Le devoir, 28 mars 1911, mardi 28 mars 1911
DEUXIEME ANNEE—No.72 MONTREAL.MARDI 28 MARS, I9Ü' UN SOU Lfc NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ST STATS-UNIB., , .$3.00 UNION POSTALE.$6,00 Edition Hebdomadaire : •AKADA-«.$1.00 WATS-UNIS .?# * .* *¦ ¦* '%.• • « • S1.50 VVMluN POSTALE • • « t ••."a a « « ^ • • $!3»00 LE DEVOIR Rétiadtion t ^dmimitratkm I , 7U RUE S/T^-JACQUES, TELEPHONES : ^ REDACTION: Main 7460 ADMINISTRATIONi Mon 7449 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS 1 LA “ REVUE CANADIENNE ” Deux conceptions de la liberté “La Revue Canadienne,” propriété d’une compagnie particulière,^ est “dirigée par un groupe de professeurs de ^Université Laval.Montréal.” Mlle a eu le malheur de publier, dans sa livraison de mars, une chronique de M.Thomas Chapais où notre distingué confrère discutait, d’un point de vue fort élevé, un problème d’une très grande actualité : la convention Taft-Fielding et la question plus générale de nos relations commerciales avec les Etats-Unis.11 faut avouer que ce malheur est nouveau, et qu’il n'a guère eu de précédent.“La Revue Canadienne,” personne vénérable par son âge^ et ses services, est surtout remarquable par son extrême prudence.Elle pousse cette prudence au point de ne toucher à aucune—ou à peu près— des grandes questions économiques qui intéressent l’avenir du Canada.Elle craint qu’on ne l’accuse de faire de la politique.Son chroniqueur habituel, M.Chapais, peut à son aise discuter les hommes et les choses de la Chine et du Japon, consacrer dix pages à l’analyse du dernier discours de M.Luzzati ou de M.Combes, mais il lui faut tourner court dès qu’il s’agit des choses du pays.Dix.vingt, trente ou quarante lignes, dépourvues de tonte couleur lui suffisent d’habitude à noter les faits politiques canadiens.Et si, pour une fois, il a dépassé cette mesure, à propos d’un problème de premier ordre, c’est en ayant soin de déclarer qu on ne devait pas voir dans sa chronique—signée comme toutes les autres “une expression d’opinion de la “Revue Canadienne,” mais simplement la manifestation d’idées toutes personnelles”.On ne pouvait être plus prudent.Mais ni M.Chapais ni les directeurs de la “Revue Canadienne”— enedre qu’ils connaissent passablement leur temps—ne pouvaient découvrir toutes les beautés de la conception ministérielle de la liberté.Et le “Temps” se charge de le leur apprendre.11 dit tout simplement, dans son numéro du 28 mars 1911 : “Nous n’avons pas de conseil à donner au groupe de professeurs qui dirige la “Revue Canadienne”.Ces messieurs, après tout, sont parfaitement libres d’agir à leur guise.Mais, à moins de publier- une répudiation de l’article de M.Chapais et de serrer, à l’avenir, la bride à leur collaborateur.ils nous forceront à conclure que l’Université Laval, de Montréal, descend dans l’arène politique et prend ouvertement parti contre Sir Wilfrid Laurier et les libéraux.” Remarquez bien que jamais les directeurs de la “Revue” n'ont prétendu engager la responsabilité de.l’université, que leur publication n’est pas un bulletin officiel, que M.Chapais a eu le soin—assez superflu d’ail-leurs—d’indiquer qu’il ne voulait même pas engager la responsabilité de la “Revue”—et admirez l’état d’esprit qui fait que des hommes qui s’intitulent libéraux, qui prétendent aimer la liberté d’opinion, en soient réduits —non pas à demander le droit de répondre à M.Chapais, dans la “Revue” même, ce qui serait parfaitement juste—mais à vouloir, par la menace et le chantage, pourrait-on dire, supprimer la liberté de l’écrivain! M.Laurier, esprit distingué que sa noblesse native et sa culture défendent contre de pareilles bassesses, doit trouver souvent qu'il a de bien tristes valets.* * 46 • Mais ce qui est plus triste encore, c’est de constater que cette conception jacobine, qui suppose à la fois le pire servilisme personnel et 1 esprit de domination le plus étroit, ne se manifeste que chez les Canadiens-français 11 existe une reviie anglaise qui s’intitule “The University Magazine,” qui est non seulement dirigée par des professeurs d’université mais publiée au nom et sous le sceau de trois universités: McGill, Toronto et Dalhousie.La page de garde de eette revue, porte en effet, la note suivante: “The University Magazine is issued.by a committee FOR McGill University, Montreal; University of Toronto; and Dalhousie College.” Or cette revue publie les articles les plus variés, des articles qui traitent à fond toutes les questions d’actualité, politiques et autres; elle dit, toujours dans sa page de garde, que son but est de discuter sous forme littéraire tous les problèmes qui intéressent la politique, l’industrie, etc.