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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 8 mars 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-03-08, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE—No.55 MONTREAL.MERCREDI 8 MARS, 190 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$G,00 Edition Hebdomadaire : CANADA.S1istri -t ¦ COUR HP l’KRI KUlîK, Daine Marie Louise Rc-Cité et du district, de quatorzième jour de le-îic t i ou on Mc-son mari, \,i- genre*!".Au déballage, ce fut plutôt drôle.La Nouvelle-Zélande et le Couronnement Londres, s.Le correspondant du ''Times" ù Wellington dit qu'un seul membre du pnrlement s'est offert pour assister an eouromieniont du roi.Ain si le gouvernement a refusé l'invitation du parlemetrt britannique.t’ROVINCK de Montréal.No 1269.- -uaud, de la Montréal, n, ! vrior 1911, institué une punition de biens contre poléon Male, eommerennt, du inênic lieu.- K.GOl RR K, Procureur (le la demanderesse.—- Montréal, 22 février 1911.Vengeance mauresoue Melillu, Maroc, s.fj|s mî_ nist iv mauresque de In guerre n assassiné hier M._ U.Mangin, commandant des forces militaires françaises de Fc/, pour venger l’exécution de deux indigenes «pie le comnmndunt ,Mi nvnit onionin', lungin 3 5 LE DEVOIE, Mercredi, 8 Mars, 1911.3 LETTRE DE QUEBEC! L’OPINION DEM.REFORD irj^ Un ultimatum de l’Opposition.— Pas de renseignements, pas d’argent.— Impressions scandaleuses.Ce qu’il dit en réponse à M.Holgate, sur les canaux Welland et de la baie Géorgienne Québec, 7.—Pas d'argent sans renseignements complets, vient de déclarer l’opposition au gouvernement qui demande de l'argent pour la prochaine année.H s agit d’un crédit de cinquante mille piastres pour impression et reliure.s En théorie, c’est le président de la Chambre qui dispose de ce patronage, mais en fait et surtout sous* le régime Gouin, ce sont les ministres qui à même ce budget entretiennent grassement les journaux qui chantent leurs louanges.Tel est le sujet des remarques très vives de M.Prévost qui dénouée tout ce système d’impression comme une exploitation qui touche presque au scandale.Et comme le Soleil figure toujours pour une large part dans cette distribution des faveurs ministérielles, le député de Terrebonne qui a connu la servilité de cette feuille, n’oublie pas de lui consacrer quelques-uns de ses meilleurs passages.Les renseignements demandés ne viennent pas vite.M.Mackenzie, le trésorier, fait bien son possible, mais il ne peut évidemment pas donner ce qui lui manque.D’un fonctionnaire à l’autre il finit par apprendre qu’en 19lü leTCourrier de Sorel a pris sur ce budget, cinq mille et quelques piastres.Pourquoi ?Voilà ce que nous voulons savoir, insiste M.Cousineau.Le trésorier reprend ses pèlerinages du comptable à l'imprimeur du Roi et longtemps après, il déclare que pour ees cinq mille et quelques piastres, le Courrier de Sorel a imprimé la version française et la version anglaise du rapport du secrétaire et régistraire de la province, dont la première a coûté $1,300 et la deuxième presque autant, bien (pie i’édition soit beaucoup moins considérable.Ce détail n’est pas pour calmer la gauche.Car le coût de cette impression est ni plus ni moins qu’un scandale.D’abord, remarque M.Prévost, le Courrier de Sorel fait faire ses impressions ailleurs.Et puis, ajoute M.Cousineau, je mets mou siège au jeu que le même travail exécuté pour un particulier eût coûté la moitié moins cher.Et il a raison.11 est admis que l’impression ordinaire paye à $1.25 la page, que l’impression un peu minutieuse