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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 25 février 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-02-25, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE—No.46 MONTREAL.SAMEDI 25 FEVRIER, 1911 UN SOU ^, NUMERO > y.___ ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6,00 Edition Hebdomadaire : 0ANADA .$1.00 BTATS-UNIS.r « .$1.50 UNION POSTALE.$2.00 LE DEVOIR Réfaction et Administration 1 71.RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL TE LEPHONES : REDACTION : Main 7460 ADMINISTRATION: Main 7461 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! Au Monument National L'assemblée de ce soir, au Monument National, est l'une des plus importantes que nous ayons encore organisées.Le projet de loi sur les Tramways, s’il est adopté sous sa forme actuelle, mettra pour toujours la population de Montréal et des alentours à la merci d’une poignée de financiers; il liera non seulement les hommes d’aujourd’hui, mais toutes les générations à venir.C’est le projet le plus audacieux, le plus cynique qui ait encore été présenté devant le parlement de cette province.Ses auteurs disposent des forces matérielles les plus considérables; ils mettent au service de leur cause l’énergie désespérée d’hommes qui voient à leur portée des millions et s'imaginent que d’un suprême effort, iis les pourront atteindre; ils se croient peut-être le droit de compter sur les très hautes et très puissantes sympathies qui les ont accompagnés partout jusqu’ici.Le seul moyen de protéger la ville et ses intérêts, d’empêcher qu‘on ne sacrifie d’un trait de plume les droits des générations futures, c’est d’éveiller l’opinion, c’est de lui permettre de s’exprimer avec un tel éclat que les accapareurs et leurs complices possibles du Parlement en soient effrayés.Car ils ne reculeront que devant la force—la force démontrée et agissante.* * # La façon dont ils ont présenté leur projet de loi dit leur audace et leur mépris de tous les obstacles.A la dernière heure, en écartant toutes les formalités requises pour protéger le public et le parlement, sans un mot d’avertissement à leur partenaire la Ville, ils ont jeté devant la Chambre une proposition tellement énorme qu’il faut y regarder à deux fois pour être bien sûr de ne pas rêver.Mais leur attitude depuis vingt-quatre heures dit aussi leur point vulnérable et le côté où il faut porter l’attaque.Ils négocient—eux qui, il y a six jours, se moquaient cyniquement des autorités municipales et voulaient leur enlever jusqu’au droit de faire leurs propres contrats; ils prennent, des allures de conciliateurs! Pourquoi ?Parce qu’ils voient monter la colère de la foule, parce que c’est un fait avec lequel ils se sentent, malgré tout, obligés de compter.Parce qu’un certain nombre d’hommes et de journaux—saluons avec respect nos confrères du Herald qui se sont portés à l’avant-garde—ont entrepris de dire au public ce qu’il y a dans leur projet de loi et de permettre au même public de manifester sa révolte.Si les hommes du “trust” n’avaient trouvé devant eux que les journaux télépalhés, soyez sûrs qu’ils ne chercheraient pas aujourd’hui d'accommodement avec la Ville! # * * Iliei* soir, les commissaires qui avaient passé six heures en conférence avec les représentants de la Compagnie disaient aux échevins : Adoptez quand même une énergique résolution de protestation, car le l-ilt r< s te devant la Chambre.C'était en même temps un appel aux protestations de tous les citoyens.Cet appel sera entendu.L’auditoire du Monument National dira ce soir, ave:- un incomparable éclat, les sentiments qui animent la foule: hommes d'affaires et, ouvriers, professionnels et financiers.Sa clameur d’indignation décuplera l’effet de toutes les manifestation-; particulières, elle avertira le trust et ses amis que, dans la lutte qui s'engage, toutes les forces libres seront coalisées contre les accapa-reurs et leurs complices de la politique et de la presse, quels que soient leurs titres et leurs noms.damais plus magnifique occasion ne s'est offerte de donner à un groupe de corsaires une belle et fructueuse leçon.Citoyens de Montréal, protégez l'honneur de votre ville, sauvegardez l'héritage des générations à venir.OMER HEROUX.LETTRE D’OTTAWA Ottawa, 24.—Séance habituelle du vendredi devant une assistance de députés d’abord assez peu nombreuse, et qui, dans la soirée, se chiffre peut-être à trente personnes, la plupart à gauche.Les députés de Québec et d’Ontario sont presque tous absents.M.Lewis, de Huron, propose en première lecture, un bill relatif aux dommages causés aux valises par les employés de chemin de fer.“De quelle utilité ça serait-il, demande en badinant M.Graham, ministre des chemins de fer, puisque les députés ne recevront plus de valises en cadeau du gouvernement?” — “Nous pourrions garder plus longtemps en bon état celles que nous avons encore”, dit M.Lewis.Le bill en restera probablement là pour cette session-ci, puisque à compter de lundi exclusivement, les mesures du gouvernement auront la priorité, à l’ordre du jour, à chaque séance, jusqu’à la fin de la session.La f'hambre abolit aussi le congé du mercredi soir.M.Ethier (Deux-Montagnes) proteste ensuite contre un récent discours, au Sénat, du sénateur Kirchoffer qui l’a pris à partie, mercredi, en tant que président du comité des bills privés à la Chambre.M.Ethier aurait dit, d’après le sénateur Kirchoffer, que le Sénat accordait des divorces sur une preuve telle qu’elle ne suffirait pas, devant les tribunaux ordinaires, pour faire pendre un chat.Le sénateur Kirchoffer en a profité pour le traiter de tête dure et de langue visqueuse.M.Ethier proteste et nie avoir dit les paroles que lui prête M.Kirchoffer.“Je n’ai, dit-il, dit en somme que le Sénat n’é-lait pas aussi particulier sur les questions de preuves que le serait un tribunal régulier.M.R.L.Borden est aussi de cet avis.M.Graham informe M.R.L.Borden que les contrats pour la reconstruction du Pont de Québec ne sont pas encore signés et qu’il a reçu et accepté la démission de M.Vautelet, et M.Brodeur explique que le “Rainbow” a saisi un navire américain en train de braconner en dedans de la limite des trois milles, sur le littoral du Pacifique.“Bien fait, dit le colonel Hughes.“Le navire américain était, je suppose, à l’ancre, quand le “Rainbow” l’a rattrapé?” demande M.Borden.Pas de réponse de M.Brodeur.Le docteur Reid a une passe d’armes avec M.Laurier de qui il veut savoir si le gouvernement canadien, par l’entremise de M.Bruce, l'ambassadeur anglais à Washington, a protesté contre la tentative de barrer le Saint-Laurent au Long Sault, près de Cornwall, quoique cela soit une contravention avec le traité d’Ashburton.M.Laurier, d’abord réticent, finit par dire que, de fait, le gouvernement canadien a protesté à Washington, et qu’il déposera lundi devant la Chambre tous les documents relatifs à cette affaire.Le docteur Reid en profite pour mettre M.Laurier en garde contre certains de ses amis et quelques personnes de son entourage immédiat qui font les coulisses, à Ottawa, quant à un projet de loi analogue, du côté canadien.M.Laurier dit que le docteur Reid s’alarme pour rien.Le colonel Sam Hughes, de retour de Washington, entreprend de parler sur cette question du Long Sault, niais JL Graham lui dit qu’il n’avait pas besoin d’aller là pour s’imaginer sauver le pays.M.Laurier clot l’incident en rappelant que, lundi la Chambre aura tous les documents à ce propos.La Chambre finit ensuite d’approuver les détails d’une dépense supplémentaire de $180,000 pour l’année fiscale courante et les députés se rendent au Sénat où sir Charles Fitzpatrick, administrateur du Canada, en l’absence de lord Grey, sanctionne quelques bills.La Chambre reprend ensuite son