Le devoir, 27 mars 1911, lundi 27 mars 1911
DEUXIEME ANNEE—No.71 MONTREAL.LUNDI 27 MARS,'fali UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS, » '«"l V1 ¦ TA AdùiMte, Edition Quotidienne H I ¦ " H H | ¦ H ¦ M B H , H H 71.RUE SAINT-JACQUES, Uljl/Ulxt ®a00 ^^HhI^bbI mÊmmk HF riflarBk wr administra ^, mùm» • Directeur : HENRI BOURASSÀ fA/5 C£ QUE DOIS / * DEUX COUPABLES MM.Fielding, Casgrain et Sifton sont des hommes de formation, d’origine et de tendances très différentes.Il est d’autant plus remarquable que, dans les trois discours qu’ils ont prononcés à Montréal depuis dix jours, ils aient paru tous les trois hantés par une commune obsession : le danger que peut faire courir à l’unité canadienne et au maintien du lien colonial l’évolution de l’Ouest.MM.Sifton et Casgrain voient dans un rapprochement commercial avec les Etats-Unis le moyen d’accentuer les principes de division qui naissent déjà des conditions géographiques et du caractère d’une partie des immigrants; M.Fielding riposte en fait que le danger serait d’opposer aux revendications économiques de l’Ouest une inflexible résistance.Mais tous trois reconnaissent plus ou moins explicitement qu’il existe là-bas une situation grosse de surprises et d’imprévus.* * # Grâce à M.Sifton surtout, grâce aussi à M.Fielding et à ses collègues, l’Ouest a été rapidement peuplé d’hommes de toute race dont beaucoup n’ont rien de commun avec les vieux éléments canadiens et ne connaissent rien de notre histoire.Ces hommes sont venus dans l’Ouest chercher une situation matérielle plus avantageuse, plus d’or et de liberté.Ils ne sont ni encadrés ni entravés par nos vieilles habitude^ ou nos liens de parti.Ils se grouperont suivant la nature de leurs intérêts immédiats et, comme les immigrants américains sont plus habitués que les autres à nos moeurs électorales, on peut être sûr qu’ils fourniront à ces groupements leurs cadres les plus énergiques et les plus hardis.Une force nouvelle se constitue donc dans l’Ouest qui différera essentiellement de toutes celles que les hommes politiques ont jusqu’ici maniées.Transplantés là-bas, arrachés à leur milieu naturel, aux circonstances qui les tenaient liés à tel ou tel clan, les immigrants des vieilles provinces eux-mêmes tendront à se grouper suivant des méthodes nouvelles.Qu’adviendra-t-il le jour où la politique dictée d’Ottawa semblera gêner cette population hétérogène, la paralyser dans une expansion qu’elle croira légitime ou lui imposer des fardeaux qu’elle jugera excessifs?« Les conflits d’intérêt, l’opposition de certains intérêts locaux avec l’intérêt général existent en tout pays.Mais la situation est plus dangereuse chez nous qu’ailleurs, parce que le pays est neuf, très grand, sans obstacles physiques qui le séparent de la république voisine, coupé au contraire en sections qui ont entre elles des rapports naturels moins faciles qu’avec les sections correspondantes des Etats-Unis; Parce que ce territoire immense est l’apanage de deux races distinctes, séparées par les croyances religieuses et dont l’une a, avec la majorité de la population américaine, beaucoup plus de traits communs qu’avec ses co-nationaux de langue française et de religion catholique.A tous ces motifs, créés par l’histoire et par la géographie, il semble qu’on ait voulu depuis dix et vingt ans, ajouter à plaisir de nouvelles sources de faiblesse et de division par l’extraordinaire façon dont l’on a entrepris de peupler l’Ouest et d’y amoindrir la situation de l’élément franco-catholique.MM.Fielding et Sifton, artisans de cette double politique, paraissent l’un et l’autre effrayés de ses conséquences.—Si vous permettez à ces gens-là de trafiquer plus librement avec les Etats-Unis, dit M.Sifton, êtes-vous sûrs qu’ils ne briseront pas la ligne frontière ?» —Si vous voulez les empêcher de faire leurs affaires, répond M.Fielding, craignez les consëqueifces.f Mais l’un et l'autre paraissent oublier que si l’Ouest avait été peuplé d'une façon normale, que si l’on s’était efforcé d’y faire la vie large aux vieux éléments canadiens et particulièrement à l’élément français—qui est d'instinct antiannexionniste, le danger qu’ils redoutent pareillement aurait été infiniment diminué.Fort intelligents tous les deux, habiles à démêler les questions d’affaires, ils n’ont pas su discerner et juger les forces morales.Par défaut d’horizon ou par sectarisme brutal, ils ont entravé celles qui pouvaient le plus énergiquement travailler au bien et à l’unité du Canada.- Us ont accepté et ils porteront l'un et l’autre une lourde responsabi- lité.Orner HEROUX.Fanatisme et parti-pris Nous aurons certainement des élections générales à brève échéances, car le Canada, longtemps dirigé ipar le député de Saint-Louis, M.Godfrey Langlois, devient subitement religieux et fait mine de défendre avec une ardeur totalement nouvelle chez lui, notre langue et nos droits toujours attaqués par les orangistes fanatiques.Son parti-pris lui fait commettre la bassesse d’écrire une série d’ar-tidles tous plus plats les uns que* les autres et qui ne seraient en somme que pitoyables et ridicules, s’ils n’étaient marqués au coin de la lâcheté la plus insigne.Pour se faire du capital politique et venir au secours de ses maîtres — ils en ont besoin par les temps présents—le Canada ne craint pas de fournir des armes aux adversaires de sa race, de sa langue et de sa religion en dénigrant stupidement et gratuitement de ses compatriotes.En date du vendredi, 17 mars, 1911, la feuille entretenue au taux de $15,000 l’an, publiait : “ Le réveil du fanatisme des loges de l’ordre de Guillaume d’Orange, depuis une couple d’années réveil qui ne se contente plus de protestations platoniques et de revendications académiques, mais qui attaque de front des problèmes actuels de notre vie nationale, pé-Htique, religieuse et sociale, ne s’est pas spontanément produit.“La provocation lui a *té évidemment fournie par la campagne nationaliste dans la province de Québec, que ce réveil a suivie de près, et le champ de son activité indique clairement que ce sont les réclamations intégristes du clan nationaliste qu’il a pour but de contrecarrsr.* ’ Los orangistes avaient-ils pour but de contrecarrer la campagne nationaliste quand ils s’alliaient à Thon, Clifford Sifton, collègue de sir Wilfrid Laurier, pour priver de leurs droits et privilèges, les minorités catholiques et françaises de l’Ouest ?Les orangistes étaient éveillés d us ee temps-là, il ma semble et s'"s continuent de contrecarrer la puitique nationaliste, e est que cette politique, toute de patriotisme, dé fi ml ms droits politiques et religieux et lu {neuve, c’est mon gros vtduin qui me la fournit eu éoriv.;it en date du lundi, 20 mars dernier : “La langue française, langue parlée par la majorité des catholiques canadiens, voilà l’ennemi pour l’orangisme “Au besoin, il fera alliance avec les catholique» de langue anglaise, voire même avec les Irlandais catholiques pour écraser la langue française”.Puis il ajoute naïvement, toujours dans le même article, que le programme des orangistes contient: “ LA GUERRE aux Canadiens-français qui ne veulent pas se laisser absorber ni convertir”.“LA GUERRE à l’école catholique qui perpétue le papisme en ee pays”.‘ ’ LA GUERRE enfin à toutes les tolérances, à toutes les libertés, à tout ce qui s’écarte de l’étroit idéal d’un calvinisme renforcé”.C’est ee programme orangiste qui, mis à exécution, contrecarre la politique nationaliste, dit le Canada”.C’est donc que les nationalistes combattent ee même programme?Pauvre voisin, il se prend de lui-même aux propres pièges qu’il tend ! ! ! Le Canada sait bien que, dans la province de Québec, ses déclarations n’ont pas de portée et ne seront jamais prises au sérieux.Le but qu’il veut atteindre, c’est de donner un semblant de raison à ceux qui combattent le nationalisme et veulent le faire disparaître parce que oe mouvement patriotique réclame liberté, égalité, justice pour tous, pour le fort comme pour le faible, pour le riche comme pour le pauvre, pour le catholique comme pour le protestant, pour l’anglais comme pour le français.Voilà l’oeuvre misérable que poursuit le Canada, journal du parti ministériel ! ! ! C ’est dégoûtant ! Tancride MARSH.40e aniversaire de rUnité Italienne Home, 27, — Des naïve» d’artilleries ont nnnoncé rette nuit, le commence-nieiifc du Jubilé de la fondation de l’Unité Italienne, Un craignait pendant ce» fête», une grève générale de» emphivé» de tramway», mal» h , IniércHMé» out décidé de reined* ¦*^ FEDERATION NATIONALE SAINT-JEAN-BAPTISTE BILLET DU SOIR La Sculptochevrémanie Les journaux nous ont appris qu’un riche industriel de Québec a résolu d’ériger un monument à Carneau, et que le sculpteur Che-vré a été chargé d’exécuter l’oeuvre commémorative.EncoreI Parfaitement, encore Ckevrê: c’est écrit.Qu’on statufie Garneau, à la bonne heure, et nous reconnaissons au riche industriel de Québec le droit de commander ce travail d’art à n’importe quel artiste étranger, fût-il Chinois, Russe ou Turc.Mais que le riche industriel de Québec nous permette de lui demander bien pauvrement s’il se fût cru déshonoré en faisant appel à quelqu’un de ses compatriotes sculpteurs afin de rendre hommage à Garneau, fils éminent du sol natal.Hébert est-il usé?Laliberté n’est-il bon qu’aux travaux de fantaisie?Le riche industriel de Québec pense-t-il que l’argent versé à M.Chevré encouragera nos artistes à perfectionner leur talent?Si ceux qui manient ici l’ébauchoir se carraient dans l’opulence, et, trop gras pour travailler, coulaient leurs jours dans l’oisiveté satisfaite, guettés par l’apoplexie brutale; s’ils se refusaient énergiquement à tout effort de la main et de la pensée, nous comprendrions que.craignant de troubler leur mol repos, on s’adressât ailleurs sans hésiter.L’exemple, venu de haut, porte ses fruits: ils sont mauvais.Lorsqu’il s’agit de vanter nos gens, les paroles abondent; elles coûtent moins cher que les gestes et n’engagent à rien.Vienne une occasion de réaliser ce que l’on prêche: adieu les beaux principes et les brillantes promesses! Les commandes vont au doux pays de nos pères, et nos sculpteurs restent ici à se morfondre dans l’espérance.On leur accords quelquefois de “petites jobs”; depuis un certain temps, les grands morceaux, qui les imposeraient à l’admiration publique, leur sont subrepticement enlevés.Nous n’en voulons pas à M.Chèvre : on l’a appelé, il est venu.Mais de l’avis des eontiaisscnrs, nous avons au Canada des artistes qui feraient aussi bien que lui.Quoi qu’il en soit, permettons-leur d’essayer au moyen de concours dont le résultat ne soit pas arrêté six mois d’avance, — au détriment des nôfres, naturellement ! ALBERT LOZEAU.Sur le Pont d’Avignon.“Le Canada” qui ne mentionne pins le nom de ceux avec, qui il fait de la polémique, répond à ceux qui réclament la responsabilité de leurs écrits qu'ils aiment à retrouver leur “état civil daus les gazettes”.— C’est que tout le monde n’aime pas à attaquer masqué!!!.et pour cause.Le Dr Henri Réland, M.P., de la Beauce, porte ombrage à Honoré Ger-vais: qui succédera à l’honorable la Gaffe?C 'est Adélard Lanctôt qui s’en mord les pouces d’avoir fait dans les peintures du gouvernement.Ou imprime les listes électorales.— C’est le signe certain de prochaines élections générales.La Commission Métropolitaine des parcs a remis à la prochaine session, son projet de loi.Maître Perron va trouver ça long.U faut “d'là bel’ argent” pour faire des élections dans tout le pavs pense Médéric! Aa bas le patronage municipal, clame le sénateur Dandurand.— Et le patronage politique?— Et la caisse noire?C’est avec anxiété que les frères suivent le procès Lemieux! -+- Les écoles d’industries On soumettra cet après-midi au conseil municipal un rapport des commissaires relativement au renouvellement des contrats do la Ville avec, les écoles d’industrie où sont hospitalisés les or, phelins.On demande l’insertion dans le contrat d’une clause autorisant la Ville à faire l’inspection dos écoles.-*- Pour Campbellton Le conseil munioipal, qui vient d'être autorisé à le faire par la Législature, votera cet après-midi une somme de 95,000 en faveur des sinistrés de Campbellton.- - Boyaux à incendie Les commissaires recommandent au conseil municipal d’acheter 9,000 pieds do boyaux à incendie à la Canadian Consolidated Rubber Co,, et 1,000 pieds à la compagnie Dunlop.-?- • Remerciements L'éshovln Emard proposera cet après-midi devant le conseil municipal une résolution de remarolenymti à la législature peur sou attitude au aujet du bill de la Montreal Tramway* Company, La Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste vient de publier une brochure de 150 pages sur les “Oeuvres Fédérées’’ ou l’“Action des Canadiennes-Françaises.’ ’ Comme le disait, je crois, M.Arthur Saint-Pierre, la Fédération n’est pas assez connue de notre population et l’on ignore trop son champ d’activité comme ses moyens d’action.Les premières pages de la brochure qui vient de sortir, pourrait être lues avec beaucoup d’avantages par ceux qui s’oc cupent d’oeuvres sociales aussi bien que par toutes nos ouvrières canadiennes-françaises.On y parle du but de la Fédération qui est de réunir dans une institution nationale toutes les associations de femmes qui comptent dans leurs rangs des canadiennes-françaises catholiques pour leur “offrir un milieu qui leur permettra de communiquer ensemble pour s’aider dans la vie, se développer et progresser sans cesse.” Les 24 associations, qui jusqu’ici se sont affiliées à la Fédération Nationale, se groupent sous trois genres d’oeuvres sociales distinctes: les oeuvres de charité, les oeuvres économiques et les oeuvres d’éducation.La Fédération est administrée par un comité exécutif compose d’une déléguée de chaque association particulière et qui forme une sorte’ de pouvoir législatif ; elle possède un bureau de direction permanent qui s’occupe des affaires de détail et de l’administration journalière.Les travaux de la Fédération se font par des comités permanents ou spéciaux soumis au contrôle du bureau de direction.La brochure donne en substance et quelquefois dans le texte, les con férences qui ont été données au cours de l’année par M.l’abbé Perrier, M.Orner Héroux, M.le chanoine Le l ’a illeur, Mesdames Béi-que et Gérin-Lajoie.On ne les lira pas sans quelque profit si Fou veut-se rendre compte de l’oeu vre sociale catholique dans les milieux actifs des ouvrières eana-dieunes-frànçaises.Les rapports des associatious charitables ne manqueront pas d’intéresser beaucoup les dames pa-tronnesses des oeuvres de charité et leurs protégés de toutes sortes; mais l’oeuvre par excellence de la Fédération, celle qui devrait pénétrer davantage dans notre société canadienne, c’est l’oeuvre des ouvrières.Les trois associations des .Employées de bureau, de magasin et de manufacture, qui se (partagent à peu près la classe laborieuse féminine, atteignent le peuple travailleur dans ses éléments constitutifs les plus délicats peut-être; mais les plus essentiels à son avenir heureux et prospère.Il ne faut pas oublier que les jeunes ouvrières d’aujourd’hui seront les mères de demain, et leur situation dai^s les bureaux, dans les magasins comme dans les ateliers est particulièrement délicate et pleine de conséquences pour l’avenir.11 y a ici un problème moral de la plus haute importance, et il nous semble—dans notre très humble opinion—que le but de la Fédération se porte surtout de ce côté et c’est là aussi que doivent se diriger le meilleur de ses énergies.11 y a plus encore, il s’est formée une “association des femmes d'affaires de Montrai,” affiliée à la Fédération et qui met eu contact ce que l'on pouvait appeler assez bien, je crois, le capital féminin et le travail féminin.Certes, ces deux grands courants de l’activité de la femme se rencontrent merveilleusement ici et il y a là ,une force et une puissance de renouvellement social, pleine de promesses.C’est le plus beau champ d’ac-tiou de la Fédération, et ce sera aussi sa plus grande force et la source do son influence prépondérante dans notre société canadienne.Par ses oeuvres de charité elle atteint la classe des déshérités, par ses oeuvres sociales elle prépare et façonne les foyers de l’avenir.Puisque nous n’écrivons pas ees lignes dans le seul but de faire des compliments; mais de faire voir les côtés pratiques et l’idéal élevé de la Fédération, on nous permettra de dire ici toute notre pensée.Jusqu’ici, il nous semble que la Fédération n’a fait qu’entrevoir le grand problème social féminin qui se présente à elle et l’on peut dire quelle a à peine mis le pied sur cet immense champ d’action sociale qui s’ouvre large et à plein horizon devant elle.Les premiers plans de campagne ont été préparés, elle devra les étudier dans leurs multiples détails— c’est sans doute son intention—et jeter les bases d’organisations nombreuses qui pénétreront dans tous les bureaux, dans tous las magasin» et dan» toutes les manufactures.L’Union fait la force.Pour cela, il n’y a qu’un moyen de réussir, croyons-nous, après que la Providence aura béni nos efforts et écouté nos prières, c’est d’organiser le système à base financière très solide.“L’homme ne vit pas seulement de pain;” mais il vit de pain aussi, il en est de même des oeuvres sociales.A ces quelques remarques, nous ajouterons la préface du livre que nous voudrions voir entre toutes les mains de ceux qui aiment notre peuple ouvrier qui est bien l’élément le plus intéressant et le plus sincère de notre population canadienne.“La Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste en publiant aujourd’hui ee recuil de nos oeuvres veut familiariser le public avec les travaux accomplis par les Oanadien-ues-françaises, faire aimer davantage nos institutions nationales, et prédisposer les esprits à les soutenir même au prix de sacrifices.” "Ce livre qui paraîtra chaqua année offrira à nos femmes d’ae-tion des indications précises sur le but et le programme de chaque association, sur l’époque des assemblées, le nom et l’adresse des principales dignitaires, etc.; toutes choses qui permettront à nos compatriotes de rester en relation plus intime avec les oeuvres de leur choix.” “Pour celles, encore très nombreuses, qui ne chehrchcnt que Foc casion de multiplier leur charité, elles s initieront, en lisant ce livre, à des besoins qu’elles ignoraient peut-être, et se porteront généreusement vers les oeuvres qui excitent davantage leur sympathie.” “Nous osons .espérer que ce modeste recueil servira de guide à Faction sociale dans notre ville.Sa riche documentation fournira un champ d’observation infiniment précieux à quiconque veut comprendre et soulager les .misères de notre société.” “Le Recueil des oeuvre fédérées non seulement, éclairera d’un jour nouveau l’état actuel de notre civilisation, mais, par les conférences religieuses ou autres qu’il répandra, il fera la diffusion de saines doctrines sur les problèmes contemporains.” “Espérons que le publie montréalais accueillera avec sympathie cette publication.” Jean PICARD.Retour du Lieut.-Gouverneur Quebec, 27.— Le président de l’Assemblée Législative, l’hon.Dr Pelletier, partira demain pour se rendre à Atlantic City.M.Pelletier accompagnera le lieutenant-gouverneur à son retour à Québec.On croit que le lieutenant-gouverneur sera assez bien rétabli pour revenir dans la vieille capitale au commencement d’avril et reprendre son poste à Spencer Wood.-—- Les veaux trop jeunes Le Bureau des aliments a opéré la semaine dernière, la saisie de 13,595 livres de veau jugé trop jeune pour la consommation, 12,345 aux abattoirs et 1,250 dans les marchés, boutiques et magasins à commission.-«- Le dégel Plusieurs centaines d’hommes travaillent depuis hier soir dans les rues à dégeler les puisards et à creuser des rigoles dans la glace do la chaussée afin de permettre l’écoulement des eaux qui menacent d’inonder nos nies.-+- Quasi centenaire dégoûté de la vie Pittsburg, 27 mars.— Joseph Buckingham un vieillard de 9,S ans, s’est excusé, ee matin auprès d’un groupe d’ainjs.venus pour lui présenter leurs félicitations à l’occasion do son anniversaire et, sans autres cérémonies est allé se pendre.-.- La picote dans la capitale Ottawa, 27.— Deux cas de picote se sont déclarés à l’orphelinat protestant.On a dû mettre l’institution en quarantaine et envoyer les deux malades à l’hôpital de l’ile Porter.Il y a ici en ce moment neuf malades.- Pour un parc public Le conseil municipal acceptera très probablement cet après-midi l’offre d'un terrain faite par la Fabrique de Saint-Sulpice.dans le quartier Mont-Royal, et l’offre de M.Prudhommo, notaire, qui met en vente, au prix de 85,000, un terrain avoisinant.La Ville réunira le» deux propriétés et en fera un parc public.- »- La Bibliothèque Municipale T.e* êéhsvîn» décideront, semble-t-il, cet après-midi, d’accepter de l’Ecole technique, l’offre de salle» pour l'Installation ds la bibliothèque municipale.LETTRE D’OTTAWA UNE JOURNEE PARLEMENTAIRE Ottawa, 26.—A la Chambre des Communes.Dans la grande salle des séances, les horloges électriques, silencieuses, marquent deux heures et demie.Près du fauteuil du président, des pages en livrée jouent aux marbres sur le tapis épais; deux ou trois se pourchassent d’une allée à l’autre.Un autre est à mettre en ordre les livres bleus.A son pupitre, un député d’une -soixantaine d’années, les cheveux gris, le teint rose, dicte des lettres à une sténographe brune, l’air ennuyé.Dans un coin do la salle, à son siège habituel, un représentant du peuple, le visage bouffi, les cheveux en désordre, s’est endormi, la tête ballante, et ronfle en paix.Pat les verrières coloriées, du soleil pénètre et trace une barre lumineuse sur un pan de muraille vert pâle.Au-dessus du plafond de verre dépoli, des lampes électriques luisent, une lumière douce et tamisée en descend dans la salle tranquille.Au dehors, dans les couloirs, quelques députés enlèvent leurs paletots et les accrochent dans des placards rangés au long du mur.Puis le chapeau sur la tête, ils allument un cigare et s’en vont lisant leurs lettres.Dans la salle des Pas Perdus, des huissiers galonnés répondent à des visiteurs à l’affût d’un politicien quelconque.Et des hommes de police, couturés de rouge, casque blanc à, pointe de cuivre doré sur la tête, gants blancs aux mains, montent la garde à l’intersection des corridors.Trois heures.Des appartements du président de la Chambre sort un groupe: le porteur de la masse, puis le sergent d’armes, l’épée au côté, le greffier et l’assistant-greffier dans leurs costumes d’une autre époque, et le président lui-même, coiffé du tricorne et vêtu d'une ample toge de soie noire.Ils entrent dans la salle des séances.Et la sonnerie des timbrés d’appel retentit dans les couloirs, au fumoir, à la chambre de lecture, dans la bibliothèque, au restaurant, chez les journalistes.Par toutes les portes, des députés entrent dans la salle des séances.Puis le président, la tête découverte, debout, lit devant les députés, debout eux aussi, et silencieux, la formule de prière d’ouverture.Une journée, il le fait en français, le lendemain, en anglais.Dans les tribunes, personne: le publie est exclu pendant cette cérémonie.Une dizaine de journalistes causent, près do la principale porte d’entrée de la salle, ou monte la garde, un vétéran des guerres de Crimée, la poitrine décorée.Ils attendent leur admission dans leur tribune.Un grand vieillard, droit, l’air digne, le menton glabre, une couronne de cheveux blancs débordant sous son chapeau, passe tout près d’eux, ils s’écartent avec respect et le saluent.Il fait un signe de tête et va son chemin.C’est Sir Wilfrid : il se rend à son bureau particulier, avant d’entrer dans la salle des délibérations.Un député à la barbe hirsute, le chef coiffé d’un feutre noir poussiéreux, et mâchonnant on ne sait trop quoi, passe près des correspondants, s’arrête, donne une tape familière à l’un d’eux t “Je.ne comprends pas pourquoi, dit-il, on ne laisse pas les journalistes assister à la prière; vous en avez pourtant aussi besoin que les députés!’1 Et il s’en va, le visage plissé de rire.“C’est la millième fois qu’on nous fait cette plaisanterie,” remarque un gros journaliste au visage rubicond.Et tous de s’engouffrer dans une porte étroite, soudain ouverte dans la boiserie.Le public entre dans les tribunes, les journalistes s’assoient, et, sur le parquet, quelqu’un se lève.C’eut un Anglais: il parle par saccades, d’un ton de voix4pre.Personne n'a l'air à le prendre au sérieux.On l’entend tout juste assez pour deviner qu’il propose une mesure défendant le paiement do pourboires.C’est sa manie, d’encombrer de bills inutiles, fantaisistes ou inacceptables l’ordre du jour de la Chambre.11 lui en soumet vingt, chaque année, elle en accepte un tous les quatre ans.Et il revient toujours à la charge.Un autre député, carré d’épaules, très grand, la tête entourée d’un halo nouveau genre,—un vaste chapeau de “cow-boy” —se lève, enlève d'un grand geste à la d’Artagnan sa coiffure étrange, et se plaint, d’un article de journal qui le concerne.C’est Glen Campbell, un type de l’Ouest, au langage pittoresque et parfois fort coloré.Si quelqu’un dit à son endroit ee qu’il estime une fausseté, il n’hésitera point à le traiter de vulgaire menteur, et l’inviter même à se mesurer avec lui en un combat particulier.Quand l’ouest canadien aura son Homère, il devra, donner une place à Glen Campbell chez ses personnages prodigues d’invectives et de défis retentissants.Quelqu’un soulève un point d’ordre.Le président do la Chambre, solennel, donne sa décision.On entend Sam Hughes maugréer d’une voix brève, à la militaire.