Le devoir, 12 novembre 1929, mardi 12 novembre 1929
Volume XX -No 263 Abonnements par la poste ; Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 Etats-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE Montréal, mardi 12 nov.1929 TROIS SOCS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL Directeur.HENRI BOUUASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: - - HArbour 1241* SERVICE DE NUIT: Administration: * HArbour 12« Rédaction: * - HArbour 3679 •Gérant: - • • HArbour 4897 Pour que la ville soit propre - même le dimanche Le conseil municipal doit siéger cet après-midi pour s’occu-de orosses questions, telle l'expropriation de la rue Hurn- L’actualité M.Robb •per side.Mais la préparation du budget est imminente.Aussi nous ermettons-nous aujourd’hui d’aborder des questions qui, bien tort, ne sont pas considérées de premier plan.Nos lecteurs nous excuseront dp revenir à la charge.L expérience enseigne que, daqs ce domaine, ce n’est qu à force d’instances et d’importunités que l’on réussit.Les deux premières se rapportent aux parcs, jardins publics et terrains de jeux.C’est au moment où l’on prépare le budget qu’il taut pourvoir à l’entretien des parcs qui existent, aux sommes nécessai-ïes pour la constitution de nouveaux terrains de jeux, etc.Nous l’avons écrit maintes fois: ce qui distingue Montreal des municipalités voisines, mieux tenues que la nôtre et qui, pour cette raison, héritent des jolies constructions qui pourraient tout aussi bien être à Montréal si on rencontrait ici stabilité de règlements et services municipaux d’un fonctionnement parfait, ce qui distingue, donc, Montréal de ses voisines, c’est qu’ici on dépense de fortes sommes pour 1 achat de nouveaux parcs et autres améliorations, mais qu’on dépense peu ou rien pour leur entretien.A Westmount et à Outremont, le capital placé dans les ameliorations est, toutes choses égales d’ailleurs, bien moindre qu’à Montréal, mais ce que l’on a acquis est développé, entretenu.Ce qui compte le plus, c’est moins l’aménagement que l’en-Irefien.Quand on se sera persuadé de cette vérité élémentaire, la face de Montréal sera changée.Ce sera d’ailleurs une transformation radicale de la vie publique.Car, dans l’achat d’un terrain pour en faire un parc, on exerce un fort patronage, on favorise des électeurs, on fait quelque chose qui paraît.L’entretien est moins voyant et bien moins susceptible aussi d’acquérir et de retenir des appuis politiques.# * * Au moment de préparer le budget, l’administration doit se souvenir de sa promesse de multiplier les terrains de jeux.Et elle doit tenir compte, encore une fois, qu’il ne suffit pas d’acheter l’espace voulu, mais qu’il faut de plus l’aménager, l'équiper de jeux, etc.Enfin nous souhaiterions qu’a l’article de l’entretien des parcs publics, une somme d’une cinquantaine de mille dollars soit affectée annuellement au développement du parc de Maisonneuve._ , L’état de celui-ci est pour la ville un sujet de honte.Il n y a pas une terre abandonnée dans le rang le plus éloigné du village le plus pauvre qui ait aussi mauvaise mine.L’entretien équivaut à zéro, parce qu’il n’y a rien au-dessous de cette expression arithmétique.Sous Vadministration précédente, on a même fait mieux: on a permis un enlaidissement positif.Rue Sherbrooke, s’élèvent de hideux poteaux, bien que la charte constituant le parc les proscrive positivement.Autre exemple flagrant, révoltant et décourageant du peu de protection offert par les règlements et, comme c’est le cas cette fois, par les lois provinciales.Une partie du parc a été.transformée en terrain de golf.Il a bien fallu là entretenir un peu, mais cela ne fait ressortir que davantage le contraste entre les deux parties, celle qui reste en friche et celle qui est fréquentée par les joueurs.Le parc est immense.Mais pas trop grand désormais pour les besoins de la population locale.S’il est un domaine où il faut décentraliser, c’est bien dans celui des parcs.La Presse prône une simple folie quand elle prétend que le parc de la montagne peut être utilisé par toute