétuel et tel que plus au long établie cette dite servitude aux terres de l'acte enregistré au bureau d'enregistrement de la division de Chambly, sous le numéro 197156.» La mise à prix est fixée à 11 587,20 $ — soit 25% de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales.en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives, que l'adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, à l’ordre du shérit du district de Montréal, au moment de l'adjudication Pour être vendu au bureau d'enregistrement de Chambly.201, place Charles Lemoyne, édifice Montval, Longueuil, Québec, le SEPTIÈME (7e) jour de JUIN 1984, à DIX heures TRENTE FIERI FACIAS DE TERRIS Canada — Province de Québec Cour supérieure — District de Montréal No 500-05-014314-833 No 500-05-015817-834 (Bref noté) D NALE DU CA- NADA, demanderesse, contre SAVERIO MAIORINO, résidant et domicilie au 7572.Rollin, à Montréal, dit district, défendeur et GIUSEPPA COLÈTTI, résidant et domiciliée au 7572, Rollin, à Montréal, district de Montréal, mise en cause, et le REGISTRATEUR de Montréal, mis en cause L'immeuble de la partie défenderesse < Un emplacement ayant front sur le boulevard St-Laurent.en la cité de Montréal, connu et désigné comme étant a) La partie sud-ouest du lot numéro mille trois cent quatre-vingt-treize de la subdivision otticielle du lot originaire numéro onze ( 11 -Ptie SCI 393), aux plan el livre de renvoi officiels du village incoiporé de la Côte g ANQUE NATIO- St-Louis, division d'enregistrement de Montréal Ladite partie de lot est bornée comme suit au nord-est par la partie nord-est du lot numéro 11 -1393 faisant partie du boulevard St-Laurent.au sud-est par une autre partie du lot 11-1392, au sud-ouest par une ruelle portant le numéro 11-409 et au nord-ouest par la partie sud-ouest du lot numéro 11-1394, tous dudit cadastre et de figure irrégulière.Cette partie de lot mesure vingt-cinq pieds (25’) de largeur en front dans sa ligne nord-est le long du côté sud-ouest du boulevard St-Laurent, à une profondeur de quarante-sept-pieds et cinquante centièmes de pied (47.50'), la largeur rétrécit à vingt-quatre pieds et cinquante-huit centièmes de pied (24.58'): de là.la même largeur pour une profondeur additionnelle de trente-neuf pieds et cinquante centièmes de pied (39 50 ), l'arrière dudit lot; une profondeur totale de quatre-vingl-sept pieds (87 ) dans sa ligne nord-ouest Contenant en superficie.deux mille cent quarante-neuf pieds cares (2,149 pi car ), et b) Une partie de partie du lot numéro mille trois cent quate-vingt-douze de la subdivision officielle du lot originaire numéro onze (11 -Plie de Ptie 1392), aux plan et livre de renvoi officiels du village incorporé de la Côte St-Louis.division d'enregistrement de Montréal.Ladite partie de lot est bornée comme suit au sud-est.par une autre partie de partie dudit lot numéro 11-1392, au sud-ouest par une ruelle portant le numéro 11-409, au nord-ouest par la partie sud-ouest du lot numéro 11-1393 ci-devant décrite Ladite partie de lot, de figure irrégulière, mesure un pied (1 ') de largeur dans sa ligne au sud-ouest le long du côté nord-est de la ruelle portant le numéro 11-409, telle largeur de un pied (V) pour une profondeur de trente-neut pieds et cinquante centièmes de pied (39.50'); de là.ladite largeur de un pied (1 ') diminuant à rien jusqu’à l'intersection du côté sud-ouest du boulevard St-Laurent.Contenant en superficie soixante-trois pieds carrés el soixante-quinze centi-èmesde pied carré (63.75 pi.car ), mesure anglaise Avec toutes les bâtisses dessus construites, plus particulièrement une maison à trois (3) étages de hauteur, contenant un local commercial et des logements d’habitations privées el portant les numéros 7102, 7104, 7104A, 7106 el 7106A dudit boulevard St-Laurent.en la cité de Montréal, dont les murs latéraux sont mitoyens.Tel que le tout se trouve présentement, avec