‘ Sir Wilfrid Laurier sourit, dit un mot au greffier, l’assistant-greffier lit une dizaine de paroles inscrites au feuilleton, et la Chambre commence l’étude dos subsides.Le chef de la gauche, M.R.L.Borden, se lève, se passe la main sur le front, renvoie ses cheveux en arrière, d’un geste familier, et d’une voix, d’abord sourde, puis bientôt plus sonore, demande des éclaircissements au premier ministre sur un point particulier.Celui-ci se lève et répond d’un ton badin parfois, d’autres fois d’une voix un peu impatiente,—si la question l’embarrasse,—et la Chambre, ce court dialogue fini, s’affaise à la routine de la journée.Des députés en profilent pour s’esquiver à cet instant.Sans bruit, quelques-uns, munis de leur sac de voyage, courent vers les gares et vers les convois en partance.D’autres, bruyants, s’en vont, à la tabagie, charmer les heures ennuyeuses, en fumant une pipée de tabac “canayen" et feront se battre, en des duels interminables, le roi de coeur et le roi de pique devant des tas de fiches multicolores.Certains se fatigueront assez tôt d’un tel jeu, un peu sec; ils iront boire, au café du troisième, étage, des liqueurs ambrées.Dans la chambre seize, cinq ou six, en tête-à-tête avec des coulissiers intrigants, manigancent des entreprises hardies, signent des “round robins” en faveur de canaux auprès de quoi ceux de Mars sont de vulgaires rigoles d’égouttage, projettent des chemins de fer imaginaires, s’engagent à voter pour le bill de telle ou telle institution canadienne, commanditée par des capitalistes juifs de Paris et de Berlin, et récoltent des millions., .en Islande on en Patagonie.Dans la salle des séances, une quarantaine, épars de ci, de là, constituent toute l’assemblée.Sir Wilfrid Laurier, auquel un page apporte une carte, f nce le -arcil et s-.t de la Chambre: un fâcheux l’attend dans le couloir voisin.M.Pugsley, à, son fauteuil, signe des le’ttres, et rumine quelque réponse ambiguë, qui satisfasse un député curieux de la gauche, et n’engage aucunement son ministère.M.Rodolphe Lemieux cause de ses voyages, avec Médéric Martin qui l’écoute flatteusement.Et M.Oliver, le visage barré d’une moustache grise tombante, répond aux députés de la gauche, désireux de savoir pourquoi tel fonctionnaire de l’Intérieur reçoit un double salaire.Des pages traversent le parquet et, vont chercher un verre d’eau pour un député qui se prépare à faire un discours.Un projectile blanc décrit une trajectoire accentuée, et tombe devant un huissier assis près d’une porte de sortie.C’est une lettre, lancée par un député, et qu’un page va, porter en courant au bureau de poste tout proche.Deux Anglais causent, à gauche, le docteur Clark, de K^d Deer, et M.Congdon, du Yukon, deux des hommes les plus cultivés de la Chambre.Tout près, un colosse à l’air doux, M.Magrath, de Medicine Hat,—que la gauche désigne déjà comme le ministre de l’Intérieur clans le futur cabinet conservateur.Dieu sait quand!—écrit, des lettres on dhnne à la Chambre des renseignements sur l’ouest canadien, qu’il connaît d’un bout à l’autre, pour y avoir vécu trente ans.Dans les tribunes du public, peu de monde.Deux ou trois jeunes filles entrent en coup do vent, constatent le peu d’intérêt de la séance, et sortent aussi vite.Chez les journalistes, cinq ou six suivent le travail do la Chambre.L’un prend des notes, un autre lit les journaux, un troisième parcourt une traduction anglaise de Théophile Gauthier, deux causent assez fort, le dernier s’en va, un volume de Jules Lemaître dans sa poche.C’est une journée de repos.Six heures.Le président interrompt la séance, c’est l'heure du dîner.Les députés s’éparpillent dans les corridors.L’ascenseur en monte un* trentaine au restaurant.Les autres regagnent leur résidence, en ville, cl la plupart, à huit heures, sont de retour au poste.L’étude de» crédits sa poursuit sans encombre.Une dizaine lisent les journaux du soir.Des sages dorment à leur pupitre, derrière l’écran de la “Presse” ou élu “Globe”.Près des portes do sortie un ou deux se dissimulent pour griller une cigarette.Dans une tribune lointaine, seul un vieux mendiant, manchot et tout gris, forme l’auditoire.Le front posé à la barre d’appui, tout à faiv immobile, la chaleur de la salle où il cherche un refuge habituai, aux longues journées d’hiver, a fini par l’endormir.Tantôt, il faudra qu’un suisse le secoue doucement par l’épaule, pour l’éveiller.Et, jusqu’à minuit, la séance, monotone, se prolonge sans que nul incident ne la vienne Interrompre, Le travail de la journée fini, le président annonce l’ajournement nu lendemain, et sort.Brève sonnerie.Les rares députés présents se «e-coucnt, s'étendent les membres, prennent leur chapeau, sortent, enfilent leur pelisse et partent, dans la nuit calme.Les lumières diiparaisscnl, comme soufflées par une bouche invisible, une paix profonde s’insinue peu à peu dans les couloirs désertés, et, les derniers, des journalistes quittent le vaste édifice où demain la vie recommencera de bruire.Qiorm PELLETIER. t LE DEVOIR, Lundi, 27 Mars, 1911.On se taloche au Windsor Un* Commission ! Scolaire séparée Les partisans et les adversaires de la réciprocité apportent des arguments frappants à l'appui de leur cause.Discours de MM.Fielding, Ralph Smith et Sydney Fisher.LE CUBE CALLAGHAN EXPRIME L’OPINION QUE LA DIVISION S’IMPOSE t»oüR LE PLUS GRAND BIEN DES CATHOLIQUES DE LANGUES FRANÇAISE ET AN- GLAISE.T .os coups semblcntt à certaines per-sonnes pins éloquents quo lu discussion en matière politique.A tel point que dans la foule qui se pressait samedi soir sous la rotonde de l’hôtel Windsor, an argumenta poor et contre à coups do jointures pour établir l'excellence ou l’idiotie de Ja mesure réei-prociste.La police dut inlerveni’j'.|,a séance réciprociste a fait salle comble, itxee fieux ministres comme orateurs au programme.MM.Fielding et Fisher ont tour a tour expliqué la convention douanière nu point de vue des int.erérts de leurs ministères respectifs, et_ M.Ralph Smith, Je député de Nanaïmo,^ a cherché a concilier les faveurs de l'est manufacturier fü l'ouest agricole et à probablement donné les pm* solides arguments en faveur du projet.I a salle Windsor Hait remplie.J e lieutenant colonel McKay prcsiciait.M Fielding, ministne des finances, commence d’abord par relever les »««• oues-qu’il qualifie de gratuites^ que M.T.C.Casgrain a portées coirtre lui au" sujet de sa carrière dans la Nouvelle-Ecosse., II sc dresse sur un piédestal «le vertu civique et couronne assez hçurcii sèment le monument en disant que d’ailleurs s’il y avait ou la ,n‘,,nl< r0 \ éritc dans les affirmations de.M .Cas-grain.il semble étrange ffne la Nou-velle-Ècossc l’ait endure s, longtemp Au contraire, le public ne donne sa ecu x qui lui inspirent nfiance qu’à ifcommcnco à partrr de la réciproeé Dès les premiers mots ipi d t?”1 llt r cette question, la sidle manifeste division.Il y a plus de récdprocistes, evidem- maïs le groupe adversaire est "¦(lUrcux et ne perd pas une occasion attaquer l’arginnontatlon par une mie opportune ou par une de ces r;ii unen.eivts à bride-pourpoint qui tone rouler les échafaudages oratoires ies ,is solidement eenstt-uits.Montréal, eommu iné’tropole eouum':' lie.doit tout faire jimir conserver souveraineté, dit M- Fielding, mande si depuis longtemps déjà, tes 1)testations des fructictlltcurs de III lonibie no se sont pas tues, et des versa 1res crient nonj en jirf.teste euro Quand le ministre dit que les marauds de bois de eliaj-pentc ne coin-«ont plus la mesure douanière.Kt, parlant d’Ontario.M.Fielding que le mouvement antirneiproriste ns la province voisine, est partisan, que d'ailleurs dans nette province on ternit avec joie une résolution qui mit pendre Laurier.(Applaudisse- ments.) Plus tard on a demandé à M.Fielding pourquoi il ne consultait pas le peunle sur cette question.Notre linnu lier officiel répond vivement que le peuple votera plus tôt qu'il ne le eroil M.Fielding croit que le cabinet a nu mandat suffisant peur négocier ce traité, comme il l'avait pour toutes les questions qui intéressent la contédérn lion.11 liasse en revue les lettres de sir William Vau Home contre le mouvement réciprociste et le nom du grand financier provoque vue ovation.Pendent tout le temps que le ministre prend à réfuter la lettie de sir William, réfutation basée sur le Hansard et sur certains faits connus de notre histoire politique les applaudissements éclatent au nom de Van Horne.M.Fielding raconte l’histoire de la mesure douanière, et commence en l’an de grâce 1880 pour arriver jusqu'à au-jourd ’hui.Sir William prétendait, que depuis 70 le gouvernement n’avait plus de mandat pou' les mesures semblables et M.Fielding prend tout ce que les conservateurs ont fait en faveur de la réciprocité depuis.En 18S7.sir Charles Tupper disait que le gouvernement impérial et le gouvernement canadien faisaient tout en leur pouvoir pour tacher d’en arriver à une entente entre le Canada et les Etats-Unis nu moyen d’un traité de réciprocité.Et cependant, irir William Vau 11 orne prétend ou’après 1S70 personne au Canada ne désirait la réciprocité, alors que la Grande-Bretagne et le Canada étaient, en I.8S0 et 1887, en pourparlers pour établir la réciprocité En 18S,s, sir Charles Tupper se rendit à Washington pour tenter de négocier un traité; Sir Charles fit 'lue offre avantageuse aux Américains.Il offrait mémo des privilèges de nos pêcheries canadiennes.1 aurier propose un traité qui donne au Canada tousles nvmtages que Tupper cherchait à ob-lenir, mais sans -.uccès, et ne sacrifie pas pour les obtenir, nos pêcheries.‘ En 181)1, — nous gommes loiu de 1870, — une députation se rendit à Washington pour tenter de négocier un traité do réciprocité.L’offre faite était contenue dans le discours du tronc, où nous voyons que le parti conservateur ne ménageait pas ses efforts pour arriver à, son but; la réciprocité.” Kir John -Macdonald mourût peu de temps après avoir communiqué à la Chambre Je désir de voir son parti négocier un traité avee les Etats-Unis.Hes successeurs poursuivirent sa politique et continuèrent leurs efforts auprès des autorités américaines.En .1894.le gouvernement conservateur mit dans scs statuts un acte du tarif contenant uni- nouvelle offre aux Etats-Unis.En 1896 le parti libéral mit dans son programme la réciprocité, comme garantie de paix et tie prosper’ é pour notre pays.M.Fielding rappelle les paroles qu’il prononçait en 1897 sur la question de réciprocité: *‘ nous sommes prêts à négocier un traité avec, nos voisins, sur des bases honorables pour nous.Jri les Américains ne veulent pas consentir à nous donner justice, alors nous prendrons les moyens de nous trouver ailleurs des débouchés indépendamment de nos voisins”.Les libéraux poursuivent notre politique niutionale, disent les adversaires.Admettons que ce soit vrai, mais pourquoi les conservateurs s’en plaigont-ils si le gouvernement y a ajouté les éléments indispensables, qui font la prospérité du pays ?IL ’orateur imrîe des progrès du Canada, depuis IH9(i.sous le régime libéral, du chiffre énorme île nos importations et exportations, du courant ininterrompu de l’immigration.M.Fielding déclare que nos industriels ont tort de s’alarmer; leurs intérêts ont été précieusement sauvegardés; il cite de nombreux témoignages à l’appui de ses déclarations pour prouver que les conservateurs qui ont voulu se renseigner, reconnaissent que ce traité sera, un bienfait pour le Canada.JE .Fielding fait une longue revue des choses qui sont admises on presque totale franchise depuis des années et contre Je tarif desquelles on ne proteste que depuis deux mois parce qu’il a été question do réciprocité.Le tout sc résume une campagne étroite de parti.RALPH SMITH Ralph Snviâh député aux Communes nie que les fructiculleurs de la Colombie Britannique soient contre la' réciprocité car les fruits colombiens sont supérieurs aux fruits américains et ne doivent pics craindre la -concurrence et que d'ailleurs 1.-^ réciprocité commerciale ne doit pas être basée sur des avantages industrials particuliers, niais sur le bien général du pays; si nous ne pouvons pas exporter notre bois, ni notre charbon, comme le dit Sifton.nous ferons ainsi bien de construire une muraille autour du pays, et nous mouvrons en quarante-huit heures.Il eroât que des houillères de la Colombie sont les plus riches de l’univers et que si l’on enlève la taxe de SI par tonne ou pourra profiter î de l’immense marché des Etats américains du Nord et de l'Ouest.C’est le charbon d’ailleurs qui a fait la prospérité, de la province occidentale.L'accusation gratuite portée contre les rêeiprocistes touchant l’annexion est une calomnie indigne d’hommes .sérieux.M.Smith n’a.pas été tendre pour les gens du “Star’’ qu’il a accusés d'inconséquence dans leurs protestations contre les choses américaines alors qu’ils impriment, leur journal sur des presses et des linotypes américaines.M.SIDNEY FISHER L'honorable AL Fisher, ministre de l’Agriculture, a terminé la soirée en disant que la classe agricole favorisait la mesure nouvelle, vetto classe a compris ses intérêts et tient compte du fait que les ministres ont cessé leurs pèlerinages à.Washington, pour attendre les offres avantageuses des Yankees.M.Fisher passe en revue le tarif Payne et n’admet pas une politique de laisser faire.Les agriculteurs auront toujours intérêt à faire valoir leurs marchandises dans un marché rapproché.naturel et constamment ouvert.La soirée a été aussi mouvementée que la réunion .Sifton par moments et, sous la rotonde de l’hôtel, avant et après l’assemblée, il y a eu échange aimable de Hasardes.Cela n’a pas avancé la question.LE FAMEUX MILLIARD DES COMMUNAUTÉS Constituer une commisBioa scolaire pour les catholiques de langue anglaise de la ville de Montréal : telle est la nécessité qui s’impose présentement, a dit hier, M.l'abbé K.