Le devoir, 11 avril 1911, mardi 11 avril 1911
DEUXIEME ANNEE—No.84 MONTREAL.MARDI 11 AVRIL, 1911 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : "inT^ Rédwîfen et AAmmltaAB» Edition Quotidienne : I B g I H l_J H M fl ¦ I I B RUE SA^T.JAGQUEl CANADA ET ^fl ^^^fl ^fl ^fl ^fl fl ^fl ^fl ____n% OKIOK POSTALE.¦ ¦ H ¦ fl B B B B^F^ - Edition Hebdomadaire: ¦ _¦¦_ ¦¦¦*- Mf ¦ ¦ ¦ ¦ 'M TELEPHONES h.fl i fl J fl W flj WË fl fl fl fl II REDACTION.M^’460 ®inoNpostale.::*J:oo ^BL^lmÊ^m tÈÊmr mÊmm II ¦¦¦Kflr administration.%u.t4u Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! AU “ CANADIAN CLUB ” La réunion du “Canadian Club” était rune des plus intéressantes ou pût se trouver un orateur nationaliste.Quatre-vingt et peut-être quatre-vingt-dix pour cent des auditeurs étaient des Anglo-Canadiens dont la plupart n’avaient jamais lu ou entendu un exposé franc et quelque peu développé du programme nationaliste.On a le droit de présumer que la glande majorité d’entre eux entretenaient des opinions assez peu sympathiques à l'orateur d’hier et aux idées qu’ils lui prêtaient, sur la foi de leurs journaux.Or, une heure et quart durant, au beau milieu de la journée commerciale, ces hommes d’affaires très pris, ont écouté 1 exposé le plus net, le plus complètement dépourvu de circonlocutions et d atténuations qu on pût imaginer, des doctrines contre lesquelles on les avait depuis si longtemps prévenus.Ils ont souligné d’applaudissements plus d un point et finalement ils ont fait à l’orateur une enthousiaste ovation.Ce n’était pas sans doute que tons fussent dès lors gagnés à 1 ensemble de ses théories, mais tous voulaient rendre hommage à son couiage, à la complète franchise avec laquelle il s’était expliqué sur les points les plus délicats de notre vie nationale.M.Bourassa a refait hier à Montréal, avec un résultat identique, l expérience qui lui est devenue familière dans l’Ontario, la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick: dès qu’au orateur français dit carrément le fond de sa pensée, exprime sans ambages ce que tous les hommes de coeur devinent être le sentiment d’une race comme la nôtre, placée dans les conditions où elle se trouve, les Anglais l’acclament.Us ont leurs défauts comme nous, mais ils ont le respect de la force et du courage.Et cela est général.Jamais Armand Lavergne, par exemple, n’a reçu de la presse et de ses auditeurs un plus cordial, un plus sympathique accueil qu’à Sainte-Catherine, lorsqu’il y fit, devant un auditoire presque exclusivement anglais et protestant, son plaidoyer en faveur de la langue française et des écoles confessionnelles.Pas une brochure n a etc mieux accueillie par les Anglais intelligents que celle où Asselin résume la pensée du groupe nationaliste sur les questions les plus controversées de la vie canadienne.* * * Ce qui a davantage frappé les auditeurs d’hier, c est probablement l’ampleur et la variété du programme économique et social des nationalistes.C’est un point que la presse anglaise a presque toujours tenu dans l’ombre et qui était de nature à impressionner particulièrement un auditoire comme celui du “Canadian Club." Au fur et à mesure que l’orateur développait ses idées sur l’autonomie municipale, sur les relations des provinces avec le gouvernement central, sur la colonisation du pays, sur l’exploitation des mines, des forêts et des forces hydrauliques, sur la règlementation des grandes sociétés financières et des chemins de fer, sur le choix des juges, l’immigration, les abus du patronage, sur le système fiscal qui devrait être établi de façon a protéger d’abord les industries qui trouvent au pays leur matière première, on voyait l’attention se concentrer et sur maintes figures se peindre une évidente surprise.On était si loin des images habituellement présentées par un certain nombre de feuilles anglaises, si loin du “démagogue français”, du “rêveur” et de “l’idéaliste”, qui n’aperçoit dans le monde que sa chimère religieuse et nationale ! L’idéaliste et le rêveur ramenait tous ces hommes d’affaires sur le terrain des faits et des chiffres, discutait avec eux comme dans une réunion purement commerciale.Les applaudissements variaient et se déplaçaient suivant les théories exprimées, mais l’attention était générale, continue, à de certains moments passionnée.Et lorsque l’orateur, demandant à ses auditeurs d’envisager les questions de tarif au point de vue d’abord des intérêts canadiens, leur rappela qu’ils attendraient longtemps, s’ils attendaient que John Bull les protégeât contre lui-même, leur rappela que le meilleur moyen de se montrer les dignes fils de l’Angleterre, c’était de défendre leurs propres intérêts avec le sens pratique que John Bull porte aux siens propres, il ne parut plus y avoir dans la salle qu’une seule opinion.e * «= Les auditeurs guettaient avec une évidente curiosité la partie du discours qui devait nécessairement .traiter des questions religieuses et nationales.Ils n’ont peut-être pas été gagnés à la pensée de l’orateur, mais ils ne pourront pas se plaindre quelle leur ait été présentée sous une forme tant soit peu nuageuse.Egalité de droit et de fait des deux races, nécessité, au point de vue canadien, de favoriser le développement de l’élément français dans toutes les provinces de la Confédération, liberté de l’enseignement religieux, respect des droits des pères de famille, droit pour les Canadiens-français de s’organiser sur le terrain économique, obligation qui leur incombe d’être fiers de leur race et de leur religion, défense nationale, relations avec la métropole, tout cela a été exposé—non seulement avec la netteté à laquelle sont habitués les auditeurs français, mais avec la coquetterie, aurait-on dit, de mettre en pleine lumière les points les plus délicats.Deux ou trois interruptions ont permis à l’orateur d’enfoncer les traits.Comme il rappelait que jamais la majorité française de Québec n’avait touché aux droits de la minorité protestante, alors que ceux de la minorité catholique ont été attaqués ou violés dans presque toutes les autres provinces, quelqu’un protesta.La riposte ne se fit pas attendre, l’exemple de l’Ontario, de l’Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba, de Tile du Prince Edouard, du Nouveau-Brunswick, fut aussitôt cité.L’interrupteur allégua que l’attaque provenait d’un désir d’économie.—Et cpie penseriez-vous si, sous prétexte d’économie, nous supprimions l’enseignement anglo-protestant dans la province de Québec?C’était un point de vu auquel l’interrupteur n’avait probablement jamais songé.— Faites de l’économie à l’Hôtel de Ville, à Québec, et à Ottawa; mais ne la faites pas aux dépens des fiertés nationales, des croyances, de la liberté et de la justice ! acheva l’orateur.Une salve d’applaudissements couvrit ses dernières paroles.* * s En définitive, excellente journée canadienne, car elle facilitera, l’entente entre les divers groupes canadiens, qui ne peut avoir de base stable que dans la discussion ouverte et loyale et dans le respect des droits de tous.Nous souhaitons qu’un auditoire français ait bientôt l’avantage d’entendre l’un des représentants de la majorité anglaise traiter avec la même liberté les questions qui nous' intéressent tous.Orner HEROUX.Le député de St-Hyacinthe fait devant un auditoire anglo-canadien un exposé substantiel du programme nationaliste M.Henri Bourassa au Canadian Club PROTECTION ET RECIPROCITE Le patronage et la nomination des juges.—Exploitation de nos richesses naturelles.—Influences américaines aiTCanada.—La question des races.— Nos relations avec la métropole, etc.Mission aux ' non-Catholiques La question religieuse tient toujours aux fibres les pins intimes de l’âme humaine.On le sentait bien la semaine dernière en suivant les exercices de la mission prêchée aux non catholiques dans le belle église de Saint-Patrice par les Pères Pau-listes de New-York.Tous les soirs la foule accourait, désireuse d’entendre la solution des objections les plus souvent répétées contre l’Eglise catholique et ses croyances ; elle se faisait fête de suivre le magistral exposé des principales vérités que nous sommes fiers de croire et pour la confession desquelles nous sommes prêts à verser notre sang.Un des traits caractéristiques de ces missions c’est ce que l’on est convenu d’appeler la “Question Box”.On place à l’entrée de l’église une boîte dans laquelle les non-catholiques sont, invités à déposer les billets sur lesquels ils exposent leurs difficultés et leurs objections.Les Pères y réponde! le soir suivant.Vous compren: : l 'intérêt palpitant de ces dialogues entre l’âme inquiète et le coeur : n- oerdotal qui s'efforce, avec une bonté toute surnaturelle, de dissiper les doutes qui empêchent de croire au Christ et à son Eglise.Le protestant doit sentir les préjugés mourir dans sou âme, tandis que le catholique constate une fois de plus que sa foi repose sur des fondements inébranlables.Hélas! Il nous faut bien l’avouer, l’ignorance en matière religieuse est grande même chez les nôtres.N’est-il pas vrai que l’homme se fait généralement un devoir de continuer l’oeuvre d’instruction intellectuelle et de développement moral ébauchée durant son enfance et sa jeunesse?Mais combien en trouverez-vous qui cheroheront à augmenter le modeste bagage de la science religieuse acquise dans les leçons de catéchisme adaptées jadis à la capacité intellectuelle de leur âge?Et pourtant à mesure que le jeune homme grandit, des problèmes nouveaux se posent pour lui.T y: ¦ apparaît avec d’autres horizons.Faut-il être surpris si des crises viennent fondre sur les âmes et les entraînent parfois aux abîmes?Certes, non.•puisqu'à l’expansion de la vie humaine n'a pas répondu parallèlement le développement de la vie religieuse.Aussi bien nous voyions des catholiques tout heureux des solutions aux difficultés et aux problèmes soulevés.L’un d!eux me disait un soir, en prenant une conscience plus réfléchie de sa foi: “Je suis fier d’être catholique, parce que je suis plus convaincu du surnaturel de ma religion.” C’est qu’en effet on n’entend pas être ébranlé des arguments exposés avec autant de force que d’éloquence sur la divinité de Jésus-Christ et de la religion qu’il a fondée sur la terre.On a beau, pour s’étourdir, répéter la vieille formule : ‘ ‘ Toutes les religions sont également bonnes.” On admet pourtant dans l’intime de sa conscience que les religions se contredisent mutuellement dans leur doctrine et dans leur morale et que la vérité ne peut être à la fois dans ces religions opposées.Il n’est pas possible que Dieu se plaise également dans toutes, dans les religions païenne et musulmane, comme dans la religion chrétienne, dans le culte le plus grossier et le plus immoral, comme dans le culte le plus élevé et le plus noble.11 n’est pas possible que Dieu ait dit à la fois : “Il n’y a que deux sacrements.et il y en a sept, ou il n’y en a aucun.” Ce serait affirmer que le maître souverain approuve à la fois le pour et le contre, la vérité et l’erreur.C’est une supposition injurieuse à la dignité de Dieu.Or, entre toutes les religions que j’étudie sur la terme, j’en remarque une qui mérite une attention toute particulière.C’est celle qui est fondée par le Christ, dont la vie toute entière prouve la céleste origine et la divinité.Ecoutez, disait le Père Burke, ce beau témoignage de Parker: “Jésus répand une lumière nouvelle, brillante comme le jour, sublime comme le ciel, et-vraie com me Dieu.Philosophes, poètes, prophètes et rabbius.il s’élève au-dessus de tous.Et cependant Nazareth n’était point une Athènes où l’on respirât l’air de la philosophie, il n’y avait ni portique, ni lycée, il n’y avait pas même une école de prophètes.Dieu est dans le coeur de ce jeune homme.” Strauss et Renan ont dû confesser à leur tour qu’entre les fils des hommes, il n’en est pas de plus grand que Jésus.Mais ce plus grand des enfants des hommes a dit qu’il était fils de Dieu.Peut-on sans injure refuser d’admettre son affirmation ?Ce Jésus qui est venu apporter au monde la doctrine religieuse et la vie morale parfaite n’est pas toujours demeuré sur la terre.Il fallait pourvoir à ce que sa doctrine fût conservée intacte, interprétée d’une manière infaillible, expliquée et développée selon son esprit et sa volonté.C’est pourquoi il a établi au milieu du peuple chrétien une autorité vivante, destinée à lui survivre et à le continuer.C’est l’Eglise qui ne meurt pas, c’est sou autorité qui se survit toujours dans le pape, dans l’évêque de Rome, successeur de saint Pierre.Je ne saurais faire revivre les solides enseignements que nous avons entendus cette semaine à Saint-Patrice.J ’espère que Dieu bénira les travaux intelligents des deux Pères qui ont prêché avec tant de zèle la bonne nouvelle.Que les préjugés des protestants disparaissent à la lumière de la foi ! Que les âmes des catholiques soient plus ferventes pour vivre leur foi dans la vie privée et dans la vie sociale ! Abbé Philippe PERRIER.L’exploitation du trésor municipal Le conseil de ville qui paraissait d’abord prêt à donner sou approbation au compte des dépenses encourues à Québec à propos des amendements à la charte, a finalement décidé, sur motion de l’échevin Brodeur, de le référer de nouveau an bureau des commissaires, avec prière de l’examiner attentivement et une invitation sous entendue de le réduire si possible.La décision du conseil est sage, et il faut souhaiter qu’elle ait pour résultat d’amener une surveillance un peu plus sévère sur ce chapitre qui revient chaque fois—et cela veut dire presque tous les ans,—que Montréal est ou se croit obligée d’aller solliciter d’intervention de la législature.Nous ne nous prétendons pas compétent pour juger de tous les items qui figurent dans ce compte de neuf mille piastres que la ville est appelée à payer.Mais U y en a deux au moins sur lesquels nous n’avons pas la moindre hésitation à porter jugement.Le premier concerne les frais d’impressions chargés à la ville pour la présentation du bill demandant des amendements à sa charte.Le chiffre de seize cents piastres se divise comme suit: .