Le devoir, 10 avril 1911, lundi 10 avril 1911
DEUXIEME ANNEE—No.83 MONTREAL, LUNDI 10 AVRIL, 1911 u\ SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : OAKABA BT BTATB-UinS.« .„ .$3.00 TOION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : .*1-00 WXOK POSTAI,E .! 92,00 LE DEVOIR RérJadtîon e^Admimftratm l 7U RUE J^rr-JACQUESb MO M-AL —4' - TELEPHONE^ REDACTION : S ’460 ADMINISTRATld ^'NUia 7469 Directeur : HENRI BOURASSA FA/5 CE QUE DOIS l u LES MORTS QUI PARLENT” Je n ’entrerai pas en dispute avec les gens qui s’embusquent derrière les fenêtres à judas de le Patriv pour me tirer des chevrotines.Lorsqu’ils auront fini de brûler leur poudre, je verrai s’il y a lieu de passer le balai et de rechercher qui fournit les armes et paie les munitions, D’ici là, je me borne à conseiller à ces messieurs, de mieux viser.Dans leur premier article, je cueille cette phrase : “Et M.Henri Bourassa, qui s’est rallié aux conservateurs pour “chasser du pouvoir le cabinet La/urier et le cabinet Oouin, tire à “boulets rouges sur M.Sifton.’’ L’appareil télépathique 'est défectueux ; autrement, l’on aurait fait savoir à la Patrie : premièrement, dans quelles conditions et par quelle entremise, M.Bourassa a répondu à la demande que les conservateurs lui firent, en 1907, de travailler avec eux, dans la politique pro vinciale ; et deuxièmement, comment M.Bourassa a repoussé les ins lances réitérées des conservateurs de s’allier avec eux dans la politique fédérale.M.Bourassa a, depuis trois ans, prêté avec bonheur son concours à M.Tellier.Il a, l’an dernier, répondu avec un égal empressement à la demande que M.Monk lui a faite de s’unir à lui pour combattre la politique navale du gouvernement Laurier et celle de M.Borden.Aussi longtemps que ces deux hommes intègres et oxrurageux conti nueront à désirer son appui dans la belle lutte qu’ils font pour le maintien des traditions nationales et la bonne administration du pays, M.Bourassa leur accordera cet appui, dans la mesure do ses forces et de ses moyens d’action, qui ne sont pas, il le confesse à sa honte,ceux d’un politicien retors, sans scrupule et “riche à millions”.Mais de peu qu’il donne il ne l’a pris à personne ni à son pays ; et ses alliés n’ont pas crainte de passer pour complice d’un malfaiteur.En dehors de cette coopération toute volontaire, qui n’est pas une alliance, M.Bourassa n’a do liens qui l’attachent à personne — pas plus à M.Borden qu’à M.Laurier ; et il ne veut pas en contracter avec M.Sifton.Il croit avoir acquis le droit de repousser l’alliance de gens qu’il méprise, tout “riches à millions” qu’ils puissent être.Cette attitude dérange, paraît-il, les combinaisons profondes de quelques “vieux conservateurs rompus”, que le clinquant des ecus a réveillés du sommeil des tombeaux.M.Bourassa le regrette profondément, n’aimant pas, sans nécessité, à troubler la paix des morts.Il n’en persistera pas modus dans sa conduite répréhensible — une vie assez mouvementée et des expériences multiples l’ayant cuirassé à jamais contre la crainte des revenants.Henri BOURASSA.AUTRE COMMENTAIRE SUR LE MONOLOGUE DES MORTS M.Bourassa expédie avec le dédain et les précisions qui conviennent, la partie do l’article de la “Patrie” où l’on a jugé à propos de mettre en cause son relations avec les chefs conservateurs.Sur ce point, il n’y a rien à ajouter, pour le moment du moins.Mais il pout être utile d’inscrire, en marge de cet article—annoncé vingt-quatre heures à l'avance et que nous reproduisons intégralement aujourd’hui— quelques réflexions d’ordre général.* * # La pièce est intéressante à un double point de vùe,—parce qu’elle signale d’abord rentrée à la “Patrie” des politiciens qui sont prêts à se solidariser avec M.Sifton; parce qu’elle en révèle brutalement ensuite l’esprit et le tempérament.Le premier fait ne nous étonne point.La “Patrie” est infiniment accueillante aux pensées de l’extérieur, lorsqu’elles germent dans la tête de gens riches.Elle ne se contente pas de leur donner l’hospitalité, de leur fournir une tribune—ce qui serait absolument explicable; elle les prend obligeamment à son compte.Elle les couvre de sa signature, même lorsque, par un hasard malheureux, elles s'affichent a la meme heure, en des termes presque identiques, dans les colonnes de la “Presse.” La “Patrie” est bonne fille; elle a l’endossement facile.Il faut donc constater sans s’étonner, et—comme Pierre Labrosse dans le “Nationaliste”—saluer au passage, tout simplement, la plus récente merveille de la “télépathie.” Le principal intérêt de l'article, c’est l’état d’esprit qu’il révèle.Et l’aveu a d’autant plus de relief que le texte semble bien avoir été rédigé par un secrétaire qui ne s’est préoccupé que d’une chose: traduire, sous la.forme la plus expressive possible, l’appétit et les rancoeurs de ceux qui 1 inspiraient, sans même se soucier de limer les bavures trop compromettantes.Aussi le texte contient-il des merveilles.Lisez et rapprochez l’une de l’autre les phrases sur M.Sifton “riche à millions,” sur “l’appui des grands intérêts financiers du Canada” que M.Bourassa, “visionnaire,” fol amoureux “de belles théories et de paroles sonores” n’a pas su “gagner à son groupe” par le sacrifice de ses convictions intimes, et vous apercevrez malgré vous, se profilant sur l’horizon, la silhouette d’un animal plus fameux encore que le cheval de Troie et vers qui montent, depuis des siècles les adorations de l’humanité inférieure.La volonté de déplacer l’équipe triomphante, même s’il faut pour cela se charger de ses rebuts ; la rage d’arriver, sans se préoccuper des obligations dont la lutte peut vous charger; le désir brutal, qui veut étreindre le pouvoir sans rechercher s’il ne le livrera pas du même coup à ses pires adversaires; la colère contre les don Quichotte et les gâcheurs qui risquent de vous éloigner de la fête, qui sont trop imbéciles pour saisir le magot que leur donnerait un simple reniement, tout eela s’étale avec une naïve impudeur dans l’article de la “Patrie.” Et tout cela so tient: les appétits expliquent les colères; le défaut de réflexion explique la surprise qui prend ces bonnes gens devant l’attitude d un homme qui subordonne ses actes à ses convictions, qui couvre d’un égal dédaun les faiseurs de tout poil, qui ne veut point consentir à trouver que M.Sifton est devenu grand homme paree qu’il peut servir les intérêts de ses dénonciateurs d’hier.précisément besoin pour excuser les faiblesses, les reculades et les erreurs de M.Laurier.M.Sifton est “riche à millions,” dit-on.Mais cette richesse, c’était hier, pour les orateurs d’opposition, le signe au front de Caïn.Elle symbolisait pour eux tous les abus du régime.M.Sifton est “un homme retors, d’une grande souplesse et d'extraordinaires ressources; il a de la volonté, de l’énergie, de l’esprit de suite.” Soit, mais dix années durant les hommes qui veulent aujourd’hui l’embrasser nous ont prêché que tout cela n’avait servi qu’à édifier une fortune personnelle scandaleuse, qu’à réaliser une politique de haine, de gaspillage et de discorde, dont il n’a jamais exprimé le moindre regret.Croient-ils qu’ils pourront utiliser le “concours le plus empressé” de l’ex-ministre sans que le peuple leur tienne rancune de cette fréquentation?Qu’ils fassent donc le compte de ce qu’a coûté depuis quinze ans au parti conservateur de Québec,—en dépit de ses actes de courage—la présence aux points extrêmes de l’armée fédérale de MM.SauAlughes et Sproule ! Ce sont encore les idées qui mènent le monde et l’on ne créera de puissance politique stable qu’en dressant devant les foules un idéal de vérité, de justice et de dignité nationale.Les “hommes pratiques” auraient tort, de l’ignorer, comme ils ont tort d’oublier qu’une génération nouvelle est née qui met au-dessus de tout l'intérêt du pays, qui est prête à abattre tous les faiseurs, quelle que soit la couleur de leur uniforme ou celle de leur drapeau.Orner HEROUX.Singulière page d’Histoire L’ORIGINE DU PAPIER MONNAIE La note dominante cependant, c'est le mépris évident qu’inspirent aux hommes pratiques,” aux tacticiens qui croient d’abord à la puissance de 1 argent et de l’intrigue, les “idéalistes” et les “rêveurs.” .^es tacticiens ne sont pas assez habiles, ces “hommes pratiques” ne distinguent pas assez clairement les choses de la vie courante pour constater qn nu simple point de vue du succès électoral—nous ne leur deman-dmis pas de songer à des questions de moralité supérieure—leur attitude est rime des plus maladroites qui soient.Dans chaque groupe politique, il y a les fanatiques qui votent sans se demander pourquoi, les indolents qui obéissent h des préjugés anciens, les affamés qui veulent garder ou conquérir les faveurs officielles, les cupides dont la fidélité dépend d’un gâteau plus ou moins doré.Mais il y a aussi les gens qui réfléchissent, qui n’ont pas d’intérêt personnel à servir, qui voient dans l’appui donné à leur parti le moyen de servir l’intérêt général.Entre les partis et de plus en plus nombreux—il y a les hommes à qui les vieilles étiquettes n’en imposent plus et qui jugent partis et choses en toute liberté; il y a une jeunesse qui arrive à la vio publique, que tout le monde sent animée d’un esprit nouveau, qui poursuit un bel Idéal d’honnêteté et de justice et qui ne s’est encore liée à personne, , plupart du temps, ce sont las éléments honnêtes et Intelligente qui décident du sort des grandes consultations électorales.Leur déplacement fait pencher à droite ou à gauche la balance dune les plateaux de laquelle les partisans quand même font oauvro de poids mort.Croit-on que le plus sftr moyeu d'assurer aux groupes d’opposition ee décisif concours soit de se solidariser publiquement avec M, Hifton, do permettre aux adversaires de crier que tontes les déimoiatioiis d'autrefois, n'étalent que parade» et comédies, do leur fournir le repoussoir dont ils ont Dans le public qui manipule tous les jours cette étrange monnaie qu’on appelle le papier-mon-uaie, (billet de banque), on s’intéresse généralement peu à son origine, tellement son usage est devenu nécessaire.Sa privation semblerait intolérable, à tel point qu’on ne peut croire qu’elle n’a pas toujours existé.Dans les cercles où l’on se préoccupe un peu plus particulièrement des questions qui touchent à la finance, on sait généralement que les premiers billets de banque furent émis par la banque d’Angleterre, ivant ceux de la banque de France, il y a un peu plus de deux siècles, et que depuis 1696, date