-E.Callaghan, curé de la paroisse Saint-Antoine.A la grande messe de cette paroisse, hier matin, M.Callaghan a traité de l’éducation en général.Il a fait l’éloge des commissaires d’écoles actuels de la Cité; mais il a ajouté, qu’avec la meilleure volonté du monde ils ne pou valent arriver à donner satisfaction, lus ont 55 écoles sous leur contrôle et leur tâche est devenue des plus ingrates.La seule solution au problème est la divi sion de la commission scolaire en deux: mie pour les catholiqueiS Canadiens-français; une autre pour les catholiques de langue anglaise.(Jette solution a été recommandée par la Commission Royale lors de l’enquête sur ies diverses municipalités scolaires de la ville de Montréal et, de la banlieue.L’abbé Callaghan a démontré que les catholiques de langue anglaise payaient .$127000 détaxés pour l’entretien dos écoles catholiques et qu’ils ne recevaient en retour qu’une somme équivalante à $60,000.Ces taxes devraient être distribuées plus équitablement et le seul moyen d’obtenir ce résultat est la séparation.I,e curé de Haint-Antoine s’est aussi élevé contre certains sectaires qui ac-oomplisent tous les efforts possibles afin de faire main basse sur les écoles do Ja province.L’orateur a cité plusieurs pays d’Europe où la tentative a été fructueuse.Il en est résulté un mépris général de l’autorité divine et humaine, le socialisme et l’anarchie sur une haute échelle.-f- Chez les Etudiants Enfin, 1.après force débats et contestations le Comité de Régie' des E.E.M.de Laval est définitivement choisi, •Tu sait que, l'élection du 11 mars ayant été contestée et annulée, les voleurs furent tous convoqués de nouveau £11 x urnes, et c'est samedi dernier , à 7 lus.du soir, que furent proclamés élus ceux que la voix populaire appelle à la direction de la faculté de médecine de Laval.M.Orner Francœur, qui avait gagné sa première élection avec neuf voix seulement, est réélu président avec une majorité d’au-delà do 20 voix, contre son second adversaire Mr.Dolor Beaupré.Comme les journaux l’ont déjà annoncé, MM.Indes Thibaull.vice-président.Louis •! anelle, conseille de 4ième F.Ferras, conseiller de Rièmc, Emery Lalonde, Maître de Chapelle, J.Godin, porte-drapeau, furent élus par acclamation dès jeudi dernier.Les charges les plus disputées furent sens contredit celles do Secrétaire-trésorier, et de conseillers de 1ère et de thème année.M.René Importe, candidat à la première contre M.Gustave Laçasse, se voit forcé par une vois— ô sort, voilà tes coup-s! - de rentrer dans la vie privée ainsi que M.Ernest Brault, candidat au poste de conseiller de 1ère, qui lors delà première élection, avait battu son adversaire AT.Arthur A asseur par une voix, et qui sc fuit rendre la pareille cette fois-ci— ô sort, voilà tes coups!.Quant à Al.Camille Gaudet—iterum gaudet!,.— il s’est maintenu au poste de conseiller de 2ième, avec une majorité de quatre voix contre sou second adversaire Al.Raoul Brault.Comme on peut le voir la lutte électorale a’ été très a'oharnée chez nos universitaires.11 ne reste plus qu’à formuler ce souhait : puissent les nouveaux élus montrer dans l’accomplissement de leur mandat autant de bonne volonté qu'ils ont montré d’ardeur dans la bataille qui vient de finir.afin do répondre dignement à la-confiance que leur témoigne l'électorat universitaire et aux espérances que l’on fonde sur le nouveau conseil des F.E.AL de Laval!.Boum à la Ka boum A la Ka mi xva vu.Carabins, soyons unis et la main dans la main, secondons vaillamment les efforts de nos nouveaux chefs ; “Près de toi, drapeau rouge et noir.“Nul ne trahira son devoir., “Autour de toi, tous réunis en frères.“Pour le plaisir nous sommes de nioi- ( lié.“Allons, amis, qu’on remplisse nos ( verres, “Et buvons-v le vin del’amitiél” G, L.Sec,-très.-?'- Le nouveau Cabinet Italien TOUS COMPTES FAITS.IL RESTE UN BENEFICE DE $6.000,000 AU GOUVERNEMENT FRANÇAIS SUR LA LIQUIDATION DES BIENS DES RELIGIEUX.Paris, 27.— Le Comité d’enquête dans l’affaire de liquidation des ordres religieux, vient de déposer son rapport.Il établit que le montant total réal Isé est de 90 millions de francs et que les frais se sont élevés à 60 millions, ce qui laisse un bénéfice net de trente millions de francs seulement.Cette di'r’.aration officielle a causé une profonde surprise, car ou se rappelle que les biens des communautés religieuses avaient été évalués à un milliard de francs.GRANDE ASSEMBLEE CE SOIR A L’ECOLE SALABERRY, COIN DES RUES ROBIN ET BEAUDRY, EN FAVEUR DU Rome.27.— La formation d’un nouveau cabinet italien n'est pas encore officiellement annoncée ; mais on croit que le nouveau ministère sera composé comme suit : Pi-emier ministre et ministre de l'Intérieur : Al.Giovanni Grolctti, chef du groupe socialiste.Travaux Publics ; Signor Sacehi.Instruction Publique: Signor Creda-ro.Finances ; Signor Facta.Marine ; l’Amiral Uattoliea.Guerre ; le Général Spingardi.Affaires Etrangères Marquis \.di San Giulinno.Justice: Signor Finocchiaro.Trésorier : Signor Abignento.Postes et Télégraphes : Signor R.ac celli.Cinq des ministres nehicls faisaient partie de l’ancien ministère.Dr DUBEAU -?- Véritable ouragan Orateurs: A.ECREMENT, M.P., Commissaire A1NEY, les éehovins CLEMENT, BRODEUR, TURCOT et Al AV RANI) AIM.RONDEA, RODIER et MARSAN, avocats,MM.E.MONTET, A.KELLY, Dr NOLÏN, A.G VERIN, H.JULIEN, D.LAFLEUR, .1.B.MACK, G.R.BRUNET, N.ARCAND, le candidat et autres, LA SALLE CONTIENT 800 SIEGES Ont signé le bulletin de présentation du Dr Dubentl: MM.Arthur Berthiaunir, Paul Galibert, Rodolphe Forget, C.E.Lecler;, N.P., Lttdger Gravel, Louis Philippe Hébert, Narcisse Gagnon, J.E.Houle, Louis Masson, Joseph Paquette, Dr F.de Martigny, T.Latolirelle, L.O.D’Argentourt, Dr.J.E.Prévost, Geo.Crevler, C.H.Laurier, N.J.Goldner, J.L.Gaudet, O.H.Massieotte, Win.Paterson, Dr J.H.Gervals, C.Bérardo, S.Robillard, AV.C.Black, L.N.Goulot, Delphi* Boucher, Théo.Trudeau, (’apt.E.Bourasea, A.9.Blsaonnetto, Antoine Kelly, Dr J.A.8t-Denis( Fernand Rinfret, Pierre Beullae, J.B.Dupuis, J.P.Coutlée, T.Poupart, D’.Mouette, J, E.Glackmeyer, Joseph Laurier, André Laporte, P.LéveilM, Elle Gauthier, G.A.Marsan, Pierre Leduc, Dr L.Franehère, J, Horace David, A.Harbour, Dr A.Gagnon, A.Poitevin, Jos Giassou, P, E.Dér.v, Dr J.Nolin, A, Poitevin, N.Hauthier, P.A.Gagnon, J.Bisailloo, A, Chrétien Zaugg.A.J, Lfuirenee, Dr A, Ricard, D.D.Montplaiair N.Foisy, P.H, Mailloux, SI.Middleton, T.Poirier, F, Payette, Jos, Archambault, L, Perrin, O.Garneau, E.Laper]#, Joe.Dubeau, H.Courteau, D.Allaire, Alp.Champoux, M.Pelle Her.J, Riendeau, D.Lomay, E.Blgrae, Alex, Janeoo, Ant.Gauthier, E, Blain, L E.Archambault, J.Lanjothe, Elle .Giaeeon et autres _ - ~ * Londres, 27.Depuis quaraute-.huit heures la tempête sévit dans Chenal Anglais et la neige mêlée de pluie, poussée par un vent violent désorganise complètement le sendee des malles et cauee do nombreux dégâts sur les côtes, Le vapeur “Finland”, arrivé à Dover samedi, a été Incapable de se rendre à Southampton avant dix heures hier matin.Presque toutes les communications par le téléphone et le télégraphe entre Londres et les côtes de Kent sont brisées.Le vapeur espagnol P et i ombre est en panne sur les rocher* de Neilly.-».Pour les lacs Toronto.27.— Lo Northern Navigation dépensera $600,000 pour la construction d'un paquebot plus rapide et plu» gros que le "Hamonie", pour le lervice de» lac», LA RUSSIE PRÉSENTE UN ULTIMATUM A LA CHINE Si une réponse n'est pas donnée d’ici à demain, le gouvernement impérial prendra les mesures nécessaires pour obtenir satisfaction St-Pétersbourg, 27.— L’ultimatum suivant a été transmis au gouvernement Chinois, samedi, par l’ambassadeur Russe à Pékin : “ Les récentes négociations ont convaincu le gouvernement impérial que le gouvernement Chinois tentait par ses réponses évasives de rejeter les demandes faites par la Russie, dans son mémoire du 16 février dernier.Par exemple le 19 mars, le gouvernement Chinois dans un mémoire donné au ministre Russe se rendait à nos demandes et acceptait que l’établissement d’un agent consulaire à Kobo no serait pas dépendant do l’introduction d’un tarif douanier ; d’autre part le gouvernement Chinois restait silencieux au sujet de l’établissement d’autres consulats tel que prévu par le traité de St-Pétersbourg.” “Hans ce mémoire il est prescrit, au sujet du commerce local, que les Russes seront soumis aux mêmes conditions que les Chinois.Ceci est uno violation dos traités, à l’exception du cas ou les Russes font le commerce en Mongolie et dans la Chiné Orientale relativement aux droits douaniers ou ] autres impôts.î “ Considérant le caractère absolu-I ment futile de telles négociations dans j lesquelles la Chine n’a cherché qu’à restreindre les droits de la Russie en faisant des allégations qu’elle retirait ensuite, ta gouvernement Russe se croit justifiable de mettre une fin à cet état de choses et il demande formellement au gouvernement Chinois, d’accepter tous les articles du mémoire du gouvernement Russe, du 16 février, en autant qu’ils sont conformes aux traités.Ce n’est qu*après avoir fait accepter ce mémoire que ta gouvernement impérial pourra entrer en négociations an sujet do l’introduction d’un tarif douanier et l’établissement d’un régime spécial pour ta commerce du thé et enfin pour la révision d’aucun autre article du traité de 1881.” “ J.e gouvernement Impérial attendra une réponse a cet ultimatum jusqu’au mardi 28 mars.Si, à cette date, il n’a pas obtenu satisfaction à son mémoire du 16 février il se reserve toute liberté d’action et il tiendra ta gouvernement Chinois responsable de tout retard.” Une traversée mouvementée QUATRE AERONAUTES VOIENT LA MORT DE PRES EN TOMBANT DANS UNE RIVIERE EN ALLEMAGNE.Cassel, Allemagne, 27 mars.— Le ballon Altcnburg a fait hier une terrible traversée et les quatre passagers qui ta montaient ont vu la mort de bien près .L’aérosta^ parti d'Altcnburg, dans la duché de Saxe Altcnburg, fut emporté par l’ouragan et, après avoir par-couru 150 milles, en trois heures, fut précipité dans la rivière Fulda d’où l’on put surveiller les naufragés de i’aiT, au prix de grandes difficultés.L’un d’eux est grièvement blessé.-f- John F.Gaynor est relâché New-York.27.— On vient de relâcher John F.Gaynor qui, avec son compagnon B.F.Greene, fut condamné à 5 ans de prison, pour fraude d’un montant de $2,000,000, dans tas contrats du Port de Savanah.Il était détenu dans la prison d’Atlanta.Géorgie.Le prisonnier dont l’extradition fit tant de bruit nu Canada, n’est plus que l’ombre de lui-même.-f- Boîte à billets pour tramways Ottawa, 27 — La compagnie des tramways électriques d’Ottawa, fait des expériences en ce moment avec une nouvelle boite à billets placée à l’entrée des tramways du genre “payer en entrant”.La boîte est partie en verre partie en acier.Le réceptacle est une large embouchure qui permet aux passagers de dêpaoser facilement et sans délai, les billets ou l’argent.Si l’appareil est satisfaisant, la compagnie l’adoptera.On dit qu’il est en usage dans plusieurs villes américaines, de même qu’à Toronto, ¦-*- Le Recital Borchard La vente des billets pour lo concert que donnera le célèbre pianiste français Bare hard au Monument National, ta 5 avril prochain, commencera demain nu magasin Archambault, coin SainteCatherine, près Saint-Denis.M.C.O.Lamontagne a déjà reçu de nom breuses demandes de billets et le public amateur fera bien de se presser s’il vent retenir de bons sièges.-?- L’hon.M.Beck se fait pompier London, Ont.27.— L’hon.M.Adam Bock, 1e président do la Commission Hydro-Electrique, a failli être victime d’un accident très sérieux, samedi.Un incendie s’était déclaré à la manufacture de boîtes de cigares dont M.Bock est le propriétaire.Celui-ci aidait tas pompiers dans leur travail lorsqu’il fit uno chute et se blessa légèrement ; il dut cependant se rendre cher, lui et abandonner la partie.Les pertes s’élèvent à $8,000.- Plombier en faillite Québec, 27.