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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 2 octobre 1929
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1929-10-02, Collections de BAnQ.

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VolumeXX -K»229 Abonnements par la poste Edition quotidien» CANADA .t M» BUts-Dnt» «t Empira BrlUnnlqn* .8.M UNION POSTALE .» !«• Edition hebdomadaire CANADA LE DEVOIR Montréal, merrredi 2 oct.1929 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: - - HArbour 124V ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! SERVICE DE NUIT: Administration: Rédaction : • £érant: • ¦ HArbour 12U HArbour 3679 HArbour 4897 ?s La différence entre le “Chronicle-Telegraph” et le “Devoir L’un de nos chroniqueurs a dit de la nomination de M.McMaster qu’elle contribuerait à fortifier une legende dans la province: Pinaptitude des Canadiens à remp’ir les fonctions ne trésorier, à traiter des affaires de finance.Il ajoutait que le remplacement de M.Nicol par M.McMaster constituait un recul positif; car peu de choses, en so ni me, séparaient M.Nicol d’un représentant canadien-français authentique.Il recourait à une locution anglaise pour mieux rendre la situation: M.Nicol était, écrivait-il.the nearest approach to a real French Canadian.Là-dessus, le Chronicle-Telegraph a pris feu.U voyait dans ces simples observations une nouvelle manifestation du procédé d’attrition graduelle par lequel on est en train d user lé prestige de la minorité anglo-protestante.On la prive des contrats, si minimes soient-ils, sur lesquels elle pouvait compter; on l’éloigne du fonctionnarisme.Bref, son influence ne correspond plus à son importance numérique et elle est en train d’émigrer en masse hors d’une province où elle souffre persecution et injustice.Nous avons résumé là à larges traits de longs articles.Notre chroniqueur a cru à propos de répliquer sur un ton plaisant, la rubrique de l’actualité ne souffrant pas de pesants articles, genre des premiers-Québec du Chronicle.Mais comme celui-ci revient à la charge, il n’est pas hors de propos d’exposer en bonne place son procédé goujat et peu intelligent.D autant plus que le ministère n’y peut être indifférent.Il n’a apres tout qu’à tirer sur les saucisses avec lesquelles il attache le Chronicle pour le faire rentrer dans la voie de la décence.Peut-être, au reste, a-t-il commencé de tirer, puisque le Chronicle-Telegraph annonce dans son premier-Québec du 30 septembre que “c’est pour la dernière, fois qu’il revient a la charge, comme il est inutile de prolonger une controverse avec quiconque a une trop forte dose dV^o".C’est le bougonnement, que nous pardonnons volontiers, du lutteur qui a les épaules collées au matelas.> * * * Si vous ne nous laissez pas le portefeuille de la trésorerie, disait le Chronicle, lequel nous restera-t-il?Nous lui répondions: à peu près n’importe lequel.Si nous ne voulons pas que soit toujours celui-là, c’est parce que nous ne voulons pas laisser se constituer une légende (d’assez fraiebe date en somme.puisque les trésoriers et les bons trésoriers de langue française n’ont pas manqué dans le passé).On jugera de la bonne foi du journal subventionné par cet îxtrait de son article-flèche-du-Parthe décoché au Devoir: Le.Devoir.becomes silent when asked what specific Cabinet position it would allot to them [aux Anglo-protes- U actualité Aux Américains! lantsl 11 faut avoir un toupet de 37 pour se moquer ainsi de ses lecteurs.L’article que nous venons de citer est du 30 septembre.Dans son article du 21 septembre, neuf jours plus tôt, le Chronicle écrivait en toutes lettres: In fad the only real attempt [de notre part] to meet our submissions is to be found in the statement that ‘ THERE IS HARDLY A MINISTRY IN WHICH AN ENGLISHMAN COLLD NOT FIGURE, ON CONDITION THAT HE WAS WELL VERSED WITH THE LANGUAGE OF THE MAJORITY: ROADS FOR INSTANCE.OR COLONISATION.ALTHOUGH THE CHRONICLE-TELEGRAPH CITES THIS LAST AS PAR- ^ TICULARIA AS INCOMPATIBLE WITH THE Ql ALIT\ Ob peintures, les portraits de famille AN ANGLO-CANADIAN ', Dans un de ses articles, notre chroniqueur prévenait le ., ChronicU.Telegraphyev criant à la minorité des bobos taj-ginaires, il pourrait bien amener la majorité a constater qu elle élit des députés anglais dans des comtés où leurs congénères sont loin parfois d’avoir la majorité.Cela l’épouvante.Il cons- (Le manoir de Montebello vient d’ètre vendu à un groupe d’Américaine).