Le devoir, 11 mars 1911, samedi 11 mars 1911
DEUXIEME ANNEE—No.58 MONTREAL, SAMEDI 11 MARS, 1911 UN 50U LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 ÏNION POSTALE.$6,00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 BTATS-UNIS.$1.50 ONION POSTALE .# .$2.00 Directeur HENRI BOURASSA Rédadfâop et 2 ^•nimStratK» I 7U RÜE SAIN \CQUES, MOMTRK- -\ O TELEPHONES 5 REDACTION : MA 7460 ADMINISTRATION i Mù 7461 FAIS CE QUE DOIS ! En foule, CE SOIR, au Monument National ! LES DESSOUS DU NOUVEL ARRANGEMENT DOUANIER A l’heure actuelle, il n’est pas sans intérêt pour le peuple canadien d’être renseigné sur la genèse du mouvement vers la réciprocité qui s’est tout récemment déterminé chez nos gouvernants d’Ottawa.Le Devoir, en retraçant, il y a quelques jours, l’origine de cette orientation nouvelle, en attribuait l’initiative à l’ambassadeur britannique à Washington, l’honorable James Bryce, accrédité auprès du Président de la République des Etats-Unis.Cette indication invraisem-hlaible paraît cependant bien fondée et elle s’explique sans difficulté.L ’honorable M.Bryce a toujours été, en effet, l’un des piliers du parti libéral en Angleterre, actuellement au pouvoir, et il a été nommé au poste important qu’il occupe par le gouvernement Asquith.En Angleterre, l’opposition, le parti unioniste, lutte pour la réforme du tarif; une des planches principales de sa plateforme politique, un des principes les plus bruyants de son programme électoral, c’est le commerce préférentiel entre toutes les parties de l’empire, c’est nu zollverein semblable à celui qui a présidé à l’unification de la confédération germanique.Le parti ministériel, d’autre part, combat cette thèse de toutes ses forces et il tient à prouver que le projet n’est pas réalisable.Quel argument probant n’aurait-il pas en main si le Canada s’engageait, à l’instant même, dans une convention de réciprocité avec les États-Unis d’Amérique! Quelle preuve de l’impossibilité d’une préférence interimpériale ! De suite, l’ambassadeur reçoit le mot d’ordre et fait les démarches voulues, et le tour est joué.Voici que le Révérend J.A.Macdonald, le rédacteur en chef du Globe, de Toronto, arrive à point pour donner autorité à cette rumeur étrange que les ministres anglais se sont empressés de nier, mais qui n’en reste pas moins solidement appuyée.Dans une lettre que le Révérend Macdonald, en villégiature en Californie, adressait au Stratford Daily Herald, le 18 février dernier, et qui fut publiée le 21 du même mois, il dit : “Ma, présence à Washington aurait passé inaperçue si les jour-“ nalistes ne m’avaient pas entraîné dans la discussion de la situation “ tarifaire americo-cauadienne, vivement tendue dans ce moment.Une “ fois engagé dans cette discussion, j’en ai tiré tout le parti possible et “ j’ai pu procurer de la bonne copie pour le journal, le Globe.“J’ai vu Aldrich, Cannon.Lodge, Dolliver, Champ Clark et le “ Secrétaire d’Etat Knox.Le troisième jour, le président Taft m’en-“ voya chercher.Nous avons discuté le tarif très franchement.Il “ exprima un grand désir de rencontrer Sir Wilfrid Laurier ou quel-“ que membre du cabinet canadien à Albany et me pria de préparer les “ voies.Le soir même, je partis pour Ottawa.“Le seul homme au courant de mes agissements, ce fut l’ambassa-“ deur Bryce avec qui j’étais en conférence tous les jours.“Jusqu’à l’heure de mon arrivée à Ottawa, Sir Wilfrid Laurier “ n’en connut rien.Jusqu’à ce moment, je ne sache pas que le Pre-“ mier Ministre ait été mis au fait de mes démarches.” L’ambassadeur Bryce a donc été le Drus ex machina qui a lancé le projet et il est certain qu’il s’en est occupé activement pendant les négociations.M.Fielding l'a admis explicitement, et, au point de vue politique, la chose est toute naturelle.Quant à M.Taft.il a saisi la balle au bond; M.Taft est non seulement le président des Etats-Unis, mais il est également le chef du parti républicain.Le parti républicain vient d’être écrasé dans les élections récentes qui ont donné au parti démocrate le contrôle du Congrès.Mais le terme présidentiel de M.Taft expire bientôt; il sera probablement encore candidat à la présidence de son pays.Il veut se parer, aux yeux des électeurs, d’un traité avec le Canada.Il tient à.augmenter son bilan politique.Il tient à revendiquer ce mérite, à laisser le moins possible au parti démocrate victorieux.On dit que Sir Wilfrid Laurier a résisté tout d’abord: “Ce bloc enfariné ne me dit rien qui vaille,” pensait-il alors.Il voulait attendre, mais il a fini par céder aux puissantes influences.Ce n’est pas un Horatius Codés.Il s’est dit qu’après tout, la chose plairait aux gens de l’Ouest; qu’elle servirait, dans Québec, comme un paravent à l’inéluctable sottise de la marine, etc.Dans cet embrouillamini général où la stratégie politique joue le rôle prépondérant et domine toutes les autres considérations, le pays et b: peuple canadien courent le risque, assurément, de voip leurs véritables intérêts passer an second plan.Un événement imprévu d’une importance capitale vient de se produire à Wasl^pgton, sur ces entrefaites.Le Congrès américain, qui devait adopter la loi douanière sur laquelle repose l’entente réciproque, s’est dissous le 4 du mois courant sans passer la législation voulue.Le nouveau Congrès, où domine le parti démocrate victorieux, a été élu grâce à des promesses faites au sujet de la réforme fiscale; il doit sa puissance aux engagements formels contractés par le parti triomphant à l’effet de réduire les droits de douafie sur toutes les choses nécessaires à la vie.Le chef de ce parti.M.Champ Clark, disait encore, l’autre jour, au sein du Congrès, en discutant la réciprocité, que son parti entendait racheter cette promesse de réduction, faite par ses amis.Ce Congrès, ainsi renouvelé, se réunit dans quelques jours.La sagesse, la prudence la plus élémentaire, la dignité, le respect de nous-mêmes, nous commandent d’attendre, pour continuer l’étude de nos relations avec nos voisins, que la législature nouvelle s'assemble et fasse connaître scs dispositions.Si la majorité du nouveau Congrès doit abaisser le tarif douanier, sans égard aux actes du président Taft, pourquoi nous obligerions-nous d'avance à des concessions inutiles et qui, comme on le sait, seront étendues de suite A.quatorze autres pays, sans compensation aucune en notre faveur?(#) Nous avons affaire à un peuple rusé et subtil.“Busiuess is business”: soyons vigilants si mus ne voulons pas jouer le rôle du pot de terre.F.-D.MONK.(*) Eu ver.a de vieux traités commerciaux eonclus par la Ornude-Brota-gne.quatorze nations ont droit “fans compensation’' à toutes les faveurs tarifaires que le Canada pourra accorder aux Etita-Unia.JUSQU’AU BOUT! Les citoyens de Montréal paraissent enfin décidés à se défendre contre les entreprises de la pire bande de pirates qui se soit encore attaquée à leurs biens et à leurs droits.Mais s’ils veulent que la lutte soit efficace, qu’elle se termine par la déroute du trust et de ses complices, il faut qu’ils entrent dans la bataille bien résolus à la mener jusqu’au bout.Qu’ils ne se fassent pas d’illusion: le trust joue une partie dont 1 enjeu se chiffre dans les millions et.pour la gagner, il n’épargnera aucun effort.Le spectacle que nous avons sous les yeux depuis quinze jours, 1 extrême discrétion de certains journaux, les diversions tentées par d’autres, l’attitude connue de nombre de députés, prouvent que M.Robert et ses amis peuvent compter sur le concours direct ou indirect, conscient ou non, de forces extrêmement considérables.Jusqu'ici, leur campagne a été menée—il faut leur rendre cette justice—avec une souveraine habileté.Ils ont réussi à se dispenser de toutes les règles de procédure desti-néert à protéger le public et à rompre la première offensive des citoyens —celle qui eût peut-être tout emporté.L'e seul moyen de leur faire lâcher prisé, de faire lâcher prise à leurs complices du dehors, c’est de déterminer un mouvement tel qu’ils craignent tous ensemble d’être emportés par la débâcle.Et qu’on n’essaie pas d’endiguer la colère générale en soulevant de misérables querelles de parti! 