la population.Gela eût été vrai il y a vingt ans.Aujourd’hui, pour le soutenir, il faut ignorer que les communications entre le centre et les extrémités sont de plus en plus laborieuses.Quelle est la mère de famille, si elle a une tête sur ses épaules, qui ne préfère conduire ses enfants à une courte distance, plutôt que de se faire coûteusement malmener en tramway et subir le contact extrêmement intime et extrêmement malsain des autres voyageurs?Tous les quartiers doivent avoir leurs parcs.On ne doit cesser de les multiplier.Mais le bon sens même indique que l’on doit d’abord développer ceux que l’on a.Or, ce qui est particulièrement irritant au sujet du parc de Maisonneuve, c’est qu’il est longé par deux des principales avenues de Montréal.Si on doit le laisser dans son état actuel, il ne fallait pas prolonger Pie IX et Sherbrooke.Autrement, c’est inviter les visiteurs, les touristes, les automobilistes, la quasitotalité de la population mdntréalaise à venir jouir du spectacle de la dégradation de l’est.Donc, encore, une fois, votons annuellement une somme suf Osante à achever ce parc.Ou, si le golf, qui est débordé, est payant, qu’on en constitue un autre, temporairement, mais en ayant soin de garder pour le grand public et d’aménager la Îmrtie inférieure du parc.Mieux vaudrait ce compromis que ’état actuel.* * * Les autres requêtes que nous avons à adresser s’appliquent à tous les parcs.De grâce, que l’on inclue dans le budget les sommes suffisantes lo pour que tous les arbres soient entourés de boites à claire-voie afin que l’on cesse d’en planter pour les condamner à une mort certaine 2o pour que l’on cesse de fabriquer dans les parcs publics d’une ville de l’importance de Montréal des clôtures avec des vieux bouts de fils électriques et des! venu l’industriel don! restants de tuyaux de fonte rouillée.C’est pourtant de cette façon que sont faites les clôtures de la métropole pour défendre le gazon contre les passants! Petit détail, mais qui suffit à faire mépriser une ville par les visiteurs.Autre point, qui n’est non plus qu’un détail, mais nous devrions pouvoir compter sur le concours des autorités scolaires: l’étiquetage des arbres et des plantes.L’ignorance de la botanique la plus élémentaire est incroyable.Le citadin-moyen ne.connaît pas dix arbres et vingt plantes.Ce que Westmount a fait — dans les deux langues — à son parc principal, Montréal pourrait le faire pour quelques milliers de dollars au parc La-Fontaine.Sans compter que ce serait éveiller l’intérêt du public, l’induire à aimer la culture des fleurs et des arbres.L’échevin de LaFontaine ne pourrait-il enfin obtenir ce léger déboursé?Nous en sommes sûr, il en comprendra l'im- Êortance.Mais il faut à tout prix ce déboursé dans le prochain udget.sans quoi, tout est remis en question pour douze mois.# » * La dernière «les trois questions dont nous parlions an début est du même ordre.Le dimanche, il n'y a ni balayage ni arrosage à Montréal.Il devrait y avoir l’un et l’autre, car ce n’est pas violer la loi du dimanche que d’entretenir la propreté des rues, ce jour-là.pour la gloire de Dieu.On le fait à In Fête-Dieu, on peut le faire tous les dimanches, nous le présumons, avec l’autorisation de l’Ordinaire.Mais en attendant, pourquoi Quand ses amis surent qu'à soixante-dix ans il était atteint de pneumonie, d’aucuns dirent: ‘Il aura de la peine à en revenir.” D’autres dirent, qui connaissaient sa belle santé, la frugalité de sa vie et la solidité de son tempérament: “Il aura du mat, mais il passera bien à travers cela”.Tous, néanmoins, s’accordèrent sur ceci que s’il survivait U ne serait peut-être jamais en état de reprendre ses travaux, au ministère de la finance.Il ne.les reprendra pas, en effet; le mal Ta vaincu, il est mort.M.Fobb, un jour, à quelqu'un qui lui prédisait une longue carrière, — "dans dix ans vous serez encore là”, lui affirmait-on à la dernière session, — répondit en souriant: "On ne sait jamais”.Il ne, le savait pas, mais il disait juste.Il aura été cinq ans seulement qrand argentier du Canada, après M.Fielding