Le devoir, 18 novembre 1929, lundi 18 novembre 1929
Volume XX - No 268 Abonnements parla poste : Edition quotidienne CANADA »>•«»' .$ 6.Oft Etats-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 • Edition hebdomadaire CANADA .2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS! Directeur: HENRI BOURASSA Montréal, lundi 18 nov.1929 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: - - HArbour 1241* SERVICE DE NUIT: Administration: - HArbour 124S Rédaction: • * HArbour 3879 itérant: • • ¦ HArbour 4897 MONTCALM lin rapide coup d’oeil sur les chiffres — En marge de la déclaration de M.Taschereau M.Perron esl élu dans Montcalm: c'était prévu, et c'est un résultat dont personne, dans aucun groupe, n’a un moment douté; son adversaiie, n’ayant pas recueilli tout à fait le tiers des suffrages exprimés, perd son dépôt: c’est à quoi tout le monde, et lui le premier tout probablement, s’attendait.Mais M.Taschereau, en criant au grand triomphe ministériel, à la désastreuse défaite oppositionnisrte, donne tout de même ce matin l'impression de forcer un peu la note.Et la meilleure preuve s’en trouve dans le fait que les deux journaux du matin de Montréal, tous deux, en l'espèce et malgré leurs couleurs officielles, grands amis du gouvernement, éprouvent le besoin d'expliquer le résultat.C’est un souci qui, d’habitude, au lendemain d’une éclatante victoire, ne hante pas les vainqueurs.M.Perron, d’après les chiffres que nous apporte la Canadian Press de ce matin, a pris 1,850 voix contre 885 a M.Lévesque.Cela lui donne une majorité de 965 voix.Beau chiffre, et qui satisferait plus d’un candidat heureux.Mais M.Daniel, l’ancien député, avait eu, aux dernières élections générales, une majorité de 1,626 voix ce qui fait par comparaison avec le résultat de samedi une baisse de plus de 600 voix.Première constatation désagréable, que l’on explique par le fait que la candidature conservatrice de M.Lavoie, aux élections générales, fut chose de pure forme et ne réunit pas les suffrages con-servateurs que l’on pourrait dire inchangeables.Soit, mais il reste ceci, que le total des suffrages exprimés dépassant de 425 en chiffres ronds celui de l’élection de 1927, le total des suffrages oppositionnistes est passé de 344 à 885 (nous prenons les derniers chiffres de la Canadian Press), soit une augmentation de 541, tandis que les suffrages recueillis par Je ministre de l’Agriculture sont restes de 120 en deçà de l’ancien total de M.Daniel: 1,850 contre 1,970.On peut éprouver à la lecture de ces chiffres des sentiments de joie ou de regret; mais cela ne change rien à leur substance ou à leur valeur, « * •»* Et si l’on sort de la mathématique pure, on peut bien constater que la campagne de M.Lavoie, en 1927, ne fut pas poussée très à fond, que le candidat n’était guère connu dans la circonscription, qu’il ne put être vivement appuyé par son parti, que la majorité de 1,626, alors recueillie par M.Daniel, marque l’extrême pointe du succès libéral, qu’elle dépasse de près de 500 voix celle que le même M.Daniel avait eue en 1923, et de près de 700 celle qu’il avait ra:massée en 1917; mais il faut ajouter que, depuis dix ans, la majorité libérale avait été croissant, que M.Perron était, à raison des circonstances et de sa personnalité propre, un candidat d’une force exceptionnelle, que rien n’a été négligé de ce qui pouvait faciliter et grandir son succès.L’élection a été soigneusement préparée, on a fait signer des pétitions demandant à M.Perron d’être candidat, et l’on n’a laissé à l’opposition que le minimum de temps possible pour se choisir un candidat et s’organiser.On a même eu cette précau-iion de placer l’élection un samedi, ce qui ne laissait à l’opposition qu'un dimanche a discours.M.Daniel, le vainqueur de 1927, a fait le tour du comté pour M.Perron comme il l’avait fait pour lui-même.Tous les ministres, à commencer par M.Taschereau, se sont jetés dans la bataille.M.Nicol lui-même est venu des Cantons de l’Est prêter main-forte à son ancien collègue.Et les représentants du gouvernement ont crié à pleine gorge qu’ils n’avaient point pour adversaires les conservateurs traditionnels, mais bien une troupe d’aventuriers ou à peu près, pour laquelle ils ont forgé un nom spécial, les hon-distrs.D’autre part, l’opposition se trouvait en face, non seulement des difficultés ordinaires qui, dans les élections complémentaires, constituent chez nous une faiblesse pour elle; mais elle se battait avec la certitude d’être battue, ce qui, d’ordinaire, n’est pas très enthousiasmant et ne pousse point à de très vigoureux efforts.Et, cependant, le résultat est ce qu’il est.En dépit des cris de triomphe officiels, ce n’est peut-être pas au camp des vainqueurs qu’il suscite le plus de joie.¦*¦ * * M.Taschereau, d’ailleurs, est singulièrement distrait quand il parle à ce propos d’ "une série de victoires sans précédent dans fa province’’.Il y a eu depuis quelques semaines trois élections complémentaires dans la province: Compton, Richelieu et Montcalm.Dans Compton, contre' un ministre, la majorité ministérielle a été coupée de près de 1.000; dans Richelieu, elle a été augmentée de 200, si l’on ne tient compte que de l'éenrt entre le candidat victorieux et son adversaire opposiüonniste, un deuxième candidat libéral ayant pris environ 225 voix; dans Montcalm, on vient de voir les chiffres.11 peut y avoir là de quoi se réjouir, et le gouvernement, qui garde tous ses sièges à la Chambre, n’est sûrement pas encore en danger dans l’ensemble de la province; mais il y a peut-être lieu aussi de tempérer l’expression du triomphe — si l’on tient compte surtout que la seule circonscription où la majorité ministérielle accuse une hausse est celle où les ministres (sauf M.Mercier) n’ont pratiquement pas mis les pieds tandis que les deux qui marquent une baisse sont celles où les ministres ont donné à fond.En tout cas, il est probable qu'après cela, l’élection de Huntingdon sçra très vivement contestée, qu’il en sera de même partout où l’occasion se présentera et que lu prochaine session sera suivie avec un intérêt considérable.La prochaine session, ce sera du reste la grande épreuve de M.Houde: c’est elle qui montrera vraiment ce qu'il a dans le corps.il y aurait beaucoup à dire encore sur l’élection, et notamment sur l'article d’une antipathie particulièrement violente contre le chef de l'opposition que publiait la Gazette de ce matin, mais le temps et l’espace manquent.Nous aurons probablement l’occasion d'y revenir., " Orner HER0UX été le signal de la course au gigantisme.La National City Jiank a annoncé un édifice de 925 pieds.Lu Metropolitan Life, qui, naguère, détint le record, a admis qu’elle considérait l’érection d’un édifice couvrant un pâté de maisons complet susceptible d'être porté à cent étages.A.