11 ne s’agit pas d’une lutte de parti, mais bien d’une campagne de salut public où nous sommes heureux d'e saluer—au premier rang des combattants—un grand organe libéral comme le Herald.0 est une campagne où les hommes de tous les partis peuvent combattre côte à côte, puisqu’il s’agit de défendre et lea.biens, et les droits de tous.Nous savons qu’au parlement de Québec, la bataille sera menée avec la plus grande énergie et que, si le trust l’emporte, ce ne sera qu’a-pràs avoir épuisé les forces physiques de quelques-uns de ses adversaires.Mais il faut que, sur tous les terrains, la lutte soit poursuivie avec une égale détermination et qu’amis et ennemis sachent bien qu’il y a, derrière le maire de Montréal, la volonté hautement exprimée de tous les citoyens.- On ne résiste pas à la poussée de six cent mille individus qui savent ce qu’ils veulent et qui le veulent bien.Chez les plus hardis financiers comme chez les politiciens les plus obstinés à leur faire plaisir, il vient un moment où l’on se dit que la crainte de l’opinion est le commencement de la sagesse.OMEE HEROUX.les banques d’Etat des pays d’Europe! ont bien la circulation, quoique dépourvue d .jasticité, mais elles n’ont pas.j d’agences.C’est ce système d’agences et d’élasticité qui jorme le trait ca, ractéristique des banques du Canada.11 a fourni se,s preuves d’utilité, il n’y a donc pas lieu de le bouleversen.D'un autre côté le public qui fournit les fonds a aussi ses droits.Depuis le temps des banquiers de Venise, la société s’est démocratisée, le publie est devenu une entité; c'est aujniml'hui une classe dans la société différente de ce qu’elle était alors.Les banques d’Etat en Europe sont l'expression do cet ordre d’idées; les garanties au public y sont parfaites.Nous avons hérité d’un système qui, quoique moins moderne, a des allures plus démocratiques qui ont dû contré-bucr beaucoup à son adoption en Anr/é rique.Pour cela toutefobç le publie ne 'Jcht pas perdre scs droits, on tête desquels est celui d’exiger des garanties pour le remboursement des fonds qu’on lui emprunte.Jusqu'il aujourd’hui le public a laissé faire, dans la crainte de troubler davantage la question de la finance; il est patient, il attendra encore, et peut-être assez longtemps.Le public est beaucoup comme tout, le monde, il a ses ennemis aussi.Les ennemis du publie sont ceux qui ont ] des intérêts opposés; ils sont puissants.Mais enfin il faudra bien un jour se rendre à l'évidence.Quelque admiration que l'on puisse éprouver pour l’élasticité et l’expansion d’un système financier, la premiè CAUSERIE LITTERAIRE Des condition& de la Poésie re condition est la solidité.! L’énumération des faillites, longue BILLET DE SOIR En marge du Conjungo La Législature du Massachusetts est à discuter un projet de loi, imposant aux célibataires une taxe annuelle qui sera employée, ironie du sort, « payer une pension aux dames qui sont restées, comme eux, en marge du foyer.Voilà un coup de Jarnac féministe ou je n’y comprends rien.Le célibat est donc un délit, puisque la loi cherche à l’atteindre.Cependant le meilleur homme, du monde peut en être vÿdimc : il suffit qu’il complique l’existence au lieu de la considérer comme une chose simple.H deviendra alors “satisfait” ou “dégénéré” selon le cas.Le premier a servi de type à L’Ami des Femmes d’Alexandre Dumas.C’est un vieux garçon sympathique, toujours au service de la beauté.Observateur mondain accompli doublé d’un philosophe, U traverse la vie avec discrétion, comme ceux à qui tout » a pas réussi.Il assiste à de nombreux mariages, souriant quand, même, mais on ne peut jamais savoir si c’est pour lui ou pour l'autre.Sa culture, s’il lit beaucoup, eu fait un être très intéressant qui n’aura eu que le tort de.vivre seul.Le “dégénéré” est à base d’égoïsme et d’hypocrisie.C’est à lui que la parole a été, donnée pour déguiser sa pensée.La beauté entière de la, nature lui reste close.De, la femme il ne fait qu’un jouet de chair articule, dernier modèle, qui parle, rit et pleure.La grande ombre de Buffon a dû tressaillir d’indignation lorsque Bardou l’a comparé au coucou, car le célèbre naturaliste, aimait passionnément les bêles.Les derniers jours du “dégénère" deviennent une vraie expiation.C’est en vain qu’il voudrait, connaître les belles joies saines de la vie, et qu’il élève vers elles des mains pressantes, nouveau Tantale, toutes les branches fleuries s'éloignent avec chaque femme qui passe, et malgré son désir du contraire, il meurt, quand même en marge du conjungo.Qu’il soit, “satisfait.” nu “dégénéré”, la fin du célibataire, est toujours triste: on ne transgresse pas impunément 1rs grandes lois de la nature.MARCEL FONTAINE.Questions Financières ENCORE LA LOI DES BANQUES Par ce qui a déjà été dit sur ce sujet il ne faut pas conclure que cette loi n’est composée que de côtés faibles.Non, le système qui eu fait l’objet, quoique étranger à la plupart des pays de liante finance, n'a -pas moins été très utile au développement du Cana-! da.Il ne nous a pas été transmis par la France, ni par l’Angleterre, mais il parait qu’il nous vient d’Ecosse.L’Ecosse a la réputation de posséder des banquiers habiles retors, faisant les affaires à la manière des anciens banquiers de Venise, qui furent un jour à la tête de la finance du inonde.A l’instar des Vénitiens, les Ecossais font le commerce de banque, non pas précisément par esprit publie, mais purement comme entreprise privée.L’intérêt de l’Etat ou du public n’entre pour rien dans leurs calculs, c’est parfaitement compris.C’est ce qui existe ici; nos banques sont des compagnies privées, jouissant de la même liberté d’action que les individus.Elles ont le droit d’établir des agences) où bon leur semble même en pays étrangers, et de manipuler à leur gré les fonds qui leur sont confiés.En vertu d’une loi spéciale elles ont le privilège unique de doubler leur capital avec du papier, en mettant en circulation ce qui est connu sous le nom de • oillet de banque”; et elles ont l’obligation de faire un rapport mon-eue! de leurs opérations au gouvernement, lequel est publié dans la “Gazette officielle ' C’est ce gonflement de capital, produit par la circulation des billets do banque, qui constitue cette fameuse “élasticité’ si utile dans un pays no iveau, oà le numéraire est toujours rare et la demande toujours abondante.C’est cette élasticité du capital qui permet de répandre dans le public, par l’entremise des diverses agences, 100 millions de monnaie en papier outre le numéraire dont se compose le capita'.Le système des agences permet en outre do recevoir l’argent où il est trop abondant pour le distribuer aux points qui le réclament.L’opération des agences et la circulation des billets forment un ensemble do transactions rapides dont l’utilité est évidente dans un pays où les distances sont si grandes.Les banques des Etats-Unis comme et triste série do malheurs supportés par le public se passe do commentai res.La Mechanics Bank, la City- ou Consolidated Bank, la Exchange Ijank, la Ontario Bank, la Commercial Bank of Manitoba, la Banque ViRe-Marie, la Banque du Peuple, la Banque J'acques-Cartier la Sovereign Bank, la Bank of Yarmouth, la Banque de Saint-Jean, la Banque de Saint-Hyacinthe, lu Saint Stephens Bank, et la Traders Bank, Le poète devant exprimer le ' beau.L’idéal et le firjre resplendir sous une forme diaphane, doit né-eessairoment pour faire oeuvre poé-.; tique, avoir contemplé le beau, l’avoir contemplé longtemps, en avogr pour ainsi dire subi l’obsession et avoir senti son âme s’enflamnK/r à l’otte vision.1! lui reste ensnjte i.faire passer la beauté qui l.'4a p_" L’éminent compositeur, considéré (.ytitjiie le chef de la jeune école fran-i.aise.» y vexq'iose avec un grand lumbeur dVxpr’WW).la saine .ha trine en ce s .-oint En voici un extrait : tV 'T"! veut écrire de la musique " , 'tglise, .oint "avoir la foi".Fl ee-1 in le iÜ'’ liien haut.est "la pro-.i ” de toutes les vérités au point miort .art (felique général : le erén-(,j«L i pas digne du beau nom “ créer n e*, “d’aftistle'-’ mi's de ce manifeste, M.-Puis ail' St l\aute compétence qu -éi'Tndÿ, avec 't énumère les quatre on lui rocou»ult, elles, pour être “ en conditions aux^qt a .musique doit sa-plaee” à l’église, 1.élément : lisfaire.-Te eite^bAv ’»eale.