$500 pour l'honoraire de présentation, et $1,100 pour l'impression du bill.L’honoraire étant déterminé par les règlements de la Chambre, il faut bien s’y soumettre.Mais le prix d’impression est d’une exagération révoltante, pour employer une expression extrêmement légale.Nous avons sous les yeux ce hill tel que voté par la législature.11 comprend vingt-deux nages de texte et deux pages de blanc, eu tout 24 pages.Supposons qu’on ait été obligé de le réimprimer: cela représenterait 48 pages de composition.Or, tout le monde sait à peu près combien coûtent les impressions qui ne sont pas tarifées par l’imprimeur du roi.Une piastre et demie la page représente un bon prix pour les impressions ordinaires, bien faites, sur bon papier, en fait, des impressions peut-être supérieures à celles que font les imprimeurs officiels à Québec.Calculez maintenant: 48 pages à $1.50 la page, cela fait bien, n’est-cc pas, $72.Et l’on charge onze cents piastres! Que si vous êtes de cette mentalité que tout ce qui touche aux corporations et aux gouvernements, est sujet à exploitation, au péeulat, au vol, pour appeler les choses par leur nom, doublez le produit de la multiplication plus haut faite.Vous admettrez alors que la cité de Montréal, doit pour l’impression de son projet de loi à Québec, la somme de cent cinquante piastres.Et nous serons toujours bien d’accord pour exiger que l’on réduise d’autant cet item scandaleusement élevé.Il ne serait peut-être pas mal non plus de chercher à connaître les véritables ^raisons de cette inexplicable surcharge.L’autre item est aussi étrange, et les membres du Conseil de ville ne doivent pas s’étonner si la ville est déjà menacée d’un protêt au cas où il serait payé.Il s’agit d’une somme de mille piastres, que l’on demande de payer à M.Lanctôt, assistant procureur-général, pour services rendus à la ville de Montréal en rapport avec la législation privée.D’après ce que je comprends, M.Lanctôt serait à Québec une espèce d’agent secret, qui tiendrait la cité de Montréal au courant des dangers auxquels pourraient l’exposer les projets de loi soumis à la législature.Que l’attention 'constante de ce côté-là, soit nécessaire, je n’en doute pas.On l’a dit bien souvent, et cela est de plus en plus vrai: du moment que la législature de Québec siège, personne n’est sûr de ses biens; et à plus forte raison les municipalités, dont les franchises valent tant aux financiers.Mais n’est-ce pas précisément pour avoir l’oeil sur toutes ces choses, que nous avons à l’hôtel de ville un bureau légal si considérable?Si je ne me trompe, la cité de Montréal a pour veiller sur ses intérêts légaux un certain nombre d’avocats, expérimentés, actifs, intelligents.Nommons-les pour voir: MM.Ethier, Archambault, Atwater, Lavallée, Jarry, Damphousse, Butler.Sept ! Oui sept, bien comptés, bien portants, bien au fait de la loi de la procédure et des toutes les roueries que l’on apprend en si peu de temps au contact municipal.Eh bien, ne croyez-vous pas que nous avons ici tout ce qu’il nous faut et que nous n’avons aucunement besoin des lumières, si vigilantes soient-elles de l’assistant procureur-général.Surveiller la législation projetée est après tout, pour un avocat, chose très facile.11 suffit de lire les projets de loi soumis que l’on se fait envoyer de Québec.Et, même, si je ne me trompe, ee travail devrait se faire beaucoup plus efficacement au bureau légal de ITIôtel de ville qu'au bureau de l’assistant procureur-général, où la besogne, parce qu’elle touche à toute la province, ne doit pas préparer l’esprit à voir d’abord l’intérêt de la métropole.Est-il vrai que M.Lanctôt a depuis des années sa part ainsi assurée dans le budget de Montréal et faudra-t-il payer parce que l’habitude date de loin?Je ne sais.L’important est que l’on mette fin, et tout de suite, à ce système d’exploitation de la cité de Montréal.G.OALLAIRE.-i— « - Sur le Pont d’Avignon.Que ceux qui croient à l'indépendance de la “Patrie” lèvent la main?De qui et de quoi la “Patrie” est-elle indépendante?Quelques appréciations entendues au sortir des cinq cents auditeurs du Canadian Club, hier: “Well, I know more of the real Canadian situation than ever before in my life”.“Think what you like of him he is a plucky man.” “After all why should wo not be all of the same opinion on the questions he treated?“It is the strongest Canadian deliverance I ever heard,” BILLET DU SOIR L’exigence do la mise on page nous oblige de supprimer pour aujourd'hui le billet du «uir dc Nab.Ttllic* Devant le Canadian Club, hier, M.discours écouté avec le plus vif intérêt.Parlant on anglais,il a exposé tous les problèmes qui agitent les esprits à l’heure actuelle et sur lesquels les nationalistes ont pris position depuis qu’ils ont entrepris la grande agitation qui a déjà produit de si remarquables résultats.M.Bourassa s’adressait surtout aux Anglais dc Montréal daus la personne de leurs commerçants, Je leurs industriels, do leurs hommes do profession, de tous ceux, enfin, qui exercent une influence directrice sur leurs compatriotes, et il s’est appliqué à leur démontrer quo l'on avait systématiquement dénaturé le sens et la portée du mouvomenl nationaliste.Il a expliqué pourquoi il s’est jeté daus cette campagne rendue nécessaire par les influences démoralisatrices qui dominent actuellement la vie publique au Canada.M.Bourassa a été présenté par M, Brierloy, président du club.Ce dernier a, fait remarquer que le conférencier avait à exposer des idées qui u’étaient pas partagées par toute la population de Montréal, mais qu’il espérait qu’on l’écouterait tout de même, avec attention et déférence, attendu qu’il est dans tes traditions du club de favoriser l’expression de tontes les convie lions honnêtes et sincères sur les matières qui touchent à l’avenir du Canada.M.BOURASSA Au début do son discours, M.Bourassa s'étonne do voir un aussi grand nombre de personnes réunies pour l’entendre.11 en attribue la cause à la mauvaise réputation qu’il s’est faite au prix de beaucoup de travail et qu’il enteud bien soutenir de son mieux.Entrant ensuite dans le vif de son sujet, M.Bourassa dit que les nationalistes a’ont nullement la prétention de former un troisième parti.Après vingt aus de vie publique, pendant laquelle il s’est trouvé en contact avec les hom mes et les choses de tous les partis, il estime que nous avons déjà bien assez de deux partis.(Rires) Le mouvement nationaliste, dit-il, a été créé dans le but dc former uu vigoureux sentiment national et un esprit public sain dans les diverses sphères de la vie publique-municipale, provinciale, fédérale, impériale ou internationale.” (Appl.) On a souvent dit que le mouvement nationaliste était basé sur des appels à la race et à la religion et aux préjugés des Canadiens-Français contre îa Clrau-dc-Bretagne et l’idée impériale.Mais on oublie complètement que depuis dix ans nous avons poursuivi une campagne en matière d’économie politique et de réformes sociales, et sur ce que nous considérons comme le progrès daus les gouvernements municipal, provincial et'fédéral; et si ce fait est connu, bien que l’on puisse différer d’opinion avec nous sur certains points do détail on admettra que nous avons bien notr* part d’utilité dans la vie publique de ce pays.Les nationalistes ont fondé toutes leurs revendications sur la grande ins-titution britannique do l’autonomie.Nous réclamons pour la Cité la plus large mesure d’autonomie compatible avec l’unité dc l'Etat, provincial ou fédéral; nous réclamons pour la provin ce la plus large mesure d’autonomie compatible avec le maintien de la Confédération; nous réclamons pour la Confédération la plus grande mesure d’autonomie compatible avec le main-tier' du lien britannique.(Appl.) Il est absurde que pendant que la moindre municipalité de la province possède juridiction sur son propre territoire et le droit de disposer de ses franchises comme bon lui semble, la métropole, Montréal soit à la merci des législateurs de Québec pour l’octroi d’un privilège concernant l’électricité ou les tramways.Nous avons combattu pour le principe, et nous prétendons avoir fait quelque chose pour Montréal, malgré la puissance des politiciens et des accapareurs (grafters).CANADIEN AVANT TOUT Les nationalistes prétendent que cha que province devrait être gouvernée, non pas par les animosités do races ou do religion, mais en vertu d‘uno politique provinciale et canadienne.Il est bon d’être britannique s’il est avantageux de l’être; mais il faut être Canadien, même si ce n’est pas britannique, dans les questions où les intérêts du Canada doivent prédominer.Nous prétendons que l’intérêt du Ca nada exige que le gouvernement travaille à peupler les territoires inoccu-pés.Mais nous prétendons qu’il n’est pas bon pour l’unité du Canada que tant d’argent soit dépensé pour remplir les provinces dc l’ouest d’étrangers, au détriment des fils du sol.Il n’est ni canadien ni britannique de faire autant pour les étrangers amenés dans l’ouest et de laisser les terres vierges d’Ontario, de Québec et de l’est fermées aux fils de notre propre pays.Les nationalistes estiment qu’il faut développer les ressources naturelles du Canada pour le bénéfice des populations des provinces canadiennes.C’est pourquoi un des articles principaux de leur programme demande la séparation complète des terres colonisables et des forêts à exploiter, afin de permettre aux Canadiens, français ou anglais, qui ont quitté le Canada pour les Etats-Unis, pendant les périodes do dépression, de revenir prendre des terres dans leurs propres provinces afin de fortifier les éléments nationaux de ces provinces.Nous réclamons le droit de garder nos positions dans le Dominion, parce que nous avons assez fait pour édifier I ce pays et le conserver à la Grande- Bretagne, quand il n’en tenait qu’à nous d’en faire un pays américain, comme l’ont fait les Anglo-Saxons des Treize Colonies.Nous sommes restés loyaux au drapeau anglais, bien que les souvenirs do notre propre conquête fussent encore si proches.Nous réclamons le droit non do dominer les Anglais du Canada, mais de progresser avec eux, et coopérer avec eux au bien-être du Dominion.Nous voulons qu’il n’y ait pas de race dominante, mais que tous soient Canadiens avec les mêmes droits et privilèges, aspirant à uu égal héritage de pouvoir, moral ou politique, dans ee pays.v'M'I.U) GASPILLAGE DE NOS RESSOURCES NATURELLES M.Bourassa rappelle que les natio-ualistes ont combattu pendant dos années pour l’amélioration de nos lois minières de façon à faciliter les voies au véritable découvreur et au véritable exploiteur tout eu rendant plus dif fie îles les opérations des exploiteurs qui découvrent des mines sur la rue Maint Sacrement et battent monnaie sur le dos des imbéciles qui leur confient leurs économies.Ces idées parurent d’abord absurdes, mais la Législature finit par les adopter.Les nationalistes prétendent que nos richesses forestières doivent être conservées pour les Canadiens des générations à venir, au lieu de servir à enrichir les marchands de bois ou d’être livrées aux Américains pour aller enrichir les ouvriers des villes des Etats-Unis.Le seul moyeu d’en arriver là serait de séparer le domaine forestier des terres colonisables, de façon à ce qio le colon ne soit pas constamment dans la nécessité de chercher protection con-tro le marchand de bois.Le marchand dc bois, de son côté, pourrait' exploiter ses limites eu toute liberté.-La province possède une ¦abondance de pouvoirs d’eau qui, s’ils sont sagement administrés, la placeront d’ici 23 ans, à la têto do tous les pays du monde pour la production de la pulpe et du papier.Mais pour ou arriver là, Il importe de livrer à des spéculateurs les meilleures sources de force motrice.Les pouvoirs hydrauliques devraient constituer un avoir national et n’être aliénés que suivant les besoins réels de l’industrie.Ces richesses, s’écrie M.Bourassa, ne devraient pas être livrées à une poignée de spéculateurs et qui veulent tirer parti de leur valeur future, même s’ils doivent consentir à remplir les coffres qui doivent servir à impressionner les esprits aux époques électorales.(Rires), La politique préconisée à ce suje'; par les nationalistes a été traitée de moyennâgeuse ,cependant elle a fini par être adoptée et l’homme qui l’avait tournée en dérision, a été acclamé comme le plus grand administrateur quo la province ait eu.Les nationalistes ont aussi prétendu que telle était l'importance de l’électricité peur le- lins d’éclairage> do transport et d idustrie, que certains pouvoirs d’euu au Heu d’être livrés aux particuliers, devraient être réservés pour les grands centres tels que Montréal, que l’Etat devrait aider, afin de leur permettre de Ira utiliser en tout temps pour les services publics.Parlant des chemins de fer, M.Bourassa a dit que le Canada a suivi aveuglément les méthodes anglaises, ce qui est absurde, étant donné que les conditions économiques et géographiques sont tout à fait différentes dans les deux pays.L’Angleterre u laissé aux compagnies le contrôle absolu de ses chemins do fer, sans réserver à l’Etat d’intervenir dans leur gestion pour des raisons politiques ou internationales.Mais l’Angleterre est une île et il est impossible que la France ou l’Allemagne ou toute autre puissance puisse arriver à mettre la main sur les chemins de fer anglais.Le Canada, au contraire, est situé à.côté du pays le plus énergique, le plus entreprenant, et le plus riche du monde.Il devrait adopter une politique d’homme d’Etat pour éviter l'influence que les chemins do fer américains pourraient exercer sur notre système de transports.Il y a ià un danger beaucoup plus menaçant que celui que pourrait présenter la réciprocité ou toute mesure dc tarif pour la liberté politique et économique du Canada.PROTECTION ET RECIPROCITE Quant à la réciprocité, M.Bourassa dit que c ’est là uuo question politique qui doit être traitée en tenant compte des conditions économiques du pays.On peut avoir raison d’être fibre-échangiste en Angleterre, protectionniste en Allmagne, et peut-être protectionniste modéré au Canada.“Nous prétend,oas, dit M.Bourassa, que nous devrions avoir la protection rationnelle —peut-être est-il dangereux d’appliquer cette épithète à la protection, mais j’en cours le risque, n’ayant aucune responsabilité de parti”.(Rires).“Et par protection rationnelle, continue l’orateur, jo veux dire que l’effet de ia protection devrait se faire sentir principalement sur celles des industries qui emploient la matière brute produite au Canada.(Appl.) C’est beaucoup mieux que de la faire servir à créer des industries artificielles qui dépensent beaucoup d’argent pour faire venir leur matière brute de l’étranger.“Mais nous prétendons que la politique de protection — non le principe— n’est pas incompatible avec un traité do réciprocité ni incompatible avec do bonnes relations avec le reste de l’empire.Mais qu’il s’agisse de l’Angleterre, des Etats-Unis, de l’Allemagne, do la France, ou de tout autre pays, nous prétendons que le tarif canadien et ses traités de réciprocité devraient être faits non au point do vue impérial mais aue point d vue canadien.Le meilleur moyen poui nous de nous montrer de digues filsde l’Angleterre est de montrer que nous sommes capables de prendre soin de nous-mêmes, Si nous attendons après John Bull pour défendre nos intérêts contre les siens, nous attendrons longtemps.’ ’ M.Bourassa réclame ôuorgiquemen: pour les nationalistes, pour le» Canadiens-Français le droit -do parler de cette question do réciprocité et de toute question au point do vue exclusive mont canadien, sans qu’on les accuse do trahison envers l’Angleterre.Pourquoi, dit-il, n'aurions-nous pas le droit de parler?Pendant 300 uns nous ayons combattu pour lo Canada, d’abord mnlre les Iroquois, puis contre la tyrannie des ouverneurs français, puis contre les Anglais, et quand In providence eût décrété quo ee pays serait uu pays anglais, nous avons combattu loyalement pour lui contre les Anglo-Haxons révoltés du sud, et maintenant nous n’avons pas peur de vendre notre patriotisme avec nos patates et notre foin.Quant à la réciprocité, nous no croy ons pas nécessaire pour notre gouverne meut do courir après les Américain pour faire des traités.(Appl.) Mais il est ridicule do dire que après avoir — sans traité — la plu.-i grands partie de notre commerce ave-les Américains, le Canada serait ruiné au point do vue politique, économique et national, parce que, avec la réciprocité, nous ferons avec nos voisins un commerce de dix ou quinze fois plus considérable.I! y a simplement ici une question d’affaires, et il faut se demander si le gouvernement n fait un bon ou uu mauvais marché sans se demander si le drapeau ou la nationalité sont on cause."Notre patriotisme n’est pas assez faible pour s’ébranler dè.s que nous recevrons $5 do plus des Américains ou que les Américains recevront $5 de nous.Il y a des questions d'affaire et des questions dc nationalité et de sentiment ; il est mauvais do confondre les affaires et b sentiment, comme cernins veulent h faire — “business is business, yor know”?(Rires).LE DROIT AU VOL Parlant des grandes corporations, M.Bourassa dit que, pour sa part, i! croit à leur nationalisation dans un pays comme le Canada.Mais il ne voudrait pas foire une application trop générale de ce principe ; cependant, il serait dangereux do compromettre la liberté et l'énergie des générations à venir en livrant aux orgoni salions corporatives les choses qui devraient être conservées en vue du bien-être général.“Nous croyons, ditM.Bourassa, que les opérations do banque, d'assurance et de bourse devraient être surveillées, non pas au point d’entraver l’esprit d’entreprise et l’énergie individuelle, mais suffisamment pour empêcher les voleurs de.voler.( Appl.) “Si nous voulons de bonnes organisations économiques dans ce pays, il ne devrait pas être légal pour un homme très important, qu’il soit président de banque ou de compagnie d’assurance, où même qu’il soit sénateur, ministre ou membre du parlement de voler corporal ivement quand celui qui vole un mouton est un criminel”.M.Bourassa parle de la corruption qui règne aux Etats-Unis.1i dit qu’au train dont vont les choses, nous seront bientôt nous-mêmes deveneu les Yankees de l’Amérique au point de vue de la corruption publique.A Mont réal il y a eu un réveil splendide en faveur d’une meilleure daministration mais à moins que le peuple n’y regard -de près les résultats obtenus seront bientôt perdus.“Nous devons aller plu-loin dit l’orateur, et examiner la source réelle de cette corruption, le foyer des maux qui nous ont couver» de honte, pendant des années et des années, dans la politique provinciale.81 nous ne nous unissons pas pour mettre fin au péeulat Québec, aussi bien qu’à Montréalt tout Je bon travail fait sera perdu, parce que quand les iutéresssé ne peuvent obte nir du conseil de ville ce qu’ils veu lent, ils s’adressent à une législature corrompue et l’obtiennent par influence politique”.LE PATRONAGE M.Bourassa signale les maux causés par le patronage dans le service civil tant fédéral que provincial et munici pal, et déclare que là se trouve l’un des plus grands maux du pays.Abordant la nomination des juges, il ajoute: “De plus, nous prétendons que ia nomination d’un juge devrait être accordée à la compétence, à l’honnêteté, à l’honneur, à la dignité,d’un homme, et non aux services politiques qui peuvent avoir été rendus par uu politicien fourbu, qui a servi son parti pendant dos années et ainsi obtenu du gouvernement le droit de devenir juge, enseignant la dignité de la loi au peuple qu’il a scandalisé pendant des années dans la politique.” (Appl.) M.Bourasaa démontre les périls de l’immigration à entrance; il déclare dangereuse une politique qui consiste à amener dans un pays peu peuplé comme le Ce.nada.mais assez vaste pour former un continent, un trop grand nombre d’étrangers.Il dit que l’immigration étrangère eat encouragée au point qu’il est plus faeile aujourd’hui à un immigrant venu d’Europe do se rendre au Nord-Oueat, qu’il ne l’est à un habitant d’Ontario ou de Québec.Et nos patriotiques compagnies de chemins de fer, qui agitant aujourd’hui le pays pour la protection ( Suite à la dernière page ) LE DEVOIR, Mardi, Il Avril, 1911.LETTRE D’OTTAWA LA VEILLE DES VACANCES.—L’ASSISTANCE EST PEU NOMBREUSE.—UNE ERREUR AMUSANTE DE M.FOSTER.—ENCORE LA RECIPROCITE.—LE COLONEL SAM HUGHES ET LES MARIAGES MIXTES.—IL FAIT DU ZELE.-QUESTION ABSURDE-LA CLAUSE 92 DE LA CONSTITUTION.—ARMAND LAVERGNE LIT UNE DEFINITION.Ottawa, 10.—A vrai dira, les vacances de Pâques sont commencées, pour la plupart des députés.Presque tous ceux de l’Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba, et plusieurs des Provinces Maritimes partaient vendredi soir pour ne revenir que vers le vingt à Ottawa.Maints représentants de comtés québécois et ontariens ne sont pas revenus aujourd’hui.A peine y a-t-il eu, de toute la journée, quarante députés au poste.Demain soir, il n’en refera pas trente.Et, mercredi, peut-être—c’est d’habitude ce qui arrive, à la veille des vacances,— il n’y en aura pas un nombre suffisant pour que la Chambre siège.L’absence de nombreux représentants a fait qu’aujourd’hui la séance a été d’un calme absolu.On y a parlé un tant soit peu réciprocité, et c’est tout.Les discours ne sc font pas plus brefs que d’habitude.La durée moyenne reste de deux heures.Aussi personne ne les écoute.Les arguments,—toujours les mêmes,—n’en peuvent mais ; personne ne s'avise de les mettre an rancart et d’en imaginer de nouveaux.La fin de la session est comme ces villes de mirage qui reculent à mesure que le voyageur exténué croit en approcher.Une rumeur disait : ‘ Elle aura lieu le dix-huit mai, les deux partis se sont entendus à ce propos.” M.R.L, Borden all'inné qu’il n’en connaît rien— et personne ne sait plus quand sera “la fin bénie de la session”, ainsi que le dit M.Laurier.Comme soeur Anne, tous les gens, au parlement, comptent les jours, regardent au loin et ne voient encore rien venir.L’affaire Sheldon Chaque député a sa petite aventure, quoi qu'il fase pour l’éviter.Le dernier auquel les événements ont joué un mauvais tour, semble-t-il, c’est M.Poster.M.Foster est d’habitude fort bien renseigné.Quand il avance une proposition, c’est qu’il a de quoi l’étayer.Mais, cette fois-ci, comme d’autres moins fortunés, il a commis une méprise amusante pour M.Fielding.La semaine dernière, au cours dix bref débat de deux heures et demie sur le buget, M.Foster entreprenait d’établir, au moyen de chiffres extraits de documents officiels, que la moyenne du tarif canadien est à l’heure présente plus haute qu’elle ne l’était en 1890.Il en déduit que le gouvernement Laurier peut bien avoir des surplus, percevant plus d’impôts que ne le faisaient jadis les administrations conservatrices.Or il appert, qu’il fait erreur, d’après M.Fielding.Celui-ci le lui signale avec un brin de raillerie.M.Foster aurait donné, comme chiffres officiels pour 1890,—les plus bas à son dire,—©eux de 1910, et vice versa.Il en aurait interverti l’ordre, involontairement ; les chiffres cités prouvent donc exactement la contre-partie de la thèse qu’il soutient.M.Foster a promis de rectifier, s’il y a lieu.Mais M.Fielding semble sûr de son fait.Il ne resterait donc peut-être à M.Foster que de dire: “Les documents officiels s’y sont aussi mépris, et m’ont induit en erreur.” Ceci néanmoins n’empêchera pas son argumentation de ne rien valoir sur ce point.Et c’est assez embarrassant.Le reste du jour, MM.Thornton, Devlin, Crothers, et une couple d'autres ont tour à tour énuméré les arguments contre ou pour l’entente Taft-Fielding, la* premier, quoique représentant d’un comté rural.—•cehiide Durham,Ontario,—-ne veut pas du libre-échange avec les Etats-Unis ; car, dit-il, les produits de la ferme vont se vendre moins cher, si les Américains envahissent notre marché.U avait promis d’être bref : il a parlé deux heures presque.Il n’a dit rien qui vaille la peine d’être signalé partinulièrement.A M.Emmanuel Devlin, ce pacte de réciprocité paraît une merveille, M.Devlin a grande confiance en MM.Laurier et Fielding ; cela suffit pour que tout ce qui vient d’eux lui sourie.Il nous le dit assez brièvement.-M.Crothers.un tory, n'est pas de cet avis, et tente de le prouver.11 est convaincu,- mais ne convainc personne qui ne le soit d’avance.Ses ¦raisons de s’opposer à ce pacte sont quelconques.Il Il y a quelques orangistos au parlement fédéral.Personne no les prend au sérieux.Aussi est-ce avec un sourire que la plupart des députés lisaient aujourd’hui une question,—destinée à soulever les préjugés religieux,—que le fantasque colonel Sam.Hughes, aspirant au pontificat des orangistos, va poser au gouvernement mercredi, elle est longue mais il faut la citer, tant elle suinte l’ignorance et la mauvaise foi.En voici le texte savoureux : Le gouvernement ou l’un de ses ministres sait-il que ta hiérarchie de l’Eglise catholique romaine et les tribunaux de la province de Québec, refusent, dit ou.do reconnaître la validité du mariage de deux catholiques romains célébré par une autre personne qu’un prêtre de l’Eglise catholique romaine f -o.Le gouvernement ou l’un de ses membres sait-il que le clergé de l’Eglise catholique romaine déclare invalide tout mariage célébré dans la Puissance du Canada, entre un catholique romain et une personne d’une autrocrov-anee.à moins qu'il no le soit par un membre du clergé catholique romain î do.D’après l’acte de l’Amérique Britannique du Nord, section 91, le mariage n’est-il pas do la juridiction du parlement canadien ?4oLe gouvernement a-t-il l’intention de faire une loi qui légalise dans toutes les provinces du Canada le mariage do personnes de même croyance, où de croyances différentes, célébré au pays par des fonctionnaires autorisés à ce faire dans n’importe quelle province?En d’autres termes, va-t-il promulguer une loi fédérale sur le mariage, qui légalise dans toutes les provinces un mariage fait d'après une forme légale reconnue dans l'une quelconque de ces provinces?ôo.Le gouvernement a-t-il l’intention de décréter une pénalité contre tou te personne, ecclésiastique ou autre, qui promulgue, publie ou met en vigueur tout réglement ou dogme d'une église quelconque déclarant nul, où invalide ou mettant on doute la validité d'un mariage fait par un fonctionnaire qui a droit d’accomplir un mariage: et le gouvernement punira-t-il toute personne qui voudra substituer à la loi du pays tout tel réglement ou dogme ?6o.Kst-cc l’intention du gouvernement canadien do déclarer valide un mariage célébré dans la province de Québec ou dans n’importe quelle province entre deux catholiques romains, pourvu que le membre du clergé qui a officié soit un “clergyman” protestant?Et rendra-t-il cette loi rétroactive ?7o.Lo gouvernement va-t-il permettre qu’on mette au-dessus des lois du pays un règlement, ou un dogme ecclésiastique ?So.Est-ce l’intention du gouvernement de légitimer le mariage de toute femme qui a cru son mariage rélé' é, légalement, et de légitimer aussi les enfants issus d’un tel mariage ?9o.Le gouvernement va-t-il passer une loi obligeant le mari qui, d’après les règles d’une église quelconque, a abandonné sa femme, de lui payer une pension alimentaire ?” Cette interpellation est énorme d’absurdité: si le colonel Sam.Hughes s’était donné la peine de lire l’article 92 de l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord, il y aurait appris ee quijsuit, et peut-être le sait-il déjà: “ 92, Dans chaque province, la législature pourn exclusivement faire des lois relatives aux matières tombant dans ces catégories de sujets ci-dessous énumérées, savoir.“ 12o.La célébration du mariage dans la province”.Mais le député de Victoria et liai ibur ton aime mieux soulever les préjugés religieux, fidèle à ladoetrine du parti orangiste.“un des par-lis.” dit la “New Popular Eneyelopediu”, volume V.“qui a contribué pendant près d’un siècle à créer et à alimenter des divisions religieuses et politiques de la pire espèce, dans l’Empire britannique.” Si Armand Lavergne était ici, peut-être citerait-il à ee propos, au colonel Sam.Hughes, comme il le fit jadis au docteur Sproule, cette définition de l’orangiste, extraite du “Imperial Dictionary”, tome III, page 318: “ORANGEMAN:—A member of a secret society instituted in Ireland in 1795 to uphold the protestant religion and ascendency, and to oppose the catholic religion and influence.It has lodges in many parts cf the British Empire and her colonies, but the membership is now pretty much confined to the lower classes of protestant Irishmen.” Georges PELLETIER.I»'ENQUETE SERA COURTE.— MISE BN LIBERTE SUR CAUTIONNEMENT DE 112 PLAIGNANTS.L’enquête préliminaire sur le» accu-siUiorm porté)® contre C.D.Sheldon, commencera comme on le «ait, demain matin, devant le magistrat Lcet.La question de la mise en liberté du prévenu sur cautionnement sera soulevée!.Si le principe est admis et que lo montant dos garanties n’est pas trop élevé.Me.Pelletier est convaincu que des amis de son client «e feront un plaisir do se porter garant de sa comparution.De son côté, Me Walsh, pour le Ministère Publie, se promet bien de s’objee-ter à la demande de mise en liberté provisoire.Il allègue que Sheldon s’est enfui du pays ; que son arrestation a été faite après beaucoup de recherches et qu’elle a coûté beaucoup d’argent à la Province.A ceci Me Pelletier répond que son client n’était pas un fugitif attendu que lorsqu’il est parti aucune plainte n’avait été déposée contre lui et qu’il avait le droit de quitter la Ville en n’importe quel temps.-/ Mo Walsh dit que l’enquête du Ministère Public sera fort courte ; quelques témoins seulement seront interrogés.Comme moyen de défense Sheldon prouvera que ses transactions étaient celles d’un courtier ordinaire et qu’il n’a pas commis de vol.11 choisira probablement un procès expéditif devant un juge, do préférence à un procès par jurés.Le nombre des témoins à charge est très considérable car les trois plaintes sont faites collectivement par 112 victimes du fameux financier.Halle d'Ollue Je table “MINERVA” Chaque bouteille porte un certificat de PURETE du LABORATOIRE D’ESSAIS TECHNIQUES de Marseille.K N VI5NTE PARTOUT LAPORTE, MARTIN & ClE., LTEE.MONTREAL _______________________________________ma-j-n-o La révolution mexicaine Condoléances à Mme L.J.Forget L’Asociation des Dames de Charité de l’Oeuvre des Sourdes-Muettes, réunie en assemblée spéciale, sous la présidence de Madame U.