-K.Lefqourt, grand constructeur de gratte-ciel, a fuit savoir qu’il avait arreté un projet de construction de 105* étages.Charles Noyés et David Schultz, deux courtiers d’immeubles, lancèrent te projet d’un édifice de 150 étages.Mais il y a des limites.Les experts croient qu'au point de vue structural un édifice de 150 étages est possible.On pourrait même atteindre 7,000 pieds.Mais on fixe 75 étages comme limite du point de vue pratique.Nos deux agents d’immeubles ont donc trouvé moyen de s’assurer une forte réclame gratuite.Dans l’article de la Nation, (20 novembre courant), que nous résumons à sa plus simple expression, David-G.Bareuther pose en principe que le facteur déterminant la hauteur d’un édifice ce sont les ascenseurs.28,104 ascenseurs transportent tous les jours une.moyenne de 10,900,000 personnes dans Vile de Manhattan seulement.L’Equitable Building a 59 ascenseurs qui accaparent un espace précieux dans te reste de la tour étroite, de sorte que l'espace pour location est sin-qulièrcment réduit.Or, plus l’édifice est haut et plus U faut y affecter d’espace aux ascenseurs.C’est mathématique.On compte, que l’homme d’affaires ne peut attendre plus de 20 à 30 secondes après l’ascenseur.Celui-ci voyage à la vitesse de 700 pieds par minute.Même à cette vitesse, il faudrait plus d’une minute, pour faire, dans un voyage sans arrêt le trajet jusqu'au sommet de l’édifice Woolworth.i n édifice de 150 étages compterait 50,000 occupants et 200,000 passants, à dix de front, à trois pieds de distance, pour entrer dans l’édifice et en sortir, seulement, cela prendrait 8 heures.On calcule donc que le service adéquat d’ascenseurs exigerait 250 cabines.L espace pris par ces ascenseurs réduirait t’espace locatif - aux dimensions de simples niches.Les constructeurs les plus expérimentés croient que non seulement l espace pris par les ascenseurs, mais encore par les colonnes, de même que la plomberie et le chauffage, aux étages inférieurs, empêcheront qu’aucun édifice ne soit porté à plus de cent étapes.D’autres réclament tout de même une loi limitant la hauteur.Enfin! Cependant tes architectes ne renoncent pas à résoudre le problème qui leur est posé par cette nouvelle forme de mégalomanie.On peut farter la vitesse des ascenseurs à 1400 pieds à ta minute.Théoriquement, on pourrait aller à 1800, mais ce serait inconfortable pour le voyageur.On pourra aussi, peut-etre, faire fonctionner d des vitesses différentes deux cabines dans le même puits.La General Electric vient par ailleurs de perfectionner une lampe incandescente à rayons ultra-violets qui procurera de ta lumière solaire artificielle saine aux pièces intérieures des édifices couvrant deux pâtés de maisons."Les fenêtres seraient éliminées, dit M.Bareuther, pour ne pas nuire au fonctionnement de la ventila-livfl artificielle qui.aujourd'hui, assure une atmosphère pure, plus constante que réelle, aux piscines , de natation et aux courts de tennis i dans les secondes sous-cavcs, ati-\ dessous du niveau de la mer, à New-York."Les architectes commencent à discuter l'opportunité d’employer des tubes pneumatiques modifiés pour remplacer les ascenseurs et lancer (shoot) les individus dans les gratte-ciel.Peut-être les locataires y prendront-ils goût, puisque dès maintenant ils consentent à payer des loyers de $7.50 et $8.00 le pied carré peur les derniers étages d’un édifice quand ils pourraient se procurer des bureaux plus bas aux prix de $2.50 le pied carré." C est.évidemment, un exempte frappant de folie collective.Mais ne nous gaussons pas trop vite.Nous suiverons du mieux que nous pourrons, ici; de fait, nous ne sont-.nies déjà pas st loin en arrière.Tant il est vrai que les Latins au-1 raient dû dire non pas exempta tra-hunt, mais pessima exempta tra-hunt.MEMO l'actualité La roursi» vers le ciel l.a ville de New-York étire ses bras vers le ciel.Elle est prés de {'atteindre.Mais craignons une catastrophe; l’histoire ne nous dit pas combien d’étages avait la tour de Babel quand la confusion des langues.résultante de la confusion des esprits, arrêta pour toujours les travaux.L'édifice Woolworth a 792 pieds de hauteur.Il a eu longtemps le titre orgueilleux de plus haut édifice de l’univers.L’édifice Chrysler, pieds de haut, a pondant un mois, un seul mois, détenu le record.il est détrôné par l'édifice hank of Manhattan, qui dépasse 805 pieds.Terminé, il en aura 925 et 4 pouces.¦M Smith, t ancien gouverneur, est titré dans la course.L’Empire Building est en vole de construe-’ion, sur remplacement de Vhôtel Waldorf Astoria.Cet édifice aura près de mille pied» de hauteur, record detenu par la Tour Eifiel.Ça Bloc-notes Pas content L'aimable Soleil n'est pas content do la "bonne presse” et il le dit.A son gré elle n’est jamais asses libérale et elle est toujours opposi-tionniste.Elle a un autre grave défaut.Comme elle garde sa liberté, elle en use.Y a-t-il quelqu’un d’aussi embarrassant qu’un homme ou un journal libres?C’est le cas de la “bonne presse’’ dont le premier ministre et ses amis parlent avec dédain, mais dont ils sont heureux d'invoquer le témoignage en leur faveur, chaque fois qu’ils v trouvent dix lignes qui leur aillent.Dans cotte affaire de Montcalm, la1 “bonne presse" a eu le grave tort de ne pas donner dans le jeu des ministériels, de faire ses comptes rendus elle-même, de ne pas les calquer sur ceux des feuilles ouvertement ministérielles ou qui le sont de façon à peine déguisée.Où les autres arrangeaient les textes, ou les* supprimaient, ou cuisinaient à leur façon les faits, le Devoir, par exemple, a donné des deux camps adversaires ce qu’ils disaient, la physionomie des assemblées, les exagérations même de langage des orateurs, sans plus.Quelqu’un qui a voulu suivre la lutte pour savoir comment cela se passait devait lire la “bonne presse”.Ainsi quelques milliers de gens ont su ce qui avait lieu exactement duns Compton, dans Richelieu, dans Montcalm.Et cela a mis en colère le Soleil.Il aurait préféré, — et d’autres avec lui, — que le public n’eût que les comptes rendus colorés, arrangés et rédigés Dieu sait comment! de toute la presse ministérielle, et rien que cela.“La presse domestiquée, — c’est peut-être impatience inconsciente de la chaîne, —• en veut à l’autre de ne pas la suivre pas à pas, de ne pas se mettre à son diapason pour courir sus aux houdis-ics et aux goglus'', dit M.Jules Do-rion, dans YAction catholique.Cela est tout à fait juste.Tant que la presse libre existera, la ministérielle serd mal à l’aise, en temps de période électorale tout particulièrement; car les gens de bonne foi qui suivent les journaux pourront comparer les comptes rendus et ainsi les faussetés de la presse payée seront visibles.C’est ce que le Soleil ne voudrait pas.Cet astre rouge désire que l’électeur voie tout en rouge et tout le temps.Et il y a des gêneurs qui osent donner un autre éclairage! Calculs Pourquoi, dans leur désir d’expliquer la baisse de la majorité libérale dans le comté de Montcalm, samedi soir, un journaliste ministériel n’a-Hl pas écrit: “Ce qui démontre quelle éclatante victoire M.Perron a remportée, c’est l’écart considérable qu’il y a entre le nombre de voix qu’il a et celles que M.Taillon, un conservateur qui fut premier ministre, eut jadis dans le comté de Montcalm.M.Perron a changé la majorité conservatrice de M.Taillon, qui fut jadis de 567 voix, en une majorité libérale de 965 voix au minimum.Il y a donc là un écart de 1532 voix en faveur des libéraux — énorme renversement et tout à la gloire de M.Perron et du ministère Taschereau.Dans un comté rural où le nombre des électeurs est limité, M.Perron a pris une majorité de près de 1550 voix au-dessus de celle de M.Taillon.Qu’on ne parle plus njjrès cela de demi-victoire oppositionniste! M.Perron a tout balayé, puisqu’il a enfoncé de 1532 voix M.Taillon, conservateur”.Cela eût été tout à fait dans la note et autrement plus flatteur pour M.Perron que les faibles explications que la presse ministérielle donne ce matin de la baisse de la majorité libérale dans Montcalm.Les rédacteurs du ministère manquent d’imagination.On comprend, devant de tels manquements, que le Soleil désire que la presse libre devienne ministérielle.Comme la nouvelle presse expliquerait mieux que l’ancienne presse ministérielle les grandes victoires de Compton et de Montcalm! Badinage à part, un ministériel exprimait la certitude, l’autre soir, à Sainte-Julienne, — et ce n’était pas le plus négligeable, — que M.Perron ayant compté 2,200 signatures sur la requête où on lui demandait d’être candidat, il devrait recueillir au moins 2,500 voix.Il en a eu 1,850; cela veut dire que 350 électeurs signataires lui ont fait fauxj bond et que 300 autres électeurs n’ont pas non plus répondu à son attente.“Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant qu’on ne l’ait mis par terre”, a dit quelque part un fabuliste qui n’a pas du tout pensé: à l’élection de Montcalm, mais qui a tout de même dit la vérité.j “Parquement" Le directeur du Courrier de St-Hyacinthe proteste contre l’emploi sur des affiches publiques du mot parquement, “anglicisme s’il a la prétention de traduire parking, impropriété si, considéré dans son sens propre, on veut l’appliquer à l’idée du stationnement dans les rues”.Parquement n’est employé nulle pari ailleurs que dans lu ville où parait le Courrier, écrit M.Bernard, et ce n'est pas une bonne traduction de parking.Parquer, c’est “l’action de renfermer des animaux dans un parc, dans une enceinte quelconque.Cela paraît avoir très peu de rapport avec l’homme qui abandonne son auto, pour une heure ou deux, dans la rue.à proximité d’un trottoir.Stationnement est le seul mot qui nous semble, pour l’instant, répondre à l’idée du Parking anglais.Le précédent esl d’ailleurs favorable, et partout, au mot stationnement.On l'emploie partout dans la province, on l’emploie par DANS HUNTINGDON Ce sera la prochaine élection provinciale partielle Les ministres l’envisagent avec une certaine inquiétude—Entêtement de quatre aspirants-candidats libéraux — Clans irréductibles —Dangers de scission ministérielle — Les élections précédentes LES CONSERVATEURS AURAIENT UN TRES FORT CANDIDAT La déclaration de M.Taschereau à Sainte-Julienne a-t-elle nui à la victoire de M.Perron?On se rappelle que le premier mmistre a déclaré qu’il restera au timon des affaires de la province aussi longtemps qu’il le pourra.Certains libéraux, qui souhaitent l’avancement du ministre de l’agriculture jusqu’au poste suprême, prédisaient que cette déclaration vaudrait à M.Perron une majorité sensiblement inférieure à celle de M.Daniel.Les événements semblent leur donner raison.Il est donc des gens qui, dans son propre parti, estiment que M.Taschereau aura contribué à restreindre le succès de son collègue et qu’il eût mieux valu qu’il ne mit les pieds ni dans le comté ni .ailleurs.11 faudra bientôt tenir l’élection de Huntingdon, d’autant plus que M.Taschereau a annoncé, il y a déjà plusieurs semaines, rémission imminente des brefs.Ici, les ministériels ne se trouveront pas à même fête que dans Montcalm.Ils ont sur les rangs quatre candidats, deux de langue française et deux de langue anglaise.depuis la réunion ajournée du 6 novembre dernier, et qui veulent y rester tous les quatre.Le comté est en majorité canadien-françuls et se repent, non sans raison, d’avoir élu si longtemps à Québec un dénuté qui ne parlait pas même un traître mot de français.Par contre, on dit, à l’heure présente, que les conservateurs auront un candidat de poids.On parle du notaire D.McK.Bowat, de Montréal, natif du comté.Anglais de nom et de race, le notaire Bowat est un bilingue parfait.Il parle le français avec la plus grande aisance et a toujours été très sympathique à ses confrères de langue française.Il a au surplus la confiance des milieux financiers et l’une des clientèles les plus importantes de la province.Si, comme on l’espère, le notaire Bowat consent à se porter can- didat, les ministériels n’auront sans | majorité doute pas une tâche facile dans Huntingdon.Et ils sont nombreux, ceux qui croient que Montcalm, où tout indiquait pour eux une vieloi-re éclatante (elle l’eût été sans l'intervention de M.Taschereau, disent ceux qui n’aiment pas le premier ministre) aurait dû suivre Huntingdon pour effacer les mauvais effets d’une défaite possible.A l’heure présente le comté se trouve sans représentant ni à Ottawa, ni à Québec.Les élections pour la Chambre des Communes auront lieu à brève échéance.Elles doivent être tenues dans les six mois suivant la vacance du siège; mais il est de coutume constante à Ottawa de les faire dans les deux mois.Une victoire conservatrice serait d’un effet désastreux sur le résultat de l’élection fédérale, sans compter que la décence force le ministère québécois à ne pas ajourner plus longtemps une élection déjà annoncée.On peut donc croire que l’élection provinciale partielle aura lieu sous peu.Les élections depuis 1867 Voici l'histoire 4es consultation's populaires 4am Je comté de Huinr|t François de Sales et ses amitiés”, par Maurice Henry-Coüan-nier, est édité par la maison Per ! Orbetn.à Paris, et se trouve, croy- j ons-nous, dans les principales li- i brames canadiennes.Ernest BILODEAU U est assez irare «ju’un compositeur renommé qui est en même temps un grant) interprète vienne donner u,n concert entièrement composé de ses oeuvres, à Montréal.Rachmaninoff et Kreisier l'ont fait, mais ils sont avant tout, dans leurs voyages, des virtuoses et jouent les oeuvres des autres.Maurice Ravel n’a pas servi les siennes en les jouant lui-même.Nous n’avions guère entendu que Cyril Scott qui soit aussi grand pianiste que compositeur et dont l’unique concert qu’il nous donna fut entièrement consacré à ses propres compositions.De la soirée que nous avait donnée Cyril Scott, il n’était résulté, avec l’éblouissement de sa technique, qu’un, sentiment de fatigue engendrée par le parti pris de la polytonalité d’oeuvre* toutes, à la Longue, pareilles.De ceille de Maurice Ravel, seuls les musiciens, qui voient et entendent au delà et au-dessus de l’exécution l’oeuvre elle-même et sa signification, en avaient retiré complète satisfaction et la foule qui s’attendait à la virtuosité, «juel qu’en soit le motif, avait été franchement désappointée.Ceux qui ont eu la bonne fortune d’entendre Nicolas Mrdtner samedi, chez les SS.des SS.NN.de Jésus-Marie, n’ont rien éprouvé de pareil, parce qu’ils ont communié avec un génie fort et clair que servent des moyens puissants.Deux h names (à l'eloge.du travail) et Fragment tragique, la Sonate tragique, le Conte du Printemps, le Chant du matin, Vlmpro-visation quinze variations sur le Chant de la nymphe des eaux et Trois Contes, c’est un programme substantiel qui peut ramener le vieux cliché que Va qualité fait «m-blier la quantité, puisqu’on en redemanda.J’avais déjà entendu de la musique de Medtner, et j’avoue que je n’en avais pas été outre mesure émerveillé, mais je me suis rendu compte l’autre jour qu’il n'v avait pas de ma faute, mais bien «le celle des pianistes ou chanteurs qui l’interprétaient.Combien étions-nous dans la salle à qui ètail arrivé pareilltt mésaventure?ht comme maintenant tout cela nous semble clair et puissant! Nicolas Medtner n’est nas un révolutionnaire; il n’est aucunement, comme des fanatiques trop zélés voudraient le faire croire, une génération spontanée, sa musique n’est pas une chose sortie du néant.Cela n’existe pas dans la nature.Le génie est créateur; il n’est pas une création, mais un aboutissement.Si l’on voulait bien chercher, on ; trouverait chez Medtner l’influence j de Chopin, de Schumann, de Cé- : sar Franck, que sais-j^ encore?Qu'est-ce que cela prouve?Sinon | qu’il a pris la musique telle que ! l’ont faite les grands ancêtres, mais qu’avec son cerveau lucide, «d son coour palpitant il l’a faite sienne, hors de tout doute.C’est dans une langue qui n’emprunte rien aux théories avancées, «pii ti’a jamais le parti pris d’étonner, qui ne se panache d’aucun éclat romantique qu’il parle, mais c’est parce qu’il a su la faire sienne qu’i] émeut et tpi’il subjugue.Et c’est aussi parce qu’ayant quelque chose à dire, il le fait nettement t puissamment, puisque, l’ayant dit, il se tait, là où d’autres ergoteraient, s’expliqueraient et en définitive recommenceraient.Je ne crois pas, comme tant d’autres voudraient qu’on en soit convaincu, que Nicolas Medtner est toute la musique et qu’hier n’a jamais existé avant qu’il naquit.U y a eu, il v aura encore des grands génies créateurs.Mais à l'heure présente il est l’un des plus grands qui soient et cela suffit à toute gloire.Frédéric PELLETIER ÎS j nom- — Néfrolo^io — ‘ BEAUPRE — A Montréal, le 15, & 79 ins.Mme Damien Beaupré, née Phlloméne pal SS.