à l'e.xelu-lo Elle doit être \ i autre que l'or-sion de tout instrumom, guè ; \etive.Déjà j 2o Elle doit être eoh haut grégo-M.Bellaiguc, parlant du v Vinieiiue.les et de la musique palesx ,(1 lie fonctions liturgiques qu’on ne hiuirait réitérer.Hors de eos eus, toute répétition n’est phs de, soi absolument Interdite et peut so faire-,sous la double réserve: lo de n'être ni excessive, ni multipliée, de manière à allonger notablement lu cérémonie: 2o de porter sur d('.s mots împortatits et mieux (encore dciv membres de plArases ayant un sens suffisamment eonipllet.fa\s compositeurs .semblent parfois se Modeler aveuglénierift sur des formules erroué.çs telle pur «npinple “O Salutaris” répété sans ‘ ¦ l-»»st la”; “Ave ve-rum ” sfNis “ eorput-de quoniam, mot insignifiant, etc.Que faire en face (le ces fautes dans des oeuvres, par ailhiurs convenables, intéressantes thème, au point do vue musical î Couper impilnynblemetit et retrau-eber tout ce (|ui est.fautif, en autant que possible: par exomplo l’entrée du ‘'(lloria” et du “(Tedo”, et ne com rneneer.à l’instar du ehanA grégorien, et de l’école palestrinienml, qu’awx mots ‘ ‘ Kt, in terril.ou "‘ Patrotn oie nipol eiitem " ” Mais c’est enlever des parties'- si bodies! Vous renoncez par là à bt,Vn diV etVets si tone hauts, si nouveaux! ea.v maint eomposileur.l’nrdon! mais revenons au popidj s'il vous plaît! list-ce un concert qui) se donne, oti bien si vous assistez à'un offi'.'e religieux! Ifsl-ee “à la rnes-j:'” que Ton chante, cm bien si c'est •’¦In messe” qu'il faut chanter! Mais l’autour do cette musique datis laquelle il faut IniHer d'après voit,s, n'aurait-il pas de raisonnables objections à ce vamlalismé'î Avez-vous bit le droit rie massacrer l’oeuvre compositeur éminent ! —“Vos scrupules font voir trop» de délicatesse ' 'I Tes auteurs ou bien ont voulu simplement.faire du dilettantisme musical, sans nul souci des nécessités du culte et d s, exigences, liturgiques — tels Beethoven, Berlioz, Verdi, etc., cto., et alors une seule mesure est n prendre: exclure à tout jamais do telles oeuvres de son répertoiso; ou bien ils destinaient, leurs compositions au culte catholique, et, dans ce vas, leur premier devoir était de se, conformer aux lois qui régissent de telles conipo- xilions et décident de leur admission I -E- ou de leur ostracisme.__ , - S'ils ont négligé de le fuiro, qqic Ijjjg IfîttrC UC viendraient-ils réclamer ?Que v iennent [ ils parler de droit,-.) Quelle est leur ^ juvidietion sur la liturgie?S’ils ont! fait fi des règlements de l'Eglise en ce j point capital est-ce une raison pour |I m i d un Mille fois oui! la sobiété, la belle sobriété du chant grégorien, quand donc nous reviendra-1-elle et serons-m \ns délivrés de ces criaülerios inter-mijiables qui sont servies sous un pré-texïe uniquomont musical.' “.f'ni souvent admiré à ce propos “a dit l'abbé Dirvcn rédacteur d’une "revue de musique sacrée, l'inconsé-“quenee de certains messieurs du jubé “qui trouvaient le sermon du curé tou-“joiirs trop long et osaient même mn-“nifester leur mécontentement d'une ''façon très visible, mais qui.immé-“diateniont après, emportés par leur “enthousiasme pour la vérité révélée “venaient débiter un “Credo” dont on “remarquait bien le commencement, ''niais dont on ne pouvait pioint pré-“voir la fin : un "Grçdo” qui à force “de répétitions, durait bien au delà do “tout ce que Ton entend ordinairement “en fait de sermons." Ilnfin le compositeur doit bien comprendre le texte à, mettre en musique, au besoin se le faire expliquer, diviser et ponctuer dans le but, de phraser correctement, et de ne pas joindre des mots à séparer ni séparer des mots que le sens unit ! Ne pas chauler ni i-\aire chanter tut Jésus dans TAve Marin, mais vehtrig tui, Jésus.Une fault' classique eu ce genre c'est le “Da ro bur fer de cet infortuné “O Sidu-taris" — Ce qui précède ne regarde que la.disposition matérielle du texte dans la composition musicale : il reste à plus net dont nous pairlioBS tantôt, trait Vr de Tallure ou du mouvement et Ottawa, 10.La Cliamltre a mis aujourd'hui la n'cipi'ocitc sur la voie d’évitennuit, Elle a parlé de la question dos chemins de ter et de.» canaux canadiens, M.Graham, le ministre de nos voies-de transportation a tait un expos'- des progrès et de l’état du pays.Kt sur ce point, à noter ses déclarai ions à propos de trois projets importants (pie le gouvernement va mettre à exécution à bref délai.Cette année même, au cours de la session actuelle, ii demandera aux députés de voter un certain montant pour entreprendre la construction de chemin de ter de ht haie d Hudson.Le cabinet se propose aussi de faire commencer' avant longtemps, .M.Graham ne peut encore dire au juste dans combien de mois, mais ce sera bientôt, le creusage du canal de la Baie Géorgienne.M.Graham esl assez réticent sut' ce point, ear cela, dit-il, relève de son collègue, le ministre des travaux publies.Knfui, dans un espace de temps peu considérable, l'Ktat entreprendra d’immenses améliorations au canal Atlantic.I! s'agit de lui donner une profondeur [tins considerable qu'à l’heure actuelle et de diminuer le nombre d’écluses.-M.Graham annonce de plus à la Chambre que T Intercolonial, dans son dernier exercice financier annuel, arrive avec un surplus net de $623,164.Vu les lions résultats que donne la commission d’administration de l’Intercolonial, le gouvernement la continue dans ses fonctions.Le ministre des chemins de fer a fait aussi de grands éloges de la commission des chemins de fer canadiens qui est, à son sens, le meilleur tribunal relatif aux voies ferrées qui existe dans l'univers.Résumons les statistiques données par M.Graham au cours de son exposé de cet après-midi.Les voies ferrées canadiennes ont une longueur totale de 24,731 milles, soit 637 milles de plus (lue l’an dernier.Et le Grand-Tronc-Pacifique ainsi que le Transcontinental sont à en construire 4,000 milles additionnels.Les chemins de fer représentent une capitalisation de près d’un million et demi.Ils ont transportés en 1910 près de trente-six millions de passagers et do soixante-quinze millions do tonnes de marchandises, emploient cent vingt-quatre mille forte tionnaircs auxquels ils paient, soixante-sept millions de salaires annuels.’Toutes ces statistiques sont d’à peu près dix pour cent plus élevées que celles de l’an dernier.Le Grand-Troue-Parifique a dépensé en 1910 près de dix-neuf millions dans la section des montagnes et près de trente-cinq millions dans la section des prairies.Sa voie ferrée, d’Edmonton à Prince Rupert, sera finie dans trois ans.Jusqu’à date le Transcontinental, de Winnipeg à Moncton, section construite par l’Etat, coûte quatre-vingt quatorze millions et demie, et une fois terminée coûtera en fout cent quarante-cinq millions.' L Intercolonial, long de 1,490 milles, coûte au pays à l’heure actuelle quatre-vingt-quatre millions et donne, pour l’an dernier, un surplus de plus de six cent vingt mille piastres.M.Graham 'explique que ce chemin de fer.qui ne fût jamais construit comme une entreprise commerciale.a les taux les plus bas an Canada, subit la concurrence de voies de transport par eau et.de Montréal à Saint-Jean, celle du Pacti- sa lie Windsor, mercredi soir le lü mars à ,N lires JO.Lu jeune pianiste 3o Elle doit être respectueuse du .té liturgique.11 n’en saunut être a trament, puisque sa mission et son nA mission aux offices est, justement (1 augmenter l’efficacité dos paroles mêmes tic l’offiee divin.,, -to Enfin, elle doit être orante.Dans la maison de prière, rien ne doit so produire sons lo triple rapport rhi rvthme, de la mélodie, ou de 1 harmonie et surtout do 1 expression, qu1 no convienne à un état de prière.U doctrine n’est pas si nouvelle : Part musical, avait dit Samt-I bornas, peut favoriser on nous le sentiment religieux.mais d peut aussi bien le cou t varier., ., Quand elle est exploitée par un talent vaniteux qui cherche n se faire valoir, lorsqu’elle vise à flatter les sens à l’aide de procédés vulgaires, la musique mérite condamnation et doit etrr exclue du saint lieu.Gomment expliquer qu un enseignement si raisonnable, souffre tant de contradiction dans la pratique?N est-oe pas le “video meliora' proboque ; deterjora sequor QUALITES D’UNE COMPOSITION D’EGLISE Avant tout, c’est le respect du texte.Or.en respect consiste à en assurer une claire énonciation, l’areentuation correcte ; à éviter les répétitions indues, les additions et les omissions, les interversions et les coupes fautives qui ruinent le sens : toutes exigences que le chant grégorien réalise à merveille.