(All matters which have to do with politics, industry, philosophy, science and art.) Jamais un journaliste, jamais un homme politique de langue anglaise u’a cherché à imposer silence aux collaborateurs de eette revue en me-jaçant de l’hostilité d’un parti politique les universités alliées.Les Anglais comprennent qu’il est utile au pays que les grandes questions économiques et sociales soient discutées largement, abondamment, même si elles deviennent matière de débat politique Si * # Nous ignorons ce que la “Revue Canadienne” fera sous les menaces qui lui sont adressées, mais nous souhaitons pour notre paît, qu’au lieu de se dérober, elle se décide enfin—non point à se jeter dans les querelles rie parti—mais à discuter les grandes questions canadiennes à leur mérite, Afin d’aider à former l’opinion.Nous avouons ne pas voir pourquoi, sur une question comme celle de ja réciprocité par exemple, elle ne publierait pas à la fois des articles de M, Rodolphe Lemieux, de M.Monk, de M.Casgrain.Les grandes revues anglaises le font et ne s’en trouvent pas plus mal.Mais leur conception de la liberté politique ne ressemble pas à celle du “Temps", qui a l’air d’arViver tout droit de Constantinople ou de Smyrne.OMER HEROUX Réforme Utile Enfin.Le gouvernement a décidé de donner la priorité aux transatlantiques sur les navires lacustres dans le chenal laurentien.Cette réforme s’imposait depuis longtemps, comme on a pu le constater surtout pendant les cinq dernières années, qui ont été trop fertiles eu accidents maritimes par suite de l'incessante querelle entre les maîtres des vapeurs des lacs et des paquebots quant au droit de passage.La collision du “Montcalm” (Pacifique-Canadien) et du “Kronprinz Olaf” (charbonnier de Sydney), a amené eette réforme.Maintenant, les maîtres de tons les bateaux ' de navigation intérieure devront être porteurs d’un certificat de pilotage pour passer dans le chenal laurentien, et il est à peu près certain que le nombre des accidents de navigation sera, réduit de bcnucoqp.Le pilotage sera obligatoire, pour toutes les cales ayant un tirant d’eau de plus de dix pieds, et cette obligation préviendra d’innombrables ennuis dont souffraient les expéditeurs de fret à la suite des retards fréquents apportés à la livraison des consignations, quand les capitaines de petite navigation s’entêtaient à ne pas donner passage aux transatlantiques.Sans vouloir réclamer le mérite des réformes du ministère de la navigation, il est bon de dire que nous avons souvent combattu dans les colonnes du “Devoir” pour obtenir des changements de ce genre, et pas plus tard qu’en juin 1910, nous signalion ici même les dangers constants qui surgissaient d’un manque d’organisation dans le service de piloiage de tous les bateaux qui desservent le chenal.La petite anarchie qui régi ait dans le port et dans le fleuve va donc enfin cesser.Jules TREMBLAY.Le “Journal d’Agriculture ” Le “Canada”,qui imprime le “Journal d’Agriculture” au prix de quarante et quelques mille dollars par année—une toute petite carotte, quoi —m’arrive avec une affirmation aussi gratuite que mensongère et intéressée.Nous n’avons jamais admis la nécessité du “Journal d’Agriculture,” et surtout rédigé comme il l’est actuellement.Je ne parlerai pas du côté financier, ce qui pourrait blesser profondément mon gras voisin.Ce que les nationalistes et les conservateurs ont clamé partout, c’est que le “Journal d’Agriculture” tel qu’il est aujourd’hui, coûte trop cher, ne répond pas aux exigences de notre situation agricole et qu’en plus messieurs les ministériels auraient dû le faire disparaître, puisque leurs chefs de “92” à “97” en ont récla-taé l’abolition alors qu’ils étaient op-positionnistes et libéraux de principes et de coeur.Chez les conservateurs et les nationalistes, il est encore des personnes qui partagent l’opinion qu’un journal d'agriculture, imprimé aux frais du gouvernement, par un vulgaire partisan, ne peut prêcher certaines réformes utiles, parce que ces dernières ne cadrent pas toujours avec le programme ou les idées du Finistère qui solde la note.De fait, les journaux agricoles an-'jieis des provinces soeurs, organes indépendants, sont infiniment supérieurs à ce que donne à prix d’or à leur clientèle, les partisans qui impriment la feuille aux $45,000.Voilà en deux mots, la question mise au point.* Que mon voisin'ignore, par appétit, les revendications libérales de “92” à “97” c’est absolument son afr faire.BILLET Dü SOIR A MARC LEFRANC Entendu dans un tramway de Boston : -*-Ma chère, tu te démènes trop! Tu te masculinises, on te trouve dans ht rue comme un facteur, tu t’agites les bras en pompier, tu te donnes des coups de hanche et imprimes à ton buste des mouvements de balancier ; tu te serres les mâ-hoires pour te donner des airs virils, tu regardes en pleine face tes inférieurs les hommes, tu aspires à la jupe-culotte, tu as jeté, sans transition, ton corset dans la poussière du grenier.Je ne t’ai pas vue, mais il parait que tu fumes, tu sacres, tu votes, tu fais des discours, tu tu t’en f.C’est trop fort, Paulette my dear ! Quand je te regarde, je ne sais plus où finit l’homme et où commence la femme.Tu pousses trop loin le troisième sexe! —Faut bien tuer le temps, cré nom! Que veux-tu que je fasse?—Il y a des pauvres ; tu peux les visiter discrètement et faire des oeuvres de charité.—Pouah, des gueux! C’est pour eux que l’Etat a bâti le Poor House: qu’ils y aillent! D’ailleurs tu sais bien que je suis présidente de la Société de Philanthropie mixte.On en parle beaucoup dans les journaux ; tout le monde nous connaît! On y a publié mon portrait, l’autre jour: tu ne l’as pas vu?C’est dommage J’irai te le porter demain.C’a été tout un émoi parmi les dames de la Société.Si tu savais comme elles me jalousent! J’y porte mon chapeau grenadier-au-vent, et ma robe dernière-création de Jordan Marsh.