Le devoir, 23 mars 1911, jeudi 23 mars 1911
DEUXIEME ANNEE—No.b» MONTREAL, JEUDI 23 MARS, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne ; CANADA BT ETATS-UNIS., , .03.00 CNION POSTALE.06,00 Edition Hebdomadaire : CANADA .01.00 BTAT8-UNI8 • • •«•w» >o.0 • • WZ027 POSTALE • • « r • s LE DEVOIR Rédaction i ^dminiftrado» l 7U RUE 3S ST-JACQUE& MCÿ REAL TELEPHOll S: REDACTlcf.Main 7460 ADMINISTRATION: Main 7461 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l EDUCATION PATRIOTIQUE ET SOCIALE Depuis un certain nombre d’années on étudie sérieusement la question de la collaboration des parents et des maîtres dans l’éducation des enfants.On sent bien que les uns et les autres sont des “associés” d’une meme entreprise, et qu’ils doivent travailler dans la meme direction, s’ils veulent obtenir le succès.C’est dans ce but qu’au Congrès International de l’Education familiale de Bruxelles 1910, la deuxième section, présidée par Madame Lucie-Eélix-Faure-Goyau a émis le voeu suivant: “Que dans chaque école, il soit créé un cercle de parents convoqués à des dates régulières.Dans ces réunions on fera des causeries sur l’éducation des enfants.De temps en temps à Montréal, nous ouvrons bien larges les portes de certaines écoles, pour permettre aux parents d’assister à des classes publiques.Les pères et les mères, les frères et les soeurs peuvent venir se rendre compte du travail accompli.Celui qui préside ces séances est chargé d’expliquer aux parents leurs devoirs envers l’école.Nous comprenons, nous aussi, la nécessité de faire pénétrer la famille dans l’école pour lui permettre de constater les succès des jeunes, mais aussi pour former la conscience des parents à l’accomplissement d’un devoir sacré.Dans d’autres villes ou villages, on sait également mettre à l’honneur ces séances scolaires auxquelles on invite les parents.C’est ainsi que le 20 mars, on organisait une fort belle soirée au Collège commercial de Saint-Rémi.Les excellents Clercs de Saint-Viateur méritent tous nos compliments pour h* beau programme qu’ils ont préparé et exécuté devant les nombreux auditeurs qui avaient pris d’assaut la salle des fêtes.Deux mots peuvent résumer les vingt numéros du programme : religion' et patriotisme.Mais il ne faudrait pas croire que l’on nous a prêché à temps et à contre-temps les croyances qui sont dans nos âmes.On s’est contenté de nous représenter que la religion doit être à la base de l’instruction.Un dialogue bien vivant nous a fait voir toute la futilité de l’objection: “Moi, je ne crois que ce que je vois.” Hélas ! que de choses nous admettons sans les avoir vues, depuis César, Jac-ques-Cartier, Montcalm et Wolfe jusqu’au roi Georges Y.Je n’étais pas présent à la bataille des plaines d’Abra-ham; je n’en conteste pas l’existence.Et puis, le véritable esprit large n’est pas toujours celui qu’on pense, Le libre penseur se croit libéral eu n ’admettant que les sens comme source de vérité.Un esprit plus cultivé ne dédaigne ni les sciences rationnelles, ni les connaissances que la foi du Christ nous fournit.Pascal l’a dit: “Il y a trois mondes: le monde des corps, le monde des esprits et le monde de la charité, qui est surnaturel.” L’esprit étroit n’en admet qu’un ou deux.L’esprit plus ouvert est très heureux de ne nier aucune des conclusions de ces trois ordres de connaissances.Mais la partie la plus longue de la séance fut consacrée à la patrie canadienne ; et l’on sut donner une orientation sociale à tous les travaux présentés ce soir-là.L’éducation patriotique trouve un aliment dans l’histoire des ancêtres, dans l’étude du pays que l’on habite dans la littérature des nôtres, dans les chants nationaux.N’est-ce pas un avantage de voir ces jeunes gens se mettre en contact avec l’âme des aïeux pour garder leurs traditions, et dire au public ce qu’eux, les jeunes, veulent être pour rester dignes de leurs pères.Elles étaient belles ces protestations de fidélité à la langue française, tout en ne dédaignant de parler l’anglais avec une très grande facilité dans The Runaways, a one act comedy.On ne redira jamais assez les droits de la langue française dans tout le Dominion.Mais l’on a raison d’insister pour que l’on travaille à l’oeuvre d’épuration et de préservation de notre doux parler, de France.Aussi bien a-t-on fondé un Comité du parler français qui nous a fait un rapport bien instructif des recherches faites et des luttes entreprises dans la maison pour garder les deux langues d’une fusion et d’un mélange “qui répugnent également disait tout récemment Mgr Roy, à la science dTi bon langage et du vrai patriotisme.Parler une seule langue à la fois, est la meilleure façon de prouver le respect que l’on a pour les deux.” Mais tout dans cette séance convergeait vers l’action.11 est beau d’aimer sa religion et sa patrie ; mais il faut se préparer pour la défendre.On a considéré deux des ennemis qui nous menacent actuellement au pays; l’un nous est fourni par l’immigration, c’est la juiverie; l’au-re, nous le portons en nous ; c’est l’alcoolisme.Il était ré-confortant le spectacle fourni par ces jeunes qui s’engagent à ne jamais toucher la liqueur maudite pour garder leur santé, pour développer leurs forces intellectuelles et morales, pour nous préparer de saines et vigoureuses générations.En avant toujours, les jeunes ! Ils entreront demain dans la vie avec leur enthousiasme, avec leurs principes; ils seront plus habitués que nous à regarder les grands problèmes, à rechercher leur solution ; ils auront surtout un esprit plus combatif pour défendre leurs convictions religieuses et nationales.ABBE PH.PERRIER.Cruelle ironie La Presse a parfois l’ironie cruelle.Après avoir préparé, par suite d'un télépathique accord avec la Patrie, les manoeuvres du trust; après avoir laissé passer, presque sans élever la voix, les propositions les plus abracadabrantes ; après avoir employé les trois-quarts de son temps à divertir l’attention publique vers les sujets les plus disparates, voici que—-le jour mémo où le projet de loi est adopté eu troisième lecture à la Chambre et en seconde lecture au Conseil, à l’heure où tout est à peu près réglé—la Prêtse ee trouve subite- ment prise d’un accès de combativité.Elle constate que, grâce aux pressions extérieures, “la situation première s’est un peu améliorée.” “ Mais, ajoute-t-elle, peut-être est-il possible de faire mieux encore, et nous devons tous nous y appliquer jusqu’au dernier moment.” Sur les lèvres de ceux qui ont lutté au parlement, dans