paye encore à $1.50 la page et qu’elle paye beaucoup à $2.00 la page.Or, l'impression du-.rapport du secrétaire et régistraire a coûté $5.50 la page, rapportant donc au Courrier de Sorel un profit d’au moins deux cents pour cent.C’est un vol,"a dit M.Lavergne, et le mot n'est pas trop fort.Le même rapport imprimé pour un particulier eût coûté au plus six cents piastres; et la province a payé sept cents piastres.Vous penses bien qu’une semblable trouvaille n’a pas découragé l’opposition.C’est à la suite de cette révélation arrachée au ministre qu’elle a posé son ultimatum: pas d’argent ou des détails complets sur toutes les transactions de l’an dernier.Du côté ministériel, silence complet à la Chambre et grand embêtement au comité de la pipe.A cinq heures, le premier ministre a quitté son siège pour n’y revenir que sur les six heures attrapper une nouvelle raclée de M.Prévost à propos de la motion d’ajournement pour faciliter l’étude du bill du tramway.JEAN DUMONT.Le Conseil Législatif refuse de changer d’attitude à propos du bill autorisant le collège des médecins a admettre J.C.Routiner au nombre de ses membres sans examen, parce que, dit-il.deux bills semblables ont été passés l’an dernier.Le bill concernant la fréquentation des vues animées a fait son entrée au Conseil cet après-midi.M.Robert Retord, viee-présideut du Board of Trade'et officier de la Fédération maritime, répond dans la "Gazette” de ce matin au discours prononcé lundi au Canadian Club par M.liol-Cate, sur l’amélioration du canal Welland.Tout en admettant que la route du canal Welland dépasserait de 2812 milles en longueur celle du canal de la baie Géorgienne, M.Holgate affirmait que la plus grande vitesse des bateaux dans les lacs, compenserait le surcroit de distance, et que cette entreprise serait plus utile au pays pour cette raison.11.Rcford n’est pas du tout de cet avis parce que dans son opinion, les intérêts généraux doivent passer avant les intérêts régionaux quand il s’agit d aussi lourdes dépenses que celles qu’on veut faire pour améliorer notre voie fluviale.Creuser les canaux lau-rentiens à 22 pieds coûterait trop pour les revenus que les travaux donneraient par la suite.Ces travaux coûteraient près de cent cinquante millions et seraient d’un très mauvais placement dans les circonstances.La route laurentienne, actuellement, offre un débouché moins cher et plus avantageux aux céréales de l’Ouest canadien et américain que les routes ferrées et canalisées des Ftats-Unis, et l’on pourrait encore réduire les taux de transport de façon à augmenter la proportion du commerce d’exportation qui se fait par le Canada.Cette vérité est si bien admise, dit M.Retord, que les grands ports américains protestent constamment contre l’accaparement du commerce par la route laurentienne et que l’Etat de New-York dépense une centaine de millions pour creuser et agrandir son ca- nal Erié dans le but de retenir une mr-tie du commerce d’exportation qui passe pur Montréal.Les Américains comprennent l’inutilité de tous ces travaux si le canal de la Baie Géorgienne est construit, et c’est pourquoi ils demandent à grands cris qu’on agrandisse le canal Welland, ce qui leur permettrait d’utiliser ce passage pour amener leurs bateaux à Oswego, et de là à New-York sans transbordement de cargaison.Et si le canal de la baie Géorgienne, plus court, plus pratique est ouvert, c’en est fait de tous les déboursés recommandés pour l’agrandissement des canaux de New-York, car le Canada conservera entièrement tout son commerce fluvial.La longueur totale des biefs du canal de la Baie Géorgienne sera de 114 milles, et il y aura 2Mf ion t»r-ma d’office.j ÎÆ DEVOIR, Mwredî, S Mars, 1911.LA UGUE ANTI-ALCOOLIQUE Balliniïer résigne «.’bon.juge Lafontaine résume, hier soir, les travaux accomplis jusqu’ici et fait d’importantes suggestions pour l’avenir.On demandera la suppression des buvettes.