•—Tes modistes peuvent en être fières; mais toi?El Ion ménage, n’as-tu rien à y voir?—Que tu es sotte! Flûte, du ména-nage! et vive la liberté de la vie d’hôtel! Quand ce n’est plus propre, on change ; et ququd on ne peut pas changer, on appelle une suction pump.On en profite pour aller au club.Maggie, avec son dustbane fait deux ou trois tours dans les chambres, et zut! c’est fini.—Et pas de cuisine non plus?—Aquoibon?Jlyala table d’hôte : et, le matin, on a les déjeuners brevetés, les Quaker Oats et la Nestle’ Food: des merveilles pour la digestion, les courses et les discours!- —T h pourrais au moins, chez loi, étudier.—J’ai des études toutes faites.Morbleu! que tu n’es pas dans le mouvement! Je porte dans mon satchel, comme h great statesman Beauparlant, la revue des Suffragettes et le Ladies Rights.Tout est là.Oh! my, les belles images! —Mais le club.le club et la politique, Paidette, ce n’est pas ta place.Amuse-toi plutôt en bonne 'compagnie; joue aux cartes, s’il h faut.—Je ne sais pas tricher,—je perds toujours, tu comprends.—Fais de la musique.—J’ai un piano automatique!.•—Eh bien, chante.—J’ai un phonographe! —Et bébé?.—J’ai un mari, fichtre! C’est lui qui est le père.Si tu les voyais, tous les deux, dans leur chambre, la nuit, quand je reviens du club ¦ils se parlent, se bercent, se dorlotent.Il l’adore, son petit Jack, mon mari.—Et toi, qu’est-ce .que tu adores?Les deux dames enjambèrent le quai de Park Street et la réponse se qerdit dans le tumulte dit subway.FRANK LEMARC.- — l ¦- Seulement, qu’il ne nous fasse pas dire, dans son seul intérêt, que nous admettons la nécessité de la feuille de carotte qu’il imprime d’une façon si incomplète et si dispendieuse.Le qualificatif de “Dépotoir d’à-côté” lui déplaît et lui tombe sur les nerfsî C’est malheureux!!! Je ne puis comprendre qu’on s’attaque aussi impunément à des êtres si inoflfensifs.TANCREDE MARSIL NOTRE FEUILLETON Nous commencerons samedi la publication des “Oberlé,” l’un des chef-d’oeuvre de René Bazin.Que nos lecteurs se le disent et le disent à leurs amis.-:o:- La rue Burnside Le Bureau de* Comimanaires, sur re commandatlon de l’échevin Boyd, a mis à l’étude le prolongement de la rue Burnside depuis la rue Stanley jusqu’à la rue Guy.Us ont donné instruction à l’ingénieur en chef de préparer les plans et devis et d’y inscrire nn espace d’une profondeur Ûe cent pieds de chaque côté de l’alignement de la vue.La Ville compte, en revendant ces terrains, se rembourser de ses fraie d’exjirqjirlatioa.L’ECOLE ET LA FORMATION MÉNAGÈRE Par Mlle Antoinette Gérin-Lajoie.Les brise-glaces M.Forneret.ingénieur surintendant du chenal laurentien a fait rapport du travail des deux brise-glaces “Lady Grey” et “Montcalm” entre Trois-Rivières et Sorel.On voit entre autres choses dans ce rapport que les deux bateaux étaient rendus hier tout près de Sorel et que tout probablement ils arriveraient aux chantiers du gouvernement dès aujourd’hui.On a dû briser une couche épaisse de deux pieds et demi à cinq pieds dans le lac.Saint-Pierre.Le 24 on en était rendu à vingt et un milles au delà de Trois-Rivières, Aussitôt arrivés à Sorel, les brise-glaces redescendront au pied du lae pour maintenir le chenal libre.11 a fallu briser quarante-six milles de glaces entre Québec et Trois-Rivières cette année, et si le pont de glace du Cap Rouge ne s’est pas formé, grâce au travail des puissants vapeurs du gouvernement, on a été tout de même obligé do rompre l’endiguement du Platon, à trente-cinq milles en haut de la capitale provinciale.L’amoncellement du Platon mesurait une profondeur de cinquante pieds et plus à certains endroits.Le “Montcalm” et le “Lady Grey” ont pu dégager complètement le chenal à cet endroit.On a ainsi prévenu des inondations désastreuses.-4- Culture physique On lit dans le “Rapport du surintendant de l’Instruction Publique de la Province de Québec ’, — 1009-1910, —page 85.les notes suivantes do M.J.G.McGown, sur la culture physique dans les écoles de Montréal.“Depuis cinq années déjà la culture physique .est en honneur daus les écoles de la Commission.M.U.-T.Scott fut d’abord chargé de ce cours dans les sept écoles des instituteurs laïques, puis on lui confia trois écoles dirigées par les congréganistes.Cette aunqe, on engagea un nouveau professeur de culture physique pour les sept écoles de garçons dirigées par les frères.Ce nouveau titulaire, c’est M.Joseph Chaballe, qui a le grand avantage d’avoir une bonne formation pédagogique.Il cultive le mouvement avec un grand soin.Il entraîne l'enfant à connaître mécaniquement quels sont les muscles auxquels il doit faire appel pour obtenir un mouvement donné.Il «¦’adresse à l’esprit de l’enfant, lui fait raisonner son travail.Comme on le voit les éducateurs s’occupent plus que par le passé de la culture physique aux écoles, et ce n’est pas un tort.•-j- Vers le Pôle Sud Christchurch, N.-Z., 28.