qui le fut si longtemps et vient à peine de mourir, ayant servi le ministère libéral Laurier de 1890 d 1911 et celui de M.King, de 1921 à 1925.Qui eût dit, lorsque le meunier écossais de Valleyfield entra aux Communes en 1908, sans prétention, sans éloquence et sans influence dans le monde politique du temps, qûe dix-sept ans plus tard, de par la force des choses et à cause de ses aptitudes financières, de sa longue pratique des affaires et du commerce, en même temps qu'à cause de son honnêteté proverbiale, il succéderait à M.Fielding lui-même?Pendant dix ans presque, M, tiobb fut de cedx qu’on appelle aux Communes des back-benchers, — de ces députés qui siègent aux banquettes d’arrière, ne font guère de bruit, parlent peu, votent tout le temps avec le parti, mais des rangs desquels il sort somment des hommes de valeur, que leur âge, ou leur modestie, ou les circonstances, ou une certaine inaptitude à percer vite en politique, empêchent de s’imposer dès le début à l'attention de leurs collègues.Un temps, le jeune avocat qu’était alors M.Mei-ghen fut de cette catégorie, de même que le docteur Michael Clark, de.Bed Deer.L’un et l’antre firent vite leur trouée.M.Robb alla moins vite, et dura davantage.U sera mort en pleine vigueur, à peine septuaaènaire.Et son parti qui, dix ansxi’abord, eut l’air de ne pouvoir l'utiliser, ressentira vivement sa mort.Après l’élection de la Saskatchewan et celle de l’Ontario, où le groupe libéral eut deux échecs sérieux, la perte de M.Robb sera particulièrement sensible à M.King et à ses collègues.Car M.Robb avait pris dans son parti de l’autorité, du poids; il avait un des ministères les plus importants du cabinet.Ses discours du budget, depuis 1925, l’avaient bien fait voir de la masse des contribuables.Et, s’il n’avait pas un esprit vigoureux, primesautier.original et brillant comme celui de M.Fielding, il avait un caractère plus agréable, un jugement aussi assuré, sinon davantage.beaucoup plus de tolérance.Il était bilingue.Et son intégrité, comme celle de M.Fielding, était reconnue de tous, adversaires comme amis; mais avait-il des adversaires?L'on a raconté jadis comment, alors qu’il était tout jeune homme, M.Robb faillit s’expatrier.U nous fit lui-même ce récit, un lundi soir, en prenant A bord du wagon-restaurant un goûter, tandis que le convoi filait sur Ottawa.Par la fenêtre, M.Robb regardait passer les arbres: le soleil baissait à l'horizon."Que! beau pays nous avons et comme il fait bon y vivre!” dit-il soudain.Le souvenir monta à ses lèvres, de ce soir grave; il fit la narration en termes brefs, de la décision prise un soir analogue, des années auparavant, par son frère et lui, au bout de la terre paternelle qu’ils pensaient T un et l’autre à quitter pour l'Ouest ou les Etats-Unis.Qui eût soupçonné que ta beauté cl la poésie d’un coucher de soleil sur la campagne québécoise avaient pu, jadis, enraciner au sol natal deux jeunes gens, d’esprit très pratique, qui avaient fixé même la dale de leur départ vers un antre pays."And I never regretted it.George!" conclut M.Robb.Cette fols-là parut chez lui l’homme attaché d sa province, delà fortune s’était faite tout près de la terre et qui ne l’avait pas désertée, puisqu'il en mettait en valeur tes richesses, en plein district rural.Dans toute la région de Yalley-field, des centaines d’hommes avec lesquels II fut élevé, ou qu'il a vus nrnndir.regretteront la mort de M.Robb, pour tant et font d'entre eux excellent conseiller, ami sincère.Aux Canadiens français comme aux électeurs de langue anglaise, U était accueillant, sympathique, courtois.U n’y avait pas pour lui de barrières de.race ou de religion.Aux pires heures de 1917 et de 1918, ce fut un des rares députés libéraux de langue anglaise à rester fidèles à sir Wilfrid Laurier, gui vit, tes uns après les autres, le quitter les Carvell, les Pardee, les McLean, les Clark, les Rowell, tant et tant pour lesquels il avait beaucoup d’affection.Car M.Robb était un homme de caractère, fidèle dans ses amitiés; l’opportunisme ni l'ambition personnelle.ne les pouvaient dénouer.La Chambre sera plus pauvre de l’avoir perdu, de même que sa province et le Canada.