-H.Dandurand.vice-présidente, a adopté les résolutions do condoléances suivantes : “ Il est proposé par Madame L.-W.Sieotte, secondé par Madame J.-S.Levy, que les membres de l’Asociation.ont appris avec un profond regret, la mort prématurée de l’époux de Madame L.-J.Forget, présidente do l’Oeuvre des Sourdes-Muettes.Que les membres de l’Association offrent à Mme L.-J.Forget, leurs plus sincères sympathies dans le malheur qui vient do la frapper.Il est aussi proposé par Madame A.Dalbec.secondé par Madame F.Tremblay qu ’une copie de ces résolutions soit transmise aux membres delà famille et aux journaux., DES PROVISIONS EMPOISONNEES.—UN ECHEC DES INSURGES.— LES HABITANTS D’EL PASO DEMANDENT QUE LES ETATS UNIS RESTENT NEUTRES.— $20,000.00 POUR PAIRE PASSER DES MUNITIONS AUX REVOLUTIONNAIRES.Mexieoli, Mexique, 11 avril.— Le Colonel Mayot, commandant les forces fédérales de la région a fait brûler les provisions laissées par la bande de l’a-méricain Stanley William, après le combat de samedi.Ces provisions étaient, paraît-il, empoisonnés.La farine, entro autres, contenait assez de cyanure de potasse pour anéantir l’armée fédérale toute eutière.Le bétail enlevé à William a été renvoyé au parc d’élevage de Cuhady.La bande est actuellement sous les ordres du capitaine John Price, un vétéran anglais de la guerre anglo boer.Cananea, Sonora, 11 avril.— Un combat a eu lieu entre fédéraux et insurgés.Ces derniers ont perdu 15 hommes; ils ont aussi de nombreux blessés.Washington, 11 avril.— Une pétition signée par 4S8 citoyens d’Bl Paso, Texas, a été présentée au Sénat, par le sénateur Guiper.Elle demande que les Etats-Unis n’interviennent pas dans les affaires du Mexique.Les pétitionnaires disent que 1’insurrection est une question de vie ou de mort pour l’un des partis.Nouvelle-Orléans, 11 avril.—On paierait vingt mille dollars pour la livraison, au Mexique, entre El Paso et Chihuahua, d’une consignation de munition valant $70,000, destinée aux révolutionnaires du Mexique, Un homme d’affaires de la Nouvelle-Orléans a été appelé par un révolutionnaire pour discuter les moyens d’opérer la livraison de ces munitions que l’on dit areir été achetées en Pennsylvanie.SPORT Potins du Losange (Suite de la Sème pagel Le New-York, de la ligue Nationale vient de donner congé au- lanceur Rus-tenbaven en faveur du Springfield,111., let il a envoyé son troisième but Clyde Fullerton à Baltimore, sous condition cependant.Quand le gérant McGraw se décidera-t-il à nous faire cadeau du “canayen Tesreau ?Cette fusion du Musée Victoria Les ruses de la couversation Voici sur ce sujet quelques maximes d’Hérault de Séchclles, avocat général au Parlement de Paris, ensuite député à la Convention et finalement, exécuté en môme temps que Danton sur la place de la Concorde.Voux-tu surmonter en apparence l’homme qui parle bien et qui — de même qu ’une jolie femme montre ses dents lorsqu 'elle a les dents claires •— parlera, toujours ?Ne parle pas.Ne jamais parler de soi et de ses affaires sans nécessité, et mettre tant qu’on peut les autres sur le tapis.Ne jamais parler le premier, si ce n’est de la santé, de la pluie et du beau temps.Avant que de parler il faut se recueillir un instant, afin de se bien mettre en scène e’est-à-diro afin de fixer l’oeil alternativement sur le but probable do l’interlocuteur et sur le sien propre; à peu près comme au jeu de dames, on s’occupe d'abord des coups ù parer, puis des coups à faire.Babil et constance, deux choses incompatibles.Ruminez, digérez vos projets en silence, afin que l’éruption soit on acte, ear si elle est en parole, lo vent emportera votre volonté avec elle.Tout proet jélégammcnt habillé lie sera pas exécuté.Ottawa, 1 1.— La craque du gouvernement nu Musée Victoria s’élargit à vue d’œil depuis quelque temps, et le ministère des Travaux Publics commence à être perplexe.C’est que la craque est devenue menaçante, et on se demande où elle va se terminer.Depuis des semaines, dos ouvriers ont dû "bousiller” les fissures de toutes parts, mais c’cst maintenant rendu à un point qu’il faut agir d’une façon définitive.Les architectes du ministère des Travaux Publics n’ont pas jugé à propos dans le passé de s’occuper (le la era-quo, sous le prétexte qu’elle n’était pas nssez large, et qu’elle ne les intéressait pas, mais aujourd’hui on se rend compte que la petite craque d'hier peut devenir dnngereusa demain.Le contrat de la Piazza Laurier Un autographe cher Lors de son séjour en France le milliardaire Rockefeller avait commandé deux perruques ù un spécialiste.Celui-ci exécuta fort bien la commande et ne se gêna pas pour majorer sa facture.Quand on a affaire ù un milliardaire, n’est-ce pas, pourquoi ne pas en profiter?La facture se monta ù six cents francs! Le client no broncha pas quand on lui présenta la.note à payer.aussi lo fournisseur se crut-il permis de demander quelque chose en plus.—de serais trsè honoré si vou vouliez me laisser un autographe.—“All right!” répondit le milliar-dnire.Et, prenant une fouille de papier blanc, il écrivit: “Bon pour six cents francs.Signé: Rockefeller.” —Voilà l'autographe, dit il en remettant le papier.—Mais, objecta l’artiste en perruques, c’est que si je donne ce bon pour toucher ma facture, je n’aurai plus d’autographe! —“Yes”! fit.simplement Rockefeller, vous n’avez qu’à ne pas toucher votre argent.Ottawa, I I.— M M.MoGillivray et O’Tool.entrepreneurs d’Ottawa, ont obtenu le contrat pour la construction de la Viazzft Laurier, au .coût de $235,-000.Les papiers nécessaires seront signés cette semaine, et les travaux de construction commenceront sans retard.Colvine, le débutant que le Montréal vendait à Cincinnati i’annéc dernière est maintenant avec le club do Wilkcsbarre.PETITES ANNONCES Le Newark Club a fait l'acquisition du joueur do Chamy Jack Dalton, de Brooklyn.Lo président Lichtentein, avait reçu l’offre du club de Détroit de lui fournir les services du joueur de Chamy Kirk, et il avait accepté quand Eddie McCafferty a fait savoir à Sam qu’il n'y avait plus de place pour des recrues.Sam est certain cependant que le Montréal achètera de Détroit un lanceur quelconque, mais pas avant quelques semaines cependant.Jim WTggs a bien débuté dans la Ligue du Pacifique.A l’ouverture de la saison à Oakland hier, W'iggs a frappé une balle qui lui a permis de faire le tour complet du losange, et il a mis hors de jeu 14 joueurs, grâce à son lancé merveilleux.Ewansville, Ind., 11.— Dans une partie avec le club Ewansville de la ligue Centrale hier.McElvey de Minneapolis a fait quatre tours complets, un deux buts et un but simple en allant six fois au bâton.Le club de Minneapolis a gagné par 18 à 11 points.Derniers échos du monde sportif M.George Brown, le secrétaire de la Boston A.A.A., a répondu hier au secrétaire du National, M.Alcide Gagnon, que l'entrée de Fabre sera acceptée par les organisateurs du Marathon dès qu'elle aura été ratifiée par le secrétaire Sullivan de l’A.A.U., M.Blown, le secrétaire de la succursale de Québec do l’A.A.U.of C., s’est immédiatement mis en communication avec M.Sullivan pour obtenir l’éligibilité du coureur Canadien-français.ON DEMANDE A EMPRUNTER La Fabrique d’une importante paroisse désire emprunter à 5 pour cent sans commission, pour vingt-cinq ans, $30,000, avec privilège do remettre $1,000 ou $1,500 par année.Ecrire a Casier 173, “Lu Devoir”.79—8 - u~u-^ru o-xj-xj-lj—(^-(yj—o—^ ___ **** -»>•*¦** t AGENTS FINANCIERS PANNETON & UAKIEPY.agents fi-flauciers.30 Saint-Jacques.Edifice Trust & Loan.Main 1002.— Prêts d’.ir-goût sur hypothèque, achat de billots, créances, assurances.Règlements de successions.___ JEUNE HOMME DEMANDE Immédiatement, pour épicerie, sachant l’anglais, et ayant de bonnes références et un peu d’expérience.S'adresser à 101 Delisle, coin Fulford.Tél.des Marchands, 1343.^ JEUNE HOMME On demande un jeune homme pour un magasin de chaussures.S'adresser chez L.-O.GIRARD, 423, Bld., Saint-Laurent.S3—3.A LOUER Sherbrooke-Est, No 21 _ très beau logement spacieux, très bien éclairé, 10 pièces, garde-manger, chauffage • à eau chaude, gaz, électricité.Ménage à neuf.S’adresser: 63 Sherbrooke-Est.Tel.Est 1902.81—2 xiOGEMENTS A LOUER 50 logements à louer, au centre de la ville, quelques-uns sont prêts immédiatement, loyer de $8.00 à $30.Aussi ménage à vendre.S’adresser au propriétaire, 56 Saint-Norbert.Tél.Est 1508.MACHINES A COUDRE JOHN TOURIGNY — Marchand do chines à coudre neuves et d’occasion, au comptant ou ù crédit.Spécialité : réparations.Satisfaction garantie.21 rue Mont-Royal Est, coin Saint-Dominique.____________________ _ VOTRE CHEVAL BOITE-T-IL ?— Servez-Vous du M Horse Foot Remedy.” Satisfaction garantie.En vente chez Jos.Papineau, 1479 Notre-Dame Ouest.Tél.Main 3860.MEUBLES Avant d’acheter vos meubles, ':apis> prélarts, venez voir notre assortiment, nous vendons à des conditions faciles.Une visite est sollifcitée.— THE RA-CHEL FURNITURE CO.518 Ruo Rachel Est.près du Parc Lafontaine.Tél.Saint-Louis, 555.¦ LOGEMENT A LOUER Deux plains-pieds, maison neuve, vis-à-vis l’Eglise de l’immaculée Conception, coin de la rue Rachel et Cartier; 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Comme on le voit, la picote cette année n’est pas d’une nature maligne.-?- Mécontentement à Hull Ottawa.11.— Les citoyens de Hull sont fort mécontents d’une loi provinciale de Québec, qui touche aux hôtels et aux restaurants de cette ville.D’après cette nouvelle loi, à partir du 1er mai prochain, les hôtels et les établissements où l'on vend dos boissons rafraîchissantes, seront obligés do fermer leurs portes lo samedi soir à sept heures, jusqu’au “ heures.11 y a à Hull de nombreuses protestations.Johnny Coulton, champion bantamweight de Chicago et Eddie O’Keefe, de Philadelphie, se rencontreront dans un match de dix reprises à Kansas Citv le 26 de ee mois.Au National Sporting Club de Londres hier soir, Eddie McCoorty de Oshkosh, Wis., a gagné une bataille de quinze reprises dans un match de poids moyens.Son adversaire était Pat O’Keefe, champion welterweight de l’Irlande.A Paris hier.Padone II, de M.Pfei-ser, a gagné lo prix des Gladis.La course pour le prix Sitnoneau do 8000 francs, à St-CToud, a été gagné par Rioumajou de Muller.Jarretoc de F.J, Gould s’est classé second.Il y avait cinq coureurs.Le programme n>< concours Hippique de Paris hier, comprenait iun marathon pour les mailcoaches.le premier de ce genre qui ait eu lieu ici.Neuf do ces véhicules élégants quittèrent le Grand Balais et traversèrent l’Avénuo fies Champs Elysécs et lo Bois de Boulogne, parcourant en tout une distance de treize milles.Le comte de Youville qui conduisait le coaeh d’André Lozard.fit le temps le plus rapide, remportant le premier prix après 57 minutes de course.Le baron de Znylcn sc classa second.A VENDRE Six vitrines d’étalage (show cases).Aussi coffre-fort, gazeliers, chaises, accessoires de pharmacie.Pharmacie Henri Lanctôt, coin Saiut-Deuis et Sainte-Catherine.82—6 A VENDRE Une épicerie et boucherie située dans la plus belle place du l’arc Terminal.Pour les conditions s’adresser à J.P.Thériault, 1810 Sainte-Catherine Est.A VENDRE A Terrebonne, $1,200.00, maison de 10 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médecins, le récit de ses impressions : Il était au fond d’une rivière, dans un état do demi-conscience où il se figura voir sa famille et ses amis l’embrassant et l’arrosant de larmes abon-danses.Il sentait qu’il so noyait, mats faisait réflexion que ce n'était point pénible.Jl so demanda si l’on retrouverait son corps, il se représenta son enterrement jusqu’à entendre les pclle-tées^le terre tombant sur son cercueil.Les oreilles lui tintaient; 11 croyait eu* tendre des cloches, et en même temps il avait dos perceptions visuelles, croy- ant voir de merveilleuses combinaisons de couleurs.Puis ce fut la paix, un sentiment partriulier de bien-être, d’un juste milieu de température très agréable; ni froid, ni chaud.Puis il lui sembla qu’il s’élevait nu-dessus de la terre, qu’il flotait dans l’espace, considérant la terre étendue à ses pieds.Ensuite ee fut l’obscurité, l’oubli.plus rien: jusqu’au moment où il refit connaissance avec lui-même et avec le monde, couché sur le bord de la rivière et soumis aux phases successives de la revivification.L'expérience est donc catégorique : se noyer n’n rien de pénible, e'est môme plutôt agréable.Néanmoins, nous ne conseillons pas an lecteur de tenter l'es ,ai.Un mot d'introduction Un missionnaire, près d’etre mis à mort par un roi sauvage chez qui il apportait la bonne parole, so voit, ù son grand étonnement, gracié pour lo sou veraiu.qui, pour toutes conditions, lui demande de remonter à cheval et de porter en môme temps qu’un petit paquet fermé, un message hermétiquement clos de bandelettes, à un autre chef do tribu do scs amis.En chemin il rencontre un détachement de marins envoyés à son secours.Ceux-ci veulent le faire monter à bord, mais il résiste, voulant accomplir sa mission.On s’y refuse, insistances du missionnaire.Pendant ce temps un officier a ouvert le petit paquet; on trouve des petits oignons- et dans le message ces simples mots: “ Il sera excellent avec cela.” Le secret du Sphynx Les courses d’auto-yachts ont commencé hier à Monte-Carlo.Le parcours était de 50 kilomètres (31 mi,-htndi matin à sept |]es environ).Le prix du Tilbaux-Pi-geons ( 81,200) pour les yachts de 4 cylindres a été gagné par le “Grégoire IX” en une heure et 14 minutes.Le prix Monte-Carlo de 81,600, pour yachts coursiers dè plus de 15 mètres de longueur a été remporté par r“Ur-sulc”, du Duc do Westminster, Cambridge, Mass., 11.— Le professeur Reisner.qui occupe la chaire d’E-gyptologie à l’Université d’Iïaward,dit qu’il a découvert des documents éta-; blissant que le buste du Sphynx n ’est ni plus ni moins que la statue d’un roi Pharaon vivant 2850 ans avant J.C.Robert Bartlett citoyen américain New York.11 : — Le.capitaine Robert, A.Bartlett, ex-commandant du “Roosevelt”, vaisseau qui transporta j Peary dans son expédition au Pôle Nord, a été naturalisé citoyen mnéri-:cain ce mutin, par le juge Chatfield.Accident du travail Mme X.entre de bonne heure dans son salon; Victorine balaye.—Mais qu'est-ce que tous faites donc.je vous avais dit do nettoyer les carreaux.vtnls, c’est fait, madame.Je les ai lavés en dedans, pour que madnme puisse voir dans la rue; mais je k-s ni laissés suies en dehors afin que les voisins ne puissent pas voir dans la maison.Quel est l’homme, demnndait-on à M.Piot, qu'^e trouve le plus satisfait, celui qui a un million ou celui qui a une douzaine d’enfants?—?.