__La claire énonciation des paroles at leur accentuation normale: cela s'impose quand 11 s’agit de textes augustes tirés d’ordinaire de la Sainte Ecriture.Quend dans une boutade spirituel Je Beaumarchais prétend “qu’en tniu-“çais, ce qui ne vaut pas la peine “d’être dit, on le chante”, il n'est pas, après tout,bien loin de la vérité: la littérature des opéras et des recueils de chansons en mit amplement foi.H :o’en saornlt être ainsi du chant religieux, dont le texte ne peut, suns abus, passer au raug d’accessoire, ni deve nir quantité négligeable et surtout IMomneuc le Directeur du “Devoir”, l e "De-voii” dit dans son compterendu de Uassamblee de la Saint-Jenn-haptiste : ' M.A.ssedin se lève et dit qu'il croit i»pii de donner certaines explications aux membres nouveaux surtout afin que ceux-ci ne soient plus tentés de je-t cr la pierre aux directeurs.Il dit ou aésumé ceci : ].u Société St Jcan-Bap-Ù üo est de création purement patrio-tiqtue, Mais il importe aussi qu’elle vive- Si les immeubles que nous avons à louer* ne s'étaient | »is loués vous n'au riez )>n(j eu un bilan d’affaires aussi sa-tisfad tant que celui dont vous nvez on-temlrv la lecture ce .'loir.Je vous avoue .me'/ Serait-ce donc un si grand désas- ‘l’"' ','î' direct mm de la Société ont ”,p Yl; tre quand on voit les abus qui se sont | beaucoup a faire.< L sont eux qui ré ' giapent) lu • aisse d Economie : ils sonil •tenus de voir ah recrutement, etc, et eiest lu raison pour laquelle ils n'ont pas eu le temps de s’occuper de questiV'Us patriotiques et d’intérêt na-1 ionaL C'est une nnoirmlie que l enseigne ment dm l’anglais mai Monument ; mais cet enspigiieinent» rapporte beaucoup.celle du .T- de I n Salle le cèdent-olli pour qclai en, méi à te.en valeur, en intérêt à leurs, autr rs compositions ?Loin de là elhjs y gagnent en tenue, en dignité et surtout en convenance.Autarit cl plu t que tous les autres arts la .v»uniquel, autant et plus que tous les civitres (Sdeles, le musicien doit l’égli U1 • prendre son mot d’ordrefesout de l’ Kg V-c ; dls__ ’ être “ava t ’ tte.it catholiques.Lors-jindminis-Vmotus.Et Saint-Saëns ou npplaudissi tnt à cette incartade a voulu partiigip1’ h' ridicule de ces innovations.Los omissions soul gissez fréqiuentos en particulier dans le ! répertoi ro français.Nombre de i nests «s n'ont fias de Benedietus rem|ilm$' par un "O Snhi-laris” ou un “Partis angelictu”.A ee moment, de la.messe un motet Urf prisonnier lente de se suicider Lu iiiSJs idu qui a refusé de donner son nom.n tenté lie se suicider, hier soif, au ponte de Jinlice de la rue St-I.Hiirent, où il tvwiit été logé pour ivresse.L’individu était klaus la cellule dp- fpuis quelques instant* lorsque les agents cntcndi.rertt »tn râle.Ils s’êlan-(cèrent et trouvèrentt.le pochard pendu Ipar ses bretelles nlix barreaux de la [porte.Ils le détnohèrnnf et (vissèrent doute pourvu qu’il soit» au (Saint-Snrrement ,Ka nuit à il» surv^tUer Pour vos ouvrages de ville PROGRAMMES.CIRCULAIRES, FACTUMS, etc., BfireseCT - vous aux bures tn du “DEVOIR” 71b rat Saint*Jâcquei, Mootrétl.C 4 Nancy l ord et Sophia Wilson, les deux négresses qui ont tant fait-parler d elles depuis une quin/aine de joins, ont été condamnées ce matin à 84(1 d’amende ou quatre mois de prison, a\ ant été trouvées roupables sillies deux chefs d’accusations portés Contre elles.Quant aux accusations portées contre la police par ces deux vagabondes, elles sont tombées à néant dînant les dépositions de plusieurs citoyens qui ont contredit ces deux femmes d’une manière flagrante.il est probable qu elles seront arrêtées pour parjure.ON DEMANDE 100 AGENTS pour vendre des terrains nu fameux IM.ATKAK BON-AIR.la plus belle terre de Montréal pour la construction ! el la spéculation.Renseignements les samedis et di-! manches après-midi sur le terrain ou nu Crédit Métropolitain (limitée).Il rue du Kt,-Sacrement.Montréal.Pour se rendre au PLATEAU BON-.MU.prendre les tramwaxs du Pare Lnfontnino cl de la rue Papineau, descendre à la rue Kt-Zotique et tourner à droite.V.TL— f.e prix des terrains du PLATEAU BON-AIR sei’n augmenté de 10 à 50 pour cent au Ier avril.J.W.MICHAUD, COURTIER EN MINES H'etrfcredu “Montréal MMnz Excitant Stocks de mines achelés et vendus à commission.Téléphone Alain $618 et 5593.LE Dr.Ci.H.DESJARDINS Spéc'afrète pour te* l£AliAUl£& YEUX «02 Hue St*T)eni«.Ucj.£st 1340 Dr.ARTHUR BEAUCHAMP, Chirurgien Dentiste.Bell E 13S49 ~ *65 rue Sanl-'Jcn n Dr.K.DATRKIIJLU Diplômé de la Faculté de Paris Maladies du coeur, des poumons, du tube digestif, du système nerveux et de ia peau.Tous lesjours de2 à 5 et de 7 à 9 Est 3973.500 Saint-Denis ANTIKOR UURENCE Ct/f>c ftrtDicrkL£ des Cors i sObe, efficace, sans nouurfp s EN VENTE' PARTOUT- 2S'“ PAH LA roSTC fl J.lAUktNCE HONTRfAl.AVIS PUBLIC Le vingt liuitièmo jour de mars, inil-neuf cent onze, sera vendu à I enerè rc puhlie mi Bureau du Notaire soussigné.No là* rue Kaint-Jaeipies.en la cité de Montréal l'immeuble suivant: “Un eertuin emplaeeim'nt situé eu la \ illede Vest mount composé de lasuh-divisiou ninnéro soixante et-quinze H .du lot Numéro deux *-ent huii (2os-75B) et de la sulidivision numéro cinquante-quatre du lot Numéro deux cent quatorze, aux Plan et Livre de Renvoi Officiels de la Paroisse de Montréal, avec la maison dessus érigée portant le numéro 64 de la rue York, en la_ dite Cité de Montréal.Le dit emplacement contient trente-trois pieds de largeur en front ou à peu près, par environ cent pieds de profondeur, mesure anglaise, et sera vendu tel qu’enclos actuellement, par les murs et clôtures.La ijile propriété appartient aux enfants mineurs issu» du mariage de feu Dame HERMINE MON G KN A IN avec Henry Hamilton.Marchand do la cité de Montréal.” Pour les conditions s’ndrcsser.su Notaire soussigné.EDOUARD CHOLETTE.Notaire Wde M.&- H-M.MARLlR, No 157.rue Saint Jacquet.Montré») ïiE DEVOIR, Samedi, 11 Mars, 1911.LETTRE DE FRANCE LA MORT DU GENERAL BRUN.—SON OEUVRE.— LA LIMITATION DES ARMEMENTS.— LES PAPIERS DE WALDEOK-ROUSSEAU.LES CONGREGATIONS ET L’Aix AIRE DREYFUS.— LA SEPARATION DE L’EGLISE ET DE L’ETAT.—A LA COMEDIE-FRANÇAISE.— LE DESERTEUR BERNSTEIN.— LA VAGUE ANTISEMITE.Paris, 24 Février.| Qu’on le remarque bieu, Waltleck-Subitement, hier, la général Brun, Rousseau n’est encore “rien” qu’un sé-ministre de la guerre est mort, fou- nateur — et un sénateur centre-gaucho, droyé par une embolie; il avait 62 ans, qui passe pour conservateur, ou du Ce n’était pas un général fameux, car moins pour libéral et modéré.Déjà, il la.plus grande partie de sa carrière parle en maître, et il menace.De qui s’cl ait écoulée dans les bureaux ou les tient-il donc sa mission, sinon des antichambres; mais il avait rapide- Juifs qui l'ont asservi?Sur quoi fon-ment gravi tous les échelons de la hié- de-t-il son opinion — alors que nul fait rarchie parce qu’il était le eompatrio- nouveau n’a surgi depuis la condam-tc et l’ami du président Fallières.Du- nation de 1894 — pour affirmer que se rant ies vingt mois qu’il a été minis- vérifiera bientôt la parole d’Alfred tre, il n’a d’ailleurs pas donné les Dreyfus: “Ma race se vengera sur la preuves d’un grand talent; mais on lui vôtre ! Et qu est-ce que cette hypocri-savait communément gré de n’avoir s^e prétendre encbaîner les congré-pas fait trop de mal, de n’avoir pas gat_'ons et 1 Eglise à la cause d un systématiquement nommé, aux com- : tral"tra régulièrement condamné, sous mandements importants, les généraux Peine pour les unes et pour 1 autre deles plus médiocres pour la seule raison tro huppées cruellement si elles s’in-que leurs services maçonniques les aimaient seulement devant le verdict de mettaient en vedette, et de s’être inté- j Injustice.rcssé, dans une certaine mesure, à ce | merveilleux engin de combat que constituent les aéroplanes maniés par des officiers héroïquement intrépides comme les nôtres.L’envers de la médaille, r ’était la détestable complaisance du général Brun pour les hommes politiques, dont il se faisait très habituellement le serviteur docile, e’était— par Voie do conséquence — sa détestable propension à “démocratiser” l’armée, c’est-à-dire à en bouleverser