\Jt» * • Bloc-notes VU.c.c.L’Union catholique des cultivateurs vient d’ouvrir à Montréal, ce matin, son congrès annuel.Est-il besoin que nous redisions une fois de plus quels voeux nous formons pour son succès?Sur tous les tons, à toutes les occasions, nous nous sommes efforcés ici de marquer et de souligner l’extrême importance de l'agriculture.De tous les points de vue: comme facteur de stabilité économique, de progrès social et moral.Sur tous les tons, à toutes les occasions aussi, nous avons proclamé les mérites de l’association professionnelle d'esprit catholique.Cette double conviction nous commandait d’applaudir des deux mains à la naissance de l’Union catholique des cultivateurs; et l’on sait que nous n’v avons pas manqué.L’U.C.C.vit encore, en dépit de difficultés et d’attaques nombreuses et diverses.Si elle a, aujourd’hui, à se garer d’un danger particulier, c’est probablement plus des tentatives d’accaparement sournoises que des attaques directes; et c’est le signe de sa force reconnue, avouée.Nous souhaitons à VU.C.C.de progresser, de se fortifier, de couvrir toute la province, afin de mettre au service des cultivateurs une force de pl,î» en plus puissante.JVofre loi de succession AU CONGRES DE VA.C.J.C.Conseils de Mgr Langlois et de M.Bourassa aux jeunes S.G.MGR LANGLOIS RAPPELLE LA SITUATION IL Y A VINGT-CINQ ANS — M.BOURASSA ESQUISSE LES DEVOIRS ET LA TACHE DE LA JEUNESSE PRESENTE BRILLANTE CLOTURE DU CONGRES DE 25ème ANNIVERSAIRE M.Eugène L’Heureux revient dans le Progrès du Saguenay sur un thème déjà familier ù nos lecteurs: la réforme de notre loi provinciale sur les successions.Comme nous, il demande la ré-forme du paragraphe qui fixe * théoriquement à $15,000 la base i d’exemption, pour la ramener pratiquement à $5,000, dès que ce chif- j fre est dépassé, si peu que ce soit.Cette anomalie conduit à des consé- | quences d’un illogisme patent et qu’il nous a été facile d’illustrer ici par des exemples frappants.Comme nous, M.L’Heureux demande l’extension du principe, partiellement reconnu par un amendement récent, du tarif de faveur pour les familles nombreuses.C’est le bon sens même, et il semble qu’il devrait suffire d’exposer cette cause pour la gagner.D’autant plus que l’on proclame partout que les finances de la province sont prospères.Mais il est curieux de voir combien cette réforme, qui intéresse pourtant tant de familles, qui est d’une si haute portée sociale, paraît exciter peu de curiosité dans ta presse, d’une façon générale.Chose plus curieuse encore peut-être, c’est le peu d’intérêt qu’elle paraît exciter dans la foule.Un brave homme de-cl de-là, et qui sent pour ce qui le concerne ta dureté j de la loi, nous en dira bien un mot, ! mais c’est à peu près tout.Le phénomène pourrait prêter à de multiples observations; mais une conclusion en jaillit tout de suite: c’est qu’il importe de briser cette couche d’indifférence et d’ignorance, et donc de revenir avec insistance sur le sujet.Nous le ferons volontiers, mais un journaliste ne peut donner qu’une certaine somme de copie, et, sous pei- \ Profitons~en ne de devenir assommant, il ne 1 7 peut toujours parler de la même chose.D’ailleurs, il ne saurait envisager cette chose que sous un certain nombre d’aspects assez limité, tandis que les gens du dehors apporteraient des observations cl des points de vue nouveaux.Nous sollicitons donc le concours de nos amis.Le congrès général de VA.C.J.C.s’est terminé hier soir par une séance tenue au collège Sainte-Marie, sous la présidence d'honneur de Sa Grandeur Mgr Langlois, évêque de Valleyfiekl.M.Henri Bourassa, directeur du Devoir, avait été invité comme orateur d’honneur de la soirée et U en a profité pour esquisser à larges traits les devoirs et la tâche qui Incombent aujourd'hui à notre jeunesse catholique ca.nadienine-fran-çaise Sans doute les devoirs essentiels du chrétien restent toujours les mêmes en quelque temps qu’il vive et en quelque pays qu’il habite.Mais dans la J ut te