tous les droits, circonstances et dépendances s'y rattachant, de même qu'avec toutes les servitudes actives et passives, apparentes ou occultes attachées audit immeuble, le tout sans aucune exception ni réserve: avec droit de passage en commun dans la ruelle sise à l'arrière dudit immeuble avec tous autres y ayant-droit et avec et sujet une servitude de droit de vue, créée dans un acte enregistré au bureau d'enregistrement de Montréal sous le numéro 1733915 et également avec et sujet à une autre servitude de droit de vue.tel qu'il appert de l'acte enregistré audit bureau d'enregistrement, sous le numéro 2936368.» La mise à prix est fixée à 29 276,25 $ — soit 25 % de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité.multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires munici-palesren vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives, que l'adjudicataire devra verser au shérit, en argent ou par chèque visé, à l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication Pour être vendu au bureau du shérif, au palais de justice de Montréal, 10, rue Saint-Antoine est, local 7.81, la SEPTIÈME (7e) jour de JUIN 1984, à QUATORZE heures TRENTE.FIERI FACIAS DE TERRIS Canada — Province de Québec Cour supérieure — District de Montréal « Un immeuble connu et désigné comme étant le lot numéro cinquante-deux de la subdivision officielle du lot originaire numéro ne 'f (lot 9-52) aux plan el livre de renvoi officiels de la paroisse de St-Antoine de Longueuil Avec une bâtisse dessus érigee portant le numéro civique 87, rue Jeannette, à Longueuil, tel que le tout se trouve présentement avec toutes ses circonstances el dépendances.sans exception ni réserve • La mise à prix est fixée à 10 210,20 $ soit 25 % de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d évaluation municipale de la municipalité.multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales.en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions legislatives, que l'adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque vise, a l’ordre du shérif du district de Montreal, au moment de l'adjudication Pour être vendu au bureau d’enregistrement de Chambly, 201, Place Charles Lemoyne, edifice Mont-val.Longueuil.Québec, le SEPTIÈME (7e) jour de JUIN 1984, à ONZE heures TRENTE FIERI FACIAS DE TERRIS Canada — Province de Quebec Cour supérieure — District de Montreal NO 500-05 015117-805 863163 FIERI FACIAS DE TERRIS Canada — Province de Quebec Cour supérieure — District de Montreal No 500-05-015119-801 ^ ILLE DE MONT- ^ ILLE DE MONT- RÉAL.demanderesse, conte KASIMIR NOWAK, détendeur, el le REGISTRATEUR DE MONTRÉAL, mis en cause « Un emplacement ayant front sur la 39ème Avenue.Riviere-des-Praines, connu el désigne comme étant les subdivisions quatre cent quatre-vingt onze el quatre cent quatre-vingt-douze de la subdivision officielle du lot originaire numéro cent vingt el un, (121 -491 et 492), au cadastre officiel de la paroisse Saint-Joseph-de-la-Rivière-des-Prairies Avec toutes les servitudes actives et passives.apparents ou occultes attachées audit immeuble » La mise a prix est fixée à 999 $ soit 25 % de revaluation de l'immeuble portée au rôle d évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales, en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives.que l'adjudicataire devra verser au shérif.en argent ou par chèque visé, a l'ordre du shenf du district de Montréal, au moment de l'adjudication Pour être revendu a la folle enchère, selon jugement de l'Hono-rable juge Jean-Guy Riopel, en date du 17 juillet 1981, ladite vente aura lieu au bureau du shenf.au palais de justice de Montréal, 10, rue Sainl-Antoine est, local 7 81, le HUITIÈME (8e) jour de JUIN 1984.