- M.Charles Yézina, maître-plombier do cette ville a fait session de ses biens avec un passif de ?5(>,000 et un actif de $40,000.Los créanciers sont en partie à Québec ; ; mais il s’en trouve aussi à Montréal.Toronto, Hamilton, Carle-ton Place et Sydney, N.E.L’hon.M.Fielding et les apaches Ottawa, 27 — Depuis que tas ministériels ont fait un cadeau de 8120,000 à l’hon.M.Fielding, celui-ci est supposé avoir ta gousset plus grassement garni qu’autrefois.C’est probablement ce qui explique que la semaine dernière 1e ministre des finances a été arrêté dans la rue Mehcalfe, à une heure du matin, et ses poches ont été fouillées.Flics étaient pleines de promesses par tas dimensions, mais vierges d’argent.On a donc permis au ministre de continuer sa route sans encombres.M.Fielding est convaincu que le faux apache n’était qu’un intéressé qui pensait saisir des papiers importants qui se rapportent à la question de réciprocité.Quoiqu’il en soit, depuis la nuit de l’attaque, ta gouvernement «aie un détective qui a la garde du corps du ministre des finances.T.e soir après l’ajournement dos séances.AI.Fielding est confié à la garde, du détective, et conduit chez lui en sûreté.-—4- Les maîtres de postes à Ottawa Ottawa, 27 mars.— L’IIon.Rod.Lemieux, ministre des Postes, a reçu samedi, une délégation comptant anc quarantaine de membres de 1’“ Association des maîtres de Postes du Canada.” Introduits auprès du Ministre par le député M.J.G.Turriff, ces messieurs lui.soumirent tas demandes suivantes: Augmentation du salaire minimum, dans les bureaux ruraux, de $35 à $50 par mois, que la commission sur la vente des timbres soit portée de 50 à 60 pour cent.Augmentation de l’indemnité de logement, proportionnellement aux fournitures requises pour 1e service du bureau.Ils ont aussi reclame un système de classification pour tas bureaux des mandats afin de rendre la promotion possible.M.Turriff a, de plus, insisté pour obtenir v.n meilleur service postal poulies journaux.AI.Lemieux a promis d’examiner avec soin ces réclamations.-1- Frappé à mort par un tramway t ors dix heures samedi soir, un tramway de la Compagnie Park and Island a frappé mortellement un homme à la traverse de la Deuxième Avenue, La-chine.D’après un reçu trouvé sur la victime, on croit que c’est un nommé F.Fisher.Fisher portait aussi sur lui un billet d’enregistrement d’une valise qui a dû arriver à la gare Bonaveu-ture.On ouvrira cote valise et on es père par là établir la parfaite identité de la victime.Celle-ci a été transportée à la morgue.-4- Tué par une locomotive Un nommé Orner Côté, âgé do 25 ans, résidant à Québec, a été frappé, samedi, par une locomotive de la compagnie ! du Grand-Nord et tué instantanément.I Côté marchait sur la voie ferrée et allait atteindre 1e parc Terminal lorsque l’accident se produisit.Le corps de Côté a été transporté à la morgue.-»- Accident de tramway En descendant d’un tramway en mouvement, dans la rue Saint-Antoino près de la rue Glen, hier soir, Henri Yiau, 42 ans et Armand Ménard, 26 ans, sc sont blessés assez grièvement Ils furent relevés et conduits à, l’hôpital Western.Ménard a pu retourner chez lui après avoir été pansé.Yiau garde le lit.On croit qu’il a le evflne fracturé.qUARTIER LA FONTAINE Candidat Populaire L.A.LAVALLEE, C.R.COMITE: 483 RUE ONTARIO EST TEL.EST 1509 Votez pour celui qui s’est tant dévoué pour l’embellissement du quartier La Fontaine «tqui a Até l’initiateur _ du mouvement du “Plus grand Montréal”, La ville de Montréal compte aujourd’hui parmi les plue grandes villes -de, l’univers par sa population.PETITES ANNONCES AGENTS FINANCIERS PANNETON & GARIEPY.agents financier», 30 Saint-Jacques.Edifice Trust & Loan, Maiu 1002.— Prêts d’argent sur hypothèque, achat de billets, créances, assurances.Règlements de successions._____ FORGERON On demande immédiatement bon forgeron, avec petit capital, pour partir boutique de forge à 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bons sens, après avoir cité cet étonnant passage.La conclusion de tout cot expos-esl claire: c'Vst que l'homme est impuissant A, constituer une véritable règle morale eu dehors do la foi.La raison humaine ruine les systèmes édifiés sur le sentiment et d’ailleurs leurs propres excès les condamnent.Mais la raison elle-même ne peut rien construire qu'elle ne renverse oneoro plus facilement.Isa faire juge en dernier ressort, c'est instituer l’incohérence et l’anarchie là où il faut l’ordre et la certitude, car l’action demande une règle sûre et inébranlable.La raison pourrait-elle prouver avec certitude que l’homme eut libre fer nous voyons que de plus en plus les philosophes incrédules, inclinent au dé-g dans les plsu grandes pa riatr dada terminisme, c'est-à-dire à la.fatalité) qu ’elle sera it incapable de préciser les devoirs de l’homme daos les diverses circonstances do la vie.Et pourrait-elle établir un code assez complet que son impuissance éclaterait encore mieux à.lo faire observer, Uar, il ne suffit pas de déclarer: cela est beau, cela est bon — pour le taire accomplir; si nous ne sommes obligés qu’envers nous mêmes ou envers l’humanité, et si d’autre part l’individu ni la collectivité n’ont de- valeur éternelle, il sera toujours plus agréable — et même plus raisonnable y- de faire ce qui.plaît, ce qui est utile a soi-même, que d’accomplir des actes de dévouement et des sacrifices réclamés au nom d’un idéal vide et trompeur.En d autres termes, ce sera toujours: la morale du plaisir qui aura ’?dernier mot; et.vouloir refuser de suivre ses douces lois, c’est vouloir être dupe.La religion chrétienne seule peut, éle-yerl homme au-dessus de ses tendances intérieures, l’amener à sacrifier ses pas-sions égoïstes et le faire réaliser cet ideal I amour embrassant l’huma-nite entière que la raison elle-même, lui montre comme le but suprême de J action.En effet, elle lui propose un code de dç\ ous établi sur 1 idée de responsabilité et elle In lui impose au nom dune autorité souveraine et vivante qui en est, la législatrice et qui en sera le juge.Lu raison humaine peut se rendre compte du bien fondé de scs prescriptions, mais no les ayant pas faites, elle ne peut les défaire.et alors môme (pie l’utilité pratique de quet-qu une lui échappât,elle oe se sent pas le pouvoir de l’abroger.Le système entier reste ferme, stable et non point soumis aux variations et aux dérai-sonnements de l’esprit humain.Les relations de l’individu avec sa famille et avec la société sont réglées avec netteté et précision : un idéal lui est présenté auquel il doit conformer non seulement ses actes, niais ses pensées et ses elésirs.Les sacrifices réclamés inutilement par la’ raison humaine toute seule, le chrétien trouve en sa croyance la force de les accomplir car il croit qu’il a une âme immortelle, que cette âme recevra selon ses œuvres, qu’il devra expier en cette vio ou en l’autre le mal qu'il a commis et que rien ne sera perdu de ce qu'il aura fait pour l'a-, moiir de Dieu.La supériorité de la morale chrétienne n’est pas seulement théorique, elle est démontrée par l'expérience.Le niveau d’un peuple monte ou baisse suivant le progrès ou la décadence des idées chrétiennes.” Il esl une règle que j'ai constamment vérifiée déclarait dernièrement un sagace observateur.Paul Bourget, il est, une règle qui ne souffre pas d'exception.Partout où le christianisme est vivace, les moeurs «e relèvent, partout où il languit, elles s’abaissent, ("est l'arbre où fleurissent les vertus humaines, sans la pratique desquelles les sociétés sont condamnées à périr.On démoralise un pays en lui arrachant.' la foi, en le déchristianisant on l’assassine.Si c’est la vérité qui nous fait vivre, n’est-ce pas la meilleure démonstration de la vérité du christianisme e+ de la dévinitê de sa morale ?AU GËSU LE R.P.BOURGEOIS S.J APO-SToPA DE LA PRESSE De la bouche d'orateurs éminents qui ont bien voulu, durant les fêtes inoubliables du dernier Congrès Eucharistique.se faire auprès de nous les véridiques interprètes de la pensée française; de la bouche aussi de centaines de nos coreligionnaires de France émigrés depuis quelques années sur nos plages, nous avons entendu A maintes reprises qu’il ne fallait pas confondre la véritable France in tille aînée de l’Eglise, avec la France gouvernementale, la France impie, celle qui pille les manas-tères et crochète les temples du vrai Dieu; qu’il fallait distinguer l’âme chrétienne do la majeure partie du peuple français, d’avec l’esprit judaïco-maconnique des misérables qui président haineusement, à ses destinées.A chacun son dû. irroligiense cl neutre.Montrez pour la mauvaise presse la : miiio aversion que les ennemis de l’Eglise manifestent pour la bonne.Où -o:J les libres penseurs qui s’abonnent 'i .nos bons jouriaux catholiques* Vous • es chercheriez en vain.Ils no sont pas.11! pourtant le nombre est grand des catholiques de notre ville qui fout lenr leciurc assidue do certaines feuilles à Failure plutôt anticléricale et nu ton frondeur, qui s'abonnent à ces feuilles, les font circuler, et cela sans aucun scrupule ni remords.Quel malheur, mes frères, si au lieu de la combattre et de l'éloigner, nous nous faisons ainsi les soniiens et les propagateurs d'une presse qui ne vise qu'à corrompre les esprits ol les coeurs! N 'est-ce uns fournir des munitions et tes armes à l'ennemi f N ’est-ce pas lut prêter main forte dans sou action do vostatrice sur les âmes* N oubliez pas, mes frères, que c’est 1 argent, de ses abonnés et de scs lecteurs qui fait surtout vivre le mauvais journal, la» vrai moyen de le détruire est donc de lui couper les vivres.Si chaque catholique remplissait ainsi son devoir, ia mauvaise presse ne tarderait pas à mourir ; surtout si elle avait élu domicile dans notre catholique province de Québec.Uroyez-en l’affirmation d'un libre-penseur qui écrivait en KK17 les lignes que voici : “Dans cette Province les journalistes do langue française se sentent bien capables de lutter un, deux ou trois mois peut-être contre l’autorité ecclésiastique : mais passé ce délai, l’Eglise finit toujours par l’emporter ; son insistance ne «e lasse point ; cependant que la feuille récalcitrante meurt lentement, faute de lecteurs.” Remercions Dieu, mes frères, de ce que* le comité de vigilance de nos zvé-ques n'est uas un faible flambeau à lumière vacillante et intermittente, maie un phare lumineux dont lae rayon» continu* éclairent l’intelligence d* notre peuple, et le mettent efficacement en garde contre las perfide» attaque* d* tou* le* coriaire* d* 1» pensée.La voix de nos Pasteurs est entendue.I* ciel en soit béni ! Maïs nous, de notre côté, n'attendons pas, pour bannir de nos demeures les mauvais journaux et les mauvaises revues, qu’ils aient été condamnés nommément par l’autorité ecclésistique ; mais, obéissant à 1» voix intérieure de notre conscience, et prévenant les décisions de l’épiscopat, refusons dès le principe de prêter le plus minime appui à toute feuille que nous aurions surprise à porter une atteinte même indirecte à l’honneur de notre Mère, la Sainte Eglise Catholique.Le Dieu des combats veut que nous luttions contre la propagande des feuilles hostiles à l’Eglise, en organisant de notre côté une active propagation de la bonne presse.Fette volonté divine nous était rappelée, il y a quelques années, par l’illustre prédécesseur de Pie X : "De même, écrivait-il, que c’est la tâche de la presse catholique de mettre à nu les perfides desseins de l’impiété ; de défendre et de promouvoir les oeuvres catholiques; — ainsi c’est du devoir des fidèles de soutenir la bonne presse, non seulement en refusant ou en retirant toute faveur à la mauvaise, mais en concourant aussi, directement, chacun dans la mesure de ses moyens, à la faire vivre et prospérer.” Ce concours des fidèles à l’action bienfaisante de la bonne presse, concours que Léon XIII n’a fait ici qu’indiquer d’une manière sommaire et en passant, consiste surtout dans le recrutement des abonnés.Le premier abonnement à fournir est tout naturellement le vôtre.Trois dollars par an, cela revient à un sou par jour pour le soutien do la bonne cause; à un sou par jour pour apprendre l’exacte vérité touchant les faits divers qui s’agitent journellement dans le monde entier ; A.un sou par jour pour coopérer constamment, pour votre part à l’immense action éducatrice et, sanctificatrice de la bonne presse.Refuser la faible contribution qu’on vous demande serait méconnaître vos intérêts les plus sacrés.Ne m’objectez pas, mes frères, le manque de renseignements suffisants de la bonne presse.