l’aucien-po hiérarchie sous prétexte d’abolir des privilèges qui ne constituaient rien que des garanties pour la discipline : telle, sa dernière circulaire accordant Je bénéfice dos appellations de grade, jusqu’ici réservés aux seuls officiers combattants, à tous les fonctionnaires de l’administration, du service de san té, et même aux chefs de musique.C’est peu de chose évidemment, mais ce peu de chose révèle de manière saisissante le progrès accompli chez nous par les partisans de la substitu tien des milices à l’armée permanente.Nous avons eu le soldat-citoyen, nous sommes en train de conquérir le citoyen-soldat.Et, ici encore, il nous faut relever l’intervention de la franc-maçonnerie: lorsque la.suppression du service de trois ans a été proposée, et quo l’on se demandait si le service de deux ans ou le service d’un an devait être adopté, le Convent Maçonnique trancha la question en faveur du servira de deux ans — pour ce motif, expliqua M, Ferdinand Buisson, quo l'armée de deux ans— sans rengagés— serait fatalement la dernière étape avant |a disparition des armées permanentes.Et voilà comme nos maîtres d’aujour-fi’hui s’acharnent à déviriliscr la nation essentiellement militaire qu est la pôtro.Ils n’y réussissent que trop.Nous avons eu, hier même, à, la Chambre, une preuve des progrès accomplis par leurs doctrines.On discutait des conditions dans lesquelles devaient être mis en chantier deux cuirassés nouveaux— première étape de la reconstitution de notre flotte.Soudain M.Marcel Sem-bat, député socialiste, vint demander que lajChambre surseoît à la discussion (tes articles jusqu’à ce que la France se fût.mise d’accord avec l’Angleterre et l’Allemagne pour la limitation des armements.C’était -absurde, puisque e ’était commencer à désarmer, tout seul.— Néanmoins 187 députés— soit 120 radicaux-socialistes et 67 socialistes votèrent cette motion; et parmi les 120 figurent M.Pcllctan, qui a été ministre de la Marine, M.Albert Sarraut, qui a été sous-secrétaire d’Etat à la guerre, M.Painlevé, membre de l’Institut, M.Rabicr, ancien vice-président de la Chambre! 3ü4 députés ont refusé de s’associer à ce geste de démence criminelle.Mais n'est-ce pas trop qu’un tiers de nos législateurs en soit arrivé là '?8’il fallait une explication à cette déliquescence de nos traditions nationales, les fameux papiers de Waldeck-Rousseau nous la fourniraient, .le vous ai écrit comme leur publication attestait que le ministère Waldeek-Housscau— Millorand,— Galliffet avait été constitué uniquement pour sauver du bagne le traître Alfred Dreyfus.I.cs feuillets qui out vu le jour depuis ma dernière lettre attestent que, pour atteindre ce résultat, ces gouvernants a ’ont pas hésité à tenter de frapper le moral de l'armée et à y introduire les plus détesta1 'es pratiques, —celles que ic général André devait perfectionner »vcc lo concours du Grand-Orient ma-onnique, et dont la pratique constitua l’abominable “régime des fiches”.Très intéressants décidément, ees papiers personnels du ministre qui a été l'initiateur du bouleversement de tonies nos traditions et do la société française même.Depuis deux jours, les noies publiées ont trait à.la crise religieuse, — jo veux dire à la campagne entreprise par Waldeck-Rousseau contre les congrégations.Dès maintenant, la preuve est faite par les aveux du coupable que nous nous trouvons en présence d'une fourberie et d’une vengeance.“En 1898, alors qu’il était simple sécateur et que rien ne faisait présager le grand rôle politique qu'il allait jouer, Wuldeck-Rousseau s’était rendu h Rome, raconte lo “Mutin”, et avait eu un entretien avec le cardinal Ram-polla, alors secrétaire d’Etat du pape Léon XIII."En conversation avait été longue et grave — jo dirai mémo volontiers: émouvante.— Prenez garde, avait dit le futur président du Conseil, que les Congrégations ont pris dans l'affaire Dreyfus, une attitude qui aura pour résultat de soulever contre elles l’opinion républicaine dans tin avenir prochain,.Prenez garde qu’un jour les congrégations ne portent la peine de l'affaire Dreyfus,,,” El Waldeck de poursuivre le même avertissement, de lo renouveler ù pro-pos Ho la sépuvulieu de l’Eglise et de 1 Etat, | Waldeck-Rousseau et ses successeurs pourront ensuite prétendre que c’est l’Eglise qui a attaqué le pouvoir civil: il apparaît bien, par l’aveu de Wal-deck-Rousseau lui-même, que la perte des Congrégations et la guerre religieuse étaient décidées irrévocablement par ceux qui ont crucifié Jésus et par leurs alliés et serviteurs.Waldeck-Rousseau ne sera que l’exécuteur des volontés judéo-maçonniques, et lorsqu’à Toulouse, le 28 octobre 1900, il déchaînera contre Jes congrégations toutes les convoitises populaires en évoquant le fantôme du fameux milliard — dont les liquidateurs genre Duez ont seuls recueilli les modestes parcelles, — il ne faisait que répéter docilement l’argument qui avait été imaginé au Convent maçonnique de cette année même.On ne pouvait imaginer agression plus brutale, plus injuste et, plus vile.Et pourtant l'Eglise ne brise pas ; le cardinal Rampolla — qui a reçu en 1898 les avertissements de Waldeck-Rousseau et qui peut par conséquent mesurer toute la vilenie du personnage — se borne à faire entendre aux représentants de la France à Rome, M.Tambassadeur Xi sard et M.le premier secrétaire Fernand Laudet des observations attristées sur l’injustice de la République à.l’égard des missionnaires qui portent sa langue et son drapeau jusqu’aux extrémités du monde : dans les papiers de Waldeck-Rousseau, des lettres ont été trouvées, qui sont signées de M.N isard, et qui prouvent jusqu’à l’évidence l’incomparable mansuétude, la patience inouïe, de Léon XIII et de son secrétaire d’Etat.Hais le mensonge, le bluff, l'hypocrisie sont entrés dans notre vie politique, dans notre vie sociale, depuis que nous avons, cessé d’être nous-mêmes pour être, de quoique façon, colonisés, asservis par la judéo-maçonnerie.Un incident minime le prouve depuis une semaine : à la Comédie-Française, théâtre subventionné par l’Etat, on a imaginé, de représenter une pièce — d’ailleurs immorale et ennuyeuse—d’un Juif nommé Henry Bernstein, qui eut quelques succès faciles sur les théâtres du boulevard.Or ce Juif fut un déserteur, qui abandonna son régiment et passa la frontière voici quelque dix ans, qui, même, se vanta, dans une lettre aujourd’hui publiée, de cette action abominable.Quelques bons citoyens ont voulu marquer leur étonnement de voir les deniers publies employés à assurer le succès d'un tel personnage, — dont l’amnistie n'a pas effacé la faute.—Ces bons citoyens ont protesté par l’affi-che, par la brochure.Aussitôt nos juifs de pousser des hurlements.On en est venu aux coups dans l’intérieur du théâtre, et il est probable que chaque représentation, sera le signal d’une nouvelle bataille.Mais, pour vaincus que nous soyons momentanément, nous avons, la vague antisémite a si bien gagné du terrain que les journaux jadis les plus enjuivés sont obligés de donner une place importante » ces incidents et de les raconter presque impartialement.Ne vous y trompez pas.cel te poussée antisémite ne menace point les personnes ni les biens : c'est une protestation de la race, bien plus que de la foi, contre l'envahissement excessif de notre vio sociale par un élément étranger.Et le mouvement est assez puissant maintenant pour qu’il ne puisse plus être enrayé.JOSEPH DENAIS.Conseiller municipal de Paris, LETTRE DE QUEBEC LES DECLARATIONS DE M.GOUIN Québec.10.