— Le capitaine Pennell, qui a ramené ici le “Terra Nova”, qui faisait partie de l’expédition de Scott, vers le pôle Antarctique, affirme avoir rencontré le “Fram” navire de l’explorateur Amundsen, à H a.y of Whales, le 14 février dernier.D’après les dépêches reçues de Scott ces jours derniers on ne peut savoir si ce dernier a rencontré Amundsen dans la région.C’est le capitaine du “Terra Nova” qui à son retour a rencontré le “Fram” à ses quartiers d’hiver.Dans un message envoyé à Pennell l’explorateur Scott décrit son voyage vers le sud et son abordage à McMeudo Bay Le vaisseau de Scott a eu particulièrement à souffrir du gros temps et des glaces.Le navire a réussi à faire son chemin et a fait .'180 milles eu 21 jours Le navire a été quelque peu avarié.Le capitaine Pennell compte retourner bientôt vers le pole porter du secours à l’explorateur Scott.-4- Stèles emportés par le vent Washington.Penn., 28.' — Un blizzard a soufflé toute la journée hier et a renversé soixante monte-charges des puits de pétrole.A Waynesburg le vent a renversé des pierres tombales et les a enlevées jusque sur la route publique, à plus do cent pieds.Les dommages aux houillères dépassent $25,000.La compagnie MacDonald a décidé immédiatement de construire ses monte-charges on béton.- Il se fracture une jambe Vers 8 heures ce matin Jean-Baptis te Lacombe passait à l’angle des rui-j Saint-Jean-Baptiste et NjlroDame lorsqu’il glissa, tomba et se fractura une jambe.Lacombe a été transporté à l’Hôpital Notre-Dame.-f- Sur le Pont d’Avignon.Oui ! chère Sophrcnie.M.Puni Chèvre est le sculpteur attitré de la maison Gouin, Taschereau et Cic.Wenceslas va proposer qu’on lui dédie un pont de péage dans Laval.MM.Lamarche et Paradis “ optem-pèront” pour un chemin à barrière ! Sir Lomer veut à tout prix donner le nom de “Chcvrê” à un boulevard qu’il ouvrira prochainement dans.l’Ungava ! Comme souvenir d’adieu et de cordiale amitié, M.Alexandre Taschereau offrira sous peu à l’hon.Siméon, un superbe poignard “normand” avec, sculpté sur la poignée, par M.Chevré, le profil de ‘‘pirate” de M.Gouin ! Le major Boyer respire : Lemieux est acquitté — Quand on est “mirli-taire ”, il n’y a que l'écorce de rude, le reste., ça va au petit bonheur ! Depuis que l’Amiral-la-Gaffe veut démissionner.M.H.L.Borden veut l’imiter.Faisons, des voeux, quoi ! Les pierres du Temple ne serviront donc pas à écraser A.J.Lemieux.Le “Dépotoir d’à-côté ” fulmine contre les plébiscites.Quan on est en marge an l’opinion publique, on détes-ta U consulter i Mlle Antoinette Gérin-Lajoie, chargée du cours d’enseignement ménager à l’Académie Marchand, a donné ces jours derniers devant un auditoire très distingué une intéressante étude sur l’école et la formation ménagère.Elle a bien voulu nous communiquer lu substance de cette étude que nos lecteurs liront avec grand profit.L’ECOLE ET LA FORM AT ION M EN A-GERF.L—L’ECOLE VIENT EN AIDE A LA MERE POUR DONNER A I .’ENFANT LA FORMATION MENAGERE.Certaines mères ont négligé d’initier leurs filles aux travaux domestiques, parce que, sans formation préalable, et par suite d'un emploi hors du foyer, elles ignoraient les principes qui constituent une bonne tenue de maison.Un deuxième cas se présente : celui où la mère même instruite et remplie de bonne volonté n’a pas toujours ou le foyer organisé en vue de leçons ménagères.Il est parfois difficile de donner la théorie et la pratique, les heures chez soi ne peuvent pas toujours être réglées d’avance ; la vie pressée, l'imprévu, les occupations arrivent à l’encontre.En troisième lieu, a cause d’un préjugé, (qui tend à disparaître) que les choses du ménage sont asservissantes et que d’ailleurs, elles n’ont de secrets pour personne, que tout vient “de soi” dès qu’on à la direction d’une maison.La conséquence a été que dans tous les pays, on s’est inquiété de ce que chcuses et diminuait l’esprit de famille: ce manque de connaissances en économie domestique avait des suites talc foyer n’étant plus la préoccupation première de la femme, l’homme cherchait ailleurs ce qu’il ne trouvait plus chez lui : confort, repas succulent et bon gîte.De plus, les populations étant devenues plus denses, les lois de l’hygiène peu observées, les constitutions se sont affaiblies, et la mortalité.principalement la mortalité infantile a fait jeter le cri d’alarme, à nos gouvernants et à tous ceux ayant à cœur le bien de leur pays.L’école, qui est une préparation à la vie, était toute désignée pour cette branche du savoir humain absolument indispensable à la femme.Depuis que ces premières démarches ont été faites l'enseignement ménager a progressé sans cesse avec les sciences.Des études spéciales so poursuivent sur la médecine pratique, que l’on voudrait mettre à la portée de tous, sur l’hygiène, ( qui se vulgarise, c’est vrai, mais dont les notions les pins simples restent encore ignorées) surtout sur la physiologie de l’alimentation, sur notre organisme et les moyens d’arriver à un plus complet développement, puis, toutes les sciences physiques et naturelles sont venues à l’appui, renseigner sur les objets en usage au foyer; et.comme cet enseignement participe de “plusieurs sciences, qui se dirigent toujours vers la lumière, les mères trouveront dans l’école une aide précieuse pour l’avenir de leurs enfants et pour elles-mêmes une direction toujours éclairée.Pour arriver cette fin, l’instituteur chez nous apprendra les principes d’un enseignement commun à toutes les conditions sociales; la “science domestique”, qui initiera à ses devoirs 1ns plus sacrés la mère, l’épouse chrétienne.et c’est bien la destinée du grand nombre.Cette orientation nouvelle no peut se faire en un jour, vous verrez que d’après M.Quartenoux, prêtre, directeur d’une Ecole à Fribourg, on se ressent encore de l'instabilité d’un régime nouveau.