pour île bien et contre le mal, les activités peuvent porter sur des points différents suivant que l’exigent les besoins présents de l’Eglise et de la patrie.Une tâche qui peut être impérieuse et la plus Importante à une époque de l’histoire peut devenir secondaire en d’autre temps et s’effacer quelque peu devant des mécessités nouvelles.Et c’est le devoir du soddat de ’’Eglise et de la patrie de défendre les points les plus menacés.11 ne doit pas se contenter de maintenir seuilement les positions conquises, mais lutter partout où le danger est le phis menaçant.Il y a vingt-cinq ans, lorsque fut fondée VA.C.J.C., le grand danger résidait dans l’apathie généraile de Ta race canadienne-francaise catholique.Les passions politiques, favorisées par une sorte de fanatisme partisan, .tendaient à reléguer au second plan les questions plus graves qui intéressaient direclle-ment la race.De même Vincertitu-de régnait sur Je sens même que devait avoir Vidée de patrie: les esprits désorientés par l’imbroglio du culte aux deux mères-patries, ne s’étaient pas encore attachées à l’idée maîtresse de la Patrie Canadienne, que M.Bourassa devait propager et défendre pendant plus d’un quart de siècle et qui, après avoir soulevé des querefliles favorisées par les malentendus et le manque de préparation des esprits, (aidait rallier tous les üamadÈéns, de langue et d’origine différentes autour d’un même drapeau et les unir pour la défense d’une même cause, celle de 3a patrie canadienne.Tl fallait alors développer l’esprit de lutte chez les Canadiens français eux-mêmes, leur donner conscience de leur valeur et de leurs propres devoirs.Ce fut l’une des belles oeuvres auxquelles VA.C.J.C.a collaboré.Mais avec les conditions nouvelles, d’autres problèmes devaient se présenter d’une portée plus considérable et qui sollicitent maintenant les bonnes volontés.C’est que l’esprit de famille, le respect de l’autorité dans la famille et envers l’Eglise ont été fortement attaqués par des causes aussi nombreuses que variées.Et ce doit être la tâche de la jeunesse canadienne-française et catholique de travailler à restaurer le respect de l’autorité, l’ordre dans les intelligences et les consciences et à relever la famille non compromise niais gravement menacée.C’est en quelque sorte un nouveau programme, qui complète l’oeuvre accomplie déjà et qui oriente les initiatives vers une tâche plus grave et plus pressante, que M.Bourassa traçait, nier soir, devant un nombreux auditoire aux grandes assises de l’A.CJ.C, M.Henri Bourassa Lorsque M.Bourassa est monté sur la scène, tout l’auditoire s’est levé pour l’applaudir.M.Bourassa est heureux de voir 1’A.C.J.C.plus vivante et forte que jamais.Cette association, parce qu’elle se renouvelle chaque année, possède le secret d’une éternelle jeunesse.Qu’elle suive le conseil de saint Vault Restez enfants en malice, mais hommes faits en intelligence.Restez jeunes, dit l’orateur, en enthousiasme, en verdeur de sentiment, par la pureté du cœur, mais ne craignez pas de mûrir par l’intelligence, le jugement et la charité.Mais une association telle que VA.C.J.C.ne vit pas seulement des œuvres du présent et des espoirs de l’avenir, elle se nourrit aussi des expériences du passé et profite même des erreurs.11 est bon de faire fréquemment son examen de conscience sur sa vie comme chrétien, comme citoyen et comme patriote, et qu’au lieu de battre sa coulpo sur autrui, on s’inspire du sentiment d’humilité qui animait saint Vincent de Paul lorsqu’il voulut que sa communauté pratiquât l’humilité collective.Et cette humilité est nécessaire pour réparer le mal que l’orgueil a fait dans le monde et qui a été sa cause principale de décadence.Elle ne veut pas dire bassesse, mais doit être ce sentiment qui fait fructifier la rharité chrétienne, et qui te, extrait du Rien Publie, des Trois-Rivières, numéro du jeudi, 7 novembre : Dimanche, le.3 novembre, tes employés de la Noilh Shore tra-iwillaient à la réparation de son réseau, à quelques pas de l'église Sainte-Marguerite et sur le chemin qui longe le cimetière el