à DIX heures TRENTE FIERI FACIAS DE TERRIS Canada — Province de Québec Cour supérieure — District de Montréal No 500-05-015118-803 RÉAL 863167.demanderesse, contre KASIMIR NOWAK, defendeur, et LE REGISTRATEUR de Monlréal.mis en cause « Un emplacement ayant Iront sur la 39eme Avenue, Riviere-des-Prairies, connu et de-signe comme étant la subdivision numéro quatre cent quatre-vingt-quinze du lot originaire numéro cent vingt et un (121-495) au cadastre olficiel de la paroisse Saint-Jo-seph-de-la-Rivière-des-Prairies Tel que le tout se trouve présentement avec toutes les servitudes actives el passives, apparentes ou occultes attachées audit immeuble » La mise à prix est tixee a 499,50 $ — soit 25 % de revaluation de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité.multipliée pa le facteur établi pour ce rôle parle ministre des Affaires municipales, en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions legislatives, que l'adjudicataire devra verser au sherit, en argent ou par cheque visé, a l'ordre du shenf du district de Montreal, au moment de l'adjudication Pour être revendu a la folle enchère selon jugement de ( Honorable juge Jean-Guy Riopel.daté du 17 juillet 1981, ladite vente aura lieu au bureau du shérit, au palais de justice de Montréal.10.rue Sainl-Anloine est, local 7 81, le HUTIÈME (8e) jour de JUIN 1984, a QNZE heures TRENTE FIERI FACIAS DE TERRIS Canada — Province de Québec Cour supérieure — District de Montreal No 500-02-042842-836 ^A FABRIQUE DE LA ^ ILLE DE MONT- NO 500-05 018697-825 I SIDORE JEAN, do- micilié et résidant au 634.rue Hardy, Duvar-nay.Cité de Laval, district de Montréal, demandeur.contre DAME CHRISTIANA JEAN-PIERRE.domiciliée et résidant au 5030.boul Gouin est.cité de Montréal-Nord, districl de Montréal, défenderesse, et le REGISTRATEUR de Chambly.mis en cause 87 rue Jeannette.Longueuil RÉAL, 863165.demanderesse, contre KASIMIR NOWAK, détendeur el le REGISTRATEUR de Montréal, mis on cause Un emplacement ayant tient sur la 39ème Avenue, Riviére-des-Prairies, connu el désigné comme étant les subdivisions quatre cent quatre-vingt-treize el quatre cent quatre-vingt-quatorze de la subdivision du lot originaire numéro cent vingt el un, (121-493 et 494), aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse Saint-Joseph de la Rivière-des-Prairies Tel que le tout se trouve présentement avec toutes les servitudes actives et passives, apparentes ou occultes attachées audit immeuble • La mise à prix est fixée à 999 $ — soit 25 % de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales, en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives.que l'adjudicataire devra verser au shé-nl.en argent ou par chèque visé, à l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication Pour être revendu à la folle enchère, salon jugement de l'Honorable juge Jean-Guy Riopel.daté du 17 juillet 1981.la dite vente aura lieu au bureau du shérif, au palais de justice de Montréal.10.rue Saint-Antoine est.local 7 81.le HUITIÈME (8e) jour de JUIN 1984.é ONZE heures PAROISSE ST-8E-NOIT, 505, Monl-Cas-sin Montreal, district de Montreal, demanderesse,' contre DAME MAURICE DOM-PIERRE, 9910, rue Toihurst.Montreal, district de Montréal, detenderesse, et LE REGISTRATEUR de Montreal, mis en cause • Un emplacement ayant front sur l'avenue Toihurst, en la cite de Montreal, mesurant en largeur 50 pieds (50 ) par une profondeur de quatre-vingt-lrois pieds (83 ) par une profondeur de quatre-vingt-lrois pieds (83 ) mesures anglaises et plus ou moins, el connu et désigné aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse St-Laurent, comme étant les subdivisions numéros mille cent vingt et un et mille cent vingt-deux du lot originaire numéro trois cent quarante-cinq (345-1121 et 1122) Avec la maison détachée portant le numéro civique 9910 de ladite rue Toihurst, et autres bâtisses dessus éngees • La mise à prix est lixee à 17 676,75 S — soit 25 % de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Altaires municipales.en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions legislatives, que l'adjudicataire devra verser au sherit, en argent ou par chèque visé, à l'ordre du shenf du district de Montréal, au moment de l'adjudication Pour être vendu au bureau du shérif, au palais de justice de Montréal.10.rue Saint-An-troine est, local 7 81.le DOUZIÈME (12e) jour de JUIN 1984, à QUATORZE heures TRENTE FIERI FACIAS DE TERRIS Canada — Province de Québec Cour supérieure — District de Monlréal NO 500-05-008028-829 par une profondeur de quarante-sept pieds et huit dixièmes de pied (47 8 ) dans sa ligne nord-ouest el de quarante-huit pieds (48 ) dans sa ligne sud-est, el contenant en superficie mille cent quatre-vingt-dix-sept pieds et cinq dixièmes de pieds carrés (1 197 5 p c ).le tout mesure anglaise el plus ou moins, et borné comme suit au nord-est, par la partie nord-est dudit lot 7-576.au sud-est.par le lot numéro cinq cent soixante-quinze de la subdivision officielle du lot originaire numéro sept (7-575) au sud-ouest, par le lot numéro cinq cent vingt-neut de la subdivision officielle du lot originaire numéro sept (7-529) (rue Sl-An-dre).el au nord-ouest, par les lots numéros un et trois du lot numéro cinq cent soixante dix-sept de la subdivision officielle du lot originaire numéro sept (7-577-1 el 3) tous desdils plan el livre de renvoi olliciels.Avec toutes constructions dessus élevees et notamment une maison portant les numéros 6231 et 6233 de ladite rue St-André, circonstances et dépendances, dont le mur nord-est el un escalier sont mitoyens Tel que le tout se trouve actuellement avec tous les droits inhérents audit immeuble sans exception ni réserve El notammant avec el sujet à toutes servitudes créés en laveur de el contre ledit immeuble aux termes des actes enregistrés au bureau de la division d'enregistrement de Montreal sous les numéros 885347 el 935233 .La mise a prix est tixee à 13 597,50 $, soit 25% de l'évaluation de Timmeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité.multipliée par le lacteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales.en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions legislatives, que Tadiudicataire devra verser au shenf, en argent ou par chèque visé, à l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de Tadiudication Pour être vendu au bureau du shéril, au palais de justice de Montréal.10.rue Saint-An-loine est, local 7 81, le TREIZIÉME (13e) jour de JUIN 1984, a ONZE heures FIERI FACIAS DE TERRIS Canada — Province de Qyyabec Cour supérieure — District de Montreal NO 700-02 000075-847 y^LUMINIUM J LA- ES CONSTRUC- TIONS SERAFINI INC corps politique légalement constitué ayant sa principale place d'alfaires au 10867 rue oe Sl-Réal, A Montréal, district de Montréal, demandé resse, contre DANIEL MARÉCHAL, résidant et domicilié au 6231-6233, rue St-André, à Montréal, district de Montréal, détendeur el LE RÉGISTRATEUR DE MONTRÉAL, mis en cause ¦ Un emplacement ayant Iront sur la rue St-André, en la ville de Montréal, connu et désigné comme ôtant la partie sud-ouest du lot numéro cinq cent soixante-seize de la subdivision oflicielle du lot originaire numéro sept (7-Ptio s O 576) aux plan el livre de renvoi officiels du village incorporé de la Côte St-Louis, mesurant vingt-cinq pieds (25 ) de largeur en Iront sur la rue St-André BELLE INC , corporation légalement constituée, ayant une place d'affaires au 17390 rue Victor ouest, à St-Janvier.district de Terrebonne, demanderesse, contre LES ENTREPRISES J B MASSEY LTÉE.corporation légalement constituée, ayant une place d'allaires au 1580.boul Provencher suite 200, à Brossard.district de Longueuil, défenderesse, el YVQN PEDNEAULT et JEANNINE SAVARD, tous deux domiciliés et demeurant au 1660 Croissant Rousseau, à Brossard.partie mise en cause, et le RÉGISTRATEUR de Laprairie, mis en cause Les immeubles de la partie mise en cause Yvon Pedneault et Jeannine Savard ¦ Un certain