la presse et dans les réunions publiques, le met aurait quelque signification et une certaine noblesse.Dans les colonnes de la Presse, c’est de la moquerie pure et sim-pie—et d’une asses basse qualité.O.K.BILLET DE SOIR LE TÉLÉPHONE NOS MATHURINS1 la physionomie, les attitudes demeurent inemployées.Pour ma part, je n’ai jamais tant menti que depuis le jour où cet immoral instrument fut placé sur ma table! C’est bien laid, direz-vous: j’en conviens.Mais considérez que n’ayant jamais su débiter une blague sans rire, et par conséquent, sans rater mon effet, ce m’est un infini plaisir de couler mes phrases dans le récepteur, la figure à l’abri des regards plus ou moins sceptiques.La comédie prendra fin — et mon abonnement aussi — lorsque chaque téléphone sera compliqué d’un miroir révélateur.En attendant, j’en gobe des histoires, de mon côté! La Justice Immanente, qui ne porte son bandeau que sur un oeil, ne me perd pas de vue, et, plus souvent qu’à mon tour, je suis puni par où je n’ai pas encore eu le temps de pécher! Devinez le reste.Trêve de* plaisanterie.Le téléphone est un instrument sérieux, et à le considérer comme le véhicule de nos sottises, nous avons tort sur toute la ligne.(J’espère que la Compagnie m’offrira quelque chose pour ces mots aimables.) Aux gens qui manquent de patience, suggérons de téléphoner seulement trois fois par jour, de préférence avant les repas, pour ne pas nuire à la digestion.C’est un excellent exercice qui leur ins-pircm de la pitié pour la jeune fille obligée de les écouter.Moi, par exemple, j’ai appris à tout souffrir en silence depuis que je demande mes communications en français.J’en suis heureux, étant devenu le plus beau caractère du monde,—le plus résigné, le plus (rovx, etc-., et Je plus humble ! Tout à l’heure, j’ai qualifié le téléphone d’immoral .- je me rétracte, j’enlève Pim.Il y a autre chose aussi que j’en-lèvrais à mon téléphone : la sonnerie; mais les règlements s’y opposent.J’enlèverais encore.Baste! à la fin, il faut bien que je le garde tel qu’il est: je paie pour l’avoir comme ça ! ALBERT LOZEAU.Mgr Stagni Le nouveau délégué apostolique, Mgr Stagni, arrivera demain à Ottawa.Il ne recevra nulle part de plus respectueux et, de plus filial accueil que chez les Canadiens-Français de ce pays.C’est leur fierté d’avoir toujours témoigné à, l’Eglise et au Saint-Siège le plus entier dévouement et la plus complète fidélité.C’est leur noble ambition de toujours tenir leur place au premier rang des serviteurs de la Papauté.A l’éminent représentant de Pie X ils offrent donc très respectueusement leurs souhaits de bienvenue les meilleurs et les plus ardents.An autant que l’on peut obtenir] Tout dernièrement dans les le bon numéro, le téléphone est saUes du club Chénier, en pré-unc invention utile.On se parie senee de doux cents personnes tout sans sc voir, ce qui, dans bien, des \.dn piUSj i'i,ou.L.P.Brodeur, ac-cas, est à l’avantage des abonnés, compagne de députés et d’organi-N’insistons point.| eateurs du parti ministériel, a Le mensonge est aisé au télépho-1 beaucoup parlé réciprocité, mais ne ; le rôle de feindre incombe j très peu marine de guerre.entièrement à la voix; les yeux, Poiu.démontrer que parti a raison de “nous lancer dans le gouffre du militarisme,” pour s’exprimer comme sir Wilfrid, le Ministre de la Marine a annoncé la construction à brève échéance d’une cale-sèche à Maisonneuve ou tout près de; là.Piètre argument, me direz-vous, mais les promesses électorales, accomplies ou non, font encore leur petit effet chez les électeurs! Mais c’est de réciprocité qu'a surtout parlé l’honorable ministre.C’est la tactique nouvelle, le mot d’ordre d’étoüffer les réclamations qui s’élèvent par tout le pays contre la politique néfaste qui nous lance dans le militarisme k outrance, dans le plus pur impérialisme armé, en taisant, un tapage considérable avec cette question de tarif.Les ministériels réussiront-ils à faire pardonner au cabinet Laurier la passation de la loi odieuse qui nous lie aux guerres de l’Empire?Croit-on que nos “canayens” vont facilement gober ce subterfuge et se déclarer satisfaits de payer des sommes énormes pour le maintien d’une flotte “canadienne en temps de paix et impériale en temps de guerre” comme le déclarait Thon.M.Fielding, sur le parquet de la Chambre des Communes ?Non.Lorsque M.Brodeur défend cette politique ruineuse, il n’a pas le courage d’avouer tout ce qu’il pense et de répéter aux électeurs auxquels il s’adresse ce qu’il déclarait à la session de 1896: “J’ai toujours entendu dire que si, par impossible, nous avions une guerre en Canada, nous avions le droit de compter sur la protection de VAngleterre; que la seule raison du maintien du lien colonial éta^t que dans le cas où nous aurions des difficultés internationales, nous pouvions, avec certitude, compter sur Vappui de l’Angleterre.” Le temps passe et les hommes souvent se moquent des principes qu’ils ont préconisés!!! Le 19 avril 1910, M.Brodeur applaudissait les déclarations suivantes de son collègue, l’hon.M.Fielding: “On ne s’arrêtera pas à se demander si la guerre est juste ou injuste, car il ne sera plus temps alors de poser la question.Il suffira de savoir que le grand empire dont nous formons partie est engagé dans ?me guerre, et alors, suivant les termes de la résolution de mars dernier, toutes les ressources du gouvernement canadien et du peuple canadien seront mises à la disposition de l’Empire.” Est-ce assez précis?Ajoutons cette autre déclaration de sir Wilfrid Laurier : “Quand l’Angleterre est en guerre, le Canada est en guerre” et l’électeur comprendra combien il est difficile pour M.Brodeur et ses amis de parler patriotisme et marine de guerre eu face d’électeurs que son gouvernement veut saigner à, blanc.On comprend maintenant l’empressement qui anime les ministériels quand il s’agit de noyer la question de la marine par la discussion du projet de réciprocité au Canada.TANCREDE MARSH,.L’AFFUHE BLOIUIH-UIMCTOT MM.Arthur Lavallée, délayeur de peinture, et Oscar Champagne, pointeur en chef, aux chantiers maritimes, à Sorèl, sont entendus à la séance d’enquête, hier après-midi.IÆH FEUILLES DE POINTAGE SONT BRULEES Ottawa, 23.