le terrain de lexpQsition.En lare de remplacement des nouveaux quais, un groupe d’hommes travaillaient dans une petite construction à l’installalion des fils pour la lumière et le pouvoir qui devront servir à la construction du quai.Je ne puis dire pour qiC ces hommes travaillaient.Comme l’été dernier, la Wayagamaek a fait de la pulpe fous les dimanches; /’Internationale a empilé des bûches el Ton a déchargé du bots au quai du Cap-de-ta-Made-leine.La question du travail du dimanche, n'est donc pas encore complètement réglée?Nous signalons ce texte à l’attention du Procureur-général, gardien-né des lois.Le Droit du 8 novembre publie cette note fort intéressante: Choses fédérales La question du divorce Elle pourrait bien encore donner lieu, au cours de la prochaine session, à une sorte de blocus parlementaire — A moins que le gouvernement ne trouve une solution au problème qui lui a été signalé Le travail du dimanche Nous versons au dossier du travail du dimanche ce nouveau tox- presque à tous les coins de rue?Reut-etrc se trouverait-il des gens assez animés d’esprit civique pour ramasser certains papiers qui tralnent*et pour utiliser ces réceptacles.Ive coût est si peu élevé que l’expérience doit être trentée.On doit placer ces réceptacles en plus grand nombre a la porte des églises car presque tous les dimanches il s rrt naprCB* ¦UltM-ttanit PRIM KniR uu Umlt!•« General Electric .190 General Railway Signal .751,.Hudson Motors .44 V.Mack Trucks .651,.Missouri Pacific .60‘,a Montgomery Ac Ward .53s,i New York Central .167Vi Northern Pacific .84 Va New Haven .9»% Packard Motor» .15 V Pan American B.Pennsylvania R.R.PhlUlpps Pete .Public Service of New Jersey Radio Corporation Remington Rand Republic Iron & Steel Sears Roebuck Sinclair Oil .Southern Railway .Standard OH of New Jersey Standard Oil of New York Southern Pacific .Studebaker Union Pacific .207 è* U.S.Rubber.25 U.S.Industrial Alcohol .1151'.U.S.Steel .158"sj Westinghouse .11G Wlllys Overland .91.Woolworth .62Vi White Motors .30 (Compilation de la maison L.-G.Beaubien) Ventes Valeurs 500 Abitibi .140 Alb.Grain .13^2 58 G 81 Vi 29 >2 56 30 Vi 29 >a 70>i 93 26 >.126 56 33U 116 43V» 12>i 102 27 V# 49 Vi 47 Va 28 \t 40>/.9Ü1» 193^2 75 >« 65 V» 60 Vi 54 > b 169‘b 81‘,2 100 15 ü 80Ti 29»,.56 V» 33 93 V.25’» 1261,2 56 33 Vi 116 42 ?» 205 H6V2 153 116 Sur le Curb LES COURS DE LA MATINEE Cour» fournis pa.la maison BEAULIEU A- DUNCAN 230, rue Notre-Dame ouest Valeurs Aseuc.Breweries Assoc.Oil Ac Gas Canada Malt.Brit.Am.OH Can, Dredge Can.Vinegars Dtst Seagram Dalhousle OH .Dryden Paper Eastern Dairies Home Oil .Imperial Oil Imperial Tobacco Inter.Petroleum McColl Frontenac 23 *2 Mitchell Robert 28 Lake Superior Walk Gooderham UTILITES PUB.Foreign Power Hydro Elec.Sec.Inter.Util.A.MINES ouv.Haut Bas 19 1.60 Mia 16 42 35 28 10 1.80 16 26 U 12 28 >» 9 1» 20 U 10 10 >,» 27 32 33 1.45 1.50 16 1,4 16 40 41 36 35 38 15 Vi 27 U 27 'i 9$i 9 % 22 20 22 23 27 11 10 11 10 33 31 Va 33 36 33 35 La production du sucre AUGMENTATION EN SEPTEM-BE — DIMINUTION POU L’ANNEE Les chiffres 2 .70 .55 .60 .55 .58 5 .4 5.35 5.15 5.25 .73 .72 1.32 1.25 30 =4 4.45 32 30 4 20 4.22 5.25 5.10 5.15 .14 13 • «a** —w 75 B.C.Electric "A” .50 B.C.Electric “B” .125 ILE.Steel 2e préf.50 Bldg.Products 125 Can.Brewing .600 Can.Car .700 Can.Car préf.825 Canada Cernent 400 Cockshutt Plow 50 Can.Ind.Alcohol “B’ 230 Can.Row.and Pap.175 Can.Steamship .195 Con.Smelti 1700 Dom.Bridge 55 Hamilton B — Int.Nickel Ouv.Haut Bas Midi 40 40 39% 40 30 —— — 30 4 9mmm „r 4 15 , i, ¦ 15 154 — 154 36 38 35% 37 40 — — 40 21% 5 21% 21 21 5 v 30 30% 30 30 24 — 24 10% 10% 10 10 20% 22% 20% 22 26 27 25 27 18 — 18 22 23 22 22% 11% 12% 11% 12% 11 — 11 21 22 21 21% 20 — 20 72% — — 72% 250 250 235 250 66 67 64% 66 135 —.