-^Instruction à donner aux enfants.— Appui de la presse.— Les élections.WALTBE-Ii.FISHER LE REMPLACE COMME SECRETAIRE DE L'INTERIEUR AUX ETATS UNIS.bas la buvette poussé hier ! Tel est le « ri «les Gummissaires étendus sur ce point.Le gouvernement les a limites; mais il faudra obtenir plus.Ce qui s'est produit.encore tout dernièrement au sujet de l’hôtelier Langcvin.pourrait bit'll se renoli\ eler «d il ne faut pas que rela se renouvelle.M.Lafontaine parle «lu bill Carter par lequel on demandait la fermeture à bonne heure de foutes les buvettes de la ville «1«* Mont réal.Le projet à é< houé: mais nous avons gagné plus puisque cette, mesure nous demandions pour la Ville «le .pie eut m < passée de (Québec et qu’elle s buvettes de tou Montréal seulem vaut la Législature frappe maintenant i«- la.provinee.Isoquant le souvenir «les élections municipale:' M.Lafontaine paye un 1,ri luit d‘hommages à M.Itoy et au Dr Gîiviolelte qui.s’étant présentés, ont été batt us parce «ju’ils préconisaient la fempérance.M.Lar«mfaine augure bcaueoiqi «lu gonvei iiennuit proviin*ia| «pii- dit-il) s’est déelaro en faveur «l«‘ la teinpérari-i¦ c et a été soutenu en eela par l'op])0-sit ion.M.Je juge déclare que les Commissaires «les licences n'avaient pas observé la, loi «d avaient accordé un trop grand nombre de lirenecs.Ceci est fini maintenant, l.e gouvernement a donné plus* do latitude aux Commissaires et leur a laissé entendre qu’il était in»liiïéient au revenu «les licences.Depuis ce temps, nos commissaires ont changé de beaucoup «d, ils ont droit à dos félicita lions.VL Lafontaine leur conserve cependant une petite rancune au sujet «le leur décision relativement a l’InHelier Langevin.et il demande qu'on fasse «les remontra uees au gouvernement pour empêndier que pareil le chose ne se renouvelle.Cette proposition fut accueillie par de frénétiques applaudissements.TRAVAIL A FAIRE Aprs avoir parlé «lu travail accompli.Al.Lafontaine parle «lu travail à ae-romplir «'iieore.Il propose plusieurs moyens d’enrayer, de tuer h1 fléau l’alcoolisme.D’abord- instruisons ‘iifants d’école ea leur montrant Imm h* mal est l«*rrible.Si les prog mes d'études sont trop chargés, sons comme en France où l’on distribue des bons points, des papiers buvards, «les cahiers sur lesquids sont inscrites «les maximes ou imprimées des images I montrant les désastres causés par le fléau, M.Lafontaine suggmre «pie les membres «le la.Ligue s’en tond ont avec les Commissaires «l‘école.Il ajoute que les soc i étés ouvricrcs et mutuelles «loi-vent aussi s’intéresser au mouvement.Fuis .NT.Lafontaine, se demamle comment il faudrait s’y prendre pour ré «luire le nombre «les li : A.phomdne m.EAU, 68 a., femme dJAvila PAINCHAUD.bourgeois, r.Horion.478 : Louise Plnmon-don.62 a,, foraine de Thomas MARION, capitaine, Ave.Pelorlmler.HH ; Pierre LAJOIE, 84 a., menuisier.Ave.Mont-Royal, Ù44 Est : Emile, 2 |.enf.d.E-mllo do VARKNNEH, r.Ht-Hubert, 1780; Jean-Roger.3 m.enf.d’Henri BELANGER, barbier, r.kt-André, 706.ia même manière et.aussi honnêtement qu’au champ de course do Bluo Bonnets.La cour s’ajourne ensuite à cet après-midi.II se fracture une jambe L’ambulance de Thôpital Notre-Dame était appelée ce matin pour aller chercher M.Joseph