-.TIOURDUA — A Montréal, le 15.h «7 *ns.Camille Sourdu» DEX1SLE — A Montréal, le 15, fc 44 ins.Jean Déllsle.DKKACION — A Verdun, le 15, A 53 ans, Marte-Louise Plon, épouse d'Alexandre Dé-tagon.FORTIER — A Maisonneuve, le 15.A 61 ans.Dame L.-J.Portier, née Ophélla Sé-vlgny.QODIN — A Montréal, le 7, é 83 ans, Elphége Godln.LABEROE - A Cartlervtlle.le 15, h 63 gus, Thomas Laberge.LATOUR — A 79 ans.Ismaél Latour.’ LAUZON — A Valois, le 15, 8 73 ans.* Mme Mélina Brunet, épouae d Maxime Lauaon.MONTREUIL — A Montréal, le 15, 8 69 ans, Céllna Montreuil, tille de M.Eus-taclu- Montreuil et de Mme Phlloméne Doré ROY — A St-Germaln do Kamouraeka, A 58 ana.Sieur Cyprten Roy.SYLVESTRE — A Sorel, Jeudi, le 14, à 83 ans, le Dr I.Sylvestre, La Société Coopérative DE FRAIS FUNERAIRES Entrepreneurs d# Pompes Funèbre» et Assurances Funéraire» HARBOUR 5555 >02.RUE SAINTE-CATHERINE EST ¦¦'i .-.A P Université LES COI RS D’HISTOIRE Le prochain cours public d’His-toire du Canada de l’abbé Grouix aura lieu le jeudi.21 novembre, à «h.15 du soir précises.Sujet : : F enseignement français sous /T.i njon des Canadas.C’est l'époque où s élaborent nos luis scolaires organiques.Comment, d’une extrême centralisation administrative, finit-on par aboutir à une large mesure ; suoleàre?Qu'est-ce «pie la oonfes-auoumaWté de J'ecoile du Bas-Canada à cette époque?Du point «le vue! historique, «pue faut-il iwnser «lu récent jugeuicmt du Conseil privé d Angleterre a ee sujet?Que fut le! progrès «le l'enseignerteuit, à tous sus degrés?Qu’appebe-l-ou lai “guerre des èteignoirs’’?Quelles «urcimt les causes, quel fut le ca-1 ractère île ces évènements douloureux?A ces questions et à quelques au- j tr«-s, le professe uir s’efforcera d’ap-ixirler une réipomse.La démission du capitaine Sait Fredericton, 18.— Le capitaine F.C.I*.Sait, organisateur de la police provinciale du Nouveau-Bruns-j wiok, vient de «lonner sa démission afin de passer à la police montée fédérale comme officier com-, missaire.Le gouvernement provincial lui donnera son congé probablement au commencement de l’année 1930.Le premier ministre Baxter a déclaré hier qu’il regrettait le départ du capitaine Sait.Son remplaçant sera nommé lors de )u prochaine I séance du cabinet.P i»—éx Dans cet édifice portant le no 36 rue Craven, à Londres, Benjamin Franklin a passé quinze ans de sa vie, de 1706 à 1/90.Une plaque rindiqu’».34, Docteurs, Consultez ! ! ! ETABLISSEMENTS GAIFFE, OALU1T A PILON Blvd de Vaugirxrd — Pari* XVém» Rayons X, Diathermies Electrothérapie 54, GALLOIS A CIF.Chemin Villon, Lyon «Rhône» Ultra-violet*.Infra-Rouge» Lampes ascintiques pour salles d’apérations et «lentlstes Electrodes de quartz.Pria «t condition» les plus avantageux Devis rt catalogues sur demande Service d'un Ingénieur électricien-radiologiste Agence générale pour le Canada: Paul CARDINAUX D^."PRECISION FRANÇAISE" 3458, St-I>«nis • HA.2331 MONTREAL.Au “Cercle Universitaire” M.Larrouy parle de l’Extrême-Orient L’INDO-QHINeTÏTohine et le JAPON.Les riK-mbnes du Cercle Univer-sitaire olnit entendu, samedi, à un déjeuner auquefl assistaient plus de ceint personnes, une brève causerie de M.Mauniice Larrouy, officier «le la marine française, homme de 'lettres, présentement en mission nionddaJe pour le jour nail le “Temps” de Paris.Le présidiemit du cercle, M.Joseph Veirsaiilleis, a présenté M.Larrouy et l’a aussi remercié.M.Larrouy a parlé de J’actiion de la civilisation occidentailie eini Extrême-Orient.Voici un résumé de sa causerie.“J’éprouve un extrême plaisir à être reçu au Cercle Universitaire dte Motnitréail, a dit M.Larrouy.Nous sommes du “même bateau”, plus exactement nous sommes de même culture.Sur 'Le vitrail du péristyle de votre cercle, j’ai lu votre «kevisc Mens agitai molem, ce qu’on peut traduire à peu près ainsi : L’esprit met en action la matière.Je vais essayer de vous «lire comment l’esprit “blanc" met en action la matière qu’est l'Extrême-Orient.L'Extrènie-Orieut a unie très grande étendue.J’y ai visité i’In-do-Chiime, agi sud, la Chaîne, au centre, et le Japon, au nord, LTnido-Chine.dont une grandie partie est entrée .darns l'empire co-lomiial français, entré 1870 et 1900, renferme plusieurs races, longtemps dominées par la race militaire des Aininainites.Les Amnamiiteis exigeaient dies autres races imdo-ohi-noises le travail manuel, sains se soucier de d« culture i ntellcetueille.En Hnido-Ohine les Français ®e trouvent présentement en face d’en-ifatntts à instruire.Comme les enfants, les Indo-Chinois expriment leur pensée d’une manière visuelle.Ainsi, pour eux, la glace est “la pierre de Peau”.On comprend l’effort que les professeurs français, religieux et Jaiquies, omit dû faire pour inculquer les notions de la science à ces dtnitcll'igences vierges.Ive travail y est ardu.Mais en retour, on trouve ci Indo-Cbine une richesse d’expressions insoaip-çoinmée.Certes, on ne peut dire qu’il y aura dans quelques années une culture imdo-chi,noise, mais l’Indo-Chiue en adoptant metre culture, se l’adaptera.En somme, il y a en Indo-Chine une jeune humanité touchée du désir die s'instruire.En Chide, la situation est toute différente.Dès le début de son histoire, une des plus ainciennes, ila Chine a connu Je malntdiarinnl.La culture mandariino a subsisté de longs siècles.Comme le mamdaiuniat était accessible à tous, les enfaints ont été habillés à apprendre tout jeunes.Actuellemetnl.après un mouvement de libération politique, surtout sur la côte, le liesoin die l'instruction est encore plus vif.Il est plus facile à des Européens de se faire comprendre des Chinois que des Indo-Chinois; mais il ne leur est pas toujours facile de comprendre les Chinois.lies monosvl-labes dont se compose essentiellement la langue chinoise changent de sens et de valeur en changeant «le position dans la phrase.Selon qu’on plaide différemment les mots “livre”*, "arrêt", "homme”, on obtient “indicateur des téléphones”, “douanier” ou “constable”.Cette particularité de la langue chinoise est, on le conçoit aisément, une ressource en politique, et elle le serait aussi ailleurs qu’en Chine.Que! galimatias nos philosophies pourront produire dans ces esprits, nous n’en saurons jamais rien.Au confucianisme antique a succédé la doctrine populaire de Sun Yat Sen.I/es Chinois cherchent de nous les moyens de devenir maîtres chez eux et de nous repousser hors de leur pays.Au Japon, on se trouve en pays taoïste.Le taôisme, religion de la plus grande partie de la population du Japon, c’est tout ce que l’enfant doit savoir pour l'empereur, c’est-ù-iïire pour le Japon.Le reste du inonde ne compte pas.sauf pour qu'on l’exploite au bénéfice du Japon.La langue japonaise populaire ne compte que 48 idéogrammes; la tâche de l’instituteur européen au Japon est relativement facile.Le Japon fournit d’excellents ingénieurs.tout à fait capables d’entretenir ce qui est construit, mais incapables de “créer”.Une fois formés, les élèves japonais mettent les Européens à la porte.Le conférencier se promenait un jour avec un étudiant japonais à Tokyo.L’étudiant lui expliquait l’affectation de différents édifices: hôpitaui* laboratoires.etc., où l’on travaillait contre la rage, la peste, la typhoïde.etc., et ajoutait superbement: “Avez-vous cela, chez vous?” L'étudiant ne connaissait pas Pasteur et il attribuait à quelque docteur japonais tout ce que l’humanité doit à Pasteur.Les manuels japonais, au reste, ignorent tous les savants d’Europe et d’Am«vrique et.à les en croire.tous les progrès de la «pence contemporaine sont attribuables a «les savants du Japon.M.Larrouy i conclut que néanmoins il y a au 'Japon une vêtit able élite.Voici la liste des convives nu de-| jeûner dç.samedi : TABLE D’HONNEUR M.et Mme J.Versailles.M.et Mme M.Larrouy, M.et Mme Carte-ron.M.le Dr Cabanncs.AUX AUTRES TABLES M.et Mme Ed.Montpetit.Mme A.Survcver, Mme C.