— 135 26 26 25% 25% 29 _ — 29 30 32 29% 30% 49 _ 49 40 40 39% 40 2500 Mont.Power .115 118 113 llo 150 Nat.Breweries .115 116 115 115 1050 Power Corp.80 80 /8 78 30 Price Bros .85 —- — 185 Quebec Power .65 66 60 66 1500 Shawinigan .75 76 74 74 75 Simon and Sons.30 — — 30 225 Steel of Canada .43% 43% 43Vs 43% 230 Steel of Canada préf.40 — — 40 150 Wayagamack .67 67 66 66 900 Winn.Electric .50 50% 50 50 BANQUES Royale: 6 à 303, 25 à 305, 25 à 301, 50 à 300, 3 à 303; Montréal: 6 à 300; Nova Scotià: 25 à 380.,i, inintan,,«pu, », .lc„ri„B„l„|l, .ifhv " “ l'i™* .j„i ont onriirtèrisc U- mnrrhc JL'.fii,, Bourse, en Amérique, depuis surtout un mois, en disant que c’est le résultat non pas des conditions éeo-n o m i q u e s générales qui sont restées très bonnes, comme nous l’avons démontré en citant les chiffres de la National City Hank la semaine dernière, mais bien à la suite des achats sur marge.En fait, il semble que ce soit là la principale cause de tout ce que nous venons de voir à la Bourse.(.‘est là un problème complexe sur lequel il faudra revenir plus en détail a mesure que nous connaîtrons mieux les conditions dans lesquelles les spéculateurs se sont trouvés vis-à-vis de leurs bailleurs de fonds.Déià le nombre des protestations dans l'intimité ne se compte plus et certains ont môme élevé la voix publique.Ce n’est apparemment qu’un commencement.( ” H’ Les placements «le la Metropolitan Au cours dés deux derniers mois, des nouveaux placements en Canada ont été faits par la Metropolitan Life Insurance Company, au montant de §4,018,000.Le chiffre total des placements de cette compagnie en ce pays, est actueiüe-ment de fl89,636,670.Iæsdernières debentures qui ont été acquises par la Metropolitan, sont 1es suivantes: la Commission des Ecoles catholiques de la ville de Québec, §811.000; lu Corporation Municipale de la vile de Québec.§1,000,000; lu ville de Montréal, §180,000; la Commisssinn des Ecoles catholiques de Toronto, §85,000; la Shawinigan Water and Power Company, §100,-000; la Bell Telephone of Canada, §175,000; la Gatineau Power Company, §1,000,000; la province d’Ontario.$1,188.000: la ville du Sault Ste-Marie, fl 00,000.Les raffineries canadiennes ont rc«;u 600,730,833 livres de sucre brut, du 1er janvier au 3 octobre, comparé à 697,499,932 pendant la période correspondante de Tan ! dernier; elles en ont raffiné et expédié 601,205,891 livres, au lieu de; 716.845,809 en 1928.Le 5 octobre, le stock en mains était de 39,310,-670 livres.1-e principal pays importateur île sucre raffiné canadien en septembre.a été Terre-Neuve, qui en a pris 1,098,500 livres, valant §52,700; il en a aussi exporté au Honduras britannique, à la Jamaïque, à la Trinité, a Saint-Pierre et Miquelon, etc.Le total des exportation de septembre a été de 1.995,500 livres, d’une valeur de $95,940.comparé à 2,498,200 livres, valant $138,656.en septembre 1928.Pour les neuf mois de Tannée, ]es exportation de sucre raffiné ont été de 16,229.600 livres valant $773,030, à rapprocher de 40,124,000 livres, valant §2.013,553.dans la période correspondante «le l’an dernier.Norauda Big Missouri Slsco Siadacona Teck Hughes Vlpond Wright Hargraves Int Nickel .Sherrltt Gordon Sudbury Bassin/ Walnwell OU Notre bière aux Etats-Unis Le Canada a exporté pour plus i de §5,000,000 de bière aux Etats- ! Unis, en 1928, rapporte l’Office fé-1 déral de la statistique.Nos exportations se chiffrèrent à 3,742,292 gallons d'une valeur de ! $5,148,065, et l’Office dit que la 1 majeure partie fut envoyée aux Etats-Unis.Ce total accuse une légère diminution sur les deux années précédentes, les exportations de 1927 étant de $5,481,707 et celles de 1926 de §5,552,769.Nos importations de bière furent les plus élevées enregistrées, se chiffrant à 248,101 gallons d’une valeur de 8507,887.L’Office dit que 82.5% venaient d’Angleterre et 16 p.100 du Japon.La production de bière au Canada en 1928 fut la plus élevée en- ; registree en se chiffrant à 43,424,-' 464 gallons d’une valeur de $46,-341,782 en bouteille, et 17.086,655 gallons d’une valeur de §12,615,117 en barils, le chiffre total étant donc de près de 850,000,000.Le nombre de brasseries a aug- i menté de 73 en 1927 à 78 en 1928, ; et le capital investi a augmenté de ; §5,000,000 en étant porté à $67,-; 148,686.La location tics brasseries ; par provinces est la suivante: Ontario 36, Colombie Britannique