— Deux témoins ont été entendus à la séance du comité des privilèges et élections,hier l’après-midi dans l’affaire Blondin-Lanctôt.Le témoignage du premier, Arthur Lavallée, délayeur do pointure au service de la Marine, à Sorel.n’a rien révélé de neuf.Le témoignage du second, 111.Oscar Champagne, pointeur en chef aux chantiers du gouvernement est une eurrobation complète de la déposition de M.Papineau, à savoir cpie les travaux ont été exécutés sans que le direoteur on son assistant M.IV.A.Terrault, en soient prévenus.Los al.légations de M.Lanctôt nu sujet d’offres do paiement et réitérées ont aussi été corroborées.Parlant d’Andronique Senêoal qui sc plaint d’avoir été congédié le lendemain même de sa venue devant le comité, 111.Oscar Champagne a déclaré que Sénécal était parti de lui-même.Une interpellation au sujet de ce renvoi ou de ce départ, a été faite A la Chambre, par M.Blondin,comme on le sait, et M.Brodeur doit fournir des explications ces jours-ci.En terminant son témoignage, AL Champagne a affirmé que la plupart des hommes qui ont fait des déclarations solennelles lui avaient fait des menaces de représailles.Le motif de cette prétendue vengeance n’a cependant pas été donné.Avant l’ajournement, IMe McDougall annonça qu’il croit pouvoir terminer sa preuve vendredi.Me Laflamme prendra probablement toute la semaine prochaine pour sa défense.Sur le Pont d’Avignon.En l’absence de J.B.Page dont l’interrogatoire se terminera plus tard, on appelle M.Arthur Lavallée.M.ARTHUR LAVALLEE —Le 28 ou le 29 mai.—Quels ordres avez-vous donné ù Pngé ?—.le lui ni dit d’envoyer un.deux ou trois peintres chez èt.Lanctôt, suivant le besoin.—Savez-vous s’il les n envoyés ?—Oui.—Comment savez-vous cela ?—Parce qu’il me donnait leur temps tous les samedis.Avez-vous tenu note de ce temps ?—Oui, j'ai gardé les feuilles.Les voici.T,e témoin produit plusieurs feuilles et pendant que Mo McDougall les examine, le président, puis M.Monk, l’interrogent .Le président — Ces feuilles indiquent-elles le temps des hommes qui ont travaillé chez M.Lanctôt.-Oui le temps qui m’a été donné par Page.Par M.Monk : —Que faisiez-vous de ccs feuilles ?—.Je les gardais dans mon tiroir.— Les entrées qui apparaissent sur ccs feuilles n’ont pas été transportées ailleurs ?—J’ai fait le compte d’après ces feuilles.—Ces feuilles ont-elles été entrées dans les livres du gouvernement ?—Non.Par Me McDougall : —C’est sur ces feuilles-là que vous avez fait le compte de M.Lanctôt ?—Oui.—De sorte que de juin à novembre il n’était pas possible à M.Papineau mi a M.Terreault de prendre connaissance de ees notes qui était dans votre tiroir?—Non, il n’était pas possible.Les hommes chez M.Lanctôt étaient-ils payés d’après la liste de paye comme s’ils avaient travaillé vé qu’il ne s’y ntte3idait.Il explique ensuite qut3 les peintres ne venaient pas marquer leur temps afin d’éviter une dépense de 21 cents par jour pour la traverse.C’était les peintres qui auraient, été obligés do faire cette dépense.A la demande de Me Laflamme.M.Champagne consulte les listes do pointage et dit que Alfred Douaire a été absent du service les jours suivants en 1910: juillet le 20 et une demi journée le 271 août, du 3 au l.r> et du 10 au 20 ; septembre.3 et t, demi journée 1(3 0 et le 2fi, 29 et 30 ; octobre.0 et 7, de3ix demi-journées, le 21, demi journée.Lu octobre 190S, Douaire fut absent les 23, 25.26, 27, 29, 30 et 31.Les 25, 20 et 27 personne ne travailla aux chantiers ; o’étaient des jours de ¦homage.Ensuite le témoin dit que \ndroni-que Kenéeul, Lambert Henri Proulx.et autres lui ont fait des menaces de vengeance.A Me McDougall, il déclare que Sénécal n’a pas été congédié vendredi dernier, mais qu’il est parti de lui-même.Sénécal on le sait prétend le contraire.11 est 5 Ii.10 et le président lève la séance.MISE AU POINT Dans notre rapport do l'enquête jeudi dernier, nous avons publié 1(3 compte produit par M.Lanctôt.— avec la signature de M.Cuthbort Champagne, Il y n eu erreur dans la transcription du nom de baptême, c'est M.Oscar Champagne qui a signé ce compte.Nos lecteurs voudront bien en prendre note.Ce témoin est r l’emploi du gouvernement aux chantiers de Rt-J osoph de | pour le gouvernement?Sorel, sous les ordres de M.J.B.Pa- Adélard Lanctôt voudrait-il faire son petit empereur aux chantiers de Sorel?L’Amiral-la-Gaffe ne peut supporter l’idée d’une nouvelle enquête dans son ministère.La prorogation Le major Boyer — le Gustave de Vaudreuil — est une de ces nullités politiques qui décorent le parti créohard à Ottawa ! IL EST POSSIBLE LIEU DEMAIN.QU’ELLE AIT Le Dr Bêland est-il toujours l’orateur indispensable que le gouvernement emploie à défendre toutes ses mauvaises mesures ?Talbot, le colonel-député, est aussi utile dans la milice qu’en chambre— Jugez du peu ! I 1 Adélard Dubeau, ds Joliette, le député silencieux, possède-t-il encore dans son sao, des promesses de chemins de fer pour son comté ?Wenoeslas a fait relier en peau de veau le fameux rapport de la Commission des ponts de péage et des chemins à barrières pour le léguer à la postérité quand MM.Lamarche et Paradis seront disparus ds la scène politique.DEMAIN: Le “Devoir” publiera un article de M.F.D.Monk député de Jacques-Gartler.Québec, 23.— La séance do ce matin a été consacrée à l’étude du btid-get.Au chapitre des assurances M.Tel-lier critique sévèrement l’inspection faite par l’inspecteur.Elle est tout à.fait insuffisante, dit-il, et elle ne sert qu’à inspirer au public une confiance qui n’est pas toujours justifiée.Quant à l’inspection des mutuelles le chef de l’opposition déclare avoir entendu dire, par des personnes compétentes, q3Cellc ne signifiait absolument rien.Les députés font leurs malles.Il n’est pas impossible que la prorogation ait lieu demain.gé, dans le département de le, peinture.A Me McDougall il dit que c’est l’a-gê qui tient les livres pour la peinture employée.Le témoin prend des notes et les remet tous les soirs à Pagé ; ce dernier fait les entrées dans les livres deux fois par mois.—Avez-vous eu connaissance que dos matériaux ont été envoyés chez M.Lanctôt, dans le cours des mois de juin 1910 ?—Oui, dans le courant de l’été.—Avez-vous tenu compte des matériaux ainsi fournis ?—Non.C’est M.Pagé.—Vous avez vu dos hommes prendre de la pointure pour la porter chez M.Lanctôt ?—Oui, j'ai vu Orner Pagé et Henri Paul pliis d’une fois.-Etait-elle pesée ou mesurée ?—,1’ni eu connaissance que la première peintiire qui est sortie,— de la grise,— a été pesée.—Qui préparait ies paquets ?—Paul avec moi et quelquefois Page.—Comment teniez-vous compte de la peinture donnée aux hommes pour les travaux chi gouvernement ?—Je prenais des notes.—Chaqtie oijvrage portail-il un numéro ?—Pas à, ma connaissance.—SaVez-vo3]s quelle quantités de peinture a été dépensée chez M.Lanctôt.