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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 24 mars 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1911-03-24, Collections de BAnQ.

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DEUXIEME ANNEE—No.69 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne ï CANADA ET ETATS-UNIS.83 00 TOION POSTALE.J6;o0 Edition Hebdomadaire : ÏE™ ™ • * “ .*100 IRATS-UNIS .$1.50 MONTREAL, VENDREDI 24 MARS, 1911 mrcON POSTALE tftAAAA.AA - •: $3.00 LE DEVOIR UN SOU LE NUMERO Rédaction et A'1 ^niftratMM 7 U RUE SAIN \^UEa, MONTRk & i-S TELEPHONES : ^ REDACTION: Main/ *.ADMINISTRATION: Mû 7461 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l IMMIGRATION Il y a quelques jours le ministre de l'Intérieur, M.Oliver, faisait, à la Chambre, l’exposé budgétaire de l'immigration pour 1 exercice qui commence le premier avril prochain.Il s’agissait d'un item de $350,000, montant des salaires des agents el employés du département de l’immigration dans les Iles Britanni-ques, les pays étrangers et au Canada, groupe nombreux qui s’augmente, chaque année, de quelques épaves jetées à la côte par les tourmentes politiques, Chose étrange, fait digne de remarque, malgré l’importance évidente du sujet, malgré les graves problèmes que suscite le flot toujours montant de cette population étrangère, souvent si hétérogène, qui nous envahit sans cesse, l’immigration ne semble pas intéresser la députation; seuls, le ministre avec quelques rares députés, tels que le Dr Paquet, de 1'Islet, et M.Uriah Wilson, de Lennox, qui ont fait de cette matière une étude spéciale, assistaient à cette discussion à la suite de laquelle le Parlement disposa, pour l'année, de plus d’un million de nos fonds publies.Le débat assez superficiel qui précéda l’adoption du crédit demandé mit en relief, cependant, quelques faits qu’il est bon de signaler, car, notre système d’immigration, vivement attaqué il y a quelques années, réformé en partie, grâce à des abus que l’on dénonça vigoureusement, est encore plein de lacunes.Il faudrait le refondre en entier : il est suranné, il -engloutit des sommes extravagantes sans nécessité.Ne repose-t-il pas, en effet, ce système, sur ce principe fondamental qu’il faut, à tout prix, remplir le pays de nouveaux venus, quels qu’ils soient?L’heure n’est-elle pas sonnée, plutôt, dq n’admettre chez nous que des immigrants qualifiés en tous points et dignes d’appartenir à la nation canadienne?Pour bien comprendre la phase que nous traversons, retraçons en quelques lignes le mouvement d’expansion subi par cette branche de nos sendees administratifs.Nous reviendrons, après cela, à la situation actuelle dont le débat du 13 courant fait foi.Avant 1896.l’immigration comptait pour peu de chose au chapitre de nos dépenses publiques.Le coût du service s’élevait à $100,000 ou $120,000 par an, mais déjà l’on criait au gaspillage, et d’ardents patriotes, dont la voix s’est éteintè depuis, clamaient sur tous les tréteaux qu’au lieu d’encourager le mouvement migratoire de l’Europe vers le Canada, nos gouvernants devaient préférablement chercher à endiguer l’exode des nôtres vers la république voisine.Mais en 1897, une véritable nuée de spéculateurs de large envergure et aux appétits voraces s’abattirent comme une meute avide sur le département de l’Intérieur qui contrôle les terres fertiles de l’Ouest.Seuls, les anciens chroniqueurs de la vénerie d’autrefois pourraient, en termes adéquats, tracer le tableau de 1 fapre curée qui suivit cet hallali resté célèbre dans nos annales parlementaires.Ne nous arrêtons pas à cet incident entouré, dans le temps, d’interminables débats.Quand on eut acquis à vil prix des centaines de mille arpents de cette terre sans rivale, il s’agit pour les heureux bénéficiaires de lui donner line plus-value immédiate.A cette fin, il devint essentiel d’activer l’immigration, d’intensifier le mouvement vers l’Ouest, de hausser à $10 et $15 la valeur de l’arpent payé $1.00.Les compagnies de transport, steamers et chemins de fer, se mirent gaiement de la partie.Les profits sur ce genre de trafic furent énormes.Enfin, malgré tout le bouleversement du service civil, en 1896, et le renvoi injuste de tant d’employés pour faire place à d’autres, il restait encore bien des amis non encore récompensés; la constitution d’une foule d’agents recruteurs et d’un gros personnel au département permettait de caser nombre de vieux dévoués, des candidats défaits, des frères, neveux et cousins de ministres et de députés.Donc, le service fut réorganisé.Bien vite, le coût de ce service fut porté à uu million.Mais il fallait justifier cette nouvelle orientation,—chose, du reste, facile dans un pays où l’on se paie de phrases et où l’on aime la musique des mots.On déclara donc partout, on chanta sur tous les tons que le gouvernement avait adopté pour l’immigration, “une politique large de développement.” 'Coutisans et scribes faméliques applaudirent bruyamment.Au fond, ce fut une véritable orgie, mais le remplissage et le “boom” du Nord-Ouest ont enrichi le groupe audacieux des spéculateurs en valeurs immobilières, les compagnies de transport ont vu se décupler leurs rendements, tandis que le service du département de l’Intérieur voyait son personnel s’accroître d’une foule de politiciens qui demandaient à être placés avec une insistance plus que menaçante.Mais la réaction ne pouvait pas manquer et elle ne fit se guère attendre.Le scandale de la North Atlantic Company dont le Parlement réussit à cacher les véritables auteurs, mais qui nous coûta près de $500,000, l’arrivée dans nos villes d’une foule d’émigrés peu commodes, les crimes et les meurtres, les actes de violence inouïs, les maladies jusqu’alors inconnues, disséminées parmi le peuple, l’absence évidente des précautions les plus élémentaires dans la propagande absurde qui se faisait, réveillèrent l’opinion publique.Sur ces entrefaites, les autorités américaines préposées au service de l’immigration, service qui, là-bas, est autrement organisé que le nôtre, firent, de leur côté, des remontrances à notre gouvernement et établirent le long de leurs frontières un cordon sanitaire contre