travail, quant aux crédits pour 1911-1912, attaque l'étude du budget du ministère du travail, discute un peu la ques-th.n de la grève du Grand-Tronc, et le réengagement des grévistes, rest \s sans emplois au-delà de la limite des 90 jours fixée dans le règlement de la grève, et ajourne ensuite à lundi.Tandis que le Sénat ajourne ses séances à mercredi, le 8 mart.GECRGBS PELLETIER.CE SOIR, au *’ ' National MM.Henri Bourassa, J.C.Walsh, rédacteur en chef du Herald, Olivar Asselin, A.R.Mc Master, et autres discuteront le Bill du Tramway.Tous les citoyens sont cordialement invités.Entrée gratuite.BILLET DU SOIR CES SAVANTS ! Je Us parfois les Bevues scientifiques; il m’arrive de parcourir une chronique médicale sans en être trop incommodé.Il faut bien se meubler Vesprit de recettes en prévision des maux du corps.Hier, j’écoutais un savant docteur, dont le nom s’écrit avec beaucoup de “w” et quelques “eh”, énumérant les causes principales de la calvitie.Après avoir fendu les cheveux en quatre pour voir ce qu’il a dedans, réfuté les théories de ses confrères et prôné les siennes avec chaleur, le grand homme se résumait ainsi.Mous croyons, disait-il, que la pensée influence le mouvement de la sève capillaire, l’affaiblit ou l’annihile, et que, par conséquent, le surmenage intellectuel peut déterminer la chute précoce des cheveux.Et, à l’appui de sa thèse, le docteur allemand ci-ait une dizaine de penseurs au chef dénudé, dont un jouit d’une superbe chevelure, d’après sa photographie,—à moins que ce soit une perruque.Tout ignorant que je me reconnaisse en la matière, ce raisonnement me trouva fort incrédule.Je connais des gens qui ne pensent pas outre mesure,—loin de là!— et dont le crâne est aussi poli qu’un marbré usé, et d’autres qui travaillent beaucoup de l’esprit et qui peuvent sortir nu-tête, sans prendre le rhume.Bref, j’étais sceptique.Quand j’eus terminé ma lecture, je fus m’asseoir près de la fenêtre.Je regardais passer les hommes et les chevaux, surtout les derniers.Soudain, j’en aperçus un à la queue minable et toute petite presque complètement dépourvue de crin! Cette découverte me déconcerta.—Est-ce que les chevaux penseraient d’une façon exagérée?Et s’ils pensent, pensent-ils par la queue ?songeai-je.Idées qui me bouleversèrent, car elles heurtaient les principes les mieux fondés de la philosophie.Le siège de la pensée est dans la tête, et cet animal possédait une crinière abondante, tandis que son appendice caudal s’agitait nu comme un ver! Cette constatation m’a raffermi dans mon doute à l’endroit des servants allemands et de la science en général.Je ne commis pas l’auteur de.l’article en question: qu’il soit hirsute ou chauve, cela ne fait aucune différence.Aussi, pour le seul plaisir de l’embarrasser, je vais lui adresser ces réflexions aux soins de la Bévue où il écrit des articles si vraisemblables! ALBERT LOZEAU.ÇADVIENT ! I.e "Canada” s’aperçoit enfin (ju'il existe dans le bill du tramway une clause de monopole ; il va même jusqu’à constater que "ce monopole à perpétuité n’est certainement pas compatible avec l’intérét public.” Très bien ! Avec quelques coups de cravache encore, nous amènerons la "Patrie” et la "Presse” à faire d’aussi nettes déclarations.La plume est plus forte que l'épée ; la cravacha l’emporte sur la télépathie, pourvu qu’elle soit maniée avec vigueur et persévérance.Quatre-vingts victimes Valparaiso.Chili, 25.— Dix-huit mineurs ont été tués hier.Un train de huit wagons, dont l’un portait quatre-vingts mineurs et les autres étaient chargés de ciment, a passé à travers un pont près des mines American Braden Copper Mines.Le pont était jeté sur un ravin de 150 pieds de profondeur et le train y a été précipité.Tou* les mineurs étaient des Chiliens.Tou» ont été blessée et dix-huit ont eucoombé à leurs blessures.QUESTIONS FINANCIÈRES Sur le Pont d’Âvignon.LA LOI DES BANQUES ET LA GARANTIE DES DEPOTS.Un autre point faible de cette loi c’est que le capital dis banques, c’est-à-dire les fonds souscrits -, payés polies actionnaires n’offrent aucune garantie aux déposants.—- Le fonds capital d’une banque est là pour garantir le rachat des billets en circulation.Les porteurs de billets ayant le premier privilège sur l’actif de la banque, et le chiffre de la circulation des banques, atteignant généralement celui de leur capital en temps do prospérité, il s’en suit quo dans le cas de liquidation, lorsque le capital se trouve entamé par des pertes, il devient insuffisant et il faut avoir recours à une partie du reste de l’actif pour opérer le rachat des billets.Aux Etats-Unis, la circulation des billets est garantie par un montant égal investi en bons du trésor.Ici aussi le rachat des billets est garanti, mars cette gàfantie est effectuée par un fonds collectif do cinq pour cent de leur capital déposé par les différentes banques au département de finances, lequel fonds prend rang par privilège au lieu et place de porteurs de billets lorsqu’il est appelé à racheter les billets d’uno banque en liquidation.Le capital se trouvant totalement absorbé par le rachat des billets, n’offre donc aucune garantie aux déposants, et l’expérience a prouvé qu’il a toujours fallu prélever sur le reste de l’actif c’est-à-dire sur les dépôts mêmes pour parfaire ce rachat.De sorte que le capital d’une banque, loin d’être une garantie pour les déposants, devient plutoc une charge par l’opération même de la loi.Quelles sout donc les garanties des déposants! Ces garanties sont: lo le fonds de réserve, s’il y en a un, 2o la double responsabilité des actionnaires et 3o la bonne foi des rapports des directeurs.Le premier chef, le fonds de réserve, c’est-à-dire les profits accumulés, n’étaut d’aucune valeur dans un cas de liquidation, cette garantie est purement illusoire.Le second chef, la double responsabilité des actionnaires, peut avoir une valeur dans certains cas, mais la différence de condition des différents actionnaires est telle que la mise en vigueur de ce recours contre chacun d’eux, est non seulement hérissée de difficultés, mais devient une persécution injuste et même barbare par le seul fait que la loi a négligé de protéger autrement le public.Quant à la bonne foi des rapports des Directeurs, ce n’est pas une garantie puisque ces directeurs ne sont pas tenus responsables des chiffres accusés par leurs signatures, ils sont punissables pour le crime de faux, si le faux est allégué et prouvé, mais les déposants n’en ont pas un sou de plus.— Leur garantie se trouve donc réduite à la double responsabilité des actionnaires.Il n 'y a rien d’étonnant que le public s’alarme quelquefois mais comme il n 'y a à proprement parler pas d’autre endroit commode pour y déposer le fruit de l’épargne journalière, force lui est d’on courir le risque.De sorte qu’actuellement les banques ont en dépôts dix fois le montant de leur capital, — quelques-unes ayant même vingt fois ce montant.— Cette accumulation de dépôts constitue un danger sérieux.Les faits qui le prouvent sont assez nombreux et assez récents.Si 'encore, ces fonds, appartenant au public, étaient employés en entier pour lo développement du pays; mais onalheureusemeat il faut constater que bon nombre de ces millions servent purement à l'agiotage et à la spéculation.Il y a régulièrement au moins 100 millions de ees fonds prêtés à New-York, aux spéculateurs de Bourse, et 00 millions à ceux du pays.Puisque les Chartes des Banques ne sont accordées que pour dix ans, que ces dix auuées sont expirées, et qu’elles ne peuvent être renouvelées qu’avec la sanction du Parlement Pédéral à la présente session, le temps n’est-h pas arrivé d’imposer des restrictions et des garanties! LUCIEN HUOT.ht dire que Godfrey Langlois a battu Rainville en se posant on adversaire des "trusts”.