de leur première émission la forme n’en a jamais été changée.La première banque de France fut établie par un Ecossais du nom de félin Law, qui obtint le privilège d’émettre du papier-monnaie en 1716, vingt ans après la banque d’Angleterre établie aussi par un Ecossais du nom de W.Paterson.Les figures de Paterson et de Law n’ont jamais orné leurs billets, suivant la mode actuelle des banquiers, quoiqu’elles soient bien dignes de passer à la postérité.Une controverse intéressante s’est élevée dernièrement parmi les antiquaires sur les origines du papier-monnaie, car les billets émis par Paterson et Law n’étaient pas leur invention, le papier-monnaie existait déjà mais pas comme billet de banque.De tout temps un billet promis-soire signé par un nom connu et réputé hautement solvable, comme l’étaient certains banquiers de Venise an XHe siècle, puis ceux de Barcelone, de Gênes, de Hollande et d’Ecosse, était accepté comme valeur entre parties contractantes, quoique l’usage on fût peu répandu.Ce n’était pas encore du papier de monnaie courante.Ce sont les Américains qui réclament la circulation du premier papier-monnaie.Des cartes à jouer sur lesquelles était inscrit le montant furent le premier modèle.Ces cartes étaient coupées en deux ou en quatre selon le ras pour les petites monnaies, et en l’absence de monnaies métalliques toujours rares dans les premiers temps des colonies d’Amérique, cette “monnaie de carte” répondait à un besoin urgent.Personne n'avait songé à contester A, nos voisins ce titre de gloire un peu douteuse, lorsque le savant numismate, sous la garde duquel sont les archives du Palais de Justice de Montréal, M.R.W.Mc-Laghlan, député protonotaire et aussi curateur du musée du .Château de Ramesay, en comparant ses notes avec les échantillons de sa magnifique collection privée, constata un fait des plus curieux, c’est que la “monnaie de carte” en usage eh Canada sous le régime français antidatait l’américaine.La première, monnaie de carte fut émise en 1685 par l’intendant de Meulles, sous le régime du gouverneur de la Barre, pour les dénominations de 4 livres.2 livres, et 15 sols, et comme la frappe en était peu dispendieuse, on continua dans le pays à frapper cette monnaie jusqu’en 1735.Dans l’intéressante brochure que vient de publier M.McLaghlan, sur ce sujet, l’auteur explique comment les Américains furent à même de connaître cette monnaie dès son origine, et comme la vertu de pauvreté était également pratiquée chez eux à cette époque, où on ne se fit pas serujpule de pratiquer la contrefaçon.Le frontispice de la brochure contient de» fac si-mile de cette très curieuse monnaie.Faut-Il tirer gloire de l’inven- tion de Meulles, qui après tout n’était que la mise on circulation de cachets de pauvreté, et pauvreté peu banale, puisque c’était l’aveu qu il n y avait plus de monnaie dans le pays, pas même des pièces de quinze sons.Temps héroïques où nos ancêtres pouvaient vivre sans argent, et savaient, encore se battre pour la gloire de laisser un héritage à la pr*«érité.Us sont beaux les 15 sols de cartes! Quel contraste avec les billets de-banque actuels! Lucien HUOT.Les employés de magasins La campagne en faveur do la diminution des heures de travail pour les commis reprend avec une vigueur nouvelle.Ou demande une troisième soirée libre par semaine.Bien peu de personnes trouvent la proposition irraisonnable.L’on pré tend seulement qu'elle devrait pren dre une autre forme.La fermeture le soir, disent un cer tain nombre de marchands et d’acheteurs, embarrasserait les uns et ferait dommage aux autres.Quand est-ce que les familles dont le père et la mère sont absorbés le jour par le ga gne-pain, et la tenue de la maison, pourraient se pourvoir des choses dont elles ont besoin, si elles ne le peuvent le soir?Vous répondrez peut-être que même pour ceux-là l’on verture des magasins trois soirs par semaine doit suffire.Mais l’on vous réplique qu'il reste encore la clientèle flottante, consi dérable dans une ville comme Montréal, dont les besoins souvent ne sont pas pressants et que le commerce de la cite perdra, précisément paree que cette clientèle peut attendre.Persistez-vous à penser que la fermeture des principaux magasins d’une partie de la ville doit être une réponse suffisante à eet argument?L’on ne manquera pas de vous présenter d’autres objections, peut-être plus difficiles à réfuter.D’autres préfèrent la solution suivante: une répartition du travail qui donnerait à chaque employé deux ou trois soirs libres par semaine.Il faut l’avouer, la question présente certaines difficultés, et il est bon de considérer tous les arguments invoqués dans un sens ou dans l’autre.Il est certain, par exemple, que, faute de temps, une partie de la population ne pourrait s’approvisionner aussi avantageusement le jour que le soir.D'un outre côté l'argument de la clientèle passagère ne vaut que dans une certaine partie do la ville.Tout cela ne doit pas nous empêcher d'inviter les uns et les autres à hâter le moment où le travail des employés de magasin pourra être réduit d’une façon appréciable.Les marchands en général ne sont pas aussi mal disposés que certains employés sont portés à le croire, et les employés comprennent eux aussi que la solution la plus susceptible de réussir sera celle qui, tout en améliorant leur sort, heurtera le moins les vieilles habitudes.G.DALLAIRE.BILLET DD SOIR LE PRINTEMPS Parions qu’il nous prépare une surprise, qu’il va nous arriver en .coup de vent, tout épanoui de soleil ?.Panons toujours, ça n’en page à rien ; courir le risque, c’est prendre un billet à la loterie de l’espérance.Vous devinez, intelligents lecteurs qu’il s’agit du printemps,— selon le titre,—sujet vieux comme le monde, saison qui semble désormais n’avoir existé que dans les temps très anciens.Suis-je ridieufe d’en parler encore?En tout cas, je n’en dirai pas grand’ehose.fht printemps, je connais la pluie, qui est détestable.J’aime, l'eau qui tombe en rayant d’argent l’espace, l’eau des pluies d’été qui coule en clairs ruisseaux le long des rues en répandant une fraîcheur qui sent la terre.Ce plaisir ne reviendra pas de sitôt; -nous sommes à l’époque de la houe, pas meme “naturelle”, puisque h crottin de cheval y entre pour 90 p.e., d’après mon ami, chimiste à scs heures perdues.El les arbres ne font-ils pas pitié?Rien ne s’annonce aux branches; seule, une pâle rougeur en colore.l’extrémité.N’est-ce pas triste à pleurer?A quand les feuilles nouvelles?Vas avant laSaint-Jean-Raptistc, bien sûr.Hélas! O le parfum des violettes! Il me semble que j’écris sur une chose morte à force de renoncement.Console-toi, me dirait mon ami, il y a l’été.¦ Oui, mais l’été n'est exquis qu’à la fin du printemps, cl si le printemps s’entêtet à ne pas paraître?Ce sont les transitions qui sont belles, le passage, de la saison mourante à la saison naissante, ,1c ne veux pas entrer de plain-pied dans l’été; je veux suivre jour à jour, nuance à nuance, l effet du réveil et de Vépanouissement sous la lumière montante.Je ne veux pas voir l’herbe toute poussée sous la neige fondue; il me faut la regarder poindre en observant son progrès d’heure en heure : c’est pour cela que j’aime le printemps.Mon ami répondrait que je suis poète, il se moquerait aimablement de moi et la discussion serait finie.Ne désespérons pas cependant ; est-on jamais sûr de rien?Tout arrive, même ce qu’on désire.Pariez-vous ?ALBERT LOZEAU.Question intéressante La révolte en Albanie Cettinje, Montenegro, 10.— Des dépêches reçues ici annoncent que vendredi dernier les insurgés albanais ont remporté des succès sur toute In ligne d’opération.On dit que les troupes turques sa rendaient aux rebelles, qui, après les avoir désarmées, les relâchaient.Constantinople.10.— Les albanais ont combattu avec vigueur vendredi et Samedi, et ont de nouveau entouré Kostrali et Scutari.J.r garnison de Tuzi a été secourue par les troupes turques et les insurgés ont été refoulés vers les montagnes.Tué par des maraudeurs New-York, 10.- Charles Conklin, chef do gare du New-York Central, à Croton^ Lake, a été tué par un voleur suivi de deux compagnons, Tous trois ont prie la fuite et les agents de 1a SArtté nont A Isun trmtsse*.Ilm n'ont «ncore pincé personnes Lu.construction coûte-t-ellc plus cher à Montréal que dans l’ouest?Deux projets en voie d’exécution nous suggèrent cette question.L’on a vu samedi, par le résumé des pièces officielles concernant la prison de Bordeaux, que celle-ci coûte déjà plus d’un million et demi et qu’elle coûtera peut-être deux millions et demi de piastres une fois terminée.Or, pendant que nous relisions ce document, nous arrivait le “Standard” de Réginn, capitale de la' Saskatchewan, avec une vue d’ensemble d’édifices considérables qui serviront à loger lo grand collège méthodiste de l’ouest.La vignette est accompagnée de notes explicatives qui confirment absolument l'impression qui se dégage de ce groupe de bâtiments.On y lit par exemple qu’un seul bloc, celui qui logera l’administration de l’établissement, aura une façade de 205 par 66 pieds et quatre étages, que la façade du corps principal sera de 275 pieds en comprenant les deux tours qui la relieront au dortoir et à la bibliothèque; que tout l’extérieur sera en briques avec ornementation en pierre de sable; que l’intérieur sera fini en chêne rou ge, que tous les lavabos seront en marbre, les escaliers en pierre d'ar dpise avec, bras en bronze travaillé.Et savez-vous à combien ce groupe de constructions est évalué?A un million et demi de piastres seulement.Mettons que les architectes ont ou blié quelque chose et que les travaux complets s’élèveront à deux millions.Ne vous semble-t-il pas que, proportion gardée, ce collège va coûter beaucoup meilleur marché que notre prison?Pourquoi cela?Est-ce parce que la prison est construite par un gouvernement, tandis que le eollège sera construit par une organisation absolument indépendante des politiciens?On bien la construction coûte-t-elle moins cher à Régina qu’à Montréal?La question intéresse assez le public pour mériter une réponse, et In presse ministérielle se hâtera sans doute de la donner.Jean DUMONT.Il est mort de la rage New-York, 10.