le flot, de nos immigrants qui débordait chez eux.Tout cela, avec les protestations vigoureuses qui se manifestèrent nu sein même de notre Parlement et dans les réunions publiques, eut pour effet de faire amender la loi, les règlements et la conduite de ceux qui voulaient emplir le Canada quand même et à tout prix.La règlementation fut donc rendue plus sévère, l’inspection devint plus rigide, surtout quand nos immigrants non désirables (c’est le lcrmc qui sert à désigner ceux qui ne sont pas admissibles), après s’être introduits chez nous, commencèrent à se voir refuser l’entrée aux Etats-Unis par les inspecteurs américains.Mais le système fut maintenu en principe et l'on se garda de rogner le million annuel qui sert à payer les primes, à entretenir l’armée des agents et à régler les frais énormes d’annonces et de réclames répandues à foison par tout le continent européen.Or, c’est le système lui-même qui devrait être mis en cause aujourd'hui, c’est lui qu’il faut juger, et il est.important de savoir s’il ne vaut pas mieux appliquer à des fins plus utiles ce million que nous déboursons tous les ans pour faire venir les gens d’ailleurs chez nous De 1897 à 191.1 inclusivement, nous avons donc dépensé de ecy| chef la jolie somme de $9,913,552.33.Les Américains, qui reçoivent quatre fois plus d’immigrants que nous, ne dépensent pas un seul sou pour promouvoir l’immigration.Au contraire, ils imposent une taxe de $4 par tète sur chaque arrivant! ce qui leur a donné l’an dernier au-delà de $4,000.000.Leur système d’inspection est à peu près parfait.L’an dernier, le coût s’en est élevé à $2.631.538, et il leur est resté en caisse la ronde somme de $1,533,428 sur l’impôt prélevé.Le gouvernement américain interdit la réclame, n’emploie pas un seul agent recruteur; la propagande est sévèrement défendue aux compagnies de transport sous peine d’amendes lourdes.Les autorités américaines s’assurent des qualifications des immigrants avant qq’il.s s’embarquent: on les trompe difficilement.Notre inspection, à nous, sc fait exclusivement ici, après l’arrivée.Les déportations sont difficiles et coûteuses.L’an dernier, elles nous ont coûté $25,000.Tous ces frais sont, du reste, d’un effet bien problématique.Ainsi, pendant les neuf premiers mois le ,e».e Au V'A'Z sans nistè leur poste et uonnenr.a m - .btenu w la alors.” — Qu’est-ce (pie noils allons l'aire entretemps- des pro* En faveur de la Réciprociré Fréclérieton, N.-B., 2 t.— L’honorable C.W.Robinson, chef «te l’opposition â la législature du Nouveau-Brunswick.a proposé aujourd’hui, la résolution suivante: • “Que cette chambre désire saisir cette opportunité do manifester son opinion que la ratification du traité de réciprocité, actuellement devant le Parlement, sera d’un grand avanlags pour la prospérité de la populatioi de cette province, et “Quil soit résolu qu’il soit désirable que le tarif préférentiel envers l'Angleterre soit augmente do 50 r>our cent ’’ Les étudiants paieront $1300 que lo projet qu’il comporte une atteinte a 1 autonomie provinciale.Le sénateur Béique est aussi de cet avis, et il croit que la difficulté pourrait être contournée''1 en appliquant l’article de la loi concernant les gages des employés aux travaux publics.I,c sénateur Dandurand croit que le projet devrait être soumis à un comité, et il ajoute que le parlement doit posséder le droit de spécifier les termes des contrats pour les travaux publics.Le débat est ajourné sur proposition du sénateur Casgrain.Le bill du sénateur Casgrain amendant la loi des chemins do fer de façon à ce que les employés soient payés tous les quinze jours, subit sa deuxième lecture et est envoyé devant le comité des chemins de fer.Lo sénat est ajourné après-midi.pieds à Jos.C.Beauchamp, 3 7 Côte de la Place d’Armes.______________ A VENDRE Deux expresses â bon marché.Aussi un beau boghei, u siège presque neuf.S.EOBILLARD, Marché _ Saint-Jacques.Tél.Est, 737, ou le soir, Est, 5269.A VENDRE A BON MARCHE RESERVOIR A L’EaU, 34,000 gallons on pin de trois pouces, à sacrifice.National Cash Register, six tiroirs, à moitié prix.Balance computing de Dayton, moitié prix.Ec'ivez à J.O.Mont-plaisir, Drummondville, Que.AUTOMOBILES A VENDEE CHEVAUX FONDUS Allez faire cliper cos chevaux par l’électricité en 30 mil utes chez Jos.L.Gandet, 540 Amherst, coin Ontario.Téléphone: Est 3306.O iVrage garanti.VOTRE CHEVAL BOITE-T-IL ?— Servez-vous du “Horse Poet Remedy.” Satisfaction garantie.En venta chez Jos.Papineau, 3479 Notre-Dame Ouest.Tél.Main 3860.Une heure amusante AGENCES 3933.— Hupmobilc, 20 à vendredi H.P.Colc, 30 H.P., Dominion.33 H.3’., Glide.7 places, 45 H.P.Wescott, 7 I places, 50 H.P.Speedwell, 7 places, 50 1- -¦ r.Kous défions ! H.P.Marmon.40 H.P.! toutes compétitions Venez les voir nu A » v x Tv r~\ r ci oies travaux coûteront soixante et dix mille piastres.L’ouverture de la navigation On croit à l’agence montréalaise du département de In navigation que l’ouverture de la saison sera cette nnfiêe en retard de deux semaines sur l’arrivée du premier transatlantique en 19]Ü.Le froid de ces jours derniers a fortement nui aux brise-glaces, et il est peu probable que les bateaux du gouvernement puissent remonter avant longtemps plus haut «pie les Trois-Rivières.Entreprise d’un million Toronto, 24.— I.e Grand-Tronc a commandé nus aciéries de Sydney 40,-000 tonnes de rail» pour renouveler 260 milles de voies dans l’Ontario occidental.Ce contrat vaut uu million.LA BELLE VOITURE Voiture de Promenade Modèle Franklin “ M ” “ Une fois que Fon a la Franklin, on ne veut plus que celle-là ” Ces mots s’appliquent à tous les propriétaires d'une FRANKLIN.35t le nombre de ceux qui continuent à faire usage de la FRANKLIN d’année en année est plus considérable que le nombre de propriétaires de machines de n’importe quelle autre marque.La raison de ce fait, c’est que les voitures FRANKLIN-sont Recommandables, Confortables et Economiques L’économie est une des caractéristiques que nous signalons.Le système de refroidissement par l’air est fourni en épargnant le poids d'un radiateur, de soupapes, de pièces d’ajustement, d’accessoires de plomberie -et des complications de mécanisme qui en résultent.Cette diminution de poids épargne de la gazoline et de l’huile; et en même temps amoindrit l’effort des pneus en épargnant tout ennui.La structure en bois de la FRANKLIN et ses ressorts elliptiques constituent les qualités mêmes d’une voiture de promenade.Toutes les voitures FRANKLIN sont pourvues de pneus de grande dimension, et il arrive journellement de voir une voiture FRANKLIN rouler pendant tonte une saison sans même recevoir une piqûre ou éprouver une perte d’air.Voiture de promenade, Modèle “G”, 18 C.V.Voiture de promenade, Modèle “ M ”, 25 C.V.