immeuble connu el désigné comme étant la subdivision numéro trente-huit du lot originaire numéro cinquante-six (lot no 56-38) dans les plan el livre de renvoi officiels de la paroisse de Laprairie de la Magdeleine, division d'onregislremenl de Laprairie Avec une bâtisse dessus érigée portant l'adresse civique 1660, Croissant Rousseau, à Brossard.Québec Tel que le tout se trouve actuellement, avec toutes les servitudes actives ou passives, occultes ou apparentes attachées audit immeuble • La mise à prix est fixée à 22 883,51 $ soit 25 % de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d évaluation municipale de la municipalité.multipliée par le lacteur établi pour ce rôle par le ministre des Altaires municipales.en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modiliant certaines dispositions législatives, que l'adjudicataire devra verser au shéril, en argent ou par chèque visé, à Tordre du shérif du district de Montréal, su moment de l'adjudication Pour être vendu au bureau d'enregistrement de Laprairie, 214.rua Saint-Ignace.Lapraiiia.Québec, la TREIZIÈME (13a) jour de JUIN 1984.é QUATORZE heures TRENTE Bureau du shéril Cour supérieure Monlréal.le 2S avril 1984 Le shérif ai^oint Paul ST-MARTIN 46 Le Devoir, samedi 5 mai 1984 SPORTS 41 La traversée de l’Atlantique Le Formule TA G file à 13,3 noeuds HORS-JEU  Il y a déjà 30 ans Il y a 30 ans, le 6 mai 1954, le Britannique Roger Bannister devenait le premier homme à courir le mille en moins de quatre minutes (3:59.4) lors d'une réunion d'athlétisme à Oxford Le record actuel appartient à un autre Britannique, Sebastian Coe (3.47.33), établi le 28 août 1981.Après Bannister, l'Australien John Landy devait réussir le mille en 3:58.0, le 21 )uin 1954, puis le Néo-Zélandais Peter Snell en 3:54.1, le 17 novembre 1964 et l'Américain Jim Ryun en 3:51.1, le 23 juin 1967.Le Néo-Zélandais John Walker devint le premier à tomber sous la barre du 3:50, courant la distance en 3:49 4, le 12 août 1975.(Photolaser AP) (AP'P) — Le catamaran Formule TAG du Canadien Mike Birch se trouvait hier à 10 h 54 GMT à 850 milles à l’est du port de New York qu’il a Los Angeles L’URSS participera — Daume COLOGNE, RFA (AFP) - Le président du Comité national olympique ouest-allemand, M.Willi Daume, a déclaré hier à Cologne, qu’il s’attendait à une participation de l’Union soviétique aux Jeux olympiques de Los Angeles.« Apres toutes mes conversations avec les dirigeants du sport soviétique, j’ai acquis la conviction que ru RSS a la ferme intention de participer aux Jeux de Los Angeles », a affirmé M.Daume, qui est également président de la Commission olympique d’admission.« Cependant, il est un fait que la décision n’est plus du ressort du sport mais qu’elle appartient désormais aux plus hautes instances politiques», a-t-il ajouté.La d^ision de l’URSS sera prise le 26 mai à Moscou lors de la réunion du Comité olympique soviétique.quitté le 1er mai à 17 h 55 GMT, a-t-on appris en fin de journée, hier.Le bateau, qui tente de battre le record de la traversée de l’Atlantique établi le 15 avril dernier par le trimaran Jet Services II barré par le Français Patrick Morvan, a jusqu’ici progressé à la vitesse moyenne de 13,3 noeuds.En fin de matinée, hier, il se trouvait précisément à 42 degrés 41 minutes de latitude nord et 59 degrés 11 minutes de longitude ouest, c’est-à-dire sensiblement au même point que le bateau de Morvan après le même laps de temps il y a un peu plus de deux semaines.Lors de sa transmission radio hier matii, le Montréalais Gérard Roufs a indiqué que tout allait bien à bord.