lu, Québec 8, Manitoba 8, Alberta 7, Saskatchewan 7, Nouveau-Brunswick 2, et 2 en Nouvelle-Ecosse.L’accroissement dans le territoire ensemencé en blé n’a pas été considérable, la moyenne passant de 4,800,000 hectares durant la période 1909-1913 à 4,909,000 en 1925-ÏT-9- La campagne du blé a intensifie la production agricole tout entière.C’est ainsi que les rendements moyens obtenus durant les sept dernières années ont dépassé ceux de la période 1907-1913 de 400,000 tonnes métriques pour le blé, de 13,000 tonnes métriques pour les autres céréales, de 150,000 tonnes métriques pour le riz, de 300,000 tonnes pour les pommes de terre, de plus de 800,000 tonnes pour les betteraves et de 300,000 tonnes pour les légumes, tandis que la culture commerciale des fruits se développait à un degré marqué et qu’elle est en voie de Xlevenir une des principales industries agricoles.La situation industrielle continue de faire voir une reprise et une croissance graduelle, mais constante, malgré le ralentissement saisonnier qui survint en août.D'une façon générale, l’activité manufacturière est satisfaisante, et la dépression qui règne encore dans certaines branches n’est pas de nature à réagir sur l’ensemble.Parmi les industries qui se signalent par une amélioration prononcée après une longue période de dépression il faut mentionner celle de Tacier et du ciment, dont l’activité a été accélérée par suite des récentes ententes commerciales et de l'accentuation de la demande pour leurs produits.L’accélération dans les filatures, où la main-d’œuvre inoccupée a décru de 50,600 en mai à 32,403 en août, est surtout le résultat de la reprise di travail dans les fabriques de soie.Au cours des huit premiers mois de Tannée courante l’activité de toutes les branches des industries textiles a dépassé celle de la période équivalente de 1928.Il y a eu un relèvement des affaires dans les métiers de la construction.Au cours des quatre premiers mois de Tannée courante il a été émis des permis pour la construction de 71,000 chambres, com- La production du tabac diminue La caractéristique Importante de la saison 1929 a été la diminution sensible de la production du tabac dans la province de FUntario.En 1928, cette production avait atteint le chiffre de 33 millions de livres .environ.A la suite de divers tac-i'l'tintajtx 1^4 .1 qt\t durant l;i leurs, le total pour la province «le vu'do 19~-1929.pour utteindr l’Ontario en 1929, était moindre 11 1 *.'^0•, que les 2-3 de ce total.Celte diminution est surtout le résultat «les prix très bas obtenus pour les nrin-eipales entégories de tabac en 1928.La sécheresse a «également été un facteur qui a contribué à la diminution de la production par acre.Le résultat a été que bon nombre de petits producteurs ont dû s'adonner à d’autres cultures.La situation en Italie M.Y.-E.Duclos, commissaire intérimaire du commerce canadien à Milan, écrit; La campagne du blé qui s'est poursuivie sans interruption depuis 1926 fait sentir scs salutaires effets.Les rapports officiels, basés sur les résultats de la moisson, évaluent la récolte de cette céréale à 7 millions de tonnes métriques au moins, cc qui serait le plus haut chiffre enregistré jusqu'ici en lia lie.Ce total se compare à 6.2 millions «le tonnes métriques en 1928, et à une moyenne d'avant-guerre pour la période 196*9-1913 de cinq millions de tonnes métriques.Au cours des cinq dernières années la production a représenté une moyenne de 6.2 millions de tonnes, un gain de 1.2 million sur le chiffre i d’avant-guerre, et ceci malgré le fait que 1927 fut une saison très dé- ! favorable.On remarque que l'importance économique de cette augmentation se trouve encore accrue par le fait qu elle est essentiellement due à un plus fort rende- | meut par hectare, celui-ci ayant passé de 10.4 quintaux (2ft.t qtxl durant les dernières années d’avant guerre, à une moyenne de 12.7 i pé-e les 14.4 quintaux (28.2 qtxl obtenus aujourd’hui.Dans les plaines de la Lombardie le rendenu'nt moyen est de 23.3 quintaux (43.7
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