— Abraham Nahoti, ex-secrétaire dos Highlanders et l’un des uersonmiges les mieux connus dans les milieux sportifs américains, est décédé ee matin à la suite d'une attaque d’hydrophobie.Education Familiale et Congrès (PAR PAUL LECLAIR) J ai sous lu main les huit volumes du Congrès d’Education famlinle tenu à Bruxelles en 1910.Me sera-t-il permis de purler ici de quelqtes-uns des trois cents rapports qui y furent présentés, et dont les conclusions constituent un programme complet et détaillé de toutes les questions qui intéressent l’enfant.Je ne m’astreindrai pas à suivre un ordre rigoureux dans mes courses pédagogiques à travers ces travaux qui accusent vraiment une somme considérable de vertus intellectuelles et morales mises au service de l’enfance et de la jeunesse.Soyez pourtant convaincus que je m’efforcerai de ne pas trahir la pensée des représentants des divers pays à ces assises scientifiques.Très souvent je leur laisserai la parole et même dans les termes qu’ils ont jugés plus aptes pour bien rendre leur pensée.L'éducation familiale exerce une influence considérable sur la destined dos individus et dos sociétés.Avec une direction affectueuse, une sévérité clairvoyante, une autorité sans exeès elle dirige les premiers pas dans la vie, redresse les premiers écarts et transforme les premières passions mêmes en tendances généreuses et élevées.Qui de nous n’a pas lu certains livres où les pères d’autrefois exposaient avec une simplicité qui nous charme et une profondeur qui nous étonne les principes qu’ils appliquaient dans le gouvernement de leur maison?Il est vrai et tendre dans sa.sécheresse le tableau qui nous est tracé de 1 education d’un Pascal, naïf et tragique à la fois, cet autre qui nous offre la vie intérieure de la famille do Thomas Morns, toujours occupe, nu sein des grandeurs et des épreuves, et jusqu’à l’échafaud, du soin et de la conduite de sa famille.La \ie moderne imprime â la famille quelque chose de sa, mobilité perpétuelle.Les nécessités de l’existence, mille soins divers-attirent les parents au dehors et leur laissent à peine le temps de se consacrer avec constance et suite à la direction de ceux qu’ils aiment.Pourtant, les enfants ont besoin d’une culture spéciale.Les volumes que je lis actuellement convaincraient ceux qui ne sont pas déjà des enthousiastes de la cause.^ (,ù“i 1 ordre que je suivrai pour analyser un certain nombre des travaux qui présentent un intérêt plus réel pour les nôtres.Questions générales; Education familiale avant l’âge d’école; ^ Education familiale pendant l’âge d'école; ( Education familiale après l’école.; I —Questions générales La.premiere de ces questions générales qui .sollicita l’attention des congressistes fut la nécessité de vulgariser les notions d’éducation, par l’organisation do cercles de parents, la publication de traicts, etc.Six rapports furent présentés par des experts de divers pays.Il me plaît, assez do luire parler ici Miss Fannie Fern Andrews qui exposa, l’oeuvre entreprise et poursuivie avec succès par la “Boston Home and School Association.” A son début en 1.908 cette société organisa neuf cercles de parents dans les différents quartiers de la ville.Depuis cotte date jusqu’à la fin de 1909, elle fonda dix nouveaux cercles.Elle recrute scs membres dans toutes les classes de la, société: autorités scolaires, instituteurs, parents et citoyens do tout ordre.C’est un excellent moyen de grouper des énergies pour promouvoir les intérêts des enfants.L Association atteint les parents et travaille avec eux nu moyen de divers comités que l'on a établis pour exécuter les réformes jugées nécessaires au développement normal de l’enfance.Chaque comité a son champ spécial d'action.Le ( émitc des lectures pour enfants a publié une liste de livres rccom-mandables pour garçons et filles.Cette liste, comprenant 300 ouvrages, a été tirée à (1,000 exemplaires et distribuée aux membres de l’Association.Le comité des livres et, publications pour enfants a publié à 5,000 exemplaires une liste d'ouvrages sur l’éducation familiale des enfants.Cette liste a été distribuée aux membres.Sept autres comités ont été en exercice : Comité de la lutte contre la cigarette, ( oinite des jardinets, Comité du théâtre, Comité pour l’utilisation extrascolaire des bâtiments d’école, Comité de l’hygiène, Comité des visites d école et à domicile, Comité de la décoration scolaire.Tous ces comités ne restent pas inactifs.Leur influence s’exerce sur le foyer familial dont, le patriotisme s’éveille, parce que les parents comprennent mieux leurs devoirs envers l’école, et qu’ils veulent travailler nu bien-être des générations futures.Madame ( harlot,te Mason a parle des succès de “L’Union des parents pour l’Education,” fondée en Angleterre.Lu 1888 une circulaire appelait l’attention sur la situation anormale do 1 education familiale des enfants.Voici certains principes que l’on ne saurait trop redire à nos compatriotes: “Le travail des parents revêt une importance unique.Ils ont le devoir de former une génération meilleure que la précédente et de la préparer à jouer un rôle social dans la patrie commune.” On constatait là-bas que les parents ne sont pas assistés dans cette grande oeuvre, tandis que tous les autres travailleurs sont soutenus et encourages par l’association, dont on énumérait les avantages, entre autres, celui de créer une opinion publique plus élevée.Des discussions suivirent la lecture de ces différents rapports et de bien d autres que je n’ai pas même le temps de mentionner.Mais ee que je voudrais retenir ici, c’est l’importance pour nous d’améliorer la coopération de 1 eeole et de la lamille.Nos enfants parfois commencent trop vieux h fréquenter l’école, ils pourraient être plus réguliers à suivie les leçons des maîtres, et un trop grand nombre quittent l’école trop jeunes Je ne veux pas dire que nous avons à nous plaindre ici plus qu’ailleurs.Les statistiques officielles se chargeraient de me contredire.Mais nous pouvons, nous aussi, travailler à entrer en relations suivies avec les parents pour mieux utiliser leur influenoe en faveur de l’éducation.On a organisé à divers endroits des réunions de parents.Voici, par exemple, un résumé du rapport de M.Lourme, directeur de l’école annexe fi 1 eeole normale d’instituteurs de Douai.Les parents sont réunis trois fors par an: a lu fin d’octobre, quand l’école a repris sa marche normale; vers Pâques, quand les dispositions de chaque enfant se sont bien révélées; à 1 occasion de la distribution des prix, ear ceux qui se sont abstenu:-antérieurement sont souvent présents à cette solennité.Aux différentes réunions lesparonts sont nombreux et ils se montrent toujours bien disposes, tous écoutent avec attention.On profite de ces circonstances pour expliquer en quoi peut consister la collaboration que la famille peut prêter a l école; on parle de l’hygiène de la première enfance, de la pédagogie familiale, des habitudes, etc.Je suis sur que de pareils discours valent bien les banalités que débitent les nombreux orateurs qui sont parfois invités à prendre la parole dans la même séance de fin d’année dans un certain nombre de nos écoles.On pourrait avec avantage inviter un seul à présider la distribution des prix.Sachant qu’il doit parler, ce monsieur ferait à ses auditeurs l'honneur de ne pas ouvrir la bouche, sans préparation.Alors il pourrait peut-être aviver la préoccupation des parents en matière d’éducation au point de créer et de faire vivre des cercles pédagogiques, où se discuteraient, sans autre parti pris que l’intérêt de l’enfant, les questions d’importance vitale pour la famille et le pays.Paul LECLAIR.Sur le Pont d’Avignon.Il en coûte neuf milles piastres à la ville pour ce que l’on appelle la bataille ! faite par l’autorité municipale à Québec.A ce prix-là on aurait pu continuer la lutte jusqu'au bout.pont uniquement réservé aux cheminr de fer.Seulement la pacification a été facile.Il a suffi do leur dire qu’un passage pour les piétons compromettrait la solidité de l’entreprise et ils ont avait cela avec une satisfaction que l’on distingue parfaitement, même à 60 lieues de distance.l.’échevin L.-A.Lapointe croit voir dans le paiement du pavage par les Le détail le plus cocasse do la dé- ^onl|ibuables un moyen de convaincre pense municipale à Québec est assuré- .Partl,anH ''e 1 exécution des trament celui qui coostato un paiement, '"o' *’nr ,0,,'nit8 0,u Ç '° journée, de mille piastres à M.Chs.Lanctôt, ! ,U!TU 9U un quelqu un.charitable assistant-procureur général, pour sur- °", ln , n.0 R av,*u pas do glisser vaillance législative dans l’intérêt do ,r YEUX 602 Rue St-Beni».Séi.Est 1310 ANTIKOR LAURENCE Cum Rmic*i.c ors Corns 1 jisCwt.uricsct, suns ooJuüà IH VtNTf PARTOUT 25- PMNCD MO tA AOéTt A J UURENCt MONTRIAt LE DEVOIR, Lundi, 10 Avril, 1911.L’administration municipale devant la Législature Les Commissaires recommandent au Conseil Municipal de payer les frais de la lutte faite devant la législature, au montant de $9,000 La surveillance dos intérêts de la Ville do Montréal devant la Législature, au sujet des amendements à la charte et du bill du Tramway a coûté $9,000 La note a été examinée par les commissaires qui la transmetteut au Conseil -Municipal avec recommandation de la solder.Il y a déjà de la critique dans l’air, mais le maire Guerin disait hier soir qu’il n’avait pas été surpris que le chif-rre en soit si élevé.‘ ‘ îfous n ’avons, durant cinq semaines, fait qu’aller à Québec et en revenir pour y retourner, 'lisait il et à un certain moment le Conseil était là presque en entier.Nous avons eu à livrer deux batailles et il n ’y a pas de doute que les citoyens sont assez satisfaits pour estimer que la dépense n’est pas trop forte, mise en regard des résultat obtenus.Le bureau des commissaires, dans son raport au Conseil, déclare que les dépenses faites en rapport avec le bill de la Ville de Montréal et celui du Tramway se chiffrent à $9,023, et ils en recommandent le paiement.Ils recommandent aussi qu on applique au paiement de la note la somme de $2.500 votée par le Conseil pour couvrir les frais de la délégation envoyée à Québec, à l’occasion de la présentation du bill du Tramway, ainsi que la somme de $3,000 affectée aux frais de la délégation montréalaise à Québec, et qu’une somme supplémentaire de $3,523, soit votée pour couvrir la différence.11 semble qua la Ville ait déboursé la somme de $2,600 seulement pour des annonces dans la presse montréalaise et pour le voyage gratis à Québec.Elle a fait une autre dépense de $1-600 pour des impressions, comprenant $500 pour l’impression du bill de la Ville.Les frais de déplacement et de séjour ont aussi contribué à grossir la note.En voici les articles les plus importants: excursion gratuite : $1,200; Publicité à Montréal.