—Non.—M.Pagé donnait-il des ordres pour faire livrer la peinture ?—11 avait préparé les couleurs lui même.-A-t-il fait une réquisition a M.Massé pour la peinture de chez M.Lanctôt ?—C'est plus que je peux dire.—Comment envoyiez-vous la peintu re ?—Dans des canistres d’un gallon et des vieilles chaudières.—A quelle heure Orner Pagé et Paul portaient-ils le matin, pour porter la peinture ?—A 7 heures environ.—U y a eu du mastic et des pinceaux de transportés ?—Oui.—De la pierre ponce ?—Je crois que oui.—Vous avez reçu, le 12 décembre, les matériaux mentionnés dans lo compte de la Mont Royal Color Saladier .?5 •• '• dtr:.v:.::: 2?,,* —.« " soup,* .m i-g 1,01.i# porridge .«1 1-2 Tasse et soucoupe .10 SONGEZ AT CADEAU l’OITî LA Fl TU HE MA HIKE.NOTRE CIIOIN EST SPEEMUDE.Nos deux magasins s -lit ouverts les lundis et samedis soirs.Maison D.GAGNON & CIE, 245 BOULEVARD ST-LAURENT, coin Dorchester.TOUTES LES DAMES bien habillées se servent des patrons PICTORIAL REVIEW de NEW YORK.Nous avons reçu tous les plus récents, ceux du mois de mai inclus.Grand choix.Venez consulter le catalogue.Notre Vente d’Agrandissement et de Réparations est eu pleine vogue.Tous nos clients et le public sont priés de venir nous faire une visite d’inspection, nos marchandises de Printemps sont maintenant reçues et il nous faut écouler avant le premier de mai prochain alors qu'il faudra livrer notre magasin aux ouvriers pour la Rénovation complète de la Bâtisse que nous occupons maintenant, et qui sera convertie en un GRAND MAGASIN MODERNE.NONVEAUTE EN ETOFFE A ROBE Nos étoffes a robes de* pria lumps sont du toute beautéi les Draps de tous genres, do toutes couleurs ut qualités, sont exposés dans nos vitrines et sur nos comptoirs.En venant à notre magasin les dames trouveront ce qu’elles désirent, a la ver^e, 50c, (>0c, 750, 90c, $1.00 et —.tgl.gfi DENTELLE, INSERTION ET ALL OVER Notre comptoir de dentelle l’emporte peut-être sur tous les autres comme renommée, nous avions déjà 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dépense le SHH, - 502.Le flottage des billots Ottawa, 23.— Le sénateur F,d-wnvds dit que la flotte des billots sur l'Ottawa, cette année sera on retard, à eniiso de l’épaisseur de la glace.La coupe du bois cet hiver a été moins considérable que les années passées, et sera d’environ 500.000,000.de pieds.parle de la délégation d'ouvriers qui sont allés à QuujCC et dont il taisait partie.Pour sa part il a fait ce qu i! était possible de faire en face d'une dépu-i tation gagnée d’avance à la cause^ du 1 tramway.Tous les journaux sont éga-! lenient du côté des chars urbains, à la iseule exception du “Herald” et du “Devoir”, (la foule éclate en applau-i dissemonts).Le conseil de ville, également, à l'exception d’un seul, était passé du même côté, avant i'assemblée ! du conseil de lundi après-midi.Les ouvriers seuls ont eu le courage de s’élever contre le projet et de continuer l’agitation commencée par le conseil de ville de Montréal.Nous avons été témoins de la conduite du représentant de l’Association Immobilière qui s’est présenté comme bon libéral tout tremblant devant le premier ministre tout-puissant, priaut humblement Sir Lomer Gouin d’accorder quelques faveurs à sa bonne ville de Montréal.Etait-ce des faveurs que nous aillons demander ou des droits que nous devions sauvegarder?Il est pénible, dit M.Proulx, qu’un bill aussi monstrueux soit présenté dans la province française -du Dominion; certes, dans,les provinces anglaises la compagnie n aurait jamais osé faire une pareille démarche et elle n’aurait certainement pas été reçue comme elle l’a été à Québec.Il ne reste plus qu’à faire sanctionner le bill par les serviteurs de la Législature, les membres du Conseil Législatif que l’on appelle les “irresponsables”.M.Proulx termine par un ardent appel au groupe des jeunes gens de se lancer dans l’étude des questions d’intérêt publie.LES RESOLUTIONS ADOPTEES Après les discours ou adopta à l’unanimité et avec applaudissements la résolution suivante, proposée par M.G.Sévigny, appuyée par M.O.Proulx: “Que les citoyens et ouvriers du quartier Saint-Henri de Montréal protestent énergiquement contre le bill des Tramways et de toute extension de franchise: et demandent avec insistance que le service des Tram ways soit municipalise, ce qui est le seul moyen de délivrer la population do Montréal du joug des monopoles et des Trusts”.- “Qu’il soit résolu que cette assemblée réaffirme sa pleine confiance dans le camarade Ainey, représentant des ouvriers au Conseil de ville de Moatréal.“Qu'il soit de plus résolu que les citoyens et ouvriers de .Saint-Henri endossent la.loyale défense de leurs intérêts et de ceux de la Ville par les quelques membres de.la Législature qui ont combattu jusqu’au bout et qui ont bien mérité du parti ouvrier et du peuple do Montréal.“Qu'il soit enfin résolu quo copie de ces résolutions spit envoyée au Conseil Législatif, à T’Assemblée Législative, aù Conseil des \ ille de Montréal et aux journaux.Quarantaine à Ottawa Ottawa, 23.- l n cas de picote s'est ih'-chué clans les Melford Apartments, angle des rues Hank et Sparks.Coniine résultat on a mis la maison en quarantaine, et une vingtaine de personnes} sont lu qui ne peuvent sortir do , '.'établissement.Train Spécial pour Empress Quittera la gare Windsor à S.25 p.m., jeudi, 23 mars, se rendant directement au débarcadère à Saint-Joau Ouest, pour passagers de première et seconde classe (ayant des billets de wagons-lits de première classe et.de wagons-touristes) et qui doivent partir par 1'“ Empress of Britain” ïî.M.S.vendredi,24 mars.Des repas à la carte seront servis dn as le wagon-buffet après 7.UQ p.m.Contre le suffrage féminin Toronto, 23.—Sir -rames Whitney n donné le coup de mort au bill de M.Stiidholme sur le suffrage des femmes, au grand désappointement des centni-nes de spectatrices qui avaient envahi les galeries parlementaires.La conduite du premier ministre n’a pas surpris les membres d» la.législature qui connaissaient déjà, les opinions de M.Whitney là-dessus.Ce dernier a fait un discours plein de vigueur, mais peu compromettant.Plusieurs conservateurs so sont prononcés contre le projet, entre autres 51.Donovan, député do Rrockvillo qui prétend que nous avonis bien assez du contingent d'étrangers qui se mêlent de notre politique sans y ajouter encore les femmes.M.McKay.chef de l’opposition est d'avis (pie les femmes obtiendraient ce qu'elles demandent si elles faisaient plus de bruit, mais que leur lutte tranquille du présent leur sera d’une aussi grande utilité.M.Pioudfoot, partisan du vote féminin croit que le temps n’est peut-être pas venu do passer la loi du suffrage des femmes.Le projet a él/ battu sur décision de la chambre et M.Studliolme n’a pu réunir assez d’appui de la Chambre pour quo le vote fut pris en deuxième leeiurc.A la Cour Suprême SIR CHARLES FITZPATRICK FAIT L’ELOGE DU DEFUNT JUGE GIROUARD.LA JANTE DEMONTABLE FISK Ne peut coller ni gauchir La rouille ou la boue ne l’affecte pas.