(Les Journauï) Sous sommes des imbéciles, ou au moins de bien pauvres gens.Pour soixante-auinze mille piastres, des Américains nous achètent un de nos rarissimes manoirs, un manoir doublement historique, une collection d’oeuvres d’art, de vieux meubles, un site, un parc incomparable comme majesté, comme grandeur, comme romantisme.Et un souvenir national pour lequel nous aurions tous dû sacrifier un peu de nos sous.Hélas! un petit entrefilet de journal en annonce la vente certaine.Notre patrimoine déjà pauvre, déjà massacré, s’appauvrit encore, se dé trait.Le coeur me saigne comme si c’était moi qu’on dépouillait.En réalité, c'est un malheur pour nous et nos enfants.Il eût été si utile à noire humble prestige, si souvent mis en doute, de faire de ce manoir un musée.A la longue, avec les automobiles qui se multiplient sur la route, l’entreprise aurait même payé.La Malmaison, en France, n’est pas plus intéressante à visiter, — pour ne citer que cette relique, — et le site est mille fois moins beau.Dieu! quand serons-nous assez riches pour être intelligents et patriotes! Le deviendrons-nous trop tard, quand rien ne sera plus à nous?* ¥ Ÿ Le manoir est au bout d’une longue avenue qui traverse une des forets les plus émouvantes et les plus riches du monde; au milieu de beaux arbres, longtemps avant de le voir, on aperçoit une petite chapelle de pierre vieille, dont les murs sont couverts d’inscriptions funéraires.Que feront des Américains du beau manoir, au bout de l’ave nue?Du beau manoir perché an bord de l’Outaouais, à l’endroit où le fleuve coule entre ses rives les plus luxuriantes?La berge en hauteur est comme une falaise, mais verte, riche, animée de bouquets d'arbustes; au bas coule Veau bleue ou grise, suivant les heures.Le site est unique et merveilleux.Et le vieux château sans prétention est intéressant comme une gravure antique.Je ne l’ai vu qu’une fois, trop rapidement pour énumérer tout ce qu’il contient, et le charme de ses grandes pièces toutes chauffées par des cheminées, le.charme des meubles, des bibelots, des chambres restées ce qu’elles étaient durant la nie de Papineau; la belle vieille argenterie qui ornait les grands bahuts de la salle à manger; la division amusante des pièces; la beauté d'un grand salon en rotonde, très éclairé, dominant la vue sur la rivière; les marbres, les bronzes, les peu édlatante au ministère, pour qu’il sente le besoin d’expliquer à coups de statistique comment sa majorité y a tombé fie 1200 à 217.Fin (Timpair On se rappelle les révélations faites il y a quelques mois autour de l’intervention de l’International Paper Company, aux Etats-Unis, dans le domaine de la presse quotidienne, où cette compagnie avait entrepris de se rendre propriétaire de certains journaux et de devenir actionnaire de plusieurs autres.L’incident qui mit tout le projet au jour fut l'affaire du Poston Herald, où l’on apprit en avril dernier que la grande compagnie de papeterie américaine avait mis d’un seul coup, un peu plus tôt, plus de 5 millions de dollars.Il y eut enquête et l’on établit que VInternational Paper Company, sous prétexte de s’assurer un marché stable pour son papier, avait acquis des actions dans 13 quotidiens.La déposition du président de la compagnie, M.Archibald Graustein.fut là-dessus d’un intérêt particulier.Depuis M.Graustein s’aperçut, avec ses associés, qu’ils avaient commis là un retentissant impair, de nature à développer de l’hostilité dans le peuple contre tous les projets de leur compagnie.Celle-ci commença dès lors de se retirer des quotidiens où elle avait mis son argent.Il lui reste encore des intérêts dans quatre quotidiens plus ou moins négligeables des Etats du Sud, autour desquels il y a présentement un procès assez tapageur.Et Ylntema-tional Paper Company vient de sortir du Boston Herald dont elle était la principale propriétaire depuis quelque dix mois.Elle a cédé ses actions à un groupe de banquiers, pour le compte du groupe minoritaire d’actionnaires de ce quotidien.Ainsi