$1,400.Impression et réimpression du bill avec les amendements, y compris l’honoraire de $500: $1,600; frais d’hôtel: $2,000; pour les avis de M.Ch.Lanctôt, sous-procureur-général: $1,000, divers, dactylographie, etc.$500, soit un total de $7,700.Il faut ajouter à cela $800 pour les billets de chemin de fer.Le total se chiffre à $9,023.33.et les commissaires en recommandent le paiement au Conseil Municipal.LA REVOLUTION AU MEXIQUE LE GOUVERNEMENT VOTE $4,000,000 POUR LA POURSUITE DE LA CAMPAGNE CONTRE LES REBELLES.Mexico, 10 avril.— Malgré les discussions qui sc poursuivent actuellement dans le monde entier, pour établir une paix aussi improbable qu’universelle, l'insurrection mexicaine continue et le gouvernement prépare des mesures énergiques pour écraser la révolution.La Chambre des Députés a voté hier, sur proposition de M.Limantour, ministre des Finances, la somme de $4,-000,000 en or, pour ‘Ma pacification du pays ', ce qui traduit, en langage vulgaire, signifie “pour la continuation de la guerre.Cette somme sera affectée à l’achat de munitions et d’équipement ainsi qu’au transport des troupes.M.Limantour a nié que personne ait été chargé de négocier avec les rebelles, mais il n’a pas voulu discuter la proposition par laquelle Francesco Ma-deiro offre do démissionner comme président provisoire, à condition que le Président Diaz résigne également sa position.Malgré 1- guerre, le commerce intérieur augmente.Les rapports de la douane indiquent' pour le mois de janvier, un montant de $18,134,546, en importations, alors qu’au mois correspondant de l’au dernier il n’était que de $16,826,657.Pendant les sept derniers mois, l’exportation s’est élevée à $151,411,590, soit une augmentation de $21,130,507, sur la même période l’an dernier.CHEZ LES INSURGES du camp de Madeiro, près Chihuahua, 10 avril.Madeiro a levé le camp et, à la tête de 3,000 hommes, il se dirige vers les régions du “Casas Grandes’’.Oa s’attend à un combat d’ici à peu, car les fédéraux se préparent à l’attaque.Cette prévision est encore accentuée par l’arrivée à Chihuahua, du générai Louro Villars, accompagné d’un fort détachement et de plusieurs mitrailleuses.Madeiro a déclaré qu’il était prêt à traiter les conditions de paix mais que Diaz devait démissionner d'abord, FEDERAUX DEFAITS Atlixco, Puebla, 10 avril.— Un détachement de 10 fédéraux est tombé dans une embuscade tendue dans uu ravin, à 6 kilomètres d’Atlixco, par des insurgés qu’ils poursuivaient depuis 24 heures.Presque tous les réguliers sont morts ou blessés.Les insurgés, sous les ordres d’Antonio Gracia, ont perdu peu de monde.CONFLAGRATION A T0KI0 LE QUARTIER LE PLUS CONNU DE LA VILLE, COMPRENANT 5,000 MAISONS, EST COMPLETEMENT DETRUIT PAR LE FEU.LA SITUATION POLITIQUE Tokio, 10.— Le principal et le plus connu quartier de la ville de Tokio, appelé le Joshiwari, a été détruit par ,e fou samedi dernier.Beaucoup des maisons incendiées étaient de somptueuses résidences et plus d’un millier de ces maisons ont été détruites et rasées complètement.Six mille femmes sont aujourd’hui sans abri.Ce quartier des “hetaivae” licenciées est sous la conduite du gouvernement et les revenus servent à l'entretien des hôpitaux' dont quelques-uns ont aussi été incendiés.Le feu a commencé vers 11 heures 20, et poussé par un fort vent du sud, il ne lui a fallu que trois heures pour raser 5,000 maisons couvrant une superficie de 4 milles carrés.Plusieurs femmes ont été blessées; mais on ne croit pas qu’il y ait eu un seul cas de mort.500 hommes de troupe sont sur les lieux du désastre, montant la garde.(De la “Patrie’’ du samedi 8 avril) Ou dirait que, depuis quelque temps, les politiciens appartenant aux divers groupes de l’opposition sentent le besoin de se concerter.Plusieurs conciliabules ont été tenus à Montréal, des pèlerinages ont eu lieu à Ottawa, etc, etc.Bref, nous assistons à un branle-bas général.Ces allées et venues des personnages qui croient avoir mission de guider le parti conservateur ne manquent pas d’intriguer la masse des partisans qui se demandent avec inquiétude si,- demain, ils n'auront pas à suivre de nouveaux chefs, ou à défendre uu autre programme.Cette anxiété est fort explicable.Les troupes conservatrices ont lutté vaillamment, epeut-être sans espoir, eu 1900, 1904 et 1908 ; elles pouvaient espérer que, lorsque le clairon sonnera pour un nouvel engagement décisif, chacun serait à son poste et que l’harmonie régnerait en haut comme en bas, dans l’état-major comme parmi les soldats.Et que voyons-nous ?Un groupe veut supplanter M, Borden et le remplacer par M.McBride, M.Roblin, M.Rogers, ou Sir James Mhitney ; un autre bataillon refuse de marcher avec M.Monk ; les députés conservateurs de la province de Québec ne reconnaissent plus l’autorité du chef de l’opposition, n’assistent plus aux réunions de leurs collègues des autres provinces ; en un mot, ils font bande à part, ils boudent ! • * * La question de la mariné a vu le parti conservateur dans la Chambre des Communes lamentablement divisé.Voilà que la question de la' réciprocité nous offre le même spectacle.Les chefs ne s’entendent point! Et pourtant,^ s’il y a une question qui doit unir étroitement tous les conservateurs, c’est bien celle qui bat en brèche le système protecteur qu’ils ont inscrit en tête de leur programme et.auquel le pays doit sa prospérité actuelle.Au lieu de se donner la main, ils se 'chamaillent.Au lieu d’accepter l’appui des libéraux qui se séparent avec fracas de lehrs vieux amis, on leur cherche noise.On'fouille dans leur passé pour découvrir des tares, mettre à nu certaines plaies, rappeler des errements et* des fautes ! M.Sifton est sans conteste l’uu des politiciens les plus forts que le parti libéral ait jamais eus ; il exerce sur l'opinion anglaise une influence considérable.C’est un homme retors, d’une grande souplesse et d’extraordinaires ressources ; il a de la volonté, de l’énergie, de l’esprit do suite.Il est riche à millions et a des comptes à régler avec ses anciens collègues.L’attitude qu’il vient de prendre sur l’arrangement Fielding-Knox l’éloigne à tout jamais du giron ministériel.Sans passer à l’ennemi, l’ex-ministre de l’Intérieur est sans doute disposé a lui donner son concours le plys empressé.Et, M.Henri Bourassa, qui s’est rallié aux conservateurs pour chasser du pouvoir le cabinet I.aurier et lo cabinet Gouin, tire à boulets rouges sur M.Sifton ! Le député de St-Hyacinthe est un visionnaire.11 s’enivre de belles théories et de paroles sonores.Ce n’est nas lui qui se serait servi d’un cheval de bois pour pénétrer dans Troie! L’intransigeance de son nationalisme lui a aliéné les sympathies do la majorité anglaise.En combattant la réciprocité, il aurait pu gagner à son groupe l’appui des grands intérêts financiers du Canada.Il eût rendu à ! ses alliés conservateurs un service si-i gnalé.tout en leur donnant un têmoi-j gnage éclatant de sa sincérité.Il a , préféré enfiler de longues phrases et soumettre à l’électorat des formules creuses.Les compromis ne conviennent qu’aux politiciens de pacotille.N’est-ce pas déconcertant pour Top-! position conservatrice de la province de Québec, qui croyait avoir découvert le Messie ?Les vieux conservateurs, rompus aux luttes et à qui l’expérience en digue que les mauvais joueurs seuls gaspillent leurs autouts.se sentent acenlés à une impasse désespérée.Au moment où l’horizon s’éclaircit, oû les plus belles espérances remplacent au fond de leur cœur l’amertume des défaites passées, ils aperçoivent lo spectre de la zizanie se glisser dans leurs rangs ! Cotte lamentable situation donne à réfléchir à tous ceux qui ont à cœur les intérêts du parti conservateur.Et l'on se demande avec stupeur si le prophète, qui devait ouvrir toutes grandes les portes do la terre promise, n’est pas qu’un trouble-fête, un gâcheur, un allié malcommode, un aventurier ou un parfait don Quichotte.La marine et la réciprocité sont des armes puissantes entre les mains des conservateurs.Ces deux questions devraient rallier tous les groupes qui désirent la chute des libéraux.Au contraire, elles sont pour eux une cause nouvelle de division ! Le parti conservateur serait-il donc pour tout do bon tombé en quenouille?Aurait-il vu s’évanouir au pied de certains fétiches son esprit de cohésion et sa vigueur d’antan ?I.es élections générales auront lieu à l’automne ou le printemps prochain.Se rend-on compte, dans le camp conservateur, qu’une entente parfaite entre tous les groupes peut seul mener à la victoire ?Nous comprendrions que les divergences que nous signalons eussent leur raison d’être, si l’on veut jouer la comédie.Mais le parti conservateur se compose encore de phalanges nombreuses qui sont restées attachées aux principes que Sir John A.Macdonald Cartier, Tupper, Chapleau, leur ont inculqués ; il contient toujours dos partisans sincères et dévoués qui respectent leurs chefs et qui savent tenir en honneur le programme politique qui a reçu à plusieurs reprises la consécration du vote populaire.Comment se fait-il que le vieux navire conservateur s’en va aujourd’hui à la dérive, sans capitaine et sans boussole ?Pourquoi l’équipage est-il en pleine mutinerie ?Nous savons bien que l’on attribue a M.Borden l’état do ohoses actuel.On lui reproche de ne pas avoir assez d'ascendant sur scs collègues de la deputation, de ne pas descendre suffisamment dans les foules, de no pas sc tenir au courant des besoins de l’électorat.d’être dépourvu, en un mot, des qualités essentielles qui se rencontrent chez un chef do parti.M.Borden a rempli avec dignité ses fonctions de leader, qu’il n’a pas convoitées, mais qui lui ont été imposées.11 est reconnu comme l’un des meilleurs debaters de la Chambre des Communes.L’heure est assurément mal choisie pour lui jeter la pierre et semer sur sa route des obstacles insurmontables.Ainsi que M.Fielding le disait l’autre jour à la salle Windsor.lo gouvernement peut en appeler au peuple plus tôt qu’on ne le pense.Désunis, désarmés, sans chefs expérimentés, qu’adviendrait-il des bataillons conservateurs ! Il est vrai que le parti libéral n’est guère en meilleure posture.Quinze années do pouvoir ont amolli l’ardeur des partisans et fait naître une foule d’abus.Les iiiéqo^tgiitg, les déçus, sont devenus légion.Les ministres, les députés, les chefs de file, sont à couteaux tirés.11 n’y a plus de cohésion dans les rangs.Seul le rhef suprême a su conserver son autorité sur ses * partisans, et, dans une large mesure, lo respect des foules.Assez pour aujourd’nui.Nous continuerons l’un de ces jours cet examen rapide de la situation politique.UNE SESSION ORAGEUSE DEMOCRATES ET REPUBLICAINS AMERICAINS SONT DIVISES QUATRE PARTIS.