• • Voiture de promenade, Modèle “D”, 38 C.V.• • Voiture de promenade, à 7 passagers, Modèle “ H ”, 48 C.V.6 cylindres • • • • • $2,600 $3,500 $4,500 $6,000 Des modèles de ces voitures sont exhibés à l’exposition de Voitures et de Bateaux Automobiles de Montréal à la Salle de Manège, rue Craig, cette semaine.THE MOTOR IMPORT Co.OF CANADA, LIMITED Autrefois, The Wilson Bros.Motor Company Limited ENTREPOTS : Edifice du Forum, angle de la rue Ste-Catherine et de l’ave.Atwater, Montréal, P.Q.Tél.Up.2600.—Raccordement Privé.Evénement artistique Grand Récital-Concert, par M.Henri Gagnon, organiste de Québec, du Conservatoire de Paris ; Albert Cham-berland.violoniste ; Yves Lamontn-gne, violoncelliste ; Arthur Laurendeau, baryton ; Arthur Planiondo», ténor : Joseph Saucier, batyton._ Il aura lieu, le jeudi.27 avril, à F occasion de F inauguration des Orgues de la nouvelle et vaste chapelle que les RR.PP.Jésuites viennent do construire pour les Jeunes Gens.Avec un pareil groupe de virtuoses et l’orgue dernier modèle qu’est ù fabriquer M.Uasnvnnt, on peut s’attendre it un véritable événement artistique.Comme il n'y aura pas de S.Sacrement ii In Chapelle, instrumentistes et chantres exécuteront un programme semi-profane.Des billets de sièges réservés sont déposés aux parloirs du Collège Ste-Ma-rio et de l’immaculée Conception,ainsi que chez MAL Hurtenu et Williams,316 rue Ste-Catherine Est.Le trust du remorquage Buffalo, 21.— Depuis que 10 Great Lakes Towing Co., n détruit la concurrence de toutes les autres compagnie» de remorquage, dans le port de Buffalo, les taux ont augmenté de ISO pour cent., selon F.Lautenslager.administrateur de la compagnie.L'enquête de la commission contre les trusts a recueilli des document s qui entraîneront la dissolution de la combinaison des Grands Lacs, Pour vos ouvrages de ville PROGRAMMES, CIRCULAIRES, FACTUMS, etc., adressez - vous aux bureaux du “DEVOIR ”71.ni.S.mt.J.equ.1, Montréal.Lisez le NATIONALISTE de dimanche. * LE DEVOIR.Vendredi, 24 Mars, 1911.-h.LE BANQUET DU MONTAGNARD M.PauI«Emile Lamarche présente de jolis cadeaux TÂ) MonWgnardj sous 1» présidence He M.Panl-Emile ïarnarohe, le sportsman connu; donnait hier soir au Rien-deau, son banquet annuel.On remarquait autour des tables garnies de fleurs, le représentant du ''maire Guerin, l’échevin l".H.Randu-; rand, M.Imdger Gravel, un bienfai-du club, le Dr Ledorxx, du club de la Truque Rouao et de nombreux délégués de différents clubs frères.Hier soir, comme toujours, le banquet du Montagnard fût un succès.Avant de proposer les différentes san-Kés, l’actif et dévoué président, M.tPaul-Emila Lamarche présenta à M.et Mme I.udgrr Gravel une superbe photographie du Châlct de Saint-Canut .dans lequel les membres du Montagnard furent si cordialement reçus ti’hiver dernier, par M.et Mme Gravel.Vu Dr Ledoux, M, Lamarche a également offert une reproduction—aquarelle—du Châlet de la Tuque Rouge, à Sherbrooke, délicat dessin de l'ami Richard.MM.Gravel et Ledoux remercièrent en termes choisis et M.Lamarche et le Montagnard de ces souvenirs précieux, puis le président proposa la liste des santés suivantes: le Roi, le Montagnard, nos Hôtes, les Clubs frères, les Vétérans, les Dames, la Presse, U.Tl.Dandurand, Patch, Decelles, Martel, Dugal, Olivier, Gernaey, Cabana.Les-péraiice, Therrien, Dion, Prccourt et ,Biron répondirent.Base - Bail Nous avons noté parmi l'assistance: MM.P.K.J .anmrche, président du Montagnard : d.E.Olivier et J.O.Ledoux, de la Tuque Rouge, de Sherbrooke; M.le pro-maire l.11.Dandu-rand; B.Dugal et Pouiin.de la Tuque Rouge: 1).Paquette, •).Barrette.M.M.N.Petch, de TLnion Canadienne; V.Meunier, M.A'aliqUettc, !.K.De-guise, !.Gravel, .1.1).Perreault, Lo-cours, I.Moncel.•).V.Bourbonnière, K.Gerneay.A.K.Roberge, de Lowell, Mass.: P.Sauvage, ï.Routhier, •!.R.I.esage.Chevalier.A.Chapdelnine, K.Bernier, J.Decelles, A.D.Decelles, •!.E.Dion, du Zouave, de Québec: M.Biron, président, du Saint-François, de Sherbrooke: M.E.Précourt, etc.Le Montagnard est un modèle, comme club de raquette, - une association composée d’amateurs choisis et distingués.Cette année, M.Lamarche, eu passant à la présidence, a donné à ce Corps sportif un lustre nouveau et la dernière saison a été.grâce à son esprit conciliateur, à son énergie inlassable.une des plus brillantes, .le tiens à l’en féliciter publiquement au nom des sportsmen qui ont l'avantage de lé connaître.Le comité de réception avait invité les journaux français de Montréal, à l'exception du “Nationaliste” et du “Bulletin’’.Pour “Baptiste Canayen”, le président lui envoya une carte personnelle.Mes remerciements.B.C.DANS LA LIGUE DE LA CITE Pour prouver de son attachement au sport que défend et pousse de l’avant un groupe do sportsmen canadiens-îrançais, le Club Athlétique Canadien, par l’entremise de MM.Kendall et Le-couus, a refusé d’enregistrer son club de baseball dans la ligue de la Cité dont M.E.c.St-Père est président, pour s allier à une ligue en formation et qui lui fera concurrence.C’est un fait à noter en passant et qui aura son importance en temps et lieu.Mil VE LI E LIGUE CANADIENNE Brantford, Oui.'