— Je vous répondrais tout simplement : non.Les bons journaux, c’est la clientèle des honnêtes gens, c’est la vôtre.Ce qui manque à ces journaux ce sent des lecteurs chrétiens avant tout ayant le journal de leur opinion, plutôt que l’opinion de leur journal.Ce qui leur manque encore ce sont des lecteurs apôtres, des propagateurs de la bonne presse, de ces zélateurs inlassables qui cherchent à multiplier le nombre '’es abonnements, et qui passent aux âmes trop hésitantes le quotidien Je leur choix qu’ils ont lu eux-mêmes attentivement et médité.Notre nation canadienne, personne no le nie, s’est formée et n gr.wii sous l’influence chrétienne : iss hautes aspirations.les fortes vertus du christianisme l’ont pénétrée, pour ainsi dire, jusqu’aux moelles.LA est le principe ' profond de sa vie et de sa force.Eh j bien, mes frères, concluez avec moi qu’elle mourrait de l’abandon de ce principe vital.Concluez aussi que ia mauvaise presse ne cherche lias autre chose que sa mort : que le salut enfin de la nation repose sur son ¦nergique obstination à repousser les empiètements de la mauvaise press»;, et à encourager la diffusion de la bonne.- Spécialistes en Pianos Automatiques Afin de fournir un plus grand choix à sa clientèle, la Maison Pvatte a eon clu des arrangements avec une grande fabrique Américaine par lesquels elle peut vendre un bon piano automatique de 88 notes peur $400.00.A la Maison Traite rons «’êtes pas obligé de marchander pour faire réduire les prix de moitié; 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Allen, serrefrein : Pullen, mécanicien : MacC'hristy, serrefrein.Le verdict de l’enquête dit que Kimball et.Burgess sont morts dans la collision, dne au train de l’ouest qui avait outrepassé ses ordres.Allen et Al acC'hristy ont été exonérés.-.-41- Le concert Héraly C'est mercredi soir, le 2D courant, A la salle Y.Al.C.A.qu'aura lieu le concert organisé par le professeur F Héraly, S'il faut on juger par les ar listes au programme, le concert sort' un grand succès.D’abord nous en tendrons le professeur Héraly dan.1 plusieurs morceaux de clarinette puis M.Paul G.Ouimet, baryton so liste de la chorale St-Louis de Fran ce.chantera plusieurs jolies romances enfin un pianiste âgé de M ans, A1 Wilfrid Pelletier, démontrera que la valeur dans l’art musical, n’attend paillon plus le nombre des années.Fi jeune Pelletier est un virtuose en hcr bc qui surprendra agréablement son auditoire.-4- Treize personnes périssent dans un naufrage Vancouver, 2".— Vendredi dernioi !e vapeur “Sechelt” a sombré avec tout son équipage dans lee détroit* de Juan d* Fuoa et treize personnes ont péri.Le vaisaeau contenait 81 personnes à son départ de Victoria; maie à son arrivée à William Head, dix-huit réfutèrent de continuer le voyage à cause du gros temps et débarquèrent; les autre* périrent tout dana le naufrage.Parmi lea morts on mentionne le Rév.W.J, Burns, et sa femme; J, S, Hen-derion; !* capitaine James et l’ingénieur II, Voung; lea autre» sont 'lee Italien» et dea (trees.La Belle Voiture •f.f.fv Voiture de Tourisme Modèle Franklin “ M ” “UNE FOIS QUE L’ON A LA FRANKLIN, ON NE VEUT PLUS QUE CELLE-LA'’ Ces mots s’appliquent à tous les propriétaires d’une FRANKLIN.Et le nombre de* ceux qui continuent à faire usage de la FRANKLIN d’année en année est plus considérable que le nombre des propriétai-*es de machines de n’importe quelle autre marque.La raison de ce fait, c’est que les voitures FRANKLIN sont , ,, , RECOMMANDABLES, CONFORTABLES ET ECONOMIQUES Voiture de Tourisme, Modèle “G”, 18 C.V.$2,600 Voiture de Tourisme, Modèle “M”, 25 C.V.$3,500 Voiture de Tourisme, Modèle “D”, 38 C.V.6 cylindres, $4,500 Voiture de Tourisme, à 7 passagers, Modèle “H”, 48 C.V.6 cylindres, $6,000 THE MOTOR IMPORT COMPANY OF CANADA, LIMITED AUTREFOIS THE WILSON BROS.MOTOR COMPANY LIMITED ENTREPOTS : Edifice du Forum, angle de la rue Ste-Catherine Ouest de et l’avenue Atwater.Montréal, P.Q—Tel.Up.2600—Raccordement Privé.Si vous voulez vous former une opinion impartiale sur les hommes et sur les faits, -—— LISEZ- LE “ DEVOIR ” -4 de mille.— lo liai bridge, 7 à 10; 2o lîeleigh, 1 à 2; Alfred The Great.Temps, 1.12 4-5.-Dème course, 5-8 do mille.— lo High Brow, 10 à 1; 2o Gold Mine, 6 à 5; 3o Duval.Temps 1.01 4-5.âième course, 1 mille 116.— lo Console, 7 à 2; 2o Gov.Gray, 3 à 2; do Aylmer.Temps 1.47 1-5.6ième course, 3-4 de mille.— lo Parkview, 13 à 5; 2o Eye White, 16 à 1; 3o Amoret.Voici la liste des inscrits dans les courses de lundi après-midi: Hère course, chevaux de 2 ans, 4 fur-longs.—- Pliant, Lady of Palms Moi-sant, Fire Ball, 115; W.H.Ford,' Prince Chap, Worth Traymore, 113; Colec-ter, Saucé, Yankee Lotus, 115; Eaton, Mineo Jimmie, Chief Jackson, 118.i’ième course, à réclamer, chevaux de 31-2 ans et plus, 5 furlongs.— Chop-tznk, Apossionat, 96; Guns Hill.98 : Florrie Bryan, Ortara, Lydia Lee, Danish Girl, Ruby Knight, Myrtle, Marion 99; Mason, Dick Baker, Peep Shot, Blossom, La Eeibella, Allonby, 100 ; Narnoc, .1.V., 112.3ième course, chevaux do 3 ans nt plus 6 furlongs.- Miss Nett, 96; Scrimmage, Premier, 98; Babler, 101 : The Royal Prince, 102;' Milton B., Sandrian, -04: Dr Holzberg, l$6: Ida May, Calln, Dolly Bulman, Boca Grande, Frank Purcell, 110.4ième course, bourse, chevaux de ans et plus, 1 mille.— Ella Bryson, 98; Barney Ignoe, 103; Billy Valider ver_ 113; Tom Hayward, Plate Gass, Friend Harry, 109; Live AVire, 112.üième course, à réclamer, chevaux Je 4 ans et plus, 5 1-2 furlongs.— Tnfe:- no Queen, English Esther, 101: FToral Queen, 105: J.B.Robinson, Dureget, Voltaire, Starboard, Donovan, 106 ®oldec Pearl, Jacobite, Alarms.107 ¦ Night Mist, 108: Rock Castle Sin IH)11'’ -Aust-ic Sturtevaut, , 6ième course, à réclamer, chevaux de 4 ans et plus, 1 mille 1-16.— Grace Kimball, 101 ; Galley Slave, 102; Bean Brinnmel, 106: Pedigree, 107: Captain Swanson.109; Royal Report M0-,)r Hark ley, • Golden 'Castle, 111;' Von La er.112.Les QuiHes LA FIN DU TOURNOI AU PALACE.— J.SUTHERLAND OBTIENT 788 POINTS.— LES CKE8EXTS GAGNENT LES.HONNEURS.— LE NATIONAL DEUXIEME.— LES RESULTATS.Le tounoi de quilles du ‘‘Palace” commencé lundi derüier, s’est terminé hier, d’une éclatante façon.J.Sutherland.du Colonial en est sorti vainqueur avec trois séries : 242, 257 et 289—qui donnent un score do 788.11 a fait 10 “strikes” consécutifs.Le Crescent a gagné les honneurs comme club.Le National s’est placé bon deuxième.Résultat final : EQUIPES DE 6 SOMMES; CLASSE “A”.Crescents.W.A.Bryson .172 168 380—520 F.Harteorn .158 178 224—560 M.Morrison .203 172 185—560 M.Straeban .215 171 223—608 R.J.Walsh .119 391 188—528 Totaux .897 886 999 2782 Moyenne, 5 56 2-5.Champêtre B.Boullair .161 170 ! 76—507 G.Gagnon .145 162 3 76—183 A.Bondeav.167 146 108—.81 C.Pelletier .184 202 3 73—559 8.Labelle 1 233 181 3 80—597 Totaux , .S90 86!) 873 2632 Moyen nt : 526 2-S.Nationals No L J.P.Lebeau .157 3 63 j 50—470 J.Dumont .- 187 357 160—504 C.Desaultels .358 372 210—540 R.Lamoureux 216 393 225—634 H.Filion .201 3 59 3 83—513 Totaux .919 84 1 928 2691 Moyenne : 533 1-5.RESULTA ¦J’ 1.Crescents No I .2782 2.National No 1 ., .2691 3.Colonial .2685 grandes parties.Elles ont lieu le w dredi soir et le dimanche après-niii L’ontréo est gratuite.f osiuon.dos équipes jusqu u tinte Equipes G.I1 1 Ai.Fr.Gr.Pall-Mall .4 *» 17 50 4 S St-(.ament ., .$ 3 13 77 62 1 nis .r» 6 13 71 63 ( ’anadiens .5 5 14 O’J 55 Millionnaires .• • * 5 12 72 62 Laval .S 12 49 87 Star .0 1 23 1 8 M.Adolphe Lecours J’annonçais dernièrement, que sous la pression de certaines influences, le Club Athlétique Canadien refusait d'enregistrer sou club de base ball dans la Ligue de la Cité» présidée par un Canadien-Français.mon ami et confrère E.C.St-Père.pour venir au secours de M.Jos.Page.Je blâmais sévèrement la conduite de MAI.Lecours et Kennedy.M.Lecours est venu mon bureau, samedi matin pour me dire qu'il n'a rien à voir dans l’organisation du .club de baseball du Club Athlétique Cana dien.il a même ajouté : “ .lo ne fais pas partie du Bureau de Direction de ce Club et n’en ai jamais fait partie.“J'ai accepté la gérance du club de hockey le “Canadien” en société d’affaires avec M.Geo.Kennedy, mais la.saison finie, nos relations d’affaires ont cessé ’ ’.“ Notez que je n'ai plus rien à faire avec le club Athlétique Canadien, ni de près- ni de loin.” Ces déclarations mettent au point bien des commentaires.Dans certains milieux, on ne pourra jdus se servir du nom et de l’influence que donnait à M.Lecours son titre d’ex-président du “National” pour faire accepter bien des genres de sports plus ou moins admissibles.Dont acte!! T.M.NOVICES—EQUIPES DE 5 HOMMES National No 2 • le ne saurais trop remercier, au nom des Raquetteurs, AI.Pet ch.Al.Lama-liee et tous ceux qui ont contribué dé près ou de loin au succès de l’Union, cet hiver.Aies félicitations aux nouveaux élus.T.AL Le Ottawa gagne la bourse LES WANDERERS PERDENT LES 92500.Boston.27 — Spécial nu "Devoir”— Le Ottawa a gagné la bourse de S2500 offerte par 1rs directeurs do la pati noire Arena de Boston.I.cs Wanderers ont perdu la partie de samedi par un score de 8 à I et par une série de points de )3 à 11.Sommaire : Ottawa Wanderers Lesueur.‘.But.v .Hern Taylor.Point.Ross Dornn Shore.Couvert .Johnson Walsh.Centre .GV'dner Nicholls, Scott.Darragh.Rover .Russell Kcrr.Gnuctic .Smaill Ridpath.Droite .Hyland Doran remplace Ross; Nicholls rem- j L’aérobus A 195 A L’HEURE AVEC QUATRE PERSONNES l’arD, 27.— A l’aérodrome de Bethe-ny a Reims, ] aviateur Busson v ient de battre, ou plutôt d’établir, Je record cm monde à.quatre et cinq personnes a bord d un aéroplane, en la circonstance un “monoplan Dépcrcbmsin.” \ oici, ^’ailleurs, la nouvelle toile que nous I avons reçue de Reims : “ L’aviateur Busson, pilotant son acrobus (monoplan Dca irdu.sui 1, vient d établir à l’aérodrome do la Champagne à Reims le recorl du monde avec quatre passagers, soit cinq personnes à bord.“Avant cet exploit.Busson avait d’abord établi le ecord avec trois passagers, soit quatre personnes à bord.Voici les temps chronométrés officiellement par Al.êadistèro, 1é de AL Fournier, commissaire de l’Aéro Club : lo Avec quatre passagers : MAL Borie, Valentin.Soulier et Sehrider, formant le poids total, pilote compris.de 332 kilos : “ 10 kil.en 6 m.16s 3-5, 20 kil.en 12 ni.34s.1-5, 30 kil.en 19 m.48s., 40 kil.en 25 m.5s.3-5, 50 kil, en 31 m.25s.1-5.Vitesse moyenne : 95 k.582.Plus grande vitesse au tour : 96 h.310 à l'heure.“ Les temps pour cinq personnes à bord 25 kilomètres en 17m.28s.1-5 - son établis sur une piste de 2 k.500 seulement." Toutes nos felicitate» : i l'actif et sympathique constructeur.AL De-perdussin.et.son très admit i valeureux pilote Busson.” R.Egan .i 75 163 173— 511 W.Lahaise .168 167 195— 530 T.St.Martin .185 190 2)0— 585 P.Gaudet .151 192 207— 550 A.Bedlancl .155 162 100— 477 Totaux .S33 875 945—“2()53 Moyenne — 530 3-5.Résultat National No 2 .2.653 St-Louis .• • » .2.551 Crescent .2,125 J eu individi ici J.Sutherland .Résuit at •289 1.J.Sutherland .•JS9 o_ M.Morrison 269 3.R.Darling .256 Novice — Jeu ind viduel A.Buchanan 210 E.Lapointe 242 R.Guérard 213 .1.Kerr •-23 Résultat 1.F.Lapointe .12 *} R.Egan 3.J.Kerr Individuel — Ouvert 11.Filion .543 R.Egan 553 J.Lebeau .512 Résultat 1.O A.E.Surgeon .612 3.J .Sutherland .563 Novice — Itidiv iduel R.Gaudet .532 e; Lapointe .512 B.Griffiths 4M A.Morrison ., 536 Résultat 1.S.Beauchamp .55-1 O A.Morrison .536 3.R.Gaudet .532 Ouvert — 2 Hommes J.Brvson ‘201 156 171 F.Harteorn .204 216 171 Total 1119 E.Pelletier .• 164 Is9 164 E.Gagnon 169 179 172 Total 1035 H.Stanford 191 184 171 P.Boullain .15S 202 147 Total 1063 .1.Sutherland 198 184 171 L.Viau 172 179 156 Un heureux retour DANS LE MONDE DE LA CROoSE MOINS DE QUATRE JOURS EM MER ST-JEAN, N.B.et LIVERPOOL Empress of Britain .24 mars Lake Manitoba.30 mars Montrose.31 mars Empress of Ireland .7 avril TAUX.— Paquebots Empress, 16re classe, 982.50 et plus, seconde classe, $.M 25 et plus.Vapeur* des lacs.Cabine d'une scute classe, taux do seconde, $47.50 et plus.Billets et renseignements obtenus do n’importe quel agent de navigation ou de W.-G.ANNABLE.W.WEBBER, Agt gén.des pass.Agent des passas.3 et 5 Edifico du Board of Trade.C0RICIDE BRET0NNET Spécifique français pour la guérison des cors, verrues, durillons, oeil-de-perdrix etc., d’une efficacité in-comparable.25 CENTS LA BOUTEILLE En vente dans toutes les bonnes pharmacies.Envoi franco, par poste, sur réception du prix.Es Groi : Société Hygiénique Franco-Canadienne 1795 Boulevard Saint-Laurent.Us-jno GRAND TRUNK s RAILWAY SYSIEMi 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Sherbrooke, a déclaré au présider.* de la ligne intermédiaire que ce club projette de lutter pour le championnat de cette organisation, l’été prochain.On aime ordinairement à voir les impétueux amateurs de Sherbrooke s’engager dans une lutte.Son ictour, toutefois, est redouté par des promoteurs de Québec, car la décision do la lieue intermédiaire est a craindre.Les clubs ne sont pas en nombre suffisant pour former deux séries bien attrayantes., Los développements à ee su tel.d ici à une couple de semaines, auront sans doute de l’intérêt pour ceux qui suivent les choses de la ligue mtermédiai- PROVINCE DE QUEBEC, District do Montréal.— COUK DE CIRCUIT.No 1889.—II.-A.Hébert, Demandeur, vs.J.I1.Poulin, Défendeur.Le üième jour d’Avri] 19)1, à dix heures de l'avant-midi.au domicile du dit Défendeur, au No 1512 rue Esplanade en la Cité do Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit Défendeur saisis eu cette cause, consistant en Piano, meubles et effets de ménage.