( eux qui ont alors cru à sa sincérité doivent rudement se mordre les pouces.Grande vertu que la discrétion—quand il s agit des tramways, télépathe Machin à Chose.— Et grande découverte que la télépathie ! retélépathe Chose à Machin.Comment done opt pu vivre les arriérés qui ne la connaissaient pas ?\ iviani voulait éteindre les lumières du ciel.Frère Godfrey se contenterait de les confisquer au'bénéfice de la "Montreal Street." La ‘‘Presse’’ dit que tout le monde est indigné contre le bill du tramway; mais sa propre indignation se manifeste sous une forme bien modérée.Ah ! s’il s’agissait d • sou ballon ! Tous les goûts sont dans la nature.On parlait il y a quelques années d’un bonhomme qui s’était suicidé au choléra.Godfrey a décidé, lui, de se suicider au tramway.Battre le tambour pour remplir sa caisse, le “Canada” trouve cela très bien.Battre le tambour pour éloigner les .gentlemen qui veulent s’emparer de Montréal et des alentours, cela lui paraît atroce.Extrait du Manuel du par fuit rédacteur à la “Presse” : "Télépathez, lé-lépathez, c’est en télépathant qu’on devient télépatheur.et quand on est té-lépatheur, on peut écrire sur les tramways des articles "épatants”.La “Patrie est tellement furieuse de notre interventio,, dans la question du tramway, qu’elle en oublie sa résolution de ne jamais nous nommer.Elle ose écrire en toutes lettres le nom du "Devoir”.Ses nerfs finissent par lui jouer de mauvais tours.Qu’allnit-il faire dans ce tramway ?disent ses Frères éplorés.Chose étonnante ! Le syndicat Robert permettrait encore aux ballons de circuler librement au-dessus de Montréal.Est-ce par sympathie pour la "Presse” ?Non, François.Itobert-le-Diable était un prince de l’ancien temps et il no faisait pas dans le tramway.Sévérin L’Etoulneau.nouveau "comité ’ ministériel, est A.déménager ses pénates au "Trust and Loan”.Distribuera-t-il de "l’a belle argent’’, Médério ?Théo et Arthur sont formellement opposés aux distributions de torches : ça coûte trop cher, même chez les étudiants ministériels ! Vous avez raison, brigadier : avec Graindorge "le parti libéral n’est pas rassuré” et pour cause ! ! ! Fernand Rinfret, sportsman bien connu, no peut pas être le “Graindorge” quelconque qui écrit des inepties politiques et autres dans le "Dépotoir d’à côté’’.,.Les Gouin, Allard, Jerry et compagnie ont refusé d’accepter l'amendement Tellier qui tendrait à diminuer la corruption électorale.Mauvais signe.La "Patrie” préfère parler de "Jennie W” que du tramway.Cela se comprend."Télépathez, télépathez.il en restera toujours quelque chose”.(X.rédacteur à.la "Patrie”) .La population de la Province est de 1,857,930 Le tableau de la statistique municipale pour 1909 déposé cet après-midi devant la Chambre donne les chiffres suivants: population, 1,857,930; contribuables.172,150 ; valeur do la propriété imposable, *613,637,470 ; valeur do la propriété non imposable, |138,-599,205 ; nombre d'acres do terres évalués, 21.467,163.-«- L’atfaire de la Farmers Bank Toronto, 25.— Matthew Wilson, de Chatham, et W.S.Morden, de Belleville, accusés d’avoir accordé une préférence indue au Trust and Guarantee Co.dont ils étaient les officiers en conspirant avec W.R.Farmers pour ga .ntlr la compagnie de pertes d’intérêts ont comparu devant la cour do police hier et leur cause a été remise au taaia atars prochain.PIONNIERS D’AUTREFOIS Qu'ils furent hardis nos vaillants Pionniers! Agoni à Sainte Anne offert voeux et cierges, Ils prenaient d’assaut nos sauvages berges; .1 travers la brousse et les forêts vierges S'ou vraie ni des sentiers.Dans l'air vif et pur ils humaient la force; Avec.les Incurs de l’aube debout, Sous les yeux du cerf et du caribou Ils fendaient gai ment l’écume qui bout En canot d’écorce.Le soir s’allumaient leurs feux rougeoyants.Dans une éclaircie, Us “faisaient chmuUèr»:,t Bisons de dresser muffle et mentonnière, Et castors d’ouvrir sous la sapinière Des yeux flamboyants.¦- -v *"• - Fouillis emmêlés par des branches torses, Rapides bruyants, lacs laurentiensp Torrents mugissants, tomahawks indiens, Four vous attirer gars Irifhtvicns Etaient des amorces./ “‘««S En signe d’accueil le chantant wigwam, Dr fleurs de savane ornait son sommet, Pour O non thio.le chef allumait' Sou meilleur pékan dans son calumet Au son du tam-tam.Frayant large roule au missionnaire.Des bords de l’Hudson où valsent les froids Aux prés embaumés des doux Illinois Sur les pies altiers vous dressez la croix, Hérauts de Lumière.¦ Du Mcschacébv jusqu’à Louisbourg Des mers de Floride aux mers de Plaisance, Le pavillon blanc de la douce France Vous l'avez, sans tâche et sans défaillance Porté tour à tour.ARMAND CHOSSEGROS, S.X Sault au Recollât, 23 Février 1911.Quand on a de rappétiL.et du toupet Quelques-unes des choses que la Compagnie des Tramways demande au parlement Provincial.Pour commencer, la surface de Pile de Montréal, des lies Jésus et Bizard et l’espace qui les domine : “13.En sus des pouvoirs qu’elle est autorisée à acquérir en vertu des chartes, la Compagnie aura en outre le pouvoir de construire, équiper, maintenir et exploiter.des tramways et chemins de fer.DANS, SUR.LE LONG Etf AU-DESSUS DES RUES ET CHEMINS DE LT LE DE MONTREAL ET DES ILES JESUS ET BIZARD.' Ensuite, le sous-sol des trois Iles : “14.La compagnie, en sus des pouvoirs ci-dessus mentionnés, est autorisée à construire, exploiter et maintenir un chemin de fer souterrain à travers l’île de Montréal, et les îles Jésus et Bizard.” Puis, la certitude que jamais, maintenant ou dans la suite des siècles, personne n’aura le droit de lui faire concurrence : “18.En faisant l’acquisition des “Montreal Street Railway” “Montreal Park and Island Railway”, “Montreal Terminal Railway Company” et de la “Publie Service Corporation”, en vertu des dispositions de, la section immédiatement précédente de la présente loi.LA COMPAGNIE AURA A PERPETUITE LE DROIT ET LE POUVOIR EXCLUSIFS D'ACQUERIR, CONSTRUIRE, EQUIPER, MAINTENIR ET EXPLOITER DES TRAMWAYS ET CHEMINS DE FER URBAINS DANS ET A TRAVERS LT LE DE MONTREAL ET LES ILES JESUS ET BIZARD.” Enfin, pour le cas où ses avocats auraient oublié quelque chose, le droit de faire tout ce qu’elle voudra : “21.La Compagnie esl aussi autorisée: “I I.A acquérir et exploiter toute autre entreprise manufacturièrt ou autre, que la compagnie CROIRA POUVOIR ETRE CONVENABLEMENT EXPLOITEE CONCURREMMENT AVEC CE QUI PRECEDE, OU DESTINEE DIRECTEMENT OU INDIRECTE- MENT A AUGMENTER LA VALEUR DE QUELQUES-UNS DES BIENS OU DES DROITS DE LA COMPAGNIE OU A LES RENDRE PROFITABLES.” Et il y en a plusieurs autres, presque aussi fortes.Quand on a de l’appétit .et du toupet, rien ne coûte, rien n’affraie.$50,000 EN FUMEE Un incendie détruit une manufacture de voitures et un garage d’automobiles, hier soir.— Un accident paralyse le travail des pompiers Un incendia qui s’ost déclaré vers 11 heures, hier soir, dans la manufacture de voiture Pierre Brault, située rue (Saint-Antoine, entre les rues St-Félix et Desrivières a causé pour environ 860.0(H) do dommages.Les pompiers appelés arrivèrent promptement.malheureusement ils avaient à peine mis les premiers hoyaux en batterie qu’un tramway portant le No 47-1 arriva et trancha net les deux principaux boyaux et paralysa momentanément le travail dans la me Saint-Antoine.Dans la manufacture se trouvaient plusieurs voitures prêtes a être livrées et 38 autres voitinc - tenant au .maître-charretier Alex.McGarr ; elles ont été complètement détruites.T,es pertes de M.McGarr s’élèvent a plus de 85.000.Lo feu se communiqua avec beaucoup de rapidité au garage de MM.Rousseau Frères, où se trouvaient 45 autos.Ces voilures furent presque toutes détruites ou endommagées et les proprietaires évaluent leur pertes à environ 820.000.Les dommages à la manufacture Brault s’élèvent à près de *25 000.Les pompiers ont.fait un travail vraiment gigantesque et ils ont réussi a sauver les maisons qui se trouvaient à proximité du feu.L’eau et la fumée ont cependant causé certain dégâts chez M.Costeile, 150 rue St-Antoine et aux Nos 30.32, 34 , 36, 38 de la rue Impériale.MM.Rousseau déclarent que leur gardien les a avertis du feu par téléphone et que malgré tous les efforts tentés pour sortir les automobiles du garage ils ne purent le faire vu l’état impassable de In rue Impériale.Aucun accident n’est venu attrister cet _ incendie.Toutes les ambulances étaient, rendues sur les lieux du sinistre.M.I abbé Martin était également k son poste.Le servie» d’ordre était assuré par le capitaine F.gan du poste No 6, La pression de l’eau a été parfait*.