— LA QUESTION DE LA RECIPROCITE.EN Washington, 10 avril.— Il est de plus en plus manifeste que la session s|>éciale du Congrès sera très orageuse et qu’elle se terminera sans résultats.Des deux côtés, la discorde règne.Il y a donc, véritablement, en ce moment, quatre partis différents et à peu près de môme force.Les Républicains se divisent en réguliers et en dissidents et, comme on a pu lo constater par le vote sur la nomination de l’orateur, la scission est plus nette encore qu’au sénat.Parmi les Démocrates, au Sénat, il y a les Progressistes et les Conservateurs.Les premiers se recrutent parmi les nouveaux membres et comptent aussi quelques vétérans.Les Conservateurs s’opposent à toute tentative de dictature de la part de William Jenning Bryan.Le Président Taft espère faire adopter le traité de réciprocité, mais Champ Clark et ses amis ont d’autres vues.11 est donc bien difficile pour le moment, de voir comment tout cela se terminera.Le Pape sera mieux gardé L’ACCES AU PAPE EST RENDU PLUS DIFFICILE ET SA SAINTETE SERA MIEUX ENTOUREE.Les ouvriers du Pacifique - Canadien Us ne peuvent s’entendre avec la Compagnie dans l’Ouest Winnipeg, 10.— Tout espoir d’entente entre les ouvriers du Pacifique Canadien et la compagnie semble avoir abandonné les hommes, et la question est maintenant de savoir si ceux-ci s’en rapporteront à la décision d’un comité il arbitrage, ou bien si, s’occupant eux-mêmes do leurs propres intérêts, ils vont tout simplement se mettre en grève.1,’unc dos singularités de la situation est que ni l’une ni l’autre partie en cause n’a encore mis à Tétudc la question du salaire ni les conditions „ i ° v?;i,-dlre k>s deux points sur lesquels s olèvont la plupart du temps les différends.C’est sur la question de la procédure préliminaire n suivre que le différend a pris naissance entre les représentants des ouvriers et ceux de la compagnie Lo président Frank McKenna, directeur des metiers réunis du Pacifique canadien, et M.James Somerville, de Moose-Jaw.qui ont passé plusieurs jours ici dans le but d’amener une entente entre la compagnie et les hommes, ont quitté Winnipeg, vovant qu’il ny avait plus rien à faire.L’Opéra du Métropolitain Ceux qui caressaient l’espoir d’entendre lo fameux ténor Caruso ont dû éprouver un désappointement en apprenant qu’il no viendrait pas à Montréal.Caruso est malade et c’est un cas de force majeure.Il ne s’ensuit pas quo la venue de la troupe du Métropolitain dans* notre ville sera une déconvenue.Au contraire.Sauf Caruso, toute la légion des grands artistes sera parmi nous.Et vous savez, les Sle-zak.les Geraldine Ferrar.les Martin, les Louise Homer, etc., etc., no sont pas à dédaigner.Ce sont les étoiles les plus brillantes du firmament de l’art.C’èst donc tout un éblouissement qui nous arrive.Que ceux qui mit eu la velléité de remettre leurs billets n’aillent pas commettre pareille bévue.Us auraient à le regretter amèrement.Le contretemps qui se produit par l’absence de Caruso sera plus que réparé.La compagnie du Métropolitain a mis tout en œuvre pour cela C'est même la raison qui IV forcée do modifier tant, soit peu le programme.Ainsi lundi soir.0„ joiera fannhauser”; mardi soir, "êïda’’ mercredi, on matinée, ‘‘Faust’’ mer' credi soir, “Madame Butterfly” 'cTtte dernière représentation commencera à i h.JO precises.La navigation aérienne Paris.10.— Une commission permanente pour la navigation aérienne a soumis aujourd’hui au Ministre des Travaux Publics un plan dont elle suggère l’adoption par tou* les pays du monde afin d’assurer son fonctionnement efficace.Le système recommandé compte la longitude depuis zéro jusqu’à 360 degrés.à partir du méridien do Behring; et la latitude de zéro à, 180 du sud au nord, en partant du pôle sud.Une voie serait tracée à chaque de-lignis correspondantes seraient Indi-gré de longitude et de latitude, et des quées sur le sol pour aider les néronnu-tes à so gouverner dans le brouillard.Rome, 10.— Les autorités du Vatican, après l’attentat de Desanti contre un cardinal, ont décidé d’exercer une plus étroite" surveillance autour de la perso,li e de Sa Sainteté.Le palais du Vatic: sera mieux gardé et l’accès Son Excellence le cardinal Merry del Val, secrétaire d’Etat a eu plusieurs entrevues sur le sujet avec le préfet des gendarmes et de la garde suisse.On a proposé de placer à la porte des antichambres papales des gardes spéciaux et habits laïques et qui ne laisseraient passer personne sans l’autorisation écrite du majordome.Ou a aussi proposé de faire escorter tout visiteur par des gendarmes.Les audiences publiques seront aussi plus sevôres et personne ne pourra en faire sans un billet du majordome ou d’une autre personne responsable.L’on voudrait aussi entourer le pape d’une garde lorsqu’il se promène dans les jardins du Vatican.Sa Sainteté s’est d’abord opposée à ce régime de surveillance prudente parce que cela lui laisserait moins de liberté; lo pape compte surtout sur la protection de la Providence.Mais le Secrétaire d’Etat fit comprendre à Ha Saintet éque les anticléricaux «ont aussi dangereux que les anarchistes et persuada le pape que de plus grandes précautions étaient pleinement justifiées.Le paep a aussi, quoique à contrecoeur, consenti à ne plus recevoir ses compatriotes de Venire sans les formalités d’usage.On prétend que si Desanti qui parle le vénitien, s’était présenté au Vatican, il eut été reçu en audience auprès du pape comme venant de Venise.’ 1 ?- • ~ - La petite vérole à la Capitale Ottawa, 10.— Dans les cercles municipaux, de même que chez les médecins, on est d’avis que les déclarations du Dr Bell, au sujet de la picote à Ottawa.sont quelque peu injustes.Ainsi, lo Dr Bell prétend que la ville d’Ottawa doit être tenue responsable de tout lo mal qui lui arrive.D’autre part, ici, on croit que le blâme doit être attribué aux autorités provinciales d’hygiène, et voici pourquoi.Il est un fait admis de tout le monde, c'est qu’on a pu retracer tous les cas de picole qui se sont déclarés ici, à des personnes venues des chantiers du Nouvel Ontario ou du Témis-kaming.C’est de ces endroits que nous vient la picote.Le problème se pose donc: pourquoi les autorités provinciales ne surveillent-elles pas les chantiers 1 Pourquoi n’impose-t-on pas là la vaccination obligatoire pour prévenir par le fait même la maladie, au lieu d'essayer de la combattre quand elle s’est déclarée.Voilà un fait qui est admis de tout le monde, et le gouvernement d’Ontario sera prié de le noter et d’en faire son profit, Mort de l'abbé Thomas Clément Monsieur .abbé Thomas Clément, prêtre, curé de Saint-Charles, diocèse du Snult Sainte-Marie, est décédé vendredi à Saint-Cuthbert à l'âge de 29 ans.Les -unérailles auront lieu à Saint-Cuthbert, mardi, le II, vers 9 heures 30 du matin.Parents et amis sont cordialement invités.Les inondations près d’Ottawa Ottawa, 10.— M.Cauchon, ingénieur du Pacifique, tâche en ce moment d'intéresser le gouvernement sur un plan qui a pour but do prévenir chaque année les inondations à Clarks-town, à Eastyiew et à Billing’s Bridge.Il s’agit do creuser une partie de la rivière Ottawa, entre le uont Cummings et le pont de la rue St-IV triee.De cette façon, au moment où la crue des eaux se lait au printemps, ce lac pourrait servir de réservoir et recevoir le trop plein des eaux.Le plan sera étudié.Epidémie maîtrisée Ottawa, 10.— On considère en ce moment au Bureau d'Hygiène, que l’épidémie de fièvre typhoïde, est à peu près maîtrisée.A l’hôpital temporaire de la rue Sussex, il n’y a plus que 20 cas.Le nombre de gardes-malades a été réduit do douze à six, et il est assez probable que trois de ces gardes-malades seront transférées à l’ile Porter afin do prendre soin des varioleux.-M- Les citoyens de Eastview seraient mécontents Le Pape au* Volontaires Franco-Américains L’on se souvient des résolutions d attachement et de fidélité au Haint-Sièges votées au cours du Congrès de Fall River par les délégués de la Brigade des volontaires franco-américains.Très touché do ce témoignage, le Pape a fait répondre par son F.mi-nence le cardinal secrétaire d’Etat.La lettre de Mgr Mo rry del Val sera sans doute conservée par cette jeune et progressive association comme l’un des plus précieux souvenirs du Congrès.Segreteria di stato di ) Sua Santita.) Dul Vaticano, 18 février 1911 Au Révérend Père F.Constant Doyon, Aumônier général de la Brigade des Volontaires Franco-Américains, Fall-River, Mon Révérend Père, Le Saint-Père a agréé bien volontiers l’hommage de filial dévouement que les Délégués de la Brigade des Volontaires Franco-Américains, réunis en Congrès à Fall-River, ont eu la délicate pensée de lui offrir par leur résolution adoptée en cette circonstance, et qu’ils vous priaient do me transmettre dernièrement.11 est un précieux réconfort pour le Pasteur Suprême de l’Eglise, au milieu des tristesses et des amertumes dont 11 est si souvent abreuvé, de recevoir d’innombrables témoignages de fidélité et d’obéissance par lesquels ses enfants dévoués aiment à consoler son cœur paternel.Sa Sainteté remercie Messieurs les Délégués de la Brigade dos Volontaires Franco-Américains do leurs généreux sentiments, ainsi que les honorables personnes et les représentants des sociétés catholiques Franco-Américaines qui ont en à cœur de les partager, tandis qu’Elle accorde à vous-mêmes et à tous la Bénédiction Apostolique.Je saisis volontiers cette occasion pour vous exprimer, mon Révérend Père, mes sentiments dévoués en Notre Seigneur.R.Card.MERRY DEL VAT,.Famille Forget A l’occasion de la mort de l’Ilon.Louis Forget je vous adresse ces quelques notes historiques, sur ses ancê-t res.La famille Forget est une de nos plus anciennes familles canadiennes et l’une de celles qui se sont le plus multipliées, comme les Vrchambault et les Lauzon.l.o premier de ce nom est Nicolas Forget, fils de Paul Forget et de Nicole Chevalier de Notre Dame d’Alençon, province de la Normandie.11 émigra do France au Canada avant l’année 1653 car cette année-là lo 0 février, il épousa, à Québec, Madeleine Martin, fille d’Abraham Martin, dit l’Ecossais, qui a légué son nom au fameux champ de bataille où se sont rencontrés Montcalm et Wolfe.Madeleine Martin n’était âgée que de 13 ans.Nicolas Forget dépassait la trentaine.I! est probable qu’à cette époque les filles nubiles étaient rares à Québec.De son mariage il eut plusieurs enfants ; trois garçons seulement ont fait souche : Louis, Guillaume et .lean Baptiste.Les descendants de Louis et do Jean-Baptiatc sont ceux qui se sont le plus multipliés.L’bon.Louis descendait de la branche de Louis.Tl.Louis Forget, fils de Nicolas, né 1668 épousa Elisabeth Ethier en 1691 à Montréal.III.