—Conditions: Argent Comptant.— J.-S.LAVERA’, H.C.S.—Montréal, 25 Mars 1911, Notes Sportives Une dépêche de Buîfalo nous annonce (nie samedi dernier Charles Cutler, de Chicago a défait le Dr Roller prenant la 1ère chute en 52.03 et hr seconde en 12.21 minutes.Comment peut-on trouver de 1 intérêt dans la prochaine rencontre Zbysco Roller ?Barrette, anciennement do cher, le champion) Tremblay a renversé samedi Total.Résultat Holmgran et Armstrong .Blondeau et Mirault.Bryson et H-artoorn.Novices — Doubles Lamoureux et J.Dumont .Merlet et N.Filon.Lagaise et R.Egan.Lapointe et R.Gaudet.Résultat R.Guérard et M.Yachon .M.Merlet et N.Filon .S.Beauchamp et F.Castor,- guay.1151 1153 .1119 1041 1071 1033 1019 J 066 Au Club ‘ La Casquette7 LE TOURNOI DE TOOL POUR LA COUPE “ALFRED PION” Le grand tournoi annuel bat son plein aux quartiers généraux de “La Casquette”, 626 Pare Lafontaine.Tous ceux qui aiment lo Pool sont cordiale; ment invités è venir assister à ces Jack Johnson a etc condamne par le Juge Treadwell, de San.Francisco, à 25 jours de prison pour avoir conduit son auto à une allure endiablée.Son honneur le Maire Ciiierin a présidé hier après-midi, à la distribution des prix du concours de patinage des élèves du Alont St-Louis.Le Rey.Frère Symphorien présidait cette reunion sportive.Shrubb a défait, samedi, à, Philadelphie Gus.Ljundstrom, et Henri St-Y-ves dans une course de 12 milles donnée par F American Athletic Club.Temps du vainqueur, 1 heure, 3 minutes et 11 secondes.Une nouvelle ligue de crosse vient 1 de se former dans l’Ontario.Les dé-| légués des principaux clubs se sont ré-lunis samedi à Toronto pour discuter ! la nouvelle constitution de l’O.L.A.Barberîcl) et Hardy signeront leur contrat avec McCuft'erty au rouis de cette semaine.F.mmet Quiun est à former une ligue “internationale” de hockey avec en plus des équipes de la N.II.V, des clubs de New-York, Boston, Pittsburg et Cleveland.Samedi dernier.nu fconcouis inter-u ni vers i to ires Oxford et Cambridge à Queen’s Club.E.l’ulman d'Oxford.a gagné le lancé du marteau : 153 pieds, 3 pouces.A la couse du Dlflvgs, AlaeAl illan, do Cambridge n gagné par fine demi-verge sur Lauf.Temps : 10 sers Oxford gagne parti pis à 1, BAPTISTE CANAYEN.Service de train entre Montréal et Québec La Compagnie du Pacifique Canadien a l'intention d’opérer un changement très impotant dans sou service de trains entre Montréal et Québec, changement qui prendra force le ou vers le 14 mai prochain quand le train qui les années passées partait à.1 heure 30 p.m., partira de la Place Yiger à.5.00 p.m., pour arriver à Québec, vers 10.00 p.m.Le train consistera on wagons de première classe, wagon-salon et wagon-buffet et on espère qu’il sera un grand avantage pour les hommes d’affaires et touristes.7; HEURES * TOTONTO " INTERNATIONAL LIMITED " (Lo train le plus rapide dr ' anada) Quitte Montréal a 9 a.m.tous tes joure pour Toronto et l’Onost QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR Montreal" 'et' Toronto u.OO a.m.7.80 p.m.9.*t5 a.m.10.80 p.m.Service d élégants wagons-buffets, salon et bibliothèque sur les trains du jour it nouveaux wagons-Uts sur les trains de nuit.EXCURSIONS DE COLONS Billets d’aller et retour pour l’Ouest canadien, VIA CHICAGO, en pente les 4 et 1H avril, les 2.16 et 80 mai : les 18 et 27 juin ; les 11 et 25 juillet ; les H «t 22 août, les 5 et 19 sept., à des prix très bas.Prix Réduits pour les différents pointa de la Côte du Pacifique.EX FORCE JUSQU'AU 10 AVRIL INCLUSIVEMENT Passage simple pour colons de second» classe do Montréal, via Chicago i Nelson, Vancouver, Victoria, Wesmina-ter, C.A., Seattle, Spokane, Tacoma, Wa«h„ Portland, '“re,, $47.70.San Francisco, Los Angeles, San Diego, Cal., Mexico City, Mes., $49.00.Prix réduits pour différents autres endroits.WAGONS-LITS POUR TOURISTES limitent Montréal pour Chicnar», le» lundi, mercredi et vendredi à 10.fin p.m.ï.its disponibles pour l'accommodation des passagers nynnt.des billets de première ou deuxième classe, sur paiement! 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MoCafferty rencontrera Barberich.lo pitcher et les joueurs de champ Flynn et Bailey.Glaye et Borner no rejoindront les Royals que jeudi ou samedi prochain.Mme Catherine O’Kelly, âgée de 43 ans- qui habitait Montréal depuis trois années, a été trouvée morte dans son lit à neuf heures hier matin.Mme O 'Kelly habitait une maison de pension située en arrière de la rue Saint-Alexandre.Elle souffrait de maladie de coeur et on croit qu’elle a dû succomber à une syncope.Marconigraphie en mer Halifax, 27.Le “.Mégantie”, ligne Milite Star, a communiqué par nmr-eonigrapbie avec l’oldhu en Cornouailles.soit à une distance de 2,506 milles.$47.70 } $49.00 Tous les jour, excepté le EXCURSIONS DH COLONS MANITOBA, SASKATCHEWAN ET ALBERTA Pr-s billets «le colon nller et retour, so-roul vendus de Montrénl d Brandon, Mon.$67.00 Lethbridge,Alt.43.25 l'ulRMt'V.Min.-Id.Ml Mncleod.AU.43.50 Jiolornine.AIan.37.75 MedicinoHat Alt.42.25 Edmonton.Alt.13.50 Moosomin.S8S.37.7r> Estevnn.Sssk.38.50 Itegina.S*s.89.25 Lncombe, Altn.13.50 Winnipeg.Men.35.50 et plusieurs autres endroits à des prix tp,n.ment bns.Bons pour départ, les 4.18 avril et ebaepin deuxième mardi jusqu'au 19 sept.1911.Inclusivement.Billets bons pour re-< tour durant 0U jours.PRIX REDUITS F,N FO RC F VI 10 AVRIL 19(1 BILLETS PE SECONDE CLASSE l’OUTI COLONS DE MONTREAL A VANCOUVER, V7J- " TORtA, SEATTLE, PORTLAND, ORE.NF.I.SON, R O S S -T,AND.SPOKANE.8 , , EU A N Cl SCO,LOS ANGELES.SAN PI-EGO, MEXICO CITY.Mex.Prix réduits pour plusieurs uuires en* droits.CHARS TOURISTES Quittent Montréal tous leu jours, le dl« manche compris, a 10.80 p.m., pour Win-* in peg, ( nlgary.Vancouver et.Seattle Prix pour lits: Winnineer.*4.25, CaTga* ry $6.6,5.Ynnrouver et Renifle, ffl.50.BUREAUX DES TUULF.TS 21K rue St-Jacques.Tftlêphon® Mail* 3732-3738 ou aux gares Viger ou de t« ruo Windsor.DEMAIN — Ouverture de la vente pour le concert Borchard chez Ed.Archambault, 50c à $1.50 Co journal est imprimé nu No 71a, ruo Suint Jacques, à Montréal, par "La Publicité” (à responsabilité Limitée).Henri Bourassa.directeur-gérant.19 ¦en FEUILLETON DU “ DEVOIR " La Robe de Laine par HENRY BORDEAUX.41 ( Suite) Pendant tout eo dialogue je n’avais ms perdu des yeux Mlle Simone de R.qui n’y avait pris aucune part, mais qui, redressée, immobile, paraissait, Jans son indifférence calculée, guetter l’ennemi corne une sentinelle du haut rl ’un tour.Oserait-elle, par hasard, intervenir quand on ne la visait peut-être fins'?Elle intervint brusquement avec ee démenti: —Ce n’est pas vrai.Tout le monde in regarda.Sans en ressentir aucune gêne, jetant has, comme un manteau, ht contrainte, et poursuivant sa direction d la façon des illuminés que n'arrêterait nul obstacle, avant que son père, In.devinant, cilt même essayé de l'interrompre, elle reprit- -C'est moi qui ai été fiancée à M, ÉÉLhjMaiq Cernay, et c ’est lui qui a rompu nos fiançailles.Mme Cernay dont vous parler, avec tant -d’ignorance et d’injustice, ne devait pas, ne pouvait pas être remplacée dans son coeur.II me l’a dit, et je l’ai compris.C’est tout.11 ne s 'est pas suicidé.Elle avait lancé d’une voix rapide, mais très ferme, cette déclaration.Ou se levait do table.Tout de suite après, elle se retira avec son père, Cernay l’avait estimée digne de savoir la vérité.Il pressentait que cette vérité l'ennoblirait.Connaissait-elle, comme moi, par la lecture des cahiers, la vie et la mort de Raymonde?J'incline à le croire, Quoi qu'il en soit, pourrendre hommage à sa rivale triomphante, elle venait d’accomplir la chose la plus difficile è une femme: l'aveu public qu'on l'avait dédaignée.Sur ses trait» courageux, n'ai je pas, ce soir-là, comme on olj.-vr hautes montagnes le nd ni 1ère après le coucher refléter l’âme divine ,! sur les I de lu hi-h-il, vu sc inonde?./F Je viens do revoir la Vierge nu-Bois.J'ai tout d'abord sonné nu pavillon qui était fermé.Personne ne me répondant, je pris le chemin du château dont j’apercevais, à.travers les chênes de l’uvonue, les fenêtres ouvertes.Mine Mairieux m'y reçut avec son affabilité coutumière: —Oui, m’cxpliquat-ell0i nous nous sommes enfin installés ici.N’est-ce pas quo cela est plus convenable, plus conforme à notre situation?No faut-il pas, d'ailleurs, que Dilette s’habitue îi sa fortune ?Je me hâtai de l'approuver.Sans doute elle déplorait la perte do son gendre, mais en manière de compensation elle habitait le château.—Et M, Mairiouxf Et Dilette?m’informai-je.—Je ne sais pas au juste, me répondit.la bonne dame.Ils sont sortis en-sembl, comme tous les après-midi.Peut-être les trouveres-vous au bord do la foret! Peut-être sont-ils allés jusqu’à la Fontaine-Verte?—Je vais les chercher.—Et revener.pour le dîner.Je remerciai et m'en fus à la découverte.Mais, chemin faisant, je renonçai à les poursuivre dan* le* bois et je pris l’allée qui conduisait au cimetière.Je retrouvai mou gai petit champ dos Notre Feuilleton >>= 4 LE “DEVOIR” COMMENCERA Samedi, le 1 er Avril 64 la publication des OBERLE l’un des chefs-d’oeuvre de René Bazin 99 L’un des maître livres de la littérature contemporaine.morts pareil â une asperge ébouriffée.M.Mairieux et Dillette m’avaient rtc-vaneé< et par eux je retrouvai aussi mon émotion devant iaut de jeunesse et d’amour perdus.Le grand-père, aidé de sa petite-,.Ile (pie le travail amusait, replaçait avec soin .e .erre tordu sur un inscription toute fraîche.Kt je lus sur la dalle, 5 côté d'un autre no.n que je reconnaissais: RAYMOND CERNAY MORT A TRENTE CINQ ANS Nous revînmes ensemble.J’avais pris Dilette par la main, et, j’admirais le calme de M.Mairieux que j'avais à peine entrevu aux obsèques do Cernay.Il avait sans doute vieilli, mais il sc raidissait, résolu à supporter sans so plaindre lo poids do la vio quotidienne, résolu à durer pour l’enfant deux fois orpheline.—Je dois vous remettre un paquet, me dit-il quand nous fûmes rentrés.Un pli laissé par son gendre portait eu effet mon nom avec une note.C'étaient les deux camers qu’on a pu lire.J’ai hésité à les publier, La conquête de l’air a .fait tant de victimes qu’on no reconnaîtra pas Raymond Cernay.J'ai supprimé ou modifié ce qui le désignait trop clairement.11 no m'a pas transmis pour moi seul ce récit douloureux.S’il n'a pu préciser scs intentions, elles paraissaient néanmoins dans ce legs.Si je- les ai dépassées, je ne crois pas avoir atteint sa mémoire.La reconnaissance d’une erreur est si rare et si noble dans une vie humaine.Et peut-être le rayonnement de Raymonde illuminera t-i) d'autres coeurs, in at te ni iu, orgueilleux ou fri* voles.Quelques feuillets intercalés étaient) remplis de chiffres et de figures.la le» ai soumis à un eonstruetour d'aérn.planes.Ils ont trail aux ébauches du cej appareil de slabii.ié latérale auto, inatique qui apporterait dans l'aviation un important perfectionnement.MaIheurem('ment le travail est incomplet, embryonnaire, inutilisable.Sur l’un de ees feuillets, j'ai relevd une phrase étrange: “La figure de e64,000 et, avenue de l’Es-lanade, doux maisons, contenant six abitntions, appartenant à McFarland & Co., et qui coûteront 110,000.-;-»- — Vente de boisson tans licence Ce matin le recorder Dupuis a con damné un nommé Bouchard, 29, rue Saint-Timothée, à $100.00 d’amende ou à C mois de prison pour %voir vendu de la boisson sans Hctnsa, Mgr Stagni reçoit à Ottawa Ottawa.27.— Mgr Stagni, le nouveau délégué apostolique au Canada, a reçu avant-hier, à l’archevêché, les citoyens qui ont voulu aller lui présenter leurs hommages.Le délégué était accompagné de Mgr Sinott, son secrétaire et «le Mgr Gauthier.Des centaines de citoyens en vue, de la Capitale sont allés offrir leurs respects au nouveau représentant du Souverain Pontife en re pays.Tout le clergé d’Ottawa a pris part à la réception.Parmi les laïques qui se sont présentés à l’Archevêché, on remarquait Sir Wilfrid Laurier, l’hou.M.Brodeur, l’hon.M.Lemieux, l’hon.N.-A.Bet-« ourt, MM.lo député Allard, Emmanuel Tassé.Dr Chevrier, Dr Parent, Dr F.-.\.Valade et autres.-+- Pour l’exposition L’éehevin Tétreau proposera cet après-midi au conseil municipal que celui-ci choisisse un terrain pour ] ’exposition industrielle et le fasse recom-mahder par ceux de ses membres faisant partie du bureau de direction.L’échevin L.-A.Lapointe faisait, observer ce matin que l’île Sainte-Hélène serait le site idéal.Et qu’on pourrait la relier par des ponts avec l’île Ronde, d’un côté, et Uîle Verte, de l’autre, et que les bâtiments permanents de l’exposition pourraient servir durant l'été aux Montréalais qui y font de petites excursions.Feu P.H.Boily Québec, 27.