^ 4 LE DEVOIR, Samedi.2ô Février.1911.MATINEE DE FEVRIER PETITES ANNONCES Cartes Professionnelles Sur hs pr6s quo blanchit le givre matinal, l'ne blanche lumière, à cette heure, est diffuse; l’as un oiseau dans l’air; sous la glace recluse, Silencieusement glisse Veau du canal.Les bras bizarrement tendus et sans feuillage, Duns les champs, çà et là, raides et compassés, Comme pour un décor, des arbres sont dressés, Qu’aucun souffle ne fait frissonner au passage.Sous l’ardoise, ou la tuile, ou le chaume blottis Aux durs labeurs les gens dus fermes ont fait trêves, Et dorment, attendant, pour abréger leur rive, Qu’un gai soleil flamboie aux deux épanouis.El seul, par le chemin durci, frileux, j’avance.Mes pas sonores font un bruit sec et cassant ; Je m ’arrête; j’entends le rgttenu de 'mon sang Et de mon souffle, au sein du solennel silence; Vendant qu’à l’horizon froulement lumineux.Calmes dam leur beauté fière qui nous écrase.Les Alpes, sur un fond de claire et fine gaze, Dessinent le contour de leurs sommets neigeux.¦ FILLES DE SALLE MARQUE “KEYSTONE” BOYAU ÀlNCENDIE A DOUBLE COUVERTURE DE COTON ET DOUBLURE EN CAOUTCHOUC ! lemaadée».S'adres ; OUCSt.à Craig JACQUES PRABERB.LETTRE DE QUEBEC Préparé à ia Cire et à la Gomme par un procédé breveté dont nous avons le contrôle exclusif au Canada.Le seul boyau pesant a incendie, fabriqué pour corporation, et qui soit ABSOLUMENT a l’épreuve des piqûres, de la pourriture et de la gelée.FABRIQUE A MONTREAL, PAR NOUS, DEPUIS PLUS DE 25 ANS.Plus de 250,000 pieds en usage dans les principales villes et cités d une extrémité à l’autre du continent.QuAbee, 24.—• La gSanco débute par une question de privilège soulevée par '\î.Lavergno au sujet 3 P.Bordeaumv Que (Nom omis sur demande).Si maintenant vous connaissez quelque famille qui ait besoin do co remède, parlez-leur en.Si vous avez quelque ami ou connaissance qui a pris ou qui prend l’habitude do l’intempérance.aidez-le à se dégager de scs étreintes affreuses.La Prescription Samaria est employée par les médecins et dans les hôpitaux.Un paquet d’essai gratuit de la Prescription Samaria, avec brochure donnant détails complets, témoignages, prix, etc., sera envoyé obsolnment gratis et franco dans une enveloppe cachetée à tous ceux qui en feront la demande et mentionneront ce journal, Correspondance absolument coufldeti tielle.Ecrivez aujourd'hui.The Samaria Remedy Co., Toronto, Canada, Dept, 78.49 rue Colborne.Aussi en vente aux pharmacies d’Henri Lanctôt, coin Saint-Denis et Sainte-Cntherino et 820 Boulevard iSaint Laurent, coin Prince-Arthur.LE PRATTE0LA (Piano Pratte Automatique) Le “ Pratteola ” occupe, parmi les pianos automatiques la même place qu’occupe le piano “ Pratte” parmi les pianos.Les mêmes qualités distinguent le piano “Pratte” et le “ Pratteola.” Artistiques Durables La maison Pratte, mettant à profit ses connaissances pratiques de 25 années en instruments automatiques, offre, dans le “ Pratteola ”, le piano automatique le plus moderne et le plus I perfectionne tant au point de vue du piano qu'au point de vue du mécanisme automatique.PRATTEOLA, 88 notes.$700.00 PRATTEOLA UNIVERSEL, 88 notes.$750.00 1 PRATTEOLA VIRTUOSE, 88 notes .$900.00 | Le piano automatique le plus perfectionné et le plus artis- tique qui ait jamais été offert au public.| “ Pianos automatiques de 88 notes—d'autres marques— | depuis $400.00.’* Termes de paiements faciles si on le désire.| Les amateurs de musique, acheteurs ou non, sont cordiale- | ment invités à venir examiner notre choix de pianos automatiques< ¦f S’adresser directement à L.E.N.PRATTE A la Fabrique de Pianos Pratte I 2502 BOULEVARD ST-LAURENT.VENTE ANTICIPEE Dorval Bay Gardens UNE EXCELLENTE OCCASION POUR VOUS DORVAL BAY GARDEN S est la plus grande entreprise immobilière qui ait jamais été tentée.et pour l’homme qui pout reconnaître tout de suite les occasions de faire de gros profits, elle offre une chance exceptionnelle.DOKVA.Ti BAY G A RD TC N S possède réunis des charmes naturels et artificiels; 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Voilà ce que vous trouvère* toujours dans les vêtements faits sur commande chez ARTHUR CHARBONNEAU le tailleur fashionable, 10 me Notre-Dame Oueet. LE DEVOIR, Samedi, 2.'» Février, 1911.fl QUESTION D’ACTUALITE LA CRISE ANGLAISE LA VIE AUX CHAMPS f c 'est peut-être un symptôme grave Hue ce procès pour diffamation jugé à Londres avant-hier et dans lequel se trouvaient en cause l’autorité et la personne du roi George V.1> 'abord, le recours à la justice est, do la part du souverain, un acte tout-ft-i’ait insolite.t-ans doute, la loi de 1819 contient un M'ticie qui vise les offenses à la famille régnante, offenses en actes ou en paroles.Mais jamais le chef de l’Etat >i ’avait cru nécessaire ou convenable tl ’utiliser cette ressource.Sans doute aussi, on peut dire que le cancan invraisemblable mis en circulation par la voie de la presse risquait i!e compromettre 3 'honneur et la légalité du ménage royal.D’après co racontar, lo roi George V se serait, voilà dix-huit ans, marié secrètement et morganatiquement à une fille de l’amiral Heymour, Donc, le mariage officie! contracté depuis ai-ec, la princesse de Tech se trouverait nul et scandaleux.Mais l’injurieux racontar est absurde.En outre, il a une origine basse et misérable.Il émane d’une feuille révolutionnaire cosmopolite, le “Liberator”, publiée à Paris en langue anglaise et destinée à relater les coimné-r-ages dont aucun journal ou aucun recueil anglais honorable.avouable, n ’aurait pu, ni d’ailleurs n ’aurait daigné parler avant le procès.Le seul organe anglais qui ait fait allusion au récit du “Liberator” est intitulé “Le Messager do la Révolte”, organe dépourvu jusqu’ici de toute importance et dont le principal rédacteur porte le nom de “Mylius”.Qui est-ce Mylius?On no sait pas.Xi se dit Français ; on 10 suppose Grec; et il se comporte comme un gaillard pour qui la langue, la politique et la procédure anglaises n 'ont pas do secret.Il rédige aussi le “Liberator” imprimé à Paris.De quell?association cosmopolite et anti-nnglaise ce Mylius est-il l’instrument'?Mystère encore.Poursuivi, incarcéré.' interrogé, Mylius n’a pu obtenir qu’un avocat consentît à l’assister; mais !l n’en a pas moins réclamé hautement, et devant les juges eux-mêmes, que le roi vînt déposer en personne, comme un simple “ plaignant”.C’e» lo nom qu’il a donné à l’adversaire qu’il s’était choisi.13’après la Constitution, le roi ne pouvait compara tre.A cet égard nulle difficulté.L’affaire a marché vite.La dame mise en cause, mistress Napier, et son père, l’amiral Seymour sont venus formuler, sous serment, le démenti le plus catégorique, auquel l’attorney, général a joint une déclaration très nette émanant du roi.Mylius a été condamné à un an de prison.Au point de vue juridique, la question est réglée.Mais, politiquement et moralement.11 est permis de croire qu’elle aura des suites.Non pas, bien entendu, que 1 assertion calomnieuse et absurde ait aucune chance d’obtenir crédit ni de reparaître.Réduite à ses propres ou plutôt malpropres