-lacques Forget né en 1691 épousa en 1712 Marie Charbonncau à St-François de File Jésus.IV.Jean Charles Forget né en 1721 épouse en 1752 Madeleine Maillet à St-François de File Jésus.V.Augustin Forget né en 1754 épouse, en 1776, Marie Anne Taillon à St.François do File Jésus.Vf.François Forget né en 1789 épouse : lo Pélagie Desjardins à Ste-Thérèse en 1813 ; 2o Antoinette Rous-sil à Ste-Anne des Plaines en 1827 : 3o Appoline Ouimet à Ste-Rose en 1830.De son premier mariage est Olivier, mort prêtre à Montréal.Du second mariage est né Adolphe, mort prêtre à Manitoba.Celui-ci fut secrétaire de Mgr Taché, puis directeur du collège de St-Boniface.11 était à bon droit hautement estimé de toute la population do Manitoba pour ses é-minentes vertus, et ses brillantes qualités.Il fut regretté de tous ceux qui avaient eu l’avantage de le connaître.L’hon.Louis son frère, avait pour lui une vive affection.C’est du troisième mariage do François Forget que descend la famille de Thon, sénateur Louis Forget.G.D.Troubles au Maroc ON SE PREPARE A MOBILISER LES TROUPES ESPAGNOLES.Ottawa, 10.— Les citoyens de East view sont fort mécontents de l’hon.Chas.Murphy.C’est que ceux-ci ont demandé au Secrétaire d’Etat si le gouvernement ne serait pas disposé à aider, au moyen d’une subvention, à prévenir, par des travaux ou une construction quelconque, los inondations qui envahissent chaque année cette banlieue de la capitale.L’nçn.M.Murphy a répondu qu’il fallait plutôt s’entendre avec les municipalités d’Ottawa, de Eastview et de Gloucester.Dans le cas toutefois où la commission d'embellissement d’Ottawa jugerait à propos de prolonger son “Driveway” jusqu’à Eastview, il serait alors possible -d'intéresser lo gouvernement jusqu’au point d’obtenir une subvention.Comme on sait d’avance que la Commission d’Embellissement a bien d’autres travaux à accomplir avant de s‘occujier de Eastview, il est à peu près certain que la demande des citoyens de cet endroit tomba jk l’eau.Madrid, 10.— La situation au Maroc, provoque de graves inquiétudes par toute l’Espagne.On a ordonné à des troupes de se préparer au départ et le recrutement est commencé.Une flotte de guerre vient d’entrer à Cadix et c ’est do ce port que partiront les premiers régiments.Us débarqueront à Ceuta et à Manilla.Il y a eu de la mutinerie duns les arsenaux navals mais les révolutionnaires ont été arrêtés et embarqués à bord des bateaux de guerre “Almirantc Reis” et “ San Ra f ael ’ m Æ a Le Livre de Semi-ready sur la Mode Vous sera envoyé gratuitement Fa pluie a interrompu la partie à, la 7ième inning.Les collégiens ont fait bonne figure.Score par inning: Baltimore .10111011 — 7 m •> Cornell.0000011 —.2 7 1 Batteries — Vickers.Pope.Buscher et Byers : Geiger, Krogstad, Carvajal et Abbott.Baltimore, 10 — Les Boston de la Ligue Nationale, frappant en temps opportun, ont défait l’équipe locale par un score do 10 à 1.Score- Boston.011311021 - - 10 17 I Baltimore .100000000 — I 5 \ laiteries.lyler et Graham: Adkins, Reliefer, Lloyd et Byers et Egan.Calendrier des parties de la N.L U.Quoique les dates des partie» puissent être changées du consentement mutuel des intéressés et avec l’approbation du président, voici le calendrier que la N.L.U., à.sa réunion de samedi, a adopté pour la saison de 1911: Mai, 24, Capital vs Montréal.Mai 27, Teeumseh vs National.Juin, 3, Capital vs Shamrock.Juin, 3, Capital vs Toronto.Juin 3, National vs Capital.Juin 10, Toronto vs Cornwall.Juin 10, Shamrock vs Alontrêal.Juin 17, Cornwall vs Shamrock.Juin 17, Capital vs Teeumseh.Juin 24, Toronto vs National.Juin 21, Cornwall vs Teeumseh.Juillet 1, Montréal vs Toronto.Juillet 1, National vs Cornwall.Juillet 1, Teeumseh vs Capital.Juillet S.Toronto vs Montréal.Juillet, 8, Shamrock vs Teeumseh Juillet 15, Montréal vs Teeumseh.Juillet 15.Shamrock vs National Juillet 15, Cornwall vs Capital.Juillet 22, Capital vs Shamrock.Juillet 22, National vs Toronto Juillet 22, Teeumseh vs Cornwall Juillet 29, Toronto vs Capital.Juillet 29.Cornwall vs Alontrêal.Août 5.Shamrock vs Cornwall.Août 5.Capital vs National.Août 5.Teeumseh vs Toronto.Août 12, Toronto vs Shamrock.Août 12, National vs Teeumseh.Août 12, Montréal vs Cornwall.Août 19, Cornwall vs Toronto.Août 19, Shamrock vs Capital.Août 19, Teeumseh vs Alontrêal.Août 2fi, Shamrock vs Toronto.Août 2(1, Alontrêal vs Capital.Août 26, Cornwall vs National.Septembre 2, Montréal vs Shamrock.Septembre 2, Capital vs Cornwall Septembre 4, Toronto vs Tecmn-seh.Septembre 4, National vs Alont-rcal.Septembre 9, National vs Shamrock.Septembre 16, Montréal vs National.cale de l'Association de la Caroline, j Cie Générale Transatlantique qui avait reçu son congé du Charlotte, en mars dernier, a été acheté par le Buffalo de la Ligue de l'Est, pour la eomme do RI 000.Williams restera cependant avec ‘le Spartanburg jusqu'à la fin de la présente saison.GRAND TRIM L W AV ITEM- Seule double voie ferrée Entre MONTREAL, TORONTO, HAMILTON.NIAGARA FALLS, DETROIT ET CHICAGO.Dunn réduit son équipe Baltimore, Md, 10 — Le gérant “Jack” Dunn, du club Baltimore de la Ligue de l’Est a donné congé nu joueur de champ et au lanceur Doycl.qui joueront pour le Trenton de la Tri-State League.rm A«ur York au Havrm, Parié 1 franco) Departs tous les jeudis a 10 a.nv.LA PROVENCE •.18 avril NIAGARA "Supp".15 avril I LA BRETAGNE "Supp." .15 avril I LA TOURAINE .20 avril | LA SAVOIE .27 avril .CHICAGO "Supp.".20 avril Renseignements.GKMX, TRUDEAU & ÇIE.agents généraux pour le Canada.2-, rue Notre-Dame Ouest.Montreal.Un nouveau record du monde FRANK FLEMMING DEFAIT AISEMENT UN PETIT CHAMPION NEW-YORKAIS.New-York, — Frankie Flemming, champion bantam du Canada a défait hier soir.Jack McCormack, à la troisième reprise d'une rencontre qui devait se terminer à l'issue do dix reprises seulement.Derniers échos du monde sportif moins DE QUATRE, jours C.N HER ST-JEAN, N.B.et LIVERPOOL Lake Champlain.13 avril Empress of Britain .21 avril Lake Manitoba.27 avril TAUX.— Paquebots Empress, lore classe, $82.50 et plus, seconde classe, $51.25 et plus.Vapeurs des lacs.Cabine d'une seule classe, taux de aecoudo, $47.50 et plus.Billets et renseignements obtenus do n'importe quel agent do navigation ou de W.-G.ANNABLE, W.WEBBER, Agt gin.des pass.Agent des passng.3 et 5 Edifice du Board of Trade, La plus bells vois et le meilleur équl-I pement.I Ral • d'acier 100 Ibs à la verge, j Hmptnvl's polis et attentifs.7' HEURES aTOTONTO “ INTERNATIONAL LIMITED " (Le train le plus rapide dr auada) Quitte Montréal A 9 n.m.tous les Jours pour Toronto nt l'Ouest.QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR ENTRE MONTREAL ET TORONTO 9.00 a.m., 7.30 p.m.9.45 a.m„ 10.30 p.m.Servie© d’élégants wagons-buffets, salon et bibliothèque sur les trains du jour et nouveaux wagons-lits sur le» trains üt nuit.EXCURSIONS DE PAQUES A NEW-YORK - - - $12.30 BOSTON.10.65 ET RETOUR A MONTREAL Départ le 13 avril.Retour le 24 avril.YORK Des prix au montant do Si,500, sont offerts aux vainqueurs des courses Cartes Professionnelles 18 et 19 juillet prochain.DOUR NKW 8.50 a.m POUR BOSTON.8.31 u.m.(via le D.& 7.10 p.m.(via C.V.R.) 8.30 p.m.H.» Une course sensationnelle Jay Gould, do New-York, a gagné, hier le championnat national du tennis.à Boston.en battant Joshua Gl ane, jr., de Boston.C'est le sixième championnat remporté par Jay Gould.C'est une machine Fiat, qui a gagné hier après-midi è Los Angeles, Cal., la course de 24 heures, établissant en même temps un nouveau record du monde.|.a distance parcourue a été de ] 191 milles.Une machine Cadillac se classa seconde, et une Cole arriva troisième avec 1219 milles à son crédit.Dix machines figuraient dans la course.PLATE GLASS GAGNE LE HANDICAP DE MONT1CELLO APRES AVOIR SUBI UN FORT DESAVANTAGE.Norfolk, Ve., 10.— Plate Glass, qui était coté favori par I à 5 dans le handicap de l’hôtel Monticello, a gagné le premier prix samedi d’une façon sensationnelle, sur la piste du Jamestown Jockey Club.Bien que laissé au poteau, au départ, il réussit quand même à rejoindre le champ avant qu'un demi mille no fût parcouru, et gagna la course par trois longueurs.La piste était en fort mauvaise condition ce qui donne encore plus de poids à la victoire du coursier.Voici le sommaire des courses : lière course.4 1-2 furlongs.-1 Doodle Dandy, 13 à 5 ; 2 Bait.1 à 1 ; 3 Auto Mais.Temps 57 4-5.2ième course, 1 3-4 mille.Steeplechase.— I St.Abc, 1.3.à 5; 2 Nick of Time, 6 à 5 : 3 Merry Man.Temps 3.55.3ième course, 5 furlongs, 3 ans et plus.— J Anterior, 90, McCahey, 7 à 5, 2 à 5:2 Capsize.90, Olseo, 2 à 1, 1 à 2: 2 Monte Fox, 90, Adams, 4 à .1, 4 à.5.Temps 1.02 3-5.Pyramid a aussi couru.4Usine course, 3 ans • et plus.Monticello Hotel handicap.1 1-16 mille.— 1 Plate Glass, 99, Byrlle, au pair : 2 Vreeland, 104, Olsen, 2 à 1, 4 5 5 ; 3 Aldrian, 98, Callahan, 5 à 1, 7 à 5.7 à 10.Temps 1.50 2-5.Guy Fisher a aussi couru.ôième course, à réclamer, 6 furlongs, 3 ans et au-dessus, — 1 Rye Straw, 101, McCahey, 0 à 5.1 à 2:2 Frank Purcell, 110.Byrne, 3 à 1, 7 à, 10, 1 à 3 : 3 Phi!-.Mohr, 101, Carroll, 20 à 1.5 à 1.2 5 1.Temps 1.18.Fort Worth, The Whip, Cooney K., ont aussi couru.Giéinc course, à réclamer.3 ans et au-dessus, 1 mille.1 Agrmr, 9S, McCahey, 2 à 1.3 à 5 ; 2 Kaufman, 87, Callahan, 30 à 1, 12 à 1, 6 à 1 ; 3 Odlcweiss.102, Byrne, 5 à 2.au pair, 2 à 5.Temps 1.46 2-5, Joe Rose, Star Actor, Royal Onyx, Col.Ash-meade, Chepontuc ont aussi couru.La rencont re de boxe Willio Lewis et George Gunther aà Paris, hier a été déclarée nulle à la fin de la 20ième reprise, et la décision de l’arbitre a failli provoquer une véritable bagarre.La Toronto Central cl l’Ottawa Y.M.C.A.ont.fixé à vendredi de cette semaine et mardi de la semaine prochaine, leurs parties de retour pour le championnat du Basketball.Blanchissage pour Newark Newark, X.J.10.