« Nous sommes dans une zone anti cyclonique et il y a peu de vent mais nous parcourerons plus de 400 milles aujourd’hui », a-t-il précisé.Mike Birch, quant à lui, a demandé les résultats de la demi-finale de la coupe Stanley de hockey qui oppose le Canadien aux Islanders de New York ! La vitesse du Formule TAG pourrait s’accroître au cours des prochaines 48 heures, estime-t-on en se basant sur la formation d’une dépression météorologique importante à l’est de Terre-Neuve.Celle-ci devrait faire bénéficier le catamaran de vents forts au portant vers le nord-est.La mémoire un peu courte Solution du jeu du 12 avril Solution du jeu du 28 avril 1 I i it s t 7 a 9 10 H it f3 fS if là 19 20 N 1S 17 1» 19 go JEAN-LUC DUGUAY C’est fou comme on a la mémoire courte.Si on vous avait dit le 1er avril que le Canadien disputerait ce soir un 6e match de demi-finale contre les Islanders, vous auriez crié au poisson.C’est pourtant ce qui arrive et vous n’ê-tes pas encore contents.Moi non plus d’ailleurs.Avec nous autres, les partisans du Canadien, c’est tout ou rien : on n’est pas content tant qu’on n’a pas vu nos joueurs les cheveux mouillés par le champagne.Je vous l’avoue: en ce vendredi mouillé par la pluie, j’ai le goût d’engueuler bien du monde.Je ne le ferai pas parce que je suis trop logique, trop sérieux pour ça.Je sais très bien que je dois me réjouir des succès inespérés du Canadien à ce jour.Cette équipe est sur la bonne voie, elle a un bon grand patron, un bon coach, de bons éléments.Attendez voir l’an prochain.Oui, je sais tout ça et c’est pourquoi je ne me plaindrai pas comme les autres, les chiàleux, les éternels insatisfaits, les partisans déboussolés.Je ne pointerai personne du doigt.Je ne ferai pas remarquer que Lafleur, Smith, Walter et Turn-bull n’ont marqué aucun but dans cette série et que les trois derniers ont endossé l’uniforme tricolore à la faveur d’échanges qui devaient tout changer.Après tout, ce n’est pas leur faute si leur léthargie coïncide dans le temps.Je ne ferai pas remarquer non plus que Penny donne souvent des retours de lancers.Après tout, c’est grâce à lui si le Canadien a pu disposer de Boston et de Québec.Je ne ferai pas remarquer non plus que Hunter et Nilan ne frappent pas assez l’adversaire.Après tout, ils sont probablement complètement vidés.Je ne ferai pas remarquer non plus que l’attaque à cinq est tout à fait nulle.Après tout, Lemaire ne peut pas jouer à la place des siens.Comme vous voyez, je ne suis pas du genre chiàleux.Je suis un objectif, moi.Tellement que je n’ai plus de sentiments.Je vois la situation de haut, moi.Je mets les deux équipes dans la balance et je constate que le plateau des Islanders est plus bas que l’autre.Alors je ne m’étonne pas, je ne m’enrage pas, je ne déblatère pas, je ne cherche pas la petite bete.Je me dis que ce qui est arrivé devait arriver et qu’il n’est que normal que le Canadien, ce soir, risque réUmination.Cela dit, j’espère qu’il va gagner, qu’il va planter Billy Smith d’abord et les Oilers ensuite, qu’il va défiler sur la Catherine et faire parler de lui en bien partout dans le monde sauf à Québec.Non, non, c’est des blagues, une grosse farce niaiseuse.Je suis bien trop oj3jectif pour penser vraiment à des choses comme ça.?Il était une fois un avocat sérieux qui affirma publiquement que le Barreau était coupable de pratiques déloyales.Le Barreau fit enquête, déclara fausse l’accusation et radia l’accusateur.Un architecte fit de même envers son Ordre et un médecin envers son Collège, et tous deux subirent le même sort que l’avocat.Vous voyez à quoi je veux en venir.Le ridicule ne tue pas la Ligue nationale de hockey ni son président, M.John Ziegler.Dans un jugement à faire rougir de honte Salomon, le beau brummel bien peigné a imposé des amendes de $ 3,000 aux Nordiques et aux Islanders dont des dirigeants et des joueurs avaient mis en cause l’intégrité de la LNH.La pénalité est insignifiante.C’est comme si un joueur écopait de deux minutes pour avoir joué avec une carabine en bandoulière.Ce qu’on appelle encourager le vice.Dire que l’an dernier, le propriétaire des Yankees de New York, l’ineffable George Stein-brenner, avait été appauvri de ¥ 250,000 pour