éléments, elle mérite un entier mépris.Ce qu’elle dit no signifie rien, qu’un absurde mensonge.et cependant le roi n’a pas jugé prudent de la dédaigner.Il a mis en mouvement l’action publique.Il est .intervenu lui-même autant qu’il le pouvait.Comme nous disons chez nous, il s’est, découvert.Pourquoi donc ?Sans dcsffte, Geor-\ a remarqué autour de lui et dans divers milieux certaines dispositions bizarres, suspectes, inmiiétautes, On lieuse qu’il a voulu les déconcerter et les intimider, en écrasant d’un coup le mensonge qui semblait avoir pour but d’encourager les calomniateurs.1,0 ligne de conduite adoptée et, appliquée peut su justifier '; mais elle a, quand même l’inconvénient d’attirer l’attention sur l’intrigue qu’elle est destinée à réprimer.1211e donne aux conspirateurs l’avantave, convoité par eux.de passer pour redoutables.Dans la foule des gens bien intentionnés mais peu écla-rés, elle répand une appréhension contagieuse.Si le roi et son entourage se sont mépris sur la manière dont ils devaient punir l’offense perfide et grossière, l'erreur causera au publie mécontentement et malaise.Par respect pour la couronne, par fierté de soi-même, le public anglais saura.sur-tout devant des étrangers, dissimuler cette impression ; mais il ne l’oubliera point facilement ; et peut-être qu’il la laissera s’envenimer.Si l’intervention du roi était nécessaire, c’est qu’il y a, parmi le peuple anglais, ceraines menées hostiles à l'autorité royale et capables de devenir dangereuses.Evidemment, par lui-même, l’injurieux Mylius n’est rien, mais joue un rôle : donc il dispose d’une force réelle, qui se trouve entre les mains d’un parti.Assurément, ce parti est très peu nombreux ; mais certaines circonstances pourraient le favoriser.Or, on Angleterre, les circonstances actuelles ont quelque chose de singulier.Il semble que le terrain politique n’a plus l’entière et profonde solidité admirée depuis quatre-vingts ans par les peuples de tqus les mondes.On croit voir fléchir plus d’une institution essentielle et traditionnelle.En-lin, çà et là, certaines rumeurs étranges, sourdes généralement, aigues par-iois, circulent d’un bout à l’autre du pays.Devant la Chambre des Lords, tiles ont retenti en clameurs haineuses, dans lesquelles on distinguait la voix i’un ministre.Extraordinaire est l’attitude de M.Lloyd George.Ce chancelier de l’Echiquier (ministre des Finances) a maintes fols traité les Lords comme aumm personnage officiel, chez nous, n’aurait traité le Sénat.Ou a passé à M.Lloyd George ses fureurs et ses menaces qui avaient pour prétextes les élections.Mais les élections datent de treize mois ; et il continue.Il dispose d’un parti nombreux, lui ; incorporé aux libéraux, il a le programme et l’appui «les socialistes.11 peut, demain, mettre en mouvement une foule révolutionnai rc dont la puissance inconnue, est peut-être très grande.On s'en doute, parmi les libéraux comme parmi les conservateurs.Les deux partis s’observent et en observent un troisième, qui semble l’avant-garde d’un autre.Des hommes très distingués, nullement timides, expriment leur appréhension, aggravée par une étonnante incertitude.Les deux principaux partis hostiles se fortifient dans un demi-silence, présage probable de qucl-tpie violente explosion, après laquelle doivent se produire des secousses plus ou moins longues.Eu apparence, l’organisation politique ue s'est pas détériorée ni modifiée; mais l’Anglais le plus fier ne dirait plus de la machine nationale: "It works well”, “Elle fonctionne bien”.Ri aucune pièce n'est brisée, presque toutes frémissent.La politique, le problème fiscal et le problème social ne composent pas toute la crise.Elle a ses éléments moraux nu immoraux, religieux ou irréligieux.En apparence encore, les habitudes et les idées n’ont pas changé ; mais les exemples qui les bravent ou qui les bafouent se multiplient avec une rapi-;lité et avec une intensité surprenantes.Sans repos, la science et, !a littérature donnent l’impulsion.De près se îiiivcnt, dos romans qui, même écrits [mr des femmes, prêchent la révolte iontre la vieille morale.Des suteurs en togua dénigrent leur société.Assuré- ment, leurs prédécesseurs le faisaient avec entrain.Quelle ditféi-ence dans le ton, dans le caractère et surtout dans la portée de la satire! L’ironie de Thackeray et la critique de Lytton Bulwer sont de simples amusements en comparaison de certains livres anglais qui s'impriment aujourd’hui.Le flegme national subsiste ; mais c’est un flegme amer et ulcéré qui mord avec mépris et qui méprise avec colère.On commence à entendre les Anglais dire de leur pays autant do mal que nous avons coutume d’en dire du nôtre., Voici maintenant le scandale, qui survient comme dans un milieu destiné à son usage.Ce genre de scandale n’est pas fortuit.Nous le savons très bien, par l’histoire des manœuvres qui furent le prélude de notre "grande” Révolution.De telles offenses publiques, qui servent d’excitation, font ordinairement partie d’un plan élaboré dans l’ombre.Est-ce maintenant le tour de l’Angleterre de subir les atteintes do l’esprit désorganisateur qui se promène à travers le monde î Jusqu’à présent, les Anglais n’ont pas voulu se défier do la Franc-Maçonnerie et de la Jui-verie, pourtant bleu puissantes chez eux.Ils croient que la Maçonnerie est une institution libérale et pihiian-; thropique.Quantité d’hommes très I honorables et très distingués y sont affiliés.Même dans les Loges, on voit des “clergymen,” qui ont l’air, d’en être les aumôniers ! La preuve éclatante de la grande fourberie dont la France est victime n’a pas attiré l’attention de nos voisins.1 Mais peut-être que le moment approche où ils feront à leur tour la même expérience.Bien.sincèrement, nous leur souhaitons de savoir se défendre avec plus de promptitude et do vigueur que nous n’en avons montré.11 leur faut comprendre que les sociétés secrètes dirigent la politique.La Maçonnerie veut régner universellement Dans ce but, elle s’empare des nations, affaiblissant celles-ci et soutenant celles-là.suivant ses desseins, suivant l’heure.Dans l’ouvrage si précieux où M.Co pin-Albancelli a exposé l’esprit et la méthode maçonniques.I Le Pouvoir oc-! culte contre la France et La Conjuration juive contre le monde chrétien), il y a, au sujet de l’Angleterre (deuxième volume, pages 439 et suivantes) un chapitre bien remarquable.Voici plus do deux ans que l’ouvrage est publié.Déjà, l’auteur prévoyait la tu-ise dont l’Angleterre est aujourd'hui lo théâtre.M.t’opin-Albancolli ne se vante pas d’être un prophète ni un voyant.Il raisonnait d’après des faits et des exemples ; d’après la méthode appliquée par les sectaires et I dont il a merveilleusement pénétré l’esprit.La formidable prospérité de nos voisins s’accordait avec le nlan maçonnique.Aujourd’hui, on a lieu de croire , qu’elle est menacée par l’influence mvs-térieuse qui la favorisa pendant qua-dant quatre-vingts ans.Pour se défendre, le grand peuple anglais n’aura toutes ses ressources.Puisse-il.par le spectacle du préjudice affreux causé à la France, apercevoir la terrible perversité de l’action maçonnique ! EUGENE TAVERNIER.( L’Univers'1.ABEILLES ET FRUITS ~i- L’armée anglaise OETTE ANNEE, LES ESTIMES SONT DE $350,000 PLUS BASQUE CEUX DE L’AN DERNIER.Londres, 25.— Les estimés pour 1911-12, émis par M.R.-B.Haldane, le secrétaire de la Guerre, accusent un total de $138,450.000.Ceci est une diminution de $350,000 sur les estimés de l’année dernière.Dans un mémoire, lo secrétaire fait remarquer qu’on est à court de candidats qualifiés au Collège Royal militaire, à Sandhurst, et il dit qu’on devra encourager davantage l’institution si ou vent remplir les rangs des officiers à commission.! Le département d’aviation de l’armée recevra une somme de $565,000.jCinq aéroplanes et trois ballons dirigeables sont à la disposition du département.On augmentera ce nombre aussitôt que les expériences auront été .jugées satisfaisantes.