_U - Hier soir.T homas Nelson a été élu trésorier et M.Robinson de Hamilton, secrétaire d’une nouvelle ligue de base-bail qui s’ouvrira le l(i avril et se terminera le 9 septembre.Six clubs en feront partie, lus joueurs ne pourront pas recevoir un salaire plus élevé que f'I.lîOO pour a saison ri une amende de SI50 sera lavable pour infraction à cette règle.I ne garantie de ÙAôO sera déposée par •hiiuue club d’ici l’ouverture et une de •où pour amende sur les joueurs, jdu-.l’aut br~saist>n.I.o calendrier des parties sera fait par MM.Costello, de Berlin; Robin-on.de Hamilton : Mulsh, de Brant-lord.Ces messieurs se réuniront à London le 11 avril.Guelph n’était pus •représenté.Les Quilles E.H.Gardner .116 ISO 191-A.G.R.Darling .T50 211 202- 487 763 946 955—2601 Elks Club No 2.R.Wall 165 173 166— 504 W Hagar LU 148 1 ()î5— 451 J.B.Alexander .179 175 153— 507 M.Armstrong .162 150 19,5— 507 J.A.Holgrave .169 225 190— 584 815 869 869-: .’553 AU TOURNOI DU “PALACE” Hier soir, M.Morrison a fait un top-score de 269 points.C’est une série très élevée pour un amateur.Sommaire : S ERIE 8 INDIVID CELLES ( Ouvertes ) / V.Sutherland.56;! L.Yiau.X.Labelle.M.Marrison.IV.A.Beyson.A.E.Turgeon.E.H.Quinn.SERIES INDIVIDUELLES .( Novices ) J.Currie.15S SERIES DOUBLES ( Ouvertes ) IL Bessner et C.Griffith .SERIES SIMPLES AU CLUB ATHLETIQUE CANADIEN Deux joueurs se sont distingués hier soir, dans les parties simples : M.Dumont.du Club National, a score 232; M.I ^amoureux, gérant du club, a sco-ré 210.Dans l’après-midi il y a eu une jou te très animée entre le Club St-Denis B.C.et le B.C.B.C.Ce dernier a battu le club St-Denis B.C.par ;S21 points.M.Hurteau, du B.C.B.C.a joué la plus forte partie et a score 507 points.Voici le, tableau des points pour chacun de ces clubs : .ST-DENIS B.C.Léonard.93 76 96—265 Van der Harden .131 PA) 126—377 Roy.10! 100 50—284 Pnjas.116 121 114—Ari etainmf .t .Ifl9 .136 .197—352 Lessard.'82 TOI 123—306 Total général do la partie pour le St-Denis B.C.— 1965.B.C.B.C.Rhéaume.97 99 100—296 Landry.107 117 158—382 Bâcler .151 142 92—389 Barbot.9s loo 112—316 Hurteau.146 201.160—507 Brisebois.132 108 156—396 Total général pour le B.C.B.C.—2286.118.Loftus, 25 à 1, 10 il 1, 3 à 1 ; 3o.Vaukee Lotus, 109, Troxler, 15 à ]• 6 à , 3 à 1.Temps : 56.Colletta Lady of Palms.N an aie, McDee, Gagnant Chessniate- Hynicka, Stileutit Traymo-rc Little Dutch ont aussi couru.2ième course, chevaux de 3 ans, 6 furlongs.— lo Bayeriu.107, Wilson, 5 à 2.6 à 5, 3 à 5; 2o Kinnebon, 107, Schnitzev, 30 à 1 12 à 1 6 à 1; 3o Myrtle Marion 104, Burton- 6 à 1, 2 à 1.Temps :.13 4-5.Edna Collins, Oakley.Sugar Lump, Coletter, Earl Sentf, Semiquaver.Charley Strauss.American-ecr Gold Wick- Archduke, Eastern Star, Outcast, ont aussi couru.3ième course, chevaux de 4 ans et , plus," 1 mille 70 verges,— lo.Henry j llutelnusou.04.Byrne, 4 1, 6 à 5 3 j à 5: 2o Joe Rose, 104 Loftus 1 ¦> a 1, O ù 1.3 à 1; 3o Louis Rcil.101.Dunn, I 7 à 1.5 à 2 6 à 5.’Temps 1:48 2-5.Mamie Algol, Star Overt.Gold Dust Hearst Pang, Christiania et Radium Star ont aussi couru.' 4ième course, chevaux de 3 ans et plus 1 mille.' — lo De sc omet s, 109, Koer uer, 9 à 2, S à 5; 3 à 5; 2o, Ella Bryson j 93, Hopkins, 3 à I 2 à 5; 3o Red Wine, j 94.Byrne, 11 à 5.7 à 10.Temps, 1:42 3-5.Leainenee.Judge Alonek, ont aussi couru.ôième course.6 furlongs, chevaux de 3 aus.— lo, March Hyde, 100, Hopkins 18 à 5, S à 5.4 à 5.Royal Onyx.107- Fain, 7 à 2; 8 à 5; 4 à 5;’ 2o Mark Anthony, llO, Loftus, 4 à l 2 à L’ Temps: 1.15 2-5 Dr Barkley Gvandissi-nio, Harcourt-, .Von Laer, Ida D., Sandy Hill, Hiram, Starboard The Moût ont aussi couru.Oléine course .$400, chevaux de 4 ans et plus, 1 mille 70 verges.— lo My Gai, 105, Koerner, 9 à 1.3 à 1.S à 3; 2o Detect, 100, Byrne.8 à , 3 à 1, 8 si 5; 3o Brevite 107 Loftus 15 à 1, (> à 1.3 à 1.Temps 1,49 4-5.Golden Castle, Pulka, Louis Katz, Discontent, Cap Swanson à tombé, ont aussi couru, Entrées pour vendredi .Hère course, bourse, 51-2* furlongs.—Florie Bryan.Allandale Queen, In-dora, Lily Paxton.Grand Peggy, Decency, 103; Sam Matthews, 108; Emma Hamilton, Catroke, Donaldo, Infatuation, 109; Meltondale 114.2ième course chevaux do 4 ans et plus, 0 furlongs.— Bedminster.99 ; Anna White.Peep Shot 102 ; La Kei-bella 103 Kempton Park 104 WoolSpun 05; Fabersham, Maritza, AVarden, 07; Miss Worth, Ida May, Lady Orimar, Mae Hamilton, 108, Golden Pearl, The Wrestler, 110.Siômo course, chevaux de 3 ans et plus.6 furlongs.— Springmas, 98; Babbler.Scrimmage, 100; Rye Straw 1:03; Judge Lassing, 106; Banivos, Dr Holzberg, Frank Purcell, Jack Nunnal-’ly, Plate Glass, 109; Banyah, 112.4icme course, chevaux de 3 ans et plus.1 mille.— Ideleweiss, 93 ; Mes-songer Boy, White Wool, 98: All Red, 101; Star Chamber, Herbert Turner, 103; Aspirin.104.Sièitie course, chevaux de 3 ans, 6 furlongs Eagle Bird, 99: Leon B.100; New Idea, 101; Missive, Fire AYood 103 lima, Ben Lomond, Definite, 105; Premier.109: Forth Worth.110.Oième course, chevaux de 4 ans et plus, 3 1-8 mille.— Grecian Bend, 98! Star Over, Golconda, 106; First Peep, 107; St.Joseph.Sam Bernard, 109; Fo-eotalisra, 1.11.sidèrent quo la fermeture de ces hippodromes causera uno perte annuelle de 820.000,000.Voici la valeur totale des pistes fermées par les lois draconiennes de l’ancien gouverneur Hughes : Belmont Park .82,500,000 Sheepshead Bay.2.500.000 Brooklyn .1.500.000 - Jamaica.1,000,000 M.Russell Bowie, l’arbitre de hockey Brighton Beach.2,000,000 bien connu so retire du sport, dégoûté Empire City.1,000,000 de la façon cavalière du Wanderer à Aqueduct.1.000,000 son endroit.Saratoga.14100,000 i - tional Breeding Bureau, pour chaque cheval placé en cette province.Le but du National Breeding Bureau est de travailler à la remonte de la cavalerie anglaise et canadienne, tout en améliorant la race chevaline en Canada.Readville et M.Welch UNE OPPOSITION INSOUTENABLE Boston, Mass.24.— M.Andy Welch, le propriétaire des pistes, de Readville et de Charter Oak Park, a fait aujourd’hui une déclaration sensationnelle, eu annonçant que le trot et l’amble ne seront bientôt plus en honneur sur les pistes de Readville.Hartford, Buffalo et Syracuse, si les turfmen «’avisent immédiatement aux moyens à prendre pour faire tolérer les paris sur les hippodromes.De retour d’un voyage dans l’Ouest, où la loi permet les paris, M.Welch déclare que Columbus; et les autres villes également favorisées, feront une opposition ruineuse aux hippodromes de l’EsU La rencontre des Wanderers-Ottawa ] à attiré à Boston une très maigre as-! sistance.Lu saison du hockey est 1 finie ! ! ! j ^ Gotch, a défait le grec Demetral.hier à Pueblo, Col.Première chute en 22 mts, 23 secs ; seconde chute en 8 j mts., 24 secs.Pete Barnet, Kails, Stagg, Fitzgerald et Dandcno sont, attendus à Toronto où ils devront s’établir pour l’été.c.p.R^'gmpress moins de QUATRE JOURS EN rtER ST-JEAN, N.B.et LIVERPOOL Empress of Britain .24 mars Lake Manitoba.30 mars Montrose.31 mars Empress of Ireland .7 avril TAUX.