“Bien « g ' r le plan d’études “ pour jeunes filles, en y mêlant les “ connaissances générales et les connaissances pratiques, en ne laissant pas “ l’élément livresque prendre le pas “sur l’élément éducatif et J’élément “ pratique, fonder la véritable école “ pour la femme, c’est refaire la so-“ ciété en sous-oeuvre.Il faut aug-“ mentor dans un juste équilibre la “ culture delà femme pour augmenter “ son autorité dans la famille.“Delà nécessité d’enlever des program “ mes les matières qui s’adressent sur-“ tout à la mémoire, de remplacer des “ notions moins utiles par des notions “ pratiques, do supprimer beaucoup “ dans la façon d’étudier la littérature “ de réviser les programmes dans un “ sens qui différencie le savoir de la or-lée purement ethnologique pose la question: De qui descendent les Canadiens de langue française, qui peuplent aujourd’hui les 7-8 de la Province do Québec, les deux comtés de Kent et d Essex dans l'ouest d’Ontario, les (rois comtés de Glengarry, Russell et Prescott, une partie du Nouveau Brunswick, de la Nouvelle-Ecosse, dos 'Townships de l-'.Est, y compris plus •l'un million des nôtres qui habitent les Etats de la Nouvelle-Angleterre?Voilé le problème national que M.Côté a.exposé à son auditoire attentif et.très intéressé.Nos origines ne sont pus discutables; .nous sommes de race normande et bretonne surtout.Dès le début de le colonie, nos ancêtres venus de Frame ont apporté •ur la terre qu'il venaient coloniser, non seulement leur tempérament parti-uliev, mais aussi ce qui fait la force le leuis descendants, l’attachement ù.l'Eglise catholique.I! ne faut pas as içz le redire, ajoute le conférencier, ce sont nos mères canadiennes les temps .léroïaucs d’avant la conquête qui ont sauvé notre race et ce.sont elles qui la sauveront dans l’avenir.Examinant successivement foutes es étapes de notre histoire.M.Côté •arle du régime militaire anglais qui a uiivi la cession du pay.-, régime impitoyable.destiné à écraser la petite poignée de canadiens abandonnés à leur lort pur la Mère-Patrie.Grèce à nos nissionnairee, à notre elergé.nos pères ie perdirent pas courage et résistèrent A l'oppression.Ce furent nos meilleurs alliés dans le passé.Dans 1« domaine civil, les canadiens eurent d’autre* auxiliaires puissants.Le conférencier rappelle à ce propos l'aveu du gouverneur Murray qui montra beturoup de sympathie pour nos i ompatiiotes.Il fit pour eux des ordonnance* favorable* au maintien des lois françaises sur la tenure de leurs I erres.Il eut à lutter contre les fonctionnaires publies, magistrats et an-1res qui apportèrent dars l’administra lion de la justice elle-même et.la législation du pays un fanatisme outré et une ignorance inconcevable du droit rivil ec de la langue française, au point que le gouverneur fut obligé de sévir contre lo juge en chef Gregory et, de le faite rappeler en Angleterre.Voilà lo régime que nos ancêtres ont '!& subir, Nous eûmee des alliés dévoués parmi l’élément écossais qui faisait partie des garnisons de Québec et de Montréal, Après le licenciement des troupe», le* «oldnt* allèrent s’établir sur des terres que la Couronne lour avait donnée* et contractèrent de* alliance* avec des femmea canadienne».Et, depuis ce tempi, grèco à ce» union*, une lympathl# profonde a‘eut ftabllo entre 1** deux rae.raj le» éeos-Nais sont devenus de véritables Caniv dlens-Françnl» p*r leur* moeurs, leurs coutume*, lour langue et même la religion «t après un slèole ils ont peuplé presque tou* les eomté» de üleugsrry, la Dreaeott e» de Rueaell dans l’ist de l’Ontail* Leur attaeheaeut à gotre lace e.-.,| devenu proverbial et constitue une force dans le domaine, politique favorable aux institutions de langue française au Canada.Leur influence se manifeste surlout dans le haut commerce, la grande industrie et la finance, à la tête de nos lignes de chemins do fer et de la navigation et dans d’autres branches où leur activité toute-puissante, et ils donnent nux ea n ad ions-f lançais la pré férence dans leurs rapports d'affaires.Geai amène le conférencier à parlor ù son auditoire de la race irlandaise dars co pays, des événements politiques qui ont; forcé une grande partie de la population d’Irlande ù quitter te joug ila l'Angleterre et de venir se fixer sur le sol du Canada.Il ne veut pas envisager les problèmes do l’avenir, ni porter un jugement sur la question irlandaise.Les Irlandais sont nos frèrei par la foi, par leur attachement à l'Eglise catholique.Ils de-yraient être nos alliés naturels.Le sont-ils?Voilà la question qu’il se pose.