— Lee lanceurs Wolfe et Christopher du club Spring-field, de la ligne du Connecticut, ont infligé une couche de blanchissage à l'équipe locale qu'ils ont vaincue par un score de 4 à 0.Score : Newark .000000000 — 0 S 2 Springfield .001102000 — 1 11 | Cleary et McAllister; AYolfe.Christopher et Waters.Buffalo fait une acquisition Spartanburg, C.du S.10 Le ( Suite) Il dépassait la mesure.Il allait au-delà do l’obéissance.Los contremaîtres de l'usine, anciens soldats de la France, admirateurs de M.Philippe Dberlé, compagnons de sa lutte contre la germanisation de l'Alsace, supportaient mal l’humeur du nous-venu maître et la blâmaient.T.'un d’eux, dans un accès d'impatience, lui avait dit un jour: “Croyez-vous qu’on soit si fier que ça de travailler pour un renégat comme vous?” Il avait été renvoyé.Aussitôt des camarades avaient pris son parti, intercédé.parlementé, menacé de la grève."Kh bien! fnites-la, s’était écrié le patron; j’en serai ravi; vous êtes do mauvaises têtes ; j e vous remplacerai parries Allemands!” Ils n'àvuient pas cru n la menace.mais M.Joseph Dberlé l avait exécutée un pou plus tard, dans un nouveau moment de crise, pour ne pas être taxé de faiblesse, ce qu'il ‘craignait plus que les injustices, et parce qu'il (‘élisait aussi trouver quelque avantage à remplacer des Alsaciens, volontiers frondeurs, par des Bariois et des Wurtembergeois.plus disciplinés et plus souples.Un tiers du personnel de la soierie avait été renouvelé de la sotte.Une petite colonie allemande s’était établie nu nord du village, dans des maisons construites par le patron, et les Alsaciens qui restaient avaient dû céder devant l’argument du pain quotidien.Cela se passait eu 1882.Quelques années encore, et on apprenait que M Dberlé éloignait de l'Alsace, pour le faire élever en Bavière, au gymnase de Munich, son fils Jean, Il écartait, dn même su fille Lucienne, et In confiait 1 la directrice do l'institution la plus ’lleinande de Baden-Baden, la pension liinducr.L'opinion s’émut de cette 'ornière mesure plus que de toutes les utres.Elle s’indigna contre ec désa-eu do l'éducation et de l'influence al-acirimes.Elle plaignit madame Ober-séparée de son fils et surtout pri-i"'.comme si elle en eût été indigne, lu droit d'élever sa fille.A tous ceux (ni le blâmaient, lo père répondit : 'C’est pour leur bien''.“J ni perdu ma vie ; je ne veux pas ju'ils perdent la leur.Ils choisiront cur route, plus tard, quand ils auront comparé.Mais je ne veux pas qu ils soient malgré eux, dès leur jeunesse, catalogues, désignés, inscrits d’office sur la liste des Alsaciens parias." Il ajoutait quelquefois: "Vous ne comprenez donc pas que tous les sacrifions que je fais, je les épargne à mes enfants?Je me dévoue.Mais cela no veut pas dire que je ne souffre pas!” Il souffrait en effet, et d’autant plus que la confiance de l’administration allemande était longue à gagner, La récompense de tant d’efforts ne semblait pas enviable.Les fonctionnai-commençaient bien à flatter, 5 attirer, à reeliereher Al.Joseph Dberlé, conquête précieuse dont plusieurs “kreisdirec-lors" s'étaient vantés en haut lieu.Mais on le surveillait en le comblant de prévenances et d'invitations, Il sentait l’hésitation, la défiance à peine déguisée.souvent même lourdement affirmée par les maîtres nouveaux auxquels il voulait plaire.Etait-il sûr?Avait-il pris so nparti de l'annexion, sans arrière-pensée?Admirait-il suffisamment le génie allemand, la civilisation allemand' le commerce allemand, l'avenir allemand?-Il fallait tant admirer, et tant de choses! La réponse devenait cependant de jilns en (dus affirmative.C’était le désir avoué de faire entrer Jean, sou fils dans la magistrature allemande, c’était la continuation systématique de cotte sorte d’exil Imposé au jeune homme.Aprsè ses études classiques terminées et son examen de sortie passé avec succès, 5 la fin rie l'année scolaire 189-7, Jean faisait sa première année de droit à l’université de Munich; il partageait sa seconde entra les universités de Bonn et de Heidelberg; puis achevait sa licence à Berlin où il subissait 'e (Referenda!- Examen’.Enfin,après une quatrième année où il était entré comme stagiaire cher, un avocat, à Berlin, après un long voyage à l’étranger, lo jeune homme revenait à la maison paternelle pour s’y reposer avant d’entrer au régiment.En vérité, la.méthode avait été maintenue jusqu’au ‘bout.Durant les premières années de sa vie d’étudiant, ses vacances même, sauf quelques jours donnés à la famille, avaient été employées à voyager.Fendant les dernières, il n'av ait même pas paru à Àlsheim.li’nürainiSiration avail fini par ne plus douter.Un des grands obstacles à AVOCATS DEGUIRE, A.-S., Avocat.Trust * Loan Bldg., 30, 'R’e Saint-Jacques.Chambre 35.fél B il Main 3995, Montréal.I-ALONDE, ARTHUR, AVOCAT, 06 Est, rue Notre-Dame, Montréal.Tél.Main 6S4Ü.LAMOTHE & TESSIER, avocat», édifice banque do Québec.11 Place d Armes, Alontrêal.Tél.Main 3555.J.C.Lamothe, L.L.D., Camille Tessier.L.L.B.Edouard Fabre, le coureur du National, a couru 15 milles hier après-midi en 1.22.00 I.o record de cette distance est détenu depuis 1909 par J.F.Crowley qui a franchi cotte distance on 1.25.15.M.Lucien Dufresne.l’ancien joueur de crosse, du National, est de retour de Chine où il demeurait depuis quelques années.M.Dufresne a vendu le fonds de commerce qu’il exploitait 5 Pékin pour s’établir définitivement 5 Alontrêal où ses parents demeurent.1! est définitivement décidé que la prochaine rencontre de John Kilonis et d'Eugène Tremblay aura lieu 5 Manchester le 19 de ca mois.Les deux hommes ont déposé chacun un enjeu de $250.Tremblay est en très bonne condition?et s’entraîne très activement en vue de cette rencontre LANE, J.-A., Avocat, C.R., 97 rue Saint-Pierre, Québec, Téléphone 382.MEUNIER, L.-D., AVOCAT, 89 8t Gabriel, en face du Champs de Mars, Montréal.Tél.Bell Main 1650 et Est 821^________________________________ NOTAIRES R.-H-BEAULTEU, L.L.L., notaire, do Boileau, Beaulieu et Turgnon, déménagé au No 30, rue Saint-Jacques, Edifice "Trust -f- Les divorcés renvoyés de la cour Londres, 10.— Sa Majesté, le roi George, a remis en vigueur certain règlement de la reine Victoria au sujet du divorce.Désormais les divorcés ne seront plus admis à la cour royale.Le défunt roi Edouard VII ne s’était pas montré très sévère dans l’application de ce règlement de sa mère.ration.Il n’a pas vu sa femme depuis! tous prirent place pour se rendre au son départ à Montréal et il ignore i bureau de la Surete Provinciale, d ou tout à fait où elle peut être.il fut conduit devant le magistrat puis Sheldon semble avoir considérable-1 à la prison.FÊTE INOUBLIABLE CHEZ LES RUTHÊNES Sa Grandeur l’Archevêque de Montréal préside la clôture d’une mission prêchée par le R.P.Vincent R.Delianis.Au cours d’une vibrante allocution, Mgr encourage les Ruthènes à conserver leur langue.La tempérance à Saint-Isidore Une cérémonie des plus imposantes ! souffrant de la soif, était en proie ù s’est déroulée hier soir dans l’Eglise St-Isidore, comté de Laprairie, 10— A la demande des quatre cinquièmes des contribuables de la paroisse de St-Isidore, les conseillers municipaux ont decide de ne pas accorder de certificats de licence cette année.Cet exemple a été suivi à Sherrington et à Stc-Mar-Martine, où Ton a réduit de quatre à deux le nombre des licences.Vente par Licitation Londres.Le douze mai, elles se rendront au Crystal Palace pour ouvrir le festival de l’empire, le 22 juin procession du couronnement, le lendemain, promenade triomphale par les rues de Londres, le 29, visite au Guild Hall et.retour par le nord de Londres, le 30, deuxième voyage au Crystal Palace où le roi et la reine donneront une fête du couronnement pour 100.000 enfants des écoles élémentaires do Londres.Le 16 mai sera dévoilé le monument de la reine Victoria en presence de 1 TUniversity College à Bangor.15, le roi pose la pierre angulaire de la bibliothèque nationale à Aberystwyth.La visite de l’Ecosse est renvoyée à Tautomme, alors que la famille royale se rendra' an Château de Balmoral.M.Whitelaw Roid, ambassadeur américain a reçu la note suivante du “Fo-reisn Office” ; “Je regrette devoir vous dire que, vu l'espace très limité dont on dispose à l’Abbaye de Westminster, il sera' impossible d’assurer des places réservées aux personnages de distinction autres 'empereur et Timperatrice d’Allemagne que ceux envoyés officiellement par les Le lendemain soir, représentation do divers pays”.ers pay?On nettoie la ville Comme le printemps semble vouloir bien s’installer définitivement, tous les contremaîtres de la voirie onl commencé ce matin le nettoyage général des rues.-+- Dernière minute Visite pastorale de Mgr Gauthier Ottawa, 10.— Mgr voyé uno lettre collective aux prêtres de son diocèse, afin de les informer que la visite pastorale des 44 paroisses du diocèse commencera le 12 juin prochain, pour se terminer le 10 septembre.-4.- Retraite annuelle du clergé d'Ottawa Ottawa, 10.— La retraite annuelle du clergé du diocèse d’Ottawa s ouvrira à l’Université d’Ottawa, le 24 juillet prochain, et se terminera le 29.Elle sera prêchée par un prédicateur de Montréal.^________ Frappé de paralysie L’échevin Lavallée M.Ij.-A.Lavallée, le nouveau représentant du quartier La Fontaine, prendra officiellement son siège cet après-midi au conseil municipal.-1- Le discours du Couronnement Un vote de censure On a soumis ce matin aux échevins, à l'Hôtel de Ville, le texte de l’adresse qui sera lue au roi Georges Y, lors de son souronnement, au nom de la Ville de Montréal.Tour étrenner à Pâques, un complet ou uu pardessus ; il vous faut aller donner votre commande immédiatement chez •!.Ill DON, marchand-tailleur, 29 rue Ste-Catherine Ouest.Les dettes de la ville L’échevin L.