Beaudry, employé dans une carrière à Bordeaux, M.Beaudry était à remuer un bloc de pierre lorsque celui-ci edissa, |p *om-bunt sur la jambe droite et la fracturant, 11 souffre beaucoup mais sçn état «’inspire aucune crainte.itérai ou le blessé fut.transporté, -f- Quatre liquidations Ciliaire liquidations ont été enregistrées ce matin, nu greffe des faillites.Ce sont J.E.Carreau, marchanda d’ornements d’églises, mm Notre-Damo, liquidation volontaire.Assemblée des créanciers le leu-di 16.Desuoycrs, Varin A- Cie.Limitée, rio-mnnde accordée par le Jugo Laurendeau.Alrjhonse Turcotte est, nommé liquidateur provisoire.Louis Trudei t,imitée, demande faite par la Banque de Québec.Allen McDonald nommé sardien provisoire.Dame Cordélla I.abelle.épouse de W.Oranger, qulncalllor, cession volontaire.-r- Jurés condamnés à l’amende Bans un protèi qui «’instruisait, devant les Jurés, en Cour Supérieure, le juge Oreersldelde a condamné, trois jurés, a dix piastre» d’amende chacun, parce qu'tls ne s êtslent pus rendus devant lu Cour sur 1 assignation de celle-ci.Ce sont A.Hcott Robertson, Ered H.Scemlrcteh et Henry R.Hemming.t.o tribunal tient & ce qu’on obéisse A •es ordre».Brillante soirée en perspective Les étudiant-s de la Faculté de Droit de Laval, donneront jeudi le 16 courant, au Monument National, une intéressante soirée dramatique et musicale.A en juger par le programme, nos jeunes amis devront remporter tout le succès qu’ils désirent.Des artistes connus et choyés de tout le publie montréalais apporteront leur concours à cette soirée.Nous 'citerons entre autres: M.Arthur Laurendeau, Mme Claude Ritter et Mlle Célanire Marier.Ajoutons à cela une désopilante comédie—judiciaire bien entendue—interprétée par les étudiants et nous en aurons assez dit pour inspirer à tous le désir de se procurer des billets pour cette séance.-F- Banques allemandes en banqueroute Frahkfort-sur-Oder, 8.— La “Ve-rein,shank”, mirés avoir subi une course, a été mise en banqueroute hier.On estime les poertes à 81.000,000.On attribue cette déconfiture au fait que la banque a trop engagé de ses capitaux dans des hypothèques sur compagnies d’immeubles.Berlin, S.— La banque do Karl Nendberger.incorporée avec un capital de SI ,250,000, a suspendu scs paiements hier, i.e passif est de 82.125,000.('etté banqueroute était prévue.Aussi laisse-t-elle le publie assez indilférent.Judge, a été Tun des principaux témoins entendus sur deux plaintes portées contre des épiciers de la Côte St-Paul.L’une des demandes de permis est faite par M.Joseph Fayette.On Tac-cuse d’avoir vendu de la boisson au verre, au (jours de juillet dernier.M.Judge déclare qu’il 'a envoyé des par deux fois pour faire cons- L’agent Loiiis Bois est ensuite enten-du, et il corrobore le témoignage de M.Judge.H nie cependant que ce dernier se soit occupé de faire une plainte.“J'ai, dit-il, fait la cause moi-même en nia qualité d’agent de police.Au sujet de la demande de renouvellement de M.Demers, un autre épicier, deux plaintes sont déposées par M.Judge.Sur une demande du juge P>a-tater le délit.La première fois les nr- j zin, Tex-échevin du quartier St-Paul gents se sont fait servir de la boisson ! déclare que Deniers n’u jamais été son niais ils n ont rien payé ; la seconde ennemi.fois, ils ont etAfore eu de la boisson et I Plusieurs agents sont entendus sur ont payé.j ja demande Demers,.puis l'affaire ainsi Après avoir ainsi fait constater tes | que celle de Payette sont prises en décontraventions, M, Judge est allé lo- ^ libéré.ger une plainte, lui-même, au bureau I Les deux permis suivants sont ensui-du Revenu de l’intérieur.I te accordé.