-H.Cahan, Mme Ghristin.Mlle Christln.M.et Mme P.Sainte-Marie, M.le Dr et Mme J.-A, Leduc.M.et Mme 1 .Charton, M.McGosvan.M.et Mme TL-A.Terrault.M.le Dr V.Geof-frion.M.A.Boyer, M.F.-C.Laberge.M, A, Cousineau, M.T.-J.Lnfre-nière, M.A Frigon, M.!.Mercier M.O.Lefebvre.M.H.kieffer.M.Jos.Contant, M.Jacques Senéeal, M.J.Versailles.Jr„ Mlle Versailles, M.et Mme L.-.T.Deladurantiive, Bév.Père A.Lamarche.O.P.'I.9—Trop belle, par Marthe Riel.70— Un Eclair dans la Nuit, par G.d’Ablancourt.71— Conquise, par Marie Stéphane.72— Au Bonheur par les durs Sentiers, par Péronnet.73 Armel le Trahec, par Z.Fleuriot 74—Les Fiertés de Rosenn, par la Baronne S.de Bouard.75 La Belle aux Dollars, par Mario Donal.76— L'épreuve de Paule, par M.de Harcoet 77— Par te Creuset, par Gael de Saillans.78— Mesdemoiselles d’Arlo, par Cl.Bellecombe.7g—Le Souhait d’Andréas, J.R.Le Monnier.SO—L’Esclavage, par Mary Floran.81— L’Héritage de Claire, par Mme Ch.Péronnet.82— L'Amour vrai, par Laure Du-chatel.83— La Belle et la Bête, par Mario Donal.84— —Les Millions de l’Oncle Pierre, par M.de Harcoet.85— L’Affaire du train 41, par G.de Weede.86— Les Fiancés d’Ascona, Elisabeth Bastien.87— Des Petits qui furent Grands, par A.Barthe, 88— Les Héritiers de Cas tel mayor, par Philine Burnet.89— Le Mystère de Saint-Guénolê, pai Claire de Ville.90— Le Pays des Ancêtres, Jacques Grandchamp.91— L’Héritage du Malgache, par J.R.le Monnier.92— La Clef d’Or, par Zénatde Fleuriot.93— Eux et Nous, par Pierre Gourdon.94— Marcel Ciller, par Laure Du-chôtel.95— Le Martyre d’un patriote, par Mario Donal 96— Maître Beaujouan, par M.de Harcoet.97— Le Mariage de Servanne, par Marie Stéphane.98— La Maison du Mebsonge, pa Roger Dombre et Ch.Péronnet.99 - Expiation, par France Bernard 100— Rachel, Fille de Sion', par E.Bastien.101— Vie pour Vie, Ame pour Ame, par J.Dantézan.102— L’Erreur de Mme de Ferviè-tes, par Mme Phrebert.103— -L’Ame du Passé, par Guy Henriot.105- Fleur n’a qu'un temps, par Jean Jégo.106— La Famille Duchatenel, par Zénaïde Fleuriot.108 L’/nutiVe Route, par M.La Bruyère.109—Le Solitaire, par O’Nevèa.110 -La Bête Hombrée, par B de Puybusque.111—Liseron, par M.Lythe.112 Le Mystère de Castel-Flore, par C.Phrébert.114— La Vierge aux Fleurs, par Mario Donal.115— Peéife Rose, par Claire de Ville.116— Un drame au Caucase, par Léon Lambry.117— Oiseau de joie, par Made Jade et G.Verdat.118— Monique, par Zénaide Fleuriot 120— Les Voix du Soir, par Made Jade et G.Verdat.121— Coeur de Femme, par Claire de Ville.122— De la Coupe aux lèvres, par la Baronne S.de Bouard.“FOYER-ROMANS" “Cette collection a sa place parmi les meilleures publications destinées aux familles” — Revue des Lectures (abbé Bethléem) — Elégants petits volumes, sous couverture en 3 couleurs.Un nouveau volume parait chaque mois.L’unité: 15 sous franco — La douzaine: $1.50.Les 112 titres—Au comptoir.$9.00 Par la Poste -province de Québec).10.00 • (Ontario).io.50 (Manitoba).11.00 (Saskatchewan).11.50 (Alberta).12.00 Service de Librairie du Devoir 430, Notre-Dame Est Montré», ¦A VOLUME XX No 268 DERNIERE HEURE Montréal, lundi 18 novembre 1929 - CALENDRIER - - DEMAIN - Demain: MARDI, 1S novembre 1929.Sainte Elisabeth de Honfrle, veuve.Lever du eolell, 1 h.M.Coucher du toleil, 4 h.26.Lever de la lune, 6 h.29.Coucher de la lune, 10 h.19.Xouvelle lune, le 1er, & 7 h.1 m.du matin.Premier quart, le 9, 1 9 h.10 m du matin.Pleine lune, le 16.à 7 h.14 m.du soir.Dernier quart.le 22.à 11 h 4 m du matin.Nouvelle lune, le 30, A II h.46 m.du soir.LE DEVOIR fa Devoir e*t membre de la Canadian Prêt», de VA.B.C.et de la C.D.N* A» VENT NORD-OUEST.GIBOULEES MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum SS.Mtme date l’an dernier 42.Minimum aujourd'hui 27.Même date l’an dernier St.BAROMETRE 10 heures a.m.29.90.11 heures a.m.29.79.Midi: 31.75.Chiffres fournis par la maison L.-R.de Mesie.300A.rue Salnt-ftenls.Montréal.“Mon abstention est purement une .de convenance et la conse'quence logique de ma retraite comme chef” « Ceux qui y voient autre chose, déclare M.Arthur Sauvé à Saint-Eustache, n’ont pas une connaissance exacte des précédents et de la situation” - Attaque contre un député libéral - Le crédit agricole SAINT-EUSTACHE, 18.(Spécial au “Devoir”) — Une assemblée convoquée au sujet du crédit agricole a réuni ici hier soir un grand nombre de personnes dans la salle publique remplie à sa capacité.# Les maires Théoret et Chaurette présidaient.M.Arthur Sauvé, député provincial des Doux-Montagnes et ancien chef de Topposition provinciale, a profité de la circonstance pour dénoncer ceux qui tentent de donner une fausse interprétation de son abstention politique, depuis la convention conservatrice.“Cette abstention, dit-il, est purement une question de convenance et la conséquence logique de ma retraite comme chef.Ceux qui y voient autre chose n’ont pas une connaissance exacte des précédents et de la situation.“Le nouveau chef de l’opposition sait, lui, à quoi s’en tenir, déclare M.Sauvé, et il n’a pas même voulu discuter l’opportunité de mon intervention.Je considère cette résèrve et je l'apprécie.” M.Sauvé, parlant d’un député fédéral, dit qu’au lieu de passer son temps à jouer avec des canards sauvages et de faire aller son petit moulin à vent, ce député ferait bien mieux de s’occuper de son propre mandat et de ne plus inventer des dispositions et des positions qui ne conviennent pas à un homme qui se respecte toujours.Ce politicien, ajoute M.Sauvé, tente de distribuer du miel falsifié comme un bienfait de M.Perron, mais à l’insu du ministre, il recevra avant longtemps la condamnation qu’il mérite.Il y a autre chose à faire dans la politique, ajoute encore M.Sauvé, que d’enseigner le mensonge, le dénigrement et l’hypocrisie.M.Sauvé fait ensuite un bon exposé du crédit agricole “loi du gouvernement d’Ottawa adoptée par le gouvernement de Québec”.Il critique cette loi et prétend qu’elle ne répond pas à la demande ni aux besoins des cultivateurs.M.le Dr Pagé, le notaire Chaurette et le maire Théoret ont aussi adressé la parole pour féliciter M.Sauvé de son discours.La majorité de M.Daniel réduite de 661 voix dans Montcalm M.Perron obtient la majorité clans 27 des 29 polis — “Si M.Taschereau avait visité chacune des paroisses du comté, nous aurions eu la victoire”, dit M.Houde Ste-Julnienne.18.(S.P.C.) — Les r,apports complets de d’élection partie’île dans le comté de Monttcalm montrent que M.J.-L.Perron, mi-iniistre de l’Agrioultane et candidat liiibéral, a défait son adversaire conservateur, le Dr Albert Lévesque, de SbAlexis, .par nine majorité de 963 voix.M.Perron a eu 1850 votes et M.Lévesque 885.Le premier a remporté la majorité daims 27 des 29 poils.La majoirnité de 1626 voix obtenue pair M.Daniel aux élections géné-naf.es die 1927 se trouve avoir été abaissée de 661 voix.Ayant obtenu modus que la moitié des votes enregistrés pour son adversaire, le Dr Levesque pend son dépôt.Détails des votes enregistrés Sainlc-Juiirtime, 3 poils.Perron 203, Lévesque 50; St-Esprit, 3 poils, Perron 258, Lévesque 89; St-AiiexLs, 3 poils, Perron 122, Lévesque 118; St-Jacques, 5 poils.Perron 387, Lévesque 183; Ste-Manie-Salomèe, 1 poil, Perron 90, Lévesque 77; St-Liiguori, 2 poils.Perron 142, Lévesque 86; Rawdcm, 4 poils, Perron 225, Lévesque 138; Ghertsiey, 3 polis, Perron 122, Lévesque 44; St-Emile (Wexford) 1 poll, Perron 35, Lévesque 8; St-Lalixte, 2 poils, Perron 98, Lé-Viosmie 41 ; St-Donat.2 poils Perron 168, Lé- vesque 21.Le Dr Lévesque a obtenu une majorité de 16 voix dans son village à St-Alexiis, où il a eu 56 votes condre M.Perron 30.Aussi dans le poil mo 5 de üa paroisse St-Jacques où tes votes ont été de 71 pour le Dr Lévesque et de 61 pour M.Perron, soit une majorité de 10 sur le ministre de l'Agriculture.Le Dr Lévesque perd son dépôt Le Dr Lévesque aurait eu besoin de 40 autres voix pour sauver son dépôt.M.Perron ayant obtenu 1850 voix, â!l eim auraiI fallu ou moins 925 au Dr Léyesque et il en a eu 885.Déclaration de M.Houde A vaut de partir pou r le Canadian Club où il idoniniadit, à midi, ulne conférence sur le “CamiadiainiLsine”, M.Cainiif.lien Houde a fait la dédia-ratioii suivante sur l’élection de Montcsaton ; “Pour iTiniSitant, je m’incline.La majorité de M.Perron est ijofiln d'être celle dont il se vantail à Sainte-Juliemne en présence de M.Taschereau., “Evidemment _ le premier ministre aurait dû visiter chacune îles paroisses du comté; nous aurions eu la victoire.