—Incontestablement, le dernier, car celui qui a tut million en voudrait davantage.tandis que celui qui a douze enfants en a assez.M.Piot a été estomaqué.A 7 lus 30 ce matin, l’ambulance do l’hôpital Général était appelé ù la Montreal Steel Works, pour rcoueiller un des employés nommé .1.B.Miller.Miller était au travail, lorsqu’une pièce de fer lui tomba sur la jambe et la fractura.Miller demeure au No 102 rue Charron.Avis SOCIETE DES ARTISANS CANA-DI EN S'FR ANÇAIS Avis est donné que les bureaux de la Soeeiété des Artisans Canadions-Françai* ont été transportés du No.115«nie St-François-Xavier nu No 26 de la vue St-Jawiues.HENRI ROY.Sec.-Très.Go».Le docteur Alfred Stillman du Harvard Club n gagné hier à New-York, le championnat national do la National Squash Tennis Association.J.C.Départ de M.Théo.Dubé NOTRE DISTINGUE COMPATRIOTE S’EMBARQUERA SAMEDI POUR PARIS, VIA NEW-YORK.Nous avons eu le plaisir de saluer, à nos bureaux ee matin.M.Théo.Dubé.note distingué peintre-compariote établi à Paris depuis plusieurs années.M.un-bé quitte Montréal ce soir pour New-York où il s’embarquera samedi prochain sur le “Philadelphia”, de la ligne Américaine, en route pour la capitale française.Au mois de novembre.M.Dubé reviendra au pays avec sa famille.Qu’il veuille bien agréer nos meilleurs voeux d’un excellent voyage et d’un heureux retour.?- MAGASIN A VENDRE Un magasin général dans le comté de l’Assomption, établi depuis au-delà de 20 années, faisant de très bonnes affaires.On échangera contre propriété de vide.Ecrire à Casier 171 “Le Devoir”.PROPRIETE A VENDRE RUE OAZELAIS, près coin rue Cites-nut, maisou 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date de leur émission.Les dites débentures sont de $500.00 chacune ct portent intérêt e ‘aux de 5 p.e., par an payable semi-annuelle-mont au Bureau de la Banque de Québec.dans la Ville de Black Lake.De* soumissions seront reçues adressées au Maire, d’ici au 1er Mai prochain.La GUERISON ASSUREE par le irai-9ori'0^tion.™ s'engage à accep- tentent du DR.PERCY.Traitement & MumiJnnPnl "iJ11 P U*j b.assa domicile sans opération ni douleur.Fa- 1 lounU6Slon’ a"cu”e dcs soumissions.Cancers tumeurs cile à employer ct économique Livre en français expliquant ce traitement an long expédié gratis sur demande.— DR.PERCY’S REMEDIES CO.P.O.Box 583, Montréal.Mar., Jeu.Snm.¦— ^ ~-i-1 —-ii—1_ —u~u-i_—ln DENT DE LAIT vers le milieu du siècle dernier.Mgr Gauthier a accordé son patronage à l’excursion.argent ou timbres.Ecrivez aujourd’hui, Casgrain, Varennes, P.Q.Découpez ce «.i mentionnez co tournai.Dr.C.-D.PARADIS, Maire.AVIS L MANDE a été faite à la CORPORATION DE LA CITE DE MONT.REAL pour permission de tenir un clos de bots et charbon sur le lot numéro cadastral 3398, du Quartier Saint-Gabriel No 503 Rue Charlevoix.Signature.A.-E.MAY.Adresse.No 235 Avenue Clarke.— Montréal, 10 avril 1911.83—2.-Æ, LE DEVOIR, Mardi, Il Avril, (911.S AUTOUR DES $9,023 -E RAPPORT DES COMMISSAIRES RECOMMANDANT DE SOLDER LA NOTE DES DEPENSES DE QUE'IEC ET EST ADOPTE QUAND QUELQUES DISSIDENCES FONT RET: RER LA MOTION D’ADOPTION, — LES COMMISSAIRES REMETTRONT A L’ETUDE LES FRAIS DE DEPLACEMENT ET DE SEJOU î DE CES MESSIEURS.La grève des mineurs dans l’Ouest Canadien LES OPERATEURS PROPOSENT QUE LE DIFFEREND SOIT SOUMIS A UN CONSEIL D’ARBITRAGE.— LES MINEURS NE VEULENT PAS ACCEPTER CELA.La terre tremble Un scandale à ' Italie Washington L état dos dépenses du maire, des commissaires et îles échevins ainsi que de celles de la délégation de Montréalais à Quebec a été l’objet d’une interminable discussion hier après-midi, devant le conseil municipal.Le rap-port du Bureau des commissaires semblait être adopte sans un mot quand soudain quelques dissidences provoquèrent de longues explications et, finalement, furent cause que le rapport fut renvoyé aux commissaires pour étude plus approfondie.Quand le rapport fut présenté au conseil, 1 cchevin L.-A.Lapointe en proposa l’adoption.Sa proposition allait, être adoptée quand quelques échevins demandèrent a être portés dissidents.Et le secrétaire municipal donna lecture d’un protêt venant de la part de M.Albert Sainfe-Martin, chef socialiste, s’opposant à ce que la Ville paie une indemnité de $1,000 à M. 0 Lutz, 2b .Babb, 3b.Kiechcr, c.f.Dodge, s.s.Pa'gel, r.f.ife 1b.BloC-k, c.Phelcn, c.Frank, l.f.Law.1b.Paddock, r.f.Pool, p.Fiuneran, p.30 8 NORFOLK A,B.R.IL P.O .4 0 ‘ “ 0 11 l A.T 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 0î 0 0 0 0 ] 0 0 4 0 5 • ) ô 0 2 Ô 0 1 o M.Merlet J.Dumont H.Filion .183 Totaux ."80 850 Moyenne d’équipe 500 3-5.Cplonials O’Hara .100 Hu Sutherland .167 172 Griffiths .158 153 Vian.:.160 146 Bessner.,.186 189 RESULTATS DE D’HIER SUR JAMESTOWN.Norfolk, Ve., 11.— Banives, un favori de la piste de Jamestown, a reni-j,;; I porté le premier prix hier après-midi, jjjC, battant par une longueur de tête seulement Golden Butterfly, un cheval étranger.Michael Angelo, celui qu’on classait second arriva troisième.Trois chevaux seulement prirent part à lu course.La température était belle et la piste en très bon état.Sommaire : 1ère course, chevaux de 4 ans.6 1-2 furlongs.— 1 Baby Wolf, 107, Byrne, 4 à 5, 1 ù 3 ; 2 John Patterson, 105.867 124 166 198 169 124 Totaux .840 >}oyenne d’équipe—481 1-5 R.R.Y.M.C.A.Black.165 Brown .129 C'uthbert .125 Chisholm .174 C'armi'.Tiael .l’!8 Clayton .775 79l 144 165 195 166 128 156 129 190 163 119 12 11 I, 3 ù 1, 3 Sweeney, Jacobite, à 5.2 Rose, Huda's Sister, Brevite, 3 i.McCahey.3 1-2 à 1.4 ô.Temps 1.25 3-5.Hedge Laugh-Law ton.Tonneman.A Columbus, O.— Columbus .000006004—10 15 9 Pittsburg .010100304— 9 6 3 I/iebbardt, Packard, Bonnin; Lfi-field, Merry et Martin; Simon.A Baltimore, Md.— Boston (Natb).300100000—4 7 1 Baltimore .010020000—3 10 6 Custis et Rariden; Vickers et Egao; A Toledo, O.— Toledo.00000010000—1 « 3 Cleveland .00000100002—3 8 4 West, Mitchell et Smith ; Se huit'., Vallièro et Hart.A Scranton, Pa.— New ïork .103023010—10 10 2 Scranton .000000000— 0 1 7 Able et Williams; Etts et Monroe.A Cincinnati— Cincinnati .04230000x—9 15 2 Rochester .000200030—5 $ 1 Suggs, Burns, et Clarke^ Mauser, McConnell et Mitche'l, 798 717 | Totaux .|•>>l Moyenne d’équipe—449 1-5 LIGUE DES PETITES QUILLES Voici la position des clubs dans Ligue des Petites Quilles de Montréal ^ Baillargepn .Wanderers No 1 St-Jacques Totaux ., 29 0 3 21 16 7 Points par reprises.Norfolk.000000000 — 0 Montreal.0 0002510x — S Sommaire : Coup pour deux buts.Roth.Jeu double.Nattress » French à Gandill ; Pagel à Law ; Dodge à Pa-gcl à Phclaen.Buts volés, French, Nattress, Gandill.Dcmmitt, 2.Coup de sacrifice, Hanford, Sitton.Mis hors jeu par Barberich, 5 ; par Sitton.4 ; par Pool, 1.Buts sur les balles de Pool, 3 ; sur celles de Finnera, 2.Balles du lanceur Barberich qui furent frappées, 3 en cinq reprises ; Sittoo.pas une en quatre reprises ; Pool, 4 en cinq reprises ; Finneran, 3 en trois reprises.Durée de la partie.1.50 heure.Assistance 100.Arbitre Nugent.Champêtre .Mascotte .Wanderers No 2 .Nationals .St-Louis .Canadiens .Royal Canadians 8 5 6 6 4 4 4 3 1 1 3 3 5 5 0 9 Un coureur Iroquois au Marathon de Boston (Spéciale au “Devoir”) Boston, IL — Tout indique que le Marathon annuel du Boston Athletic Club aura un grand succès, 64 inscrip- tions ayant été reçues jusqu à ce jour, Un sauvage iroquois de la Province de Québec, Tom Patton, figure parmi les concurrents.Le Marathon sera couru le 19 avril.LE ROI ALPHONSE SPORTSMAN INSTRUCTION A RICHARD LE SOUVERAIN D’ESPAGNE DONNE CHOKER DE POURVOIR SES ÉCURIES DE COUREURS.(Spéciale ai Dublin, IL — L pagne a décidé “Devoir”) roi Alphonse d’Es-de prendre uue part active aux grands concours hippiques internationaux et il vient de charger Richard Croker de lut trouver parmi ses chevaux des coursiers, qui pourraient faire lionne figure dans les grands tournois hippiques.Le souverain d’Espagne est en com- munication constante avec.Richard Croker, et il mettra sous peu à exécu tion le propet qu’il nourrissait depuis un nu, do faire figurer quelques coursiers sur les pistes internationales.Ce fut feu Edouard VII qui avait attiré le premier l’attention de son royal parent sur la compétence de Richard Croker, comme éleveur de chevaux de course.Lukeman et Kerr L’Association Athlétique de 1 Université d’Ottawa et le Club Athlétique Amateur d’Ottawa organisent conjointement un concours d’athlétisme qui aura lieu sur le “Varsity Oval”, le 24 mai prochain.Des prix au montant de plusieurs centaines de dollars seront donnés aux vainqueurs de ces tournois intéressants et, afin de rendre la réunion plus intéressante on a déridé il’entrer eu pourparlers avec Bobby Kerr et Frank Lukeman dans le but de les faire concourir pour la course.Lukeman subit actuellement un en traînement il l’O.A.A.C., et il espère accomplir durant la saison prochaine ce qu’il n’a jamais pu faire, jusqu’ici Des athlètes des Etats-Unis seront aussi invités à prendre part au tournoi.L’an dernier, les Américains avaient envoyé Bobby Boughen, mais cette année on essaiera de faire venir Jim Ro-senberger, Gymm et quelques autres.Lukeman doit courir à Hamilton le 29 de ce mois.Un record du Champêtre Le club Champêtre dp la Ligue dés Petites Quilles a fait' trier,,soir le plus grand nombre de points depuis l’inauguration do 1a saison, soit 1 402, grâce au 127 de Bouchard qui s’éleva à 506.Les Wanderers I ont, fait défaut aux St-Louis, aux allées Palace, ne pouvant rassembler leur équipe au ’ complet niais de consentement mutuel, lu partie a été remise à samedi soir prochain.Au Club Athlétique Canadien.la soirée fut très animée.Les Wanderers il battirent les St-Jacques dans deux parties sur trois.Voici le résultat des parties sur les ! allées du Club Athlétique Canadien.mg Eyes, Pathfinder, Jolly, Wiggins ont aussi couru.2ièmo course, chevaux de 2 ans, 4 1-2 furlongs.— 1 Tactics 105.Dugan.2 1-2 à 1, 1 à 2 ; 2 Kittery, 106, Goldstein, 2 à 1, 7 à 10, 1 à' 3 ; 3 Monsieur X, 108, Burns, 7 à I, 4 à 1.Temps 58 4-5.Bail, Nickle, luwood I ont aussi couru.! 3ième course, chevaux de 3 ans.6 I furlongs.—1 Dress Parade 11, 117, Dugan.8 à 5.1 ù 2 : 2 Muskmolon, 98, Gaskins, 6 à 1, 2 à 1 ; 3 Idle Michael, 109, McIntyre, 5 à 1, 8 à 5, 1 à 2.Temps, pas donné.Whin, Neva, Royal Lodge ont aussi couru.4ième course, 7 furlongs, chevaux de 3 ans.-—1 Banives, 107, Burns, 2 à 5 : 2 The Golden Butterfly, 101, Estepy, 5 à 1, 7 à 10:3 Michael Angelo, 109, Toplin, 4 à L 4 à 5.Temps 1,31 1-5.Sième course, 6 furlongs, chevaux de 3 ans.à réclamer.:— 1 John A.Mun-ro, 117, Dugan, 5 à 1, 3 à 2, 7 à 10; 2 Servicence, 119, Warrington, 3 à 1.2 à 5 ; 3 »St.Joseph, 113, Byrne, 8 à 1, 2 a 1.4 à 5.Temps 1.19.Mon-crief, Takahira, Lady Irma ont aussi couru.Oième course, chevaux de 3 ans, 1 1-16 mille.— 1 The Monk, 98, Olsen, 9 à 5, 2 à 5 ; 2 Sir Edward, 106, Warrington, 5 ù 1, 7 à 5 ; 3 My Gui, 96, Hanover, 10 à 1, 3 à 1.Temps 1.52.Henry Munroe.Frank Purcell, ont aussi couru.Voici la liste des inscrits dans les courses de mardi après-midi : Hère course, chevaux de 2 ans, 4 1-2 furlongs.— Miss Joe, Blow Out, Hawness, 109 ; Naughty Rose, Dragnet.Auto Maid, 115.2ième course, chevaux de 4 ans, Linn’s Café Handicap, 2 milles.—Jack Baker, Hawkwiug.Racebrook.Du-chenne, 135 ; Black Bridge.148 ; Dillard, 144; St.Abe, 146; Essex II, 150.Sième course, chevaux de 3 ans, 6 furlongs.— Muskmelon.89 ; Cherokee Rose, Premier, 91 ; Raftsman, 102 : Pete, Black Branch.107 ; Baby Wolf, 109 ; Jennie Wells, 100 ; Abriuch, 105 ; Seymour Reutlcr, 114.4ième course, Bull Durham Handicap,, sept furlongs.— Chief Hayes, 98 Compton, 103: Plate Glass, 110; Capsize, 96 ; Montcalm, 101 ; Guy-Fisher, 118.Sième course, chevaux de 3 ans, à, réclamer, 5 1-2 furlongs.— Marsh Light, 94 : Western Belle, Cardiff, 99 ; Bendega, 101 ; Mon Ami, Paul Davis, 108 ; O.K.Herndon, 113 ; J.C.Gore, Cooney K,, 114 ; Tom Shaw Nillipi-tas.Havre.117; Gold Bug, 96; Dune Campbell, 104.Oième course, chevaux de 4 ans, 1 mille 70 verges.— Bang, 91 : Aunt Kate, Miss Officious, 95 ; Kilderkin, 99; Warden, 102; ChepontuCi 108; Tom Melton, 99 ; Harvey K., 101 ; Joe Rose, 103 : Ncoskalcetn, 106.Championnats de la boxe Cie Générale Transatlantique Pm Nmw ¦ York au Haora.Pari» (Franc*) Departs tous les Jeudis & 10 a.m.LA PROVENCE .13 avril NIAGARA “Bupp”.15 avril LA BRETAGNE -’Supp." .15 avril LA TOURAINE .,.20 avril LA SAVOIE .27 avril CHICAGO “Supp.”.29 avril Renseignements, C.ENIN.TRUDEAU è.CIE.agents gfniérnu.x pour le Canada, 22.rue Notre-Dame Ouest.Montreal.GRAND TRUNK R Al L WAV SYSTEM Seule double voie ferrée Entre MON* REAL, TORONTO.HAMILTON, NIAGARA FALLS, DETROIT ET CHICAGO.La plus belle voie et le meilleur équipement.Ral • d’acier 100 Ibs g la verge.Emnlnv#* polie et attentifs.Boston, Mass., IL — Les championnats annuels de ,a boxe de l’Amateur Athletic Union, ont eu lieu au Mechanics Building hier, en présence de 5000 personnes désireuses de connaître les vainqueurs d’une escouade d'athlètes qui se chiffrait à 92.11 y eut en tout dix-neuf exhibitions dont un certain nombre dans la classe des poids lourds.Les concurrents de la classe des 115 furent les plus populaires ayant gagné à eux seuls sept des engagements.L’une des surprises de la soirée fut lu défaite de Gilbert Gallant de Chelsea par Frank Hufugulo, du National A.C., de Brooklyn, N.Y., pour les concurrents de la classe de 125 livres.Une autre exhibition intéressante so termina par la défaite de John Cromby de Pawtucket, R.L, aux mains de Juins Lossier du National A.O., de New-York.Lossicr sortit vainqueur par un knockout ù la troisième reprise.Cromby et Lossier concouraient dans la classe de 108 livres.Les reprises finales auront lieu ce soir.Cartes Professionnelles AVOCATS BAST1EN, 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dernière partie du calendrier pour la classe “A”, s’est jouée hier soir et /l’équipe de quilles de la M.A.A.A., est Bortie vainqueur de la joute, remportant en même temps le championnat.Quoique la joute eut lieu sur les allées du Wostmount, l’équipe de la M.A.A.-A-.gagna les deux premières parties tandis que Wcstmount la troisième.Le Champêtre No 2 gagna aussi 3 parties sucessives contre lo Nfttioiuw îos 2)3 de Blondeau ayant été le point le plus intéressant du match.M.A.A.A.No.I C.Bach .H.M.J.F.A Armstrong .A.Holmgren .H.Gardner .G.R.Darling 199 155 199 223 189 201 218 193 1.69 203 173 164 147 155 196 Totaux .'•'(» 987 846 Moyenne d’équipe — 559 3-0.Wcstmount.A.E.Hex .L- 1 III u i.H.Moir.L.Shaw .H.L.Campbell .K.C.Brown .Totaux ._.Moyenne d’équipe., 538 Crescent Bryson.Hartcorn .Morrisôn .Surgeon .Walker .Totaux .Moyenne d'équipe—567 Standards F.Bougie .TI.Armstrong.K.Gauthier .E.H.Quinn .S.Copeman .183 178 157 207 173 139 145 210 148 206 180 197 Vainqueurs de la série Philadelphie, 11, — La partie finale de la série du printemps entre les deux clubs de Philadelphie des ligues ma- jeures, a été jouée hier après-midi et s’est terminée par une victoire pour les Nationals, mais les équipes do la ligue Américaine sortent tout de même vainqueurs de la série ayant, gagné deux parties contre les Nationals une.