—Voyez*la à L’Exposition d’Autos Aussi CRAMPON F/SK et PNEUS Quick Détachable Seuls agents peur le Canada.Afeice - W.P.KEARNEY - Gérant.Montréal, Toronto.St-.Tean, Wlnnipa*, Calvary at Vancouver.Pasd’entre- tretoises.Pas de pesanteur excessive.Pas d’outils spéciaux.Vous enleves cinq écrous —c’eét tout THE RUBBER TIRE WHEEL CO.Ottawa.23.— A l’ouverture de la Cour .Suprême hier matin, Sir Charles Fitzpatrick, juge en chef, en son nom et en celui de ses collègues, annonça la mort du juge Girouard.L’hoü.Wallace Nesbitt, C.K,, de Toronto, a fait l'éloge du défunt, au nom du Barreau.Sir Charles Fitzpatrick s’est expri mé en ces termes : “ C’est un triste devoir pour moi d’avoir à vio us faire part de la mort de M.le juge Girouard.Notre collègue défunt était, -par sa nomination.lo plus ancien sur le ba.ne de cette cour, et en lui, nous perdons un homme d’un jugement safin et d’une expérience de beaucoup de valeur.Sa mort inattendue provoquera uu profond regret non seulement dans la province de Québec, où !' comptait de nombreux amis, niais dans le Canada, tout «ntier.Sa grande connaissance de la loi ci vile et son expérience très éteudue comme avocat des causes commerciales, en faisaient un membre très précieux dont les conseils avaient une inestimable valeur.“Sa carrière variée n'a été qu'une suite ininterrompue de 'succès.Au parlement.il fit promptement sa marque comme représentant i indépendant, sans peur et san* reproehev, du peuple, et dans cette Cour il n 'a jamais trahi les espérances que ses amis .fondaient sur lui., “Fier de son origine française et sincère aux plus belles traditions de sa race, il était favorisé d’une largeur de vues peu commune et qui est un des attributs les plus appréciables d’un juge.“C’était sou orgueil de conserver toujours un lien avec la, littérature et la culture intellectuelle, et son nom est au bas de, plusieurs volumes histori-quts et légaux qui lui survivront”.LA BELLE VOITURE Voiture de Promenade Modèle Franklin “ M ” “ Une fois que l’on a la Franklin, on ne veut plus que celle-là ” Ces mots s’appiliquent à tous les paopriétaires d'uno FRANKLIN.Et le nombre de ceux qui continuent à.faire usage de la FRANKLIN d’année en année est plus considérable que le nombre de propriétaires de machines de n'importe quelle autre marque.La raison de ce fait, c'est que les voitures FRANKLIN sont Recommandables, Confortables et Economiques L’économie est une des caractéristiques que nous signalons.Le système de refroidissement par Fair est fourni en épargnant le poids d’un radiateur, de soupapes, de pièces d’ajustement, d’accessoires de plomberie et des complications de mécanisme qui -en résultent.Cette diminution de poids épargne de la gazoline et de 1 huile; et eu même temps amoindrit l’effort des pneus en épargnant tout ennui.La structure en bois de la FRANKLIN et ses ressorts elliptiques constituent les qualités mêmes d'une voiture de promenade.Toutes les voitures FRANKLIN sont pourvues de pneus de grande dimension, et il.arrive journellement de voir une voiture FRANKLIN rouler pendant toute une saison sans même recevoir une piqûre ou éprouver une perte d’air.Voiture de promenade, Modèle “G”, 18 C.V.Voiture de promenade, Modèle “ M ”, 25 C.V.• • • Voiture de promenade, Modèle “D”, 38 C.V.Voiture de promenade, à 7 passagers, Modèle “ H”, 48 C.V.6 cylindres.$2,600 $3,500 $4,500 $6,000 Des modèles de ces voitures sont exhibés à l’exposition de Voitures et de Bateaux Automobiles de Montréal à la Salle de Manège, rue Craig, cette semaine.THE MOTOR IMPORT Co.OF CANADA, LIMITED Autrefois, The Wilson Bros.Motor Company Limited ENTREPOTS: Edifice du Forum,angledelarue Ste-Catherine et de l’ave.Atwater,Montréal, P.Q.Tél.Up.2600.—Raccordement Privé.En quoi M.LE PROFESSEUR ROU-MÂGEAU Diplômé des principales in s titiitions Françaises, ressembte-t-il à un “Comtremaître Municipal ?” DEVINEZ ! et envoyez la réponse par la malle avec votre nom et votre adresse: le gagnant aura droit à un chapeau de son choix chez ANATOLE RENAUD 81 SAINT-LAURENT.Lecteurs— quand vous avez besoin d’un chapeau, d’une paire de chaussure».a dresses-vous donc toujours cher, ANATOLE et mentionnez “ Le De DE PIED-ŒN-OAP.M' F.C.Larivière* pa le de la réciprocité Boston, 23.— M., F.U.Larivière président de la Ohanâtare de Commerce de Montréal, n sdneewé la parole à la New England DeaIter's Association as sembice en convemtimn, aujourd’hui.Il n déclaré erfitne autres choses, ce qui suit au sujet die la réciprocité.La Chambre de Commerce de Montréal” est maintenant à étudier la question, dit M.Larivière.“Je ne puis donner sun, opinion avant qu’ell se «oit pronomeée, mais je dirai que déjà, la moitié I «les marchandises manufacturées qu»1 nous vendons au Canada sont faite*?aux Etats-Unis et surtout dans la üJjuvelle-Anglcterre, ^ La ville dégage sa responsabilité LES AVOCATS FONT RAPPORT QU’ELLE N’EST PAS A BLAMER A CAUSE BU MANQUE DE PRESSION D’EAU LORS DE L'INCEM-DIE DE L’ACADEMIE DU BOULEVARD SAINT-JOSEPH.Les avocats de la Ville font rapport que celle-ci ne peut être tenue responsable du manque de pression d’eau lors de l’incendie de l’Académie d" boulevard Saint-Joseph, mais que toute la responsabilité en retombe sur la Montreal Water « Power Company.Par contre, celle-ci prétend que la Ville est sonie responsable parce que les conduites principales ne lui appartiennent pus, mai» qu’elles sont la propriété de Montréal qui en est devenue propriétaire en s’annexant Ville 8aint-Louis.Les commissaires feront rapport an Conseil en conformité avec l’opinion des avocats.Après le mal les excuses Après force discussion, les Etn-diiints du McGill sont arrivés à une entente su sujet de l'incident Sifton, lundi soir.On se rappelle que plu-ifeurs des sous gradué» d« l’université Pour vos ouvrages de ville PROGRAMMES.CIRCULAIRES, FACTUMS, etc., adressez - voua aux bureaux du “ DEVOIR” 7tara* Saint-Jacques, Montréal.ir ont malmené tant soit peu Uex-minis-tre su moment oà il se rendait au Windsor pour y prononcer son discours contre la réciprocité.Us ont adopté une résolution par laquelle ils adresseront leurs excuses à M.Siftoa.Ce journal est imprimé au No 71a, rua Saint-Jacques, à Montréal, par "La Publicité” ( à responsabilité Limitée).Henri Bourassa.directeur-gérant.m || IiE ÜËVÜIR, J*>udi.23 ^lars, 1911.LA VIE SPORTIVE LES WANDERERS  BOSTON Les quilles à Québec >; \ Nos Montréalais font excellente figure et triomphent des Ottawa.