-: \Y.Tryon, 0(5 rue Saint- I.’avocat de M.Fayette demande à ’ Patrice et If.l.afleur, 115 rue Sninte-M.Judge: _ _ ! Catherine Est.Y ous avez portée plainte parce que j La commission siégera (le nouveau vous soupçonniez M.Payette de nn i vendredi à 3 heures.Triste souvenir de Sheldon RICHARDSON DEVRA PAYER UN CHEQUE DE $250.00 QU’IL AVAIT CONFIE A SHELDON POUR PLACEMENT AVANTAGEUX.LES LOIS DE NAVIGATION Le capitaine Saint-Denis condamné à l’amende pour n'avoir pas eu de certificat Le juge Leet a rendu sa décision ce matin dans la cause intentée contre le capitaine Saint-Denis, arrêté en octobre dc’uuer pour avoir navigué dans les eaux de Montréal sans certificat de pilote.La poursuite a été intentée par le capitaine J.J.Filey, maître des pilotes, qui déclare que M.Saint-Denis ne possédait pas de certificat de pilote et ne faisait pas partie de l’équipage.En conséquence, il n’avait pas Je droit de naviguer dans les eaux do Montréal.En défense, Je capitaine Saint-Denis plaida qu’il avait droit d’agir comme pilote parce qu’il faisait partie de l’é- quipage d.“McCormick” et qu’il était porteur d’un certificat de capitaine navigateur.Le juge Lect cependant n’admet pas cette défense, parce que lo capitaine Saint-Denis agit comme pilote sur plusieurs autres navires de la même compagnie, et sans certificat.Tl ne peut donc se donner comme membre de l’équipage.Lo capitaine est on conséquence condamné à $1.00 d’amende et aux frais.Maître Athanase David représentait la corporation des pilotes, plaignante dans cette cause, intentée dans le but do protéger les pilotes du district de Montréal.Les nippons seraient au fond de l’affaire IL PARAIT QUE LA MOBILISATION DES TROUPES AMERICAINES A LA FRONTIERE DU MEXIQUE EST MOTIVEE PAR L’INVASION TOUJOURS GRANDISSANTE DES JAPONAIS.Washington, 7.— Il semble, que la démonstration armée que les Etats-Unis funt à la frontière mexicaine, ait pour but do prévenir la formation de relations plus étroites entre le Japon et le Mexique.Depuis quelque temps, les Nippons tentent d’obtenir une station navale sur la côte ouest du Mexique.Des centaines de milles de jaunes sont établi le long de la Côte du Pacifique et forment une colonie très importante Le gouvernement Diaz a toujours montré beaucoup de bienveillance envers eux et a encouragé leur établissement.Oeci expliquerait partiellement cotte concentration de la tlotte à San Diégo et ia mobilisation des troupes de l’Ouest à Los Angelos.Pour l'amour de la vérité UNE AUTEUR AMERICAINE VA ETUDIER LA VIE NOMADE DES BEDOUINS EN PLEIN SAHARA.New-York, 8.- Mme Louise Glosser Hale, Tautenr-actriee bien connue, se rendra prochainement dans le sud algérien et pendant quelque temps, vivra sous la tente, en plein Sahara, chez les Bédouins.Elle veut étudier les moeurs du désert, pour écrire en connaissance de cause, une nouvelle pièce sur ce sujet.Son automobile sera organisé en bibliothèque.Elle partira de New-York le 18 mars.Il s’est suicidé Bamiota.Man.8.Le juré convoqué hier à l’occasion de la mort do Y.M.Rutherford, gérant d’une des succursales de la banque do Hamilton, a rendu un verdict de suicide.Le coroner a décidé qu’une enquête n’était pus nécessaire.1,0 corps de Rutherford sera enterré à Winnipeg.Les viandes américaines et l’armée anglaise Londres.8.