(- est du côté des Etats-Unis où Us sout devenus puissants que le péril nous vient surtout.11 demande aux Canadiens-Français de rester, comme nos pères, toujours fermes dans leurs convictions religieuses, nationales, attachés à la langue française et de montrer qu 'ils savon! rester unis comme b's Irlandais le «ont.pour protéger leurs droits e: leurs libertés.Ce fut la conclusion de cette belle étude ethnologique qui fut vivement applaudie.Elle ouvrit la porte à un* très intéressante discussion à laquelle prirent part, sur l'invitation du Président, M.•I.B.Archambault, avocat, le Révê.rend Monsieur Desrosiers, et le Rêvé lend Père .’joiseau, Directeur de l'U-Eiou Catholique, tous insistèrent sur 1 importance pour les Canadiens Français de faire respecter les prérogatives de la race française et catholique au < anada et ne jamais céder un pouce de leurs droits mais d'opposer un front sol-le a toutes les attaques dirigées contre leur langue et leur foi.Il Vaut repousser les empiètements et l’in justice, de quel côté qu'ils viennent.C’est le seul moyen de nous faire respecter, L auditoire entier démontra i>ar les an* plaudissêmonts au conférencier et :in* orateurs qu’il partageait leurs idées et leurs sentiments, On alu.hier après-midi, devant le conseil municipal, l’opinion de Me Aimé Geoffrion sur les pouvoirs que laisse à la Ville de Montréal le bill de la Montreal Tramways Company.Me Geoffrion, qui a préparé une opinion écrite à la demande de l’administration municipale, est d’avis qu’eu vertu du bill la Ville est libre de négocier ou de no pas négocier un con trat avec la Compagnie dos tramways, it qu’ells a le droit de poser ses conditions, et n’est pas tenue d’accepter celles de la Compagnie.Il déclare aussi que si les deux parties ne pouvaient en arriver àune entente, la clause 14 du bill no comporterait pas une nouvelle franchise, mais que la A’ille ne serait liée qu’aux terme.; ,du contrat, actuel.Me Geoffrion dit encore que si, au bout de ces douze années, la Ville n’a pas exproprié la Compagnie, le contrat actuel demeuiora en vigueur jusqu’il ce, que la Ville fasse l’expropriation, qu’elle a le droit d ’opérer à tous les cinq ans.Quart au referendum, Me Geoffrion affirme que lo peuple n’est pas privé de ce privilège, que lui confère la charte; mais que la Ville n ’est pas tenue de consulter les contribuables avant d’accorder mie franchise d’une durée de dix ans ou plus.Le paragraphe 21 du bill semble ambigu à Mire Geoffrion, quant aux droits qu’aura la Ville d’exproprier la Compagnie.Niais on n’a pas discuté la question ,et le conseil a ordonné que cette opinion soit imprimée et distribuée aux échevins, afin qu’ils aient le temps do l'étudier à fond.L’éehevin Clément a proposé que le conseil .demande aux avocats de la Ville si celle-ci aurait le droit de soumettre au peuple, avant l’approbation finale un projet de contrat, entre elle et la Compagnie.L'éehevin L.A.Lapointe a proposé ensuite que lo Bureau des oommisai-res reçoive instruction d’entror en négociations le plus tôt possible avec la Compagnie, en vue de négocier un nouveau contrat.Le commissaire Wanklyn a répondu sur le champ que la Ville n’avait pas encore été avertie officiellement que la fusion des quatre branches de l’exploitation de la Montreal Street Railway Company avait été opérée et qu’une nouvelle compagnie avait été organ! sée.L’échevin Lapointe a rétorqué quo ce qu'il veut c'est que les commissaires M «’y a plus d’enfants , ,,.TI.V a P1''" d’enfants.” 1.c mot * applique à une enquête qui s’est, dê-roulée devant le Commissaire des In-eendtes M.R.Latulippe.On a deman-dé au témoin dont la résidence fut in-MMiée * il permettait de fumer chez lut.11 a répondu qu’il le défendait mai* (jiie ses doux petits garçons.Agés de moms de dix ans avaient l’hnhitu-tirer ,une "touche" en eaehetto.Décidément le bonhomme Lafontaine avait raison : “Cette gent est sans pitié et sans obéissance dan» bien de* cas.Saison tardive -pat que la »ai*on d* la navigation puf*** être On ne croit , *tr* ouverte cette année aueal têt qu’en .1910, La glace «*t très abondante dans le golfe et tout fait prévoir nue le déblaiement du chenal sera difficile quend lee ban-quleee *e maeeeront dai?» le* détroit» ill golfa.se mettent à l’oeuvre dès qu’il leur sera possible de le faire, ainsi qu’ils eu ont fait la promesse à Québec, afin qu’on ne dise pas que l’administration municipale ne fait rien.L’échevin Tétreau a proposé en amendement qu’avant d’entamer les négociations avec la Compagnie en vue d’un nouveau contrat, les commissaires mettent à l’étude ia municipalisation du service.Le maire Guérin a déclaré que la Ville ne pouvait pas en tous c.as exproprier la Compagnie avant douze années d’ici et que l'amendement de l'éehevin Tétreau n’était pas dans l’ordre.Le commissaire Wanklyn a fait observer que le seul moyen de mettre la main sur la Compagnie des tramways serait de se porter acquéreur de toutes les actions en Bourse : mais que la Ville ne possédait pas ce droit.Il faudrait pour cela, a ajouté le commissaire Wanklyn.obtenir de la Législature des pouvoirs supplémentaires, et c’est enfantin que de parler aujourd’hui de municipalisation.Après que l’amendement eût été déclaré hors d’ordre, l’échevin L.