— Paquebots Empress, ISre classe.*82.51) et plu», seconde classe, 151.25 et plus Vapeurs des lars.Cabine d’une seule classe, taux do seconde.ftT.ÜO et plus.Hillets et renseltrneinents obtenus de n’importo quel agent de navigation ou W.-O.ANNABLE.W.WEBBER.Agt gên.des pass.Agent des passas.3 et 5 Edifice du Board of Trado.Le Hockey LE STANS’TEAD DEFAIT Sherbrooke, 24.— Spécial au ’’ Revoir Le Victoria a défait le Stans-teud ici hier soir par un score de 4 à 3 après une partie contestée et très rude.C’était la seconde partie de la série et le chanipionuat nous reste par les points 10 à 7.Le Victoria était champion de la Ligue Bedford et le Stanstead réclamait le championnat de l’E.T.Nick ( arter et Art.Warwick n'iront pas dans l’Ouest.Eugène Gauthier.jouera avec le , ’’National ' c’est entendu avec Cou.J ones ! Liguori Laurin, le gérant du ’’Voltigeur ’ , est à recruter une équipe qui fera voir “l’ours” à bien dos concurrents.Au Belmont Parc, cet année, les aéroplanes remplaceront les chevaux et les jockovs.Cartes Professionnelles AVOCATS DEGUIUE, A.-S., Avocat.Trust & Loan Bldg., 30, K-o Saint-Jacques.Chambre 35.Tél B U Maiu 3905.Montréal.LALONDE, ARTHUR, AVOCAT, 06 Est, rue Notre-Dame, Montréal.Tél.Main 6840.Victoria SOMMAIRE Stanstead Cork Buts Daly Moore Point Taylor Fuller Couverts Lang Atto Rover Bassett Maguire Centre Laçasse J.Welland Gauche Voung Moc Droite Séguin A Liverpool, hier, Zorgal a décroché la “Spring Cup” valant 81,000, Sovereigns Eox conduisait.Les paris étaient de 100 à 8 contre Zorgal.August Belmont, président du New-I o.rk Jockey Club vient d’envoyer ses coureurs de deux ans en Angleterre.Richard T.Nilson enverra ses chevaux en Canada.Ils seront au programme de Blue Bonnets.Les rhovaqx coureurs do Samuel C.Hildreth figureront les uns en Europe, les autres en Canada.On verra peut-être Fitzherbert, Firestone, King James et quelques autres à l’œuvre ioi même.BAPTISTE CANAYEN.LAMOTHE & TESSIER, avocat», édifice banque de Québec.11 Place cl Armes, Muatréal.Tél.Main 3555.J.C.Lamothe, L.L.D., Camille Tessier.L.L:B.RAI sy; I L WAY STEM Seule double voie ferrée Entre MON x REAL, TORONTO.HA MILTON.NIAGARA FALLS, DE» TROIT ET CHICAGO.La plus belle voie et le meilleur iqub pempnt.Hal « d’acier 100 lbs K la verge.Employés poils et attentif».Arbitre G.Wiggett.-+- La crosse à Cornwall Les mercredis de Laval LANE, J.-A., Avocat, C.R., 97 rua Saint-Pierre, Québec, Téléphone 382.MEUNIER, L.-C., AVOCAT, S9 St Gabriel, en face du Champs do Mars, Montréal.Tél.Bell Main 1650 et Est 821.514 521 519 525 612 633 1012 ( Ouvertes ) R.C.Bach .231 A.G.R.Darling .234 21.7 W.A.Bryson .236 254 H.Besner 206 N.Labelle 215 219 204 E.H.Quinn .234 216 206.211 A.Joslin 210 A.E.Turgeon .207 212 M.Morrison .209 212 236 269 J.Sutherland .2*20 F.Whittet .201 H.Besner 218 EQUIPE DE 5 HOMMES Elks Club No 1.L.O.Bach .162 194 184— 540 A.G.Clarke .146 iso 194— 510 F.IT.Bourdon .• 180 191 184— 555 La course à pieds MICHEL THOMAS ’CRAINT FABRE Charlottetown, I du P.E., 21.—Michel I bornas, le rapide coureur indien de la tribu des Micrnacs, est parti aujourd’hui pour Boston, où il s’entraînera pour le Marathon du 19 avril.Comme Fred Cameron, le vainqueur de l’an dernier, Thomas courra ce jour-là sou premier Marathon.Sa spécialité est de courir dix milles, mais tous ses amis considèrent que les 25 milles ne seront pas un obstaelc insurmontable pour lui.Très intelligent et rusé, comme tous ceux de sa race, Tho-mas.s’est fait donner des tuyaux sur h-s meilleurs hommes qu’il aura à rencontrer , dans cette grande épreuve.Corkery.de Toronto ; Fabre, du National, de Montréal ; et Demar, do Dorchester son^, les trois rivaux qu’il semble redouter le plus.Flying Fox LES GRANDES COURSES Dernièrement j’annonçais ici même la mort prématurée de Flying Fox, cet étalon qui avait été payé 8200,000 et qui gagna tant d’argent à ses propriétaires sur les différentes pistes d'Europe.Nous donnons ci-après la liste de quelques-uns de ses concurrents et les .sommes qu’ils ont gagnées : A PROPOS D’AMENDEMENTS Cornwall, 24.— Spécial.— A une assemblée spéciale du Club de crosse Cornwall, tenue ici hier soir, John C.Broderick a été élu membre du comité.¦ .il Plusieurs amendements à la constitution ont été discutés dont deux â-yaiit trait à la nomination des officiers.Avis sera envoyé à qui de droit.-r Des résolutions furent adoptées favorisant les capitaines sur le champ do crosse et demandant de réduire le nombre des joueurs dé 12 à 10.Ces deux mesures seront soutenues par le Cornwall à l’assemblée de la ligue.La question des recettes — 60-40 p.c.— a' été discutée et le Cornwall soutiendra probablement cette mesure.Echos de Partout Fred Dure he 11 est arrivé à Newport hier et il a immédiatement prévenu le gérant des Royals, M.McCafferty qu’il rejoint le club sans retard.Le Turf ENCORE DESCOMETS Jacksonville, 24.— Descomets a, encore une fois, eu raison de son champ.My Gal Eagle Bird et Grecian Bend ont fait bonne figure.Sommaire: Hère course, chevaux de 2 ans, 4 1-2 furlongs.— 1, Irish Town.112, Goose, 7 à 2, 7 à 5 7 à 10; 2o.Tilford Thomas, EN .Isinglass .Rock Sand .Bayardo ., Sceptre .La Flèche .Donovan .Pretty Folly Ayrshire ., Persimmon .Orme ., .AUX Domino .Sysonby .Colin .Kingston .Départs ANGLETERRE 12 21 20 on 24 21 24 16 9 18 11 17 17 13 16 18 22 11 14 1 1 1 5 3 2 2 1 11 8280,675 250,840 221,665 203,900 200.000 278,771) 189,965 179,500 175,200 165.600 - 1 ETATS-UNIS 25 19 2 1 15 14 2 I 15 15 \ 113 78 25 5 > 3 193,550 184,438 180.91: 131.820 Leclair.Morin et Dubue méritent que les Canadiens-français aillent les applaudir cette saison.Jubé qui jouait avec le Montréal l’an dernier est passé au New-York American.Torn Clarke, autrefois du Royal et qui figure sur l’équipe du Cincinnati, a été blessé dans une brusque rencontre avec un autre joueur, en pratiquant à Hot Springs.Joe AfeGinnity qui a invité le président Lichtenheim à un banquet le 20 avril, a été victime d’un accident d’auto hier.L’ “Ironman” est à l’hôpital, lo bras gauche démis.Les hippodromes à New-York- 40,000 EMPLOYES SUR LE PAVE New-York, 23.