— C’est avec regret que nous apprenons la mort «le M.P.H.Boily, négociant bien connu do Chicou timi, arrivée vendredi dernier, à l’âge de 70 ans.Le défunt était l’un des citoyens les plus estimés.Il possédait une fortune assez considérable et il a fait don d’une partie do ses biens au Séminaire do Québec.Load Grey abandonne set voyages projetés faire, à bord du “Niobo” lo voyage aux Antilles dont il avait été «iucs-tion.dès l’automne dernier.Et il n'ira pas non plus visiter lo bassin do [a rivière McKenzie, à l'embouchure de laquelle lo "Rainbow” devait «lier le chercher, en juillet ou août prochain.On lui a fait comprendre quo la marine de guerre canadienne n a pas été organisée pour dos voyages do ce genre.-»- Un incendiaire Ottawa, 27.— Adrien Hudon a été trouvé coupable d’avoir tenté de mettre le feu chez son frère, Sylvion Hu-don, tailleur, de la rue Dnlhonsie.Il recevra «a sentence mercredi.LE PROCES LEMIEUX Les trois agresseurs que M.Larose ne voulait pas nommer sont entendus ce matin, à la demande de Me Laflam-me.— Ils jurent tous qu’ils ont rendu l’argent à Larose Lo procès d’A.-J- Lemieux, accusé, de vol sur la personne de M.Ludger Larose, s’est continué ce matin devant un auditoire très nombreux.A 10 heures 30 M.Lavergne, lo président entre au tribunal et le Ministère public fait aussitôt appeler un des témoins à charge.C’est M.J.A.Legalise, manufacturier, domicilié au No 216 rue Prud’homme à Notre-Dame de Grâce.Il ne dit absolument rien d’im-pqrtant.M.LEGALLEE Par Me Walsh : —Vous rappelez-vous lç H avril 1910?—Oui.—Dites ce que vous avez-vu ce soir?—J’entrais chez moi vers 11 h.30 lorsqu’on en arrivant près de l’avenue Grey et de )a rue Sherbrooke je vis un jeune homme qui me dépassa en courant ; il y avait trois jeunes hommes un peu plus loin.—Vous ne connaissez rien au sujet d’un vol commis ce soir-là?—Non.Sur ce on congédie le témoin.M.LAROSE M.Ludger Larose entre ensuite dans la boîte et Me Laflamme continue Tin-terrogatoire interrompu samedi.-Avez-vous vos reçus?—Je ne savais pas.—On vous avait dit do les apporter.—J’ignorais.—Vous avez juré Yaulre jour que que vous aviez $82.le soir du vol.—Oui.—De ce montant vous avez touché $75 à la Banque le matin ?—Oui.—Pourquoi avez-vous touché ce montant ?Parce que j’en avais besoin.—Vous avez payé $30 à vos ouvriers le 9 ?—Oui.v —Pas d’autres paiements ?—Non.—Et ces $30 vous les aviez à la maison ?Mo Laflamme insiste pour savoir où le témoin mettait son argent chez lui.Mais celui-ci ne veut pas préciser et le juge ne permet pas la question.L’avocat fait toute une série do questions pour déifciuvrir le montant exact que le témoin avait en sa possession chez lui et sur lui vers l’époque de l’agression et M.Larose répète ce qu’il a dit précédemment.Le juge remarque qu’il no volt pas l’utilité de ces nombreuses questions au sujet do l’argent mais il permet l'interrogatoire, afin, dit-il qu’il soit dit que j’ai donné toute la Iattitude possible à la défense.L’avocat de Lemieux n’insiste pas davantage et M.Larose cède sa place ù un autre témoin.M.SICOTTE.Mc Laflamme fait assermenter M.L.W.Sicotte, greffier de la Couronne et de la paix.Sur demande de l’avocat, M.'Sicotte produit le dossier dans une affaire du Roi contre Ludger Larose.lequel «jst accusé d’avoir fait une fausse entrée dans les registres de l’Etat civil.Cette affaire suivit le cours ordinaire «les choses dit le témoin et Larose fut envoyé pour subir un procès devant la Cour Criminelle.J/inculpé s’est reconnu coupable devant lo juge Dugas et il a été condamné à six heures d’emprisonnement le 12 mars 1893.—Avez-vous une copie de la déposition donnée à l’enquête par M.Ludger Larose dans le procès actuel.—Oui.—Voulez-vous la produire ?Me Walsh s’objecte et un long débat s’élève ; le juge en vient à dire à Me Laflamme de ne pas poser en victime.Très digne Me Laflamme rêpo id que le juge sait tout le respect qu’il professe envers le tribunal mais il ne croit pas qu’on puisse lui dire qu’il pose en victime.“Pour poser en victime, ajoute-t-il, il faut manquer de courage et nous n’en manquons pas.” Je sais le respect qu’on doit au tribunal, ajoute Me Laflamme.mais je sais aussi celui que je me dois à moi-même.Je saurai ne manquer ni à l’un ni à l’autre.Le juge vide le débat en UA «-ant que Tavoeat a parlé après qu'U eu+ , le juge) rendu une décision.“A l'avmjr je serai plus strict puisque Ton veut faire des discours après une décision rendue.M.ARMAND M0NGEAU Armand Mongeau, commis de banque à St-Henri, est le témoin,suivant.Par Me Laflamme : —Vous connaissez l’accusé ?—Oui.—Vous êtes-vous rendu au coin de la rue Prud’homme le 8 avril ?—Je demande la protection de la cour.—Pourquoi ?—J’ai peur de m’incriminer.Le juge.—Très bien.Il n’est pas tenu de répondre.Après un court débat le tribunal accorde sa protection au témoin qui répond qu’il était avec Lemieux le frère de ce dernier, le soir du 8 avril.C’est lui qui a enlevé l'argent à M.Larose.L’accusé lui demande cet argent et il le lui rendit.Lemieux le remit à Larose et celui-ci déclara : “ Je crois que vous n’êtes pas des bandits ordinaires et je ne m’explique pas ce que vous faites là”.Le témoin jure qu’il n’y a pas eu d’arme à feu au moment de l’attaque.C’était un révolver vide.Par Me Laflamme : —Qui avait ce révolver ?—yne quatrième personne à qui je l'avais donné.Par Me Walsh : —Qui a braqué le révolver sous le nez de Larose ?—Le révolver n ’a pas été braqué il a été montré seulement.—rQui a pris Larose à la gorge?—Il n’a pas été pris à la gorge.Le témoin raconte que les poches de Larose ont été toutes fouillées après on lui a remis son argent.On est allé reconduire Larose et pour l’empêcher d’appeler à l’aide, l’accusé lui montra le révolver.Au juge le témoin dit que c’est lui qui a conservé la grammaire allemande.—Vous conservez une chose volée?—On avait instruction de prendre tons les papiers.—Instruction de qui ?—De Lemieux, l’accusé.Un enfant brûlé vif TOUJOURS LE JEU DES ALLUMET TES.Ce matin uu très pénible accident s’est produit vers neuf heures, à la résidence de M.Ross, 128a Avenue de Lorimier.Le petit Antonio Ross, âgé de 5 ans et demie jouait avec des allumettes lorsque l’une d’elles prit Jeu.En moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, les vêtements de l'enfant étaient en flammes.Sa mère lui porta secours et en voulant éteindre le feu, s’infligea de profondes brûlures aux mains.L’enfant et la mère ont été transportés à l’hôpital Notre-Dame.On «lit que le petit Antonio ne pourra survivre à ses blessures.Brockville, 28 — La barge à peur “Cataract” a été incendiée matin à son quai d’hivernement.pertes sont considérables.va- bier Les BOURSE DE MONTREAL .STI.Xi.O.Beaubien ft Ole, courtiers.104 me S.FrençUâ-2:4vler, nous fournissent le rapport suivant à 12.30 hra P JB.STOCKS Km.As'to» “ pfd Bell T« Ce B.C Pk.As 1 B.pfd B.Lake As.u ptd.B.Co F.N.“ pfd.Can .Car.“ pfd.Can.Cem.“ pfd.Can.O.El.Can.Pac Dét.Rl Ry.Dont C.Co.pld 9.Ce D.I.ft II Dom Park.Dom.T C, pfd pfd, ADELARD LEMIEUX Adélard Lemieux, frère du prévenu est le témoin suivant.Je demande In protection de la Cour dit le témoin avant de commcn-cer.—Savez-vous si on a i-emis à M.Larose les 88'2 le 8 avril au coin des rues Sherbrooke et Prud’homme.—Oui.—Savez-vous ce qui s’est passé là ?—Oui.—Savez-vous ce que c'est qu'un vol?—Oui.—Vous'savez qu’on punit les voleurs?—Oui.—C'est pour cela que vous demandez la protection de la Cour ?M.L.-H.PAINOHAUD On appela ensuite M .Ls-Hector Pain-chaud, courtier en assurance.Par Me Laflamme : —Connaissez-vous M.Larose?—Oui.de réputation.—D’ajrès sa réputation générale, est-il croyable sous serment ?—Pas pour moi.Par Me Walsh : —Pourquoi?—Par raport aux lettres qui ont été échangées.—Est-cc là votre seule raison?—Je puis vous l’expliquer.—Non ce n’est pas nécessaire.Par Mtre Laflamme: —Echangée entre quiî Objecté.—Les lettres étaient-elles signées J'un faux nom.Celui de Phonemaze?—Oui, je crois.„ —La compagnie avait-elle un risque à payer à l’université d’Ottawa à cette époque?—Oui, et elle a payé.—En dépit do ces lettres?—Oui.Mtre Laflamme exhibe les lettres dont il a été question dans le témoignage Larose et le témoin les identifie puis se retire.M.A.LEMIEUX Adelli Lemieux.17 ans, autre frère de l’accusé, entre ensuite dans la boîte.i—Vous êtes-vous rendu au coin de la rue Prud’homme, le 8 avril?—Jo demande la protection de la cour.Le juge:— —Avez-vous peur de vous incriminer?—Non.—C’est bien, parlez, alors.Par Me Laflamme:— —Vous y étiez le soir du 8 avril?—L’argent a-t-il été remis à M.Larose?—Oui.Us l’ont remis.—Vous êtes certain?—Oui.—Us ont remis autre chose?—Oui, les clefs.• —Si vous étiez pour mourir feriez-vous serment que l’argent a été remis à M.Larose?—Je le jure.Par Me Walsh:— —Vous aviez une arme?—Non.—Quelqu’un vous a-t-il donné une arme?—Personne.le ne m'en rappelle pas.Quand je suis parti jo n’avais par d’arme.Sur les autres points M.Lemieux corrobore le témoignage do M.Armand Mongeau, puis se retire.Sur ce on ajourne à cet après-midi alors que les plaidoyers seront prononcés et lo verdict prononcé.In.C.Con “ I1 Int.c.& Vend Ach.12J 11 145 94 Ü2 IT 15 “vi" "704 109 224 224 861 864 *4 431 98 95 220 ‘iiâj' 2I57" 2:7]"! 69 68J no ioij' ‘iôi' 50 734 73 :06 UM 16 14 85 814 142 141 934 924 55 45 140" w .130 128 STOCKS Vend I Ac'.i pfd.Cm.pfd.&P.pfd.S.-P.pfd.213 I 210 >14 70i Mt.St.Ry.Mt.St'l.wk pfd.Mt.T'gh.C.Niplssing.Nor.Ohio.North Star N.S S.&C1.ptd.«.Co.pfd.Ott.L.* P.Ptn.Mfg.C.Pen's Ltd.“ pfd.Porto Rico Québec Ry R.& O.N.C.Rio Jan.L.Sao Paulo.Sh.W.ft P.S.-lohn Ry Toledo Ry.Tor.Ry.Tri.Citÿ pf Twin City.W.India.Winn.Ry.Wind Ht'l- 1491 154 Î30t «1* 7ôl 85î iiei 149* 162 11.05 10C} 230 144 10.80 421 lôo' 125 1204 130 ' 85 56 61* 112j 1054 124 126 1344 75 61 89 57 62 1124 1051 160 1134 SI .128} 129 1084 133} BOURSE DE NEW-YORK MM.BRUNEAU ft DUPUIS, cour tiers, 4 rue de l’Hôpital, nous fournis sent le rapport suivant: Valeu&s.Out.12.30 Valeurs.IM) Ouv.Am.Bt Sg.454 414 K.C.Sov.Amnl.C.xd 634 S3* Kan.8; T.C Am.AUj.c.Lou.&N.“ prf.Miss.Pac.A.Sg.R.Co M.S.P.& S.A.H.&R.Co 75 75 " prf.Am.Car.F.53* 534 N.Y.C.& III 107* 107» Am.S.K.Co Frie R.I.p.29* 294 •• "up 48 48 Ana.Mn.C.n.y.o.&Tv Ah.T.RS.K 1ÔÔ 1098 North.Pac.1231 123 f Balt.&Ohi.1034 1Ô32 Pac.Mail.“ prf.Penn.R.R.126* B.R.T •Hi •Si P’d.R.com.Cen.Lcath P.Gas I07i io7i C.I.P Phila.& R.ÎQîij Cau.Fac.2>i) ¦:in Rock Isld.Ch.Gt.W.Ry.Ches.&Ohi «4 311 R.I &S.cun.C.&Al.Cm.R.I & S.prf C.& N.W.S.Ry,,com.265 26} C.M.& S.-P 1218 1214 prf.c.s Sou.Pac.iiO* 117 C.G.N.V.145 SI039 S C0I.F.& !.Texas Pac.C.P Toledo R.“ prf.Twin City.D.L.& W.U.S.S.coin 784 7H Del.& Hud “ prf.1191 119* D, &R.G.U.S.R.com 42 42 " prf.“ prf.D.Sec tUn.P.com.i75| 1734 ILS S.& At “ prf.11 prf.Wabash .G.N.R.prf.1264 126} prf.Gen.Hlec.iW.Un.Tel.I.C.Com.Wis.C :m.Interboro.H.R 534 534 1 Ill.CentT!:.Inter P 1 - .LA BOURSE DES MINES Les dernières cotations fournies “Devoir” par J.W.Michaud.205 8.-Jacques.«le vous incriminer Par le juge : —Avez-vous pour ou d’être arrêté ?—Non.—C’est bien alors, parlez vous n a-vez pas besoin do protection Par Me Laflamme : —Vous étiez là co soir-là ?—Oui.—Qu'est-on qui a été enlevé à Larose.—On lui a tout enlevé ! —Lui a-t-on pris de l’argent ?—Oui.—Lui a-t-on remis ?—Oui.Par Me Wnlsh : —Qui a remis l’argent ?—Mon frère.—Quelqu’un avait-il une arme a k—Oui.Elle n’était pas chargée.—Qui avait cotte arme ?—Je no sais pas.—Qui «Hait là ?Objectée et objection maintenue.—Combien y avait-il d’hommes ?—Quatre.—Y avait-il un chèque ?—Je ne sais pas ; il pouvait y en avoir un dans les papiers.-A-t-on pris Larose à la gorge ?—Non.—Vous étiez caché ?—Non ; on était sur lo bord du trottoir.—Avez-vous vu un homme passer près de là ?—Non.Par le juge : -Connaissez-vous Larose ?—Oui.—Qu'est œ que vous lui avez fait ?—J’ai fouillé dan» le» poche» de son habit.—Qui a fouillé dans les poches de Pour refus de payer Dix-neuf sommations ont été prises oc matin contre Sam Goldberg, gérant de la Paragon Trouser Co.L’inspecteur Guyon a fait récemment une visite à cette fabrique et a trouvé un enfant âgé de 12 ans.M .Goldberg aurait refusé de payer scs employés, et ceux-ci reviennent maintenant contre lui.NOM.Va- leurs.Offre.j De mande Alumni $1.00 Heaver .1.00 35î i 361 Black Mines Con 1.00 >1 2 British-Anicrican 1.00 2 21 Chambers-Perland.— 1.0Ü 104 •1 Cobalt Central 1.00 H Cobalt Lake 1.00 18} Ulj Cobalt Twins 1.00 Coniagas City of Cobalt 6.00 7.00 ; 7.15 1.00 17 10 Crow Reserve 1.00 272 22H Ur.Reddick Com.1.00 4 ! 0 Dr.Reddick Pfd 1.00 Everett Lake Fatah 1.Ü0 1.00 j.• Floyd 1.00 1 H H Foster 1.00 Gifford .25 î Goodwin L.Mines.Gowganda King.Green Meehan.Hyland.Kerr Lake.La Rose.Little Nîpissing.McKin.-Oar.-6ar.Nancy Helen.Nipissing.Nora Scotia.Ophit.Otisse.Otisse Currie.Peterson Lake.Rochester.Ross Ballard.Silver Alliance.Silver Bar.Silver Leaf.Silver Qxjeen.Temiskaming.Treththeway.Union Pfc.Cobalt.25 1.60 1.00 1.00 5.00 5.00 1.00 1.00 1.00 5.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 n è'.ir," 1.59 4* 171 10.90 m 10 Q 'Ù?' 3t 654 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