-A.La-pointe retira sa proposition, déclarant qu’elle n’avait été faite que pour rappeler aux commissaires qu’ils ne devaient pas perdre de temps, et qu’il voyait bien qu’elle était inutile.L’éehevin Tétreau a fait la proposition suivante : “Que le conseil procède au choix du terrain qu'il croira le mieux convenir aux fins d’une exposition et de donner instruction aux échevins qu’il a délégués au bureau de direction de l’association de l’exposition de voter en faveur du terrain que le conseil aura choisi.” L’échevin L.-A.Lapointe propose en- j suite que la question soit renvoyée à | la commission municipale de l'exposi- j lion avec instruction de faire un rap- I port dans 8 jours.Une motion de l’éehevin Morin a été adoptée, autorisant la commission pour le baptême des rues dont les | noms font double emploi à consulter ; divers particuliers et associations.T.e conseil a adopté le rapport re- ^ commandant, le don d’une somme de 85,000 aux sinistrés de Campbellton et celui recommandant l’aménagement de la bibliothèque municipale à l’école technique, rue Sherbrooke.L’échevin McMahon, le nouveau représentant du quartier Saint-Paul, a été présenté au conseil par MM.La pointe et Carter.Tué par un tramway ! Les varioleux d'Ottawa Toronto.28.— Le docteur Charles M.Stewart.142 Carlton, s'est tué hier après-midi eu tombant de son cheval sous les roues d’un tramway.Le docteur revenait avec quelques amis d’une promenade.Un tramway “ Metropolitan” venant; à sa rencontre allait à une allure assez rapide et an moment où le watt-man faisait, jouer le sifflet d’alarme, le cheval que montait le docteur prit peur et se jeta en travers sur la voie.M.Stewart fut projeté par terre et roula sous le tramway.La mort fut instantanée.Le doeteur Stewart était né en 1873 à Ailsa Craig.Ont.Elève de l'Univer-sité de Toronto il fut médecin de l’hôpital Général jusqu’à 180!>.Il étudia, ensuite à Edimbourgh et Londres pendant trois ans.11 fut aussi chef des médecins A l'hôpital Général d'Ottawa.Tl fit un nouveau voyage d’Europe pour se spéeialiaer dans le traitement, des maladies des oreilles du nez et île 1».gorge et il revint il y a trois ans s’établir à Toronto.M.Stewart n'était pas marié.iraient à Hu Démonstration orangiste à Hull Ottawa, 28.— Des membres du Ci soil d’Hygiène d'i’ttawa veulent *‘i | tendre avec les autorités de Hull, sujet d'un hôpital de varioleux, n'est pas autant la question du ma tien de l'institution qui est embarr santé, mais c'est celui du choix d’un droit pour nu tel hôpital.Comme on lo sait, les autorités ci ques d'Ottawa, voulaient constru l'hôpital des varioleux sur l'Ilo Port qui se trouve au centre môme de la pulation canadienne-française de paroisse Saint Anne d’Ottawa.La mainc dernière, le curé de la paroi Sainte-Anne, accompagné de deux ce; citoyens de sa paroisse s'est rem; à une assemblée du Conseil de Vi afin de protester contre l’érection d j hôpital de varioleux sur l’Ile Porte .Comme on n’en veut pas dans ee partie de la ville, on n’a pas mê songé un instant à construire l’hôpi en question dans un quartier angb mad* on a décidé que s’il était impoi ; hle de le mettre au milieu des Oa; diens-français, il n’y avait qu’une c se à faire, c’était de tâcher de le fa ‘•gober” par les citoyens do Hull des environs, On attend avec intérêt les suites finitives des démarches dos autori hygiéniques d’Ottawa.La taxe sur les Chinois Ottawa, 28.- Les orangistes d'Ontario ont décidé de faire le 12 juillet prochain, une grande démonstration à Hull._ On s'attend à recevoir 10,000 orangistes ce jour-là, qui prendront part à une grande procession.Us citoyens de Hull so demandent pourquoi on a choisi cette petite ville presque exclusivement canadienne-fran-çaise.pour y faire une démonstration qui sera certainement malvenue.L'explication ass donnée par un dns grands chefs orangistes qui a dit à ce propos avec un sourire malin : “We are going to educate the people ”, (Nous allons faire l’éducation du peuple] .On se demande quelle interprétation on peut, donner è cas paroles, mais “le bloc enfariné ns me dit rien aui vaUl*,"- Ottaw-a, -S- — La taxe personnelle imposée sur tout.chinois qui entre dans lo paya rapportera cette année un revenu de 12.000.000.L’an dernier la taxe a rapporté 1800,000.La mise en vigueur plus stricte des règlements fédéraux a été cause de cette grande augmentation.Les tailleurs de pierres Les tailleurs de pierre» de l’Union Internstionele, «uecureale de Montréal, sont priés de se rappeler que la nomination de* of fiel en» pour un nouveau terme aura lieu à la séance de mercredi, 29 courant, à In salle Saint-Joseph, Une nombreuse assistance «et seguin:.La Belle Voiture '' WM ; ¦ V Voiture de Tourisme Modèle Franklin “ M " “UNE FOIS QUE L’ON A LA FRANKLIN, ON NE VEUT PLUS QUE CELLE-LA” Ces mots s’appliquent à tous les propriétaires d’une FRANKLIN.Et le nombre de ceux qui continuent à faire usage de la FRANKLIN d’année en année est plus considérable que le nombre des propriét.ü-ies de machines de n’importe quelle'autre marque.La raison de ce fait, c’estque les voitures FRANKLIN sont __.- j , RECOMMANDABLES, CONFORTABLES ET ECONOMIQUES Voiture de Tourisme, Modèle “G”, 18 C.V.$2,600 Voiture de Tourisme, Modèle “M”, 25 C.V.