—Taylor joue avec lés champions Concert des Étudiants en Droit ('Vst luncfi prochain h> du mois courant qu’aura lieu le concert des étudiants en Droit de Laval.Le programme de cette soirée renferme des attractions de tout premier ordre.Signalons* eiitr*autres les chants Canadiens, de .M.Ernest Gagnon qui serontchantés par un chœur de quarante étudiants.Le publie pourra aussi applaudir des artistes eonmis tels que M.Arthur Laurendeau.Mlle Céli-nie Marier et Mme Claude Ritter.Enfin 'the last but not the least, une Boston.-3.—.Spécial au “Devoir”.; —Les Wonderers ont gagné la première partie d’une série de deux pour, une bourse de.S-2.5ÜO.OO.Les Ottawa, malgré Fred.Taylor, des Renfrew’s,, n’ont pu éviter la défaite par un score de j a 5.- .- , > Le jeu individuel a;.êté-brillant, mais néfaste aux champions.Lesueur a joué une superbe partie.La première période fût la plus scientifique.Sommaire: Wanderers Ottawa Hern But Lesueur fRoss Point Lake, Taylor • fohnson Couvert Shore Gardner Rover Darragh COUP D'OEIL RETROSPECTIF j Mon confrère Bussière croit que la saison qui vient de se terminer, dans; troupe d’acteurs étudiants interprétera la., ligue cln>district de Québec, n’a pas 1 la spirituelle comédie de Georges Cour-é,té fort intéressante et il dit : .telinc intitulée “Uu client sérieux.” ‘•“Cela est dû en majeure partie à la; Nous rappelons que les billets sont Centro1 Walsh *ToP Stride '.supériorité do certaines en vente chez M.Ed.Archambault, Gauche • Ken- ®es sur d’autres, tîé club représen- marchand de musique rue Sàinte-Ca-I •• • jjroiio•• ’ Kidpath" ûu Service civil, notamment, a 1 thorine, près Saint-Denis.J Wanderers, 7 : Ottatya; .j*tô .Byrne.2 à 1 au pair, 2 à ù : 2e.High limw, 110, Koerner.G à 5 à 2, (i i) 5 ; 3c.Nello, 105, •Gross, 9 à !.G à I.2 à .1.Temps : 55 2-5, A rang.C**,?AVa- tei-, I)Av May.Sauce, Terrible Boy, AM a veut ius.Auto Maid, IMiant, Ercd, Hall ont aussi couru.Jrine eouvse, à réclamer, pouliches dejî ans, 5 fin-longs ; 1er, Decency, 107, Loftus, 5 à 2.G à 5 ; 2e, Eria, 112, Koerner.G n 1.5 à 2.au pair ; 3e, Myrtle Marion, 112.Burton.15 à j- o à I.Temps : 1,02 1-5.Danish t.iii-1, Quincy Belle.Edna Collins.Alta-dena, Coletta.Bettie, Bereaud.- Golden Ruby, Grand Peggy, Eastern Star, Song of Rocks, Busy Miss, Allendale Queen ont aussi couru.Même course, à réclamer, chevaux de 3 ans et plus.1 mille et 70 verges : 1er.Duke of Bridgewater, 109.Fain, 9 à 5.1 à 2 ; 2e, „ Heine.109, Loftus.7 à_l, S à 5.3 à 5 : 3e, Hill Top, 107, Goose,,au ;pair.3 à 5, 1 à 3.Temps : 1.45 4-5, Queen Lead, Sign, Gabutte, Mûrit/a ont aussi couru.1 i lème course.Les Moncrief Stakes, à réclamer, chevaux ; de 4 ans et.plus, 1 LIG mille : 1er, Ozana.106 Byrne, •I à I, 7 à 5.I à 2 : 2e.Tom Hayward.113.Wilson, 9 à 2, S à 5.3 ù 5 : 3e, Herbert Turner, 95, Dunn.9 à 2, 7 à 5, 3 à 5.Temps : 1.46 3-5.l-'riend Harry, Console, Bad News IL ont aussi couru.ôèmo course, à réclamer, chevaux de 3 ans, 6 fin-longs : 1er.Emma Stuart, 10.1, Goose, 15 à 1.4 à 1, 8 à 5 ; 2e.Ben Lomond.109.Fain.7 à 1.8 à 5.3 à 5 ; 3e, Lord Welles.112.Troxlcr.40 à 1, 10 à 1.4 à 1.’Temps : 1.14.Eagle Bird, Bod- kin.Mollie S.Annie Nelson, Eire Wood, ont aussi couru.Gème course, à réclamer, chevaux de 3 ans et plus : 1er, Oracle, 97 Byrne au pair, 1 à 2 ¦' 2e, Naughty Lad,103 Koerner, 10 à 1, 4 à 1, 8 à 5 i 3e, High Range, 109, Troxler, 5 à 1.2 à L 6 à 5.Temps : 1.45 3-5.Lim- pet, Warden, O.K., Herndon, Lady Esther, English Esther, Tod’s Cottage ont aussi rouru.Entrées pour jeudi : 1ère course, à réclamer, chevaux du 2 ans.4 1-2 furlongs : Frances Dean 19, Coletter, 104 ; Chess Mate, Tray- Les Quilles AU TOURNOI DE PALACE L’assistance se fait de plus en plus nombreuse au tournoi de -quilles du Palace.Voici les résultats d’hier soir; NOVICES.— Equipes de deux homU mes.' \ Johnston et Mc- Çuaig .347 262 362—971 Niven etc Currie .-338 -258 '287—88$ NOVICES — Séries simples.J.P.Dupré.209 î A.Buchanan.208 210 H.Brunet.208 Equipesde deux hommes, ouvertes, .K.1.Biron .196 200 Holmgren et Armstrong, MA.A.A! .1154 Mireault et Blondeau.Champêtre 1153 W.Gross et H.J.Flower .1101 Equipes de deux hommes, novices: Kipp et Westcott.789 Brooker et Dawsom .786 Equipes de cinq hommes, novices: Caledonian.2290 Séries individuelles, ouvertes : J.A.Holmgren, M.A.A.A.569 M.Armstrong.478 reconnue inférieure.Celles du Loyola ne sont pas des meilleures non plus.Les allées du cercle Chevalier sont propi-oc«.mais malheureusement, l’espace voulu pour un bon élan manque incontestablement, Somme toute, les endroits où l’on peut jouer réglementairement et avec un plaisir réel, dans le district de Québec, sont excessivement rares.Il est vivement à souhaiter qu’un établissement avec toutes les conditions requises soit fondé et maintenu.” Base - Bail ¦ UN JOLI BANQUET M.Sam.K.Lichtenheim, président du club de Base-Bail Montréal, offrait, hier soir au “Kastel” rue Ste-Cathe-rine-ouest.un très joli banquet aux rédacteurs sportifs des journaux de de Montréal.Inutile d’ajouler que tous les journaux étaient représentés par qui de 'droit.Le menu «'-tail délicieux et les vins de grande marque.M.¦ Lichtonheim, comme toujours, a fait, les choses princièrement.Plusieurs santés' ont été proposés et jamais journalistes n'ont été aussi éloquents.l'ait, à.noter, les discours ont été Chez les Étudiants en Pharmacie Il y a eu le 17 'courant.chez les étudiants en pharmacie de T Université Lava! des élections partielles très intéressantes occasionnées par la démission de M.R.Huot, secrétaire de cette faculté.Ce dernier eut comme successeur choisi à l’unanimité des voix.M.P.Chôuinard, ci-devant conseiller de 2mc année.Après un scrutin des plus contestés.le carabin Geo.E.Dagenais, E.E.P.obtint la majorité des voix saison adversaire.M.Groul.x.et le poste de conseiller de 2me année laissé vacant par la promotion de son-confrère, M.P.Chôuinard.E.E.P.On ne pouvait faire un meilleur choix.Félicitations à ces doux étudiants: Le Pianiste Borchard Nous sommes heureux de constater que notre public manifeste un vif intérêt à la visite prochaine du pianiste français, AI.Adolphe Borchard.M.C.0.Lamontagne qui organise ce concert, fixé au 3 avril dans la salle du Monument National, a déjà vendu plu-loges et reçu ; un grand notnbw , , , , ,, , , sieurs prononces dans les deux alignes, M.e: ,r .n - : ,7, „ - , , .