“Les mouches à miel, c’est bon qu’à “sucer le jus des fleurs, pour les em-“pêcher de donner du fruit.!” Telle est la thèse que j’entendais énoncer avec aplomb l’autre jour par un brave homme, dont la science avicole se résumait d’ailleurs à une piqûre d’avette reçue il y a pourtant longtemps, mais dont il conserve sans doute lo plus vivace des souvenirs.L’affirmation, toute faussa qu’elle soit, ne m’a pas étonnée.Jadis je m’étais moi-même demandé si en effet ces butineuses ailées ne nous enlevaient pas, à l’état embryonnaire, une partie de la récolte des fruits.Depuis, la “science”, l’observation et l’expérience des practiciens m’ont appris autre chose, m’ont même appris le contraire.Sans l’abeille, en effet, comme sans les insectes de son espèce, nos récoltes do fruits seraient de beaucoup moins considérables.La production des fruits et des graines dépend essentiellement de la fécondation des fleurs.Pas de fécondation chez les fleurs, pas de récoltes, puisque les fleurs restent stériles.Or, il est deux modes du fécondation, lo.La fécondation directe ou auto-fécondation, laquelle a lieu lorsque la fleur ce féconde d’elio-;nêine et sans le secours-d’une autre fleur et d’un agent extérieur.2o La fécondation croisée.Celle-ci a lieu lorsqu'un agent extérieur ( le vent, les abeilles, les bourdons, les papillons, etc.) transporte dans le calice d’une fleur le pollen ou poussière fécondante d’une autre fleur de la même espèce.“Or”, dit un observateur canadien, “il est bien reconnu et démontré au-“jourd’hui que la fécondation naturel-Me des fleurs, livrée au hasard des intempéries ( surtout dans un climat “aussi variable que le nôtre, est trop "incertaine pour garantir le succès “chaque année.” Les abeilles comme les bourdons, etc., sont donc un puissant agent de fécondation.Les naturalistes déclarent même que c 'est à l’action des abeilles que l'on doit les plus beaux fruits.Ou a constaté que l’abeille ne fréquente qu’une seule espèce de fleurs à la fois.Ainsi, lorsque quittant sa ruche à la recherche de pollen ou de nectar, si elle visite d’abord une fleur de pommier, elle ne recherchera, au cours de tout ce voyage, que des fleurs de pommier, pour y compléter sa “charge”, son “voyage”.Il peut être utile de se rappeler cette particularité lorsque l’on arrose les arbres fruitiers en vue de détruire les insectes ou les cryptogames qui les rongent.On sait qu’une récente loi provinciale défend, à l'époque de la floraison, l'arrosage “sprayage” des arbres fruitiers au moyen des liquides empoisonnés.Cette loi, soit dit en passant, a reçu l’approbation des apiculteurs et des propriétaires de vergers.A co propos, je rappelle 21’opinion énoncée par M.Cowan au congrès des apiculteurs anglais: “La pluie durent la floraison dos “arbres fruitière st une cause fré-“ queute de stérilité.Ou estime que “plus de i.jits rout perdus de ce fait “que tous les autres réunis.” “Cependant, si les abeilles, qui pro-“duisent ia fécondation croisée, ue “manquent pas dans les environs, il y “aura des fruits r.algré les pluies.' “Quelques heures de soieil, -eudant “ces périodes de pluies, et des abeilles ’ à proximité des arbres eu fleurs, suf-“fisent pour assurer la fructification”.“Bien des vergers restent stériles à “cause de l’absence des abeilles lors “de la floraison des arbres.” eD ce qui précède on pont donc logiquement conclure que la culture fruitière et celle des abeilles sont quasi nécessaires l’une à l’autre, et en quelque sorte solidaires.et qu’eu conséquence mon bravo homme a tort de croire que les abeilles diminuent le volume 'ominissaires avec h- dé.-ir que le dit Bureau procède iiamédiatenient à taire exécuter par ia tToutreai Street liait-w«y Co, toute, 1,-e nblirritions assu-:né«s par la dite Compagnio envers >n Cité at que, en vie* «les suairestions du Présidant de la Montreal Street Ban-way Companv, tel *]ii il apiiert a sa V.ttiü du 8 «lécembra 19i0, que iç oit Bureau soit en outre prié d’obicmr "e LA COMMISSION DES SERVICES PUBLICS Us stipulèrent en outre que les droits de la Cité de Montréal et des municipalité;! d’un eété et les droits de In Montreal .Street Railway Company de l'antre, devraient être raisonnablement et clairement définis, et il devrait pourvoir au réglement des litiges et différends, par un corps public indépen- dant tel que la la Commission des Utili- tés Publiques et que tout co «pie la Compaçmie réclama, rest tin marclic franc et* complet ( n square deal till round) (ce à quoi le Bureau des Commissaires tient égmlament ) et sou-mhvnt la considération des Commis-air' -* P, iirogramme suivant, savoir : PROJET h de la Législature Provinciale et, vu rimportanee du bill des Tramway» maintenant devant la Législature de la Province de Québec, le Bureau des Oomniiesalres est fortement d'opinion et croit nécessaire qu 'une délégation des représentants élus de ia Cité, savoir Son Honneur le Maire, les Kchevins et les C'ominissaircs, se rendent à Québec, lundi prochain, Je 9: q«! pourraient être êta-)ants (|, (a ditoihlic».seraient sujettes aux termes > t t'ommis- ! condition» do l'arrangement ci-dessus, If«*nneur le Maire, Icf comnii.s^uiros Dupuis, Ailioy, f.aehu'pi'i 1*' et W.miklyn, représentant la Cité et M^î.A.Ho bert.president, Ihinean McDonald gérant, et M.1.C.Perron, L* N.aviseur légal, tous représentant la Montreal Street Railway Company.Après avoir discuté longuement la question, il parut évident nue la Montreal Street Railway < o.projetait 1 a-malgamiitioiî de tous scs intérêt dans Bile de Montréal et désirait obtenir de la Ville un nouveau contrat pour me durée de temps bien plus considerable que celle pourvue par le.contrat actuel en force, ainsi qu il est stipulé dans le règlement No ‘J1Ü.Vu que les autorités de La Montreal Street Railway Co refusaient de faire îonnaître les conditions ou avantages qu’elles pourraient concéder aux citoyens de la Cité en retour pour 1 octroi d’un’ contrat* à lon£ terme, les Commissaires leur déclarèrent qu aueu ne démarche ne serait faite de leur part tant que la compagnie Montreal Street Railway n’aurait pas mis par Drit et soumis toutes propositions qu elle pourrait avoir en vue et qui pourraient servir de base aux Commis mires à un rapport à être fait par ces lenders au Conseil lui recommandant rie prendre en considération la ques-• ion d’un nouveau contrat de plus longue durée que celle, stipulée dans Je •ontrat existant, comme susdit.L’AMELIORATION DU SERVICE La question des voies et moyens pour arriver à l’amélioration des conditions actuelles du service des tramways a fait aussi le sujet de diseus-pibn pi des suggestions furent faites po n cernant l'établissement de nouvel- li est aussi constaté d'après le percentage reçu par la Cité sur les recettes brutes de la Compagnie, qu’il n’y a pas d’augmentation notable dans le trafic de la dite compagnie, dans les limites de La Cité et qui justifie la prétention de la part dos intéressés dans le bill des tramways de Montréal les.In état démontrant le montant des recettes brutes de la Montreal Street Railway Company et le montant reçu par la Cité, comme percentage, on vertu du contrat, est annexé aux présentes.PROTESTATION Les Commissaires désirent profiter de cette occasion pour protester énergiquement contre toute tentative d’en lever à la \ ille de Montréal son droit inaliénable de faire elle-même ses côn- es routes, lo ré-arrangonient des roules actuelles, et la cessation du transport du fret ( qui dans In temps était illégalement fait par la Compagnie, sans l'approbation ou le eonsoute-viicnt des autorités de la Cité) et, qui l'untiibnait coi'isidê.rabk'incnt aux in-•onvénièuts et entravant lo service