avoir contesté le livre des règlements du baseball professionnel.Et imaginez un peu ce qui arriverait si un coach de football disait publiquement que ce sport était arrangé avec le gars des vues.Le commissaire Pete Rozelle l’enverrait tout de suite au bien-être social.Au fond, la décision de Ziegler ne devrait pas surprendre.Il s’est probablement dit que ces messieurs des Nordiques et des Islanders ne voulaient pas être aussi durs.Un cas typique où les paroles dépassent la ^nsée.Que voulez-vous ?Il s’en dit des choses dans le feu de l’action.Le seul problème, c’est qu’avec la LNH, on peut bénéficier de l’impunité ou presque, même si les accusations sont énormes.Et c’est ainsi qu’une organisation dite sérieuse — et qui doit l’être — prend les allures d’un cirque.AVIS PUBLICS Voir aussi en pages 44 et 45 LACHAPELLE, Lucien.- \ \liiiiiii, l•'l()^l(U¦.le :!() ;i\ ni IIIS4 à râgi' (le SI ans, 10 mills.i‘sl (l('>(a‘(U'‘, \I l.iiciiMi l.acliapi'IU'.inillislt inl ilr Siiirl, épouv (II' low riii'ri'st' Sénécal, ilcmciii anl au O.â me tlfoigi's, Sori'l II laisse dans II' (li'iiil ses Ills l’ierre épous (le 1.01 l aine rélo(|uni (leSIe \nne (le Sorel, Xiulri' l.aehapelle de SIe \nne de sorel.ses filles Lise épouse de Ciéiard (dur l'hesne de Sorel et ( dielle l.aehapelle de Montréal 10 IH'lils enlanl.s, 2 arriére pe Ills eiilanis l'n gendre Don Callaglian de Sle ,\iiiie de Sorel Une soeur Mme liené ltK«rl • Sous les Etoiles • Août 1M2 Fin de semaine • Country Western • Epluchette de blé d’Inde Ragoût patte de cochon 18-19 25-26 Sept 1-2-3 Fête du Travail < Fèves au lard • Les activités peuvent être changées sans avis.Surprise de l’été Steak charbon de bols Blé d'Inde euK sur place Ragoût ancienne mode Fèves et lambon LOCATION: AU QUAI VICTORIA, AU PIED DE lA RUE BERRl, DANS LE VIEUX-MONTRÉAL 48 Le Devoir.samedi 5 mai 1984 T.¦¦ .- ^ ¦A:- \\ i '“^ÿ" •.V.^ .V j 'j'ii^L- -tV' -V' ¦ On Joue toute la semaine.Chaque billet hebdomadaire présente les pronostics pour 13 matches de baseball disputés durant la semaine.Les matches inscrits â gauche du billet seront joués au début de la semaine, ceux de droite, en fin de la semaine.1 52 ^ \ i Sis?ê 1 1 tX w.**«ü2L.«jjrtW nuttoU ¦80NÜ^,,!’°ei* 0' liSiS'w*™'“ 'SST** rs*'^' î.>p\ nyg r.^'Eriisgiis-' «.-SSSKiV'—i *«'T • f S y:?5isSsï5»=-" i) Vous trouverez les billets SportSélect Baseball chez vos marchands détaillants.Les résultats seront publiés dans ce Journal tous les mardis.Un billet de 2$ vous donne une chance de gagner gros.Le gros lot sera attribué au(x) billet(s) présentant les 13 pronostics justes.Des lots décroissants seront partagés entre les détenteurs de billet présentant les 12 à 4 derniers pronostics justes.Il va de soi que le détenteur d'un billet gagnant se méritera aussi le prix boni puisque les quatre derniers pronostics de son billet seront forcément justes.Vous choisissez votre billet Des 13 résultats de matches, neuf résultats sont cachés: les quatre derniers sont visibles.Vous pouvez donc choisir un billet dont les pronostics apparents correspondent aux vôtres.ou vous fier à votre intuition.Un prix-boni Si vous avez vu juste pour les quatre cases visibles vous gagnerez un prix boni qui peut atteindre 25000 dollars et dont vous découvrirez la valeur en grattant la case de prix.Un code très simple Trois chiffres le résument: 1,2,3.Le 1 signifie que l’équipe â domicile gagne par plus d’un point; le 2, que les visiteurs gagnent par plus d’un point; le 3, victoire par 1 point seulement ou match remis, annulé ou incomplet.Les paris collectifs et l'émission des coupons s'y rapportant sont exploités en vertu des dispositions de la Loi sur les paris collectifs sportifs et ne sont ni associés, ni approuvés par les ligues Nationale et Américaine des équipes professionnelles de Baseball.< A ("V t'; ‘ '' 'wfSîjjSfc -«H.^ ’ > » > ~ «L.
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