se termine une tentative, de la part d’un groupe d’industriels, d’asservir à leurs fins, et de façon cynique, une tranche de la presse américaine.11 ne faut pas croire cependant que l’épisode ne se renouvellera pas.De plus en plus le journal intéresse le financier et le capitaliste, surtout le journal susceptible de rapporter beaucoup d’argent, de même que le quotidien influent et d’allures indépendantes.Cette fois-ci, Vlnter-natlonal Paper Company n’a pas réussi comme elle l’aurait voulu, dans ce domaine.Mais son expérience n’en empêchera pas d’autres de vouloir tenter le même coup, de façon plus habile et plus dissimulée.posant de Horse-Power n’est qu un acheminement.Le barrage en vole de construction de la Chutca-Caron ne constitue que ia première et la plus petite partie d’un développement autrement considéra-ble.A ce premier barrage, dont 1 usine électrique, espère-t-on sera mise en marche dès le printemps de 1931, on projette d’en souder un autre, le barrage de la rivière Ship-shaw, qui constituera un réservoir suffisant avec une tète d’eau telle que des turbines que l’on installera pourront générer 800,000 H.P.La région de Chicoutimi aura pris alors la suprématie électrique.Quand cela se produira-t-il?On ne L> sait pas au juste.On considère, pour le présent, que l’usine de l’isle Maligne et celle que l’on construit à la Chute-à-Caron seront suffisantes.Les pians sont dressés pour le développement de Shi pshaw, mais il reste quand même à l’état de projet.Et tout cela, les 500,000 IL P.de l'isle Maligne, les 210.000 il.P.de la Chute-à-Caron, les 800,000 H.P.de la rivière Shipshav, ne représente pas encore lu totalité des possibilités de développement hydro-Haut-Su M.Louis Côté est candidat conservateur dans Ottawa-Est OTTAWA, 2.(D.N.C.) — M.Louis Côté, avocat, a été choisi hier soir comme candidat conservateur dans Ottawa-Kst.-choix a été unanime.La convention a eu heu au Monument National, angle des rues Georges et Dalhousie, sous la présidence de M.P.D.Ross, président de l’Association libérale-conservatrice d’Ottawa.11 y a eu plusieurs discours.La nomination de »l Côté a été appuyée par M.Moses Doctor, qui avait annonce tou d’abord sa candidature pour la retirer ensuite.Violent incendie à la buanderie Pffeifer à Québec QUEBEC, 2.(D.N.C.) — Un incendie a ravagé de bonne heure ce matin la buanderie Pffeifer.Les maisons avoisinantes ont aussi subi des dommages par l’eau et la fumée.Les perles sont d’environ $75,000.Personne n’a été blessé.a c’est idiot! Mais quel arrêt intéressant plutôt, il eût fait pour ces touristes étrangers qui inondent chaque été notre devenu reliquaire national, d’une noblesse, d'une supériorité.Il est vendu, c’est fini.Pour comble, on annonce qu’on en ferait un taie que si les Anglais n’ont pas une représentation correspon-1^lesJ°ur/?‘?n dant à leur force numérique, cela provient de ce que la popula- - ¦ .lion anglaise est concentrée en certains comtés.D’où la pratique d’envoyer à Québec, pour que la minorité y soit représen tée, des députés anglais dans les comtés qui comptent une pro deven portion de votes anglais, lout en élisant des députés de langue ;7 ^ ^ instrnjrc française à Ottawa pour ces memes comtes.ceux qui nous méconnaissent ou Le Devoir a constamment prêché cette pratique généreuse, : nous ignorent; quel joli échantillon même si le Chronicle l’accuse de fanatisme étroit; mais il est à d'1 passé canadien-français à révé-remarquer qu’elle n’a pas été suivie à la lettre Plusieurs corn-1 erJ e COCHr mp saigne.Rien n’est tes en majorité français envoient des représentants anglais tant |p/„, possible, tout est irrémédiable.