À Philadelphie:— Nationals.5 JO 1 Americans.2 6 1 Moore, Rowan, Chalmers et Dooin Mot-an, Morgan, Oollamore, Tate et Li vingseton, Lapp Thomas.LANE, J.-A., Avocat, C.R., 97 rue Baint-Pierre.Québec, Téléphone 382.MEUNIER.L.-C., AVOCAT.80 8t Gabriel, en race du Champs do Mars, Montréal.Tél Bell Main 1650 et Est 821.NOTAIRES TEL.MAIN 1859.Argent a prêter, crêaucer.a acheter, loyers à collecter, propriétés à vendre et A acheter, successions à ad ‘rer, BELANGER & BELANGER notai.,.Trust & Loan Bldg.30 Sniut-Jaequos, Montréal.Résidonce.240 Visitation.BAUDOUIN & BAUDOUIN, Notaires.édifice “Trust & Luau’’.3U rua Saint-Jacques, Tél.M.3240.Bureau du soir, 838, rue Huntley.Tél.Saint-Louis ¦"03.Règlement et administration do successions.Prêts sur hypothèque, etc.J.H.A.BOHEMIER, L.L.L.notalri C.C.S., déménage au No 30 r.S.-Jacques, édifice Trust & Loan.TéLM.7363.Résidence: 736 rue Huntley, Boulevard S.-Denis.Tél.S.-Louis 2571.Spécialité: Prêts d’argent et admiuistiation do successions.^ GIROUX, LUCIEN, NOTAIRE, édifice Saint’-Chnrle», 43 Saint-Gabriel.Tél.Main 2785.Résidence 405 Duluth Est.Tél.'-‘•Louis 3585.A7,;"ut 5 prl-ter.Réglement d* succession.181-1 McMurhy sort vainqueur Dans le Filet Le Capital et le Cornwall bénéficieront du règlement concernant la divi sion des recettes dans la proportion de 30 et 60 pour cent, mais pas le Na tional.Remarquons que par ce règlement lo National sera obligé de payer au Capital ou au Cornwall quand i nous visiteront, dix contins par entrée payante ou non payante.Or, le National est lé club qui y per dra le plus.Pourquoi ?Parce que le National est le club qui donne le plus de privilèges à ses membres soiis le rapport de l’admission aux joutes.NEW-YORK BOSTON - ET RETOUR Départ le 13 avril.Retour le 24 avril.POUR NEW YORK (vin lo D.* H.)) 8.50 a.ni 7.40 p.m.POUR BOSTON, < via C.V.W.) 8.31 u.m.8.30 p.m.PRIX D’EXCURSION POUR AUTRES ENDROITS Du Canada: aussi pour Masscm* •Springs N.Y., Rouses Point, N.-V., Island Pond, Vt., Swantou, VL, et gaves intermédiaires et retour pour PiUX D’UN mi.T.KT SIMPLE DE PUE« MIEP.E CLASSE IlOpnrt du 13 avril au 17 incluslvemontt Limite de retour.19 avril.VENDREDI SAINT, 14 Avril tin train spécial pour Vaudreuil quittera Ig Gare Bonaveoturc »\ 1.30 p.m.et! arrêtera à toutes les stations.Au retour il partira d© Vaudreuil A.4.30 p.m.I,e train régulier partant d© Montréal ü 112.10 p.m.et d© Vaudreuil îi 1.25 p.m.pour Montréal sera supprimé ù.la date ci-dessus.Prix Réduits pour la Côte du Pacifique En force jusqu’au 10 avril inclusivement.Billets de seconde liasse pour colon» de Montréal, via Chicago à, Nelson, Vancouver, Victoria, Westminster, 0.-A., Seattle, Spokane, Tacoma, Wash., Portland, Oré., S4.7.70.San Francisco, Los Angeles, San Diego, Oal., Mexico City, Mex, $49.00.Prix réduits pour différents autres endroits.BUREAU DES UU.LKTS EN VILLE 130 rue St-.Tucquos.TOI.Main 6905 n-l guru Unnavcnture LEMIRE, JOSEPH-E., L.L.L.NOTAIRE PUBLIC, de Liglithi.il et Liglit-hall, 303 Edifice Banque do Québec.Tél.Main 531.Bureau du soir, 196 Versailles, Tél.Bell Up Town 1671.Prêts sur hypothèques, règlement et administration do successions.DENTISTES GENDREAU A GENDREAU, Chirur- Êiens-Dentistes, 117 Suint Denis, coin ’orehester, Tel.Bell Est 2916.Dr J.G.A.Gendreau, Dr Conrad Gendreau.Dr.J.NOLUN, Chirurgien Dentiste, S37 rue St Dénié, coin Cherrier, T Est 764.Consultation*: 1 h.à 6 hrs.le PACIFIQUE Canadien SERVICE DE TORONTO Les Trains partent plus tard et arrivent plus tôt que n’importe quel autre.110.45 p.m.pour TORONTO NORD Les trains pour la gare Union, Toronto, partent à *8.45 a.m.et *la.oo p.ni, ‘Tous les jours.ITousles joursexccp te le dimauchc.Les nouveaux et spacieux wàgons-dor-loirs, pour l'équipement desquels le C.P.1t., est en renom, sont sur ce train.______ Songez-y donc.Un membre a le droit d’amener avec lui deux personnes du LE CHAMPIONNAT AMATEUR DH sexe féminin ce qui fait du Coup,deux LA BOXE POUR LES POIDS entrées non-payantes par porteur de 897 S29 964 193 181 173 180 169 223 2Î2 199 200 101 194 210 177 178 189 927 4-3.158 151 207 160 168 964 948 WANDERERS 11 y Jamieson 90 83 80— 263 Munn .S9 89 92— 280 Grannery .70 80 99- 250 Costigan 79 106 91— 286 Bogert .90 92 82— 264 124 470 419—1343 ST-JACQUI :s Locas 64 75 102— 241 Goudrcau ,87 85 83— 255 Blais .71 91 110— 275 Paré ., .S5 89 88— 262 Dubé .111 85 87— 283 241 425 470—1316 197 216 211.167 177 ISO 134 152 139 175 Totaux.814 90S 7S0 Champêtre Stanford .203 164 193 Alf.Blohdeau .218 243 203 Nelson.195 160 175 Alb.Blondeau .178 183 183 E.Mircault .180 ISO 164 Totaux .Moyenne d’équipe .564 2-5 National J, P.Lebeau .141 C.Desautels .154 .974 930 918 158 166 Les clubs sont priés de s’inscrire lo plus tôt possible pour le concours de quilles de novices du Club Athlceique Canadien.LOURDS A ETE DECIDE1 A LA M.A.A.A., HIER SOIR.Plusieurs exhibitions de.boxe et do lutte ont été données à la M.A.A.A., hier soir, dans la dernière séance du concours pour ' le championnat amateur de ces deux sports.Alexander McMurtry, gagna le championnat amateur des poids-lourds de.la boxe, sur Egan à la suite d’uu match do troit reprises.Descondu prit doux chutes do Robertson dans une lutte genre libre et gagna ainsi le titre de champion à I2S livres.Léonard sortit vainqueur contre Fro-neri pour la seconde place dans la classe des lutteurs à IÜ5 livres.Watt prit lut aussi doux chutes sur Rosenbloom dans une lutte à trois reprises.livret de membre.Le public aurait-il objection à ce que ce privilège soit diminué,.pour cette simple raison que les temps sont changés ?Les membres de l’Association du National ne dirait-elle pas à ses mem-s’objecter à une mesure de ce genre, puisqu’il s’agit de l’intérêt de l’Association.Le “ Nicholl’s Day ” Les Parties d’exhibition Alors pourquoi la direction du National ne diraut-elle pas à ses membres : “Messieurs, dorénavant, votre livret de saison ne permettra l'admission aux parties qu’à une seule personne du sexe.Baltimore, 11.— Le “.Nicholl’s Day", sera célébré aujourd'hui par une partie de baseball entre les Philadelphie Americans dont feu “Si” Nicholls faisait partie et le club Baltimore de la Ligue de l’Est, dont il était capitaine quand la mort lo surprit.On s’attend à une nombreuse délégation de Boyds, Md., où habitait Ni- 175 .186 | ehalls.A Brooklyn— Newark .00100002000—3 5 2 Brooklyn .11100000001—4 9 3 Batteries: Cleary et Parker; McAllister et McCarthy.Rucker, Schardr et Bell, Bergen et Erwan.A New-York— New-York .20 1 002200x—16 1 9 2 Jersey City .00 0300110— 5 11 3 Matthewsou, Raymond et Wilson et Myers; Walker, Kissinger et Butler et F.t si quelqu’un protestait le.président Cousineau pourrait expliquer : “Ce n'est pas notre faute, mais celle de M.Foran qui a fait triompher son “dada”.(Suite à la page 2) CARTES D AFFAIRES De GASPE BEAUBIEN luguuieur Conseil.Bâtisse Liverpool Loudon & Globe, Montréal.Tél.Mab 8814.209 2.ACHILIÆ DAVID Entrepreneur électricien, 250 Rue Saint-Paul.Tél Bell Main.929.ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES J.-A.-W.DEFAULT, entrepreneur de pompes funèbres.No 784, Ontario Est, Montréal.Tél.Bell Est, 2323.Tél.Mar-chauds, 1704.DR.E.LATREILLE Diplômé de la Faculté de Paris Maladies du coeur, des poumons, du tube digestif, du système nerveux et do la peau.Tous lesjours de2 à 5 ot de 7 à 9 Est 3973.500 Saint-Dents Dr.ARTHUR BEAUCHAMP, CHIRURGIEN DENTISTE.Tél.Bel Est 3549.165 rue St-Denis.Excursion de Pâques a BOSTON Et Retour a Montreal $10.65 Billots bons pour depart le jeudi, 13 avril pour retour jusqu'au 2 1 avril.1911.Des trains quittent lu ffnro Windsor Ul 9.00 a.m.et 7.45 p.m.EXCURSIONS! PAQUES Ties billets seront vendus ©ntre toutes les stations du Canada, Port-Arthur, Ontario, S nuit Ste-Mario, Ont.; Windsor, Ont et PEst ; aussi pour «t de PÔtrolt et Sault Ste-Mnrir.Midi.; Buffalo, Suspension Bridflt*.(’luîtes Niagara, X.Y.; Newport, Vt.au Prix le plus Réduit d’un Billet de Première Classe pour Aller et Retour.13 au 17 avril 1911, inclusivement.—.Bons jusqu’au 19 avril, 1911.Excursions de Colons A Manitoba, Saskatchewan et Alberta 1S avril, 2, 10 et.30 mai et chaqucl deuxième mardi jusqu'au 19 sept.Billets bons pour 60 jours.nUUEAÜX DES BILLETS 218 rue St-.l acques.Téléphone Main 8732-078:1 ou aux gares Yiger ou de It, ruo Windsor.Contre les gratte-ciel Paris, 11.— Comme suite à l’incendie du “Triangle Waist’’ à New-York, une campagne est ouverte à Paris contre les gratte-ciel.On veut faire limiter la hauteur des édifices.ASSUREZ VOS AUTOMOBILES Contre le reu, les accidents ot les voleurs, avec la HARTFORD FIRE L.SUR ANGE CO.Bureau à Montréal: 90 St.-Frs.-Xavicr.N.A.Froming".GCront, J.A.GRENIER, Dépt.français.AGENTS DEMANDES.T6I.Main 120.SOUMISSIONS La commission scolaire du village Ri* ehelieu demande des soumissions pour lu construction d’une école importante.S’adresser au .Secrétaire-Trésorier.G® journal est imprimé au No 71 a, rue Saint Jacques.ù Montréal, par “La Publicité ” (T,.resoon«abilité Limitée!, Henri Bnurassa, dirpefp.-.-érnnt.f FEUILLETON DU * DEVOIR » F LES OBERLÉ par RENE BAZIN DE L’ACADEMIE FRANÇAISE, tons d’appel disposés sur une plaque (Suite) de cuivre qui servait de fronti»-, nu bu- Une fenêtre ouvrait chantier, et permettait sur le et permettait de suivre les mouvements des hommes occupés à l’arrimage on au transport des bois : une autre, composée d’un double châssis vitré, mettait sous l’œil du maître les teneurs de livres, rangés le long de la muraille, dans une chambre semblable ù.celle du patron.et par la troisième, c’est-ù-diro par la cloison do verre qui lo séparait de l’atelier, il prenait d’enfilude tout l’immousc hull où des machines de toute espère, scies en lanières, roues dentées.foreuses, raboteuses, coupaient, perçaient, polissaient les troncs d arbres que des glissières leur amenaient.Autour de lui, des boiseries basses, peintes en vert d’eau, des lampes électriques en forme do violettes, des bou- ____ _ me, une ma chine à écrire, des chaises légères ot peintes en blanc, disaient son goût pour les couleurs c,aires,les innovations commodes et -les objets d’apparence fragile.En voyant entrer son fils, il s’était tourné vers la fenêtre qui ouvrait sur le parc ; il avait croisé les jambes, et avait posé le coude droit sur lo bureau.Il examinait, curieusement lo grand et joli homme mince, son fils, qui s’asseyait en face do lui, et il souriait.A )e voir ainsi, renverse dans son fauteuil et souriant de cotte façon toute physique et impertinente qui était la sienne, ù no consulter que ce visage plein, encadré do deux favoris gris, et que le geste de la main droits, relevée, touchant la tête -I jouant, avec le cordon d’un lorgnon, I eût été facile de comprendre l’erreur c ceux qui prenaient M.Joseph Obor-¦ pour un magistrat.Mais les yeux, n peu bridés à cause de la grande unière.étaient trop vivants et trop ¦u’des pour appartenir ù un autre ju’à un homme d’action.Us démenaient le sourire mécanique des lèvres.! n’avaient aucune curiosité scient i-.;ue, mondaine ou paternelle : ils herchaient tout simplement une rou-v.comme ceux d’un patron de barque, ifin de passer.A peine M.Oberlé out-I demandé : “Qu’as-tu à me dire ?" qu’il ajouta : I —As-tu causé avec ta mère, ce matin?—Non.—Avec Lucienne?—Pas davantage ; je sors de ma chambre.—Cela vaut mieux.Il est meilleur que nous fassions nos plans tous deux sans que personne s’en mêle.J’ai permis ton retour et ton séjour ici, précisément pour que nous puissions préparer ton avenir.D’abord, ton 'service militaire au mois d’octpbre, avec la volontée bien arrêtée, n’cst-ce pas?— il appuya sur les mots,—de devenir officier de réserve.Jean immobile, le buste droit, le regard droit, et avec la gravité char-d’un homme jeune qui parle de «on avenir, et qui met il répondre une Bortc d'application et de retenue qui ne lui sont pas tout ù fait naturelles, dit: —Oui, mon pète, c’est mon intention^ —Lo premier point est donc réglé.Et après?Tu ns vu le monde.Tu connais le peuple au milieu duquel tu es appelé à vivre Tu sais que tes chances de réussir dans la magistrature allemande ont augmenté depuis quelque temps, parce que ma situation, a moi, s’est considérablement améliorée en Alsace?—Je le sais.-Tu sais également que je n'ai jamais varié dans mon désir do te voir suivre une carrière, qui eût été la mienne si les circonstances n’avaient été plus fortes que ma volonté.Gomme si ce mot eût subitement ex.alté en lui la force de vouloir, les yeux de M.Oberlé se fixèrent, impérieux, dominateurs, sur ceux de son fils, comme des griffes qui ne lâchent plus; il cessa de jouer avec son lorgnon, et dit rapidement : —Tes dernières lettres indiquaient cependant une hésitation.Réponds-moi.seras-tu magistrat?Jean pfdit un peu, et répoudit : —Non.Le père se pencha en avant, comme s'il allait se lever, et, sans quitter ries yeux celui dont il pesait et jugeait en ce moment l'énergie morale : —Administrateur?— Pa» plus.Rien d’officiel.—Alors, tes études do droit?—inutiles.—Parc* que?—Parce que, dit lo jeune homme en tâchant d’assagir sa voix, je n’ai pas l'esprit allemand, M.Oberlé ne s'attendait pas à cette rréponse.Elle était un désaveu.Il sursauta, et, instinctivement, regarda dans l’atelier, pour s'assurer que personne n’avait entendu, ou deviné de pareils mots.Il rencontra les yeux levés de plusieurs ouvriers, qui crurent qu’il surveillait le travail, et se détournèrent aussitôt.M.Oberlé revint à son fils.Une irritation violente s'était emparée cie lui.Mais il comprenait qu’il ne devait pas la laisser voir.De peur que ses mains ne montrassent son agitation, il avait saisi les deux bras du fauteuil où il était assis, penché coin-i me tout à l’heure, mais considérant J do la tête aux pieds, à présent, dans ! son attitude, son costume et son air, ce jeune homme qui formulait gravement des idées qui ressemblaient bien à une condamnation de la conduite du père.Après un moment de silence, la voix étranglée, il demanda : —Qui t'a poussé contre moi ?Ta mère V —Mais, personne ! dit vivement Jean 'Oberlé.Je n’ui rien contre vous, rien.—Pourquoi prenez-vous cola ainsi ?Je dis simplement que je n’ni pas l’esprit allemand.C’est le résultat' d’une longue comparaison : pas autre chose.M.Joseph Oberlé vit qu'il s’était trop découvert.11 se replia, et.pre liant cette expression d’ironie froide qui lui servait à masquer ses vrais sentiments : —Alors, puisque tu rtfusss de suivre la carrière à laquelle je te destinais, tu en as choisi une autre ?—Sans doute, avec votre assentiment.—Laquelle ?—La vôtre.Ne vous méprenez pus sur.co que je viens de vous dire.J’ai vécu sans querelle, depuis dix ans, dans un milieu exclusivement allemand.Je sais ce qu’il m’en a coûté.Vous me demandez le résultat de mon expérience : ch bien ! je crois que je n’ni pas le caractère assez souple, assez heureux, si vous voulez, pour faire davantage et pour devenir un fonctionnaire allemand.Je suis sûr que je ne comprendrais pas toujours, ot que je désobéirais quelquefois.Ma décision est irrévocablement prise.Et.au contraire, votre industrie me plaît.