— Richard Burden Haldane, secrétaire d’Etat pour la guerre, a déclaré à la chambre des Communes hier que le bœuf américain était uno excellente nourriture pour l’armée anglaise.C’était une réponse aux attaques de ceux qui ont prétendu dernièrement que des animaux morts étaient dépecés et expédiés pour consommation à Carmen anglaise.v Le ministre de la guerre a dit (pie cette rumeur était absolument sans fondement et que des représentants du gouvernement surveillaient à Chicago l’expédition des viandes.M.Haldane demanda aux députés irlandais qui avaient porté C attaque s’ils étaient prêts à entreprendre de fournir à Car-mée de la viande aussi bonne et à des conditions aussi avantageuses que le f"ut i,w américains.LETTRE D’OTTAWA (Suite de la 2cme page) IV La seule objection un peu sérieuse soulevée contre cette entente, au dire de M, Laurier, c’est celle-ci: “Nos industrie vont en souffrir.” “Remarquons, dit le premier ministre, que l’entente ne touche pas du tout, ou très peu aux produits manufacturés.Elle ne touche qu’aux produits naturels.Nous faisons toute la différence du monde entre ces deux espèces de produits.Les Etats-Unis ont dû tenter d’obtenir de M.Fielding la réciprocité des produits manufacturés.C’est à celle-là surtout qu’ils tiennent.Or nous n’avons cédé que pour les produits naturels.Quant aux autres, nous savons que nous avons une grave responsabilité, nous savons que ces industries souffriraient fort, d’un grand changement de tarif sur ce point.Nous ne leur avons porté nulle atteinte.Nous gouvernons pour tout le monde, non pas seulement pour les agriculteurs.Nous avons protégé nos manufacturiers depuis quatorze ans, et nos cultivateurs aussi.Nous continuerons, sans détruire nos industries, sans porter atteinte au capital.Le capital est sauf, avec notre gouvernement!” M.Burrell se lève.Cet argument ne s’applique-t-il pas, dit-il, à l’industrie de la pomiculture?—Pas du tout, dit M.Laurier, car nous n’ouvrons pas de marché à nos industries, mais nous en donnons un aux pomiculteurs canadiens.” MM.R.L.Borden et Currie veulent suivre l’exemple de M.Burrell, mais M, Laurier se dérobe, disant: “Un, c ’est assez ! ’ ’ M.Laurier aborde ensuite la question de l’autonomie canadienne.“L’an dernier, dit-il, la gauche nous blâmait de trop songer à notre autonomie, cette année, elle nous dit d’y faire bien attention.Elle ajoute : “Cette mesure peut ne pas être dangereuse, mais elle offre des dangers puir plus tard.C’est le premier pas vers une union commerciale, vers l’ann, vinn finale.” C’est là une logique de “tory”, qui insulte à l’intelligence du Canadien.M.Sifton y a souscrit.En le faisant, il a déserté les principes du libéralisme.(La droite applaudit).Le Canada n'agira pas ainsi.Los lories pourraient en suivant leur logique, s’annexer aux Etats-Unis, au cours d’une crise économique; mais le véritable Canadien, non pas.En 1864, une crise économique a suivi la rupture du traité avec Washington.Qu’ont fait les Canadiens, alors?Us ont organisé la Confédération.En 1854, Macdonald n’a pas rejeté la réciprocité en disant : “Mais elle va nous valoir l’annexion!” Il fut filterable au traité et le Canada est resté terre britannique, malgré tout.Nous suivons l’exemple de 1864, de 1854, et nous voyons que l’aube d’i prospérité grandiose s’ouvre pour le Canada tout en améliorant no* relations avec les Etats-Unis.Sir John a, voulu le faire, il a livré sa d-rniè *¦ bataille dans ce but.Pourquoi les gens de la gauche ne suivent-ils pas son exemple, au lieu de parler de l’annexion ?Us savent bien que le mouvement annexionniste a disparu, depuis 1854, qu’il n’existe pratiquement plus, ici, et que, les Etats-Unis, en face des problèmes énormes qu’ils ont à résoudre, ne veulent, pas de notre annexion, parce que cela doublerait