— Le gouvernement de la province de Québec n’entend pas rappeler l’arrêté du conseil décrétant lu fabrication dans cette province du bois coupé sur les terres de la Couronue Il ne fera certainement pas à la la demande des Américains, et si les conditions dans notre province changeaient, rien ne se ferait en tout cas avait d’avoir consulté les chambres.Telle est en substance la déclaration faite aujourd’hui par le premier, au cours de son discours sur la motion soumise par M.Bourassa, déclaration un peu vague au début, mais que M.Lavcrgne a réussi à faire préciser, et que la chambre a approuvée unanimement.Le premier ministre a débuté sur un ton qui laissait croire qu’il allait ae copter la motion, la suite a montré malheureusement que M.Gouin n ’était pas prêt à répondre au voeu de l’opposition qui est pourtant le voeu de la grande majorité -de la province.Il est d’accord avec le député de Saint-Hyacinthe sur l’à-propos d’encourager l’industrie de la pulpe ou du papier, plutôt de la pulpe, car il croit en somme que cette industrie est plus payante que celle du papier.C’est aussi l’opinion de M.Dubuc, affirme-t il, et le fait que la !8uède et la.Norvège, qui-possèdent une matière première abondante et superbe, préfèrent exporter la pâte de pulpe que le papier tendrait à confirmer cette opinion.Mais il ne s’accorde plus du tout avec.M.Bourassa quaud celui-ci indique comme l’un des moyens de condui-re au résultat souhaité la séparation réelle du domaine colonisablo et du domaine forestier.La séparation se fait par cantons et c’est tout ce qu’il faut pour le moment.D’ailleurs l’établissement du colon maître chez lui serait peut-être dangereux en ce sens que le bois dont il disposerait demanderait un marché pour le fabricant, américain et annulerait d’autant l’effet des règlements que l’on nous demande de maintenir.—Pourquoi le danger serait-il plus grave qu’aujourd’hui! Bourassa.demande Parce M.avenir.AGRANDISSEMENT AU SAINT-REGIS De nouveaux locaux sone aménagés en ‘ Grill Room,” etc.Dos arrangements viennent d'etre conclus on vertu desquels le 8aint-Hé-gis de la rue Sainte-Catherine acquiert IMsago dîne partie additionnelle de l’édifice oà il est actuellement installé.L’extension sera située à l’est de l’entrée actuelle de ce restaurant.Les réparations sont dès maintenant en bonne voie et grâce à cet espace supplémentaire dont elle pourra disposer, la direction sera en mesure d’élar-gir l’entrée et d'offrir à ses clientes du confortables cabinets de toilette.C’est aussi son intention d’ouvrir un grand "('rill Room" qui occupera la plus grande partie de la nouvelle extension.Il y a à peine un an que le Saint-h’égis est ouvert et le fait que ce nouvel agrandissement est devenu nécessaire est une marque de sa popularité.Il passe pour le plus beau restaurant du Canada.qu aujourd’hui, répond Gouiu, tout billet de location co nport -la même restriction que celle contenue dams l’arrêté du conseil au sujet de la imposition apin la- SOft —Avenue Van Home, piès çade en pierre.Moderne.Kevenu, $t>0b, $10, DUU.u.|,„r 5 isons, 2 < ni- Tout le comptant possible., gas, 5 logements de 5 pièces et 5 maga- , 1 sins.Construction en brique solide.Cave 4.00 rrRuc, t,',,r|i-l rbam.près Mont- cimentée de 8 pieds.Revenu .fl,900.Tout 3>0,WU.Royal.Mmson 8 "Urges, 3 lo- le c tant pt}ssU),c.gements, 6 app.Façade brique pressée.1 1 Cave 6 pds cimentée.Moderne.Fournaise! ._ _r au bas.Revenu $660.Comptant $1,500.«|Q Kflft -Avenue du Parc.Maison .1 Utilance facile.étage».5 logements, 6, 7 et ______ 9 pièces.Construction brique solide.0 Fournaises.Cave cimentée et cuve.Charlevoix.C0l’]q Maison 3 Changerait contre terrain dans l’AnnCNO étapes.2 H'qemea s.» app., ÜU Out.remont et une partie comptant.$6,500 magasin.Très bien fini, lionne plaça pour p^veiu"TroSO.une epicene, marchand de 1er, pharmacien.Echangerait contre terrain et du comptant.i $20,000.â1" CAA —Esplanade, près Laurier, 3 ag-es logements, 6 Bue « rutchison.2 luaisons.tag os, b de 7 Planchers en bois dur.Fourmii-2 ses.Terrain, 50 x 110.Bon revenu.„ .^ 0.- .Echangerait contre terrains dans î’.'n- app.Construction 2o x 40.Extension Li nexe ou Outremont cl du comptant.x 18.Terrain 2o x 102.Très moderne.________ ' Fournaise au bas.Comptant $2,000.00.1 Balance à un an.«22 000 ”Ru?1e,'nn''d-„'J,n coi"- -Mai- _______ j'trw soll j otages, 8 logements, Rue Masson.près Papineau.! app.4 magasins.Bien loués.’ Mur soli-aison 2 étages.8 logements, de à chaque division do magasin.Cave - TERRAINS Rue Saint-Denis, près Laurier, 4 rains de 50 x 100 à $3.00 le pied.Terrain de 20 x 100, Ouest, un coin.Prix: $1.‘J A ve.Laurier > le pied.Terrains à Montréal Est à cchangci pour petite ou grosse propriété et pou-vaut disposer du comptant.Un très beau placement.N’oubliez P»» que nous avons toujours des terrains ou propriétés il échanger et, pouvant disposer du comptent.Argent X prêter sur première hypothèque.du coup la meilleure et la plus effica- intermédiaires parasitaires ou d ce protection organisée, et organisée trusts et dos “combines.” dans des conditions absolument cevtai- MIVII.LE ROY Un voleur pris par le volé Lu nommé Alfred Jarques, san^ domicile connu, loua une chambre chez .Mme Marin, (i.'î rue Versailles, il v a trois jours.Jeudi, il disparaissait emporium aver lui la chaîne et, la mou-I tre de M.,lnel< Doyle, nui pensionnait dnii- la maison.\l.Doyle s’aperçut du vol hier et, comme il allait travailler | il rencontra Jacques, Sans altendri' l’arrivée d’un agent.il arrêta Jae qiies, l’amena devant le magistrat et le v oleur fut immédiatement condamné à mois de prison sur ses (ipropn-s aveux.HUIT HOMMES PÉRISSENT DANS UNE AVALANCHE Une avalanche dans les mines de Californie causent pour $500,000 de dégâts et empêchent 3,000 mineurs de gagner leur pain A F Union Catholique Il y aura séance à l’Lnion Catholique, le dinianehe, l‘J du courant, à l’heure ordinaire.La conférence sera donnée par M.Henri Hébert, sculpteur, fils de notre distingué artiste canadien, M.Philippe Hébert.H parlera do la sculpture à travers les âges.lotis les membres de l’Union Catholique et les amis do l’art sont invités à assister à eette séance qui promet d’être particulièrement intéressante.Condoléances Les étudiants en Chirurgie Dentaire ont appris avec regret le décès de Mlle Jeanne l’ieotte, sieur biim-uimée dt leur confrère M.l’aul Emile Pieotte.s prient celui-ci ainsi que sa famille d’accepter leurs plus sincères condoléances.LE SECRETAIRE.CebltieUi.Nev,.11.A la suite d'une tempête de noijjo poussée par un veut violent, une avaUineeh terrible, s'esi produite ici, causant des dégâts désastreux dans tout un district; mi nier.Il y avait bien des aimées que Lun avait vu une tempête aussi tov uiidublo de neige et de vent et l’un ne se souvient pus d'avoir été témoin d une avalanche aussi sérieuse.Lue masse de neige, de pierre et de terre s’est abattue sur les pouvoirs hy dm-éleetriques de Jordan il 11 milles de Hudie et a complètement démoli les usines et brisé tes dynamos.L'accident s'est produit sur les limites de lu Californie.L port plus d’un Association Professionnelle DSS EMPLOYEES DE MANUFACTURES Les travailleuses auront le plaisir d entendre M.I abbé Deschênes, de St-'ronce, à I >ur assemblée mensuelle du 19 mars prochain.Le conférencier fera ressortir la vie d'apostolat d’une h'-lle fitrure d Allemagne surnommée "La I'elite Excellence”.Nous invitons donc les membres de l’Association Professionnelle des Employées de Manufacture à venir en grand nombre et d'y mviti-r leurs compagnes à venir à cette assemblée qui sera aussi instructive qu'intéressante.Les cours d'art culinaire donnés tous les mardis à huit heures du soir,à l'Ecole Ménagère Provinciale, N'o î-1 rue Chureh.sont suivis par un bon nombre de jeunes personnes qui désirent devenir d’exeellentes ménagères.Nous invitons les membres de notre belle association qui ne sont pas encore venus à ces cours de venir se joindre à leurs compagnes.Les personnes qui ont placé des bil-'els d'affiliation, sont priées d'en ren-i.find mineurs j q,.,, (.,,,iipto le plus tôt possible, ayant PIGEON REALTY CO.1457 Boulevard Saint-Laurent.ST-LOUIS 1429.Près Avenue Mont-Royal m———«iiiumiju «smara LUNETTES ET VERRES Grand choix d© c© qu'il y a d© mieux en LORGNONS LT LLNKTTKS, Y LUX ARTIFICIELS.Salons privés pour rajustement des yeux artificiels.unormc.1111 ' Bps renseignements obtenus jusqu’ici I on “ ni irtent le nombre des morts à huit.'B'i habiten li('$ dommages s *6 lu vu ut demi milUun do dollars.Pnr suite du désastre, sont sans ouvrage et les moulins et les d’apporter les listes, mines à cause du manque de pouvoir sont fermées à l’orapali, (loldfield, Si! ver l’c.'ih, Kliyloite.liiiehybov l-’air view.Wonder et Millers, La tempêta sévit depuis quarante huit heures avec une violence indos eriptible, et la neige s’est amassée à certains endroits à une hauteur de plus de vingt pieds.Lu groupe d'ouvriers qui avaient tenté de déblayer les lignes électriques ont diî combattre une véritable inva-rats de montagnes” affamés, habitent les Ments Blancs.La France retarde Paris.11.