—Tu t’imagines qu’un industriel est indépendant ?—Non, mais qu’il l'est plus que d’autres.J’ai fait mon droit pour no pas refuser de suivre sans réflexion, sans examen, la voie que vous m'indiquiez.Mais j'ai profité des voyages que, chaque année, vous me.proposiez.—Tu peux dire que je t'imposais.C'est la vérité, et je vais t’on expliquer les raisons.—J'en ai profité pour étudier l'industrie forestière partout où je l'ai pu.en Allemagne, en Autriche, dans le Caucase.Je ne suis pas aussi neuf’ que vous le supposez à ces questions-là.Et je désire vivre à Aisheim, Me 1* permettez- vous ?Le père ne répondit pas tout d’rhorj Il tentait, sur son fils, une expérience à laquelle il soumettait volontiers les hommes qui venaient traiter avec lui une affaire ini ortunte.Il so taisait, au moment où des paroles décisives lui étaient demandées.Si J’interlocuteur, troublé, sc détournait, pour échapper :i ce regard dont il semblait qu’on sentit sur soi l'oppression, ou s’il renouvelait l’explication déjà faite- M.Joseph Oberlé le classait parmi les hommes faibles, ses inférieurs.Jean soutint le regard do son pèr , et n’ouvrit pas la bouche.M.Oberlé en fut secrètement flatté.Il comprit qu'il sc trouvait en présence d’un homme complètement formé, d’un esprit résolu et probablement inflexible.Il en connaissait de semblables, autour de lui.1.1 appréciait secrètement leur indépendance d‘humeur et.il la redoutait.Avec la rapidité de combinaison et d’organisation qui lui était naturelle, il aperçut, très nettement, l’industrie d'Aisheim dirigée par Jean, et la père de Jeun, Joseph Oberlé- siégeant nu Reichstag, admis parmi les financiers, les administrateurs et les puissants du monde allemand.(A suivre)! 132744 G LE DEVOIR, Mardi, Il Avril, 1911.COURROIES EN CUIR Faites de matériaux de première qualité à joints courts.9.K.MCLAREN, Limitée, 309-311 EUE CRAIG OUEST.Main 4904-4905.M.J.N.Farley,pharmacien, est maintenant notre dépositaire à Shawinigan Falls, où nos amis pourront ee procurer notre journal le soir même de sa publication.CALENDRIER MERCREDI, EE 12 AVRIL 1911 Férié.—S .-Léon le Grand.Lever du soleil : ü h.22 : Soleil : d h.40.Lever de la dF> ( b.) ; coucher de la lune ,(m.) — Premier quartier.coucher du lune: fi h.: 5 h.33 TEMPERATURE Bulletin d'après le tïermomôtre de Hearn & Harrison, 10-12 rue Notre-Dame Est.3.de MESLE, Gérant.Aujourd’hui maximum 37 Même claie l’an dernier 40 Aujourd’hui minimum 25 Même claie l’an dernier 25 Hnromfttre : H h.matin.30.82 ; 11 h.matin.30.8“ » ; midi.30.87.I.K TliMI'S (j Peau et plus doux- CE SOIR fEANCES ET REUNIONS:— —Au Temple du Travail : Salle No 1, l'Union des Plombiers Ml, —Salle No B.P Union des Pressiers.DEMAIN SEANCES ET REUNIONS: — —•Chambre de Commerce : Réunion régulière du conseil A.4 h.30 de l’après-midi.— —Au Temple du Travail : salle No 2, Pünion des Relieurs.— Salle No 4, l’Û-nion des Charpentiers en fer.NOUVEAU SCANOALE AUX CHANTIERS MARITIMES A SOREL Sur une question posée par M.Monk, le ministre la marine, PHon.M.Brodeur, admet que des particuliers de Sorel s’emparent sans gêne de bouées destinées au chenal du St-Laurent.L’OPPOSITION EXIGE UNE ENQUETE.de A SON CHOIX Le domuki vient tl’m ppremlrc, par l’Action Sociale, que, d’après une lettre de M.Turgeon, procureur-général de la Saskatchewan, à .Mgr Langevin.‘'le français n’y est point considéré (à la Saskatchewan) comme une langue étrangère.” Avec la fierté du bébé qui découvre l’existence de la lune, il s’écrie : “Nous croyons devoir prendre acte de cette information, entourée de telles marques d’authenticité, et d’en faire part au Devoir, qui n’en a probablement rien su.Nous attendons que le Devoir en fasse part « ses lecteurs.’’ (Le Canada du mardi, 11.avril, 4e page, 1ère colonne, article Le français dans la Saskatchewan.) Or le De voir publiait vendredi de la semaine dernière, en pleine première page, en tête de sa quatrième colonne, sous le titre “Le français dans l’Ouest1’, non pas les quelques .lignes d’analyse cueillies pa r le Canada dans VAction Sociale.mais le texte même de la lettre adressée par Al.Turgeon à Mgr l/angevin et de la circulaire tic Mgr Langevin aux prêtres “de la Saskatchewan, diocèse de Saint-Boni face, qui ont dans leurs paroisses aies écoles franco-anglaises.” J1 faisait précéder les deux documents de la note suivante: “Le Progrès de Morinvllle, Alberta, nous apporte le texte des deux lettres suivantes qui donne des lois de la Saskatchewan — qui sont, sur ee point, identiques à celles de l’Alberta,—une interprétation que nous souhaitons voir bientôt traduite en fait dans les deux provinces de l’Ouest.’ ’ Les deux lettres et ee bref commentaire étaient publiés tout à côté de l’article de M.Bourassa : Une sommation tory qui fournissait au Canada la matière de son premier-Montréal du lendemain Et c’est après cela que le Canada imprime tranquillement : Nous croyons devoir prendre acte de cette information.et d’en faire part, au Devoir,qui n’en a probablement '•ien su.Faut-il admirer ici la .magnifique étourderie d’uu amateur qui ne prend pas la peine de vérifier ses textes et qui découvre l’Amérique à tout, bout de champ, ou la eanail-lerie savante d’un professionnel qui calcule que bon nombre de ses dupes ne liront pas le Devoir et qu’il en restera chose?Au Canada de qui lui convient.Ottawa, 11.—Le gouvernement a fort à faire, s'il ne veut pas accorder une enquête impartiale sur ee qui se fiasse aux de hantiers l’Etat, à Sored.Ainsi, hier, M.Brodeur a été forcé d’admettre à if.Monk que des particuliers de Sorel s’emparent sans gêne de bouées destinées au chenal du Saint-Laurent, dans les environs de Sorel.(les bouées, mises sur les quais de Sorel.disparaissent.soudainementàla connaissance de ceux qui en ont la surveillance.et ceux qui se les approprient, ainsi les emploient à des fins particulières.Le gouvernement a reçu des plaintes nombreuses à ce sujet et, tout récemment, il a ordonné à un de ses fonctionnaires de s’enquérir de ces faits particuliers.M.Brodeur affirme que le six septembre, le 2b octobre, le 22 novembre 1910, et le 11 mars 1911, il a ordonné une enquête sur toutes les irrégularités qui se commettent dans les chantiers de Saint-Joseph de Sorel.Trois employés soupçonnés d’avoir commis des irrégularités ont été arrêtés et traduis devant les tribunaux.Deux ont, reçu une sentence, l’autre attend son procès.Les enquêteurs sont M.Doutre, agent acheteur du gouvernement, M.Boyle, inspecteur des agences, et M.R.A.Wiallard, agent du ministère à Montréal.Leur enquête porte sur toutes M.Henri Bourassa au Canadian Club (Suite de la 1ère paeel du Canada offrent plus d’avantages aux Juifs.Polonais, aux Galiciens et à'1 toutes sortes d'Européens, qu’ils n’en offrent aux habitants de Québec et d’Ontario.L’orateur estime que ces compagnies mettent en dauger le caractère national du peuple canadien, car avant une trentaine d’années, ces hordes amenées à grands frais dans l’Ouest seront peut-être maîtresses des destinées du Canada.L'INDIVIDUALITE CANADIENNE.se des nouveaux arrivés de la menta-nationalistes demandent que l’on fasse des efforts pour amener plus d’immigrants parlant le français, parce que c’est l’équilibre relatif entre les différents éléments étrangers qui, viennent se joindre à nous qui conservera l’indi-| vidualité canadienne.Aujourd’hui le es irrégularités .connues.Ils n’ont peuple canadien s’américanise, parle à pas de secrétaire.M.J.L.Peri'on, de Montréal, agit comme leur avocat, et cette enquête intermittente dure depuis le sept septembre, dit M.Brodeur.La gauche trouve singulier que ee soient des fonctionnaires du ministère qui fassent l’enquête sur des faits où lour ministère est mis en cause.Aussi affirme-t-elle avec raison que cette enquête est incomplète ot dérisoire, et ne révèle à peu près rién de ee qui se passe d’irrégulier dans les chantiers de Sorel.J1 se pourrait qu’elle demande à brève échéance, lorsque se discutera l’affaire Lanctôt, une enquête générale, par commission royale, sur tout ce qui se passe à Sorel.Il y aura du propre.Les vaisseaux de guerre sur les grands lacs Les Américains en ont cinq, armés de canons, en violation du traité Rush-Bagot Ottawa, 1t.—D'après une réponse de M.Laurier à M.IL L.Borden hier, h: gouvernement américain a sur les grands lacs cinq navires armés: VEssex, portant quatorze canons, le Don Juan de Austria, quatorze canons, le Wolverine, huit canons, le Dorothea, huit canons, le Sandoval, quatre panons.Toutes ccs canonnières sonf là en violation du traité Rush-Bagot.Ces navires n’étaient pas armés quand ils ont passé dans les canaux canadiens, mais les Etats-Unis les ont munis de canons à Buffalo.Vol dans un garage d’automobile Québec, 11.—Le garage d’automobile de MM.O’Brien et Lemieux a été visité la nuit dernière par les voleurs.Des moteurs et autres machines ont été enlevés.On a aussi essayé de voler une automobile, mais ou a dû la laisser dans la rue.Los pertes des propriétaires sont considérables.Demande d’injonction toujours quelque choisir le bonnet 0.H.DECES BtlSSEXU.— A Montréal le 11 courant, it l'Iige de 11 ans, H mois, est décédée Alice Husseau, carde-malade, fille il’Alphonse Dusseau.Les funérailles auront lieu Jeudi le 13 courant.Le convoi funèbre pnrtirn de la demeure de soit père, No 823 ruo Craig' Met fl 1 h.1-2 pour se rendre au Ciméi 1ère do la cote des Neiges, lieu de la sépulture.Avis du service plus tard.BRASSEUR.— A Montréal, le 8 avril HUI, il l’Age de 8 ans, est décédé Wil-brod, enfant de Wilfrid Hrnsseur, caissier chez Dupuis frères.Les funérailles auront lieu mercredi le 12 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son père, No 825 rue Dorchester Ksi.ft 7 h.15 o.iu.pour se 'rendre il l'égliso Ste-Briglde, oû le service sera célébré, et de là au Cimetière de la COto-des-Nciges lieu de In sépulture.Daronts et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.2 CHAUBONNEAU.- A Maisonneuve au No 103 rue Adam, 1b 10 avril, 1011, ft l'Age de 0 mois et 15 Jours, est décédé ,1 oseph-J ce n-Da ptlsl e-Gérard, enfant do M.Klio Churbonneou, marchand détruits BO Marché Bonsecnuta.T'unérailles privées.PH IM LA U.— A St-I.ouis de Gonzague le 0 avril 1911, à l’Age de 3fl ans, est décédé Pervenlso Laberge, épouse de Venant PHtnoau.Les lunèTalllos auront lieu mardi le 11 courant ft l’église paroissiale de St, T,ouïs de Gonzague où le «ervlco sera, célébré.Parents et ami» sont priés d’y ussis-ter sans autre invitation.La glace est bloquée dans le lac Saint - Pierre LES DEUX BRISE-GLACE TRAVAILLENT A SE FAIRE CHEMIN.—AUCUN CHANGEMENT DANS LE PORT.Le brise-glace “Montcalm” qui devait travailler dans le chenal, de Sorel à Contrecoeur aujourd’hui, a été envoyé ce matin pour aider le travail du “Lady Grey”, à la Pointe du Lac, près de l’entrée du lac Saint-Pierre, à six milles de Trois-Rivières, où la glace s’est bloquée en une immense batture.Les deux brise-glace réussiront probablement avant ce soir à se frayer un chemin et à maintenir le chenal du lac libre.A Montréal le courant Sainte-Marie est libre de glace sur une grande étendue; rien ne fait prévoir cependant un commencement de débâcle.Une petite batture a commencé à se fonner à la tête de l’Ile Verte.Ce matin l’échelle d’étlage du port indiquait 27 pieds 2 pouces, soit 4 pouces de plus qu’hier.M.1 .-L.Baugh, agent financier, a | présenté, ce matin, une demande d’in-jonctiou contre la Porcupine’ et Three Nations Gold Mine et M.,1.Vaillant, mis-en-cause.Le requérant allègue qu’il a obtenu le droit exclusif de vendre les actions de la compagnie minière Porcupine et que 100,000 parts de cette compagnie ont été confiées à M.Vaillant, lequel les offre en vente.La requête sera plaidée demain.En attendant le juge a permis une injonction interlocutoire.-4- L’enquête royale sur les appels L’enquête sur les plaintes faites au sujet des Appels, commencera cet a-près-midi.Le travail du commissaire Royal M.le Magistrat Bazin, consistera en une compilation des dossiers ; des jugements portés en Appel.Les j Recorders, dit-on, doivent préparer un j mémoire au sujet de ce dont ils ont à j se plaindre.Celui de M.Weir est même déjà prêt.LES APPAREILS DE SAUVETAGE M.ALCIDE CHAUSSE.ARCHITECTE MUNICIPAL EST D’AVIS QUE LES ETABLISSEMENTS’ INDUSTRIELS DE LA VILLE SONT EN BON ORDRE.Le Bureau de& commissaires a pris connaissance ce matin d’un rapport de M.Chaussé, architecte municipal, sur les appareils de sauvetage dans les établissements industriels de la Ville.Chose étrange, ce rapport est le résultat d’un article de journal.Un confrère anglais avait prétendu qu’il y a à Montréal un grand nombre d'établissements industriels non po urvus d'appareils de sauvetage, M.Chaussé rétorque dans son rapport qu’ il n’en connaît pas, sauf certains édifices qu’il a visités et qui sont bien protégés par ailleurs.Chaque fois que le chef Tremblay a porté plainte au sujot a’im bâtiment, il a fait une inspection spéciale.Dans d’autres cas, l’édilice sur lequel on attirait sou attrition était sur le point d’en être pourvu, puisqu'il avait lui-même approuvé les plans des appareils.Depuis que les journaux s’occupent de cette question, dit M.Chaussé, dans son rapport, j’ai reçu plusieurs plaintes qui ont nécessité des inspections personnelles.J’exige moi-même et je m’assure que les règlements sont observés.Durant le cours do l’année 1910, il a poursuivi deux propriétaires lesquels après avoir payé les frais de la cause, ont fait poser des appareils de sauvetage.La construction Ou a délivré co matin, à l'Hôtel de Ville, des permis de construction pour une valeur totale de 839,500.Lemire et Lachapelle, avenue du Parc 2 maisons, 6 habitations, 88,000.Ali.Cadioux, rue St.