la somme dos questions difficiles qu’ils auraient à résoudre.” Enfin, DI.Laurier conclut par cette tirade grandiloquente: “Si ma voix, dit-il, pouvait, porter jusqu’aux Etats-Juins, je dirais: “Je ne suis pas en faveur de l’idée d’un continent pan-américan.Nous sommes nés sous le drapeau anglais, emblème de liberté, nous voulons devenir une nation distincte de vous, sans nous séparer de la métropole.Nous sommes et nous resterons dévoués à l’Empire.Notre sang est aussi bon que le vôtre, noir-’ avons notre orgueil national, mais nous sacrifierons notre vie plutôt que notre existence nationale.U y a une idée plus noble, un spectacle plus grand, que celui d ’un continent pan-américain ; c’est celui de deux nations séparées par une ligne imaginaire de quatre 'mille milles, sans frontières fortifiées, qui toutes deux vivent on paix sens rivalité, si oo n’est dans le commerce, où elles luttent pacifiquement!” Et je dis jVmes concitoyens: “Si nous pouvons obtenir de telles relations avec nos voisina, nous aurons rendu un service marqué au pays, à l’Empire et à tonte la civilisation!” Ce discours clos, la droite acclame son chef, les tribunes se vident, et le major Currie ainsi que M.Templeman parlent le reste du temps devant un très mince auditoire auquel ils ne disent rien de nouveau.Demain.M.R.L.Borden va proposer que “le traité do réciprocité' entre les Etats-Unis et le Canada n’ayant pas été ratifié par le gouvernement de la R' ' " voisine, le Parlement canadien abandonne la discussion de toutes les propositions qui s’y rapportent.” Il y Bui.n discussion et vote ô ee propos, dans le cours do la soirée; niais ie gouvernement ira jusqu’au bout.Il y est décidé fermement.GEORGES FELLETIER, Ln jugement important a été rendu hier par Thon, juge Archer qui rappella de tristes souvenirs aux victime; da Sholdon.l’n monsieur Richardson avait F II) octobre dernier déposé entre I, mains de Sheldon un chèque de 8250 pour placer dans la spéculation.I ¦¦ •vhè-juu a été déposé chez les banqnR < Invalid et Terroux qui nu men, et du départ du courtier avaient pour 2 1 ,-700 de passif au compte de Sheldon, Garant! et Terroux réclamèrent le payement du chèque de Richardson qui la lendemain de la déconfiture de Sheldon en avait suspendu le remboursement.Dans ses remarques, le juge Archer a dit que les demandeurs étaient depuis deux ans les banquiers de Sheldon et ce n’était pas à eux d’enquêter sur la nature de ses opérations, que, dès septembre, les journaux avaient critiqué les opérations louches du fugitif et que le public n’en avait pas terni compte.Le,- fait que Sheldon ne s’est pas occupé de l’argent que lui avait confié Richardson, ne prouve rien, et do fait les banquiers se sont basés en partie sur la valeur du chèque pour faire des payements ce jour-là.En conséquenco les requérants ont droit au plein remboursement, plus les intérêts depuis lo dix octobre dernier.Richardson devra aussi payer les frais de cour.Ils mettaient trop d’eau dans leur lait Aaron Litchinsky, épicier, et Moses Floomberg—est-il besoin de dire (juo eo sont deux juifs ?— ont été .ndamnés ce matin à 810 d’amende et aux frais pour avoir vendu du beurre contenant 35,83 p.e.d’eau.Le.maximum d’eau que ia loi autorise à mettre dans lo beurre est de 16 p.c.BOURSE DE MONTREAL M' .L.G.Beantean & Cl», courtiers, 104 rue S.-Françels-Navler, nous four-aisaent le rapport suivant à 12.30 hra.p.m.STOCKS i V end Ach.STOCKS I y end Ac.i.f Am.As’toa 14 ni Laur.Pap.211 t 210 •' pfd.49 3j “ pfd.W Bell Tél Co! 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