à Québec qu’à Ottawa.De sorte que, une fois de plus, il faut j Quand nous aurons nos million-c on dure que Je Chronicle-Telegraph joue un jeu dangereux en ‘ noires à nous, désintéressés et pa-soufilant sur les cendres.La majorité a.en réalité, toujours ; trr'r[![e*:l'[ spfpn traité la minorité avec les plus grands égards et la plus grande | m,Vére/ ’ Un chef boxeur” C’est ainsi que la Tribune de Sherbrooke appelle le chef de l'opposition québécoise, en reproduisant à son endroit un extrait du Soleil où il est question ^"incohérence verbale ", de "ridicules qprcès démagogiques" de "casseur de gueules’’ de "brutalité’’ et de "déloyauté".Tant d’aménités démontrent à l’évidence, aux lecteurs du Soleil et de la Tribune qui prennent au sérieux les dénonciations de leurs quotidiens, que le ministère a échappé à un bien vilain batailleur.Pourvu que ces mêmes lecteurs n’aillent pas réfléchir sur ce qu’ils lisent et se dire que si le ministère, après tout, a eu du mal à remporter la victoire sur un si piètre ennemi, il fallait que le gouvernement ne fût pas très fort! Qu’aurait-il donc fait, pourraient-ils alors se dire, contre un homme de premier ordre, s’il a dû mobiliser tous ou presque tous scs ministres contre un adversaire méprisable, au dire de la presse ministérielle, mais qui, tout de même, a manqué de fort peu de sortir vainqueur de la rencontre dans Compton?En tentant de diminuer leur adversaire, ces quotidiens déprécient la qualité de leur victoire.G.P.générosité The proof of the pudding is in the eating: la preuve en est que cette même majorité ne demande rien autre chose, dans les provinces où elle devient minorité, que d’être traitée comme «Ue traite elle-même la minorité.C’est ce que le Chronicle appellerait l’application de la golden rule.Cette générosité a parfois été si loin qu’elle en devenait dangereuse.Et si nous avons bonne mémoire, le Chronicle lui-même s’opposait à l’une de ses manifestations, qui était encouragée par le ministère.On voulait alors assurer constamment la présence d’un échcvin anglais au conseil municipal de Québec et donner pour cela double droit de vote aux électeurs anglais, constituer un privilège.Ceux-ci auraient voté d’abord pour le représentant de leur quartier, comme tous les autres contribuables et, ensuite, at large pour un échevin de langue anglaise.Cependant, si le jour devait venir où il serait impossible de faire élire des députés anglais en dehors des trois seuls comtés (encore Brome est-il douteux) où ils saut assurés d’une majo- Michelle Le NORMAND Scotcmbre 1929 — Chandler.Bloc -notes Statistiques électorales i Un ancien propriétaire de journaux américains, E.W.Soripps, avait un jour besoin de statistiques sur un sujet d’intérêt national.M offrit par lettre à un sj>écialiste réputé de Washington un traitement élevé inour les lui préparer.Il reçut en réiponse à sa lettre ce télégramme : "Offre accepter.Que vou/rz-vous établir par la statistique?Vous en livrerai pour prouver n’tmporte quoi".la: statisticien qui a compilé pour M.Taschereau rité (Brome, Westinount et Montréal-Saint-Georges), nous ___ .croyons que personne au Devoir ne s’opposerait à ce que les !cs üVvoulu prouver hier alx^our-roprésentants de la minorité fussent élus at large, à condition évidemment que les électeurs anglais n’eussent pas double droit de vote, mais ne votassent qu’une fois.Il nous semble que la situation est claire.Relevons une fois (c’est la troisième fois que le Chronicle la commet) une des stupidités les plus fragrantes du Chronicle: “As a matter of fact, écrit-il, for le Devoir — whose whole career has been one sustained appeal to préjudice to accuse another paper of this particular offense is almost as rich in comedy as fort it to sneer that another fhi per is Conservative at Ottawa and Liberal at Quebec.La réponse ne sera pas longue.Le Devoir n’est ni libéral irOttawa ni conservateur à Québec.Voilà donc la proposition do Chronicle boiteuse.Le Detwir a été, est et sera tou-ours indépendant à Québec et à Ottawa.Il peut avoir des sym->atixies pour tel ou tel groupe; mais il peut ies rompre quand il a croit nécessaire.Sa situation n’est pas comparable à celle : da Chronicle aux $40,000 de contrats ministériels annuels.II peut parfois tenir à un parti par la tête, voire par le coeur.U ( n^ftlenijainai» par le ventre.Loun DUPIRE nalUtes que la majorité moyenne dex libéraux, depuis les Mp4 dernières élections, est do 24(> j>ar comté, doit être de la même catégorie d’experts statisticiens que celui auquel s’adressa Srrlipps.et qui se faisait fort de faire dire n’importe quoi aux chiffres, d’accord avec les désirs de celui qui Vemployett.Un pasteur des Etats-Unis.archiviste du Methodist Hoard of Public Morals, ne vientdl -pas de prétendre, en s’appuyant sur des calculs de son cru, que Li prohibition a enrichi