¦ ¦ h LI j d adhesions parmi les souscripteurs.Un accueil chaleureux, lui auditoire noim- président du Club fie Base-Bail Mont mil.payant d’exemple.Lo populaire McCitffcrty.gérant, des Royals était au banquet ainsi que M.F.11.Cushing, le trésorier.Notes Sportives Les journaux de Toronto donnent naturellement raison au Pat Powers de la N.L.U.Mais le public trouve sa conduite ridicule I breux, là manifesfatidn du désir d'acclamer les virtuoses et les musuiens français, nous vatfdront certainement la venue de nouveaux artistes de Paris en nombre plus fréquent.On peut, s'inscrire jusqu'à samedi prochain chez M.Lamontagne, téléphone-Main 3885.L’Alliance Nationale 20 chevaux-vapeur, 4 cylindres, 4 passagers Engrenage mobile, Bosch-Ma gneto, Empattement de 110 pouces.Ce que vous acquérez quand vous achetez une Hupmobile La Hupp Motor Car Co.garantit, la Hupmobile exempte de tout, défaut tant dans les matériaux que dans lu construct ion et ce pour toujours et remplacera gratuitement toute partie défectueuse ties matériaux qui sera retournée il sa fabrique pour inspection, le transport étant pavé, relie garantie ne couvre pas les pneus.Ht PP MOTO H CAR COMPANY.Nous ave/, dans la Hupmobile lino voiture île tourisme it quatre passagers avec un empattement de 1 lu pouces ; Uosch magnéto ; engrenage mobile ; appareil à atténuer les chocs n l’avant ; pneus d avant de vit) x 8 pouces ; pneus d'arrière?de ül x *1 1-lî pouces ; lampes à g»/., système de conduites et générateur ; trois lampes à.essence, corne d’alarme et outils.H y a trois ans la llupp Moto Par Company n’aurait pu vous donner la.voiture qu’elle est en mesure de vous donner aujourd’hui.Mlle n’aurait pu vous la donner à ce prix ni avec la garantie a vie.Ha garantie est actuellement plus importante, en quelque sorte, que lo prix.S’il n’y avait pas do garantie, vous auric/ droit de dire: "Peu- vent-ils me donner une voit tire avec les qualités requises pour $000?Avec la garantie à vie (même si vous n’aviez, pas pour motiver voire confiance le record et, la réputation de milliers de Hupmobiles ) vous pouvez chasser cette crainte do votre esprit.Lu garantie assure l’a-vonir.N ous n avez pus besoin de prendre lu parole du négociant ou de qui quo ce soit — la garantie 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",nn"’ev.*1.25, CnlUA- r.V «’"¦•n*.Vuiiconver et Hcnttle ~ TRAIN quit, torn jeudi.2: débit ren de disposition des personnes qui voudront retourner à Montréal après la soirée.Une mesure excellente Toronto, 23.— Le révérend G.M.Brewin écrit au “Globe” pour recommander que tous ceux qui veulent à tout prix boire, soient forcés d’obtenir au préalable une patente officielle à cette fin sur paiement d’un honoraire quelconque.Cette patente devra être produite chaque fois que le buveur se présentera dans un bar pour prendre un “coup".La licence sera entachée de suspension si le buveur s'enivre, et sera abolie s’il devient ivrogne.autorité de justice les biens et effets du dit defendeur saisis on cette cause, consistant en meubles et effets de ménage.Conditions ; Argent comptant.J.E.BERNARD, H.C.S., Montréal, 23 mars 1911.AVIS Ft HT JC est donné que vendredi le Sept Avril prochain ( 191 L ), a tient ncures de l’o.vant-midi, au bureau du notaire soussigné.Chambre 22.Edifice Canada Life, 189 rue Saint-Jacques, Montréal, sera vendu, à.FoBChère publique au plus haut .ci dernier enehérisspur.l’immeuble suivant sujet à substitution créée Par >e testament de feu Richard Morrissey, savoir : ^ Pu certain lot tie terre situe en la cité de Montréal, connu sous le numéro cinq cent vingt, aux plan et.livre de renvoi officiels du quartier Saint-Antoine avec, les bâtisses dessus construites.Pour les conditions s'adresser fi c J.E.Charbonnenu, notaire, Montréal, ce vingt-trois mers 1911.Je tnoii- légis- Des soumissions cachetées, adressées au soussigné, portant à l'endos les mots! 'pri'îain“"H'"\l ‘‘soumissions pour débentures” seront lier Vcpns û j, reçues à l’adress-, ri-dessous, jusqu’au 15 avril 1911.Os débeiitures sont émises au tant de $125,000 en vertu d'une latinn spéciale de la législature Québec, elles portent -1 12 pour cent par année et sont remboursables en 40 ans, soit en un seul paiement à l’ex piration de ce terme, soit au choix de l’acheteur, par annuités réparties sur chaque année et jusqu’à maturité.L'Oeuvre et Fabrique ne sera point; tenue d’accepter aucune de ces soumis sions.O.('ll A R BONN K AU, C.S.V., Curé.300 Avenue Outrcmont.Ontremont.Ce journal est imprimé au No 71u.rue Saint-Jacques, à Montréal, par “La Publicité” ( à responsabilité Limitée).Henri Bourassn.dimetenr-m’-rant.ssp.r.o.SPECIAL POUR EMPRESS le gare Windsor ii.8.25 p.m.jeudi, 23 mars, se rendant directement nu Saint.-Jcun-duest.pour Passagers de preinict-n do seconde clns- sr ( «vaut des hillets do w agons-lits dn piemieie classe et de wagonn-totirinles ) qui doivent partir par ! ¦ Empress of ., • F- vendredi, 21 mars.wpns .1 la curtu soronl servis dans wagon-huffet, après 7.00 p.m.BUREAUX DES BILLETS rue __ __ ou de 512, .U';?., St-I aequo».Téléphone Malm 3")2-.S,.i3 nu aux gare» Niger - ¦ ¦ rue Windsor.C0RICIDE BRET0NNET Fpéeifiipic français son des cors, verrues, de-perdrix etc., d'une comparable.25 CENTS LA BOUTEILLE Kn vente dans toutes les h,noies pharmacies.Envoi franco, par poste, sur récep.tion du prix.1 En Gros : Société Hygiénique Franco-Cauadieni» 1795 Boulevard Saint-Laurent.IJ,s oui- la guéri.Lirilloj j, i.cil-vn’iieacibé in* -j u 0 4» FEUILLETON DU » DEVOIR ” Robe de Laine par HENRY BORDEAUX.par une délicatesse inconnue, qu'ellej renouvelait en actions de grâces?Le doute m’était si douloureux q-~ je me penchai davant-"o et la suppliai: —- Raymonde, je t'en prie, dis-moi ce que tu as-accepté ?Elle renversa un peu la tête, nie considéra avec une douceur ineffable et laissa tombei- comme un aveu d’amour: “-Mais de mourir.Ne le vois-tu pas.?.41 (Suit*) Pas plus qu’elle je n’en doutais.En la quittant dans ’ la soirée, je l’avais su.Et c'était cela qui m’avait éclairé sur moi-même, qui m'avait inondé do lumière.Avec sa même autorité elle me calma : —Cela aussi est simple, redit-elle.D’un effort suprême je tentai de lui rendre l’espoir.Je l’entretins de sa jeunesse, de ma tendresse,, de Dilette.