— T.a dernière décision du Jockey Club do New-York, de no Notes Sportives M.du Roure a donné mercredi soir, une très belle conférence à l’Uni-veisite Laval.Le conférencier avait choisi comme titre : La société et le romantisme.Plus on approche do l’époque contemporaine.plus il est difficile do reconnaître dans le mouvement lit terni -re une direction et une discipline.Les écrivains sont de plus eu plus indépendants de lu société polie et des salons, et sont en contact do plus en plus direct avec, lo public.On trouve cependant encore quelques salons où se perpétuent les traditions de l’ancien régime, mais leur influence, assez restreinte, est plutôt politique que littéraire.C’est le salon de Mme de Boigne, dont les mémoires, récemment publiés, ont révélé le caractère aigre et médisant, : c’est le salon dos Broglie, où Doudan réserve à quelques délicats le régal de la conversation raffinée : c’est aussi le salon de Mme Ancelot : et, il no faut pas oublier celui de Mme Swetchine, dont l’influence est surtout morale et religieuse.Mais le mouvement romantique échappe à l’influence de tout salon.Car le salon de Nodier, à l’Arsenal, est bien plutôt un cénacle, où les jeunes romantiques donnent libre cours à leur verve effervescente.Une femme cependant peut être regardée comme la Muse du romantisme, ("est Delphine Gay, qui devint Mme de Girardin.Avant do charnier les Parisiens par les chroniques du Vicomte de Launay, qu’elle écrivait dans le journal de son mari, la “Presse”, elle se fit une réputation justifiée de poétesse; plus tard, elle devint avec, succès, auteur dramatique.Ses relations très affectueuses avec Vigny, Lamartine.Hugo, Balzac, Gautier, George Sand, lui donnèrent sur les plus illustres de ses contemporains une incontestable influence.Quant à George Sand, elle subit, au contraire J’influence de, ceux qui 1 entouraient et refléta successivement les idées, les tendances do ceux auxquels elle vouait son admiration.D’ailleurs, c’est sous une forme de plus en plus subtile et impalpable que la société polie intervient, dans le développement des lettres françaises.Son dernier éclat plus brillant que durable elle le -jettera à la cour des Tuileries, sous Napoléon III.La concussion en Russie NOTAIRES TEL.MAIN 1859.Argent a prêter, créaucer.à acheter loyers à collecter, propriétés à vendre et à acheter, successions à a.' ‘rer, BELANGER &- BELANGER notai,,.Trust & Loan Bldg.30 Saint-Jacq-ies, Montréal.Résidence.240 Visitation.BAUDOUIN & BAUDOUIN.Notai-res.édifie,o “Trust & Loan’’, 30 rue Saint-Jacques, Tél.M.3240.Bureau du soir, 838, rue Huntley.Tél.Saint,-Louis 703.Règlement et administration do successions.Prêts sur hypothèque, etc.J.H.A.BOHEMIER.L.L.L.notalr» C.O.S., déménagé au No 30 r.S.-Jac-ques, édifice Trust iV Loan.TV1.M.7363.Résidence: 736 rue Huntley, Boulevard S.-Denis.Tél.S.-Louis 2571.Spécialité: Prêts d’argent et administration do successions.GIROUX, LUCIEN, NOTAIRE, édifice Saint-Charles, 43 Saint-Gabriel | Tél.Main 2785.Résidence 405 Duluth Est.Tél.’‘Louis 3585.A: -ut à prêter.__Réglement de •accession.181-1 LEMIRE, JOSEPH-E., LX.L., NO TAIRE PUBLIC, Chambre .12 Bâtisse du Crédit Foncier.Tél.Bell Main .',745.Bureau du soir, 196 Versailles, Tél.lell Up Town 1671.Prêts sur hypothèque#, règlement et administration de suecei-tibni.DENTISTES GENDREAU & GENDREAU, Chirur-gieus-Doutistes, 117 Saint-Denis, coin Dorchester, Tel.Bell Est 2916.Dr J.G A.Gendreau, Dr Conrad Gendreau.Dr.J.I70LIN, Chirurgien Dentiste, 637 ru* St Déni», coin Charrier, Tel E»t 76*.Consultation»: 1 h.à 6 hr».pjn.7’ HEURES a TOTONTO “ INTERNATIONAL LIMITED " (Le train le plus rapide du "‘anada) Quitte Montréal a 9 a.iu.tous tes Jour* pour Toronto et l'Ouest.QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR N T UK — MONTREAL ET TORONTO 9.00 A.m.7.30 p.m.9.45 a.m.10.30 p.m.Service d'eiégants wagona-buffeta, bu1ot| ©t bibliothèque sur les trains du jour eti nouveaux wagons-lits sur les trains de nuit.EXCURSIONS DE COLONS Billets d’ullei* et retour pour l’Ouesù canadien, VIA CHICAGO, en ponte les 4* ut 18 avril, les 2, 10 et 30 mai ; les 13 et 27 juin ; les IL et 25 juillet ; les 8 eu 22 août, les 5 et 10 sept., fit des pri# très bas.Prix Réduits pour les différents points de la Càte du Pacifique.EN FORCE JUSQU’AU 10 AVRIL INCLUSIVEMENT Passage simple pour colons de seconda classe do Montréal, via Chicago k Nelson.Vancouver, Victoria, Wesinina-ter, C.A., Seattle.Spokane, Tacoma, Wash., Portland, Cre., $47.70.San Francisco, Los Angeles, Sail Diego, Cal., Mexico City, Mex., $49.00.Prix réduits pour différents autres endroits.WAGONS-LITS POUR TOURISTES Quittent Montréal pour Ohicnao, le» lundi, mercredi et vendredi a 10.80 p.m.LUS disponibles pour l'accommodation des passagers ayant «les billets de pre.miCro ou deuxième classo, sur paiement d'uno somme nominale.Itaceordcmentl avec les trains ayant des chars de styl» semblable ,1 CMrèco.HUHHAU RICH BIT t.KTH T ., \ H.IJJ.130 rue Saint-.Tnrnues.TCI.Main 0005 04 nnre Ttonsventur*.CARTES D AFFAIRES De GASPE BEAUBIEN Inguniour Conseil.Bâtisse Liverpool London & Globe, Montréal.Tél.Mab 3814.209 2.ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien, 250 Kuo Saint-Paul Tel Bell Main.929.Autour de cette fameuse brochure PACIFIQUE ^CANADIEN Service de Toronto le Train da tl 0,45 P> m.es! Le Train de Nuit Favori Quitte Montréal plu» tard que tout autre truin et Ipn voyM^eur» arrivent riiez eux à Toronto» plus tôt.nouvmus et apaeleux \va^ou»-dor« totrs.pour l’équipeuient rieNquel* le C.H Bb est en renom, «iont »ur ce train.Le» train* pour la gare Union, Toronto* partent il *8.45 a.iu.et *10 p.m., —- J l oua les jours excepté lo EXCURSIONS DE COLONS Tous 1rs jour,, dimanche.Québec, 24.— M.1).Watson, imprimeur de Québec, entendu hier devant le comité doN comptés publics, a déclaré qu’il aurait pu publier la bro-| ohure “La Province de Québec.” pour : $1,600.D’un autre côté, M, J os.Mer-I cier jure que le prix payé par le gouvernement n’était pas assez élevé, et qu’il n’aurait chargé quo $5,153.MANITOBA, SASKATCHEWAN ET ALBERTA lies billets tir* et don 11111*1* et retour, so* rout vend us il«* Mnntrénl a Brandon, Mau.