-Urbain, 4 maisons, 12 habitations, 890,000.X.G.Cordeau, rue Stadacona, 4 maisons, 12 habitations, 811,500.Après la neige, la poussière M.Bftrlow, ingénieur de la voirie, disait co matin qu’il faudra commencer dans une couple de jours à arroser les rues.Huit cents hommes avec quatre cents voitures achèvent d’enlever ta glace sur les chaussées des petites rues où il en reste encore.Et la rue sèche très vite dès qu’elle est débarrassée.L’ART ET L’HISTOIRE UNE JOLIE MAQUETTE, OEUVRE DE M.P.HEBERT.REPRESENTANT M.DE ST-HELENE ALLANT A.LA NAGE CHERCHER LE DRAPEAU DE L’AMIRAL PHIPPS AU SIEGE DE QUEBEC EN 1690.Dans la montre de MM.Monrcnoy et Frères, ruo Ste4'athonne, près de la rue St-l)onis, M.Philippe Hébert, notre artiste canadien expose une jolie maquette représentant M.de St-Hélène allant chercher à la nage le drapeau de l'amiral anglais Phipps.Notre artiste a voulu rappeler une belle page do notre histoire canadienne.C'était en 1090, l’amiral anglais couvrait la rade de Québec de ses nombreux vaisseaux, Frontenac et ses quelques vaillants braves couronnaient, le promontoire et une canonnade bien nourrie s’éelmngeait entre les deux adversaires.Frontenac avait ordonné de viser surtout sur le vaisseau amiral.Un coup do canon, habilement dirigé^ coupa en doux le grand mat du vaisseau de Phipps et le jeta à la mer enveloppé dans le drapeau anglais.I.emoyne de St-Héièno se jeta aussitôt à la nage et sous les yeux des anglais étonnés, il s’empara de cette épave.C’est au milieu des boulets de canons que lance la Ilot te anglaise, que St-lléléne gagne la rive tenant l'épave d'une main, élevant son drapeau au-dessus do sa tête ou criant victoire.Tous les canons anglais sont dirigés sur lui : mais l’on dirait que les trois croix de St-André, de St-George et de St-David protègent le héros français et font dévier les boulets meurtriers.T,a canonnade se change en un magnifique salut militaire aux vieilles couleurs do l’Angleterre, ("est au milieu de cette escorte de .mitraille que St-Hélène aborde au rivage avec son glorieux trophée.Le silence se fait sur les vaisseaux anglais, tandis que dos cris de triomphe acclament le héros de la garnison.Ce drapeau a été placé dans la cathédrale de Québec où il resta jusqu’en 1759.Il fut consumé dans l'incendie de la basilique, causé par le bombardement de la villa par la flotte anglaise conquérante.M.Philippe Hébert représente Lcmoy-ne de 8t-IIélènc sortant des flots, appuyé sur l’épave, élevant au-dessus de sa tète le drapeau anglais.I n ert de triomphe sort île sa bouche et l’on dirait que la crainte de perdre son précieux trophée, se reflète sur toute sa physionomie.Triomphe et crainte se peignent en même temps sur sa figure.Le torse fortement appuyé sur l’épave du mât brisé, la main crispée sur le gros bois qui émerge du bout , brisé en éclats ; Nt-Hélène fait un grand effort pour s'élever au dessus de la vague qui frise en éeutne sur sa poitrine élargie et tordue, sa chevelure est mêlée au drapeau qui retombe en plis pesants sur son bras droit qui semble braver les boulets de canons.("est à notre sens une belle ivuvre d'art, parce que Hébert » rendu là un caractère saillant : l’espoir du triomphe et la crainte de se le voir enlever.Go caractère saillant apparaît dans l'œuvre entière et tout, jusqu’à'la vague contribue à rendre ce caractère du triomphe mêlé de ’crainte.La maquette donne l’illusion d’un bronze ancien bien qu’elle ne soit qu’en piètre; mais MM.Morency ont découvert un procédé nouveau qui donne au piètre le son et l’apparence parfaites du bronze.M.Hébert a bien voulu consentir à laisser encore quelques jours dans 1K montre des I*rêves Morency ee beau relief historique qui est une véritable ¦œuvre d’art, Mort d’une religieuse La Congrégation de Notre-Dame vient de perdre l’un de ses sujets les plus dévoués dans la personne de Mère Marie-du-Crucifix (née Philomène D’Amour des Trois-l’istoles).La Révérende Mère, qui devait célébrer en juin prochain le cinquantième anniversaire de sa profession religieuse, est morte hier, à Suint-Augustin de fort neuf, après une vie des plus édifiantes et des plus utiles à la communauté qui lui était si chère.Mère Ma-rie-du-Crucifix a été la fondatrice d’un grande nombre de missions, tant aux Etats-Unis qu’au Canada, et son nom sera longtemps vénéré à la Congrégation.Les funérailles auront lieu demain, à la Maison-Mère, rue ShcrbrooUc-ouest, à huit heures.A la famille eu deuil ainsi qu’aux Révérendes Soeurs de la Congrégation, le “Devoir” offre l’expression de scs plus vives sympathies.l’américaine, vit a l’américaine, mange à l’américaine.(Rires.) La seule différence provient de la présence ici de l’élément français et voilà pourquoi il est sage de le conserver afin de mieux imprégner la masse des nouveaux arrivés de la mentalité canadienne.Pour arriver à ce résultat, dit-il encore, il est nécessaire que chaque élément ait ses écoles afin que se développent mieux l’orgueil canadien et du lien britannique.Il base sur l’opinion de maintes autorités compétentes, sa critique du système des écoles nationales qu’un certain élément voudrait implanter ici.En passant, il fait remarquer que les droits des catholiques ont zté violés en plusieurs occasions au Canada bien que la majorité catholique et française de Québec se soit toujours montrée très généreuse à l’égard de la minorité dans cette province.Ici un auditeur murmure que les catholiques sont respectés.L’orateur répond par une énumération des empiètements commis au détriment de la minorité catholique dans différentes provinces où les écoles séparées ont été abolies.—Par économie, uersiste l’interrupteur dont la remarque cause un froid dans la salle.M.Bourassa s’arrête un instant.L’incident s’accentue.Et que diriez-vous, reprend-il on s’adressant à l’interrupteur, que diriez-vous si par économie nous décrétions que dans la province do Québec il n’y aura plus qu’un seul système d’école, où nous moulerions à notre goût le cerveau de vos enfants ?Economie ! s’écrie encore l’orateur.f| y a un endroit où la pratiquer, c’est dans l’administration do notre ville, de notre parlement, quant à l’économie qui se solde par l'abandon des traditions dune race, je n’en suis pas.LE LIEN BRITANNIQUE Quant au lien britannique M.Bou-rassa dit que les nationalistes n’ont jamais écrit ou parlé Contre et toutes les accusations dans co sens sont faussas.Ils ont combattu l’impérialisme do Chamberlain parce qu’il est impossible eu pratiqua à cause de raisons économiques et géographiques.Les nationalistes ne s’opposent pas à ce que le Canada fasse sa part dans la défense de 'l'empire, mais de même que chaque partie de l’empire doit faire ses propres arrangements en matière de commerce, de même doit-elle préparer sa défense de la manière qui lui convient le mieux.Et la meilleure manière n’rst-olle pas de préparer la défense de ses ports et cette manière ne vaut-elle pas beaucoup mieux que celle qui consiste à donner des vaisseaux à la marine impériale ?Et si les Anglais ont besoin do plus de vaisseaux comment se fait-il qu’ils nous en vendent ?(Rires).Ces vaisseaux sont bons ou mauvais.S’ils sont bons c’est qu’ils en ont de reste et s’ils sont mauvais.( le reste de ia phrase se perd dans un fou rire).Tout marché conduisant à un tarif impérial réduira nécessairement l’autonomie des Colonies.C’est M.Chamberlain lui-même qui l’a donné à entendre lorsqu’il a dans un de scs discours exprimé le regret qu’on ait donné tant de libertés aux colonies.Ce tarif impliquerait la création d’un bureau impérial qui ne ferait rien excepté rapprocher les démocrates et démagogues coloniaux do la royauté, pour faciliter la distribution des titres ou qui ferait quelque chose.Quant à lui il croit que ee bureau ferait quelque chose au détriment des colonies parce que d’ici à longtemps la Grande Bretagne doit nécessairement être le facteur dominant dans l’empire britanni que.“ Que le Canada s’impérialise ou non” dit le chef nationaliste et que nous changions ou non nos relations avec l’empire nous resterons loyaux sujets britanniques : mais nous réclamons le droit d’être écoutés et de discuter tout les côtés du marché, avant qu’il soit conclu.Nous pouvons être faibles, mais nous no nous sommes j pas enrichis dans la politique.Nous I ne sommes pas des politiciens assez pratiques pour nous servir de uos positions politi- ques pour nous enrichir.Mais nous avons le courage, nous avons le coeur et nous croyons avoir quelque chose dans la tête.Tout, ee que nous demandons e ’est de discuter avec vous et d’échanger nos vues, Et quand toute la question sera franchement et courageusement posée devant le peuple et que celui-ci aura prononcé son verdict nous ne nous chicanerons pas.Et que nous soyons indépendants, colonie britannique, dans le statut quo ou en union avec d’autres parties de l’Empire nous continuerons de travailler fermement pour l’édification ici d’un pays dont son peuple puisse être justement fier.Les dernières paroles de M.Bourassa ont été pour rappeler combien le mouvement nationaliste a été défiguré, pour réclamer avec une éloquence saisissante le droit que tout homme sincère possède à ee que ses parole» soient fidèlement raportées.Mort de Mme Godefroy Laviolette OETTE FEMME DISTINGUEE EST DECEDEE HIER A LA RESIDENCE DE SON GENDRE.M.HENRI DORION.REMIS Pour vos ouvrages de ville PROGRAMMES, CIRCULAIRES, FACTUMS, etc., adreuez - vous aux bureaux du “ DEVOIR” 71a n» Saint-Jacquet, Montréal.C’est avec un profond regret que nous avons appris la mort de Madame Octavie (Jlobeusky.épouse de feu Godefroy Laviolette.ancien préfet du pénitencier de Saint-Vincent de Paul, Madame Laviolette qui était âgée de 36 ans et 6 mois est décédée hier chez son gendre, M.Henri Dorion, de la rue Saint-Denis.Elle était lu mère de feu Dumont Laviolette, autrefois courtier; de feu Madame Gustave Piché, de Madame Henri Dorion, de M.Sévère Laviolette, maire de Saint-Jérôme; de Madame Dr J.Pominville, de Saint-Vincent de Paul et du Dr Camille Laviolette.La défunte était alliée aux principales'familles canadiennes.Elle était la soeur de feu le seigneur Globensky.de Saint-Eustaclie, la cousine de Lady Lacoste- do Madame Alfred Garneau et de M.Léon Globensky.Les funérailles auront lieu demain, à 8 heures 30, à l’église Saint-Louis-de-France.Le convoi funèbre quittera lo résidence de M.II.Dorion, 75l rue Saint-Denis, à 8 heures 15 précises.A la famille en deuil “ Le Devoir” offre ses hommages de respectueuses sympathies.-4- La Turquie menace le Monténégro Vienne, 11.— On annonce que la Turquie a envoyé un ultimatum au Monténégro, lui enjoignant de ne plus donner d’aide aux Albanais révoltés ou sinon elle lui déclarera la guère.Les Albanais ont défaits les Turcs près de Scutari et ils ont brûlé la ville de Kouplik.Forcément remis à demain un article d'Armand Trudeau et quelques autres.Dura lex, sed iex MM.Binmore, secrétaire de la Commission scolaire protestante, et Percy Nobbs, architecte, demandent aux commissaires de vouloir bien exempter l’école Fairmount, avenue de l’Esplanade, du règlement exigeant que tout édifice dans cette avenue soit construit à dix pieds de l’alignement du trottoir.Les commissaires n’en peuvent mais.BOURSE DE MONTREAL M*'.L.G.BeanMen & Cie.courtiers, 104 rue S.-Franeris-Xavier, noua fournissent le rapport suivant à 12.30 hrs.p.m.STOCKS Vend Ach.STOCKS Verni Ae'i Ain.As’tos " pfd.Bell Téf Co B.C Pk.As “ B.pfd B.Lake As.“ ptd.1 B.Co F.N .“ pfd.Can.Car.n* 51 ’éè" is" 70 10 145 ‘ ii nô' ’ Ù9è 220 92 77 85 Le “ Star” paiera?1,000 LE JOURNAL DE M.GRAHAM DEVRA PAYER CE MONTANT POUR AVOIR PUBLIE UNE FAUSSE NOUVELLE.Dans une poursuite en réclamation do dommages pour libelle, intentée par M.William Fyfe, hôtelier de St-Eaus-tiu contre lo journal le “Star”, pour libelle, les parties en cause en sont venues à une entente ce matin.M.Fyfe réclamait $5,000 à titre de dommages-intérêts pour une fausse nouvelle publiée à son sujet dans lo “.Star”.Après avoir entendu un témoin, co matin, le “Star” offrit $800 au demandeur, niais comme celui-ci refusa, le juge Saint-Pierre suggéra $1,-000 et tous acceptèrent.Le “Star” paiera eu outre les frais d’une action do première classe; le mémoire sera très élevé car un grand nombre de témoins avaient été assignés.Me Hibbard représentait lo demau deur et Me Maréchal agissait pour le ‘ ‘ Star ’ ’.Le naufrage de Y “ Iroquois ” VINGT PERSONNES ONT PERI.— ON BLAME LE CAPITAINE ET L’EQUIPAGE.A'ictoria, C.A., Il avril.— L’opinion publique est surexcitée contre le capita lue et l’équipage du S.S.Iroquois qui ont abandonné leurs passagers en ne leur laissant qu’une chaloupe de sauvetage.Le nombre des disparus s’élève à 20, dont huit femmes.Les hommes se iminireut de ceintures de sauvetage, mais on ne tenta, dit-ou, aucun effort pour venir en aide au sexe faible.Mort du Dr James Bell CHIRURGIEN EN CHEF DE L’HOPITAL ROYAL VICTORIA.“ pfd.i 109 Can.Cem.22* 22 “ Pfd.S; 8SJ Ca.Convert 4dJ 42J Can.C.Rubi OS 95 “ pfd.Can.r,.Kl.105 K)4 Can.Pac.' 2251 228* “ pfd.Crown Res 3.14 :i.in Dit.Kl Ry.70J 7U Dom C.Co.“ pfd D.I.& S.Co .“ pfd.10U | iûi Dom Park.(50 u() Dom.TC.70j 70| “ pfd.UUi 1 K1U D.S S.& A .IGj ; ns “ pfd.Dul.Sttp.! 8!» i si H.Elec.Ry .- .Hat.Klec.| ici H9J 152 105 ?* “ pfd.111.Trac.pd| In.C.Com.i “ pfd.Int.C.& C.L.of.Wd.C.“ pfd.92* 45 138 i !3rt iLaur.Pap.“ pfd.Mack Cm.“ pfd.iMcx.L.&P.“ pfd.• iM.fic S.-P.“ pfd.M.L.H.&P.Mt.Cotton.Mt.L.Sc M.Mt.St.Ry., Mt.St'l.Wk 164 “ pfd.¦Mt.T’gh.C.Nipissiüg.IU.25 Nor.Ohio.I North Star — > {N.8 S.&ClJ 98 “ pfd.iOgil.M.Co.124 pfd.Ott.L.A P., i 133* Ptn.Mfg.C.75 Fen*# Ltd.“ pfd.! Porto Rico1 Suébec Ry .& O.N.C.Rio Jan.L.Sao Paulo.Sh.W.& P J S.-John Ry i Toledo Ry.8 Tor.Ry.120* Tri.City pf .jTwiti City.1 108J I W.India.j.•.-iWinn.Ry.j 195 Wind Ht'l.; 150 91 7m m 116* !46i H9 150 140 224 fil 90 60} 64* 1183 197$ Ifif» VU i 145 10.03 {>î 123’ 132 ’ ‘ (if)" 85i (5) 63 1184 1 1071 I !H3Ï i 113} 107 ! m jiôs* j’tôâ" i 140 Ce matin, à 10 heures 30, à l’hôpital Royal Victoria, est décédé le Dr James Bell, médecin chirurgien en chef de l’institution.Le Dr Bell était en bonne santé lorsqu’il y a six jours, il prit froid et une violente attaque de pneumonie l’obligea à prendre le lit.La maladie fit des progrès rapides et le malade expira ce matin.Le Dr Bell était âgé de 58 ans.Il avait épousé Mlle Arnton qui lui survit.Il laisse aussi uu fils unique: M.Stuart Bell.Ceux qui iront à Londres Les commissaires ont pris connaissance co matin d’une motion des écho-vins Bastion et Larivière, recommandant que MM.le maire, les échovins Boyd et L.A.Lapointe et un commissaire soient délégués à Londres, pour le couronnement du roi Georges V.et qu’ils étudient, on Angleterre, les.maisons de détention pour jeunes coupables, le logement ouvrier hygiénique et lo chemio de fer souterrain.On a renvoyé à !n semaine prochaine le choix du rommissairc qui sera délégué ainsi que l’affectation de la somme néeessai-rt.Les égoûts dernier modèle C’est dans le quartier Longue-Pointe, où la Ville devra construire de nouveaux égoûts, qu’on fern l’essai du nouveau modèle, permettant l’installation dans une même tranchée des é-goûts.-des conduites à gaz et à eaux et des fils électriques.Le filtrage des eaux Le rapport Temiskaming 1 .On «7* 68 Treththeway 1.00 90 10(1 Union Pfc.Cobalt.L0Ü ; * ; * * * * * ;;;;;;;; \] KAMINISTIQUIA POWER COMPANY (LIMITED) $45,000 d'Obligations sur Première Hypothèque DUES EN liMT Cette source de pouvoirs développe 15,000 C.-V, et peut avec une dépense additionnelle relativement minime développer un minimum de 30,-000 C.-V.en tout temps de l’année.Cette source est située & dix-huit milles seulement des centres commerciaux importants et qui augmentent si rapidement de Fort William et Port Arthur.Prix et plus amples renseigne-mente sur demande.Royal Securities Corporation, 164 Rue Saint-Jacques, Montréal TORONTO, QUEBEC, HALI1AX, LONDRES.ANG.
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