des nassagers, l'encombrement des voitures, l’adoption d'un nouveau genre de filets protecteurs et do nouveaux freins, mais ce sans résultat pratique et les autorités de In Compagnie furent priées de soumettre par écrit les propositions qui.dans leur opinion, pourraient remédier n la situation actuelle et faire disparaître les objections existantes : I,e ou vers le 11 janvier 1911.M.surges K.Foster, avocat, C.B.1 un des directeurs de la Montreal Street linilway Company, transmit à M.le Commissaire Wankivn deux lettres non signées, que le (’resident de la ( ompn gnie devait soumettre à la considération du Bureau des Commissaires, eu réponse à la demande faite à la dite Compagnie par le dit Bureau, de soumettre par écrit des propositions dé-initives, se rapportant aux doux sujets discutées à l’assemblée du 5 jan-\ ior, dans I après-midi.I_es lettres en question furent sou mises au Bureau par M, le commisse i - j La Compagnie changera.teile rc tVanUlyn et leur teneur fut eonsioe- j intervalla de eirculatiou entre ciia-rée trop vague et non suffisammont j qUe voiture, soit de 5 minutes précise pour former la base d un vap- minutes1?port que le Bureau des Commissaires! ç>0, |,n Otmipaynie eoi.stmira-t-olle aurait, pu.présenter au Conseil, pour (,{ m,,t| f.e items d, 1, Ô et, G soulevèrent beaueoup do débat, ies représentants d** la Compagnie ne voulant pas apparemment faire connaître clairement leurs idées : 7o.Que tous les différends et litiges surgissant entre la Compagnie et lu t ife devraient être jugés par la Commission des Utilités Publiques après avoir entendu les parties intéressées.Ce n quoi les Commissaires ont acquiescé *, 8o.Un proposition de la Compagnie, quant à une franchise perpétuelle n’a lias été considérée favorablement par les commissaires : Après un long débat il parut évident aux Commissaires que pour une raison ou pour une autre, les représentants de I trats, et de disposer de scs franchises, la Compagnie n’étaient pas préparés et, pour déclarer qu'ils considèrent comme étant contraire aux meilleurs intérêts de la Ville l’octroi, d'une franchise perpétuelle et exclusive.Ue tout, néanmoins, respectueusement soumis.” NOUVELLES NEGOCIATIONS Après la lecture du rapport ci-dessus et de tous les documents y ayant trait.l’échevin U.-A.Lapointe a demandé aux commissaires de vouloir bien donner des explications au sujet (h* l'entrevur qu'ils ont eue avec les délégués de la Montreal Street, depuis la présentation do leur rapport, et aussi si l’entrevue soit so poursuivre.Le commissaire Lachapelle répond que l’entrevue se poursuivra incessamment, l'après-midi même si la séance ne dure pas trop longtemps, et il ajoute que leur rapport a encore toute sa raison d'être, quelque devra être le résultat des nouvelles nermciations, attendu que le bill de la “Montreal Tramway Co’’, est toujours devant la législature.LA MOTION LAPOINTE L’échevin L.-A.La pointe présente ensuite la motion dont le “Devoir” donnait hier le texte.Ue maire en donne lecture et elle est adoptée sans un mot de discussion et sans un commentaire.Cependant, l’échevin Lussier proteste déclarant que la motion n’ost pas adoptée, qu’il s’est levé pour protester.Le maire décide que la motion a été adoptée et l’incident est clos.L'échevin Lamoureux fait ensuite adopter la matiou suivante : “ Que Son Honneur le Maire soit autorisé à adjoindre à la délégation des membres du Conseil, les délégations des Chambres de Commerce, Associations I mmobi I lèves, A ssoeiations de Commerçants et Industriels, du Conseil Central des Métiers et du Travail, et autres Associations de Citoyens qui voudront se rendre à Québec pour protester devant, la Législature contre le Bill No I té, à l’effet de constituer en corporation " 1 he Montreal Tramways Company." L’AUTONOMIE DE LA VILLE hier applaudie, la personalité iuteïlee tuelle et morale de Louis Veuillot n été étudiés avec une impartialité fine et judicieuse.Pour la période si intéressante, de l’enfance et de la jeunesse, M.do Ségur a suivi surtout le premier volume do l’ouvrage composé par Eugène Veuillot.Heureuse inspiration.Par le talent comme par ! ’affection et par le courage, Eugène Veuillot fut le digne frère du héros catholique.G”é-tait, lui aussi, un polémiste redoutable et un maître écrivain.La justice fut.lento à venir pour le premier.Le our.I ! n ’est mort a l’effet que l’augmentation considéra- ; second aura son ble de leur trafic nécessite un change- i que depuis six ans.Il peut attendre, ment immédiat des conditions existai»- AI.de Ségur n'a pas négligé eertai* prétentions par écrit d'une manière claire et précise ou même indiquer verbalement quels seraient les privilèges additionnels ou avantages que la Compagnie concéderait aux citoyens, en échange d’un nouveau Contrat à long terme.PROPOSITION DES COMMISSAI RES Finalement, M.Perron soumit.que les Commissaires pourraient faire quelques suggestions qui seraient de nature à aider la dite compagnie.Et les propositions suivantes furent faites par les Commissaires : lo.Advenant le fait qu’une extension raisonnable à la franchise actuelle serait accordée à la compagnie, la dite compagnie serait-elle prête à payer à la Cité un percentage raisonnable sur les recette brutes provenant do.l'exploitation de tout le système urbain et suburbain.2o.La Compagnie serait-elle prête à vendre dix billets pour vingt-cinq cents nu lieu île huit aux travailleurs, hommes et femmes, durant certaines heures du jour et douze billets au lieu de dix aux enfants d'écoles, durant certaines heures et de leur donner droit aux correspondances (transfers) de même qu'à présent ?So La Compagnie, serait-elle prête à placer sur son système un matériel roulant suffisant pour donner un siège ?i chaque passager?•to.La Conq.agie serait-elle prête à paver à ses propres frais et dépens un tiers de tous les pavages permanents que la Cité pourra ordonner de faire sur les rues m elle aura dos voies.*>o.La Compagnie serait-elle prête à maintenir à ses propres frais et dépens en hou état de réparation les pavages permanents, sur toute la largeur de la chaussée, d’une bordure à l’autre, sur les rues où elle a des réseaux?6o.La Compagnie serait-elle prête à enlever la neige des rues '"n trouve cette décision un peu étrange à Ottawa.Les gens chic s'habillent cite?.ARTHUR CHARBONNEAU 1» tailleur fashionable, 10 rue Notre- 1876, Louis A'euillot daignait accorde à me» vingt ans l'honneur et lo bienfait de ses conseils affables.Il se promenait à travers Paris, en s’appuyant sur mon bras.Vin jour, il me moutra je no sais quel coin de run_ du côté de l’Hôtel de Ville, je crois, et il me dit avec un sourire: “Tenez, voilà un endroit qui mo rappelle mou enfance.Pendant un hiver rigoureux, je passais là deux fois par jour.Le vent y soufflait d’une manière terrible.Je n’avais que dos habits do toile.D’avance, je me sentais pris de peur.” G'est dans ces conditions qu'il débrouillait son esprit et qu'il prenait goût à la littérature.Quand il put enfin travailler intellectuellement avec un peu de suite, ce fut une joie immense.“Comme toute la jeunesse de ee temps, a dit M.de Bégur, il subit la crise romantique.En politique, il fut libéral avec une nuance bonapartiste.Il fut l’un des héros de Juillet; il prit d’assaut, la caserne de Babylone; il suivit les vainqueurs au château des Tuilerie» et s’assit sur le trône, tiède encore de Charles N.C’est à ces opinions très hautement affichées qu'il dut d'entrer, fort jeune, dans la carrière do journaliste.Henri de Latou-rhe, directeur du “Figaro”, lui avait pris quelque» fantaisie».L'année suivante, un ami M.Gustave Olivier, lui offrit nue situation dans une feuille j fondée en province pour défendre la monarchie do Juillet, Il accepta, quit-ta l’étude, et «'établit à llotien, Cé-| tait en septembre 1831, il avait dix huit ans., Dame Ouest.Faites coma» eu* et A “l'Echo de la Beinc Inférieure’ voue en seres eudiautés, i qui devint per la suite J» “N'ourellit Presque tout de suite il commença de collaborer à l’“Univers” dont il allait bientôt devenir le rédacteur en chef.