- Hier soir, à minuit, la Ernnce entière a retardé ses horloges de St minutes et Ü secondes l-vi.pour se conformer au temps basé, sur le méridien do Gresnwku.Les maires de la rive sud ILS DEMANDENT DE CONSTRUIRE UN REMPART SUR LA RIVE D USAINT-LAURENT A LAPRAI RIE.Ottawa, IL Sir Wilfrid Laurier et l'honorable William l'tlgsley ont reçu hier mutin une délégation des mai res des mnntcipa lite i de lu rive sud pour demander nu gouvernement de compléter le remj'nrt lo loug dn Saint Laurent à Laprnirie.Le rempart, pro posé fera partie d'une route intornatio unie entre Montréal et New-York.Lu ville de Montréal était représentée pur M.Daudurand qui remplaçait le maire.On démontra aux ministres la n'ccssité de faire ees travaux le plus tôt possible, Hir Wilfrid ne donna pas de réponse définitive; mais il affirma que le trava.sera accompli en temps opportun.l’n ingénieur du département des travaux publies est ù préparer ttu rnp port à eet effet.Assortiment complet des derniers modèles en THKRMO M I-ITKF.S.UA-ROM K ''UKS.BOUSSOLES, Etc.Ajustement parfait, verres de première qualité, ''centex montures da toutes sortes.Dur su i tut ions ¦ à l'Hôiei-Dieil.de 0.30 A 11 lus., excepté les mercredi et samedi ; aux Salons d'Optique.de 9 a.m.U 8 p.in.Appointements pur Tfl Beil Lst 2257.SoéciaL Instruments cl© photographie, marque "Ensign”, ainsi nu© tous les accessoires et fournitures pour photographes amateurs.Une visite est (onIHrifôn SALON D’OPTIQUE FRANCO-BRITANNIQUE ROD.CARRIERE, HENRI SENEGAL, 205 et 207 rue Ste-Catherine Est, entre Ste-Elisabeth et Sanguinet.eSrSBHHRsSuEB BUREAUX A LOUER DANS NOUVELLE BATISSE x The Trust and Loan Company of Canada, ;tn KUK SxVINT-,TACQUITS.CONVENABLES HOI R HOMMES DE PROFESSION.Co journal rsl imprime au No Tin.rue Saint - Jacques, à Montréal, par “La Pliblieilé” ( à re^potiMibililé l/imi-téo).Henri Bouraisa, ditnciemyérant.Let Meillenre» du Pays Veut aiuru pourqool «n denumtimt leCit«la,ue X,c plus bel assortiment do graines do légume*.fleurs, gii/.on.grains do somonco pour U ferme, plantes, etc., nu-delit do 1000 VA-Klin'FS décrites et ii-lustrces il profusion dan» notre NOUVEAU (ATM.DOUE FUAN-'mvoyC GH A-TIS SFU UEMANDE.FA-rivez.de suive il IIIK TOM !.l'KRY 48 VlaCe Jacquec-Cnrt 1er, MONTREAL.(Botta 912.) 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C'eat une triste fin de saison.Les visiteurs paraissaient congelés.l es joueurs locaux en ont fait eo qu'ils ont voulu.La partie fut pitoyable et hâtons-nous de tirer le rideau.\ nii i quelle était la composition des équipes: Ottawa Positions Canadiens îaisueur Buts Vézma l.alie Points Power Shore Couverts Laviolette Dana” h Rovers Pitre Walsh Centres xLalonde liidputh Ailes Payait Kerr Ailes Poulin xllallaire a remplacé T.alonde.Arbitre, Russell Bowie.Assistant, Campbell.Cm pires, Dorval, Montréal et George Murphy, Ottawa.Chronométeurs, MM.Rosenthal, Ottawa.et Lacoste, Montréal.Péniténoiers: Bernier, Montréal, et Driscoll, Ottawa.SOMMAIRE: Première période.I Ottawa, Kerr.12m.509.Deuxième période 2— Ottawa, Walsh.8m.10s.0— Ottawa.Kerr, 11m.Troisième période 1— Ottawa.Walsh, lin.30->.5.Ottawa, Walsh, 15m.50.Punition»: Poulin, Kerr, Shore, Rid- mith, Poulin, Payait, Lesueur, Poulin, ’•shere, Poulin, minutes.Totaux.Ottawa, 15 min., Canadiens, 15 mins.Classemènt de fin de saison POSITION DES CLUBS 1-OttaAa .J Canadien .'1—Renfrew .U EEO, d EN lUf » CITY.Mex.Pn\ réduits pour plusieurs mitres droits.' CHARS TOURISTES QuH tent Mont réal tous les jours,’ le nianelio cofupris, a Di.JjO p.m.pour Win-mpeg, ( aigary, Vancouver et Seat Ho.I rix pour lits: W innipeg.$ t .25, f'idga-r.V.$,T.C,r>, Vancouver d '-’«•.-«?iL* r>0.Wagon-Salon pour Ste-Agathe IX'JI.rince \ ircc il 1.00 p.m., le v ouït red i pcp.Ste-Agntho n (î.5ô p.m., 1, dimanche.SHAWINIGAN I ALLS — GRAND-MERE t’I-'HV H t 1)1) DIMANCHE Dcp Unie Viivcr d 0.10 a.m le ili-innnche.pcp.Gcuad'.Mcre il 5.00 p.m,, lo diuianchn.|tcp.Hhuwinigan Ealli- n ft.15 ]>.ui.Air.à Montreal à.10.00 p.m, m; UE AUX DES BILLETS 218 rue ' St.-.Jacques.'i (Slflphone Main -i, :!2-::7:i;i OU aux gares Viger ou du u rue Wpidaor.ili- Ce journal est, imprimé au No "la, rue Saint-.lacqucs, à Montréal, pur “La l’iiblieité1’ ( à ri’sponsnbilité T.iiui-fuo).Tlidiri Bourn «sa, directeur-gérant.C A N A SD E SL N N O R D LIGNE ROYALE Canada à Bristol I.n plu** rapide et la plus luxueuse moins d ; (î jours t u mer."ROYAL EDWARD" COURONNEMENT: 22 Juin 1911 I.rsItiMri» pom rEpnris d- niai ildrjiiln doivent être reserves Immédlatemtnt, .in- Itristut De Moutrital 20 Avril PO val GEORGE 3 Moi 4 Mai ROYAL EDWARD *7 Mai 18 Mai ROYAL GEORGE 31 Mai 1 Jinn ROYAL EDWARD 14 Juin 15 Juin ROYAL GEORGE 28 Juin \ GUY TOMBS, ou A.H, DAVIS, ! Hldl'lCIidr la nANQfK IMl’ltKIAI.Iï, en haut, Montréal.FEUILLETON DU •• DEVOIR La Robe de Laine par HENRY BORDEAUX.& u ( Suite) —Mais si.11 faut prendre l'habitude d'exprimer ce qu’on éprouve, Raymonde.(' est tout l'art de la conversation.Klin hésita.Je vis ses lèvres remuer, trembler un peu.F,lie secoua la tête et tout d’un coup elle se décida : Vous souvenez-vous d’être entré quelque soir dans une chapelle ?- Oui, avec vous.I ne chapelle sombre, éclairée seulement par la lampe du tabernacle.11 me semble que notre cœur est ainsi.Notre cœur 7 Oui.Le cœur, c’est bien obscur,bien ineonmi.Mais In lampe qui brille dans le sanctuaire, e'est notre nmonr.Il est lu, qui veille et prie, \imcr, c'est voir jilus clair en soi, c'est retirer de l'om- bre nos actes et nos pensées.On ne retire pas du l’ombre les fautes et les crimes.Puisque c’est du la lumière, aimer, c'est donc désirer d'être meilleur.,.F.t presque bas, commit pour elle-même, elle ajouta : —Moi, plus j'aime, moins je puis faire le mal.Quand l’aurnit-elle fait ?Mais quand n avait-elle pas aimé v Htm 'ment elle avait parlé aussi lon-guemnnt.Lu flamme qui veille et prie resplendissait dans ses yeux, sur tout son visage.J'aurais dû 1 adorer pour celte leçon d'amour,pour cet ineffable aveu de tendresse.Que jetais loin du théâtre, du monde et île leurs faussetés ! I.air des bois delà Vierge nie rafraîchissait soudainement.Je buvais à ces sources de ta jeunesse qui ont en elles une vertu de purifieti-1 *]on' | Kilo ne dit plus rien.Mais l’ampou Le rideau se releva.Kt de nouveau | le électrique qui l’éclniruit me révélait la grande vague des sophismes et des son air malheureux.F.lle ressentait erreurs, de la folie érotique et du dé- une peine profonde à apprendre l'exis-sordre passionnel déferla, roula sur In : tenee réelle de tant de coupables, publie, le submergea.Je crois; ^ ^ bien que dans toute la salle elle no Kes romans en vogue, que je laissais roncoiilrait guèitn que ce front lisse do è dessein dans sa chambre pour I invi-jeune femme contre lequel elle venait t''1' aux lectures n la mode, lui inspi-yninement buter et se briser.Ce spec- raient le plus souvent une pareille ré-laele, je n'en distinguais pas la beau- pulsion, lîlle ne retenait pas les noms té.; des conteurs, si vite destinés à l'oubli.Fl moi.de nouveau, je m'ubamîon- Fa beauté littéraire, pour elle, ne s iso-imi au fil de l'eau.Kt.peitt être pen- '"it pas de la beauté intérieure.Ces sais-je, revenant sur une minute do elmrmnnts livres modernes où la jeu-ilmireut: ¦ “ litlc est gentille, mais iiesso nous est présentée bondissante un peu niaise encore.Ces passions comme un animal en liberté, où le plai-dé\ astatriees qui emportent tout, ellu *''• court sans redouter les atteintes du ne les commît pas.On petit coin-, Temps ni de la mort, où l’esprit même prendre ce que jamais on n'éprouvera, i est devenu charnel, elle les ouvrait, les liais elle a des œillères et ne veut pas I commençait et ne les finissait pas.voir en dehors de sa petite vie toute! -Pourquoi ne pas finir ?droite.” I —Mon cœur n’y est pas.Kt de bonne foi.j'osais penser ; “sa On ne peut pas toujours poindre petite vie.'Votre cœur.* * * 1 - Que vouloz-vous ?c'est si difficile t e mémo soir, ou un autre sembla- de lire quand on ne retrouve rien de blc, comme nous revenions dans l’an- soi.! bien.Mais je vous aimais tant.I monde qui était sa voisine : “ * I —Kt vous, madame, votre avis 7 A cette époque-là on jugeait à Baris I ¦ -J'espère que ce n’est qu'un nions j une.étrangère qui avait fait assassi- j tro.