— Ohl Dilette.fit-elle; et pour la première foi» elle s’attendrit.de notre retour à la Vierge-su-'Bois, du bon air qu’elle respirerait, et du printemps qui allait venir.— Te souviens-tu, ma chérie- du premier mai t Ce rappel lui arracha un débile sou- jfjfe, grêle comme ces fleurs qui ont poussé sur un train ensablé.—outage par ce sourire j’insistai : Nous pouvons encore être heu-reus., : -, Mais elle me déclara gravement : —Je suis heureuse.Nous le serons toujours désormais.—Oui, toujours.Et pour'préciser le sens de ce “ toujours ', elle murmura ces paroles étranges: —Ne t’inquiète pas, mon ami.J’avais accepté, pour no plus tjêtrc à charge .' - —Et qu i donc! demandai-je avec inquiétude./ Elle ne parut pas avoir entendu mon interruption, et reprit :.-— Maintenant je suis si heureuse que-je ne puis pas refuser'â Dieu.Quel était ce mystérieux parv,- quj Ce mot m'avait frappé au coeur.Interdit, je redoutais d’en explorer tout le sens.Le souvenir me revenait oxac-temqjit de la phrase que je lui ! avais lue à Rome après notre visite au tombeau de.Pauline de Beaumont : .Elle avait désiré s’en aller pour me débarrasser d'elle.” Le goût de vivre avait fait place en elle à la fièvre du sacrifice.Elle s’était afferto pour me sauver de la faute et me délivrer do tous lions.Mon retour qu’elle n'attendait plus l'enivrait, mais son bonheur pour mieux se concentrer dans sa joie.Elle sc taisait, et pourtant, scs lèvres remuaient.Je crois qu'elle priait.On m autorisa avec mille précautions à la transporter à la Vierge-au-Bois.Ce voyage douloureux no lui arracha pas de plainte.Elle échangeait sa souffrance contre ma tendresse.Quand nous approchâmes de.ses campagnes, elle me demanda, dans l'automobile où elle était couchée, d’nuvrir les vitres et de la soulever.Une fine poussière verte recouvrait déjà la forêt qui s'ouvrait au printemps naissant.A notre venue de Rome, nousl'a- ponds do sa transformation.Et même, quand elle apprit qu’un spécialiste de Paris ferait exprès le voyage presque chaque semaine pour s’occuper de notre chère malade, elle i ne douta plus de la guérison et m'est i-j ma délicat, et généreux.La .pensée de ce grand docteur qu’on dgrangnnit lui j Je voulus fermer la croisée, â cause était agréable et la tranquillisait.Uct j de l’air Un soir.'encore lmp froid dans persévérance, en d’antres temps, j cette saison.File, me laissa faire, omis lie pensai! : quoi bon ?“Ou bien m'appelle.A ce moment, je me souviens, une cloche sonna F “Angélus".ll'autres sonneries plus éloignées répondirent.Ecoute, muiumra t-elle, suspendue à ces voix-couune jadis dans le jardin du Pinèio.Ecoute.te m’eût été un encouragement précieux, .le voyais trop clair pour n’en pas reconnaître l'erreur.Raymonde* entrée au château sur une civière, n’en sortirait pas vivait- idle répétait 'son mot tout bas : —(Via est si simple.F" matin, je trouvai à la porto 'll.Mairieux qui venait aux nouvelles.Pourquoi, lui demandai-je, n'eu- ne met-on pas de la paille devant maisons des malades pour amortir bruit ! Raymonde ni'ui-rôtu Luisse-lcs, je t’eu prie, — Ils vont !,- fatiguer.—Oh! non.IV rappelles,-:u ?.j En même temps qu’elle je nu ; lai ce premier mai, le nôtre, j s était sauvée devant moi (lue ' l ût.Le refrain de la vieille chanson n'a-'ait pus eltangé.U’étalt toujours ; nippe-où elle In fo- tardif lui paraissait si.fragile qu’elle I retombep.Il ne faut pas qu’"!]»” sa- te.Dans mort amour alarmé, qui n'avions trouvée ainsi.J’avais alors de-jvait plus d’illusions mais que rien ne vaut moi tout le bonheur que je devais venait plus altérer, compte dans une trez-vous’ pas ?mépriser., | glare elle sc regardait fuser et mourir.— G 'est chez nous, dit-elle.i ________ Elle respira abondamment, un peu j Pennant les bonnes heures de la jour- dc sang lui revint aux joues.; on installait sa chaise longue près — Tu changes déjà, lui dis-je.C’est; de la fenêtre ouverte.Je ne In quittais bon signe.! plus.Je m’attachais à chacun do ses osait à peine me suivre -Oui, murmura-t-elle en se laissant j jnsjants comme pour conjurer leur fui- de ma jalousie.11 me regarda, de ses yeux si tristes, ¦si chargés de tendresse paternelle.11 ne savait donc pas-que je n’étais plus le même homme.Je l’entraînai auprès de sa fille.Il se souvenant craignait de le perdre s’il sn proion gouit.Ou elle estimait qu’il valait bien une soumission absolue à la volonté di; vine.Mourante, elle retrouvait mon amont.Guérie, qu’en serait-il de nouveau?Sa confiance l'avait peut être précédée dans la mort.Je ne sus que l'appeler par soft nom.Elle écoutait cé nom que je répétais comme si, pqpr la première fois,.je l'o- elle avait consenti une pfcmi.èrc fois | sais prononcer.Hlleise taisait comme client tout de suite.Elle songeait ù ses parents.Son père, à notre arrivée, abandonna, rien qu’en la voyant, tout espoir.Je ne pus me méprendre â ce visage ravagé.Il savait dès longtemps qu'un mal intérieur la minait, il ne croyait pus que l 'heure fût venue.L’optimisme -tenace de Mme Mairietix sauva le trafique de ce retour.— Nous allons, dit-elle.la.suralimen-•ter.Dans quelque* mois, je tou* ré oiseaux chant nient, les poussaient.Gomme un bourdonnement dans la clarté, on croyait entendre In germination de la terre.Je inc.torturais en percevant cette sourde montée de la vie pendant .que l’oeuvre de mort devant moi, s’accomplissait.Rien de ce qui «e passait, dans - tnoti coeur n'échappqlt à ma femme.—Tu te trompes, me dit-elle.Ce n’est pa* la fin (elle pensait : e';cst le 06m-mencement).Ue n'eat pas la terretqui — Père, lui dit Raymonde feuilles venir voir notre bonheur.il faut Trop longtemps contraint devant moi, il éclata en sanglots.Je crois que c'est à, rc, momont-là: qu’il; inc pardonna le mal que j'avais fait à sa fille.Le.premier mai.les enfants des villages voisins vinrent chanter et danser dans la cour, selon leur .charmante coutume.Des qu'ils préludèrent,- je vouiîs les éloigner.Dans lolh tâi»-’ Réveillez-vous, belle rmlprmic ; Kevcillez-vous «i vous donnez.Fout* la première fois je vis le calme de ma.femme — ce calme si surprenant ! auquel je m'accoutumais —- se briser j comme, un cristal trop violemment 1 heurté.1 —Bientôt.soupiro-t-elle.Elle n’itehovti pas, mois j’achevai moi-même sa pensée : un jour, bientôt.elle ne se réveillerait plus.Et j’écartai le troupeau d’enfants, ne pouvant supporter leur gaieté.(A suivre> S
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