#87.OU Lethbridge.Alt.CL-.T Oultfary, Alla.13.AO Mauleod.Alt.U1.MI Deloraine.Mnn.87.73 Medirinellat Alt 42.25 Ldmonton.Alt.-13.5(1 Moosomin.Sus.87.75 iCstevfin, Sask.38.50 U opina.Sas.39.25 La co tn bp, AHu.13.50 \V inn i | leg, M au.; 3 .*» .50 et plusieurs autres endroits à dus pris égalaient bas.lions pour départ, les L 18 avril et chaque deuxième mardi justpi’nu 19 sept.1911 inclusivemcuit.Billets bous pour re* tour durant (10 jours.PRIX REDUITS F N l’OHCF M 10 AVRIL 1911 ni CT, ETS TIR SKCONDF, CHASSE POt G COLONS DE MONTREAL A VANCOUVER, VIC- ’ TORI A.SEATTLE, PORTLAND.ORE., NELSON, ROSS-T.AND.SPOKANE.SA -.T'KANCISCO.LOS ANGELES.SAN DIEGO, MEXICO CITY.Mex.droit» r^uil-s Pour plusieurs autres eu-» CHARS TOURISTES Quittent Montréal tous les jours, le dl» '““Pris, a 10.30 p.m.pour Win.lapes.Culffary, Vancouver et Seattle.* nï.P0_ur Ills: Wintilnee, *1.25, Cnlua* ry ÏG.i>.>.Vancouver et Seattle, Î8.r>0.TRAIN SPECIAL POUR EMPRESS quittera lu gare Windsor fl.8.25 p m jeudi.23 mars, se rendant directement,” débarcadère fl Salnt-Jean-Ouest > passagers de première et de seconde c i se ( ayant des billets de wagons-lits de première classa et de wagons-touristes t et qui doivent partir par C'Empress ot Ttrilain’' R.M.8.vendredi.21 mars.Des repus A la carte seront servis dans" le wagon-buffet après 7.00 p.m.BUREAUX DES BILLETS Sïm, nem» Telephone Mai, 8732-3783 ou aux gares Vigor ou da \Z rue Windsor.m $47,70 i $49.00 pou r dns- pas organiser de prochain forcera environ 1,000 ch, vaux à quitter l’entraînement et jette ra environ 40,000 employés sur lo pavé.Les grands turfmen locaux con- Le Montréal Snowshoe, du M.A.A.A.donnera son banquet annuel demain soir au Club House.Lo championnat amateur de boxe - -, .pour les Etats-Unis, aura lieu à Bos- ses pour l’été ton les 10 et 11 avril prochain.Les règles de l’A.A.V.seront en vigueur.FEUILLETON DU «DEVOIR' La Robe de Laine par HENRY BORDEAUX.4 Soit») Ce même joqr, elle réclama Dilctte pt’elle ne- gardait plus bien longtemps près d'elle, pour ne pas attrister ni attendrir nu delà de son âge une si précoce sensibilité.La fillette no voulait pas la lâcher, la regardait avec trop d’insistance, de trop près.—F.tnmène-la.me pria-t-elle.1! fallut presque faire violence à l'enfant.Quand elle fut sortie, Raymonde m’attira, comme pour uùe confidence: ^ — Promets-moi, dit-elle, de l’aimer sans diminution.(fw*"uo jamais lui préférer .Kilo h'arrêta, n’oj^nt aller , plus loin.Mais j’avais lu dans ses yeux., ¦’ — Raymonde, répondis-je désespéré, pourquoi me ; -.Her ainsi t Tu ne sais idone pas.tu ne sauras donc jamais que mon amour est maintenant égal au tien.File inclina la tête, comme si elle était prise en faute.—Je no puis pas de croire, mon ami, Et tout bas : • —Ce sera eau.File avait voulu me recommander notre fille pour l’avenir, pour le temps où je serais seul à la protéger, pour lo temps où je serais peut-être amené à trahir mes souvenirs.Et, dans mon impuissance à la convaincre,- je m’agenouillai devant clic, j’insistai de toute mon autorité.—J1 faut me croire, Raymonde.File posa la main sur mo.front.—Oui.dit-elle, je crois.• Et elle sourit, Ce fut Tw dertiière fois.Comment écrirai-je ce qui va suivre! Sa faiblesse augmentait : elle ne quittait plus sa chambre.D'elle-même, elle avait réclamé les derniers sacrements.Quand elle communia, je vis resplendir son visage si blanc, si pâle, comme s’il n’était que le vitrail derrière lequel une lumière brillait.Dans cette transfiguration, j’eus l’in-pression que Dieu était en elle, plus fort qu'elle si fragile, et qu’il allait i’emporter.Les jours s'allongeaient, serrant la nuit entre les lents crépuscules et les hâtives aurores.Le matin du vingt mai, il n’était pas cinq heures quand elle m’appela.Sa chambre ou je.la veillais était au levant et à travers les persiennes qui ne joignaient pas parfaitement, un rayon entrait.—N’est-ce pas encore le jour ?me demanda-t-elle.Elle était oppressée.Je pris sa main qui était moite.La fièvre no cessait pfus.Cependant je n’étais pas inquiet immédiatement.—Mais si, ma chérie, ne vois-tu pas le soleil J —Non.Ce “non” m’ébranla tout entier.Je la regardai : clic tenait les yeux grands ouverts, et les yeux cherchaient.Elio no voyait plus.•Failui pousser les volets, et par la fenêtre ouverte ce fut un flot de clarté, jusqu’au lit vers lequel je courus, aussitôt .— Ft maintenant ?—Maintenant ?répéta-t-elle comma s'il lui fallait un effort pour fixer son attention.î’uis elle parut se raffermir et nie ré- Le département de l’Agriculture do Québec donnera 8500 de bonus au Na- pondit : - Maintenant, mon ami.oui, je vois.File souleva les deux bras en avant, parut fixer un point que je ne devinai pas, répéta d’que façon plus distincte encore : —Je vois.Ft elle se laissa retomber.Une seconde, je crus que c'était pour reposer, peut-être pour dormir.Cependant, rempli d'une angoisse indicible, je me penchai sur elle davantage.Et je connus quelle donnait en effet, mais de l'étemel repos.“Cela est.si simple ", avait-elle dit.Je fermai les longues paupières sur l’invisible qu’elle avait vu.File prit tout de suite cette sérénité ineffable qui, dans la mort, immobilise lo plus pur de la vie, sa marque divine.Vaincu par tant de calme, je m’agenouillai par un geste naturel et je la priai.Sa douceur descendait, en moi, sa force s’exerçait sur moi, Un peu plus tard seulement, je rencontrai le désespoir, et tout ce forment de révolte qui lève en nous dans le malheur.Mais, lè, seul, quelques instants je fus tel qu’elle lo souhaitait.Quand Mme Mairieux et la femme de chambre m’avertirent qu’il fallait l’habiller.elles hésitèrent entre les dernières robes, blanc et or, bleu ot or, qu’elle avait mises en soirée.—Non, non, leur dis-je, pas celles-lè.F.t je charehai moi-même la robe de laine quelle avait (mur no» fiançailles Saint-Pétersbourg, 2-1 mars.