son pays de 72 mil liards de dollars, taudis que le National Industrial Conference Board vien4 d’établir aussi ratégo-riquemeirt, avec une autre série de calculs, que in même prohibition a appauvri les Etats-Unis de 135 miilfliatvls?Les chiffres que le premier ministre a livrés hier aux journaliatas qui l’interviewaient et tes ont publiés ont fait sourire bien des lecteurs.La victoire libérale de Compton doit paraître assez électrique du Haut-Saguenay et du Lac-Saint-Jean.En puisant à même des statistiques qui nous ont été remises au cours de notre excursion et en consultant aussi les deux publications dont j’ai déjà parié, le Saguenay Industriel et VAnniiaire de Chicoutimi, essayons de dresser un petit Inventaire de cette richesse en houille blanche.Deux tributaires de la rivière Saguenay offrent d’abord un nombre respectable de H.P„ déjà en partie utilisés, la rivière Chicoutimi et la rivière au Sable.Cette dernière, qui est le déversoir du grand lac Kênogami, sert aussi au transport des billes de bois qui alimentent les pulperies Price à Jonquiè-res ainsi qu’à Kênogami.Diverses chutes de la rivière Chicoutimi offrent un potentiel de 51,180 H.P., dont 41,420 sont harnachés par la compagnie Price, la Quebec Pulp and Paper Company on la Saguenay Electric Company.Des turbines suffisantes pour générer plus de 30,009 IL P.sont installées en travers des eaux endiguées L Je nom de Duke-Price Power.> D’autres cours 0 sous l'acre, dans des régions où les travailleurs inlelli-fents connaîtront l'aisance.Chez nous, au Canada, la prise de possession du sol est si importante que l'épiscopat a ouvert un bureau de missionnaires-colonisateurs à 520 rue Richmond, à Montreal, chargeant les abbés Zenon Mary *t Georges Bilodeau de rensei- fe :AUX BERMUDES:-: QUATRE JOURS DE REPOS COMPLET AU PAYS DE L'ÉTERNEL PRINTEMPS Trois jours à New-York Visite de la ville Quatre jours sur l'océan Paquebots de luxe Départ de MONTRÉAL: mardi 19 novembre, 8 h.20 du soir, gare Bonaventure; train WASHINGTONIAN du CANADIEN NATIONAL Pullman et compartiments réservés.Départ de New York, 20 novembre, à bord du “Fort Victoria” Arrivée aux BERMUDES, vendredi 22 novembre Séjour jusqu’au 26.Hébergement dans un cottage privé, hôtel LANGTON, situé ¦sur une élévation ayant vue sur HAMILTON et les deux rives de l'Atlantique.—Plage, tennis et jeu de golf privés.Programme élaboré d'excursions en voitures et bateaux à St-Georges, ta Grotte aux Cristaux, le Har rington Sound, les Jardins aquatiques, le Trou du Diable, etc.Retour à bord du “Bermuda'' paquebot à moteur, de superluxe.A NEW-YORK du jeudi 28 novembre au samedi 30.— Visite complète de la ville en autocar.Hébergement près du Broadwav et de la Sème Ave centres des magasins et amu seine.nts.Départ le samedi 30, à 8h.3 j du soir, gare Pennsylvanie.Arrivée â Montréal: Dimanche.1er décembre à 8 h.du marin DOUTE JOURS ENTIERS SANS souers N! EMBARRAS COMPARTIMENT A DEUX ch-rie fer aller N-Y et retour.(Pas moins de deux personnes) Billet complet, chacun $185.$180.(Tous frais compris) CHAMBRE pour personne seule, aux hôtels à N-Y avec bain et aux Bermudes, sans bain.Voyage complet $185.CONFORT PARFAIT CLIMAT DU PRINTEMPS SUPPLÉMENTS pour cabine aller et retour, chacun Intérieure à 2 Extérieure à 3 Extérieure à 2 PRIERE DE SE HATER LES PLACES SONT LIMITÉES.Un dépôt de • H ! ' - > 1 • P.Sf-Ger-naln.L.L.L.f!.L.1».Panel-Raymond , L.L., .,e»t M-Cermaln, L.L., B.rations également très modernes 1 $3,000,090 de moins qu'en 1928 el que l'usine «le Saint Laurent peut $4.000,000 de moins qu’en 1927, et .A.lO‘>« offrir L'usine renfermera d'abord départements du cuivre et «tu fer.de même «pie des laboratoires de , recherches.Au cours des deux dernières années, ces travaux do recherches ont été d’un avantage extrême pour cette organisation, et ont contribué large-, ment à donner a son personnel «lu une effi- , Le 15 octobre 1929 est la date .[fixée pour échanger les certificats ‘h portement scientifique j actuels contre les nouveaux à ia),'lenr mieux aux besoins d’une circul» tion assez dense.Mort du gtatuairc Bourdelle Paris, 2.(S.P.A.) Emile-Antf re Bourdelle, statuaire, est «art l’Âge de 67 ana.y i »
de

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