-A.Lapointe, renverra cet après-midi, à la prochaine séance, l’état des dépenses de.la délégation à Québec, qui.m 'est pas complet.Le Conseil de la Ligue du Sacré-Coeur de la paroisse de Saint-Stanislas s’est réuni en assemblée le mercredi.5 avril.Tous les chefs de groupe présents, au nombre de trente-cinq et représentant six cents ligueurs, en grande majorité ouvriers, ont protesté vigoureusement contre le discours que le député de Maisonneuve a prononcé à Saint-Jeau, le samedi, 4 mars.Ils considèrent les paroles do M.Ver-ville à l’adresse du clergé, aussi injurieuses que malveillantes, et ils ont voulu affirmer leur attachement inaltérable à l’Eglise et réitérer leur confiance pleine et entière au clergé.En conséquence de leurs convictions d’ouvriers catholiques ils ont déclaré; 1.Qu’ils continuaient de regarder les prêtres comme leurs meilleurs amis ; 2.Qu 'ils ne cessaient de reconnaître la salutaire influence de l’Eglise dans les questions ouvrières; 3.Qu’ils restaient convaincus de la nécessité de son action bienfaisante dans la solution des problèmes sociaux; et.sur proposition de M.A.Ala-ric, secondé par M.J.Daignault.ils ont résolu unanimement qu’un vote de cen sure soit envoyé au député de Maisonneuve par la voix du journal, “ Le Devoir ’ E.BLANCHET.Secrétaire de la Ligue du Sacré-Coeur.soir St-Vincent-de-Paul.Tous les Ruthènes do Montréal, au delà d’un millier assistaient à la clôture d’une mission prêchée par lo Rev.Père Vincent R.Delianis, missionnaire des Ruthènes, à Toronto.Monseigneur l’Archevêque de Montréal, qui en toutes circonstances s’empresse de témoigner le zèle du vrai pasteur pour toutes ses brebis avait accepté avec empressement l'invitation du dévoué missionnaire.Le rite Ruthène qui dans ses évolutions diffère du rite latin est grave et imposant.Le peuple y prend une part active en répondant au célébrant mourir.lJour ne pas assister à son agonie elle dêtourrihit ses regards quand un ange du ciel vint lui porter secours et la consoler.Monseigneur, les Ruthènes.qui se pressent à vos pieds sont, eux aussi, dans la douleur, comme Agar, ils sont sans patrie, sans prêtre.Vous, monseigneur, le premier pasteur de ce diocèse, vous êtes Tango Le 25 avril 1911 à 10 heures de l’avant-midi sera vendu au bureau do R.R.DECARY, notaire, 232 rue St-Jacqucs, Montréal, un certain lot de terre mesurant deux cent quarante pieds de largeur par soixante et quinze pieds de profondeur environ, formant partie du lot numéro soixante et neuf ( No 09 ) aux plan et livre de renvoi officiels de la Municipalité de Montréal, borné en front par le chia - ¦ - - - 1 'tinéisS protecteur de ces pauvres, exilé ; vous min de la Côte Saint-Luc, en venez ce soir leur apporter vos consolations ; soyez-en mille fois béni, 1/Archevêque de Montréal, dans une vibrante allocution donna au missionnaire et aux Ruthènes T assurance do son dévouement et de sa protection.par un chant doux et pieux qui nous jj jcs encouragea surtout à garder leur rappelle celui (les premiers chrétiens.A Tissu de la' cérémonie lo père Delianis, touché de l’attention délicate do langue et à prier dans leur rite.Il les mit en sarde contre les imposteurs et, les faux prophètes et leur promit son Monseigneur l’archevêque, lui exprima ; appui pour leur avoir, dans un avenir sa reconnaissance en termes émus: | prochain, un prêtre de leur nationalité.“La Sainte Ecriture, dit-il, rapporte | Les Ruthènes reçurent la bénédiction on’Agar, chassée de son.foyer, et re- ; de l'Archevêque et emportèrent de cette tirée au désert, manquant ile vivres et fête le plus consolant souvenir.Grande retraite à Notre-Dame Hier soir, à l’église Notre-Dame, le K.P.Hervelin a donné son premier sermon de retraite aux hommes et aux jeunes gens.Le vaste temple était rempli.Le P.Hervelin a débuté par de bons conseils encourageant son auditoire à faire une bonne et sainte retraita.Puis l’orateur a parlé du salut.Cotte retraite durera trois jours.Les exercices commenceront tous les soirs à 7 heures 30 minutes.et du côté Est par une partie ( 7 J ( No 69 ) appartenant à Benjaml.11 carie, jr., et du côté Ouest par une autre portion du lot ( No 69 ) appartenant à F.-X.Décarie, lo dit lot étant à une distance de 350 pieds de la ligne» Est du lot (No 69) .Le dit immeuble appartient à Maro Décarie.Pour les conditions de la vente, s’adresser au Notaire soussigné.E.R.DECARY, Notaire.Montréal, 10 avril 1911.Etrange situation bourse de Montreal Catholiques américains et socialistes DECES HIIASSF.UU.— \ Montréal, le 8 avril lull A l'àse (le 8 uns.est décfdC WII-lirud, onlant.de Wilfrid Urasseur.caissier chez impais frères.Les funérailles auront lieu mercredi lo TZ courant.Le convoi funèbre nnrlirn de la demeure de son père, No 825 rue Dorchester Est.â 7 li.là o .iu.pour se rendre A P cgi La Sto-flrigiffc, où le service sera célèbre, et de là nu Cimetière de la COte-ries-Neiges lieu de.la sépulture.Parents et amis sont pries d y assister sans nuire invitation.2 LUATI’IKK.— Montréal, lo 8 avril à l’Age de 65 ans.est décédé Louis Trappier.J,es funérailles auront, lieu demain le 11 courant.Le convoi funèbre partira do sa demeure, No 313 Av.Laurier Kst A H h.1-2 pour se rendre A l'église Ht-Denis, où le servie sera célébré et rie là au Cimetière Cimetière do la Côte-des-Neig'es.Heu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.2 Ottawa.10.- Le Rév.l'rèrc Espère,i tien, du Collège Notre-Dame, do Hull, a été frappé de paralysie avant-hier.Le Frère Espérentien est âgé de 8 ans, et il appartient à la communauté de la Doctrine Chrétienne depuis 60 ans.^ __ A propos de bottes M.le juge Brunciui a renvoyé la demande d’injonction faite par M.Wm.West contre la ville de Montréal, qui avait accordé le contrat pour la fourniture de bottes à $3.15.La soumission portait auparavant $3.18 et on l’a modifiée.Me J.L.Archambault, qui représentait la Ville, a fait confirmer le droit qu’a l’administration municipale de ne pas accorder nécessairement les contrats au plus has soumissionnaire et de modifier, nu besoin, la soumission.PR1MEAU.— A St-Louis de Gonzague le 9 avril 1911, à l'Age de 36 ans.est décédé Fervoniso Lnborge, énouse de Vénal a l’rlmeau.Les funéTailles auront lieu mardi le 11 courant à l'église pn-roissiala rie St Louis de Gonzague où le icrvice sera célébré.Parants et omis sont priés d'y assister sans autre invitation, A VENDRE Hix vitrines d’étalage (show cases).Aussi coffre-fort, gazoliers, chaises, accessoires de pharmacie.Pharmacie Henri Lanctôt, coin Haint-Denis et Sainte Catherine.________82—6 A VENDRE Une épicerie et boucherie située dans lu plus belle place du Parc Terminal.Pour les conditions s'adresser à J.P.Xliériault, 1810 Sainte-Catherin* Bit» Le droit de voter L’échevin Leolaire proposera cot après-midi, la suppression de l’article 48 (lo la charte, lequel prive du droit de voter celui qui n’a pas acquitté scs taxes d’eau.Cette mesure, cependant, relève do la compétence do la Législature.Au collège de pharmacie Voici, par ordre de mérite, le résultat combiné des examens qui ont eu lieu nu ‘‘Collège de Pharmacie de Montréal” en décembre 1910 et en mars 1911: BOTANIQUE (Classe Française) : Mlle Ueorgianna Ht-Gcovges, L.J.E.Leduc W.Lessard, J.de Coriolis.BOTANIQUE (Classe Anglaise): E.H.Bolinis, A.H.Jassby, M.Ginsburg, W.J.Casev, N.F.Jensen.MATIERE MEDICALE FRANÇAISE; J.de Coriolis, Jos, DesRosiers.ADA T l HUE MEDICALE ANGLAISE: E.R.Belinis, A, W.King, L.G» Hilborn, AL Ginsburg, A.Weinfeld, P.R.Thomas, N.F.Jensen.CHIMIE FRANÇAISE; Elias Rivet, L.1.E.Leduc, H.Forget.CHIMIE ANGLAISE: E, R.Belinis, A.H.lassby, A.H.James, M.Gins-burg< V.Richmond, E.J.Lyons, Al.Barnes.Les médailles d'argent et.de bronze ont été gagnées par Aille G.8t-Geor-ges, Af.È.R.Belinis, M.E.Rivet, et .1.de Corioüs.Les prix, par: AIM.W.1, Casey, J.Leduc et H.Forget.Les examinateurs étaient: Prof.1.R, Morrisson, sur la Atatière Alédieale et Botanique; Prof.IL 8t-Georges, M.D., sur la Chimie et la Botanique; Prof.E.Giroux, sur la Matière Médicale et Prof.B, Coiiit sur la Chimie.New-York, 10.— Les catholiques du district de New-York viennent d’organiser une ligue où Ton etudiera les question sociales, pour combattre les progrès du socialisme et de collectivisme.-?-— Une réclamation de $150.000 Ottawa.10 -E.F.Bough, un courtier.a intenté une poursuite en réclamation de la somme de 8150,000.contre la “Porcupine Thrèe Nations Mining Co.” Le demandeur allègue qu'il a vendu 750,000 actions, à un dollar chacune, et qu'il a droit â 20 p.c.de commission.Cost M, Bertrand qui a acheté les 750,000 actions.On saisit 8,546 ibs de veau Le Bureau des aliments a opéré la saisie, la semaine dernière, de 8,546 livres de veau jugé impropre è la consommation: ,7475 livres aux abattoirs «t 1,071 dan* les marchés.IL Y AURAIT PLUS DE VICTIMES 100 Les oeufs chinois Me J.-L.Archambault, C.-R- avocat de la Ville- a pris uno inscription en appel dans la cause de la A illc contre la compagnie Layton.Il a aussi adressé il la Cour d’Appel, pour se conformer hux termes d’un nouvel article du Code do procedure, une requête demandant la suspension provisoire do l’injonction, accordée par M.le juge Weir, on Cour Supérieure, pendant l'instruction do la cause en Cour d’Appel.La requête demande, dans ses conclusions, qu’ordre soit donné flux propriétaires des entrepôts frigorifiques Gould de ne pas se déposséder dos oeufs chinois avant que la cause soit jugée en dernier ressort.Des immigrés anglais en foule Ou peut (lire qu’hier fut le jour dos immigres û la gare Windsor.Il en est arrivé plusieurs milliers et ce matin eu core il en descendait uno foule des wagons.Ces immigrants sont tous débarqués :Y Halifax, il y a une couple de jours, sont venus à Montréal et sont repartis aussitôt pour l’ouest canadien.La plupart iront coloniser l’Alberta, la Saskatchewan et.une partie du Manitoba.Tous ces immigrés sont Anglais.a.- - On ne veut plus d’hôtel C.H.Clinc, é.cr., C.R., procureur de la Couronne A Cornwall, était de passage eu ville hier.Il a déclaré que l’hôtel Rosemore, détruit par un incendie au cours duquel il y eut plusieurs pertes de vie, ne serait pas reconstruit.La majeure partie de la population opte en ce sens et lo clergé catholique a travaillé fortement afin d’empêcher la reconstruction de l’édifice qui comprenait uno buvette.Une banque a acheté le site de l’ancien hôtel et construira une magnifique succursale.Nous recevons la communication suivante d’un citoyen de la Rive Sud: Depuis samedi l’après-midi, (8 avril), toute communication par voitures entre Alontréal, la ville de La.Prairie et le district environnant “est absolument interrompue’’.Est-ee pour une, deux, ou trois semaines ?.Nul ne le sait.L’inconvénient souffert par une population nombreuse et très anciennement établie sur des terres d’une richesse incontestable n’est pas mince et ne serait guère tolérée en maints autres endroits.Il convient de le signaler au public,— et plus particulièrement aux autorités fédérales.— afin qu’on ré>-médle lo plus tôt possible à cette anomalie.Elle a déjà trop duré au détriment de notre métropole et des agriculteurs qui alimentent son marché et ne demandent pas mieux que de faire de la culture intensive, “pourvu” qu’on leur assure les voies de communications indispensables.La glace très épaisse, n’a pas encore bougé dans la baie de La Prairie.Le niveau de l’eau, pour lo temps, atteint, une hauteur peu rassurante, et les terres du “domaine” sont inondées à perte do vue dans la direction de Chambly.On s’attend à des développements ultérieurs prochains.COMMUNIQUE.RT 7.I».G.BeauW
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