“Qu’il me soit ipermis d’adresser mes plus sincères remerciements_ -à tous ceux qui de près ou de loi» nous omit aidés dans cette campagne légendaire et plus spécialement aux électeurs de Montcalm qui nous oint témoigné leur confiance.’’ Dix-neuf personnes tuées dans une bagarre électorale au Mexique Les amis du candidat a la présidence défait aux élections d’hier accusent ceux de Rubio d’avoir intimide les électeurs — La carrière du nouveau président MEXICO, 18.(S.P.A.) — Dix-neuf personnes ont été tuées et plus de 50 blessées, hier dans une bagarre née de l’élection de Pascuaï Ortiz Rubio, à la présidence du Mexique.Les quartiers-généraux du candidat du parti de la non-réélection, José Vasconcelos, accusent les partisans d’Ortiz Kubio d avoir contrôlé les poils et d’avoir empêché, par la force et par l’intimidation, des milliers d’électeurs de voter.A cette accusation, le parti révolutionnaire, qui appuie Rubio, a répondu qu’il n’avait fait absolument rien d’illégitime et que s’il s’était permis de contrôler les poils, c’était en vertu de la loi mexicaine qui permet aux neufs premiers votants qui arrivent aux poils de contrôler ceux-ci.•h cand*dat favorisé a passé la journée de l’élection au * iliage de Uruapam, où sa famille demeure, et où il a déjà été gou-f*® nou'eau président du Mexique est, en plus d’un politicien, un ingénieur civil et un soldat.Il a été successivement ministre mexicain en Allemagne, ministre et ambassadeur au Brésil, gouverneur de l’Etat de Michoacan, en 1927 et ministre dans le cabinet Adolfo de la Huerta et dans celui du général Alvaro Obregon.M.Rubio est le descendant d’une très vieille famille du Mexique qui remonte à 1595.Comme on le sait, 1 élection d hier a été rendue nécessanre par 1 assassinat, en juiUet 1928, du président-élu Alvaro Obregon.Emilio l ortes Gil avait etc nommé président intérimaire du Mexique apres la piort du général Obregon.Le terme du nouveau president du Mexique expirera le 30 novembre 1934 On ne connaît pas encore le nombre exact des votes recueillis par Ortiz Rubio, hier, mais les partisans de celui-ci le fixent à plus d un million.NN.SS.O’Leary et Kidd à la veille de quitter Rome Rome, 18 (S.P.C.).— A la veille de quitter Rome, Sa Grandeur Mgr O’Leary, archevêque d’Edmonton, et Sa Grandeur Mgr Kidd, évêque de Galgary, ont reçu et ont rendu plusieurs visites aujourd’hui.Tous deux ont pris congé des éniinenti.s-simes cardinaux Merry Del Val et Sbaretli.de Mgr Pizzardo, substitut de la Secrétairerie d’Etat, et de Mgr Ottavinni, son assistant.11 a été question, au cours de la conversation, de l’archevêché de Regina.La Congrégation consistoriale, dont les éminentissimes cardinaux Mer-rv Del Val et Sbaretti font partie, s’occupe actuellement de cette question.Trois autres évêques canadiens sont actuellement à Rome: Sa Grandeur Mgr Béliveau, archevêque de Saint-Bonlface, Sa Grandeur Mgr Papineau, évêque de Joliette, et Sa Grandeur Mgr Ryan, évêque de Pembroke.Tous trois se retirent au Collège canadien .Faillite de courtierg i-r- son de courtage MandcvTlle, Brooks and Chaffee, membres de 'a Bourse de New-York, vient de demander d’être mise en liquidation aujourd’hui.I/O passif de la compagnie est de quatre millions tandis que .son artif, considérable, n'est pas immédiatement réalisable.Les élections municipales en Allemagne Berlin, 18 (S.P.A.) — Les communistes et les fascistes ont surtout c!e victorieux aux élections municipales d’hier, dans la ville «le Berlin contre les nationalistes, les so-cia istes et les démocrates.Les socialistes ont fait de gros gains dans les autres villes.Nouvelle usine d’asphalte M.Desiroches, president dour en suivre le sens [>état septique d’une de ses jambes leur croisière, I ,eurs Exceltences, rendront visite aux différents gouverneurs des colonies de l'Atlantique.Le représentant du Roi dans le plus grand Domincon «te l’Em-j pire en profitera pour tendre la maim de la bonne entente aux re- ijOndres, 18.(S.P.A.) T.P.O’Connor, doyen de la Chambre des Communes est décédé ce matin à l’âge de 81 ans.M.O’Connor, qui était connu sous le nom familiier de Tay Pay, générât au haut-parleur.pour du “fad-cncore inévita- _ -p Excellente - Sauf ing” occasionne Indes.Ijeurs Excellence1, partir on! le 29 novembre pour revenir te 13 janvier, à temps pour présider à l’ouverture du Parlement I«e voyage sera fait en majeure partie sur les navires du Canadien National et J,es amènera à presque tous les ports des Antilles.En l'absence du gouverneur générai, M.le juge F.A.Anglin, juge en ports reçus ont foumnu chef de la Cour Suprême, sera l'ad- tats suivants: tmnristrateur «lu Dominion.La mort «lu dernier survivant «lu parti nationaliste irlandais confère à Lloyd George le titre de doyen de Continent américain Dan» North-Bmc’e Wulkerton, 18 (S.P, C.) — Fred Québec, 16.— I tre Taschereau a matin beaucoup d’intérêt à la pré tent ion de la Ligue du droit des femmes qui réclame pour ses compagnes le droit de siéger nu Conseil premier minis-1 ont été mis en nomination samedi manifesté hier 1 Pour, l’élection provinciale différée ¦ 1 de North-Bruce, le 27 novembre.Tous deux sont appuyés par des conventions de partis.________________ L’élection fut différée par législatif de la province de Québec, i ‘te la mort subite d’Alex, P.Mc-“Ce n’est pas une grande décou- Whinney, candidat libéral à l’élec-verte, a fait remarquer le premier G on du 3(1 octobre, qui mourut la VIS I IV * C f »» y v >vr* V i» • f», ni I 1 .1 .m.A ï .ministre en faisant allusion à la déclaration de Mme C&sgrain à l'effet que les qualifications pour devenir membre du Conuail législatif de la province de Québec étaient identiques à celtes des sénateurs à Ottawa d’après tes termes de l’Acte de l’Amérique britannique du Nord.“La question dé l’éligibilité des femmes au Conseil législatif nous a été signalée en plusieurs occasions déjà”, a-t-il dit.Lorsqu’on a demandé au premier ministre s'il croit que les femmes pourront siéger à la Chambre haute de la province dans l'avenir, 1e premier ministre s’est montré réticent.11 a déclaré qu'on accorderait à la question une sérieuse considération.__________ Messagers du progrès A peine la science a-t-elle mis à j jour une des innovations de l’in- j dustrie ferroviaire, que des experts | dont la seule ambition est de pro- ; mouvoir le confort des voyageurs sur toutes les routes du Canadien National s’empressent d’en réali- veille de l’élection.M.Byers était alors candidat ^rmnservateur.Bucharin expulsé du parti communiste soviétique Moscou, 18.