$3,500 Voiture de Tourisme, Modèle “D”, 38 C.V.6 cylindres, $4,500 Voiture de Tourisme, à 7 passagers, Modèle “H”, 48 C.V, 6 cylindres, $6,000 THE MOTOR IMPORT COMPANY OF CANADA, LIMITED A f TR K FO 188 THE WILSON BROS.MOTOR COMPANY LIMITE» ENTREPOTS : Edifice du Forum, angle de la rue Ste*Catherine Ouest de et l’avenue Atwater.Montréal, P.Q.—Tel.Up.2600.—Raccordement Privé.Si vous voulez vous former une opinion impartiale sur les hommes et sur les faits, -LI'SEZ- LE “ DEVOIR ” Cf C’est le seul journal véritablement indépendant.Il ne subit l’influence d’aucune coterie politique ou financière.Il dénonce impitoyablement tous les vices de nos administrations fédérale, provinciale ou municipale, mais-sait aussi rendre justice à qui de droit.Cf Les articles qu’il publie sont signés des meilleures plumes canadiennes et de collaborateurs de l’étranger.Jf.LISEZ LE “ DEVOIR ” et faites-le lire partout autour de vous.LE NATIONALISTE *1 Le Nationaliste est le plus intéressant et le plus répandu des journaux du dimanche.A coté des articles politiques et littéraires, des nouvelles et des comptes rendus sportifs qu’ils vous donne, vous trouverez toujours une amusante page de caricatures.C’est avant tout, comme son confrère le “Devoir”, un journal de combat.Lisez le “NATIONALISTE” Vous ne vous ennuierez pas.Echos de Plessisvüle Dimanche, grande assemblée publique, en faveur de la réciprocité, convoquée par notre député> M.F.I.Savoie.Malheureusement M.Savoie ayant été victime d'un douloureux accident samedi aoir, n ’a pas pu venir rencontrer ses électeurs.Tout, de même, malgré le très court espace de temps à sa dispositicn, il a pu trouver des ora tours pour le remplacer et assez heureusement.Le principal orateur n été M, Geo.Helloau, qui à l’instar de son émule ‘‘Ghentecler” est venu nous chanter loi gloire» de son soleil — dan» lequel, à son indignation profonde, les coneer-vateur» confiaiteot à découvrir tant de taches.Les autres orateurs ont été MM, L.,1.Houle, maire, président de rassemblée et Al.Isaïe Magnan, qui s'est excusé de ne dire que quelques mots, vu qu'il no connaissait rien du tout à la question.En somme l'assemblée eut été un succès, si on eût parlé réciprocité, ce surtout pourquoi elle avait été commandée.M.Bclleau nous h entretenus environ 20 minutes, nous rappelant scs sou venir* des luttes passéesi et n traité surtout do la question des îécoles, de la marine, nais très peu de çn, du Transcontinental, pas du Pont de Québec, par exemple —- ni de l’affaire Blondin-Lanctôt — et pas un seul mot d» réciprocité.Et malgré tout cela, ou plutôt »v»e tous cei éclaircisse- ments et renseignements sur une question aussi sérieuse quo celle do la réciprocité nvec les Etats-Unis, nos boue ami» les libéraux ont approuvé l’attitude dû gouvernement par une résolution proposée par M.Olivier Sévi-gny, secondée p.u M.Edouard Lafontaine, et adoptée par à peu près une cinquantaine de personnes qui avaient eu le courage de rester jusqu’à la fia de l’nssemblée.-é- Petit feu Un petit incendie s'rsl déclaré b lot soir dans la partie sud de l’édifice nu« Irefois occupé par les MM.C'arsley.L* feu a été mis par un poêlon de plom.hier.I-e* pompiers ont eu vite fait déteiaaco le, flaoimos. LE DEVOIR, Mardi, 28 Mars, (•Il a* LA VIE SPORTIVE Il me semble que si M.Kendall n'a pas grande sympathie pour le français (et ceci me parait évident), il devrait au moins respecter la langue des 95 poûr cent de ceux qui voajt dépenser leur argent à cet endroit.Plusieurs de mes amis m'ont fait la remarque que je vous transmets aujourd’hui et sachant que vous y porteriez attention vous-méme en bon patriote, je me suis empressé de vous .écrire cette lettre que je n’ai aucune DANS LE MONDE DU BASE-BALL Le Royal a sa première pratique.— Roth, Miller, French et Gandil sur le terrain.— Une lettre de M.Barrow AUTOUR DES BUTS La ligue de la Cité.— La concurrence à outrance- nouveaux joueurs — Les Newport.Va.2$.— Spécial.— Le gérant McCâfferty et seize joueurs de l'équipe montréalaise sont arrivés ici hier matin pour leur entrainement du printemps.Après avoir changé de costume, le gérant McCâfferty s’éloigna avec ses joueurs dans la direction du Casino Park et la nremière pratique rie la Saison commença.• leunes et vieux semblent en excellente condition.Après av|>ir joué au bât on pendant quelque temps, chacun prit le champ pour une demie heure.Yea'ger, French Nattres et Gandil pratiquèrent ferme toul comme en pleine saison.Après deux heures de pratique, les joueurs pratiquèrent la course de longue haleine et l’on retourna aux quartiers généraux, à l’Hôtel Warwick.Chaque jour de cette semaine et de la semaine prochaine, les Royals prendront des exercices matin et soir.Les équipiers qui figurent sur la liste de présence sont actuellement : catchers : Bridge et Morin ; pitchers: Bar-berich, Burchell, Dubuc.Ashton, Le-clair, Dortier» buts : Gandil, Yeager.Nat'tress et French : champ : Demmitt, Hanford,, Bailey et Flynn.Veuf hommes sont en route et doivent arriver aujourd’hui.Ce sont : catchers ; Roth et Curtis, de Chicago; champ : .Jones de Kentucky ; pitcher: Bitton
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