¦ ner son mari pat son amant et qui j Kes femmes qui étaient là me regai' lavait dénoncé celui-ci pour s'en début-! lièrent.Visiblement elles me pbii | rasser et recommencer avec un autre i gnaient d avoir uni mon sort à celui | une \ ie nouvelle.I ne auréole de fata I d'une personne aussi mal affranchie de j Kté l'entourait : oa ne l’approchait j tous les vieux préjugés, j pas sans l'aimer, et l’aimer, c'était J F.t ce blâme qui m'était infligé en 'perdre le sens de l'honneur et do l'hu-| société m'irrita.| inanité.Enfin, elle avait des mains ad- I • « * i minables, d'autant plus belles qu’on les ' A force de la Voir rebelle à nos for-regardait aver soin pour y chercher I men d’art, à nos opinions courantes j des traces de sang.Idle parut devant je m'habituai peu à, peu à la croire ses juges avec une grace, un gazouille- insensible.\insi le voulait -m répu ment d’enfant inconsciente qui charmé-: talion.Ses lectures s'éloignaient trop rent tout le monde.Avant de parler.' des lectures recommandées par le suc- cès pour que je leur accordasse de l'importance.Au contraire, rien ou pre tomobile, elle me demanda tout à coup : Es t -ce vrai 7 Mais quoi donc 7 Qu'il y a des femmes.des jeunes filles comme celles qui sont sur la scène ?', Sans doute, il y en a.et de pire*.Que vous êtes enfant ! — Ah! fit ell* Sur son guéridon, je pris tin des volumes dédaignés : —Est-ce écrit ! Voyez ces jolies phrases.—Oh ! me répondil-elle, un mannequin aussi porte de jolies robes.Klles n'iront jamais mieux.Je préfère qu'il y ait dessous quelque chose de vivant.tous rappelez-vous ma robe de noce ?Kl le ne m'allait pas trop elle sc dégantait.Ce fut de bon ton i d’aller aux assises subir l’enchantement de -a voix, le prestige d’un visage | que rien ne parvenait n lui plaire.: dont les flétrissures mêmes étaient cê- L'éclat d'une interprétation inusitée | lébréos comme îles ravages passionnels, me In fit conduire un soir à “Poly ! des décorations amoureuses, et guetter' eucte”.Je ne songeais pas à la pièce, comme une proie les instants d’émo- mais aux comédiens.N est -ce pu Ku-tion, car nos nerfs, chaque jour, ont sage 7 Leurs noms, inscrits oh lettres besoin d’être tordus.Le soir du ver- île feu, n'écrasent-ils pas ceux des att-dict, nous dînions chez Mme de San- leurs .et les titres mêmes des pièces sur | unis.Il ne fut question que tic l'ae- la façade des salles de spectacle , ! misée.Mme de 11.lui décerna ce J Dans notre loge, comme je soulignais I brevet : j do mes remarques le jeu du vieil et C'est une créature si exceptionnelle, considérable acteur qui jouait Poly-si séduisante.File dépasse la rommu- eucte, je fus surpris de n obtenir aune mesure aveu tant d'aisance, et tou-; cuite réponse, -le fixai plus attentive-tes -es audaces se t iaduisent en beau-j ment Raymonde.De ses yeux extasiés té coulaient des larmes qui descendaient t'haeun d'approuver, quand un con- sur les joues, mais elle ne savait pus vive eut l’idée de s'adresser s Ray- qu'elle pleurait.Sur l'arène du t'oli- ee d'où l’on nous montrait la porte des morts, je l’avais déjà, surprise ainsi.Pauline écartait I amour de Sévère et son propre amour.Pauline recelait | en plein cœur la flèche divine de la foi.lout le paflc'liqlie de l'ardent ehef-j il œuvre se comlensait.sc spiritualisait, ¦ur le i i s .e de ma femme que la force île Bémol ion pâlissait.Quand le rideau fut baissé, je lui expliquai ''n exaltation à elle même : Alotiroy.lui dis je, a été sublime.N 'I ions nom pas venus pour ce comédien 7 Kl le me demanda : Quel rôle tenait-il 7 Je n’y ai pas pris garde.I otite donnée a la tragédie, elle avait, remis naturellement l'interprète ù sa place.In Vendredi-Saint elle m'emmetm à Votcc-Dame pour y entendre le sermon sur la Passion.\ver avril h- printemps était venu.Fit lune, quand nous arrivâmes, mon-tuit ver- le plein ciel, juste au-dessus les tours de la vieille cnthédralc que tmigmiit' la nuit bleue, lu nuit toute u:.'.Il v avait tant de monde à l'intérieur une nous no pûmes gagner le banc d’œuvre.A grand’peine je me procura i une elmise pour elle, et nous rr-dàmes dans le fond, au milieu de la foule.( A suivre) LÂBËp NiOM ^^:^62^.2.++D bE DEVOIR, Samedi, 11 Mars, 1011, ENDROITS HUVUDES'jubinville est BUANDERIES, BRASSERIES Essayez les Courroies “BALATA” QCCuirC COUpdOlC 0, K.McUREH, Limitée, _ I 309-311 EUE CEAI» OUEST.Main 4904-4905.CALENDRIER DIM \ ISCIIK.T.I-: IS MARS 11*11.ll^me 1 >inmnrhf* du UarêuiG, I.tiver du soU‘i t (i h.21 ; coucher t u goleil: h.01.Lever delà lune: d lu l.'l (h.) ; coucher de la lune; .» n.( m.).Premieir quart ier.LUï^Di, I>1*: 18 MA IIS 1911.Saint Or^oiro I, l’apc.Lover il : Oh.19 : coucher du soleilô h.02.Lever de la lune; 1 h.(a.) ; coucher de la lune: o n.(m.).premier* quartier.DEMAIN COURS ET CONFERENCES —Lnio i ronce p* Sujet : * |.Hf.4 U Mon ii nient tnique: A 2 h.30, confé-Ili'iiri Hubert, sculpteur, sculpture* fi travers les .ni 'n mal : -V 2 h.30.Con- par i>r Valin.férnnce f-^ur l’Ilyg., • Sujet- I fvtrk-no du système nerveux chez, les enfants colOreux.timides ot tristes.A I I».cours «'nuis :i i-nmlé 5 Arthur Demers,hô-telior de lu Côte ,St-Paul, ,M.Ilnzin était, dissiilont.M .Demers perd sa licence parce qu’à Mexico, il.— Le ministre des affaires étrangères, Enriquo-0.Creel, a autorise hier Al.de la Barra, l’ambassadeur américain à Washington, à declarer que le Mexique n'u donné au .lapon aucune concession pour l’établissement 1)GI 1Ul- - ( Montréal, lo K» cou-| |p p rn fait fairo en ce moment l’a-m ni., à 1 ago ilo B'.i uns et , mois, est., ., , rlC-cêdôe Appolllne Ntontpetit, épouse de nalyso, ot.s il y a dedans ces nucro-tevi Antoine* PoKiiIrc.i bos noscifs la vente on sera prohibée.Tries hinêrnlllos auront heu lundi, le 13 Le département dos mines vient do courant.î ,C convoi funcriro partira do tui , .p.(letîieuro jnortuairo.No 20 ruo Versailles, puLliei UH ruppol t pa ri 1CU lit renient in* a h hciircH n.ni.pour »o rendre it t'êglise j téressant nu monde commercial.Ce So int-.Toi eph nft le service sei n célébré, rapport indique (iuo les résultats en* e) do lit au Cimet 1ère de la CÔte-dos-Nel» g-'-s, lieu de In, sêpullure.l’arcnls et, n lits mint priés d’y assister sans outre tnvll alion.REMERCIEMENTS TiKliKH .-T.n fninlllc île feu Joseph O-viiln 1,1*1(01', do Snliit-li'énêo de Mont-rtuil, offrent leurs Hlncêres romerolenieiit s ‘i, leurs parents **t.mills pour les inuripies Tes sympa 1 bis rnçiioN à l'occasion de In mort do leur pèr«.cou rageant s obtenus par la concentra (ion magnétique des mi liera is ouvrent j dos nouveaux horizons à la métallurgie de for nu t annda.Les autorités municipales no pren dront pas nu sérieux la proposition qui a été faite par un ingénieur de prendre l’approvisionnement de l'eau dans lo Ino Dêchènes.On sait que l’eau do co lac est très sale et qu’elle renferme en tout temps des matières délétères de tout genre.m Ouverturedu Printemps GRANDE EXPOSITION DES NOUVEAUTES DE PAQUES Ce sera un vrai régal que cette merveilleuse exposition dont nous vous réservons la surprise LE LUNDI, 13 MARS Elle provoquera l'enthousiasme de toutes les Montréalaises.La Maison Dupuis va prendre un air de fête et revêtir tous ses rayons comme mie parure printanière.Les décorations seront magnifiques.A cette occasion chacun de nos départements offrira à vos yeux charmés les plus jolies, les plus ravissantes nouveautés du printemps.Ce sera un reflet des plus belles créations.Notre second étage, si vaste, sera particulièrement attrayant.LA, au milieu de décorations superbes, vous pourrez admirer d’exquis chapeaux Parisiens et rn étalage infiniment riche, varié et inédit de délicieuses robes provenant des premiers couturiers du monde.Notre exposition sera si remarquable qu’aucune autre maison de Montréal ne pourra soutenir de comparaison avec nous.N’êtes-vous pas anxieuses, charmantes Montréalaises, de connaître les styles de la saison?Ne* désirez-vous pas contsmpler les modèles i plus séduisants lancés par les créatsurs de la mode?Ne souhaites-vous pas que votre choix s’inspire d’un goût très sftr?Ne voules-vous pas voir la plus vasts variété de styles que vous puissiez rêver?Alors, venez nous rendre visite, franchisses les portes du grand emporium de l’Est vu Jour fixé pour ce gala do la mode.f
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