— Nikolai Bucharin, chef de l’opposition «1e droite dans te comité central du parti communiste, vient d’être expulsé de ce corps.Ses amis, Alexis Rykoff et Michael Tomsky, ont été avertis «pie te même sort les attendait s’ils continuaient à s’opposer à la politique du parti.Bucharin a été pendant dix ans l’un des chefs les plus en vue du parti communiste.Il était depuis plusieurs années et jusqu’à ce matin le directeur de l'organe officiel «lu parti, le Pravda.Il a aussi été membre du comité exécutif et du conseil économique.A la Ligue du progrès civique bie dans 1 état actuel où se trouve ;ja chambre.Le leader libérai a re-la téchu.que ues ondes ultra- | présenté Carnarvon sans interrup-courtes, chaque me* est claire- {ion depuis 1890 a!ors qUft M.ment comprehensible au b»ut- 0,CoRaor, représentait Liverpool parleur.: depuis 1885 D après ce classement, les ra®-, pt, (jéfunt était aussi connu sous les i esui- ]e nom de “d0yen de Fleet street”.' car sa carrière de journaliste datait d’avant les débuts de sa carrière politique.Un banquet auquel assistaient 200 membres «te la Chambre sans distinction de partis, avait été organisé pour célébrer son 75e anniversaire de naissance, oséVé^- Pinkham qui me fait tant de bien que je ne puis trop le louer.J’avais des chaleurs, mes jambes étaient lourdes, je pouvais à peine marcher pour faire mon ouvrage.Voyant votre réclame dans les journaux, je résolus d’essayer le Composé Végétal.J’étais soulagée à la première bouteille et je dis aux autres le bien qu’il m’a fait.Vous pouvez utiliser ma lettre.”—Mus D.B.Peters, Wütou, Ont.Demandez à votre voisins.Canadien National Exposition ~’ d'hiver TORONTO, ONT.du 20 au 28 novembre 1929 Prix aller et retour de Montréal «15.35 Départ du 19 au 28 novembre.Limite de retour, 29 novembre.Service commode de trains.Pour autres rensci«nements, s'adresser à tout agent du chemin de ter National du Canada.PETITES AFFICHES -T a r i f — TOUTES DEMANDES — Location» Maisons, chambres, magasins «to —A vendre.Perdu, Trouvé, etc — 1 sou le mot, minimum 25 sous'— Im même annonce, un mois remise de 10%.NAISSANCES, DECES, MESSES RE-MEKCIEMENTS — 50 so lia nar insertion.CARNET MONDAIN, dtc.-4100 nar Insertion.v ELEVES DEMANDES Institutrice bilingue distinguée se cftar-geralt de l’éducation complète de aueloue» élèves.8037 Henri-Julien.uueiques MAISON A VENDRE Rue Bt-Denis, près Villeray, grand logement moderne de 8 grandes pièces construction 30 x 75.cave cimentée; 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DUBARRY, André — La Mission de Marie-Ange FLEURIOT.Zénaide — Marga — (te pauvre vieux — Petite Belle FLORAN, Mary — Femme de Lettres — Orgueil vaincu — Riche ou Aimée?FRANCIS, M.-E.— La Rose bleue GACHONS, Jacques des —Comme une terre sans eau.GOURDON, Pierre — Accusée GRANDCHAMP, Jacques — Le Coeur n’oublie pas — Maldonne — Pardonner — Les Trônes s'écroulent HUNGERFORD, Mrs — Chloé JUNKA, Paul — Petite Maison, grand bonheur KERANY, L.de — Pignon sur Rue LAFONTAINE — La Servante LESCOT, Madame — Mariages d’aujourd’hui MAGNA Y, William —¦ Un coup de foudre MALTRAVERS, Raoul — Chimère et Vérité MERCEY, Suzanne — Jocelyne MONTHEAS, Jean de — Un héritage NOEL, Lady A.— Un Lâche PEARD, Fr.M.— L’Irrésolue SAINT-ROMAIN, Jean —L’Embardée SANDY, Isabelle — Maryla SCHULTZ, Yvonne — Le Mari de Viviane SOY, Emmanuel — L’Amour en deuil STAR, René d’un Coeur THIERY, Jean — A grande vitesse L’Idée de Suzy THIERY, Jean et MARTIAL — Une heure sonnera * TIN SEAU, Léon de — La Finale de la Symphonie TRILBY, T.— Arlette, jeune fille moderne — Le droit d’£fi-mer — L’Inutile sacrifice — La Petiote — La Roue du Moulin — La Transfuge — Une toute petite aventure ULBACH, L.— Monsieur et Madame Fernel VERZINE, Camille de — Les Yeux clairs WAILLY.M.de — Coeur d’or — L’Oiseau blanc WILLIAMSON, M.C.—Le Jour de son mariage Lu Conquête Service de Librairie du DEVOIR 430, Notre-Dame Est, Montréal.Pacifique Canadien Un wagon-salon-buffet, dans lequel sont servi» de légers repas, est maintenant attaché au train No 352 quittant Montréal, gare Vi-ger.à 10.00 a.m., et arrivant à Québec à 3.30 p.m., tous les jours «ii-manchc excepté.aiii>i qu'au train No 351 quittant Quebec à 7.00 a.m„ pour arriver a Montréal, gare Vigcr, à 12.30 p.m., tous tes jours dimanche excepté (r.) A Longtieuil La séance régulière du conseil do la i-ité de Longueuil aura lieu lundi soir, à H heures.Le 21 janvier Washington, 18.Les Etats-Unis acceptent la date du 27 janvier pour l’ouverture de la conté-» ronce navale de Londres.I I 17338211 VOLUME XX — No 268 LE DEVOIR, MONTREAL, LU N 1)1 18 NOVEMBRE 1929 5 im «Ca Page féminine Fédération des oeuvres sociales de santé ELECTION DE SES OFFICIERS Le bureau de direction de La Fédération vient de procéder à l’élection die ses officiers ipour l’année cou ram te aivec le résultat suivant: President, M.l’aibbé E.Saviignac; vice-présidomt.Madame Henry Ha-miltoni; administrateur, M.le docteur J.-A.Baudouin.L’ouvrier die la 'première heure, directeur d’une oeuvre importante, les Colonies de Vacamces des Grèves, M.l’abbé Savignac était tout désigné pour occuper 4e poste de confiance > pourraient être résolus dans une visite à notre valise rie.T EATON C°u LIMITED DE MONTREAL BON A SAVOIR Les Icifrcs gercées.- Foint de joli sourire avec des lèvres gercées ou fendillées.La faute en est souvent à soi-même et à la mauvaise habitude que l’on prend d’avoir les lèvres humides et de les mordiller.Une bonne pommade rosat les défend contre la rudesse de l’air.Le beurre de cacao, appliqué le soir et gardé toute la nuit, fortifie l’épiderne si délicat des lèvres.Quand elles sont gercées, on peut appliquer la composition suivante: cire vierge râpée et huile d’olive, le tout en parties égales et mis à fondre auprès du feu.On se frotte doucement les lèvres affectées, chaque soir; la guérison se produit rapidement.Pour empêcher (es verres de sauter.— Les verres à punch ne sautent pas quand on les remplit si l’on commence par y verser un peu d’eau bouillante ou de punch; mettre une petite cuillère d’argent dans le verre avant de le remplir.Le verre se réchauffe peu à peu et.le plus fin ne courra aucun risque après cette opération.Les verres de lampes cassent souvent quand on les allume; pour empêcher cet accident, il suffit de suspendre une épingle à cheveux en haut du verre et de commencer par faire une très petire flamme jusqu’à ce que le verre soit chaud.Amusements et curiosités \ Feuilleton du Devoir ft COEUR D’OR Par M.de WAILLY quer est de l’impudeur.Votre victime, une de vos victimes, est encore alitée; cille vivra, grâce à des prodiges de dévouement et à des soins éclairés, grâce à um miracle de Dieu, qui a eu pitié et n’a pas voulu charge/r votre conscience de cette mort, mais pour les autres.pour tous les malheureux que vous avez jetés sur le pavé, qu’allez-vous faire?M.Delcombe détourna.I» têle et 3i» (Suite! __Je vous crois, déclara plus | doucement M.Berthier, vous avez été trompé; oui, certains hommes ont besoin du fouet et du mors, ] mais ce ne sont pas les Français.des gens t»t teirrts» »J X» «3«, nt» Notrr-Onm* P»t.« Mmtrtal, p»r '.HZ* PM.VKRIB VOPUUUnh ,t r UU Umlltol.'IBOAOU PI Mlnd>>t«iral»u» al rvaponukl- puTïmnk i LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 18 NOVEMBRE 1929 VOLUME XX — No 268 COMMERCE ET FINANCE Faits et potins Nouvelles mesures La semaine dernière, qui a été caractérisée par un relèvement rapide des cours en Bourse après que nombre de titres eurent touché de nouveaux bas au début a établi un véritable record de bonnes nouvelles.Nous en avons déjà souligne plusieurs, dont la réduction proposée de l’impôt sur le revenu aux Etats-Unis, une nouvelle diminution du taux de réescompte à 4 1-2 pour cent, la diminution de 710 millions dans le montant des prêts aux courtiers, une commande des intérêts Rockefeller pour un million d’actions de Standard Oil of New Jersey à 50 (commande qui n'a été faite visiblement que pour inspirer confiance et qui a atteint son but) et de nombreuses augmentations de dividendes et bonis de la part de puissantes compagnies, dont General Motors.Une nouvelle annoncée en fin de semaine, si elle dénote une certaine crainte du gouvernement américain démontre en retour sa volonté de tout faire pour éviter une crise, c'est la déclaration optimiste du président Hoover et le fait qu’il convoque pour cette semaine une réunion des représentants de l’industrie, du commerce, de l’agriculture et du travail afin d’étudier les moyens à prendre pour que la débâcle en Bourse n’ait pas d’effet marqué sur le commerce et par conséquent sur la prospérité du pays.Cet appel, qui rappelle un peu les conférences tenues pour restaurer la confiance générale au cours de la grande guerre, démontre bien qu’on craint les conséquences du kraçh, au moins dans une certaine mesure.Et de fait, il sera impossible d’éviter complètement une réduction du chiffre des affaires lorsqu'un si grand nombre de gens ont été appauvris et même ruinés.Mais la pire calamité que peut subir un pays, c'est lorsque sa population devient la proie de la crainte et que chacun se replie sur lui-même, dans •l’attente d’une calamité qu’il ne sait pas éviter.Et c’est bien : cela que le président de la républi-1 que voisine, sans s’attarder à faire la revue des causes et des consequences possibles de la débâcle, semble vouloir éviter.Et, en fait, s'il parvient à restaurer la confiance Ta ou il v a présentement ruine, VI aura accompli beaucoup pour resaur er une prospérité compromise.Au Canada, la situation n’est ni meilleure ni pire que chez les voi M.W.