— On apprend de source autorisée, que la démission do Stolypin, comme Premier Ministre, n été provoquée par des interventions officielles qui voulaient l’empêcher de poursuivre son enquête contre les dilapidations des fonds do l’armée, de in marine et du service civil.il paraîtrait que les révélations attendues menaçaient de mettre en cause des membres do la famille impériale et jusqu’au ezar lui-même, et qu’un jour j’avais méprisée.Le luxe l’avait meurtrie.Pourquoi la contraindre jusque dans la tombe 7 Flic était venue » moi en toute simplicité et je ne l’avais pas comprise.Et moi-même je l’avais brisée.On fut étonné de mon choix.- Laissez, dis-j.File aurait voulu celle-là.Nous ne devons pas la contrarier.O mon amour que j’ai tant, torturée, même morte tu portais en toi la poix que, vivante, tu tenais dans tes mains offertes.• •••»•••• • • • • • • • • * III LA FIGURE DF GF MONDE PASSE J ’avais passé la nuit presque entière à lire les deux cahiers que m’avait confiés Raymond Cernny.A peine, sur lo matin, m’étais-je étendu quelques heures.Sitôt levé, j’allai retrouver mon ami.Il était assis à sa table, ù la place où je l’avais surpris la veille.Mais combien je le trouvai changé! Au lieu de la surexcitation de la sombre ardeur qui le précipitait dans le chemin de la mort, nu lieu de la fatigue même provoquée par le manque de sommeil et la tension d’esprit, il montrait une telle tranquillité, un tel apaisement que je m’arrêtai, stupéfait, dans mon geste do compassion, Je l’avais quitté désespéré et il souriait.—Voici, lui dis-je en lui rendant ses Neuf hommes tués Pittsburg, 21 mars.—Un éboulement s’ost produit hier à la mine Hazel, appartenant à la “Pittsburg & Buffalo Coal Co.”.à/Kast Connensburg.Neuf hommes, dont huit étrangers, ont, été tués.On a pu, au bout do quelques heures, retirer les •cadavres.Trois des victimes étaient mariées et leurs corps seront renvoyés à leur familles.uotès: maintenant je vous comprends.Déjà, pourtant, je no le comprenait pius.Par une marche nouvelle dont la trace ni’échappait, il rétablissait entre nous In -distance que sa confidence avait paru supprimer.Je venais à lui, bouleversé par ma lecture, et, il m’accueillait avec ce détachement! J'aurais pu rapprocher sou attitude de lu dernière phrase de son journal, mais je n’avais pas atteint ce domaine où nous dominons jusqu'à la douleur.—Cela était si simple, me déelarn t il en sc servant des mots de Raymonde.Il n y r.vait qu'à dire la vérité.Et d’un peste, il nie désigna, devant, lui, les femoets éparpillés d’uno lettre qu’il n’avait pas encore fermée.Il avait dû écrire a Mlle Simone de R.Ses fiançailles de Reims étaient rompues.Il ajouta : —Fllo aussi comprendra, puisque c 'est In v que je n ’avais pes le droit de lui taire, qui la grandira elle-même, dût-elle par moi souffrir uu peu.Cela est mieux ainsi, Cette indifférence, qui sur le moment me révolta,était pareille à celui du chirurgien qui a reconnu la nécessité d'u ne opération.Je lui demandai.—Qu'aliez-vous faire?Il me regarda, un peu étonné de ma question, et je découvris enfin sut ses traits culte transfiguration dont lui-même avait été ébloui devant le.lit funèbre de sa femme.Un phénomème divin s'était accompli en lui, un miracle de cal- Borchard Monument National.3 avril, 50c X ,81.50.Billets en vente chez Ed.Archambault, mardi prochain.Ce journal est imprimé au No 71a, rue Saint-Jacques, à Montréal, paa “La Publicité” (à responsabilité Limitée).Henri Bournssa.directeur-srérant.me.un choix définitif.Je ne vois guèra qu’un terme de théologie pour exprimer toute ma pensée : il était en étah do grâce.Un religieux qui a prononcé des vœux perpétuels dans la joie do la certitude doit porter sur le visag» un semblable reflet de «a résolution.—Vivre, me répondit-il.“Vivre” signifiait pour lut “accepter”.I n long silence suivit, qu'il rompit avec ces paroles prononcée» plutôt pour lui-rnêmo que pour moi : —Quelle horreur contiendrait la mort de ceux que nous aimons si elle ne servait à nous améliorer ! N'avez-j vous pas vu qu' “elle” m’était donnée jpuur mon perfectionnement ?Dieu ! ! que j’ai mis de temps à le savoir ! I Depuis hier, je me suis rapproché d'el-; le, je suis heureux.File savait, elle, j que rien ne finit, surtout pas un amour comme son amour.Lo lendemain jiv quittai la Vierge-au-Bois, Raymond feriiay, désormais guidé par un souvenir tout-puissant, n’avait plus besoin de ma présence.,, J’nppris sa mort un matin par la journal.(A suivra) 816262 LL 6 ÏÆ DEVOIR, Vendredi, 24 Mars, 1911.FEU ! FEU ! FEU ! ETES.VOUS PROTEGES?Si non, ayez un boyau d’incendie.Nous en avons de toutes les sortes.D.K.McUREN, Limitée, 309-311 RUE CRAIG OUEST.Main 4904-4905.Le procès de A.J.Lemieux CALENDRIER SAMEDI LE 25 MARS 1911, ANNONCIATION.Lever du soleil : 5 h.50; coucher du soleil: 6 li.11).Lever de la lune : 4 h.01; coucher de la lune.0 1).31 s.DERNIER QUARTIER TEMPERATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hearn Si Harrison.10-12 rue Notre-Dame Est.R.de MESLE.Gérant Aujourd'hui.Maximum.15 Mémo date l’an dernier .55 Aujourd’hui minimum.3 Mémo date l’an dernier .28 BAROMETRE : 8 h.matin.30.50; Il h.matin, 30.54 ; Midi, 30.55.T/M TEMPS QU’IT.FERA: Beau et froid.CE SOIR SEANCES ET REUNIONS:-—TEMPLE DU TRAVAIL : Salle No 1, Union des Briquetiçrs.Salle No 2.Union des Plâtriers.Salle No 3, Union dos ouvriers en cuivre.Le plaignant, Ludger Laroge, sur la sellette.— Un d'objections coupe l’interrogatoire à chaque instant déluge AVIS Ceux de nos amis qui pourraient, à un prix raisonnai >, disposer des numéros suivants du “Nationaliste”, noua obligeraient beaucoup.S’il vous plaît en informer immédiatement l'administration du “Nationaliste”, 71a Saint .lacqnos, Montréal.1ère année:— No.2, daté 13 mars 1904.No 8, daté 21 avril 1904.o 9, daté 1er niai 1904.No 47, daté 22 in" or,.No 50 daté 12 février 1905.lièmo année:—- No 4, daté 17 mars 1007.No 5, daté 24 mars 1907 No 29, daté 8 septembre 1907.Mgr Stagni à Ottawa LE NOUVEAU DELEGUE APOSTOLIQUE AU CANADA ARRIVE A LA CAPITALE A MIDI VINGT MINUTES AUJOURD’HUI.Ottawa, 24.-.Mgr Stagni, le nouveau délégué apostolique au Oaua-la est arrivé pur le train du Grand Tronc, à midi vingt minutes, à Ottawa.On u'attendait l'arrlievôque d’Ailuila que le soir, aussi il n’y avait à la gare aucun personnage xadésiastique pour l’amieillir Seuls l’honorable l
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