“H avait enfin trouvé l'arme qui convenait à sa main, l’arme dont, pendant quarante ans, il allait faire un si brillant et redoutable usage.Cette “guerre d’idées” qu’il aimait de passion, qu’il appelait de ses voeux, où il trouverait l’emploi de toutes ses facultés, où il pourrait déployer son drapeau, servir ses convictions, défendre librement sa cause, jusqu’à son dernier jour, ü la mènerait avec une indomptable ardeur, avec une sincérité indéniable, avec un merveilleux éclat.“Son oeuvre publiée comprend cinquante volumes, puis une multitude innombrables d’articles non recueillis.J'ai rarement vu, a écrit Jules Lemaître, un plus intense labeur, un plus riche et plus robuste tempérament d'écrivain.“De cotte seconde carrière, le journalisme a rempli la plus grande partie.L'article de journal c'est sou élément naturel, celui où il se meut à l’aise, où il trouve le meilleur emploi de sa verve étincelante, de ses vertus de bon soldat constamment sur la brèche.En ce genre, il est sans rival.Eloquente ou cinglante, sa phrase est toujours forme, riche de pensée rapide d’allure.On lui a reproché l'abus des person nalités; elles sont nombreuses dans ses articles, mais ce sont des railleries plutôt que des insultes; c’est souvent par des coups de fouet qu’ü riposte aux coups de bâton.Comme exemple, M.de Ségur a eité une polémique avec Edmond About, celle où, après avoir répondu par une line ironie aux grossièretés du voltai-rien, Louis A'euillot concluait par l’un des mots les plus spirituels et les plus justes qui aient été jamais prononcés: “On appelle parfois M.About le petit-fils de Voltaire.Laissons dire.Voltaire no l’a pas volé!” Un mot deux fois vengeur! AI.de Ségur s ’est plu à louer le magnifique talent d’écrivain, comme le royonnement d’esprit, l’intrépidité et la droiture qui caractérisaient Veuillot.11 a insisté sur l’origine et sur la nature plébienne du grand lutteur, du grand prosateur.Te! était en effet Louis A’euillot; tel il préférait être.Son avantage d’être plébicn, il n’a montré par la vigueur et la profondeur avec lesquelles il a défendu la justice et la vérité.Ou connaît d ‘autant mieux la vie qu’on a été obligé de gagner de quoi vivre.Louis A’euillot a entendu de près le soupir des hommes qui out besoin de foi et de pain.Comment, il a traduit ce cri de douleur, on a pu en juger, puisque AI.de Ségur a cité ces lignes, anciennes, mais encore frémissantes : “Quand certain patron de mon père renaît lui intimer durement ses ordres, mon coeur bondissait; j’éprouvais un frénétique désir d’écraser cet insolent, -le me disais: — Qui Fa fait maître et mon père esclave?- Mon père et cet homme, c 'était tout ce que je voyais de la société.” Plébéien, il l'était: défiguré par la petite vérole, il l’était encore, mais il avait, au plus haut degré, l’âme et les maniérés nobles.Les auditeurs qui ne se faisaient de lui qu'une idée vulgaire ou insignifiante, auront tiré beaucoup de profit, comme beauvoup d’agrément, de la.belle conférence prononcée.avec un succès biea légitime, pur le marquis de Ségur.EUGENE TAVERNIER, (L’“ Univers.”) Maisonneuve est réellement, à plus d un point de vue, le foyer de la classe ouvrière, non seulement parce que sa population se compose presque entièrement de cette classe, mais parce qu à Maisonneuve, dans la plupart des cas, l’ouvrier est PROPRIETAIRE de sa résidence.CJ C’est pour cela que le citoyen, que 1 ouvrier sont meilleurs et Maisonneuve aussi.Cela est dû dans une large mesure au mouvement industriel qui existe dans Maisonneuve et au bon travail que l’on peut obtenir ici.Çj Tous les avantages de la grande métropole : grands magasins de tous genres, place de divertissements, théâtres, églises, écoles ; toutes les commodités : gaz, eau, égouts, on les trouve à Maisonneuve, moins cependant la poussière, la saleté et la chaleur intense qui règne dans la grande ville durant l’été.•I Rappelez-vous ceci, MM.les ouvriers : vous vivrez à MEILLEUR MARCHE, MIEUX et plus AGREABLEMENT à Maisonneuve qu’en n’importe quel endroit au Canada.Vous trouverez du travail ici, vu qu’il s’y trouve déjà plusieurs usines et qu’il y en aura encore plus cet été.Venez à Maisonneuve, quelque dimanche, et regardez partout autour de vous—vous vous déciderez à vous loger ici.Pour plus amples renseignements s’adresser à M.G.ECREMENT, Sec.-Très, de Maisonneuve.Propriétés à Vendre NGEON HEALTH Co, 1457 Boulevard Saint-Laurent Tel.St-Louis 1429.Près Avenue Mont-Royal* C'") ftfin —Rue ‘Bélaneev.?Z5oUU.bcrU m TAfl —R’ie St-Zotiquc*.près St-Lau-• rent, 2 étages, 2 logements de 4 pièces.Comptant $600.Echangerait contre terrains et peu de comptant.¦ai-TTu- ______________ Maison 2 étages, un logement et un magasin.Echangerait contre terrains et du comptant.Cl AA A —Sainte-Rose.comté Laval.cottage do 10 pièces.En bois déclin.Maison 2.j x 30.Terrain un arpent et trois quarts carré*.Ecurie, remise etc., cave.Pas d’hypothèque.Echangerait contre propriété et peut disposer do comptant._______ Maison 2 êt a- , ges, 2 logements, 6 app.Bien fini.Façade pierre.Bon revenu.Echangerait, contre terrain ou comptant f5UO, et balance facile.KAA —Boulevard des Ormes, Sault-ty090\JUêau-Uécollet, Magnifique cottage, 9 pièces en bois déclin.Terrain.«50 x 96.Electricité.Echangerait contre terrains et peu de comptant.Cl #»AA —Rue Bélanger, prés Saint-Hu-'PO)VW*bert Maison 2 étages, un logement.un magasin.Echangerait contre terrains et du comptant.ATIA —Mance, près Bernard.Maison «jrtfUVV» 2 étages, 3 logements, 3 et 7 app.Terrain.25 x 92.Uovenu $156.00.Tout le comptant possible.$3,500.-eHuc Lttb0,,e' ttQ AAA —Ave.Laurier Ouest, suivant# «PTjVUv.(pim coin, 3 étages, 3 loge* ments, 1.magasin.Fournaise à un loge< ment.Cave 6 pds, cimentée.Canaux yôs.Maison 26 x 40.Extension 15 x 23.Terrain 26 x 110.Uevom» §984.00.lia* lance comptant, sans l'hypothèque.ÇQ nnO —Bue Mance, maison .3 étages, «P ,uuu« «j logements, 3 app.Bien fini.Fournaises.Kevenu $90ü.Comptant 52,000.00 Balance facile.CQ AOA —Rue Cartier, coin ruelle, prcSI «P7,1/VU.Sherbrooke, 3 étages, 5 logements, 2 magasins.Grande cave de 10 pieds.Ecurie, remise et cour.Echangerait contre terrains et une partie comptant.Revenu, 10 p.c.$10 000 —Sanguinet, près Beaubien.2 ’ VY* maisons, 3 étages, 10 logements, ^3.4, 5 npp.Revenu 5960.00.iLcnangernit contre propriété et terrain et du comptant.A AA —Rue Marquette.2 étapes, 2 logements de 7 pièces.Terrain, 25 x 103.Bon revenu.Tout le comptant possible.AAA —Avenue Saint-Charles.Ahdnt-çp^Xjl/UU» 5ie.Cottage, 2 étages, 11 pièces.Construction en bois déclin.Fournaise.Electricité.Canaux payés.Terrain, 50 x 100.Plancher en bois dur et cuve.Echangerait contre propriété do ville ou terrains.û* j 'lAA —Rue Esplanade, près Fair-q)4»* AvZv#mount,.M ni son 2 étapes, 2 logements, 5 et 6 pièces.Terrain 25 x 100 Revenu 5132.Comptant $1,500, balance facile.J7AA —Rue Orléans.2 maisons, 2 / vU*ët ages, 4 logements de 5 et 6 pièces.Terrain, 4 8 x 78.Tout le comptant possible.AAA —Rue Esplanade, maison 3 tlPOjVUl/ étages, 3 logements, 6 app.Façade en pierre.Moderne.Revenu, 5600.Tout le comptant possible.—Rue Saint-I'rbain.près Mont-Royal.Maison 3 étages, 3 lo-gements, 6 app.Façade brique pressée.Cave 6 pds cimentée.Moderne.Founmiae au bas.Revenu 5(360.Comptant 51,500.Balance facile.&AA —Charlevoix, coin.Maison 3 vU*7/l/v étages, 2 logements, 5 app.1 magasin.Très bien fini.Bonne plaça pour une épicerie, marchand de fer, phnrma-! cicn.Echangerait contre terrain et du | comptant.; 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