-H.SOMERVILLE, gérant général de la Mutual Life Insurance, élu président de la Canadian Life Insurance Officer's Association.marché du bétail BETES A CORNES Montréal vendait 3,(i2il bêtes ù cornes et, de plus, recevait 3S3 têtes par expédition directe aux sa leurs.L’approvisionnement se composait en grande partie de vaches et de taureaux communs et d’a.ni maux pour la mise en conserves e1 la coupe.Quatre ou cinq charge de wagon de bons bouvillons étaient à vendre, mais la balance des animaux pour la boucherie étaient de qualité ordinaire seulement.Le Commerce était peu actif à l'ouverture; les ventes se firent tardivement à des prix moins élevés de 25c ou plus, en certaines occasions.Les bons bouvillons rapportaient $8.50 et les moyens $7.-5U à $8.Les bouvillons maigres de qualité commune se vendaient 85.-75 à $7.25.Les génisses donnaient $5 à $7.50; quelques-unes seulement à $8.Les vaches se vendaient bien de $4.50 à $7; les animaux pour la mise en conserves partaient facilement de $3.50 en montant; ceux pour la coupe $3.75 à $4; les taureaux communs de $5 pour les antenais légers jusqu'à 85.50 pour les taureaux plus pesants.VEAUX LE MARCHE DES VIVRES LES ARRIVAGES tableau indiquant les arrivages de beurre, de fromage et d’oeufs à Montréal, hier et les jours correspondants de la semaine dernière et d ¦ l’annét* passée: 1028 1929 NOVEMBRE l(i 9 17 1 Beurre.1500 1003 1333 Fromage .2777 3780 4878 Oeufs.008 907 777 LES PRIX DE GROS LA FARINE Prix cotés par la maison FTzcbert Turgeon.Première patente .$8.10 Deuxième patente .$7.70 Forte à boulanger .$7.10 Farine à pâtisserie .$0.40 Gruau roulé.90 Ibs .4.40 Gruau roulé, 80 Ibs .3.95 ENGRAIS ALIMENTAIRES Gru blanc, la tonne .$44.25 Gru rouge, la tonne.$37.25 .San, la tonne.$35.25 BEURRE ET FROMAGE Prix de gros de la Maison Gunn* Langlois ei Uic.Beurre : De crémerie, la livre .42s.De crémerie, en blocs .43s.>c cuisine .35si Fromage: Québec, doux, meule de 20 Ibs 21s.Quebec, doux, au morceu .22s.Ganadien fort, mie de 80 Ibs 27s.Canadien fort.au morceau .28s, Kraft, boite de 5 Ibs.35s Kraft, boite de 1 1b.«7s OEUFS Prix fournis par la Maison 7, Li* moges et Oie.BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la matinée Montréal avait 3,299 têtes et le marché était lion.Les bons veaux de lait se vendaient bien de $12 à $14.50; quelques-uns à $15.Les iins.La proportion des gens qui i veaux d'herbe se vendaient bien souffrent de la baisse est probable- { de $5 à $7; la majorité $5.25 à $5.- Oeufs (rais; Chantecler Extras Premiers .64s.60s.39s.Oeufs d’enirepOt: Extras .45s.Premiers .41s.Seconds •uent aussi élevée qu’aux Etats-Unis.Mais les indices de prospérité se maintiennent bien dans la plupart des domaines.Il y a bien quelques récessions ici et là, mais les unes, comme dans la construction, sont lormales à cette époque de l’année, andis que les autres s’expliquent et ion dent même à se corriger.Au nombre de celles-ci.par exemple, an remarque les chargements de wagons.La diminution a été considérable comparativement à l’an dernier et les recettes des deux grands réseaux ferroviaires sont beaucoup diminuées.Mais cette diminution dépend exclusivement du deadlock dans l’exportation des grafns par- 50 et les communs allaités ou nourris à la chaudière, $7.50 à $8.50.PORCS Montréal vendait 4,200 porcs.Le marché était ferme et bon.De 700 à 800 porcs furent vendus sur classement, de $11.50 à $11.75 pour le porc à Bacon et $1 de plus par tète pour les porcs de choix; les porcs de boucherie, les légers, les lourds et extra-lourds se vendaient à des réductions de 50c, $1 et $2, et $3 respectivement.Los autres ventes se firent uniformément de $11.25 à $11.50 sur un marché, mais le prix général était $11.50 â $11.75 uniformément.Le POMMES DE TERRB Prix fournts par ia Maison A, Lalonde.Les patates se vendent $l.o0 a $l.(j5 le sac de 80 livres.Nouvelle compagnie de de placement Buffalo, 18 — Des banquiers de Buffalo viennent d’organiser le premier trust de placement jamais formé dans l’histoire de la finance américaine avec des actions d’une valeur au pair d’un dollar et cela dans le but premier d’offrir aux salariés et aux autres personnes dont les ressources sont limitées une chance de participer à la prospérité du pays en se constituant un portefeuille de valeurs de banque ou autres institutions financières.L’organisation de ce trust de placement connue sous le nom de (Compilation de la maison L.-G.Beaubien) Ventes Valeurs 50 Bell Telephone .152Vj - Brazilian .40Mi 300 B.U.Electric “A” .100 B.C.Fishing .325 B.E.Steel 2e préf.130 Brompton .30 25 Can.Bronze .41 1500 Can.Car .500 Can.Car préf.500 Canada Cement.400 Cockshutt Plow-.700 Can.Ind.Alcohol .11 500 Can.Ind.Alcohol "B” .1400 Can.Pow.and Pap.22^4 05 Chas.Gurd .2fi 55 Con.Smelting .265 1600 Dorn.Bridge .~ 150 Dom.Textile .78 200 Fraser .50 Hamilton Bridge .2614 100 Hollinger .-Int.Nickel .31 150 Lake of Woods .47 600 Massey-Harris .40 1200 Mont.Power .Ho 600 Nat.Breweries .HO 200 Power Corp.200 Quebec Power.1350 Shawinigan .”4 300 Steel of Canada .42% 300 Winn.Electric .52% - Winn, Electric préf.BANQUES Can.Nationale: 12 à 70; Commerce: 20 à 250, 4 à 250, 6 à 250; Montréal: 17 à 299, 3 à 299, 3 à 299, 8 à 299, 2 à 300, 3 à 298, 43 à 299; Royale; 1 à 290, 25 à 289.Ouv.Haut Bas Midi 152 Va — — 152% 40Mi 41 40 H 40% 30 _ 39 8 .- 8 AVt 5 4% 4% 30 30 29% 30 41 i — 41 24 24 22.6 22% 29 29 28% 28% 19 — 19 22 V* 22% 22 22 11 11% 11 11% 10 10% 10 10% 22 V» 22% 21% 22 26 _ — 26 265 — — 265 68 69 67 67 78 — — 78 25% 26 w 25 26 26% 26% 26% 26% 4% 5 4% 5 31 31% 30 30% 47 — — 47 40 40% 40 40 115 116 114 114 110 113 110 113 75 77 75 76% 60 61 60 60 74 75 74 74 42% 42% 41% 41 % 52 Vi 53 52 52 98 — — — ëc que iTs chargcnients^dcs autres j bon aux plus haits^pHx.Lel'TruS “I)Q1,a^ Share Corporation” est ré-* > 1 ™ .I a.'-‘1.u't'' velêe dans un communique annon cant l’incorporation en vertu des AGNEAUX produits sc sont maintenus et ont ; donnaient pour la plupart *io.même augmenté dans certains cas.Heureusement, la situation dans le commerce du blé, d’après les derniers rapports, tend à s’améliorer considérablement.Ou remarque Montréal vendait 9.004 moutons et agneaux.Les bonnes brebis et les béliers se vendaient bien lie $10 en effet que les grands acheteurs ;1 $10.5(1: quelques-unes à $11.Les anglais, qm se sont abstenus de- mâies ct les communs rapportaient puis des semaines et ont voulu en majorité, $8 à $8.50 ceux de laisser croire qu’ils pouvaient se ! (Iua!iu; tK.s commune aussi bas passer du ble canadien, ont repris ; qm, $7 e, ,ps mmi1ons «,3 50 *5 -0 leurs achats sur une grande echel-, - .— —— le depuis quelques jours.Après c.1 .avoir lutté longtemps, ils veulent ; St’IUlcen
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